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04/12/2018

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE II
COMMUTATIONS FORCEE ET NATURELLE

CHAP I : INTRODUCTION GÉNÉRALE - Convertisseurs d’énergie? : Transformation de la forme de l’énergie


CHAP II : COMPOSANTS ACTIFS DES CONVERTISSEURS STATIQUES (Thermique-Mécanique-Electrique).
CHAP III: INTRODUCTION A L'ETUDE DES CONVERTISSEURS STATIQUES -Convertisseurs d’énergie d’une forme quelconque en énergie
CHAP IV: LA COMMUTATION DANS LES CONVERTISSEURS STATIQUES électrique:
CHAPV : DUALITE DANS LES CONVERTISSEURS STATIQUES - En continu: Batteries d’Accumulateurs
CHAP VI: LES HACHEURS (Inconvénients: Encombrement, Entretien
régulier et coûteux)
CHAP VII: LA COMMUTATION FORCEE
- En alternatif: Alternateurs synchrones (Fréquence fixe)
CHAP VIII: LES ONDULEURS
- Essor industriel de l’occident (années 50): Nécessité de l'énergie
CHAP IX: LES ALIMENTATIONS A DECOUPAGE
électrique sous ses formes les plus diverses:
CHAP X : CIRCUITS D'AIDE A LA COMMUTATION (C.A.L.C)
Tension variable en continu ou en alternatif
CHAP XI: COMMANDE DES ELEMENTS SEMI-CONDUCTEURS
Fréquence variable en alternatif.
CHAP XII: COMMUTATION NATURELLE
D'où la nécessité de convertisseurs d'énergie.

- Les différents types de conversion possibles sont:


- Solution électromécanique: Machines (Transformateurs, Groupes
convertisseurs, Commutatrices....)

- Inconvénients: Ensembles lourds, peu souples et nécessitent un


entretien fréquent et coûteux.

- Disparition des ensembles convertisseurs-machines au profit des


convertisseurs statiques: Enormes progrès dans le domaine des
composants électroniques de faibles
puissances (commande, contrôle) et de
puissances élevées (Interrupteurs: Diode,
Transistor bipolaire, M.O.S, I.G.B.T, G.T.O…).

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- Redresseurs et Convertisseurs directs (cyclo-convertisseurs): ONDULEURS


Cours 2ème année (Commutation naturelle assistée par le réseau) - Onduleurs: Convertisseurs statiques permettant d'obtenir une
tension alternative à partir d'une tension continue.
HACHEURS
- Hacheurs: Convertisseurs statiques permettant d'obtenir une tension
continue variable en amplitude à partir d'une tension
continue à amplitude constante à l'entrée.

Onduleur Monophasé
- La forme du courant dépend de la nature de la charge (R, L ou C)

CONVERTISSEUR INDIRECT DE TENSION CONVERTISSEUR INDIRECT DE FREQUENCE


- Convertisseurs permettant d'obtenir une tension continue E2 à partir - CONVERTISSEURS INDIRECTS DE FREQUENCE: Convertisseurs qui
fournissent, à leur sortie, une tension alternative dont l'amplitude et la
d'une tension continue E1 en passant par l'intermédiaire d'un onduleur
fréquence sont différentes de celles de l'entrée.
(isolement galvanique entre l'entrée et la sortie).

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- Fonctionnement des convertisseurs statiques: Commutation de


courant entre mailles adjacentes

- Différentiation des composants:


- Elément de base: Interrupteur pour ouvrir ou fermer un circuit
considéré. - Réalisation technologique
- Convention récepteur pour l'interrupteur: - Fonction interrupteur assurée:
*Caractéristique statique I(V) (Nombre de branches de la
- Caractéristique idéale de n'importe quel interrupteur caractéristique idéale).
*Caractéristique dynamique (Commande au blocage
sera  dans la caractéristique idéale suivante:
et/ou à l’amorçage).

*Amorçage spontané, Blocage commandé: Pas de


CLASSIFICATION DES INTERRUPTEURS composant sous forme discrète:
Synthétisation de cette fonction
- Caractérisation d’un interrupteur: Définition de ses caractéristiques (duale de celle du thyristor) autour
statique et dynamique. d'un semi-conducteur à amorçage et
- Caractéristique dynamique: Façon par laquelle se font les transitions blocage commandés (En rendant
d'une branche à l'autre de la caractéristique son amorçage commandé en
statique: commandées ou spontanées. spontané: C'est le "thyristor dual« ).

- Classification de tous les semi-conducteurs (en tant qu’interrupteur): - Commutation spontanée: Elle produit le minimum de pertes (le produit V.I
est toujours faible). La commutation s’effectue
- Quatre catégories:
le long des axes si on néglige les phénomènes
* Amorçage et Blocage spontanés: DIODE.
secondaires (Courant de fuite à l'état bloqué et
*Amorçage et Blocage commandés: TRANSISTORS
Chute de tension à l'état passant).
(bipolaire, M.O.S, I.G.B.T), G.T.O.
- Commutation commandée: Elle produit d’importantes pertes (Elle oblige
*Amorçage commandé, Blocage spontané: THYRISTOR
le point de fonctionnement de sauter d'une
branche à l'autre de la caractéristique statique

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Apparition de contraintes instantanées


importantes (existence simultanée de V et I) . - VRRM : Reverse Recovery Maximum

Danger si la durée de la commutation s'allonge Tension de seuil inverse maximale


et/ou la fréquence de commutation augmente.

DIODE - Caractéristique dynamique: Passage de l'état bloqué à l'état passant


(amorçage) et inversement (blocage).

Amorçage de la diode
Phénomène transitoire: Présente en général une faible importance.
- Apparition d'une surtension pendant le temps de
rétablissement tfr.
- Surtension présente un inconvénient dans certains
montages (Conduction inverse de transistors bipolaires)

Cas où la charge est inductive


-

- Même si D2 présente une surtension pouvant faire conduire en


inverse T2, ce dernier ne sera pas soumis à de fortes contraintes
puisqu'il conduit en direct juste après le blocage de D2.

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Cas où la charge est capacitive


Blocage de la diode
- Par contre, si le transistor sera soumis à une tension élevée - Lorsqu’on polarise en inverse une diode après la conduction en
(blocage) après sa conduction en inverse, la focalisation des direct, elle ne retrouve pas immédiatement son pouvoir de blocage et
courants peut mener à la destruction du composant (Apparition de elle continue à conduire en se comportant comme un court-circuit
points chauds). pendant un certain temps appelé temps de recouvrement inverse
noté trr.

- Phénomène de recouvrement: Présence de charges stockées


- La deuxième partie de recouvrement, après t1, c'est la diode qui
pendant la conduction directe (Q0=J.IF où J est la durée de vie
impose la décroissance du courant inverse, la jonction P-N
des porteurs minoritaires et IF le courant moyen direct avant la
commence à retrouver son pouvoir de blocage.
commutation).

- Pendant la commutation: une partie de Q0 disparaît spontanément


A l'instant t1, , Ec est appliquée en inverse à
par recombinaison interne. L'autre partie, appelée charge
recouvrée QR est évacuée par le courant inverse circulant dans la la diode.

diode.
Au moment où la pente change de signe (point d'inflexion

de irr(t)), il y'a apparition d'une surtension

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THYRISTOR
- Thyristor: Semi-conducteur de structure PNPN assimilable à
un ensemble de trois jonctions.

- VRRM: Reverse Recovery Maximum


- VM : Tension de retournement

Amorçage du Thyristor -
Pour amorcer un thyristor:
- Tension entre anode et cathode positive
- Envoie d’une impulsion de courant entre la
gâchette et la cathode (attaque en courant)
Précautions: Limitation de la vitesse de croissance du courant à
l'amorçage (di/dt: gradient de courant)
- Solution: Adjonction, en série avec le thyristor, d'une inductance de
faible valeur (quelques µH).
Blocage du Thyristor
Pour bloquer un thyristor:
- Annuler le courant anode-cathode (ou le rendre inférieur
au courant de maintien) tq= tr+trg
- Appliquer une tension inverse négative pendant un - Lors du dimensionnement des circuits de commutation forcée ou
naturelle, il faut que le temps d'application de la tension inverse
temps au moins égal à tq (temps de désamorçage (de
soit au moins égal à tq (tinv>tq).
10 µs à 100 µs selon le type de thyristor).

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TRANSISTORS
TRANSISTOR BIPOLAIRE
Transistor bipolaire: Semi-conducteur de structure NPN ou PNP
C’est la structure NPN qui s’est nettement développée par rapport
à la structure PNP. Aujourd’hui, Transistors 1600V,400A.
Symbole:

- Transistor bipolaire en tant qu’ Interrupteur Points de


fonctionnement statique qui se trouvent au voisinage des deux axes:
Axe 0-VCE à l'état bloqué
Axe 0-IC à l'état passant

FONCTIONNEMENT STATIQUE
-

- ETAT BLOQUE: Courant Collecteur-Emetteur nul.


Valeurs maximales de la tension Collecteur-Emetteur que peut
supporter le transistor sont:
Vce0(sus): Circuit de base ouvert (iB=0)
VCER : Base reliée à l'émetteur par une Zone 1: Zone de fonctionnement en linéaire ou
résistance RBE zone d'amplification.
VCEX : Jonction base-émetteur polarisée Zone 2: Zone de quasisaturation. Elle correspond
négativement (VBE <0). à de faibles valeurs de la tension VCE
EXEMPLE: BUX 48: Vce0(sus)=450V; VCER=600V; notée VCEsat. Le rapport IC/IB décroît
VCEX=850V. rapidement (VCE=VBE).
Zone 3: Zone de saturation. Toute augmentation
- ETAT PASSANT: Au voisinage de l'axe vertical IC de la de IB ne modifie pas la valeur de VCesat

caractéristique statique I(V), trois zones: qui a atteint sa valeur minimale.

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- En régime de commutation, le transistor ne peut être utilisé que dans -


les zones 2 ou 3 lorsqu'il est conducteur. Car dans la zone 1, le produit
VCE.IC est important Apparition d'importantes contraintes
pouvant mener à la destruction du composant.
FONCTIONNEMENT DYNAMIQUE
- En commutation: Nécessité d’études des phénomènes
accompagnant le passage de l'état bloqué à l'état
conducteur et inversement lorsqu'une commande
est appliquée à la base du transistor. td : temps de retard à la croissance

tr : temps de montée du courant collecteur

ts : temps de stockage

tf : temps de descente du courant collecteur

ten; ton: temps d'enclenchement (de l'ordre de la µs)


tde; tOFF: temps de déclenchement (quelques µs)

- Le symbole utilisé pour le M.O.S est:


- Le temps de stockage ts dépend fortement du circuit de commande. La structure physique du M.O.S fait
Ce temps peut être limité à de faibles valeurs par le choix d'une apparaître une diode en anti-parallèle
commande appropriée du transistor bipolaire. avec le transistor. Elle supporte le même
courant nominal du transistor mais elle
présente un temps de recouvrement
TRANSISTOR M.O.S DE PUISSANCE relativement élevé.
MOSFET: Metal-Oxyde-Semiconductor
Field-Effect-Transistor
- Le M.O.S de puissance: Elément semi-conducteur à effet de Caractéristique de commande
champ avec trois électrodes: grille G
(équivalent de la base B d'un transistor - Caractéristique statique
bipolaire), drain D (équivalent au Pour bloquer le transistor MOSFET, il suffit de lui appliquer une
collecteur C d'un N.P.N) et la source S tension UGS nulle entre la grille et la source. Pour le faire conduire, il
(équivalent à l'émetteur E d'un N.P.N) faut appliquer une tension UGS positive. Pour une valeur de UGS de
l'ordre de 10V, le transistor M.O.S se transforme en une résistance
de faible valeur et fonctionne en zone de saturation.

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-
- Blocage du M.O.S: Application d'une tension UGS nulle ou même
négative. Le courant de drain est pratiquement
nul. Si, dans ces conditions de fonctionnement,
la tension VDS dépasse une certaine valeur
fournie par le constructeur notée VDSS, il se
produit un phénomène de claquage qui conduit
à la destruction du composant.

