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Tracés géométriques

3.3 Segments perpendiculaires


3.3.1 Méthode dite du 3, 4, 5
AB = 4 et AC = 3 sont perpendiculaires lorsque BC = 5

5
32
04
20
54
Figure A.28 - Triangle rectangle de proportion 3, 4, 5

0:1
.20
36
Cette relation entre les 3 côtés du triangle correspond au théorème de Pythagore qui définit un triangle rectangle lorsque la

4.1
somme des carrés des 2 petits côtés est égale au carré du 3e côté, synthétisé par la formule a2 = b2 + c2.

.15
60
4:1
Or, cette égalité est vérifiée par les 3 nombres 3, 4 et 5 puisque 32 + 42 = 52.

48
12
88
Son universalité vient du fait que ces côtés sont les petits nombres entiers qui vérifient cette égalité. Et il faut voir cette série 3,
8:8

4, 5 comme une série 3u, 4u, 5u où u est considérée comme l’unité qui peut être aussi bien le mètre, que le demi-mètre, la
83
77

coudée, ou une valeur quelconque.


97
:95

3.3.2 Méthode de la corde à nœuds


TA
US
:R

C’est une application pratique de la méthode « 3, 4, 5 » qui, à l’origine, servait à redéfinir les champs après la crue du Nil.
om

Sur une corde de longueur quelconque1, 12 intervalles égaux sont matérialisés par des nœuds. Pour 12 intervalles, il y a donc
x.c
vo

13 nœuds si la corde est ouverte, et 12 si la corde est fermée.


lar
ho
sc
al.
n
tio
na
er
int

Figure A.29 - Corde ouverte à 13 nœuds et 12 intervalles

Lorsque cette corde est tendue selon la figure ci-dessous, alors le triangle est rectangle.

Figure A.30 - Corde tendue à 12 nœuds répartis selon 3 segments de 3, 4 et 5 divisions

1. À l’origine, la coudée représentait l’intervalle entre les nœuds. Mais la valeur de cette coudée romaine 44,46 cm ou la « coudée égyptienne royale ancienne »
attestée depuis la IVe dynastie mesurait environ 52,4 cm ; la « coudée royale nouvelle » (ou souvent « coudée royale » tout court) attestée depuis la XIIe dynastie
mesurait environ 52,9 cm.

259
Techniques des dessins du bâtiment : Le dessin technique

Et plus généralement, tout triangle inscrit dans un demi-cercle est un triangle rectangle.

Figure A.31 - Exemples de triangles rectangles inscrits dans un demi-cercle

5
32
04
20
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Cette corde permet aussi de tracer un triangle équilatéral ou un triangle isocèle.

0:1
.20
36
4.1
.15
60
4:1
48
12
88
8:8
83
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97
:95
TA
US
:R
om
x.c
vo

Figure A.32 - Triangles (équilatéral ou isocèle) tracés avec la corde à nœuds


lar
ho
sc
al.

Avec cette corde à nœuds, on retrouve aussi la longueur du nombre d’or en traçant un petit triangle rectangle de côté AB d’une
n
tio

unité et AC de 2 unités. En ajoutant une unité à l’hypoténuse obtenue,


na
er

CM = 1+ 5 = 2
int

Figure A.33 - Nombre d’or (à diviser par 2) obtenu à partir du triangle 3, 4, 5

Le principe selon lequel tout triangle inscrit dans un demi-cercle est rectangle permet le tracé d’une perpendiculaire à un segment
passant par un point fixé.

Pour trouver la perpendiculaire à AB passant par H, il suffit de tracer un cercle de rayon et de centre quelconques passant
par H. Le diamètre issu de N (intersection du cercle et de AB) coupe le cercle en M. MH est perpendiculaire à AB.

260
Tracés géométriques

Figure A.34 - Tracé de la perpendiculaire à AB passant par H

5
32
3.3.3 Cas particulier de la médiatrice

04
20
54
La médiatrice est une perpendiculaire qui passe par le milieu du segment. Elle passe par 2 points situés à l’intersection de 2 arcs

0:1
.20
de cercle de même rayon, l’un de centre A, l’autre de centre B.

36
4.1
.15
60
4:1
48
12
88
8:8
83
77
97
:95
TA
US
:R
om
x.c
vo
lar
ho
sc

Figure A.35 - Médiatrice du segment AB


al.
n
tio

3.4 Bissectrice
na
er
int

La bissectrice divise un angle en 2 angles égaux.

Un 1er arc de cercle de centre S et de rayon quelconque définit les points M et N. M et N deviennent les centres des arcs de
cercle qui se coupent en A.

