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, Î|Ï|Î:ÎüÙH
jMJÔQ_
/2
Don de Madame
Vlctor VAN STRAELEN-POIRIER

COMPENDIUM
DE

MÉDECINE PRATIQUE.
COMPENDIUM :574 15 L/
DE

MÉDECINE PRATIQUE
013

EXPOSE ANALYTIQUE ET RAISONNÉ


DES TRAVAUX CONTENUS DANS LES PRINCIPAUX TRAITÉS (IF. PATHOLOGIE INTERNE;
PAIR M. LOÜIS DE LA BERGE,

oocnrn Il! MÉDECINE,


AGM'LI:€ A LA FACULTÉ MI ltnncna DE PARIS. 6118? on CLINIQL'E IËDICAIÆ A I.\ II-‘.IIII D‘ICI-L11,
rnonssznn PARTICULIER In: PATHOLOGIE INI'EIINE;

M. E”. MONNEBET,

nocn:un sa minceur; ma I.A 1Ar.III.fl: DE PARIS, rnorassr.nn PARTICULIER n‘uvmèn APPLIQUÉE;

ET M. LOUIS FLEURY,
DOCTEUR F.N MÉDECINE,
ANCIEN INÏERNI DES HÔPITAUX DE PARIS, I‘ROIESSERR PARTICULIER DE PATHOLOGIE INTERNE.

TOME TROISIÈME.
PnIIII\RE PARTIE.

(;z\

BRUXELLES,
SOCIÉTÉ ENCYCLOGRAPIIIQUE DES SCIENCES MÉDICALES,
&L MONTAGNE-AUX-HERBE&POTAGÈRE&

1844.
COMPENDIUM

DE MÉDECINE PRATIQUE,
EXPOSÉ ANALYTIQUE ET RAISONNÉ

DES TRAVAUX CONTENUS DANS LES PRINCIPAUX OUVRAGES DE PATHOLOGIE INTERNE.

,_ , _Qg____."s- e

HYD
HYDRORACUIS ou HYDRORACHIE, 9. f., de uo‘up, comprendre , par conséquent, les épanchemenls de pus
tant, et Faxis ou pu;(ta , épine dorsale , c'est-ä—dirc eau u. yomchin et de sang thémalorachù). Sans entrer ici
accumulée dans le canal rachidien, hydropisie rachi dans des considérations qui seront mieux placées ailleurs
dienne. (noy. flvouoruomxi, nous dirons que la même cause ,
Dénominations françaises et étrangère:.-—Uydro— l'inflammation , peut produire ces trois espèces d‘épan
rachis, hydropt‘sfe rachidienne, spinale. Fr. — [dro chemc..ts ; que le liquide des hydropisies varie dans ses
rachitide. ltaI.—Warsersucht des ltüch;:rntes. Ail. — caractères physiques et chimiqties;que l‘épanehemem
Drops], of the spina. Angl. -— llydrops spinæ dont, n‘est jamais exclusivement formé par du pus ou du
hydrocelc spinatts, hydrorachla. Div. sang, mais par un mélange de aérosité et de ces liquides;
[le/finition et division.— Le mot hgdrorachls appar qu‘il est impossible de distinguer pendant la vie la na
tient à la séméiolngic; il doit désigner tout épanchement ture du liquide épancbé, et que dès-lors nous appellerons
de séroaité dans le canal vertébral, abstraction l‘aile de hydrorachis tout épanchement de liquide formé, peu,—
la cause qui a produit cet épanchementl et l'on ne sau daut la vie, dans le canal rachidien, ou vend par le
rait, un: le détourner de son étymologie, et sans intro crâne dans cette cavité. Nous reviendrons sur cette
duire une fâcheuse confusion dans la nomenclature dernière proposition.
médicale , l'appliquer à une afiection déterminée : Altération: anatomiques. —— De la sérosité peut-elle
l'hydrorachis n'est qu'un symptôme. Nous n‘imiterons exister dans le canal rachidien en l'absence de tout état
donc ni les auteurs qui ne décrivent nous le nom d'hy« morbide, et.dans ce cas, quel est le maximum de quan
drorachi‘: qu'un vice de conformation caractérisé par titéauquel peut s‘éleverle liquide qui, al:tnsl'élat normal,
l‘absence, la déviation ou l‘écartement d'une ou de plu— luhréfie les membranes rachidienum? De la sérosité ne
sieurs lames vertébrales; ni ceux qui réunissent dans un s‘épanehe-twlle pas quelquefois dans le canal rachidien
même article des considérations de pathologie générale pendant l‘agonie ou après la mort? Ces mêmes questions
et l'liisl0iœ d'une maladie, d'une individualité morbide, se sont présentées à propos de l'hydropéricarde , et alors
à laquelle une place spéciale doit être réservée dans les nous avons pu les résoudre avec une précision satisfai
cadres nosologiques; ni ceux enfin qui appellent hydro sante (voyez I. Il, 2'part.,p. 792); il ncsaurait en être de
ruchis toute hydr0pisie rachidienne avec tumeur appa. même ici :lesdonnées manquent entièrement pour fixer le
rente, contenant le liquide. Plus heureux ici que lorsque minimum de quantité del'hydrorachts morbide, et, bien
l'absence d'une dénomination, et un usage générale que M. Mugmdic assure que la quantité normale du li
ment établi, nous ont forcés de désobéir a des cousidéræ quide céphalo-rachidien varie entre deux et cinq onces,
lions analogues à celles que nous venons de présenter, il faut se borner à dire que l‘hydropisie doit être rap
et nous on: obligés à comprendre sous le titre d'hydro portée .’| unealtération survenue pendant la vie : i°lors
rëphale l’affection appelée hydrocéphale chronique que l’on trouve dans le canal rachidien des lésions de
congénitale, nous renverrom au mot. SPIN.\-BtFIDA l'é nature à déterminer un épanchement; 2° lorsque la
tude du vice de conformation de la colonne vertébrale quantité de sérosité épanchée est assez considérable et
qui a été appelée hydrorachis congénitale, et nous s'élève à plusieurs onces. Il existe toutefois encore une
u'cnvisagt‘l’ons l‘hydmrachis que du point de vue de la difficulté : lorsque l‘on rencontre de la sérosité épancbée
pathologie générate- lilais, d'après son étymologie, le ‘ à la fois dans le crâne et dans le canal rachidien , celle
mol hydrorachls ne devrait désigner que les épanche qui se trouve dans celui»ci y a-t-etle été formée, ou y est
meuts rauhi-ticm constitués par de la sérostle', et ne pas elle simplement descendue du Crâne? Il n'y a guère que
3 I
HYD — ‘2 — HYD

l’état anatomique de la moelle et de ses membranes qui un cas de méningite rachidienne , dans lequel le liquide
puisse éclairer ce point,qui ordinairementreste douteux. sero-purulent a reflué dans les quatre ventricules céré
Les épanchements séreux du crâne parviennent d'ail braux (hum. de physiot.,etc., 1827, t. vu, p. 69).Dans
leurs presque toujours dans le rachis: « il 'arrive cepen un cas de spina-biflda, Sandifort pense que le liquide s'é
dant, ditM. Ollivier(1‘rqlte’ des mai. de la moelle épin., tait d'abord accumulé dans la cavité centrale de la
Paris, l837, t. II, p. 87), que le liquide, en dilatant les moelle ., et qu'il avait ensuite détruit en partie ce cordon
ventricules cérébraux , exerce en arrière, sur l’aqueduc nerveux et rompu la pie-mère.
de Sylvius, une pression assez grande pour fermer ce A moins d‘un vice de conformation (spina-biflda) ,
conduit ; dès lors l'écoulement du liquide n'est plus pos d'une lesi0n traumatique, ou d'une maladie des vertèbres,
sible dans le canal vertébral. Cet ctfet a lieu surtout le canal osseux ne présente aucune altération dans l'hy
dans le cas où le liquide repousse en arrière le cul—de drqrachis. La moelle et les racines des nerfs rachidien:
sac fourni par la pie-mère, que Bichat a décrit comme presentent, au contraire, des lésions fréquentes, parmi
un canal de l‘arachnoide. » Quoi qu'il en soit, que le lesquelles il faut distinguer avec soin celles qui sont
liquide ait été primitivement formé dans le rachis ou primitives et celles qui sont consécutives, produites par
qu'il y ait été versé, sa présence produit les mêmes symp l'épanchement lui-même. Nous ne devons pas nous oc—
tômes, réclame en partie le même traitement. il existe, cnpcr ici des premières, c‘est-à-dire des altérations liées
dans les deux cas, une hydropisie rachidienne , dont la aux ditfércnls états pathologiques qui peuvent détermi
cause seule varie : ce sont ces considérations qui nous ner un épanchement rachidien (méningite rachidienne ,
ont engagés à donner à notre définition l'acception la spina-biñda,etc,).
plus large. Lorsque l’épanchement est considérable , et qu'il per
Laquantité de la sérositée’panehée dans le canal rachi sistc pendant un certain temps, la compression qu'il
dien varie beaucoup , et devient surtout considérable exerce sur la moelle et surles racines des nerfs rachidiens
lorsque l'hydropisie est liée ‘a un vice de conformation : ne doit—elle pas avoir pour résultat de produire, dans les
dans ce dernier cas , on l'a vue s'élever à une livre (Sle cordons nerveux, une augmentation de densité et une
bold) , à deux livres (Vogel) , et même , selon Joies , à diminution de volume? A priori, il semble qu'il doit en
sept pintes. Cette dernière évaluation, toutefois, a paru être ainsi, et plusieurs auteurs ont cherché à donner à la
si exagérée à M. Ollivicr, qu’il pense qu‘on a entendu théorie l'appui des faits: ainsi Bonnet rapporte (Sepul
parler de la totalité du liqttide retiré successivement par chretum,t. I, p. 305 et 370) qu'il a trouvé la moelle di
plusieurs ponctions , chez une femme devenue hémiplé minuée dans toute sa longueur, chez un homme qui
gique a la suite d'une attaque d'apopiexie. Morgagni a avait en des convulsions générales presque continuelles
vu s'écouler du canal rachidien un bocal de sérosité : pendant douze ans, et chez un sujet qui était affecté de
M. Montault a recueilli,dans un cas,douzeoncessept gros paralysie; et il ne balance pasà attribuer cette atrophie
et demi (414 grammes) de liquide rachidien (Jaurn. unie. à l'épanchement séreux que contenait le canal rachidien
et habit. de mdd. et de “un, 1833, t. xn, p. l69). il est chez ces deux malades. Mais il faut se demander si l'atro
rare que l‘épanchement soit considérable dans la ménin— phie n‘était point ici le résultat des convulsions et de la
gite rachidienne. On a cité des faits dans lesquels on a vu paralysie; et, d‘un autre côté, Cotugno, MM, Magendie,
du liquide céphalo-rachidien s‘écoulerpendant longtemps, Ollivicr, disent avoir constaté que la quantité du li
et en quantité notable , par une solution de continuité quide vertébral est d'autant plus considérable que le
accidentelle du canal rachidien (Ollivicr, toc. cit., p. 79), volume du cerveau et de la moelle est moindre. Dans
et on les a rattachés à i'hydrorachi: : il ne doit pas l'atr0phie sénile de la moelle , le liquide rachidien est
en être ainsi. il n'existe pas d‘hydropisie dans les cas de ordinairement très-abondant, et l'on ne peut, dans ce cas,
ce genre, mais reproduction du liquide rachidien, lequel. attribuer à la pression du liquide in diminution de volume
dit M. Mageudie, cantate les humeurs aqueuse et vitrée, du cordon nerveux; c'est, au contraire, à elle qu'il faut
est remplacé rapidement lorsqu'il est extrait en partie rapporter i'hydropisie. On comprend, dès lors, qu’il n'est
on en totalité. point toujours facile de distinguer la cause de l‘etfet :
Le liquide de i'hydrorachis est à peu près analogue , ainsi, lorsque chez un homme qui a été afleclé de para—
quant à ses caractères chimiques et physiques , à celui lysie pendant longtemps, on trouve en môme temps une
qui constituel'hydroMsie des autres cavités sérousés : nous atrophie de la moelle et un épanchement rachidien, ce
en avons donné ailleurs la composition (voy HYDBUPISlI, lui-ci peut être consécutif, produit par l'atrophie, qui
t. il, 2? p., p. 8 l8). Ordinaircment limpide, d'une c0uleur elle-même peut être le résultat d'une altération de la
citrine plus ou moins prononcée, insipide ou légèrement moelle , ou seulement d'une inaction prolongée de cet
salé, il est d'autres fois trouble , séro-pwulent, mêlé de organe (voy. Menus (atrophie de la). On ne peut donc
flocons albumineux, séro-sangiaut, noirâtre : ces derniers se prononcer, avec quelque certitude, que lorsque l‘atro
caractères se rencontrent presque exclusivement dans les phie . coïncidant avec une hydrorachis abondante et de
cas où l'épanchement est produit par une méningite ra. longiledurée,e!iste chez un sujet qui n’a présenté, avant
chidienne ou lié à un splna-biflda , dont la tumeur s'est la formation probable de l'épanchement , aucun symp
ouverte spontanément on a été ponctionnée par le chiruw tôme qui ait pu faire croire à une altération de la
gien, ouverture dont le I'éall"îll est également, dans les moelle. Quant à la division de la moelle , dont parlent
deux_ cas , de détertniner que inflammation plus ou quelques auteurs anciens, bornons-nous 'a dire , avec
moins vive des membranes de la moelle. « il faut savoir, Morgagui , qu'on ne saurait croire que cette division
dit il]. 01|ivirr(top.eit., p. 136), que du sang se mélange puisse être produite par la force de t'hydmpfsie, et
souvent à la sér0sité rachidienne dans les derniers mo qu'elle se rattache constamment à d'autres altérations
ments de l'agonie, ou postérieurement à la mort , chez (de Sedibus et Cousis morb., lettre xtt. S I l).
les sujets qui‘succombcnt 'a une hémorrhagie cérébrale, Symptômes. — liard (Dicl. des se. me'd., t. un.
ou chez lesquels il existe un obstacle à la circulation pul p. 468, art. Hvononscnus) pensait que l'hydrorachis n‘était
monaire. . . jamais simple, essentielle, qu'elle était toujotirsla dépen
Dans quelques cas rares , on a trouvé le liquide de dance d‘une collection cérébrale, et qu’elle ne setradnh
l‘hydroranhis épanché dan: le tissu cellulaire extérieur sait ordinairement par aucnnsympt0mc : l° parce que la
a la dure-mère; mais dans la presque totalité des cas, il moelle, terme et résistante, ne peut être comprimée que
est contenu dans la cavité de l'arachnqtde et dans le par une très-grande quantité d‘eau; 2' parce que la
tissu cellulaire qui existe entre cette membrane et la situation de ce faisceau médullaire dans un tube qu‘il ne
pie-mère : il ne communique pas toujours avec les ven remplit pas en entier, y rend sans inconvénient l'accu
tricules cérébraux, mais il peut toujours refluer à la sur— mulation d'une certaine quantité de sérosité. Sans con
pire de i‘encéphale dans le tissu cellulaire sous-arach— tester ce qu'il y a de vrai dans ces assertions, il est néan
noi‘dicn (Ollivicr , d'Aii5ers). M. Magcndie a rapporté moins po:sibie de tracer un tableau assez complet des
ΕΥΠ -;; ΙΙ'ι'Π

ημιμιμιμεσ με Ι'Ιημι·οι·σεΙΙΙι, ιοιιι εμ ι*σιισμι σμειι·σειιομ, ι·ειιεε ιμι·νεμμε Με Ισ ιισιωσιιεε (ΙΙιισι:ΙιεΗΙειΙΙεΙ', με..
μιεμ εμιεμμμ, με ι·εμπ σει σμμσι·ιΙεμμεμι σ Ι'σιΙ'εειιομ .ιει·ι. με φωσ Μμμμ; ΑΙιοι·Ι', Ι'703 , μ. ΜΙ , μμε Ι'ομ
μΙ·ΙιμΙιΙνε μεμι Ι'εμσμεΙιειμεμι μ'εσι μμε Ι'εΙ1`ει. ιι·ομι·ε μσμι Με σμιειιι·σ , »σει Ιοιμ μεμε μιοΙισμιε.
Σε: μιισΙσμεσ εμι·εμνεμι μμε εεμεσιΙομ μια με μιεΙιισ Ι.ε ΙΙιμιιμε ι·σεΙ·μμιεμ με μεμι-ΙΙ μι”, μειιωσιιι Ιεσ μπε
μεμΙμΙε μσισσ Ιεσ ι·εμΙομι μοι·εσΙε ει ΙομιμσΙι·ε. Μ. 0ΙΙΙνΙει· Μμμμ μενσμι ΙμΙ , νεμιι· ΙΙοι·ιμει· μμε ιμιμεμτ σε μινεσμ
μεμεεμμ°ΙΙ εμΙΒι ιμειμε μ'μμε Ιει;ει·ε σμ8ιμεμισιιομ μεμε με μοιμι με Ιε εσμσΙ νει·ιεμι·σΙ εμ μσιιιι·εΙΙειμεμι ομι·ει·ι,
Ισ ημσμιΙιε με ΙΙμμΙμε ι·σεμιμὶεμ μομι· Ισιι·ε μσΙιι·ε εειιε ε'ειι-σ-μιι·ε μσμε Ισ ι·ει;ιομ σσει·όε9 ΛμΙμμε σ νε μμε
μομΙεμι·. ΙΙΙεμιμι. σε μισμιι'εσιεμι μσμιΙεε ιμοιμΙμ·εσ Με ΙΙειμιμε, “εε με εΙμεεσμιε Με. εμε: ΙσιμιεΙΙε, Με” μμ
ι·ιεμι·ι ει , εμ μεμει·σΙ , μσμε Ιω ιμμεεΙεσ ιιμΙμμισιι·εσ , μμ νΙοΙεμι ειἙοι·ι Μι μεμε σομΙενει· μμ Ισι·μεσμ μεεσμι , ΙΙ σε
Γεμι·ιμΙΙΙεμιεμι, με Ι'εμΕομι·μισσειιιεμι. με Ισ ιοι·μεμι·, με Ισ Ι`μι·μισ ωμι σ εομμ, σ Ι'ειιι·ειιιΙιε με Με εσει·μμι , μμε
ΙσιΙ:Ιειμε.Α ιμεσμι··ε εμεΙ'εμσμεΙιεμιεμισιιμμιεμιε, ει εμε, ιμι.μεμι· με Ισ ει·οσσεμι· με μοιιηι· , ει ΙΙ εομεισισ μΙμε ισεμ
μσι· εομεεεμεμι , Ισ εοιιιμυεσιμομ εσει·εεε σει· Ισ μιοεΙΙε Ισ ρι·εεεμεε , μεμε εμε Ιμιει·Ιεμι· , μ'μμ ΙΙιμιιμε ιέιιμε. 8Ι
μενΙεμι μΙμε εομσΙ‹Ιει·σΙ›Ιε , εειιε Ισιμιεεεε σε ιι·σμοιοι·μιε Ι'ομ με εσιιι·σιι σεεουμει· μμε ΒΡσιιμε νσΙειιι· σ εε Μι , ΙΙ
εμ μμε μσι·σΙγειε μΙμε με μιοΞιμι εμιιιμΙειε, μμι νσι·Ιε , μ'εμ εει με" με μιεμιε μομι·εεΙιιι μμε ι·σμμοι·ιε ΙΙοηςσεμι :
μ°σΙΙΙεμι·σ , ιμΙνσμι μμε Ιε ιμσΙσμε εεεμμε ιεΙΙε με ιεΙΙε σ Ισ εμΙιε μ'μμε εομιμεΙυμ με Ισ ιειε , ιΙ εμι·ι·ιμι μμε Ιη
μοσιιιμμ. ιιι·οοέμμσΙε εμε: μμ εμΙΙσμι με ημσιι·ε σπα; μμ ιμοιε σμι·εσ,
Ωειιε μει·μΙει·εεΙι·εμμσισμεε σει μπι Ιιμμοι·ισμιεε μειει·, μμε ιμιμειιι·σε ιμσιιΙιεεισ σ Ισ ι·εειμμ μμ εοεεγιι: εΙΙε Μι.
ει εμιΕι σεμνεμι μεμε ισΙιε ι·ει:ομμσΙιι·ε Ι'εμσμεΙιειμεμι. ειιιιει·ιε μσι· θεμεσ , ει ΙΙ ε'εμ εεομΙσ μεμμσμι Ιομσιειμμε
ιι Πει με Ιε εομι:Ιιει· εμ εμμιμσιΙομ, ιΙΙι Μ. 0ΙΙΙνιει· (Με. μι., μμε ει·σμμε μμσμιιιε μ'εσμ : εει εεεμΙειμεμι σιμεμσ μμε
μ. 27), Ιε ΙΙημΙμε εισμι ι·εμσι·ιι 'ιΙιιε μμιιοι·μιειμεμι μειμε μΙιμΙμμιΙομ μι·οι;ι·ειιἱνε μσμε Ιε νοΙμιμε με Ισ ιειε “μι”.
ιομιε Ι'ειεμμμε με εσμσΙ νετιεμι·σΙ. Ισ εομιμι·ειμιομ με Ισ εμε , Ιειιτε σιι , 5 θ). Ωειιε ομσει·νσιιομ με σΙοηισμμι εμ
μσι·ιιε Ιμι'ειΙειιι·ε με Ισ ιμοεΙΙε εμΙμιει·ε αει μεεεωσιι·ειμεμι "με ιιμΙμμε, ει ι:”ειιΙ μοιιι εειιε ι·σμομ μμε μεμε σνομε
μιοΙμμι·ε μμε Ιοι·σιμιε εε ΙΙιιμΙμε σε ιι·ομνε σεεειμμιε μσμε σι·σμεε εμε, μεμε Ι'εισι σειιιεΙ με Ισ σεΙεμεε, εμ με μεμι
Ιεσ ι·ιέεΙομε εσει·εε ει Ιοιιιιισιι·ε μεσ εμιιεΙομμεσ μτόμιμ σιιιμειιι·ε Ι'ειιισιεμεε μ'μμε ιμιμειιι· εμΙμσΙε σει·ειισε μμε
μΙεμμει με Ισ ιμοεΙΙε, Ιεσ ιμσΙσμεε εισμι μεΙ›εμι μσμε μμε μσμσ Ιε εεε ‹Ιε εμΙμσ-μιμμσ.
εισιιεμ νει·ιΙεσΙε. Νομε με μεμσ0ιισ μι" ιμι'ομ μμΙεεε , εμ σε ι*ομιισμι σει·
Ι.σ μσι·σΙγειε εει Ιε ι·εσμΙισι μέεεμισιι·ε με ιομι άμσμ μμε ομσει·νσιιομ ιενει·ε , πεσει· μμ ισΙ›Ιεσιι ει·ιμμιοιμσ
εΙιειμεμι ι·σεΙ:ΙμΙεμ εομσιμει·σμΙε. Ι.εσ οσε μ'Ιιγμι·οι·σεΙιΙι ιισμιε μΙμε εοιμμΙει με Ι'Ιιγμι·οι·σεμισ εμμειμέι·ύε εμ εΙΙε
«πιω ΙεσιμιεΙσ εμ σ οΙσσει·νέ μεσ ιι·ειμι:Ιεμτεμισ . εεε εμμ μιι!ιμε: μισιμι·ε Ιεισ σεσειιιομε με Ι). Ι·'ι·σμι·Ιι, με ιινι-μμει-Ε,
ιιμΙσιομε, εισΙεμι εει·ισΙμει1ιεμι εομιμΙειεε; ει εεε Μεμο με δεσ. Ι·`ι·σμεΙι, μεμε μοιιιι εμ ιειιομε σμιι ημιιιιμμιεε
ιμεμει εισιεμι μεμμιιιισ , εσμσ σμι:μμ μομιε , μομ μσι· Ισ εμε μεμε νεμομε μ'ΙμμΙιμιει·; με μ'ειιι μεμε μμε μομι·
μεεεεμεε με ΙΙημΙμε, εοιμιμε Ι°μμι μμ μμεΙ‹μιεε σιιιεμι·ο, ι·ειμμΙΙι· μοιι·ε ισεΙιε μ'μιιιοι·Ιειιε ιΙιιε μεμε σΙΙομι γ σΙομιει·
ιμσΙσ με: μμε Ιι·ι·Ιισιιομ μιεμΙμιμεμμε ρι·ιιμΙιινε (μη. Ισ μεσεεΙι›ιιμμ μμε δ. Ιμι·σμι:Ιι μομμε με Ι'Ιη·ιΙιει·σεΙιΙσ
Ι.Μημοσι€ε). ειιι·ομΙμμε , εσμε σΙιι-ίι·σιΙομ με Ισ εοΙομμε νετιεμι·σιε.
Ι.ε μενεΙομμειμεμι με Ισ μσι·σΙμεΙε επι εμ ι·σμμοι·ι σκι: « με: σμμΙιει, μμ εει σμιειιι (Ρι.ιιΙΙ. μα., ι. μι, μ. 273,
ι:εΙμΙ με Ι'έμσμεΙιεμπειιι. ΙΙΙ. ΙιΙσμεμ‹Ιἰε, νομΙσμι μειει· εμΙι. με Ι'Επε. με: σε. ιμεμ.; Ι)σιιι, ι838), ε Ισ εμιιε μεε
ιμΙμει· Ιε ι·εσμΙισι μ'μμε σιιμμιεμισιιομ ι·σμιμε ει εομσιμε ι·σεΙιισΙιμεσ σι·ιΙιι·ιιιημεε, μειμοι·ι·μεϊμσΙεσ, ιι·σμμισιιιμιεε,
ι·σΙνΙε με Ισ μεεεεΙομ επει·εεε μη· Ισ ιμοεΙΙε με: Ιε ΙΙημιμε ι·ΙιμιμσιΙιμισΙεε . εμι·ιοιιι Ιοι·σεμ'εΙΙει ομι @Με Με σεισ
ι·σειιιμΙεμ, Ιμιι·μμιιΙειι σνει: Ροι·εε μσμι Ιε εσεμισ μ'μμ ιμΙεμι με μεσ ι·σειιιιιιμιεε, σιι μΙεμ μεμμσμι Ιε ευιιι·ι
σμΙιμσΙ Ιε ΙΙημιμε εεμμσΙο-ι·σι:Ιμμιεμ ‹ιμ'ιΙ σνσἱι ιιομειι·σιι ιμειμε με εεε σιϊεειιομε, σε μισιμιιεμι με ΙσιεΙι.μμε, μ'μμε
σ μμ σμιι·ε σμιιμσΙ. Αμ μιειμε Ιμιισμι Ι'σιιιιμσΙ , ειι1ει με ΙσιΙιΙεσσε με ιομι Ιε ι:οι·μι . ει ειιι·ιομι μ'μμ εμμμιιι·μΙσιε
Ι'ε:Ρέιήεημε , ιομιΙισ εμμπιμε μσι·σΙμε ει σμομΙεειιμμε μιεμι με: Ισιμμεσ ει μ'μμε σμεειΙιεμε με Ισ μεμε σει Ιεε
(Με. Μι., μ. 10). ΙΙσμε Ιε ιμιμσ-μιιιμσ, μμ μμοιΙμιι Ιεσ μπουμε. Ι.σ ιεΙμιε με εοι·με ε" ΙΙνιμε, ει Ισ μεσμ εμ.
ιμειμεσ εΠειε εμε Ι'Ιιομιιμε εμ εοιμμι·Ιιμσμι Ισ ιμιμειιι·. εοιμιμε μΙοιμΙ›έε. Ι.εε ηιμμιμμιεε με ισι·μεμι με: σ ειτε
Ι.ε εσμσΙ μεσω: ημι εομιιιιιμε Ιε ι·σεΙιΙε, μΙμε εμεοι·ε ωμή: με Ισ Ι*σΙΙιΙεωε ει με Ισ μσι·σΙ;μμε μεε ῇσιμΙ›ε». Α
μμε Ιε ει·μμε , πόσιμο σ Ισ μι°εσεΙομ μμ ΙΙιμιιμε ιμιΙ η· σι: εειιε άμοιροι , Ιεσ Με” νόμει·Ιεμε ομι μισμσιιι; ΙΙ ειΙειε
ειιιμμΙε , ει Ισ εοιμμτεεειμμ εσει·εέε ιμι· Ισ ιμοεΙΙε ει. σει· μμε εμιιειιιισιιομ ομιμισιι·ε ει με μτσμ‹Ιεε ιιιιΕεμΙιέσ μεμε
Ιε εει·ιιεσμ ρι·ομμιι Ισ πιο" , σιισμι εμε εειιε ι·εεμισμεε ιιι·Ιμει·. με: μΙεεειιμι1ε εομι μεμΙΙιΙυε. ει ΙΙ μ'γ σ μΙιισ
με :σιι εΙ›ι·σμΙόε. ΙΙ ι·εσμΙιε με μεμε εΙτεομσισμοε μμε μ'σμμειιι. Με μι μσιεσμι·εμι ει ιΙΙ5Ι8ΙΙιΙι3ΠΙ Ιεσ Ιμιεειιμε.
Ι'ΙιμΙι·ει·σεΙιΙσ με μεμι μειιμει· Πεμ σ σμεμισ ημιμιμιιιε Με με”, ει ειιεΙι|μεΙ*μΙσ Ιει ιμσιμε σεμΙεμιειιι , με σεμι
μμγειειιε ειιει·ιεμι· σμμσι·εμι , σ σμεμμε μειει·οιμοι·ιιΙιΙε μΙμε :μμε Ι'ειμμΙι·ε με Ισ νοΙομιά, με ιεΙΙε σοι·ιε ιΙιιε Ιε
σμσΙοι;με σ εεΙΙεσ μμε σμΙ:Ιι, ιΙσμε Ι'ιημι·οιΙιοι·σι, Ισ εμσι· μισΙσμε εμ σμιεεε με ι·εεενοιι· ισ μοιιιι·ιιιμ·ε μ'μμε μισιμ
μεμιε οσεειισε με Ισ μοιιι·Ιμε, μσι· εσειιιμΙε, σ ιμοΙμσ ημ'ΙΙ ειι·σμεει·ε. (μια ιμιεΙιμιεε-μμε , εμ οικει·νε Ισ μΙΙΙΙεμΙιιΞ
μ'εσιιιε μμε σεΙιιιιομ με εομιΙμμΙιε μμ εσμσΙ ι·σεΙιιμΙεμ , με Ισ ι·εη›Ιι·σιιομ , με: ιμοιινειμεμισ σμει·μ.ισμκ μμ εεεμι·,
:σε μεμε ΙεμμεΙ Ιε ΙΙημιμε , ιι·οιιι·σμι μμε μεμε , μομισε εσμε μμε ι:εμεμμσμι εμ ι·ειι·οιινε Ιεσ σιιιι·εε μεμε: πιει Ιμ
μενσμι. ΙμΙ Ιεσ ιμοιμΙοι·σμεσ μιεμΙμεΙεμμεσ, ει νιεμι Ι'μι·ιμει· μΙειμεμι μμε ιμειΙσμιε μμε νιεεει·εε ι:ομιεμιιι μεμε Ισ «μμε
σ Ι'επιέι·ιειστ μμε ιιιιμειιι· μΙιισ σε ιμοιμσ νοΙιιιτιιμεμεε. Οι· με Ισ μεΙιι·ιμε; Ιω μισΙσμεε, εμμιιμε σιισειιέσ, ι·ειιεμι
Ισ σοΙμιΙομ με εμμιΙμμΙιε με Μμμμ εμ ιοιιΙομι·σ σεισμό ΙσεΙΙεμιεμι εοιιεΙιεε. Ι.ει νομιΙιεεμιεμισ , Ιεσ εοιινιιΙσιεμε ,
μΙισΙε , μσι·εε εμ'σ μμε εμεμμε σνσμεεε με Ισ με, ωμ Ι'σμεΙΙιΙομ με: ι'σεμΙιει με Ι'ΙμιεΙΙιμεμεε , μεεεεμεμι οι·μΙ
μεσιιμμ εσι εοιμμιειε, ειμε μει·ιμει 'πιεσε Μμμμ μ'εμει·ει· μσιι·ειμειιι Ισ ιμοι·ι. » Με. Ιμι·σμεΙιιιέει·Ιι επεσε, ει. μ'μμε
Ισ μόνισιιιιμ με Ι'εεει·ιεμσειιι με εσμσΙ νει·ιεμι·σΙ : εε μ'εσι ιμσμΙει·ε σμσΙοι;με , Ι'Ιημι·μι·σεΙιΙσ ειιι·ομιμμε μεσ εμισμιε
μεμε μμε μσμε Ιε εμιιισ-μιμμσ μμε Ι'Ιιγμι·οι·σεΙιισ εμ σε ει Ι'Ιιγμι·μισεΙιμ σΙι;με; μισιε. ιι εμ ειιΙμεμι εμε εεε μει
ι·οπιιισι;μόε μ'ιιμε ιμιιιειιι· , ει Ισ μεσει·Ιμιιομ με εεΙΙε-ει ει·Ιμιιομε σμμσι·ιΙεμμεμι σ Ι'Ιηιμι·οεέμΙισΙε εμιιμειιιισΙε ει.
σμμσι·ιΙεμι σ Ι°ΙιΙσιοιι·ε με εειιε μει·μιει·ε σΠεειΙεμ μι". σΙσ μιόμιιη;ιιε ι·σεΙιιμιεμμε.
5μιιισ-μιτιμσ). ΙΙΙιπεισε, μαιεε, ιεπμιιιειϊωιι.-Ι.σ ιμσι·εΙιε με Ι'Ιιγμι·ε
Ομ ι:ομεοΙι μόσμιμεΙμε, ιΙιέοι·Ιημειμεμι, ιμι'ιιμε ιμιμεμι· ι·σεΙιΙσ μύμεμμ με Ισ εσιισε ηιιι μεομιιιι Ι'εμσμεΙιεμτεμι.
ιιμιιισΙε μμιεεε σε ιιενεΙομμει· σμιι·σ Ισ μσμεσμεε, με ιμειμε ΙέΙΙε εει ι·σμιιΙε (ΙιμμτοπιεΙιισ αιμιιιϊ με ω.. ΕιισιιεΙι)
ιιμ'εμ σ νε μεσ σεειΙΙισΙοεμιεε Ιομόσ μεμε Ισ εσΙμε ι·σεΙιΙ Ιοι·ιμιμε Ι'Ιιγμι·ομΜε εμ ιΙμε σ μμε ιμόμιμι;Ιιε ι·σειιιιΙιειιμε
μΙεμμε, μει·ιιι· μμ εσμσΙ νει·ιειιι·σι , οι ίοι·ιμει· μμε μοι:Ιιε σὶμιιε. σ μμε εμμμεσιιομ ΙΙι·ιισμμε με: νεΙμεσ ι·σεΙιιιΙΙεμμει,
εσιει·Ιεμτε: μομι·ςμεΙ μ'εμ σει·σιι-ΙΙ μσσ Με μεμε Ιε εσυ, σ μμε ειιι›ι›ι·εσσιοιι εμΙΙΙιε μεμε εέει·ειιοιι μει·ιμσΙε εμ
μ” εκειμμΙε , εμ μμε Ιηιμτοι·σεΙιΙε σε ιμσμιιεκιει·σΙι εμμ σμοι·ιμσΙε , σ μμε ιμοιΙΙΙΙεσιιομ ειιι·νεμμε ιΙσμσ Ιε:ε Εμμε
εεεμιινεμιεμι σ μμε σιΙΙεειΙεμ (ιμσΙσμιε με Ροιι, Με.) ημι ιιομε με Ισ μεσιι, Με. Με «κι, σε εομιι·σιι·ε, Ιεμιε (Ιαμ
σμι·σιι σωσει μμε με μΙιιεΙεμι·ε Ισμιεε νειιεΙ›ι·σΙεε? μτοπιι:ΙΙΙ.ε ειιι·ομισμιε με μι”. Ρι·σιιι:Ιι) , Ιοι·σημε Ι'ΙιγιΙι·μ
Ι.'μΙ›εεενσιΙομ μ'σ ιομιειοΙσ μεΙμι ιομι·μιμ'εσεμιρΙε: σ εειιε μισώ σε ι·σιισεΙιε σ Ι'Ιιγμι·οεόμμσΙε εομεεμιισΙε, σιι
ΙιχμοιΙιεεε . ει Ιεσ ημεΙιμιεε Ισια με ιιιιιιειιι· εμεεισΙε ω εμιμσ-Ι:ΙΙΙιΙσ , σ μμε μσι·σΙιμιιε σμεΙειιμε,σ μμε ιμεμΙιη;Ιιε
HYD -4... HYD
rachidienne chronique, produite par une carie vertébrale, Lorsqu’on a été conduit à admettre la formation d'un
par un tubercule de la moelle, etc. épauchcmentdans le canal vertébral, il faut encore dé
La durée et la terminaison de l'hydropisic rachidienne terminer la nature du liquide épanché. M. Ollivier (toc.
sont en rapport avec l'abondance et le mode de dévelop cil., p. [35) pense que l'hématorachis est toujours ac
pement de l'épanchcment. Lorsque le liquide est sécrété compagnée de convulsions, de contractions tétaniqucs et
brusquement et en grande quantité. la mort ne tarde pas de symptômes d'excitation, qui n‘existent pas dans l'hy
à être déterminée par la compression Violente et subite drorachis, et qui sont déterminés par l‘irritation que
qu’éprouve la muette épinière. Lorsque, au contraire, produit, dans la moelle, le contact du sang. Nous ne
l‘épauchementse forme lentement, la maladie peut se saurions accepter cette assertion : on ne rencontre des
prolonger pendant longtemps; la compression graduelle épanchements sanguins que dans la méningite rarhi
exercée sur la moelle ne donnant pas immédiatement dienne, et les convulsions doivent être rapportées‘a l'in
lieu à des troubles fonctionnels graves (voy. MOF.LLE flammation primitive des membranes. Cela est tellement
(compression de la). Il en est, d‘ailleurs, ainsi dans toute vrai, qu'un n’observe point des convulsions dans cer
hydropisie. Lorsque l‘hydrorachis est liée à un vice de taines hémorrhagies méningées rachidienncs, tandis
conformation de la colonne vertébrale, elle peut présen qu'il en existe dans les épanchements sére_uæ ou puru
ter des terminaisons spéciales, que nous indiquerons en lents produits par l'inflammation des enveloppes de la
faisant l'histoire du spina—bifida. moelle. Il faut se borner a dire que lorsque l'épanchc—
Diagnostic. — Lorsque l'hydropisie rachidienne est ment rachidien n'est point produit par l'inflammation
liée à un vice de conformation de la colonne vertébrale, des méninges, il est toujours séreux ; que, dans le cas
le diagnostic est rendu facile par la présence de la tu contraire, il peut être séreux, séro-purulentou sangui
meur spinale, et nous l‘établirons ailleurs (voy. Sema.— .nolent, mais qu'il n'est point possible de déterminer,
ntrtns). Il est, au contraire, environné de grandes difli pendant la vie, la nature du liquide épanché.
cultés lorsque l'épanchement dépend d'une autre cause. Pronostic. — La mort est la terminaison presque né
Lorsque l‘hydropisic se dével0ppc lentement (hydro— cessaire de l'hydroraehis, lorsque l'épanchement est lié
racht’s chronique), Jos. Franck avoue qu'un médecin à un spina-bifida ou à une ltydrocéphale congénitale; le
prudent ne saurait déterminer, avant l‘ouverture du ca pron0stic est d'ailleurs toujours très-grave, lorsque l'hy
davre, la cause des symptômes observés. Il est presque dropisie est considérable, et, comme nous l‘avons dit, ce
impossible, en effet, dans ce cas, de distinguer l'hydro— n‘est guère que dans ce cas qu'elle peut être soupçonnée.
rachis d'un tubercule, d'une atrophie de la moelle, etc. Celte terminaison funeste est presque inévitable lorsque
L'œdème des extrémités inférieures et une sécrétion peu l‘hydrorachis est déterminée par une inflammation des
abondante d'urine ne sont certainement pas, quoi qu‘en méninges racltidicnnes (voy. MéNthm—z).
dise Jos. Frauck. des symptômes qui puissent faire soup Causes. — I.e spina-bifida, l'hydrocéphale congénitale
çonner avec raison l'hydropisie du canal vertébral. ct la méningite rachidienne, dans quelques cas, sont, pour
Lorsque l'hydrorachis se développe brusquement, elle ainsi dire, les seules causes pathologiques qui donnent
peut être confondue avec une apoplexie de la moelle, un naissance à une véritable hydropisie rachidienne. Sans
ramollissement aigu de cet organe, etc. Le cas le plus doute, lorsque l'on ouvre le canal vertébraldcs cadavres,
facile pour le diagnostic est celui où l‘épanchement est on y constate souvent une quantité de sérosité qui parait
produit par une méningite rachidienne : la diminution être plus abondante que ne le comporte l‘état normal;
de la douleur et de la fièvre, la cessation des convulsions mais, encore une fois, cet épanchement est-il physiolo.
dans les membres inférieurs, lesquelles sont remplacées gique, cadavérique? est-il produit par la pénétration,
par une paralysie plus ou moins complète, sont, en cfl‘ct, dans le canal rachidien , d'une certaine quantité de li.—
des signes à peu près certains d‘épanchement. quide encéphalique? Doit—on appeler hydrorachis, doit
« Veut-un chercher à distinguer, dit Jus. Franck, l'hy on considérer comme un état pathologique, un épan
drorachis aiguë de l‘hydrocéphale aiguë, il faut alors chement qui, pendant la Vie, n’a donné lieu a aucun
prendre en considération l'état du cerveau et des sens. trouble fonctionnel? Il est fort diflieile, sinon impossible,
et le malade n'est pas dans un état d'assoupisœment, s'il de répondre d’une manière précise à ces questions, que
ne présente pas d'amaurose ou d'affaiblissement de la nous avons reproduites ici, parce que nous pensons que
vue, les autres symptômes, qui sont communs tout à la les causes d'hydrorachis qu'il nous reste à énumérer ont
fois à l'hydrocéphale et à l'hydrorachis aiguë, devraient souvent été établies par les auteurs, d'après des épan
être attribués à un épanchement de sérosité dans le canal chements dont la nature morbide n‘était rien moins que
vertébral, plutôt que dans le cerveau. De plus, lorsqu'on démontrée. .
cherche à établirle diagnostic ditférentiel entre ces ma— « Lorsque par une cause quelconque. dit M. Ollivier
ladies, il importe de bien apprécier la maladie pendant (toc. cfl., p. 72), le sang veineux rachidien est retardé
toute sa durée. Du reste, la complication de ces deux dans son cours, ou que cette portion du système vascu
maladies n’est pas chose rare, et nous ne doutons pas laire devient le centre d'une fluxion active. mais modé
que la plupart des symptômes qui ont été rappgrtés à rée et souvent répétée, la quantité du liquide vertébral
I‘hydrocéphale aiguë (tels sont, par exemple, les mouve augmente, et peut produire une compression plus ou
ments conmlsil‘s et automatiques des bras, la constipa moins forte sur la moelle épinière.»
tion opiniâtrc, la rétention d'urine.l‘hémiplégie, l‘opis C'est à une congestion sanguine de la moelle épinière.
tholonos, etc.), ne doivent être rapportésh sa complication suivie d‘une augmentation dans la quantité du liquide
avec l'hydrorachis» (toc. cit., p. 275, 276). Nous ne rachidien (hydrorachts hstercurrcnle de J05. Franck),
saurions partager l’opinion de Franck quant aux mou que M. Ollivicr (toc. cit., p. 19-72) rattache les para
vements convulsifs et à l'opisthotonos : ces phénomènes plégies plus ou moins complètes qui ont été observées
sont évidemment liés à une irritation de la moelle, et ne dans le cours de plusieurs maladies. telles que la gastro
sauraient être produits paPl'hydropisie rachidienne dont entérite \0llivier, lac. etr., p. 23; Graves, in Arch.
la paralysie est le résultat nécessaire. Notts ne compre génér. de méd., t. 11, p. 200, 2“ série, 1836), la fièvre
nons pas davantage comment Franck peut rattacher une typhoïde (Colliny, in Arch. ge‘ne‘r. de méd., t. x, p. 176,
hémiplégie à ou épanchement dans le canal rachidien. '2‘ série, “336), la suppression subite des règles (Dest‘ray,
Du resteI l'ltyrlroraehls ne donne point lieu, par elle Essai sur le sptnffls, etc., Il). de Paris, IBI3, in-4°,
mémc, ailes manifestations morbides, et ne peut, par n° 54, p. 7), les affections des organes respiratoires, les
conséquent, être reconnue que lorsque l‘épauchcmeut paraplégics survenues après la suppression d'une traus.
est assez considérable pour exercer une compression piration habituelle et abondante des pieds (Ollivier,loc.
notable sur la moelle épinière. Nous reviendrons ailleurs cit., p. 37; Lobslein, Huit. de la Soc. méd. d'émul.,
sur les considérations diagnostiques qui se présentent novembre et décembre l825). à la suite d‘abus vénériens
dans ce cas (my. Menu: (compression de la). (Gendron, in Jour-n. géne'r. de inéd., novembre 1824).
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μ. 72ι, εεε Ισ ιιι.ισειιιε Δε ΙιειιιΔε ι·σειιιΔΙεε :σιι σιιι;ιεεε Ι'εεεερΙιεΙε ει Δε: ειιΞειεεε: ει·σειεεεε:. Ωειιιιιιε ιιειιι· Ισ
ιιέε ιεΔόρειιιΙσειιεεει Δε ισειε εσει;ειιισε :σει;ιιιιιε Δε: ιιιιιρσι·ι Δε ιιε: σι·ιιεΙε: Δε ιισιιιεΙειςΙε εεεει·σΙε, ιισιισ
νειι·ιε: Δε Ισ ιιι0εΙΙε ει Δε :ει πιειιιιιι·σεει. Ιει ι'ειιΙιεισιισιι ενοσ: Δε, ρεεε ε: ιι·σιιιιιΙ, ι·έιιιιιι· Δε:εΙεειεει: άρει: Διιιι:
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ιισι·ισει Ιε ιιιειιιε. ει _ιε εε εοπιρι·εειΙι·ει: με: ιισιιι·Δεοι Ισ ισι·ι Δε ιιε με: εσειισει·ει· ιιε σι·ιιεΙε φωσ σ Ι'ιη·Δι·οι·σ
ιιΙιηισι·ι Δε: εσιισε: Δε: ΙιχΙΙι·εμι:ιε: ε'εκει·εει·σιειιι με: κι ειιι: : Ιε: εεεΙηιιε: εσε:ΙιΙει·:ιιΙσει ‹ιιι'ιΙ σ ι·σιισειιέε:ιι εειιε
Ιεει· σειισε. ιι Μ. 0ιιιιιιει· ι·:ιιισειιε σΙοι·: Ξι ιιιιε ΙιιιΔι·οπι ιιι·Δι·ειιι:ιε :ε ιι·σιιι·ειιι ιιι::Διειεεει Με: Ιε: ειισιιιιι·εσ
σε: ι·Ιιιιιιισιι:πιεΙε, Ισ ιισισιιΙόαιε ηιι'οιι σ νεε :ει·νεειι· εοεισετε: σιι :ιιιεσ-ΙιιιΙΔε ει σε: εεεμ:ιισε: :σιιι;ειεε:
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Ιιειι σ εεε ειΙιεισιιοιι :έι·εε:ε Με: σΙισεΔσειε Διιιι: Ισ εσ νεει ι*ει·εε: Δε :ιεεεΙει· Δσιι: Γειινι·ειι;ε Δε εε ιιιέιΙεειιι.
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Δε'σε ειισει·νε ισιινεει εεε: Ιε: ιεΔιιιΔιι: σιιειει: Δε εειιε ΒΔιισειιιιειΕσω ιι·ειιρει::.: ει ΔΙι·Μισιιπισ.- ΠιιΔι·ο
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Δι·σιιισι·σκ ει ιισιιι· Ι'ιιγιιι·σρόι·ιεσι·Δε, ει εερεεΔσει εε: ιιεσιισιι, σει· ΙΙ ι·ειιεΙι σου: εε εοπι Ιε: Ιιι·ιΙι·σιιι:Ιειι α Δε:
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ει·έει:ισε Ιε εισιΙειιιιιι Δε ηεσειιιέ σιιεεεΙ εειιι σ'έΙενεε Νοε. ιιιιι εε σει·ι σ Δε:ιει·ιει·. ιιειιισΙσ ιιΙιιρσι·ι Δε: ιισιιισ
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ιΙι·σι·σειιιιι. Εεεοι·ε ε:ι-ιΙ σ ει·σιεΔι·ε εε`ιΙ εε ει: ρι·ιδιιεειε ενω ΙΙηιΙι·ειΙιει·σσ Ιερσεειιεειεει :ει·σ-ιιιιιεΙεει σει σε·
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Δσε: Ιε εσεσι ι·σειιιΔιεε , σιι :Ι Ιε Ιιειιιιιε εσειεεε Δσε: ιισππειι·ε Δε ειέΔεείεε, ειε.; Ρσι·ι:, "κι, ι. Πι, ρ. σει
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ει εεε: εε ιιοιι: σεειιρει·εεσ κι εεε Δε: εισι·ειι: εεεΙσιεε: Ιε: εικιεειιεειεει: ιιι·σΔειι: σει· Ισ σΙεει·ειιιε εε :σει ιιοιει
ιισι·Ι'ειισεεΙιειεειιι εσειιΔιέι·ε εε Ιιιι-ιιιΔιεε;εε: ειογειι: εειερι·ι: Δεε: Ι'Ιιι:ισιι·ε Δε Ι°ΙιγΔι·ειΙιει·σ1. Ιι'εε σιιιι·ε εΔιε.
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Δε εεε: εεε εεε: ιιιιει·ι: ιεΔιιιεε: σ ιιι·σιισ: Δε: ιιγΔι·σιιι Ιε: εσνιιε: ρΙεει·σΙε: σε εεε: Ι'ιιιιε Δ'εΙΙε:, Διιεε :επεσε
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ιεει·: σει ει·σμε:ε Δε ει·σιιηεει· ω Ιοιιι; Διι ι·σεΙιι:. Ι.σ ει( :ιε:, ει ιιιιι Δ'σιΙΙειιι·: ε:ι. Ισ εειιΙε ιιΔιει::ιΙιΙε εε ειεΔεειιιε
Διεσιισε σει, :ει.ιΙε, σ ιισι·ε ι·ειιιι:ιι· ‹ιιιεΙ‹ιεειει:., ε:ι εεΙιε ιιι·ιιιιηιιε.
ιιιιι εσεει:ιε εε ι'σμριιεσιισε Δε ιισιεΙιι·εει νε:ισσιοιι·ε: ιΞει·ιε: σου: ιιε ρι·ειεεΔεε: με: ειι'ιΙ ιιιιΙΙε σιηιεΙει· ω·
νοΙσιιισ σει· Ιε ιι·σιει Δε εσιισΙ ιει·ιεΙιι·σΙ. ΔιειΙιοι·ε.·ι: Ιε: 6ιισεεΙιειεεει: Δε :εεε ηιιι σει Ιιεε Δσε: Ισ
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mais nous pensons que le mot hydmthoraz doitévidem. hydropisies, considérées en général (voy. t. u, 2° part.,
ment comprendre les épanchement: produits par la p. 806). est en tous points applicable à I'hydrotltorax:
pleurésic, parce qu‘il signifie hydroptflc de la cavité nous la rappellerons en étudiant les causes et le trai
pleurale, ahstraçliou faite de la cause de cette hydropi tement de l‘hydropisie des plèvru.
sic. Or, l'inflammation des membranes séremes n'est-elle Altération: anatomiques. -— ici se retrouve une ques«
point rangée parmi les cansesdcs hydr0pisies ?Peut-on as lion préliminaire qui se rattache à toutes les hydropisies,
signer des caractères physiques constants au liquide des et qui s’est déjà présentée à propos de l'hydropéricarde
hydropisies ? Une bydropisie devra-belle cesser de por et de l'ltytlrorachts. Quel est le maximum de quantité
trr en nom, parce que le liquide sera plus ou moins auquel/peut s‘élever la sérosité qui, dans l'état physio—
touche. plus ou moins trouble, parcequ‘il contiendra une logique, humecte la cavité pleurale ? Quels sont les ea
certaine quantité de globules sanguins? D'ailleurs. la ractères il l‘aide desquels on pettt distinguer les épanche
pleurésic donne presque toujours lieu à un épanchement meuts qui se sont formés pendant la vie, de ceux qui
primitivement constitué par une sérosilé limpide, ce n'ont en lieu que pendant l'agonie ou après la mort?
n'est qu'au bout d'un temps plus ou moins long que On ne peut, dans l'état actuel de la science. répondre
celle-ci se trouble, et se transforme en un liquide séro à ces questions d'une manière rigoureuse. a Toutes les
purnleut ou purulent : l’épancltement devrait donc por fois, dit M. Reynaud , qu'un épanchement pleurélique,
ter d'abord le nom d'hydrothomr, et le perdre lorsque rencontré sur le cadavre, n’aura donné lieu 'a aucun
la transformation du liquide s‘opère? Mais aucun signe symptôme pendant la vie , et qu'aucun signe physique
ne permet, pendant la vie, de soupçonner le moment où n'aura pertuis d‘en reconnaltre l‘existence , on devra le
la sérOsil6 devient purulente, et il est d‘ailleurs des pleu regarder comme un phénomène cadavérique , à moins
résies dans lesquelles le liquide épanché reste constam que la quantité du liquide épanché ne dépasse la
ment parfaitement limpide. M. Reynattd lui—même a moyenne des quantités que l'observation fait découvrir
reconnu ce fait : - Toutefois, dit-il, il est des cas dans dans tln très-grand nnmbre de sujets, quel qu‘ait été leur
lesquels la picttrésie chronique se rapproche tellement genre de mon. n Or. cette moyenne n'a point encore
de l'hydrotltOrax, et par l'absence presque complète été déterminée avec précision ; et comme, d'autre part,
d'altération de la plèvre, et par la nature du liquidcépan nous sommes loin de connaître toutes les causes des hy
cité, et parles symptômes eux-mêmes, que la distinC (lropisics, il en résulte qu'il est souvent impossible de se
tion de ces deux états est itupossihle.n Nuits ne nous prononcer avec certitude sur la nature d'un épanchement
étendrons pas davantage sur ces considérations qui res pleurétique. Les considérations suivantes ont néanmoins
sortent de notre article llvnnorxsm (voy. t. il, 2° part., quelque valeur à cet égard , et auraient dû, ce nous
p. 802, 806, 818), et qui sont tellement banales, semble, être indiquées par les auteurs.
qu'il est. presque ridicule de les formuler! Mais n'est-il Lorsque l'épancltement est simple , c'est—à-dire lors—
pas inconcevable que, dans des travaux récents, l'épan qu'il n‘occupe qu'une seule cavité pleurale, il estpresque
chement qui résulte de l'inflammation des plèvres soit certain qu'il est pathologique, et qu'il a été produit par
écarté de l‘histoire de l‘hydroptss’e des plèurcs? une cause locale. Lorsque l‘épanchement est double,
Nous savons bien qu'en comprenant sous le nom d'hy c‘est-it-dire lorsqu‘il occupe les deux cavité: pleurales,
drothoraz les épanchements produits par la pleurésie, et qu‘on ne peut le rattacher à antenne cause patholo
il n'en serait pas moins important de distinguer. les uns gique , il faut tenir compte de l‘état des autres cavités
des autres, les cas dans lesquels ces épan_chements sont sérenses. Lorsque l’épanchement a en lieu post :nortem,
constitués par la sérosité (hydrothoraz proprement dit), on trouve ordinairement une quantité plus considérable
par du pus (pyothoraz) ou par du sang (hématothoraæ); de sérosité dans toutes les cavités séreuses , dans le péri
mais comme cette distinction est impossible sorte vivant carde, dans la cavité méningienne encéphale-rachi—
(Voy. Diagnostic), et que d‘ailleurs elle ne peut jamais dienne: lorsque, au contraire, l'épanchement est pa
être rigoureuse, même sur le cadavre, attendu que l’é thologique, il est rare que la quantité normale du liquide
panrhement n'est presque jamais exclusivement formé encéphan-rachidien soit augmentée. Nous ne prétendons
par un seul de ces liquides, qu‘il l‘éstlllc presque toujours, certes pas que ces propositions aient une valeur absolue,
au contraire. d'un mélange de sérosité et de pus, de séro mais nous pensons qu'elles peuvent, dans certains cas ,
sité et de sang, de pus et de sang, ou même ti'un mélange fournir un élément au diagno:lic.
de ces trois liquides, nous ne donnerons à cette diviston a. A (itérations anatomiques indépendantes des causes
que la valeur qu‘elle a réellement et nous n‘en tiendrons qui ont produit l'hydrotheraœ. — La nécessité d'une
compte que lorsqu‘elle se rattachera àdes considérations division , fondée sur la quantité de l'épauchement, se
pratiques. fait sentir dans toutes les parties del'histoire de l'hydro
Nous voulons éviter la confusion , les répétitions, les lhorax , et nous adopterom a cet égard les distinctions
omissions, que l‘on rencontre dans les dictionnaires où proposées par M. llirtz (Recherches sur quelques points
l’on a étudié séparément l'hydrothorax, l'cmpyème , les du diagnostic de la pleurésie ; in Arch. gémir. de méd.,
épanchements pleuréliques (v. Bibliographie), et , pour 2' série, t. Xttl, p. 172).
atteindre notre but, nous appellerons hydrolhoraæ, tout 1° Épanchcmcnt faible , c'est-àdt’re de quelqun
épanchement morbide et assez abondant d'un liquide onces à une livre de sérostté. — Le liquide n’apporte
limpide ou sanguinotent, formé pendant la vie , et aucune modification dans la situation , la forme et la
primitivement. dans les deux cavités pleurales ou texture des organes voisins; il occupe la partie la plus
dans l'une d'entre cites. Cette définition est analogue à déclive de la cavité pleurale, c’est-à-dtre la partie posté
celle que nous avons donnée de l‘hydmpéflcarde(voy. rieure, où il est placé entre la base du poumon et le
I. II, 2' part. p. 792) , et repose sur les mêmes bases : il diaphragme. «Quand sur un cadavre couché ou assià,
importe , en eEet, de ne pas confondre l'hydrothorax , dit M. llirtz, ou dénude la plèvre, on ne sent aucune
qui est une maladie, 1" avec la sérosité normale qui . fluctuation entre cette membrane et le poumon.»
humecte les plèvres; 2° avec les épanchements qui se 2° Épanchemcnt moyen, c’est-à-dim d'une à trois
forment pendant l‘agonie ou après la mort; 3' avec les livres de séroslta’. — Si l‘épanchement est récent. le
collections qui pénètrent dans la cavité pleurale après poumon , dont la structure n'est point altérée , nage au
s'être formées dans un autre point (médiaèttn , péri milieu du liqulde: sa situation n'est point changée, il
carde, abdomen, etc.). est séparé des parois pectorales par une couche d‘eau
Division. —- Tous les auteurs ont distingué un hydro dont la hauteur et l’épaisseur sont en raison directe de la
thorax idiopathique, et un hydrotborax symptomatique: quantité de l‘épauchemcnt. Suivant M. Hirtz, le poumon
nous nous sommes eXpliqués sur cette dichotomie et le liquide changent de place suivant les-différentes
ivoy. I. Il , 2‘ part., p. 805) , et nous nous borneronq à positions que l’on donne au cadavre : le liquide se porte
dtre ici que la Jivison que nous avons établie pour les vers la partie la plus déclive du plan sur lequel tcpose
ΙΙΙ!) ._γ_ ΙΙΥΙΙ

