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BASE NAUTIQUE DES MASCAREIGNES

BP 195
97825 Le Port cedex
 0262 55 18 35 -  0262 42 16 17
1
Fabrice MALLET THEORIE NIVEAU 2

SOMMAIRE
Lois physiques Page 3 à 11
- Généralités Page 4
- Pressions Page 4
- ARCHIMEDE Page 6
- MARIOTTE Page 7
- DALTON Page 8
- HENRY Page 8
- Echanges thermiques Page 10
- Vision Page 10
- Audition Page 11
Les accidents Page 12 à 19
- Accidents biomécaniques Page 13
- Accidents biochimiques Page 15
- Accidents de décompression Page 17
- Le froid Page 17
- Les dangers du milieu Page 18
- La noyade Page 19
Les tables de plongée Page 20 à 30
- Généralités Page 21
- Plongée simple Page 22
- Plongée consécutive Page 23
- Plongée successive Page 23
- Remontée catastrophe Page 27
- Interruption de palier Page 28
- Altitude et divers Page 28
Réglementation Page 31 à 36
- Cursus FFESSM/CMAS Page 31
- Passerelle FFESSM/PADI Page 32
- Espaces d’évolution Page 33
- Prérogatives du niveau 2 Page 33
- Matériel obligatoire Page 33
- Les moyens de sécurité Page 34
- Les assurances Page 35
- La licence Page 35
- Le certificat médical Page 36
- La Chasse sous-marine Page 36
Le matériel Page 37 à 38
- Le détendeur Page 37
- La bouteille Page 38

2
Fabrice MALLET – Niveau 2

LOIS PHYSIQUES & PLONGEE

SOMMAIRE :

 Généralités Page 2
 Pressions Page 2 & 3
 ARCHIMEDE Page 4 & 5
 BOYLE & MARIOTTE Page 5 & 6
 DALTON Page 6
 HENRY Page 6 & 7
 Echanges thermiques Page 8
 La vision Page 8
 L’audition Page 9

Dessin de Robert BARINCOU (Extrait de « La plongée » - Ed Denoël)

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Fabrice MALLET – Niveau 2

 Généralités
Composition de l’air :
- azote (N²) 79 % (soit 80 %)
- oxygène (O²) 21 % (soit 20 %)
Densité de l’eau de mer = 1,025 (correspond à la masse volumique ou
poids, 1 litre d’eau de mer pèsera donc 1,025 kg).
Densité de l’eau douce = 1 (correspond à la masse volumique ou poids,
1 litre d’eau douce pèsera donc 1 kg).

 Pressions
Les 3 états de la matière :
- Solide : Forme et volume fixes.
- Liquide : Volume fixe et forme variable.
- Gazeux : Pas de forme & volume définis, a tendance à occuper
toute la place disponible.

La Pression (Kgf/cm²) est le résultat d’une Force (Kgf) sur une Surface
(cm²).
Elle s’exprime en Kgf ou par simplification en bar (b).

La pression atmosphérique : le poids de l’air

 Pression atmosphérique
P. Atm. au
niveau de la
mer = 1b
12000 m 0,200 atm. = 0,2025 bar

En Altitude
la pression
7000 m 0,400 atm. = 0,4051 bar diminue de
0,1 bar par 1000m.
5000 m 0,500 atm. = 0,5604 bar
4000 m 0,600 atm. = 0,6076 bar

2800 m 0,700 atm. = 0,7089 bar


1800 m 0,800 atm. = 0,8102 bar
1000 m 0,900 atm. = 0,9114 bar

0m 1 atmosphère = 1,013 bar

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Fabrice MALLET – Niveau 2

La pression hydrostatique (ou pression relative) : le poids de l’eau

Profondeur Pression relative


0m 0b
P. relative
10 m 1b
augmente de
20 m 2b
de 0,1b/m
30 m 3b
40 m 4b
50 m 5b
60 m 6b

La pression hydrostatique augmente de 1b tous les 10m.

Pression absolue = pression atmosphérique + pression hydrostatique

1b

Profondeur P. relative + P. Atm. = P. Absolue


0m 0b 1b P. A. = Prof + 1
10 m 1b 2b 10
20 m 2b 3b
30 m 3b 4b
40 m 4b 5b
50 m 5b 6b
60 m 6b 7b

APPLICATION A LA PLONGEE :
Tous les calculs, en plongée se font à partir de la pression absolue,
consommation d’air, remontée d’objet, pression partielle des gaz, etc.

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Fabrice MALLET – Niveau 2

 ARCHIMEDE (287-212 av. J.C.)


Le théorème : Tout corps plongé dans un fluide, reçoit une poussée
verticale dirigée du bas vers le haut, égale au poids du volume du
fluide déplacé par le corps.

Mis en évidence :
Soit 3 cubes qui ont le même volume (1 litre) et des poids différents (500g,
1kg & 1,5kg) On considère que
1l d’eau = 1 kg
1L
500g

1L
1 Kg

1L
1,5 kg

 Le 1er cube qui pèse 500g flotte, il y a donc une force supérieur à son
poids qui le pousse vers le haut.
 Le 2ème cube est en équilibre, il y a donc égalité entre son poids et la
force qui le pousse vers le haut.
 Le 3ème cube coule, son poids est donc supérieur à la force qui le pousse
vers le haut.

La flottabilité d’un corps dépend donc de son poids et de son volume.

Cette force qui pousse vers le haut est la poussée d’Archimede, elle est
égale au volume de l’objet (Volume  densité du liquide).

Poids apparent = Poids de l’objet – Poussée d’Archimede

Si le poids apparent est positif, la flottabilité est négative : l’objet coule.

Poids de Poussée Poids Flottabilité


l’objet d’Archimede apparent
V= 1L
P= 2 kg 2 kg 1 kg 2-1= +1 Négative

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Fabrice MALLET – Niveau 2

Si le poids apparent est négatif, la flottabilité est positive : l’objet flotte.

