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COURS FFBC Université de Lille 2 MASTER II – Mars 2018 2 ème année Finance & Trésorerie d’Entreprise

TRESORERIE & NORMES COMPTABLES INTERNATIONALES
TRESORERIE & NORMES COMPTABLES
INTERNATIONALES
année Finance & Trésorerie d’Entreprise TRESORERIE & NORMES COMPTABLES INTERNATIONALES Céline Beauvois 1

Céline Beauvois

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Normes comptables pour le trésorier

L'Union européenne a adopté en 2005 de nouvelles normes comptables dites IAS/IFRS.

IAS signifie International Accounting Standards (Normes comptables internationales). Il s'agit du terme employé jusqu'en 2001 pour désigner les normes comptables internationales et conservé jusqu'à une modification de la norme concernée. IFRS signifie International Financial Reporting Standards ou Statements (Normes internationales d'information financière). Il s'agit du terme employé à compter de 2003 pour les normes IAS révisée que l'Union européenne impose aux sociétés dans leur communication financière vis à vis des tiers.

L'une des raisons de l'adoption de normes IFRS est la comparabilité des résultats des sociétés car aujourd'hui, les divergences comptables des pays européens sont à l'origine d'interprétation différentes dans ce domaine. Ainsi, une fois les normes IFRS appliquées, une société allemande et une société française communiquent leurs résultats consolidés selon le même schéma.

Une autre raison est le renforcement du marché unique avec l'émergence désormais possible d'une réelle harmonisation comptable et de facto fiscale. S'ajoute à cela la volonté de contrer la toute puissance financière américaine en évitant par exemple une convergence du PCG vers les US GAAP. A ce propos, même si les IFRS s'inspirent des US GAAP, elles n'en sont pas la copie conforme et restent autonomes quant à leur élaboration.

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Présentation du Sommaire

1.Revue des principales normes comptables IFRS impactant le quotidien du Trésorier

Revue limitée des normes IAS 1 à 41 et IFRS 1 à 17

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39 et IFRS 9

Présentation du Sommaire

2.Conséquences sur le métier de Trésorier : Présentation des états financiers

Focus sur la Dette;

Exemple de comptabilisation d’une dette Taux Fixe,

Exemple de comptabilisation d’une dette Taux Variable,

Calcul de TIE,

Dette obligataire hybride.

 

Notion de dérivés incorporés

Focus sur les titres et créances Illustration avec un titre obligataire.

Présentation du Sommaire

3.Conséquences sur le métier de Trésorier : Gestion en IFRS

Préambule : Rappel des règles de couverture.

Illustration du quotidien d’un Trésorier;

Politique de gestion et couverture de la dette

• Couverture d’une dette à taux variable

• Couverture d’une dette en devises

• Schémas comptables

• Intelligence économique vs contraintes IFRS

Politique de gestion et couverture du risque de change,

• Rappel des bases,

• Détermination des expositions; gestion des expositions brutes / nettes

• Illustration de la non neutralité des Intra Groupes.

• Schémas comptables des couvertures

• Politique de gestion et contraintes comptables

Couverture Matières Premières & énergie (Ex : Couverture gasoil, Swap CO²),

Présentation du Sommaire

4.Conséquences sur le métier de Trésorier : son environnement

Politique de décision globale

Raisonnement économique / technique / comptable.

Modalités de décision – Liberté du Trésorier – Comité de Trésorerie

Communication : le cas d’un rapport annuel Full IFRS

Etude de cas : Société B.

Les outils du Trésorier

Valorisation Mark to Market : Principes et illustration,

Tests d’efficacité : Principes et illustration.

Présentation du Sommaire

5.Pour aller plus loin….

Organisation

Fiscalité des opérations

Financiérisation de l’activité / Volatilité des comptes.

Rapprochements des experts financiers : Conso / Tréso

Gestion des covenants en IFRS

Les révisions en cours et les projets d’évolution de la norme.

1. Revue des principales normes comptables IFRS impactant le quotidien du Trésorier

Norme comptable internationale IAS 21 : Effets des variations des cours des monnaies étrangères

Objectif

Une entité peut exercer des activités à l’international de deux manières. Elle peut conclure des transactions en monnaie étrangère ou elle peut avoir des établissements à l’étranger. En outre, une entité peut présenter ses états financiers dans une monnaie étrangère. L’objectif de la présente norme est de prescrire comment il convient d’intégrer les transactions en monnaie étrangère et les établissements à l’étranger dans les états financiers d’une entité, et comment il convient de convertir des états financiers dans une monnaie de présentation. Les questions essentielles portent sur le ou les cours de change à utiliser et sur la manière de présenter les effets des variations des cours des monnaies étrangères dans les états financiers.

1. Revue des principales normes comptables IFRS impactant le quotidien du Trésorier

Norme comptable internationale IAS 32 : Instruments financiers :

Présentation

Objectif

L’objectif de la présente norme est d’établir des principes régissant la présentation des instruments financiers comme passifs ou comme capitaux propres ainsi que la compensation des actifs financiers et passifs financiers. Elle traite du classement des instruments financiers, du point de vue de l’émetteur, en actifs financiers, en passifs financiers et en instruments de capitaux propres, du classement des intérêts, dividendes, profits et pertes y relatifs, et des circonstances dans lesquelles des actifs et des passifs financiers doivent être compensés. Les principes exposés dans la présente norme complètent les principes de comptabilisation et d’évaluation des actifs financiers et des passifs financiers, énoncés dans IFRS 9 Instruments financiers et IAS 39 Instruments financiers :

Comptabilisation et évaluation, ainsi que les principes régissant l’information à fournir énoncés dans IFRS 7 Instruments financiers : Informations à fournir.

1. Revue des principales normes comptables IFRS impactant le quotidien du Trésorier

Norme comptable internationale IAS 39 :Instruments financiers :

Comptabilisation et évaluation

Objectif

L’objectif de la présente norme est d’établir les principes de comptabilisation et d’évaluation des passifs financiers et de certains contrats d’achat ou de vente d’éléments non financiers. Les dispositions relatives à la présentation des instruments financiers sont définies dans IAS 32 Instruments financiers :

Présentation. Les dispositions relatives à l’information à fournir sur les instruments financiers sont définies dans IFRS 7 Instruments financiers: Informations à fournir. Les dispositions relatives au classement et à l’évaluation des actifs financiers sont définies dans IFRS 9 Instruments financiers.

1. Revue des principales normes comptables IFRS impactant le quotidien du Trésorier

Norme internationale d’information financière IFRS 7 : Instruments financiers : Informations à fournir

Objectif

L’objectif de la présente norme est d’imposer aux entités de fournir des informations dans leurs états financiers, de façon à permettre aux utilisateurs d’évaluer :

(a) l’importance des instruments financiers au regard de la situation financière et de la performance financière de l’entité ; et (b) la nature et l’ampleur des risques découlant des instruments financiers auxquels l’entité est exposée pendant la période et à la fin de la période de présentation de l’information financière, ainsi que la façon dont l’entité gère ces risques.

La norme complète les principes énoncés dans IAS 32 Instruments financiers : Présentation, IAS 39 Instruments financiers : Comptabilisation et évaluation et IFRS 9 Instruments financiers.

1. Revue des principales normes comptables IFRS impactant le quotidien du Trésorier

Norme internationale d’information financière IFRS 9 :Instruments financiers

Objectif

L’objectif de la présente norme est d’établir des principes d’information financière en matière d’actifs financiers qui permettent la présentation d’informations pertinentes et utiles aux utilisateurs des états financiers pour l’appréciation des montants, du calendrier et du degré d’incertitude des flux de trésorerie futurs de l’entité.

des montants, du calendrier et du degré d’incertitude des flux de trésorerie futurs de l’entité. 12
des montants, du calendrier et du degré d’incertitude des flux de trésorerie futurs de l’entité. 12

1. Revue des principales normes comptables IFRS impactant le quotidien du Trésorier

Norme internationale d’information financière IFRS 13 :Evaluation à la Juste Valeur

Objectif

La norme IFRS 13 « Evaluation de la juste valeur » est une norme d’évaluation qui s’applique à chaque fois qu’une norme comptable exige la valorisation d’un actif ou d’un passif à la juste valeur.

Pour la détermination de la Juste valeur, IFRS 13 recommande de privilégier l’utilisation des données d’entrée observables et pertinentes (via un marché principal ou avantageux) et de minimiser l’emploi de données d’entrée non observables. La norme exige de fournir dans les annexes des états financiers, toutes les informations qualitatives et quantitatives sur la détermination de la juste valeur des actifs et passifs, la hiérarchisation des méthodes et le processus d’évaluation suivi.

Quelle est la nouvelle définition de la juste valeur ?

