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Histoire : 11 Première L / ES 1

Première partie : l'âge industriel et sa civilisation du milieu du XIXe siècle à 1945

Chapitre 1 : Les transformations économiques, sociales et idéologiques de l'âge 
industriel en Europe et en Amérique du Nord
Séquence de 6 heures

Introduction :
Au cours de la période 1850­1939, le mouvement d'industrialisation du début du XIXe siècle se 
poursuit dans le monde à partir des foyers européens et américains tout en gagnant les périphéries 
(reste de l'Europe, Asie, Amérique du Sud). 
Comparaison des cartes 1 p. 14 et 2 p. 15
Quels   sont   les   foyers   industriels   qui   apparaissent   en   1850   ?  RU   :   historiquement   en   premier, 
concentration industrie, villes et chemin de  fer ; foyers secondaires : Rhin, Allemagne  Pourquoi  ? 
Présence   de   mines   :   le   transport   des   matières   premières   coûte   cher   ;   présence   de   chemin   de   fer 
(écoulement de la production)
Quels   sont   les   changements   qui   apparaissent   entre   1850   et   1938   ?  Diffusion   du   chemin   de   fer, 
multiplication des grandes villes : souligner le lien entre villes et industrie (capitaux, main d'oeuvre)
Ces changements interviennent à partir des années 1860 et sont surtout d'ordre : 
– techniques : nouvelles inventions : électricité, acier, moteur à explosion, chimie
– sociaux : renouvellement des élites, renforcement du prolétariat, apparition de contestations
Cependant, la croissance économique n'est pas régulière mais obéit à des cycles : il y a en 
réalité une alternance entre des phases de prospérité, de croissance et des phases de dépressions, de 
crise. La crise des années 1930 en est le plus bel exemple : c'est la plus longue et la plus importante, 
elle fragilisa les bases du capitalisme. 
En quoi les bouleversements de l'industrialisation ont­ils entraînés une évolution du capitalisme lui­
même et des sociétés touchées par ce phénomène ?

I. Une économie de production de masse
1.1. De la première à la seconde révolution industrielle
Document 3 p. 17 : Detroit industry, Diego Rivera
Description : usine, nombreux ouvriers, omniprésence de l'acier, travail à la chaîne, ...
Explication : 1932­1933 : plein essor de l'industrie automobile, travail à la chaîne se répand, montre 
l'industrialisation   et   ses   conséquences   :   production   augmente   fortement,   forte   productivité 
(rendement), nouvelles techniques de travail
Quelle différence faire entre cette production industrielle et la production agricole à laquelle se destinaient  
auparavant   ces   ouvriers   ?  Contexte   de   travail,   produits   différents   :   produits   manufacturés   moins 
indispensable   à la survie que les produits de la terre = forte dépendance de l'industrie par rapport 
aux clients (moins le cas dans une économie rurale à plus petite échelle)
1.1.1. La diffusion de l'industrialisation
La  RI  est amorcée  dès le  XVIIIe siècle  en Angleterre  et  commence à  se  diffuser  en Europe 
continentale et en Amérique du nord au début du XIXe siècle. C'est surtout dans les années 1870­1880 
que ce phénomène s'accélère par de nombreux changements : 
– l'industrialisation  (déf.  p.   16)   se   développe   :  diffusion   de   la   mécanisation   et  l'utilisation  de   la 
machine à vapeur, ce qui répand l'industrie textile et automobile. De plus, des industries nouvelles 
apparaissent : on distingue généralement (faire un tableau) :
– la 1ère RI (1800­1880) :  utilisation vapeur ; charbon de terre pour produire de l'acier dans 
des hauts­fourneaux ; surtout textile
– la 2de RI (1880­1950) : électricité, pétrole (moteur à explosion), chimie
– les moyens de transport se modernisent : grand essor de la navigation à vapeur et des chemins de fer 
(dans toute l'Europe, ce qui désenclave les marges : cf. carte p. 15)
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1.1.2. Les grandes puissances industrielles
Quelle   est   la   première   puissance   industrielle   ?   La   Grande   Bretagne   Pourquoi   ?   C'est   là 
qu'apparaît la RI dès la fin du XVIIIe, c'est là qu'elle se développe au début du XIXe siècle : ancienneté 
de la situation, fondée surtout sur la machine à vapeur. Mais cette avance se révèle un handicap : 
moderniser une industrie existante coûte cher, les pays qui s'industrialisent dans les années 1860­1870 
le font directement avec les techniques de la 2de RI et sont donc plus modernes et compétitifs que la 
GB. Par exemple, l'Allemagne et les EU : croissance très rapide, liée 
– à la modernité de leurs installations
– à la mise en production rapide d'innovation (cf. automobile, pas grand chose en GB...)
– à la grande capacité de recherche et de développement (toujours un critère décisif aujourd'hui)