Poids de Poussée Poids Flottabilité


l’objet d’Archimede apparent
V= 1L
P= 0,5kg
0,5 kg 1 kg 0,5-1= -0,5 Positive

Si le poids apparent = 0, la flottabilité est neutre : l’objet ne bouge pas.

Poids de Poussée Poids Flottabilité


l’objet d’Archimede apparent BOYLE : (1627-1691)
V = 1L
MARIOTTE : (1620-
P = 1 kg 1 kg 1 kg 1-1= 0 Neutre
1694)

APPLICATION A LA PLONGEE :
Poumon ballast, gilet, lestage et remontée d’objet.

 BOYLE & MARIOTTE


Loi : A température constante, le volume d’un gaz est inversement
proportionnel à la pression.

Mis en évidence :

Profondeur Pression 8L P  V = Cste


absolue
0 1 18= 8
10 2 4L 24= 8

30 4 2L 42= 8

70 8 1 81= 8
L

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Fabrice MALLET – Niveau 2

P1  V1 = P2  V2 P  V = Constante

APPLICATION A LA PLONGEE :
Remontée d’objet, consommation d’air, accidents barotraumatiques,
bouteilles tampons, etc.

 DALTON (1766 - 1844)

Loi : La pression de chaque gaz d’un mélange est proportionnelle à sa


concentration (%) dans le mélange.

PP = PA  %

APPLICATION :
Toxicité des gaz respirés, l’air est un mélange de gaz, dont beaucoup
peuvent être toxiques pour l’organisme en fonction de leurs pressions
partielles :
 Azote (N2) : Entre 4 & 5,6 bar de PP, l’azote à des effets narcotiques
(Narcose).
 Oxygène (O2) : PP < 0,17 bar = anoxie (syncope)
PP > 1,6 bar = hyperoxie ( convulsions)
 Gaz carbonique (CO2) : PP > 0,03 bar ( Toxique)

APPLICATION A LA PLONGEE :
Limite de la plongée à l’air, plongée nitrox, essoufflement, narcose,
oxygénothérapie, tables de plongée.

 HENRY (1765 - 1836)


Loi : A température constante et à saturation, la quantité de gaz
dissous dans un liquide est proportionnelle à la pression exercée par
ce gaz sur le liquide.

En surface votre organisme est soumis à une pression de 1 bar (pression


atmosphérique), tout votre organisme est donc saturé à une tension de 1bar
On parlera de pression pour les gaz et de tension pour les liquides (votre
corps est composé de liquide à + de 70%).
Il y a donc équilibre, c’est un état que l’on nomme SATURATION.

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Fabrice MALLET – Niveau 2
 NOTE
Mis en évidence :

Lorsque vous plongez, l’azote (N²) gaz neutre en surface se dissout dans
votre organisme.

La pression à laquelle votre corps est soumis étant supérieur à la tension de


votre organisme, vous êtes en SOUS-SATURATION.
Passé un certain temps à cette profondeur, votre organisme qui c’est
chargé en azote se retrouve en équilibre (SATURATION).

Lors de la remontée, l’azote repart comme il est venu par la respiration, et


le processus s’inverse, la pression qui diminue devient inférieur à la
tension dans votre organisme, vous êtes en SURSATURATION.

Lorsque vous arrivez en surface vous restez durant plusieurs heures en état
de sursaturation. Si vous remontée trop vite ou n’effectuez pas
correctement un palier, vous risquez d’être en état de SURSATURATION
CRITIQUE et pourrez avoir un accident de décompression.

APPLICATION A LA PLONGEE :
Utilisation des tables, Les accidents de décompression.

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Fabrice MALLET – Niveau 2

 Echanges thermiques
En surface une température de 28° C est nécessaire pour ne pas avoir froid,
dans l’eau pour ne pas subir les effets du froid, il faudrait que l’eau soit à
33°C, on se refroidit donc 25 fois plus vite dans l’eau que dans l’air.
Différents phénomènes sont responsables du refroidissement :
 La conduction : C’est l’échange de chaleur par contact (comme
lorsque vous mettez une casserole sur le feu, au bout d’un certain temps, le
manche est brûlant).
 La convection : L’eau réchauffée par votre corps est plus légère que
l’eau froide et a tendance à remonter, ce phénomène est accentué par le fait
que l’on se déplace.
 Le rayonnement : C’est l’énergie que dégage votre corps, le soleil
nous réchauffe par son rayonnement.
 La respiration : En plongée l’air comprimé est détendu par votre
détendeur, ce qui entraîne son refroidissement, aussi cet air est réchauffé
par votre organisme.
Il est donc important en plongée de bien se protéger en fonction de la
température de l’eau avec une combinaison, celle-ci réduit les pertes dues
par conduction et convection, dans la mesure ou elle est bien ajustée.
Dés les premiers symptômes du froid, vous devez prévenir votre moniteur
et sortir de l’eau pour vous réchauffer, le froid peut causer une syncope
suivie d’une noyade.

 La vision
Dans l’eau les objets paraissent plus gros de 4/3 et plus proche de ¾, cela
est dus au fait que les rayons lumineux traversent plusieurs couches ayant
des indices de réfraction différentes (eau, verre du masque, air).

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Fabrice MALLET – Niveau 2

Dans l’eau les couleurs sont absorbées, d’abord le rouge qui disparaît vers
les 6m, puis l’orange vers les 10m, le violet vers 15m, le jaune vers 25m
puis le vert à 40m.
Une lampe permet de restituer les couleurs.

 L’audition Surface = 330 m/s


Eau = 1500 m/s

La vitesse du son en surface est d’environ 330 m/s, dans l’eau elle est
environ de 1500 m/s, c’est pour cela que le cerveau n’arrive pas à localiser
la provenance du son.

____________________________________________________________

La majorité des dessins de ce cours sont tirés du livre « Plongée Passion »


de Patrick MIOULANE & Jean-Michel OYNENART, Hachette éditeur et
du CD-ROM « ILLUSTRA PACK ».