Rappel : définition dans le référentiel IFRS actuel « Montant pour lequel un actif pourrait être échangé, ou un passif éteint, entre des parties bien informées et consentantes, pour une transaction conclue dans des conditions de concurrence normales »

Nouvelle définition fournie dans IFRS 13 « Prix qui serait reçu pour vendre un actif ou payé pour transférer un passif lors d’une transaction normale entre intervenants de marché à la date d’évaluation »

La norme IFRS 13 précise que la juste valeur des dérivés doit intégrer l’ensemble des composantes de risque prises en compte par les intervenants de marché

Le Front Office des banques généralise la prise en compte de la CVA et de la DVA dans le pricing des dérivés

Credit Valuation Adjustment (« CVA »)

La CVA représente le risque que la contrepartie bancaire fasse défaut ; il s’agit d’une charge pour l’entreprise (réduction de la juste valeur pour un dérivé classé à l’actif)

Debit Valuation Adjustment (« DVA »)

La DVA représente le risque que le l’entreprise fasse défaut ; il s’agit d’un produit pour l’entreprise (réduction de la juste valeur d’un dérivé classé au passif)

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; il s’agit d’un produit pour l’entreprise (réduction de la juste valeur d’un dérivé classé au

1. Revue des principales normes comptables IFRS impactant le quotidien du Trésorier

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 9, 21, 32 & 39

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

IFRS 7 : Instruments financiers : informations à fournir

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

IFRS

7

: analyse des

risques :

d’informations à fournir :

Ce que prévoit

la

norme en termes

1-POIDS DES INSTRUMENTS FINANCIERS DANS LA POSITION FINANCIERE ET LA PERFORMANCE

 

RECLASSEMENTS

DECOMPTABILISATION D'ACTIFS FINANCIERS

GARANTIES

PROVISIONNEMENT DU RISQUE DE CREDIT

INSTRUMENTS HYBRIDES

DEFAUTS DE PAIEMENT

COMPTE DE RESULTAT

PRINCIPES COMPTABLES

COMPTABILITE DE COUVERTURE

JUSTE VALEUR (idem IAS 32)

2- NATURE ET POIDS DES RISQUES EMANANT DES INSTRUMENTS FINANCIERS

 

INFORMATIONS QUALITATIVES

INFORMATIONS QUANTITATIVES

RISQUE DE CREDIT

RISQUE DE LIQUIDITE

RISQUE DE MARCHE

3- CONTRATS DE LOCATION

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

Focus sur la nature et ampleur des risques découlant des instruments financiers :

Information qualitative : « nous ne travaillons qu’avec des banques de premier rang, ou notées AA minimum ».

Information

portefeuille

quantitative

:

«

l’exposition

de

notre

obligataire aux papiers notés BBB et en deçà est de 12%

»

Risque de crédit : Votre client est il en Irak ou en France? Quelle garantie avez-vous prise? Quels sont les actifs dépréciés? Risque de liquidité : Echéancier des passifs financiers (non dérivés et dérivés), et information sur la façon dont cette liquidité est gérée.

Risque de marché : Quelle est l’exposition de l’entité? Quelle est la sensibilité de cette exposition? Sur les capitaux propres? Sur le résultat?

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

IFRS 7 : analyse des risques : Exemple de présentation du résultat financier

Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39 IFRS 7 : analyse des risques : Exemple

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

IFRS 7 : analyse des risques : Exemple de présentation des actifs financiers

Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39 IFRS 7 : analyse des risques : Exemple

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

Focus sur la nature et ampleur des risques découlant des instruments financiers :

Illustration Risque de Crédit : Veolia Environnement

et ampleur des risques découlant des instruments financiers : Illustration Risque de Crédit : Veolia Environnement

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

Focus sur la nature et ampleur des risques découlant des instruments financiers :

Illustration Risque de contrepartie : Veolia Environnement

ampleur des risques découlant des instruments financiers : Illustration Risque de contrepartie : Veolia Environnement 22

22

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

Focus sur la nature et ampleur des risques découlant des instruments financiers :

Illustration Risque de liquidité Engie (Ex GDF Suez)

et ampleur des risques découlant des instruments financiers : Illustration Risque de liquidité Engie (Ex GDF

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

Focus sur la nature et ampleur des risques découlant des instruments financiers :

Illustration Risque de liquidité Veolia Environnement.

et ampleur des risques découlant des instruments financiers : Illustration Risque de liquidité Veolia Environnement. 24

24

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

Focus sur la nature et ampleur des risques découlant des instruments financiers :

Illustration Risque de Marché / Sensibilité : Veolia Environnement

risques découlant des instruments financiers : Illustration Risque de Marché / Sensibilité : Veolia Environnement 25

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

IAS 21 : Effets des variations des cours des monnaies étrangères.

Détermination de la monnaie fonctionnelle

L’environnement économique principal dans lequel une entité exerce ses activités est normalement celui dans lequel est principalement générée et dépensée sa trésorerie. Une entité considère les facteurs suivants pour déterminer quelle est sa monnaie fonctionnelle :

(a) la monnaie :

(i) qui influence le plus les prix de vente des biens et des services (il s’agit souvent de la monnaie dans laquelle les prix de vente de ces biens et services sont libellés et réglés) ; et (ii) du pays dont les forces concurrentielles et la réglementation déterminent le plus les prix de vente de ses biens et services.

dont les forces concurrentielles et la réglementation déterminent le plus les prix de vente de ses

(b) la monnaie qui influence le plus le coût de la main-d'œuvre, des matériaux et des autres coûts relatifs à la fourniture de biens ou de services (il s’agit souvent de la monnaie dans laquelle ces coûts sont libellés et réglés).

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

IAS 21 : Effets des variations des cours des monnaies étrangères.

Définition d’un investissement net dans un établissement à l’étranger.

15 L’entité peut détenir un élément monétaire qui est une créance sur un établissement à l’étranger ou une dette envers un établissement à l’étranger. Un élément dont le règlement n’est ni planifié ni probable dans un avenir prévisible constitue en substance une part de l’investissement net de l’entité dans cet établissement à l’étranger (…) De tels éléments monétaires peuvent comprendre des créances ou des prêts à long terme. Ils ne comprennent pas les créances clients ou les dettes fournisseurs.

15A L’entité qui détient un élément monétaire qui est une créance sur un établissement à l’étranger ou une dette envers un établissement à l’étranger au sens du paragraphe 15 peut être une filiale quelconque du groupe. Par exemple, une entité a deux filiales, A et B. La Filiale B est un établissement à l’étranger. La Filiale A accorde un prêt à la Filiale B. Le prêt accordé par la Filiale A à la Filiale B fait partie de l’investissement net de l’entité dans la Filiale B si le règlement du prêt n’est ni planifié ni probable dans un avenir prévisible. (…)

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Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

IAS 21 : Effets des variations des cours des monnaies étrangères.

Comptabilisation des écarts de change

Les écarts de change sur un élément monétaire faisant partie de l’investissement net de l’entité présentant l’information financière dans un établissement à l’étranger (…) doivent être comptabilisés en résultat net de la période dans les états financiers individuels de l’entité présentant l’information financière ou dans les états financiers individuels de l’établissement à l’étranger, selon le cas.

Dans les états financiers qui incluent l’établissement à l’étranger et l’entité présentant l’information financière (par exemple, les états financiers consolidés lorsque l’établissement à l’étranger est une filiale), ces écarts de change doivent être comptabilisés initialement en autres éléments du résultat global et reclassés de capitaux propres en résultat net lors de la sortie de l’investissement net (…).

Focus sur les principales normes ‘du Trésorier’ : IFRS 7, 21, 32 & 39

IAS 32 : Présentation

Distinction dettes/capitaux propres Instruments financiers composés Actions propres Intérêts, dividendes, profits et pertes Compensation

IAS 39 : Comptabilisation et évaluation

Actifs financiers (classement, évaluation, comptabilisation, dépréciation) Exemples : Créances clients, placements… Passifs financiers (classement, évaluation, comptabilisation) Exemples : Dettes fournisseurs, emprunt auprès d’un établissement de crédit… Instruments dérivés (définition, évaluation, comptabilisation) Exemples : Swap de taux, achats et ventes à terme de devises…. Comptabilité de couverture

Champ d’application des normes 32 & 39

Un champ d’application très large…

Sont

concernés

les

instruments

financiers

c’est-à-dire

les

contrats

portant sur :

des actifs financiers : droits à recevoir de la trésorerie dont les créances des passifs financiers : décaissements futurs

de

des

instruments

de

capitaux

propres

:

droit

sur

l’actif

net

l’entreprise … avec quelques exceptions Sont exclus les éléments suivants :

Titres consolidés (IAS 27, IAS 28 et IAS 31) mais les dérivés sur titres consolidés ne sont pas exclus de la norme sauf s’ils répondent à la définition d’instrument de capitaux propres Placements liés aux avantages au personnel (IAS 19) Droits et obligations liés aux contrats de location (IAS 17), sauf pour la dépréciation des créances (côté bailleur) et les dérivés incorporés dans les contrats de location

Contrats d’assurance (IFRS 4) Instruments financiers au titre des plans de stock options (IFRS 2)

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Quelle définition des instruments financiers?

Les actifs financiers trésorerie droit contractuel de recevoir de la trésorerie ou un autre actif
Les actifs financiers
trésorerie
droit contractuel de recevoir de la
trésorerie ou un autre actif financier
d'une autre entreprise,
droit
contractuel
d'échanger des
instruments financiers à des conditions
potentiellement favorables,
instrument de capitaux propres d'une
autre entreprise.
Les passifs financiers sont des obligations contractuelles : de remettre à une autre entreprise de
Les passifs financiers sont des obligations
contractuelles :
de remettre à une autre entreprise de
la trésorerie ou un autre actif financier,
d'échanger des instruments financiers
à des conditions potentiellement
défavorables.
Un instrument dérivé est un instrument financier dont la valeur fluctue en fonction de l'évolution
Un instrument dérivé est un instrument financier
dont la valeur fluctue en fonction de l'évolution d'une variable (indexation sur un indice ou un cours
par exemple),
qui ne requiert aucun placement net initial ou faible par rapport à d’autres types de contrats
réagissant de manière similaire aux conditions de marché (une soulte, un dépôt de garantie peuvent
être des placements net initiaux faibles),
qui est réglé à une date future.
Cette définition couvre les contrats financiers et non financiers
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Champ d’application (suite)

Une norme qui ne concerne pas que les instruments dérivés…

Les postes potentiellement concernés dans les états financiers des entreprises industrielles et de services sont :

des entreprises industrielles et de services sont : Les titres de participation non consolidés doivent être

Les titres de participation non consolidés doivent être valorisés

conformément à IAS 39, donc à leur juste valeur.