1.1.3. De nouvelles branches industrielles
La principale innovation de la période est la diffusion de l'électricité dans le monde industriel et 
dans le quotidien (remplace peu à peu la machine à vapeur). Elle est produite à partir de charbon et 
de pétrole, puis utilisation de l'eau : hydroélectricité). 
Doc. 1 et 3 p. 20 : l'électricité, une innovation 
Q. 1 p. 21 : Eclairage, transport, communication, industrie, électroménager
De même, l'automobile connaît un essor considérable. La France est d'abord le leader mondial 
du   secteur   puis   elle   se   trouve   largement   dépassée   par   les   EU.   Cf.  docs.   1   p.   24  (différences   de 
croissance entre Etats) et 4 p. 25 (fascination pour le phénomène). 
Mais   cet   emballement   industriel   ne   se   fait   pas   sans   heurts   :   qui   dit   nouveau   système   de 
production dit nouvelles crises liées à ce système ; de plus, production de masse donc crise de masse.

1.2. Croissance et crises de 1850 à 1939
1.2.1. Une alternance entre prospérité et difficultés
Cette période est marquée par de nombreuses crises économiques, régulières, qui ont beaucoup 
marqué les populations, plus que la croissance elle­même (on se souvient plus du désagréable...). Sur 
la longue durée, il y a une alternance entre :
– des périodes de croissance : prix montent, profits augmentent, investissements se multiplient ; liées à 
l'introduction de nouvelles technologies ; 1850'­1870' (chemin de fer) ; 1890'­1929(électricité)
– des   périodes   de   dépression   :  croissance   ralentie,   augmentation   du  chômage,  baisse   des   profits   ; 
1870'­1890' ("la Grande Dépression") ; 1930'
Les crises obéissent à des mécanismes classiques : 
– déséquilibre entre la production et la consommation :
– si   prod°  >  conso,  prix   baissent  donc   revenus   des entreprises  baissent  (et  salaires,   main 
d'oeuvre donc chômage, etc...)
– si  prod° <  conso, prix  augmentent  donc  produit de  moins en moins accessible, pouvoir 
d'achat baisse, pauvreté augmente, etc...
– ce déséquilibre entraîne l'effondrement des prix, l'augmentation des faillites et donc du chômage.

1.2.2. La crise de 1929
L'exemple type est la crise de 1929 (« jeudi noir » : 24/10/1929, premier jour : jusqu'au 28/10)
Texte 1 p. 30 : panique à Wall Street
Où la crise est­elle née ? Aux EU, bourse de New York
Cause de la crise ? Gouffre entre pouvoir d'achat et capacité de production : surprodution (on produit 
trop de produits à haute valeur ajoutée, comme l'automobile pour que la production soit absorbée)
Autre  explication  ?  Crack boursier  Sens  ?  Vente  précipitée  de  nombreuses actions,  d'où baisse   des 
cours, d'où vente accélérée d'autres actions : réaction en chaîne 
Cette crise fut la plus spectaculaire  : effondrement du commerce international et multiplié le 
nombre de chômeurs, surtout aux EU et en   Allemagne. Conséquences : montre le caractère parfois 
absurde de l'économie de marché et fait douter de la capacité du capitalisme à fonder le progrès.
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1.3. L'entreprise et ses bouleversements
1.3.1. Des entreprises de plus en plus puissantes...
Les   innovations   techniques,   les   développement   de   la   recherche   au   sein   des   entreprises 
entraînent des investissements importants. Les entreprises pratiquent couramment l'autofinancement 
= réinvestissement chaque année d'une partie des profits dans l'entreprise. Mais souvent cela ne suffit 
pas et il faut recourir au marché financier = bourses (échanges de valeurs mobilières). Partout en 
Europe se met en place une législation sur les sociétés anonymes = chaque associé n'est responsable 
que du capital qu'il a apporté (une ou plusieurs actions). De plus les entreprises se tournent de plus en 
plus   vers   les   banques   :   de   nombreux   emprunts   permettent   le   financement   d'opérations   visant   à 
moderniser l'appareil de production.
Comment faire passer une petite entreprise artisanale à une échelle industrielle ? Investissements 
dans de nouvelles machines de plus en plus complexes, trouver des équipes de travailleurs nombreux 
et qualifiés : coûts nombreux. Solution : concentration en grandes sociétés anonymes (SA) dont le 
capital est divisé en actions : plusieurs propriétaires pour une seule entreprise, avec parfois de très 
petites parts. Ces actions s'achètent et se vendent au gré de la conjoncture à la Bourse.
Aux   EU   par   exemple,   d'immense   concentrations   apparaissent   pour   limiter   la   concurrence   : 
concentration horizontale ou verticale = les trusts (faire schéma avec filière auto : extraction charbon, 
fabrication acier, moteurs, assemblage, vente).