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Fabrice MALLET – Niveau 2

LES ACCIDENTS DE PLONGEE

SOMMAIRE :

1/ LES ACCIDENTS BIOMECANIQUES


 Le masque Page 11
 Les oreilles Page 11
 Les sinus Page 12
 Les dents Page 12
 Les intestins & l’estomac Page 13
 La surpression pulmonaire Page 13

2/ LES ACCIDENTS BIOCHIMIQUES


 L’azote (N²) Page 13
 Le dioxyde de carbone (CO²) Page 14
 L’oxygène (O²) Page 14

3/ LES ACCIDENTS DE DECOMPRESSION Page 15

4/ LE FROID Page 15

5/ LES DANGERS DU MILIEU


 La flore & la faune Page 16
 Le milieu Page 16

6/ LA NOYADE Page 17

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Fabrice MALLET – Niveau 2

1/ LES BAROTRAUMATISMES
Les accidents biomécaniques ou biophysiques, sont tous les accidents
liés aux variations de volume par rapport à la pression
(loi de Mariotte).
P * V = Cste
Ils concernent tous les espaces remplis d’air.

 Le masque :
C’est un espace souple rempli d’air qui va se déformer lors de
la descente et faire ventouse : c’est le placage du masque.
Symptômes : Hémorragies nasales, et éclatement des petits vaisseaux autour
des yeux.
Traitement : Saignements du nez, penchez la tête vers le bas en comprimant
fortement la narine qui saigne.
Si douleur ou gêne aux niveau des yeux, consultez un ophtalmologiste.
Prévention : Il suffit simplement de souffler par le nez dans le masque
pour rétablir l’équilibre des pressions.

 Les oreilles :
L’oreille moyenne est soumis aux pressions subit par l’oreille externe
par l’intermédiaire du tympan qui est une paroi souple.
On peut équilibrer cette oreille moyenne depuis les voies respiratoires
grâce à la trompe d’eustache.
On peut avoir des difficultés à équilibrer ces oreilles aussi bien à la descente
qu’à la remontée.

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Fabrice MALLET – Niveau 2

Symptômes : Douleur pouvant entraîner une syncope, vertige, trouble de


l’équilibre et de l’audition.
Traitement : A la descente, remontez et réessayez en équilibrant plus
souvent, sinon annulez la plongée.
Si la douleur survient à la remontée, redescendez puis essayez de remonter
le plus lentement possible, vous pouvez faire un Valsalva inversé (inspirer
75 %
par le nez au lieu de souffler). des accidents
Si douleur ou problème persistants, consulter un oto-rhino-laryngologiste. de plongée
Ne jamais faire de Valsalva à la remontée, risque de faire un accident
de décompression.
Prévention : Lors de la descente, équilibrez dés le départ et le plus souvent
possible, ne jamais forcer en cas de douleur, ne jamais plonger si vous êtes
enrhumé.

 Les sinus
Ceux sont des cavités situées dans le crâne, elles servent à humidifier l’air
que nous respirons et secrètent un mucus.
Ces sinus sont reliés aux voies respiratoires par des petits canaux (les ostias)
qui peuvent être bouchés et empêcher de les équilibrer.
Ces problèmes peuvent survenir à la descente ou à la remontée, si vous êtes
enrhumé ou souffrez de sinusite.
Symptômes : Douleurs pouvant être localisées au niveau du font, des joues
ou derrière les dents.
Traitement : A la descente, remontez et annulez la plongée.
Si la douleur survient à la remontée, redescendez puis essayez de remonter
le plus lentement possible.
Prévention : Ne jamais forcer en cas de douleur, ne jamais plonger si vous
êtes enrhumé.

 Les dents
Certaines dents cariées ou mal plombées peuvent vous faire souffrir à la
descente ou à la remontée.
Symptômes : Douleurs, dans certains cas à la remontée l’air emprisonné
peut provoquer l’éclatement de la dent ou l’expulsion du plombage.
Traitement : A la descente, remontez et annulez la plongée.
Si la douleur survient à la remontée, redescendez puis essayez de remonter
le plus lentement possible.
En cas de problème, consultez un dentiste.
Prévention : Ne jamais forcer en cas de douleur, consulter un dentiste au
moins une fois par an.

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Fabrice MALLET – Niveau 2

 Les intestins & l’estomac


La surpression digestive, appelé aussi « colique des scaphandriers » est due
à la dilatation de gaz dans l’estomac ou l’intestin lors de la remontée.
Ces gaz proviennent de la fermentation dans le tube digestif ou
d’aérophagie et provoquent une distension pouvant aller jusqu’à la
déchirure.
Symptômes : Ballonnement, éructations, douleurs abdominales fortes.
Traitement : Ralentir la vitesse de remontée, si vous souffrez de flatulences
prenez un anti-spasmodique à effet rapide, en cas de douleur violente après
la plongée, dirigé vous vers un centre hospitalier.
Prévention : Evitez les féculents et certains légumes (chou) avant de
plonger, ne buvez pas de boisson gazeuses. Au cours de la plongée,
n’hésitez pas à éructer ou flatuler, ça ne dérangera pas les poissons.
 La surpression pulmonaire
C’est un des accidents de plongée les plus graves, souvent mortels.
Il n’arrive que lors de la remontée, si l’on a bloqué son expiration.
L’air qui se dilate dans les poumons à la remontée, les distendent jusqu’à la Pp = Pabs. X %
rupture, qui peut provenir en plusieurs endroits et avoir des symptômes et
conséquences différentes.
Symptômes : Difficulté à respirer, sensation d’oppression, suffocation,
douleur thoracique, toux avec présence de spume (mélange de salive et de
sang), hémiplégie (paralysie d’un coté du corps), coma, mort.
Traitement : Oxygène et évacuation vers un hôpital avec caisson.
Prévention : Ne jamais bloquer sa respiration lors de la remontée, contrôlez
toujours votre vitesse de remontée.