SA est la bissectrice de l’angle aigu. La bissectrice de l’angle obtus lui est perpendiculaire.

Figure A.36 - Bissectrices de l’angle S

Si S n’est pas accessible, il suffit de tracer, vers l’intérieur, des parallèles aux côtés de l’angle, de telle sorte que le sommet soit
visible.

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Techniques des dessins du bâtiment : Le dessin technique

3.5 Les raccordements


3.5.1 De 2 droites par un arc de cercle de rayon R
Les parallèles, situées à une distance R des droites à raccorder, se coupent en O, centre de l’arc de cercle du raccordement.

5
32
04
20
54
0:1
.20
Figure A.37 - Raccordement de 2 droites par un arc de cercle

36
4.1
.15
60
4:1
3.5.2 De droites tangentes à un cercle
48
12
88
Si la droite issue de S est tangente au cercle en un point T1, alors les 3 points S, T1 et O appartiennent au demi-cercle de
8:8

diamètre SO, de centre M, milieu de SO.


83
77
97

T2 est le symétrique de T1 par rapport à SO.


:95
TA
US

La médiatrice (voir la figure 2.83) du segment SO défini le point M.


:R
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
n
tio
na
er
int

Figure A.38 - Droites issues de S et tangentes au cercle

3.5.3 De 2 cercles par une droite


Il s’agit de raccorder le cercle C1 (centre O1 et rayon R1) et le cercle C2 (centre O2 et rayon R2) par des droites tangentes
à ces 2 cercles. La méthode est une adaptation de la figure 2.86. Il existe une droite extérieure et une droite intérieure aux
cercles.

De O1, tracer un demi-cercle de rayon (R1-R2) et un demi-cercle de rayon (R1+R2).

Un cercle de centre M, milieu de O1O2, et de rayon MO1 coupe les 2 cercles auxiliaires en J1 et K1.

Les droites cherchées sont parallèles à O2J1 et O2K1, décalées de la valeur de R2.

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Tracés géométriques

Figure A.39 - Tangente intérieure et tangente extérieure aux 2 cercles

5
32
04
20
54
0:1
3.5.4 De 2 cercles par un cercle

.20
36
4.1
Il s’agit de raccorder le cercle C1 (centre O1 et rayon R1) et le cercle C2 (centre O2 et rayon R2) par un cercle C3 (centre

.15
O3 et rayon R3).

60
4:1
De O1, tracer un arc cercle de rayon (R1 + R3).
48
12
88
De O2, tracer un arc cercle de rayon (R2 + R3).
8:8
83
77

Ces 2 arcs se coupent en O3, centre du cercle cherché, de rayon R3.


97
:95
TA

Les points de tangence des cercles sont situés à l’intersection du cercle C1 et du segment O1O3, et à l’intersection du cercle
US

C2 et du segment O2O3.
:R
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
n
tio
na
er
int

Figure A.40 - Arc raccordant 2 cercles

3.6 Les arcs


3.6.1 Plein cintre
L’arc correspond à un demi-cercle.

Figure A.41 - Arc ou voûte en plein cintre

263
Techniques des dessins du bâtiment : Le dessin technique

La décomposition de l’ouverture de l’arc en un nombre impair de segments définis sur l’intrados permet de tracer les voussoirs
composants la voûte.

L’ouverture de la voûte est décomposée en 7 parties égales selon le principe de la figure 2.74.

Le tracé d’un arc de rayon 2R, qui correspond à l’ouverture de la voûte, coupe l’axe en O.

Les lignes issues de O passant par la partition de l’ouverture de la voûte (points 1, 2, 3…) coupent l’intrados en des points qui
déterminent la découpe de la voûte.

5
32
04
20
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0:1
.20
36
4.1
.15
60
4:1
48
12
88
8:8
83
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97
:95
TA
US

Figure A.42- Décomposition de l’arc en 7 parties égales


:R
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
n
tio
na
er
int

Figure A.43 - Ébauche de tracé des voussoirs

La voûte débute et finit par le sommier, avec une clé en son milieu

Figure A.44 – Demi-voûte composée d’un sommier, de voussoirs et d’une demi-clé

264
Tracés géométriques

Figure A.45 - Voûte en plein cintre avec tracé des voussoirs

3.6.2 Anse de panier à 3 centres

5
32
04
20
L’arc est composé de 3 arcs de cercle : 1 central et 2 autres, symétriques par rapport à l’axe de la voûte.

54
0:1
.20
La base correspond au plein cintre de diamètre AB. Du sommet de la voûte est choisi un cercle C2 de rayon r tangent à l’arc

36
de plein cintre C1.