Ισ σ.ιιΙειι·σ; Ισ ροιιιιιοιι, ιιιι σοιιΙι·ιιιι·σ, ειιι·ιιειισ, ιιΙσιιι οπου ιιοιιε , ΙΙ ιι0ιιιιιοιι , σιι ι·ιιιε«ιιι ιΙ'.·ιιΙΙιέι·ι·ιισσε , ει·:ιΞι έιά
ιισι· Ισ ροιιιι ιηηιοεό, σ'σει-Ιι-ιΙΙι·ιε Ισ μΙιιε έισιισ. οι νισιιΙ ει: σοιιιιιι·ιιιισ σοιιιι·σ Ι:ι Γεω ειιμόιισιιι·σ ιΙιι «ΙΙηιΙιι·ιιι;ιιισ. ΙΙ
ιιισιιι·σ επ ι:οιιΙει«:ι ειναι: Ισ ι›οιιιι ι:οι·ι·σειισιιιΙειιΙ «Ισ Ιει Γιιι·«ιιιιιι σοιιιιιισ ιιιισ σειισσσ σε ι;ΙΙΙσιιιι «Ισ ειιι ΙΙιιιισε ειι
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ιιιΙΙιΙΙι·6. _ _ Πειιισιεεεπει·Ιια|ι; ΒιιιιιΒιιι·ιΙ , Ι838 , Ι. ι, μ. ΙΙ-26) , σι
με ιιι€ινι·σ, σιι ι·ιιιε«:ιιι «Ισ Ισ «ΙΙΙεισΙιοιι ιιιι'ιι ειιΙιΙσ ΙΙΙ 'ισι ειιι· Ισε«μσΙΙσε, «Ι'ιιΙΙΙσιιι·ε, ιιοιιε ι·ειΙσιιιΙι·οιιε (νη. Ι'ι·ιιιΙΙε
Ιι·ιιιι: , ιι ειιιι;ιιισιιισ ιΙ'άισιιιιιισ ειιι· Ιιι ιιει·οι ι:οειιιΙσ ι σΙΙσ πω” , ιιιισ Ισ ιιοιιιιιοιι ει: ΙειΙεεσ μόιιέΙι·ι·ι· μι· Ι'ιιιι· Ιιιιι
σει ιιΙιεεύε, σι σοιιιιιισ σΙιει;ι·ιιιέσ ειιι· Ισ ιιοιιιιιοιι, σσΙιιι-σι ιιιι·ιΞ , οι ι·σιιι·σιιιι ε«ιιι νοΙιιιιισ ιιοι·ιιιειΙ ιηιι·σε ιιιιοΙι όιιἔ
@Σήμα ιιιιιιιιιιι«5 ιΙσ νσΙιιιιισ. Ι)ειιε Ι'σμιιιισΙισιιισιιι ιιι·ο«Ιιιιι σοιιιιιι·ιιιι«Ξ μι· ιιιι έρειιι:Ιισιιισιιι σοιιεΙιΙόι·ειΙιΙσ , ιισιιιΙειιι
μι· Ι'ιιι('ΙιιιιιιιιιιΙΙοιι ιΙσ Ι:ι ρΙΙ:ιιι·σ , σσιισ ιιισιιιΙει·ειισ μισ ι:Ιιιιι εσιιιιιιιισε , εσιιι εσιιιιιιιισε, «Ισια ιιιοιε , οι ιιιι«:Ι«ιι.ισ
ειιιιισ «ΙΙιΙΙόι·σιιΙσε :ιΙιέι·ιιιιοιιε. (ιιογ Ρι.ειιιιιιειιι). Ι.ιι ρΙΙ:ιιι·ιε Ι'οιε Ιισειισοιιμ ιιΙιιε. Ι.'ιιιιισιιι· «Ισ Ι'ιιι·ΙΙ«:Ιε ΙΙιιιιιιοι·ιιοιιιιι
σει ιιιισΙηιισΙΙοιε ιιΙσσι·«Ξσ, σ'σει-ΙΙ-ΙΙΙι·σ ¦ιμε'σΙΙσ :ι ι!ρι·οιινό ιΙΙ.ι υισιιοπιιαιι·σ Με Μ«:ΙΙοπιιαΙι·ε.ι «Ισ πισιια·Ιιιε, σισ.,
ιιιισ ιισι·Ιε· ιΙιε ειιΙιεΙιιιισσ . σι ηιι'εΙΙσ ρισεσιιισ ιιιιε ιιοΙιιιιυιι ρει·εΙι ιινοιι· έιέ συιι«Ιιιιι μοι Ι'οΙιεσι·ν:ιιιοιι ιι «Ιω ι·ιΞειιΙιιιιε
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ΙΙιΞι·ιιΙιΙσ, ει «Ιιιιιε ιιιι ροιιιι νει·ιιιΙιΙσ. Ιω εοΙιιιιοιι σειεισειιι: ιέιιισι ιιιισ ιιι·οροειιισιι σιιιιιιι·ιιιιισιιι σιιμοιόσ ὶι σσΙΙσ ΙΙΙ:
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«Ιειιε Ισ ροιιιιιοιι (νη. ΤοπιιΙιιαιεοπι ; σιΙσ σει . ιιιι σου Ιι·σειικιειιΙέι·ιιΙιΙσ οι οιισισιιιισ , «ΙΙΙ-ΙΙ (οιιιιι·. ι:ΙΙιδ , Ι. ν ,
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ιιΙσέι·ιιΙΙοιι «Ισ Ιιι ιιΙὲνιο , σι ι·σειιΙΙσ ιΙιι ι·εΙ«ιιιΙσιιιι·ιιι ιΙ'ιιιι Με” ηιι'ερρει·ι·ιιι .σου ει Ι'οιι Ι·'ειι ιιιισ ιιιειιΙΙΙΙ:ιΙιοιι μι· Ια
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Ι.σ ιιοιιιιιοιι, «Ιοιιι Ισε Ιιοι·ιΙε εσυ!. ιιι·ι·οιι«Ι.ιε,,σιιι ιΙ'ειιΙειιι ειιιεειιΙΙι ειτε ιΙΙιιισιιεισιιε οι·ιΙΙιιιιιι·σε. ιι ΙΙ σει ΙΙΙι:Ιισιιιι
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il“) _8_ HYD

l‘hydmthorax, et que c‘est précisément dans ces dernlers monts bien évidemment dusà l'inflammation , que ceux
que le poumon ne peut reprendre son volume normal qui sont purulents (Académie royatede médecine, séance
pendant la vie, après l’évacuation du liquide, ou après la du IB octobre 1836). Quelquefois l‘épanehement est
mort par l'insutl’lation, en raison de l'épaississement constitué en même temps par de la sérosité et par du
qu'a subie la plèvre pulmonaire, et des fausses membranes pus, celui- ci occupant les parties les plus déclivesv Dans
dont elle est recouverte. Les observations de Heyi’elder un cas de pleurésie chronique , la thoracentèw donna
et le fait observé par l'un de nous , répondent à ces oli issue a une grande quantité de sérosité limpide, après
jeetions et aux assertions de Laennec. de M. Chomel et. laquelle s‘ér0ulèrent quelques onces d‘un pus bien formé.
de M. Roche": (Acad. royale de médecine, séance du Ordinairement tout le liquide présente le même aspect:
15 novembre [836). Nous reviendrons sur ce sujet (voy. tantôt il est lactescent et contient des flocons albumineux,
Traitement). des fausses membranes plus ou moins épaisses; tantôt
Le liquide refoude et déplace les organes qui l‘avoi il est complètement piirutent. Le pus est blanc, épais ,
sinent. Lorsque t’éiiaiichemeutcst simple, le médiaatin crémeux . inodore , ou bien , au contraire , jaune, ver
et le cœur sont repoussés vers le côté sain de la poitrine; dâtre, liquide , sérenx , fétide. La plèvre est épaissie ,
le diaphragme est_ repensé vers l‘abdomen , à tel point recouverte par des fausses membranes(my. PI.EURÉHIR).
qu'on a vu sa face supérieure former une concavité Dans la pleurésie hémorrhagiqne, la sérosité contient
(L. Fleiiry , toc. 611.). Le foie , lorsque l‘épanchement une certaine quantité de globules sanguins . le liquide
occupe le côté droit, la rate, lorsque l’épanchement a ressemble a du vin rouge plus ou moins clair. « Rarement ,
son siège à gauche , descendent dans l'abdomen , quel dit Laennec, il y a assez de sang pour que le liquide
quefois de plusieurs pouces; ces deux organes sont e'panrhé ressemble plutôt à un sang très-liquide , qu'à
abaissés en même tenipsl0i'squé l‘hydr01horax est dou— un mélange de sang et de sérosité. in M. Amiral (Clinique
lite. Le déplacement du cœur est toutefois très-rare , et méd.; t. iV, p. 454 et suiv.) a néanmoins rapporté.
n'est produit que dans les cas extrêmes. Richerand a plusieurs exemples d'épancbemsnts formés par dit sang
démontré, par une expérience directe, que plus de à peu près pur. La plèvre est tapissée par des concrétions
quatre pintes d‘eau injectées dans une des plèvres, ne fibrineuses rougeâtres ; on trouve des caillots ordinaire
dévient point la cloison médiastine (Nos. clit‘r., t. iv, ment petits et peu nombreux ; il n'y a que peu de pus et
p. 168 ; Paris, 1808). de fausses membranes (voy. PteuuÉsm).
B.Attémttonsanatomt‘ths variables suivant ta cause L‘hydrolhorax produit par la pleurésie est simple
qui a produit l‘hydrothoraœ. — Nous avuns vu que la dans la grande majorité des cas, et oceupe plus fréquem
quantité du liquide épanché était très-variable; elle peut ment lc côté gauche que le côté droit (voyez chnnésœ).
s'élever beaucoup au—dessns du chiffre maximum adopté Lorsque l'hydrothorax n‘est point lié à une inflam
par M. Hirtz, dans la diVision que nous avons reproduite. mation des plèvres, qu'il un produit par une affection
Morgagni a vu un hydrolhorax du poids de six livres (de du cœur, du foie, des reins , etr. (voyez Causes),
Sadib. et eaux. tltorb.,rpist. XVI, S 8). Sept livres de séro l‘épanchement est presque toujours double , et constitué
siié ont été trouvées par Hotftnann (de Ilydrop. , ohs. Vil). par une sérosité limpide, incolore ou citrine.
Lieutaud a constaté des épanchements de huit, de dix La poitrine peut contenir en même temps de la séro
et de douze livres (Ilial. anat.-me‘d, tw. i, obs. 854 site’ et de l‘air (voy. Pusuuorunnsx). Dans les cas de ce
860-876) Laennec a vu un hydrothorax idiopathique, genre, l‘épanehement est ordinairement simple et peu
dans lequel la cavité pleurale droite contenait douze abondant.ä‘il existeune gangrène du poumon, le liquide
livres de sérosité(10c. cit., p. 401). Enfin Larrey a cité est noirâtre, fétide. mélangé de sang. si la présence de
un cas dans lequel seize pintes de sérosité se sont écou l'air est due à la rupture d‘une caverne pulmonaire ,
lées de la poitrine (Hétu. de la Soc. méd. d'Emut., t. V], le liquide est mélangé de pus tuberculeux , de sang.
p. 351 ). Morgagni, Lieutaud, et quelques auteurs anciens, ont
DiŒérentes circonstances exercent une influence man parlé d‘épanchements formés par une sérosité muqueuse,
qiiée sur l'abondance de l'hydrothorax. En général, gélatiueuse, urineuse, etc. Il est difficile de donner à
celui-ci est d'autant plus consmérahleque l'épanchement ces expressions un sens précis.
se fait plus lentement, parce que alors le poumon niest Telles sont les altérations qui se rattachentà l‘hy
comprimé que graduellement; quand, au contraire, drothorax considéré en lui-même : nous ne devons pas
I'épanchement est subit, il déterntine dans la respi nous occuper ici de celles qui appartiennent aux affec
ration des troubles qui ne tardent pas à amener la mort. tions primitives qui ont pu déterminer l'épanehement.
Lorsque l’hydrothorax n’occupe qu'une seule cavité pleu u L'hydrothorax idiopathique , a dit Laennec , c'est-à
rale . la quantité du liquide épanché peut devenir plus dire celui dans lequel la présence d‘une quantité anor
considérable que lorsque l'hydrothorax est double, parce male de sérosité. dans une ou les deux cavités pleurales,
que , dans le premier cas , le poumon resté sain supplée est la seule altération que l'on constate par la nécros
à l'autre, tandis que dans le second, la sufl’ocation est le c0pie. est une des maladies les plus rares ; je ne crois
résultat de la compression exercée sur les deux poti pas qu'on puisse en établir la proportion à plus d'un sur
mons , même par un épanchement médiocre. Les épan deux mille cadavres. n Les progrès successifs de l‘ana
clienients les plus considérables appartiennent ordinai tomie pathologique ont rendu cette proposition de plus
rement a la pleurésie chronique simple. Dans quelques en plus vraie, et des statistiques exactes porteraient
cas exceptionnels , chez les individus faibles, caehecti sans doute aujourd‘hui à un chilfre beaucoup plus élevé
ques , sous l'influence d‘une cause générale , d'une le second membre de la proposition établie par Lacu
affection du cŒiir, d'un obstacle à la circulation. etc.. nec. L'hydrolhorax est donc presque constamment ac
on voit cependant quelquefois des quantités énormes compagné de la plèvre, du poumon, du cœur. du foie,
de liquide s'épancher dans les deux côtés de la poitrine, des reins, etc.; mais l'étude de Ces lésions appartient
et l‘on a peine à comprendre. dans ces circonstances, à celle des maladies dont l'hydrothorax est un des symp
comment la vie peut se conserver aussi longtemps, les tômes (voy. Causes), et ne peut trouver place dans cet
deux poumons étant refoulés et réduits au tiers, ou au article. Nous.rcproduirons toutefois une observation
quart de leur volume. intéressante . faite par M Reynand , et relative à l‘in
Les caractères physiques et chimiques du liquide fluence que l'épanchement exerce sur certaines lésions
épanché varient suivant la cause de l'hydrothorax. Lors antérieures à sa formation. La compression exercée par
que celui ci est le résultat d‘une pleurésie aiguë ou le liquide sorte poumon apporte titi obstacle à la circu
chronique, le liquide esi souvent trouble. touche, séro lation de cet organe, le sang y affine avec beaucoup
purulent ou pondent. inodore , ou d'une odeur aigre , moins d'abondance pendant la vie , et il en résulte que
v1ueuse; il peut être néanmoins limpide et incolore ou ct Haines productions accidentelle; sont arrêtées dans
cili'in, et c’est à tort que M. Castel n'admet d'épanche iLut' détcloppement : ainsi , chez certains phthisiques
ΙΙΥΒ -9- ΙΙΥΒ