32

Résumé des principales divergences identifiées avec les principes français

Les dettes financières sont comptabilisées selon la méthode du coût amorti :

Initialement pour le montant de trésorerie reçue y compris frais de transaction ; Ultérieurement, les intérêts sont comptabilisés selon le taux d’intérêt effectif (TIE) de l’opération

Les actions propres sont systématiquement imputées sur les capitaux propres

La distinction opérée dans les comptes français (régulation de cours, attribution aux salariés…) n’existe pas dans le référentiel IFRS.

La composante « capitaux propres » et la composante « dettes » des nstrumentsi composés (BSA, OCEANE…) doivent faire l’objet d’une comptabilisation séparée.

Les dérivés sont systématiquement comptabilisés au bilan

Ils sont valorisés à la juste valeur et les variations de juste valeur sont toujours inscrites en résultat sauf dans certains cas de couverture. Toutefois, une relation de couverture ne permet pas de ne pas comptabiliser les dérivés dans le bilan.

Résumé des principales divergences identifiées avec les principes français

Les actifs financiers sont classés en 4 catégories :

Prêts et créances Actifs comptabilisés à la juste valeur en résultat (y compris titres spéculatifs et titres classés volontairement à la juste valeur) Actifs détenus jusqu’à l’échéance Actifs disponibles à la vente

Les titres détenus jusqu’à l’échéance, les prêts et les créances sont comptabilisés selon la méthode du coût amorti :

Initialement pour le montant de trésorerie donnée y compris frais de transaction ; Ultérieurement, les intérêts sont comptabilisés selon le taux d’intérêt effectif (TIE) de l’opération

Résumé des principales divergences identifiées avec les principes français

Les titres classés dans les autres catégories sont comptabilisés à la JUSTE VALEUR. Les variations de juste valeur sont comptabilisées :

En résultat pour les titres comptabilisés à la juste valeur en résultat En capitaux propres pour les titres disponibles à la vente (jusqu’à la cession ou la dépréciation).

Une attention toute particulière à porter sur la notion de « cash equivalent » (IAS7)

Seuls les actifs d’échéance très courte et de très faible sensibilité sont classés dans cette catégorie.

Le principe de base de IAS 39 est la juste valeur pour les actifs financiers. L’utilisation du coût amorti constitue une exception.

1. Revue des principales normes comptables IFRS impactant le quotidien du Trésorier

Norme internationale d’information financière IFRS 9 :Instruments financiers

Principes

IFRS 9 introduit une approche logique et unique de classification pour tous les actifs financiers, soit au coût amorti, soit à la juste valeur, y compris pour les actifs financiers qui comportent un dérivé. Dans ce cas de figure, l'actif financier est classé dans son intégralité plutôt que d'être soumis à des règles complexes de décomposition.

L'approche est fondée sur des principes plutôt que sur des règles comme dans IAS 39, jugées complexes et difficiles à appliquer. Deux critères doivent être utilisés pour déterminer comment les actifs financiers doivent être classifiés et mesurés

Objectifs d’IFRS 9 sur la couverture

IFRS 9 cherche à rapprocher la comptabilité de couverture de la gestion des risques
IFRS 9 cherche à rapprocher la comptabilité de couverture
de la gestion des risques

Problématiques soulevées par l’actuelle IAS 39

Approche fondée sur des règles

Ne permet pas de refléter la gestion des risques de l’entité

Peut perturber la gestion des risques de l’entité (e.g. valeur temps des options)

des risques de l’entité (e.g. valeur temps des options) Objectifs du modèle IFRS 9 Approche fondée
des risques de l’entité (e.g. valeur temps des options) Objectifs du modèle IFRS 9 Approche fondée
des risques de l’entité (e.g. valeur temps des options) Objectifs du modèle IFRS 9 Approche fondée

Objectifs du modèle IFRS 9

Approche fondée sur des principes

Vise à rapprocher gestion des risques et comptabilité

Permet à l’entité d’utiliser les informations issues de sa gestion des risques comme base de la comptabilité de couverture

2. Conséquences sur le métier de Trésorier : Présentation des états financiers

2. Conséquences sur le métier de Trésorier : Présentation des états financiers

Focus sur la Dette; Exemple de comptabilisation d’une dette Taux Fixe,

Exemple de comptabilisation d’une dette Taux Variable, Calcul de TIE, Dette obligataire hybride.

Exemple de comptabilisation d’une dette Taux Variable, Calcul de TIE, Dette obligataire hybride.
Exemple de comptabilisation d’une dette Taux Variable, Calcul de TIE, Dette obligataire hybride.

• Notion de dérivés incorporés

Comment sont traitées les dettes dans le référentiel IFRS?

La dette est comptabilisée à l’origine pour le montant de la contrepartie reçue en échange des droits concédés (titres, prêt), et diminuée des frais d’émission :

Les frais d’émission comprennent les honoraires et commissions versées, les montants prélevés par les agences et les bourses de valeur ainsi que les droits et taxes de transfert.

Les dettes sont ensuite évaluées au coût amorti :

Le coût amorti est le montant actualisé, au taux d’intérêt effectif d’origine, des flux futurs restant à décaisser sur l’emprunt. Le taux d’intérêt effectif est le taux qui permet d’égaliser les flux futurs de la dette au montant perçu à l’origine, c’est-à-dire le montant à l’émission, net des frais d’émission. Les frais d’émission et primes sont ainsi pris en compte dans la détermination du taux d’intérêt effectif.

Exemple de calcul de coût amorti

Caractéristique de l’emprunt Nominal 100 M€ Prime d’émission : 4 M€ Frais d’émission : 1 M€

Date

de début 01/04/12

Date

d’échéance 01/04/14

Intérêt fixe payé annuellement de 6%.

Le taux d'intérêt effectif (TIE) de l'emprunt permet de vérifier l'égalité suivante :

6/(1+TIE) + 106/(1+TIE)^2 - 95 = 0 (soit TIE = 8,84%)

Exemple XL

Comment calculer le coût amorti?

Coût

amorti

_

=

n

i = 1

Ci

(1

+ X

)

(

ti

/ 365 )

X est le taux d'intérêt effectif n le nombre de flux de trésorerie restant jusqu’à l’échéance Ci le ième flux de trésorerie Ti est le nombre de jours qui sépare la date de calcul de celle du ième flux de trésorerie

Le taux d'intérêt effectif correspond au taux qui actualise exactement les flux futurs attendus de l'instrument financier

VNC

0

=

n

i

=

1

 

C

i

( 1

+

x

)

(

T

i

/

365

)

VNC0 est la valeur nette comptable initiale de l’instrument

Traitement d’une dette à taux fixe en euros

Mini cas : Données de l'exemple :

Nominal : 1000 Date de remboursement : 01/07/14 Frais d'émission : 10 Taux d'intérêt facial : 2,50%

Date d'émission : 01/07/09 Prix d’émission : 975 Prix de remboursement : 1 050

Calculez le montant de trésorerie reçu. Détaillez les flux de l’opération année par année. Calculez le TIE.

Traitement d’une dette à taux fixe en euros

Dans cet exemple, le montant de trésorerie reçu est de :

Prix d’émission – frais d’émission soit 975 – 10 = 965

Les flux de trésorerie à décaisser sont la valeur actuelle de :

Pour chaque échéance, les intérêts de 2,5% du nominal, soit 25 A la dernière échéance le prix de remboursement : 1 050 (à ajouter au dernier flux d’intérêts de 25) soit 1 075

Traitement d’une dette à taux fixe en euros

Première étape : calcul du taux d’intérêt effectif

C’est le taux qui permet de respecter l’égalité suivante :

965 = 25/ (1+X) + 25/ (1+X) ^2 + 25/ (1+X) ^3 +25/ (1+X) ^4 +1075/ (1+X) ^5

Le montant de 965 correspond au montant de l’émission (975) déduction faite des frais d’émission (10)

Le dernier flux à actualiser correspond à la somme des intérêts et de la valeur de remboursement de l’emprunt (1050 + 25).

Au cas présent, le taux d’intérêt effectif s’élève à 4,21%.

Traitement d’une dette à taux fixe en euros – Détail du coût amorti

Coût amorti Intérêts nb Intérêts Coût amorti 01/07/2009 début courus non jours payés fin période
Coût amorti
Intérêts
nb
Intérêts
Coût amorti
01/07/2009
début
courus non
jours
payés
fin période
période
échus
01/01/2010
184
965
20.10
985.10
01/07/2010
181
985.10
20.52
25
980.63
01/01/2011
184
980.63
20.43
1
001.06
01/07/2011
181
1 001.06
20.85
25
996.91
01/01/2012
184
996.91
20.77
1
017.68
01/07/2012
182
1 017.68
21.20
25
1 013.88
01/01/2013
184
1 013.88
21.12
1 035.00
01/07/2013
181
1 035.00
21.56
25
1
031.57
01/01/2014
184
1 031.57
21.49
1
053.06
01/07/2014
181
1 053.06
21.94
25
1 049.99

Ce faisant, on passe bien d’un flux initial de 965 € à un dernier flux de 1050€, après prise en compte du TIE, on a ainsi lissé les différents impacts sur toute la période.

Traitement d’une dette à taux fixe en euros

Deuxième étape : Détermination du coût amorti à chaque date de clôture Deux méthodes sont possibles pour ce calcul :

Méthode 1 : calcul des intérêts selon la méthode actuarielle Pour calculer le coût amorti au 31 décembre 2011 on part du dernier coût amorti connu au 31 décembre 2010, que l’on capitalise au TIE auquel on retranche le coupon payé au 30 juin 2011 capitalisé au TIE sur 6 mois.