2/ LES ACCIDENTS BIOCHIMIQUES


Ceux sont tous les accidents dus à la toxicité des gaz, du fait de
l’augmentation de leur pression partielle en plongée (Loi de Dalton).
 L’azote (N²)
Ce gaz neutre en surface (Pp = 0,8 bar) peut devenir dangereux avec
l’augmentation de sa Pression partielle (a partir de Pp = 4bar), c’est la
narcose ou « ivresse des profondeurs ».
Symptômes : Euphorie, confiance excessive, erreurs de calcul, troubles
divers, somnolence, rire hystérique, vertiges, hallucination, stupeur, perte de
connaissance, etc.
Traitement : Faire remonter la personne de quelques mètres, les symptômes
disparaîtront aussitôt. Connaître ses limites.
Prévention : La fatigue, le stress semblent accentuer la narcose, ne faire des
profondes que si vous êtes en forme et si vous vous sentez apte.
S’accoutumer progressivement à la profondeur, être attentif à toute situation
« anormale » de sa part ou d’un autre membre de la palanquée.

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Fabrice MALLET – Niveau 2

 Le dioxyde de carbone (CO²)


Le dioxyde de carbone ou gaz carbonique est peu présent dans l’air respiré
(0,033%), néanmoins c’est un gaz produit par l’organisme (déchet du
métabolisme). Son pourcentage peut augmenter si le compresseur se trouve
prés d’une source polluante, ou si le système de filtration n’est pas entretenu
régulièrement.
Le CO² est responsable de l’essoufflement, qui est du à l’augmentation de
ce gaz suite à un effort, une mauvaise respiration, un stress, un détendeur
mal réglé ou l’augmentation de la profondeur.
Un taux de CO² > à 3% peut être toxique (hypercapnie), l’essoufflement
provient avec un taux > à 6% et la mort avec un taux > à 9% (surface).
Un autre gaz est également très dangereux : le CO (monoxyde de carbone) il
est heureusement encore plus rare, c’est le résultat d’une mauvaise
combustion (produit pétrolier, cigarette).
Symptômes : Accélération du rythme respiratoire, sensation d’étouffement
et de fatigue, nausées, maux de tête.
Traitement : Expirez le plus possible en cessant tout effort, remontez vers
la surface et éventuellement administration d’oxygène.
Prévention : Etre en bonne forme physique et psychique, ne pas faire
d’effort, respectez vos limites (profondeur), ayez du matériel correctement
entretenu (détendeur et air de qualité), soyez correctement équilibré et
surveillez votre respiration (test : petite apnée expiratoire).

 L’oxygène (O²)
Le gaz indispensable à la vie, il peut être toxique aussi.
L’hyperoxie : lorsque la Pression partielle de l’O² est > 2 bar (mélange) ou
1,6 bar (O² pur) des troubles peuvent apparaître (effet Paul BERT).
C’est pour cela que l’on ne peut plonger au delà de 6m à l’O² pur et faire
très attention au respect de la profondeur avec du Nitrox.
L’hypoxie : c’est un déficit en O², entre 17 à 12%, en dessous de 12% c’est
l’anoxie qui va se traduire par une syncope (en plongée se problème ne peut
se rencontrer qu’en cas de panne d’air).
Symptômes : Crise hyperoxique, augmentation du rythme cardiaque,
troubles visuels ou auditifs, contractures musculaires, convulsions, perte de
connaissance.
Traitement : Remontez la personne en surface afin de diminuer la Pp d’O².
Prévention : Ne dépassez pas les limites de la plongée à l’air (60m), ne
plongez pas avec de l’O² pur et si vous plongez au Nitrox, respectez bien la
profondeur maximum à ne pas dépasser.

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Fabrice MALLET – Niveau 2

3/ LES ACCIDENTS DE DECOMPRESSION


Conséquence de la loi de Henry et de Mariotte, l’accident de décompression
est du au dégazage de l’azote lors de la remontée, l’organisme en état de
sursaturation, ne permet pas à l’azote dissout de ressortir par la respiration
et des bulles d’azote se forment, qui vont grossir (loi de Mariotte) et se
coincer.
En fonction de l’endroit ou la bulle va coincée, les symptômes et
conséquences seront différentes.
Les symptômes peuvent apparaître dés la remontée et jusqu'à 12 h après la
sortie de l’eau.
Symptômes : Fatigue intense, Incapacité d’uriner, démangeaisons cutanés,
douleur articulaire allant en s’amplifiant, vertiges et nausées, paralysies,
perte de sensibilité, détresse ventilatoire, troubles sensoriels, perte de
motricité, arrêt cardiaque.
Traitement : Oxygénothérapie, aspirine (500 mg max.), eau douce (1 l/h),
évacuation la plus rapide possible vers un caisson de recompression.
Prévention : Respect des tables (vitesse de remontée, palier), éviter les
plongées à risque, faire attention aux mauvaises conditions de plongée
(physiques, psychiques, courant, température), ne pas faire d’effort après
une plongée ni monter en altitude.

4/ LE FROID

Du fait de la densité de l’eau, le corps se refroidit 25 fois plus vite dans


l’eau que dans l’air, par conduction, convection et rayonnement.
L’organisme s’adapte pour lutter contre le froid, augmentation du rythme
ventilatoire (+ O² = + réserve en glycogène =  production calorique),
petit frisson permet de diminuer la surface d’échange, une vasoconstriction
périphérique puis le grand frisson .
Le froid augmente les risques d’essoufflement et d’accident de
décompression et peut se terminer en noyade.
Symptômes : 36°C : frissons, 35°C : pâleur cutanée, sensation de froid,
augmentation de la fréquence respiratoire, 33°C : baisse de la fréquence
respiratoire, 32°C : troubles de la conscience, difficulté à parler, disparition
des frissons,31°C : chute de la tension artérielle et du rythme
cardiaque,28°C : coma, 20°C : arrêt cardiaque.
Traitement : Terminer la plongée des l’apparition des premiers symptômes,
se réchauffer.
Prévention : Porter toujours une combinaison dont l’épaisseur soit fonction
de la température de l’eau et qui soit bien ajustée. Avoir une alimentation
riche en sucre lent et faire le signe j’ai froid dés les premiers signes.