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εοΙ1ιμιι: σε κι ιμιαιιιιΙιέιΙυ ΙΙιμιιιΙο ιέμαυιιιό : Ια ιΙινιιιου ει α Ια εοπιιυιιιιιΞ ιΙ'ιιυιΙου ιΙε ια πω: πι: Ια μειαπιειιι·,
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Α. Πμιιι·οΙΙιοτοπι πωπω-π. ΕμιιιιεΙιιιιπειιι Μι μουιυουιι ει Ιε ιιοΙιιπιιι :ποια σε εεε οη;απει.
ΒΙε.--Ι.α τι:εμιι·αιιππ ει Ια ι:ιι·ευΙαιιου πι: ιιοπι μοιιιι Ι.α ι'οι·εε μιιΙιπ«ιπαιι·ι: ι:ιιιιι:ειιιι·ιιιιιε με«ιιΙιιιι υπο ιαπ
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ιι:υιε , υπ που Ιόμευειυειιι φαι, παπι πω: ειεπιιιιε«Ιουι Ια ιειιιΙ ι ιιι·ιιιιυιι·ι: Ιε ιιιιΙε; ει εοπιυιε ει·ιιι: ιιιυιΙαπι:ιι απ
Ιιαυιειιι· ε". ευ ι·αμμιιι·ι ιΙιι·ει:ι ανει: Ια «ιυαυιιιε ιιιι ΙιιμιιιΙε Με εκπιειιιιι· Ιουιε κι αυι·ιαι:ε ι·Ιυ μοιιπιοιι, ΙΙ ιι'ειιιιιιι «με
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ειι·ε υπ μευ μΙυιι εΙοιυπιέ πι: Ι'ιιι·εΙΙΙε. Ι.οι·ιιιυι: Ι'ιιυ επι ει ιΙ°αυιι·ει οιιιιει·ναιι:ιιι·α, πιέαλ Ιοι·ι μαι· «μιεΙιμιι:α ιπό«ιιι
μαι·Ι«:ι· Ιε ιυαΙαιΙε, ου ευιευ«Ι ιιπι: ιιιιμει:ι: ιΙε ΙιτειιιιυιΙΙε ι:ιπα , ι'αιιι παπι Ιεαιμιι:Ιι ουι Με οιισει·νιέι, Με ιι: πιω: ,
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«μυ εαι ι·ευιμΙαι:έ μαι· υπε ι·ι:ομιι·αιιοπ ιιι·ουειιιιιυε πει Ου ιιι·ιένοιι ιοιιιειιιιι, εοπιιιιυι: Μ. ΨιιιΙΙει . ιμι'ΙΙ «Ιοιι
ευει·πιιιιιε, μαι· υπ ιουΙΙΙι: ιυΙιαιι·ε πω, ιιεΙου Μ. πι", σει γ ανευ· «Με «ΙΙΙιει·ι:πει:α ΙυιΙινιιιυεΙιει. Ι.ιιι·αιιυε Με Απο"
μΙυι ιιιιειισε ουι: εεΙυι ιιυι ει: μΙ·«ιιΙιιιι “απο Ι'ΙιιιμαιιιαΙιοιι σουι:επΙι·ίευσ.ι οι εα:ι·ειιιι·ιηιιι:α ιιιπι ιι·ι:ι-μιοιιουι:ιέι:α,
μιιΙπιοπαινε. Η Ι'οπ ι”αιι μαι·Ιει· Ιε ιυαιαιΙε, ου επιεπ«ι Ιω Ια Μαιου ιΙε ια Λυσε οι: κι μειιινιΙειιι· επ, αιι μι·«:πιιει·
ΙιιουεΙαιιιιιιουΙε ει πιθυιε σε Ι'επομΙιοπιε, ιιυιναπι Μ. ΙΙΙιιι. αΙιοι·ιΙ , ‹Ιοπιιιιεε μαι· κι [σιτε ιι'υ.ιμιι·ιιιιοιι , ει ιι: ΙιιιυιιΙιι
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ιυιναιιι Μ. ΨοΙΙΙει. Ευ πω, μου: ει: πιειΙεοιπ , Ρόδο ιιέι·ιιΙε. Ι.οι·ιιιυε Ιεα[οι·σει ι:ουσειιΙι·ιηιιε.ι ε! ε.τι:ειιιτιιιιιε.:
μΙιουιε υ'εαι μοιυι υπο ιιι·ουειιομΙιουιε ιΞΙοιμπόι: ει μει·ι;ιιε αοπι πιιιιυα ιιι·ιιυουι:ιέι:ι,Ια :ποιου ιιιιει·μΙειιι·αΙο ειι ιιιοιυα
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ιιοπι ιιέι;ειιιιΜι·ειι: ιι· ΙΙ κιυι ιιιιε Ια ·ιοι: πω: νιΙιι·ι:ι· κ: Ια μαι·ιιε Ιυιιέι·ιειιι·ι: ιιυ ειδιε απ'εαι«:, Ιοι·ιιιυε κ: ειμαι ε”
μουυιοπ αυ υιιιεπιι οι: Ι'ιίμαυ«:ιιειπευι; 20 ιι κιυι ιμιι: Ια ιΙειιουι ου Μακ παπι ιου κι, ει :ου ιιμαΙιιαιιιιι· να επ «Πιπι
ιεπιιαπεε απ νιι·Ιε “Με αυ ιυιιιυι ευ μαι·ιιι: παπι Ια υυιιιιι πι: Ια Ιιαιενειε ιι: ιοπιπιει ιΙε Ια μοιιι·ιπε, ιμι'ιΙ μευι
πω" :Ιδει:ιέι: ;ΙΙ° ΙΙ Ι'αυι πω: ιι: Ιιιιιιιιιε ιιιι·ι·υι: ιυμει·ιευ πι: μαι αιιεΙυ«Ιι·ο. Ι.ι: που, ι:ουιμΙειειυεπι πιαι Ιπιέι·ιευι·ε
ι·επιευι υπε ι:οιιι:Ιιο υιιυι:ι:, ευ οΙιόιιιααυι α ι:ειιε ιι:ιιικιυι:ε ιυευι, Ιε ιι«:νιειιιιι·α σε υιιιιυι ευ πιοιυα επ ι·ευιοιιιαυι, ει.
αιι νι‹Ιε. μουιι·α ειι·ι: πω· αυ ιι.ιπιπιει, ευ πιειπε ιεπιμο πω: ιι:
Τιιι.ιιι Ιειι μΙιέυοπιευειμει·ι:υια Ι'ιιιιιε ιΙι:Ια ιιει·ι:ιιιιιου ιιι·ιιιι νέειι:ιιιαιτε, υυΙ επ και, ου ι·επιμιαι:έ μαι· «πι ιιοιιΡΙΙι:
ει ιι ι'αυαουΙιαιΙου σε ιΙεμΙαι:ευι, ιιυιναυι Μ. Ηιιιι, αεΙου ιιιΙιαιι·ι:, ιι°ειιιευιιι·α αυει:ειιινειιιευι σε πιιι:υπ ευ ιιιιευκ
Ι«:ι μπιιιιοπε ιιιιι: Ι'οιι ιιιι μιευιΙι·ε αυ πι:ιΙαιΙε; ειιιναι·ιι ευ ι·ειιιοπιαιιι. ΛΙιιι·ιιαυιιι, Ιοι·ιιιιυ'ου Ι`αΙι μαι·ιει·Ιι: υιαΙαιΙε,
ΙΙΙ. ιιιιιιιω, απ εοπιι·αιι·ε, σε «ιεμΙαι:επιεπι «πι Μιμικ ου επιεπιΙ ιιιιεΙιιιιεΙοιπ ι.ιε Ι'ι:ι;ομΙιοιιιε πιο ιι: ιοπιπιειιΙε
πω. Νου: αΙΙουα ι”τιιι·ε ι:οιυμι·επ«Ιι·ε ιιιιιι ι Ι'Ιιι:ιιι·ε Ια Ια μιιιιιιυι:, ει α: ώμο Ιυιιι«ιυε ιι: υινεαυ ιυμει·ιειιι· ιΙυ
ι·αιιου υεαιιιιιιιιΙι:πει:ιι επι ι:ιιιιιειιι ι:πιι·ε Ιει ιιι:ιιι αιι ΙΙιμιιιΙι:.
ιειιι·ι ιιυε υ«ιυιι νειιιιιιιι πι: 0ιιιιι·. Δε: αιιιι:ι·ιιιιιιιι «ιε Μ. ΙΙιι·ιι, ι·εμι·οιιυΙιει μαι· Μ. ιΥοιΙΙι·ι
Ι.ε.ι “Επι” ι|ιιε μου:: νειιουι «Ι'ι:ιιυπιότει· ουι ω πω απο Ιει υι«ιιιιιιι:αιιιιυα επι: πουα αιιοιια Ιαιι ι:ιιυυαΙιι·ε. Ριπ
ηιιει μαι· Μ. πω: Μου. σίι.) κ: μΙ·επιιει·, μιιιιι , ανει: εειιιουαε ιιιιιιιι·ιε πε οι: ιιει·πιι:ι·, «ΙειιιαιιιΙεπι ειιυικιιιαιιου ;
ιμιεΙιμιευ ιιιοιιιιιι·αιιουα , μαι· Μ. ΨοιΙΙει (ΙΙικΙιεπ·Ιιεσ μιιιιιι:υι·ι οΙ›ιεειιουι μαΙΙιοΙοι;ιιμιει ει μΙιιι.ιιιιιιιι.ι μειινεπι
μιιι·ιιιμιε.ι .σου ι'ιιιαμειιιίοιι οι Ια πιευιιιι·υιιοπ ει: Ια Ι«:ιιι· «και οιιιιιιιιέι:ι; ιιιΞαιιπιοιπι εΙιε πιέιιιι.·πι επαπιεπ ι:ι
μοιιι·ιιιε, επ. ; Ραι·ιιι , 1838; , «μυ Ιι:α υ ι:ιμΙιιιυιΙα μαι· κι ΙΙ γ α ΙΙι:υ πι: ι”ιιιοπιιι:ι· ιιυ'εΙΙεα ιι'αιειιι πιεπιε μιιιυι Με
ιΙιιέ«.ιι·ιε ειιιιιαιιι0. πιι:υιΙουιιόεα παπα Ι'αι·ιιι:Ιε πι: ΙΙΙ. ι)ΙιοπιεΙ.
Ευ ιιι:ι·Ιιι οι: ιειιτιέΙαεΙΙι:ιιέ μιομι·ε , ιι:: μουυιοπιι , μευ Μ:: ι·εσΙιει·εΙιι:α ιΙι: υπ. Επι: οι ινοΙΙΙε2 ιΙειυαυ«Ιι:ιιι
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confirmation , avons-nous dit; mais, avant tout, il serait entendre, à partir du point le plus déclive de la poitrine,
à désirer que ces médecins apportassent plus de précision dans une étendue d'autant moins considérable. que la
dans leurs assertions . et s'enlendisseut entre eux. Les cavité pleurale repose sur une plus grande partie de sa
signes plessimétriques et stélhoscopiques varient-ils , capacité.
décidément, dans les difl‘érenles positions du malade, ou Auscuttation. —— Si on applique l'oreille sur la poi
restent—ils toujours les mêmes ? quel est exactement . ou trine, au dessus du niveau du liquide, dans les points où
du moins aussi approximativement que possible, le mi la percussion donne un son clair, on entend une respira
nimum de quantité au-dessous duquel la force d'aspira tion bronchique , hn souñle lubaire d'autant plus pro—
tion n'est plus exercée sur le liquide épanché ? L'épanchc noncé, en général , que le malade respire plus Vite. Le
ment d’une livre, considéré par M. liirlz comme ne souffle lobaire est souvent borné à la région qui corres
donnant, par la percussion et l'auscnltation , que des pond .’i la racine des bronches (Citernel) : il diminue
signes nuls ou douteux , est-il envisagé de la même ma d'intensiléà mesure qu'on se rapproche de la base de la
nière par M. Woillcz? « L'accumulation du liquide aug poitrine, où souvent il ne se fait plus entendre. Les
tuenlant de plus en plus, dit lii._Woillez (onvr. cit., signes fournis par l'auscnltati0n ne sont point toutefois
p. 435), le poumon revient peu à peu a son volume pu toujours les mêmes : souvent on n'entend aucune espèce
sitii‘ en vertu de son élasticité, et, par conséquent, la de bruit dans les points occupés par le liquide , tandis
force d‘aspiration quiexiute.entre les feuillets de la plèvre qu‘au-dessus du niveau de celui-ci , on perçoit les bruits
diminue successivement d'intensité; mais, a mesure que respiratoires normaux , ou seulement une respiration
cette force décroît, la pesanteur devient au contraire de puérile. ,
plus en plus puissante , et enfin règne seule , lorsque le En avant, les signes que nous venons d‘indiquer n'exis
poumon est revenu à son volume positif, c'esbà-dire lent pas, ou sont beaucoup moins prononcés.
lorsque la tendance au vide a complétement disparu. » Quand on fait parlerle malade, on entend quelquefois
Le liquide s'accumule alors dans les parties les plus de la bronchophonie dans les points où la percussion
déclives. et son niveau s'établit exactement. iciencorc donne un son clair , c’est-à-dire dans la partie supé
des données plus précises sont à desirer. rieure de la poitrine, qui est occupée par le poumon.
M. Woillcz a été conduit, par sa théorie, à d'autres Ordinairemcnt il existede l’égophonie,qui est surtout
déductions, auxquellesse rattachent également des ques manifeste vers l'angle inférieur de l‘omoplalc, au pour
tions d'un liant intérêt. tour de cet os et dans une zone de deux à trois pouces
Tant que la force concentrique existe, le poumon n'est de large, entre l'om0plale et la mamelle (Charnel).
nullement comprimé : il fuit devant l'épanchement Lorsque l‘égophonie a lieu au niveau d'un gros tronc
qui, en satisfaisant la tendance au vide, lui permet bronchique, l'oreille perçoiten même temps de la bron
d'obéir à son élasticité propre . mais il n'est alors util chophonie, et la production simultanée de ces deux
lement refoulé , comme tous les les pathologistes l‘ont phénomènes produit la bronche-égophonic ou voix de
écrit jusqu'à présent. 1 polichinelle. .
' Tant que cette même force concentrique existe, le Suivant M. Piorry , la voix sénile ou égophonie a dis
thorax ne peut subir de dilatation. et l'épanchement qui tance , accompagne quelquefois les épanchemeuls pleu
s'opère ainsi sans dilatation peut être considérable, car rétiques. « C‘est une raison, dit ce médecin, pour recher«
son volume pourrait être représenté par une grande par cher avec soin si cette affection existe , que de trouver
chez un malade dont la voix n‘avait pas normalement 1
tie de l‘espace vide que l'on remarqtte sur le cadavre ,
entre les poumons et les parois thoraciques, lorsqu‘on ce caractère, ce timbre aigu, cassé, et cette articulation
a ouvert la poitrine , c'esrà-dire la difl’érence qui existe des mots incomplétcment accentuée qui constitue le ca
entre le volume positif et le volume relatif du poumon. ractère égophonique. il m'est souvent arrivé d‘être
On comprend combien il serait important que la conduit par ce signe à la découverte d'un épanchement
science fût fixée sur tous ces points , et l'on regrettera que je ne sonpçmnais pas » (Traité du diagn., t. l ,
avec nous que les praticiens auxquels les hôpitaux ou p. 575). Bien souvent aussi , il faut l’avouer. continue
vrent lin champ si vaste et si riche de faits , lotn de sou M. Plorry , on trouve la voix sénile sans que les plèvres
mettre tes assertions de MM. Hirlz et Woillez à l'épreuve contiennent de liquide : nous ajouterons et vice versa.
décisive de l’observation, ne les mentionnent même pas De même que la matité . les signes fournis par l’aus
dans leurs articles. cultation se déplacent , suivant les dtiîérentes positions
,9. Épanchcment ayant dia: , douzajours de durée , que l‘on donne au malade: en en comprend facilement
ou davantage. — ici le liquide occupe les parties dé— la raison. .
cllvcs; son niveau, qui s'établit exactement, est d'autant c. EpancItemsnt considérable. — La_respiration est
plus élevé que l‘épanchement est plus considérable; le courte. saccadée, pénible. fréquente : oucomple souvent
poumon est refoulé vers le sommet de la poitrine, à 40, 50, 60, et jusqu‘à 80 inspirations par minute : la
moins qu’il ne soit augmenté par l‘hépaiisation de son toux est faible, sans cxpectoration. ou suivie, après des
tissu. V efforts t‘atigants, de l’expulsion de quelques mueosités.
La respiration est fréquente, courte, saccadée, souvent La dyspnée, plus ou moins considérable, augmente
accompagnéed'une petite toux sèche, sans expectoratiou, lorsque le malade exécute quelque mouvement, parle ou
que provoque l'action de parler. tousse pendant longtemps. il n’est guère possible d’ajouter
Inspection de la poitrine. — Si l‘on examine avec foi à l‘assertion de Ruifins, qui prétend qu'un malade
attention la poitrine du malade pendant la respiration, conserva. jusqu’à l'instant de sa mort, une respiration
on constate quelquefois uuc légère différence entre les facile. quoique son “toma: fût complétamenl rempli
mouvements respiratoires des deux côtés : ces mouve d'une sérosité verdâtre; M. Amiral a cependant rapporté
ments sont plus faibles du côté affecté. quelques observations fort remarquables, où l'on voit
La mensuratton et ta palpation du thorax ne don que des sujets qui portaient ttn hydrolhorax simpiotrès
nent que des signes négatifs. abondant, ont pu vaquer à leurs fonctions llaitltuelles
Percussion. — Si l'on percute la poitrine en arrière, et conserver dans toutes leurs occupations une intégrité
le malade étant assis, on obtient. ‘a partir de la base du telle, qu'ils se refusaient à croire qu'ils étaient malades.
thorax , et dans une étendue verticale d‘autant plus 1 On ne conçoit véritablement pas, dit M. Amiral, com
considérable que l’épanchement est plus abondant. un ment une collection si abondante, rapidement survenue.
son mal très-prononcé. Ce son mat permet d'établir peut exister sans gêner notablement la respiration, sans
avec précision le niveau supérieur du liquide , car troubler en aucune manière l’économie. Certes, on n‘ad
immédiatement au-dessus de ce niveau, il est remplacé mettrait point a priori la possibilité de pareils faits s
par le son clair normal. La matité se déplace suivant (Clinique médicale; Paris, I855,t. tv. p. 458 et suiv.).
les positions que l'on tienne au malade, et se fait toujours l.‘tutégrilé des fonctions ne se conserve (guère, en effet.
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ι·ιι«Π«ΠεεΠιι, ιμιε Πε μοιιιιιοιι «Πε «Με ΠΠΠιι·ε, ει: ιΠενειιειιι Πε ιιιιιι. ΠΠΠνιει·ε, ΡιεοιΠ, ει εμιεΠιμιεε ειιΠι·ι:ε, επι πιειιιε
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με«ΞειεΠιΠε, μειι«Πειιι Πε ιιε, Ποι·ειιιιε Π'ΠιγιΠι·οΠΠΠοι·εε οι·ειιιιε Π"εει·, ειι ενειιι ει ειιι·ιειιι ευ ει·τιΠει·ε ( Π.ε Πεμ, «Πα Ρω
Πε «Με ι;ειι«:Πιε ; ειστε Πε «·«ειιι· εε μοι·ιε ε ιιι·οΠιε. ει μειιι ποε·ιιε «Παμε Πει ιιιι1Ι«Π«ΠΠεε ειΠριιιι.ε; ΠΠΠοιιιμεΠΠΠει·, ιιιοι,
νειιΠι· ε«ι μΠεεεε Πμε«μιε «Πει·ι·Πει·ε Πε ιιιειιιεΠιπι «πω, ευ ει εμΠιοι·. ειο), σε νοΠι «μιε, «Πιι «εδώ «Πε Π'όιιειιεΠιειιιειιι, Πε
νεειι «Πιι«μιεΠ ΠΠ Επι, ιΠειιε εε εεε, ιιι·ειΠ«μιει· Π'ειιεειιΠιειΠοε μει·ιιΠ «·εειεΠε εει μΠιιεεΠοιειιιΞε ιΠε Π'εεε ιΠιι «τοι·με «μιε «Πε
«Πιι εειιιι·ε ειι·ειιΠειοΠι·ε (ΠΠι·ειεειι, Πειτε. .και Πεεορει·ει. Π'ειιιι·ε εόι«Π. Τειιι0ι Πε «ΠΠΠειειΠειι έΠειιι ιιιιιιοι·ιιιε,
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ιιιειιε, Πι·ι·«εει.ιΠΠεεε, επ ι·εΠεειι «Πε Πε εοιιιιιι·εεεΠοιι εεει·εεε πιο: Πε: μΠι.ιε Πιιι«ἔι·ιειιι·ε (ιιι·έιεειι, Με. ειι.; Π.. Π·`Πειιι·γ,
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Π'ειιι;Πε ιΠεε ειΠιεε ει εε ιοιιι«μιειιμιειοΠε εειιιιι· _μΠε«μιε ιμιει·Πι· Πε νοΠιιι:ιιε «Πε Πε ιειε «Π'ιιιι ειιιειιι («Πιι!«ΠΠ«:«ΠΙ ε.ιε«ιγ,
εοιιε Π'οιιιοριειε εειιεΠιε. 8οιινειιι, Ποι·ειμιε Π'Πιγ«Πι·οιΠιει·ειι ι. ν, μ. 522). ΠΠ ιιε ΠΠειιι μεε εοιιΠιιε«Πι·ε Πεε ιιιιιιειιι·ε μιο
εει ιτεε-εοιιεΠ«Πει·ειιΠε, υπ έμειι«:Πιειιιειιι μΠιιιι σε ιιιοΠιιε ιΠιιιιεε μει· Π'ειιιιιι ιΠιι ΠΠ«μιΠ«Πε «·οιιιειιιι ιΠειιε Πε μοιιι·Πιιε
°ΜΜωμ οι ιιιιιιωΠε Πι ι·εεοιιιιειιι·ε εε ιειι«Πειιε Πε ρ«έι·ι νει·ε Π'ειιιει·Πειιι·, ενεε Πει εΠιεεε εεε ρ«ποι'ε μεειστεΠε.ι
εει·ιΠε (μη. £επιμΠιεειιοπ.ι). Οτι νοΠι. 6ι;ειειι·ιειιι, «μιεΠ «μιι εε εενεΠομρειιι «μιεΠ«μιεΓοιε ιΠειιε Πε μμειΠιειει, ειιιιε
«μιειεΠε, «Πε Πε εει·οεΠιε ε'εμειΠεΠιει· «Πειιε Πε εενΠιε μιΠι·ιιιι «Πε μΠειιι·εειε (μη. Ρι.ειιιιιΞειιι.) Π.'ειι·ειιι· ιι'εει με: μεεειΠιΠε
ιιειιΠε ει «Πειιε Πε ιΠεειι εεΠΠιιΠειι·ε. Π.εε μειιμΠεεει. Πε ι·ιέ8Ποιι Ποι·ε«ιιιε ειιιιιιιιε «Πειιε ιιε εεε ειιέ μ" Μ. £ι·ιινεΠΠΠιιει·, Πε
.Με ιιιεΠΠόσΠεε, ιιιεΠε ει.ιι·ι«ιιιι Πεε μει·οιε μεειειεΠει ει Πει ιιιιι·ιειιι «Πιερει·εΠι μι· Πε μιεεεΠοιι, εεΠΠε-εΠ ιεΠεειιι
ιιιε:ιιιιι·εε ειιμόι·Πειιι·ε εοι·ιι·εμοιι«Πειιι ευ Μιά «Πε Π'όμειι ι·ειΠιιει· Πε ΠΠιμιΠ«Πε «Πειιε Πε μοιιιιιΠε. ΠΠ ιειιι ρι·ειι«Πι·ε μπει:
«·Πιειιιεει, ει.ιει Πε ει«7(;ε Πε μΠιιι ετ«Πιι:ειι·ε «Πε Π'«ειΠειιι«τ. Ποιειμιε Π'οιι εεειιιΠιιε Πε μοιιι·ιεε, «Πε ιιε (πιο ει.ιι·ΠΠιιιει· ε Πε
HYD —.12— are ,
présence du liquide certaines hétéromorphies physiolo épanchement: très-considérables et anciens. L'onde nous
giques, que l’on rencontre assez souvent sur la partie s'exprimait ainsi (L. Fleury, lac. cit.. p. 329) dans l‘ob
antérieure du thorax. Nous avons indiqué les déforma servation dont il a été question : c Les espaces intercos
tions que peuvent subir les côtes, le sternum et la colonne taux inférieurs forment des saillies considérables _ sépa
vertébrale. l.e refoulement des organes abdominaux rées par des enfoncements, des sillons profonds.
fait paraître l'hypochoudre correspondant plus saillant. constitués par les côtes; à travers les fibres «loteridues des
La dépression dit foie est quelquefois si considérable muscles intercostaux. ornent une fluctuation mant
qu‘elle peut faire croire à une altération du tissu hé leste. s L'exactitude de ces assertions a été constatée par
patique (Rollier, Bichat. 0Euv. chirurg. de l)euautt, M. Cruveilhier. Townsend, dans un cas analogue. a senti
t.iu. p. 352; Paris, 1803.) une fluctuntiou évidente ( the Cyclopœd1‘a ofpract. med. ,
Mensuratton de la poitrine. — Si, avec le compas t. il. p. 36). M. Piorry (toc. ctt., p. 573) semble croire
d‘épaisseur, ou le ruban gradué, en mesure comparati que la sensation de fluctuation ne peut être obtenue que
vement les deux côtés du thorax, on trouve souvent que lorsque l'épauchemenl est très-liquide; dans le cas pré
le côté malade a subi une augmentation de volume. et cité, l'e’panchement, qui appartenaità une pleurésie
l'on constate ainsi des différences qui échappent à l'ins chronique, était exclusivement constitué par - un pas
pection. Il faut se rappeler. toutefois, qu'un épanche épais et verdâtre , contenant une grande quantité de
ment très-considérable peut exister sans donner lieu à lambeaux pseudo-membrane“, s et. cependant, comme
aucune hétéromorphie thoracique. nous l'avons dit, la fluctuation avait été distinctement
, Généralement on pratique la mensuration circulaire perçue.
au moyen du ruban gradué. que l'on porte, dans une Bichat avait indiqué, comme un moyen propre à faire
direction parfaitement horizontale, des ap0physes épi— reconnaître l‘hydrothorax , la gêne de la respiration , la
neuses à la ligne médiane. Les difl’érences que l'on con sufl‘ocalion imminente qu‘on détermine chez le malade,
slalc ainsi sont souvent considérables. M. Woillex (a lorsqu‘on presse, d‘avant en arrière et de bas en haut,
rapporté des observations dans lesquelles il existait, l'hypochoudre correspondant! à l’épanchement. M. [tul—
pour le côté malade, une prédominance de un centimè— lier, dans des expériences nombreuses tentées pour vé—
Ire, de un centimètre et demi, de deux centimètres, et rifier l'exactitude de ce signe, n'a jamais pu obtenir le
même de deux centimètres et demi. La dilatation com résultat annoncé par Bichal; il a vu, au contraire, que,
mence toujours par la base de la poitrine. Hippocrate dans l'hydrothorax. l'hypochoudre qui correspond au
avait déjà signalé le grand développement que le côté côté malade peut être refoulé impunément dans la poi
malade de la poitrine peut acquérir dans I'hydrothorax. trine , tandis que la même manœuvre faite du côté sain
Le Roy l'a étudié avec soin dans son 0puscule. détermine constamment de Ia”géne et de l‘oppression
Il est éfldent que le diamètre vertical de la poitrine (article cité). il]. Bégin confirme cette assertion.
doit augmenter en même temps que les diamètres latéral Percussion. — Le son est complètement mai dans
et antéro-postérieur. M. Piorry est arrivé à reconnaître tous les points de la poitrine. quelle que soit la position
la moindre extension du thorax dans le sens de sa hau que l'on donne au malade. il faut se rappeler toutefois
teur , au moyen du ruban gradué , dont une extrémité que ce n'est que dans les cas extrêmes que toute sonorité
est fixée au niveau de la clavicule, près de l'épaule, disparalt au niveau de la clavicule et vers la crête de
tandis que l’autre va correspondre au rebord saillant de l‘omoplale. Au niveau des deux pièces supérieures du
la dernière côte sternale. et près de sa pointe (Traité de sternum, la matité due à l'épanchement peut s'étendre
diagnostic , etc.: Paris , 1837, t. I. p. 579). jusqu'au bord du sternum opposéà l'épauchement, et
Palpation. — Lorsqu’on applique la main 'a plat sur même au-delà (Piorry).
le côté de la poitrine qui est le sie’ge de l'épaochement , La percussion permet aussi de constater les déviations
on sent la diminution ou même l'absence complète des subies par le cœur , et les déplacements imprimés aux
mouvements respiratoires; la poitrine ne s'élève et ne organes abdominaux.
s‘abaisse que peu ou point pendant la respiration. si on Auscuttation. — Lorsqu'on applique l'oreille sur la
fait parler le malade , la main ne perçoit plus de vibra poitrine. on ne perçoit aucune espèce de bruit, ni normal,
tions, de frémissement vibratoire. ni anormal ; les dispositions anatomiques que nous avons
Lorsque l‘épancbement est très—considérable , que le indiquées rendent facilement compte de cette absence
sujet est très-maigre , et que les deux , trois ou quatre complète de bruits respiratoires: en effet , le poumon
espaces intercostaux inférieurs forment saillie, on sent, est refoulé dans la gouttièreverte’brale,séparé de l'oreille
à leur ‘nivcau, une fluctuation souvent aussi manifeste par une masse profonde de liquide; de plus, il est com
que celle que l'on perçoit dans un abcès superficiel. Il primé de manière que l'air inspiré ne puisse plus ou
suffit . le malade étant couché sur le côté malade , d‘ap presque plus y pénétrer. Lorsqu'on fait parler le malade,
pliquer un doigt sur l'un des espaces intercostaux proé la voix ne résonne pas; on n'entend a fortiori ni bron—
minents, et de donner, avec un autre doigt,dans le même chophonie, ni égophouie. Quelle que soit la position que
espace intercostal. et à quelques pouces de distance du l'on donne au malade, les résultats stéthoscopiqucs res
point comprimé par le premier tiuigl, un petit coup sec: tent les mêmes.
la sensation de flot est aussitôt perçue. La possibilité de Du côté sain , la respiration Cal. ordinairement exagé
la fluctuation dans l‘hydrothorax, établiepar Hippocrate rée.
(de Morbis,lib. il, clairement indiquée par Fréteau (toc. Nous ne ferons que mentionner la succusston hippo
ctt.), a été démontrée d‘une manière péremptoire par crattqlse, parce qu‘elle est pénible pour le malade .
M. Tarral . à l'opinion duquel se sont rangés dès lors qu‘elle est généralement abandonnée, et que, d‘ailleurs,
presque tous les observateurs. Toutefois M. Chomel n’est elle ne fournit d'indications que lorsque la poitrine con
pas encore convaincu , et , dans son article PLeunéste, tient en même temps de l‘air et du liquide (V0Y- PNEU“
il s‘exprime ainsi : «Quelques médecins ont cru distinguer moruonax). Malgréquelques assertions récentes (Sédillot,
la fluctuation du liquide contenu dans la plèvre, en ap De t'Opérat. de l'empyème , Paris , 1841 , p. [3; Bégin ,
pliquant une main sur un point de la poitrine, et en Dict. de méd. etde chir. prat., l. vu, p. l62), on n'ad
frappant avec I'aulresurlc point opposé du même côté; met plus aujourd'hui, avec Hippocrate (Coact. prœnot..
j‘ai souvent cherché cette fluctuation sans jamais la con sect. tu , n° 248, 219) , Donatus, 80net (Seputchr.,
stater: (toc. cit., p. M). Nous avons peine à comprendre liv. n, ohs. 75) , Heister , Bell , etc., que , dans le
que M. Charnel ait été si mal servi par les circonstances: cas d'un épanchemth pleurétique, on puisse, en se
pour notre part, nous sommes sûrs d‘avoir distingué la couant fortement le malade par les épaules, entendre
fluctuation toutes les fois que nous l’avons cherchée dans à distance ou par l‘auscultation , un bruit de flot pro
les conditions que nous avons indiquées. conditions qui , duit par l‘agitation du liquide contenu dans la poitrine.
d‘ailleurs, se présentent dans la presque totalité des « l.ebruit de la fluctuation, dit Lacunec, ne peut jamais
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Ροι·ιε Μ Ισ ροιιι·ιπε πε Μι σΙποΙιιπιεπι ι·ιεπ επιεπιιι·ε ι:οπιιΜισιιΙε σε ΙΙσιιΙΜ ρεπι σε ι”οι·πιει· επ ππ ιεπιρι
ιισιισ εεε εσυ, ι:οπιιπε _ιε ιπ'επ επισ σσσπι·έ ιιπ ει·σπιι ποιπΙιι·ε ιι·ειι-ιτοιιι·ι , επ ιιπεΙππει Ιιεπτει , επ πιιιιπε επ ιποιπι σε
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ροιιι·Ιεσ σειιεισπισ (νη. Ριιππιιιο·ι·ποιι.ισ). (νη. Βισηποσιιει.
Β. Επιιι·οιΙιοτα.:: ιιοπιιιε. - Οπ ιΙενιιιε ι'σεΙΙεπιεπι Ιεσ Ι.οι·σιιιιε Ι'Ιιγιιι·ορΙσιε σιι ΙΙειι σ ππ οΙπισιιΙε σ Ισ ειι·ι:ιι
ιποιιιιιεσιιοπε ππε Ι'επισιεπιτε ιι'ιιιι όιισπεΙιεπιεπι ΜιιΙιΙε ΙσιΙοπ ι·ειπεπιε, σ ππε ιπσΙσιΙιε Μ εσειιι·, επι., Ι'έρσπεΙιε
ιη›ροι·ιε Μπι Ιειι ει;;πει ιιιιε ποπε πωπω ιΙ'ειπιιιει·, ωο ιπεπι σε Γπι·πιε Ιεπιεπιεπι, ει π'σπειιιεπιε ιΙιιε ρειι σ ιιει.ι
ιΙΙΡιεσιιοπι ππι ιοπι επ ι·σριιιιι·ι σνει: Ιει ιΙιιει·ιεε εοιπΙ:ιΙ (Μιιι·οιιιοι·ιισι ι·πι·οπωπε σε 1. ΡισπεΙη.
πσΙσοπε επι ρεπνεπι εε ρι·έσεπιει·ι Ι.σ ωστοσο ει! ιοιιιοπι·ε ι·όσπΙΙει·ε, ιοιι μεπιισπι Ισ ρε
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ιεπι σπι ι·έσπΙισισ Ιππιππέσ Μπι ιισπι , Ιοι·σηπ'πιι σεπΙ Με πεπιισπι Ισ ρει·ιοΜ ‹Ιε Ρέιι0ΓιιιΙ0ιι, ιιπεΙιε επι: πω, ιι'σιΙ
Μια έρσπι:Ιιεπιεπισ ΜνΙεπι ιιει-εοιισιιΙει·σιιΙε, Ι'σπιι·ε Ιειιι·ι. Ισ ι·σριιΙΙιε σνει: ΙσπιιεΙΙε Ι'ύρσπεΙιεπιεπι ιοΙι ρω·
ι·ειισπι ΓσιιιΙε υπ ιπογειι; ι·ι·ισιι ΙΙ επ εσι ι·σι·ιιπιεπι πω, ει νεππ σ ποπ πισσιπιππι Μ ηπσπιιιό. Οπ σ ιισι·Ιε ιΙ'Ιιιιιιι·ε
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σιι Ιιεπτειισε, σι·σπι ηπε Ισ ροΙιι·Ιιιε σιι σπΙιΙ Μ ιΙει“οι·ιιισ σπισιι νπ Μι έρσπεΙιειι·ιεπισ σε ιιιιιπει· ει σε ι·εσοι·Ιιει·
ποπ. Ρσι· πω ι·σιωπι‹ σπσΙοι;πει, Ισ ραιραιιοπ πε ισιιι·πιι σΙιει·πσιινεπισπι επ ρεπ Μ ιεπιρο, ει σ Με ιπιει·νσΙΙεσ
ει·πιπσιι·ειπεπι ηπε Με ιιιι;πει πεπισιιι”ε. ρΙπσ επ πιοιπσ ι·σπρι·οοΙιόσ, ρΙιισ σιι πιοΙιισ ι·έσπΙΙει·σ : οτι
ισ ρει·επ.ι.ιιοπ ει Ι'απειίωιαιιοπ Μππεπι , Μ ι:Ιισι:ιπε πε εσιιι·σιι σιιπιειιι·ε Μ σειιιΙιΙσιιΙει σισει·ιιοπσ πω: σε
ειδιε Μ Ισ μοιιι·Ιιτε, Με πεσει επ ι·σιηιοι·ι σνεε Ι”σΙιοπ ποπνεσπιι ισιιι ΙιΙεπ ιιοπιισιόι.
Μπα: σε ι'έρσπειιειπεπι Μι θα! οριι·ι·έ Μπι Ισ ιισνιιιι Με Βιιι·εε. - Πε Με πισω σνοιισ σιι πωσ Ιισπι ΜΗ. ισΙι·ε
Ι'οπ ειρΙιιι·ε, ει. Με ιιιιιιιεσ , επνιισπέι ιι'ππε πισιιΙει·ε πι· εοπιρι·επιιι·ε Με Ισ ιιιιι·έε Μ Ισ πισΙσπΙε "Με σεΙοπ Με
Ισιινε,πε ρι·ιΞσεπιεπι ι·Ιεπ Μ ρσι·ιΙεπΙΙει·ι Ι'ερσπεΙιεπιεπι εσι ιΙοιιιιΙε επ σΙιπρΙε, ει σεΙοπ Ισ ηπσιιιιιό
Επ ΜΒπιιιι·ε, Ιω εππιιιΙει·σιιοπι ηιέεισΙει σ Ι°Ιη·‹Ιι·ι› ιΙιι ΙΙιιπιιιε ειρσπεΙ·ιέ. ι.σ σπιτι μεπι σι·ι·ινει· ρι·οιπριειπεπι
ιΙιοι·σσ ποπΙιΙιι π'οπι ιι·σιι πιι'ὲι Ισ ιιιισπιιιέ ιιιι ΙΙιιιιιΜ πιισπιι ππ ιΙοπιιΙε ειισπεΙιειπεπι ιιενιεπι σΙιοπιΙσπι. επ
έρειιιι:Ιιε ει σπα ηπηιι0πιει ι·σιιοππεΙσ ει εόπει·σπσ. Τιπο ρειι Μιειπρσ; Ισ ιι.·ι·πιιπσιωπ, Ιιειιι·επιε επ Ι'ιιπεσιε, ρεπι
ι·ιππεπιεπι , σιι επιιιΙππσΙσοπι πεπιεπι σε ιιι·ι!ιιεπιει· σε πιω σιιεπιιι·ε ρι>ιιιισπι ιιπεΙππε ιειπιιι, Ιοι·πιπε Ισ ποπ
ιιπσπι σ Ισ ιιπσπιιιέ Μ Ι'ερσπειιεπιειιι ι σιιιιΙ ισ όμω Με επσιιεΙιεπιεπι σει ιι·ει-ισΙΙιΙε; πισΙσ επ Βιέπει·σΙ Ισ ιΙπι·έσ
εΙιεπιειιι ι'σιΙιΙε Με Μπι ειδιέσ; Σ· επσπειιεΠΙεπι πισω Ισ ιιΙπι Ιππί;πε ειρρσι·ιΙεπι σ Ι'ΙιγιΙι·οιΙιοι·σ1 σἰπη›Ιε : εΙΙε
ιΙ'πιι από, έρσπεΙιεπιεπι πιιιχειι Μ Ι'σπιι·ε ; 3" έρειιειιε ιιεπι ειτε σΙοι·ι ‹Ιε μιιισΙειιι·σ ιποιε. Μπι Ιε εσυ οΙισει·νό
πιεπι ιπσ.ηιεπ Με Μπι «πιει ; Ο όρσπειιεπιεπι. ισιι›Ιε μη· Ι'ιιπ Μ ποπ: , πιι ιπιει·νσΙιε Μ σφι ιποιε εερσι·σ Ισ
ιΙ'ιιπ εθιέ, ερσπεΙιεπιειιι εοπιιι·Ιιέι·σΙιΙε Μ Ι'σπιι·ε; 5°ειισπ ιιέιιπι Μ Ισ πισισιιιε Μ Ισ πιοι·ι: σ Ισ νόι·ιιέ, ρσπιισπι
εΙιεπιεπι πιογεπ ιι°ππ ωιι, ιέρσιιεΙιεπιεπι εοπειιΙει·σΙιΙε εει ειιισι:ε Μ ιιι·ιιιριι , Ισ ιιιοι·σπεπιειε σνσιι ππε Με ιΙιιε
σε Ι'σπιι·ε; Οι επιΙπ έρσπι:Ιιειπεπι εοπιιιιέι·σΙιΙε Μ: Μια Ισ ροιιι·Ιπει
ειδιέσ. Εεε. "πιο ρι·ειπιει·εσ εοιπΙιιπσιιοπι ιοπι εεΙΙεσ επι ΙΙ σιι Ιιιεπ επιεπτΙπ Με. που: ιοπι ει: ιιπι πιέι:ειΙε, πεπι
ι'επι·ειιι σ Ι'οιισει·νσιιοπ Ιε πιω ι:οπιπιιιπεπιεπι : ιει επσ σνοιιι ισιι σΙισιι·σειιυπ Με εοπιρΙιεσιιοπε ιιι·ιπιιιινω επ
ιι·ιεπιε ει ειπιιπἰεπιε ιοπι επιι·επιειπεπι πιει, ει Ισπ εοπιιΞεπιινεσ επι σει:οιπρσι;πεπι π ιι·έππεπιιπεπι Ι'Ιιγ‹Ιι·ο
ςιι'εΙΙεσ σε ρι·έσειιιεπι, Ι'έρσπεΙιεπιεπι Ισ πισω: σΙιοπιΙσπι ιΙιοι·σιι.
εσι ρι·επιπειοπιοπισ ι:οπιόι:πιιι, ει πε σε €οι·πιειιπε Ιοι·ιτιιιε Τα·πιιπαι.ιοπσ. - ισ πω, σΙ·πιι·σειιοπ πιω Μ ιοπιε
Ι'Ιηιιι·οιιιοι·σιι ιΙπιρΙε ρι·ιπιιιιι επ ιΙόισ ιι·ειωσιιοπιισπιι σπιιε οσιισε , πεπι ειτε ρι·οιΙπιιε μι· Ισ ειιπιρι·εειΙοπ πει·
Ισ σιιιειιιε π'σ ρι·οιισΙιΙειπεπι _ισπισισ όιό οΙπει·νεε ,ιισι·σε εύε επι· ιει ροπιποπσ επ σπι· Ι'πιι ιΙ'επιι , ι·ω-σσιι-ι πω·
ειπε Ισ πιοι·ι σι·ι·Ινε πω· σηιΙιγκιε σιισπι Με Ιε ΙιιιπΙΜ σιρΙιιιιιε; μ" Ισ ρι·έιιεπεε, ιισπε Ισ ροιιι·ιπε, ιι'ππ Ιιιιιιιιιε
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ι:εΙπΙ-ει ειι ρι·ιπιπΙι ρσι· ππε ρΙεπι·ιέπε σιιιιιιι, Ιοι·ιππ'ιΙ ΙΙσπι Ι'ερσπεΙιεπιεπι ιπο;σεπ ι·όεεπι, ιι πω. ιοπιειοΙσ
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ou à un simple changement de rapport entre lui et le plus déclive du thorax , mais bien du troisième au cin
'p0umon. a Lorsque l‘épanchcment diminue en réalité , quième espace intercostal, et presque toujours à la partie
dit M. flirt: (toc. ctt., p. 178), et que, par conséquent, antérieure ou cartilagineuse de ces deux espaces. » Les
le poumon est resté en partie plongé dans le liquide , il recueils modernes ne contiennent que peu de faits sem
en résulte que. dans les endroits où il y a encore de la blables , parce que quand il se forme une tumeur fluc
m‘atité, ce liquide étant répandu en_nappe sur cette tuante, on n’attend plus qu‘elle s'ouvre spontanément;
portion du poumon , les circonstances qui produisent la cependant on en trouve dans le Bulletin de l’Académs'e
respiration bronchique et l'égophonie existent encore, et royale de médecine (t. t, p. 872), et M. Cruveilhier en
ces deux phénomènes , et spécialement le premier , doi a observé deux autres (lac. ctt.). On voit, d’ailleurs,
ventencore se produire. Si, au contraire, la diminution dans plusieurs observations rapportées par M. Andral
du liquide n’est que simulée et due à l'ascension du (toc. cil., p. 464 et suiv.), par Heyi‘eidcr, dans celle qui
'poumon, il ne peut plus se produire de respiration bron appartient à l'un de nous (L. Fleury , lac. cil.) . et dans
chique à la partie inférieure. il en résulte que, si on beaucoup d‘autres, que des tumeurs fluctuantes, avec
observe la diminution de la matité et le retour de la res amincissement de la peau , s‘étaient développées entre
piration à la partie supérieure , il faut s'assurer si à la les côtes, et il est hors de doute que si l'on n'avait pas eu
partie inférieure existent0u non la respiration tuhaire et recours à l'instrument tranchant, elles auraient ouvert
l‘égophonie : si ces deux phénomènes existent, la dimi une issue naturelle au liquide épanché. Les épanchements
nution est réelle, sinon elle n'est qu'apparente. a pleurétiques se t‘ont jourà l'extérieur par une ou plusieurs
M. flirts a encore appelé l’attention des médecins sur ouvertures, qui ordinairement restent flstuleuses pendant
une autre erreur, qui peut être commise lorsqu'une longtemps. Souvent, soit qu'elles soient insuffisantes, soit
pneumonie coïncide avec un épanchement moyen récent. qu'elles se ferment trop tôt, un épanchement considéra
Quand le poumon est enflamméà sa partie inférieure, il ble se forme de nouveau, une nouvelle ouverture a lieu,
ne surnage point, et il n’est point compressible : il en etainsi de suite. Dupuytren a vu un malade chez lequel
résulte que l'épanchcment ne va jamais très-loin , mais il se fit spontanément soixanteotreize ouvertures dans
qu'il suflit d‘une très-petite quantité de liquide, celui-ci se l‘espace d'une année. D'autres fois, et bien que la gué
répandant autour du poumon, pour produire une matité rison paraisse être liée au libre écoulement du pur. la
très—étendue. Or , au moment où l'ipflammation passe fistule reste ouverte , et il se fait une suppuralion abon‘
äia résolution , le poumon devient a la fois plus léger dante à laquelle le malade finit par succomber, si l'art
et plus compressible :il arrive alors, d'un côté , que n'intervient pas (voy. Traitement).
l‘épanchement augmente notablement, et que , d‘un Baudot(Rec. d’obs. de méd. chtr. etpharm., t. Lxxxiv,
autre, le poumon se porte à la partie supérieure de la p. 335, 1790), MM. Rcyhard (Gaz. méd.. janv. 1834),
poitrine, c‘est-à-dire qu‘en même temps que l'épanche Bégin, Cruveilhier. Hcyfelder, Rocker, ont vu le liquide
ment augmente , les signes physiques paraissent en ac épanché dans la plèvre pénétrer dans le poumon , et être
cuser la diminution. il est important pour le pronostic évacué, parles bronches. Heyfeldcr pense même que ,
et pour le traitement de ne pas se laisser abuser par les dans la pleurésie chronique, la guérison s’opère plus
apparences. souvent par ce moyen que par la résorption graduelle
La résorption du liquide épanché s‘opère ordinaire qui , selon lui, est très-rare. On a cité des cas dansles
ment graduellement, et sans donner lieu à des phéno quels le liquide fut évacué en même temps par les bron
mènes excrétoires anormaux appréciables; dans quelques cites et par une Ouverture spontanée de la paroi thora
cas , cependant, on observe des phénomènes dits criti— cique. M. Cruveilhier a vu un malade être étoufl‘é par
ques, et l'hydrothorax disparait rapidement à la suite la brusque irruption d'une grande quantité de pus dans
d‘un flux intestinal ou urinaire, de sueurs copieuses, les bronches. lit. Sédillot pense , cependant, que la ter
d'une exhalalion bronchique abondante. On trouve dans minaison la plus heureuse de l'hydrothorax, est celle qui
les auteurs anciens des exemples nombreux de ces termi s’opère au moyen d'une fistule bronchique.
naisons critiques. Belloste, Billard (Bail. de la Sac. de: ‘On trouve dans les auteurs des faits fort extraordi—
se. méd., juin l810) , en ont rapporté de tort remar naires , dans lesquels i‘épanchement pleurétique aurait
quables. Ces faits ne doivent pas être acceptés sans un été évacué , en nature , par les urines (Diemerbroeck,
sérieux examen. Anat., iiv. |, ch. 17, p. 98; Bruchner, Diss. Inaug.ststens
Le rétablissement des signes piessimélriques et stétbos solutionem cmpyematls par mtættonem purulentam;
copiques normaux . de l'intégrité des fonctions respira Halte, 1762),par les selles (Jamierson, Men. essay, I. v,
toires et circulatoires; le retour des côtes à leur direction p. 522;. M. Chappe recontc qu'un empyème se termina
et à leur courbure primitives, annoncent que l'épancbe heureusement après l'ouverture d'une tumeur hypogas
ment a été complètement résorbé, que le poumon est trique, formée par le liquide qui était primitivement
revenu à son amplitude primitive, que la plèvre n‘a subi contenu dans la poitrine (Ruilier , lac. ctt., p. 7l). Ces
aucune altération consécutive. faits , qui sont d‘ailleurs fort douteux, ne doivent, dans
Évacuation spontanés. —— Le liquide peut se porter tous les cas , plus être considérés aujourd‘hui comme des
spontanément à l'extérieur , directement à travers les métastases, et ne peuvent être compris d’une seule ma
parois thoraciques. M. Rullier (toc. cit.. p. 70) a vu, sur nière. il n‘est pas impossible, en effet, qu'à la suite d‘id
une jeune fille afl'eclée d'un hydrothorax , suite de pied hérences contractées entre le diaphragme et l'un des or
résie , une tumeur se former sur la partie latérale et in ganes abdominaux, il s'établissc entre la cavité pleurale
férieure de la poitrine, deux mois et demi aprèsl'invasion et le rein, on une portion du canal digestif, une com
de la maladie.Cette tumeur grandit rapidement, s‘ouvrit munication qui permette au liquide d‘être évacué parles
d'elle-même , et donna issue à une grande quantité de urines ou par les selles.
matière séro-purulente et de flocons albumineux. Au Évacuation artificielle de l’hydrothomz (voy. Trat
bout de quatre mois et demi, la guérison fut complète. tement).
M. Fréteau (mém. cit.) a rapporté un cas analogue. Diagnostic. — Le diagnostic de l'hydrothorax est
'Schcnckius a vu un hydrothorax double, guérir après l’ou— complexe. il présente , en efl‘ct , les questions suivantes
verture spontanée de deux tumeurs qui s'étaient formées à résoudre : tŒxiste-t-il un épanchement pleurétique?
au—dessous des mamelles (Obscw. medios‘n., lib. Il , 2° Quelle est la quantité du liquide épanché? 30 L‘épais
obs. xv, p. 152). Castrycl; a vu une ouverture spontanée chemcnt est-il simple ou double? 4° Quelle est la nature
donner issue au liquide contenu dans la poitrine, et à du liquide épancbé? 50 Quelle est la cause de i'épanchc
un fragment de côte qui avait été séparé par la carie ment? Les deux premières de ces questions sont intime
(toc. 011.). c Une circonstance fort remarquable dans ment liées l'une à l‘autre , et. pour y rép0ndre , nous
l'histoire de ces perforatibns spontanées, dit il]. Cruveii allons reproduire encore une fois la division que nous
hier, c‘est qu'on les voit survenir, non dans le lieu le avant établie au commencement dc cet article.
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Ε.ι:Ιυιυποε οι οιισοΙΙισ σε Ι'τέρουσΙιεοιεοι. - ει. Ερασι ιοσιιι6 ισ σσμΙσοσ υοιιοιοι Ισ μσυιιιοσ ουσ Ι'οο σσσοσ συ
οΜπιστιι τουσ. - Ι.σ μετοουυιοσ ει Ι'σουοοιιιιιισσ μεσ ιιισΙσσε, σε ουι Μι μσυ ΙΙσυ σσου Ισ μσουιοσοΙσ ; εοιΙο Ισ
νεοι υεοΙσε οσσσοΙτσ σο συιεοσυιΙο : Ιου ιτσοΙιΙευ Ρωσικο οισΙσσε, σε τσ_ιειισ μοιοι σε οτιιοΙιιιιυ τσοΙΙΙόυ. Ι.σ ουσοιιισ_
ιιεΙυ υσοι μου οιστουσυ σο σου, οι οοιισ οΙτοσσυισσοε σ σε Ι'σμ:ισοΙισιτισσι ευι σσιετιοΙσσε μσιιΙσΙΙοοε οοι, σΙσ
υσυνεοι συ μσυτ τέυοΙισι σε ισιτε μσιιει· ιυσμετοου σου μετοουυισο συ ιιισι·συ, υέμστε Ισ ιιιιιιιισ σε Ισ εοοστιιύ,_
όμσοοΙιεουοοιυ ιοσισε συυει σΙυσιισσσιυ. Ι.ευ ιοάσει:Ισυ οοΙ, μοιυοοε σειισ ΙΙοσε τεμτέυσοιε Ισ σινε:ιυ υομέτισοι·ιΙο
σε οσουισισσι σοουσε μου σσσυ Ισ τευμιι·σιισσ, οσου ΙΙουισε.
οσοι σ'σιμστετ Ισ μσιιτισε,ει ιτσονσσι σουυιισ σσσυ οοιιε σ. ΙΞμοποοετοοοι τυσμευ.- ιο Εμ: οσΙιεοιειιι τσοεοΙ..
ςηιΙΙΙιΙ , ευ Ι”σΙυιισι Ι'σονοτιοτε συ οσσσντε, συ Ιιοιιισσ - Ιει συ οιιυει·νε σου υιοοευ ιτευ-μτσυσσεσυ : ισ:ιιιισ
σμσι·ιοΙιό, σσσοεσι ἑι εσυ εσΙΙει:ιισσυ Ισ οσοι σ'όμουσΙιε σσου ιοου Ιου μσιοιυ συ ιΙιστσι, υσιιιΙΙΙσ ιιιιιιιιτε, σεσμΙισιιιε,,
στιεπι.ι Ιοιετιιυ. Μ. ΠΙΝ: συυυτε,οεμεσσιισι, ουσ σου όμτιο υεΙσο Μ. σου; ιιισΙυ ι'Ιη·στσιιιστσι μεοΙ. σιτε σσοι'σοιΙο
σΙιετιισοιυ μειινεσι σ'ειΙιστετ σ'οσο ιιισιιιστε οσιειΙιΙο οι Ισ ιινοο ου ἐμσιιοΙιοισοοι οστιυΙσέτσΙιΙσ, εινεο οοε μοεοοισσιε
υσοστιισ οι Ισ στου τευμιτσισιτε, ει. σοΙισμμει·, μστ οσουσ σο υεοσοσ σιι συ ιτοιυΙσοιε σει;τό,
οοεσι, ἑι Ι“ΙονευιΙσειιισο Ισ μου σοΙσιτέε: ο Οοο: μουΙεοτυ θειου Ι'όμ:ιοοιιει:ιιεσι σσουΙσότσΙιΙε, Ισ ισσιιισ σοουμε
υο_Ιειιι, συ σε οιέσεοΙο, οοΙ σιισισοι υυοοσοιιιέ, Ιου σου σ μου ισιιυ Ιου μσισιυ σε Ισ μσιιι·Ιοε, ιιισΙυ εΙΙσ σε υε σό
οσο ιιγστσμΙυιε συοΙιε , ιευ σοιι·συ σ ουσ Πεντε οι·σνσ , οισ μσοε μσιοι υιιΙνσοι Ισ μσυΙΙΙσσ ουσ Ι'σο σσυοσ συ οισιιισε:
Ισσιευ οοι,σεισυ Ιου σει·σιετυ _ισοι·υ, υ'σισιεσισσοσιομσοοεσε, οσΙσ σ Ιιευ οι , ιιοινσοι Μ. Μ'σΙΙΙου, σου Ισ νστιι6, ευι
εσιιιιιιε ΙΙ σει ι'τέουσιιι σε Ισ οσο, σε υγοιμισιοευ σε μισο εσ σοσιτσσιοιΙσσ υοτ σε μσΙοι σνεο ΙΙΙ. οπο. Βιιου Ι'όμσιι
ι·συισ, οσου ο'ιιι0ιι8. Ιυυοιι'ειυ σετσιστ ιιισιοεοι, μο οσο οΙισοιεοι οσουισστσΙιΙε, σι·σΙσσιτεοιοοι, σιιυεοσε συ στου.
υιιιιετ σ'ιιΙιότσιισιι σι σοου Ισ υσοστιισ, οι σσου Ισ Ι›τυΙΙ. ι·ευμιτσισιτε, μσι· οσουσουσσι μσισι σε ιισοιοσ ιοΙ›σΙτε,
ι·συμιτσισιτε, ει μουτισοι, σ Ι'σοιομισε, οσυυ ιτσονισου μσιοι σ'έΒσι›ΙισσΙσ. Ρστ Ισ ιιιεουοτσιΙσσ ει Ισ μσιμσιισσ
οοεΙοοεΙσιυ Ιουου'ά απο Ποτε ει μεμε μια σε ΙΙοοισε, σο σΙιιιοσι υσοιισοι σου ιιιοιιου οοε οσου :ινσου Ιιισιοοέι =›
υσΙι υστεου, υσιι υστσ-μοι·ιιΙεσι ο ι Ιου. σο., μ. 578). Νε συ·υμοσε ευιτσισε, σσμΙσοοοιεοι σου στοιισευ σΙισσοιισσου
μσυνεισι ι:ι·ισιιτε εσ σουιε, οοιιιοιε συ Ισ μεουε μισο, Πισ ει ου σουτ, ωσιευυε. Ιττσι;οΙστιισ, όΙσιοοεισσοι σου Ι›σι
»Με σ'ευμοι·σιΙσιι σε Μ. μου, σσου οι·σμσου ουσ σε ισιιισοιυ συ αουτ; τΙσσ σε ισοι. οσΙσ οι.
ιοέσσοιο ο ιΞιέ εισοέτσ σσσυ υσσ σνειΙοσιισιι σο Ιιοοισε. Πιισυ Ισ μσεοοισιιΙσ, ΙΙ συΙυιε σε Ισ φωσ ει συ υσοι·ΙΙΙε
θετισυ, σου όμσοοΙιετιισσιυ ιτευ-τυσσιω μειινειιι σε σιέτσΙιετ ιοΙι:ιιτε, τοσιυ μσιοι σ'όι;σμΙισοΙσ; Ιου υΙοοευ υιέιΙισυεσμ
σου ιονευιιοσιισσυ σευ Ιιοοιιοευ Ιευ μου τετυου σ:ισυ Ισ ουευ σι μΙευυΙτιισιτΙοοσυ σε υε σεμΙσοεοι μσΙοι. (Ιου ωτοσ
σιιιεοσυιΙο;ιτισΙυ ΙΙ οοουμστσΙι‹ΙΙΙΙΙοιΙε σ σσοιειιτε ου'οοε του σιου-ευιιειυ σε υσσι, ισοιεισιυ, μσυ εοοστε εετιιιιου,
οουσιιισ σε ιιουισε υ'όιενσοι σ απο Ποτε οι μεμε μου, ει ιΙυ ιι'ουιυιετσΙειιι μου υι, σσου Ι'έμσοοΙισοιεσι ιιισγεο τσ
μοΙυυσ ευιυιετ σ:ισυ Ισ μσΙιτισε που σΙιστετ Ιε Ιιτοιι τευ οσοι, ΙΙ η σνσιι μτευοοε Ισιοσιυ σ'έεσμΙισσιε, σΙουι οοε
μιι·σισιτε, οι υοι·ισυι Ισ υσοστιιό. Νσου υσι·σσιι μισο ουσ, Ισ μτόισσσ Μ. ΜΙΙσιΙΙει, ει ο, σ'οο σοιτε εμέ, οσιιιιοε Ισ
Ιστυου'σσ Μουσε σ'συμστετ Ισ μσΙιτισε, σου όμσοοΙιε νεοι. Μ. σου, Ιου στου” μΙευυιοισιτΙοοευ οι υισιιιουοσμι
ι:οεοιυ ιιισο·ιε σιισσσσοιυ μεονεοι σιτε ιιιέσοσιιου, μστι:ε οοσυ σε υε σσιιΙειοοσι μσιοι. ΙΙοε μοεοιοσσΙε ουι, σττινέε
ου'ΙΙυ σε σσοσσσι σου σ σοουσ ιι·οοΙιΙσ ΙσσοιισοιιεΙ; ιτισΙυ σ Ισ μέτισσε σ'Ιισμσιιυ:ιιΙσσ, σοοομε υσ μσοοισο ισυι εο
ιισου μεσιισι:ιυ σουυι ου'ΙΙ ευι ιοο_ισιιτυ μουυιΙιΙε ει ιιισοιε ιΙετ, ιΙσσσε Ιιευ ο σου ιι·σοιιΙσυ οσιιέτσου Ιιεσυσσομ μου
ισοΙΙσ (υ ουσιου σο σσισμιο:ιιισιι) σε οσουιιιιετ Ιευτ σκο Ετσνευ, σ οοε οσοσ Ιιεσιιοσομ ΙΙΙου οσουΙσότσιιΙε σε Ισ τευ
ισιισε μστ υιι σιισοιεο μσευιιούιτιοιισ ει υισιιισυεσμοοε μιτσιισσ; εοσσ, Ιου οσοιοισιυσι·σιΙΙ'υ υσοι στοετευιι , ειο.
Μι "σε υσΙσ. _ Μου Ι'ΙιγστσιΙιστσυ οισγετι ει τέσεσι, Ισ ΙΙοοΙσε σ'ουι
οτι ποσοι: σσου Ιου σοοιεσυ συιευτυ, σσου'Βστ;Ιινι, Μοτ μσιοι τσουΙ σ:ιου Ιου μ:ιτιισσ Ιου μου σέοΙΙνσυ: σο σε μεοι,
εσεοΙ, ΡσοστοΙε, ΡΙυσο, ει οισοιε σ:ιου σου εοτΙνσΙου μΙου μοι· οοουσοοοιιι, σύιετιιιισετ σου οΙνειιιι υομέτιεοι·, σι ένσ
ιτεσσετσευ, ισΙυ ουσ ΒσετΙισσνε, Ι.ει·σΙΙΙσ ( ΝοοσεΙΙε σοσ Ιοετ υσ ουσσιιισ; Ι'σιοσσυε σε Ισ ισσιιισ μουττιιιι Μιτου
Ιτίτιε σΙιιτοτ·οίοοΙε, ι. τι, 575; Ρσι·Ιυ, ΜΙΣ), σου οικοτ οτσΙτε ουσ οσιισ οιισοιιιο σει οσουΙσότσιιΙε, ο Ισ υσοισιε
νσιισου οστοΙ:τευυευ σσσυ ΙευοοσΙΙευ σο νου. οοε σσυ εμιιο ιυιισιτε σε νεσιιιι σσισσσιτετ Ισ οσοιι·σιτε.
σιιειιισσιυ σιισιισσοιυ σοι σε οσοιμβιειιισοι ιοσεσοοου Σε ΕμοτιοΙιειτιεπι ιοσμετι σκοπο. -- Ιοι Ι'ιηιΙτοιΙιοι·σι
μειισσοι Ισ Πε; οισΙυ ουσ μεοι-σο εσ οοοοΙοτε,υι σε ο'ευι σε μουττσιι σιτε οσυι”σοσο οιι'στεο οοε μοσυτσοσιε ο Ισ
οοε Ισ σισεοσυιΙο σε Ι'Ιιγστσιιισι·συ τεμσυε ευυεσιιεΙΙσοιειιι μέι·ισσε σ'Ιισμοιιυσιισσ :σσσυ·Ιευ σευυ σου, σο σου, του
υοτ Ι'συσιοεσ μΙσυυιιοσιτΙοοε ει υισιιισυεσμιοσε σε Ισ μοι ιΙιε μτσσσοι:σε οι υοιιι·ΙΙσ ιοικιιτε; ισσιυ σιιου Ισ μοεοοισ
ιτιοσ9 ΙΞυι-ΙΙ σισιισσοι ου'σ οοε εμσοοσ σΙσιοσσε σε σσου, με, Ισ υσσιϊΙσ ιιιΙισιι·ε ευι υυτισοι τιιιιι·ουσ σσου Ιευ μσισιυ
σο σιι οισοσσιιυ σου έμσοοΙισιτιεοιυ μΙσοτσιιοοου, Ιστυου'σσ σοιιουσΙυ οστι·συμσιισ Ισ υσσ που, ισσσΙυ ουσ, σ.·ισυ Πιο
πιο εοοστε .Ισυ. Ι·'τσοσιι σοιισσσετ ουσ Ιου υιοτιευ Ιου του» στσιιιστσυ, ΙΙ ευι μου ο:ιτσοιότιυσ συ-σευυου συ σΙνεσυ συ
σωστο: ο Ιου @σε τ·εσσποοπτε, σου: ομοσ: ουσ /σιιτπιι ΙΙουΙσε; οσοι Ισ μσειιοισιιΙε, Ισ ΙιτσσειιομΙισοιε ευι μου
Ισ υσιτιπιεΙΙ συ ιτιοΙσσε, σου σεεοσιιο.υ, οισ.ι ΙιτσοεΙτ μτσιισσσσε, οι ΙΙ σο· σ μσισι σ'ό;;σμοσοΙσ; Ιου υι·οιμισοιευ
σΙσοιε, σ Ισ νότιου: ο 0ο σ ι·ειιιστουσ σου Ιη·ιΙτομΙσιευ σου ο 6σσι·σου
' ο ΙευιτσυΙιΙευ
. _ του
, Ρ Ιι·σισιτευ Ι υσσι Ι σου 8 τσνευ Ι Ιου
μΙεντευ υσου οοε Ισ ιιιστσιι, οσσνεσσΙιΙειοειιι μει·οοιε. οι οσισισειιιστσιιιυ υσσι σιΙΙΙει·οσιυ; εσιιυ, Ιευ υΙοσευ υιόιΙιου
εοισοστε ου σου μΙου σιιυσοι· ουσ σσου Ι'σισιυσισ. ν Μσιυ οσμιουευ οι μιευιστοσιτιουευ σε υε σεμΙσοεοι μου. Εσιιε
ευι-ΙΙ συισοτσ'Ιιοι οτι ιιισσοοιο οοι μοιυυε σισιιιστ ι`σι σ σοτιιΙσι·σ οΙτοσουισιιοε ευι οιιιτσοισισεοι Ιισμοτισοιε, οι
οοε μστσΙΙΙε συυστιισσΡ - - ο'συι υσυνεσι ΙιεΙΙε υουΙο ουσ Ι'οσ σου σ'σι·ι·Ιι·στ σ ου μου
Νσου στσγσου οοε, σσου Ι'όισι σοιοεΙ σε Ισ υοισοεο, ιι σιοδιιουιιο. Ευ εΙΙΙοι, Ι'ύοσμιιυοιε ιι'σΧΙυιο μσισι ιοο_ισιιτυ
ίσοι σσοιειιτε ου'οο άμσιιοΙΞεοιετιι μΙευτσιιουσ, οοι σ'έ σσου Ι°ιη·στσιΙιστσι, Ισ Ι›τσσοΙισμΙισυΙσ μεοι σε μσυ σιτε
σου σ οσε ΙΙντε, συ τσσοιε σ σοοιε σοοευ, μεοι ισοισοτυ ιτευ-ισστοούε σσου Ισ μσεοτιισσιε; Ιου υγιομισισευ μισό
σιτε ι·εοσυσο. μστ υο συσοιεο οσσνσσσΙιΙε. Νιου Μοτο τσοκ, Ιευ ιτοοΙιΙευ τσυμιτσισιτσυ, υσιιι ιιστΙσιιΙου Μου Ιου
Ιοσιουσ μου οσοι. Ιου υιοσευ ΙσοτυΙυ, σσου οε σου, μστ Ισ σε” οι:ιΙσσισυ; οοιιο, ΙΙ στο σου μοσοιοσσιευ ουΙ σε υσσι
μετουυυισιι οι μειτ Ι'σιιυουΙισιισο. ' μου συσσισμομιισσυ σ'οοε συμσοιοι·σιΙοσ οσι·σσιστΙυιΙουε.
Ι.'ΙιγστσιΙιστσυ ουσιε σε μεοι "στο σιτε οσοιΙσιισυ οπο 'Ι'συισυ Ιου σου σσσο ου'οο υστιι σσου Ισ σσοιε, ΙΙ Ι'σοστιι
μ, ροωμοσιε υ σο οσοι, σσου Ισ μτειιιιστ σωστό σε ΙΙο σνσιι· τεοσιιτυ σο σόμΙσσεισεσι σο ιοσΙσσε. ΜουΙ, σμτευ
ΙΙσοιι:ιισιισσ μοΙιοσσσιτε, ΙΙ σο· σ μσΙοι σε ιιισιιισ, ειΙσιι στου οσσιισιέ, Ισ ισιιΙ:ισε σισσι συυὶυ, σε Ισ οιιιιιιέ σι συ
σοιεοσ συ πιο στέμιισσι; σουυ Ισ υεοσοσ Μοτο, Ισ ισσ υσιιιΙΙε ιυΙισιτε ιι Ισ μστιΙε μουιστιειιτε σε Ισ μσιιτιοε, σου:
ιμέ ε" 0°ι”Μόμοιήο, ει Ισ Ιιτοἰι νόυΙουισιτε σει τειιιμσοσ ουσ ιέιεοσυσ μου συ ιοσΙου οσουΙσότσΙΙΙε, σο Ιοι·σ οσο
μστ σο υσοΕσε ιυιισιτε; ιι συιυιε σε μου σε Ισ Ιστοσοιισ οιισι· Ισ ιτισΙσιΙο υοι· Ισ νεσιτσ , ει υυτ υο μου ΙοοΙΙσό σου
ριωμε : στ, ιΙσιιυ Ι“ιιγστσιΙισοσυ Μισο , σο οοιιυισιε ουσ μεσυ ο Ισ Με; ο σΙστυ, σσιιυ-οειιε μουιιισο , σο σε τε
φωτο μου μτσοοσοσε, οοε σιιιιΙσοιισο συ στου τευμιτσ.. ιτσυνε μιιυ, ιι Ισ μοι·ΙΙε μσυιέι·ιεοτε σε Ισ μσΙιτΙοο, Ιου
ισιτε, οι οοεΙοιισισιυ οσε Μουτ:: σι;σμΙισιιιε, το:ιιυ οι τσΙε Μουσε μΙουυΙοιὐιτΙοιιευ ει υισιΙισυοσμΙοιιευ ου'συ γ :που
οτόμισοι, οι ι·συμιτσιισο Ιιτσοοιιιοιισ, οι Ι›ι·σσοΙισμΙισοιε, ιι·συνόυ μτσοσιιετιιισεσι, ισοιε εεμοοεσσ σσοιε σει με; υ
οι εοιιτι οισιιισ οοουισει·σιυε. οσοι Γόμ:ισειισοιεσι , οι υ·σι;ιι σ'υο έμειοοιισοισοι.
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La quantité de l'hydropisic est mesurée par la ligne M. Amiral a rapporté plusieurs exemples d‘épanche
qui sépare la matité de la sonorité. ments formés par du sang presque pur, qui n'avaient
Malgré ce que nous venons de dire, il faut reconnallre. point été soupçonnés. u Pendant la vie ,_ dit. l'auteur de
que dans le cas qui nous occupe, le diagnostic différenæ la Clinique médicale , les épanchement: sanguins ne
liel est toujours délicat et souvent très-difficile (voy. donnèrent lien ‘a aucun symptôme qui pût les faire dis—
Complication: ). tinguer d'un épanchement séreus ou purulent. On ne re
c. Epanchement considérable. -——II ne pourrait être marqua pas, en particulier, la douleur Irèswive que l'on
confondu qu'avec une ho’patisation pulmonaire, occupant dit accompagner la formation de ces sortes d'épanchc
le poumon tout entier; mais dans celle—ci la mensuration mente» (toc. cit., p. 457 ). Yalentin, qui accordait une
et la palpation dela poitrinedonnent toujours des résul-. grande valeur diagn0stiqne à l‘œdème local de la paroi
tats négatifs : on entend du souffle tubaire et de la bron— pectorale correspondant à l'épanchement sércuz, pen
chophonie; les symptômes généraux. les troubles de la sait que, lorsque les parties tun_séflées olfraicnt une teinte
respiration, sont beaucoup plus graves; la marche de la violacéo, étaient marbrées de rouge, l'épanchemcnt san-.
maladie est plus rapide, quelle que soit d'ailleurs la ter— guin n'était pas douteux. Sahatier, MM. Amiral , Bégin,
minaison; enfin les commémoratifs sont ordinairement ont faitobscrver,avec raison,que souventl'bématothorax
diŒérents. n‘est pas accompagné de l'œdème( de la paroi thoracique;
Nous ne nous occuperons pas ici des moyens de distin mais cette assertion ne détruit pas celle de Valentin, et
guer l'hydrothornx de certains épanchemenlspleurétiques nous pensons, avec ce dernier, que, lorsque la paroi tho
enkyste‘s: ce diagnostic différentiel sera mieux placé racique est œdématiée, et que la peau qui la recouvre
ailleurs ( voy. Pnsnnésm. Pleurdsfo partielle ). est flolacée, marbrée, comme ecchymosée, il y a lieu de
Corvisart avoue qu'il diagnostique un hydrothorax con croire que l‘épanchement est constitué par un liquide
sidérable dans un cas où la cavité pleurale était remplie plus ou moins mélangé de sang.
par une masse albumimuæ ( Bull. de la Faculté de Quelle est la cause de l'épanchement? — Pour ré
méd. de Paris, n° de ventôse an lX ). Lallement a rap pondre a cette uestion , il faut procéder ainsi que nous
‘porté une observation analogue( llullier, toc. cit., p. 65). l’avons indiqué propos des hydr0pisies en général, c‘est
Bocrhaave a vu la mémé erreur être commise à l‘égard à—dire qu'il faut passer én revue les difl“ércnts modifica
d‘une masse adipocireuse. qui remplissait la poitrine de teurs qui peuvent donner lieu à un hydrothorax, et dé
puis la gorge jusqu'au diaphragme. u Un malade de l'hô terminer celui dontl'influence s‘est exercée dans le cas
pital de Vienne, dit 1. Franck_, offrait des symptômes tel dont on s‘occupe ( voy. Etlologie ).
lement évidents d‘hydropisie purulente des cavités de la Pronostic.—. L‘hydrotlmrax double est plus grave que
plèvre, que mon père, aussi bien que les autres médecins le simple. Le pronostic est d'autant plus fâcheux , que
et lcs chirurgiens de l‘établissement , étaient du même l‘épanchement est plus considérable et plus ancien, que
avis sur le diagnoatic et la nécessité de pratiquer la pa le sujet est moins robuste et plus âgé. L'hydrothorax qui
raccntèsc du thorax. Déjà l‘a pareil était tout prêt, lors se manifeste brusquement pendant la rougeole , la scar
que la malade fut prise tout coup de violentes convul laline, la fièvre typhoïde, l'état pnerp_éral, après la dis
sions, et se trouva débarrassée aussitôt de tout symptôme parition ou la dessiccation subite d'une affection cuta
d‘hydrothorax n ( lac. cit., p. 316 ). Dionis, M. Bafl‘os, née, est presque lOnjours mortel. Chez les scroi'ulcux. les
ont vu pratiquer la thoracentèse p0ur des hydrothorax phthisiques, l'épanchement est souvent purulenl , et sa
qui n'existaient pas. Nous ne pouvons tirer aucune con résorption n'a presque jamais lieu , deux circonstances
clusion de ces faits exceptionnels rapportés avec trop peu qui rendent le pronostic très-grave ; enfin, le pronostic
de détails, et observés à une époque où le diagnostic ne varicsuivanl la cause de l'épanchement, suivant les com
reposait pas encore sur les données précises que four plications, etc. En général, l‘hydrothorax qui est produit
nissent aujourd'hui la percussion et l'anscullation. par une pleurésie algue, chez un sujet sain, est celui qui
L’épanch0ment est-ü simple ou double?-.— Il est tou ofl’re le plus de chances de guérison.
jours facile de répondre à cette question. sons les réser— Complications. Nous ne devons pas nous occuper
ves que nous avons établies en nous occupant de déter— ici de toutes les a ections dont l'hydmtborax peut être
miner l'existenec de l'épancbcmeut: il ne s'agit. en efl"et. l'un des symptômes, et nous n'indiqucrons que les alté
que d‘explorer avec un égal soin les deux côtés de la rations qui apportent des modifications importantes dans
poitrine, et de leur appliquer les différents moyens de les symptômes de l‘épanchement , qui rendent son dia
diagnostic que nous avonsindiqués. En suivant cette mar gnostic plus diflicile , son pronostic plus grave.
che, on est plus sûr de ne pas se tromper, que si l‘on se On observe assez fréquemment l'inflammation simule
bornait 'a tenir compte de l'observation de .l. Franclt, innée de la plèvre et du poumon ( voy. Ps,nunûsle. Com
qui prétend que ce qui fait reconnaltre surtout si l'é plication ). Dans les cas de ce genre, lorsque la pneu—1
panchcment est simple ou double, c'est la possibilité qu‘a munie a amené une hépalisation pulmonaire, et que la
le malade de se coucher sur un seul côté, ou l'impossibi pleurésie a produit un épanchement, les diverses p0sitlons
lité dans laquelle il se trouve de le faire sur aucun des que l‘on donne au malade n‘apportent plus les mêmes
deux ( toc. cit., p. 307 il changements dans les signes pleasimétriques et stéth0ch
Nature du liquide épanchd. — A Cet égard on ne piques,el l‘on court risque de méconnahre l’hydrothorax.
peut arriver qu'à des probabilités; cependant il est quel Pour éviter l’erreur, il faut alors tenir compte, non plus
ques données générales qui ne sont pas sans valeur: ainsi de la disparution de la matité dans les points qu‘elle oc
on peut établir que les épauchetnents séro-purulents on cupait primitivement. mais de son apparition dans des
purulents n'apparticnnent guère qu'à la pleurésie aiguë points où elle n’existait pas. Un exemple nous fera mieux
ou chronique; mais. d'un autre côté, cette afif‘eclion donne comprendre. ou explore la poitrine d'un malade qui est
' souvent lieu à un épanchement de sérosité parfaitement assis, et l'on constate dans le tiers inférieur d‘un des cd
limpide, et aucun signe positif ne peut faire reconnaitre tés de la poitrine , de la matité et du souffle tubairc ; on
la nature de l'épanchcmcnt : loutau plus sera-t-il permis fait coucher le malade sur le ventre, les pieds étant plus
de supposer que le liquide est séro—purulentou pur-nient, élevés que la tête, et on eXplore de nouveau la poitrine.
lorsque l'inflammation pleurale aura été très-violente, Si la matité a disparu dans le tiers inférieur, il n‘existe
lorsque l‘épanchementcsl très-ancien, lorsque la pleuré qu'un épanchement; si les mêmes signes persistent et
sie se manifeste chez un sujet phlhisiquc ou srrofulcu:, qu‘on ne constate point de matité dans la partie supé
lorsque des abcès se sont développés dans la paroi pecto rieure de la poitrine ni en avant ni en arrière, il n'existe
rale ( voy. PLnntsé5|l ). Quant à la présence , dans le qu'une hépalisation pulmonaire; si les mêmes signes
liquide c‘paoché, d'une quantité plus ou moins considé persistent inférieurement, mais qu‘en même temps on
rable de sang, elle n‘est jamais constatée qu‘à l'ouver constate supérieurement de la matité, il y a tout à la
ture du cadavre. foi: hépatisation pulmonaire et épanchement. Ces nuan
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σει , εεε μετιοεπε ε'ε ετιεοτε ιπειειιεει , ιμιε που: ιε οεμΠΠΠ:ιιτε, εε εεεεετ επ μοιιιποε, ειε. Π.οτιει.ιε Π'οΠιιιεεΠε
οιιιοπι, πε μειινεει ειτε ιειιΠει εε'εειεπι ιιιιε Π'ΠιερειΠιιι ε εεε ιιιιεε ειιει Πε ει:ειιτ, ιΠεει Π'ιιπ εε: οτεεεει εΠιεοιπι
ιιοπ ε'οεειιμε μεΠπι Πε μοιιιποε ιοπι επιιετ, ει εεε πειικ, Π'ΠινετοιΠιοτει εε εε ιιιιιιιιεειε ειιε οοειει:ιιιινειπεει
Π'εμεεεΠιεπιεει πε τετεμΠιι μοιει ιοι.ιιε Πε εεινιιό μΠειιτεΠε. ε εει εμεεειιειπεειι ιέτειιε επ ιΠιιπ εεΠιιιιιιτε ει εε Πε
Πεπι εεε εεε , σε ε'ε μΠιιι μοπτ ιε (;ιιιεετ ειιε :Πει ιι(ιεει εενΠιε ρότιιοεεειε ( νογ.ι. ιι,2· μετι., μ. 8Π0). ιιωι εε
ιεεετιεΠει, Πεεοειιεειι , ιοΠι ιιεε Π'εεομΠιοεΠε, Π'ΠειεπιΠιε μεειοει (πω, ενεο .ιοι. ι·'τεεεΠι, ειι'ΠΠ ΡειΠΠε μΠιιεετ Πει ιπε
εεε ιτοπιτΠεε ι'οπειιοεεειι, ειε., ει Π'εμεεειιεειειιι ειι Πεειει εε Με μετπιι Πει εειιιει Πει πιει )ι·ειμιεειει εε
μτειεεε ισιιιοιιτι ιπεεοπειι. Π'Πιγ.Πτοιιιοτει.
ει ιιεε ΠιερειΠιειιεπ μετιιεΠΠε οοιεειεεΠι εινα: ιιπέμειι ι.'ετωιπει πιοεΜσειιοπι ραιιιοΠοριεεε.ι .ιιιτυετιιιει
ειιετιιεει εεπιΠεετειιΠε, ειΠε εε μοιιττειι ειτε τεεοειιπε εαπ: Πα .ιιτιιειιιτε οιι εαπ.: Πει |οπειιοπι ει Πα ρεεε
εεε Π°ειεε εει εοειιεεειοτειΠιι (εται:)ιπιι ι·οιιιιιει, ειε.,). (Οεπει: 3) μειινεει μτοειιιτε ιιε Πη·ετοιΠιοτει. εεε εΠπιΠ
ι.οτει.ιιιιιΠ ειιιιε εε πιεπιε ιειεμι ιιε ιιγετοιΠιοτειιι επ επ'οε νοιι ειιεΠιμιεΠοιι εει εμεεοπεπιεειι μΠειιτειΠειιει ιε
ιιεε εειιεΠιε ει ιιε Πη·ιΠτομότιειιτιΠε, Πι ειι ιειινειιι Π'οτι ιοττεετ εεει Πε σου" εε Πε τοιη;εοΠε, εε Πε ιεετιιιιιπε
ειιΕειΠε ιιε τεεεπιιεΠιτε εε εετειετ. ΠΠ Μπι ιε τεμμεΠετ (νετ. ι. ιι, Σ· μετι., μ, ιιο ), εε Πε μειιιε νετοΠε, εει
εεε, μοιιτ μτοεπιτε εε Πε πιιιιιιε ιΠεπι Πε τε(;Πεε μτεοοτ εειειειιι, εεε μειπρΠιιΒιιι ειεεεπι.
ειεΠε, ιιε εμεεεΠιετπειιι μΠειιτειι«μιε ιιοΠι εειιι ι'εΠενετ ι ια ιιφρτε.ιιιοπ εε επειειιε εεετειιοπ ιιοπιιαιε οιι
ιιεε Μπιουτ εοετιεετειιιε εε ι.ιιι”. Ωπεει.Π Π'ιηετοιιιο αποτπιειε ι θεο” ι ). - θε ε νε εει ιιγετοιΠιοτει ιε
τει ειι ιτει-εοειιεετεΠιΠε, Πε ιιιεειιοιιΠε ειι ιτει-ειΠεεΠΠε. εενεΠομμετ Π›τπι‹μιειεεει .Με Πε ιιιμμτειιιοε ε'πεε ιιιειιτ
ι.ε εεε μτει:οτεΠει ειι μΠιιι πιει Ποτιιμι'ιΠ γ ε ΠινετομετΠ ΠιειιιιεεΠΠε, ιιμτει Π'ιεεειιΠοπ εεει Π'ειιοπιεε ε'ιιεε ετεεεε
ι:ετεε; Πει ιιειιετεεπιι επ εεειιτ ιοει μΠιιι ιειΠιΠει, μιιιι επεπιιιε ε'ειιιι ι“τοιεε, Π'ιιειεετιιοπ εεει εεεετειετ ΠιειιΠεε,
εΠοιεπέι εε Π'οτεΠΠΠε; Πει ιτειιιιΠει εε Πε ειτοι.ιΠειΠοπ ιοει Π'εκμοιιιιοεε ιιεε ιεπιμότειιιτε ι›ειιε, ι πε εοετιιει εεε,
μΠιιι πιετιιιιει : σε νοΠι εεε εεε εει·εειετοι ειΒ'ετεειιεΠι Πε εοτμι όιεει εε ιιιειιτ ( πεεωικοτω ιειοραιΜειιε εεε
π'οει ειπε μειι εε νεΠειιτ. ιιιιιειιτι ) ι.ιιι Με εε εε εεετε , επι ε'εΠΠΠειιτι ιοει ι'οτι
ιιιιιιι ιιοπι οει:ιιμετοει ειΠιειιτι εε Πε εοειμΠιοειΠοε επι τετει, εμμετιιεεεεει ε σει οτετε ε'ΠινιΠτομιιΠει (νη, ι. ιι,
τειιιΠιε εε Πε μτειειιεε ε'ειΠτ εεπι Πε μοιιτΠεε ( ν”. Πνευ Σε μπι., μ. 8ΠΠ. ).
ιιο·τιιοειε ). ια τερειιιιοπ η)πιραιΜειιε ε'ωπε "πωπω (Οπ
ΕιιοΙοειε. - Νοει ιιιΠντοει, εεπι Π°εειιιπετειιοπ εει επιι 5) μειιι ηιιεΠειιειοιι μτοειιΠτε ιιε ΠινιΠτοιΠιοτει. σε"
εειιιει εε Π'ιιγετοιιιοτει , Π'οτετε εεε ποιιι ενοπι εεομιε εΠειι ειι'ιΠ Π·'ειιι ιειετμτειετ Πει ειιεΠεπει Με ειπε Πει
μ2ιιτ ποιτε εΠνΠιΠοπ εεε Πινετομιιιει εοειΠεετεει επ εε επειι σε ε νιι ιιπ εμεεειιεπιεπι μΠειιτειιειιε τεειμΠει:ετ
ε τω. ιιεε Με.: Πιτιιιιμιειεεει ειιμετιιε, ιιπ ιεεεειε ιμι'επ ενειι
ι ε Πμετοιιιοτα.ε: πατοΙιεταιιοπ ει:: ιοιιεει (6'ια:ιε ιιε). ιοτιειπεει εοπιμτιιιιε ενεε εει Πιεπεει ( 8ιοΠΠ, ι·τωιωι..
ε- Π.°ιιι|ιειπιπιειιοπ ιοιι αίρει, .τοϋ οιιτοιι€ειιε εε ια ι. ι, μ. 8ι ); Πει Με μιπι εοπιΠιι·επι οιι Π'οε ε νιι ιιε εγ
μιευτε ( Οπιιεε ι··) ειι, εεει ιιεε Γοτιε μτομοτιΠοπ, Πε ετοιΠιοτει ιε ιοτπιετ τεμΠεειπεει εμτει Πε ειιρετιιιοπ
ι:ειιιε Πε μΠιιι Γτειιιιεπιε εε Π'Πιι·ετοιΠιοτει, ει Π'οε εοπεοιι ιιι·πιειιε ε'ιιε εεεειιιειπε . ε'πε τιιιιπιειιιιιιε ει”, εε Πε
εεε Ποτε εεε ιοιιιει Πει ειιιιιει εε Πε μΠειιτειιε μειινεει ιπ εοπιιε; Με. Πε εειιΠεεειΠοε ε'ιιε εεεέτπ:ι, ε'ιιε μετιιμιιι
εΠτεειειιιεπι ειέιοττειεει· Π'ιιγετομΠιιε ιιιοτεοιειιε (ωχ. ειιι εοεντεει εε (;τεπεει ιιιτι:ιεει , Με Πε ιιιμμτειιιοιι
Ρι.ι:ειιιιιιιι ). Π.°ιιγετειΠιοτει μετ μΠειιτειιε ειι μιιιι ισπ ε'ιιεε ιιιμμετειιοε ιιειιιιπεΠΠε ( Μ)ετοιιιοταφ ιιιέιε.ιιαιι
νεει ιιιιιμΠε ιιεε εοιιιιΠε , μΠιιι ιοενεει ετοιι εεε εεεειιε, :με εει ειιιειιτι) (νει. Πε ε'οιπρεπε., ι. ιι, ε· μετι.,
πιει ιιτέειιεει εΠιε; ΠΠιοπιπιε ιιεε ι:Πιε: Πε Π'επιπιε (νη. μ. 8ιι).
Πιιειιιιιιιιιι) ; Πει ιεπΠ, ι μειι (πω, μειιι ειτε εοπιιιιιιε μετ Σ· £ιμετοιιιοτε.ε μεταιιετειιοπ επ "Με (ΟΙα.ι.ιε 2).
ιιε ΠιιιιιΠεε ιετο-μπτεΠεει, μιιτιιΠεει, ιεεειιιεοΠεει οιι 0π ε οΠιιετνε εει Πινετοιιιοτει ω: εει ιιι_Πειι ..εωει εε
εεπεΠειιι. (Ξ'εει εεεοτε Πει ειπε ΠεεπεΠ Πε ιότοιιιε ε'έΠενε Πε ειι(Πεειε εε Βτη;ιιι,εε ιιεντε ιγμΠιοΪιΠε, εεε: εεε τεεΠεεει
Πε μΠιιι ιτι!ειιειππιεπι ε ιοπ πιειιΠιειιιπ εε επεπιιιε. (Σε επι ενειει·ιι εμτειιτε εε ετεπεει μετιει εε πως. εε ιιεεε
π'εει εεε ΠοτιεπεΠ'εμεεεΠιεπιεπι ειι επειεε ει ιτει-εοπιι ε νε πε ιιγετοιΠιοτιιε ιιιι·νεπιτε Πε ιιιΠιε ε'ιιε ιιεε Πιό
εετειιΠε , εεε επ ΠιειιΠεε ι'εμιιιιεΠιε εεει ε'ειιιτει ειινΠιει πιοττιιοϊεεΠ ιτει-ειιοεεεπι (Ιιαιιο ειιιεεεει, μετι. νι,
ιέτειιιει (ρετιεατεε, μετιιο(πε) ει εεει Πε ιιιιιι εεΠΠιι ι:Πιεμ. ε). Πιοιιι εε τενιεεετοει μιιι ιιιτ Πει εοπιιεύτιιιΠοει
Πειτε. Π.'ιεεεειε ειι οτειπειτειπεει Πιοτεε επι μετοιι μεσ επι ιο τειιεειιεει Ξι εεε ιοτιει ε'ιιγετομιιιει (ιη. ι. ιι,
ιοτεΠει ει ειι πιεπιιιτε ιιιμει·ιειιτ εοττειμοιιεεπι ε Π'ύμεε Ζε μετι.. μ. 8ι2-8Π8.
ι:ιιεπιεπι. Π..ει μΠεντε ειι Πε ει-έ(;ε εε εΠνετιει ειιέτειιοει Θ, Ημετοιιιοτιια: Μοετιιο .ιεειι (0ιοιιε 3). -- ιΠεπι
ειιι εοπιιιιιιεπι Πε εετιιειετε εεειοπιιεπε ειιετιιιει εε ι:ειιε εΠειιε ιε μΠεεεει Πει όμεεειιεειεπιι μΠειιτειιιιιιει
ι:ειιε ρτεπιιετε ειμεεε ε'ΠινετοιΠιοτει. Α οει ειμαι, ιοιιιε εοει Πε ιεεεεειιειε εοιιι εοΠιιιμμε εεεοτε εεει Π'ειει:ιειιιεΠ
Μι, εοιιι εενοπι τεμμεΠετ Πει τειετνει εεε εοπι ενοει εε Πε ιειεεεε; Πει ΠιγετοιΠιοτειι μτοεπιιι μετ Π'εεειιιιε, μειτ
Πι.ιεΒιιεπιεπι ειιμοιεει :.ιιΠΠειιτι (νη. ι. ιι, Ζε μετι., μ. 807). Πει εεεετεειει εεειιειιει, μια ιιεε εΠιειεειειιοε ιειιιιιι
ο €'ειι επιτε ιιεε ειιπρΠε ιττισειιωι ιεετειοω ει ιιεε ιεειε , τεεΠιειεε (ιιτοειιειι) , μετ Π'ιιιεεε εε εοιιιοπι ιιπ·
Ππιιιιπιπιειιοε ίτ.ιπεΠιε, ενοει-εοιιι ειι, ιιεε ιε ι›τιΠεεεε πιεειεει (Με. Πι'ι·:ιιιεΠι); Πει ιιγετοιΠιοτει εε‹Πειπιειιει εε
ιιοι.ινεει Π'Πηιετομιιιε ηιπμιοπιειΠειιε ε'ππε ειῖεοιιοε εεε Πε ιΞειεΠοι;πε (Βοπιετο, ιο .ιοιιτπ. εε πιω., ελίτ. ει
ιετειιιει. » 0τ, ΠΊττιιειιοε ιέετειοΠτε εε ιε ιτεειιιι μετ μιιετιπ., πιει ιιεε», ειιεΠειιει ιιιιιι εκεεμιιοεεεΠι ει Πε
ειιειιπε εΠιέτειιοπ εε ιιιιπ εμμτεειειιΠε , ει εε μειιι ειτε ιεττει οιι εεε ιιγετειιιοτει επι ειε ιιιιτιΠιιιει ιι πε ειΠ”οτι
εεειιιε εεε μετ Πεειιοι.ιοπ : ΠΠ επ τεει.ιΠιε ιιιι'οιι ιετε ιππι Με μοιιτ ιοιιΠενετ ιιε Πετεεειι (πω. και. απ., νει. ν ,
νεει Π'οτι ειπιιεττειιιΞ μοπτ εει:ιεει· ιι Π'εμεετιιειπεπι εοιι Με. 1ιειν), ε Πε μτειεπεε ε'ιιε εεΠεεΠ ειπε Πε τειπ ιιιτιιοΕ·
οιι πε εοιι μοι ειτε τιιμμοτιε έιιιεεειΠΠεειΠοε σε Πε ιετειιιε; ιπεεε , ει". εε ιιι)ετοιιε ρεειο·τιι α πωπω εαιειιιο
ιιεε εμμτεοιειιοπ ιΞοΠεΠτεε εε ιοιιιενι Πει εΠτεοειιεεεει εε 0τίι4πεο ; ΟΠειι., πω) . ε Πε εεεεεετειι:εεεε αιτιιΠειιι
Πε πιεΠεειε μεπι ιειιΠε εοπειιιτε Πι εειιε εειετπιΠεειΠοε. πειιιε επ ειεμιιτει;ιπε (ετσι. Με. εε ιιιεε., ι"ιετ., ι. ει,
ι..'εμεπεΠιεπιεπι ιιεε μτοειιιι επεΠειιειοιι Πε εενεΠομμεπιεπι μ. Με) (νοι.Πε ι3οειρειιε.,ι. ιι, 2· μετι., μ. 818-8Π8).
εε ιπΠιετειιΠει μιιΠειοεειτει ειι-εεεεοιιι εε Πε μΠεντε, επ ιιιΞμειοει , επ ιετιιιιεεει, ειι'ενεει ε'ειιτΠιιιιετ ιιπ Πιγ
Π'ειιιεπεε εε ιοιιιε ΠειΠοπ εμμετεειε εε εειιε ιιιεειΠιτεεε, ετοιΠιοτειι ι ιιεε ειιιτε ι:ειιιε επι ιιεε εΠιέτειιοε εε Πε
οιι ιιπ εεεπιμΠε ε'ιιγετοΜετα:ι: Ρετ ε·πωιωε :έστε ιότειιιε, ιι ι'επι ιιιιι_ιοιιτι τεειιετοΠιετ ενοσ Πε μΠπι "Με
πειτε. :Με ι'ΠΠ π'ειιιιε ειιειιεε ιτει:ε ε'ἰειιειπειειιοε εε Πε
1.ε.ι οοιιιιεΙει ε ια ειτοιιιαιιοπ οιιιιειιιε ( θεειιιι ε) μΠεντε , ειιειιεε εΠτεοπιιεεεε επι εοινε Π'ειτε εεπιειιτε
ιοει ιιεε ιεεοεεε εειιιε ειπε οοπιπιιιπε ε'Πιγ‹ιτοιΠιοτε1; ιιεε ιττιιαιιοπιύετειοιτε εε εειιε πιεττιιιτεεε. '
Π'εμεεεΠιεπιεει ειι μτειειιε ιοιιιοι.ιτι εοιιιιΠε, ει οοειιειπ Τπιιιεπιειιι. - ι)οειιπε ιοιιιε ιη.ιτιμι.ιε, Π'ΠιγετοιΠιοτειι
ιπειιι Ματιά πετ ιιεε ιότσιιιε ΠιιεμΠεε. Π.οτεειιε Π'οιιιιεεΠε οετε ιτιιιι ΠειΠΠεειΠοει ιΠιότιι(›ειιιιιιιιει μι·ιε‹:ἰμεΠει :
Με μτιπιιιιιεπιεει ιιιτ Πε ειτοπΠειιοπ μιιΠειοεεΠι·ε, Π'Πη·ι ε· (.”σειιιαιιτε Πε ειιπ.ιε εει'Ιιμετοιιιοτε.τ. 2ε Ρτουοειωτ
ετοιΠιοτε: ειμμετεΠι ενειιι ιοιιιε ιιιιιτε εοΠΠεειιοε ιότειιιε; Πα τειοτριιοπ εε ΜΜΜ ερωιοιιε. 30 Ευασιωτ ιι ωμιωε
ε επ ειι ειπιι ειπε επεΠιμιει σει εε ετοιιμ, ει: Π›τοπεΠιιιε ε ι'ε.ειετιεπι· ιοτιεεε Με σπιτι.: πιομεπι οιι: απο”.

