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Charges directes et charges indirectes : définition,

différence et exemples
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Thibaut Clermont October 19, 2015

Savoir identifier et différencier une charge directe d’une charge indirecte est important
pour une entreprise car cette procédure va permettre d’effectuer des calculs de coûts dans
de nombreux domaines de l’entreprise (stocks, immobilisations, etc.). Compta-Facile vous
propose sa fiche complète sur les charges directes et les charges indirectes :
définition, différence, intérêts et exemples concrets.

1. Qu’est-ce qu’une charge directe ?


Une charge directe est une charge qu’il est possible d’affecter immédiatement au coûts
d’un produit, d’une marchandise ou d’un service, sans n’avoir à effectuer de calculs
intermédiaires. En général, sont considérées comme directes les charges :

d’achats de marchandises, matières premières et fournitures consommables


(marchandises achetées pour être revendues, matières premières consommées
dans un processus de production),
de main d’oeuvre directe (main d’œuvre utilisé directement dans la production du
bien ou la réalisation du service).

2. Qu’est-ce qu’une charge indirecte ?


A l’inverse, une charge indirecte nécessite un calcul intermédiaire afin d’être attribuée
au coût d’un produit, d’une marchandise ou d’un service. Les charges indirectes sont
généralement :

Les frais de publicité générale portant sur plusieurs produits (catalogues par
exemple),
Les loyers et charges locatives,
Les dotations aux amortissements d’immobilisations contribuant à fabriquer différents
produits,
Les dépenses d’assurance,
Les coûts des services généraux (direction générale, services commerciaux,
département marketing, etc.).

3. Quelle est l’utilité de distinguer les charges directes des


charges indirectes ?

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La distinction charges directes / charges indirectes va permettre à toute entreprise
d’effectuer des calculs de coûts servant à valoriser des stocks ou évaluer le coût
d’entrée d’une production immobilisée. Elle permet également de fixer des prix de vente
lorsque la politique de prix dépend des coûts. On appelle cela la méthode des coûts
complets.

Pour parvenir à ses fins, l’entreprise doit être découpée en « centres d’analyse »
composés de :

Charges directes attribuées directement aux centres d’analyse concernés,


Charges indirectes qui seront réparties entre les différents centres d’analyse en
fonction de clés de répartition dont le calcul est basé sur des unités d’oeuvre.

Les centres d’analyse comprennent des centres de travail et des sections. Les centres de
travail correspondent généralement à un bureau, un service, un atelier ou un magasin. On
y distingue les centres opérationnels (affectés par la méthode des unités d’oeuvre) des
centres de structure (imputés directement au coût des produits en fonction d’une assiette
conventionnelle). Les centres opérationnels sont eux-mêmes décomposables en centres
principaux et en centres auxiliaires.

La méthode des coûts complets a cependant 3 inconvénients majeurs :

Le calcul présente un aspect mécanique (il n’est posée aucune réflexion quant à
la modélisation de l’entreprise),
Il est parfois difficile de répartir les charges indirectes (les modalités de répartition
sont généralement subjectives) et la tendance est à l’augmentation de celles-ci,
Le calcul n’a que peu d’intérêt dans la prise de décision (la méthode des coûts
complets n’est pas un outil d’aide à la décision).

Conclusion : la distinction charges directes / charges indirectes permet de calculer


des coûts par la méthode des coûts complets et principalement d’évaluer des stocks
en comptabilité générale ou de chiffrer la production immobilisée.

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