1.3.2. … et de mieux en mieux organisées
Dès   les   débuts   de   l'industrialisation,   les   ouvriers   travaillant   en   usine   doivent   suivre   des 
règlements   précis   :   organiser   le   travail,   les   rapports   entre   ouvriers   ;   nouveauté   :   faire   face   à   un 
nouveau   phénomène   :   les   groupes   sont   de   plus   en   plus   importants,   10aines,   100aines   d'ouvriers 
travaillent sur un même lieu de production : régler leurs relations apparaît indispensable
Ensemble documentaire p. 22­23 : l'automobile : la chaîne
1. Travail à la chaîne : ouvriers fixes, pièces en mouvement
2. Plus de productivité (chronométrage), moins de gaspillages (de temps par exemple + normalisation 
des produits), plus de voitures à vendre donc plus de bénéfices
3. Plus de production = baisse des prix ; donc ces produits sont plus accessibles : en augmentant les 
salaires, on augmente les clients ( cercle vertueux)
4. Usine = prison, hommes = machines, plus de vie privée
5. Tracts, grèves pour dénoncer ces conditions inhumaines
RO :  I. Des changements dans l'industrie automobile (taylorisme + fordisme)
II. De nouvelles méthodes de travail justifiées par les patrons...
III. … et dénoncées par les ouvriers
Reprise rapide : pour augmenter la production et donc la croissance de l'entreprise, il faut produire le 
maximum   de   pièces   pour   un   coût   minimum   :   c'est   la   productivité   (rendement).   Ingénieurs   et 
contremaîtres décomposent et chronomètrent les diverses tâches à accomplir pour éliminer les temps 
morts. C'est ce que fait un ingénieur américain, Taylor, qui se rend célèbre en publiant diverses études 
entre 1900 et 1910 montrant comment améliorer la productivité par le travail à la chaîne : c'est le 
taylorisme ou "organisation scientifique du travail". Le fordisme perfectionne ce principe : en plus de 
cela, il préconise une augmentation des salaires pour que les ouvriers puissent acheter les produits.

1.3.3. La révolution commerciale
Un autre élément qui  montre  une  certaine  croissance économique  est le développement du 
commerce. Permis par de nombreux facteurs : 
– raccourcissement des distances (chemin de fer, navires à vapeur, creusement des grands canaux 
Suez 1869 Panama 1913) : création d'un marché mondial
– développement des magasins à succursales (chaînes), essor de la publicité (cf. docs. p. 26­27)
– développement monnaie fiduciaire (= billets de banques) au détriment des pièces métalliques
La   machine   économique   se   lance,   mettant  dans   une   relation   d'interdépendance   production, 
achats et ventes. 
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II. Les transformations sociales et idéologiques de l'âge industriel
2.1. Une société dominée par la ville 
2.1.1. La transformation du cadre de vie : l'urbanisation
Doc. 1 p. 40 : taux d'urbanisation dans quelques pays industrialisés
Q. 1 p . 41 : précoce : RU ; tardif : F, Russie. 
Q. 2 p. 41 : l'industrie est peuplante et s'installe dans les villes.
Doc. 2 p. 41 : évolution de la répartition de la population active en France et en Grande Bretagne
Quel   lien   y   a­t­il   avec   le   document   précédent   ?   Montre   le   retard   de   la   France   et   le   processus 
d'industrialisation (baisse du secteur primaire, hausse du secteur secondaire et tertiaire).
La matérialisation de ce phénomène est l'exode rural et l'urbanisation qui en découle. Toutes les 
villes sont touchées : 
Paris Berlin Londres
1850 1 0,4 2,7 Population en millions d'habitants
1910 2,9 2 7,3
Les conséquences sont nombreuses car ce phénomène entraîne de nouveaux problèmes :
– de logements : tout est utilisé : caves, greniers, cours intérieures (bourrage de parcelle)
– d'équipements : eau, électricité : l'accès à l'eau potable est difficile à mettre en place
– de transports du lieu de travail (faubourgs) au logement  : les distances s'allongent
Les plus grandes villes se dotent alors de plans d'urbanisme. Cf. l'exemple de Paris, avec le 
baron Haussmann : urbanisme autoritaire (expropriations) ; plusieurs objectifs : 
– visée esthétique et de prestige : ligne droite, bâtiments mis en valeur : cf. place Etoile
– exaltation du souverain Napoléon II : achèvement Louvre, rues gloire Napoléon Ier
– visée policière et militaire : éviter insurrections
– visée hygiénique : circulation air (rues larges) et eau
– visée économique : communication (gares), tertiarisation : grands magasins (BHV, Printemps)
Mais seuls les plus riches profitent de ces innovations : cf. alimentation en eau des centres d'où sont 
expulsés les plus pauvres. 
Les villes trouvent des solutions au manque d'espace : constructions en hauteur, surtout aux EU 
: New York, cf. photo 1 p. 34. Les premiers logements sociaux apparaissent. Pour les transports, les 
plus grandes villes adoptent le métro