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Fabrice MALLET – Niveau 2

5/ LES DANGERS DU MILIEU


 La flore & la faune
De nombreux organismes sous-marins sont dangereux, chaque espèce
possède son système de défense qu’elle n’utilise qu’en cas de danger.
Aussi si vous faites attention, si vous n’empiétez pas sur leur territoire, si
vous ne rentrez pas en contact, vous ne courrez aucun risque.
Les prédateurs : requins, barracuda, espadon, ils ont mauvaises réputations
mais le nombre d’attaque sur des plongeurs dans le monde est rarissime.
Les poissons pierres, scorpions et rascasses : Ils possèdent des épines
dorsales venimeuses, dangereux car bien camouflés.
Les raies : Elles possèdent un dard sur la queue qu’elles peuvent planter en
cas de danger, certaines espèces produisent des décharges électriques.
Les murènes : Elles possèdent des dents redoutables, éviter de mettre votre
main dans les trous.
Les méduses : Elles sont urticantes, comme certains coraux, leurs contacts
peuvent-être dangereux.
Les coquillages : Certains coquillages (les cônes) peuvent projeter un dard
venimeux.
Les oursins : Ils possèdent de longues épines effilées, qui se cassent et
restent dans la chair, ils ont tendance à sortir la nuit.

 Le milieu
Le milieu aquatique est un environnement qui peut être dangereux :
La visibilité : Elle peut d’un jour à l’autre changer, une mauvaise visibilité
entraînera des difficultés d’orientation.
Les mouvements de l’eau : Houle, courant vont perturber la plongée,
difficulté pour se mouvoir, danger de se trouver emporter, effets sur la clarté
de l’eau.
La nature du fond : Fond vaseux, sableux ou rocheux peuvent influencer sur
la visibilité.
Les tombants : Peuvent faire perdre la notion de profondeur.
Les grottes : Attention, il peut être parfois difficile de retrouver la sortie, n’y
pénétrer jamais sans un équipement adéquat.
Les épaves : Même danger que pour les grottes si vous y pénétrer avec en
plus des risques d’affaissement si l’épave est vieille et des risques de
coupure.
La profondeur, la température peuvent aussi être des facteurs dangereux.

Pour éviter tout risque, ne toucher à rien, soyez en flottabilité légèrement


positive, ne plonger que dans des lieux que vous connaissez et que dans de
bonnes conditions.

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Fabrice MALLET – Niveau 2

6/ LA NOYADE
C’est une anoxie (manque d’O²) suite à une inondation des voies
respiratoires (dans 10% des cas il n’y a pas d’inhalation d’eau, suite à un
spasme ).
C’est souvent la conclusion tragique d’un accident de plongée, la
submersion des poumons va entraîner des séquelles supplémentaires, c’est
pourquoi toute personne victime d’une noyade doit être évacué vers un
hôpital, même s’il elle semble aller mieux.
Il y a différentes phases dans la noyade :
- L’agitation en surface, la personne s’épuise.
- L’apnée réflexe, il y a immersion et apnée volontaire.
- La grande inspiration, le taux de CO² étant important, le bulbe
rachidien commande le réflexe inspiratoire, l’eau rentre.
- Les convulsions asphyxiques, l’eau inonde l’appareil respiratoire et
provoque des dégâts importants, les membres tremblent.
- L’arrêt de la respiration, le cerveau n’étant plus irrigué, il y a coma.
Le traitement à suivre après la sortie de l’eau de la victime est
l’administration d’oxygène le plus rapidement possible.

19
Fabrice MALLET - Niveau 2

SOMMAIRE

1/ GENERALITES

2/ PLONGEE SIMPLE

3/ PLONGEE CONSECUTIVE

4/ PLONGEE SUCCESSIVE

5/ REMONTEE CATASTROPHE

6/ INTERRUPTION DE PALIER

7/ ALTITUDE ET DIVERS

8/ RECAPITULATIF

9/ EXERCICES

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Fabrice MALLET - Niveau 2

1/ GENERALITES
a) Pourquoi des tables de plongée ?
En plongée, du fait des pressions plus importantes qui y règnent, l'azote
gaz neutre en surface se dissout dans l'organisme.
Au cours de la remontée, il faut laisser le temps à l'azote dissous de s'éliminer, c'est
pour cela qu'il faut remonter doucement et faire des paliers, sinon l'azote risquerait de
repasser dans la circulation sous forme gazeuse et pourrait créer un accident de
décompression.

b) Les différentes tables


Il existe sur le marché plusieurs tables, qui n'ont pas les mêmes valeurs
ni les mêmes fonctions.
Nous allons nous servir, pour nos exemples de la Marine Nationale 90,
car c'est celle utilisée dans tous les examens, il faut néanmoins savoir
que cette table a été calculée par la Marine Nationale et qu'elle n'est pas faite pour
les plongeurs loisirs.
Nous vous conseillons pour vos plongées d'utiliser celle de P.A.D.I.,
spécialement étudiée pour les plongeurs de loisirs ou la Ministere du Travail 92
étudiée pour les travailleurs sous marins donc assez stricte.

c) La courbe de sécurité
Cette courbe, que vous connaissez par cœur (programme du niveau 1) vous permet de
savoir combien de temps, vous pouvez rester à une certaine profondeur, sans avoir à
faire de paliers.