Méthode 2 : calcul par actualisation des flux futurs On se situe au 31 décembre 2011, et on actualise les flux restant à courir jusqu’à l’échéance

Exercice

Traitement d’une dette à taux fixe en euros

Deuxième étape : Détermination du coût amorti à chaque date de clôture Deux méthodes sont possibles pour ce calcul :

Méthode 1 : calcul des intérêts selon la méthode actuarielle Pour calculer le coût amorti au 31 décembre 2011 on part du dernier coût amorti connu au 31 décembre 2010, que l’on capitalise au TIE auquel on retranche le coupon payé au 30 juin 2011 capitalisé au TIE sur 6 mois. 1001,06*((1+4,21%)^1)-25*((1+4,21%) ^0,5) = 1 017,68

Méthode 2 : calcul par actualisation des flux futurs On se situe au 31 décembre 2011, et on actualise les flux restant à courir jusqu’à l’échéance 25/ (1+4,21%)^0,5 + 25/ (1+4,21%)^1,5 +1075/ (1+4,21%) ^2,5 = 1 017,68

Traitement d’une dette à taux fixe : En synthèse

 

Principes

IFRS

Ecart en

Ecart en %

français

montant

2009

21

20.1

-0.9

-4.29%

2010

42

40.95

-1.05

-2.50%

2011

42

41.63

-0.37

-0.88%

2012

42

42.32

0.32

0.76%

2013

42

43.05

1.05

2.50%

2014

21

21.95

0.95

4.52%

TOTAL

210

210

0

 

La charge annuelle en principes français correspond à :

L’amortissement des frais d’émission : 10/5 L’amortissement des primes (prime d’émission : 25 et prime de remboursement : 50) : 75/5 La charge d’intérêt annuelle : 25

Traitement d’un emprunt à taux variable – calcul du TIE

Un nouveau calcul du taux d’intérêt effectif doit être réalisé à la date de refixation des taux.

Soit un emprunt de 1 000 émis le 01/01/2003 à échéance 31/12/2005 à taux variable Euribor 12 mois. Les frais d’émission sont de 10. Les taux d’intérêt sont les suivants :

01/01/2003 : 3,75% 31/12/2003 : 3,40% 31/12/2004 : 3,30% 31/12/2005 : 3,25%

Les intérêts sont calculés sur la base du taux d’intérêt fixé en début de période.

Traitement d’un emprunt à taux variable – TIE et coût amorti

Le taux d’intérêt effectif (TIE) à l’origine est le taux X qui permet de respecter l’égalité suivante :

990 = 37,50/(1+X) + 37,50/(1+X)^2 + 1 037,50/(1+X)^3 = soit 4,11%

Coût amorti Au 31 décembre 2003, le coût amorti est le suivant :

990 x (1+4,11%) – 37,5 = 993,19 Le taux nominal est alors de 3,40%, ce qui nécessite un recalcul du taux d’intérêt effectif sur la base de la formule suivante :

993,19 = 34/(1+X) + 1 034/(1+X)^2 = soit 3,76% Au 31 décembre 2004, le coût amorti s’établit à :

993,19 x (1+3,76%) – 34 = 996,53 Le nouveau taux nominal est de 3,30%, ce qui conduit à un nouveau TIE de 3,66% Au 31 décembre 2005, le coût amorti avant paiement des intérêts est de :

996,53 x (1+3,66%) = 1 033

Illustration simplifiée du calcul de coût historique amorti

Emission de 100 € Frais de 5 € Calcul du Coût historique amorti, reconstitué à partir du TIE :

L’entreprise a obtenu 95 de cash net (100 moins les frais de 5), elle devra rembourser 100 à l’échéance; la comptabilisation de sa dette tient donc compte de cet écart de cash entre le début et la fin de l’opération.

100 100 98 96 95
100
100
98
96
95

Comptabilisation séparée des instruments hybrides

Pourquoi une comptabilisation séparée ?

Exemple d’une obligation convertible

L’existence de l’option de conversion, au bénéfice et à l’initiative du porteur de l’obligation, lui permet d’accepter une rémunération moindre des sommes investies en contrepartie de la perspective d’une « bonne affaire » lors de la conversion.

L’obligation convertible s’analyse donc comme un instrument hybride intégrant :

Une obligation classique présentant une rémunération de marché Une option de conversion en instruments de capitaux propres, assimilable à un bon de souscription d’actions, qui est lui-même un instrument de capitaux propres.

Portefeuille titre - Critères de classification principes généraux

La norme IAS 39 définit une classification des actifs financiers :

Actifs détenus jusqu’à leur échéance (Held to maturity - HTM) : actifs financiers à paiements fixés ou déterminables et à échéance fixée que l’entreprise a l’intention et la capacité de conserver jusqu’à leur échéance.

Prêts et créances : actifs financiers émis par l’entreprise du fait de la remise à un débiteur d’argent ou de biens et services non destinés à être vendus à court terme.

Ces instruments sont enregistrés au coût amorti.

Portefeuille titre - Critères de classification principes généraux

La norme IAS 39 définit une classification des actifs financiers :

Actifs comptabilisés à la juste valeur en résultat :

Détenus à des fins de transaction (trading) : instrument financier pour lequel le but est de dégager un bénéfice des fluctuations à court terme. Les instruments dérivés (hors couverture) sont toujours classés en trading. Actifs comptabilisés volontairement à la juste valeur : classement opéré à l’initiation de l’opération. L’union européenne a adopté l’amendement d’IAS 39 qui encadre l’option juste valeur. L’option de juste valeur en résultat est éligible, instrument par instrument, pour les instruments financiers suivants, à condition que la mesure à la juste valeur soit vérifiable :

Instruments financiers avec dérivés incorporés; Variations de juste valeur des actifs et passifs se compensant; Tous actifs financiers disponibles à la vente (AFS) entrant dans un portefeuille géré sur la base de la juste valeur.

Actifs disponibles à la vente (Available for sale - AFS) : actifs financiers qui n’entrent dans aucune catégorie ci-dessus.

Tous ces titres sont comptabilisés en Juste Valeur.

55

Evaluation des actifs financiers hors couverture

Comptabilisation initiale Lors de la comptabilisation initiale d’un actif financier, une entreprise doit l’évaluer à sa juste valeur, Pour un actif financier qui n’est pas à la juste valeur en résultat, la juste valeur initiale doit être majorée des coûts de transaction directement imputables à l’acquisition ou à l’émission de l’actif financier.

Comptabilisation ultérieure Prêts et créances – Titres détenus jusqu’à l’échéance :

Coût amorti Dépréciation le cas échéant Titres à la juste valeur par résultat :

Juste valeur, les variations de valeur étant enregistrées en résultat Titres disponibles à la vente :

Juste valeur, les variations de valeur étant enregistrées en capitaux propres jusqu’à la cession (les dividendes ou les intérêts (sur la base du coût amorti) sont enregistrés en résultat) Les instruments de capitaux propres pour lesquels il n’est pas possible de déterminer une juste valeur de manière fiable doivent être comptabilisés au coût historique. Dépréciation éventuelle en résultat La reprise n’est pas autorisée pour les instruments de capitaux propres.

Les contraintes liées à la classification

La classification se fait à l’origine en fonction des intentions du management

La classification conditionne le traitement comptable

Les reclassements entre les différentes catégories sont quasiment impossibles Ils correspondent à des “sanctions” en cas de non respect des conditions fixées pour un classement dans la catégorie HTM Il n’est pas possible de procéder à des reclassements volontaires d’une catégorie à l’autre

La catégorie HTM est très restrictive et ne sera quasiment jamais utilisée par une entreprise industrielle et de service.

Portefeuille titres – Questions / réponses…

Peut-on valoriser des titres cotés autrement que par application du cours de bourse de clôture ?

Non. La norme impose d’utiliser le cours de bourse si le titre est coté sur un marché actif. Il n’est donc pas possible de retenir un cours moyen ou d’appliquer une décote de holding ou une prime de bloc sur la cotation disponible.

Portefeuille titres – Questions / réponses…

Comment déterminer la juste valeur d’un titre ?

Le référentiel IFRS a prévu une hiérarchie dans la détermination de la juste valeur :

1.Pour un titre coté sur un marché actif, la juste valeur est le cours de bourse, (Marked To Market). 2.Lorsque le marché n’est pas actif, la juste valeur est déterminée par référence à une transaction de marché récente (méthode des comparables…) 3.Dans les autres cas, la juste valeur est déterminée par un modèle de valorisation. (Marked to Model)

Le modèle de valorisation retenu doit prendre en compte toutes les données de marché que des acteurs sur le marché auraient considérées pour établir un prix de transaction et utiliser une méthodologie de valorisation généralement acceptée (flux de trésorerie actualisés, modèle B&S…) Le modèle doit être testé régulièrement.

Les instruments de capitaux propres pour lesquels il n’est pas possible de

déterminer une juste valeur de manière fiable doivent être comptabilisés au coût

3. Conséquences sur le métier de Trésorier : Gestion en IFRS

3. Conséquences sur le métier de Trésorier : Gestion en IFRS

Préambule : Rappel des règles de couverture.

Illustration du quotidien d’un Trésorier; Politique de gestion et couverture de la dette

• Couverture d’une dette à taux variable

• Couverture d’une dette en devises

• Schémas comptables

• Intelligence économique vs contraintes IFRS

Politique de gestion et couverture du risque de change,

• Détermination des expositions; gestion des expositions brutes / nettes

• Illustration de la non neutralité des Intra Groupes.