4.1
.15
60
Ainsi est défini le point S, sommet du triangle isocèle ABS. Le cercle C2 coupe AS en M et BS en N.Les médiatrices de AM

4:1
et BN se coupent en O, centre du cercle central. Elles coupent aussi AB en O1 et O2, centres des cercles qui raccordent le

48
cercle central aux points A et B. 12
88
8:8
83
77
97
:95
TA
US
:R
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
n
tio
na
er
int

Figure A.46 - Les points de définition de l’anse de panier

De O1 et O2 sont tracés des arcs de rayon R1, de l’origine de la voûte jusqu’à l’intersection avec OO1 et OO2.

Le cercle de centre O et de rayon R2 raccorde ces 2 arcs et termine l’anse de panier.

Figure A.47 - Tracé final de l’arc

De la même manière que pour l’arc en plein cintre, l’intrados est divisé en un nombre impair de parties égales.

265
Techniques des dessins du bâtiment : Le dessin technique

Figure 2.96 - Division de l’intrados

5
32
04
20
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0:1
.20
36
4.1
.15
Figure A.48 - Dessin des voussoirs et de la clé

60
4:1
3.6.3 Ellipse
48
12
88
8:8

C’est une courbe1 qui peut être définie par des équations (cartésiennes, paramétriques…) ou plus simplement, dans ce para-
83

graphe, par quelques propriétés géométriques qui permettent de la tracer.


77
97
:95

Le tracé de l’ellipse s’effectue soit à partir des ses axes, soit à partir de ses foyers.
TA
US
:R

3.6.3.1 Tracé à partir de ses axes


om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
n
tio
na
er
int

Figure A.49 - Grand axe AB et petit axe CD de l’ellipse

Par convention, AB = 2a et CD = 2b.

Ces 2 axes permettent le tracé de cercles de centre O, l’un de diamètre AB, l’autre de diamètre CD. Alors un rayon issu de
O coupe ces 2 cercles en 1 et 2. La parallèle au grand axe issu de 1 et la parallèle au petit axe issu de 2 se coupent en M,
point appartenant à l’ellipse.

Figure A.50 - Point de l’ellipse à partir de son grand axe et de son petit axe

1. Qui appartient à la famille des coniques (voir dans la section « 2 Intersections et développements » les paragraphes consacrés à l’intersection du cône et du
plan).

266
Tracés géométriques

L’ellipse est aussi une déformation du cercle, ou bien, un cercle est une ellipse particulière dans laquelle « grand axe » et « petit
axe » sont égaux.

5
32
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20
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0:1
.20
36
4.1
.15
60
4:1
48
12
88
Figure A.51 - Transformation d’un cercle en ellipse
8:8

Figure A.52 - Correspondances et tracé de la projection


83

du cercle pour obtenir l’ellipse


77
97
:95
TA

3.6.3.2 Tracé à partir des ses foyers


US
:R

En considérant les foyers F1 et F2 de l’ellipse, alors tout point M de l’ellipse est tel que MF1 + MF2 = constante1.
om
x.c
vo

Ainsi, à l’aide d’une corde de longueur 2a (grand axe de l’ellipse) fixée en F1 et F2, un crayon qui tend la corde trace l’ellipse.
lar
ho
sc
al.
n
tio
na
er
int

Figure A.53 - Point M traçant l’ellipse

Remarque : pour une même longueur du grand axe, en faisant varier la distance F1F2, l’ellipse est plus ou moins aplatie.
Si les points F1 et F2 sont confondus, alors l’ellipse est un cercle et 2a = 2b. Si F1F2 = 2a, alors l’ellipse est un segment
et 2b = 0.

À  partir des axes de l’ellipse, les foyers sont déterminés à l’aide d’un
cercle de rayon a.

Figure A.54 - Trouver les foyers 


connaissant les axes

1. Cette valeur correspond à la longueur du grand axe : 2a.

267
int
er
na
tio
nal.
sc
ho
lar
vo
x.c
om
:R
US
TA
:95
97
77
83
8:8
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12
48
4:1
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4.1
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5
Table des matières graphique
Raccourcis visuels pour entrer dans l’ouvrage en passant
directement par quelques schémas

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0:1
.20
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4.1
Projections orthogonales p. 9 Coupe et section p. 18 Cotations p. 23

.15
60
4:1
48
12
88
8:8
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:95
TA
US
:R
om
x.c
vo
lar

Perspectives p. 27 Projet combles perdus p. 66 Projet combles aménageables p. 69


ho
sc
nal.
tio
na
er
int

Projet MOB p. 75 Projet ITR p. 80 Vue en plan p. 86

Coupe verticale p. 104 Façades p. 117 Permis de construire p. 124