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UNIVERSITE ABDELMALEK ES-SAADI

Faculté des Sciences Economiques Juridiques et sociales de


Tanger

LE CREDIT DOCUMENTAIRE
Techniques et instruments de paiement international

Proposé par :
- M. IHADIYAN Abid

Réalisé par :
- EL OTMANI Abdelouahed - BEQQAL Zaineb
- YACOUBI Asmae - HADCH Samira
- ECH-CHARFI Oumayma
- RHIYAT Hamza
- TEGOURT Anas
- MEROUANI Oumaima - BEN-HDECH Ghizlane

ANNEE UNIVERSITAIRE : 2017/2018


MASTER : LOGISTIQUE PORTUAIRE ET TRANSPORT INTERNATIONAL
1
SOMMAIRE
1. Introduction
2. Généralités
3. Fonctionnement du crédit documentaire
4. Réalisation du crédit documentaire
5. Evaluation du crédit documentaire
6. Les autres formes de crédit
7. Conclusion
8. Annexes

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1. Introduction
Les échanges internationaux sont de plus en plus nombreux, cependant lors de ces
derniers, la garantie de la sécurité financière peut être assurée par différentes instruments de
paiement, et plus la sécurité est élevée plus le coût de la mise en œuvre sera élevé. Ces
techniques apportent une sécurité aux deux parties.

Les formes de paiements à l’international, sont exclusivement utilisées dans les


transactions à l’international et elles sont nombreuses, nous pouvons énumérés quelques
moyens à savoir l’encaissement direct ; qui consiste à payer le vendeur directement sans passer
par l’intermédiaire de la banques et le règlement est effectué sur l’initiative de l’acheteur.
L’importateur doit payer après la réception de la facture et non pas âpres la réception de la
marchandise.

La remise documentaire qui est une technique simple et efficace « Il s’agit d’une remise
des documents précités par le vendeur à sa banque. Elle les transmet à la banque de l’acheteur
qui les donnera à ce dernier en échange du paiement des marchandises. » (Annie Rouxeville, p
197)1, cependant les banques n’interviennent que comme mandataires de leurs clients, elles ne
s’engagent pas à payer le vendeur si l’acheteur est insolvable.

Ces deux techniques énumérées au-dessus présentent des limites c’est pour cela que la
Chambre de Commerce Internationale a mis en place une méthode nommée le crédit
documentaire qui veille au bon déroulement d’une transaction internationale.

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https://www.slideshare.net/mobile/AnisAmmari/les-techniques-de-paiement-a-ltranger?qid=94a996c9-5a97-
4376-a727-c4eda92c2850&v=&b=&from_search=6 (Les techniques de paiement à l’échelle international Cas :
Crédit documentaire et remise documentaire)

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2. Généralités
2.1. Définition :
Dans le cadre du commerce international, les montants et l'éloignement des partenaires
ont nécessité la création par les banques d'un instrument de paiement spécifique appelé « crédit
documentaire », lettre de crédit (L/C) ou plus familièrement « crédoc ».

• Il concilie l'intérêt du vendeur - être payé - et celui de l'acheteur - recevoir dans les qualités,
les quantités et les délais contractuels, la marchandise commandée

• Il permet d'apporter la sécurité de paiement recherchée par le vendeur et en même temps la


sécurité de livraison pour l’acheteur.

Le crédit documentaire est l'engagement d'une banque de payer un montant défini au


fournisseur d'une marchandise ou d'un service, contre la remise, dans un délai déterminé, de
documents énumérés qui prouvent que les marchandises ont été expédiées ou que les prestations
ou services ont été effectués.

• L'objet de ces documents est de justifier l'exécution correcte des obligations de l'exportateur.
Ces documents seront ensuite transmis par la banque à l'acheteur contre remboursement, pour
que ce dernier puisse prendre possession de la marchandise.

• La technique du crédit documentaire répond donc à une double exigence : - faire bénéficier
l'exportateur d'un engagement bancaire émanant de la banque de l'importateur, et distinct du
paiement effectif de l'importateur (la banque s'engageant à payer, même si l'importateur
éprouve une quelconque difficulté à le faire)

- donner l'assurance à l'importateur que la paiement par sa banque ne sera effectué que si le
vendeur peut montrer qu'il a correctement exécuté ses propres obligations contractuelles

2.2. Le rôle du crédit documentaire :


Le crédit documentaire a pour rôle de satisfaire l'acheteur (l'importateur) et le vendeur
(l'exportateur) car c'est un :

- Moyen de transaction:
Il permet d'acquérir des biens et des marchandises avec l'intervention de deux banques : celle
de l'importateur et celle de l'exportateur.

- Elément de confort et sécurité :


Il est pour les contractions commerciales et la dénomination commune de leur préoccupation.

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- Instrument de règlement :
Il peut se révéler de pratique courante pour des exportateurs avisés pour peu qu'on ne
l'alourdisse pas de clauses et conditions inutilement sophistiqué. Il supprime dans des cas le
concours bancaire de trésorerie.

2.3. Les intervenants du Crédoc

Nous mettons en évidence 5 intervenants :

Le donneur d’ordre : L’acheteur, disant l’importateur destinataire de la marchandise ou du


service qui charge une banque de son choix pour s’engager conformément aux instructions
précisant les conditions de réalisation de l’opération et notamment la liste des documents qui
doivent être remis au bénéficiaire.

Le bénéficiaire : et celui en faveur de qui le crédit documentaire est ouvert, il s’agit donc du
vendeur (exportateur).

La banque émettrice : c’est la banque chargée par l’acheteur de s’engager envers celui-ci
d’effectuer le paiement au bénéficiaire directement ou par l’intermédiaire d’une autre banque
appelée banque notificatrice .

La banque notificatrice : est chargée d’informer son client sur la qualité de la banque
émettrice (fiable ou pas) et devra contrôler l’authenticité du crédit . Si tout est en ordre, elle se
charge aussi de notifie le crédit documentaire au bénéficiaire (vendeur).

