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Fiscalité de l’entreprise

5ème semestre
Année universitaire: 2015/2016

Professeur: M.M Abou El Jaouad


Fiscalité de l’entreprise

Programme:
L’impôt sur les sociétés (I.S).
L’impôt général sur le revenu (I.R).

Références bibliographiques:
- Fiscalité appliquée de l’entreprise marocaine: M. Abou El Jaouad Editions
Maghrébines
- Fiscalité de l’entreprise marocaine: M. Marzak.
- La Taxe sur la valeur ajoutée : Rachid Lazrak. Editions Laporte
- L’impôt sur les sociétés : Rachid Lazrak. Editions Laporte.
- Guide pratique de fiscalité marocaine. Collection: Guides de l’entreprise.
- Lois relatives à L’IS , à l’IR et à la TVA.
- Code général des impôts.
- Notes circulaires de la Direction des impôts.
- Lois de finances.

Professeur: M.M.Abou El Jaouad


Planning
Répartition des séances:

Intitulés des chapitres Nombre de


séances
Chapitre préliminaire: Aperçu sur le système fiscal marocain 1 séance
Titre I: L’impôt sur les sociétés (IS)
Chapitre I: Champs d’application 1 séance
Chapitre II: La détermination de l’assiette imposable 4 séances
Chapitre III: La liquidation et le recouvrement de l’IS 2 séances
Chapitre IV: Le contentieux et les obligations en matière d’IS 1 séance
Titre II: L’impôt général sur les revenus (IR)
Chapitre I: Présentation générale de l’IR 1 séance
Chapitre II: L’impôt général sur les revenus salariaux 2 séances
Chapitre III: L’impôt général sur les revenus professionnels 1 séance
Chapitre IV: L’impôt général sur les autre revenus 2 séances
Chapitre préliminaire:

Aperçu sur le système fiscal


marocain

Fiscalité: Concepts et caractéristiques du


système fiscal marocain
I/ Notion d’impôt:
A/ Qu’est ce qu’un impôt?

- C’est un prélèvement pécuniaire obligatoire prévu par la loi:


Tous les impôts sont payés en disponibilité et assortis de sanctions en cas d’irrégularité.
Seul le parlement qui peut créer ou supprimer un impôt.

- Sans contrepartie directe:


L’impôt est payé sans recevoir de contrepartie directe. Le payeur d’impôt n’attend pas
forcément une contrepartie. Un contribuable paie un impôt même s’il ne bénéficie pas du
service public d’enseignement (en scolarisant ses enfants dans des établissements
d’enseignement privé).

- En vue de couvrir les dépenses publiques:


Les impôts constituent la principale ressource du budget d’Etat pour couvrir les dépenses
de santé d’enseignement de sécurité publics.
B/ Quelles sont les différents prélèvements fiscaux?

- Quelle est la différence entre l’impôt, la taxe et les autres prélèvements


fiscaux?
1/ La taxe:
C’est un prélèvement obligatoire frappant les dépenses, alors que l’impôt frappe des
revenus, des bénéfices et des patrimoines.
Exemple:
• Impôt sur les sociétés: Base d’imposition: Bénéfice fiscal.
• Impôt sur les revenus: Bénéfice professionnel, Salaire, Plus-value immobilière,…
• Taxe sur la valeur ajoutée: Base d’imposition les prix hors taxe, elle est dissimulée
donc dans les prix TTC supportés par les consommateurs.
• Taxe de consommation: Taxe les prix facturés dans les restaurants les débits de
boisson, les hôtels.
Les recettes d’impôts sont en général non affectables, elles rentrent dans le budget
général du gouvernement (loi de finances). Les recettes des taxes sont réparties
entre le budget d’Etat et d’autres destinataires:
Exemple: Les recettes de la TVA sont affectées à raison de 30% aux communes et 70% au
budget général du gouvernement.
2/ Les autres prélèvements fiscaux:

Plusieurs autres prélèvements sont collectées par l’Etat ou par les administrations
publiques: Les redevances, les timbres fiscaux,……………………..

A la différence des impôts et taxes qui sont payés à l’Etat, d’autres prélèvements
sont collectées par des organismes publics:
- Redevances d’autoroutes.
- Redevances du champ audio-visuel (intégrées à la facture d’électricité au profit
de la Radio Télévision marocaine.
- Taxe payée pour le port d’arme pour la reconstitution du gibier pour les
chasseurs.

On constate donc que les prélèvements parafiscaux sont nombreux et variés.


Leur différentiation par rapport à l’impôt, c’est leur liaison à un service bien précis
mais sans que cette corrélation ne soit parfaite.
La redevance d’autoroute reste inchangée quelle que soit l’état d’autoroute mais si on ne prend une route
nationale on peut l’éviter.
II/ Caractéristiques du système fiscal
marocain
Depuis la réforme entamée par la loi cadre de 1984, le système fiscal
marocain s’est distingué par deux faits marquants:

Faits essentiels de la fiscalité


marocaine

Liquidation et paiement
spontané de l’impôt par Droit de contrôle de
le contribuable ou le l’administration fiscale
le redevable
Fiscalité déclarative
• L’entreprise marocaine se trouve de plus en plus en face d’un
système fiscal composé d’impôts déclaratifs.
* Elle est donc tenue de connaître parfaitement les dispositions
fiscales pour qu’elle puisse s’acquitter en bon et due forme de ses
obligations fiscales
* Déterminer l’impôt exigible est une affaire d’entreprise, pour cela:
. Elle doit connaître les règles d’assiette.
. Elle doit connaître le tarif fiscal
* Le paiement des impôts déclaratifs est spontané, l’entreprise doit
donc connaître son agenda fiscal.
• Le droit de contrôle de l’Etat:
* Les erreurs relevées sont pénalisées.
* Les retards de recouvrement sont sanctionnés et majorés.
Principaux impôts qui forment l’ossature
du système fiscal marocain:

• L’impôt sur les sociétés: I.S


• L’impôt sur le revenu: I.R
• La taxe sur la valeur ajoutée: T.V.A
Ces trois impôts reposent sur la déclaration
établie par le redevable ou le contribuable.
III/ Classification des impôts:
Les impôts peuvent être classés selon plusieurs critères: Impôts sur les bénéfices
(IS, IR professionnel), impôts sur les revenus (Impôt sur le salaire, impôt sur
les revenus fonciers (loyers), impôts sur les patrimoines (Taxe professionnelle,
taxe d’habitation), impôts sur les dépenses (TVA, taxes touristiques,…).
Deux classifications majeurs sont très souvent rencontrées: Impôt direct/ impôt
indirect: Impôt déclaré, impôt notifié).

- Impôt direct/ Impôt indirect:


• Les impôts directs sont payés et supportés en définitive par le contribuable. Ils sont
ressentis par le payeur. Ils frappent les revenus les bénéfices et les patrimoines. (IS, IR,
Taxe professionnelle (Ex Patente) Taxe d’habitation, ……).
• Les impôts indirects sont sous la responsabilité d’un redevable qui n’est qu’un collecteur,
mais supportés en définitive par le consommateur final qui est le vrai contribuable. (TVA,
taxe de consommation, taxe d ’hébergement). Les impôts indirects sont dissimulés dans
les prix et donc moins ressentis que les impôts directs.