- Etat de conduction d'un transistor M.O.S:


- Etat bloqué d'un transistor M.O.S: Pour une tension de grille source UGS positive, le M.O.S présente une
caractéristique de blocage zone résistive:

- Le comportement du transistor M.O.S dans cette zone est équivalent à


TRANSISTOR I.G.B.T
celui d'une résistance appelée RDSon. (Insulate Gate Bipolar Transistor)
- Transistor I.G.B.T: Semi-conducteur de puissance combinant les
avantages du transistor bipolaire à ceux du M.O.S
- Le transistor MOSFET présente l'avantage de commuter rapidement
(Simplicité de commande, Rapidité de
d'un état à l'autre par rapport au transistor bipolaire. Un autre avantage
commutation, Tenue en tension élevée)
réside dans la simplicité de circuits de commande puisque le M.O.S est
- Symbole de L'I.G.B.T:
commandé en tension alors que le bipolaire est commande par un
courant.

- Cependant, il présente deux inconvénients par rapport au transistor


bipolaire:
Les pertes par conduction sont plus importantes
La tenue en tension est plus faible.

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-
- Avantage/ au Thyristor: Possibilité de le bloquer par la gâchette
en appliquant une impulsion négative.

- Inconvénient G.T.O: Pas de blocage de tension inverse. Si


nécessité de blocage de tension inverse,
mise en série avec le G.T.O d’une diode.
- Le symbole utilisé pour représenter le G.T.O est le suivant:
- I.G.B.T commercialisés: Tensions allant jusqu'à 1600V et Courants
pouvant aller jusqu’à 2000A pour les modules.
- La commande adéquate d'un I.G.B.T est identique à celle d'un MOSFET
de puissance.
THYRISTORS BLOCABLES G.T.O (Gate Turn Off)
- Thyristor G.T.O: Semi-conducteur composé de trois jonctions
(PNPN) similaire à un thyristor.
- Allumage G.T.O: Idem au thyristor: (impulsion positive entre
gâchette et cathode)

- Les caractéristiques directes correspondent à:


Commutation du thyristor G.T.O
- Le comportement dynamique du G.T.O est représenté par la figure
suivante:

td(on) : retard à la croissance du courant iA

tr : temps de croissance

- Si le courant anode iA < au courant d'accrochage IL, le G.T.O se td(OFF)=ts : temps de stockage

comporte comme un transistor avec un gain iA/iG. Ce gain augmente tt : temps de traînage du courant à la décroissance
fortement avec le courant iA. ton=td(on)+tr : temps d'enclenchement.

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- Pour réduire ton, on envoie une impulsion à l'amorçage deux à cinq INTRODUCTION A L'ETUDE DES CONVERTISSEURS STATIQUES
fois le courant IGT.

- Au blocage, il faut que la rapidité de décroissance du courant iG ne


- L'objectif est de réaliser, à partir de la connaissance d'un cahier de
soit pas trop élevée sous risque que le G.T.O ne se bloque pas.
charges, la synthèse de la structure d'un convertisseur statique.
Cependant, un fort courant IGR favorise la rapidité de blocage.

- Un convertisseur statique est un montage utilisant des


interrupteurs à semi-conducteurs et permettant, par un choix
judicieux de séquences convenables de ces derniers, un transfert
d'énergie entre un générateur et un récepteur.

- Ce transfert pouvant être dans certains cas réversible. Les termes


entrée et sortie remplaceront désormais ceux de générateur et de
récepteur pour tenir compte des réversibilités.

- Le problème de la synthèse d'un convertisseur statique se posera - Deux grandes familles doivent être distinguées:
donc de la manière suivante: - les sources de courants
On désire effectuer un certain type de conversion d'énergie - les sources de tension
entre une entrée et une sortie connues par le cahier des - Ces termes seront utilisés indifféremment pour les générateurs et les
charges et cela à travers des interrupteurs sur lesquels on récepteurs d'énergie.
connaît rien à priori. Il faut déterminer: - Classiquement, une source est dite de tension lorsqu'elle impose une
- la structure du convertisseur c.à.d le nombre et la tension quelque soit le courant de charge. Ceci implique que son
place des interrupteurs ainsi que la présence ou non impédance série est nulle (ou très faible devant celle de la charge).
d'éléments de stockage (inductance ou
- De même, une source est dite de courant lorsqu'elle impose un courant
condensateur)
quelque soit la charge impédance série infinie (ou >> devant la
- les caractéristiques statiques et dynamiques des charge).
interrupteurs.
- Cette caractérisation correspond à une propriété permanente. Or, le
fonctionnement des convertisseurs statiques, en raison de la présence
- Au départ, les seuls éléments connus sont les entrées et les sorties des interrupteurs, provoque des variations instantanées de certaines
du convertisseur. La première étape consiste donc à les caractériser. grandeurs électriques. Il faut donc généraliser ces définitions à des
sources qui possèdent ces propriétés de façon instantanée.

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- Source de tension lorsque la tension à ses bornes ne peut pas subir


de discontinuité du fait de la variation de la charge.
- Source de courant lorsque le courant qui la traverse ne peut pas
subir de discontinuité du fait de la variation de la charge.
- Pour préciser ces définitions, il est commode d'utiliser la notion
d'impédance instantanée. - L'impédance instantanée d'un condensateur est nulle qu'un
- Source de tension lorsqu'elle présente une impédance instantanée condensateur sera considéré comme une source de tension dans la
nulle. synthèse des convertisseurs statiques.
- Source de courant lorsqu'elle présente une impédance instantanée - Inductance:
infinie. Si l'on tentait de faire varier instantanément le courant dans une
EXEMPLES inductance, on créerait un di/dt infini, donc une tension instantanée
- Condensateur: infinie puisque v=l.di/dt.
Si l'on tentait de faire varier instantanément la tension aux
bornes d'un condensateur, on créerait un dv/dt infini, donc un
courant instantané infini puisque i=c.dv/dt.

- A l'ouverture de T, on aura une surtension:


- L'impédance instantané d'une inductance est infinie qu‘une
inductance sera considérée comme une source de courant dans la
synthèse des convertisseurs statiques.
- Batterie d’accumulateurs:
Une batterie d’accumulateurs est elle une source de tension ou - Si la batterie présente une tension à ses bornes de 20 V, la
de courant? surtension est du même ordre de grandeur que la tension E de la
Pour la caractériser, il faut analyser les conditions d'utilisation batterie.
de cette batterie. - A cause des câbles de liaison, la charge ne peut pas être
Supposons que cette batterie alimente une charge par considérée comme alimentée par une source de tension.
l'intermédiaire d'un interrupteur T et que le courant de charge est de - Si on place un condensateur de valeur convenable entre les
20 A. Si le câble de liaison a une longueur de 1 m et que l'interrupteur points A et B, la charge sera alors alimentée par une source de
T commute en 1 µs. tension.
- Difficulté de caractérisation: Imposition pour Source type continue
-Transformation en source de tension : Ajout d'un condensateur
en parallèle
-Transformation en source de courant : Ajout d'une inductance
en série

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- Dans le cas où la source est de type alternatif, on ne peut que la


- Dans le cas où on veut transformer une source de type alternatif en
transformer en une source de courant en insérant en série avec elle
une source de tension en plaçant en parallèle un condensateur, on
une inductance.
risque de provoquer le court-circuit de cette source (si C est grand,
1/C.ω 0).

Réversibilités des entrées-sorties


- Lorsque une source de tension (ou de courant) impose une
tension (ou un courant) unidirectionnelle, on parlera de source de
tension (ou de courant) continue.
- Dans le cas où la tension (ou le courant) est bidirectionnelle, il
y'a lieu de distinguer deux cas:
- la tension (ou le courant) change de polarité de
manière périodique, on parlera de grandeur alternative
- la tension (ou le courant) change de sens de manière
non cyclique, on parlera de grandeur réversible.

- Pour déterminer les caractéristiques statiques et dynamiques - EXEMPLE:


des interrupteurs, il faut préciser les divers modes de réversibilités - Batterie d'accumulateurs: Une source de tension réversible en
des entrées sorties. courant puisqu'elle se comporte comme récepteur lors de la charge
- Une source sera de tension ou de courant: et générateur lors de la décharge. Elle sera représentée comme suit:
soit deux possibilités
réversible ou non en tension: soit deux possibilités
réversible ou non en courant: soit deux possibilités
Soit donc au total 8 possibilités:

REGLES D'INTERCONNEXIONS
- Au cours de son fonctionnement, le convertisseur statique connecte
ou déconnecte, par l'intermédiaire des interrupteurs, les sources
entre lesquelles il assure et contrôle l'échange d'énergie. Pour que
ces liaisons puissent se faire, il est nécessaire de respecter certains
règles:

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- 1) Une source de tension ne doit jamais être court-circuitée


Configuration de base à liaison directe
- 2) Le circuit d'une source de courant ne doit jamais être ouvert
- Une structure à liaison directe ne peut donc transmettre
- 3) On ne peut connecter entre elle que deux sources de nature
l'énergie que d'une source de tension à une source de courant et
différente inversement. La majorité des convertisseurs rentre dans cette
- 4) On ne peut jamais relier deux sources de même nature. catégorie
CONFIGURATIONS DE BASE - Convertisseur tension-courant
- Nous appellerons configuration de base le schéma, qui sans On dispose d'une source de tension (entrée) et d'une source de
hypothèse sur les caractéristiques des interrupteurs, permet toutes courant (sortie):
les interconnexions possibles entre une entrée et une sortie. Problème: Quelles sont les différentes possibilités
- L'interdiction de connecter deux sources de même nature nous d'interconnexion de ces deux sources.
permet de distinguer deux configurations de base: Quelle est la structure qui permet de réaliser toutes ces
- les configurations de base à liaison directe lorsque les interconnexions.
sources sont de nature différente On peut (en respectant les règles d'interconnexion des
- les configurations de base à liaison indirecte lorsque les sources):
sources sont de même nature. a) Relier dans un certain sens l'entrée et la sortie:

- La structure en pont à 4 interrupteurs réalisant ces trois états aura


l’une des deux formes suivantes:

b) Relier dans l'autre sens l'entrée et la sortie:

c) les séparer en ouvrant la source de tension et en court-


circuitant la source de courant:
- K1 et K3 fermés donnent l'état a
- K2 et K4 fermés donnent l'état b
- K1 et K4 ou K2 et K3 fermés donnent l'état c

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Configuration de base à liaison indirecte


- Cette configuration pourra se simplifier dans les cas particuliers de
- Interconnexion deux sources de même nature appel à des
certaines réversibilités.
éléments supplémentaires ne consommant pas d'énergie active
- Le fonctionnement interne des deux variantes précédentes étant
(capacité ou inductance). Ceci peut être réalisé en utilisant trois
identique Dans la suite, on ne considérera que la variante 1. méthodes:
Convertisseur courant tension - 1ère méthode: On modifie la nature de l'entrée ou de la sortie.
- Si l’entrée est une source de courant et la sortie est une source de
tension, une étude analogue à la précédente permet de montrer que la
structure suivante réalise toutes les interconnexions possibles entre
ces deux types de sources:

- Les convertisseurs (V,I) et (I,V) utilisés dans cette méthode sont à


- Pour réaliser I I, on utilise une double conversion I V puis
liaison directe et que les éléments supplémentaires sont extérieurs au
convertisseur. V I en utilisant un condensateur comme étage tampon.

- 2ème méthode:
* Pour réaliser la conversion V V, on réalise une double
conversion V I puis I V en utilisant un étage
tampon constitué par une inductance.

- 3ème méthode:
* On résout le problème à l'aide d'une seule structure en utilisant
un élément de stockage (inductance ou capacité). Le stockage
fait partie du fonctionnement propre du convertisseur.

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Convertisseur tension-tension - La structure permettant de réaliser ces interconnexions est:


- L'interconnexion de deux sources de tension se fait par
l'intermédiaire d'un élément tampon inductif. Les liaisons à effectuer
sont:

K1 fermé; K2, K3, K4, K5 ouverts donnent l’état a)


K1 ouvert; K2 et K5 fermés; K3 et K4 ouverts donnent l’état b)
K1 ouvert; K2 et K5 ouverts; K3 et K4 fermés donnent l’état c)

Convertisseur courant – courant - La configuration de base pouvant réaliser ces interconnexions est la
suivante:
- L'interconnexion de deux sources de courant est réalisée par
l'intermédiaire d'un élément tampon capacitif.
- les différentes interconnexions à réaliser sont:

K1 ouvert, (K2, K3, K5 fermés, K4 ouvert) ou (K3, K4, K5


fermés, K2 ouvert donnent l’état a)

K1 fermé, K2 et K5 fermés, K3 et K4 ouverts donnent l’état b)


K1 fermé, K2 et K5 ouverts, K3 et K4 fermés donnent l’état c)

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- Les trois structures suivantes représentent les structures de tous les SYNTHESE DES CONVERTISSEURS STATIQUES
convertisseurs: Pour faire la synthèse d'un convertisseur statique, il faut
procéder comme suit:
1) Caractériser les entrées sorties pour déduire la
configuration de base correspondante
2) Déduire du cahier des charges les réversibilités des entrées
sorties
3) Identifier, pour la configuration de base correspondante, les
séquences de fonctionnement compte tenu des réversibilités en
tension et en courant
4) Observer, pour les différentes séquences, le sens du courant
dans les interrupteurs passants et le signe de la tension aux
bornes de ceux bloqués pour en déduire les caractéristiques
I(V) de chaque interrupteur
5) Reconnaître chaque interrupteur à partir de la caractéristique
statique ou de le synthétiser à partir d'interrupteurs usuels.