La banque confirmante : La banque qui ajoute sa confirmation, son engagement dans le


cadre d’un crédit documentaire irrévocable et confirmé (cela peut être la banque notificatrice
ou une autre)

La banque désignée : La banque aux guichets ou aux caisses de laquelle le crédit


documentaire est réalisé (cela peut être la banque émettrice ou notificatrice ou confirmante.

2.4. Les formes de crédit documentaire :

Il convient tout d’abord de distinguer les formes classiques du crédit documentaire (révocable,
irrévocable, et confirmé) largement utilisées par les opérateurs, On distingue trois formes
classiques du crédit documentaire ; le crédit révocable ; le crédit irrévocable ; le crédit
irrévocable et confirmé.

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2.4.1. Le crédit documentaire révocable :

Ce type de crédit peut être demandé ou annulé unilatéralement avant présentation des
documents par la banque émettrice où à la demande de l’importateur. Il est de ce fait une forme
de crédit documentaire qui ne crée aucune obligation juridique de payer, l’annulation d’un tel
crédit est toute fois sans effet si les documents ont déjà été honorés. Donc ce type de crédit ne
représente aucune garantie. On conçoit parfaitement que la révocabilité de ce crédit
documentaire place l’exportateur dans un certain inconfort pendant la phase de préparation de
marchandise jusqu’au son expédition ; car il persiste le risque que la banque émettrice retire
son engagement. Il est de ce fait peu utilisé sauf si le vendeur veut sécuriser la date et les délais
de paiement sans être couvert contre le risque commercial ou politique.

Il ne présente qu’un faible pourcentage de la masse des crédits. Il est surtout utilisé dans les
relations commerciales entre les sociétés mères et leurs filiales dans le but d’accélérer le circuit
de transfert des fonds en faveur de bénéficiaire. Signalons enfin que si la mention irrévocable
manque dans l’ordre d’ouverture, le crédit est considéré comme révocable.

2.4.2. Le crédit documentaire irrévocable :

Cette formule offre au vendeur l’avantage d’un engagement sans retour, elle lui donne
la certitude que sa marchandise lui sera payée, pour autant qu’il respecte bien sûr, les conditions
du Credoc. Toute modification ou annulation par l’acheteur, des conditions d’un Credoc
irrévocable exige l’accord préalable du vendeur. Lors d’un crédit documentaire irrévocable, la
banque émettrice se trouve engagée à l’ égard du bénéficiaire ; à s’acquitter, à accepter une
traite ; ou à assumer la responsabilité du paiement à l’échéance même en cas de défaillance du
client. Ce type de Credoc couvre donc le risque commercial mais pas contre le risque politique
du pays. Dès le moment où cet engagement est donné, il n’est plus possible d’y revenir sans
l’accord de toutes les parties du crédit.

La banque émettrice charge son correspondant bancaire de modifier le Credoc irrévocable au


bénéficiaire, soit en l’arisant irrévocable non confirmé, soit lui confirment ce crédit (Credoc
irrévocable et confirmé).

2.4.3. Le crédit documentaire irrévocable et confirmé :

Lorsque la banque émettrice demande à la banque notificatrice de confirmer le Credoc, non


seulement elle s’engage à payer le bénéficiaire, mais oblige également la notificatrice à payer
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les documents présentés par le bénéficiaire dans les délais prescrits. L’exportateur obtient le
maximum de sécurité avec l’engagement des deux banques dont l’une est établie dans son pays
ce qui élimine le risque politique. Pour que la banque notificatrice accepte de confirmer le
crédit, les conditions suivantes doivent être remplies :

 Le crédit doit être irrévocable ;

 Le crédit doit clairement formuler l’ordre ou l’autorisation de la banque émettrice au


correspondant d’ajouter sa confirmation ;

 Le crédit doit être utilisable aux guichets de la banque confirmante ;

 Le texte du crédit doit être sans équivoque et ne contenir aucune clause qui, en fait,
permettrait à l’acheteur d’empêcher l’utilisation du crédit par le vendeur.

En effet, deux facteurs conjugués ou non peuvent amener le vendeur à demander la


confirmation du crédit documentaire :

 La situation financière de la banque émettrice

 Le risque pays de l’acheteur

Les trois types de crédits documentaires par ordre décroissant de sécurité sont les suivants :

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3. Le fonctionnement du crédit documentaire
3.1. Le déroulement

Phase 1 : l’ouverture / l’émission du crédit documentaire

- Réalisation de l'opération commerciale entre deux parties

L'acheteur et le vendeur conviennent contractuellement des termes de l'opération de


manière à éliminer tout litige ultérieur : le règlement s'effectuera par crédit documentaire.

- Demande d'ouverture du crédit documentaire

L'acheteur (donneur d'ordre) demande à son banquier d'ouvrir un crédit documentaire


en faveur de son vendeur (bénéficiaire) conformément aux termes de l'opération conclue.

- Ouverture du crédit documentaire

La banque de l'acheteur (banque émettrice) ouvre le crédit documentaire, selon les


modalités convenues, auprès de sa banque correspondante dans le pays du vendeur.

- Notification de l'ouverture du crédit documentaire

La banque correspondante (banque notificatrice ou confirmatrice) notifie l'ouverture du


crédit documentaire au vendeur en y ajoutant, le cas échéant, sa confirmation.

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Phase 2 : la réalisation du crédit documentaire

- Expédition des marchandises

Le vendeur expédie les marchandises.

- Réalisation du crédit documentaire

Le vendeur remet à ce moment-là les documents énumérés dans l'ouverture du crédit


documentaire à la banque correspondante (banque notificatrice ou confirmatrice) qui, après en
avoir vérifié la stricte conformité, lui règle le montant des marchandises, selon les conditions
du crédit.

- Envoi des documents

A son tour, la banque correspondante (notificatrice ou confirmatrice) remet les


documents à la banque de l'acheteur (émettrice) contre paiement.