Βιιει.. ιι::·ν. -
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Combattre la cause de l’hydrothoram. — Nous ne ou de plusieurs caulères ou mous , et surtout l'établis
pourrions que répéter ici ce que nous avons dit à pro. rament d‘un séton sur la poitrine , produire ttn change
pas des hydropisies considérées en général (voy. t. II, mentqu'on avaiten vain espéré d'un vésicatoirc longtemps
2' part., p. 819), et nous nous horoerons à rappeler entretenu on souvent renouvelé. Dans quelques cas , on
les préceptes suivants: il faut, quand faire se peut, pré— a combiné avec avantage ces moyens de dérivation : on
venir l'épanchement en combattant par des moyens a appliqué , ‘a deux ou trois pouces de distance, deux
appropriés et aussitôt qu‘elles se manifestent, les altéra cautères ou deux monts. et l‘on a établi un séton en
tions qu‘on sait de nature à pouvoir déterminer un traversant les deux escharcs. s
hydrothorax; lorsqu‘une fois le liquide est formé, il A moins d'indications précises, il ne faut pas. en géné
faut souvent abandonner le traitement suivi jusqu'alors, ral , condamner les malades à la diète : la débilité est,
parce qu'il devient nuisible. Un exemple nous fera mieux chez eux . plus à craindre qu‘une légère excitation.
comprendre : un sujet est pris de peurésie; un traite Évacuer le liquide épanchc’. — Cette troisième indi
ment antipislogistiqne bien dirigé , des évacuations cation a été complètement négligée, en France, dans les
sanguines et locales, peuvent enrayer la maladie, et ouvrages des médecins contemporains. La lecture des
amener la guérison avant la formation d'un épanche— anciens,et celle des auteurs étrangers, nous a démontré
ment ; si, au contraire, l'hydrothorax survient malgré ce qu'elle méritait un sérieux examen, et nous croyons ren
traitement, il faut abandonner les émissions sanguines, dre un service à la science en appelant sur elle l'attention
dont l'effet serait alors, dans la majorité des cas, d’ang des praticiens. « L'opération de l‘empyème, dit M.Sé
menterl'épancbement ou au moins de s‘opposer à sa dillot dans l’excellente thèse que nous avons citée, l'0pé
résorption (voy PI.KURÉSIB). Il est évident que, lorsque ration de l'empyème nous parait généralement mal con
la cause de l'hydrothorax a une action continue, se pro nue, mal faite et mal appréciée. A peine si de loin en
longeant pendant un temps plus ou moins long, ou per loin on peut en observer quelques exemples dans les bd
manente , le médecin ne doit jamais la perdre de vue , pitaux , ois tant de malades succombent 'a des épanche
et la combattre aussitôt qu'elle acquiert une intensité ments pleurétiques. Nouscroyons cependant que, mieux
capable de déterminer un épanchement. Dans tous les comprise et mieux appliquée, elle ofi‘rirait à l'art les plus
cas , on devra prendre en considération l‘état du sujet heureuses ressources , et déterminerait toujours du son
(vay. t. Il, 2° part., p. 820). lagement et souvent des guérisons inespérées n (toc. cit.,
Provoquer la résorption du liquide épanché. -— p. 7). Cette opinion, que l‘un de nous a déjà émise
Ici encore nous serons très-brefs, et pour éviter des ré en 1838 (droit. min. de méd., 2' série, t. Il , p. 326),
pétitions inutiles, nous renverranslç lecteur à nmre arti. est complétement la nôtre , et nous espérons faire par
cle Humoriste (ooy. t. Il , 2° part, p. 820 et suiv.). A tager nos convictions au lecteur , malgré la réprobation
moins de contre-indications formelles de la part des or que quelques hommes font peser aujourd'hui sur la
ganes urinaires et disgestii‘s, on aura recours aux suda thoraccntèse.
rifiques, aux diurétiques et aux purgatifs: ainsi, on Nous examinerons successivement les quatre points
prescrira la poudre de scille, l'oxymel scillitique , l'in suivants : t° Quels sont les résultats généraux de la
fusion tle poudre de digitale à dose croissante; ce dernier thoracant‘èse? 2° Dans quels cas et à quel moment
médicament est surtout préconisé par les auteurs alle doit-on pratiquer la thoraeenlèse? 3° Dans quel lieu!
mands. Lacunec prescrivait l'acétate de potasse; aujour 4° Par quelprocéde’ opératoire ?
d‘hui on donne généralement la préférence au sel de 10 Résultats de la thoracentèse.-‘-l.es ouvrages fran
nitre, qu'on administre ‘a la dose de 30 à 60 grammes çais les plus récents ne contiennent, à cet égard, que
dans les vingt—quatre heures. On peut en même temps des assertions vagues, et nullement justifiées par des sta
faire prendre au malade, de deux jours en deux jours , tistiques. n La thoracentèse , dit M. Reynaud , est rare—
un purgatif doux: de l'eau de Sedlitz, du sulfate de ment suiviede succès 1 (art. cit., p. 69). I Dans quelques
soude , de l'huile de ricin. Les Allemands,et surtout les cas , dit M. Charnel (art. cit.. p. 39) , on doit hasarder
Anglais , accordent la préférence au calomel. un moyen dangereux plutôt que de laisserpérir le malade
On a encore proposé, dans le but de favoriser la résorp de suifncation, et. tenter l'opération de l'empyème, mal
tion du liquide épanché, le tartre stibié à haute dose gré le peu de succès dont elle a généralement été suivie...
(3 à 5 décigr. dans 500 gramm. de tisane aromatique) On ne doit pas, en effet, se faire illusion sur ses résultats;
et les frictions mercurielles pratiquées sur la poitrine; et si la science possède un assez grand nombre de faits
l'efficacité de ces moyens est fort douteuse. de guérison , il faut considérer qu'il n'est pas démontré
Les vésicatoires , les moxas , les sétons , appliqués sur que , dans plusieurs d'entre eux , une terminaison heu
la poitrine , sont les agents thérapeutiques desquels on reuse n’aurait pas été obtenue par les moyens ordinai
doit attendre le plus de succès. M. Cbomcl (art. cité, res..., et que, somme toute, dans la très-grande majorité
p. 37) a fort bien indiqué la manière dont ces différents des cas, cette opération n‘a pas empêché la maladie de se
moyens doivent être employés : s Le vésicatoire, dit-il, terminer d'une manière fâcheuses (lac. cit., p. 54).
doit être d'une largeur proportionnée à l‘abondance du Dans la discussion dont l‘opération de l'empyème a fait
liquide épanché... il doit avoir six à huit pouces quand le sujet à l'Aeadémie royale de médecine (séance du
l‘épanehement occupe_tontc la poitrine. Il l’autentretenir 18 octobre 1836, et séances suit), MM. Rochonx, Louis,
le même vésicaloire,ou en appliquer successivement plu Barthe‘lemy , Roux , se sont montrés Opposés à la thora
sieurs, suivant l'eifet qui suit immédiatement son applica centèse, sans appuyer leur opinion sur des faits.
tion. Si ce premier efl’et est évidemment favorable, et que, D‘un autre côté , Lacnnec jugeait l‘opération de l‘em—
après quelquesj0urs, le mal redevienne stationnaire, ce pyème sans inconvénient (toc. clt‘., p. 389) : s Je suis
dont on jugera par l’exploration de la poitrine, on don persuadé, disait-il (toc cit, p. 391), qu‘elle devien
nera la préférence aux vésicatoires volants. Si , au con dra plus commune et plus souvent utile , à mesure que
taire, ce n‘est qu‘après quatre à cinq jours de suppura l'usage de l'anscnitation médiate se répandra. s J05.
tien qu’on observe une amélioration sensible dans l‘état Franck , Chélius, MM. Blandin, Velpean ( Médecine
de la poitrine. on devra entretenir le même vésicatoire opérat.. t. lt,p. 250; Paris, 1832), I.isfrauc,Cruveilbicr.
jusqu'à la guérison du malade. ou jusqu'à ce que de Larrey, Brichetean, 'l‘ownsend (toc. cil.. p. 42), regar
nouvelles circonstances fournissent des nouvelles indica— dent la thoracentèse comme n'offrant aucun danger par
tions. Lorsque, par exemple , un vésicatoire aura été elle—même, et lui sont plus ou moins favorables.
entretenu pendant quelques semaines, on que, pendant La discussion académique a laissé la science dans cet
le même temps , cinq ou six vésicatoircs volants auront état d'incertitude , et l'on peut dire , avec M. Sédiilot :
été successivement appliqués , si le mal devient station ‘e Nulle question n'est encore plus controversée que celle
naire , à plus forte raison s‘il s‘aggrave, on aura recours de l'empyètne. »
à d‘autres moyens. On a vu quelquefois l‘application d'un a Les faits peuvent seuls décider la question , a-t-on
Ι·ΙΥΠ ...ισ ΒΥΕ)

σιι ; οι, ΙΙι σε ισοι οι εκει οσιοΙιτειιι οι οπο:: σσιεΙΙΙσε πιο· ι1εεΙε , Ιε ι·'εεοΙ16 σε ΙΙιιΙΙε σσοοιι κι σΙειοε ει εο
σσσι· ιιιι'σιι σιιιειε ει·ι·Ινει· Ξι σο ιεισΙιει εσπεΙοεοι; σ'εΙΙ ιιει·ε ιισστσΙ›ειισο ο 1ο ιΙισι·:ιοεπισεε (Μεσιοιτιο εσσ.ιιιι
Ιεπι·ε, σο επι·ει;Ιειι·ε Ιει επεσε: , Ι'σπ ιεΙι Ισ: ι·ενει·ι. ο ιαιστια; Πισω, 1721 ), ει ο εειιε «έσωσε, Μεικτό Ιω ιο!
Ιισσι εΙΙσπε εφερε σε στοιινει· ε Μ. £ΙισιιιεΙ σιιε ιι'ΙΙ ενειι εΙ:ιιο:ιιισοι ει Ιει Ιοεσεεεε σε Ιιιιι·εσιι ει σι· (2σΙιΙ (Ασια
Νεο ισοΙσ σι·εοστε Ισ σεΙοε ει Ιε ιειιισε σ'ειισι·σι'σοσιε Μάι!. Βετσιιιιειι.ι., ΒετοΙ., 1722 ), σΙΙε ισι σ Ι'σι·σιε σο
ιισο εσ)ει ει σε εε Ιιιττετ Ξι οιιεΙοσει τεσιιειεΙιει, ΙΙ ει: ιε ῇσιιι·. σε σε ΙιΙσιιε ( :Πισω εσοιοΙει σε Μπι., 1. ι, επεσ. δ,
ι·ειι σισοοπι:ε εινα: ισσ1πε σε ιιει;σειε ιΙεοι σοε ιισειιισο οι». Η ), 2:ιιΙσι Ι σε £στοιισσε σα· ειισσοιτιι'.ι οικειο
σσιιι ΙΙ σε σει·ειιι σει , σ'εΙΙΙεσιε , ενοσ· ε0ιοσι·ιε 1οιιιε ποσι ; Ι.σει:. , 1722) , ΙΙσι1ει·(Πιο[εισ οπο. 0σ.ιετιισι.;
Ι'Ιιιισσι·ιεπεε σι·ειΙσι.ιε. 1ισιισεΙι, 1718), ιιΙΙεσειιιιιοο (Πισω σπα σιισεσι. £εΜε
Ι.ε ιΙιστεεεοιειε σει·ειι ενοσ· σο, σεοι ισοι Ιεε 1ειοσι , ότι σετ Ψιισσοτ:σει ; ΑσεεΙισιιη;, 1784), γ ειιι·εοι ιε
Ιε σι·ινΙΙέσε σε ιιιισΙιει· σει σσΙοΙσιιε εσιιιι·ειΙιεισιτει ει ι:οστε επι: εσει:ει σεοε σΙοειεσιι εεε σ'ειπσγειιιε ει σ'Ιιγ
σει σι!Ιιειε σεισιιοοοέε. Νου: :ιΙΙσπι εσιοοιοοι:ει· σοι· ιιιιι:ει σι·σιιιοι·ιι:.
σο ΙιΙιιοτιοσε ι·οσΙσε σε σειιε σσει·ιιιισο. ισ εσιοιοεοσε, σσιιι· Ισ ιΙιοι:ιεεσιεεε, σοε ποσνεΙΙε έσο
Με ει:ι·Ιιε Ιιισσσετειιοσεε ισοι ιτει-ιιιι·σι·εΙιΙει ε Ιε ισο ηιιε σε σέιενεοι· σοι ιι'εει σι·σΙσπεέε ιιιιιιιι'ε οσε ισιιι·ι.
τεεεοιεεε : ισ ιΞιιιοΙΙειεπι. ιισ'εΙΙε ειι εσσνεπι Ισ ιεσΙ Ιισιιι ενοσ: ι·εεοειι:Ιισ ενεσ εσΙσ σιιεΙιι ει·ιιιεσι σο σιτε Ιεε
ιιισσεσ σε εεονει· Ιεε ισεΙεσεε ( σε Ι.σει.ι ισ Ιισσιι'σε), ει πισιιιι σε εειιε ι·όεειΙσσ , ει οσοε οσοι εσοιοιει σσειι1ιε
ιιιι'ΙΙ Γειιι Ιε σι·:ιιισιιετ Ισ σΙοε σι·σσισιεισεσι σσιεΙΙιΙε σεισε οιεσι ειιστέι οσ'ιΙι ο'ειειεπι σο τεσσεει· επι· οσε εισό
1ε σε: σ'ειπσγειοε ι £σισ., σο. νι, εεει. 8 ). ΩεΙιε εε ουσ ι·Ιεπεε ιισΙΙσειπεπι εσιισΙιε, ει ιιιιιισε σ'σο στειοσ οσοιΙιι·ε
ιειιιε σε ι·έσειει· Ιει σει·σΙεε σ'ΙΙισσοει·ιιιε (σε Πε οιεσίεο, σ'σσει·ιιιισοι οι:ιΙΙιεοι·ειιιεε. Ι.“εηιΙιειιιισπ ισΙιεοιε οσοι
σο. ιι, εεσ. 8; ΙΙΙι. ιιιιι, σεσ. Σ), ε! ). Αι·ειιισεοε σε σιιι·Ιε σει·ε1ι σιτε Ιε ιεοΙε εσιιιιιιιιιΙε. Α ιοεισι·ε ιισ”οοε ιέσει·ε
σσιοι σε Ι'σιιιτει·ισι·ε σε Ιε σσιιι·Ιοε. ΟιιΙΙεο ι'επ ιΙεσι εσι ιισιι Ιιιεο ιι·ιιοι:ιιόε ε'έιεΙιΙΙειιεΙι επιι·ε Ιε ιοεσεεΙπε ει ισ
στέι:σσιεε σ'Ηισσσει·ιιιε, ει εστι” Ισι Ιε ιιισιιιι:εοιεεε ισιοσε ι:Ιιιι·ση;ιε,Ιε σΙεσιιέιΙε ισιιιΙιεΙι ιΙε σΙιιε επ σΙσι σιισε ιε
σε σΙσε ιιο σΙσε επ σιιει·ύιΙιι. ιΞωΙΙοι Ασι·εΙΙεοσι 1ο ι·ειειιε; σσιοιιιοε σε Ιε σι·εσι1ετε, οι Ιε ιΙισι·εσεοιεεε ισιοοεΙι επ
ΛειΙοε, ΔΙειιεοσι·ε σε Τ1·ειΙεε, ΡιιοΙ σ'Ει;Ισε, π'επ ισοι σειιιεισι1ε, οσο, ει›ιοισε Ιε ιιο Ιι1στεοσ, σετεε οιι°εΙΙε σε
σσιοι ιπεοιισπ. ι·έσιιΙειεΙι σσιι:ιι, οιειε ισοι ιΙσισΙεοιεοι σει·ι:ε οιι'σο σε
Ρει·ιο1 Ιεε .ιι·οοει , 5έι·ιισισο , ΙιΙιεεει , σει·Ιεοι ειναι Ιε σι·:ιιΙιισεΙι σσιοι. Οιπιιι·εσειιο, _ιεΙσιιιι σε ι·ει;ιιει· ιιιοε
έΙσσε σε Ι'σσσι·οιισο σε Ι'ειπσγεοιε, ιεοσιε οσε 11εΙγΛΙιοσε σειισσε σεοε Ιεσι· σσισιι·ε, Ιεε σιάσεεισε.ε'σιισσεειεοι ισι
ει. Ανεπισει· Ισ σι·σιει·Ιιεπι ιστοιεΙΙειι·ιεοι; σσΙι , 1Ι Νεο, ιέισε11ηοεπιεσι, σ στιστι, ιι ισσιε σσει·οιισσ εσσΙιοσεε ιι
σσιιι· :ιισει σιτε , σΙσε ιισειιισο σε Ισ ιΙισι·εεεο1ειε, ει εε οσε ιοεΙεσιε Ιοιει·ιιε; ΙΙι 11τεοι σε πιεοιε ι Ι'ύσει·ιΙ σε Το
π'εει ιιιι'ειο :Με εισεΙε ιιο'εΙΙε ιιιεοι σε πσσιεει.ι σε" ιΙ;ιστοι:οσιειε, επ πιέσει: σε Ι'ειισει·Ιεπεε ιιι:ιισιιε, ει Ιι10
Ι”ει1εοι1σο σει οιεσεεισε. ΑιοΙιι·. Ρετε εε σέεΙει·ε επ Η· ι·επσ, ιοιΙΙι;οσ σε σειιε εσοσσιιε, Ιεσι· ι·εσισειιε σιιτειιιεπι
νεοι· σε Ι'σιινετιιιτε σε Ιε σσιιι·ιπε ( ω., σε. οι, σεσ. 7; σε Ισιο5ει· ιοσσι·Ιι· σιισι Ιεε Ιισσιιιισκ ιιο ;;τειισ οσιπιιι·ε σε
σο. ι·ιι, ω». 10;ΙΙΙ:. οι. Με. δι ι. οι ι“ιιι>ι·ιεε σ'Ασειι· σΙειιι·σιιισιεε :με Ι'σσει·:ιιισο σε Ι'ειοιιι·ειοε σοι ιεονειι
σεπσεοιε τεστει1ε σσ'εΙΙε ισΙι σι·ειησε 1σιπΙισε επ Μεσσ Μισο. σε Πωσ. τω). σε ι.·1ιιτ., εσιι. σε 1'Επεσεισρ.
1οσε σει· ειιιιε σε Ι'ισιιστεσσε σε: ι:Ιιιι·ση;Ιεοι επ επεισ σε: σε. Με., ι. ιι, σ. 97).
ιπιε : ΙΙ Ιε σι·εει·ι·Ιι σεπε Ιει ιο11ειιοοιε1ισπι σι.ι σσσοισο ει Νσσι σε Μεσοι σσιοι σε σσιιιε, ιιιιοοι ε οσοι, ιισ'ΙΙ σε
σε μ μενω σοι εε 1ει·ιοΙοεοι σει· εσσσστιιιΙσπ, ει σοοι ι'ειΙΙε ειιι·ΙΙισει· ο εε11ε εεοΙε ι:εσεε Ι'εοε11ισιπε οσε Ιει
Ι'Ι·ιι·στσσιιιε σε σσιιι·ιοε (σε (Μ. οΜτ., σει·ε ι, σειρ. β ). επεσεεισ.ι ισσσει·οει σοι Ιοοεό εσοιι·ε Ιε ιιισι·εσεοιεεε, ει
Με σει·σΙει σε ισοι-ισ. εοι·επι σο ι·ειεοιΙεεεοιεοι, ει πιεσ οσε Ιει ιιισσεεισ.ι εσοιειοσσι·εΙοιι σοι ι·έσσιε ιιιτ Ιε Μ Ιει
ιὁι Ιε ιιισι·ει:εσισεε 1'οι στειιΙσσόε σει· σο σιιειοσ οσιοο1·ε σοι σει εσιι·ει, ισοι εε σσοοει· Ιε σειοε σε εσοισΙιει· Ιει
σε ειιιιστεΙεσε. .1έτσοιε (ισοΙσ στειεοσΙι ιισ'εΙΙε ι·ειιιιιτιιι εοοεΙει σε 1ο εειεοσε, ισοι οιειοε εε σεοιιιοσει· Ισ: ιιισιιΙε
ιειι σΙσι εσιινειιι σεοε Ι'ιιγσι·σιοσι·εκ οσε Ισ σει·ει:εοιειε σε Ιεσι· ισ8επιεπι.
“ω” "πιω (Ετσσ Οι ΙΙιστσει.ι @πιο ισ οοσοσιι'πιε 1η) 1.ε Ιεειιιτε ειιεοιινε σει ειιιειιι·ε εσπ11τιοε σ'εΙΙΙεσιι
στσσε, ραταοεσιι.ι ιιιιιστ; Ριιι·ιε 11124 ). Ζεε. Ι.σειιιιοσι ιιιεπιι'ειιειιιεοι πειτε :ιιιει·ιισιι ; επ εσει, δι σιιι1Ιτ σε Ι'ό
εσεειΒιιιι οο°εΙΙε ι1ενε1ιειι·ε ιισσΙΙιισἐε ο Ι'Ιιγσι·σιΙ:σι·ιιι ει σσιιιιε σσιιι οσοι σιιι·Ισοιι , Με σΙεεισεπεεε ι·εΙειινει ε Ισ
ε Ι'επισγεοιε Ισ1°κι1ισ'011 σε σεσι σει ενεειιει· Ιε Ιιοσιι1ε ιΙισιεεεσιειε πε ισοι σΙσιι ΙοσιιΙσσεΙΙεε; ιιιεΙιι σειισ σεισσε
σ'οοε επιι·ε ιο:ιοΙει·ε (σε11Ιεσ. σι·ισε. Με., ι. ι, σ. 583; Νεο σιειΙοειε εε ισι·ιιιειιι: σεσε Ι'σο, εεΙσΙ ιισ'σεοσσεπι
Ρει·Ιε , 1659 ). Μοι·ι:-Ασι·εΙε 8ένει·Ιο οποτε οσ'εΙΙε ε ειισνέ Ιει σΜτση)ίεσε , Ι'σσετιιιισο εει ιιιιιέε σιιΙε, ιεπε σωσει·
ιιο ει·σπσ οσιοστε σε τιιιι1εσει εσιι·ε 1ει ποσοι σε Με. σιιι εΙΙε-ιπι!ιπε ; σο εε σΙειοι σο'εΙΙε οε εσιι σσΙπι οπο::
Όποιο (σε Ε|)1εοει ΜΜΜ., σ. 98 ; 1·'τεοεισι·ι, 1816 ). εσιινεοι σι·ειισσόε; «ισοι Ιε σεισσ σει οισσεεισ.ι, Ι'σσετε
Λ σει·1Ιι· σε εειιε έσοςσε, Ι'σσότειισο σε Ι'επισγεοιε Ι'σι ιΙσο εει σι·σεΙειπέε ισειιι·ιι·Ιετε, ει ιενει·ειπεοι σι·σιει·1ιε.
στειιιιιιέε ιιεε-ιτέσσειπιπεπι,ει εΙΙε 11ι σΙι1εοΙι· σειι ειιει:ει ΑιοιΙ, Οιιι·επεεσι , .1.-Ι.. πιο, ΒσιιτσεΙΙο, Ιιετιιισσ,
ι·ειιιει·ιισεΙιΙει ι Ι1σειι:Ιιειιιι,ιιΙΊιε. ιισΙσο (ΙισΙσιο ει 0ονει, Ψ7ει·οει (απο: ισ αστρα!) ιοιιιι τετποτ1ι.ι; Ι.σσσσο,
σιτσσ Ιισστσσ. σεειστΙε .ιεειισ ; Ρετιε, 1868 ), ε Βιι·ι:ιι 1754 ), Ηεσει·ιοεοσ ΜΜισσσ1οπσ εστι σει· ·υσττιειιισ.ιιεπ
(Πί.ιιση) σκ Με πιο. .5σε. οΓΙ.οπσοσ., ι. ι; ι.σοσ.. 1756), Οροι.), 1.εστιιο, Ρσιισει·ι , Βει·ιτ:ιοσι, Ρσιιιεειι, ιΣΙισσει·ι,
ει ΡεοΙ 11ει·σει1ε ισιιιιιιι οιι'ε1Ιε σιιιιι ιοιΙιεσεπιειιΙε σεοε ΠειεσΙι, Ιι1ειιιει·. Ι0ιι8 Ιει εσιτιετσΙειι.ι, επ πο ισοι, ιι Γε:
Ι'Ιιγσι·σιιισι·ει ει σεοε Ι'εισσχειιιε, ει ιιιι°εΙΙε ιέιεΙι ισσιοι ι:εσ1Ισπ σε Ι1ειειει·, στειΙισιεοι Ισ ιΙισι·ιισειιιειε ενω ισο
σεπσει·ειιιιε οσε Ιε σσιιεΙΙσπ σεοι Ι'εισιιε Ι 0σσ. σσιιιισ, ι:ει, ει Ισ σειεοσεοι εινα: σπετι;Ιε : ιι .Ιεοιε1ε, σΙι Ι.ειεσε,
σ, 6118; (Ιεπενε, 1688 ). _ - σο σε ιιο ιπσοι·ιι· σει·ισοοε σε σει1ε σσει·:ιιΙσσ , σοι ειι
Ριιι·ιιιεοπ ειστε σειπε οσε σΙιεσειιοπ ιισσι·σ1'σοσιε ει εΙτιισΙε , 1'εειΙε ει ισοι σωσει, ει. ιεοιειε οσο σΙιιε σο πε
ε'εσσισε σε ι·ιιιιιιει· 1σσιεε Ιει σΙι_)εσιισοε ; ι·οσσεΙεπι ηιι'σπ σσιι οσι;Ιιι;ει· σε Ιε ιειι·ε, Ιστοσσ'ΙΙ ε'εει ισι·ιπέ σεοε Ιε
σΙιεετνε "ο ει·ισέει οσε ιποΙιιιιισε σε σΙ.ιιει σειιέ1ι·επιει σσιιι·Ιοε σο σσεοεΙιεοιεοι ιισεΙσσσηιιε σσπι στι σε σεσι
σε σσιιι·ιπε σοι πε ι:εσεεπι σε: Ισ ιοσι·ι, ει σεοε ΙειιισεΙΙει σει οι ιΙόΜιι·ειεει· εσιι·ειοεπι ο Ιοειιωιω σρεταισιτε,
Ισ σέοσιι·ειΙσπ σε Ι'εΙι· σ'εο1τεΙπε ειιεσο Ιοεσσνέπιεσι, ΙΙ ι. ιι, σ. 155; Ρειιιι, 1797 ).
εοπεε1ΙΙε, "σε Βσσ1ιοε ι πιο. σοι. ει πωσ. 1ιισ.; Αιο Ι.ε σιέσεεισ £οι·νΙεει·ι σέεΙειε , επ εσοιτεΙτε, οσε Ισ
"ε“|="ι , 1658 ), σ'σσιτι·ιι· Ιετι;εοιεπι Ιε σσιιτιοε, ισοιει ιΙιστει:εσιεεε σι·σσσιε ι·ετεοιεπι σο ισοΙει;επιεοι ιιισιιιεο
Ιει ισοι ιιο'ΙΙ ε'γ ειι ισι·ιπό ιιο επιεε εσπιισστεΙιΙε σε ιστο ιεσ6, ει ιιιι'εΙιε ιισσεΙστε στεισιιε ισιισσοι·.ι Ια πιστι.Ι (Ε:
ισε, σε σοι σο σε πιο;; (ΠΝΓ. Ι.στοεετΕτοσε , 111. ιι, .ισί .πιτ Με ισοι. σο ι:ιεστ, σ. 39 ).
1ιεσ. 10, ιιει:ι. Πί1 ). ' 0ο ι·ει1ε εσοι'σοσσ σειιιιοι οσε σει·εΙΙΙε ιιιιει·ιισιι , σοι
Πω εσεεεε σσοιΙιτεσπ ει ι·σιοιιισιιεσΙει ισι·εοι εστησε σ'ειι ιισσσγέε σ'εσεσο 1'εΙι ι Εσι·ν1ε:ιι·ι σε ι:σοοεΙειειι
1ι·ιΞε σει· Επι. ΒΙνΙετε, Ι1ιεσΙισ, 1·'σετιι, Ρι·εσιι, ειι:. σσπε σε: οσε εεοΙε σε σει σΙιιει·νειΙσοι σσοι Ιε Μεσοι:
ΠισοΙε ι·εσει·σε Ισ 11ιστεεεοιειε εσοιιοε 1πσΙιισσε σεπι εΙισοσε, σιι Ι'σπ ιισιι οσε σει ισεΙεσει σσοσισιισιι σοι σε
ισοι 1ει εσεπσΙιειπειιιε σε εόι·σιΙισ , σε σοι σο σε πιο; ιιισιιόε σει· Ισ ιΙιστεεεο1εεε!
“Επι” σ'σσετ. σε ειιιτ.,σέιοσοειι·. 5 ). Επ οσοι ι·ιισσι·σεΙτιεοι σε οσιι·ε εσσηιιε, ει επ ιιι·ι·ινεπι
Γι. 11οιΤοι:ισο οσο: :ισστεοσ ιιιι'ιισ εοιπιπεοοεπιεπι σο ιιιισιι'ε οσοι, σο «οι Βιη·ει, Ι.ιιιι·εγ, 8επισο , 16151. ισ
Κ
HYD -20— HYD
franc, Blandin, défendre l‘opération de l‘émpyème : «On des médecins dont nous citerons les items plus loto (voÿ.
y a trop rarement recours, dit il]. Velpeao. et il est en Bibliographie).
core à démontrer, selon moi , que l‘espèce d’anathème 53 épanchements, dus à l'inflammation des plèvres,
dont les modernes l‘ont frappée soit légitime et juste en étaient séro-purulents ou purulents.
tous points » (Méd. opérat., t. il, p. 250). Dupuytren 8 épanchemenls sérenx étaient essentiels et consécu
et. M. [taux sont les seuls chirurgiens dissidents. tifs à la brusque disparition d’un exanthèmc.
M. Chomel répète, avec Corvisarl, que la thoracenlèsé 2 épanchemenh étaient liés à une afl'ection du cœur.
est un moyen angereuæ, qui, généralement, est auto! Sur les 56 malades afieclés de pleurésie, 42 ont guéri,
de peu de succès. Il sont morts.
A M.Cruveilhicl‘ appartient l‘honneur d'avoir, en 1836, Sur les 8 malades atfectés d‘hydrothorax essentiel , 7
_ appelé l'attention des médecins sur la lhoraccnlèse. en ont guéri, I est mort.
provoquant, à l'Aeadémie royale de médecine, une dis Les 2 malades afl'ectés d’hydrolhorax symptomatique
cussion de laquelle il attendait probablement un meil d‘une affection du cœur sont morts.
leur résultat. Sur 66 opérés, par conséquent, 49 ont guéri , 17 ont
Nous venons de résumer l'historique de la thoracen succombé.
lèse; nous allons maintenant essayer d‘apprécier cette Ce résultat sera plus remarquable encore si l‘on consia
opération, en nous basant sur des faits. dère, relativement aux il pleurétiques qui sont morts,
Comment faut-il procéder pour dresser, quant à la quel a succombé à des eschares du sacrum (Cruveilhicr),
thoracentèse . une statistique salis chante? Doit-on y l à un second épanchement enlysté auquel on n‘a pas
faire entrer les faits antérieurs à l'époque ois la percus donné issue ( L. Fleury ): quai était afl’ecté d'une pleu
sion et l'auscultation vinrent donner, au diagn0stic de résie sur—aiguë (Bégin ); que 2 ont été opérés parla
l'hydrothorax, la certitude dont il était dépourvu ? Telles méthode la moins favorable, celle des ponctions succes
sont les premières questions que nous avons dû nous sives ( Bégin, Boyer) ; enfin, relativement aux8 malades
poser. de M. Faure , sur lesquels , selon ce médecin , 2 ont été
Pour les médecins qui se piquent aujourd’hui de po quéris et 6 soulagés, nous avons compté ces derniers
sitivisme, qui rejettent l'expérience des siècles passés, et parmi les insuccès. .
qui prétendent que l'édifice médical doit être rasé pour Que si on objecte que cette statistique n‘a pu com
être reconstruit avec l‘es seuls matériaux qu'ils y appor prendre les insuccès qui n‘ont pas été enregistrés dans
teront, pour ceux-l‘a la réponse à cette dernière question les archives de la science, nous répondrons en acceptant
ne peut être qtte négative. Combien il serait facile , ce les assertions de Dupuylren, de MM. Velpeau et Gimclle
pendant, de démontrer le ridicule de ce rigorismel Cer (Acad. roy. de méd., séances indiquées), et nous arrive
tes, s‘il s'agissait de cent-cinquante pleuréttques guéris rons alors aux chiffres suivants : sur 1330pérés, 51 ont
par des saignées modérées, nous serions les premiers guéri, 83 sont morts, et nous dirons que ce résultat est
à exiger des observations détaillées et précises , un dia encore extrêmement remarquable, si l’on considère que
gnostic parfaitementétabli; mais doit-il en être de même l‘on ne pratique aujourd'hui la thoraccntèse que lorsque
ici? Un malade est pris d'une douleur de poitrine, de les malades sont épuisés, plongés dans le marastne et
fièvre, etc.; au bout d'un temps plus ou moins long , presque agonisant“
la respiration s‘embarrasse... Le malade tombe dans Sur les 49 malades guéris, le siége de l’épanchement
le marasme. la sufl'ocutlon est imminente... on recon a été indiqué 25 fois : il occupait le côté gauche l7 fois,
naît la présence d'un liquide dans la poitrine. On et le côté droit 8 fois. Ces cliitîr6s confirment les paroles
plonge un bistouri dans cette cavité, il s'écoule une si remarquables d'Hippoerate, qui établissent que l'opé
quantité considérable de pus, et le malade guérit. Une ration de l‘empyème offre plus de chances de succès lors
observation ainsi conçue n‘a-belle pas une valeur in qu'elle est pratiquée du côté gauche ( de Morbis , lib. II,
contestable et suffisante ? On ne peut nier ici l'existence 5 45 ). u Au premier abord , dit M. Sédillot (lac. cil.,
de l'épanchement pleurétique , ni la thoracenlèse. Que p. 34 ), l‘explication de ce fait pourrait sembler difficile;
faubil de plus? Mais la cause, la nature de l'épanche cependant quelques dissections d'empyiques nous ont
ment, n‘est point déterminée, dira-bon. Nous montre prouvé que le péricarde, en contractant des adhérences
rons plus loin que cela importe peu. avec le poumon, empêche le refoulement de cet organe,
On comprend, d'après ce que nous venons de dire, que. limite et circonscrit l‘épanchement, et le rend moins
quant à nous, nous n'aurions éprouvé aucuns scrupules dangereux. »
à faire entrer dans notre statistique. tous les faits de tho Sur les 17 morts. le côté de l’épanchement a été indi
racentèsc qui se trouvent dans les annales de la science: qué 4 fois; il occupait le côté droit 3 fois.
nous ne l'avons point fait, néanmoins, pour nous mettre, Sur les 49 malades guéris. l‘âge a été indiqué 31 fois.
autant que possible , au-dessus de toutes les objections, 5 malades avaient moins de 6 ans; 6 avaient 6 à 10 ans;
quelque faibles que celles-ci possent être. Nous n'avons 8 avaient de 10 à 20 ans; 8 avaient de 20 à 30 ans; 4
donc tenu aucun compte des assertions des auteurs an avaient de 303140 ans.
ciens, bien qu'on nous oppose aujourd'hui les assertions Sur les 49 malades guéris , nous avons trouvé 22 fois
de Dupuylren;n0us avons laissé de côté toutes ces belles l'indication du temps qui s'était écoulé entre le début de
opérations de Jean de Vigo , de Covillard. de Treubler, la maladie et l‘opération ; 7 malades ont été opérés du 24'
de Nicolas Robin , de Birch , de Bontius, de Drouin, de au 40= jour; 2 du 45° jour au 52°; 7 au 2' mois; l à 2
Lazare Rivière, de Riedlin, de Foerst, de Preuss, de la mois et demi; I à 3 mois ;t il 4 mois; 23! 7 mois; et t
rini, de Butter, de Wiedcmann, de Pormann (voy. plus s l8 mois ( hydrolhoraæ essentiel ).
haut les indications bibliographiques ), de Jamicson M. Bourgcry a également cherché à déterminer, à l'aide
(Med. essays andobs.; Edimb., 1736 ). de Wrede (Coll. des faits, les résultats de la thoracenlèse; nous n'avons pu
med. chlr.; Hildesiœ, i723 ) , de Freke ( Essay on the mettre son travail à profil , parce qu'il n'indique point
art of karting: Lond. , I748 ) , de Bianchi , de Ro— les sources auxquelles il a puisé, mais nains reproduirons
mero, etc., etc.; nous n'avons emprunté à la fin du siècle sa conclusion. n En masse, sur une somme de 122 faits
dernier que quelques faits tellement précis qu'il est im— d'opérations d‘empyème . dans des cas variés, nous con—
possible de ne pas les accepter: et plus rigoureux encore statons 86 guérisons temporaires ou définitives, et 36
que M. Sédillot. nous avons rejeté des observations con morts. Ce résultat général est consolant . et donnerait
temporaines, toutes celles relatives à des épanchements encore assez de latitude pour approuver hautement l'o—
consécutifs à des plaies pénétranles de poitrine. pération de l'empyème , lors même que des recherches
Voici, en procédant de cette manière, les résultats sévères prouveraient que le chifl‘re des revers est, pro—
auxquels nous sommes arrivés. portionnellement, un peu plus considérable que celui
66 opérations de thoracentèse ont été partiquées par
ΠΠΠ -2| ΠΠ!)

ει-σειιιιι ιιιεσιισιιιιε σε 2 ιιισι·ιι ιιιι· 7 σσει·ει ιι ( εισαι. ιιιισε σιεισιιε ισιι_ισιιι·ι σειιι·ειιιειιιειιι (Μ. Π.σιιιισιι ει·σιι
σιιει·. .ηιέεΙαισ.ι. σ. Θ! ). "σει ει "ότι, σεσσεσι. Πε σι·ειιιιει·ε εσσεε σε ισιι ιει·ιιιεε
ει σσιιι σ'ενισιιι σσισι ει·εισι σε σέσειιει· σιιιι·ε ισειιιι·ε ε Πε Με, εειιι εισσιιειιιε σιεΠεσει σι.ιι ειιειειιι ειε σι·ιι σε
Πεε Πισιιιει σει σει" ισσι ιιιισσιεει. σειιι σει σιινι·εσε , σΠει.ιι·ειιε ειι ιιιιΠιειι σε Πε σειιιε Πε σιι" σει·ιιιιιε ),ει ,
ιισιισ ειιι·ισσι σσσιιιἔ ιιιι σενεΠιισσεισεσι ιιεειιεσιισ σΠιιι σεσιι εε σει, ιι ιι'ειι σ‹›ιιιι ιιόεειιιιιι·ε σε ι·εεσιιι·ιι·ιι Πε
εσσεισει·ειΠιΠε ιι Π'ισιόι·εισειιιε σιιειιιισιι σε Πε ιιισι·ιιεεσιεεε: ιιισι·εεειιιεεε; Πσι·ισιι'ιισ όσεσειιειιιεσι σε ι ιιιισ [Μισε
πω” σειισοιισ ισιιιει”σιε εσ ειισιι· σιι ειπε ιισιιι· εσιιιεισει·ε σε ιι'ειι σσιιιι ι·εεσιΠιέ, ε'ειι σιι'ιΠ ειιιιιε ιισε εσιιηιΠιι·ειισιι,
Πε Πεειειιι· σιιε Πε εειεσεε σ'ε σει σιι ισιι σει·ιιιει· ιιισι ἔι σεε ιιιΠιει·ι:ιιΠει σιιΠιιισιιειι·ει. ει ειστε Πε ιΠισι·εεεσιειε σιι
σει έσει·ιι, ει σιι'ιΠ ει· ε σιι°ιισε σιιιι·ει:ιιισεσιε Πόσει·ειε , ιιιιιιιΠε, σιιιισιι'εΠΠε Πειιιιε ειιιιιιειει· ιιιιε εΠεειισσ σει σσιι
σιι σιι'ιισε σσσσιΠιισσ ηιιιεσιειισιιε, σει ειι σιι σσι·ιει· σιι ιιέσειιειι·εσιεσι εσιι·ιιΠσει· Πε ιιισι·ι σιι ιιιεΠεσε.
ιιιέσεειιι ε σι·σει:ι·ιι·ε, ιιεσι εσειιιεσ , ι.ισιι σσει·εΠισιι σιιΠ ε Πισσι·ειισσι σει ειιει·ιισιιι εσσιτεσιεισιτεε, ει ισι·σσε οι
ιισιιι· εΠΠε Π'ειιιεσιιιιιειιι σε ιιιιιι σ'ιισιιιιιιειι ιΠΠιιιιι·εε ει Πε Πε ι·ιιιισσσειιιεσι ει Πει :σε σε σου: σει·ιιιειιι·σσι σει σε
εισειισσ σε ιειιι σε ω. σεΠειιισιοι ιιιισιι σι·σσσιιεει· εσιι·ε εΠΠει.
ε Νοιιε ιισιιε σι·σσσσεσσε ειναι Έστω, σιι Μ. 86σιΠισι ΠΠ ειι ιισι·ι σε σσιιιε σιιε Π'Πιγσι·σιΠισι·ει εεεειιιΠει σιι
(ισε. σιι., σ. Μι Π, εσσιι·ε εειιε ιεσσιισεε σε πειτε εσο εεΠιιι σει σοκ σιΤι·ιι· Πε σΠιιι σε ι:ιιειιεειι σε ..σε ε Πε Πισ
σιιε ιι ιισσιισει·, εσιιιι1ιειιιιιιιΠε σιι σεσσει·ειιιε, Π'σσόι·ειισσ ι·εεειιιειε; ισειι σιι-ιι σσιειιιΠε σε ιιιι·ι· ιιιιισιιι·σ'Πιιιι σιι'ιΠ
σε Π'ειιισγεισε ;... Πει ι·ιιεΠεισεε ιιιειιι·εσι σειιι Πεκ εεε σιι σε ισιι ειιι·ειιιεισεσι ι·ειε σε ι·ειιεσσιι·ει· ιισ εσειισιιειιιειιι
εΠΠε σει ιιισισιιεε, σεσε σιι'ειιειισε νσιε ιιι·ειιιιιιι·ιεε ι·ειω σε σειιε ιιειιιι·ε,ει σιι°ιΠ σε ισιι, σε σιι”. Γσι·ι σιιιΠειΠε ιιιι
εσιιιι·ε Π'ιισιιιιιιε σε Π'ει·ι σιιι σ'ε σει ισειιιε ιειιισ σε Πει ιιιειιιε ιιιισσιειιιΠσ σε ι·εεσσσεΠιι·ε σσ.ιιιι'σειιιειιι Π'ειιιειι
ιειιιιει·Π ιι ιιεΠιιε Ρωσσια ισ Με! 0ιι ε σε Πει εσεσεΠιειιιεσιι σΠειι
Με;;; "Με ι·έσιισσιι ε Π'εσσεΠ σε ει. 5έσιΠΠσι, ει σσιι·ε ι·έιισιιει σιιι ειιι·ιιιειισειιι σεσιΠιιιιι Πε σου" σει εΧειιιΠιε
"σε, σιιεΠσιιε πισω σιι'εΠΠε ισιι, σε ειστε σιι ιιισισι εΠενέε πιει, ει σιι σει·ιιειιΠιει· Π'ιισσι·σιΠισι·ειι σιιΠ ε σε σσει·ε ενεε
σσιιι· Πε σιέΓειιεε σ°ιισε :ειπε σιιι σοι” ιειιιΠιισ, ιι σσιιι ιιιεεεε σει· Πιισι·εσι:Π ( Πάνε. σε Μεσα. , τη. σε ειιιι·..
ειισιιι, ειι·ε εεΠΠε σε Πε σειιιε σι·ειισιιε ει σε Π'Πιιισιεσιιιι. εσιι. σε Π'Βιισσσισιι. σε: .ιε. Μειω.. ι. ιι, σ. 97 ι ; ισειιι
Ποια με” Με ει ε :μια ιιισιιιειιι σσιι-σπ ρι·ιιιισσει· σιιεΠ ειι Πε ιιιεσεειιι σει σεει·ειιι ιι.ι.ιιιι·ει·, σεσσεισι Πε ιιιε
Πα ιΙισπισειιιιι.ιε ? - Π.ει πιέσσεισε σει ιισσι ιιιισσιειι ε Πει σιι ιιιεΠιισε, σιιε Π'εσεσειισιιιεσι ιι'ειιι σσισι σιι ε. ιιιιε ισ
ιΠισι·εεεσιειε σει. ιέιειιΠι, ιι σι·ισι·ι“, σιιε σειιε σσει·ειισιι σε ιΠιιιιιισειισιι σε Πε με”, Πιιειι σιι'σσ ιει·Πιε σιιε, σειιι Πε
σωστο ει" σιιε ι·ει·ειιισσι ιιιινιε σε ιιιιεεεε, σει·ι·ε σιιε Πε ιιιιιισι·ιιε σει εεε ιειιιΠιΠειιΠειι, εειιε ιιισιιιΠιι·ειιε σε σιεεει.ιιε
σσιιισσιι , ειι·σσιιιε σει· Πε ι:σιιισι·εειισιι σιι'ιΠ ε ιιιΠιιε, ει ειιειισε εΠιόι·ειισσ Ρ
ι·εεσιινει·ι σει· σε ι'ειιιιει ιιιειιιΠιι·ειιει_ σε χισιιυσιι σσιιιι Πισω εισσε σειιι σιι σιιε Πεε εεε ισοσιι·εσι ειιισιιι·σ'ιιιιι
ι·ενειιιι· ε σοι: :ιιιισΠιιιισε σι·ιιιιιιιιιε ει ειι·ε σΠιι.εσιιιι σει· σ'ιιιιε ιιιεσιειε σσιιιιιιε εσιιιΠιιειι Με ει·εισιει σε ι.εσιισεε
Π'ειι· ισεσιι·έ (ΩιισιιιεΠ , ει·ι. Με, σ. 53: ΜΜ. Πισειισιικ , ειειεσι ειιισόιεει. Βιιιιι Πει σιιεει·νειισσι ι·εσσσι·ιεει σει·
Μει·ιισ 8σΠσσ , ειι:., Αεεσ. τη. σε ισσιΠ.). (Ζει ειιει·ιισσι ΠΠει·ΠιεΠσει· ει σει· Π'ιισ σε ιισιιι, σιι ισιι σει ερειιειιειιιεσιε
σε ιισσι ιισιιιι σσιινεΠΠει ; Π.εεσσεε Πει ενειι σειιι σσιιιινε ειισι·ισει, σι·ιισιιιιι σει· ιισε σιειιι·εεισ, εσιιισι·ιιιιει· Πε σοσ
ιιιειιι ισι·ιιιιιΠέει : ε ι.:ι εειιιε , ε ιι:ισσ ειιι , σει ε'οσμι158 ιιισσ σεσσεσι σειικ ιιισιι, ιι·σΠι ιιισιι ( ΠΠεσΠ'εΠιΠει). ιι·σιι
Πε σΠιιι ιιιισ ειισεεε σε Π'σσει·ειισιι σε Π'ειιισσειιιε , σιι-ΠΠ , ιιισιι ει σειιιι (Π.. Π·`Πειιη Π; σιι σιιιι·ε Πε σσιιι·ισε. ιΠ ι'ό
ειιι ΓεσΠειιιιεισεσι σιι σσιιιιισιι εσσιι·ε Πε εσΠσσσε νει·ιε ι:σιιΠε σιι Πιιι·ε (Π.. Π·'Πειιι·γ ). σει” εΠιοριιιεε, ιιπ ειισσισει,
ΠιιεΠε ει Πε ιιειι.ιι·ε σε Πε ιειιειε ιιιειιιιιιιισε σιιι ιεσιιεε ισ ει. _ιιιισιι'ε εεσι ειισιιιιιεε σε σει (Ηεγι'εΠιΠει· ); Πε σΠειε
ειιιΠιεεε. Π.ε ρσιιιιιοσ, ι·εισιιΠό σειιιιιι Ποσσιεισσι , ε σει·σιι ι.Πσιισε ιιιιιιε ε σει Πειιιιιεειιε σιιειισσιιιεσιιιι·εσειιι ειι 85892
ισιι εΠειιιειιέ ει εε ιιιι·ι:ε εισεσειιιε; ιι ισ Πιιιιιε ιιιιιισιε ιιι·ειισ ιισιιιΠιι·ε μ.. Π·`Πειιι·γ Π , ει εεσειισιισι Πε σσιιιιισσ σε
ισειιι σόσειι·ει· σει· Π'ειι· σιιι ειιιι·ε σεσι Πε ιι·εριιεε, ει σε ιιιι·σε σει ε ι·ερι·ειισι·ε σσσ νσΠιιιιιε σι·ιιιιιιιι'. Πειιιι Πε εεε
ι·ερι·ειισ σιιε ιι·ει-Πεσιειιιεσι ιιιιε ειιισΠειιι· ιιιΠΠιιιεσιε σσιιι· :σιι εσσει·ιιεσι ε. Π'ιιιι σε σσιιι, Π'όσειισιιειιιειιι, σιιι σειιιιι
ι·ειιισιιι· ε σειι ρεεε Πε ιιιεσιε ειρεεε σιι'ειιεσι Πε ιιιεΠειΠιε. σε ιι·σιε πιει: ει σειιιι, ενεΠι σι·σσιιιι ιιιιε ειισισεσιειισιι
ει Πε ΐειιεεε ιιιειιιΠιι·ειιε σιιι Πε Με εει σε ιιειιιιε εσιιειι σ'ιιιι σεσιιιιιειι·ε ει σειιιι σ;.σι Πει σιιιιειιιισιιι σε Πε σοι
σειιιε , ε'ειι-ιι-σιι·ε ενεσ ιεσσεσεε ε ιιε ιι·ειιιισι·ισει· ειι ιι·ισε; Πε ιΠιιειιιειισσ έιειι ιιιεσιΠ'ειιε, ιιιισιισε εισεεε σε
ιιειιι ιιιιι·ειι1, Πε σιΠειειισσ σιι σειιισσιι σειιιειιι ιιισιι σΠιιι ιιι·ιιιι ι·εισιι·εισιι·ε σε σε πισω εσιεσσιε σιι «σε επεσε .
σισιειΠε εσεσι·ε ιι (Με. σιι., σ. 387-388 Π. ει, εεσειισιισι, σιιεΠιιιιει ιιειιιειιεσι·ει Πε ιιισι·εεειιιειε, σιι
ιΞσιιιιιιε εειιιεσιιεσεε σε εειιε σσισισσ , ιι ε όιε έιεΠιΠι εσιεσσ σειιι σε ιισιισιε ιιιΠιειι·ε ειι-σειιιισιιι σε Πε εΠειιειιΠε;
σιιε Πε ιιισι·εεεσιειε σε σενειι σει ειι·ε σι·ειΠσιιέε σει” Πει νιιιι;ι-σιιειι·ε ιιει.ιι·ει_ερι·ει, σσ ειιιεσσ σε Πε ι·εσιιι·:ιιισιι
εσεισειιειιιεσιι σι·σσιιιιι μι: Πε σ!ειιι·σειε , ριιισιιιιε, σειιι ιιι·σιιιιιισιιε σιισι Πε ιιισιιιε ιιισει·ιειιι·ε σε Πε εενιισ ιιΠειι
σει Με, ιι επιιιε σι·ειισιιε ισιισσιιι·ε σε Γειιιιιει ιιιειιιΠιι·εσει, ι·εΠε, ‹ι σε σιιι σει·ιιιει σε εσσεΠιιι·ε σιιε Πε σσιιισιιιι ε τε
ει σιιε εειιε σιιιιι·ειισσ σε εσιιιιεσειι ισιιι σιι σΠιιι σιιε σι·ιι ι. σειι ιιι·ει Πε σ·ισιιιό σε ισιι νσΠιιισε σσιισεΠ ; ιι εσ
σει” σσεισιιει ει” σ'Ιισσι·σιιισι·σει ε.ι.ιειιιισι ι « Π.°σιινει· Πιιι, σσιιιε _ισι.ιι·ι ειιι·ει, Πε Πιι·ιιιι ιιι!ειει.ιΠεΠι·ε "Με ιιιισιι'ε
σ." σε Πε σειιι·ισε. σιι Π.ιιεσσει: ( ισε.ειι., σ. Μ”. εστι Πε Πιεεε σε Πε σιιιιιιιιε (Π.. Πι'Πειιι·γ, Με. ει., σ. 33Π Π.
ι·ειι σΠιιι σε ειιειισει σειισ Π'Πισσι·σιιισι·ει σιιε σιιιιι Πε σΠειι Π.'σιιιει:ιισσ σε Μ. Π.σιιιι ιι'εει σσισι σΠιιι ιιιιι·ιειιιε. Ασ
ι·έειε , σει·εε σιιε Πε σσιιιιισσ ιι'εει σει ιιιεΠιιιειιιι σειιε ισειισιιι σιιε Πε ιιΠιιιιι·ειιε ιιισσΠε ΠιιιΞι·ιειε Πσιιισιιι·ι, εσ
Π'ειιιι σε εσισσι·εειΠοιι σει· ιισε ι'ειιιιε σιειιιΠιιιισε. σ .Πιιιι. ιιιειισιιε σιιε Μ. Π.σιιιι σ'ειι σει σει·σιι ιιπ ιειιΠ ιιιεΠ:ισε πιι·
Ρ'ι·ειιΕ, ΜΜ. ΠιιιΠΠιει· ( ει·ι. οσε Π, ιΠιιι·ει (σκι. σε πιω., εεσι ειιισιιεσιε ιιΠειιι·ειισιιει, Πε σιιεειισιι ιι'ειι σιιε Πι, σει·
Εμμεση; ι, ει: ιισσι ι·ειιι;ιΞι ιι ι·ειιε ιιιεσιει·ε σε ιισιι·. . σει·ισιισε σε σι·ιέιειισ σιι°ιΠ ι'ειΠΠε σι·ειισσει· Πε ιΠιιιι·εεειι
πω: ειιιι·ε ι:σιε, ει.ισσσει·ειιι σιιε ι'ιισσι·σιΠισι·ιιι επεσ ιειε ειιεσι ιΠ'.ινσιι· έσιιισι-ι ιιιιιε Πει. ιιισσι·ιιι σι·σσι·ει ε Βενε
σει σει επεειιιιιειιιεσι ι·ει·ε; σιιε Π'εσειιεΠιειιιεσι, Ποι·εσιιΉ ι·ιιει· Πε ι·ιιισι·σιΠσσ σιι Πισιιισε σωσει. ΜιιΠι σιι ἐσειιεΠιε
σ'ειι σσισι σι·σσιιιι σει· ιιιισ σΠειιισιιε ο Θ" ΠιΠ'ειιιΠΠ-Πε 00η· ιιιεσι σΠειιι·ιιιισιιε σε σε ιεισιΠιε σει , ει Π'σιι ι·εεσιισεΠι
ιιειιισιεσι. σε ιι ιιιιεειιει·ειισιι σι·σιισισσε, ε ιιιιε ειΤεσιισιι σιιε ε”ειι εσ ι·ειισσ σε Πε σι·ειειισε σε ιιιΠιειειιΠει σει” Πε
σιι παμπ, ε ιισε Πειιισιι, ειι ιισ σισι, σει ειιι ειι-ιΠειιιιιιι «Πει σσιιιιισσ ;εειιι·ει εσσιιε-ιιιιιισιιειιι-ιΠι Π'σσότειισιιΡ νιιιιε
ι·ειισιιι·εει σε Π'ει·ι, ει σα, σειιι σει ειι·εσιιιιιεσεει, Πε ιΠισ σε σιιε ι·έσιισσ Π.ιιεσιιεε ι ιι Πσε σει εειιιεσ σιιι ι'σσσσιειιι
ι·εεειιιειε σε σειιι. ειι·ε σιι'ιιιι ιιισσειι σεΠΠιειιι; σιιε Πε ειι ειιι:εει
σιιι σε ισιιιισιιι
ειιι ιι·σσ Π'εισιιγεισε ειι Πε
ι·ει·ιισΠι σε ιιιειινειι ειιιι@Με
ιιιΠιει·ειιΠεε. σιι σσιιιιισιι,
ειι·ι:σικκ
σι·ιιιεσεε σε ιειιιιειι ιιιειιιΠιι·:ιιιει ιι'εσΠ σσιιιι ε Πε σιΠειιιιισιι .
σιι ιισιιιιισιι ιισ σιιιιει:Πε ειιιιι εσσιΠσετεΠιιε σιι'σσ Πε σιι , ιιεσεε ειι σειιι σσιιιε ιι·ει-ει·ενε; ι·ιιειι εΠΠε σε σσιι σει
Μ. ΥεΠσεεσ σειισε ιι σιιε Πει εσεσεΠιειιιεσισ σιιι ε ιισσ εισσεειιει· ειιισΠιιισεσι Π'σσει·ειισσ σε Π'εσισγειιιε, Ποιο
σΠειιι·εειε ισσι ε ρειι σι·ει Πει σειιΠι σιιι ειιισι·ιεειιι Πε σει·ε ισειιιε σιι'σιι ειιι·ειι ι·εσσιισιιΠε σεεισι·ιισσιιισ σειιι Πε σοσι
εειιιεεε σε ιιισι·ειι ιι (Λεω. τη. σε ιιιεσ. .κισσα σιι ιιιει σιι σσιιιιισσ εσιιισι·ιισε σει· Π'εσειισιιειιιειιι, ιισ'ειΠ
Η σειιειιιΠιι·ε 1836 Π. Πειιι·ι1°ιιι.ιιι·ε σει·ειι ιιειιι ιι (Με. σιι., σ. 387 ).
σ Πιιειιι , ι·ύσσσιΠ Μ. Π.ιιιιιε (Δεεσ. τη. σε ισιισ.. ιιιε.ιιισ Μ. ΥειΠειι, σενεΠερσειιι, ε σωσει σιι ιιιέιι:ισιιεσε Πει·
ειιειιι:ε ), Πσι·ισιιε Πε ιιΠειιι·ιέειε ειι .ιιιιιρΙε, Πσι·ισιι'εΠΠε σ ειι ι'εΠσει·, Π'σσισισσ εισιεε σει· Μ. Π.σιιιε ειι σειιι σε Π'Αεεσε
“Μ” ωισσΠισιιέε σε ιιιιιει·ειιιει σιιΠιιισιιειι·ειι, εΠΠε εε Πει· ιιιιε, ιι'ειιι ειισι·σε σε σειιισσιι·ει· σιιε Πε σιιεειισιι σε Πε
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ihorarrmère reposait tout entière sur la détermination ger, doit donc être dirigée contre le symptôme qu’on ap
de la cause de l’épancbement et de sa non-résorption. pelle hydrotharaæ, quelle que soit la cause de l'épan
« Avant de se demander, dit M. Vaileix, si, dans les cas aisément, toutes les fois que cet épanchement aura
où l‘opération de l’empyème est indiquée, on doit vider résiste‘ aux moyens propres à facilitorson absorption,
la poitrine peu ‘a peu ou d'un seul coup , demandons-— et que la vie ne sera pas immédiatement compromtse
nous dans quelsycas l'opération est indiquée. La solution par une complication. Cette Opinion était celle de Boyer
de la question ainsi posée présente de très-grandes diffi ( Traité des mot. chtr., t. vu, p. 399 ) , et elle doit être
cultés, en raison du peu de soins qu'on met générale— celle de tous les hommes sensés.
ment àreeueitltr les observations. Il ne s'agit pas seu A quelle époque de la maladie doit-on pratiquer la
lement, dans des cas semblables , de bien constater les thoracentèse? — C'est ici que la détermination exigée
signes de la maladie principale: il faut, par un interro par M. Vaiicix pourrait rendre de grands services. Si,
gatoire très-attentif, s'assurer si. à l‘époque de son début, dès le début, en eiîet, on savait positivement que l’épin
il n'existait pas une autre affection, fût-elle en apparence chement ne sera point résorbé, on n’aitendrait point des
légère; il fautencore, parun examen détaillé de tous les indications clirétues pour ouvrir la poitrine. Dans l'im
organes et de toutes les fonctions , constater rigoureuse possibilité d'arriver‘a cette certitude, il faut se conformer
ment leur état; il faut, en un mot , faire une histoire au précepte que nous venons de formuler, et ne pas at
générale et complète du malade... En effet, si l‘on cite tendre « que les malades , sans être à l'agonie , soient
des cas dans lesquels l‘opération a réussi, en peut objec— menacés d'une prompte sufiocation » ( Reynaud, Choc
ter qu'il ne s'agissait que d'une pleurésie simple qui au -mei ). N'est-ce point une dérision que de recourir à une
rait guéri par d’autres moyens; si, par contre, on compte opération alors que l'état du malade ne lui laisse aucune
les cas si nombreux dans lesquels la mort est survenue chance de succès? N’est—il pas absurde de compro
au bout d'un espace de temps variable , on peut rejeter mettre ainsi la vie du malade. plutôt que de pratiquer
cette terminaison sur la complication , en sorte qu'il ne une opération qui par elle—même ne présente aucune
reste rien ni pour ni contre l’opération 1) (droit. gén. de espèce de danger ? .
méd.. 3e série, t, v, p. 76-77). La thoracentèse ne doit pas être pratiquée pendant la
Certes, nous sommes loin de contesterl'utiiité dci'cua période aiguë, fébrile, de la pleurésie, à moins d'un péril
men exigé par M. Valleix; autant que lui, nous aimons imminent pour les jours du malade ; dans la pleurésie
les observations bien recueillies, les histoires générales chronique , il faut, au contraire , y recourir avant que
et complètes, mais nous ne saurions leur accorder la les forces du sujet soient épuisées.
même importance quant à la thoraecntése. M. Vatleix L'opération ne doit pas être pratiquée en même temps
est entralné beaucoup trop loin par les préceptes de la des deux côtés de la poitrine. Les auteurs anciens recom
Société d'observation médicale, et ce qu'il demande est mandent de laisser quelques jours d'intervalle entre les
non-seulement impossible en pratique,mais serait même deux ouvertures : nous n‘avons point trouvé d'exemple,
fort dangereux dans le cas qui nous occupe: « C'est avec dans les observations récentes , de thoracentèse double.
un pareil raisonnement, peut-on dire avec basses, qu’on L'opération a d'autant plus de chances de succès , que
tue l'art et les malades! » le malade est plus jeune et i’épanchemmt moins au
Admettons, ce qui n'est pas, que, par un eœamen dé men.
taillé, on puisse, dans tous les cas, constater rtgoureu Tels sont les seuls préceptesgénéraux qu'il soit permis
semant si l’épanchement est simple, ou si le poumon d'établir: le praticien reste seul juge de l'opportunité de
contient quelques tubercules : quelle influence cette dé l'opération dans chaque cas particulier, et voilà ce qui
termination peut-elle exercer sur la conduite des méde fait que la médecine sera toujours plutôt un art qu'une
cins , quant à la thoracentèsc? Un malade présente un science.
épanchementpiuurétique considérable, la résorption n'a Ceux qui méconnaissent cette vérité, qui pensent que
pu être obtenue, la sufl'ocation est imminente... M. Vai la médecine aura atteint son plus haut degré de perfec
leix oseraihii repousser la thoracentèse en se fondant sur tionnetucnt lorsqu’elle sera systémattsée, lorsqu'elle aura
la simplicité par lui constatée de i'e’panchement , et sur pris place parmi les sciences exactes, ceuxd'a commettent
la ouraùtltld constante, sans opération , de la pleurésie une grossière erreur ; ils tendent. vers un but impossible.
simple ? Dans le cas contraire, M. Vaileix oserait-il attir ils compromettent, en la poussant dans l'excès, une mé—
mer que le malade ne survivra pas , pendant un temps thode qui, appliquée à certains faits, peut rendre d'émi—
plus ou moins long, à l'opération, malgré la présence de nents services : répétons-le, ceux-l‘a, en tuant l'art, tue
tubercules dans les poumons? ront les malades.
Le médecin praticien est souvent obligé de ne pas s‘ar En terminant , nous devons répondre ‘a une objection
rêter à certaines propositions générales, alors même que l’on serait peut-être tenté de nous adresser. Mais,
qu'elles ont été fournies par la méthode numérique; c’est, nous dira-bon, nouveau! Don Qiiichotte . vous combat
d'ailleurs, dit-on, l'exceptionqui fait la règle : or, quand tez des ennemis imaginaires; le précepte melius anccps
il s‘agit de la vie du malade, il faut courir les chanccsde remedt‘um quarts nullum n'est pas de vous, et nous l'a
l'exception. vous toujours adopté ! Nous disons «que la thoracentèse
il ne faut pas oublier qu‘en médecine les faits n‘ont est un moyen extrême qu’il faut hasarder plutôt que de
aucune valeur par eux-mêmes : les nunn‘ristes ont tr0p laisser périr le malade de sufl‘ocation: s par conséquent
souvent méconnu cette vérité. Certes, si, pour guérir un nous sommes d'accord.
pltlhisique à l'agonie, un médecin avait l'idée d'extirper Non, nous ne sommes pas d'accord , car vous déclarez
les poumons, et si on ne voulait juger cette opération la thoracentèse un moyen dangereuse, et nous un moyen
que d'après les faits , il n'en faudrait pas un grand nom dépourvu de tout danger; car vous le conseillez lorsque
bre pour établir d‘une manière positive que cette opéra le malade est presque à l'agonie , que la sufl‘0cation est
tion serait constamment mortelle; mais il n'en est pas imminente, et nous, lorsque le malade a encore une par
de même ici. Quelque nombreux que vous supposiu les tie de ses forces, lorsque la résorption n'a point été obte
faits, ceux—ci ne démontreront jamais d'une manière pov nue, qu'in aitou non danger de mort; car vous ne pra
sitive que I'épanchement produit par la pleurésic simple tiquez pas la thoracentèse , et vous laissez périr de
est constamment résorbé, ni que la thoracentèsc est sufl‘oeation Dupuytren, Biett, François Guizot citant
constamment suivie de mort, lorsqu'elle est pratiquée d'autres; et nous, nous l'avons pratiquée, et nous la pra
pour un épanchement compliqué de tubercules pul tiquerons dans les limites que nous avons établies. Vous
monanes. voyez bien que nous ne sommes pas d'accord.
La médecine des symptômes restera longtemps encore Dans quettieu faut-Il pratiquer tu thorucentèseP—
bienfaisante et rationnelle dans un grand nombre de Nous serons très—brefs dans ce qui nous reste à dire de
cas : la thoracentèsn , qui par elle-mente est sans dan— la thoracentèœ, renvoyant le lecteur, pour les détails ,
ΠΠ) ..Β ΠΠ)