2.1.2. De nouvelles inégalités sociales
Des   nuances   existent   suivant   les   pays   et   leur   histoire   politique   et   sociale.   Mais   il   y   a   des 
permanences : le contraste entre dominants et dominés. Dans certains pays, les dominants sont ceux 
qui profitent de la « Révolution industrielle » : aristocrates (RU, Russie), ailleurs bourgeois (F, EU). 
Trois groupes sociaux principaux apparaissent alors : 
– les classes dirigeantes
– une ancienne aristocratie : la noblesse. Elle est touchée par la grande dépression de 1880 ce qui 
la pousse à s'allier à la bourgeoisie ; elle reste une composante essentielle de la Haute Société.
– une nouvelle aristocratie : la bourgeoisie d’affaire, l'enfant riche de la IId RI. Elle contrôle la vie 
intellectuelle et le monde économique. Elle regroupe : 
– les grands patrons des manufactures, des mines (Krupp, Schneider, Siemens)
– les dirigeants des grandes banques
– les dirigeants de grandes compagnies maritimes (lien avec le commerce)
– les classes ouvrières : parmi les dominés, apparaît une nouvelle catégorie, les ouvriers d'usines, dont 
certains   n'ont   aucune   qualification   (manoeuvres,   OS).   Parmi   eux,   des   femmes   et   des   enfants 
(moins   payés).   Leur   point   commun   :   leur   faible   niveau   de   vie,   proche   de   la   misère.   Leurs 
différences : certains sont plus éduqués et qualifiés (cf. 2 p. 44 + Q. 3 et 4 p. 45).
– les classes moyennes : ce sont des couches sociales nouvelles, transformées en classes moyennes car 
situées entre prolétariat et élites (insister sur connotation politique des termes). 
– les situations sont très diverses mais les valeurs sont communes. 
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– elles forment la majorité de la population européenne.
– on   y   retrouve   les   catégories   du   travail   indépendant   (petits   commerces   et   industries, 
artisanat),   les   catégories   du   travail   salarié   (dépendantes)   :   fonctionnaires   (550   000   en 
France en 1906, souvent mal payés : instituteurs, postiers)
– l'origine de ce changement est l'augmentation importante du secteur tertiaire  : progrès de 
l'économie et poids croissant de l'État

2.2. Les conséquences idéologiques de l'industrialisation
2.2.1. Le libéralisme économique, l'idéologie de la société industrielle
Né de la philosophie du XVIIIe s. en GB et en France, le libéralisme est la doctrine de  la liberté 
dans tous les domaines, notamment en politique et en économie. Le mot d'ordre libéral est laisser 
faire, laisser passer = réduire au minimum l'intervention économique de l'État. Celui­ci ne doit être ni 
producteur,   ni   protecteur,   ni   moralisateur.   Son   rôle   se   limite   à   garder   les   frontières,   à   maintenir 
l'ordre, et à veiller à la stabilité de la monnaie. Le libéralisme est le pur respect de la loi de l'offre et de 
la   demande,   il   est   très   favorable   au   libre   échange   et   permet   le   développement   du   capitalisme 
(propriété privée, libre entreprise = droit de créer, recherche du profit).
Mais les fondements du libéralisme sont remis en cause durant les crises (cf. crise de 1929) ce 
qui explique qu'un des remèdes contre celles­ci fut de revenir sur certains principes libéraux, comme 
celui de la non intervention de l'État dans l'économie. Ainsi, pour enrayer la crise de 1929, les EU 
prônent   une   « nouveau   contrat »   :   le   New   Deal   du   président   Roosevelt   (1933)   :   grands   travaux 
commandés par l'État + repli des EU sur eux­mêmes (contraire aux principe de non intervention et de 
libre­échange du libéralisme).