- Impôt déclaratif / Impôt par voie de rôle:


• Les impôts déclaratifs doivent être liquidés et payé spontanément par le redevable ou le
contribuable qui doit les déclarer correctement sous le contrôle de l’administration fiscale.
• Les impôts par voie de rôle sont des impôts notifiés par l’administration fiscale, le
contribuable reçoit un avis fiscal appelé rôle fiscal. Le contribuable doit connaître les
règles et peut protester si l’impôt notifié lui semble indu ou trop élevé.
VI/ Liquidation et recouvrement des impôts
• Calcul de l’impôt:
Tous les impôts nécessitent pour leur calcul deux éléments:
- Base de calcul: Assiette de l’impôt: c’est l’élément auquel est appliqué le taux ou le
barème de l’impôt: Pour l’IS, c’est le résultat net fiscal. Pour l’IR sur salaire, c’est le
salaire net imposable.
- Tarif de l’impôt: Il peut être représenté soit par un taux ( IS: 30%; 37%) soit par un
barème c’est le cas de l’IR par exemple. Très rarement le tarif est représenté par une
quotité: C’est le cas de la TVA pour les métaux précieux, les vins ( Un gramme d’or : 10
dh de TVA)
• Paiement de l’impôt:
- Paiement spontané: Le contribuable ou le redevable doit payer sans avertissement de
l’administration fiscale à des dates prévues par la loi ses impôts, sinon, des sanctions
lui seront infligées. (IS, TVA, IR).
- Paiement par voie de rôle: Le contribuable doit payer au plus tard les impôts notifiés
par rôle fiscal à la date limite fixée par l’avis fiscal reçu. Taxe des services communaux
(Ex taxe d’édilité, taxe d’habitation (Ex taxe urbaine).
- Retenues à la source: Certains impôts ne sont pas payés par le contribuable lui-même
mais par un redevable désigné par la loi. (IR sur salaire à la charge de l’employeur qui
doit le retenir au salarié, les transferts à l’étranger , c’est le payeur résident au Maroc
qui doit le payer à la place du bénéficiaire étranger résident à l’étranger (10% IS retenus
à la source en plus de la TVA pour les prestations étrangères.
V/ L’administration fiscale
• Direction générale des impôts:
Constituée de l’administration centrale à Rabat des directions régionales et
préfectorales au niveau des provinces. Les directions locales se chargent
de l’assiette, du contentieux et des brigades de vérification et de contrôle.

• Direction de douanes et des impôts indirects:


Direction centrale à Rabat et des directions régionales et provinciales.
Elles se chargent des impôts sur les transactions avec l’étranger (
Importations et exportations).

• Trésorerie générale du royaume:


Trésorerie générale centrale à Rabat et des trésorerie régionales et
provinciales chargés de recouvrement des impôts. Les perceptions
constituent en général des caissiers d’Etat.

NB:
Un impôt doit être contesté auprès de l’administration de l’impôt et non auprès du
receveur de la trésorerie général qui n’est pas responsable du calcul de l’impôt
qui lui a été notifié pour l’encaissement.
1er thème :
L’impôt sur les société: I.S
Ch 1/ Champ d’application.
Ch 2/ Base imposable.
I/ Appréciation fiscale des produits.
II/ Appréciation fiscale des charges.
III/ Reports déficitaires.
IV/ Détermination du résultat net fiscal.
Ch 3 Liquidation et recouvrement de l’IS
I/ Calcul de l’impôt exigible de l’exercice.
II/ Paiement de l’impôt exigible de l’exercice.
Ch 4 Obligations et contentieux fiscal en matière d’IS.
I/ Différentes obligations
II/ Les procédures contentieuses
L’impôt sur les sociétés: IS

Instauré au Maroc par la loi n° 24-86


• Dahir n° 1-86-239.
• Paru au bulletin officiel n° 3873
L’I.S est venu remplacé essentiellement
l’I.B.P.
A qui s’applique l’I.S?
• Personnes soumises à l’IS par obligation:
- Société anonyme, SARL, société en commandite par action.
- SNC et Société en commandite simple lorsque l’un des associés
est personne morale.
- Etablissement publics (OCP, ONEP,ONE, ANP,RAM………).
• Personnes soumises par option:
SNC et société en commandite simple composées d’associés
personnes physiques peuvent opter d’une manière irrévocable de
se soumettre à l’IS.
Le choix de la date reste libre pour les sociétés, mais une fois effectué,
il ne peut être annulé.
Les exonérations
La loi exonère de l’IS, soit d’une manière permanente soit temporaire certaines
personnes.

Exonérations

Exonérations ou Exonérations
réductions ou réductions
permanentes temporaires

Exonération totale Réductions


Associations et Exonération
suivie d’une Réductions Exonérations temporaires
organismes permanente en Exonérations
réduction permanentes: temporaires -Réduction de 50%:
sans but lucratif matière de retenue totales
permanente: -Entreprises -Revenus agricoles *Stés non résidentes
-Fondations à la source: suivies d’une
-Entreprises minières bénéficient Réalisés par des N’ayant pas opté
- Banque islamique -Pts des actions, Réduction
Exportatrices: 100% d’une imposition au Sociétés soumises Pour l’IS forfaitaire
- OPCVM Parts sociales ou Temporaire
Pour les 5 premières au taux de 17,5% Jusqu’2013 Pour les 5 premières
- SONADAC revenus assimilés -Entreprises des
années suivie d’une -Entreprises - Concessionnaires années.
- promoteurs servis à des stés zones franches
imposition au taux Implantées dans la des gisements *Les entreprises
Immobiliers pour exonérées de l’IS -Agence spéciale
de17,5% région de Tanger d’hydrocarbures Artisanales
les logements -Dividendes pérçus de Tanger med
-Hôtels pour le CA Imposition au taux pour 10 ans. *Ets d’enseignement
sociaux; par les OPCVM - ……………
réalisé en devise. De 17,5% - ………………… Privé
- ………………… - …………………
- ……………… -………………..
Taux de l’IS
Le montant de l’impôt sur les sociétés se détermine à partir d’une assiette et d’un taux.

Taux de l’IS

Sociétés résidentes au
Sociétés non résidentes
Maroc

Réalisant des travaux


Sociétés non au Maroc:
financières -Ayant un domicile Société bénéficiant
(Autres que les Banques fiscal au Maroc: Taux
assurances et d’un revenu de
banques, les des sociétés
organismes de résidentes.
source marocaine:
organismes de IS retenu à la
crédit: - Option à un taux
crédit et les source de 10%
Taux 37% forfaitaire de 8%
assurances) appliqué au CA réalisé
Taux : 30% au Maroc.

Un taux réduit de 10% est appliqué au bénéfice des sociétés


inférieur ou égal à 300 000 dh (HT). (LF 2013)
Taux d’imposition:
Les taux spécifiques applicables aux entreprises implantées en zones franches.

Taux des Zones franches

- 8,75% : 20 exercices suivants Taux de retenues à la source:


le 5ème exercice d’exonération totale. -10% en cas de versements à des non
-10% sur option pour les banques: Durant résidents.
les 15 premières années. -20% des montants perçus sur les
ou sur option l’équivalent en dh de 25 000 $ produits de placement à revenus fixes.
par an libératoire de tous les autres -15% des montants des produits des
impôts. 500 $ pour les sociétés holding actions et parts sociales et revenus
offshore. assimilés. (LF 2013)
Les revenus imposables par l’IS

• Sociétés résidentes au Maroc: Bénéfice fiscal dégagé


par le C.P.C et corrigé par les réintégrations et les
déductions éventuelles.(Taux d’imposition: 30%)
• Sociétés non résidentes au Maroc:
- Revenus de source marocaine transféré à l’étranger.
(Taux retenu à la source: 10%).
- Sociétés étrangères réalisant des travaux au Maroc:
* Choix d’un domicile au Maroc et donc s’assimiler à des
sociétés résidentes.
* Option à une imposition forfaitaire de 8% applicable au
C.A réalisé sur le territoire marocain.
Détermination du résultat fiscal
C.P.C
Charges Produits