• Schémas comptables des couvertures

• Politique de gestion et contraintes comptables

Couverture Matières premières & énergie (Ex : Couverture gasoil, Swap CO²),

61

3. Conséquences sur le métier de Trésorier : Gestion en IFRS

Préambule : Rappel des règles de couverture.

Rappel des règles de couverture

Les instruments dérivés sont toujours comptabilisés pour leur juste valeur au bilan.

Les variations de juste valeur sont enregistrées en résultat sauf en cas de couverture :

Comptabilisation symétrique en résultat des effets en sens inverse des variations de justes valeurs de l'instrument de couverture et de l'instrument couvert :

Pour la couverture de juste valeur : les variations de valeur de l'instrument couvert (pour la partie du risque couverte) et de l’instrument de couverture (dans sa totalité) sont enregistrées en résultat. Pour la couverture de flux de trésorerie : les variations de juste valeur «efficaces» de l'instrument de couverture sont enregistrées dans les capitaux propres jusqu'à ce que le flux de trésorerie de l'instrument couvert se produise. Pour la couverture d’investissements nets : les variations de juste valeur de l'instrument de couverture sont enregistrées dans les capitaux propres jusqu'à la cession de l’investissement.

Il existe des «dérivés incorporés» à un contrat hôte qu’il convient de séparer si certaines conditions sont remplies

63

Rappel des règles de couverture

IAS 39 définit un instrument dérivé comme un contrat dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution d’une variable qui ne requiert aucun placement net initial ou faible par rapport à d’autres types de contrats réagissant de manière similaire aux conditions de marché qui est réglé à une date future

Cette définition a une vocation générale et recouvre tant les contrats financiers que les contrats non financiers

Sont donc considérés comme des dérivés :

Les contrats sur instruments financiers à terme : Swap, cap, floor, achats et ventes à terme, Les contrats portant sur des achats et des ventes sur instruments non financiers dès lors qu’ils répondent à la définition précédemment posée, notamment les contrats sur matières premières.

Des critères d’exclusion restrictifs

Une exception à l’application de la norme IAS 39 est prévue pour les contrats non financiers lorsqu’ils entrent dans l’activité normale de la société et conduisent à une livraison physique (il n’y a pas de pratique de l’entité ou de possibilité de règlement net, i.e. règlement en trésorerie et non par réception ou livraison physique).

Néanmoins, la vente d’option reste toujours considérée comme :

Ne faisant pas partie du cadre l’activité normale de l’entreprise Un dérivé

Exemple de principes comptables sur les dérivés - Bonduelle

Exemple de principes comptables sur les dérivés - Bonduelle 66

66

Une documentation obligatoire des opérations dès l’origine

Elle est indispensable pour bénéficier de la comptabilité de couverture.

A l'origine de la couverture, il doit exister des documents formalisés décrivant la relation de couverture :

l'objectif en matière de gestion des risques, la stratégie de couverture.

Ces documents doivent permettre d'identifier :

la transaction ou l'élément ou groupe d'éléments couvert,

l'instrument

couverture, le type de relation de couverture (juste valeur ou flux de trésorerie),

le

la manière dont l'entreprise évaluera l'efficacité de la couverture.

de

couverture

ou

la

combinaison

d'instruments

risque couvert,

de

La

rétrospective.

démonstration

d’une

relation

de

couverture

n’est

donc

pas

uniquement

Une documentation obligatoire des opérations dès l’origine

REF T04/01 :

SWAP EMETTEUR EURIBOR 6MOIS 25MEUR

COUVERTURE DE L'EMISSION OBLIGATAIRE 25MEUR DU 20/07/04

1.Description de la stratégie

Elément couvert :

Emprunt obligataire en EUR

Nominal

25 000 000

EUR

Prix d'émission

100%

Date d'emission

20/07/2004

Date d'échéance

20/07/2016

Taux

5.03%

Intérets Amortissement

semestriels 5 MEUR /an à compter du 20/07/12

Part du nominal couverte

100%

Instrument de couverture : Swap receveur taux fixe payeur variable paiement semestriels

sur les 2 branches

Réf

T04/01

Date de démarrage

20/07/2004

Date échéance

20/07/2016

Nominal

25 000 000

EUR

Taux fixe

5.03%

Taux variable Amortissable

€ 3M + 0,71% 5MEUR/an à compter du 20/07/12

68

Une documentation obligatoire des opérations dès l’origine

Stratégie de couverture :

L'exposition couverte par le swap est le risque de prix associé à la dette à taux fixe : Couverture de type Fair Value Hedge de taux, pour 100% du nominal de la dette.

Les variations de valeur du swap viennent exactement compenser les variations de valeurs de la dette liées aux évolutions de taux d'interêts.

Les eventuels futurs roll overs cette couverture ne constituera pas necessairement un motif d'arret de la comptabilité de couverture,

Test d'efficacité Ex Ante

Nous utiliserons la mesure de la "Value At Risk" pour valider Ex ante l'efficacité du montage. Il s'agit d'une VAR sur 1J avec une confiance de 90% et une profondeur d'Historique de 30J.

Ainsi si VAR (Montage) / VAR (Sous jacent) > 80% le montage peut être qualifié d'efficace.

Test d'efficacité rétrospectif

L'efficacité du montage est calculée selon la methode du "Périodic Dollar Offset". Il consiste à comparer entre 2 dates d'arrétés l'impact de l'évolution des taux d'intérêt des swaps et celle de la dette.

sur la fair-valeur

Le swap et la dette sont valorisés hors coupon courru sur la base des conditions de marché de début puis de fin de semestre mais à partir de leurs caractéristiques en date de fin de semestre.

Les différentes typologies de couverture

Trois catégories de relation de couverture :

la couverture de juste valeur ou « fair value hedge »; à titre d’exemple il s’agit de la couverture d’une dette émise à taux fixe par un swap prêteur taux fixe, emprunteur taux variable ;

la couverture de flux de trésorerie ou « cash flow hedge » ; à titre d’exemple il s’agit de la couverture d’une dette émise à taux variable par un swap emprunteur taux fixe, prêteur taux variable ;

la couverture d'investissements nets à l'étranger ou « net investment in a foreign entity » ;

Les différentes typologies de couverture

Principe de comptabilisation : Comptabilisation symétrique en résultat des effets en sens inverse des variations de justes valeurs de l'instrument de couverture et de l'instrument couvert :

Pour la couverture de juste valeur : les variations de valeur de l'instrument couvert (pour la partie du risque couverte) et de l’instrument de couverture (dans sa totalité) sont enregistrées en résultat.

Pour la couverture de flux de trésorerie : les variations de juste valeur « efficace » de l'instrument de couverture sont enregistrées dans les capitaux propres jusqu'à ce que le flux de trésorerie de l'instrument couvert se produise.

Pour la couverture d’investissements nets : les variations de juste valeur de l'instrument de couverture sont enregistrées dans les capitaux propres jusqu'à la cession de l’investissement.

Comment comptabiliser les effets de la couverture? Variation de valeur de marché de l’instrument dérivé
Comment comptabiliser les effets de la couverture?
Variation de valeur de marché de l’instrument
dérivé
D
é
Couverture
(part inefficace) ou
absence de
couverture
Couverture (part
efficace)
r
i
Juste
Flux de
Investissement
v
valeur
trésorerie
net
é
Impact
Impact
résultat
résultat
Impact capitaux
propres
Impact capitaux
propres
Instrument couvert
Instrument
couvert
Réévaluation de l’élément couvert pour la part du risque couvert
Réévaluation
de l’élément couvert
pour la part du risque couvert
Reclassement en résultat symétrique à l’élément couvert
Reclassement en résultat
symétrique à l’élément
couvert
Ecart de réévaluation
Ecart de réévaluation
Seule la part inefficace a une incidence en résultat
Seule la part inefficace a une incidence en résultat

Qu’est ce que l’inefficacité ?

Pour bénéficier de la comptabilité de couverture, une entreprise doit démontrer que la relation réduit effectivement le risque couvert : on parle de l’efficacité de la couverture.

La norme IAS 39 impose :

Le calcul de l’efficacité a priori (à la mise en place de la couverture) et a posteriori (à chaque clôture)

La démonstration que la variation de valeur de l’instrument de couverture compense celle de l’instrument couvert de manière efficace (rapport des deux variations de valeur compris dans une fourchette de 80 à 125 %)

L’enregistrement en résultat de la part inefficace (correspondant à l’écart entre la variation de valeur de l’élément couvert et celle de l’instrument de couverture)

Couverture de juste valeur Différence entre la variation de juste valeur de l’instrument de couverture
Couverture de juste valeur
Différence entre la variation de juste valeur
de l’instrument de couverture et la variation
de juste valeur de l’instrument couvert
attribuable au risque couvert
Elle est naturellement comptabilisée en
résultat puisque toutes les variations de
valeur sont comptabilisées en résultat
Couverture de flux de trésorerie Elle doit être isolée car la juste valeur de l’instrument
Couverture de flux de trésorerie
Elle doit être isolée car la juste valeur de
l’instrument dérivé relative aux flux futurs pour
la part efficace est stockée en capitaux
propres.
Sa
valeur
correspond
au
delta
de
MTM
cumulé.
Attention au contrôle de stock (valeur logée
en CP vs valeur de l’instrument).
73

Mesures de l'efficacité pour la couverture de juste valeur

Mesurer l'efficacité de la couverture de juste valeur nécessite :

de définir le risque couvert et d'exclure les risques non couverts, de pouvoir mesurer la juste valeur imputable au risque couvert.