- Remise des documents au donneur d'ordre et réception des marchandises

La banque émettrice remet les documents qu'elle aura également reconnus conformes à
son client contre remboursement et rembourse la banque correspondante. L'acheteur se fait
délivrer les marchandises sur présentation du document de transport.

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3.2. Les documents du crédit documentaire
3.2.2. Les documents commerciaux
 Facture commerciale (Annexe 1) :

C’est le document pivot dans un dossier de crédit documentaire. La banque se base sur la
facture commerciale qui est la facture définitive, pour effectuer le transfert du montant.

 Liste de colisage (Annexe 2) :

C’est un manifeste qui regroupe tous les détails concernant la marchandise à exporter ou à
importer, il regroupe :

 Nature d’emballage (sacs, colis, caisses …)


 Poids
 Nombre
 Références
3.2.3. Les documents de transport
 Connaissement maritime (Bill of Leading) :

C’est un titre de transport maritime, signé par le capitaine du navire pour prouver qu’il est
le responsable de la marchandise Durant le transport. Le connaissement joue le rôle d’un titre
d’expédition, de transfert de propriété de marchandise et un contrat de transport. Il contient la
référence du crédit documentaire.

 Lettre de transport aérienne (LTA) (Annexe 3) :

C’est un titre de transport aérien. Il joue le rôle d’un reçu d’expédition pour retirer la
marchandise à l’aéroport.

 Convention de transport de marchandises (CMR) :

C’est une lettre de transport internationale par route, qui est obligatoire lors l’élaboration
d’un contrat de transport, et définit la responsabilité du transporteur. Cette lettre regroupe des
clauses requises par le crédit documentaire.

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3.2.3 Les documents d’assurance

Le fournisseur assure la marchandise le long du voyage si le contrat de vente stipule coût


assurance (CIF). Il contracte alors une assurance qui couvre les risques dont l'étendue est
stipulée par les termes du crédit (tous risques, guerre, vol, grève ...). Il est établi à ordre ou au
nom du destinataire selon les clauses du crédit documentaire.

3.2.4 Les documents d’authenticité

Ce sont des certificats qui prouvent l’origine de la marchandise exigés les autorités du contrôle
du pays de l'importateur pour le dédouanement de cette marchandise. Les certificats d’origine
sont délivrés par des organismes professionnels tels que la Chambre de Commerce et de
l’Industrie. Ils sont à établir selon les termes du crédit documentaire.

Il existe plusieurs certificats d’origine comme :

 Eur 1 (Annexe 4): convention entre l’Europe et le Maroc ;


 Eur Med (Annexe 5) : Convention entre la Turquie et le Maroc …
3.3 Les documents de contrôle

Ces documents sont délivrés par des organismes tiers qui testent la qualité de la marchandise
(laboratoires spécialisés, services publics …). Ils sont établis en conformité avec les clauses du
crédit.
Les documents doivent être conformes aux clauses et aux instructions du crédit documentaire.
Un contrôle préalable doit être effectué par le bénéficiaire avant la remise des documents à la
banque.

Il existe plusieurs documents de contrôle comme :

 Certificat sanitaire (Annexe 6) :

C’est un certificat qui atteste la qualité des produits alimentaires.

 Certificat phytosanitaire (Annexe 7) :

Pour les produits végétaux ou agro-chimiques (angrais, aliments de bétails, plantes…).

Le bénéficiaire procède lui-même à une vérification sérieuse des documents à remettre


à la banque pour s'assurer que:

 Le nombre d'exemplaires correspond à ce qui est requis;

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 Leur contenu est conforme à ce qui est stipulé;
 Les documents émis par les organismes tiers sont signalés et cachetés ;
 Les dates sont dans tous les cas antérieures à la validité du crédit ;
 Les références du crédit documentaire ;
 Il n'y a pas de surcharge, de gommage ou d'ajout non approuvés sur les documents ;

Ce pré-contrôle permet au bénéficiaire de rectifier lui-même, ou de faire rectifier auprès


d'organismes tiers, d'éventuelles irrégularités apparentes avant d'engager les banques dans le
processus de vérification des documents.
Le jeu de documents sera alors remis à la banque joint à une lettre accompagnatrice qui reprend
la liste et le nombre de documents.
La banque doit immédiatement procéder à la vérification des documents remis pour un
deuxième contrôle.

3.3. L’engagement bancaire et les couts du crédit documentaire :


3.3.1. L’engagement bancaire
Le crédit documentaire c’est l’engagement de la banque émettrice (celle de l’acheteur) de
payer un montant au vendeur (bénéficiaire) contre remise dans un délai fixé des documents
exigés par le donneur d’ordre .

La banque émettrice, celle de l’acheteur : transmet l’ensemble des documents à la banque


notificatrice, celle du vendeur, et en précisant toutes les conditions d'utilisation et de paiement
: montant, date de validité, désignation de la marchandise, date limite d'expédition, conditions
de vente, de transport et d'assurance, documents exigés, délai de paiement.

La banque du vendeur (notificatrice) : lui notifie cette ouverture de crédit, sans engagement
de sa part, (notificatrice) adresse les documents à la banque émettrice.

Documents exigés :

Facture: Celle-ci doit indiquer la description des marchandises ou de la prestation, le


montant à régler, la devise et l'Incoterm.

Document de transport: une preuve de l’expédition de la marchandise attestant de


l'expédition de la marchandise.

Celui-ci peut être :

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 Un connaissement maritime (Bill of Lading en anglais), pour le transport maritime.
 Un connaissement de transport combiné (Combined Bill of Lading), si il y a transport
mixte comprenant le transport maritime.
 Une Lettre de transport aérien (Airway Bill en anglais), pour le transport par avion.
 Une Lettre de Voiture ou CMR pour le transport routier ou ferroviaire.
 Un FCR (Forwarder Certificate of Receipt), suivant l’incoterm, assure la bonne
réception des marchandises par le transitaire. Ce dernier l’établit lors de la réception des
marchandises pour ré acheminement vers le client.