Résultat avant impôt

Passage du résultat comptable au résultat fiscal

Eléments Réintégrations Déductions


Résultat net fiscal
Résultat brut fiscal = Résultat avant impôt + Réintégrations – Déductions

Résultat net fiscal = Résultat brut fiscal – Déficits reportables

Réintégrations: Charges comptabilisées mais non admises en


déduction et produits non comptabilisés ou
minorés mais imposables.
Déductions : Produits comptabilisés mais non imposables
Déficits fiscaux: Pertes fiscales des exercices antérieurs.
Fraction en provenance des amortissements, reportable
indéfiniment jusqu’à sa récupération.
Fraction hors amortissements reportable sur les bénéfices
des quatre exercices suivants.
Les corrections fiscales
L’IS est déterminé toujours suivant le régime du résultat net réel.
La base de calcul de l’IS se dégage du résultat comptable auquel sont
apportées des corrections fiscales
Elles sont de deux types:

Résultat dégagé par le C.P.C

+ -
Réintégrations Déductions

=
Résultat fiscal
Les réintégrations
1/ Elles se composent essentiellement des charges comptabilisées
mais non acceptées totalement ou partiellement en déduction
fiscale.
Exemple:
- Amendes et pénalités fiscales ou pénales.
- Fraction des dons accordés aux œuvres sociales des
établissements publics ou privés dépassant 2°/00 du C.A TTC du
donateur.
2/ Elles peuvent exceptionnellement concerner un produit ou une
fraction de produit imposable mais que l’entreprise n’a pas
enregistré ou a été comptabilisé à un montant minoré.
Exemple:
- Intérêts sur prêt accordé gratuitement à un associé: Le fisc
considère ce genre d’opération comme un acte anormal de
gestion.
- Gains de change latents: Ils ne sont pas comptabilisés par
principe de prudence mais ils sont imposables d’après la lois.
Les déductions

• Elles sont représentées par les produits


comptabilisés mais non imposables
fiscalement:

Exemples:
- Dividendes reçus des participations au capital des autres
sociétés.
- Reprises sur provisions antérieurement taxées.
L’appréciation fiscale des produits
• Les produits sont en général imposables dès leur réalisation
indépendamment de leur date d’encaissement. Les produits non
définitivement acquis ne font pas partie de la base imposable de
l’exercice.
Ventes

Ventes d’éléments corporels: Ventes d’éléments incorporels


Marchandises/ Produits finis Services
Fait à observer c’est la livraison Fait à observer c’est l’exécution

Ventes des biens:


- Ventes livrées aux clients: Produits imposables;
- Ventes non livrées même encaissées: Produits non imposables au titre de l’exercice
clos.
Ventes de services:
C’est l’exécution du service qui est le fait de rattachement du produit à l’exercice.
Produits exonérés
La loi exonère totalement ou partiellement certains produits:
- Soit pour éviter leur double taxation.
Exemple: Dividendes reçus.
- Soit pour encourager l’investissement dans certaines régions
Exemple:
Taxation réduite des bénéfices des sociétés installées en provinces moins
développées.

- Soit pour privilégier certaines activités.


Exemple:
* Plus-values réalisées sur cession d’actions cotées en bource.
* Chiffre d’affaires réalisé à l’exportation.

N.B:
Les produits comptabilisés mais non imposables doivent être
déduits du résultat comptable de l’entreprise.
Autres produits d’exploitation: Produits accessoires

La distinction entre chiffre d’affaires et recettes accessoires ne revêt pas une grande
importance, dès lors que la base de cotisation minimale les intègre tous les deux
dans la base de calcul.
Les produits accessoires peuvent prendre des formes variées:

Quelques produits accessoires

Quote-part sur opérations


Revenus fonciers: Jetons de présence faites en commun:
Produits de la propriété reçus: Lorsqu’une association en
Loyers reçus ou valeurs
industrielle: Rémunérations reçues par participation n’a pas opté à l’IS, la
locatives pour les
Redevances des brevets et les sociétés en sa qualité part revenant à chaque société
entreprises qui ne font de
licences, marques et d’administrateur dans une doit être rapportée à son résultat.
la location leur activité
franchises autre société.
principale.
Produits financiers
Ce sont des intérêts sur des prêts ou des placements à terme, des escomptes obtenus ou
les produits nets sur cession des valeurs mobilières de placement.

Produits financiers à observer


fiscalement

Les dividendes, les bonis de Les écarts de conversion passif


Intérêts sur des liquidation et les parts reçues (Gains de change probables) ne
placements à terme: sur distribution des réserves sont pas comptabilisés par
Une retenue à la source de sont imposés chez la société principe de prudence mais ils
20% est considéré comme distributrice par la TPA (10%), sont imposables: Donc à
une avance sur l’IS. ils sont exonérés chez le réintégrer.
L’intérêt doit être imposé à Les écarts de conversion de
bénéficiaire (éviter la double l’année précédente sont à
son montant brut. imposition) déduire.

Les autres produits financiers: Intérêts reçus non soumis à la retenue à la source, les
escomptes obtenus, les gains de change, les produits nets sur cession des valeurs
mobilières de placement sont imposables.
Reprises sur provisions
• L’imposition des reprises/provisions dépend du sort qui a été
réservé à la dotation qui a donné naissance à la provision.

Reprise /provision

Dotation initiale non déductible


Dotation initiale déductible Reprise: non imposable
Reprise : Imposable pour éviter la double
imposition
Les dégrèvements

• Selon le sort de la taxation de départ

Impôt de départ

Non déductible, donc


Déductible, donc
Le dégrèvement est non
Le dégrèvement est
imposable
imposable
Les gains de change latents
• A la fin d’un exercice, l’entreprise procède à l’actualisation de ses
créances et dettes en devises et dégage de ce fait des écarts de
conversion:
- Les écarts favorables: Augmentation des créances et diminution des
dettes sont saisis pour l’évaluation correcte des postes du Bilan, mais ne
sont imputés en produit par principe de prudence(Produit non acquis).
mais les dispositions fiscales les considèrent comme des produits
imposables: Il faut donc les réintégrer.
L’exercice suivant il faut les déduire en extra-comptable, pour éviter qu’ils
ne soient imposés doublement.
- Les écarts défavorables: Diminution des créances et augmentation des
dettes: Deux écritures sont à constater:
• Actualisation des créances et dettes et constatation des écarts de
conversion.
• Constitution de provision pour pertes de change par principe de
prudence.
Application
Le CPC de l’exercice N, de la SA « ECOGESTION » a dégagé un résultat avant impôt de: 435 678,75 dh.
Parmi les produits comptabilisés, on soumet à votre à votre appréciation les éléments suivants:
1/ Vente de marchandises, comptabilisée le 22/12/N pour : 322 400 dh (HT), livrée le 28/12/N mais la créance relative à
cette vente ne sera encaissée qu’au 20/01/N+1.
2/ Vente de marchandises, comptabilisée le 25/12/N pour 124 600 dh (HT), le client a réglé le jour même sa créance,
mais la livraison des marchandises n’a été effectuée que le 05/01/N+1: le comptable n’a pas effectué de régularisation.
3/ Avance de 15 000 dh, reçue le 20/12/N d’un client sur une commande qui ne lui sera livrée que le 15/01/N+1, le
comptable l’a enregistré en vente de l’exercice.
4/ Encaissement le 15/12/N de : 18 000 dh relatifs aux loyers d’un magasin à une autre société, le montant représente
le loyer de décembre N et janvier N+1: Aucune régularisation n’a été constatée au 31/12/N.
5/ Reprises sur provisions comptabilisées au 31/12/N:
• 4 500 dh, relative à une provision qui a été constituée le 31/12/N-2 d’une manière forfaitaire pour déprécier des
créances douteuses.
• 12 300 dh, relative à une provision constatée au 31/12/N-1 pour déprécier un lot de marchandises.(justifiée et
déductible en N-1).
6/ Dégrèvement de 43 600 dh, obtenu le 24/09/N sur la taxe professionnelle, qui était payée au titre de l’exercice N-1.
7/ Dividendes de 123 400 dh reçus sur une participation au capital de la SA « BEST ».
8/ Intérêts de 3 255 dh, reçus des salariés sur des prêts qui lui ont été accordés par l’entreprise.
9/ Gains de change de 34 600 dh, constatés lors des règlements des dettes en devises.
L’actualisation des dettes et des créances en devises au 31/12/N, a dégagé un écart de conversion passif de 14 250 dh
(Gains de change latents) l’écart de conversion passif de l’exercice N-1 était de: 9 860 dh.
Les charges comptabilisées en N, mais non acceptées en déduction fiscale s’élèvent à 123 548,25 dh.