Par exemple, pour une dette à taux fixe couverte par un swap de taux:

Il faut exclure le risque de crédit de la relation de couverture, le swap ne couvrant pas les évolutions de la marge de crédit de l’émetteur. Le swap ne couvre que les évolutions de son indice de référence (généralement Euribor, la courbe des taux d’intérêts interbancaires)

La juste valeur de la dette imputable au risque couvert sera donc égale à la valeur actuelle des flux contractuels desquels ont été retranchés la marge de crédit attendue par le marché lors de l’octroi de l'instrument de dette.

Mesures de l'efficacité pour la couverture de juste valeur

Par exemple, pour une dette à taux fixe couverte par un swap de taux:

Si une entreprise émet une dette à taux fixe de 7% à échéance 5 ans alors que les taux du marché à cette même échéance sont de 5%, la marge de crédit de l’entreprise est de 2%. La juste valeur de la dette pour le risque couvert sera calculée non pas sur l’actualisation de flux contractuels de 7% mais de 5%.

Juste

_

valeur

_

du

_

risque

couvert =

_

n

i

= 1

C

i

m

(1

+ X

i

)

(

ti

/ 365)

X est le taux d‘actualisation issu de la courbe de référence du marché n le nombre de flux de trésorerie restant jusqu’à l’échéance Ci le ième flux contractuel m correspond à la marge de crédit définie à l’origine Ti est le nombre de jours qui sépare la date de calcul de celle du ième flux de trésorerie

Que se passe-t-il en cas d’interruption de la relation de couverture ?

Les conditions pour interrompre une relation de couverture sont :

L’instrument de couverture arrive à expiration ou est vendu, La relation de couverture ne remplit plus les conditions en particulier en matière d’efficacité, L’entité décide d’interrompre la relation de couverture. Les conséquences :

Couverture de juste valeur Risque de taux : étalement de la réévaluation pratiquée sur l’instrument
Couverture de juste valeur
Risque de taux : étalement de la
réévaluation pratiquée sur l’instrument
couvert par modification du taux d’intérêt
effectif
Pour
le
risque
de
change
:
pas
d’incidence
Couverture de flux de trésorerie Si la transaction future est toujours hautement probable : le
Couverture de flux de trésorerie
Si la transaction future est toujours hautement
probable : le montant stocké en capitaux propres sera
rapporté au résultat lorsque la transaction couverte se
produira
Dans le cas contraire : le montant stocké en capitaux
propres est rapporté au résultat immédiatement
L’interruption volontaire de la relation de couverture ne permet pas d’enregistrer en résultat la juste
L’interruption volontaire de la relation de couverture ne permet pas d’enregistrer en résultat la
juste valeur de l’instrument de couverture stockée dans les capitaux propres si la transaction
couverte est toujours probable. Seules les variations de valeur ultérieures seront enregistrées en
76
résultat.

Quelles restrictions à la comptabilité de couverture?

 

Autorisé

Interdit

 

Instrument dérivé :

financier

non

Transactions

n'affectant

pas

le

Pour

son

prix

global

ou

résultat

l’une de ses composantes

Dérivés et actifs/passifs à la juste valeur par résultat

Actifs non financiers :

 

Instrument

Uniquement pour leur prix global ou pour le risque de change

Titres mis en équivalence

 

couvert

Engagement ferme dans le cadre d'un regroupement d'entreprise, sauf pour le risque de change

Engagement

ferme

ou

transaction future:

 

Titres détenus jusqu’à échéance pour le risque de taux

Uniquement probable

si

hautement

 

Instruments dérivés

   

Autres

actifs

et

passifs

Instrument

financiers:

 

Actifs et passifs financiers non dérivés en dehors du risque de change

de

Uniquement pour le risque de change

couverture

Certaines

(AG94)

ventes

d’option

 

77

Situations spécifiques de couverture

Couverture partielle

La couverture partielle d’un instrument financier est autorisée :

on peut par exemple couvrir, en juste valeur ou flux de trésorerie, le risque de change associé à un actif financier en devises (ex : couvrir un actif financier de 1 MUSD par un emprunt de 750 KUSD), on peut également ne couvrir qu'une des composantes de risque sur la juste valeur d'un instrument financier (risque de taux mais pas risque de crédit de l'émetteur par exemple), on peut également ne couvrir un instrument que sur une partie de sa vie (la durée de vie du dérivé de couverture).

La relation de couverture peut être caractérisée pour une partie de l’instrument de couverture :

une portion (nécessairement proportionnelle) seulement de l'instrument de couverture peut être désignée dans une relation de couverture (par exemple 50% du montant notionnel). Par contre on ne peut pas :

Couvrir une sélection non continue de flux de trésorerie d'un instrument, Ne qualifier un instrument dérivé d'instrument de couverture que pour une partie

Situations spécifiques de couverture

Couverture d’une position nette globale Nécessité de désigner des éléments sous jacents individuellement et non la position nette.

On ne peut pas couvrir un dérivé par un autre dérivé : il est donc difficile "d'empiler" les instruments (les swaps notamment).

Contraintes intragroupe La qualification de couverture des contrats de dérivés internes peut être maintenue s’il peut être démontré qu’ils sont retournés sur le marché.

Pour le risque de change, des transactions intragroupe en devises peuvent être éligibles à la comptabilité de couverture si elles donnent lieu à des écarts de change non totalement éliminés en consolidation.

3. Conséquences sur le métier de Trésorier : Gestion en IFRS

Illustration du quotidien d’un Trésorier; Politique de gestion et couverture de la dette

• Couverture d’une dette à taux variable

• Couverture d’une dette en devises

• Schémas comptables

• Intelligence économique vs contraintes IFRS

Exemple de couverture de juste valeur – Risque de taux

L’entreprise A émet une dette de 10 M€ à 5% remboursable in fine dans 10 ans. Elle souhaite couvrir sa dette par un swap prêteur taux fixe 5% et emprunteur taux variable Euribor 3 mois (techniquement il s’agit d’une revariabilisation).

Il s’agit d’une couverture de juste valeur du risque de taux. En effet, lorsque le taux du marché change, c’est la valeur de la dette qui change.

A chaque clôture, l’entreprise A recalcule la juste valeur de sa dette liée au risque couvert (ici le taux) en utilisant le taux du marché en vigueur à la date de clôture. La variation de valeur est inscrite en résultat.

De manière symétrique, la valeur du swap est calculée à la date de clôture. La variation de valeur est inscrite en résultat et compense l’impact de la réévaluation de la dette.

Exemple de couverture de juste valeur – Risque de taux

Emission d’une dette de 1 M€ à 5% remboursable in fine dans 10 ans couverte par un swap prêteur taux fixe 5% et emprunteur taux variable Euribor 3 mois.

Bilan Banque 940
Bilan
Banque
940

82

(*) Les données chiffrées sont présentées à titre d’illustration et ne reposent pas sur un calcul financier

Exemple de couverture de flux de trésorerie – Risque de taux

Le 01 janvier N, l’entreprise A émet une dette de 10 M€ pour 10 ans à taux variable et souhaite se couvrir contre les variations de taux. Elle conclut un swap emprunteur à 5% et prêteur au même taux variable que l’emprunt. Cela revient à considérer que l’entreprise A a emprunté 10 M€ à 5% sur 10 ans. Il s’agit d’une couverture de flux de trésorerie du risque de taux. En effet, lorsque le taux du marché change, ce sont les flux futurs de la dette qui changent.

A chaque clôture, les intérêts de la dette sont comptabilisés en résultat selon le

taux variable en vigueur le jour du paiement.

A chaque clôture, le swap est valorisé à sa juste valeur. Les variations de juste

valeur « efficaces » sont comptabilisées en capitaux propres. Une fraction de ces variations est comptabilisée en résultat pour compenser l’écart (positif ou négatif) entre :

Les intérêts payés Le taux d’intérêt couvert, c’est-à-dire 5%

Exemple de couverture de flux de trésorerie – Risque de taux

01.01.N Taux du marché = 5% Bilan Swap 0 Dette1 000 Banque 1 000 Compte
01.01.N
Taux du marché = 5%
Bilan
Swap
0
Dette1 000
Banque 1 000
Compte de résultat
A la clôture 31.12.N Taux du marché = 6% Bilan Cap. Propres 68 (10) Swap
A la clôture 31.12.N
Taux du marché = 6%
Bilan
Cap. Propres 68
(10)
Swap
58
58
Banque
1 000
Résultat
(50)
- 50 = 950
Dette
1 000
Compte de résultat
Intérêts
60
(10)
50

(*) Les données chiffrées sont présentées à titre d’illustration et ne reposent pas sur un calcul financier

84

Instruments financiers de taux

Exemples de couvertures de flux futurs

1. Couverture de la hausse des décaissements sur un emprunt à taux variable

2. Couverture de la baisse des encaissements sur un actif à taux variable

Quels dérivés peuvent être utilisés ?

1. Swap payeur taux fixe / receveur taux variable ou achat d’un cap

2. Swap receveur taux fixe / payeur taux variable ou achat d’un floor

Quel est l’impact des dérivés sur les comptes ? Enregistrement du contrat à terme à sa juste valeur au bilan Variation de valeur de la partie inefficace toujours en résultat Variation de valeur de la partie efficace depuis l’origine de la couverture en capitaux propres tant que le dérivé est qualifié de CFH Variation de valeur de la partie efficace en résultat lors de la réalisation du risque couvert ou à la fin de la couverture

85

Instruments financiers de taux

Exemples couvertures de juste valeur

1. Couverture de la juste valeur d’un emprunt à taux fixe

2. Couverture de la juste valeur d’un actif à taux fixe

Quels dérivés peuvent être utilisés ?

