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apologie radicale et une critique radicale du

réaction-

rédeploiement solidarités
interpersonnelles
téléoligisme
éléments prophétiques

discipline.Or,le projet d'économie réaliste que l'on défend ici est


aussi un projet de rupture avec cette tradition métaphysique
premier concurence comme
spécifité spécialisation
développement de la division du travail

stratégies les plus efficaces.La concurrence est loin, ici d'étre une
situation dégageant des solutions optimales tout comme on avait
pu le montrer à travers la notion de contarainte temporelle
troisiéme l'incertitude

donc considérer que la combinaison d'incertitudes pesant sur les


couts réels des investissements, sur les évolutions des prix relatifs
en raison de l'irruption ou de la maturation de technologies nou-
velles, d'investissements fortement spécifiques et à longue durée
de vie, rend impossible l'établissement d'un contrat fondé sur
l'hypothése d'une commensurabilité en termes monétaires entre
des investissements alternatifs.
Un quatriéme probléme réside dans l'impossibilté de mesurere
l'accroissement de richesse induit par la mise en oeuvre de
certains
commensurabilité

organisation
Contrairement aux affirmations des économistes standars,
l'échange et l'interdépendance entre des agents dans un univers
de forte division du travail ne justifients pas de maniére univoque
la monétarisation des transactions. Si dans certains cas la monéta-
risation est un avantage, il en est d'autres où elle est un obstacle.

La combinaison d'incertitudes pesant sur les coûts réels des


investissements, sur les évolutions des prix relatifs en raison de
l'irruption ou de la maturation de technologies nouvelles, d'inves-
tissements fortement spécifiques et à longue durée de vie, rend
impossible l'établissement de contrats complets et « justes » au
sens où leurs résultats sont mesurés à égalité des chances pour
tous les contractants possibles. Que la monnaie puisse, à elle seule
, assurer lhomogénéisation d'un univers hétèrogéne suppose à son
de faire des hypothéses trés lourdes quant aux temporalités é
conomiques et à leur harmonisation.
Dans ces conditions, on constate que lamonétarisation des acti-
vités engendre elle-méme ses propres limites. Cette évidence
constitue le fondement d ce que l'on appelle le nouvel
institutionnalisme. L'existence d'entreprises, c'est à dire
d'organisations à l'intérieur des quelles le calcul en monnaie est
exclu, constitue un paradoxe pour qui veut penser une économie de
marché complétement monétarisée. Cependant, ce courant ne conç
oit que deux formes stables, le marché-où la monnaie domine
logiquement- et la hiérarchie.Deux autres formes sont alors
concevables
: la constitution de liens de dépendance déterminée ou la
constitution de réseaux. Tant la dichotomie marché/hiérarchie que
"la vision d'une tendance générale à la prédominance des relations
de marché apparaissent alors comme des simplifications unilaté
-rales.

incertitude
du marché au sens traditionnel
organisation
confiance
relation
interpersonnelle

l'inexistence de tout effet non intentionnel sur autrui capa-


cognitive
environnement
l'incertitude
codification
incertitude

réglementation

risque
étre
entièrement couvert par les assurances

Cette constation conduit à s'interroger sur les conditions insti-


tutionnelles et matériells qui rendent possible l'exercice des deux
libertés.Contratcter quand on veut implique tout d'abord que l'on
l'exercice de cette liberté de contracter quand on veut.Cet exercice est
donc ici indépendant de l'existence d'institutions mais aussi des effets
des politiques macroéconomiques dont on mesure directement
comment elles peuvent faire retour sur les comportements microé
conomiques dans un sens contraire à l'établissement d'une relation
marchande complète. Si on se place enfin du coté de la
réseau, tout
système

du troc
modernité peut étre que monétaire et
partant toute
retour en arriére scientisme

toutes reposent sur des limitations de la liberté des agents afin


de diminuer le poids de l'incertitude qui pése sur eux
escroc
raison possi-

cieuse Le risque de défection

deux modes de paiement

règles
heuristiques
nouvelle convention

règles de décision et

Accepter un paiement en nature peut alors devenir un choix


rationnel. Il l'est encore plus si les agents s'inscrivent dans un

institution

d'etre affectés d'un coefficient de risque. Le réseau de troc fon-


tionne comme une institution locale, productrice de règles et de
normes, et donc de prévisibilité pour les agents qui y participent
et qui se substitue aux institutions générales qui devraient fonc-
tionner, mais qui sont déficientes. Dans la mesure où le fonct-
ionnement de ces institutions générales renvoie à l'action de l'Etat, il

connaissance
capital cognitif
dévaloriser brutalement ces structures de connaissance sui sont
hautement spécifiques.On retrouve alors le problème de la spécific-

règles spécifiques
le signe de la mise en place d'une nouvelle logique économique
privilégiant des liens sociaux fondés sur les rapports personnels