Travail à faire:
1/ Déterminer le résultat net fiscal de l’exercice N.
2/ Déterminer l’impôt exigible de l’exercice N.
IS: 30%, Taux de cotisation minimale: 0,5%
Base de calcul de la cotisation minimale pour l’exercice N: 15 436 840 dh.
L’appréciation fiscale des charges
• Le résultat comptable constitue le point de départ de la
base d’imposition de l’IS, c’est pourquoi, le fisc contrôle
tout d’abord l’exactitude du résultat dégagé par le C.P.C.

• Pour l’admission d’une charge en déduction, il faut


qu’elle remplisse les quatre conditions exigées par les
règles fiscales.

• Il faut que la charge ne soit pas exclue du droit à


déduction.

• Cependant, il faut avouer que le manque de précision


des règles fiscales, laisse planer du doute quant à la
déduction ou non d’une dépense.
L’appréciation fiscale des charges
- Conditions d’ordre général pour l’admission des charges en
déduction fiscale:
1/ La charge doit être liée à la gestion et engagée dans l’intérêt général de
l’entreprise.
* Charges privées des associés ou de l’exploitant ou de leurs membres de
famille supportées par l’entreprise sont exclues du droit à déduction.
2/ La charge doit être rattachée à l’exercice d’imposition.
• Charges ne se rapportant pas à l’exercice doivent être régularisées.
• Charges des exercices antérieurs doivent faire l’objet d’une demande de
dégrèvement.
3/ La charge doit être enregistrée et appuyée de pièce justificative probante.
4/ La charge doit se traduire par une diminution de l’actif net de l’entreprise.
* Certaines dépenses qui prolongent la durée de vie des immobilisation ou
qui augmentent leur valeur, doivent être considérées comme des
immobilisations et non comme des charges rattachées à un seul exercice.
Achats
• Achats d’éléments corporelles

Réception

Reçus: Charges Non reçus: Charges


déductibles non déductibles
Achats de services
• Eléments incorporels.

Exécution

Non exécuté
Service exécuté
Charge non
Charge déductible
déductible
Impôts et taxes
• Les impôts et taxes directes ou les droits assimilés
constituent des charges déductibles.

• Les majorations et les pénalisations se rapportant à


tous les impôts et taxes sont non déductibles.

• L’impôt sur le résultat: IS ou IGR pour les bénéfices


professionnels sont des charges non déductibles.

• Les provisions pour impôts sur le résultat et pour les


pénalisation ou redressements fiscaux sont par
accessoires non déductibles.
Les charges de personnel

• Salaires,appointements, et gratifications accordés au


personnel de l’entreprise: Charges déductibles.

• Rémunération doit correspondre à un travail effectué pour


l’entreprise, un contrat de recrutement doit être signé.

• La rémunération ne doit pas être excessive eu égard à la


qualification du salarié et à la prestation fournie.

• Aucun seuil n’est fixé pour l’appréciation des


rémunérations réputées excessive.
Les charges externes
•Les charges externes sont variées et normalement déductibles, quand
elles remplissent les conditions exigées par la loi. Cependant il faut
contrôler certains frais qui font partie de ce poste pour respecter les limites
ou les seuils de tolérance fiscale.
Charges à surveiller:
• Redevances crédit-bail: relatives aux immobilisations louées sauf voitures
de tourisme, elles sont déductibles. Concernant des voitures de services, il
faut contrôler les amortissements compris pour éviter le dépassement du
seuil acceptable limité à 300 000 dh TTC et un taux d’amortissement de
20%.
Exemple:
Pour l’année N, une entreprise a comptabilisé une redevance leasing de 55 640 dh TTC de
9 mois, relative à à une voiture d’une valeur TTC de 351 600 dh(TVA de 20%).
Amortissements inclus dans la redevance ( en supposant que la société de leasing
choisit d’amortir sa voiture louée sur 5 ans:
Amorts inclus dans la redevance: 351 600 / 1,2)x20%x (9/12) = 43 950 dh.
Amortissement déductible: (300 000/1,2) x 20% x 9/12 = 37 500 dh
Réintégration: 43 950 (-) 37 500 = 6 450 dh
Charges externes
• Entretien et réparations: Lorsque les frais sont engagés pour remettre une
immobilisation en état normal, la charge est rapportée à un seul exercice,
par contre lorsque l’entretien ou le réparation a pour conséquence de
rénover une immobilisation de lui rajouter de la valeur ou de lui prolonger
la durée de vie, la dépenses doit être immobilisée: C’est plutôt un
aménagement ou une installation qu’une charge.

• Primes d’assurance: lorsqu’elles se rapportent aux besoins d’exploitation,


elles sont déductibles. L’assurance-vie contractée sur la tête des
dirigeants au profit de leurs héritiers doivent être considérées comme des
avantages à incorporer aux salaires et à faire soumettre à l’IGR.
Lorsqu’elles reviennent à l’entreprise, elles sont considérées comme des
placements et non des charges, elles doivent être réintégrées. L’indemnité
reçue sera imposable pour la fraction dépassant les primes payées.

• Rémunérations et honoraires aux tiers: Elles doivent être inscrits sur la


déclaration spéciale et soumis à la source pour les bénéficiaires non
patentables. Les transferts vers l’étranger doivent être soumis à l’IS
retenue à la source de 10%.
Charges externes
• Cadeaux à la clientèle : Pour être admis en déduction, ils doivent
répondre à deux condition:
- Porter le nom, le sigle ou la mention des produits commercialisés par
l’établissement.
- Leur valeur unitaire ne doit pas dépasser 100 TTC.
• Cotisations et dons:
Dons et subventions accordés

Autres dons à des


Dons accordés aux bénéficiaires non
Dons accordés aux
oeuvres sociales des autorisés d’une
établissements reconnus
établissements publics manière réglementaire
d’utilité publique
ou privés: Acceptés dans à recevoir des dons:
Déductibles sans limite
de 2%0 du CA TTC Non déductibles
Excédent à réintégrer
Pertes sur créances ou créances soldées

• Toute créance abandonnée par simple décision de gestion est


considérée comme une réintégration, de même la TVA y afférente doit
être portée sur la déclaration du mois où la décision de libération du
client est prise.