ETUDE DE QUELQUES CAS


-
Hacheur réversible en courant:
Cahier des charges:
- On veut alimenter, à partir d'une batterie d'accumulateurs, une
machine à courant continu sous tension continue variable. Cette
machine est à excitation indépendante. Elle devra fonctionner en
moteur et en génératrice pour le même sens de la vitesse de rotation.
On notera que pour assurer le freinage, on choisit de ne pas toucher à b) Séquences de fonctionnement et observation du sens du
l’inducteur mais, d’inverser le courant dans l’induit. courant dans les interrupteurs passants et du signe de la
- SOLUTION: tension aux bornes de ceux bloqués.
a) caractérisation des entrées sorties et déduction des Les séquences de fonctionnement qui peuvent exister sont:
réversibilités - phase active de traction
L'entrée est une source de tension réversible en courant. - phase active de freinage
La sortie étant une source de courant non réversible en tension - phase de roue libre en traction
mais réversible en courant. Donc, la configuration de base est à
- phase de roue libre en freinage.
liaison directe:

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- Phase active en traction - Phase active de freinage:

- Roue libre en traction:


- Roue libre en freinage:

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- Caractéristiques statiques des interrupteurs:


-

- K1 et K2 doivent être synthétisés à partir d'interrupteurs usuels. Par


exemple un transistor (ou un thyristor avec son circuit d'extinction) et
une diode en antiparallèle.
- K3 est un fil.
- K4 est un circuit ouvert.

Hacheur non réversible en courant: LA COMMUTATION DANS LES

Cahier des charges: CONVERTISSEURS STATIQUES

On désire alimenter à partir d’une batterie d’accumulateurs, - GENERALITES SUR LA COMMUTATION DANS LES CONVERTISSEURS
une machine à courant continu fonctionnant en moteur sans aucune Définitions relatives à la commutation
réversibilité. Ce moteur devra être alimenté sous tension continue Fonctionnement d’un convertisseur statique: Succession de
variable. séquences élémentaires. Chaque séquence réseau électrique
Trouver la structure du convertisseur ainsi que la nature des maillé différent du précédent (Modification de l’interconnexion des
interrupteurs le constituant. différentes branches du convertisseur par le changement d’état
Onduleur de tension: d’interrupteurs).
Cahier des charges: L’étude de la commutation dans les convertisseurs Analyse
du processus de modification successive des interconnexions sans
On désire obtenir une tension rectangulaire E aux bornes
contraintes excessives sur les interrupteurs. Processus de
d’une charge à partir d’une batterie d’accumulateurs.
modification est réalisé par un «Commutateur»: Appareil ayant pour
Trouver la structure du convertisseur ainsi que la nature des
fonction la substitution d’une portion de circuit à un autre ou la
interrupteurs le constituant.
modification successive des connexions d’un ou plusieurs circuits.

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- Les phénomènes apparaissant lors du fonctionnement du


Processus de commutation
commutateur sont regroupés sous le terme général de
«Commutation».
- Il ne concerne que trois branches: la branche liée au point C
et les deux branches qui vont échanger leur connexion avec C.

- Règles d’interconnexions branches reliées aux contacts


fixes ne peuvent être que des branches tensions (Elles peuvent
être ouvertes) et que la branche reliée au contact mobile C est une
branche courant (On ne peut connecter entre elles que deux
sources de nature différente).
Le commutateur a pour fonction de connecter la branche du circuit
associé au contact mobile C à un et un seul des autres contacts - Réellement, le commutateur précédent est réalisé par un

fixes A1, A2, A3 et A4. La commutation est le passage du contact groupement en étoile de semi-conducteurs fonctionnant en
interrupteur électronique comme indiqué sur la figure suivante:
mobile d’un contact fixe à un autre.

-
- L’étude du processus de commutation global dans la majorité
des convertisseurs statiques peut se ramener à l’étude de l’aspect
local de la commutation se déroulant dans la cellule de commutation
élémentaire suivante à deux voies isolée de la structure globale du
convertisseur:

Commutateur électronique à quatre voies


On parlera de voies plutôt que de positions et de pôles plutôt
que de contacts.
Pour réaliser la fonction commutateur si et seulement si:
- Entre deux commutations, un seul interrupteur est passant
- La commutation implique le changement d’état simultané et
complémentaire de deux interrupteurs et deux seulement
(toujours dans l’hypothèse de sources parfaites).
Cellule de commutation élémentaire

20
04/12/2018

Cellules de commutation élémentaires dans


les structures de base des convertisseurs statiques

L’onduleur de
tension triphasé

Le hacheur L’onduleur de tension monophasé


L’onduleur de
courant triphasé
L’onduleur de courant
monophasé

- La commutation est fondamentalement liée au fonctionnement


Interrupteurs ainsi que les règles qui les lient font apparaître le lien
des deux interrupteurs de la cellule élémentaire (Amorçage de l’un et
entre l’aspect local et l’aspect système de la commutation.
blocage de l’autre). Ce qui représente l’aspect local de la
Régime statique
commutation. Cependant cette commutation présente aussi l’aspect
- L’analyse de chaque séquence élémentaire de fonctionnement d’un
système lié au passage d’une séquence de fonctionnement du circuit
à une autre (Respect des règles fondamentales d’interconnexions des convertisseur permet de localiser toutes les valeurs de Vk et Ik d’un
sources). interrupteur de la structure et d’en déduire la caractéristique statique
qu’il doit posséder (Détermination de l’uni ou de la bidirectionnalité
- Lors de l’analyse du processus général d’une commutation, il
en tension ou en courant et qui est insuffisante pour identifier
y’a lieu d’associer les deux aspects.
complètement le type d’interrupteur).
ASPECT LOCAL DE LA COMMUTATION
Régime dynamique – Mode de commutation
- L’aspect local de la commutation d’un interrupteur consiste à
- L’étude du régime dynamique consiste à déterminer si la
observer les phénomènes accompagnant son changement d’état d’un
commutation sera commandée ou spontanée (naturelle) tant pour
point de vue strictement local, c’est-à-dire limité au seul dipôle
l’amorçage que pour le blocage lorsque le point de fonctionnement
constitué par le modèle électrique, plus ou moins complexe, de
l’interrupteur. passe d’un demi axe à l’autre de la caractéristique statique Ik=f(Vk).

- L’étude des caractéristiques statiques et dynamiques des

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04/12/2018

- Commutation commandée d’un interrupteur - Cycle de fonctionnement d’un interrupteur


Un interrupteur est susceptible d’être commandé à l’amorçage Ce cycle représente l’ensemble des points de fonctionnement
et/ou au blocage s’il possède une électrode de commande permettant de l’interrupteur mais aussi la chronologie de parcours de ces divers
de provoquer son changement d’état de manière quasi instantanée. points faisant ainsi apparaître les mécanismes de commutation
«Si les points de fonctionnement statique imposés par la associés et donc l’identification complète de l’interrupteur.
séquence précédant la commutation et la séquence suivante se
trouvent sur deux demi-axes de mêmes signes, la commutation ne peut
être que commandée»
- Commutation spontanée d’un interrupteur
C’est le type de commutation se déroulant dans une jonction P-N.
Elle ne dépend que du circuit électrique extérieur.
«Si les points de fonctionnement statique imposés par la
séquence précédant la commutation et la séquence suivante se
trouvent sur deux demi-axes de signes contraires, la commutation ne
peut être que spontanée»

LOI FONDAMENTALE DE LA COMMUTATION


ASPECT SYSTEME DE LA COMMUTATION

- Si l’aspect local de la commutation se limite à l’étude des


phénomènes apparaissant aux bornes du seul dipôle constitué par
un interrupteur, l’aspect système concerne la manière dont doivent
fonctionner les deux interrupteurs d’une même cellule élémentaire
pour que la commutation s’effectue correctement en tenant compte
des contraintes électriques imposées par la séquence considérée du
convertisseur.

- Nous supposerons, dans un premier temps, les sources de


tension et de courant parfaites. Cellule élémentaire avant et après la commutation
- On peut écrire en permanence:

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- Naturellement le problème de synchronisation, entre


- Avant et après la commutation, les états des deux interrupteurs sont
l’ouverture de l’un des interrupteurs et la fermeture de l’autre, est
complémentaires. Les points de fonctionnement correspondants sur
résolu grâce aux propriétés des interrupteurs électroniques. En
leurs caractéristiques statiques sont définis comme suit (V et I >0).
effet, on remarque que les caractéristiques dynamiques des deux
interrupteurs se situent dans deux quadrants adjacents. L’un de ces
deux quadrants correspond à deux demi axes de même signe
(Quadrant I de K1) K1 doit obéir à un mode de commutation de
type commandé. Le deuxième quadrant (Quadrant VI de K2),
correspond à deux demi axes de signe contraire K2 doit donc
obéir à un mode de commutation de type spontané.
- En fait, c’est la commande de l’un des interrupteurs, soit à
l’amorçage, soit au blocage qui provoque la commutation spontané
de l’autre. Puisque la commutation spontané oblige le point de
- Pendant la commutation, les deux relations précédentes fonctionnement à se déplacer le long des axes, le point de
doivent être constamment vérifiées. Sinon, risque de court-circuit de fonctionnement de l’interrupteur commandé doit se déplacer dans le
la source de tension ou ouverture du circuit de la source de courant. quadrant correspondant suivant une caractéristique quasi-
rectangulaire comme l’indique la figure suivante:

- * Commutation par commande à l’amorçage de l’interrupteur ouvert Ou


* Commutation par commande au blocage de l’interrupteur fermé
- La détermination des points de fonctionnement des deux
interrupteurs sur la caractéristique statique avant et après la
commutation, avec les signes réels de V et I, permet d’effectuer cette
distinction. On peut énoncer la règle suivante: Si le signe du courant
traversant l’interrupteur fermé avant la commutation est le même que
celui de la tension à ses bornes après la commutation, celui-ci doit être
commandé au blocage. Si ces deux grandeurs sont de signe contraire,
la commande à l’amorçage de l’autre interrupteur est nécessaire.
Loi fondamentale de la commutation naturelle:
1er Cas:
Dans une cellule élémentaire de commutation d’un
convertisseur statique, la commutation naturelle est provoquée par
le changement d’état commandé de l’un des interrupteurs entrainant
le changement d’état spontané de l’autre.
La commutation commandée de l’un des deux interrupteurs de
la cellule élémentaire peut être de deux natures:

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- Le signe de V après l’ouverture est le même que celui de I avant - On appelle commutation positive lorsqu’elle entraîne un
l’interrupteur doit être commandé au blocage. accroissement du potentiel du nœud de commutation C et commutation
2ème Cas: négative dans le cas contraire. Soit la figure suivante:
-

- Le signe de V après l’ouverture est le contraire de celui de I avant


l’autre interrupteur doit être commandé à l’amorçage.
- Cependant, il est plus intéressant de rattacher le mode de
commutation au fonctionnement du convertisseur et aux formes
d’ondes qui en découlent.