La faiblesse du
cadre institutionnel

institutions
institutions désert
institutionnel
écono-
décentralisée privée de ses institutions normales et légititmes

qu'il faut des institutions non moné


-
taires pour que la monnaie puissse fonctionner
institutions

monnaie commande-
ment

dominante du lien
social
relations non monétaires.

monnaie

de ces relations.
monnaie l'analyses économi-
que stabilité monétaire
unique instrument de retour
des régimes de croissance,sous

cohérence et la néces-
saire articulation d'institutions différentes

l'important réside dans la cohérence des effets entre les institu-


tions
Les effets d'une instution doivent ne pas compromettre les autres
institutions du systéme
institution
s

autres insti-
tutions
autres nor-
structure
répartititon des revenues que l'on considère souhaitable
niveau et le rythme des depenses publiques
commensurabilité
compatibilité
Deux grands
mythes la production
politiques argumentaires de justification politiques

politique indutrielle
concurrence flexibilisation,

administrations
décentralisation,
problème le processus de construction
d'un paradigme
géneralisation
argumentations norma-
déconnectées réalité des sur lesquelles

concurence

manière rigoureuse le concur-


rence

théorie évolutionnaire

certains de ces derniers, les conduit à es comportements qui

paradigme concurrence
l'absolutisation la concurrence. derniére
nécessaire, solution supérieure,
d'etre possible.
révélation
connaissances.

notion néclassique,

économie séquentielle
p, ériode à l'autre.

L'asymétrie
d'information aboutit, phénomene
sélection inverse ou adverse,

un marché d'étre efficient du point de vue informationnel.

dynamique de la concurrence.

connaissance disperées,
connaissances tacites,

connaissances explicites
connaissances explicites
connaissances tacites, inconscientes
connaissances sont
l'expé-
rience concrète
abs
tractions en amont,

expériences passées

mèmes expériences

processus de sélec-
tion aboutir sur-spécialisation

Enfin supposer que l'on tire de son expérience une connais-


sance précise de ce qui est juste ou de ce qui est faux n'est rien
moins qu'évident. Soit on suppose, illusion positiviste classique,
Cela implique que
de causalités présentes derrière un succés ou un échec. Notre
compréhension directe des raisons du succés comme de l'échec
étant partielle, il est parfaitement possible que l'on tire des leçons
fausses de l'éxperience

The sen-
sory Order
concurrence en paradigme. Le marché ne paroduit un ordre spon-
tané que dans la mesure où préexistent des règles et des normes;
ces dernières doivent étre construites, ce qui ouvre un espace
important à l'action intentionnelle. Par la suite, et pour pouvoir

métathéorie

plus dés lors ce qui se déroule à l'intérieur des régles du marché,


mais un processus historique. La concurrence est alors perçue
comme se déroulant sur trés long terme et entre groupes sociaux.
Elle sélectionne, à travers une forme de darwinisme social, les
"bonnes" régles dont la conurrence des marchés concrets a
besoin, à travers la durvie ou la disparition des groupes sociaux.

sa forme initiale et restreinte

l'attention sur le role des régles. Prise dans sa forme étendue


l'évaluation

d'orthodoxie
hétérodoxes,

supposer une information complète,

(non innovants),

évaluation est imparfaite,

l'expérience passée

bien est cette fois anormal


,
question de l'évaluation est donc bien centrale,
stabilité
évaluation, stabilité croyance
pronostic

choix d'une période ne peuvent servir


pour la période suivante.
d'homogénéité des agents et des biens

La théorie autrui-
chienne,

choisir

l'innovation,
dynamique,

La clause d'appropriabilité introduit une incohérence insoluble


dans la théorie de la concurrence. L'imitation est équivalente à
acteurs individuels
l'évaluation approprier entièrement
produit de leur actions.

mécanismes de protection

Un tel résultat souligne le fait que, dans un marché, la concur-


rence peut fonctionner simultanément comme une sélection ver-
tueuse et comme une sélection adverse. Suivant la manière dont
on coupe la trame des actions et réactions des agents, on peut
donc faire apparaitre le coté verueux ou aua connaitre le coté per-
vers de la sélection. L'introduction d'une hypothéses sur la spécifi-
degré d'efficacité

serait matériellement possible. La relation de propriété dans un


univers con currentiel aboutit alors logiquement à une sous-utilisa-
tion des facteurs, et elle est donc source d'inefficience.