• Pour leur admission en déduction , la perte doit être justifiée par une
action en justice, une déclaration de faillite du clients ou par toute
autre preuve probante

• Les provisions constituées pour faire face aux insolvabilités des


clients sont admises en déduction lorsqu’elles sont précédées par une
action en justice. Toute dotation constatée par simple estimation de
gestion ou forfaitairement est non déductible.
Les dotations aux amortissements
• Les dotations aux amortissements doivent remplir les conditions
suivantes pour leur admission en déduction fiscale:

Quatre conditions

Les immobilisations
Les amortissements
Doivent doivent être autorisées Les dotations doivent
ne doivent être exclus
Correspondre à à la pratique d’amrts être comptabilisées
du droit à déduction
des immobilisations et calculés toute dotation ratée
Fraction des voitures
inscrites en Actif conformément aux est perdue en déduction
de tourisme dépassant
de l’Ese dispositions fiscale
300 000 dh TTC
fiscales

Deux modalités d’amortissement:


- Constant selon les taux indiqués ou les taux d’usage de la profession.
- Dégressif sans que l’immobilisation ne soit exclue de cette pratique.
Les dotations aux provisions
• Les provisions sont soumises à un contrôle très stricte pour leur
admission en déduction fiscale:

5 conditions

La perte ou
la charge
provisionnée
La perte ou la Les dotations
doit être
La perte ou La perte ou la charge doit avoir doivent être
elle-même
la charge doit charge doit être son origine dans comptabilisées
déductible.
être nettement probable et non l’exercice. et reportées
La règle de
précisée pas éventuelle Rattachement à sur le tableau
l’accessoire qui
l’année des provisions
doit suivre
le principal doit
être appliquée

Provisions exclues du droit à déduction: Provisions pour amende fiscales ou pénales,


Les provisions pour propre assureur, les provisions pour garanties données aux clients,
Les provisions pour gratification du personnel, pour congés payés, pour retraite,….
Provisions réglementées
• Elles ont pour but l’atténuation de la charge d’impôt:

Principales provisions réglementées

Provisions pour Provisions pour


Provisions pour
logement de reconstitution des
investissement:
personnel gisements:
20% du bénéfice fiscal
3% du bénéfice 50% du bénéfice fiscal
sans dépassement
fiscal à affecter sans dépassement de 30%
de 30% du montant
à concurrence au du montant d’investissement
d’investissement.
moins de 50% aux
(Abrogée)
habitats économiques
Charges financières

• Les charges d’intérêts dus aux tiers sont déductibles à condition que
les emprunts ont servis au financement de l’entreprise.
• Les intérêts dus aux associés et aux entreprises du groupe sont
contrôlés pour éviter les transferts de produits entre filiales.
- Intérêts des comptes courants d’associés:
Ils ne peuvent être admis en déduction que lorsque le capital social de
l’entreprise est totalement libéré (Condition) et sans que l’intérêt ne
puisse dépasser le seuil fixé par la loi. ( Somme des avances ne doit
excéder le capital, le taux d’intérêt ne doit dépasser le taux décrété par
le ministre des finances pour l’année écoulée).
- Les intérêts inter filiales: ils peuvent servir à transférer le bénéfice
d’une filiale vers une autre filiale déficitaire en vue de minorer l’impôt.
La charge peut être refusée en déduction, par contre le produit financier
de la filiale prêteuse est imposable.
Intérêts des avances en comptes courants d’associés

• Capital social d’une société : 1 000 000 dh.


• Avances reçues des associés:
- 400 000 dh le 01-01-2004.
- 800 000 dh le 01-07-2004.
• Retrait de 300 000 dh le 01-10-2004.
• Taux de rémunération des avances: 6%. Taux fiscal de l’année: 3,25%.
 1ère hypothèse: Capital libéré de Trois quarts: Tout l’intérêt servis aux associés
est non déductibles.
 2ème hypothèse: Capital entièrement libéré:
- Intérêts comptabilisés: (400 000 x 6% x 6/12) + (1 200 000 x 6% x 3/12) +
( 900 000 x 6% x 3/12) = 43 500 dh.
- Intérêts admis fiscalement:
Du 01-01 au 30-06: 400 000 x 3,25%% x 6/12 = 6 500 dh
Du 01-07-au 30-09: La somme des avances dépasse le capital, l’intérêt fiscal se
calcule sur le plafond: 1 000 000 x 3,25% x 3/12 = 8 125 dh
Du 01-10 au 31-12: 900 000 x 3,25% x 3/12 = 7 312,50 dh
Intérêts à réintégrer = 43 500 – ( 6 500 + 8 125 + 7 312,50) = 21 562,50 dh.
Application
La SA « ECOGESTION » au capital de 1 000 000 dh, a pour activité la vente en gros des produits sanitaires. Son CPC au
titre de l’exercice N (Année civile ) a dégagé un résultat avant impôt de: 123 456,75 dh.
Les charges comptabilisées soumises à votre appréciation fiscale sont les suivantes:
1/ Achats de marchandises : 23 450 dh (HT) totalement encaissé, livrées pour ¾ le 24/12/N, le dernier quart n’est pas
disponible et la société prépare le reste de la commande qui sera livré le 10/01/N+1, le comptable n’a pas régularisé.
2/ Acquisition de 8 ordinateurs de bureau pour 52 000 dh (HT) , le comptable les a imputé en achats de petits outillages.
3/ Versement d’une avance de 4 000 dh, au F/s de marchandises comptabilisée en achats, la commande ne sera reçue
qu’en janvier N+1.
4/ Prime d’assurance de 16 400 dh comptabilisée le 01/04/N relative à la couverture des risques de la période du 01/04 N au
31/03/N+1.
5/ Paiement de la taxe professionnelle le 24/05/N en retard: Principal: 12 360 dh, Pénalité, amende et majoration: 2 335 dh.
6/ Dons accordés et comptabilisés: Croissant rouge marocain: 5 500 dh, aux œuvres sociales de l’entreprise: 14 560 dh.
7/ Parmi les salaires figure les rémunérations accordées à Mme Lahlou femme de l’associé principal occupant le poste
d’assistante du directeur général (montant annuel: 102 540 dh), la rémunération du fils de Mr Lahlou, étudiant à Paris pour
un montant global de (75 360 dh, salaires bruts et 14 234 dh de charges sociales).
8/ Intérêts sur emprunts auprès de la banque: 123 456 dh et des intérêts sur les avances des comptes courants d’associés
pour un montant global de 54 000 dh : Les avances étaient de 800 000 dh depuis le 01/01/ N , le 01/10/N un montant de
400 000 dh a été de nouveau avancé par les associés, le taux fiscalement admis pour N est de 2,75%.
9/ Dotations aux amortissements: Une dotation de 45 600 dh a été constatée pour amortir une voiture d’un montant golbal
(TTC) de 342 000 dh acquise et mise en service le 05/05/N. Une dotation aux amortissements de quatre ordinateurs omise
en N-1 et comptabilisée avec celle de l’exercice N: VO des ordinateurs: 30 320 dh, date d’acquisition: 01/04/N-1. Taux
d’amortissement: 15%. Dotation globale comptabilisée: 7 959 dh.
10/ Dotations aux provisions: 12 300 dh pour déprécier un lot de marchandises démodées, 45 600 dh pour faire face à des
pénalités fiscales éventuelles, 5 260 dh pour une perte de change probable.
Parmi les produits comptabilisés on relève: 87 640 dh de produits non imposables.
CA : 22 400 000 dh (HT) TVA 20%
Travail à faire:
1/ Déterminer le résultat net fiscal de l’exercice N.
2/ Déterminer l’impôt exigible pour l’exercice N , sachant que la base de cotisation minimale pour l’année est de 23 456 700 dh.
Le capital de la société s’élève à 1 000 000 dh entièrement libéré.
Déficits reportables
• Lorsqu’un exercice se termine par une perte fiscale, celle-ci prend le nom de déficit
fiscal. Automatiquement l’entreprise se trouve soumise à la cotisation minimale.