Profondeur Temps sans palier


12 mètres 2h15
15 mètres 1h15
20 mètres 40 minutes
25 mètres 20 minutes
30 mètres 10 minutes
35 mètres 10 minutes
40 mètres 05 minutes

21
Fabrice MALLET - Niveau 2 Les tables de plongée

d) Les paramètres
Pour bien utiliser votre table, il est indispensable de bien connaître les différents
paramètres nécessaires à son usage.
Les deux principaux paramètres sont la profondeur et la durée, il faut
que ces valeurs soient les plus proches de la réalité aussi nous vous conseillons d'avoir
des instruments de mesure le plus fiable possible,
comme un profondimètre électronique (timer).
La profondeur : c'est la profondeur maximum atteinte au cours de la plongée, même si
vous n'y êtes restée que quelques secondes.
La durée : le temps de plongée s'entend dés le début de l'immersion et
jusqu'à ce que vous commenciez à remonter. Le temps de la remontée
n'est donc pas compris dans le temps de plongée .
La vitesse de remontée : Ces tables ont été calculées, pour une vitesse
de remontée égale à 15 mètres / minute.
Aussi vous ne devez jamais remonter plus vite que 15 m/mn.
Les paliers : Ce sont des arrêts, imposés par les tables pour l'élimination de l'azote.
Ils ont lieu tous les 3 mètres et doivent être effectués scrupuleusement à la profondeur
indiquée, si possible en position horizontale.
Au cours des paliers il convient de respirer normalement pour une bonne évacuation de
l'azote.
Attention : Vous devez remonter du palier de 3m à la surface, le plus
lentement possible (en environ 30’’)
L'intervalle : C'est le temps séparant votre 2ème plongée de la première, aussi il
convient de bien regarder à quelle heure vous sortez de l'eau ,c'est ce que l'on appelle :
Heure de Sortie.
Groupe de plongée successive : C'est une valeur donnée par la table qui vous servira
pour les plongées successives et qui correspond à l’azote en excès dans votre
organisme suite à votre 1ère plongée .
La majoration : C'est un temps fictif que vous devrez ajouter au temps
de votre 2ème plongée, en plongée successive, et qui vous est donnée
par une des tables.

2/ PLONGEE SIMPLE
C'est le type de plongée que vous effectuez le plus souvent.
Vous entrez dans la table la profondeur et la durée de votre plongée
et vous regardez si vous avez des paliers à faire .
Si cette profondeur ou durée ne figure pas dans la table, il faut prendre
la valeur supérieure pour plus de sécurité .

ATTENTION : Vous ne devez pas faire d'effort après une plongée,


ni monter en altitude ou prendre l'avion pendant 12h.

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Fabrice MALLET - Niveau 2 Les tables de plongée

* Exemple :
Eric s'immerge à 9h20, il descend à 24 mètres et y reste 36 minutes. Combien de
paliers, aura t'il à faire ? (Un extrait des tables se trouve page 30).

- Réponse :
Pour une meilleure compréhension, nous vous conseillons de réaliser
un schéma .
Rentrez dans la table vos paramètres, comme il n'y a pas 24m, prendre
25m et pour la durée prendre 40’. Cela nous donne 10' de palier à 3m et
2' de remontée. Notre plongeur sortira donc de l'eau à 10h08'

9h20 H.S.=10h08
10’ 2’

3m

36’

24 m

Durée de la remontée : profondeur/15 (arrondir à la valeur supérieure) et


rajouter 30’’ pour la remontée du palier de 3m à la surface.

ATTENTION: Si la remontée s'effectue à une vitesse inférieure à


15m/mn, elle doit être comptée dans le temps de plongée.

3/ PLONGEE CONSECUTIVE
Qu'appelle t'on plongée consécutive ?
C'est lorsque l'on effectue une 2ème plongée, dans un intervalle de temps
inférieure à 15 mn de la 1ère.
Dans ce cas prendre comme profondeur, la profondeur maximale atteinte
au cours de la 1ère ou 2ème plongée. Pour la durée, prendre le temps de
la 1ère plus celui de la 2ème plongée.

ATTENTION: Cette plongée est pénalisante car dangereuse, à éviter.


Procédure exeptionnelle (perte d’objet, ancre coincé).

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Fabrice MALLET - Niveau 2 Les tables de plongée

*Exemple :
Valérie a plongé à 23m pendant 38mn, elle doit redescendre 12 mn après être sortie de
l'eau pour décrocher l'ancre qui est coincé à 15m. Elle lui faut 7mn
pour la remontée. Elle devra entrer dans la table avec comme profondeur 25m et
comme temps 45' (38'+7'), ce qui lui fera comme palier 16' à 3m et 1'
pour la remontée de 15m (Attention, si pour la table on utilise la profondeur maxi, ne
pas oublier que pour la durée de la remontée il faut tenir compte de la profondeur a
laquelle il se trouve réellement).

4/ PLONGEE SUCCESSIVE
Qu'appelle t'on plongée successive ?
C'est lorsque la deuxième plongée a lieu entre 15' et 12h après la première.

ATTENTION : Eviter de faire plus de 2 plongées successives par jour.


La deuxième plongée doit être toujours moins profonde que la première.

Si votre deuxième plongée a lieu plus de 12h après la 1ère, la considérer


comme une plongée simple.

Il sera important de noter l'heure de sortie (H.S.), afin de connaître la durée


de l'intervalle et de regarder votre Groupe de plongée successive à
l'issue de votre 1ère plongée.
Ensuite il vous faudra connaître la profondeur de votre 2ème plongée
et se servir des tables spéciales, dites successives (modèle en annexe).
Dans le tableau "détermination de l'azote résiduel ou de l’indice", rentrer la durée de
l'intervalle (si cette durée n'y figure pas prendre celle inférieure pour une plus grande
sécurité, en effet plus l'intervalle sera court, moins vous aurez déssaturé et donc votre
majoration sera plus importante).
Dans la colonne Groupe de plongée successive, entrez la lettre de votre
1ère plongée et regardez à l'intersection des 2 colonnes la valeur indiquée
que vous entrerez dans le tableau "détermination de la majoration" à la
colonne azote résiduel ou indice (si cette valeur n'y figure pas prendre la valeur
supérieure) puis entrez la profondeur de votre 2ème plongée et regardez à l'intersection
des 2 colonnes votre majoration (si la profondeur n'y figure pas, prendre également la
profondeur supérieure).
Cette majoration sera à ajouter au temps de votre 2ème plongée.

Attention: ne pas ajouter cette majoration pour votre calcul de l'heure


de sortie, cette majoration étant une valeur fictive.