αιιιι σανι·ιισσα σο ιασιισσιασ ομσι·αισιι·σ, σι αμόσιαΙσπισαι ε. ιιισαια, α'σαι μοιιιι αιιιιιι ι'ασΙισιιασ ιια'οιι Ρα σιι; ιοιιισισια,
Ια Πισω σε ΙΙΙ. σωιιιω. σοιιιιιισ σΙΙσ ιια μι·ιιι οιΙΙι·ιι· αιισιιιι Νασαι”, σι ιια°σΙΙια
Ι.σι·αιιιισ Ι”σματισΙισιιισιιι α σέισι·ι·ιιιασ απο α:ιΙΙΙισ , ιιιισ μσιιι ιιισιιισ σιι·σ αιιιαιιιΙσ, μαι· αιιιισ ιΙ'αιισ °αι:ιισιι ισιιισ
Ιαιιισαι· ΙΙιισιαααισ, ααι· ιια σσα μαιιιια :Ισα μαιι›ια ΙΙισι·εισι ιιισσαιιιιιασ, σιι σιιιμσσΙιαιιι Ισα μαιι›ια σιι Ιισμσι· σσ ασ ιαμ
σιισα, σ'σαι ια ιια'ιΙ Μαι μιαιιιμισι·Ι'οιινσι·ιαι·σ,ααι σαι και.. μισι·Ιισι· σι σ'αιιισιισι· αιιιαι Ι'οιιΙιισι·αιιοα σ:: σσιιιι-ι:ι, ιι
αΙοι·α :κι Ιισια ασ πέσσααιισ. α Ι.α ιιιί.·ιιισ ιιισισαΙιοα , σιι σαι μι·σι“σι·αΙ›Ισ σσ α`σμμσασι· ε. Ι'ιιιιι·σσιιι:ιισιι σιι Ι'αιι· σααι
Η. εειιιιιοι, μσιιι σιι·σ ι”οιιι·ιιισ μαι· αιι ισοιιΙΙσιιισιιι μαισιια Ισ μοιΙι·ιιισ, α Ια σοιισιιισιι, ι:Ιαιιιι Ισ σαι ιΙσ μγσΙΙισι·α1 αι.ιι·
σα σει:Ισιιιαισαι, σα ιιασΙαιισ ααιΙΙισ ιισα σαμασσα ιιιισι· Ισαι,σσ σοιιιισιιιιισ ιααασ ιασιΙσ σιι Ιιιμιισσ σι σ'σαιμσσΙισι·
ι:σαιαα:. α ασιι ασσιιιααΙαιιοιι, αα αιιιι:;ιιαιιοιι σαιιιΙσ ιιιοι·αι. Ι.'ιιιαιιιι
Ι)σα ομιαιοιια ιι·σα-σιασι·σαΙσα σαι σισ έπιασα μοιιι· Ισ σαα ιι·ισαι ιιι·σμοασ μαι· Μ. ΙΧσμΙιαι·ιΙ μαι·αιι ι·σιιιμΙιι· σσα ιιισι
οιι ι·ισα α'ιιισιιιιισ Ισ Ιισιι ιιιι'ιΙ Μαι σΙιοιαιι· μοαι· μιαιιηιισι· ι:αιΙσιια.
Ι'οιινσι·ιαι·σ ασ Ια μοιιι·ιασ. ΨαΙιΙισι· μΙ:ισσ Ισ Πω σ'έισσ Ροιιι· σιιιισι· Ια αιασιιαιισα σα μασ σι ααα αΙισι·αιιοιι,
Εισαι ι:Ιααα Ισ σα σαμασσ ιιιισι·σσαιαΙ ; Ι·`αιιι·. σ'Ααιιαμσιισσιιισ σαι σιιισι·ιαιιισ σι·α ασσισσιιια μισααιισ ιοιι_ισιιια ιιιοιισΙα ,
ιΙαιια Ισ Μ; 8Ιιασμ σι Β. ΒσΙΙ σααα Ισ Οι) ; ΙΙσσι·α σαιια Ισ Π; οιι α μισμοαέσσ μιαιιηιισι σαιια Ια μοιιι·ιιισ :ισα ία_ισσιιοαι·
Ο. ασ 8αΙισσι σι Ι.αιιιι·αιισ σαιια Ισ Μ; $αι›αιισι·, ΡσΙΙσιαιι , συαι·ιιαιιυσ.ι, Μα ανσσ ασ Ι'σαιι ιισσσ ; σοι ια_ισσιίοιπ
ΙιιιτΙισι·αασ, 5σΙιιισσα, ΟΙιομαι·ι, ι)σααιιΙι, Βοα·σι·, σαιια ισ θ· Μααισσιπω.ι, ι·σασΙαιιισα , σισιιααισα. σαααιιιμισιι , σαι
α σι·σιισ σι σαιια Ισ ιθσ ε. μαασΙισ α σαιια νέααΙσ σι Ψαι·ιισι· σε σοιιασιΙΙσσα, σαιια σσι·ιαιιια ααα, μοαι· ιιιιμι·ιιασι· σσα αιο
σαι·ια Ισ Μα. σιιισαιισιια ααα ααι·ιαι:σα σιι ιογσι·; ι:αιια , σει ιιιιωιιοω
Μ. Ει·ιιισίΙΙιισιι α αει ι·σιιιαι·αασι· ιμισ Ια μΙιιμαι·Ι σσα σ σααιααι·σ σαι σε ιιισιοιισσα σαιια Ισ σαι οιι Ια αύσι·σιισιι
σμαασΙισιιισαια μΙσιιισιιηιισα σαι ασ Μαι ιοιιι· :ια σσΙιοι·α , μαι·ιιΙσιιισ σιαιιαασ μΙαα ιαμισσιιισιιι ααα Ισ Ρομπ, μοαι·
νισαασιιι α”σαιιι·ιι· σαιισ Ια αιιαιι·ισαισ σι Ια σιιιααισιιισ ι·σαιμΙΙι· ασ σσι·ιιισι·, σι σιι·ιμσσιισι· Ια ιιι·ιιασιισο, σαιια ααα
ααα, α αι:ισ σιαιαασσ ααα” νοιαιιισ σιι αισι·αιιαι, στ ιΙ ιισ ιιιισι·ισιιι·,σσ Ι'αιι·αιαισαμΙισι·ιαασ, οα σ'αιι Ιιιιαισσ αιαειιαιιι
ασι·αιι μαα σΙσιμασ σσ μιαιιιιιισι· Ι'ομσι·αιισιι σαιια ι:σ μοιιιι. σι νισισ.
Μ. 8σσιΙΙοι σοιιισιΙΙσ ιΙ'οιινιιι· Ια μοιιι·ιιισ σιιιι·σ Ισα σα ΙΙσ ασανσΙΙσα σιασαααισιια οιιι σε μιαιοααέσα μαι· σσα
αισιασ σι αααιι·ισαισ ι'αιιαασα σιιισα α σι·οιισ , σι ιια σαμαι:σ αιιισι·σαιω μισμσαιιΙοιια; αοαα ασ Ισα ι·σμι·σσιιιι·οιια μαιιιι,
ιιιισι·σσαιαΙ μΙαα ααα σ ι;αασΙισ, νσι·α Ισ μσιαι «Ισ ι·σααιοιι σι ιισιια ισι·ιιιιιισι·σιια σιι σιιιμι·ιιιιιααι :ια ιιαιιαιΙ σσ Μ. 86
ω. σσαι ΙΙσι·α ααισΡΙσαι·α ανσσ Ισ ιισι·α μσαισι·ισιιι· σε Ια σιΙΙοι Ι'σιιοασσ σσα μιιΞσσμισα σαι σοινσαι σιι·ισσι Ισ ιαέσσ
σσπιι-σιι·σοιιισι·σασσ σσ Ια μοιιι·ιασ ι ω. στι., μ. 137 Ι. σιασαιια Ι'αμμΙισαιιοιι σι Ισ αιαιιασΙ ομσι·αιοιισ ασ Ια Πιο
Μ. Βσαι·σσι·γ μσιιασ αασ Ια ιιιισαιισιι α μσα σ'ιαιμοι·ιαιισσ, ι·ασσαισασ.
σι ιιιι'α Ια ι·ιμασαι· Ια ιΙιοι·ασσαισασ μσαι ισ ιαιι·σ ανασα: αισ Ι)αιια ισ μμοιΙιοι·α:ιι, ι'ομέιαιιοιι ααα σιι·σ σπα μαι ια
σσα αιιι σιι μσιαι ιιιισΙσοα‹ιασ; ιμιαιιι α αμσι·σι·, σιι-ιι , σιαιοιι ; οιι σνασιισ αιισ μισιαισισ ισα ισαι Ισ μσα σαι ισ
σ'αιι σαμασσ μΙαα Ιιαιιι α σι·οιισ ααα μααι:Ιισ , ιι σιιαασ σα ισιιΙσ Ισα οη;αασα νσιαιαα , σι σαι α'σι:σαΙσ αι.ι ιαι· σι α αισ
Εσισ, ι:σιισ σσιιαισσι·αιιοα σαι ιΙσ μσιι.ι.Ισ ναΙσαι·, Ισ σια ααι·σ ιμι'ιΙα ι·σνισιιασαι σαι· σιιι-αισιιισα σι ι·σμισιιιισαιΙσιιι·
μΙιι·ασιασ σι Ισ ι'οισ ασ ιι·σιιιααι ιοαμιαι·σ ιΙσμι·ιιιισα μια· μσαιιισιι ιιαιαιισΙΙσ. Ι.σι·αιιασ σαι “κι σαι ρι·οσαιι, ιΙ Ι'ααι
Ι'σμαασΙισιασαι. Μ. ΙΙοαι·σσι·γ μΙασσ ιισαιιιιισιι·ια Ισ Ιισα σα” αι·ι·σισι Ι'όσοαΙσιιισαι σα μιια σιι ισι·αιααι Ια μΙαισ αα αιο
Ισ θα οα Ισ Ι0σ σαμασσ ιαισι·σσαιαΙ αιι ιισνααι σα διαιισ ιιισιιι σσΙ'σ1μιιαιιοιι.
σαι·ααΙ, αιιιαιιι ηιισ μοααιΙιΙσ, σιιιι·σ ααα αιιασΙισα ι:σαιαΙσα σι Ι.σα μααασιιισιιια σσινσιιι σιι·σ ασια:: ιι·σαασαια μσαι· σαι
σσΙΙσα σα αι·αιιιι σΙ›Ιιαασ. μισιισι· αιισ ιισανσΙΙσ ασι:αιααΙαιιοιι σιι μσα, σι σαιια αασιια
Ωσιισ σσι·αισισ ιιισισαιισα σοιι σιι·σ ιισομισσ; αιαια ποσα σαι ιΙ ασ ιααι αισιιι·σ σιιιισ σαι μΙιια ασ νιααι-αααιι·σ ασα
μσιιαοαι, σσαιι·αιι·σιασαι ιι Μ. Ιασαι·ι;σι·γ, αα'ιΙ σαι ισα ισι ισα, αοαα μσιιισ σε νοιι· Ια ιααιισι·σ α'αΙισι·σι· σι μισασι·σ σσ
μοι·ιαιιι σ'οανι·ιι· Ια μοιιι·ιιισ μια.: ποια α σπασω ηιι'σισαιι. ια ισιιαιισ. Ι.α μΙαισ σα ιΙισι·ακ σαι Ιισι·αισιι‹μισιασιιι ισι·
«Με, ι·ισα-ασιιΙσιασαι σ'αα σαμασσ ιαισισσαιαΙ, ιααια ιιιισΙ πιό:: σαιια Ισαι· ιιιισιναΙΙσ, αιαια ιιι:ιιιιισιιασ ααασι αιιαισα,
σιισι"σια ασ μΙααισιιι·α σαμαι:σα. 8αιια σοαισ Ι'σμααοΙισιασιιι σσμσασααι, μοαι· ασ μοανοιι· ασ »σιι-αιι- ιιι α'οΙιΙΙισι·σι·.
σιΞμι·ιιιισ Ισ σιαμιιι·ασιιισ σι Ισ Με, σι Ιοι·αιια'οιι μι·αιι‹μισ Ι.σ μαιιασαισιιι σαι Ιαιαασι·αιι αιισ ιααιισ μσι·ιιιαιισιιισ αιι
Ι”ομέι·αιιοη, οιι μσιισιι·σ σααα Ια μοιιι·ιιισ; αιαια, ιιιισ ισα μια, πασα μοααιΙιιΙιισ σσ μέιισιι·αιιοα σσ Ι'αιι·, ασι·αιι ένι
ισ αφησε ειιασιισ, οσα σι·μαιισα ι·σιιιοαισιιι , Ισα «μια σαιιιιιισιιι Ισ ιιισιιΙσαι·;οα σΙ›ιισιιι σα μαι·ιισ σει ιιιιμοι·
ι·σμισαιισιιι Ισαι· σιι·σσιισα οΙιΙιιιασ σΙαιιι·ισι·σ σιι αναιιι σι. ιααι ι·σααΙιαι μαι· Ι'σαιμΙοι τισ Ια σααιιΙσ σσ Μ. ΙΙισγΙιαι·σ.
σσ Ιιααι σα ααα , σι αΙοι·α Ι'σανσι·ιαι·σ μσαι σσαασι· σσ σοι· Ιύιισ ιαιιισσιιοι:ι σοιιιμΙσισ , ιι·σα-ιιιιμοι·ιαιιισ μοιιι· Ια
ι·σαμσασισ ιι Ια σανιισ ιΙιοι·ασιαασ. σιιι·σ, σαι σσΙΙσ σσ Ιαιαισι· ισιιιοαι·α σαιια Ια μοιιι·ιιισ ααασι
Ρι·οσσσσ σμσι·αιισιισ. - Ιισιια ασ μαι·Ισι·σαα μαι σσ Ι'σιιι σιι μσα μιιιιι· σνιισι· Ι'ιαιι·σσιισιισιι ιΙσ Ι'αιι·, σι ιισμ μσα
μΙσι σα Ε” ι·σαι;σ σα σσα σαιιαιιαιισα, σσαασιΙΙσ μαι· Ισα μοαι· σσατισι· Ισαμαι·σια ιιιοι·ασιιιιισα. Ι.οι·α‹μισ Ισ ααα μισα
αιισισαα; αιιισαι·σ'Ιιιιι Ια σιισαιιοα σαι σιιιι·σ Ι'ιιισιαισιι , Ια ιισμισιιι·αΙ σαι οι·σαιιΙασ , ι·σιι·όσι , σι ασ ι'αι·ιιισ μΙιια ηα'αα
μοιισιιοιι σι Ια ιιιι·σΙιι·αιισα σοαιαΙσ ι·σιιαΙιιΙιισσ μαι· Μ.ιισγ ιι·α_ισι ιιαιιιΙσαα μΙιια σα αισιαα ιΞισιιιΙιι, ιι σανισιιι. "σα-ιω
Ιιαι·σ ; σιιιι·σ Ι'ιΞνασααιιοα .ια Ιισμιισσ σ'αιι ασαΙ σοιιμ, σιι μαι·ιαιιι ιΙ'σιιιμσσΙισι· Ισ μσα σα: α'γ ασσααιιιΙσι· σι σσ Ισ σα
εασσσααινσιασιιι σι μαι· μαι·ιισ; σιιιι·σ Ισ σααι;σι· σι Ι'ιιιιιο ισιισισ. ι)'σαι σσιισ Ισ ιιισιιισαι σσ σοαιισι·αιισ ιααιισ οσα
σιιιισ σιι ιιΙιι·σ ασσσα σσ Ι'αιι· σαιια Ια μοιιι·ιιισ. αιαιιισ α σσ Ιιαιιισσ μαι· Ι'αααεσ σσ σαιιιιΙσα α σσι·ασαι·σ,
Βασικα απο αει , ασαα ασ μοανσιια σιιιι·σι· ιι:ι σαιια σσ αιι·σασισα σι μσι·σσσα σσ μΙααισιιι·α ιι·σαα ι Ισαι· σιιι·σαιΙιό,
Μαρ σσιαιΙα, σι ι·αμμσι·ισι· ιοαισα Ισα ομιιιισιια ηιιι σαι «σε σι ααα:: ισιισιισα μοιιι· ι·σιιιμΙιι· σιι μαι·ιισ Ια ιιαιιιΙσ. θα σα
σιμι·ιαισσα σαιια Ισα Ιιιιι·σα σι καμια Ια.σιασαααιοσ ασασσιιιι σιιαιιιιισ αιισι·σααινσαισιιι Ια Ισαι;ασαι·, σι σιι Ισα ααμμιιιασ
ιιιισ, σα. Μια. Ι.αι·ι·σγ, ΒΙαασια, ιισΙμσαιι, £ιανσιΙιιισι·, σαι σσιιιιιιινσιιισαι, Ιοι·αιμισ Ια μΙαισ σιιισι·ισαι·σ ι·σαισ α. μσα.
αοαισιια Ι'σνασααιισα σσαιμΙσισ σι Ι'ιαιιοσαιισ σε Ι'αιι· μισα ασαΙσ ιι σιωιι-ιω.
σαιια Ια μοιιι·ιιισ, ιαιισια ι.ιασ ΙΙΙΜ. ΙΞιοακ , Ιιαι·ιΙισΙσιαμ, Βαιια Ι'ΙιαστοιΙισπι.α μισαιιιιισ, οιι μσιιι σμσι·σι· μαι·
Λαιααααι, Ρισι·ι·γ, ιιΙαι·ιιιι 8οΙσα, Ιισσααιισι·, σαι αιιι·ιΙιιισ α μοιισιιοα σι ι·σιιοιινσΙσι· σσΙΙσ-σι αιιααι ασανσιιι ααα Ι'σμαιια
Ια μισασιισσ σο Ι'αιι· σσ ι.;ι·αιισα ιιισσανσιιισαια σι ασ ασαι σΙισιιισιιι ασ ι·σμι·ασιιιΙ. Ι.α μασι·ιασιι μσιιι ανοιι· Ιισα ααα:
μιοασιισσα μσαι· Ι'σιασιιαιιιιιι αασσσααινσ. αιΙΙισι·σιισσα. Ι.0ι·αιιιισ Ιαμοιισιιοιι, σιι Ιισα σσ σοιιασι· ιααιισ
α θα ασ ιααι·αιι ιι·ομ Ισ ι·σιισισι·, σιι Ν. πω" (Ιου. ε. σιι Ιιααισσ ιιωμιιια, σοιιασ ιααασ α σα μια, σιι Ισι·ασασ Ια
οι;" ',_ "Η μ ι'ασιιοα σσ Ι'ιιιι· αιιι· Ια α·ααισ ααι·ιασσ σιι αιιι·οαιισ , αμισα ανσιι· σε ι:Ιαιι·σ , ιισνισιιι ιι·οιιΙιΙσ, Ιασισα
ι'αι·σι· σε Ι'σμαιισιισιιισιιι , ααι·Ιιασσ σοιιι Ισα μαι·ιισα αμμο σσιιισ, σι σιιιιιι μιιιαΙσαισ, οιι σοιι ι·σσσιιι·ιι· ααα μισσσσιΞα
ασσα ασ μσανσαι ασ αισιιι·σ ιιιαιαιιιαασιιισιιι σιι σοιιιασι , σιι μχοιΙισι·αι (5ιΞσιΙΙοι, Ισα. στι., μ. ισα-ι" ).
ε" μ; σωμα μταταισι·σ σ! αιαπι|σαΙσ σσ “και Ισα ιισσισσαια ΙΙιαιοι·ισιισ σι σιοΙιοαπηαΜσ. - Ι.σα αιισισιια οστι
"με ω” μ. αρωμα: σαι ι·σαιιΙιαιιι ασ Ι'οιιιισιιαι·σ μει ααιαααισιιι Ισα σμααι:ΙισαισιιΙα μΙσαισιιιμιοα, Ισα σιασαοαιι
αιαι:ισιιισ σσ Ια μοιιι·ιασ σαιια Ισα ααα σ°σιιιμγσιιισ. μ . ιιιιιιισαι, ιμισΙαασ ιαιμαι·ι'αιια ουσ ιιιαασιιι Ισαια αισμσιια
Ι.σα οΙιασι·ναιισαα σσ ΗσμισΙσσι, ι:Ισ Μ. ΟιιινσιΙΙιισι· οι σ'σιμΙοι·αιιοιι, σι Ισαι· σσαιιαισιιι ιααιισ α Ι'σαισι·ισαι· μασ
σι: Ιισααι:σιιμ σ'ααιι·σα ααισαια, σέιασαιι·σιιι σ'αασ.αιαιιισι·σ Ι'ομσι·αιισα σσ Ι'σαιμγὸιασ, ιμιιιΙα μιαιιιμ.ιαισιιι απο Ισ Εσυ
μοαιιιισ ααα Ια μιιΞασιισσ σσ Ι'αιι·, αι σΙΙσ α σσα ιιισοιιισ ι·σιισσ σα Ι'ιιιαΙι·ιιιιισαι ιι·αιισΙι.ιαι. Ι.σα σσι·ιια Ιιιμμοσι·αιι
κ
lIYD —24— HYD
que: contiennent la ce sujet des passages qu‘on ne saurait générale est pervertie. il faut remarquer que l'hyper
trop admirer. Il faut reconnallre néanmoins que ce n’est cousie peut modifier la sensibilité de l'oreille au point
que depuis la découverte de I'ausrulætion et de la d'altérer la qualité des sons qui y parviennent; dans ce
percussion que le diagnoinc de l'hydrothorax est de cas, le malade entend un murmure, un simcment, un
venu positif, et en réalité ou ne saurait faire remonter tintement, et des bruits très—différents.
l‘histoire sémélatogique de I'hydrothorax au-delà de HYPERCRINIE, 8. f. de ùntp, au-dessus , et x,:tntv,
l.aonnecz nous avons montré qu'il n'en était pas de même séparer. M. Audral s‘est serVi le premier de cette ex
pour le traitement. pression, dans son Anatomie pathologique. pour dési
L'hydrothorax n'a été étudié nulle part du point de gner l'augmentation de la sécrétion dans un tissu qui
vue de la pathologie générale, la plupart des autctirs ne n'a subi aucune altération Visible de texture. MM. Ma
comprenant même pas sous cette dénomination les épan randel . Breschet et Dupuylren ont employé les mots
chemenls produits parla pleurésie. Dans les dictionnai— irritation te'crétofre pour rendre la même idée et dési
res ( Dtct. des se. médic., Dict. de méd., Dtct. de méd. gner les phénomènes d‘exbalation dont on ne peut
et de chtr. prat.). dans l'ouvrage de Laennec, les détails trouver la cause dans l'inflammation ou dans la lésion
riilatifsà l'épanchement pleurétnque sont disséminés dans matérielle des organes.
les articles consacrés à la pleurésie. l'hydrothorax essen HYPERDIACRISIE, s. F., de ûntp. au-dessus, de cités,
tiel, aux maladies des plèvres , etc. Dans les traités de âtraœrs, et de tptvetv, séparer. Mit]. Roche etSanson
pathologie générale ( Chomel, Dub0is d'Amiens), il n‘est appellent ainsi les sécrétions excessives qui dépendent de
point question de I'hydrothorax. On a pu voir, en lisant l'exagération fonctionnelle des organes mécréloircs; la
ce travail, le grand nombre d’ouvrages et de mémoires bronchorrhée, la gastrorrhée, certaines diarrhées, les
particuliers que nous avons été. obligés de consulter: biennorrhées, certains écoulements leucorrhéiques, sont
nous ne reviendrons pas ici sur leur indication. des hyperdiacrtsles. M. Gentlrin a donné, dans ces der
En nous occupant de la lboracentèse, nous avons traité niers temps, le nom de dtacrtses aux flux dont le phé
l'historique et la bibliographie de cette opération, nous nomène saillant est l’écoulement plus abondant des
nous borncrons à indiquer spécialement ici les auteurs fluides sécrétéa. L‘auteur dit l‘avoir choisi parce qu'il est
suivants : Sprengcl (lltst. de la médecine, trad. de inusité en physiologie; nous croyons qu'il doit être rayé
Jonr(lun ; Paris, 1833, t. 1x), HeWson ( lied. obs. and de la pathologie, dans le domaine de laquelle il a voulu
t’nquirfes , Landau, t. titi. Hcyfeldcr ( Studien tm Ge le faire entrer.
bt‘ele der Ilellwtssenschaft, Stuttgart , 1838 ; et Avril. HYPEREMIE, |. f., dérivé de i'mlp, au«dcssus. et
gênés“. de méd., 3° série. t. v, p. 59 ). Sédillot (De t’o aï,uzx , sang, quantité de sang plus grande que dans l‘état
pe'ration de t’empyème ; Paris, 1841 ), Bourgery ( Traité normal. M. Andral , qui a créé cette dénomination,
complet de l'anatomie de l'homme, Emmène ). l'emploie pour exprimer l’afflux morbide du sang dans
Q,uélque fastidieuse que soit une aride énumération un ti>su ou dans un organe. L'hypérémie peut être par—
bibliographique, nous allons, en terminant, indiquer les tielle, comme dans les inflammations , les congestions
sources au1quellcs nous avons puisé les faits qui ont servi dites actives, passives , mécaniques , Mmorrhagt
31 l‘établissement de notre statistique relative à la tho pares, etc.; l'hypérémïe peut être générale, telle est la
racentèse, et les auteurs auxquels ces faits appartiennent. pléthore. En disant qu'il y a hype’rémie générale ou
Scnac (Acad. des lctences . 1703 , p. 172), Duverney pléthore (eÀù9w, être plein; , on crée une hypothèse;
(ll’st. de l’Acad. des sc., I737, p. 172), Moraud (Jle'm. car aucune expérience positive ne démontre jusqu'ici
de l'Acad. de chirurg. ), Castrick (flac. d'obs. de méd., que la pléthore est constituée par la surabondance du
1757,t. vi, p. 287), Baudot ( 1001., t. t.xxnv, p. 385 ), sang. L‘expression d'hype’re'mie convient surtout pour
Fréleau (Joum. génér. de méd., t. Xi.vu, p. 132), Car désigner les congesüons sanguines locales ; elle constitue
boué (Joum. de l)esault, t. u , p. l37), Lefaucheux un terme générique qui ne t‘ait préptger en rien la na—
(Journ. génér. de méd. , t. ut , p. 49), Diouiouset turc intime et la cause de la congestion sanguine locale
(loum. de méd. et de chtr. prat., t. iv, p. 28), Renard (voy. INFLAMMATION, Puéruonx. SANG).
(11m. de physiol., t. vu, p. 172), Boyer ( Trait. des ilYl’ÉREPHIDROSE , s. il, de i‘màp et lui, ait-dessus ,
malad. chirurg. ), Delpech ( Mém. de: Iw'plt. du "au, excès, et de io‘pù;, sueur, sueur excessive ( voy. SUEURS).
t. t ), Reybard( Gaz. méd , janvier 1834 et janvier IIYPEREPIDOSE , a f., de ùntp, au-dcssus, et de
1841 ), Novara , (Journ. complém. des se. méd., t. iv, émo‘oetç, accroissement, hypertrophie, développement
p. 187 ). Roux (Gaz. méd., 1836, p. 734), Malle (Hall. anormal d'un tissu, d'un organe.
de l’Acad. de méd. , I837, p. 405 ), Thompson ( The HYPERHESTËSIE, s. r., de ûnip, ail-dessus, et de
Lancet, 1837), Bruris (Ben. méd.,1838,t. i. p. 115), ai’:0r,atç, sensibilité en excès, exaltation de la sensibilité
Brugnou ( Gtom. par servira as‘progressis delta path., normale, mot fort bien composé. très-précis et trop ra—
1838, fasc. xxv ), Wintx-r (Arch. génér. de méd., ire sé rement employé; il est opposé à paralysie du sentiment.
rie, I. II, p. 493). Stsmki (Journ. l'Esculape, 8 novem L’hypcrltestésie partielle, ou d‘un sens, générale, ou de
bre1840), Faure ( Gaz. méd.,1836, p. 76“). llc_vfelder tous les sens et de la peau, est le signe d'un grand nom
( fludtcn tm tiebiete der Heilwissemchufl , 1838 ), bre de maladies du système nerveux. Il se manifeste un
l.. Fleury( Arch. génér. de méd., 2°série,t. II. p. 326), début de l‘encéphalile, dans la myélite, les ramollissæ
Bégiu (Dtct de méd. et de chir. prat., art. Emmène ). ment: cérébraux, les névralgies, et surtout dans les né
Crtweilhier (Mot. de méd., art. Penuuésu: ), Townsend vroses, spécialement l'hystérie, le tétan0s, etc. On l’ob
(The Cyclopœdia ofpract. med., art. Emrvnu ). serve encore dans les maladies saturnines, quelquefois
HYPBRCOUSIE ou BYPERCOUSIS, s. f., dérivé de Ùïtip dans les flèvresgraves avec ou sans délire.
art-dessus , et cixoùew, entendre, exaltation de l‘ouïe. HYPERESTIIENIE , s. f. , de (suif: , an-dessus . et de
L'impression des sons est accompagnée de douleurs dans e0t‘vaç, force, mot consacré par Brown et me école pour
un grand nombre de maladies de" l'oreille et d'atfections désigner l'exaltation des forces que l‘on observe dans un
internes.Dans les inflammations du conduit auditif, et grand nombre de maladies , dont ils ont fait une classe
surtout de l‘oreille moyenne, quelquefois de la trompe à part.
d’Eustache, les bruits qui parviennent aux Oreilles sont HYPOCHONDRIE on HYPOCONDRIE , s. f., dérivé de
modifiés dans leurs qualités et déterminent en même une sous, et zavd‘poç cartilage, e'est-à-dire, maladie des
temps de la douleur. Les maladies du cerveau. le ramol organes situés derrière les cartilages, ou dans les hypo
lissement, l'hémorrhagie, les productions diverses qui se chondres. Dès les temps les plus anciens, on a regardé
forment dans l’encéphale, et qui avoisinent le nerf acous cotte maladie comme un effet de l'obstruction des viscè
tique, donncnt lieu à la production de ce phénomène. il res voisins du diaphragme et placés dans les hypochon
en est de même des fièvres graves , du typhus, cl de ces dres. L’estomac, la rate, le foie , la veine porte, l‘artère
grandes maladies dans le cours desquelles la sensibilité cœliaque et mésentérique, l'estomac, le mésentère, sont
ΠΥΡ .-25 ΠΥΡ

Ιεε ρει·ιιεε οιι Ι'οιιε πιω ιου: ιι ιου: ιε υπέρ πιυ πιιεΙ. Ι'ειιειιιιου εει. ιιπέε ρ:ειιιιυε εουιΙπιυεΙιειιιευι ευ: υπιε
Βεπιοπιιππιιιοπ.: ιι·ιιπιροι.πει ει ειι·πιποει·ει. -- Πυρο πιιεΙεπιιε ι·πέεΙΙε οπι ιπυει;ιπιει:ε, ει πιυι πι'εοεοπιιρεςιιε πιε
οιιοππιπ·ι'ε, απεειιοπι πιέιυποοιιοαε . Μιιηιπιιιτε, Μπιο ι:ιειπ:ειε ει πιε ε::ιιιιιε πιοπι ιιιοιιιιπιπιε ιι (Ι·'τοοιιιεπισ μου·
π:|ιοιιιι:·ιοςπιε, υπηιοπιιιιε; υαρπιπιι·.π, οικείου ιιυροειιοπι ΜοΙοοιπιυε.ι .αυτ ιο Με, ρ. 389. ιιι-8ι); Ρει:ιε, ΗΜ).
πιι·ιοπιιιο, :αποτο Μ.: Ιιμροοιιοιππιτει, πιιιΙαιιιο πιο: .πιι Με πιέιιυιιιοπιε πιυε Ι'π›ιι ι:οπινε πιειιε ιειπ ουν:ει;εε πιει
ι.ιι1Μ.9. Ή'. - Ϊποχιινιῖριαιιο; ππάθο; και εννοώ”. (ι:. - :ειπε πιοιειιΙεπιιεπιι πιο εεΙΙει πρι: πιπιπιπι νεπιοπιε πιε πιουπιε:,
ΙΙιηιοπ:Ιιοπιιπ·ι'πε. Μπι. - Ιροοιιοππιι·ίο. ΙιεΙ. - Ραιιοπ πιει ι:οππιπυι·πιι Μ. Ι.οπιμ:-νιΙΙεπ·ππι:ιγ ε'εκρ:ιιιιε ιι σε ευ
Μροεοππιι·ιααι, ιι€ροοππιπιι·ια. Βιμ. - Πυροεοπιιι·ι.πω, ιει : π ()'εει, αιι-ιι, υπιε ειι“επ:ιιοπι επιιιπιεπιιιιιπ:πιι ιιει·ιιευεε.
αφου”. Ιου: ΜΗΝ”, οΙπιε υιευιΙ.π , επιιιι.ιιι ιιιοιπιπιι), πιυι ρει·εΙι π:οπιιιιιιε: πιεπιε υπιε ι:ι·ιιειιοπι πιυ υυε ππιεπιιει·ε
.ηιιεεπι. Με!. -- Ετιιιεπιποριιι:ιιοΜιειι , ιιιηιοοοπιι:ιε, πι'ει:ε ρε:ιιπ:υΙιε:ε πιυ ιρειεππιε ιιει·νευιι, ει ρι·ιπιειρεΙε
ιιιιΙει·ι·οιιΙπειι. ΑΙιειιι. - 2ιοουι·ιποεπιιυιιειο. πω. - πιιεπιι. πιε π:ειιιι πιυι νιιιιιε Ιεε οπιχεπιει πιιι;ειιιιιι; Ιεπι αιωρ
Ποιιι.ποι. Μπι. Ηιπιιιι.πιπιππι. 8υπιπι. ιουιει εειεπιι.ιεΙε ιουι πιοπιιιι:ευκ : ιο ρΙυιι ιουνεπιι ι:ουιιΙε
ΙΜποιιιιιιιιιιοπ.: .ιιιιοπιιιι Με ποιου”. - Μοι·ιιιι: ει. ιεπιιευ: πιει πιιιιειιιιοπιιι, ειιιιιι Πεντε ει ιουι ιπι‹ιιπ:ε πι'υπιε
|ιοιπιοειι.ι. Πιοπ:Ιεε. Λειιυε; ΡιγροεΙιουπιιιπι, πωπω ιι;) Ιπέιιιοπι ΙπιουΙε; ιιπιιυοειιπέι, ιιο:ιιοι·γι;πιιεε; επειιιιιιου πιο ιε
ροπ:ιιοπαι·ιιισιι.ε πιει ι.ειιπιε; πιοι·ιιιι.π πιιι·πιεΜπιιι.ι πιει εευειιιιΙιιιΞ ι;ειιέ:ειπι, ερειιιιεε "Με" ρειριιειιυυε, ιΙΙυ
Α:πιιιει (ππιιτυπ:Ιι, επι ε:πιιιο. Ωιι;πιιιιε νειιι:ε, οριρΙοοπι, ρε ειοπι πιει υπιε, ει ευ:ιουι πιο ιε νυε ει πιε ι'πιιιιε ; ευκα
:ιιοιπιε); πιοι·ιιπιε Μηιοοιιυπιιιι·ιικιω , Ρ:εεεειο: , Βοει· ειοιι :εριπιε πιε ρΙιόπιοππιεπιει ππιο:ιιιιιιιυεε πιυι ειππιπιΙειιι Ιε
Ιιεενε ; "ΜΜΜ ΠυροεΙιοιιιιΝοουιο, ΟεΙιεπι. ΙΙοιΤππιεπιπι ρΙυρεπ·ι πιει ππιεΙεπιιεε; πέιει :έεΙ, ιι:ιειε πε:ιεΙιΙε, πιο ιουι
ιυπιπ:ιπε:; Ιη|ροπ:ιιυπιπιτι.ποιο.π. ΗυιΙιευι ; ιιυροειιουπιιιιι Ι:επιπ:ει πιινε:οεπι, π:Ι'οιι υειιιεεπιι πιει ιε::ευπ·ε ρειιιπιυει πιυ
ε", 5ευνει;ειι_ ι.ιπιπυι, νοι;εΙ, Με", (ιυΙιεπι ; ΙιαΙιιωιπια πιει ιπιπιυιιιιυπιει ειπεεπέ:έει ; ιιε:ιειιιιιπέ πιιοι·πιΙε; επεεπι:ε
Πο Ιπυροπ.·οππιι·ια.ιιι, (.::ιπ·ιιΙοπι ; ιπροει·Ιπιπε.ιιιι οπι.ιι:ικα, Που ιιεΙ›ιιυειΙε, ιρπΞειεΙειιιεπιι ευπ· ιουι σε ιιυι πιω ιι Ιε
8ινεπιιευ:; πιι;.φερειιι ΙιρροεοπιιΝοε, Υουιιε; ΜΜΜ που! ου ε Ι'έπιοπιπ:πέ πιει επ:ειπιεπιιιπιε Ιε ιιιειεπιιο ε (πωσ
Ιιρροπ:οπιπιπ·Με , οωπι ; Μαιο: :εοι·ουιι, Βε:ιιειιε; πιο: πιο.: πιιιιπιπιιε.π πει·υευ.πω ου επιρειπι·.ι, ει ροι·ιιπ:πιιιπι:επιιεπι
οιι: :ε.ι·ισπ:πιιο:Μ.9. ιιιοι·ου.ι ·τιωιιιοπιι.ι, πωπω” οποιοι: πιε ΓΙιι).ιιπιπιε οι πιε Μυροοιιυσιπι:ιε, π, ι, ρ. 293, ιυ-8ι;
ιοι·υιιι, ιιμροοοππιιι·ιπιπ:πι ιιι)ι:ειιο, ππειιιιιοιιοιιπι ιιιπροεοπ πω». 1816).
επιασε, πειιιιο.πε ρυ.ιιπο-ιπιειιιιιοιπιπιεπιυεΙπιυεε ευιευπ·πι; Ωιιιιευ, οπιι ενειι πιε ι'ιιγροοιιοπιπι:ιε υπιε Με ι'οι·ι
οο.ιιι·ο-επΜπιισιε ιιυροειιουπιι·ιαπιυε. εκεειε' Ιε πιιιιιπιειιειι επιιι;πιουεεπιιειιι πιε Ιε εεει:ειειε. ει.
Βά)ιπιιιοπ. -- ει Ι'οπι ι·ευι πιοπιιπε:νε: πιπιπιε Ιε Ιεπιπ;υε Ιε ι.ιιιιπιιι πιέρευπι:ε πι'υπιε ειιΕεπιιιοπι πιυ ωπ.ιοι·ιυοι απο·
πιιπΞπιιπ:εΙε Ι'εερι·εεειοπι πι'Ιιγροπ:Ιιοοιιτιο, ιΙ Ιιιιιιι ειιιοΙιι :οποιο π £Ιπέιπεπιιε πιο «πω. μπει.. ι. πι. ιι. 422, ιπι-Β°· ;
ιιιεπιι Ιυι ιιοπιπιε: υπι που: μ:πιειε . υπιε νεΙευι· εειεπιιιιιπιυε, Ρε:ιε. ΙΒΝ) ). δει πιέιιπιιιιοπι ιι'πιει πιυ'πιιι "μου πιει ρι·ιιι
σει” πιυοι ι°πιπι ε'εηιωε ε ρε:ρπέιυε: Ιε νει;υε ει Ι'ιπιπ:επ·ιι ειρειικ η·πιιιιιοπιιει πιε Ι'Ιιγροοιιοπιπι:ιε, ει ρευι ειπε πιου
ιυπιε πιυι π·ει;πιεπιι επιπ:ο:ε ευ: π:ειιε ππιεΙεπιιε. Νουε ευ:οπιε ειπιέ:ιΞε π:οπυππιε υπιε πιει πιιειΙΙειιι·ει πιυε πιουε ροειπέπιπιπιε.
:ειιπιυ πιπιεΙπιυε ιιεπ·νιοε ει ιιουε ρεπ·νεπιοπιιι ε πιπΞιε:ππιιπιε: α Η γ ε, πιιι-ιΙ, ειπε: εε:ιειιιει ρε:ιοπιπιει, υιι πέιει πιε Ι'Αυιε
πιειιεπιεπιι Ιε νπι:ιιειιιε που: πιυε Ι'οπι πιοιι ειιεειιι:: ε σε οπιι πιε πεεοπιιιιιιι ρε: Ιε επιιιπ:ιιυι·ι πιει ει:εοπιιιεπιπ:π:ε ευι
πιιπιι. Μ:: υπιε, ρευ :ιεπιυι·ευκ πιει·ιε Ιευ: πιέιιπιιιιπ.ιυ, οοιιιι ιειιιεε: υυε Ιεπιευευ:., υυε ιπιπιιιιέι·π:πισε ου πιι πιέΙιευι πιε
πιε:ειιι εοπιιπιιε ειΤει:ιεπι πι'Ιιγροοιιοιιιι:ιε Ιει Ιιοπιιιιιεε Μοι :ιίωΙυιιου πιυ πι'επ:ιινιιό ρου: ιουιε αρεσε πι'επιιπερπ·ιεε;
ιυεΙΙεπιιεπιι πιιιεεπ·ιπιπι ει ιι·ιειεο, ιιυι :εεεεπιιειιι νινεπιιεπιι υπιε πιιιηιοειιιοπι πιυ επι:ιευε, ιι Ιε ι:Ιιιεπιε ει ε Ιε ιιιιιιπΙιιπέ;
ιουιεε Ιεε ιπιηι:ειειουε ππυι Ιευ: ιουι ι:επιεπιιιεεε; ει: πιιοι Ιε π::ειιιιε πιυε ιουι Με ενπιπιεπιιειιιι ε ιουι: υε εε ιεπ·ππιι
επι επι:: ηιιοιιγππιε πιε οιιεις:ιιι, ρειιιε, ιι·ιιιεσεε, ιυεεερ υειιι πιιειιιειι:ευπιεπιιειιι ου πιε Ιε ιιιευιε:ο ιιπ ρΙυε ιε
πιιιιιιπε :ιει·νευεε, ει πιε ρευι.ει:ε :ει;ε:πιέ οπιιιιυιε πιυιιιοεπιι ειιευεπι ; π:'επιι ρου:πιυοι Με ιουρεοιιι Ιεε ρΙυε Ιπιεε:ι πιου
μου: π:ε:πιειπΕ:ιεε: υπιε υιεΙεπιιε; πιειιι ιουι Ιεε εεε , ιΙ ιιε πιεπιι ιιπιυιπειιι Ιιευ , πιπιπιε εε πιει, πιε :επιοιιιε: υπι πιει
:ερ:έιεπιιε [Με Ι'ιπιπέε ιιυε ι'ου πιοιι. ειιεπ:Ιιε: ευ πιιοι ιι; π:οπιειπιπΞ:ειιΙε. Ωει ιο:ιεε πιε ρει·ιιοπιιιεε ιουι ρε:ιιουΙιε
ροοιιοπιπι:ιε.0ιι ε επιεο:ε π:ουιιουπιυ ιουι εε ιιι:ε πιει πιιειε :εππιεπιι ειιεπιιινει ιι Ι'έιει πιε Ιευ: εειιιπέ; Ιε πιιοιιιιι:ε
ριιιιοΙπιειπιυεε ιι·ιδι-πιιιιέ:επιιε. (Σ'εει ειπιει ιιυε Ι'οι:ι ε ευε π:Ιιεπιπιεπιιεπιι πιε ειιυπιιιοπι πιυ'εΙΙεπι έρ:ουνειιι πω” Ιευ:
Με πι'ιιγροπ:ιιοπιπι:ιεπιυει κι πυεΙυπιει πιυι ερ:ουνειιι πιει εο:ρι πιυιιιι μου: Ιεε οπ:ευρε: σε:ιεπιεεπιιειιι, ει ιουιε εεε
ειιε:::πιιοιιε πιε Ιε ιεπιειιιιιιιέ, ει ωπινεπιι πιε Ι'ιπιιεΙΙιι;ειιεε, εειιοπι επι:εο:πιιπιει:ε' ιιυεΙπιυειοιε Ια ρΙυε ΙόΒεπ·ε. Ιου:
ι μπορω ιι'υπιε ιιιιιιεπιιε :πιεΙΙε ει ιεπ:ιιεππιειιι :εεοιιπιυε πιυ :ειιουιε: υπι πι:ευπι πιιιπιι;ε:. οι Ιε πιιοι·ι ππιπιπιιε. Ι.ευ:
με: μ; ιιιέπιπιειι·ι; π:'εει π.ιιπιιιΙ πιυε Ι'οπι ε πιειιιι;πιό πιει εσω ει·ογειιοε ει. Ιευ: ρυ:ιιιεειπιπι ιουι π:οππιπιιυιιιέππιεπιι πιει
ιιουε πιυ ίσιο ου πιε Ι'εειοπιιεε ιιυι πιοπιυευι Ιιευ ε πιυεΙ ρΙυε οριπιιΔιπ·εε :εΙειινεπιιεπιι ιι εεε εεπιιιειιοιιε ει ε εεε
"Πει-μπε .Με "ωριπιππιεπι πιε Ι'Ιιι·ροπ:ιιοιιπι:ιε. 0πι ε όιό πτ::ιιιιιει ο (ουνπ·. επι., ι. ιι, πι. πω). Με ευΙεπι:πι υιο
ιππεπιπι°ε ειρρειε: πιε εε υοππι πιει πιιοιιοπιιεπιιεε ιιιεπι εει·πιπ: πιπιπ·ιιει πι°οπιι πιει ευεει ιιιευ επιπεπιιπέ:ιεπι Ι'ιηιιιοειιοπιπιπιε:
ιπι:ιεπΞεο, π:πιππιππιο Ιε εριεεπι ου Ι'ιιγροπ:Ιιοπιπιπ·ιε επιεΙειεε, πιιιππιπιιι πιιειιιε πιυ'ιΙε πι'ουι σε πιι ευειιι π:Ιει:ε πιι ευειιι
ιιυι πι'εει εουνειιι, πιοπιιππιε πιοπιε Ιε ¦ΠΟΠ"'θι'0Π$ ρΙυι Ιπιιιι , ρ:ιΞειε πιυε ΟυΙΙεπι πιεπιε Ιευ: πιεεε:ιριιοπι.
ιιυε ιο πιιουοππιεπιιε πιυ ειπιπ:ιπΙε ι ποια ευεει πιοι:ε επ·ιιπ:Ιε Ι.πι ρΙυρε:ι πιει πιπ5ιιυιιιοπιε ιιπιυπιιιεε ρε: Με ευιευπ·ι
ιιοι.πιε ). Ειιιιυ , ο υπιε όροπιιιπι επιεο:ε ρου ιιιοιι;πιέε πιο ρΙυε επιι:ιεπιε οπιι ιε πιέι”ευι πι'ει:ε Με” ευ: πιει ιιι·ροιιιε
πισω. Ιοι·ε‹ιυε Η: πιιε8πιοιιιε υ'ειειι μοι επ:πιυιε Ιε πιει;:έ εεε επ·πΞύει επι νυε πι'ειρΙιιιυε: Ιε πιειυ:ε ει Ιε ειόπ;ε πιυ
πιε π:ε:ιιιιιπιε πιυ'ιΙ ροωιιπιε πιιειιιιεπιεπιι , πιει ειιΙοπ·οιει ει πιο!. Ρου: 8επιπιε:ι . π:'εει υπι επιιεε πι'ιιυπιιευ:π νιειάει ου
πιει ειιιεειιοιιε πιπ·ι;επιιπιυει πιυ απ: ου πιει νιεεε:ειι εΙιπιο ιιε πιιευνειιε πιυειιιιι, υπιε ευ:ιουι πιιέΙεπισοιιπιυε ου ειπε
ιιιιιιευκ πδιειπ·ιιι ιιουνειιι ρ:ιεεε ρου: πιει Ιιγρπιπ:ιιοπιπι:ιεε. ιιιΙειπ·ε. εουνεπιι ευεει ριιυιπευιε ει ιιιΙιειιεε, πιιιι ε'επιι
Ι.'ιιυροπ.·Ιιοππιι:ι°ε ει: ρου: :ιουι υπο αιιεπι·πιιιοπ πιο.: ιο:ιυπι πιεπισ Ιει :επιιεευε πιε Ιε ιιειιιε ρο:ιε, πιε ι'πιι·ιεπε
|ιιουιι€.: !πιεΙιεσιπιεΙιεε, απο πευ:ο.ιε ωιεωεω πιο! ρο:ιε π.·πι:Ιιεηιιε ει ππιπέιεπιιπέ:ιπιυε, ιιεπιε Ιεε ιιιηιοπ:ιιοιιπιπει , ει
ι·ωιιωωπι πω! επ ε" πιιιειιιι πι .π'οοπ:ιφει· :απο επιασε α” ρ:ιπιειρεΙεπιιεπιπ πιπιιιι Ιε Βεπιπ:Ιιε, επιι:πι Ι'ειιοιιιεπ: ει Ιε
ιεπειιιιοπ.ι ι·ει:ιιω υπι ιιιιιιυιιιπιιι·ω πιπι°ιι σου ι·ε.ισειιιιι· :ειε, ειπ:. (Μ.ιιιιπιιιοπω πιεπιισω;Υιιειι., ιπι-80, ΙΜΟ).
οι;" ιιωει·ω,π πωπω πιε που ι:οηι.ι, ει πι Μ.: οοιι.πιπιπιι·πιι· Ι·ιοιι'πιιειιιι Ιε πιπέιιπιιι πι υυε ειι'επιιιοπι ερειπιιοπιιιιυε ει Πειυ
π.·οιπππε απαιτει πιε ιιιιιιιιιιιω· Μουσε πιωιι ια τιπεπιεσιιιπι Ιειιιε πιει ρι·ευιιε:ει νοιεε, ει πρόειειεπιιευι πιε Ι'ειιοπιιεε
τι: ρουτι·α _ιυπιυπ'.ι Ζε μου. Επι πι'ευι:ει ιε:ππιπει, Νιγ ει πιει ιπιιεειιυε, ιιοπιπιεπιι Ιιευ ε πιει πιιοπινεπιιεπιιι ι::έιιυ
ροπ:ιιοπιπι:ιε εει υπιε ιιιπΞπιιιειιοπι ιπιπιιιιπΙινε πιε Ι'ιιοιιιππιε Ιιε:ιπ πΙευε εεε ιιιπ:πι:εε, ιι·ουιιΙεπιι ιουι Ιε εγειεππιε πιει·
ει" εε ρπ·πιρπ·ε επιπιιπΞ, ου, μου: ιιοπιε ιιε:νι: πι'πιπιε εερι·ει ιιευιπ ει Ι'ιιε:πιιοπιιε πιεε ιοπιπ:ιιοιιι( 0ο Ποιο ιηφοι:Μο
.Μ "ρευμα πιε ιιιιιειιιε , ειπιρι·ιιπιιέε ιι δ. ιι:ειιυΚ, υπο υι·ιιιπ.·ο,ρ. “με 0ρει·.οπιιιι., ι. ιιπ, ιιι-ι., 0επιεν., ΠΜ).
ιιοιΙιιειπι:ιιιοτι ιιε Ι'ιιοπιιππιε ππι:ιΙ.υΙε ευ: εε επιπιιέ. (Πει υπι Ωω επιιευ:οοιιιοιιπι ευιιευιιιΙε Ιππ ι;ειι:ο-επιιπι:ειι;ιε ει. Πιγ
πιεΙι:ε ρεπ·ιιεΙ πιυι ε μου: οιι)ει Ιε εειιιπι πιυ πιιεΙεπιε εειιε ροεΙιοιιπι:ιε . ει. οπιι: υπιε ιιγρπιιΙιειε ευ: Ιε πιευιε ρπ·έεπι
αει-ε ιοπι:ππιεπιιπέ ρε: Ιε ε:ειπιιε πιε ευεσοπιιιιε: ιι πιει ειπω πιει: πιο πω.
πιω” πιυ'ιΙ πι'ε ροιπιι . πιοπιι υ εε ε:οιι ππιευεεό , ει. ιιυ'ιΙ 1. Ε'ι·επιπ:ΙΙ: που. πιει” ι'ιιι·ροπ:Ιιπιιιπι:ιε Ι”ιιεΙΙιιειιιειιοπι
ιιπρε ιιιευπ·υΙιΙει. Μ. Ι.ευπ·ει επι πιοιιι:ιε υπιε ι:ει-ιυπιειπιέε, πι'υυ ιπιιιιιιιπιυ ευ: εε ρ:ορ:ε "Με, πιυ'ιΙ _ιυδε Με ρΙυε
Ιο:ιιιυ'ιΙ πιιι πι πιυε Ι'Ιιγροειιοπιπι:ιε εει π:ει πέιει πιπιπιε ΙεπιυπιΙ πιιευνειιε ου'ειΙε που επι πωπω, ειπα ιιιιι: ειιειιιιοπι πιυ
HYP —26.—. HYP
pulcnse à l'état de son corps , avec anxiété. crainte, les pochondrie consécutive ou symptomatique. Mais, pour
facultés de l'âme restant saines d'ailleurs , à l'exception _ que l'on soit fondé à l‘aire provenir l'hypochondrie de la
de ce vice de l'imagination. 1: Pour donner une idée perversion de la sensibilité des organes digestifs, il faut
complète de l‘opinion du médecin allemand, nous devons que les symptômes de la gastralgie soient éfldents et
ajouter qu'il regarde l'hypochomlrie comme « une ma qu'ils aient précédé manifestement ceux de la première
ladie de tout le système nerveux. qui se développe prin névrose.
cipalement dans les ganglions de l‘abdomen, dans les Le siège de ces hypnchondries symptomatiques doit
plexus cardiaques et dans le cerveaux , mais que l'on ne encore être cherché ailleurs que dans les premières voies.
saurait démontrer avec le scalpel. il pense que, dans On observe parfois les symptômes de l'hyp0chondrie
cette maladie, le sens universel interne est tellement chez des sujets qui sont atteints de maladies du foie , du
lésé, qu‘il transmet des impressions morbides au senso cœur, du poumon , de l'utérus , de névralgie, chez les
rium commun , ce qui fait que le malade a des notions femmes grosses, etc. Toutes ces aEections, comme le dit
fausses sur les changements qui arrivent dans son corps, lit. Barras , peuvent irriter sympathiquement les autres
notions accompagnées d'une sensation désagréable » parties du corps, notamment l'encéphale , et rendre hy
( Praæeos medlcœ un!uersœ prœœpta, trad. fr., in Ers pochomlriaques les personnes qui en sont atteintes a
clycl. des se. méd., t. in, p. 113, in-8°; Paris, 1838 ). ( Traité des gastralgics; supplément, p. 253, in-8°;
Nous pourrions encore mentionner les différentes dé Paris 1838 ). Dits lésions viscérales très-diverses par leur
finitions proposées par Galien, Willis , Pison, Ettmuller, nature et leur siège peuvent se compliquer d'hypochon
Stahl, Boerhaave, et d'autres; mais comme elles ne sont drie; du reste, comme ces hypochondries symptomati
fondées la plupart que sur des hypothèses où les hu ques sont en tout semblables , par leurs symptômes . à
meurs, le sang, les phénomènes mécaniques , jouent le l'hypochondrie simple , primitive on idiopathique, nous
principal rôle, nous croyons qu‘elles instruiraient peu en donnerons une description fort succincte lorsque
le lecteur, et nous les pensons sous silence. Du reste, il celle de l‘hypochondrie simple aura été présentée avec
en sera question quand nous signalerons les différentes tous les développements convenables.
théories qui ont été émises sur les causes de cette ma Altération: cadavéñques. — Les sujets atteints d'hy
ladie. pocbondrie tralnent pendant de longues années leur pé
En rapprochant des définitions précédentes celles que bible existence, et sont emportés, soit. par des maladies
nous avons formulées en tête de ce chapitre, on voit survenues accidentellement, soit par l‘effet de la pertur
d’abord que, pour nous, l'hypochondrie est une afl'ection bation profonde qu‘a subie le système nerveux , etqui
nerveuse primitive du cerveau, une névrose, en d'autres finit par causer des désordres appréciables. On ne sera
termes, qui s'annonce par un délire partiel, dont nous donc pas surpris d'apprendre que les auteurs décrivent ,
avons tracé les caractères, et que nous décrirons plus comme appartenant à l’hypochondrie. des lésions cada
loin avec détail. Rappelons seulement que l'hallucination vériques qui lui sont totalementétrangères, et qu'il serait
porte sur la santé du sujet, et qu’elle l'entralne aux plus par trop fastidieux de passer en revue. Nous ferions un
étranges aberrations mentales sur la nature de ses sen cours complet d'anatomie pathologique, si nous voulions
sations. En second lieu, nous avons efl'acé du nombre des expoaer les résultats de l’ouverture des hypochondria
symptômes caractéristiques de la maladie ceux qui appar-. ques. L‘estomac , les intestins , le foie, la rate, le péri
tiennent à la gastro-entéralgie, qui n'est qu'un efl’et du toine, l‘épiploon, les vaisseaux de ces organes, les reins .
dérangement survenu dans l'innervalion cérébrale , ou la vessie , l'utérus , sont les organes qui ont paru le plus
qui ne se montre qu‘à titre de complication. Nous avons souvent afl"ectés. il est inutile d'ajouter que ces désordres
suivi sur ce point l'opinion de Cullen ( ouvr. cit., p.422), étaient l'efl"et de complications auxquelles avaient suc
de Flcmyng, de Leuret , de George! (art. Four: , in combé les malades, ou que la névrose avait fini par dé
Jour». compl. des se. méd., et article HYPOCHONDRIB terminer. Oo sait, en effet, aujourd'hui, qu'un organe
du Dtct. de méd., p. 135 ) ; ces deux derniers auteurs , dont l'innervation est longtemps et profondément mou
ainsi que M. Faire! (De l’Hypoch0nd. et du Suicide , ditie’e, finit par s’altérer : on peut donc admettre que le
u. 371. et passim, in 8°; Paris, 1822), se sont attachés cœur et diflérents viscères du ventre deviennent malades
à soutenir que l‘hypochondrie est une afi‘ection primitive à la longue, quand l'innervation cérébrale est elle-même
du cerveau; nous chercherons à faire prévaloir cette altérée. Cette opinion est appuyée stir le témoignage des
doctrine qui nous a paru comprendre naturellement les meilleurs auteurs (Whth , les Vapeurs et Maladies
faits les mieux observés d'isypochondrie. nerveuses, ctc., trad. par Lebègue de Presle, t. i,p. 536,
Diutsi‘0ns.— On a multiplié sans profit pour la science lit-l2 , Paris 1767; Ceorget, art. cit., p. 133; Falret,
le nombre des hypochondrics. Sauvages, Fracassini , en ouvr. cit., p. 495 ; etc. ).
ont distingué plusieurs espèces. Cullen , beaucoup plus On a peu exploré le cerveau, parce qu'on a placé gé
sévère que les autres nosographcs, n'en reconnalt qu'une, néralement le siégé de l'hypochondric dans les viscères
celle désignée par Sauvages nous le nom d‘hypocïsondrïe abdominaux. Les seuls faits rapportés avec quelques dé‘
mélancolique, et qu'il appelle hypochondrle idiopathi tails l‘ont été partit. Falret. Dans un cas tiré de l'ouvrage
que.Nousindiquerons cellesquiontété adoptées parles au de Morgagni (de Sedtbus). on trouva de la sérosité épan
teurs, quand nous traiterons des espèces et variétés (voy. chée dans les ventricules cérébraux; mais le sujet de
ce mot ). Convaincus , avec les médecins que nous avons l’observation avait été pris de délire vers les derniers
cités plus haut , que l'hypochondrie est une atfeetion du temps de sa vie, et l'on ne comprend pas quelle impor
centre nerveux , nous ne reconnaissons que l‘hypochon tance M. Falret peut attacherà une telle observation.
drie appelée idiopathique par Cullen. C‘est à l'étude de M. Villermay en donne une où l‘on voit que le cerveau
cette aflection que nous allons consacrer les lignes qui était un peu injecté, et les ventricules contenaient deux
vont suivre. Toutefois, noua ferons remarquer que l'hy onces de sérosité ( ouvr. cit., t. I, p. “0). M. Falret a
pochondrie peut naltre, chez un sujet prédisp0sé, à l‘oc constaté, dans le cerveau d'un hypochondriaqne, plus
casion de la maladie de quelque organe. Les phénomènes de sang que dans l'état normal: ce liquide animait par
gastralgiques,qui ne sont le plus ordinairement que l‘ef les parties incisécs. Il est impossible de rien conclure de
fet de la névrose cérébrale, peuvent aussi constituer une pareils faits; nous ne les avons relatés que pour mémoire,
affection primitive : dans ce cas, l‘hypocho_ndrie est une clnoustcrmincrons en disant que l'hypochondrie,comme
complication de la gastralgie, et il a fallu une prédispo toutes les névroses, ne laisse aucune trace après elle.
sition toute spéciale pour qu'elle éclatAt. On peut donner Symptômes de t'hypochondrte. -— La difficulté que
à cette gastralgie la qualification d‘hypochondriaque; l'on éprouve à décrire les symptômes de cette maladie
et, en efl"ct, la névrose gastro-intestinate est la maladie tient si ce que les troubles de l'innermtion se répétant
primitive , et l‘hypochondric le résultat sympathique de sympathiquement dans toutes les parties du corps, il en
la première affection: c'est, en d'autres termes, une by résulte un ensemble de phénomènes nombreux et variés,
ΠΥΡ ..σ;_ ΠΥΡ