Déficit fiscal .
Dotations aux amortissements
De l’exercice

Non Oui
Déficit > Dotations aux amorts

Déficit provenant entièrement des Déficit à décomposer:


amortissements. - Déficit d’amortissements =
Il est reportable sur les bénéfices ∑ dotations aux amorts
des exercices suivants jusqu’à - Le supplément est appelé: Déficit hors
sa récupération totale sans limitation amortissements: reportable sur les
de délai bénéfices des quatre exercices suivants
Schéma d’ensemble pour la
détermination du résultat net fiscal
 Résultat avant impôt: déterminé par le CPC.
 Corrections fiscales en extra-comptable:
• (+) Réintégrations fiscales. Résultat avant impôt
• (-) Déductions fiscales. Eléments Réintégrations Déductions

• (=) Résultat brut fiscal.


 (-) Déficits reportables.
• (=) Résultat net fiscal.
C.P.C

Charges Produits

Résultat brut fiscal


(-) déficits reportables
Résultat avant impôt (=) Résultat net fiscal
Détermination de l’impôt
Résultat net fiscal peut être positif ou négatif:

Résultat net fiscal

Bénéfice net fiscal


- Calcul de l’IS: Bénéfice x taux
- Calcul de la cotisation minimale Perte nette fiscale: Déficit fiscal
- L’impôt exigible sera représenté
par le plus élevé des deux L’impôt est représenté par la
En absence d’imputation des excédents cotisation minimale
de CM/IS des exercices antérieurs
Calcul de l’impôt
- Calcul de l’IS:
Bénéfice net fiscal x Taux de l’IS.

- Calcul de la cotisation minimale:


* Base de calcul de la CM:
. C.A (HT)
. Produits accessoires
. Produits financiers sauf éléments exonérés.
. Primes,dons et subventions reçus.
* Taux de cotisation minimale:
. 0,5% pour la plupart des sociétés non soumises à une
réglementation des prix de vente.
. 0,25% pour les sociétés à marges bénéficiaires réglementées.
C.M = Base x Taux
Calcul de l’impôt exigible
Cas d’un bénéfice fiscal sans excédents de CM/IS à imputer:

- Calcul de l’IS = Bénéfice fiscal x Taux


- Calcul de la CM

Oui Non
IS > CM

Impôt exigible sera représenté par de Impôt exigible sera représenté par
l’exercice sera l’IS la CM
L’imputation de l’excédent de la CM par
rapport à l’IS
- Règle: L’excédent de CM/IS est imputable sur l’ excédent de
l’IS/CM des trois exercices suivants.
- Excédent de CM/IS: Lorsqu’une entreprise supporte au titre d’un
exercice la CM, la différence = CM – IS, constitue un excédent que
l’entreprise a droit de récupérer par soustraction sur l’excédent
d’IS/CM de l’exercice suivant ou à défaut sur celui de 2ème ou du 3ème
exercice qui suit son apparition.
- Exemples:
* 2002 : Déficit fiscal = - 98 600 dh.
Base de CM= 8 654 800 dh.
* 2003 : Bénéfice comptable avant impôt= 124 600 dh
Total des réintégrations = 54 680 dh
Total des déductions = 25 760 dh
Base de CM = 10 456 600 dh.
* 2004 : Bénéfice net fiscal = 345 680 dh
Base de CM = 12 456 400 dh
Déterminer l’impôt exigible de chaque année?
Imputation des excédents de CM/IS
Corrigé de l’exemple
• 2002: Déficit fiscal : Impôt exigible : CM: 8 654 800 x 0,5% = 43 274 dh.
La CM constitue un excédent payé imputable sur les excédents d’IS/CM des trois
exercices suivants.
• 2003:
- Résultat brut fiscal = 124 600 + 54 680 – 25 760 = 153 520
- Déficit reportable (-) 98 600
---------------------------
Résultat net fiscal = 54 920
- I.S = 54 920 x 35% = 19 222 dh
- CM = 10 456 600 x 0,5% = 52 283 dh
- Impôt exigible = C.M = 52 283 dh.
- Excédent de CM/IS = 52 283 – 19 222 = 33 063 dh(Imputable sur les excédents
d’IS/CM des trois exercices suivants) .
• 2004: IS =345 680 x 35% = 120 988 dh; CM= 12 456 400 x 0,5% = 62 282 dh
- Excédent d’IS/CM= 120 988 – 62 282 = 58 706 dh.
- Il servira à éponger entièrement la CM de 2002, le reste permettra d’éponger
une fraction de l’excédent de CM/IS de 2003 soit: 58 706-43 274 = 15 432 dh
- Il reste à imputer sur les excédents d’IS/CM de 2005 ou 2006:
33 063 – 15 432 = 17 631 dh.
• Impôt définitif au titre de 2004 = 62 282 dh
Réduction de l’impôt en cas
d’augmentation de capital

• Historique:
- Loi de finances 1995, réduction de l’impôt de 10% du montant de l’augmentation du capital
réalisée entre le 1er janvier et le 31 décembre 1995. (1 année)
- Loi de finances 2005, réduction d’impôt en faveur des PME soumises à l’IS dont le CA < à
50 millions de dh, pour les augmentations du capital réalisées entre le 1er janvier 2005 et le
31 décembre 2006 (2 ans), la réduction de 10% du montant de l’augmentation est appliquée
uniquement sur l’impôt de l’année d’augmentation du capital.

• Loi de finances 2009:


En vue de consolider la CAF des PME soumises à l’IS, quelles soient bénéficiaires ou
déficitaires, le paragraphe V de l’article 7 de la loi de finances N° 40-08 a prévu:
- Une réduction de l’IS ou de la cotisation minimale de 20% du montant de l’augmentation du
capital réalisée entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2010.
- Une réduction des droits d’enregistrement: un droit fixe de 1 000 dh au lieu de 1% prévu
pour les actes d’augmentation de capital des sociétés.
Conditions d’éligibilité à une réduction d’impôt

Le bénéfice de la réduction de 20% est subordonné aux conditions suivantes:

6 conditions

L’augmentation ne doit
Augmentation L’augmentation de pas être suivie d’une
Augmentations par Le CA réalisé au cours
décidée et réalisée Capital doit être capital ne doit pas réduction, ni d’une
des apports en des 4 derniers exercices
entre le 1er janvier entièrement libéré au avoir été précédée cessation d’activité
numéraires et/ou par clos avant le 1er janvier
2009 et le 31 cours de l’exercice d’une réduction du pendant 5 ans à
l’incorporation des 2009 doit être inférieur
décembre 2010 concerné par la dite capital entre le 1er compter de la clôture
créances des C/C à 50 millions de dh.(HT)
sociétés existantes augmentation janvier 2008 et la de l’exercice de
le 1er janvier 2009 d’associés date d’augmentation l’augmentation du
capital

Cessation d’activité comprend:


- Dissolution de la société;
- transformation de la forme juridique de la société entraînant son exclusion du champ de l’IS ou la création
d’une nouvelle personne morale;
- Fusion réalisée dans les conditions de droit commun et entraînant l’imposition des plus-values entre les mains
de la société absorbée. Par contre, en cas d’option pour le régime particulier de fusion, l’avantage fiscal est
transféré à la société absorbante, avec un engagement de celle-ci de respecter les conditions précitées.
La cession partielle d’activité ne remet pas en cause la réduction de l’impôt.
Modalités de la réduction d’impôt
• Réduction de l’IS de 20% du montant de l’augmentation du capital.
• Cette réduction est appliquée au montant de l’impôt définitif de
l’exercice après:
- Soustraction des impôts retenus à la source sur les produits de
placements à revenu fixe de l’exercice concerné.
- Dus excédents de cotisations minimales/IS des exercices antérieurs.
Les acomptes provisionnels sont donc imputés sur l’impôt après
réduction de 20% du montant de l’augmentation du capital.
• Si le montant de l’impôt exigible est insuffisant pour couvrir la
réduction d’impôt à laquelle la société a droit, le reliquat est imputé
d’office sur le ou les acomptes provisionnels dus au titre des
exercices suivants, sans limitation dans le temps.
• Lorsqu’une société procèdent à deux ou à plusieurs augmentation du
capital entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2010, chacune d’elle
ouvre droit à la réduction de 20%.
Exemple