- Règle: - 2ème Cas:

Si la commutation et le courant sont de même signe, il y’a


commutation par commande à l’amorçage de l’interrupteur ouvert.
Si la commutation et le courant sont de signe contraire, il y’a
commutation par commande au blocage de l’interrupteur fermé.
- Pour la commutation précédente, les cycles dynamiques des
deux interrupteurs K1 et K2 ont la forme suivante:
- 1er Cas:

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- Dans un premier temps, on appliquera cette méthode à plusieurs


Synthèse des interrupteurs de
cas de fonctionnement cycliques élémentaires que l’on rencontre
la cellule de commutation
dans les structures de base des convertisseurs statiques. Ce sont des
- L’étude précédente permet, pour une commutation donnée et
fonctionnement à « cycle unique ». Dans un deuxième temps, on
en connaissant le signe de V et le sens I, d’en déduire lequel des traitera le cas de fonctionnement plus complexes, où le convertisseur
deux interrupteurs de la cellule élémentaire, doit être commandé et impose à la cellule de commutation élémentaire plusieurs modes de
s’il doit être commandé au blocage ou à l’amorçage. Or le fonctionnement, donc des cycles différents.
fonctionnement d’un convertisseur statique étant composé de FONCTIONNEMENT A CYCLE UNIQUE
plusieurs séquences successives constituant un cycle complet, il
- Plusieurs convertisseurs ont un fonctionnement cyclique simple
est nécessaire de connaitre toutes les commutations susceptibles
où il y’a alternance des commutations:
d’être imposées à la cellule au cours de ce cycle. En déterminant le
cycle dynamique de chaque interrupteur pour les différentes *Pour une cellule à deux voies, après la commutation K1 K2,
commutations imposées à chaque cellule de commutation il faut effectuer la commutation K2 K1 avec les nouvelles
élémentaire du convertisseur, la synthèse des interrupteurs de la conditions de signe de V et de I.
cellule a ainsi été effectuée, l’identification et le choix de
*Pour une cellule à plus de deux voies, les commutations se
l’interrupteur le mieux adapté en découlent
succèdent cycliquement K1 K2, K2 K3, ….., Kn K1

-
1er Cas: V et I ne changent pas de signe entre deux
commutations

- Les deux commutations sont de signes contraires. Si la


première est positive, la seconde est négative ou inversement. Le
courant gardant le même sens pour les deux commutations, on aura
une commande à l’amorçage pour l’interrupteur bloqué et une
commande au blocage pour l’interrupteur passant. Il s’agit du même
interrupteur qui est commandé à chaque commutation, l’autre et à
amorçage et blocage spontanés. Les cycles dynamiques permettant
d’identifier les deux interrupteurs auront la forme suivante:
- La structure du commutateur est asymétrique (les deux
interrupteurs sont de natures différentes). C’est le hacheur dévolteur
non réversible.

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04/12/2018

-
2ème Cas: le sens du courant change entre deux commutations

- Le signe de V étant invariable, la source de courant est


bidirectionnelle et son courant est alternatif. Il se produit une
commutation à chaque demi-période.
- Supposons que la première commutation est > 0 (fermeture de
l’interrupteur relié au plus haut potentiel de C). Sil le courant est
positif commutation et courant sont > 0 il y’a commutation
à l’amorçage de l’interrupteur ouvert.
- La commutation suivante sera forcément négative (fermeture de
l’interrupteur relié au plus bas potentiel de C). Le courant aura
changé de sens commutation et courant sont < 0 il y’a de
nouveau commutation par commande à l’amorçage de l’interrupteur
ouvert. Les cycles dynamiques permettant d’identifier les - Les deux interrupteurs auront donc un amorçage commandé et
interrupteurs de la cellule auront la forme suivante: un blocage spontané, unidirectionnels en tension et bidirectionnels
en courant: C’est le thyristor en antiparallèle d’une diode.

- On peut résumer les deux cas correspondant à un courant


3ème Cas: Le signe de V change entre deux commutations
positif ou négatif comme suit:
- La d.d.p V est alternative. Il se produit une commutation à
chaque demi-période. Les deux interrupteurs seront donc
unidirectionnels en courant et bidirectionnels en tension.

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-
- Si le courant I est > 0 et si la première commutation est elle-
même positive (fermeture du point lié au plus haut potentiel), il y’a
commutation par commande à l’amorçage de l’interrupteur ouvert
(K1).

- Le signe de la tension V ayant changé, la commutation


suivante sera à nouveau positive et donc commutation par
commande à l’amorçage de l’interrupteur ouvert (K2) les deux
interrupteurs sont du même type : des thyristors. Ce qui est en
concordance avec les deux cycles précédents.
- Dans le cas où commutation et courant sont de signes
contraires, les interrupteurs, toujours unidirectionnels en courant et
Commutation et courant de même Commutation et courant de signe
bidirectionnels en tension, seront à blocage commandé et amorçage
signe Commande à l’amorçage contraire Commande au
spontané. Ceci peut être résumé par la figure suivante:
(Redresseurs) blocage (Onduleur parallèle)

- Les interrupteurs Ki (i=1,…,n) seront:


4ème Cas: Cellule de commutation polyphasée - Commandés à l’amorçage et blocage spontané si le courant est >0 et la
- La cellule élémentaire comporte n interrupteurs (n>2) groupés commutation est >0 (Vj+1>Vj) ou si le courant est <0 et la commutation
est <0 (Vj+1<Vj) (Cas A).
comme suit:
- Commandés au blocage et à amorçage spontané si le courant est >0 et
la commutation est <0 (Vj+1<Vj) ou si le courant est <0 et la
commutation est >0 (Vj+1>Vj) (Cas B).

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FONCTIONNEMENT A PLUSIEURS CYCLES -


Cellule réversible
- Les cellules élémentaires étudiées précédemment ont toutes un
fonctionnement régulier et cyclique où les cycles dynamiques des
interrupteurs restent toujours les mêmes. Cependant, certains
convertisseurs ont un fonctionnement plus élaboré et les cellules
élémentaires le constituant doivent fonctionner sous des cycles
différents. Les interrupteurs de la cellule doivent être capables de
fonctionner suivant l’un ou l’autre des cycles dynamiques imposés à
la cellule.
- Exemple:
- Soit une cellule élémentaire de commutation à deux voies à
laquelle le convertisseur impose les conditions suivantes:
- Dans un premier temps, il y’a fonctionnement cyclique - La cellule est asymétrique et réversible en courant.
de la cellule avec V constant et I > 0. - Applications: - Hacheur dévolteur réversible en courant
- Dans un deuxième temps, I s’inverse et devient <0. - - Onduleur de tension à modulation ±E

COMMUTATION COMMANDEE AU BLOCAGE - Principe de la commutation forcée:


- L’étude précédente suppose l’existence de semi-conducteurs - La commutation forcée consiste à provoquer le blocage
commandables à l’amorçage ou au blocage couvrant des domaines spontané du thyristor par le biais d’un circuit auxiliaire ayant la
de puissance très étendu. Cependant, la commande au blocage configuration de principe suivante:
souffre d’un certain retard technologique par rapport à la commande
à l’amorçage.
- Lorsque les tensions et courants mis en jeu imposent
l’utilisation d’interrupteurs de gros calibres et qu’il s’avère
nécessaire d’utiliser le thyristor, il faut procéder à la modification de
la structure de la cellule de commutation pour pouvoir provoquer le
blocage spontané. Cette modification présente certains
inconvénients tel que l’augmentation du coût du convertisseur, une
limitation en fréquence due à l’allongement des durées de
commutation. Ce mode de commutation s’appelle Commutation
Forcée.

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- Le circuit de commutation précédent est très simplifié. Les


- Le circuit auxiliaire de commutation est composé d’un
circuits de commutation complets seront étudiés dans le chapitre
interrupteur K3 commandé à l’amorçage (En l’occurrence un thyristor) consacré à la commutation forcée. Sauf qu’à partir de ce circuit,
et d’un condensateur préalablement chargé d’une tension initiale Vc0 quelques conclusions importantes peuvent être tirées, à savoir:
d’amplitude et de polarité telles que le blocage spontané de K1 soit - - une plus grande complexité de la cellule de commutation munie

possible lorsque K3 est commandé à l’amorçage. de son circuit d’extinction pouvant entrainer un changement dans
le fonctionnement global du convertisseur considéré,
- Lorsque K1 se bloque (blocage spontané quasi-instantané), la
- - augmentation de la durée de commutation limitant la fréquence de
continuité du courant est assurée par le condensateur C à travers K3.
fonctionnement,
La tension Vc aux bornes du condensateur évolue au cours du temps
- - contraintes supplémentaires sur les interrupteurs,…
selon l’équation suivante:
- INFLUENCE DE LA NATURE REELLE DES SOURCES

- L’étude précédente a été menée en considérant les sources de


- Lorsque vK2 s’annule, il y’a commutation naturelle libre entre K3 tension et de courant parfaites. La commutation dans la cellule
et K2. K3 se bloque naturellement et K1 s’amorce tout naturellement. élémentaire se déroulait en respectant les deux relations suivantes:
La commutation du courant de K1 vers K2 est terminée.

- Les deux grandeurs (V1-V2) et I sont invariables à l’échelle de -


la commutation ou très lentement variables.
- Cependant, une source de tension ne peut jamais être parfaite
et la présence d’impédance interne inductive, aussi faible que soit-
elle, ne peut être négligée au moment de la commutation. Ainsi, la
source de tension n’impose plus un potentiel V, mais un potentiel
v=V-l.di/dt. Le terme l.di/dt pouvant présenter une amplitude
élevée en régime transitoire rapide de courant (di/dt élevé).
- De même, une source de courant ne peut être jamais parfaite et - C’est le premier cas qu’on rencontre souvent dans la
la présence d’une impédance interne capacitive, aussi faible que conversion statique de l’énergie électrique. La nature des
soit-elle, ne peut être négligée au moment de la commutation. Ainsi générateurs et des récepteurs dont on contrôle l’échange d’énergie
la source de courant n’impose plus un courant I, mais un courant I- est généralement constituée par des machines électriques, des
réseaux de distribution,…L’identification de certaines sources à des
c.dv/dt. Le terme c.dv/dt ne peut être négligée que si c est faible
sources de tension est une hypothèse souvent grossière. Cette
et que v est lentement variable. La représentation des sources de
représentation peut être valable pour des régimes lentement
tension et de courant imparfaites peut se faire comme suit:
variables mais non en régime de commutation.

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- La présence d’un terme inductif dans les deux branches


- La règle établie précédemment concernant le mode de
tension de la cellule élémentaire étudiée précédemment modifie
commutation de la cellule par commande à l’amorçage ou par
considérablement le déroulement de la commutation. Ainsi, la
commande au blocage a été obtenue à partir de l’état initial des
commutation ne peut plus être instantanée. La somme des tensions
interrupteurs avant la commutation et de leur état final après la
aux bornes des deux interrupteurs de la cellule n’est plus imposée.
commutation. Cette règle restera donc toujours valable. Elle précise
On doit procéder à une nouvelle étude de la commutation avec les
le seul mode de commutation qui puisse être envisagé pour les
conditions de la figure suivante:
interrupteurs de la cellule dans les conditions qu’impose le circuit.
Sauf qu’il faut maintenant étudier si la présence d’inductances
permet effectivement la commutation dans les deux modes de
commande envisageables, à savoir la commande à l’amorçage de
l’interrupteur ouvert et la commande au blocage de l’interrupteur
fermé.
Commande à l’amorçage avec
des sources de tension inductives
- Le déroulement de la commutation se déroule selon la chronologie
suivante:

- - Etat initial: K1 ouvert, K2 fermé, Commutation et courant sont de


mêmes signes (Par exemple, v=V1-V2>0, I>0)
Commande à l’amorçage de K1 et blocage spontané de
K2 dans le cas de sources parfaites. Ceci est-il possible
avec des sources de tension imparfaites?
- La commande à l’amorçage de K1 implique son basculement à
l’état passant, mais les inductances l1 et l2s’opposent aux variations
rapides de i1 et de i2 Effondrement de la tension vk1 qui passe
de v=V1-V2 à 0 K1 et K2 se trouvent tous les deux conducteurs
et on peut écrire:

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04/12/2018

Commande au blocage avec


- La commutation est terminée lorsque ik2 s’annule (Blocage
des sources de tension inductives
spontané de K2) et ik1 atteint la valeur I la commutation à
- Soit la cellule élémentaire suivante:
l’amorçage de l’interrupteur ouvert et blocage spontané de
l’interrupteur fermé dans le cas de sources de tensions inductives
est possible avec les conséquences suivantes:
- la durée de la commutation s’allonge et est
directement liée à l’importance des inductances.