Certificat d'origine: pour permettre le dédouanement de la marchandise.

Des documents additionnels peuvent être requis pour la bonne exécution du contrat et suivant
la nature des marchandises et leur pays d’expédition :

 le certificat d'assurance ;
 la liste de colisage ;
 le certificat de contrôle qualité ou d'inspection ;
 le certificat sanitaire ou phytosanitaire ;
 le certificat d'analyse ;
 le certificat d'usine ;
 le certificat de circulation des marchandises ;
 les certificats de poids, de mesurage ;
 la facture douanière.

3.3.2. Les coûts du crédit documentaire :


Un crédit documentaire dont les termes sont bien étudiés ne doit pas générer beaucoup de
frais. Pour cela le bénéficiaire doit prendre ses dispositions en ce qui concerne le partage des
charges bancaires et la détermination des délais de validité et de paiement. Les frais et
commissions des banques intervenantes dans l'opération peuvent être, selon les termes du
crédit :

 A la charge du donneur d’ordre ;

 A la charge du bénéficiaire ;

 Partagés entre les deux selon les critères retenus. Généralement chacun supporte les frais
bancaire de son pays.

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Le coût d'une opération de crédit documentaire à l'export se compose de deux éléments
principaux:
-les frais de transmission des messages: télex, swift, fax ou port de lettre.
-les commissions bancaires: c'est le prix du service des banques intervenantes dans l'opération
en tant qu'intermédiaires ou en tant que garantes.

Commission d’ouverture:

Pourcentage sur le montant du crédit documentaire, calculée prorata temporise, perçue


généralement par trimestre indivisible sur la durée de validité du crédit. Généralement de 1%
par an. Elle rémunère l’engagement de payer pris par la banque émettrice pour le compte du
donneur d’ordre, son client.

Commission de paiement ou d’utilisation :

Pourcentage sur le montant des documents du bénéficiaire du crédit documentaire reçu


de la banque notificative ou confirmatrice. Environ 0,125% par trimestre. Elle rémunère
l’examen des documents de la banque émettrice.

Commission d’acceptation ou d’engagement de paiement différé :

Pourcentage sur le montant des documents, calculée prorata temporise en fonction de la


durée de l’acceptation ou de l’engagement de paiement différé, perçue mensuellement, environ
0,15 %. Elle rémunère l’engagement de paiement pris par la banque émettrice au titre de son
acceptation ou du paiement différé jusqu'à l’échéance du paiement.

Commission de modification :
- modification pour une augmentation du montant du crédit documentaire : la commission
perçue est égale à la commission d’ouverture recalculée sur le nouveau montant.
- modification pour une demande de prorogation : la commission perçue est égale à la
commission d’ouverture recalculée sur le montant total du crédit documentaire pour la nouvelle
durée d’engagement.
- autres modifications : montant forfaitaire par modification.

Ces commissions peuvent être cumulatives.

Frais de port, télex/Swift, interventions particulières :


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 répercussion aux francs le franc des frais engagés par la banque : non soumis à la TVA.
 montant forfaitaire prélevé par la banque : soumis à la TVA.

3.4. L’encadrement juridique et les INCOTERMS :


3.4.1. L’encadrement juridique

Le crédit documentaire est une opération complexe. Le contrat de crédit documentaire


en lui-même est difficile à établir, mais une difficulté supplémentaire s'y ajoute par le fait qu'il
prend place dans un contrat plus large qu'est le contrat de vente international pour lequel il est
souscrit.

Ainsi, dans le cadre de sa politique juridique générale, l'entreprise exportatrice doit


témoigner un soin très attentif à élaborer le crédit documentaire de la manière qui réponde le
mieux à ses besoins de sécurité. L'identification des règles de droit applicables fait partie de ces
démarches. La négociation contractuelle sera facilitée par l'existence des Règles et Usances
Uniformes relatives aux crédits documentaires, élaborées par la Chambre de Commerce
Internationale. Il s'agit d'une codification privée, établie pour la première fois en 1933 et qui est
régulièrement revue. Ces règles font l'objet d'une adhésion extrêmement large à travers le
monde et sont un outil de référence en la matière.

Pour s'en prévaloir et pour éviter toute controverse, les parties s'y réfèreront de manière
explicite dans leur convention. Cependant, ni les dispositions contractuelles, ni le renvoi aux
RUU ne peuvent régler toutes les questions. Il est donc utile de pouvoir faire référence à un
corps pré constitué de règles de droit applicables, étatiques le plus souvent. Nous vous signalons
que les parties ont la possibilité de désigner expressément le droit dont elles veulent se prévaloir.
A défaut, la loi du lieu de l'exécution du crédit documentaire est une référence souvent prise en
considération en cas de litige.

3.4.2. Les INCOTERMS

Ce sont des éléments essentiels de la logistique du commerce international, les «


International Commercial TERMS » sont le résultat d'un long travail de codification effectué
depuis les années 80 par la Chambre de Commerce International. Leur intérêt réside dans le fait
qu'ils représentent un langage commun des acheteurs et vendeurs en leur permettant de répartir
clairement les obligations, les coûts et les risques sur les marchandises pendant la période de
leur acheminement jusqu'à la livraison.

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Le Credoc s'ajuste idéalement aux incoterms de vente au départ. Ceux-ci délient le
vendeur de toute obligation vis-à-vis de l'acheteur dès la mise à bord du navire ou dès prise en
charge des marchandises par le transporteur international. Le vendeur bénéficiaire peut dès lors
être payé. Les incoterms de vente à l'arrivé, s'ajustent moins bien au Credoc car ceux-ci se
réalisent sur présentation d'un document de réception à l'arrivé des marchandises. Cela donne
bien peu de sécurité au vendeur s'il ne peut être payé qu'à l'arrivé des marchandises à telle
frontière, à tel port de débarquement ou pis, chez l'acheteur. Cette relative incompatibilité entre
Credoc et Incoterms de vente à l'arrivée peuvent trouver des solutions telles que la lettre de
crédit standby.