réduit cette incohérence. Mais elle réduit aussi en ce cas la néces-


sité d'une relation de propriété, en retablissant un degré de prévisi-
bilité qui permet de rapprocher de contrat parfaits et compléts.
Et si on relache la contrainte de l'appropriabilité, l'entrepreneur
peut donner sa pleine mesure. Mais que signifie un entrepreneur
modes d'organisation que dans la répartition entre acteurs privés
et publics pour la fourniture d ces services. On aborde aussi par
ce biais la question des compétences fiscales ainsi que celle de

quatre directions

permet la possibilté de transferts, assure une situation équitable


sur la totalité du territoire. Un autre argument pour la décentralisa-
tion est l'engorgement des innstruments décisionnels s'ils doivent
traiter à la fois des sujets généraux et locaux. Un parlement local

paradigme de la
relation principal/agent
les préférences

l'expérimenta-
solutions nouvelles
dernier argument
voir une offre centralisée si l'information est imparfaite es si les
préférences des agents sont largement implicites. En effet, si on
transactions intertemporelles.
Tout aussi importante est la question de la capacité des indivi-
dus à évaluer pleinement l'effet d'un bien public engendrant des
externalités massives, tant dans l'espace que dans le temps. C'est
le cas de biens comme l'éducation, la santé ou le transport. Si les
effets des biens publics ne se manifestent que progressivement,
l'évaluation renvoie à la capacité des agnets à prévoir le futur

un espace de
controverse

question fondamentale de
considérer consommateurs ou des citoyens.

peut compter sur la solidarité


capacité locale

pour que les informations puissent etre disséminées de manière


générale. Si donc on peut déconcentrer des décisions, on doit au
contraire concentrer les évaluations. La déconcentration implique
b.Il faut ensuite que le processus d'évaluation et de généralisa-
+tion soit relativement rapide. Si on laisse des initiatives divergen-
contraire, les contrats sont incomplets et imparfaits, et l'incertitude
un aspect essentiel de l'environnement, alors la question de savoir
qui décide en dernière analyse est évidemment essentielles. La

sont le
controle et la responsabilité.

la densité;

suivante : est considérée comme dense toute société où l'action de


l'un de ses membres est susceptible d'entrainer au moins un effet
(positif ou négatif) non intentionnel sur au moins un autre mem-
l'appropriation.
duale
dualité
de mixité

conditions, une des formes de gestion de la dualité. Cette dernière


exprime l'inévitable codétermination de nos actions, à la fois indi-
viduelle et collective. Reconnaitre la dualité implique alors
d'abandonner l'image du propriétaire individuel roi en son petit
royaume, limité uniquement par les bornes d ses désirs, maitre à
bord absolu aprés Diieu, comme disent les marins

densification des

dualité
patente et tangible. Cela provient,
croissance de la densité démographique à travers le phénomène
La dualité irrémé-
diable de la propriété en fait de plus en plus une propriété qui est
globalement sociale

du précepte chrétien
"les derniers seront premiers"

Trois éléments
organise
D'une part

d'autre part,
enfin,
tion de nature hayékienne, qui renvoie justement à la théorie de
capacités cognitives limitées ainsi qu'aux effets non intentionnels
sur autrui de la décision individuelle d'un agent décentralisé. Pour

on ne peut plus parler d'égalité


des chances.
connaissan-
individus ne sont ni locales ni limites.

d'un individu à un autre individu, le planificateur. Le marché


comme processus d'apprentissage joue alors le role du mécanisme
d'agrégation des connaissances, mais aussi de transformation qua-
litative de ces dérnieres.

l'éxperience
directe

métanormes

la connais-
sance
cendant. Hayek enfin, quand il tente d'étendre sa notion d'ordre
spontané d'un processus interne à des marchés concrets à un prin-

métaphysique.
conséquences possibles et si on refuse de s'appuyer sur l'hypo-
thèse métaphysique d'une nature immanente des agents, alors la
délibération publique, c'est-àa-dire l'espace politique, reste la seule
solution possible Telle était l'opinion d'Otto Neurath, comme on
l'a indiqué au chapitre 2.

ici la
nature duale de la propriété
trois maniéres diffé-
rentes.

a
système de relations