- le potentiel du point C durant la commutation vaut


(V1+V2)/2 (Si l1 = l2)
- la commutation à l’amorçage est moins énergique que
dans le cas où les sources de tension sont supposées
parfaites (Effondrement d’abord de la tension, puis
ensuite augmentation du courant dans K1, on peut
parler de commutation douce)
- Ce type de commutation s’effectue avec empiètement

- Etat initial: K1 ouvert, K2 fermé, Commutation et courant sont de


- Question: Quelle est la solution si la commande au blocage est
signes contraires ((V1-V2)>0 et I<0) Commande au nécessaire pour le fonctionnement d’un convertisseur
au blocage de l’interrupteur fermé et amorçage spontané donné?
de l’interrupteur ouvert dans le cas de sources de tension - Elles sont de deux types:
parfaites. Ceci est-il possible avec des sources de tension - 1) Découplage de la cellule de commutation
imparfaites?
- 2) Circuit de commutation forcée.
- Une commande au blocage de K2 entraine une augmentation 1) Découplage de la cellule de commutation
rapide de la tension à ses bornes accompagnée d’un effondrement de
- Cette solution consiste à placer un condensateur au plus près
la tension aux bornes de K1. Mais K2 ne sera considéré comme bloqué des bornes A1 et A2 de façon à limiter l’effet de la présence des
que lorsque ik2 s’annule K2 conduit un courant sous pleine faibles inductances. C’est le cas de sources continues telles que les
tension (Pertes). Le problème qui s’ensuit est l’ouverture d’un circuit batteries d’accumulateurs, le cas de sources alternatives capacitives
inductif Surtension aux bornes de K2 lors de son ouverture. (circuit résonnant parallèle) ou même la sortie d’un filtre L-C. Le
- En conclusion, la commutation naturelle avec commande à condensateur de découplage assure la continuité immédiate du
l’ouverture est inadmissible si les sources de tension sont inductives courant installé dans l’inductance et la surtension à l’ouverture de
(Même pour des valeurs faibles des inductances). l’interrupteur est limitée à des valeurs acceptables.

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- On a recours à la commutation forcée pour réaliser la


commutation par commande au blocage lorsque celle-ci est
nécessaire au fonctionnement d’un convertisseur donné.

- Le principe de fonctionnement d’une cellule de commutation


munie d’un circuit de commutation forcée a été annoncé auparavant
où on a considéré que la source de tension est parfaite. En est il de
même lorsque cette source présente une impédance inductive
- Cependant la commande à l’ouverture sera toujours plus interne.
difficile à maîtriser que la commande à la fermeture.
2) Circuit de commutation forcée - Soit la structure élémentaire de la cellule de commutation
- La découplage ne peut pas constituer toujours la solution. suivante :
L’utilisation d’un condensateur s’avère inapplicable lorsque les
inductances font partie intégrante de la structure physique des
sources (Machines électriques).

-
2ème Séquence: L’amorçage de K2 crée un circuit oscillant constitué

par L,C et E. Au bout d’un quart de période ,

ce courant s’annule et K3 se bloque. La commutation

du courant de K1 vers K3 est terminée.

- Les grandeurs vk1, vk2 et le courant dans K3 évoluent en


fonction du temps de la manière suivante:

- Le fonctionnement de ce circuit de commutation est le suivant:

1ère Séquence: Amorçage de K3 Blocage spontané quasi-instantané


de K1. Le condensateur se charge à courant constant.
Lorsque Vc atteint V K2 s’amorce spontanément.
La première séquence est terminée

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04/12/2018

- PROPRIETES FONDAMENTALES
DE LA COMMUTATION FORCEE

- Interrupteurs: - A amorçage commandé ou spontané et à


blocage spontané (Diodes et Thyristors).
- Contraintes de tension plus sévères
(V+VC0).
- Durée de la commutation: - Obstacle pour le fonctionnement à haute
fréquence des convertisseurs.
- Condensateur: - Dimensionnement réalisant compromis
entre sécurité (temps minimal
d’application de la tension inverse) et une
durée minimale de la commutation.

DUALITE DANS LES CONVERTISSEURS - Les convertisseurs statiques étant constitués entre autres,
STATIQUES d’éléments interrupteurs, il est nécessaire de définir les éléments
Introduction: duaux de ces interrupteurs.

- L’existence de plusieurs structures de convertisseurs statiques Rappels sur la dualité des graphes et des circuits:
conduit tout naturellement de tenter d’établir des relations entre ces - Il existe des couples de grandeurs électriques duales (ou
divers structures d’une part, pour limiter l’étude de ces structures aux corrélatives) qu’on peut énumérer comme suit:
principales et en d’en déduire le comportement des autres et d’autre - Coutant: Tension
part, pour pouvoir rechercher de nouvelles structures de - Résistance: Conductance
convertisseurs.
- Inductance: Capacité
- Les convertisseurs statiques sont constitués principalement
- Impédance: Admittance
d’interrupteurs, d’éléments passifs et réactifs et de sources de tension
- Flux: Quantité d’Electricité
et de courant dont ils contrôlent l’échange d’énergie. Il existe une
relation de bijection qui associe à chaque élément possédant - Puissance: Puissance

certaines propriétés en tension (resp. en courant) un autre élément - Energie: Energie


possédant les mêmes propriétés en courant (resp. en tension). Cette - La dualité s’applique aux graphes et circuits qui sont applicables
relation s’appelle la dualité. sur le plan sans imbrication de branches (Cette imitation prend toute
son importance dans le cas de convertisseurs polyphasés) .

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04/12/2018

- L’exemple classique de deux circuits duaux est le suivant:

- Deux graphes sont duaux si:


- il existe une relation biunivoque entre les mailles de
l’un des graphes, y compris la maille externe, et les
nœuds de l’autre graphe;

- à chaque branche B commune à deux mailles de l’un


des graphes est associée, dans l’autre graphe, une
branche B’ connectée entre les deux nœuds associés
à ces deux mailles. - Les équations caractérisant le fonctionnement de ces deux
- Deux circuits électriques sont duaux si: circuits s’écrivent sous la même forme symbolique:

- les graphes qui leurs sont associés sont duaux;

- les éléments placés sur les branches duales B et B’,


appartenant à chacun de ces graphes sont duaux.

-
- F(p) et H(p) représentent respectivement la tension et le
courant dans le circuit a, et le courant et la tension dans le circuit b.
Obtention du circuit dual d’un circuit donné
- On obtient le circuit dual d’un circuit donné en marquant un
point dans chacune des mailles du circuit et un point à l’extérieur de
ce circuit correspondant à la maille externe. Chacun de ces points
représente un nœud du circuit dual. Entre chaque paire de points,
pour chaque branche commune aux deux mailles qui entourent ces
- Lorsque la structure duale est déterminée, il faut définir les
points, on insère une branche sur laquelle est placé l’élément dual
signes des grandeurs duales. Pour cela, il faut orienter les branches
de l’élément placé sur la branche commune aux dites mailles.
du circuit initial et d’en déduire une orientation des branches du
circuit dual. Dans l’exemple précédent, une fois définie l’orientation
- Exemple de circuits duaux: des branches du circuit initial, on peut écrire la loi des mailles
comme suit:

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04/12/2018

- INTERRUPTEURS STATIQUES DUAUX


- La notion de dualité peut être étendue aux convertisseurs
statiques puisque ces derniers sont fondamentalement des circuits
électriques. Cependant, pour que cette dualité soit complètement
où Vi désigne la tension aux bornes de la branche i. applicable, il est nécessaire de définir les éléments duaux des
Pour le nœud A, la loi des nœuds s’écrit par dualité: interrupteurs usuellement utilisés dans la conversion statique de
l’énergie électrique.
- On peut contourner cette difficulté en déterminant, pour chaque
Pour les nœuds B et C, on a: séquence de fonctionnement du convertisseur, le circuit électrique dual
correspondant en remplaçant les interrupteurs conducteurs par des
court-circuits et ceux bloqués par des circuits ouverts.
- Cette méthode présente une grave lacune puisque seul le
- L’orientation des branches du circuit dual (b) est directement fonctionnement entre les commutations qui est pris en considération.
déduite des 3 relations précédentes. Cette détermination des signes Ce qui permet de déterminer les caractéristiques statiques et d’occulter
des grandeurs duales est fondamentale lorsque les circuits les caractéristiques dynamiques des interrupteurs. Le tableau suivant
contiennent des éléments unidirectionnels. rassemble les interrupteurs usuellement utilisés et leurs duaux.

- THYRISTOR DUAL
- Les interrupteurs à deux segments (Diode et Type «Transistor») sont
des interrupteurs qui sont leur propre dual. En revanche, pour les
interrupteurs à 3 segments, on remarque que lorsque ceux-ci ont un
amorçage et un blocage commandés, l’interrupteur idéal est
facilement identifiable, et que lorsqu’il s’agit de ceux à amorçage
commandé et blocage naturel (type «Thyristor»), l’interrupteur dual
correspondant n’existe pas sous forme discrète. Ce composant,
désormais associé à la nomination «Thyristor-dual», pourrait être
synthétisé à partir de composants ayant un amorçage et un blocage
commandé en transformant leur amorçage en naturel.

Synthèse du thyristor dual


- A partir des propriétés du thyristor, on peut définir les
propriétés que doit posséder le thyristor-dual avant sa synthèse
(Sans savoir à priori ses éléments constitutifs).

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04/12/2018

- Pour transformer l’amorçage commandé en naturel, on doit des dv/dt élevés au blocage et limiter ainsi les pertes durant cette
réaliser un ET logique entre l’existence d’une commande à commutation, on doit placer un condensateur en parallèle du
l’amorçage et l’annulation de la tension aux bornes du composant. composant.
Le blocage étant tel qu’il est, il ne sera actif que lorsque le courant
est positif. La commande au blocage sera inactive si le courant est - Le thyristor s’amorce tout naturellement si la tension à ses
négatif (Tout comme la commande à l’amorçage du thyristor qui doit
bornes atteint ou dépasse la tension de retournement VM. On en
être inactive lorsque celui-ci est soumis à une tension négative).
déduit que le thyristor-dual doit se bloquer lorsque le courant atteint
- Les pertes par commutation à l’amorçage du thyristor-dual sont
ou dépasse une valeur maximale IM. Cette propriété de disjonction
nulles puisque celle-ci s’effectue à tension nulle (Les pertes par
est une propriété très intéressante puisqu’elle constitue une auto
commutation au blocage du thyristor sont nulles puisqu’il se bloque
protection du composant.
à courant nul).

- Pour protéger le thyristor contre des di/dt élevés et limiter les


- On peut rassembler les propriétés du thyristor et de celles du
pertes durant l’amorçage, on ajoute en série avec le composant une
thyristor-dual dans le tableau comparatif suivant:
inductance. Celle-ci ne nécessite aucune évacuation de l’énergie
électromagnétique durant le blocage puisque le thyristor se bloque à
courant nul. On en déduit que pour protéger le thyristor-dual contre

- - Le symbole utilisé pour représenter le thyristor-dual est le


suivant:

APPLICATION DES REGLES DE LA DUALITE


DANS LES CONVERTISSEURS STATIQUES
* Conditions d’amorçage: * Conditions de blocage:
- La connaissance des éléments duaux des interrupteurs
V > 0 + Commande à l’amorçage I > 0 + Commande au blocage
usuellement présents dans les structures des convertisseurs
* Conditions de blocage * Conditions d’amorçage
statiques permet la recherche de structures duales par application
I<0 V<0
des mêmes règles que celles utilisées dans le cas des circuits
* Auto-amorçage si V=VM * Auto-blocage si I=IM
* Courant maximal à l’état passant * Tension maximale à l’état bloqué
linéaires. Cependant, la présence d’éléments unidirectionnels
* Nécessité en protection en: * Nécessité en protection en: nécessite la détermination de l’orientation des branches du circuit
di/dt > 0 à l’amorçage: L en série dv/dt > 0 au blocage: C en parallèle dual préalablement au positionnement de ces éléments.

* Diminution des pertes à l’amorçage * Diminution des pertes au blocage

36
04/12/2018

Recherche du convertisseur dual d’un convertisseur donné


- On se place toujours dans le cas de convertisseurs applicables
sur le plan sans imbrication de branches. - Le graphe dual ainsi obtenu étant orienté, on place sur chaque
- Chaque branche du circuit initial est numérotée et orientée de branche l’élément dual correspondant. Comme les éléments
façon arbitraire. On procède ensuite à la détermination du graphe unidirectionnels sont définis par des caractéristiques courant-tension,
orienté du circuit. On marque un point dans chaque maille adjacente de à une branche orientée dans le sens courant (resp. tension) de
ce graphe et un point quelconque à l’extérieur du circuit. l’élément qu’elle comporte correspond par dualité une branche
orientée dans le sens tension (resp. courant) de la caractéristique de
- A chacun de ces points, on fait correspondre un nœud du circuit
l’élément dual.
dual.
- Entre chaque paire de nœuds duaux, on insère la branche duale
correspondante à l’élément commun au deux mailles duales des dits - Exemple: Recherche du convertisseur dual d’un hacheur à
nœuds. thyristors à commutation forcée

- Un sens de parcours dans les mailles du graphe initial étant


choisi, toutes les branches orientées dans ce sens ont des branches
duales orientées dans le même sens vis-à-vis du nœud dual de cette
maille.