4. Réalisation du crédit documentaire :


4.1. Les modes de paiement
Le Credoc peut se réaliser par quatre manières :

Paiement à vue :

Le paiement est obtenu dés présentation des documents conformes aux caisses de la
banque confirmant.

Paiement par acceptation :

Le vendeur remet les documents à la banque notificatrice/confirmatrice accompagnés


d’une traite. Une fois la vérification faite et si il y a conformité, la traite est acceptée puis
retournée au vendeur. La banque notificatrice/confirmatrice remet alors les documents à la
banque émettrice, en lui indiquant la date d’échéance de la traite pour pouvoir obtenir un
remboursement à cette date.

Paiement par négociation :

La banque notificatrice ou désignée, règle à l’avance (fait un escompte) la valeur des


documents, soit sous déduction d’agios, soit par engagement de paiement à une échéance
correspondant à la date où le paiement sera effectué par la banque émettrice. Les documents
sont accompagnés d’une traite tirée sur la banque émettrice par le bénéficiaire.

Paiement différé :

La banque confirmatrice s’engage par écrit, à payer le bénéficiaire dans le délai fixé par
le crédit documentaire contre présentation de documents conformes. Aucune traite n’est
demandée.

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4.2. Exemple pratique:
 Une entreprise prévoit les importations suivantes :

Janvier : 600K EUR à vue . Cours approximatif

Février : 2000k USD contre acceptation 60 jours . USD 8.5 MAD

Février : 500k SAR à vue. GBP 14MAD


Avril: 100 000k JPY contre acceptation 60 jours . CAD 8MAD
Mai: 400K GBP contre acceptation 30 jours .
SAR 3MAD
Juillet: 600K CAD à vue.
JPY 8/100 MAD
Septembre: 800K CHF à vue.
EUR 12 MAD
 délai d’expédition : 1 mois.
CHF 8MAD

Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juillet Aout Sept Oct Nov Dec

Report 7200 18500 17000 25000 13600 13600 4800 0 6400


(Situation **** **** ****
initiale)
Ouverture 7200 18500 **** 8000 5600 **** 4800 **** 6400 **** **** ****
(Importation)
Règlement **** 7200 1500 **** 17000 **** 13600 4800 **** 6400 **** ****
(mode de
paiement)
SOLDE 7200 11300 -1500 8000 - 0 -8800 - 6400 - **** ****
11400 4800 6400
SOLDE 7200 18500 17000 25000 13600 13600 4800 0 6400 0 0 0
Cumulé

*N.B : Les montants sont en KDH.

5. Evaluation du crédit documentaire


5.1. Les risques du crédit documentaire :
Le Risque est défini comme un évènement incertain constituant une menace et dont la
survenue peut affecter la capacité de l'entreprise à atteindre ses objectifs ou altérer sa
performance.

Le crédit documentaire n'est pas exempt de risques pour les parties au contrat. Il subsiste
deux types de risques qui lui sont spécifiques: les risques documentaires et le risque de non-

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paiement. A ces risques spécifiques se superposent d'autres risques tels que le risque de change,
le risque politique et le risque catastrophique.

5.1.1. Risques documentaires :

Le risque documentaire provient d'une différence entre les mentions portées sur les
documents et la marchandise réellement expédiée.

 Mauvaise qualification des produits.


 Escroquerie de la marchandise.
 Erreur de déchiffrage des documents, etc.

En cas de doute au moment de la vérification du document, le banquier du bénéficiaire ou


son correspondant doit interroger l'acheteur afin d'obtenir son accord; ceci malgré d'éventuelle
irrégularité dans les documents.

Toutefois, si le banquier est responsable de la vérification des documents, il ne l'est pas de


non-conformité des marchandises reçues avec celles qui sont annoncées dans les documents.

5.1.2. Risques de non paiement :

Le banquier correspondant, en payant le vendeur, encours le risque de ne pas être


remboursé par son donneur d'ordre (le banquier de l'importateur). Il peut, en effet, par exemple,
y avoir des difficultés de transfert du pays acheteur vers le pays vendeur au risque d'insolvabilité
du banquier de l'importateur. A cela, on peut ajouter le risque-pays lié à la situation politique et
sociale du pays de l'importateur. Cependant, une assurance risque-pays de type COFACE par
exemple peut permettre de prévenir ce genre de risque.

Aussi, le banquier de l'importateur risque, en tout état de cause de ne pas être remboursé
par son client sauf s'il a pris la précaution de bloquer les fonds correspondants, à ce risque. Il
faut ajouter éventuellement le risque de change si une couverture à terme n'a pas été prévue.

5.1.3. Le risque de change :

Pour mieux appréhender le risque de change, définissons d’abord le change. C’est ainsi
qu’on peut définir le change comme la transformation d’un avoir ou d’une monnaie en autre
monnaie. Partant de cette définition nous pouvons définir le risque de change comme étant le
risque lié aux variations de cours de change.il désigne les pertes éventuelles encourues par
l’entreprise du fait des variations de parité de change entre la monnaie nationale et les devises
étrangères (généralement monnaies de facturations).

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5.1.4. le risque pays

Ce risque est dû à un défaut de paiement suite à l'incapacité ou au refus d'une économie


ou d'un gouvernement d'honorer ses obligations financières. Le risque pays est la résultante des
quatre risques suivants :

 Risque de non transfert ou de non convertibilité :

C'est le risque qu'un gouvernement impose des restrictions sur les transferts de fonds
vers l'étranger en instaurant des limites sur la convertibilité de la monnaie nationale ou un
contrôle des changes.

 Le risque souverain :

Le risque souverain est le risque d'incapacité ou du refus d'un gouvernement d'honorer


sa dette externe parce que l'économie nationale ne génère pas la richesse nécessaire à son
remboursement. C'est le cas des pays pauvres et des pays en voie de développement.