2.2.2. Les mouvements de contestation du libéralisme
Toutes les nouvelles idéologies se sont déterminées par rapport à l'État, soit pour en faire l'outil 
de   la   régulation   sociale,   soit   pour   l'abolir,   soit   encore,   c'est   le   cas   des   régimes   totalitaires,   pour 
contrôler la société, dans ses moindres aspects.
– les idéologies socialistes :
– le marxisme : (plus d'État pour moins d'État) : dans une société égalitaire, l'État n'est plus le 
représentant d'une classe dominante mais le représentant de l'ensemble de la société : 
– idéologues :  Karl Marx et Friedrich Engels
– idéologie : la société industrielle repose sur l'exploitation des ouvriers par les capitalistes 
qui cherchent à accroître leurs profits : exploitation de l'homme par l'homme ; l'histoire 
repose sur la lutte des classes : 
– ouvriers doivent former leurs propres partis et s'emparer du pouvoir politique
– étape 1 : socialisme = dictature du prolétariat : contrôle des usines, plus d'État
– étape 2 : communisme : fin de l'État, plus de classes sociales
– l'anarchisme : (pas d'État)
– idéologues : Bakounine, Proudhon
– idéologie   :   liberté   illimitée   car   l'État   opprime   les   ouvriers,   même   quand   il   est 
démocratique. Grande influence en France, en Russie, en Italie et en Espagne.
– mise en place : grève générale et terrorisme (attentats meurtriers fin du XIXe s.)
– les idéologies traditionalistes refusent l'industrialisation et veulent le retour à une société ancienne 
idéalisée (cf. Vichy)
– les idéologies réformistes : l'État intervient mais faiblement par rapport au marxisme, la propriété 
privée est garantie. Elles sont expérimentées par des communautés

Ensemble documentaire p. 46­47 : le Creusot, une ville, une famille, une entreprise
1. 2. Organisation exemplaire, une ville laborieuse : tout est autour de l'usine ; Château domine tout 
3. Les 5 + l'imagination : cette ville touche l'être humain dans son ensemble
4. 5. Paternalisme : reconnaissance de la population envers Schneider ; protection du patronat sur les 
ouvriers. 
Histoire : 11 Première L / ES 6
6. Domination antidémocratique de la famille sur la ville (Lagrange député SFIO)
7. Expression qui plagie l'Internationale ouvrière (= organisation communiste qui veut le bien des 
ouvriers) ; ici, groupement de grands patrons voulant vendre des canons = entraîner la mort des 
populations. A lier au thèmes des 200 familles, populaire dans la gauche française (200 membres du 
Conseil de la banque de France, les Schneider y figurant en bonne place, ainsi qu'à celui de la légende 
noire de cette famille suspectée d'avoir vendu des armes aux Allemands en 1871.
RO :  I. Une ville où l'industrie est omniprésente
II. Une famille contestée
Reprise :  Les ouvriers dépendant totalement de la famille Schneider. En effet, ils sont logés dans les 
cités Schneider, les enfants fréquentent l'école  communale fondée  par  Schneider, malades ils sont 
soignés gratuitement à l'hôpital Schneider... De la naissance à la mort, toute la vie des salariés dépend 
de la famille Schneider. Ce système paternaliste allie une volonté d'améliorer les condition de vie des 
ouvriers à celle de les encadrer et de les contrôler. Tout mouvement de contestation est durement 
réprimé.
Ce mouvement représente le compromis conservateur. Le grand patronat a mieux compris que 
les idéologues libéraux le risque social que génère la misère ouvrière. Ainsi, en offrant à l'ouvrier de 
meilleures conditions de vie (logements décents, magasins d'entreprises, cantines, écoles, systèmes 
d'assurances sociales), il vise à désamorcer  la lutte des classes : c'est le paternalisme, qui se traduit au 
niveau politique par la création de partis : la Démocratie Chrétienne. Ils réclament la charité et la 
justice sociale : une législation plus favorable aux travailleurs, ceci sans remettre en cause la libre 
entreprise. 

Conclusion
Réponse   à   la   problématique   :   il   y   a   eu   des   transformations   économiques   majeures   liées   à 
l'industrialisation   qui   ont   eu   des   répercussions   sur   les   sociétés   (émergence   de   certaines   classes 
sociales) mais aussi sur les systèmes de pensées (naissance du socialisme).