HACHEURS
-
- Définition: Convertisseurs directs de type continu-continu.
Fonction: convertir et traiter l'énergie électrique dans des
structures ou n'apparaissent que des sources
continues (Avantages: Rendement et souplesse
meilleurs que ceux du contrôle rhéostatique).
- Analogie: Hacheur en continu et Autotransformateur en alternatif.
A partir de V fixe, on obtient une tension variable de 0 à V:
Hacheur dévolteur ou > V: Hacheur survolteur.

- Principe: Ouverture et fermeture régulières d'un interrupteur


(Thyristor ou Transistor) permettant la liaison ou la
séparation d'une entrée (source d'énergie) et d'une
sortie (utilisation). Le réglage relatif des temps
d'ouverture et de fermeture permet le contrôle de
l'échange d'énergie.

37
04/12/2018

- En général: Générateur source de tension E supposée Fonctionnement

parfaite. Récepteur F.c.e.m Ec en série - A t=0, Système au repos, tous les courants sont nuls.
avec une résistance de faible valeur Rc et d'une - On ferme Tp, apparition d’un courant ic dans la maille
inductance Lc (Machine à Courant Continu). E, LC, RC et EC. ic croît exponentiellement et LC accumule de
- L'entrée (Source de tension), Sortie (Source de courant) la l'énergie électromagnétique pendant le temps de fermeture de
liaison sera de type directe. Tp noté tf.
- On ouvre Tp, iC commute de T vers D (commutation
forcée au blocage de Tp). LC restitue l'énergie à EC et RC. iC
décroît exponentiellement. C'est la roue libre.
- Deux cas sont possibles:
* iC s'annule avant la nouvelle fermeture de Tp. Le
système revient au repos: Conduction discontinue.

* On ferme Tp avant que iC s'annule commutation de


iC de D vers Tp (Commut forcée):Conduction continue.

Fonctionnement du hacheur en conduction continue


-
- Au bout d'un certain nombre de périodes de fonctionnement, le
régime permanent s'établit et on aura un courant iC périodique de
valeur moyenne Icmoy et d'ondulation εIC:

38
04/12/2018

- = tf/T: le rapport cyclique. Etude en valeurs instantanées


=LC/RC: constante de temps de la charge
- Pendant tf:
EC/E=a ; E/RC=Ik

- Pendant t0:
- Si  varie de 0 à 1 (tf varie de 0 à T ou t0 varie de T à 0)
VCMOY varie de 0 à E.
- L’étude du courant en régimes transitoire ou permanent peut
- Conservation de la puissance moyenne: être réalisée à partir des deux relations précédentes.

- Soit IC0: Valeur maximale de ic(t)

- Soit I’C0: Valeur minimale de ic(t)

- En remplaçant I’C0 par son expression dans IC0, on obtient:


Procédé de réglage
- Pour faire varier la tension moyenne du hacheur, il faut faire
varier le rapport cyclique . Ceci nous amène à concevoir deux
- En remplaçant IC0 par son expression dans I’C0, on obtient: procédés de réglage simples:

- Réglage à tf constant et T variable

- Réglage à T constant et tf variable


Influence du procédé de réglage
sur l'ondulation du courant
- L’ondulation relative du courant aura pour expression:
- Réglage à tf constant et T variable: Posons t0=T-tf:

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04/12/2018

- La constante  étant généralement >>T, tf est < T, l'expression REMARQUES


de l'ondulation relative du courant peut être approximée par: - Pour T=tf, (=1) (cas impossible car t0 minimale de
l’interrupteur et son circuit de commutation), l'ondulation est nulle.

- Lorsque T/ augmente, IC/IK tend vers une limite asymptotique

- Cette expression permet l'étude de l'ondulation réduite IC/IK en - L'ondulation est maximale et presque constante pour les
fonction de T/ pour différentes valeurs de tf/. valeurs élevées de T (fréquence faible). Ce qui correspond au
domaine des faibles tensions de sortie.
- L'ondulation sera d'autant plus faible que le temps de
conduction tf sera plus petit.
- CONCLUSION: Ce type de réglage est bien adapté au cas où la
tension de sortie doit prendre des valeurs très
faibles (quelques % de la tension d’entrée).

- Réglage à T constant et tf variable: Prenons comme paramètre -

de réglage le rapport cyclique =tf/T, l'ondulation relative du courant


aura pour expression en tenant compte que T<<:

- REMARQUES : Pour T donné, donc f, l'ondulation est nulle pour =0


et =1 (Cas impossibles: temps de commutation de l'interrupteur).

- L'ondulation passe par un maximum pour =0.5 c.à.d pour une


tension de sortie moitié de l'entrée. Elle a pour valeur: - L'ondulation diminue lorsque la fréquence augmente. En
particulier pour =0.5 et T<<, on aura:

Si F IC/IK

40
04/12/2018

Conduction critique
- CONCLUSION: Ce type de réglage ne permet pas de fournir des
- Dans ce cas, I'C0=0 sans discontinuité.
tensions de sortie faibles (Si F augmente, T tend vers 0 Vmoy=
(tf/T).E prend des valeurs assez grandes)
- Or, dans de nombreux cas, il est nécessaire de fonctionner
avec des tensions de sortie voisines de 0 (par exemple démarrage
d'une machine à courant continu).
- La relation précédente permet de déterminer l'inductance
- En pratique, on recombine ces deux procédés. Le premier est
critique LC. De même, l'ondulation critique a pour expression:
utilisé pour démarrer avec une tension de sortie faible et une
fréquence de découpage faible.
- Une fois atteint le rapport cyclique minimal que l'on peut ainsi
obtenir, on passe à un réglage du deuxième type: la fréquence de
découpage est maintenue constante et on module le rapport
cyclique. - Les deux relations précédentes permettent de déterminer les
lieux critiques pour différentes valeurs de a fixant les limites de
validité des caractéristiques pour chaque type de modulation.

Etude du fonctionnement en conduction discontinue - On définit le rapport cyclique de conduction c par:

- En conduction discontinue, le courant iC s'annule avant chaque


remise en conduction de l'interrupteur T.

- Pour les valeurs maximale et minimale de ic, on peut écrire:

- En éliminant IC0 entre les deux équations, on aura:

41
04/12/2018

-
-

- A partir des trois relations précédentes de VCMOY, ICMOY et C,


on peut définir entièrement le fonctionnement du hacheur en régime
de conduction discontinue en connaissant les caractéristiques de la
charge (a et ) ainsi que les paramètres de contrôle et T.
CARACTERISTIQUE DE SORTIE

- En négligeant RC (Résistance) en conduction discontinue, on - En conduction continue, RC=0 VCMOY/E= =a=EC/E


aura:
=a2(1/a-1)=a(1-a) .

- Pour ICMOY faible, on est en conduction discontinue. Lorsque


ICMOY augmente, on passe par la conduction critique vers la
conduction continue. Les caractéristiques VCMOY=f(ICMOY) ou
a=f() auront la forme suivante:

- STRUCTURES GENERALES DES HACHEURS


I] HACHEUR A LIAISON DIRECTE:

- En conduction discontinue, VCMOY dépend fortement de ICMOY


Existence de la non linéarité dans le contrôle de VCMOY
- Le hacheur est dit dévolteur

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04/12/2018

II] HACHEURS A ACCUMULATION D'ENERGIE ELECTROMAGNETIQUE - EC < E (diC/dt >0 car iC croît).
- Le principe de fonctionnement de ces hacheurs nécessite la - Si on désire un fonctionnement
présence obligatoire d'une inductance L. en hacheur survolteur, il faut que
le signe de la f.e.m aux bornes de
- Le fonctionnement en deux temps de ce type de hacheur
l'inductance ait un sens contraire
consiste à:
à celui précédent. Ceci implique
* Dans un premier temps, la source de tension alimente une
donc que le courant doit décroître
inductance L qui stocke de l'énergie pendant le temps tf
qu'on doit introduire L en série
* Dans un deuxième temps, l'énergie stockée est restituée à la
avec la source E.
charge soit:
- directement: hacheur survolteur-dévolteur

 - en série avec la source E: hacheur survolteur

Hacheur survolteur
- Dans le fonctionnement en hacheur dévolteur, la f.e.m de
l'inductance, pendant la conduction de l'interrupteur où la source et
la charge sont réunies, a le signe suivant:

Pendant tf Pendant t0
- On doit introduire une capacité C en parallèle de la charge
pour la transformer en une source de tension puisque la source E
en série avec l'inductance est une source de courant.

- Dans le cas où RC0 E'=EC.


- Pendant tf, on stocke de l'énergie dans L en fermant TP. On
bloque TP, l'inductance L se décharge avec la polarité suivante:

43
04/12/2018

-
- Pour déterminer la valeur moyenne de la tension E', il suffit
d'utiliser la propriété que la tension moyenne aux bornes de
l'inductance est nulle.

- Lorsque T conduit, VL=E>0 (pendant tf) E'>E Hacheur survolteur

- Lorsque T est bloqué, VL=(E-E')<0 (pendant to)


- Les caractéristiques de sortie VCmoy=f(ICmoy) ressemblent à
celles du hacheur dévolteur:

Hacheur survolteur-dévolteur
- En régime permanent:
- Principe de fonctionnement:

* dans un premier temps tf, on stocke de l'énergie dans - Le montage est dévolteur pour tf/t0<1 et survolteur pour tf/t0>1.
une inductance en la connectant à la source - Cette structure est souvent utilisée pour obtenir un isolement
galvanique en utilisant un transformateur au lieu d'une inductance.
* dans un deuxième temps t0, la source est déconnectée
et l'inductance restitue l'énergie accumulée à la charge.

Structure du hacheur Pendant tf Pendant t0

- Ce type de montage est utilisé aux faibles puissances et pour


une fréquence de fonctionnement élevée. La taille du transformateur
est très réduite. Ce sont les alimentations à découpage.

44
04/12/2018

COMMUTATION FORCEE - Par contre si, au moment où on désire effectuer une


- Dans le chapitre précédent (hacheur), l'interrupteur de commutation, il n'existe dans le montage aucune tension
puissance TP devrait être commandable au blocage et à l'amorçage, susceptible de remplir les deux conditions précédentes, on doit
c'est le cas du transistor et du G.T.O. Pour un thyristor dont recourir à un circuit annexe dit circuit de "commutation forcée"
l'amorçage est commandable, il faut transformer son blocage - Pour obtenir le blocage spontané du thyristor au moment
spontané en un blocage commandé. Rappelons d'abord que pour désiré, on va placer une maille de commutation auxiliaire qui permet
qu'un thyristor initialement conducteur se désamorce dans des d'obtenir un blocage commandé.
conditions correctes, il faut: 1er principe d'extinction
1) Annuler son courant d'anode
2) Appliquer une tension inverse pendant un temps au
moins égal à tq (turn off)
Commutation naturelle - Commutation forcée
- Chaque fois que l'on dispose, dans le montage, de sources de
tension de signes et de valeurs telles qu'elles puissent assurer les
deux conditions ci-dessus, on dit que le montage fonctionne en
commutation "naturelle" ou "assistée".

- Il faut bloquer Ta et obtenir l'amorçage spontané de D. Pour cela,


- Vcomm doit avoir un signe tel qu'on puisse obtenir
il faut que V'comm soit négative.
simultanément l'amorçage de Ta et le blocage spontané de Tp

Vcomm doit être négative. - V'comm = E - Vcomm V'comm est > 0 car Vcomm < 0.

- Au moment de l'envoi de l'impulsion d'amorçage sur Ta, il y'a - Pour que V'comm soit < 0, il faut que Vcomm soit > à E. On ne
circulation d'un courant inverse dans la maille auxiliaire. Supposons pourra obtenir cette condition que si Vcomm évolue et change de signe

que TP s'est bloqué, le schéma du montage devient: en devenant plus grande que E. Prenons comme Vcomm un
condensateur.