1. Swap receveur taux fixe / payeur taux variable

2. Swap payeur taux fixe / receveur taux variable

Quel est l’impact des dérivés sur les comptes ? Enregistrement du contrat à terme à sa juste valeur au bilan Variation de valeur du dérivé en résultat Réévaluation du sous jacent au titre du risque couvert en résultat

Instruments financiers de taux

Qu’est-ce qu’un cross currency swap ?

Le swap de devises (cross currency swaps) est l’opération par laquelle deux parties s’engagent à échanger, suivant un échéancier préétabli, des conditions de taux d’intérêt portant sur des montants nominaux équivalents, fixés au départ et exprimés dans deux devises différentes. Deux séries de flux sont ainsi échangées périodiquement : la première est calculée par application d’un taux d’intérêt (fixe ou variable) à un montant nominal dans une devise A et la seconde par application d’un taux d’intérêt (fixe ou variable) à un montant nominal dans une devise B. Le cours de change des devises A et B est déterminé à l’origine, pour toute la durée de l’opération. Le swap de devises implique un échange des montants notionnels au début et à la fin de l’opération suivant un même cours de change défini au départ.

Instruments financiers de taux

Quel est l’intérêt d’un cross currency swap ?

Il s’adresse à des contreparties qui souhaitent échanger des conditions de taux dans une devise contre des conditions de taux dans une autre devise. En concluant un swap de devises, elles peuvent gérer le risque lié à une opération libellée dans une devise étrangère, bénéficier des conditions financières plus avantageuses auxquelles elles ont accès dans une certaine devise ou encore couvrir partiellement ou totalement le risque de taux et de change lié à une transaction internationale.

Instruments financiers de taux

Illustration d’un Cross Currency Swap :

Marché

US Investors $$$

P ($) i ($)
P ($)
i ($)
ENTREPRISE €
ENTREPRISE €
d’un Cross Currency Swap : Marché US Investors $$$ P ($) i ($) ENTREPRISE € P
d’un Cross Currency Swap : Marché US Investors $$$ P ($) i ($) ENTREPRISE € P
P (€) i ($) P ($)
P (€)
i ($)
P ($)
BANQUE
BANQUE

i (€)

Couverture: résumé
Couverture: résumé
Cash flow hedge Fair value hedge Spéculation Dérivé Au bilan en JV. Variations de valeur
Cash flow hedge
Fair value hedge
Spéculation
Dérivé
Au bilan en JV.
Variations de valeur en
CP, puis transfert en
résultat.
Au bilan en JV.
Variations de valeur en
résultat.
Au bilan en JV.
Variations de valeur en
résultat.
Sous jacent
Pas de modification.
(rarement présent au
bilan)
Les variations de valeur
du sous-jacent sont
enregistrées au bilan en
contrepartie du résultat
Objectif de la couverture
Le dérivé permet de fixer
la valeur d’un flux de
trésorerie futur (ex: swap
de taux couvrant une
dette à taux variable)
Le dérivé couvre les
variations de valeur d’un
actif ou d’un passif (ex:
achat d’un put pour
couvrir le risque de
baisse d’une actions
détenue
90

3. Conséquences sur le métier de Trésorier : Gestion en IFRS

Illustration du quotidien d’un Trésorier;

Politique de gestion et couverture du risque de change,

• Rappel des bases,

• Détermination des expositions; gestion des expositions brutes / nettes

• Illustration de la non neutralité des Intra Groupes.

• Schémas comptables des couvertures

• Politique de gestion et contraintes comptables

Rappel des bases

Risques de change lié à la conversion des états financiers

On parle ici du simple fait pour une société implantée à l’international de ramener dans sa devise fonctionnelle, les situations nettes de ses filiales dont la devise de fonctionnement serait différente de l’entité consolidante.

Exemple : une société française, dont la devise fonctionnelle est l’Euro, possède et consolide une filiale russe dont la devise est le Rouble (RUB).

• En déc. 2014 : 1 000 RUB de situation nette russe ‘valaient’ 22 €ur dans les comptes consolidés du groupe, publiés en Euros (1€ = 45 RUB).

• En déc. 2015 : ces 1 000 RUB ne représentaient ‘plus que’ 12 €ur dans les comptes consolidés. Différentiel : -50% env. (1€ = 85 RUB).

Rappel des bases

Risques de change commercial sur les transactions en devises

Une société qui effectue des transactions commerciales dans une devise qui est différente de sa devise fonctionnelle est mécaniquement exposée à un risque de change commercial.

Ce risque se traduit par une érosion potentielle totale de la marge (voire au-delà) lors de la réalisation d’une transaction, ou par un coût d’acquisition supérieur à celui budgété initialement en cas d’investissement.

Exemple : une société A conclue une vente en USD pour 100 USD :

• Spot à la négociation : 1€ = 1.06 USD; prix de vente = 94 €

• Spot à l’encaissement de la facture 1€ = 1.15 USD; prix de vente effectif : 87 €

• Manque à gagner : 7 € (-7.5%).

Rappel des bases

Risques de change liés au financement des entités étrangères

Lorsqu’une entité se finance en devises (i.e. : dans une monnaie différente de sa monnaie fonctionnelle), elle s’expose mécaniquement à l’appréciation de cette même devise, et donc à l’accroissement mécanique de la valeur en monnaie fonctionnelle de la dette qu’elle doit rembourser.

Exemple : Une société A dont la monnaie fonctionnelle est le RUB, emprunte à sa mère en Euros (car les taux d’intérêts sont plus intéressants!), elle emprunte 100 € tandis que le RUB côte 1 € = 45 RUB.

emprunte 100 € tandis que le RUB côte 1 € = 45 RUB. • A cet

• A cet instant, si l’entité rembourse sa dette, elle a besoin de 4 500 RUB

• A l’échéance, le RUB côte 1€ = 60 RUB : pour rembourser 100 € de dette, l’entité doit débourser 6 000 RUB!!

• !! : Contrairement aux autres éléments du compte de résultat, cette perte de change pour l’entité russe n’est pas compensée par un gain symétrique de l’entité mère, puisque cette dernière a prêté des euros et que l’euro est sa monnaie fonctionnelle (elle n’a donc pas eu à opérer de revalorisation dans ses comptes…) Les gains ou pertes de change intra groupe ne se compensent pas!

94

Rappel des bases

Risques de change liés au financement des entités étrangères

Application de l’IAS 21 : peu de clients

Définition : Effets des variations des cours des monnaies étrangères

Avantages

• La classification des créances financières et /ou des comptes courants à moyen terme peuvent être considérés comme des investissements nets sur les filiales étrangères

• Les écarts de conversion sont comptabilisés en situation nette

• Limite la volatilité du résultat au détriment des capitaux propres Inconvénients

• Suivi rigoureux dans le temps des réserves de conversion par entité

• Impact impôt différé associé

• Sortie de la réserve par résultat en cas de désinvestissement

Remarque : Possibilité de couvrir la situation nette mais avec un coût certain et avec un intérêt limité dans le cadre d’un investissement long terme

La couverture du risque de change – Quelques points d’attention

Qu’est ce que le report / déport dans une opération de change à terme et quels impacts sur les relations de couverture de change ?

Une opération de change à terme se décompose en un effet change au comptant et un effet de taux. Cet effet de taux qui correspond au rapport des taux d’intérêt des devises échangées est communément appelé report / déport . La formule de détermination d’un cours à terme s’écrit comme suit

détermination d’un cours à terme s’écrit comme suit d 1 correspond à la devise d’engagement d

d 1 correspond à la devise d’engagement d 2 correspond à la devise de contrepartie

Si l’entreprise fait le choix de séparer les composantes change comptant et report/déport, on dira qu’elle a opté pour la couverture en cours comptant (par opposition à cours à terme). Dans la relation de couverture la composante report /déport sera

généralement exclue de la relation de couverture (comptabilisation à chaque arrêté des variations de valeur en résultat) et les tests d’efficacité seront menés

sur les comparaisons des variations de valeur déterminée sur la base des

variations de cours comptant.

96

Instruments financiers de change

Avantages et inconvénients des différents instruments de couverture

 

Avantages

Inconvénients

Contrats à terme

Stratégie à coût nul

Ne permet pas de bénéficier d'une évolution favorable des cours

Options

Permet de bénéficier d'une évolution favorable des cours

Coût de la prime

Tunnels

Permet de bénéficier d'une évolution favorable des cours à un coût limité

Limite les gains potentiels en cas d'évolution favorable des cours

4. Conséquences sur le métier de Trésorier : Son environnement

Communication : le cas d’un rapport annuel Full IFRS

Etude de cas : Société Bonduelle.

IAS 1 Révisée : Présentation du Résultat Global (y.c effet CP) 99
IAS 1 : présentation des états financiers : rappel des normes utilisées. 100

IAS 1 : présentation des états financiers : rappel des normes utilisées.

IFRS 8 : Segments opérationnels 101
IFRS 8 : Segments opérationnels 101
IFRS 8 : Segments opérationnels 101

IFRS 8 : Segments opérationnels

IFRS 8 : Segments opérationnels 102

IFRS 8 : Segments opérationnels

IFRS 3 : Regroupements d’entreprise, comptabilisation des Goodwills. 103

IFRS 3 : Regroupements d’entreprise, comptabilisation des Goodwills.

IAS 32 & 39 : Classements des actifs financiers 104
IAS 32 & 39 : Classements des actifs financiers 104
IAS 32 & 39 : Classements des actifs financiers 104

IAS 32 & 39 : Classements des actifs financiers

104

IAS 39 : Comptabilité des instruments de couverture. IFRS 7 : Niveau de détermination de
IAS 39 : Comptabilité des instruments de couverture. IFRS 7 : Niveau de détermination de

IAS 39 : Comptabilité des instruments de couverture.