οσοι ιι ο'εοι οσο ισοισοτο σιοσ σε οσιοιτ Ι:Ι οοεεεοοισο ει Μ. ι·'σιτει. εοι ιισιιιιοεΙιε σοι ιη·σσειισοστισσσεο, ει στό
Ι'εοειισιοειοεσι. ο Τοσο Ιεο ογσηιισσοεο, σο Οεση;ει , σε οσο οσσνεοι,σνεε ι'ιοοσοποιε. ισοο Ιεο σιιιτεο η·οορισισεο.ο
ο'σι›οει·νεσι ρσισι εο σισιοε ιεισρο, οι σσε: Ιε ισεοιε ιο $σο οιεσε νστιε ; ισσισι ισ ωμοσισημε εοι Ιιτσοισιε, σε
σινισο , οι ιο ισοιεο Ιεο σετισσεο σε Ισ οοσΙσσιε, οι Μισο ειριισιε σο ογοεισιισιε, ισοισι σεσότσιε: Ιεο οσιειο σεισ
ισοο Ιεο ισοιοοιο σ (στι. ειι., Βίοι. σε πω., σ. 130). ΙΙο ρστεοι εειιε σσσιεστ ο εεΙΙε σσε ρτσσοιτσιι οοε εσΙσιιε
σοι σε εηισοέο σ'οοε σοσσιετε σο σεο εισιο-εοιε σου Ιεο σε ριστοιο, σο οσε ιστιε ι:στορτεοοισο εσετεσε οοτ Ιεο οστ
σοιεστο σοι σοι έισσιό σειιε ιοσΙσσιε : Ιεο οσο. εσσισιε ιιεο ισιότσιεο σε Ισ Με.
νιΙιετσισγ, μισεσσι ιε οισσε σε Ισ σισισσιε σσοο Ιεο στομ ι.ε οστοιοειι ο'εοι οσο σΙιέτε σε ιε σειιοι; σε ο'εοι
οεο σισεοιιιιο, σοι οσιέ,εσοιισεογοιρισσιεο στόσσιοιοσσιο, "Με σσ'σρτεο ι'σιηιστιιισσ σεο ιι·σοι:οιει οετνεοο ει σε
Ιεο σέοστστεο σο ογοιειοε ση;εοση σ'σοιτεο ιοοιοιεοι ρΙσο Ι'ισιεΙΙισεοεε σσε Ι°ιοοσιοοιε ισ ιοσοιιιεοιε. 1.εο οσιειο σε
οστιιεσιιστειοεοι οστ Ιεο ογσηιισσιεο στσνεσσοι σο ομ ιτσονεσι μισο σΙστο σσσο Ισ οστοσιειΙ εειιε ιτσοσσιιιιιέ
ιειοε σετνεσο, οστεε σσ'ιιο οιειιεσι σσοο σει σρρστειι ιε σοι σρσιοσιι, οσοι σο ιοοισοι, Ιεοτ εοειισιισσ σετεειιοε.
οιέσε σε ισ οισισσιε. Νσσο ετσγσοο, εο απο σσε ιεΙ εοι Ιιο ο'σσιιεοι σσοο Ιεοτ Ιιι ει σ'σιισιιιΙσιισειιι ο Ισ ιτιοιεοοε
Ιε νέτιισιοΙε οσιοι σε σέρστι σε ισοο Ιεο σεεισεοιο όρτσιι ει σο: Μέσο Ιεο ριοο οσοιιιτεο. ΩοεΙσσεο-οοο, ο μειοε εο
νέο σετ Ιεο οοιειο , ει ε'εοι ρσιιΙεοτ εδιοσε σσε οσοο σεο: πισττοιο, οσοι τένειΙΙσο μι· σο εσσειιειοστ, οστ σεο τσνεο
τοεσεετσοο ισ σεοετιριισο σο ποσι, ιτοιισοι Ι'εοεση»ιε σοι ρέοιιοΙεο ει ειιιτσγσοιο, σεο ιισιιεοιεσιο σε εσεοτ, σε Γερ
οσοο εοι σσοοε σ" Μ. ποιο. Λο οσοι σ'οσ ιεοηιο ιστι στεοοισο ; σ'σοιτεο οσοι ρσστοιιινιο , _ιοοσσε σσοο Ιεοτ
εσστι, ιΙ ο'εοι ρτεοσιιε σοεσοε μστιιε σο εστρο σοι σε οσοποειι, σετ ισοιεο οστιεο σε οεοοσιισοο ρεσιιιιεο, εσιοσιε
σενιεσσε ισ οιιισε σε οιιἐοσιοὲοεο σιστιοισεο νστιύο : σεο οιιΙΙειοεοιο , σεο ιισοτσσοοειοεοιο ιτεο-ιοεσιοσοσ
ο 8ισσστσσο οισσιτοοο εοι οοσιετσο, επ ΒΙσοσει; νικ σεο , ιε ιιτοιι σ'οοε Εστω σέισοσιισο έιεειτισοε, Ισ σό
.ο εοιοο οιισ οστσ εστμστιο σοι σοιο νιισ Μισο ιοστΙ:οι εισι ειιστεε σ'οσε στοιε σ ι'εο, ιε οσο σ'οσε εΙσεσε,σο σο οποσ
ο πο, στσοειμοε οι ωστοσο τσσιεεο εΙΙε εσετιι. ο ιτσεσο.
ι.'ιονσοισο σε ισ σισισσιε σε σο, σο εσσετσι, σ'οοε Ι.σ οεσοιιιιιιιιι σεοέτσιε ρτσοεοιε εσσιειοεσι σε οσοι
ιοσσιετε Ιεοιε ει στσιισειΙε;ειιε σεισιε εερεοσσσι σοει Ιντεοοεο σιιότσιισσο. Ι.σ Εεεε εσοοετνε οεοσσσι Ισοσιεισρο
σσεισιο σωσ- σοε στσσσε ισοισιιε, οοτισοι Ιστοσο'οσε σε ισ Ι'τοΙειοειιτ ει ισσιεο Ιεο σρρστεσεεο σε Ισ ιοειι
ιστιε έσισιισο ποστσιε σο σοι Ισ εσσοε (ιιιιιετιοσγ, ι. ι , Ιεοτε οσοιό : σε σοι ισιι ετσιτε σσε Ιεο ισσισσεο σε οσοι.
σ. 387 Ι. Ι.ε τοσΙσσε τεοοεοι σ°σοστσ σει σοισσιοοειοεσιο, σιιιεεισο σ'σοεοοε οισΙσσιε. Ρισο ιστσ, εΙΙε ο'σιοσιετιι,
σεο νετιισεο, σεο ιιΙοοισσο σ'σριισσε, σεο Ι›σστσσσσεοιεοιο στεσσ σσε ιειοιε μοιε σο ισοοιιιτε , εστσισε σσσο Ιεο σι”
σ'στειιιεο; Ι'ιοιεΙΙισεοεε τεοιε εσεστε οσιοε, ει Ιεο τοσισ ι”εσιισσο ειιτσοισσεο. ΕΙΙε σοι 'Με σο σοιισεε, Ιοτσισοιε
σεο εσσιιοσεοι ο ο'σι:εομετ σε Ιεοτο σιισιτεο. σο ι'τσισε, οσινσσι Ιεο ιιορτεοοισοο σοοσσειιεο οσοι σο
Ι.εσ ιτσοσιεο σεο οεοο οσοι ο·οι›ω·ο σε σσ'ιι γ σ σε μισο στσιε Ιεο ισσισσεο. Οσοι οοτισοι Ι'εορτεοοισο σο νιοσσε
τοστσσό. ΙΙ σοι οιισεοο σε ο'ιτσσσιοετ Ιεο νστισιισσο επι σοι οσο ειτε έισσισε σσε: Ιεο ιιγρσειισοστισσοεο. ιι εο
ιτεοοεο σσε ρτεοεοιεοι Ιεο ογιορισσιεο σοι εο τσοοιιεσι στιιοε, εο σεοέτσΙ, Ισ ιτιοιεοοε ει ισ ισόισοεσιιε Ισ μισο
ει Ιεο ϊστσοεο οσιοιοτεοοεο σσ'ιΙο σιιιεειεοι ειπε Ιεο ισσΙσ ρτσισσσε. ι.εο ισοοειεο σο ιτσοι ει σεο οοοτειιο οσοι σοι
σεο. Βιισσσε οσιει τεοοεοι σ'οσε οισσιετε σιιιιετεοιε Ιεο τοσο σ'οοε εσσιτσειισο σετσισοεοιε σοι σσσοε ο Ισ μΙη°
σι1εττσιισοο σε Ισ οεσοιιιιιιιό, ει οι ι'σο σισοιε σο'εο σο οισοστοιε σοεισσε ειισοε σε οσσ:Ιοτε ει σ'ιοσσιει. σεο γεια.
ιτε ειισσοε ι·οσισσε Ιεο εορτισιεσ οσ ιοσοιετε, ει ισοισοτο ιΙοεο ει ισισισιοιιεο σοσοσ Ιεο ιοσΙσσεο οσοι οεοιο, οσινεσι
σσοο σεο ιετκοεσ εισσότεο, σο εσσιστεοστσ σσε ιε ισιοιεσο σνεε σοσιόιό Ιεο σισιοστεο οοσονεσιεοιο σεο ρετοσσοεο
σεο ογισρισσιεο οσο ειτε οσοο ι:εοοε ειισο8εσοι, σοι σο. σοι Ιεο εοισοτεσι. οι ισ ιοσσεεισ εοι σ εσιό σε”, ει Ιεοτ
ιέτεοιεο έρσσοεο σε Ισ σισΙσσιε, ει ειιεσ Ιεο σιιιστεοιο μτσι.ιισσε σεο εσσοσΙσιισσο, Ιεοτ ριηοισοσιοιε ο'σσιι:σε ει
οοιειο. ιισστσσοο-σσοο εερεοσσσι σε σέετιτε οσοι σοι οε ο'σοντε ο Ι'εορέτσσεε ; οποιο ειιε τερτεοσ σιεοισι οσο εο
ρτσοεοιεσι ειπε: ισ ρΙσρστι σεο σισισσεο. στεοοισσ ειισστιοε ει σιστσοε σεο σο'ιιο οσοι σΙ›σοσσσσεο
Πσσσιεσ σεο που. - Εο ι;όσετσι , οι οσοι ρετνετιιο ο σεο-ωστοσο ει σο'ιΙο σοι τεστιο ιεστο μεσοιδεο οσοι
ει εσειισο ; ιτεο-τστεπιεοι Ισ ωοοιοιιιιε εει οποιοιεε. Ι.'σειι ιοεΙΙεο.
εοι σστΙισιο σιΈει:ιέ σ'οσε σσοΙεοτ πάνε, εσσιιοοε σο 'Ιστιο Ι.εο ιη·οσεΙοσοστισσιιεο οσοι ιτεο-οεσοιιοΙεο σοι ιοιΙοεο
σισοε ; ιι οιιρρστιε σνεσ μειοε οοε νινε ιοσιιετε. ΙΙ ω” εεο ειιστιεοτεο. σε ποιο, Ισ ειισιεστ. ι'έισι εΙεειτισσε
σσοοετ σεο έιιοεεΙιεο σο σεο εστω ιοτιιισσιο, σε οσοι σουτ σε Ι'σιισσοσσετε , ι'ιιοιοισιισ, Ισ οέεΙιετεοοε , μτσσσιοεσι
σετ Ισ οοτισεε εοισοόε οοε ιιορτεοοισο ιτεο-νινε. 0ο Ιεο ι
σεο σιοιειο σ'οοε σσσιεστ έεΙσισοιε. ι.εο οο_ιειο σε μισισοειιι
σιιοοι σε οεοιιτ σεο μοιοσιισοο ιοεστσσισσεο σσσο Ιεο σωσει εσιεοσ σεεοοετ σεο σσοιεστο σσσο ισοιεσ Ιεο ρστιιεο σο
σεσισιτεο , ει εειιε οεσοσιισσ , σοσι ισιετμτεισε σετ Ιεοτ εστρο, σερσιο Ισ ρισσιε σεο οιεσοιοοσσ'ιι Ι'εσιτέτοιιό σεο
ιοιειιισεοεε σο σσιιτε , Ιεοτ Γσιι ετσιι·ε σσε ιεοτο μια ειιενεοο. ιι οσοι σ'σιΙΙεστο σσ`ιΙο οσοσεοι σ οοε σσοιεστ
νεοι σιτε σιιιεειεο σ'οσε 8τσνε σιιέτσιισο. (Ιεο μοιοσιισσο μσοτ σο'ιιο ι'έρτσσνεσι σοοοιισι; ει σσσοσ σε: μετοσοοεο
ιιεοοεσι οοισοετοεσι ο Ισ Εστω νιιοτσιισσ σεο στιετεο; έιτσοι;ετεο σ Ισ σιέσεεισε Ιεοτ ίσοι σοεισσε τόσο σσσο
ειπε; σοεισοεο-οσο, ισ νσε ο·οποιοιιι εσ τόσιιισ. Ιεσοει ειιεο σέετινεοι Ιεο σιισσστοεοεο ρτσνσσιισο μστ
ι.'σσιε σοι έ8σιετοεσι ιτσσι›ιεε. Ι.εο ιηρσειισοστισσσεο σοεΙσοε ισσΙσσιε , ιι εοι τστε σσ'ιιο σε ο'ισισι;ιοεσι οσο
εσιεοσεοι σεο οιΠΙετοεοισ ει σεο σσιιτσσοοετσεοιο ΙΙ'σι·ειι σοοοιισι σο'ιιο εο οσοι εισι-ισσοιεο σιιεειει. (Ιεο ιτσοιοιεο
Ιεο; μΙοοιεστο ιισιοοεοι σοι· σ'εσιεοστε Ιεο οσοο σιΙ'σνεσ σεο οεοοσιισοο σέρεοσειιι σε Ι'σι›εττσιισο ισιεΙιεειιιεΙΙε;
μειοε. Επι ;;σοστσι, εειιε οστσιισ σε" σσε ιετομστοιτε. οσοο γ τενιεοστσιιο μισο Ισιο. 0ο σιοοετνε οστ Ισ οιομ.ιτι
ι.'σσσι·σι ερτσονε σεο σε τοσσιιιεσιισοο; ρστΙισιο Ιεο σεο σοσΙσσεο σεο ειισιεστο σσοοσσετεο, εττσιισσεο ει οστ
οισιοστεο σσειιτο οσοι ιοοοροστισιοΙεο σο ισσισσε. 0ο σ ιιειιεο, σσσο Ιεο οιετοστεο, σοι οε εσοντεοι εοοοιιε σ°οσε
σιι σσε μισοιεστο ποσισσεο ιισΙτσιεσι :Νεο ι›Ισιοιτ Ιεο οοεοτ Ετσισε ει νιοσοεοοε. θεο σιιετοσιινεο σε οσοι ει σε
σσεστο ισο ρΙοο σέοσστόσιοΙεο: ε'εοι μστιιεσιιετεοιειιι σοοο ειισοσ ο'σεεσοιρσεοεσι σο οσο σε σσοιεοτο ισεσιεο σο
ιιηοιστιε σσε ι'σο σινοετνε σειιε σερτσνσιισο. ι.ε οεοο σο εσσότσιεο σοι οιισοιεοι σεο σσσιεοτο τιισσισιιοτοσιεο, ογ
ι;σσι σοι οσονεοι μετνετιι , σο σ'οοε ι;τσοσε ιιοεοοε; σο μιιιιιιισσεο σο οεστιτσιισσεο. £ιιεσ σοεισσεο ποσισσεο , Ιεο
"οι σεο ποσισσεο σοι οισιη;εοι σνει: μισιοιτ σεε οιιΙ›οισσσε8 τοεσιιοτεο οσοι ιε σε” σε ισοτιοιΙιειοεοιο , σε ιιτιοοσο σο
σοι” ισ "μπεστ εοι σ.ισιεοισιιισ οσοι· ισοι ισ τοσσσε. σε ιισοιιισσοεισεοιο οεοιιιισιιιεο σ σεο: σσε ρτσσσιτσιι
Ι.σ ιεισ σε! οσιινεοι σσοισστεοοε , ιιτσισοιε , Ιεο οοιειο σο ιισοισε εΙισοσ σο ποιο σοι ρέοέιτετσιι οσοο Ισ μεσο;
σιοεοι γ τεοοεοιιτ σεο Ιοσιιιισεο σε σιισιεστ, σο οοε εομεεε ειπε: σ'σιιιτεο, σε οσοι σεο εοσσοτσιοοεοιεσιο, σεο εσωσ
σε 'Με ; ισσισι ε'εοι σο οεσιιοιεοι σε ιισοιιΙσοοετοεοι οεο σοι οιιοοιεσι σεο οστσιγοιεο , σεο τοσιινεισειιιο εσο
σο σε μοιοσιισο σιοιισειε , ισσισι οοε μεοσσιεστ, σο εο οσοι» ιττύσιιιιετο ει οσοοσσετο, σεσυρσοι Ιεο ισειοστεο
ς;σστσιοοεπιεοι ιστι ρόοιιιιε, σο οο ιτσισ ιτεο-νιι. ο Βιιεσ οσοστιεοτο, σεο ετσσηιεο, σεο ιισιιεισεοιο στιότιειο. Ποσο
σοεΙσσεο-ιιοο σο τεποστσιιε οοε οεοοισιιιο5 έισοοσοιε σ'σοιτεο οσο, Ιεο οο_ιειο τεοοεοιεοι σεο ισσονειοεοιο ἔστι
σσσο Ιεο ειιενειιο, σο ριοισι ιΙσοο Ιε ιιοοο οιιτ Ιεσσει ιιο εσιτσστσιοσιτεο. Μ. νιΙΙετιοσγ ιιστιε σ'ισσινισιιο σοι
“Ή” "ΠρωΠιός” οι σο'ιΙο εσκομστεσι ο οοε ειισιι· ιοεοε. σρτσονσιεοι σο οεοιιιοεοι σε τόμισιισο σσοο Ισ σεο , σο
ιτιε σ (νιΙΙετσισγ, σ. 362). ιι ι.σ σσοιεστ σε ισιε, σιι σο εοσσοτσιοοεοιεσι σοι σε σόμΙσσσιι σοσοσ σεο σισΙσιΙν$

βσ-.-σσ -
' ο·:21·ει .
HYP .23— HYP

changeaient de situation. L‘un d'eux « comparait ce sensation externe que le malade croit éprouver, bien
phénomène à l'action de verser un liquide d‘un vase qu'aucun agent extérieur n'agisse réellement sur ses
dans un autre, et il lui semblait qu'un liquide passait de sens (voy. notre article Fous, t. Il , 2' part. p. 495 ).
droite à gauche, et vice versa » (les. cit., p. 343 ). Les hypochondriaquu ont de ces hallucinations portées
Quant aux facultés locomotives , elles échappent à la au plus haut degré. Les uns s'imaginent avoir un calcul
perturbation dont l'économie tout entière est affectée dans la vessie, un fœtus dans l'utérus , la rage; d‘autres
dans cette maladie. Notts avons noté quelques mouve affirment qu'il leur manque certains viscères. qu'ils sont
ments convulsifs, des crampes, une faiblesse passagère; frappés d'impuissance, de maladie vénérienne; il en est
mais ces symptômes sont beaucoup plus rares que les qui sentent continuellement une mauvaise odeur, d'au
troubles même les plus légers de la sensibilité, et, d'ail tres qui éprouvent un double tact (Franck, toc. cit. ,
leurs, ils ne se montrent qu'à une époque avancée de la p. 109 ).
maladie. On entend alors plusieurs malades accuser une il faut bien distinguer l'hallncination de l'illusion;
grande faiblesse, de la lassitude, de la courbature; quel cette distinction, importante en pathologie, l‘est surtout
ques—uns ne marchent qu'avec peine , et la progression pour l‘étude de l‘hypochoudrie. L‘hallucination est le ré
est incertaine et vacillante. sultat d'une conception cérébrale délirante : c'est le cer
Troubles de l'intelligence. — M. Leuyer—Villcrmay veau qui produit l‘erreur, sans avoir besoin du concours
ne mentionne le désordre moral que dans le troisième des sens, tandis que, dans les illusions, le concours des
degré de la maladie, c‘est-à-dire, longtemps après que organes des sens est nécessaire. L‘un a des hallucinations
les troubles de la vie nutritive se sont manifestés. Ce de la vue , bien que, chez lui, les deux nerfs optiques
pendant il reconnalt qu'ils se montrent plus tôt quand soient complétement atrophiés; l'autre a des illusions de
l'hypochoudrie est produite par les affections pénibles de la vue , qui n'ont lieu que lorsque ses yeux sont ouverts
l'âme, ou par des méditations trop prolongées ( toc. cit., (art. FOLIE, t. si. 2: part., p. 296 ). Chez les hypochon
p. 347 ). Nous pensons , contrairement à l'opinion pré driaques, les illusions sont beaucoup plus fréquentes que
cédente, que l'aberration de l'esprit et les désordres de les hallucinations. Le nombre et le siège de ces illusions
la sensibilité se développent avant tous les autres. M.Fal sont tellement variés, qu'ilut presque impossible d'en
ret, pour démontrer la vérité de cette opinion, a soumis exposer le tableau complet; indiquons seulement celles
à l'analyse douze observations ex1raites de l'ouvrage de qui se sont montrées le plus fréquemment. On ne sera
M. Villermay : elles prouvent clairement que les symp pas surpris d'apprendre que l‘hypochondriaque est le
tômes cérébraux sont les premiers qui apparaissent, les jouetcuntinncl de ses nombreuses illusions: il est occupé
seuls qui soient constants et qui présentent quelque ca sans cesse d'étudier ses moindres sensations, d'en suivre
ractère de gravité (ouvr. cité, p. 437-488). L'exp0sé toutes les phases. Il se complalt tellement dans cette
des symptômes suivants achevcra de convaincre le lec occupation, qu‘à son réveil il cherche a retrouver les
teur que I‘hypocbondric est une véritable aberration de diverses impressions qu'il a éprouvées la veille, et s‘il
l'intelligence. n‘y parvient pas, son esprit chagrin et mobile en a bien
Le symptôme qui nous semble le plus saillant et de. tôt découvert d'autres. Lorsqu'on n'a pas fait sur soi
voirétre placé en tête de tous les atttrcs,c'est la tendance même l'investigation minutieuse a laquelle se livre l'hy
qu’ont les bypochondriaques à s‘occuper de leur santé pochoudriaque, on a peine à s‘imaginer tout ce que
et de toutes les sensations qu‘ils éprouvent, et à leur cette observation incessante peut faire découvrir de sen
attribuer un caractère de gravité qu'elles sont loin d'a— sation et de phénomènes très«divers à l’homme qui se
voir : u De toutes les facultés intellectuelles, dit M. Vil met à analyser ses moindres impressions. Tel hyp0chon
lermay, l'imagination est constatnment la plus compro driaque a (renversé avec une personne atteinte de mala—
mise, et toujours sympathiquement. Mais il ne faut pas die d'estomac, ou bien a recherché, dans des livres de
croire, bien que l'imagination de ces malades soit affec médecine, les symptômes à ces maladies, le voilà aussi
tée, que la maladie ou que les squtïrances qu‘ils accusent tôt qui se persuade qu’il est lui—même frappé de gastrite,
soient imaginaires : leurs maux sont réels, mais ils en oti de cancer de l'estomac. Les illusions auxquelles il
exagèrent les effets , les dangers , et ajoutent souvent à se soumet aveuglément ne peuvent que confirmer son
un symptôme morbifique véritable une crainte exagérée opinion. En effet, il examine sa langue chaque matin ,
ou chimérique. Alberti rejette l'opinion des médecins elle est blanche et chargée; il ressent un peu de pesan
qui croient qu'il y a quelque chose d’imaginaire dans teur à l‘épigastre, quelques gaz se forment dans l‘intes
cette maladie, et nous nous rangeons de son avis s (toc. tin, les selles sont plus rares qu'à l'ordinaire, nul doute
cit. , p. 354). Il y a , sous ce rapport, des distinctions que l'affection gastrique n'ait déjà prodttit des altérations
importantes à établir, et qui n'ont cependant pas été profondes. C'est en vain que vous cherchezà lui prouver
faites par les auteurs. Nous avons étudié les halluci que les matières rendues sont parfaitement naturelles,
nations dans un autre article ( voy. Fous , t. il , et qu'il n'existe rien qui puisse porter à croire que l‘es
2' part., p. 495) ; nous avons fortement insisté sur les tomac est afl‘ecté; il cherchera à vous prouver le con—
différences qui existent entre l'hallucinalion et l'illusion, traire, et malheureusement les sensations vraies qu'il
et nous avons besoin que le lecteur se les rappelle pour éprouve étant transformées par son cerveau malade en
comprendre ce qui va suivre. de fâcheuses illusions, il ne tardera pas à y trouver la
Tous les sens peuvent être le siége de l‘hallucinalion confirmation de ses funestes idées. Un peu de gêne à l’é
hypochondriaqtte. Un malade entend très-distinctement pigastre deviendra pour lui une douleur lancinante; la
vers le derrière ou le sommet de sa tête une voix qui lui distension gazeuse de l'estomac sera la tumeur formée
parle (L. Villermay, ouvr. cité, p. 346); un autre croit par le cancer; et si les fonctions gastro—intestinales, in
que sa peau est écadleuse comme celle d’une carpe ; ce fluencées d‘une manière fâcheuse par la névrose céré
lui-ci ne veut pas changer de place, parce qu’il voit att brale , se troublent réellement, tous les symptômes
tour de lui un précipice : voilà pour l'hallucination du seront interprétés par le patient dans le sens de la ma
sens de la vue. Nous avons déjà parlé de celles de l'ouïe: ladie que son cerveau en délire a créée de toute pièce.
des cloches, un ruisseau, des sifflements, des chants d'oi Voici encore d‘autres illusions des sens non moins
seaux . des voix d'hommes . se font entendre à l'hypo communes que les précédentes. Un malade est conduit,
choudriaque. Mêmes hallucinations pour l’odorat et pour soit par ses lectures, soit par sa seule imagination, a
le goût. Quelques malades assurent que leur cerveau est porter plus spécialement son attention sur les battements
rempli d‘eau, vide, dur, pierreux. Personne ne contes— de son cœur et de ses artères. Absorbé pendant plusieurs
tera que ce sont là des signes non douteux d‘un délire jours , et souvent pendant des mois , par cette étrange
partiel et d’une aberration évidente de l'intelligence. étude. il porte continuellement la main sur son cœur et
L'hallucination est un phénomène cérébral qui s’ac ses artères: leurs battements lui paraissent d'une vio—
complit indépendamment des sens et consiste en une lence extrême et annoncer le développement d'un ami
ΠΥΡ ..εσ ιι Η)

ντ:·:πιε. :ιι :επι π:: μπι:ειισπ: ειιπε ι'εμιι;σειι·ε, σ'ε:ι ιστιπ:η·, σπιτ. σιι., ι. ι, μ. 852); ιεε πιιιτε:, ππε με:ειι
«ιπ'ιι ε:ι ειιισιπι ε'επόιιτιι:ιπε εειι'ιιτιστε σωιιεαμιε; πει ιεπτ ιιιιιιιιπειιε ει ισπε ιε: ιιιιι'έτσπι: ιιτιιιιε εσπι ποπ:
τπιιι;ιπσ ειπε ι: σπτσιιεε ε:ι επεσε, μετσε ιμι'ιι :ι επισπεπ πνσπε μιιτιό μιπε ιι:ιπι. ι.: μιπμστι εε σε: ιπειιιεπτεπιι
Μ: μιιιεπιισπε εε σε: ιι:ιεεεππιι, σε εμστσπ ιεπτ επι:ισιε σοπνετιι::επι πω: ιιιιιιπσιιιιιιισπ: ει ισιιτ: ιιιπ:ισπ: επ
εεπε ι:: εισσε οι: ιι ε'σιιιιπιπε πω: ΜΜΟ. Ρειτνεπει ε ::·πιμιειπε: εε τπ:ιι:ειε : ιι: :ε στοιεπι ιπεπεισό: ε'ππε ει
ει:ιτπιτε σε μειπντε ισπ,°ιπιιε:-ιε :σμειΠετ, τεπιιει-νοπ: ιιιιμιε ε'σμομιειιιε, σε στειεπεπι εε εσνεπιτ ι'σπε, εε μετ
ιπειιτε, μεπεππι επεισπε:ισπτε, εε :ιιπ ιπιειιιι;επσε επ ετε ι: ιπέιπσιτε, π: νεο, ι'σπιε, εισ. (ιποιιοιιιεπίε :Με
επι”, ει ιπεπιει ιι πε εετε μπι: «μιε:ιισπ εε σε: ιιι:ιι:ιειε: ειιιειιιιιιε. Μ. Βι.ιιιπιε, σεντ. σιι.). Ωσιπι-σι εμετσσιι ππ
επ ::·:ιεπιε ιιιι:σπισιτε «με ιει:ιιισπι Μ ισπτιιιεπι εε ει: ειέμει τσπμεειτε πω: εε: πτιπε:; ιι ισ: Μι εσπ:ετιισι·
νιε. ι.-ι. ιισπε:επιι, ε πω: εε ιιτε εε: πω:: εε ιιιέεσ :πωσ εσιπ, Με ειιμιστε ισπισ ι: ισιιτπεε, ισ: ιποπιι·ε ιιπ
σιπε ει ε'επεισιπιε, :'ιπι:η;ιιιε «ιπ'ιι :ι πει μοιμμε επ σειιιτ: πιέιιεσιπ, ει ιπι ιι:επτε τιπε σε :επι ισ: :Μπα ε'πιιε πτε
Μ: :επ:::ιοπ: ιιτιιιε: ππ'ιι έμτσπνε :ε σ«πινετιιεεεπι επ νσιιε; σει :σιτε σει :ετ ε'ενοιτ ππ σιιισπι εππε ιει ιισ::ιε,
επιππι ιι'ιιιπ:ισπε :σπ: ι'επιμιτε εε σειιε Με; ει:: ι‹ιτ:, σετ :σε ιπ·ιπεε εεμσ:επι ; ιι μι::ε ιι σιι:ιηπε ιιιιιιιπι, ει τσ:
μιπ: εσιισιιιε, ιι ιιιι·ε:ι ιτπμσεειιιιε «Μ πε με: τεσιιππιιιιτε εεπιεε ιει με:επιειιτ ιιπ Με”, εε ιει σπι:εσπ ιιι'επιτεπιιιε
«:ειισ ι;τπνσ :ιιΙιεειισπ. Ρσιιτ ισ επετιι·, ιι μετι σσπ:πιιστ εε ι: ιισι·ι;σ. εισ. Οπ ιε :σιι«ισ, ει ιμισισιι'σιι πιει πω:
τω:: ε. ιιισπιμειιιετ; πιει:ιιτειισσιιιτσ επ τσπισ ιπε‹ιεπιε ιτσπνε ειιπε :ιι ιισ::ιε, ιι π'σπ μει·:ιειε με: πισιπ: Ξ: :σ στοπ:
Ι.ιιτπιιι;ε. επι ιιε πει σιιιιιιετ :επ μειγμε, ει ιι πε ισ τε μεσω εε σεισπι νέεισειι . _μιεηπ'ιι σε ιμι'ππε πειτε Με::
ιι·«ιπιιε ιμι'ιι Μσπιμειιιετ. Α σειιε έμιιιιπε, Βσπειισειιι, εε: :ιπ::ι πω: :με ι: μτσπιιέτε :σε ιισιιιισ μτειιετε ε: μιεσε.
τειιντ«Ξ ει ειπσιιι μειτ ι: :ισ :επ:πειιε ιμι'ιι ιπεπειι ειιμιε: .ι. ι·`τεπσιι τειμμοτιε ‹μι°ιιπ πιεεεσιπ εειπεπιι:ιπι ιι ππ πιπ
εε ιπειι.:πιε ει: Ψετεπ: , εκει ιιγμοσιισπετιειμιε; μιπ: ιιιεε ιιπει ειπε σειιιι επι ισ ιπασ:ιιι «:ειισπισπιι, ιι τέμοπειι
ιιιι·ε, ιι εενιπι πιειειπσσιιηπσ, ει σειιε πισιισπιειπιε ισ Με:: ιπειμπειισπ : Μσι-πιθιπε; σι μετ:οππε πε μπι ιιιι
μστι.:, σοπιιπε επ ιε πει, επ :πισιεε (ΟΕπυι·ε: εσπιριειεε ι'ειτε ειιειπεσππστ σειιε σμιπισπ (πω. σε., μ. ΝΝ!). ιιπ
εε.Ι.-.ι. Ποι::.ιεεπ, μπι· Βιιι::ει-Ρ:ιιιιη, «Με. ιιε ιιπμσσι, ιιγμοσιισιιει·ιεσμιε π ηπειππε: μοιιπιιοπ: ποσιιιτπε:, :επ
('επΧε::ισπε, ει ισπιε ιιι εε: £σπ|ε:εισπ:; ι"ιεσίε εε Μ: πτιπε εεμο:ε ιιπ πιπσιι: ιιιιιπσιιΔιτε; επε:ιιει ιι ιισιι εσυ:
οι: εε .Ι.-.Ι. Βσπεεεειι, μ. 500 ει :πιν., ιπ-8"; πω, σε: μιιεπσπισπσε ιτε:-οτειππιτε: εε: πρι:: ποπ εσπιεπιι
ιε2:ι. εε ι: πιει:ιειε :με ι'οπ ιιεειμπε :σπ: ιε πσιπ εε ματι::
Μ. Βπιισιε , ε'.Διπιεπε, πω: ισ πσπι εε οποπσπιεπιε :ειιιιιιεισε, ει. ι·ιεπ σε μειιι ιει εττεσιιστ σειιε πω: ρεπ
μπειιιιισ-σατεϊεσπε επ: ιππιπεσ: επι ι·ιιμμστιεπι ισπι :εε. ιιπ ιιιιιι·ε σει σσπνειιισπ επ'ιι ε:ι ‹ιενεπιι ιπιμιιι::επι:
πι:: :γειειπεε σιτ«:πιπισιτσ ει τεεμιτ:ισιτε ι ΕΙιεισιτε μπι σειιε Με ισ μσπτ:πινεπι :ειπε σε::ε Ειπε μιιτ ιε ιπειιτι:ει·
Ιε:·σμΜππε εε ι°Ιιμμσσιιεπετιε ε: εε ι'Ιιμ:ιει·ιε, μ. ι75, ιι ιει μσιπι. επε π: οτι;ππε: ι;«!πιιεπιι :σπι επ :σει ι'τιιμ
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ποιπεπιε, επι· σπ :σε ιεε ιπιιι:ιεεε οσσπμέ: :ειπε εεε:: ιτειιεπιειιιερμι·οιιιε, ιι ει:ιι·ιιιτε ισ τπειεεε εε σειισ πι
ε'εκμιστει· Με ιι:ιιιεπιεπιε εε Μπι· επεσε «πι π: πωπω σιιειι:ε μεπεεε, ιι τεσσπιιτε εε: ιεσπιιέ: ιμέπετ.ιιιτισε: , επι
ιπεπι εε Μπτ τεεμιτιιιισπ. Α ι'στσε εε τεσιιετσιιετ εσπιιπεπι :σπιιεπι πιεπισ πε ι'οπι με: ειιιιιπιισππε επ :επι ιιι:ιεπι.
σειιε εετπιστε :'ειι°εσιπε, ιι: στσιεπι εέεσιιντιτ :μπι ιεπτ Ωπειεπεισι: ισ: ει.ιιει: ιιιισιπι: ε: σειιε εεμεσε ε'ιημσ
τεεμιτειιοπ εει εεπεε. Ι.'ιπιιετιιειισπ σετειιτιιιε Με, ε'ιιιι σιισπ«ιτιε ειισπιεπι ιι ιεπτ: ισπτ:: ιει Επι Μ σε: ε'ππ
ιεπτιι, μετ ει;ιτ επτ σειιε ισπσιισπ, επι εε ιι·σιιιιιε ειστε επ ιισιιιιπε_ιιοπι ιε: ιε:ιισιιιε: ειιιιεπι τε:ιε: ιιεπε ι'ιιιιεσιπεπ,
τόπιιιέ: εε ισ «ιμειιπέσ :πτνιεπι σι:ει σε: τπειεεσε , ηπι σι επι, μσιιτ σειιε τοποσ, εε στπι ιπιμιιι:εσπι (ιιιιιτει,
στπιεπεπι εε τεεμιτσ«·, ει εε: μιι«ιπσιιιεπε: πιστιιιεε: πε στι. Πιιι>οσποπιιιιιιι, ιιισιιοπιι. εε Με. σι ε: πω. ειναι.,
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ιμι°ιιπε :ιπιρισ ιιιπ:ισιι. ιι: :ε στσι·επι μιιιιιι:ι«:πε:, :σ μετ< Ππε ιιπιτε ν:ιτιειε ιτε:-σσπιπιππε ε'ιημοσιισπετιε σει
«:ιιιεπι ιι: μσιιτιπε, σιι:ιπιιπεπι ειιεπιινετπεπι ιεπτε στε σειιε ιμιι·μσι·ιε Με ιπιιιεεε: ιι στσιτε σπ'ιι: :επι :ιιιειπιε ει:
σιιιιι:; ιει πιοιπετε ειι.·ιπιιιε εε πιπσπε σειστέ μπι· ιμιεισπε: τπειειιισε ε)·μιιιιιιιιμιεε : ιεπισι σ'ε:ι ππ :ιπιμιε έσοπιε
πιει: εε :ειπε επ μπι· εε ι: ιππιιετε πω:: σει ππ πρι: πιεπι, ει ιειιισι ππε εεεσιισπ μιπ: ιμ·ιιιιε «ιπ'ιι: εσσπ:επι.
σει·ιιιιπ εε μιιιιιι:ισ. Ι.: @σε ιιπειι;ιιιειτσ εε Μπι· ι·ε:μιτε ι.σπγετ-νιιιετπ::γ μιιτιε ε'ππε ειιιπε ιιγιισσιισιιετιεπιιε.
ιισπ, Μ: τ·ιιππιε: ιμι'ιι: επι επ:, :επι σοπνετιι: επ επιιιπι «ιει μτιι μσπι· ππ :γιπμισπιε εε :γμιιιιι: Με εειιτι: εε ιει
«ισ μτειινε: ιττέσπειιιιισ: ιμι'ιιε ιπιισεπεπι ι ι'εμμπι εε τπεπιιιτεπε ιιπι;ιππιε ει Μ: σιιτεπσπιε: πιγτιιιισττπε:
ιειιτ σμιπισπ. (σεντ. ει., ι. ι, μ. :σι ). Ππε πειτε ειιπιε , επειεπισπι
ιι ιπιμοτιε εε ιιισπ ::ιι:ιτ σει επσιιιιιιιεπιεπι ε:: μπε μιιιι·«έσ εσυ: ι'επιμιτε ιιε σειιε ιιιιιεισπ, ειιτιιιιπιιι ιι ι:: :γ
ιιοωξησε, μσπτ πε με: :'ειιμσ:ετε μτεπετε ισ επεσε:: :πτ μιιιιι: εεε εσπιεπτ: εε ιειε σι επειεπε: σ:σστιπιισπε ι ι:
ι: "Με σειπ:ε εε: :ισσιεεπι: εσπι ποπ: μετισπε. Ψσισι ιεπιμιε. μτονοιμιεε: μιιτ ππσ σμετιιιι«ιπ τεσεπιε μτειιι·ιπ«έε
εσπιπιεπι ιι: :ε ιπ«πιιτεπι ειιπε ιει πιιι_ιστιιό εε: σε:: επ επτ ι:: εεπι:. Μ. Υιιιετιπεγ επι ιιεεπεσιιμ εε μειπε ιι ιι:
πιω, ιπιέετιιό εε ι: ισπειισιι εε ι'στεεπε εππε ιειμιει τει:ειιτετ :ετ ι'στιι;ιιιε εε σε: :σσιιιεπι: ι Με. Μι., μ.362).
ι'ιπιειιιι;επσε ιτσπιιιεε νεπι ιι ισπιε στ:: ιτσπνει· ππε πιπ Οι:: ιηιιισσιισπει·ισηπσ: :γμιιιισμιισιισε Μπι :σιινεπι τε
ιιιειε; επ :εσσπε που, ει:ι πστπισι ει:: εεπ:ειιοπ: σιι:σπ τπσπιει· ιεπι· μτειεπειιε πιιιι:ειε ιι ιεπτε μιιτεπι:, σε ε
Γε: σ:: ει:ιιπ«:ισ: ισπιιπιε: μετ ι'ση;επσ :πμμσ:έ ιπειιιιιε. υπο ειιιισσιισπ ηπ'ιιεσπιέμτοπνέε ιμιιπιε οπ ιιιπει ειπε ειπ
(Σε: :επ:ειιισπ: εσιιιεππεπι :ιπισπι ε'ιιιπ:ισπ: μειιι· ιε πιπ μπτειιεπι; επ :ε εεπιε ιιιεπ ιμι'ιι: πε τπιιπππειιι με: εε
ιπεε, μετσε «Με ισ :επ:οι·ιειιι σειιιπιππε, ιτοπιιιό μτιπιι-· τει:σπ: μσπτ'ιιμμιιμετ ιεπι· ειτε ι ισπιεε π:: εσπιεπτ: εε:
ιιιιετπεπι, ιι·σπ:ι”στπιε Μ: :επεσιισπε «με ιιε ιιι·τινεπι επ ιπειπιιτε: σε εε ι: ιειε :επι μειιτ σε: σε: ιισπιειιτ: Με:
::πιιιπιε'ιιιπ:ισιι:. Ε:: ιτσι:ιεπιε ιιεπ,εσπε ι'ιπιιπειισσ μτσ σεμε:; ισπιε: ισ: ιεσιιε: ιιε ι: μειιπ :επι επιντεπεεε, ι:
ι«επεεε ιιε ι: μετιιετ:ισπ εε ι'ιππετιιειισπ σεπιτειε. ω: σιιιιιε εε ιειιτε ειιενεπιι σει ππε εισμόσιε νεπετιεππε, εισ.
εσπειισπε εε ι'στε:ιπε τε:ιε :τεμ _ιπεςπσ·ιιι εε ιτοπιιιεπι. ιι επ σε ε'ιιπιτε: επι ε'ιπιει;ιπσπι ειτε :ιιιειπιε ιιε εειε,
ει ως;" ει:: μιιέποπιεπσε τπ«ιτιιι«!ε: εμιιετει:εεπι; ιι: μεσ ει: πωπω, Μεπ «ιπ'ιι: π'επ μστιεπι με: ισ: πισιπετε:
νεπι «ισπσ εεμεπετε μτιιιιιιινσιπεπι ε'ππε :ιτπμιε ιέ:ισιι ιτεισε:.
ισπσιισππειιε. πιει: μιπιι Μπι ιι :πτιιιεπι ππε Με:: :πε 0ειιιι-σι ει ει: ιπετεπ μετ ππ σι:ιιεπ, ει :επ ιιιι:8ιπειισπ
ιετιειισ «με πε :επτειι ειτε πιέσσι:ιππε. Ποπ: :ινισπ: ιιε ιιειιι·ιιπιε ιιιι πισπιι·ε Με: ω: εμτπμισπιε: εε ι: τη:: εεπ:
:σιπ ε'εηιο:στ ππε ιει: μσιιτ ισπιε: σειιε :πσσε:εισπ «Ρεσ ιεε μπι: Με:: :επ:ιιιισπ: «ιπ'ιι έμτσιινε. ιι επιιπιπε:επε
σιεεπι:, επι ε'σιι:ετνεπι-επ::ι ειιπ: ισπ: ισ: σπιτι:: :μμε σεε:ε ισ μιιιιε, επι ε:ι σεμεπεεπι μιιτιιιιιειπεπι σισειι·ι:εε :
τειι: εσπι ιι ποπ: τε:ιε ε μει·ιετ. ειιε ιιε εετπιιισ μιπ: τοπμε, μπι: ιπισσιόε; ιι γ τειι:επι εε
Λμτε: ι'εεισιιιεσ. Μ ιπιιε ειι;ε:ιιι, ισ σπιπτ, Μ: ει·ιετε: ει ι: «:πιε:οπ, εε ι: ειέπιειισειιιεοπ ι μιιι:εε εσιιιε, ειιε ν:
ισ μσιιιπσιι, Μ: σημα:: επι μσε:εεεπι επεστε ισ μτινιιόιιε :ε τσιινι·ιτ. Με: ι;ιεπεε: εε ι'ει:εσιισ ιει μετιιι::επι ιιιιιι0τ·
ε·:ιιιι·ει· ι';ιιιεπιισπ ει:: ιιγμσσιισπετιιισπε:, :επι ιε σετ ι;έε:, ω: ιγπιμιιιιιισπε: επ Με: εσπ:ιιιισ: ; ιι μεπι πιετπε
νι·ιιπ ει Μ: οτι;επε: πόπιισ-πτιππιτε:: ισ: ππ: ιισσπ:επι ειττινετ ιμιε ι'ιιγει·σμιισιιισ :σ ιπεπιιειιισ. ι. Ρτεπει« ειι
μπε εσπιεπτ "με εετι: ωσιε ι: ιειε, ππε :στιε εε πω: ηπε, εεε: ι'ιιιιισιππσ «ισ ι8ι5, ιιπ ιισπιπισ ποιιιε, πιστεπ
ιμι'επ μειιττειι εμμσιει· επεσε:: ιιιιιισσΜπετιεειιε ιι..νιι μειτ ιιπ ιειιμ σπτειιςε, ιποετιιι ε`ιιι·ιιτιιμιισιιιε, εαπ: ε: πι·
ε) ιι
HYP -30.— HYP

nique. « Un de ses parents, hypoehondriaque,qni l'avait tière, il concentre toutes ses facultés sur cette maladie.
assisté dans sa maladie, commença aussitôt à avoir hor— et, à partir de cet instant, tout converge vers ce point.
reur de l'eau, prétendant qu'il n'avait plus rien à espé lllais un autre trait non moins saillant de cette mono
rer, qu'il avait la même afiection. Une tarte dose d'opium tnanic, c'est que ces mêmes malades, qui se sont donnés
lui fut administrée, et un sommeil de plusieurs heures une atïection qui n‘existe pas , redoutent beaucoup la
calma son imagination u (toc. ctt., p. 109). M. Duliois, souffrance, craignent de mourir, et cherchent, par tous
d'Amiens, a aussi signalé cette variété de l‘hypochon les moyens possibles, à se guérir. Ils lisent des livres de
drie. qu‘il appelle monomanfe hydrophobiaque; mais médecine pour y trouver les remèdes dont ils doivent
il a tort de dire « qu'on ne la trouve pas même men faire usage. Le désir qu'ils ont de guérir les porte à con
tionnée dans les opinions émises par les auteurs sur l‘his sulter, 'a chaque instant, les médecins. ils commencent
toircdcs affections hypochondriaques s(106. “1., p.232). par accorder une confiance sans borne à celui qu'ils ont
M. [mimis rapporte d'autres faits curieux (empruntés à choisi; ils l'écoutant et l'observent avec une scrupuleuse
différents auteurs, et qui montrent qttela crainte exagé attention, se soumettent aveuglément, pendant quelque
rée peut produire, chez des sujets mordus par des chiens temps, à toutes ses prescriptions, même à celles qui sont
non enragés, la plupart des symptômes de l'hydrophobie douloureuses; ils les suivent de point en point, et exi
cubique (p. 233 et suiv.). gent que tout, sur leur ordonnance, soit indiqué avec la
On observe des hypoehondriaques qui sont persuadés plus minutieuse exactitude : les heures auxquelles doi—
que tout m0uvement leur est devenu impossible, à cause vent être administrés les remèdes, le mode de préparation
de la profonde faiblesse dans laquelle ils s'imaginent des tisanes et des autres médicaments, le genre de nour
être tombés. M. Dubois parle d'une hypochondrie dans riture, la quantité des aliments, des boissons. Ils font
laquelle a le regret du pays natal imprime Et toutes les un crime aux personnes qui les entourent d‘avoir oublié
idées du malade, à la marche même de l'aEection phy— quelques-unes des parties de la prescription. Mais ce
sique, un cachet de spécialité bien distinct » (Mono respect qu'ils portent au médecin n‘est pas ordinaire
manie nostalgiaque, ouvr. cit. , p. 232). Cette forme ment d'une longue durée. Quand ils ne sont pas guéris
est rare, et peut-être même doit-elle être considérée assez Vite, ou quand ils ne retirent aucun soulagement
plutôt comme une complication. Nous n‘en finirions pas de la médication qui leur est faite, ils quittent leur mé
si nous voulions relater toutes les créations chimériques decin et s'adressent à un autre. ils n'accordent, en réa
auxquelles donnent lieu les hallucinations et les illusions lité, aucuuc confiance à leur médecin, et on les voit
hypochondriaques. rechercher les conseils des commèrcs, des magnétisenrs
Les malades, en faussant leurs sensations, arrivent et de toutes sortes de charlatans, tout aussi bien que
ainsi à fixer le siégc de leur maladie dans tous les or ceux des hommes honorables qui ont acquis quelque
ganes; et si l‘estomac, le cœur, le poumon, souk-choisis réptttation dans leur art. Cependant l'hypochoudriaque
de préférence à tous les autres, c'est parce qu‘il est plus appelle ordinairement le médecin qui passe pour s'être
facile d'y étudier les phénomènes dont ils sont le siège. consacré à l'étude de telle ou telle maladie. L'hypochon
Les malades peuvent explorer les aliments, les matières driaque aime les spécialités : croit-il avoir une maladie
fécales, les urines, s‘écouler digérer, palper leur esto— vénérienne, il va trouver celui qui s'occupe d‘une ma
mac, leur ventre, compter leur pouls, mesurer l‘étendue nière spéciale du traitement de la syphilis; et, suivant
des battements de leur cœur. Du reste, nous l'avons dit, que sa monomanie roulera sur les maladies de poitrine,
rien n‘est si variable qtte l'organe dans lequel l'hypo du cœur, de la peau, etc., il ira frapper de porte en
chondriaque établit sa maladie de prédilection; le choix porte, croyant toujours trouverle remède qui doit mettre
est commandé par des circonstances très-difl’érentes. un terme à ses souffrances. On voit aussi des hypochon—
Lorsque Corvisart professait avec tant de distinction, un driaqttes prendre l‘avis de tous les médecins d'une
grand nombre d'étudiants en médecine se crurent at grande ville , et voyager ensuite dans les diverses con
teints de maladies du cœur; plus tard, la phthisic pul trées de l'ilur0pe, toujours en quête de celui qui doit les
monaire et la gastrite furent choisies par les hypochon guérir.
driaques. Qu‘on ouvre le Traité des gaslralgt‘cs de Les hypochondriaques se reconnaissent encore ‘a leur
M. Barras, et l'on verra combien cet e:limahle auteur a langage. Ils peignent avec les couleurs les plus animées
ou à traiter d'ity’porhondriaques qui se croyaient en les souffrances qu'ils endurent, les expressions dont ils
proie à une gastrite. La doctrine médicale alors régnante se servent pottr décrire leur maladie sont toujours cm
explique cette préférence des malades imaginaires. Les preintcs d‘une exagération ou d‘une fausseté évidentes.
étudiants en médecine, obligés-de lire sans cesse des ou « Mon carps est un foyer ardent, écrivait un de ces ma
vrages où est exposée l’histoire de toutes les maladies , lades s l.ouycr- Villermay; mes nerfs des charbons
et d‘entendre les descriptions animées que leur en font etnbrasés; mon sang de l'huile bouillante (toc. cit.,
les professeurs, sont exposés, au commencement de p. 356). Le récit qu'ils font de leurs tuaux porte sou
leurs études, à devenir hypoohondriaqucs. Plus tard, vent les preuves d'une aberration intellectuelle évidente;
leur raison s‘éclaire, et leur jugement plus solide fait l‘un assure que sa tête est vide; l‘autre, que sa peau est
une prompte justice de toutes les craintes chimériques couverte d‘écailles. On a dit que la maladie et les souf
qui troublaient leur repas. Dans le monde , ce sont les frances accusées par les hypocltondriaques n'étaient
convet‘sations’des hypochoudriaques avec d'autres per— point imaginaires: Alberti et-Louycr-Villermay se ran
sonnes qui leur racouteut leur maladie, ou qui sont en gent à cette opinion , qui ne nous parait pas fondée. En
proie à la même affection, ou bien la lecture d‘ouvrages effet, les hallucinations et les illusions auxquelles sont
de médecine, et enfin les paroles lmprudentes ou iné en proie les fous sont des dépendances de la conception
ressées des médecins, qui décident de la nature et du délirante, sont imaginaires, c'est-à—dire qu'elles n‘ont
siégc de la maladie pour laquelle ils se déclarent. Du pas leur raison d‘existence dans le monde extérieur , et,
reste, la mobilité de leur esprit ne leur permet pas de partant, dans les sensations. Il en est de même des hal
rester attachés longtemps à la même idée; ils ne sont lucinations et des illusions de cet autre fou qu'on appelle
monomaniaques que pour un temps quelquefois fort un hypochondriaque. Qui pourrait soutenir une opinion
court, et on les entend accusertour à tour les symptômes contraire en présence de ces hypocboudriaques qui se
d'une maladie du cœur, du poumon, du cerveau : quel— forgent une maladie dont ils n‘ont pas même le premier
ques-uns ont ainsi successivement toutes les affections symptôme ?
du cadre nosologique. Les sujets atteints d‘hypochondric sont portés à s‘oc
Nous venons de voir qu'il" des traits les plus saillants cuper de médecine; ils lisent les ouvrages écrits sur
de l'hypochondrie est le choix que chaque malade fait cette matière, et aiment à s'en entretenir soit avec les
d’une maladie presque toujours mortelle. Une fois que hommes de l'art, suit avec des personnes qui y sont tota
ses hallucinations et ses illusiom titi en ont fourni la ma lement étrangères. ils recherchent ceux qui veulent
ΠΥΡ ..πι ΠΥΡ