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- On suppose que ICH=Cte durant la commutation (T<<). - Le thyristor TP est soumis pendant tinv à une tension négative
(fminimale= 300 Hz). (inverse). Le temps tinv doit être supérieur à tq.

- C.VC0  ICH.tq (C.Vc0: quantité d'électricité stockée dans C)


- Variante: Au lieu de placer C en parallèle sur le thyristor, on va
le placer en parallèle sur l'ensemble source + thyristor:

- - Pour pouvoir bloquer TP lors de


Deuxième principe d'extinction
l'amorçage de Ta (circulation
- Pour provoquer l'extinction du thyristor principal, on introduit
d'un courant inverse de maille
en série avec celui-ci une f.e.m dont le sens est tel qu'elle tende à
fictif en sens inverse de TP), il
faire circuler dans le thyristor un courant inverse de celui à annuler.
faut que VC0>E lors de l'envoi
On dispose une inductance L dans la maille source, thyristor, charge
de l'impulsion sur Ta). et c'est aux bornes de cette inductance que l'on applique le
- L'excédent de tension par rapport condensateur de commutation.
à E qui permet de bloquer TP est
(VC0-E) C.(VC0-E)Ich.tq
- ICH.tq est le même pour les deux
variantes mais pour le deuxième montage, on a CVC0=CE+(CVC0-E).
La quantité d'électricité C.E est stockée dans le condensateur
sans être utilisée. Dans le premier montage, le condensateur
fonctionne entre +VC0 et -VC0 avec VC0E alors que dans le
deuxième, le condensateur fonctionne entre 2E et 0 donc plus cher.

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-
- Si le condensateur est placé
directement aux bornes de L, il
faut que Vc0 soit > à E. - - La durée de la commutation
n’occupe en général qu'une
- Du point de vue du temps fraction très faible de la
d'application de la tension période de fonctionnement
inverse aux bornes du thyristor du convertisseur. L'étude du
principal, nous pouvons toujours fonctionnement global du convertisseur et du détail de la commutation
nous ramener au premier principe ne peuvent se faire avec la même échelle de temps.
d'extinction. - Pour palier à cette difficulté, on élimine le temps des équations du
circuit. On utilise l'espace d'état à deux dimensions qui permet de

-Une fois la commutation terminée, représenter l'évolution de iL en fonction vC. Dans la plupart des cas,
le condensateur ne présente plus l'inductance L et le condensateur C sont en série, on a iL=iC=C.dvC/dt.
la bonne polarité en vue d'une nouvelle commutation. Pour inverser Il y'a coïncidence (à un coefficient près) entre le plan d'état et le plan de
cette polarité, on utilise souvent des circuits oscillants. phase (vC, dvC/dt).

- - Le régime final du circuit


ETUDE DE QUELQUES MONTAGES HACHEURS
oscillant formé par L et C est
Hacheur de WAGNER
(Vc=0, IL=0): C'est l'état final vers
lequel évoluera ce circuit pendant
un temps infini du fait des pertes.
Ces pertes peuvent être négligées
- Conditions initiales: au niveau d'une période (Amortis
Vc=Vc0< 0, IL=IL0=0, faible) du fait que la résistance du
circuit est négligeable).
TP conduit,
- Tests à vérifier:
DP bloquée car TP conduit (VDp=-E),
Ta bloqué mais peut s'amorcer car VTa=-Vc=-Vc0>0,
Première Séquence:
On envoie une impulsion sur Ta, il s'amorce et on a le schéma
équivalent suivant:

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04/12/2018

-
- Le courant crête dans le circuit oscillant sera:

- ÎL doit être supérieur à ICH.

- Une fois ITp s'annule, c.à.d IL atteint ICH, TP se bloque et on a alors:

- Dés qu'un test est vérifié lors de l'évolution des variables


d'état, on arrive à la fin de la séquence avec de nouvelles conditions
initiales et on doit recommencer la même démarche pour les
séquences suivantes: - D restera bloquée tant que VC n'aura pas atteint +E c.à.d VD=0. On
aura donc la nouvelle séquence suivante:

Deuxième Séquence:
-

- Tests à vérifier:

- On aura donc une charge à courant constant jusqu'à ce que VC


aura atteint E.
- La durée de l'application de la tension inverse aux bornes du
thyristor principal correspond à la durée pendant laquelle VC restera
- Lorsque VC aura atteint E, la diode DP s'amorce et on aura
négative puisque VTp=VC. une nouvelle séquence.

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04/12/2018

Troisième Séquence: -

- TP restera bloqué tant qu'on l'amorce pas.


- VDa est elle > 0. Da s’amorce et on a
- Circuit oscillant avec comme régime forcé (E, 0).
un circuit oscillant formé par L, C, Da et E avec comme conditions
- Le circuit changera de configuration lorsque ITa=IL 0.
initiales:
- VC aura atteint . Le thyristor Ta se bloque et

on aura la configuration suivante:

Quatrième Séquence:- R.F du circuit oscillant (E,0) -


- Da se bloquera lorsque le courant qui la traverse s'annule et qu'il
aura tendance à changer de sens. La tension aux bornes du
condensateur C aura atteint:

- Lorsque Da se bloque, cette séquence est terminée et C aura une


mauvaise polarité à ses bornes pour un nouvel blocage de Tp. La
configuration du circuit aura la forme suivante:
- TP est prêt à s’amorcer si on lui envoie une impulsion sur sa
gâchette.

Quatrième Séquence:
- On envoie une impulsion sur TP; il s'amorce car VTp=E >0
que le système aura la configuration suivante:

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- -

- DP se bloque presque instantanément car VDp=-E. Il y'a un circuit


oscillant formé par C, L, Da et TP qui permet de changer la polarité de
C avec comme VC0 final:

- L'évolution de VC(t) et de IC(t) correspond à:

-
- Conclusion:

Nous disposons d'un hacheur dont VC0 est plus petit que E et
que plus ICH est grand, plus VC0 sera petit donc le pouvoir de
coupure du hacheur sera faible.
HACHEUR DE MAC MURRAY
- On amorce Ta: il peut s'amorcer car VTa=-VC=-VC0 > 0 circuit
oscillant formé par Ta, C, L, TP.

- ITP=ICH-IL
- Dés que IL atteint ICH, ITp s'annule TP se bloque (il faut
que VC0 soit > ICH(L/C) sinon la commutation sera ratée). TP se
bloquant, il risque de changer l'état des autres semi-conducteurs.

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04/12/2018

- Da s'amorce t'elle ? VDa ? > 0; DP s'amorce t'elle ? VDp ? > 0 - VDp = - E - VCt3. Si VDp > 0, c.à.d VCt3 > E, DP s'amorce. Sinon,
- Ta peut t'il se bloquer ? ITa ? vers 0 VDp < 0 C.à.d VCt3 < E, on aura une charge à courant constant
- On suppose que ni DP, ni Da conduisent qu'on aura une jusqu'à ce que VC atteigne E.

charge à courant constant VDa = -VC = -VC0 > 0 Da - Supposons que VCt3 > E Dés que Da se bloque, DP s'amorce
conduit DP reste bloquée TP reste bloqué. et on aura un circuit oscillant formé par E, Ta, C et L. Ta se bloque
- iDa = iL - ICH. Dés que iL atteint ICH, Da se bloque. Le temps lorsque IT 0
d'application de la tension inverse aux bornes de TP est t3-t2 (voir
figure suivante). Da se bloquant, elle risque de changer l'état des - Si on amorce Ti pendant la roue libre qu'il n y'aura pas
autres semi-conducteurs.
d'apport d'énergie au circuit oscillant formé par L, C, Ti et DP.

- L'évolution de iL(t) et VC(t), avant l'inversion du signe de la


tension aux bornes du condensateur (pour qu'il soit prêt pour une
nouvelle commutation), correspond à:

- La représentation de iL(L/C) en fonction de vC, dans le plan de


-
phase est la suivante:

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04/12/2018

- Si on amorce Ti pendant la roue libre qu'il n y'aura pas


LES ONDULEURS
- La conversion de fréquence occupe actuellement une part
d'apport d'énergie au circuit oscillant formé par L, C, Ti et DP.
importante dans le domaine de la conversion statique de l’énergie
- Pour augmenter le pouvoir de coupure du hacheur par l'apport
électrique. La variation de vitesse des machines à courant alternatif
d'énergie au circuit oscillant, on amorce Ti juste avant l'amorçage de en est l’un des domaines le plus important. Celle-ci consiste à
TP. Si  désigne le retard d'allumage de TP sur Ti,  doit être convertir le réseau triphasé à fréquence constante (50 Hz) en un
inférieure à pLC de manière à augmenter la charge de C sans autre système triphasé à fréquence et tension variables.
pour autant détériorer les semi-conducteurs. - Cependant, il existe d’autres applications nécessitant une
conversion de fréquence, à savoir les alimentations sans
interruption, la récupération d’énergie dans le réseau triphasé à
partir de sources à base d’énergie renouvelable. Dans ce cas, il faut
convertir une source continue (de tension ou de courant) en un
système alternatif (monophasé ou triphasé) à fréquence constante.
Il y’a donc une conversion continue-alternative. Les puissances
mises en jeu peuvent aller de quelques dizaines de VA jusqu’à
quelques dizaines de MVA.

- Les convertisseurs de fréquence triphasés qu’on peut de courant montés en cascade. L’un fonctionne comme
rencontrer sont en nombre de quatre: redresseur et l’autre fonctionne comme onduleur. Son
1er ) Le convertisseur de fréquence direct (Ou cycloconvertisseur) circuit intermédiaire est constitué d’une bobine permettant de

Ce convertisseur est composé de trois convertisseurs de lisser le courant continu et séparer les deux convertisseurs.

courant bidirectionnels. La fréquence de sortie est limitée à 15 Certaines conditions sont nécessaires pour le fonctionnement

Hz. Ce convertisseur est utilisé pour alimenter des moteurs en commutation naturelle de l’onduleur, à savoir l’existence

asynchrones ou synchrones de grande puissance et tournant à d’une source de tension triphasée permettant de produire de la

basse vitesse. Ce type de convertisseur est abandonné en puissance réactive. Ainsi, ce type de convertisseur est utilisé

raison de l’évolution spectaculaire des composants semi- pour alimenter des machines synchrones ou pour réaliser une

conducteurs de puissance et en particulier des transistors liaison élastique entre deux réseaux électriques.

IGBT qui ont permis la réalisation de ce type de conversion 3ème) Le convertisseur de fréquence à circuit intermédiaire à courant
pour des puissances élevées à des coûts très compétitifs et des continu avec commutation forcée.
commandes moins encombrantes, facilement réalisables. L’onduleur de ce type de convertisseur est muni des circuits de
2ème) Le convertisseur de fréquence à circuit intermédiaire à courant commutation forcée. Par conséquent, ce type de convertisseur
continu avec commutation naturelle. est capable de fonctionner avec n’importe quelle charge

Ce type de convertisseurs est constitué de deux convertisseurs triphasée. Il est surtout utilisé pour l’alimentation des machines

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04/12/2018

asynchrones d’une puissance de quelques centaines de KVA Principe de fonctionnement des onduleurs
jusqu’à quelques MVA.
- Un onduleur de tension permet d'imposer une tension ±E aux
4ème) Le convertisseur de fréquence à circuit intermédiaire à tension
bornes d'une charge quelque soit le signe du courant dans cette
continu. charge. Ceci est obtenu par l'utilisation de deux hacheurs tête-bêche.
Ce type de convertisseur est constitué à l’entrée d’un
redresseur à diodes qui alimente le circuit intermédiaire à tension
continue constante. L’onduleur est constitué d’éléments
commandables à l’amorçage et au blocage ou de thyristors munis de
leurs circuits de commutation forcée. Ce type de convertisseur est
utilisé pour alimenter des machines asynchrones ou synchrones de
puissance de quelques KVA à quelques centaines de KVA.
- Les deux premiers convertisseurs faisaient partie de - A t=0, on amorce T1 VCH=+E et un courant s'établit dans la
l’enseignement du 1er module d’Electronique de Puissance. charge avec une loi dépendante de celle-ci (exponentielle si la charge
- La structure ainsi que le mode de commutation des deux autres est inductive (R+L)).
seront abordés dans la suite du présent chapitre. - A l'instant t=t1, on ouvre T1. Si la charge est inductive le courant
ne peut pas varier instantanément, D2 s'amorce VCH=-E.

- gâchette sur T2 dés l'instant t1 pour s'assurer que dés que le


courant s'annule, le thyristor T2 s'amorce).