La société « SA SOFM » a augmenté le 1er juillet 2009 son capital de 4 000 000 dh, en conformité avec les
conditions prévues à l’article 7-V de la loi de finances 2009.
Données de l’exercice 2009:

Chiffre d’affaires (HT) 30 000 000


Résultat net fiscal 1 500 000
Cotisation minimale/ (30 000 000 X 0,5%) 150 000
IS (1 500 000 x 30%) 450 000
Total des acomptes versés au cours de l’exercice 2009 400 000
Montant de la réduction d’IS (4 000 000 x 20%) 800 000
IS à verser avant le 1er avril 2010 0
Reliquat de la réduction après imputation sur l’impôt dû: (800 000 – 450 000) 350 000

Suite à la réduction de 20% du montant de l’augmentation de capital, l’impôt dû par la société est nul.

Ordre d’imputation sur l’impôt dû :


- Montant de l’impôt retenu à la source sur les produits de placements à revenu fixe.
- Crédit de cotisation minimale provenant des exercices antérieurs.
- Réduction de 20% du montant de l’augmentation du capital.
- Acomptes versés au cours de l’exercice.
• Exercice 2010:
- Montant de chaque acompte:
450 000 / 4 = 112 500 dh.
- Imputation du reliquat de la réduction de 350 000 dh sur les acomptes dus en 2010:
1er acompte: 112 500 – 350 000 = - 237 500
2ème acompte: 112 500 – 237 500 = - 125 000
3ème acompte: 112 500 – 125 000 = - 12 500
4ème acompte: 112 500 – 12 500 = 100 000
- Imputation des acomptes versés en 2009:
100 000 – 400 000 = - 300 000 dh
- l’excédent des acomptes versés en 2009, après imputation sur le reliquat du 4ème acompte de
2010, de 300 000 dh doit être restitué à la société dans le délais d’un mois de la date d’échéance
du dernier acompte de l’exercice 2010, c’est-à-dire le 31/01/2011, conformément aux
dispositions de l’article 170 – IV du CGI.
- Déclaration de l’exercice 2010 fait ressortir les données suivantes:

Chiffre d’affaires (HT) 36 000 000


Résultat net fiscal 1 800 000
Cotisation minimale 36 000 000 x 0,5% 180 000
IS : 1800 000 x 30% 540 000
IS à verser après imputation des acomptes de l’exercice 2010: 90 000
540 000 – 450 000
Application

La SA « MIR » a réalisé au cours de l’exercice 2009 une augmentation du capital


par apport en numéraire de 1 000 000 dh et par incorporation des avances en
comptes courants des associés de 500 000 dh.
Les données fiscales de l’exercice 2009 sont les suivantes:
- Chiffre d’affaires 25 600 000 dh
- Résultat avant impôt 650 900 dh
- Charges à réintégrer 123 400 dh
- Produits à déduire 43 300 dh
- Déficit fiscal de 2008 (-) 234 688,75 dh
- Base de la cotisation minimale pour l’exercice 2008: 24 670 600 dh
- Base de la cotisation minimale de l’exercice 2009: 25 875 000 dh.

Travail à faire:
1/ Déterminer l’impôt exigible de l’exercice 2008.
2/ Déterminer l’impôt exigible de l’exercice 2009.
3/ Préciser comment sera imputée l’augmentation du capital réalisée en 2009.
Les sanctions pour le non respect des
modalités de l’augmentation du capital

En cas de non respect de l’une des conditions précitées, le


montant de la réduction de l’impôt devient exigible et il est
rapporté à l’exercice au cours duquel a eu lieu l’augmentation
de capital, sans préjudice de pénalité et des majorations
prévues par les articles 186 et 208 du CGI.

En cas où l’exercice auquel doit être rapporté le montant de la


réduction est prescrit, la régularisation est effectuée sur le
premier exercice non prescrit.
Le paiement spontané de l’impôt
1/ Les acomptes provisionnels:
Chaque acompte équivaut à : impôt exigible de l’exercice précédent x
25%.
- 1er acompte à payer à la fin du 3ème mois qui suit la date d’ouverture
de l’exercice.
- 2ème acompte à payer à la fin du 6ème mois da la date d’ouverture de
l’exercice.
- 3ème acompte à payer à la fin du 9ème mois de la date d’ouverture de
l’exercice.
- 4ème acompte à payer à la fin de l’exercice.
Exemple:
- IS de 2003: 45 680 dh.
- 1ère hypothèse: CM de 2003: 32 698 dh.
- 2ème hypothèse: CM de 2003: 66 540 dh
Déterminer pour chaque hypothèse les acomptes à payer au
titre de l’exercice 2004.
Impôt de l’exercice 2003 et acomptes à verser en 2004

1ère hypothèse:
Impôt exigible au titre de 2003 :
l’IS représenté par: 45 680 dh.
Acomptes : 45 680 x 25% = 11 420 dh.
Dates limites de versement pour une année civile:
31-03-2004 (1èr acompte) ,30-06-2004 (2ème acompte),30-09-2004
(3ème acompte) et 31-12-2004 (4ème acompte).

2ème hypothèse:
Impôt exigible pour 2003:
La cotisation minimale de : 66 540 dh.
Acomptes = 66 540 x 25% = 16 635 dh.
Dates limites: A la fin de chaque trimestre de l’année 2004 (Voir ci-dessus).
2/ Régularisation:
• Deux cas sont à envisager:

Détermination de l’impôt
définitif de l’exercice

Oui Non
Impôt exigible > ∑ acomptes

Le trop payé est imputé


Paiement du reste = sur le premier acompte
Impôt (-) ∑ acomptes de l’exercice suivant et
au plus tard à la fin éventuellement sur le
Du 3ème mois qui suit 2ème , le reste peut être
La clôture demandé en remboursement
Suite de l’exemple
• Supposons que l’impôt définitif de 2003 est de : 45 680 dh.
• Supposons que l’impôt de 2004 s’est arrêté à:
- 1ère hypothèse : 74 460 dh.
- 2ème hypothèse : 38 220 dh.
 1ère hypothèse:
Il reste à payer au plus tard le 31-03 -2005:
74 460 (-) ( 4 x 11 420 ) = 28 780 dh.
 2ème hypothèse:
Trop payé = (4 x 11 420) (-) 38 220 = 7 460 dh.
1er acompte 2005 = 38 220 x 25% = 9 555 dh
Imputation de l’excédent payé en 2004: 7 460 dh
------------------
Montant à payer au titre du 1er acompte : 2 095 dh
Le 2ème , le 3ème et le 4ème acomptes seront payés entièrement à raison de
9 555 dh chacun.
Calcul de la cotisation minimale dans le cas
d’exonération ou d’imposition à des taux réduits

L’article 144 du CGI précise que la cotisation minimale est un minimum d’imposition que
les contribuables soumis à l’IS à l’IR selon le régime du RNR ou RNS ou les
contribuable soumis à l’imposition des revenus agricoles doivent verser même en
l’absence de bénéfice ou en cas où l’impôt calculé sur le résultat imposable s’avère
inférieur à la cotisation minimale.