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Fabrice MALLET - Niveau 2 Les tables de plongée

*Exemple N°1:
Bruno s'immerge à 9h10, il descend à 24 mètres et y reste 32'.
Quels seront ses paliers, son heure de sortie ?
Il veut replonger l'après-midi à 14h20 à 21 mètres y rester 30', quelle sera
sa majoration, ses paliers et son heure de sortie ?

- Réponse:
On rentre dans la table avec la profondeur de 25 mètres et 35' pour la durée
Cela nous donne 5' de palier à 3m, 2' de remontée et comme Groupe de
plongée successive la lettre I. Notre plongeur sortira donc à 9h49'.
Comme il replonge à 14h20, cela lui fera un intervalle de 4h31'.
On regarde dans le tableau "détermination de l'azote résiduel" avec comme
G.P.= I et comme intervalle 4h.Cela nous donne 0,90, que nous reportons
dans le tableau "détermination de la majoration". Comme 0,90 n'y est pas
nous prenons la valeur supérieure, soit 0,92 et comme profondeur 22
mètres (car 21m n'y étant pas, nous prenons celle supérieure) et nous trouvons 12' de
majoration.
Nous rentrons dans la table avec 22m comme profondeur et comme temps
les 30' passées au fond + les 12' de majoration, ce qui fait 42'.
La table nous donne pour 22m et 45', 7' de palier et 2' de remontée.
Il sortira de l'eau à 14h59' (14h20+30'+7'+2' = 14h59')

9h10 H.S.= 9h49 14h20 H.S.=14h59


2’ 2’
5’ Int. = 4h31’ 7’
3m 3m
G.P. = I

0,92
Majo. + 12’
30’
32’ 21 m

24 m

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*Exemple N°1: PLONGEE SUCCESSIVE
Bruno s'immerge à 9h10, il descend à 24 mètres et y reste 32'.Quels seront ses paliers, son heure de
sortie ? Il veut replonger l'après-midi à 14h20 à 21 mètres y rester 30', quelle sera sa majoration, ses
paliers et son heure de sortie ?

1 : Profondeur 24m, n’existe pas dans la table, on prend la valeur supérieure soit 25 m.
2 : Durée 32’, n’existe pas dans la table, on prend la valeur supérieure soit 35’.
3 : Durée du palier, 5’ à 3m + durée de la remontée : 2’.
4 : Groupe de Plongée Successive (G.P.S.) = I (lettre).
5 : Pour la 2ème plongée, calculer l’intervalle entre la sortie de l’eau (9h49) et le départ de la 2ème
(14h20) = 4h31’
Comme cet intervalle ne figure pas dans la table, prendre la valeur inférieure soit : 4h.

6 Dans la 2ème table, chercher l’indice à l’intersection de l’intervalle et du G.P.S.7 Dans le tableau calcul
des majorations, chercher celle-ci à l’intersection de l’indice et de la profondeur de la 2 ème plongée, il faudra rajouter ce
temps à celui de la 2ème plongée (Attention ne pas prendre en compte la majoration pour le calcul de l’heure de sortie).

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Fabrice MALLET - Niveau 2 Les tables de plongée

*Exemple N°2:
Daniel s'immerge à 8h40 à une profondeur de 26m et y reste 24' .
Il veut replonger l'après-midi, à 24m durant 15' sans avoir à faire de palier.

- Réponse :
1ère plongée : prendre 28m et 25' pour la table, ce qui nous donne 2' de
palier à 3m, 2' de remontée et un G.P. = G. Il sortira de l'eau à 9h08.
S'il veut replonger l’après-midi, à 24m, sans palier il pourrait y rester 20'.
Comme il veut y rester 15', sa majoration ne devra pas être supérieure à 5'.
On rentre dans le tableau "détermination de la majoration ", avec la
profondeur de la 2ème plongée, soit 24m (on prend 25m) on cherche dans cette colonne
5' et on regarde dans la colonne azote résiduel la valeur, ce qui nous donne 3.
On reporte cette valeur dans le tableau "détermination de l'azote résiduel" en face du
G.P. de la 1ère plongée, soit G et l'on se retrouve dans la colonne 6h de l'intervalle.
(3 ne figurant pas dans le tableau, on prend la valeur inférieure).
Notre plongeur pourra donc replonger 6h après la 1ère soit à 15h08.

5/ REMONTEE CATASTROPHE
Procédure à suivre au cas ou vous effectueriez une remontée à une
vitesse supérieure à 17m/mn.
Une fois en surface, vous disposez de 3' depuis le début de la remontée catastrophe,
pour régler votre problème, puis vous devez redescendre à la moitié de la profondeur
maximum à laquelle vous étiez et y rester 5', puis calculer vos paliers en prenant en
compte la profondeur maximum atteinte et comme durée, le temps total depuis la 1ère
immersion [c.a.d.: le temps de la 1ère plongée jusqu'à l'arrivée en surface + le temps
passé en surface (3' max.) + le temps de redescendre à mi-profondeur + les 5']

ATTENTION: Si au bout de 3', vous n'avez pas résolu votre problème,


ce n'est plus la peine de suivre cette procédure. Sortez et préparez-vous
pour le cas ou un accident surviendrait. Idem si au cours de la descente
ou des 5' à mi profondeur, vous sentez les symptômes d'un accident de
décompression, remontez et préparez-vous à être évacué sur le caisson.

Les symptômes et le traitement de l'accident de décompression font l'objet d'un autre


cours.

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Fabrice MALLET - Niveau 2 Les tables de plongée

*Exemple:
Fabrice plonge à 9h à une profondeur de 24m, au bout de 15' il panique et rejoint la
surface en 1'. Il met 3' pour rejoindre la demi-profondeur, soit 12m ou il reste 5'.
Il devra prendre comme profondeur 24m et comme temps, le temps total depuis sa
1ère immersion, soit 24'.
(15' passé au fond + 1' de remontée + 3' en surface + 5' à mi-profondeur)
Ce qui lui fera 1' de palier à 3m + 1' de remontée, il ressortira à 9h26'.

ATTENTION: Pour la durée de remontée, ne pas oublier qu'il se trouve


à mi profondeur.