 Le risque systémique de contrepartie :

C'est le risque de défaillance de nombreux débiteurs dans un pays suite à la dégradation


brutale de l'économie et d'une conjoncture défavorable du pays.

 Le risque politique :

Le risque politique fait référence à tous les événements locaux, qu'ils soient d'ordre social
ou politique susceptibles de perturber ou d'empêcher la bonne exécution des engagements des
parties. Ces événements peuvent être des guerres, des révolutions, des grèves ou des décisions
politiques comme l'adoption de lois ou de décrets, ou encore des catastrophes naturelles.

5.1.5. Le risque catastrophique :

Le risque catastrophique résulte d'un phénomène naturel (séisme, typhon, inondation etc.)
qui empêche ou entrave le bon fonctionnement des activités d'une entreprise et les engagements
pris avec ses partenaires.

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5.2. Les avantages et les inconvénients
5.2.1. Les avantages

• Moyen de paiement :

- Rapide
- Efficace
- Reconnu et utilisé partout dans le monde
- Soumis à des règles internationales très précises (RUU2)

• Instrument de couverture de risques :

- Pour l'acheteur
- Pour le vendeur

• Instrument de financement :

- En période de fabrication
- En période de crédit après expédition

• Engagement bancaire :

- A l'importation
- A l'exportation
- Reconnu et utilisé partout dans le monde
- Soumis à des règles internationales très précises (RUU)

• Gage de sécurité :

- Pour l'acheteur : celui de payer une marchandise seulement si les documents exigés par
le crédit documentaire sont présentés en conformité avec les termes du crédit et des RUU
- Pour le vendeur: celui d'être payé d'une marchandise qu'il a expédiée (sécurité maximale
quand le crédit documentaire est confirmé).

2
REGLES ET USANCES UNIFORMES DE L’ICC RELATIVES AUX CREDITS DOCUMENTAIRES (RUU 600)

20
5.2.2. Les inconvénients
Procédure complexe, lente et chère : trop de documents exigés, trop de dates butoirs.

Lorsque les documents ne sont pas conformes aux exigences du crédit documentaire,
les banques émettent des réserves et se désengagent du paiement. Le vendeur est tributaire du
bon vouloir de son client de bien vouloir « lever les réserves « et payer ».

Crédit documentaire inadapté lorsque la durée du transport est courte (frais


d’immobilisation des marchandises en attendant les originaux de documents via le réseau
bancaire).

Parade : le client demande une cession bancaire à la banque émettrice qui l’autorisera à
récupérer la marchandise avant l’arrivée des documents, contre engagement de payer…

Inadapté aux Incoterms qui permettent au client de récupérer la marchandise avant les
documents (EXW, FCA usine, DAP rendu client par exemple).

6. Les autres formes de crédit


6.1. Le crédit documentaire « transférable »

Un crédit en vertu duquel le bénéficiaire a le droit de demander à la banque chargée


d’effectuer le paiement ou l’acceptation ou à toutes banque habilitée à effectuer la négociation,
qu’elle permette l’utilisation du crédit en totalité ou en partie par un ou un plusieurs tiers
(seconde bénéficiaire).

Ce type de crédit est couramment utilisé dans le commerce de négoce international. Il


permet à l’intermédiaire de donner des garanties à son fournisseur sous la forme d’un crédit
documentaire. . Par exemple, un négociant organise l'exportation de marchandises qu'il n'a pas
produites. Il demande à la banque de l'importateur un crédit documentaire, qu'il met à la
disposition du producteur, qui est donc le second bénéficiaire. Ce dernier fournit en contrepartie
les documents attestant que les marchandises ont bien été expédiées,

Le grand avantage du crédit transférable est de rassurer le fournisseur initial en lui


garantissant le paiement de ses marchandises. Cet outil financier, fréquemment utilisé dans le
commerce international, permet aussi de faciliter et développer les opérations commerciales

Le crédit transférable permet en premier lieu de profiter de taux bas pour tous les prêts
qui suivront le prêt initial.

21
En conclusion, il est important de noter que le crédit transférable présente un risque
technique relatif à l'examen des documents, pour la banque Transférante. Pour s'en prémunir
elle doit s'assurer que le crédit est bien transférable dans le délai entre le 1 er bénéficiaire et le
donneur d’ordre.
6.2. Le crédit documentaire « adossé »

Le crédit « adossé » ou crédit « Dos à Dos » ou encore appelé « BACK to BACK » est le
deuxième crédit dans lequel le bénéficiaire est un intermédiaire qui ouvre à son tour un
deuxième crédit en faveur du fournisseur de la marchandise.
« Contrairement au crédit documentaire transférable qui est un contrat documentaire
unique et ce, malgré sa notification à un second bénéficiaire, ce contre crédit ou crédit adossé,
ou bien encore « BACK to BACK » est un crédit séparé, indépendant du crédit initial bâti par
la banque du bénéficiaire du premier crédit en vue de permettre la réalisation du crédit de base.
Il repose sur l’existence de deux crédits : Il repose sur l’existence de deux crédits : crédit
d’origine et contre crédit qui sont indépendants l’un de l’autre, et ne sont comme tels, en aucun
cas liés juridiquement, même si à deux, ils constituent une seul et même opération commerciale.
Chacune des opérations comporte ses risques propres. Cette Forme de crédit documentaire
utilisée quand le vendeur sous-traite la fabrication ou la fourniture des marchandises
commandées. Alors, il est Conçu pour les mêmes opérations que le crédit transférable, le
premier crédit documentaire ou adossé sert de garantie à l'émission d'un ou plusieurs autres
crédits ouverts par l'exportateur au profit de ses partenaires.
Dans la pratique, on distingue deux sortes de crédit « BACK to BACK »