ιιιεπ ιέι:οπιει· ιιι ιοπιιπε πειει·ιπιιιιπ ιιπ'ιιε Μπι εεπε ι:εεει: ...ιι επι ιιι·ιπεε; ιι επ ενιιιι ππε ι:οιιει:ιιοπ ιι·εε-ποιπιιιεπει:.
πεε ιιι:ιππ ιιιι'ιιε οπι εοπιιιει·ιε ει ιπι'ιιε επιιιιι·επι επεοι·ε. πιι ποπι· επειιιιειππι· πε Μ ι.επιειπε,ει Με πεεεειι ιιιιιε επ
5·πε πει·ιεπι Ξι ππ πιιδπεειιι , πι ιπι Μπι ππ ι·έειι πε ιοπι ι·ι:νπε πεπε σε πιπειδπιπ π'ππ πιιιιιιεεπ μπει: ιι (ι.ιιιιγει·
ει: ιιπι ε'ι:ει πεεεέ πεππιε Μπι· πειεεεπι:ε. πε Μι Μπι πεε νιιιει·πιιιι·. Με. πι., π. 357). ιιπ επιι·ε , ει: ι:ι·ογεπι επιπιι
επεσε πε Μ ειι·ι:οπειεπεε ιε πιπε ιππι;πιπειιιιε , ει ιππι ι:ειιεε ιιιεπει:ε π'ππε ιιι:νι·ε πιιιεπιε, πιιπιιιιι Μπι Μειιιιιι·ε
ιιιππιε _ιπει:ιπ'Ει ι·επιοιιιει· Μ ι:0ιιι·ε πεε Με , ποιιι· ιι·οπιιι:ι· εεε ιπειιει·εε ι'έπειει (1. Μπι , Με. πι., π. 109). υπ
πεπε Μπι· ιειπιιΜ ι'ιιιιι;ιπε πι: ιεπι· ιιιιιιεπιε. ει επ πε Με ιι·ιιιιιιιιιιε, ιιειιιιεπι Με εππιιιιι πε ιε ι.ιιιιπεπιε , πιω.
εεοπιε πεε ενει: πω: πειιεπι:ε ιι ιππιε ιιπι·ειιι·ε, επ πει·π ι:ιιειιπε εειιιειπε πω:: ειιιι ιιιι!ιιεειπ, ππι πεπιεπι·ειι επ
Μπι· εοπιιεπεε. πι πε πειι·ιιιι:ιπεπι _ιεπιειε ιι ι:ειπι ππι Ρι·πεεε , οι Μι ιπππιι·ειι ππ ι;ι·.ιππ πιιιπιιι·ε πι: νεεεε ιιπι
ιεπι· ιειιεε επιι·ενιιιι· ιιπ°ιιιι ειιπι ιιιτππι:ιιππιιι·ιειιπεε. 0π ι·επι°ει·ιπειι:πι ιε πιειιει·ε πει ενει:πειιοιιε εινιπεε. (Σε επι
εππειι ιοι·ι, επ πω, ιιε ποπειπέι·ει·ι:οπιιπε πεε ιιιιιιιιπεε πει ι·επποι·ιιι πει· 1. ι·'ι·ιιπι:ιι, επι πει επεει ι‹ενπιι· ι:οπιιιι
ιπιεπιπειι·εε, ε'ειι-Ξι-πιι·ε ιιιιιιιιιιε πεε ιιιιπιιπι:ε ιπιι πε ιι νιεππε ππ ιιπποειιιιππι·ιειπιε ιπιι πωπω εειιΜπιεπι
ειιιιι πει: ιπ:ιιεπεε , Με ιιπποι:ιιοπιιι·ιπιπιει; πει· Μπι· ει εεε ειιιπειιιε, επ ενειειι ι'ειιι·ειι. ει πιιι·πιιιι Μ ι·εειππ
ι'εειιυπ ι:ει πιειιιεπτειιεειπππι ιιοπ "πιω , ει πιω ιιπ'ειιε πππι·Μ πιιιεεπιει· ιιεοπ πιέπεειπ , ειιπ ιιπ'ιι ι'ειειπιπει π
ι:οπειειε πειιε ππε ειιει·ι·ιιιιοπ πει ΜΜΜ ιιιιειΜι:ιπειιεε, ιοπιιι·. οι με. ιιιι.). Ρει·επππε πεποπιεειει·ει ιπιε ιππιοε
ειιε ιι'επ εει πεε ιιιοιπε πω: πι.ιιειιιε ιι·εε-ειέι·ιεπιε, ιπιι εεε ει:ιιιππι ειιι·ενεπεπιεε πιονιεππεπι π'ππ ι:ει·νεεπ επ
ι·πειειιιι:, επιιιιιιε ιε πω. ειι:οιιιιιιε ιοπιε επιι·ι: εποε: πιω. Π'ειιιι·εε επι Με ιπειεπεε ει: ιιιιππεπι επ ιιι πεπ
ιιοπ ιιιεπ εει·ει:ιει·ιειΞε, ππ ιι·ιιιιειπεπι ιιγι;ιιΞπιιιπε ει πεπι πιπιιι:πι·ε ιποιε πι: επιιε, ει Με ειιιοι·ιειιιιπε Με πιπε
πιιει·ιπετειιιιιμιε. ιιιιιεε πι: πειιιι:πι Με επ πι” επι·ιιι·; επ ιιιεπ ιιε ιι”ιπιε
ι.ε ιιιοιει πει ιιπποειιοπιιι·ιεηπεε ε'ειιειε ιι ιιπ ιι·εε Βιπεπι ιιπε Μπι· ι·ιιιιιειιιε ιιεπι ιι Μ επεπεπειππ πι: ιιι
ιιεπι «Με. Ωπειιιπεε-ιιπε ποπεει·νειιι πιιππεπι. ιιιιιι;ιειππε ιι·επεπιι·ειιοπ, ει ιιε ε':ιεεειιιεπι πε ι:οιιι·ει·ιπι·εε πω: πιπ
ιυπιε ι'ιπιιΞει·ιιιΞ ει ιοπιε ιπ ιπι·πε πε Μπι· ιπιειιιπεπεε. Π: νιιιιπει· πει ειιι·ιιι·ε. Ι.'ππ πι: ποπε ε εοπππ ππ ιιι·ποι:ιιοπ
πειινεπι εε ιινιει· ειπε Μ ιπεπιε επεεεε ει ενα: ιε ιιιειιιε ιιι·ιειιπε επι, ιιππό π'ππε ι·'οι·ιε ςιιπειιιιιιιππ, ενειι ιιπι
πωπω Ξι ιι:πιε οι:εππειιοπε ιιιιιιιιιιειιεε; ιιιειε ιιπιιππ ιιε πει· ε'ειπει;;ι·ιι· ιι ππ ιιεπι ιιει;ι·ό, επ επ ιειεεπι ιι·επεπιιει·
ππι·ιεπι. Μιιι· ειιιεπιιππ επι· Μπι· ειιπιιΞ , ι'ιπιειιιπεπει: πε πεππεπι πιιιειεπιε πω. Ωπειιπιεε-ιιπιι εε πιπππειιι πεπε
ιιιπιι πιπε πε εε ι·ει:ιιιιιιιε πειπι·ειιε. Οπ επ νιιιι π'επιι·εε Με ιέπειιι·ει, πιέιειιπεπι :πιο Μ ιιιιιιιει·ε Μπι· επι πω. Οιι
ιιιιπιιει·, πι:ε Μ πειιιιι, πεπε πιι ι:οιιεπεπε ι:ει·ειιι·ει πω, ηπ'ιιε π'οιιεει·νε πει-ι ιοπιοπι·ι πω ει:ιεε επεει ι:ιιιι·ει·επειιιε πιω
πι: πειινεπι ειιιιιι·ε Μ πιπιππι·ε ιι·ενειι εεπε ι·εεεεπιιι· πεε ι:ειιι ιιπε ποπε νεπιιπι πεππιιιέι·ει·; ιιι ι:ιιπππιιε πω:
ποπιεπι·ε ει. ι.Με ειιιπι·πιεεειπεπιε επι Με ι'οι·ι:επι ι Μ εεπιεπιεπι πι.. ειπππιει·ιιόε ι·'ιιι·ι ι·ειπει·ιιιιειιιιιε. Με επιειε
επεπεππι·ε επι-Μ-ειιεπιπ. (Σ'ειιι οι·πιπειι·επιεπιιι ππε έπο ι·ιη;ιεπι, ενει: ππε πιιπιιιιε ειιι·ειπε, ιεπι·ε ιεπ:ιε, ιε ιπιεπ
ιιιιε ει ε. ππ πει;ι·ιΞ ενεπεέιι πε ιιι ιπειεπιε ιιπε ιπι·νιεπι πει ιιπέ ει ιε ιπιειιιέιιεε ειιιιιεπιε ιιιι'ιιε ποινειιι πιεππι·ε;
επέεπιιεεειιιεπι :Με πιπε πιέι:ιεπεεε ιει:πιιέε πε ι'εηιι·ιι. οοιιιπιε Μ ιπειεπε ιιιιεπιπειι·ε, «Μπι πιιιι·ε πιπε ωιιιιι-ε
απ” πιπειι:πι·ε ειιιειε, επ ιΜπ ιιπ ειιιιεπεπε Με ι'ιιι:πιιιέε επιεπι· εοπιιιπιε πππι ε ιι·ει:ε Μ ιιιιιεπι ππι·ιι·ιιιι, ιιε
ιπεπιειεε, υπ πιιεει·νε Μπι· ειιιιιιειιππ. ‹ι ι.°επειιειιοπ πεε ιι'επηπιειεπι ε" ππιπιιι·ε πε ι;ι·ιιιπε πε εει ιιιι'ιιε ποιν·επι
ιπεεε εει ηπειιιπειιοιε ει πιιιπιιπεεε,πιιι.ππχει·-Υιιιιιι·πιεγ, πιειιι·ε πεπε Μπι· Μπι, ει πειπεππεπι ε'ιιε ποινι:ιιι εε πιπ
ιιπ'ειιε επι ει·ειιιιιι·π Μ ιιενειοππειιιεπι πε ιε πιεπιε πεπ πιεπει· επ Μπα οπ επ ιει·ι;ε. πι ιιιιιεεειιι πει· ιεεεει· ιε
τειιιε, ει ι·ιπ'ειιε ι'ενιιιιιιπε επ ιιπειιιπε ειιι·ιε; ι:επειιπεπι. πιιιιεπι:ε ιιεε πει·ιπππεε επι Με επιπιιι·επι, ει ππ πιέπει:ιπ
πω" ;ινι.ιιιιι νιι πιιιειειιι·ε Με ι:ειιε ειιιιει·νεει:επεε ιπεπιειε ιπι-πιππιε, ιπ.ιι, επππγε πε Ιεπι·επιιιιπιεε ιέιει·πειιεε, πιέ
ιεπειε ι·ειιιιιιει ποπι ι10ιιιι ιππιπποπε Μ ποεειιιιιιιε, σε ι:οππιιιιιι εοπνεπι Με Μειοπε ιιι·εεπιιπιεε επι ιιπιεεεπι πει·
πω ποπε πσι·ιε ε ι:ι·οιι·ε ιιπ'ιι πει. επι: ι·ει·ε ι (Με. πι., εε ιιέι:ιει·ει.
π 357). ι.ε εεπιιιιιιιιιέ ει ιε ιποιιιιιέ πι: ε'ειειιεπι ιιι·ιιιπειι·ειπεπι
ι.ε ι·ειει:ιει·ε πεε ιιι·ποειιοπιιι·ιειπιεε ειιιιππε ειιεει π'ππε ι:ιπ'ιι ππε ιΣππιπιε ενειιειἔε πι: ιε ιιιιιιειιιε; πεπεππειιι,ι:ιιι:ι
ΜΜΜ-ε ι-ει·πειιιιιεπιε. Πε πενιι:ππεπι ιι·ιειεε ει ιιι0ι0εεε, Με επιειε πει·νεπι οπιιινι:ιπεπι πιππε πει· ιε ει·ειπιε π'ππε
Γπιεπι Μ εσειιέιε ποπι· ιπόπιιι:ι· πιπε ιι Μπι· πιει: επι· Μπι· ιιιειειιιε ιπιιι·ιειιε , επ ωιι πε ιιπππε ιιεπιε-ιιπε ιιγπει·
ειιπειιππ ει ιει.ιι·ε πιειειιιεε; επ πω, ε'ιιε ει: πέι;ιπεπι ει ιιεειεειε πιιιιόι·ιιιε ε'ειειιιιι·; ιοπιε Μ ειιι·ι*ει:ε πε Μπι· πεεπ
ιιιιι· Μ ι·ιιπππε , ι7εει πππι· ι·ιιει·ειιει· πει ιππινιπιιε ε ππι ιΜιιιεπι εεπειιιιε ει πιιπιππι·ι:πεε. Μ: ειπε, ιε ι:ιιιιιι:πι·, Με
ιιε πιιιεεεπι. ι·ει:οιιιει· Μπι·ε ιιππιιειιι·ε ει Μπι· ιπιπι·ιπιιε. ιπιι·ιειιιιπιι ιιε ιειππόι·ειπι·ε, Με νι:πιε , Με οι·ει;εε , πι·ο
@ιιειιιιιι:ε-ιιπε πε νειιιεπι πιιεπιππιειιι ω» πω: ιεπι· ιππ πιιιιιεπι ππε ιιππι·ι·ειιοπ ιι·ι:ε-ιιιι·ιε π." κι πιιιπει·ι πω
πεειπ,πι ιοπιει Με πιειιει:ιιοπε ιιπε Γιαπ Μπι ιεπιι'ιιιι·ε πιω ιι)·ιιοειιιιιιιιι·ιιιιιπεε, ποπι Με επιιιιι·ειιοει ει Με πιειπιεε
ιιι·ε Μπι· Μπι ε ι:ιιιιι·ι;ε, ει π'οπι πει ιπεπιε Μ ποπνοιι·ιΜ Με ι·ειιιιπιιιεπι ιιιοι·ε. οιιειιιιιεε-ππε επιππνεπι ιΜε πππιεπι·ε
πι:ι:ππει· ιιιι ιπειεπι. ι.'ειοικιιειπεπι ιιιι'ππι Με ιιγπιιιιιιππ νεπιιεε ει ιιιοιιιΜε, ιιιειι ιιιιι·ειωιπ ππ ι:ιοπ ιιγιιιέι·ιηιιε ιιπι
ιιι·ιει;πεε ποιιι· Με επιι·ι:ε ιιοπιιπειι ιιεπι επ πει·ιιε ιι ιε ει: Με πεπεπιιιέι·επιεε πει·ιιεε πιι ευι·πε; ηπειιπιει'οιε ειιι·ε
ι:ι·πιπιε ιμι°ιιε οπι π'ειι·ε εππειιιέιόε ι:οιιιιιιε πει νιειοπ ειιππιεπι πει ιιι·πιιειιι·ε ι·ιιιιπιειιειπειεε, νιιιιει·ιεππεε σιι
πειι·εε οι πεε ιιιειειιεε ιιιιει;ιπειι·ι:ε. Βειιε ιπεε Με ειπ·ιειε, επιιι·ιιπιιιιπεε. Ιιππε ενοπε πό_ιε πει·ιέ πει πιιιιιιιιιπεπι:ε νε -
ει ει ι'ιιπ ι·ιειιι ι Μπι· επι·ειιεει· ι:ε ι·επι·πειιε, ιπιι ι:ει,.ππ πω. ειιιιιπειε πιιππε πω ιε πεπιείειοπ ιΜ ιε εειιειιιιιιιό ,
ι·εειε, πιει ιοππιέ ει πε πεπι Μπιτ πε ιε ΜΜΜ Μπι πιο εει ππι·ιιΞε ι·ει·επιεπι επ ποιπι σιι ι:ιιε ειιειε πειιε
νέιιιιιιιιε ιιιέπει:ιιι, σιι Με πιιιιεειιι:ι·ε, ει επ Με επι ισιιιιιει· Πιγειει·ιι:.
πω. "η πει·οηειιιε π'ιιπποειιοππι·ιε τιπι ππι·ε εοπνεπι Μ. Ι.ιιιιγι·ι·-δ'ιιιοι·ιπιιγ ιιιι ενοιι· επιππιι ιιπ ιιοιιιιιιιι ιπιι
πιιιειε ”ππι·ε. 4 ι·εεει:πιειι πιιι: ιειιιιεεεε ιι·πε-πι·:ιπιιε, εινα: πω: εοι·ιε π'ειι
Ι.εε"οειιπππι·ιει·ιπεε εππι πεε όποιειεε ππιιιιπέε :ειπε πιιπι·ιιιιιεεπιεπι πεπε ιοπι Μ πιω πιω ; ιοι·ειπι'ιι ει: ποπ
απο πει· ι'ειιιι·ιιιι· π'επι-πιππιειι ει πει ι'ιπειιπει πε Μπι· ι:ιιειιειιι· ιε ιει·πιιε ει Μ ιιι·εε πεπι:ιιεε , ι'επποιιι·ιιιεεεπιεπι
ωωει·ιωιιοπ ι π πι ι:ι·ειι;πεπι ιειιειιιιιιιι πε επππ'ιιι·, οι ει: ι·πειιιι'εειειι πεπε εεε πει·ιιει ει ει: πιεειπειι ππ Με
:επι ει πιιειιιεπιιιιεε, επ 0επιπει, ιπι ιι πι: ι:ιιπιπιειιεπι οπποειΞ (Με. σιι., π. 243). ιι πι· ειειι π, εεπε επεππ
πιειιπιε ιεπιπιε εει·ιεπιιεπιειιι επι:ππ ειπε πε επιι:.ιιιεπ ποπιε , ιπι'ππε ειπιπΜ πει·νει·ιιιοπ πε ιιι ει:πειιιιιιιιι ει ππ
ιει·ιιειι: Ηιιι>οεποπππιιι, Μι:ι.πιι πιω., 2= πω., π. 11η). ιποπνι:ιιιεπι, ει ποπ ππε νόι·ιιειιιιι πει·ειγειε. ι)ειιε-ει
πε πει·Μπι εεπε ι:εεει: πι: Μπι·ε ειιπιιιτειιεεε, ει πιεεπι ιιπ'ιιε π'ε ποιπι πιει ππιιΞε ι:οπιιπε η·ιππιπιπε πι: ι'ιιπποειιπππι·ιε ,
πι: ποπι·ι·ππι _ιειιιειε γ ι·εειειει·; ι·επεπιιεπι ιι ιι'.γ ιι πεπι ει σε π'εει πεπι Μ πει σιι ιι ειιειε ιιπειιπιε ειιπιπιιι:ειιοπ.
Βιι·ι: πεε ιιπ εεπι νι!ι·ιιειιιε ιι)·ποι:ιιοπιιι·ιειπιε ππιιπειιι: ιιπ .ι ι·'ι·επειι επιισει·νό ππ εεπιιπιι:πι πε ιιππι·ι·ιιιιιειπεπι ε. ιε
ε εππ ειιιειεπι:ε πει· ππ ιιπιι:ιπιε; ι:'εει πιειπειε εε επι πεπι πεεπ,ιιι:ε εππιιι·εεεπιε πει ιειιπππε ει πει πιπει:Με πε
Μ (ειτε πιιιιιπι;πει· πε ι'ιιιιιιιιιιε ειιειπι πε επιεεπ επ πι: ι'ειιιιοιπεπ ει πω ιιπιι·εε πει·ιιεε (Με. πι., π. 108).
ιιιοποπιεπιε επιι:ιπε. 8μπιπιππιεε ιιιιιι·ιιι.ι πι" Με οηιαιιιιε πε Ια πισιι.ιιιοπ.
ι.επι· ιτει·ει:ιει·ε οιΤιε Με ιιιιει·ιει·ιεε Με Μπι έιι'ιιιιεθι ι - Απι·ιδε Με πιιέποπιεπεε ιιιοι·ειιιι ππι εππιιι·ειεεεπι Με
ει ι'οπ ποιι ιππιπε ιειιει· πι: Μπι: ιπιι:Ιππεε-ππι πεε ει:ιεε πι·επιιει·ε, ιιπιιιηιι'ιι πι:ε πει;ι·έε πιιιιἔιεπιε, επ πε ιει·πι: πιιε
ειιειπιειε ιιε ει: ιινι·ειιι : επι. ιπειειπε ενειι εππιεει·π ππ ι οιιεει·ιει· ιι:ε ιι·οιιιιιειι πεε ιιιιπειιοιιε ιιιι;ι:ειινι:ι. ιι εει
εππει·ιππιεπι ιοπι ι:πιιι:ι ε ιεεενοιι· Με νειει:ε υπ ιι πεπο ιππιιιι: πι: ιππι·υππιι·ε ιει Με ιιιιιιιιιε ιιπι ιιι:πε επι σπασι
llYl‘ -52— llYl’

gés ‘a commencer la symptomatologie par les troubles chez les uns . aigre et fétide chez d'autres. La constipa
de l'intelligence et de la sensibilité. Nous rappellerons tion est un symptôme très-fréquent dans cette maladie;
maniement que MM. Falret, Georget, et plus récemment les matières rendues sont dures , grisâtrcs et décolorées
lit. Dubois (d'Amieus) ont prouvé que les troubles fonc— quand la sécrétion biliaire est ralentie ou supprimée.
tionnels des viscères abdominaux n'étaient que secon hl. Villermay cite delexemples d'hypochondriaqucs chez
claires, sympathiques et peu constants. Bien avant ces lesquels la constipation fut très-prolongée : elle dura
auteurs, Cullcn s‘était eflorcé de démontrer que les phé pendantdeux mois chez un sujet (p. 335). Il parle aussi
nomènes de dyspepsie peuvent se combiner àceux qui de la diarrhée qui alternait avec la constipation chez
proviennent du système nerveux, mais qu‘ils n‘appar quelques malades; mais alors il existait sans doute quel
tiennent pas en propreà la maladie. que complication. Les bypochondriaques portent ordi
Les troubles des fonctions digestives, dont nous allons nairement toute leuratlemion sur la nature et la quantité
parler , sont le résultat d’une simple névrose qui frappe des matières qu‘ils rendent; on peut presque les recon
les organes. Au début, ces troubles sont encore peu mar naître à l'insistance qu'ils mettent pour que le médecin
qués. à tel point même que certains auteurs, M. Dubois explore , avec le plus grand soin, leurs évacuations al
entre autres, les placent dans la seconde période de la vincs. Les vents, les borborygmes, les gargouillemenls,
maladie (ouvr. cit., p. 157). l.uuyer-Villcrmay, au con sont encore pour ces malades un éternel sujet de plaintes.
traire, les range parmi les symptômes du premier degré. Quelquefois le volume des gaz renfermé: dans l'intestin
a Le trouble des fonctions digestives, dont la lésion est et l’estomac est considérable , et quand ils s‘échappent
d‘abord lente, en général, et avec un sentiment de mal par les voies supérieure ou inférieure , les malades
aise, dessine la première nuance de l‘hypochondrie; sur éprouvent ungrand soulagement; aussi ne cessent-ils
un nombre considérable de personnes atteintes de cette de répéter que ces gaz sont la rame de leur maladie , et
névrose, que nous avons observées depuis vingt ans , à ils réclament, avec instance , des remèdes propres à les
peine avons-nous rencontré trois ou quatre indifldus chasser , affirmant qu'ils seront guéris si l'on parvient à
qui n'aient offert ce désordre primitif de l'estomac et des ce résultat (voy. CASTRAI.GtE).
intestins ou des autres organes qui coopèrent à la Tous les symptômes que nous venons de décrire ap
digestion n (toc. cil., p. 331). Falret et Georget disent partiennent manifestement ‘a une gastro-cnléra‘gie,
au contraire avoir observé que les symptômes qui pri— c’est-à-dire à une névr0se sympathique de la névrose
ment tous les autres sont ceux qui tiennent au trouble cérébrale ellevmeme. Nous ajouterons qu'il peut arriver,
de l'intelligence. Quant à nous , après avoir lu avec at mais dans des cas beaucoup plus rares qu'on ne l‘a dit ,
tention les faits rapportés par les auteurs, nous croyons que le désordre nerveux dont l‘estomac et l'intestin sont
devoir adopter cette opinion, en faisant remarquer, le siége, détermine une altération plus ou moins mar
toutefois , que les symptômes gaslralgiques ont souvent quée dans la texture de ces organes. (l'est ainsi que l'on
des le début une grande intensité , parce que le malade, peut expliquer la formation des altérations que les auteurs
déjà sous l'empire de l'aberration de son intelligence, disent aVoir rencontrées dans les intestins de quelques
fixe toute son attention sur la manière dont s'accomplit hypochondriaques. On sait aujourd'hui qu‘un simple
la digestion. trouble fonctionnel peut, quand ilse prolonge tr0plong
Nous croyons, avec M. Dubois, que si les symptômes temps , finir par amener des modifications pathologiques
gastriques ont paru prédominanlsà un grand nombre dans la structure de: parties constituantes de nos organes.
d'auteurs, c‘est parce que c la série d‘organes qui s’ofire L'hyp0choudrie est précisément une de ces affections
en quelque sorte la première à l'attention et 'a l'examen dans lesquelles les troubles nerveux sont très-intenses ,
d'un homme prédisposé à l‘hypoehondrie, es', sans cou et persistent avec une opiniâtreté extrême.
trcdit. la série des organes digestifs... Pour un hypo— L’urine est parfois d'une limpidité très-grande , et
rbondriaque . la digestion avec tous ses accessoires de rendue en abondance comme dans les névroses,l'hystérie,
Vient bientôt la grande occupation de sa vie s (ouvr. par exemple (Sydenham , Holfmann , Cheyne). Dans
eil., p. 164). Ils tiennent un compte exact de la quantité d'autres cas, elle est épaisse, sédimenteuse, avec ou sans
et de la nature des aliments qu'ils prennent; ils en sui pellicule innée à sa surface. Le diabète, présenté par
vent avec anxiété les différents effets ; ils s‘écoulent quelques malades , est une complication plutôt qu'un
digérer, et l‘on comprend que la concentration vicieuse symptôme de la maladie. Quelquefois les urines sont
de l‘innervation cérébrale sur un organe dont les fonc rendues avec difficulté et douleur; lorsque de tels phéno.
tions ne sont pas ainsi surveillées dans l‘état normal, mènes ne sont pas purement nerveux, et dépemlentd'nne
doit finir par y amener des désordres plus ou moins lésion vésicale, il faut les considérer comme des com
nombreux. Les malades semblent, en quelque sorte, ne plications produites par le trouble de l'innervation.
plus penser que par leur estomac; la sensibilité de ce Symptômes fournis par les fonctions de circulation
viscèrc s'exalte au—dessus de son type nortnal et le et de respiration. -— Le cœur est un des organes dont
t>ervcrlit en même temps. la plupart des phénomènes de la fonction est le plus fréquemment lésée; il possède le
- la gastralgie se manifestent alors. fâcheux prinlégé d‘appeler l'attention des bypmbon
La digestion est d'abord lente, difficile (dyspepsic) , driaques , sans cesse occupés de mesurer la force et
bientôt accompagnée d‘un sentiment de gêne et de ten l‘étendnede ses battements. ils ne tardent pas à ressentir
sionà l'épigastre , s’étendant aussi aux hypochondres et des palpitations fréquentes qtti les empêchent il ' se con
aux parties latérales du thorax. Ils se produit dans l'es cher sur le côté gauche , et interrompent leur . meil.
iotnac et l'intestin une sécrétion gazeuse qui donne lieu On conçoit que des désordres peuvent aussi se montrer
a des rote, 'a des rapports acides, à des borborygmes, à dans la circulation centrale , quand les sujets clfrayés de
des crampes , et à un gonflement du ventre fort incom leurs palpitations, et s‘imaginant être affectés d'ané
mode pour le malade. L'appétit est en général vif et vry5me . de polype . etc.. passent des journées ‘a s‘ob
normal dans le principe; quelquefois cependant afl‘aibli. server. Ces palpitations, purement nerveuses , cessent
Plus tard il devient irrégulier et se pervertit. On observe sous l'influence de l'exercice, d'une bonnealimoutatiun,
alors les phénomènes connus sous le nom de plan , de et des distractions assez puissantes pour changer le cours
malacie, de boulimie ;Louyer-Vilicrmay).Chcz quelques des idéeï auxquelles se livre sans cesse le malade. On
malades. la langue se couvre d‘enduits plus ou moins observe parfois des irrégularités, des intermittent‘cs , ou
épais; la bouche est pâteuse, fade on amère,se remplissant des syncopes ti.ouyer-Villermay).
de salive onde mucositéa, tenaces ou acides; la soifest or Le trouble de la circulation artérielle n'est pas moins
dinairement nulle; parfois des vomissements de matières considérable. Des battements forts et énergiques, que les
muqueuses , fades ou acides , rarement de matières suiets comparent à des coups de marteau , se t‘ont sentir
alimentaires, se manifestent. M. l.ouycr-Villermay dit dans un grand nombre d'artères, et particulièrement
que l‘haleine des malades est variable; pure, non altérée dans le tronc cœliaque, les carotides et l‘aorte thoracique.
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τουΠετιδε μοι· Πε: μιιΠ:οΠιοιι: σε: οι·Πετε: σε ιτουε ι:ιεΠΠοσεε Πιειιμοιιιι ιιυι :ιιιυσιιεειιι Πο :πιο Πο μΠιι: ΠΠυτι::οιιιε. Ου
ει με: ι'οστΠε νειιιι·.·ιΠε. Οι:: μιιι:οιιου:, ιμιι ευ σει ιιιιιιειε εε ι·ευιοτιμιε σου μΠυ: ιιυεευ ουιοιετιιι:ειυειιι σοιι: Πε:
ιιιιεΠεεείοι: Πισω· σε: ουεντιιιιυιει, εε ιυσιιιι·ειιΠ σου: Π'Πιιιιι ειστε: μετιιε: σε εστω, ο υισιιι: εεε Πε ΠυιιΠοσε, μοι· Π'ειΠ”ει.
στι: ει σου: Πε: ιιιϊεειιου: σεειιιυιιοι;ιιεε: σε η·ιυμΠοιυε: σε :ε: ΠιΠιέε: :ετ Πο υιιΠιιι·ε σε :σε υιοΠ , σε :ε ιιοιΠ εισι·ειιιι
υετιιευκ. Π.ε: Πη·ιισεΠιουστιοιμιε: :συι :σωσει ιυευυιυισσε: ο υεε με: τιμοει·ειι:ε , ει εεε, μοι· εεε εΠιυΠευΠοΠισυ ιι:
μοι· Πε: Πιι·ειι: σε ιοειε ε:μεεε εεε ιΠέιει·υιιιιε Πο νιΠιτοιιοιι :ι.ιιΠ·ι:οιιΠε, ιι οιι ιιιυειιε σε ετοειΠιι σειιστσι·ει σου: Πο εειι·ι
ομο:ισοσιευε σε: οποτε: εετεΠιι·οΠε: : σου Πουισι ιιυ Πιου ΒευετοΠε. (Γεω συυε ο ιοι·ι εεε εει·Ποιυε: μετιιουυειι
:ισΠειυεει Πτε:-οιιιιι, ευ ΠιοΠιειει:υΠ επι, ιουισι ευ υιετ τειιυ:ευι σε ει·οιι·ε ο Πο υιοΠοσιε σε: ΠιμιιοεΠισιιιΠι·ιοειιε: ,
ιυετε, ευ Π:οει·ιιυυιιευιευι "Με ει :σει·σ. σε: σεΠοιιο μετεε ουσ Πο εσε:ετνοΠισιι σε Πειιι· ΠειυΠ ει σε Πειιτ ευιιιου
ιισε:, εΠε. με: :ιι_Πει: εεΠευσευι :ιιι·ΠοιιΠ σε: σιΠΤετευιι Πιτιιιι: μοιυι στσιυοιτε εοεΠτο:ιε εινα: Πε: μΠοιυΠε: ι:οιιΠιιιιιεΠΠε:
Ποι·:ηε'ιΠ: :συιεσει:Πιέιι. ει σε°οιΠειιιιιιι ιι ιουι σε σει :ε σουι ΠεεΠ· ιιιυιέ ε:Π Π°σΠιιει. ΠΠε τειιιε, Πο υυΠτιιιυυ, εουιυιο
μο:ιιε σου: Πεει· :ιι:Πειυε σιτεεΠοισιτε , Η: ισιιιΠιειιι ιΠοιιι Πε: οιιιτε: ιιιυειιυυ: :σε:Πτοιιε: ευ μοτιιε ο Π'ιυυει·ιοΠιου
εειΠε εκειιοιισυ υετνειι:ε σει ειιιι;ει·ε ει μετιιει·ιιι Πε: εει·ιΞΠιι·οΠε, ιιυιΠ μοι· ιι'οΠΠότει· :σει Π°ιυΠΠιιειιεε σε Πο υιέντο:ε
υιοιυστε: μΠιέυοιυειιε:. σει ιεεσ :ου: εε::ε ο :ο ι;ευέτοΠιιει·. Π.ειι με: Με: σ'ευιιε
Ι.ο ιιένι·ο:ε σε :πετ :ε ιι·υσυιι ευεστε μοτ σε: ΠιιμοΠΠιι· σε: ιιιοΠιισε: ιοΠυΠιειιι ιΠοιι: εεε :οι·Πε σε ευυ:συιμιισυ
ι::Πε: . Πο :ιι:μευ:ιου σε ΠΊι·τειιιιΠοτιιε σε: ΠιοΠιευιειιΠ: σε υετνεε:ε. ει Πεειιι·ευι ιέμει:ιΞι μοι· εεε ντοιε Πιενι·ε εε:
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οι·ΠετιεΠΠε, σει :ε τεμτσιΠει:εει ει ιιι:μοι·οι›ι:ειιι :σει Π'ιυ οιιεο οι·σεει· :ιιιιι μΠειιιιι·ε σε Π'ουιουι·, ει .Π. Γτουι.·Πι οσσμιε
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ιι σου ΠιοΠιιιεεΠΠευιευι ιτε:-Π'οιΠιιε ο ιμ. 840). Μ: μου” , ιι·σεΠιΠεει. ι. ΕισΠιεΠι μοτΠε σε μσΠΠειιου: υοεΠεΠ·υε: (σεντ.
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Με: , ιι·τει;εΠιει· , σει· , μεΠιι; ΠουΠσι ιυΠεΠ·ιυιιιευι , Ποτε: ι:ειιε ιιιοΠοσιε. Ου ο οΠιι·ιΠιειΞ ο Πο :ιιιιμι·ε::ισυ ου ο Πο
ει Πισι·ι; ΠοιιΠοι ευιιε Πο σΠε:ιοΠε ε:ι Π'οιΠιΠε ει υε :ευιΠιΠο σιυιιυεΠιου σε συ: ιιουι;ειυ σει :'ειΈει:ιεε μ:ιτεε:ιευ·ιεετε,
μιε: ομμοτιευιι· ου :υιει ιμιε Π'ιιυ ε:μιστοιι ιμιεΠιμιε: Πε σενεΠσιιμειυευι σε ιο ιιιοιοσιε. Νοε: σι:ι:εΠετοιι: μΠυ:
ιυιιιεΠε: ονουΠ. Ι.ε: σι:μσειιισυ: ιιιιγ:ιιιιιε: ει υιστοΠε: Πσιυ εειιε εεε:Πισιι ι ιΠιι'ΠΠ εσυ: Με", μσει·Πε υιουιευι, σε
σου: Πε:ιιεεΠΠειι :ε Πτοιιιευι Πε: :ιιιειιι ε:μιιιιεευι σε: ιι: ιισεΠιιι·ετ εεε Πε: Πιειυοι·τΠισιιΠε:, οιΠ:ιιεεΠΠε: Πε: ΠιγμοεΠιου
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Π.: τε:μιι·οΠιου εΠΠε-ιυευιε , ‹ιειιιυιιε μΠε: ι·οι·ειυευι σιιιιε: μοι· Πε εσιι:ιιμοιισυ σμιυιοιι·ε ι ΠοιιυεΠΠε :σει ε:μο
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Πο σε:μυεε, :ιι:Ποει σε υιοιυευι σἰι ιε μοι·ση·:Πιιε εε τυο ση;ουε:. (ΣεΠΠε:-ει , όιουΠ σε: οιΠ'εεΠιοι:: μιιτευιεει :γιε
υιι”ειιιε. Πο ειοΠοιΠε,ιΠουι μοτΠε Μ. Π.ου:ετ-Ίι'ΠΠΠετυιοιι, υε μειιιιιιεε: ει εσε:έσειινειιο Πο μι·ειυιει·ε, σιιι·ιτουι. ι:ουιιυε
μσειιοιι υιοι·ευει· σ`υυ με: στσιιιιιιτε , :ου: :σε ιιΠιιιι;ε σε ισεΠειι ω: υένι·ο:ε:, σε ι;τουσι·ιι ι·οτιοιιου:. :σε σου: Πεετ
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ι·ε:μιτοιιου ε:ι Πι·ι5ιιεευιε, ιυ-εμιιιιτε μοι· ιυιετνοΠΠε ; εΠΠε σιιιισι·ιΠι·ε σε: Π'σιιειιου: εετειιι·οΠει :ετο μευ ιυ:ιι·ιιιιέ, ει
μτειιειιιε :σιινευι εεεοι·οειετε εεουσ Πε υιοΠιισε, ιυιει·ι·οι;ε μοι· εσυιτε ου νει·τιι ιετι;ιι· σε Πιουυε ιιευι·ε Πε: Μιτου::
μοτ Πε τιιέσεειυ , Πει ι·:ιεουιε ενο:: ουιισιό ει ε:οι;έτοιισυ Π;::ιι·ιιιιιε, εοτιΠιοιιυε, μεΠιιισυοιι·ε, ειι:.; ιουισΠ Πε: οειε:
Πε: :σιιιῖτουεε: ιιυ'ιΠ εμι·σιινε. Ου Πο του Π·ειΠειιειιΠΠ· εο σστοιισιιυιιΠιΠε: ει Πε: μοι·σΠε: ιυι:ειι:εε: :ετσυι Πε: :ι·ιιιμ-
Πει-ΜΗ: ιιυουσ ιι σε μεσω μιε: ο :ου υιοΠ. Μ Ι.συγει· Πουιε: μτεσσυιιυουΠ:. Ε'ειι Πο εε σει ε:μιιιιεε Πει εσυ
ΥιΠΠετιιιογ υιευιιουυε Πο Που: μιιτυιι Πε: ιγιυμισιιιε: σε ΠτοσιεΠιου: υσιιιΠιι·ευ:ε: εεε Π'σιι ιι·οιινε σου: Πε: ιΠε:ι:ι·ιμ
Π'Πιγμσι:ΠιοιιιΠι·ιε. Π.ε: ι:ι·οι:Πιοι: ι·ειισιιιι :σει ιυτειυευι ιυε Πωσ: Π'σει·ιιιε: μοι·Πε: οεΠεει·::εεΠει-ει εσιιιυιειιεε Π'ειιισε
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` εΠΠε :ευΠε·σεΠετυιιυεΠ· Πε·σενεΠσμιιειυι·ιιι σ”ευε ιεΠΠε ιι·σι: ιΞμσειιε:. ΠΠ μΠιιεε σου: Πο ιιι·ευιιεΠ·ε Πε: ιιεεισειιι: σει·
Ποσιε; ιι Ποει οιιιυειιτε εεε ω” ιιισσιιμο:ιιισυ. νεειι εεε σειει·υιιυε Πο ι;ο:ιι·ο-ευΠέτοΠι;ιε, ει ιιεεΠηυε:
Ου σιιεει·ιισ ι:Πιεο Πε: ΠιγιισεΠιυυιΠι·ιιιιιιιει σε: οιισιιιιιΠιε: μιιευοειευε: σει οιιμοτοι::ευι σε απο: Πο ειτι:εΠοιιευ;
ιτευυεεΠε: σε Πο τοΠοτιιΠεοΠιου , σε: ΠιουΠΐιΞε: σε εΠιοΠειιι· σου: Πο :ει:ουσε ιιιιοειιε, ιιεει·ευι Πε: :γυηιισιυε: σε Πο
πιει πιουΠει:ι ιιυ νεου: , σε: οΠΠει·ιιοΠινε: σε εΠιοΠειιι·, ιΠε ιιέιιΠ'0::: σε μσευιοιι , σε :γ:Πειυε νοιεεΠοιτε εουι;ιιιιι
:τω ει σε :ιιι·ιιι·; Πει εκΠΠ·έυιιιιΞ: ιευιΠευι ο :ο ι·ειτσιιΠιτ, (μοΠμιιοΠιοιι:. ΠιοιΠειιισιιι: οι·ΠετιεΠ:, Με.) , οι Πε: ιυσσιιι
ιιιιι·ισιιΠ σου: Πε: ιυ:ι:ιυι: σε ο Πιειι Πο εσυεευΠτοιιειι σε ι:οιισιι: σουι Πο :ευισΠιιΠιισ 8εεωιε σε μοτιιεΠΠε εΠ Πο
ιυυιε: Πε: Πιστεε: νετ: Πε :ι·:ιειιιε υετνευιι εευιι·οΠ. Π.: μτοε υισιιΠιιιΞ ευυιιυευεευι ο ειτε Πε σε:: : εε :σει Πο , μουι· Πε
Γ” ΠουΠοι :ιεεΠιε ει. ΠιτιιΠυυιε, ιιιυισι πωπω: ει ι:0ενει·ιε ιιιεσει:ιυ σει: εσυ: Μου: υουιιυε, :ιεΠοιιι σε ιιυόιισιιιι·ιιι·:
σ'ιιυε ΠιιιιυισιιιΞ υ:ιιιιι·εΠΠε. ::·υιμοιΠιιιιεε: σε ι'οΠΠ“εειισυ μτιυιιΠινε , ηιι'ιΠ μΠ:ιεε σου:
Π.: υειι·ιΠιου τε:ιε Ποιη;ιευιιι: υοι·ιυοΠι·. ι.: ιιι;ιιτε σε: Π°ιυιε:Πιε. Βου: Πο ιτοι:ιειιιε άμεσου, :ε ιιιουΠι·ειιι στο: Πε:

Γ. ¦`
. HYP -34 iin’