9h 3’ H.S.= 9h26
1’ 1’
3m
1’ 5’

12m
15’
24m

6/ INTERRUPTION DE PALIER
Si pour une raison quelconque, vous étiez obligé d'interrompre votre palier
vous disposez de 3' pour résoudre votre problème et redescendre refaire entièrement le
palier interrompu.
Attention la Marine Nationale préconise de refaire tous les paliers.

7/ ALTITUDE ET DIVERS
En cas de plongée en altitude (lac de montagne) ou en eau de densité différente à celle
de la mer, vous devrez utiliser des procédures spéciales permettant de recalculer une
profondeur réelle.
Ces calculs sont au programme de l'autonome ou du 2ème échelon avec les
procédures de plongée en mélange différent de l'air (nitrox).
Nous vous recommandons vivement de suivre une de ces formations.
Dans la mesure du possible, essayez de plonger dans la courbe de sécurité et à la
profondeur pour laquelle vous avez été formé.
Les ordinateurs vous simplifient la vie, mais ils n'ont pas été conçus pour que vous
fassiez n'importe quoi, aussi ne leur faites pas aveuglément confiance et ayez toujours
un autre moyen de calculer vos paramètres.
Nous vous rappelons que vous ne devez pas faire d'effort après une plongée ni monter
en altitude ou prendre l'avion.
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Fabrice MALLET - Niveau 2 Les tables de plongée

8/ RECAPITULATIF
Plongée simple
P = Profondeur maximum
D = Durée de la plongée

Plongée consécutive
P = Profondeur maximum de P1 ou P2
D = D1 + D2

Plongée successive
Connaître le Groupe de Plongée Successive (lettre) et l’Heure de Sortie pour calculer
l’Intervalle.
Déterminer l’azote résiduel à l’aide de la table N°2 ( intersection de
la colonne GPS et de la colonne Intervalle ).
Déterminer la majoration à l’aide de la table N°3 ( intersection de
l’azote résiduel et de la profondeur de la 2ème plongée ).
P = Profondeur de la 2ème plongée
D = Durée de la 2ème plongée + majoration
Remontée trop rapide
3’ pour redescendre à mi-profondeur et y rester 5’
P = P1
D = Durée totale

Interruption de palier
3’ pour redescendre refaire le palier interrompu

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Fabrice MALLET - Niveau 2 Les tables de plongée

9/ EXERCICES

* 1/ Un plongeur s'immerge à 9h28 à une profondeur de 24 mètres et y


reste 32'. A quelle heure sortira t'il de l'eau, quels seront ses paliers ?
Il replonge à 14h 32 à la même profondeur que le matin et au bout de 24'
il remonte à la surface en 1'. Que devra t'il faire et à quelle heure ressortira t'il de l'eau,
quels seront ses paliers ?

*2/ Votre moniteur plonge avec vous à 9h à une profondeur de 26 mètres pendant
29'. Palier et heure de sortie ? 14' après être sorti de l'eau il replonge à la même
profondeur et y reste 15', quels seront ses paliers et son heure de sortie ? Il replonge
l’après-midi à 14h32 avec vous, à une profondeur de 21 mètres et vous y restez 36'.
Heure de sortie et paliers de vous et de votre moniteur ?

*3/ Vous plongez le matin à 9h10 à 25 mètres et y restez 34'. Paliers et heure de
sortie ? Vous voulez replonger l'après-midi à la même profondeur et y rester 10', puis
remonter sans avoir à faire de paliers. A partir de quelle
heure pourrez vous replonger l'après-midi ?

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Fabrice MALLET THEORIE NIVEAU 2

REGLEMENTATION

Cursus FFESSM/CMAS
Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-marin : Fédération
délégataire qui gère la plongée en France et est la seule habiliter à organiser des
compétitions.
Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques : Organisme
international .
3 autres organisations sont habilitées à délivrer des diplômes en France selon
L’Arrêté du 22 juin 1998, la FSGT, l’ANMP et le SNMP.

Pré requis pour passer le niveau 2 FFESSM :


- Etre titulaire d’une licence FFESSM à jour.
- Etre âgé de 16 ans ( Autorisation parentale si – de 18 ans).
- Avoir le niveau 1 FFESSM ou brevet admis en équivalence.
- Avoir un certificat médical délivré par un médecin agrée.

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Fabrice MALLET THEORIE NIVEAU 2

-
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Fabrice MALLET THEORIE NIVEAU 2

Prérogatives du niveau 2 :

- Encadré par un Guide de Palanquée (minimum N4) évolué en


palanquée de 4 maximum jusqu’à 40m (espace lointain).
- En autonome, évolué dans l’espace médian (jusqu’à 20m) par
palanquée de 3 en suivant les directives du Directeur de Plongée et en
ayant l’équipement prévu ( Art.10, Arrêté du 22 juin 1998).

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Fabrice MALLET THEORIE NIVEAU 2

Vous trouverez ci-dessus la liste du matériel obligatoire sur le site de plongée.


En tant qu’autonome nous vous recommandons de toujours contrôler que tout ce
matériel soit présent et en état de fonctionnement :
- VHF ou GSM chargé.
- Trousse de secours complète et médicament on périmé.
- Eau douce en quantité suffisante et pas croupi.
- Bouteille O² et bloc secours plein et en état de fonctionnement.
- Moyen de rappel efficace et non périmé si pétard de rappel.
- Affichage des numéros d’urgence locaux
=

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Fabrice MALLET THEORIE NIVEAU 2

-
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Fabrice MALLET THEORIE NIVEAU 2

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Fabrice MALLET THEORIE NIVEAU 2

LE MATERIEL

Le détendeur délivre de l’air à la demande du plongeur. Le 1er étage détend


la Haute Pression de la bouteille en une Moyenne Pression assujetti à la
Pression Ambiante. Le 2ème étage détend la MP à la pression ambiante.
Un détendeur est dit compensé quand la variation d’air dans la bouteille n’a
pas d’influence sur la MP.

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Fabrice MALLET THEORIE NIVEAU 2

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