22
- Le crédit concordant :
Le crédit adossé à ouvrir exige la présentation des mêmes documents qui, après échange de la
facture et le cas échéant de la traite, pouvant être appliqués tels quels au crédit d’origine.
- Le crédit non concordant :
Le crédit d’origine ne peut pas, après échange de la facture et le cas échéant de la traite, être
utilisé avec les autres documents levés en vertu de contre crédit, par exemple : le crédit
d’origine exige un certificat d’origine légalisé par le pays de l’intermédiaire.
Le schéma de fonctionnement d’un crédit documentaire « Back to Back » :

6.3. Le crédit documentaire « revolving »


Définition

Crédit documentaire qui se renouvelle par lui-même dans certaines circonstances. Ce


type de crédit documentaire évite l’ouverture de multiples autres crédits documentaires dans le
cadre des expéditions de volume constant.
L’acheteur met à la disposition du vendeur un crédit documentaire dont le montant se
trouve automatiquement reconduit pour sa valeur initiale, soit à l’expiration d’une période fixée
d’avance, soit après son utilisation.
Ce type de crédit documentaire peut être soit « cumulatif », soit « non cumulatif », dans le
premier cas, toute tranche non utilisée peut être reportée sur la tranche postérieur, dans le second
cas, aucun report ne peut être toléré.

23
Avantages :

 Il est simple d'emploi :

En effet, il se recharge en fonction du remboursement des sommes dépensées. Le


financement des dépenses est donc libre et autonome, sans nécessiter de nouvelles démarches
auprès des établissements de crédit.

 Le crédit revolving autorise des virements multiples :

Dans certains cas, la réserve est automatiquement utilisée (dans la limite de ce qui reste
disponible) si le compte bancaire de l'emprunteur se trouve à découvert. Un virement est alors
automatiquement exécuté, pour puiser dans la réserve et venir combler le découvert du compte
principal.

En outre, l'emprunteur peut généralement effectuer directement des virements de son crédit
revolving vers son compte chèque pour le réapprovisionner en trésorerie ou encore de son
compte chèque vers le crédit revolving en profitant d'une rentrée d'argent pour réduire l'encours
de crédit et faire baisser les mensualités de remboursement.

 Il n'est pas affecté et lié à une dépense :

Il peut donc être utilisé pour financer tout type de bien, sans contrainte.

 Les mensualités dépendent de l'utilisation de la réserve :

Le consommateur peut donc décider de ponctionner une somme de façon plus ou moins
fréquente dans la réserve en fonction de ses besoins et de ses ressources. En effet, les intérêts
ne portent que sur la somme utilisée.

 La carte de crédit permet une autonomie accrue :

En effet, dans la plupart des cas, la carte associée à ce type de prêt permet non seulement
de payer chez les commerçants mais elle permet aussi de retirer de l'argent dans les distributeurs
automatiques de billets.

De plus, elle donne généralement droit à des services d'assistance et d'assurance, notamment
des biens que achetés avec la carte.

24
Inconvénients :

 Son coût :

Le taux d'intérêts affecté à ce crédit est en général élevé et d'autres frais se greffent
facilement (notamment frais de dossier, carte de crédit…).

En effet, les nombreux avantages attachés à ce type d'avance le rendent un peu plus coûteux
qu'un prêt personnel classique.

 Il peut mener à une situation de surendettement catastrophique pour le consommateur.


En effet, ce type de crédit supprime facilement toute notion de dépense et peut amener
une personne à effectuer des dépenses qu'elle n'aurait pas faites sans crédit renouvelable.
Cet effet néfaste est bien évidemment recherché par les grandes marques et sociétés de
crédits mais peut conduire le consommateur à une situation de surendettement grave.

6.4. Crédit documentaire « Red Clause »


On peut définir le crédit avec red clause/green clause comme un crédit documentaire
classique dans lequel un clause supplémentaire (inscrite en rouge), par laquelle la banque
émettrice du crédit, sur instruction du donneur d'ordre, invite ou demande à la banque chargée
de réaliser le crédit, d'accorder des avances au bénéficiaire avant que celui-ci ne présente les
documents requis par le crédit.

Dans la pratique, on distingue deux types d'avances :

 les avances sans garanties (red clause) : dans ce cas, la banque chargée de réaliser le
crédit est autorisée à accorder des avances au bénéficiaire sans exiger de lui un gage
quelconque ; Aussi, en vertu du crédit documentaire qu'il vient de recevoir, à première
demande, le bénéficiaire peut disposer du montant autorisé

 les avances avec prise de garanties (clause verte/green clause) : les avances sont
subordonnées à la fourniture par le bénéficiaire de documents provisoires constatant
l'existence de la marchandise tel que les récépissés d'entrepôt provisoire jusqu'à
l'expédition.

Quel que soit, la clause (rouge ou verte), le processus de ce crédit documentaire est le
suivant :

25
la banque notificatrice/confirmatrice consent à accorder l'avance requise en y appliquant ses
conditions (Taux de référence+ marges) et en fixant avec le bénéficiaire les modalités de
remboursement

une fois les conditions du crédit documentaire satisfaites, le bénéficiaire en reçoit le montant
déduction faite du montant de l'avance obtenue (Principal + intérêts) ; la banque correspondante
s'auto-rembourse.

Dans le cas où, le bénéficiaire n'ayant pas exécuté ses obligations contractuelles, la réalisation
du crédit est mise en instance ou annulée, la banque ayant octroyer l'avance, réclamera le
remboursement (total +éventuels intérêts de retard) à la banque émettrice qui n'aura d'autre
choix que se retourner contre le client donneur d'ordre, selon les stipulations de l'ouverture du
crédit documentaire .

 En résumé, cette technique fait supporter à l'acheteur, le risque de défaillance d'un


vendeur étranger, c'est pourquoi, elle est déconseillée aux importateurs qui font affaires
avec de nouvelles relations.

6.5. Lettre de crédit Stand-by


La lettre de crédit Stand-by est une garantie de paiement qui représente la solution
optimale pour assurer à l’importateur et à l’exportateur une souplesse maximale dans le
traitement de leurs opérations. Elle donne à l’exportateur une garantie de paiement de ses
livraisons et constitue un engagement irrévocable de la banque d’indemniser son bénéficiaire,
en cas de défaillance du donneur d’ordre (l’acheteur).