La base de calcul de la cotisation minimale comprend:


- Le chiffre d’affaires (HT) même celui qui provient du secteur exonéré ou soumis à imposition réduite.
- Les produits accessoires 5HT).
- Les produits financiers y compris les produits exonérés pour le calcul du résultat net fiscal (Dividendes).
- Les dons subventions et primes reçues.
Exemple:
Une société réalise des ventes au Maroc et à l’étranger, les ventes au Maroc sont de: 12 345 600 dh, les
ventes à l’étranger sont de: 5 432 800 dh, les intérêts créditeurs sont de 123 450, les dividendes reçus
sont de: 325 700 dh, une prime gagnée dans une foire: 125 000 dh.
Base de CM = 12 345 600 + 5 432 800 + 123 450 + 325 700 + 125 000 = 18 352 550 dh
CM = 18 352 550 x 0,5% = 91 762,75 arrondie à 91 763 dh.
Détermination de l’impôt en cas d’exonération

• L’entreprise peut bénéficier d’une exonération partielle ou totale se


rapportant en tout ou en partie à son activité.

• L’impôt brut déterminé d’après le résultat global est réparti selon un


prorata.

• Le prorata est calculé d’après les produits imposables ou non placés au


dénominateur et les produits imposables ( Produits bruts – fractions
exonérées) placé au numérateur.

P= Total des produits – fractions exonérées x 100


Total des produits
Exemple
• Les données de l’exercice 2004 d’une entreprise se présentent comme suit:
- Activités imposables 1 200 000
- Activités exonérées à 100% 480 000
- Activités exonérées à 50% 300 000
- Produits accessoires 80 000
- Intérêts, escomptes et gains de change 15 000
- Subventions reçues:
* Au profit des activités imposables 30 000
* Au profit des activités exonérées 16 000
* Au profit des activités exonérées à 50% 10 000
- Reprises sur subventions d’investissement 20 000
- Produits non courants 25 000
- Plus-values net global après abattement 40 000
-------------------
Total des produits 2 216 000
Résultat net fiscal : 350 000
Impôt brut = 350 000 x 30% = 105 000
• Calcul du prorata:
Nature des produits Eléments du Eléments à soustraire
dénominateur pour le calcul du
numérateur

- Activités imposables 1 200 000 ----------


- Activités exonérées à 100% 480 000 480 000
- Activités exonérées à 50% 300 000 150 000
- Produits accessoires 80 000 ----------
- Intérêts, escomptes et gains de change 15 000 ----------
- Subventions reçues:
• Relatives à l’activité imposable 30 000 ----------
• Relative à l’activité exonérée à 100% 16 000 16 000
• Relative à l’activité exonérée à 50% 10 000 5 000
- Reprise sur subvention d’investissement 20 000 ---------
-Produits non courants 25 000 ---------
• PC des immobilisations 40 000 ----------
Total 2 216 000 651 000
• Prorata = 2 216 000 - 651 000 x 100 = 70,6%
216 000

• Calcul de l’impôt dû :
Impôt brut ( IS théorique) = 350 000 x 30% = 105 000 dh.
IS dû = 105 000 x 70,60% = 74 130 dh.
Détermination de la cotisation minimale brute , d’après l’application du taux
aux produits formant la base de calcul, sans distinction des produits
imposables ou non.
Détermination de la cotisation minimale par pondération du prorata.
Comparaison de l’IS déterminé par le prorata et la CM calculée par le prorata
et détermination de l’impôt définitif de l’exercice.
NB:
Cette méthode ne doit pas faire double emploi avec les rectifications extra-
comptables lorsqu’elles ont pour objet d’exclure des produits imposables
et des charges déductibles ceux afférents à des activités exonérées.
• Prorata = 2 216 000 - 651 000 x 100 = 70,6%
216 000

• Calcul de l’impôt dû :
Impôt brut ( IS théorique) = 350 000 x 30% = 105 000 dh.
IS dû = 105 000 x 70,60% = 74 130 dh.

Comparaison de l’IS déterminé par le prorata et la CM calculée sur


l’ensemble des produits faisant partie de la base de la CM de l’exercice.

NB:
Cette méthode ne doit pas faire double emploi avec les rectifications extra-
comptables lorsqu’elles ont pour objet d’exclure des produits imposables
et des charges déductibles ceux afférents à des activités exonérées.
Le contentieux fiscal en matière d’I.S
• Le contrôle fiscal porte sur les déclarations établies par les contribuables, il peut donner lieu
à un rehaussement des bases imposables.
• Avis: La vérification de comptabilité doit être précédée d’un avis de contrôle au moins 15
jours avant le début effectif des vérification. Le non respect de cette formalité entraîne la
nullité de la procédure de rectification.
• Lieu de vérification: Entreprise, les documents ne peuvent être emportés par l’inspecteur
vérificateur que par consentement de l’entreprise.
• Conséquences: Le contrôle aboutit très souvent à des redressements qui entraînent un
rehaussement de l’impôt. Il peut dans des cas spécifiques aboutir au rejet de la comptabilité
lorsque celle-ci est jugée dépourvue de force probante et à l’évaluation des bases
d’imposition.
• Procédure normale:Les redressements doivent être motivés et notifiés à l’entreprise,
celle-ci dispose de 30 jours pour répondre.
• En cas de refus des redressements par l’entreprise, l’inspecteur dispose de 60 jours pour
accepter ou contester les propositions de l’entreprise.
• Après la seconde notification du vérificateur, l’entreprise peut saisir la commission locale de
taxation dans un délai de 30 jours.
• La décision de la CLT peut être contestée par l’entreprise ou l’administration fiscale devant
la commission de recours nationale.
• La décision de la CNRF peut être contestée par l’entreprise devant les tribunaux dans un
délai de 2 mois, l’administration ne peut recourir aux juridictions qu’ cas où elle estime
que la CNRF a statué à tort sur des questions de droit.
Les sanctions
• Sanctions pénales:
Fautes punies par une amende de 5000 à 50 000 dh.
- Délivrance ou production de factures fictives.
- Production d’écritures comptables fausses ou fictives.
- Ventes sans factures de manière répétitive.
- Soustraction ou destruction de pièces comptables;
- Dissimulation de tout ou partie de l’actif d’une manière frauduleuse.
Toute récidive de ces infraction avant l’expiration de 5 ans est passible
d’emprisonnement de 1 à 3 mois.
• Sanctions fiscales:
- Défaut , inexactitude ou retard de déclaration d’existence : 1000 dh.
- Déclaration de modification: 500 dh.
- Déclaration annuelle: Pénalité de 15% de l’impôt exigible, avec un minimum
de 500 dh.
- Retard de versement d’impôt: pénalité de 10% et majoration de 5% pour le
1er mois et 0,5% pour chaque mois ou fraction de mois supplémentaire.
La gestion fiscale en matière d’IS
• La gestion de l’IS, comme toute gestion d’impôt repose sur deux volets:
- La gestion du risque fiscal.
- La recherche de l’optimisation fiscale.
 La gestion du risque fiscal:
• Respecter les règles et les dispositions fiscales.
• Respecter les échéances fiscales.
• Etablir et déposer les déclarations obligatoires.
• Eviter les pénalisations fiscales.
 L’optimisation fiscale:
• Intégrer la variable fiscale dans les prises de décisions.
• Mesurer les incidences fiscales pour mieux tirer meilleur profit des
options offertes par la législation.
• Prendre des décisions de gestion qui agissent sur le résultat comptable
et par voie de conséquence sur le niveau d’impôt.
Modifications apportées par la loi de finances 2006

• Seuil des voitures de tourisme autorisées en amortissement: 300 000 dh


TTC au lieu de 200 000 dh TTC.
• Abattement sur plus-values des immobilisations:
0 à 2 ans 0%
De 2 ans à 8 ans 25%
de plus de 8 ans 50%.
• Arrondissement des bases de calcul d’impôt à la dizaine de dh
supérieure et du montant de l’impôt au dh supérieur.