IFRS 7 : Niveau de détermination de la juste valeur (marked to Market / Model)

IAS 19 : Avantages au personnel. 106
IAS 19 : Avantages au personnel. 106

IAS 19 : Avantages au personnel.

IFRS 7 : Gestion des risques.
IFRS 7 : Gestion des risques.

107

IFRS 3 : Regroupements d’entreprises. 108

IFRS 3 : Regroupements d’entreprises.

IAS 32 & 39 : Présentation des états financiers et instruments de couverture. 109

IAS 32 & 39 : Présentation des états financiers et instruments de couverture.

IFRS 7 : Calculs de sensibilité. 110
IFRS 7 : Calculs de sensibilité, composante Change. 111

IFRS 7 : Calculs de sensibilité, composante Change.

IAS 39 : Présentations des instruments financiers. 112

IAS 39 : Présentations des instruments financiers.

IAS 39 : Comptabilité de couverture. 113

IAS 39 : Comptabilité de couverture.

IAS 39 : Comptabilité de couverture. 114

IAS 39 : Comptabilité de couverture.

IAS 39 : Comptabilité de couverture. 115

IAS 39 : Comptabilité de couverture.

IAS 39 : Instruments à la Juste valeur. 116

IAS 39 : Instruments à la Juste valeur.

IFRS 7 : Gestion des risques : liquidité. 117
IAS 19 : Engagements du personnel. 118

IAS 19 : Engagements du personnel.

IFRS 2 : Paiements fondés sur des actions. 119

IFRS 2 : Paiements fondés sur des actions.

4. Conséquences sur le métier de Trésorier : Son environnement

Les outils du Trésorier Valorisations Mark to Market : Principes et illustration, Tests d’efficacité : Principes et illustration.

Mini Cas : Calcul d’un Mark to Market

Calcul du MTM d’un swap de taux Rappel d’un principe de base, lorsque le swap est au marché, la Valeur Initiale est nulle : le taux fixe du swap est celui qui permet d’annuler le MTM des flux des jambes payeuses et receveuses.

Illustration :

Soit un swap payeur Taux Fixe mis en place le 17.12.10, pour 4 ans payeur TF x% contre E3M, flux trimestriels, Ex/360 Nous allons :

• Calculer les Discount Factor

• Déterminer les flux,

• Trouver le taux fixe x qui annule les Cash Flows futurs

• Etablir les Discounted Cash Flows

Mini Cas : Calcul d’un Mark to Market

Mini Cas : Calcul d’un Mark to Market Détermination des Discount Factor Nous prenons la courbe

Détermination des Discount Factor Nous prenons la courbe de taux de référence, soit ‘Euribor 3 mois’. Nous déterminons les Discount Factor, pour mémoire :

Début

Fin

E3M

Discount F

17/12/2010

17/03/2011

90

1.014149

20 000 000 20 000 000 20 000 000 20 000 000 20 000 000 20 000 000 20 000 000

0.99754

17/03/2011

17/06/2011

92

1.2091119

0.99406

17/06/2011

19/09/2011

94

1.4015791

0.98957

19/09/2011

19/12/2011

91

1.3650781

0.9865

19/12/2011

19/03/2012

91

1.3694777

0.98311

19/03/2012

18/06/2012

91

1.3738772

0.97972

18/06/2012

17/09/2012

91

1.3782768

0.97632

17/09/2012

17/12/2012

91

1.3826764

20 000 000 0.97291

 

17/12/2012

18/03/2013

91

1.4403311

20 000 000 20 000 000 20 000 000 20 000 000 20 000 000 20 000 000 20 000 000 20 000 000

0.96835

18/03/2013

17/06/2013

91

1.4985776

0.96352

17/06/2013

17/09/2013

92

1.5574642

0.95838

17/09/2013

17/12/2013

91

1.6157106

0.95305

17/12/2013

17/03/2014

90

1.6837629

0.94723

17/03/2014

17/06/2014

92

1.7534474

0.941

17/06/2014

17/09/2014

92

1.8231319

0.93448

17/09/2014

17/12/2014

91

1.8920589

0.92777

17/12/2014

17/12/2014 91 1.8920589 0.92777 17/12/2014 Total Discount Factor du Taux à 2 ans de 1.3826764 =

Total Discount Factor du Taux à 2 ans de 1.3826764 = 1/(1+1.3826764%)^2 = 0.972910

122

Mini Cas : Calcul d’un Mark to Market

Détermination des flux Prenons une hypothèse de Taux 4 ans à 2% :

des flux Prenons une hypothèse de Taux 4 ans à 2% : • Chaque coupon sera

• Chaque coupon sera donc de : 20 000 000 * 2% * nbe j /360

• Ainsi pour la période du 17/12/10 au 17/03/11, soit 90 j, les intérêts seront de 20 M€ * 2% *90/360 = 100 K€.

Début

Fin

Taux emprunt

Nominal

Flux à payer

17/12/2010

17/03/2011

90

2

20 000 000

-100 000

17/03/2011

17/06/2011

92

2

20 000 000

-102 222

17/06/2011

19/09/2011

94

2

20 000 000

-104 444

19/09/2011

19/12/2011

91

2

20 000 000

-101 111

19/12/2011

19/03/2012

91

2

20 000 000

-101 111

19/03/2012

18/06/2012

91

2

20 000 000

-101 111

18/06/2012

17/09/2012

91

2

20 000 000

-101 111

17/09/2012

17/12/2012

91

2

20 000 000

-101 111

17/12/2012

18/03/2013

91

2

20 000 000

-101 111

18/03/2013

17/06/2013

91

2

20 000 000

-101 111

17/06/2013

17/09/2013

92

2

20 000 000

-102 222

17/09/2013

17/12/2013

91

2

20 000 000

-101 111

17/12/2013

17/03/2014

90

2

20 000 000

-100 000

17/03/2014

17/06/2014

92

2

20 000 000

-102 222

17/06/2014

17/09/2014

92

2

20 000 000

-102 222

17/09/2014

17/12/2014

91

2

20 000 000

-20 101 111

123

Mini Cas : Calcul d’un Mark to Market

Mini Cas : Calcul d’un Mark to Market Calcul des Cash Flows et de la Juste

Calcul des Cash Flows et de la Juste Valeur du Swap Nous avons une hypothèse de taux à 2%, nous actualisons tous les flux d’intérêts calculés sur la base d’un taux à 2%.

• L’actualisation des flux se fait grâce aux Discount Factor :

Début

Fin

Taux emprunt

Nominal

Flux à payer

Flux à recevoir

Taux emprunt

Discount F

Flux discount

Taux Prêteur

Discount F

Flux discount

17/12/2010

17/03/2011

90

2

20 000 000

-100 000

51 400

1.014149

0.99754

-99 754

1.028

0.99754

20 002 126

17/03/2011

17/06/2011

92

2

20 000 000

-102 222

1.2091119

0.99406

-101 615

0

17/06/2011

19/09/2011

94

2

20 000 000

-104 444

1.4015791

0.98957

-103 355

0

19/09/2011

19/12/2011

91

2

20 000 000

-101 111

1.3650781

0.9865

-99 746

0

19/12/2011

19/03/2012

91

2

20 000 000

-101 111

1.3694777

0.98311

-99 403

0

19/03/2012

18/06/2012

91

2

20 000 000

-101 111

1.3738772

0.97972

-99 061

0

18/06/2012

17/09/2012

91

2

20 000 000

-101 111

1.3782768

0.97632

-98 717

0

17/09/2012

17/12/2012

91

2

20 000 000

-101 111

1.3826764

0.97291

-98 372

0

17/12/2012

18/03/2013

91

2

20 000 000

-101 111

1.4403311

0.96835

-97 911

0

18/03/2013

17/06/2013

91

2

20 000 000

-101 111

1.4985776

0.96352

-97 423

0

17/06/2013

17/09/2013

92

2

20 000 000

-102 222

1.5574642

0.95838

-97 968

0

17/09/2013

17/12/2013

91

2

20 000 000

-101 111

1.6157106

0.95305

-96 364

0

17/12/2013

17/03/2014

90

2

20 000 000

-100 000

1.6837629

0.94723

-94 723

0

17/03/2014

17/06/2014

92

2

20 000 000

-102 222

1.7534474

0.941

-96 191

0

17/06/2014

17/09/2014

92

2

20 000 000

-102 222

1.8231319

0.93448

-95 525

0

17/09/2014

17/12/2014

91

2

20 000 000

-20 101 111

1.8920589

0.92777

-18 649 208

0

Total

-21 623 333

51 400

-20 125 335

20 002 126

 

MTM

-123 209

La somme des flux actualisés ressort à -123 K€; c’est mon MTM.

Mini Cas : Calcul d’un Mark to Market

Mini Cas : Calcul d’un Mark to Market Nous recherchons un MTM nul Pour cela, nous

Nous recherchons un MTM nul Pour cela, nous devons déterminer le taux de swap qui annule la valeur des flux. Le swap sera ainsi ‘au marché’, et VI = 0

Début

Fin

Taux emprunt

Nominal

Flux à payer

Flux à recevoir

Taux emprunt

Discount F

Flux discount

Taux Prêteur

Discount F

Flux discount

17/12/2010

17/03/2011

90

1.843039662

20 000 000

-92 152

51 400

1.014149

0.99754

-91 925

1.028

0.99754

20 002 126

17/03/2011

17/06/2011

92

1.843039662

20 000 000