Les avantages :

 Garantie contre les défaillances des partenaires commerciaux :

Aussi bien la banque émettrice que la banque confirmatrice sont irrévocablement tenues
d’honorer le paiement en faveur du bénéficiaire en cas de défaillance du donneur d’ordre, et sur
présentation de documents conformes. Ainsi, l’exportateur peut, dès la réception de la lettre
stand-by (confirmée le cas échéant), procéder à la préparation de la marchandise et à son
expédition.

 Gain de temps :

Le circuit documentaire est simplifié et il y’a un important gain de temps surtout dans les
relations entre les exportateurs marocains et les acheteurs européens proches.

26
Les inconvénients :

 Instrument de garantie et non de paiement ;


 Outil moins universel ;
 Manque d'expérience, de la part des banques, lors de l'analyse et de la mise en jeu de la
lettre Stand-By.

4. Conclusion

Certes, les techniques de paiements à l’internationale sont très diverses et dépendent du


degré de confiance entre l’importateur et l’exportateur. Comme nous avons pu démontrer à
travers ce rapport le crédit documentaire « technique qui a été mis au point par la CCI et prend
en considération tous les paramètres de sécurité et de garantie pour réussir la transaction dans
les meilleures conditions » reste la technique la plus utilisée entre deux acteurs n’ayant eu
aucune relation de commerce auparavant, cette technique protège les deux acteurs en passant a
travers leurs banques qui jouent le rôle d’intermédiaire et de garantes, ce qui permet une
opération d’être a la hauteur des exigences. Le Credoc s’adapte aux différentes situations de
vente à l’internationale à travers plusieurs formes de crédit à savoir le Credoc transférable,
adossé, stand-by, revolving et le red clause, cette diversité de crédit offre des avantages à
l’exportateur pour lui garantir un paiement sûr et certain.

27
7. ANNEXES
- Facture commerciale (Annexe 1)

28
- Liste de colisage (Annexe 2)

29
- Eur 1 (Annexe 3)

30
- Eurmed (Annexe 4)

31
- Lettre de transport aérienne (Annexe 5)

32
- Certificat sanitaire (Annexe 6)

33
- Certificat phytosanitaire (Annexe 7)

34
- Demande d’ouverture du crédit documentaire (Annexe 8)

35
36
WEBOGRAHIE

- http://www.catoulouse31.fr/Vitrine/ObjCommun/Fic/Toulousain/Entreprise/CdCREDI
CA/cd/data/speciaux/transfer.htm

- https://www.glossaire-international.com/pages/tous-les-termes/lettre-de-
crundefineddit-stand-by.html
- Guide de commerce extérieur ; ATTIJARIWAFABNAK entreprises ; 88p
- https://www.slideshare.net/mobile/AnisAmmari/les-techniques-de-paiement-a-5a97-
4376-a727-c4eda92c2850&v=&b=&from_search=6
- Arab Tunisian Bank ; COMPRENDRE LES CREDITS DOCUMENTAIRES , 2010 ;
p :4

37
Table des matières
1. Introduction ................................................................................................................................... 3
2. Généralités ..................................................................................................................................... 4
2.1. Définition : .............................................................................................................................. 4
2.2. Le rôle du crédit documentaire :.......................................................................................... 4
2.3. Les intervenants du Crédoc .................................................................................................. 5
2.4. Les formes de crédit documentaire : ................................................................................... 5
2.4.1. Le crédit documentaire révocable : ............................................................................. 6
2.4.2. Le crédit documentaire irrévocable : ........................................................................... 6
2.4.3. Le crédit documentaire irrévocable et confirmé : ...................................................... 6
3. Le fonctionnement du crédit documentaire ................................................................................ 8
3.1. Le déroulement ...................................................................................................................... 8
3.2. Les documents du crédit documentaire ............................................................................. 10
3.2.2. Les documents commerciaux...................................................................................... 10
3.2.3. Les documents de transport ....................................................................................... 10
3.2.3 Les documents d’assurance ........................................................................................ 11
3.2.4 Les documents d’authenticité ..................................................................................... 11
3.3. L’engagement bancaire et les couts du crédit documentaire : ............................................. 12
3.3.1. L’engagement bancaire ............................................................................................... 12
3.3.2. Les coûts du crédit documentaire : ............................................................................ 13
3.4. L’encadrement juridique et les INCOTERMS : ..................................................................... 15
3.4.1. L’encadrement juridique ............................................................................................ 15
3.4.2. Les INCOTERMS ....................................................................................................... 15
4. Réalisation du crédit documentaire : ............................................................................................. 16
4.1. Les modes de paiement ............................................................................................................ 16
4.2. Exemple pratique: .................................................................................................................... 17
5. Evaluation du crédit documentaire ............................................................................................... 17
5.1. Les risques du crédit documentaire :...................................................................................... 17
5.1.1. Risques documentaires : ............................................................................................. 18
5.1.2. Risques de non paiement : .......................................................................................... 18
5.1.3. Le risque de change :................................................................................................... 18
5.1.4. le risque pays ................................................................................................................ 19
5.1.5. Le risque catastrophique : .......................................................................................... 19
5.2. Les avantages et les inconvénients ..................................................................................... 20
5.2.1. Les avantages ............................................................................................................... 20
5.2.2. Les inconvénients ......................................................................................................... 21

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6. Les autres formes de crédit ......................................................................................................... 21
6.1. Le crédit documentaire « transférable » ........................................................................... 21
6.2. Le crédit documentaire « adossé » ..................................................................................... 22
6.3. Le crédit documentaire « revolving » ................................................................................ 23
6.4. Crédit documentaire « Red Clause » ................................................................................. 25
6.5. Lettre de crédit Stand-by .................................................................................................... 26

39