- Si au lieu d'envoyer le signal de gâchette à l'instant t1, on


l'envoie après l'annulation du courant dans la charge, on aura une
"commande disjointe". L'instant t2 dépendra de la charge et que
celle-ci interviendra sur la tension de sortie.
-

- Pendant que D2 conduit, T2 ne peut pas s'amorcer car VT2=-VD2<0.


Dés que le courant s'annule, on peut amorcer T2. La phase de t1 à t2
correspond à un envoi de l'énergie de la charge vers la source et
c'est une phase de récupération.
- Si on amorce T2 juste au moment où le courant s'annule, on
aura une "commande adjacente" (En pratique, on envoie le signal de

53
04/12/2018

- Dans la plupart des cas, la source continue est unique et cela - A tout instant de cette phase de roue libre, on peut passer à une
conduit à la structure en pont. phase de récupération en ouvrant T1 et c'est D4 qui se met à conduire.
La tension VCH devient négative et égale -E. Cette phase se termine
lorsque le courant s'annule (instant t3) et c'est T3 et T4 qui se mettent à
conduire.

- On envoie sur T1 et T4 des signaux complémentaires. De même,


on envoie sur T2 et T3 aussi des signaux complémentaires mais
décalés de r par rapport aux précédents.

- A t0=0, iCH=0, VCH=+E. De t0 à t1, T1 et T2 conduisent, iCH > 0


et VCH=+E. A l'instant t1, on ouvre T2. Si la charge est inductive, le
courant ne peut pas varier instantanément et c'est la diode D3 qui
s'amorce. La tension VCH=0 et c'est la phase de roue libre.

- Phases de roue libre : t1 - t2; t4 - t5 - installer une inductance pour protéger les composants contre les forts
gradients de courant.
- Phases de récupération : t2 - t3; t5 - t6
- A l'instant t4, on ouvre T3 et c'est D2 qui se met à conduire et c'est
la deuxième phase de roue libre.

- A tout instant de cette phase, on peut ouvrir T4 et c'est D1 qui se


met à conduire.

- On dispose d'une tension E; 0; -E

- Si r=0, on aura une tension E, -E


ONDULEUR MAC MURRAY
- Le coefficient de qualité L/r est en général de l'ordre de 10.
- Les circuits d'inversion de polarité des condensateurs de
commutation ne sont plus indispensables car, lorsque un thyristor a
commuté, la tension aux bornes du condensateur a changé de polarité
et il se trouve qu'il est prêt à commuter l'autre thyristor du même bras. - Sur une demi-période, la chute de tension est de l'ordre de VC=15%
Chaque fois qu'il y‘ a une diode tête-bêche sur un thyristor, il faut (r: résistance des composants+celle du circuit oscillant L, C).

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- ONDULEUR EN PONT TRIPHASE


- Avant d'étudier les onduleurs triphasés, reprenons l'onduleur
monophasé selon une méthode que nous généraliserons facilement
à l'étude des ponts triphasés.

- On remarque que plus ICH est important, plus l'apport d'énergie de la


source E vers (L, C) est important donc auto-adaptativité.

SCHEMA DE L’ONDULEUR

ONDULEUR EN PONT A COMMANDE DISJOINTE (TYPE 120°)


- Chaque thyristor est commandé pendant 120°. Il y'a donc un
trou de 60° entre les commandes de deux thyristors d'une même
verticale d'où le nom de "commande disjointe". Les commandes
des thyristors d'une verticale sont décalées de 120° par rapport aux
thyristors de la verticale voisine.

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ONDULEUR EN PONT A COMMANDE ADJACENTE


-
- Dans ce cas, chaque
thyristor est commandé

pendant 180°. Les comm-


-andes de deux thyristors
d'une même verticale
sont adjacentes alors que
les commandes des
thyristors d'une verticale

sont décalées de 120°


par rapport aux thyristors
de la verticale voisine.

- convertisseur de fréquence à circuit intermédiaire


à courant continu à commutation forcée
- Ce type de convertisseur consiste à redresser le réseau triphasé
par un redresseur triphasé commandé en pont. Le courant continu Id
ainsi obtenu, circulant dans le circuit intermédiaire constituée d’une

puisque n (Charge équilibrée). inductance Ld, est imposé relativement sur deux phases de la charge
(par exemple stator d’un moteur asynchrone) au moyen d’un onduleur
- On impose à tout instant, la tension de sortie quelque soit la à commutation forcée. Les condensateurs C servent à bloquer les
charge. La tension entre phases est identique à celle d'un onduleur thyristors de l’onduleur. Celui-ci est à extinction par séquence de
monophasé à commande décalée avec r=60°. D'où un minimum phase. La bobine Ld sert à lisser le courant continu Id et prend en
d'harmoniques et suppression de l'harmonique 3. charge la différence entre les tensions instantanées udI et udII
respectivement du redresseur et de l’onduleur. Le schéma de principe
est le suivant:

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-
-

LES ALIMENTATIONS A DECOUPAGE - La tension VCE, aux bornes du transistor, évolue de manière à
- INTRODUCTION maintenir aussi constante que possible la tension de sortie malgré
- Une alimentation a pour fonction de délivrer des tensions les variations de la charge ou de la tension d'entrée.
continues (5V, +12V, -12V,...) pour alimenter des circuits - Le schéma synoptique de ces alimentations est le suivant:
électroniques et ce à partir d'un réseau alternatif (220V, 50Hz) ou
continu.
- Longtemps, on utilisait les alimentations à régulation linéaire.
Elles se composent généralement:
- d'un transformateur fonctionnant à la fréquence
secteur (50Hz) permettant d'adapter les niveaux de
tension et d'assurer l'isolement galvanique
- d'un redresseur à diodes
- d'un filtre LC.
- La régulation de la tension de sortie s'effectue par le biais d'un
transistor fonctionnant en régime linéaire (appelé Ballast).

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- Ces alimentations présentent plusieurs inconvénients: - d'une part dans le domaine théorique de leur fonctionnement
et dans celui de leurs technologies de réalisation. Ces
- le rendement global de l'ensemble ne dépasse guère
nouveaux transistors peuvent commuter rapidement de l'état
60%. Ceci est du essentiellement aux pertes dans le conducteur à l'état bloqué et vice-versa avec la possibilité de
transistor Ballast car il y'a existence simultanée de VCE les alimenter directement sous haute tension secteur.
et IC - d'autre part, dans la connaissance de leurs mécanismes de
- le transformateur est encombrant car il travaille à défaillance qui a permis la résolution d'un problème majeur qui
est leur protection contre les court-circuits ou surtensions
fréquence faible (50Hz).
occasionnelles.
- Par contre, ce type d'alimentation présente l'avantage d'être
- Ces transistors de puissance permettent de concevoir et de
simple à réaliser.
réaliser aujourd'hui des alimentations peu encombrantes, bon
- Ces inconvénients ont incité les utilisateurs ainsi que les
marché et ayant un bon rendement et ce en les faisant fonctionner
industriels à concevoir d'autres types d'alimentation ayant un bon
en commutation à fréquence élevée (20kHz pour le transistor
rendement et présentant un faible encombrement.
bipolaire et au delà de 50kHz pour le M.O.S de puissance). La
- Ceci a été rendu possible grâce aux énormes progrès réalisés tension continue d'entrée est "découpée" et un transformateur haute
ces dernières années dans le domaine des transistors de puissance: fréquence permet d'adapter les niveaux de tension et de réaliser

l'isolement galvanique. Ce composant joue un rôle très important - Ce type d'alimentation présente plusieurs avantages par rapport
dans la réalisation d'une bonne alimentation à découpage. En effet, il aux alimentations à régulation linéaire:
permet d'isoler les parasites du réseau qui peuvent avoir une 1) un meilleur rendement dû aux faibles pertes dans l'interrupteur.
influence nuisible sur le circuit à alimenter (par exemple les Ces pertes surviennent durant la conduction (VCE faible), durant
téléviseurs). Le schéma synoptique d'une alimentation à découpage le blocage (IC faible) et durant les commutations.
correspond à: 2) un encombrement réduit grâce à l'utilisation des
transformateurs haute fréquence à noyau en ferrite.
Ve=K.N.S.F.BM avec N: Nombre de spires, S: Section du noyau,
F: Fréquence, BM: Induction maximale.
- L'augmentation de F permet de réduire la section du noyau et le
nombre de spires (malgré une induction maximale faible dans les
ferrites).
- Par contre, elles présentent l'inconvénient dû à la pollution du milieu
environnant par l'émission électromagnétique ainsi que la difficulté de la
réalisation pratique (régulation, protection de l'interrupteur, nécessité de
composant rapide et composants réactifs à faibles pertes).

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DIFFERENTS MODELES
cause de la polarité du secondaire et de la présence d’une
- Il existe de nombreux modèles d'alimentation à découpage qu'on
diode D, le courant secondaire est nul. Par contre, pendant la
peut classifier comme suit:
phase de blocage du transistor, l'énergie magnétique stockée
- les alimentations non isolées du secteur: ce sont les montages dans le transformateur est transmise à la charge à travers la
hacheurs
diode D et le condensateur de filtrage. Un entrefer relativement
- les alimentations isolées grâce aux transformateurs à noyau en
grand est donc nécessaire dans le noyau en ferrite afin d'éviter
ferrite.
la saturation.
- Ces dernières peuvent être classées en deux familles et font appel
à plus ou moins de composants et permettent d'obtenir des puissances
plus ou moins importantes avec des régulations plus ou moins
parfaites.
1) Les convertisseurs à accumulation ou en phase bloquée
également appelées séries indirectes ou "FLY-BACK"
L'énergie est stockée dans le transformateur sous forme d'énergie
magnétique pendant la phase de conduction du transistor et à

- Ces alimentations sont les plus simples et les moins onéreuses - Pendant la phase de blocage du transistor TR, l'énergie stockée
à réaliser. Elles sont réservées, pour les faibles puissances (<200W), dans L est fournie à la charge (D2 conductrice, D1 bloquée). L'énergie
pour des tensions de sortie supérieures à 10V et conviennent pour restante dans le circuit magnétique est d'autre part renvoyée au circuit
les applications réclamant des tensions de sortie multiples. d'entrée grâce à l'enroulement de démagnétisation formé par D3 et N3.
2) Convertisseurs séries-directes ou à phase passante également - L'entrefer du circuit magnétique du transformateur doit donc être
appelées "FORWARD" très faible de façon que l'énergie de magnétisation soit aussi faible
- L'énergie est transmise à la charge pendant la phase de que possible.
conduction du transistor et une partie est stockée dans une - Pour l'inductance de lissage L, elle est en général traversée par
inductance de lissage L. Le schéma synoptique d'une telle un courant important. Sa valeur doit être faible de façon à ce qu'elle ait
alimentation est le suivant: un bon comportement vis à vis des variations rapides de la charge et
en même temps, il est préférable qu'elle ait une grande valeur de façon
à avoir un bon comportement de l'alimentation à faible courant de
charge.
- Ces deux exigences étant contradictoires, on utilise des
inductances non linéaires qui se saturent dés que l'induction dans le
noyau atteint un certain niveau.

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- Dans ce type d'alimentation, on a un bon filtrage réalisé par L et -

C et les puissances peuvent aller de 100W à 1kW.

FLYBACK
- Les alimentations à découpage type FLYBACK peuvent
fonctionner selon deux façons différentes:
-fonctionnement avec démagnétisation complète ou incomplète.
FLYBACK à démagnétisation complète:

- Dans ce type de fonctionnement, le courant secondaire iD a le


temps de s'annuler avant la nouvelle mise en conduction du
transistor TR, c'est à dire que le transformateur se démagnétise
complètement avant une nouvelle accumulation d'énergie.
- L'évolution des différentes grandeurs au cours du
fonctionnement de l'alimentation est la suivante:

- Détermination la fonction de transfert VS=f(E). On prend =ton: FLYBACK à démagnétisation incomplète:


La puissance PS représente la puissance minimale que - Dans ce type de fonctionnement, le transistor est remis en
doit fournir la source E. conduction avant que le courant ne s'annule dans le secondaire. De
ce fait, le transformateur ne se démagnétise jamais complètement. La
forme des courants i1(t) et i2(t) et de la tension VCE(t) sur la figure
précédente correspondent à:

- VS ne dépend pas de N2/N1.


- VS est une fonction de la charge RCH. Donc on a pas réalisé une
source de tension mais plutôt une source de puissance qu'il est
nécessaire d'avoir une régulation.

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