désordres du système nerveux par lesquels nous avons malade sur sa santé ; il étudie et analyse ses moindres
commencé notre description : troubles de l'intelligence , sunti‘ranees, il est sans cesse en quête des remèdes et des
de la sensibilité et de la motilité, voilà pour Villermay personnes qui doivent le guérir. Les trois meilleurs en
les accidents de la troisième phase. C'est. donc par la suc ractères de la vévauie que nous étudions sont les terreurs
cession progressive des symptômes plutôt que par leur panique: qu’iuspire au malade sa santé. l‘exagération
intensité relative, ainsi qu‘il le déclare tubmênte , qu'il des symptômes et la recherche dit traitement qui doit
a cherchéà établir sa description (toc. clt., p. 331 ). les dissiper. Viennent ensuite, à des degrés encore légers,
Nous avons déjà prouvé que cette exposition n‘était pas les illusions, plus rarement des hallucinations d'un ou
en harmonie avec l'observation scrupuleuse des faits. La de plusieurs organes des sens, la dyspepsie, les douleurs
plupart des auteurs se sont contentés de copier sans vagues aux hypochondres, l'exitàiaüon de gaz dans l'es
critique la diflsion de Villermay : d'autres ne se sont as tomac et l’intestin, la Constipation, en un mot. les accl
treints à aucun ordre, et leur travail se ressent de la dents d'une gastro-entéralgie de faible intensité. Quel
confusion où ils sont tombés. ques palpitations , passagères d'abord , des battements
M. Fairet , se servant des observations consignées dans artériels, la dyspnée, une toux nerveuse, accompagnent
l‘ouvrage même de Villermay, a montré que l‘ordre de la névrose gastrique, et étendent, en quelque sorte, le
succession des symptômes de cette maladie était préci cercle des névroaes sympathiques.
sément opposé à celui que ce médecin avait adopté ;que Dans une seconde époque de la maladie, qui est mar
l'encépbale est primitivement affecté , et que les autre: quée bien plus par l’intensité croissante des symptômes
phénomènes sont sympathiques, et ne se manifestent que par de nouveaux accidents. on voit l'aberration in
que consécutivement aux premiers (onvr. cit., p. 410. et tellectuelle se traduire par une série d’idées et d'actions
art. cit. du Dict. de méd. et de chtr. prat., p. 251). qui décèient une véritable monomanie. La névrose céré
M. Falret a le mérite incontestable d'avoir , le premier , brale, montée à ce point, s'accompagne alors de trou
porté la lumière dans la symptomatologie confuse donnée bles variés de la sensibilité. quelquefois de la motilité:
par les auteurs, et d‘avoir coordonné d'une manière mé chagrins, morosité, qui porte les sujets à rechercher la
thodique et parfaitement naturelle tous les symptômes solitude ; susceptibilité extrême, délire plus marqué que
de i'hypochondrie. Ccorget' a également considéré le jamais, roulant sur tout ce qui touche à la santé du ma
cerveau comme le point de départ de la maladie; mais lade, à la nature et au siége de son affection, aux divers
il n'a pas assez indiqué la succession des phénomènes moyens de la guérir ; exaltation et surtout perversion de
dans son article cousacréä l'étude de t'bypochondrie la sensibilité générale et partielle (douleurs de tête, ité
Dict. de méd., i" et 2° édit.). micrànie, névralgie frontale, étourdissements, vertiges,
M. Dobois, qui a également soutenu l'opinion de bruits divers dans les oreilles, hailttcinations et illusions
MM. Falret et Georget et s'est conformé à leur descrip nombreuses et. complètes, insomnie ou sommeil inter—
tion, distingue aussi trois périodes dans cette maladie : rompu par des rêves ); crampes, cngonrdissements dans
la première comprend les troubles de l'intelligence et les membres, sentiment de faiblesse, paralysies passagè
les désordres commençants des autres viscères; la se res , très-rares; redoublement de la névrose gastro-in—
conde est caractérisée par les névroses de divers orga lestinale (douleur, tension épigastriques. distension ga
nes , et spécialement du tube digestif, du cœur et de zeuse, diificulté extrême des digestions , météorisme
l‘appareil respiratoire. il place dans la troisième période de tout le ventre, émission de gaz par les voies naturel
les altérations qui peuvent survenir dans les difl’éreuts les, douteurs aux hyporhondres, constipation , urines
viscères sous l'influence des désordres nerveux dont ils claires, abondantes, otfrant aussi d'autres qualités, etc.):
sont le siége. C'est une loi reconnue en pathologie, qtt'un intensité plus grande de la névrose, qui s'est déclarée
organe, après avoir été longtemps atfeué d‘une simple sympathiquement dans le système circulatoire ( palpita—
névrose, peut finir par s'altércr dans sa structure, en tions, battements du cœur soulevant le thorax, irrégu
un mot, que la lésion, après avoir été purement fonc— liers, intermittents . syncope , vibration très-forte des
tionnelle, devient matérielle; mais l'inflammation de grosses artères . simulant des anévrysmes; pour le
l'estomac, l'hypertrophie du cœur, la phthisie pulmo rbytlune et la force du pouls , mômes variations que
naire, ne doivent pas être considérées comme la der— dans le cœur). Le trouble des fonctions respiratoires est
nière phase de i'hypoeh0ndrie, et noussommes fortement aussi plus marqué; les malades accusent de la dyspnée,
portés à croire que peu de médecins admettront, avec soit d‘une manière continue, soit seulement à l‘époque
M. Dubois, cette dernière phase de la maladie. Les alté du paroxysme.
rations indiquées ne sont pas assez constantes pour que il est enfin une dernière période caractérisée par l'al
l'on doive les envisager sous ce point de vue : elles ne tération profonde de toutes les fonctions de l’économie,
peuvent constituer que des terminaisons possibles, ou La nutrition alors ne se fait plus que très-imparfaitement;
des complications de t‘hypoehomlrie D’ailleurs , comme le malade tombe dans le marasme; son teint devient li
les sujets atteints de cette dernière maladie présentent vide et terne. Les hypochnndres s‘engorgent, se tumé
des troubles fonctionnels dans presque tous les viscères, tient, et sont douloureux. La peau se colore en jaune.
et qu'il n'est pas une seule partie du corps qui ne soit Dans ces cas, tu trome le foie atfecté de quelques-unes
névrosée, il est tout naturel qu'ils succombent. plus de ces lésions dont l'hypoehondrie peut favoriser le déve
souvent que d‘autres, à la maladie intcrcurrcnte de quel loppement, mais dont elle ne peut faire, a coup sûr,
que viscère. tous les frais. C‘est ce que M. Louyer-Villermay a trés
Quoi qu'il en soit de ces divisions plus ou moins sys bien observé. « Le gonflement et la sensibilité exaltée de
tématiques, nous reconnaissons que t'bypochondrie at‘— l'hypochondre gauche attestent l'atfcction sympathique
fectc une marche dont il cst,po:ssible de déterminer les de la rate: le teint du malade devient livide et terne.
phases, et nous ne pensons pas que l'on doive écrire avec quelquefois noirâtre. Souvent alors t'bypochondrie n'est
Villermay, u qu'elle varie suivant chaque individu , et plus simple, il existe déjà une complication grave
chez la même persomte, aux difl‘érentes époques de l'an se dénotera tôt ou tard ( toc. cil., p. 365). Les ante
née. suivant la période de la vésanie, son état de modé— ont observé des engorgement: semblables dans l‘épigas
ration habituelle ou d‘exacerbation ; souvent elle est Ire, et en ont signalé la Véritable origine. « La perma
différente d'un mois, d'un JOIII‘, d'un instant à l‘autre; nence seule d'une irritation m-rvcuse ou spasmodique
fréquemment elle s‘cxaspère chez les femmes à chaque sur un viscère important, dit M. Lotiyer-Villermay, est
retour des règles , et surtout vers l'époque critique, ou de toutes les causes des afl‘cctions organiques la plus
même après cette révolution» (lob. cil . p. 368 ). Du constante et la plus puissante» (p. 366). Répétons donc
reste, voici, en résumé, la marche la plus ordinaire de que I‘amaigrissemeut, l‘état febrile continu , qu'il faut
t'bypochondrie et le mode suivant lequel s‘enchaînent distinguer de la fréquence du pouls, l‘ictère, le vomis
les symptômes : trouble mental, crainte: continuelles du sement, la diarrhée, la toux, et t'expcctoration puriforhtc
ΠΥΡ -δεε ΙΙΥΡ
ο
εεε Ι'επ σεσετ·σε εεε: εεειεεεε πιιιΙιιεετειιιι ΙιιμεεΙιεε ιεεισΙιΙε, Ισ σεοοεσε ε" μΙεσ σεειεεεε. Με Με ιιεε
σεισηεει σει επι ιτσΙεό Ιοεκιειιιμε Ιεεε ιιειιιΙιΙεειιιιιεεεε, Ι.εεγει·-Ι|ιΙΙετπισγ ι·σμμοτιε εε ιιινειιτ σε εε πιεσε σε ιετ
σε τσιισι:Ιιειιι σ σε: σΙιέι·σιιοπιι σεει εεε: ιετεπι μιειι ιειεσιιοε εε μεενεει σει·νιτ εε ιιεεεεε εισειιιτε ιι_ιεεετ
Ιειε Ι'Ιιισιοιτε. Ιιιιμέιειιι εειιε ιιεε Ι'ιιχεεεεεεστιε εσι σε Ισ ιιεεειιεε, μστοε φωσ ιεει εεισοΙιει σε εεε ι'σεωει
ιειιιει Με ειέντειιει εεΙΙε σει εεε ειιι·ιτ ει σει ειπε, σε οτεχεεεει σει σει σε μειισσιιι ιι Ιεει;ιεπιιιε τέμσιισιιεε
ειΤει, Ιε μΙιιε σε τσι·Ισιιοεσ, μστ οεΙσ πιειιιε ιμι'εΙΙε τειειι επι· Ισ σεεΙτιπο σειιιιεε σει οι·ισεε ι ιογει εε πιει Ι. Νεεε
ιιι σει· εε μΙεε ετσεσ εειεΙιτε σε σγειεπιει σει τεσσειιιειιι εε μειινοει σεεπιειιτε ιι Ι'σεσΙγιε Ιειι ειιιετνσιιειιε οιισεε
Ι'ιειιεεεοε ηπιιιιιιΙιιιμιε , σ'ειιε εισειετε ιτεσ-σινετσε , μστ Ι.οιιι·ετ-νιιΙοι·ιεσμ (μ. ιοι Ι; Με που: ιεπιπιεε
εεινσει Ιω εε_ιοισ, σε εεε ειιΙΙεσ οιτεοιπισιιοεε εειιπιμτι σε" εεε ιμιιοεειμιε Ιει Ιιτσ :ιιεε εειε η σιοιιιετσ
ι·εοει ισει σε ιπεσιιιεσιιεειι σε: ιεσΙσσιει, οι σει εόντοιεσ εε'επε ισιΙιΙε οεειισεοε: ιοειεσι ι ισιι·ο σει· εε μπει.
εε μστιιοεΙιετ, ΙΙ ιιε πει ιιεε οτειτε εεε 'πω, σιι Μπι: σσειειιεειι, οεμεειΙσει, εεε Ι'ετι;σεισπιε μεει οσε
_ι_ ¦ιι·ιιιιειι, ιιεε Ι'ΙιγμεοιιεειΙι·ιε σε τειιιειιιΙιΙε ιοει0ετε εε· οιιετιι·, σνει: Ι'στι,.σ μτοσειτε Ισ σεΙειιεπ σε Ι'Ιιγμο
ιιετειεεει; εστ, σεΙεπ Ισ οεεειιιειιεε σινετεε σει πισΙσ εΙιοεσιιε.
σει, εΙΙε μτέιεειε εε οστσειιιτε ιεει ιι Μι σιεεωει, ειο.ιι ι.ιιι πισΙσσιεσ σει ιετπιιεεει Ιε μΙει οτσιεσιτειιιεπι
(Με. οιι., μ. ιιε). ΙΙ εε ιισεστσιι ιιεε ιεει σειιιε μετιει· Ι'εγμεοΙιοεστιε ιεει Ιεσ ιιισΙσιΙιει σε οετνεσε, σε Ι'εσιε
ιτεμ Με εειιε πισειετε σε πω; πισισ ιι σετσιι έι;ειΙεπιεπι πιιιε, σε Ι'ιειειιιιπ, σε οιεετ, σε μεεπιεε, εε επ πιει, σε.
οεπιτσιτε σ Ι'οΙιεετνσιιοε ‹Ι'σιιιι;εετ σ Ι'ιιγμιιειιοπστιε σωσει”. σει επι σε μεεσσιιι Ιειιι;ιειεριι εειι·εεει. νιΙΙει·
ιιεε ιιιστεΙιε ιοιι_ιεετε ισεπιιιμιε. ΤοΙ ειι Ισ σεειιιεεει σε πι”. 0οοι·ι;οι, ΙΙΙΙΙΙ. ιι`σΙτει, ΙΙεΙ›υισ. ει σ'σειτειι. επι επι
θεοτεει σετ ι:ειιε ηεοσιιειι. Ψ . ' ιιι·σειό οοιΙε ομιειεε, ιεειΙεε σετ Ιεσ ισιιεοεεειεεειι σσεσσεε
Ι.ΙΙη·μεεεεεστιε επ ιιεε Πάω-οσε πει σ,οε εεεετει. Με εενι·σεει σει ιεει Με σιιειεπε, εε ιμιΙ εε ιεει με: σ Ισ
σει·ύε επι Ιεεεεε; ‹ιεεΙ‹ιιιειοιε, οεμειισσει, εΙΙε εσι εμπε Ιισιιιεει· σε σισεεεειιο πιεσετεε. Πισω σνεεεεε πειτε μ”
ιεετε ει μεε μτεΙοει;έε : εε ε” σει Ιε μιεσ τστε; ετσιιισι ιιιιιιισπιειεει εεισιτέε ι.ιιι· εε μπει, ει εεει εεεσεεεεε
ι·επιεει Ι'ιιγμεοΙι‹ιεστιε ιπισιε ματ Ιω σιιΓετεειεσ μεσω: εε” σει εε μστισμτσιεει 'πιο πειτε "σε μεσετ Ιεσ
εεε πωσ σνοεσ ιτσοεοε. ΕΙΙε εσΙι ιιιιεεειΙιΙειιιεει , με”. μτεενεσ ιιεε Ι'επ σ ιενεηεεει οιι ισνεετ σε Ι'εμιειοε εεε
σοσιιιετι εεε ετσεσε ιειεεειιέ, ει ε'σσσιεΙιι σε εοει σ'ειι ιτσιτο. ιζειιειισσει, μειιτ ιιεε Ι'οε ε'ιειετμτειε μσσ σ'εεε
σεισμο ?οτι ιεει;; μστιοιι , εεμειισσει , σ'εεε ιεσειει·ε ι:ιισειετε ιτεμ σιιιοΙεε οε-ιμιε ιιεε; νεεεεε σε σιτε, σε
μτειπριε, εε επι ιεει τστε. Ι.'ιημεεεεεστιε ειι εεε σε”. οΙσι·εεσ σ'σιιοτσ εεε, σε μειει σε νεο ιΙΙιγειεΙοειεεε,
ιιεε ι:οειιεεε, πισιε -ι·επιιιιεειε σε μετοηειιιιεε. Ι·.εσ εεει σ‹Ιπιειιοειι νεΙεπιιετε τιε'εε ετι;σεε, σμτει σνοιτ όιε
εισοετιισιιειιι ε'οει τιεε σε Με; Ιεετ ι·ειεετ ει Ιειιι· ιε ιτεεΙιΙε ιει·ιεπιεει σσει σε Γειτοιιεε, μεει ειισειιε ι'σιιέ
ιεεειιέ ιεει ιιιιιοτσοεπει ιι πιιΙΙε οσειει σινετσει: ισεισι τετ σσεσ ισ σιτεοιετε; εοιιιι ι·εεοεε:ιιεεειιι ειιι:ετε εεε
εε ιεει ιιεε εττεετε σε τόειιιιο, σο ποενεσει εΙισι;τιειι, Ισ εειιε Ιοι σε ιιΙιγειοΙει;ιε ικιιΙιεΙει;ιεεε ιτοιινε εεε σμμΙι
Ιεειιιτε σε εεεΙιμιε Ιιντε σε ιιιεσοι:ιεε; ισεισι εεε με εσιιειι ιιι·έσεεειε σσει Ιει σεεει·σι·εσ εεε Ι'ΙιγμεοΙιεεστιο
ι·οΙε ιιπμτιισεειε ιιτ0ιιεεεεε σει·σει Ιε πισΙσσε, εεε επιο ειιιτσιιιε σ ισ εειιε, ει πω: Ιει σΙιετσιιεει σε οετνοσε, Ιεσ
ιιοε ιεετσΙε σε ιιπ πωσ ΕιιιιΙε. ΩιιεΙσεειειι ιΙ γ σ σε νέ ιιγμετιι·ομιιιεσ σε οπ:ιιτ. Ιειι εεεεειιιεεε σε τωε,σε Ισ
ι·ιισεΙεσ σεοειι σέμετέι μ:ιτ σοι ιειετιειιιιιοει εειι.ιμΙειεε, τω, μεενειιι ειτε Ι'οσιει σε Ισ πάντεεε σει σ Ιεει;ιεειμι
μΙεσ σε ιπειπε Ιοιη;ιιει; σε ιεΙΙε εοτιε ιιεε Με μεει εεε ιτοειιΙιι Ισ ι'εεοιιεε σει. ετιμιεει. Μιιιι εε εεε εεει σε
εισέτετ εοπιι1ιο ι;ιιστι σε ιιγμοι:Ιιειισι·ισιιεε επι ειι τεμτισ Με: ιΙιιεΙει·ετ σειισι, ο`οιι ειι'ιΙ ιιε Ι'Ι0ΙΙ:Ι οιι μσε ιιιι·ιι σιι
σε Με; πω! ιμιεΙσεεε πιειι μΙεσ ιστσ. Ι.'ΙημεοΙιεειιτιο πιοειται, σε πεσει μετ Ιεε Με σει ιεει σεμιεύι σοιιιεΙ
ιειετιειιιεπιε ιι'εει μπι τστο, σιι θεετεει. Μισο Ιε ιεεεσε Ιειεεει σσει Με σεπσΙει σε Ισ σοιειιοε, εεε εεε πισΙσσιεσ
επ Ιει σεεπε Ιε ποτε σε εερεετσ. ιιεε σσιεε. πιεσε σε ει·εσειιμιει ε'ειιιιισιεει μσισιι_ισ ιι Ι'εισι Ισιεει, ει ‹μι°εΙΙει.
οι:: πρεπει, ιεει μεεσσει ιιιιεΙτιεεε ιεετσ ιεειτΙσιτιιιειιε. ιι'εει μεσ ι·εεε εεε εεενεΙΙε ιειμεΙ.ιεπ σε σειιετστε σει·
σει” σειει,εΙΙε ε'σ μΙιιιι σε εποε, οιο. “πι”. επ., μ. ει). νεει σεει Ιειι σιιΤετεειι νιιοετει ιεει Ιε ιιόεε. 8εμμειιει,
Ι.'ειειειιτ ιοι ι:ειιιειισ ειισεπιπ·ιεει σνεε Ι'ΙιγμεοΙιεε‹Ιτιε μσι· επειεμΙε , Ι'ειιιιειιεε σε ιιιΙιετοεΙει μεΙιιιεεσιτει πιΙ
σεσ σεεισεεισ Ιιμιάι·ιεεεε πει Ιει ιεει ιεισΙεειεει ευσε Ιισιτει ει εει:ετε εεε εειιιΙιτεει ειτε: εε :πιει επι σενιεει
δε". Πιιε σειτεεετΙ.ε σ'εεσεετΙ›σΙιεε,εεε ιποιει ιιστισιιΙε μιιιιι ισι·σ ΙημεοΙιεεσιιιιεεε; οιι-εε εεε Ισ μετιετΙιιιιιοπ
"σε Ισ μτέεέσεειε, ειιι εοΙΙε πει σ Ιιεε σσειι Ισ ιειιτειΞε εε ιιετνεειε σει σε σε σοειιτ σσει πεσει Ιω ιιεεειιοει ει
Με: Ισ σοιτεε. Ι..ε ιπσιιιι :σε Ι'όμοιιιιε σε _ιεετ σε Ιε πισι σΙιετε Ισ ειιιτιιιεε, Ι'Ιιέιεσιειιε,Ιεσ ιέετειιεπε, ειε., μοετι·σ
σισε ειι ιιιειιισι·ε. ει” σεεΙιιεει πισΙιι‹Ιεε, ο'ε.ει .Με ειισιοι· Ιοει;ιοιιιμιι ιεει εεε Ιε ιι·σιισιι ιιιετιιισε ει ειιεετε
Ιεει·τ. τεμσι; σ'σειτει, σε οοειτσιτε, ιεει μΙιιι σι"ιεοιειι Ισιοιιι σεει Ιε μειιειεε σει Ιε ιιιόΒε εε μτεεεε εε ισειιειικ
πεσεσ ι:ειεπιεεεε Ιε ιτσνσιΙ σε Ισ ιΙιι;ειιιεε. Ι.'σιιοιμιε σειιεΙεμμειεεειΡ θε σει εσΙιτε ιιε εσεεετ σε Ι'εσιεπισο
πιειισιτεεΙιε ειι Ιε μΙει ειιΙιεσιτειεοπι οστσειέτισεο μετ εεε: ι.ιιι "σε Ιιγιιει·Ιιιιεστισεεε; επι ειετσιι σιιιττπει·
ιιεε σε8ιεεεισιιεε ιιεε σοεισεειι. - εεε, σσει εε οσι, οειιε Ιιιιιιεε ειι Ι'σΙιεειιισσει σε Ισ πέ
Τετπιίπαι.ιοπσ. -- ι.'ΙιγμοειιεειΙτιε «Με εεε σιιοειιοε ντειιε ι;ιισιι·ιεεε? Ρειιι· πειτε μστι , ιιεε: εποε: ιμιεΙεεε
σε Ιοει;εε σιιτσε, ιΙ επ σειινοει επεσε» σ°ειι ιειντε Ισ μειιιεσ σσειειιτε εειιε σειιΙε ιεΙιεεεοε, ει πωσ οτιηιοεσ
“Μπι” οι σε μεενειτ οιιιιετνει· σετ Ιε ιιιειιιε σειει Ιε εσει εε'ιΙ εει εόοεσ<σιτε σε Με: ιειετνεειτ, ιεει σε ειυιεσ ,
ι1ιεεεειεεει ει Ισ ιετιπιεσιιοε σε Ισ ιεσΙσσιε. ΩεεΙσεεΙ'οισ εεε ιετιε μεεσισμοιιιιεε, ει ιεενοει εεε Ισσιεε Με «αιι
εΙΙε ιιειι μστ Ιε τειοετ σ Ισ Με, σειι ιμοεισεεπιεει, ισειε. 8ι Ι'επ μστνιεει, ιιΙ'σΙσε σε Με Νοε εισΙιιιι σετ
σοιι μστ Ι'ειΙιει σ°εε ιτσΙιεπιεει Ιπεε σιτη;ε. ιιοετεει σε ιιΙ°ι σισι;ποιιιε τι;;οετεει, σ ιιέιεειιιτετ ιιεε ει Ι'Ιιετέσιιύ,
ειστε ιιεε, οι Ι'σιΙιεεΙιεε σ σετιι ιιΙιιιιειιτι :ιεεεει. ει σοει ει Ισ σισιΙιεσε, ει Ισ μτέειιιιειιι:ε σε Ι'σσιεοιιοε σημει
τεεειινεΙεε μΙειιειιτιι τω, ιΙ επ τστε ιιεε Ισ εεει·ισειι ωιι εεε εε μοενεει εσμΙιηιιοτ Ιε σιΞνεΙομμεειεει σει Ιεσιοεσ
ω...ρεω ε με” ωεωε εεε Ιει πισΙσσοι τεοειιντειιι Ισ επι ειιΙονειιι Ιου ΙιγιιεοΙιειιστιιιιιεεσ , ιΙ ισιιστσ εεεετε
"πω, ιι: εεεεετνεπι μτειιομιο ιεειεετι ιιε εισι ΠΒι·νΕΠΧ μτεειιετ ιιεε εεε πισΙσσιεσ σε σοιιι μιιτσοι οεπιμΙιεσιιεεε,
(μή μ” .-ωσ με;.ιιιιμτειιιοειισιιΙερ,.ει επιειιι σ ιιιιεισεει ει σε'εΙΙει πε ειεπιτεει μΙιιι-ιοειιεει σσει Ι'ιιγιιεοΙιεεστιε
σεεεσ σ°ιιγμοεΙιεεστιε, μεετ μεε ιιε ιΙι ιιοιιστιεει σε Ιειιτ εεε Με: ιεΙΙε σειτε σιιΙιεειιεπ. σε εΠοι, σε σε ιμι°ιιιι Με
τιιιιιιεε ΙισΙιιιεεΙ, ειι'ιΙσ ισσιεει εε εκεει σ έιεσε, σε ιεει εεΙενιι μετ Ισ μΙιιΙιιιιε, εε οσεοετ σε Ι'ειιεπισο, εεε
"Με εμτοενοει σε: ιιιιιοιιοει εε μειι Γοι·ιεσο ι Βίοι. σε εσιιι·ιιε, εεε Ιημει·ιτομιιιε σε Με, ιιεε Ιιγστοιιιιιε. οιι
Με., 2· Με., μ. ΙΜ Ι. Ι.σ ιοΙειιοπ ιισνετσΙιΙε σε Ι'ιη·με ε'εε οοεοΙει μσσ ιιεε εεε πισΙσσιεε ιεει Ισ ιετιιιιιισιεεε
ειιοιιστιε κι, εεινσιιι Μ. νιΙΙετπισ)·, εε πιεσε σε ιει·ειι σε Ισ Ι'εΙιε. Μ. Πειιοισ , ιμιι σε ι·ειιιιε σωσει σ εεειιιΙέτοι·
επεσε ιτεε-ιτιιιιιιεει; σσεε οιι οσε, Ισ εεετιιιοε εε ιομετε εειισΙιέτσιιοειοοπιπιεσε:ιετιιιιεσιεοεισεΙ'ιιηιοοιιοισΙτιε,
ιιεε μτεετεσιινειμειιι; σσειι εεεΙσεεε οσε τσι·ει, εΙΙε ι ει η πει ιιεε σει επεσε πειιιιτεΙ.ι σσιιι Ιε οοιιτσ σε ΙΙΙη·ι›ω
τω” μτειιιμιειεεει ι μ. 897 Ι. - - ή εΙιοεστιε. ΕοιΙε ειιιιτειιιοιι ιιοεσ μστσΙι ιιετι έιτσεεε. σμ
θε σ σιι εεε Ι'ΙημεεΙιοεστιε σε ιετπιιεσιι ηεεΙσμιει'ειε μΙιεεεε σ Ισ μΙιιΙιισιε μιιΙιεοιισιτε, σ σει σεόντι·ιπιεσ σε
ιμοεισιιέιεεει ει πιει οτισε ; εεε, σσεσ σ'σειι~ει οσε, ιι . αεετ. οι σ σει: ιΙιιεόεόι·ειοεεεει σε ιισιεσ(οενι·. εσύ,
ιιιτνειισιι ιιεε μιιόεεπιεεει οτιΙισεει «με μπιεσιοει Ισ πιει μ. 305 Ι. εε τειιιε, ιι Ι'επ ιεει σιτε μ” εεε ιιιειι, ιει·ιει -
Ισσιε. Ι.σ μτειπιει·ε μστιιε σε οειιε μτομειιιιιοιι οιι ιιιι:0ιι· ιισιιιοε σε Ι'Ιιι·ινεοΙιειιστιο, εεε Ιε επι! οεειε μστεε ιχεοΙε
IIYP -36-—' HYP
sujet est. tué par une des lésions intercurrcntes que nous des paroxysmes marqués; la quatrième, que l'on pour
avons indiquées, on exprime une vérité que nous n'avons rait appeler hypochondrle mélancolique, est celle qui
certes pas l'intention de contester. Nous n'y voyons que porte les sujets à se suicider ( ouvr. cit., p. 181 ). Cette
des complications nées sous l'influencedc toutes les causes dernière n’est plus une espèced hypochondrie, c’est une
qui produisent les maladies et de la perversion de l‘in maladie nouvelle , que l'on appelle la monomanle
nervation. Tel est aussi le sentiment de M. Falrct, qui suicide.
ajoute seulement « que les prédispositions ‘a ces compli M. Duhois a rangé toutes les espèces d’hypochondrie,
cations tiennent fréquemment à l‘influence que le cer d'après leur ordre de fréquence, dans les six variétés
veau tualade exerce sur les autres organes » (ouvr. cité, suivantes : ‘l“ monomanic hypochondriaque ; 2° mono
p. 496 ). manie pneumo-cardiaque ; 30 monomanie encéphalique;
Les phlegmasies sont assez rares dans t'bypochondrie 4° monomanie asthéniaquc; 5* monomanie nostalgique;
(Georget, toc. cü..p.133). S'il survient des gastrites citro 6° monomanie hydrophobiaque( toc. cit., p. 228 ). La
niques, des diarrhées muqueuses, elles s'expliquent natu— première espèce est t‘bypochondrie proprement dite;
rellement par les erreurs de régime que commettent sans toutes les autres ont été distinguées parleurs symptômes
cesse les hypoehondriaques : tantôt ils se soumettentä prédominants. L'hypoeltondrie reçoit chacun de ces
une diète sévère ou à une alimentation insuffisante; tan noms. suivant que les accidents sont fournis par les orga
tôt ils vivent d'une manière succulente et avec des sub nes thoraciques , ou partent de l'extrémité céphalique
stances fortement toniques, dans la crainte de s‘affaiblir; (douleurs de tête, sifflements, hallucinations ); suivant,
d'autres fois ils se purgent avec des substances drastiques, enfin, que la faiblesse imaginaire ou réelle, le désir de
ou avec des doses répétées d'un remède moins irritant; revoir son pays, la crainte d'avoir été mordu par un
ils font tout, en un mot , pour provoquer des maladies chien enragé, sont les phénomènes les plus marqués. Il
intestinales. est évident que les divisions adoptées par M. Duhois
On a considéré la folie comme ttne des terminaisons sont arbitraires, et qu’on aurait pu les multiplier davan—
de t'bypochondrie. « Quelques malades, dit Genrget, tage. Pourquoi ne ferait-on pas autant d'espèces qu'il y
finissent par perdre la raison, par devenir aliénés. » a de symptômes? tel malade est sûr d'avoir une afl'ec
Nous croyons, avec cet auteur et tous ceux qui ont cm— lion vénérienne, ou une dartre; tel autre . un cancer.
brassé son opinion, que t'bypochondrie, qui est une véri une phlhisie, une affection de la moelle épinière, une
table monomauie, peut conduire aux difiéreutes formes pierre vésicale, la granite. On serait donc en droit,
de l'aliénation mentale. On n‘a pas encore nettement in d‘après cette manière de voir, de créer des monomaules
diqué celles qui en résultent plus particulièrement : Vénérlenne, cancéreuse, calculeuse, graveleusc, et bien
sont-ce les monomanies suicide et mélancolique ( typé d'autres encore.
manie)? La monomanie suicide est ttne maladie nou M. Leurct divise t‘bypochondrie en trois genr'es : 1° hy
velle, qui prend la place de la première, ou qui la com pochondrie déterminée par une lésion physique,“2° par
plique; mais elle n’appartient pas à coup sûr à l'hypo lin affaiblissement aperçu des facultés intellectuelles.
chondrie ; car on ne pourrait peut-être pas citer un seul 3° sans aucunelésion préalable de la santé physique ou de
exemple d‘hypochoudrie bien constatée terminée par la l'intelligence( Fragments psychologiques sur la folie,
mort. Les malades atteintsde cette affection la redoutent p. 374, in-8°; Paris, 1834 ). Broussais a proposé les divi
trop pour attenter à leurs-jeun; leur plus grand mal sions suivantes. Première espèce : maux réels et primitifs
est de penser que leur maladie est dangereuse. dans les viscères, avec imagination délirante sur la santé,
J.-J. Rousseau était bypocbondriaque dans ses jeunes sans autre lésion cérébrale. lors même que le cerveau a
années; il était devenu mélancolique vers la fin de sa ' reçu le premier l'action des causes; exagération de ces
carrière, et c'est là ce qui explique la funeste détermi maux , dépendant surtout d'une affection viscérale du
nation qui le porta à s‘arracher la vie. bas-ventre. le délire n‘étant pas une véritable folie. mais
Espèces et variétés. — La fureur des divisions a été cette simple exagération ; deuxième espèce : maux pu
poussée à l'extrême dgus l‘étude de t'bypochondrie. Sy rement imaginaires, sans aucune espèce de lésion dans
denham dit a qu'elle se montre sous une infinité de for les viscères , simples vésanie; troisième espèce : maux
mes diverses, et qu'elle imite presque toutes les maladies réels confondus avec les maux imaginaires, ou compli
qui arriveutau genre humain » (Disserl. sur l'affection cation des deux états précédents ( Cours de pathol. et
hystérique, S 727. trad. de Jault ). Beaucoup d'auteurs de thérap. génér., I. v. p. 222; 1835 ). Ces divisions,
partagent cette opinion. Fracassini admet trois espèces parfaitement naturelles, et que nous avions admises,
d’hypochondrie, qu‘il appellebltleuse, sanguine, pilul avant de les connaltrc, représentent les principales for
teusc, suivant les symptômes dont elle s‘accompagne mes de t'bypochondrie; nous ferons seulement remar
(Naturæ morbt hypochondriaci lnvutfgatto; Leips.. quer que Broussais a tort de placer en première ligne
1758). Cullen, plus sage que ses prédécesseurs, ne décrit t'bypochondrie qui est l'effet d'une lésion viscérale, parce
qu'une espèce d'hypochondrie idiopathique ( Elém. de que cette forme est la plus rare, tandis que c'est la se
méd. pral., toc. cit., p. “5); seulement il fait remar conde, c’est-à-dire la simple vésanie, qui constitue l'hy
quer que cette affection se trouve souvent combinée avec pochondrie proprement dite. Nous rappellerons donc ce
la gastro-ente’ralgie. l.ouyer-Villerma'y distingue dans que nous avons dit en traçant les divisions de cet article:
t'bypochondrie des degrés et des variétés; nous avons il y a ttnc hypochondrie idiopathique. véritable névrose
fait connaltre les divisions assises sur la première base; cérébrale, indépendante de toute maladie viscérale; il y
elles servent à caractériser les ditÏérentes périodes de la aune autre espèce d'hypochondrie,que nous avons nom
maladie. Quant aux espèces,.il distingue une hypochon mée symptomatique; elle est produite par des maladies
drie boulimique. c'est-à-dire. avec appétit insatiable, et. réelles des viscères thoraciques ou abdominaux. On
une hypochondric néeropathtque, c'est-è«dire, avec comprend très-bien qu'une affection évidente ou cachée
prédominance de la sensibilité générale. Ce médecin, de poitrine ou de ventre puisse, en agissant fortement
ayant pris pour base de sa division la symptomatologie, sur le système nerveux cérébral. donner naissanœ‘ala
est obligé d‘établir en outre autant de nuances qu’il y a névrose hypochondriaque ; mais il faut croire qu’en
de phénomènes accidentels dans cette maladie tloc.ctt., pareil cas il existe une forte prédisposition , et que
p. 370 et suiv.). le mal n’a éclaté sympathiquement que parce que la
George! regarde comme une première variété l‘hypo lésion viscérale a agi comme cause déterminante ;
cltondrie naissante, qui se dissipe facilement lorsque la du reste , on retrouve dans l‘histoire de l'aliénation
cause qui la provoque cesse d'exister. La deuxième va mentale des faits analogues. La folie , au dire d'Esquirol
riété comprend cette forme caractérisée par l'élenduect et de quelques auteurs, est souvent I'efl'et d'une ma
la multiplicité des phénomènes morbides; la troisième ladie bien caractérisée des viscères splauchnique.<.
est formée par l‘hypochondrie dans laquelle on observe Nous n'avons rien de particulier à dire surl’hyp0chondrm
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sympathique , symptomatique , secondaire, si ce n'fhl afl'ections, telles que le rhumatisme, la goutte, la coxalgie,
qu‘elle est souvent confondue avec l'hypochondrie idio— la gravelle, la cachexie,le scorhut, l'hematémèse, les obs
palhique, parce que la maladie qui est le point de départ tructious viscérales, et la fièvre hectiqne(toc. cit., p. 65).
échappe à l'observateur. Cependant il importe beaucoup Diagnostic. — L'hypochondrie étant une affections
que le diagnostic soit bien posé . sans quoi l'on court qui se traduit par des désordres très-variés. dont presque
risque de faire un traitement nuisible , ou tout au moins tous les organes sont le siège , on est plus exposé que
inutile. Nous sommes convaincus qu'un grand nombre dans toute autre maladie à commettre des erreurs de
d'hypochondries qui se sont terminées par des lésions diagn0stic. Parmi les phénomènes qu'elle détermine. les
viscérales n'étaient que des hypochondriu symptoma uns se rattachent au système nerveux encéphalo-rachi
tiques ou compliquées . et que si l'art du diagnostic eût. dten, les autres au tube digestif, quelques—uns au cœur
été porté aussi loin qu'il l‘est aujourd'hui, a l'époque où ces ou aux organes respiratoires. Il faut donc faire, en
faits furent ubsem5s , on aurait reconnu que la lésion quelque sorte , le diagnostic de toutes ces afl'ections pour
existait dès le principe ; du reste , il n'en est pas ainsi arriver a reconnallre que les accidents prédominants vers
dans tous les cas, et nous nous sommes suflisammeut ex tel ou lei appareil ne sont qu'un effet des névr0ses qui sont
pliqués sur ce point pour n‘avoir pas besoin d'y revenir. elles-mêmes sous la dépendance de la névrose cérébrale.
En général, les maladies qui paraissentretentir le plus Manie. -—- L‘hypochondrie a été confondue fréquem—
sur le cerveau, de manière à favoriser le développement ment avec diverses formes de l'aliénation mentale , et
de l'hypocbondrie. sont les maladies chroniques, spécia plus spécialement avec la Iypémanie ou mélancolie (voy.
lement celles de l'estomac, du foie, de l‘utérus, du cœur notre art. Fous, t. in, 2° part.. p. 491). Le délire partiel
et des poumons. Les dégénérescences chroniques de ces des hypochondriaques roule sur des maladies imaginaires
organes, le cancer gastrique et hépatique, les diverses pour lesquelles ils consultent un grand nombre de mé
espèces d'hypertr0phie et d'induration du foie, donnent decins; les vrais mélancoliques ne sont pas occupés
lieu à l'hypochondrie chez les sujets fortement pré exclusivement de leur santé : le sujet de leur tristesse est
disposés. pris d'ordinaire dansun_autre ordre d'idées ; l’examen des
Complications. — L'hypochondric peut se compliquer fonctions ne laisserait d‘ailleurs aucun doute sur l'exis
d‘une autre névrose, d‘hystérie et de monomanie triste tence de la lypémanie. Chez les mélancoliques , il n’y a
(mélancolie). Il n'est pas toujours facile de découvrir pas ces névroses gartro-intestinales et cardiaques qui
ces complications , dont on trouve cependant un assez deviennent si marquées au bout d'un temps très-court.
grand nombre d'exemples dans les auteurs. On r8COIh La monomanw suicide, qui nous parait comprendre le
nallra que l'hypoehondrie est compliquée d'hystérie , à spleen ou maladie noire des Anglais , se distingue de
ce que, parmi les symptômes ordinaires de la première l'hypochondrie en ce que les individus atteints de cette
aflection, qui marche lentement, on voit paraître la dernière maladie attentent trèyrarcmcnt a leur vie ,
constriction spasmodique du pharynx ou de quelque tandisque les suicides monomaniaques y sont excités con
autre partie, la boule,lc clou hystérique, les mouvements tinuellement par leurs hallucinations(voy. t. il, 2° part.
désordonné: et convulsifs des membres, etc., en un mot. [1. 491, l'art. Fous). ’
tous les phénomènes qui constituent l‘attaque hystérique L‘hyslérs'a est de toutes les affections celle qui a le plus
(voy. l'observ. rapportée par Vlllcrmay , t. 1, p. 4l3). de rapport avec l'hypochondrie. Nous tracerons les ca
Hors le temps des attaques, les malades ont des mouve ractères différentiels qui les séparent l'une de l‘autre,
ments convulsifs légers dans les membres, des névralgies, quand nous traiterons de l‘hystérie (voy. ce mot , art.
des impatiences , une tristesse moins concentrée que Diagnostic): nous éviterons ainsi une redite, et rendrons
celle de l'hypochondrie; souvent ils pleurent sans motif. plus facile notre travail.
L'hypochondrie compliquée de lypémanie détermine , Nous avons dit que des phénomènes variés et affectant
chez les sujets qui en sont afl'ectés, une propension con un siégetrès—ditft‘rent se manifestaient dans le cours de
tinuelle à rechercher la solitude , à fuir les hommes , à l'hypochondrie. Les digestions, Iacirculation, la respira
s'imaginer sans cesse que quelque grand malheur les tion, se troublent, et l'on voit alors paraître des symptômes
menace. Ces terreurs imaginaires, qui appartiennent en qui peuvent occasionner quelques erreurs de diagnostic.
pr0pre à la lypémanic (voy. notre article Fours, I. Il , Les auteurs ont énuméré longuement toutes ces maladies;
29 part. ,p.491), s‘accompagent d’autres craintes inspirées les seules qui puissent causer des méprises sont les né—
au malade par son état de santé. vroses gastro-inleslinales, cardiaques et pulmonaires.
L'hypochundrie compliquée de monomauie suicide se Quelques mots suffiront pour éclaircir cette partie du dia
reconnaît ‘a ce quclc sujet cherche a attenter à sesjours, gnoetic. Quand on voit paraltre, chez un hypochondria
tandis que le véritable hypochoudriaque peut bien faire que , des symptômes d'affection du cœur , de poitrine,
quelques tentatives, mais lorsqu'il est sûr qu'elles ne oudu tube digestif, il faut examiner attentivement ces
seront suivies d'aucun résultat fâcheux. Le spleen des organes , afin de déterminer. de la manière la plus po
Anglais, qui est pour nous une monomanic suicide , et sitive. si ces troubles sont purement fonctionnels, et ne
non une hypochondriesimple, rentredans la complication dépendent pas de la lésion matérielle du viscère. Pour
qui vient d’être indiquée. parvenir à une entière certitude sur ce point, il faut re
Les inflammations , surtout dans leur forme aiguë , courir a la percussion et à l'auscultatlon des viscères
Viennent rarement compliquer l'hypochondrie; cepen— splanchniques : on s’assure alors que la douleur, le gon
dant L. Villermay ra ppnrtc des exemples d‘hypochondrio flement épigastrique<, la dyspepsie, l'anorexie, la perver
compliquée de phlegmasies chroniques de l'estomac et de sion de l’appétit . la constipation, ne tiennent ni à une
l‘intestin (p. 429). On doit considérer comme des com— inflammation ni ‘a toute autre maladie de l'estomac.
pliCations les altérations organiques de l'estomac, du Nous avons longuement indiqué ailleurs les caractères
foie , de la rate , et bien d'autres maladies que l'on a qui distinguent la gastro-entéralgie de la phlegmasie
voulu considérer à tort comme une des dernières phases de l'intestin (voy. GASTno-ENTÆMLGIE, t. Il , 2' part. ,
de l'hypochondrie. Nous croyons, avec Villermay, que p. 576). Nous ajouterons qu'il existe une entière simi
ces désordres sont très-souvent des complications acci litude entre la névrose primitive de l‘intestin et la gas—
dentelles. La science est toute à refaire sur ce point, qui tro-entéralgie sympathique de l'hypochondrie, de teHe
ne peut être éclairé qu'à l‘aide de faits basés sur un dia sorte que, pour découvrir la véritable origine de celle-ci,
gnostic rigoureux. Hoffmann affirme que les hypochon on doit surl0ttt prendre en considération les troubles de
driaques sont rarement atteints de fièvres continues, l'intelligcqce,qui forment le signe essentiel de la maladie.
épidémiques ou contagieuses, de la peste, otde la plupart Il est inutile aujourd'hui d'insister sur les symptômes
des maladies régnantes (de Aficcluhypochondrt’aco, t. u. qui servent à faire découvrir que les palpitations , les
p. 65 , in-fol. ;Genève , 1761), ce quine l'empêche pas syncopes, l'impulsion forte,l'irrégularité, l‘intermittence,
de croire ‘a la tansl’ormation de l'hypochondrie en d‘autres les variations extrêmes des battements du cœur et des ’
3
llYl‘ —3s—_. HYP

artères , appartiennent à une névrose , et non à une hy tenir compte des complications; le pronostic doit être
pertrophie dit cœur, ou à des altérations valvulaires. Les souvent basé sur cette unique considération. Il est évi
procédés opératoires de percussion, de l'auscultation, dent que, s‘il existe une affection de poitrine, du foie, ou
de la mensuration, conduisent facilement au diagnostic. une autre névrose, comme l’hystérie, la guérison est plus
Il ett est de même dansles cas où les phénomènes mor ditficile à obtenir que dans les cas d'hypochondrie sim
bides font craindre une affection de poitrine (tubercule. ple. Répétons. en terminant, que c’est surtout l'âge de la
épanchement dans la cavité des plèvres). maladie qui doit servir à asseoir le pronostic, parce que,
Irons—nous parler maintenant des signes à l’aide des— comme l‘a très-bien dit Hofl’mann, un grand nombre
quels en peut reconnaître la vraie nature des symptômes de lésions se développent alors, et mettent en danger la
qui, dans l'hypochoudrie, simulent lecaneer,l'inflamma vie du malade : c loveteratum malum diflicillimam ad«
tion gastriques, l‘hypertr0plti0 , la cirrhose du foie , (1 ntittit curationem. )
l‘anévrysme de l‘aorte pectorale ou ventrale, etc. ? Mais Georget assure que, lorsque le mal est héréditaire, il
alors il nous faudrait aussi parler dit diagnostic difl‘é— est ditficile à guérir. c Dans l'hypochoudrie récentc,pro
rentiel de la gravelle, du calcul vésical, de l‘apoplexie, duite pardes causes dont on peut faire cesser l'influence,
des afl’ections de la moelle , et de toutes les maladies que comme les excès d'étude, le retour à la santé peut être
les hypochondriaques se donnent , et dont leur imagina prompt et durable. Lorsque les causes ne peuvent être
tion en délire croit ressentir les symptômes. l.e rhuma détruites, il y a impossibilité de détruire la maladie;
tisme, la goutte, les névralgies, les vers intestinaux, le c‘est ce qui arrive lorsque ce sont des chagrins dont la
scorbut, peuvent être confondus , au dire des auteurs , source ne peut être larie. ou des professions dont l'exer—
avec l'hypochondrie. Ce serait faire peu d'honneur attx cice est indispensable à l‘existence du malade. L'hypo
médecins que de les croire capables de tomber dans de chondrie qui ne disparalt pas avec la cessation des causes
pareilles méprises. est difficile à guérir; au contraire, la maladie qui n‘existe
l.a chlorose ofl°re des symptômes qui ontdû en imposer ou ne se renouvelle qu'autant que les agents qui l‘ont
à une époque où cette maladie était encore peu connue. produite exercent leur action , est moins fâcheuse l
Tristesse, apathie , douleur névralgique en différents (Georget, art. cit., p. “0 ).
points du corps, appétit déréglé , goûts bizarres , dyspep Causes. — L‘étude des causes de l'affection nerveuse
sic , anorexie , gaz dans l‘intestin , constipation , batte dont nous traçons l'histoire doit être faite avec une
ments de cœur , palpitations, parfois syncope , tels sont grande sévérité : les auteurs ont accumulé dans leurs ou
les phénomènes communs à la chlorose et à l'hypoelton vrages tant de contradictions et d'hypothèses, que nous
drie. Les névroses viscérales qui existent dans ces deux préférons les passer sous silence plutôt que d'engager
maladies engendrent un grand nontbre de symptômes une longue et stérile discussion à leur sujet. Du reste, il
qui leur sont communs. L'hypochondrie est très-rare ne faut pas croire que ce soit aux ouvrages déjà anciens,
avant vingt-cinq ans;' la chlorose, au contraire, se déve tels que ceux de Willis, de Sydenham, de Pomme, que s’a
loppe surtout de quinze à vingt-cinq : elle est plus par— dresse le reproche que nous faisons : des livres plus t‘é
ticulière aux femmes. Les bruits de souffle et musicaux qui ccmmeut publiés, celui de Franck, de Louyer-leermay,
s‘entendent dans les artères lèvent toute incertitude , et par exemple, sont loin d‘être à l‘abri de toute critiqtte. il
font reconnaître la chlorose. lis serviraient encore à faut distinguer dans les causes de l'hypochondrie celles
asseoir le diagnostic si la chlore-anémie se compliquait qui sont prédisposantes, et les déterminantes, qui ne
de l'autre névrose : complication qui est rare, suivant peuvent produire la maladie sans le concours des pre
L. Villcrmay (t. il, p. 573). mières : nous les étudierons dans l‘ordre que nous avons
Un point essentiel du diagnostic de l‘hypochondrie est adopté, et qui permet une exposition facile et naturelle
de déterminer si elle est idiopathique ou stnptomatique de toutes les causes pathogéniques. Nous prions le lecteur
de quelque lésion viscérale. Le praticien doit se rap de se rappeler que notre charge, comme le dit Mon
peler cette divison que nous avons établie en commen taigne, «u'est pas de redire ce qu'on nous a dit, bien
çant cet article, s'il veut instituer une thérapeutique ra qu'on ne cesse de le criailler à nos oreilles, » mais de
tionnelle et efficace. En effet , s'il observe tous les cribler les diverses assertions émises çà et là.
symptômes de l'hypochoudrie chez un sujet affecté de llérédtté.—llotîmann admet l‘influence de l'hérédité,
cancer gastrique, d'hypertrophie ou d'induration dit foie, par laquelle serait transmise aux enfants une faiblesse
et si , ne soupçonnant pas l'existence de ces lésions, il des parties nerveuses, et spécialement de celles qui ap—
s‘efl’orcc de les combattre par les médications usitées partiennent à l’appareil digestif, On a cité des exemples
contre les névroses, il est évident qu‘il laissera s'ag d'hypochondrie donnée par les pères à leurs enfants;
graver des altérations qui commandent un tout autre quelquefois c’est la mère qtti, tourmentée pendant sa
traitement. grossesse, ou à d'autres époques de sa vie, par des acci
Pronostic. — Quand la maladie est récente et aban dents hystériques, est la cause de cette funeste prédis
donnée à elle-même, dit Hot’fmann, elle est plutôt péni position à l’hypochoudrie.
ble qtte dangereuse ; mais quand elle est déjà ancienne, Tcmpérament.—Suivant Louyer-Villermay, les tem
quand elle a été négligée ou combattue par des remèdes péraments nerveux et sanguins et la prédominance du
contraires, le pronostic est grave (toc. cit, p. 70). Lors système hépatique sont de fortes prédispositions à l‘hy
qu'on veut prononcer sur la gravité du mal, il est néces pocliondrie. Cette opinion peut être acceptée comme
saire (le s'assurer qu‘il n'existe aucune lésion viscérale, vraie; toutefois nous ferons remarquer que la prédomi
'car c'est elle qui presque toujours amène une terminaison nance du système hépatique,renduc manifeste parle teint
funeste. On recherchera donc attentivement la nature et bilieux, la sensibilité de l’hypochoudre droit, des vomis
le siége des lésions qui se sont formées durant le cours sements bilieux, la constipation, etc., annonce soit une
de l'hypochoudrie. Nous avons fait remarquer que leur lésion déjà constituée de l’organe hépatique, soit un trou
développement ne tenait, citez ttn grand nombre de ma ble nerveux dont l‘estomac est le siége, trouble nerveux
lades, qu'au trouble nerveux prolongé que détermine la qui est déjà l‘efl'et d'une névrose sympathique de l'hypo
névr0se cérébrale dans les principaux vtscèressplanehni chondrie. Il peut enfin exister une maladie cltromqtte
qttes. Il s'ensuit donc que c'est surtout dans les hypo de l‘estomac ou du foie, qtti, méconnue, a fait croire à
chondries anciennes que l‘on doit redouter ces altéra quelques auteurs anciens que ces troubles fonctionnels
tions. C'est ce que Hoñ‘mann a voulu dire, lorsqu'il a prédisposaient ‘a t'liypochondrie.
écrit : « Transit (hypochondria) in graviora sympto Age. —- Elle se manifeste rarement avant l'âge de
« mats, visccrum obstructiones, scirrhos, cacltexiam, vingt ans et après celui de soixante. Louyer4’iltarmay
s hydropeni, hecticam, et per metastasin in asthma con cite des faits qui tendraicnt à prouver que de très—jeunes
tu vulsivum . maniam ac melancholiam immedieabilem, enfants peuvent être atteints d‘hypochondrie ; mais les
s polypes lethales, etc.» (lac. ct'L, p. 70). Il faut aussi symptômes les plus caractéristiques de cette affection ont
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manqué dans les observations que rapportent les auteurs. rhumatisme, les fleurs blanches, et tant d'autres causes
s C'est à la maturité intellectuelle, dit M. Dubois, que hypothétiques figurent encore au rang des causes de l'hy
l‘hypochondrie semble réservée, à cette époque surtout pochondrie. Il est temps de faire justice de pareilles as
où, détrompé et revenu de tout ce qui I'attachail au de sertions, sur lesquelles nous nous sommes déjà expliqués
hors, l’homme fait un triste retour sur lui-même : on dans un grand nombre d‘articles de notre livre.
en cite quelques exemples, mais alors le caractère mo La vie sédentaire est une cause complexe dont il im
ral n'était plus celui de la jeunesse, il était exceptionnel » porte de séparer les divers éléments. si elle favorise le
(ouvr. cit., p. 03). En faisant le relevé des observations développement de l'hypochondrir, c‘est en agissant de la
rapportées par Holïmann, on trouve que, sur seize cas, manière suivante : “l'inactivité du système musculaire
un seul se déclara vers l'âge de vingt-deux ans, et les empêche les autres organes de recevoir une excitation
quinte autres depuis trente jusqu‘à quarante et cin sympathique nécessaire à leur fonction; l'estomac en
quante ans. particulier se trouble lorsque le corps est astreint à gar
Sexe. — C’est un fait d'observation que les hommes der' un repos plus ont moins complet; 20 en second liéu,
sont bien plus fréquemment affectés d'hypochondrie que les personnes qui exercent des professions sédentaires sont
les femmes; mais on aurait tort d'avancer que la ditfé— soumises aux influences morales dont nous apprécierons
rence seule des sexes établit la différence entre l'hypo plus loin le mode d’action. C'est même presque toujours
chondrie et l'hystérie, et que les causes, suivant qu’elles ainsi que la vie sédentaire détermine l'atî‘ection hypo
agissent sur un homme ou sur une femme, amènent la chondriaque. L‘oisiveté, par exemple, est la négation
première ou la seconde de ces maladies. Louyer—thler plus ou moins absolue du travail intellectuel, accompa
may dit que la femme est plus exposée à l‘affection hy gnée fort souvent de l'inactivité du système musculaire.
pochondriaque vers l'âge de retour, lorsqu‘elle perd les On comprend dès lors que cette cause doit être bien
attributs de son sexe. Cette [imposition ne saurait être puissante, et intervenir souvent dans la production de
admise que sur de nouvelles preuves. l‘hypochondrie.
Constitution.—On a prétendu, d'après quelques idées Percepta.— Il serait peu conforme aux règles d'une
théoriques, que la débilité congénitale ou provoquée par bonne observation de tout attribuer au système nerveux,
des causes accidentelles prédisposait à l’hypochondrie; et de faire bon marché des causes que nous avons déjà
cette assertion est en opposition manifeste avec ce que passées en revue. Cependant il est facile au lecteur de se
nous enseigne l'observation : en elfet, les hypocbondria convaincre qu'il n'en est pas une seule dont la valeur
ques sont très-souvent des hommes dont la constitution soit positivement démontrée par des {ans authentiques.
forte et la santé parfaite contrastent avec les soutfrances Il n'en est plus de même de la grande série de causes
dont ils se plaignent sans cesse. que nous allons maintenant étudier.
Cfrcumftua. — Bofl‘mann pense que les pays froids Afin de ne pas nous perdre dans-le dédale des opinions
favorisent la production de t‘hypochondrie (toc. cit., diverses et contradictoires que rions serons contraints
p. 68). Van Swielen soutient une opinion contraire. d'examiner, commençons par formuler notre senti
Irons-nous maintenant reproduire ici les divers raison meut.
nements que l'on a invoqués pour combattre l'une ou l° On a dit que les travaux de l'esprit , poussés trop
l'autre de ces assertions; qu‘y gagnerait l'étiologie ? Tout loin et jusqu'à l'extrême, étaient une cause fréquente
est ‘a refaire sur ce point comme sur beaucoup d'autres, d'hypochondrie; nous croyons quel'on doit la chercher
et les meilleures raisons ne peuvent être tirées que des plutôt dans une mauvaise direction des facultés intel»
faits pour établir l‘influence du froid sur la production lectnetles, dans les écarts auxquels elles sont exposées
du mal. Nous ne dirons rien de nouveau en ajoutant que chez les hommes même du plus grand mérite, dans l'oi
la chaleur cxaspère les accidents chez quelques sujets. siveté, et dans cette torpeur intellectuelle où tombent
l.ouyer-Vrllermay regarde les extrêmes de température un grand nombre d'individus qui, après avoir en une
comme autant de causes capables de préparer cette né vie très-occupée, sont condamnés à un repos plus ou
vrose etd'en déterminer les paroxysmes (t. i. p. 238). moins absolu. Les développements que nous allons ac
On faisait jouer anciennement un certain rôle à la na corderà cette proposition nous permettront de discuter ce
ture des aliments, dans la production de l'hypochondrie_; que les auteurs ont écrit surce sujet. Ceux qui soutiennent
les aliments acides, crus, fiatulenls, les légumes, les pré tineopiniou contraire à la nôtre reconnaissent cependant
parations lactées, fermentescibles, le pain chaud n'ont l'exactitude des faits que nous venons d‘avancer. l.ouyer
its pas été accusés, par Hod‘mann, de favoriser le déve Villermay déclare o que l'étude des sciences exactes
loppement de cette maladie? Nous avons parcouru ce favorise bien moins l'invasion des névroses que la cul
que les auteurs anciens et modernes ont écrit sur ce su ture des beaux-arts et des travaux qui exigent une exal
jet, ct nous déclarons que nous n’avons pas trouve un tation plus ou moins continue de l’imagination n (t. I,
seul fait qui montràt, d'une manière évidente, l'influence p. 293). M. Dubois établit c que là où les esprits sont
fâcheuse de telle ou telle alimentation. Nous dirons scu éminemment excités par l‘ambition, par le désir du
lemcnt que les névroses gastro-intestinales étant très pouvoir . des honneurs et des richesses, les hypoehon—
fréquentcs chez les hypochondriaqnes, on conçoit l‘aci driaques sont nombreux : à une Vie agitée succède souvent
lement que toutes les fantcsdc régime doivent augmenter un repos trop absolu, soit que, n‘ayant plus rien à désirer,
les accidents gastro—intestinaux; que chez les uns les lo ils tombent dans un ennui profond, soit qu‘une disgrâce
niques et les excitants, chez d'autres les émollicnts se imprévue lescondammeà l‘inaction - (ouvr. cit.. p. 41).
ront mal supportés. Dans tous ces cas, l'hypochoudrie Commençons d’abord par établir que , de toutes les
est déjà constituée ; seulement les symptômes prédomi causes déterminantes de l‘hypochondrie , il n'y en a pas
nent dans l’appareil digestif. D‘autres fous, le mal est de plus fréquente que le passage d'une vie active à
entièrement guéri ; mais un excès de boisson ou l‘usage l'oisiveté. On observe l‘hypochondric chez une foule
d'aliments qui ne conviennent pas à l‘estomac, dont la d'individus qui ont fait une fortune rapide, et se sont
susceptibilité nerveuse persiste encore pendant long élevés des derniers rangs de la société a une position
temps, sutfisent pour ramener l'hypochondrie. fort brillante. Aussi l'hypochondrie est-elle commune
Les professions ont été considérées,a juste titre, comme en Angleterre , en Hollande . et dans toutes les contrées
une cause qui a sur t'hypochondrie une immense in de l'Europe où le commerce permet aux hommes qui s'y
fluence : nous en parlerons plus loin, quand nous trai adouncnt d'acquérir en très-peu de temps des richesses
terons des percepta. considérables. Depuis dix à douze années, la France elle
On n‘a pas manqué de considérer comme autant de méme a ofl"ert de ces exemples. Plusieurs causes nous
causes de l'hypocbondrie la diminution et la suppression paraissent concourir à amenercc résultat. Le riche par
des excrétions, du flux menstruel et hémorrhoïdal en vcntt est souvent un homme dont l‘éducation première
particulier ( Hoffmann ). Les métastases de la goutte, du a été complétcment négligée, et dont l'intelligence n'a
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pas reçu un développement, et surtout une direction con sières insipides que rien ne remplit, durant ces quarts
venable. il suit de là qu'il tombe plus souvent que d‘au paisibles et solitaires des belles nuits, l'âme s‘abandonne
tres dans un ennui profond , lorsque le repos remplace à de vaines chimères . s‘y livre aux illusions de l'amour
les occupations continuelles qui prenaient tout son temps. propre , aux rêves de l‘ambition , qui fermentent et se
Son esprit n‘est pas assez cultivé pour que le goût des créent des fantômes brillants que le réveil dissipe , lais
études littéraires ou scientifiques se développe en lui. sant à leur place la triste réalité et la perception déso
il ne pense ni aux voyages niaux distractions qu'apporte lantc de la situation actuelle » (Influence de la naut
la culture des beaux-arts, parce qu'il faut avoir reçu gatlon sur le moral et le physique de l'homme; in
une certaine éducation pour rechercher les plaisirs qu'ils ouvr. cit. de M. Dubois. p. 39). C‘est donc l‘oisiveté qui
apportent avec eux, et surtout pour savoir les goûter. engendre l’hypochondrie chez le marin, comme chez
L'hommeparvenu a changé de position matérielle, qu'on le soldat.
nous passe cette “pression , mais il n‘a pas changé de Les célibataires , les prêtres , les individus des deux
position intellectuelle : hier il était contraint de surveil sexes qui entrent dans les ordres religieux , les hommes
ler ses nombreuses afl'aires, de courir çà et lit pour tout qui exercent quelque profession où l‘état sédentaire et
voir, tout entendre par lui—même, c‘est à peine s‘:l l‘inactivité intellectuelle sont portés très-loin, Comme les
trouvait le temps de dormir; aujourd'hui cet homme tisserands , les ouvriers occupés dans les filatures, etc.,
désœuwé ne sait plusà quelle occupation se livrer, il fournissent des victimes à cette maladie. si le repos des
est toujours en présence de lui-même, et comme son organes de l'intelligence et l'oisiveté prédisposent à
intelligence ne connall qu‘un seul genre de travail, l'hyporhondrie, pourquoi, dira-t-on, les littératcurs. les
celui qu'tl a entièrement abandonné et qui prenait tous philosophes , les musiciens , les artistes, dont l'intelli
ses instants , il tourne sur lui même son attention; gence est si bien cultivée et si constamment tenue en
comme tous scsdésirs sont satisfaits, comme ses richesses éveil, sont-ils affectés , plus sottvcnt que d’autres, d'hy
le mettent à même de goûter les jouissances que les pochondrie'x‘ Il ne faut donc pas faire consister la prédis
hommes recherchent avec tant d'avidité , il se prend à position à cette maladie dans ce repos de corps et d‘esprit
réfléchir qu'il serait bien dur de quitter une existence dont vous parlez. Nous commencerons d’abord parfaire
si heureuse, et le voilà qui s'inquiète des moindres sen remarquer que le nombre des hypochondriaques pris
sations qu'il éprouve, parce qu’elles lui font craindre le dans les hautes classes de la société , que nous venons de
développement de quelque maladie; en un mot, voilà nommer, serait bien moins considérable qu'on ne l'a
notre homme devenu hypochondriaque. L'ignorance , le dit , et se réduirait peut-être à fort peu de chose. si l‘on
désœuvremcnl , l'égoïsme, sont les trois phases par les en retranchait les hommes qui étaient simplement mé
quelles il passe avant d'arriver à l‘hypochondrie. Ou lancoliques. n0slalgiqnes, ou atteints de monomanie, de
peut dire que ce sont trois maladies morales qui con gastro-entéralgie , ou d‘une lésion viscérale dont le dia
duisent à une dernière que l‘on désigne sous le non gnostic était encore difficile ou même impossible il y a
d'hypochondrie. quelques années. A coup sûr, si. au lieu de leur accorder
Les médecins qui exercent dans les grandes villes une hypochondrie qu‘ils n’avaient pas , on avait établi
reconnaîtront. dans le tableau que nous veuonsde tracer, nettement le siége et la nature de l‘affection qui réagis—
l'hypochundrie si fréquente dans certaines classes de la sait sympathiquement ou primitivement sur le cerveau,
société.Nous invoquons lcurtémoignage, bien convaincus on n‘aurait pas trouvé autant d'hypochondriaqucs. lim
que , pour peu qu‘ils soient olrsenateurs , ils auront fait mermann, par exemple, était affecté de monomanie
les mêmes remarques que nous. Dit reste, comme elles mélancolique et non d'hypochondrie. Telle était encore
nous ont été suggérées par notre propre eXpérience , et l‘affection de notre illustre Pascal, que l'oua voulu faire
surtout par les communications bienveillantes que nous passer à tort pour un hypochondriaque. On a dit égale—
devonsI à des médecins que leur position met à même de ment que .l.-J. Rousseau l'était ; mais, ainsi que l'a fait
voir souvent des hypochondriaques, nous sommes sûrs de remarquer très—justement il]. Duhois, il y a en deux pé
ne pas nous être écartés de la vérité. riodes biendistinctes dans la vie de Rousseau : dans l'une,
L'ltypochondrie peut encore atteindre des hommes il a nfl’erl tous les symptômes de l'hypochondrie, et. dans
chez lesquels l‘intelligence ne manque pas, mais qui l'autre, ceux de la mélancolie profonde qui l‘a conduit
passent de l'activité au repos : tels sont les vieux mili très-probablement à un suicide. L‘hypoehondrie se ma
taires qui se relirentdu service, les employés, les ouvriers, nifesta chez Rousseau dans sa première jeunesse . à l'é
en un mot, tous les hommes qui étaient contraints de poque où il vivait dans le désœuvrcment et dominé par
dépenser une certaine dose d'intelligence dans leur la passion tendre qu'avait su lui inspirer madame de
profession , et qui , condamnés tout à coup à l'inaction, Warens. C'est alors que. se livrant àla lecture des livres
ne savent pas employer , répétons-le bien , les forces de de médecine et d'anatomie , il crut avoir, entre autres
leur esprit à lin travail qui puisse remplacer celui qu‘ils maladies, un polype du cœur; mais plus tard, lorsqu'il
Viennent de quitter. Du reste , les militaires retraités ne commença à publier ces ouvrages qui ont rendu son nom
sont pas les seuls qui tombent dans l'hypochondrie, ceux immortel, losque son génie , éprouvé par le malheur ,
qui sont au serfice n‘en sont pas exemple. On conçoit, en ont pris tout son essor, il fut délivré de son hypochon
cfl’et, que des hommes qui consument, dans des villes de dric,mais ildevint malheureusement mélancolique. Voici
garnison souvent fort tristes, les loisirs que leur laisse la comment il s‘exprime à ce sujet : i Maintenant t|nej'écris
paix , sont placés dans les conditions les plus favorables ceci, infirme et presque sexagénaire, accablé de douleurs
au développement de l‘hypocbondrie. Elle se mon de toute espèce, je me sens poursoufl‘rir plus de vigueur
tre alors plus fréquente chez l'oflicier que chez le et de vie que je n’en eus pour jouir à la fleur de mon
soldat, parce que ce dernier , quoique doué générale âge et dans le sein du plus vrai bonheur. - Certes, ce
ment de moins d‘intelligence, est contraint par les n'est pas l‘a le discours d'un hypurhondriaque.
devoirs de sa profession de se livrerà un travail plus Nuits pourrions encore rechercher si Louyer-Villermay
continu. L'un de nous aeu occasion de rencontrerl‘hypo— a eu raison de placer quelques hommes illustres parmi
chondrie chez quelques oflicicrs qui étaient depuis long ceux qui ont été réellement hypochondriaques; mais un
temps au service , et il ne l'a pas observée une seule fois pareil examen nous conduirait trop loin. Nous avons
chez les simples soldats. Il est évident que nous n‘enten voulu seulement prouver que l'on avait sauvent commis
dons pas parler de la nmtalgie, qui est une autre espèce des erreurs dediagnostic, et que c‘est rarement le travail
de névrose (my. Nosntots). excessif de l‘intelligence, mais bien plutôt l'inaction
On a dit que les 0Œciei's de marine étaient fréquem ou la mauvaise direction des facultés mentales qui en
ment attciuts de la névrose que nous étudions. L’auteur gendrent I'hypochondrie. 'S'il y a plus de vaporeux,
qui a étnis cette opinion en a donné d'excellentes rai - comme disait Grétry , qui l‘était lui-même , parmi les
sons : Pendant ces longues traversées , dit-il , ces croi mush-icns que chez les autres classes d'artistes, il faut en
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chercher la cause dans une foule de circonstances que des hémorrhot’des, etc., etc. Le seul fait raisonnable qui
chacun connalt , et qtti sont étrangères à la partie inth ressorte de ce que l'on a écrit sur ce sujet,c‘esl que toutes
lcclnelle de leur art. Il faudrait , d'ailleurs, s'entendre les affections internes, surtout celles de nature organique,
sur ce mot vague de vapeurs. et l)it‘fl asseoir le dia et qui ont une marche sourde , peuvent agir comme
ngtic , sans quoi il ne serait pas possible d'arriver 'a causes déterminantes de l'hypochondrie chez des sujets
quelque chose de précis en étiologie. Nous rappellerons, prédisposés. De même , en effet , que le cerveau névrosé
à l’appui de notre sentiment, que les médecins et les réagit sympathiquement sur les viscères, qu'il frappe de
hommes qui cultivent les sciences sont rarement affectés névrose à son tour, on ne voit pas pourquoi des viscères
d‘hypochondrie. Et si l'on observe cette maladie chez les malades ne réagiraient pas sur le cerveau prédisposé de
artistes, les musiciens , les poètes, et les hommes dont manière à y provoquer l'hypochondrie. C'est là, du reste,
l’imagination est mise à contribution bien plus qtte le un fait d‘observation qui n'est contesté par personne.
jugement . c'est que la nalttre de leurs travaux les porte Traitement. — Il serait difficile d'imaginer quelque
aussi à parler aux sens , et. exige de leur esprit une sen chose de plus incohérent et de plus inintelligible que ce
sibilité et une excitation dont on n'a pas besoin dans qui a été écrit sur le traitement de l'hypochondrie. La
les sciences. Nous nous inscrivons en faux contre ces plupart des auteurs, s'attachant surtout aux indications
paroles d‘Aristole, quand on veut les appliquer aux fournies par la nature présumée de la maladie, établis—
hypmhondriaqncs : « Cnr homines qui ingenio cla sent une thérapeutique que l‘on duit formellement re
c ruernnt , et in studiis philosophiæ , vel in repuhbca pousser; d‘autres sont conduits à placer sur la même
cadministranda, vel in carmine ñngendn, vel in artibm ligne et les remèdes destinés à combattre les névroaes
« exercendis , mclanchoticos omnes fuisse videamus ? - viscérales, et ceux qtte l'on doit diriger plus particuliè
Ainsi. pour nous résumer, nous dirons qtte l‘oisiveté rement contre la maladie du cerveau. Ajouter-om-nom
succèdant à de fortes contentions d'esprit ou à un tra que l’on voit figurer dansla thérapeutique de l'hypochon
vail purement matériel, l'ignorance, de fausses idées drie des remèdes que l'on retrouve indiqués dans l'his
résultant d'une mauvaise éducation. l'excitation vive toire de l'hystérie. de la mélancolie , etc., et même des
d'une intelligence mal dirigée ou adonnée aux spécula agents médicamenteux, qui n'ont en évidemment quelque
tions abstraites. ainsi qu'à la contemplation, nous pa succès que parce qu'on les a employés, sans le saVoir,
raissent être les causes prédisposanlfl les moins douteuses contre des maladies viscérales qu’elles ont guéries?
de l'hypochondrie. Il faut, pour instituer une thérapeutique convenable,
Louyer-thlermay a consacré un long chapitre à l‘é décider avant tout si I‘hypocbondrie est idiopathique,
tude des passions; et, après les avoir énumérées toutes ou liée à la maladie de quelque organe. Dans ce dernier
avec peu d’ordre et de philosophie, il les met au rang cas, le traitement ne diffère pas de celui 'a l‘aide duquel
des causes de l'hypochondrre. Nous avons trouvé une on combat la maladie lorsqu'elle est simple; seulement.
telle confusion dans le livre de ce médecin , que nous lorsque l'hypochondrie persiste après la guérison de la
serions fort embarrassé: de dire quelles sont les passions maladie primitive, on est contraint de la combattre par
qui agissent le plus efficacement pour déterminer l'hypo les moyens usités contre cette névrose.
chondrte. Elles ne nous semblent jouer qtte le rôle de En second lieu, lorsque l'on a acquis la certitude que
cause occasionnelle ou déterminante chez les suths pré les tissus ne sont le siégé d‘aucune lésion que l’on puisse
disposés; à ce titre, elles méritent toute l'attention du considérer comme le point de départ de I'bypochondrie,
médecin. C'est souvent après l'apparition subite d‘une il Faut encore rechercher quels sont les appareils affectés
cause de ce genre que l'on voit naître I'hypochondric. Il consécutivement de névrose, afin de modifier le traite—
suffit qu'une émotion morale vive agisse chez un sujet ment suivant l'intensilé et le siège de ces dernières; mais
fortement prédisposé, pour que cette névrose se déclare. il faut, avant tout, combattre la névrose cérébrale.
Le chagrin, la jalousie, les peines de cœur, l‘ambition Traitement moral. — L'hypoehondrie est lin trottble
déçue, les c nlrartétés continuelles, les excès d'étude, les de l'intelligence; par conséquent le praticien doit cher
veilles, la frayeur, le regret d'avoir quitté son pays ou sa cher d'abord à agir sur l‘organe de l‘intelligence, à diri—
famille, en un mot les perturbations qu‘excilent les pas ger l'esprit, suivant l'heureuse expression de Cnllen, qui
sions, peuvent provoquer l'hypochondrie. C'est encore a tracé, de main du maltre, le traitement de l'hypo
en agissant fortement sur le système nerveux que la mu choudrie.
sique, la lecture des romans, la fréquentation du peh Le traitement moral, qui constitue la partie la plus
sonnes tristes et mélancoliques, les excès vénériens , la essentielle , sinon la totalité du traitement , repose sur
masturbation , deviennent des causes occasionnelles de l'etnploi heureusement combiné de la matière de l'hys
cette névrose. On a dit que la lecture d'ouwages de mé giène. C'est en ce sens qu'il faut. cntemlre le précepte
decine pouvait amener l'hypochondrie; il faut voir dans de Moellons : a Page medicos et medicamina, et sana
cette lecture un premier signe plutôt qu'une cause de la u beris. ' En eEet,e'est bien moins par des remèdes que
maladie. Nous en dirons autant de la tendance des ma par une observation rigoureuse des meilleures règles de
lades à rechercher la société des hypochondriaqucs, de! l'hygiène que l’on peut arriver à guérir la maladie. La
médecins, et de ceux qui les entretiennent de leurs souf médication qu'il nous reste maintenant à faire connaltre
frances. exige un médecin plein de fermeté et de cette louable
Nous croyons avoir apporté quelque esprit de critique persévérance qui peutseulc l'aider à vaincre les difficul—
dans l'étude des causes morale: et hygiéniques qui peu tés salis nombre qu'il rencontre si souvent dans l'excr
vent engendrer l'hypoehondrio. Nous nous sommes assez cice de son art.
écartés de la manière de voir généralement reçue, pour 1 l.'inlime persuasion qui domine généralement citez
qu‘il nous ait été nécessaire d'appuyer notre opinion sur ces sortes de malades, dit Cullcn, ne permet pas de trai‘
des preuves de faits. Nous espérons aussi avoir porté la ter leurs sensations comme imaginaires, ni de considérer
lumière dans ce! assemblage confus de causes indiquées, leurs craintes comme dépourvues de fondement, quoique
sans le momdre discernement, dans la plupart des ou le médecin en sont persuadé à l'égard des nues et des
nages. autres. C'est pourquo'i il ne faut pas avoir recours à la
Nous ne nous sentons pas le courage d‘insister sur des raillerie et au raisonnement envers ces sortes de mala
modificateurs pathologiques, tels que les médicaments des s (toc. clt. , p. 424). Ces réflexions , parfaitement
drastiques, l'abus des liqueurs fortes, l‘administration du justes, doivent être sans cesse présentes à l‘esprit du
mercure. du quinqttina, de l'opium, des astringents, de médecin, qui doit chercher d’abord 'a gagner la confiance
l'eau glacée (J. Franck, ouvr. cité, p. 111 ). et toutes de son malade. S'il n'y parvient pas, sa thérapeutique,
les maladies internes (prœgresst nwrbt, Hofftnanu ), quelque bien dirigée qu'elle soit. ne sera suivie d'aucun
telles que la fièvre tntcrtnttteule, la dyseuleric, les af succès. Qu‘on se rappelle, d‘ailleurs, que l'hypochondria
fections cutanées négligées ou maltraitées, la suppression que est. sans cesse disposé à changer de médecin, et à se
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confier à des charlatans ou à ceux qui lui promettent de maladie, afin d'appeler toute son attention sur ce point.
le guérir. Nous le répétons donc, il faut, avant tout, que Lorsqu‘elle sera sulfisamment fixée, et que le malade,
le médecin exerce un empire souverain sur l‘esprit du rempli de confiance dans la découverte que vient de faire
malade, et, pour arriver à ce résultat, il est nécessaire le médecin, se sera soumis à la thérapeutique lnsigni
qu'il l‘écoute avec attention, qu'il reconnaisse avec lui haute ou nulle que celui-ci fera semblant d'instituer,
que ses souffrances sont réelles et produites par une ma on s'occupera de guérir des phénomènes que l‘on aura
ladie qui est du domaine de l'art. ici se présente ttne pre provoqués et qu'il sera facile de dissiper. Nous avons
mière question d'une haute importance et que personne l'intime conviction qu'un traitement ainsi dirigé aurait
n‘a traitée, celle de savoir si l'on doit entrer tout à fait le plus grand succès chez quelques malades, particuliè
dans les idées du malade, et feindre de croire qu'il est rement chez ceux qui se croient affectés d‘un mal incu
atteint d’une maladie d'estomac, de poitrine, d'un calcul rable, et ne veulent se soumettre à aucun traitement
vésical. ou de telle autre affection imaginée par son cer suivi.
veau eu délire, ou bien lui montrer subie-champ qu‘il Une autre modification que l‘on peut encore apporter
est dans l'erreur sur le siége et la nature de son mal pré dans le traitement moral, consiste à déclarer hautement
sumé, et lui prouver l'exactitude de l'assertion que l‘on que la maladie n'existe pas, et à faire entendre, il ce
avance par des arguments irrésistibles. On ne peut ré propos, des paroles sévères, et à l‘aire avouer au malade
pondre d'une manière absolue à la question ainsi posée; qu'il n'a point l'affection dont il se plaint. Mais pour cm
c'est au médecin seul qu'il appartient de décider ce ployer ce traitemrnt, qu'on pourrait appeler par rétrac
qu'il doit faire : chaque cas individuel exige qu‘on tation, il faut avoir gagné la confiance du malade en
modifie les règles du traitement moral. Voici cepen l‘observant plusieurs jours, et en ayant l'air de ne décou
dant quelques données générales qui pourront guider le vrir qu‘après un sérieux examen qu'il n'a aucune afl‘cc
praticien. lion caractérisée. On conçoit combien il faut d'adresse,
En général, il faut concéder a l'hypochondriaque que d'éloqucnce et de fermeté au médecin pour sortir vain
les accidents dont il se plaint sans cesse, et qui sont bien queur des difficultés nombreuses qui s'offriront à lui.Nous
réels, existent, en etîet, et doivent lui causer des snuf— croyons que ce sont là les véritables bases surlcsqticlles
frances pénibles; mais on doit le convaincre que si elles doit être assis le traitement; et de même que le traite
ont leur point de départ dans une alïcction d'un viscère, ment moral nous a paru constituer la partie essentielle
Celle-ci est très-curable, pourvu qu'il s’astreigne au trai du traitement de la folie, de même l‘aberration intellec
tement qu‘on lui prescrira. Supposons, par exemple, tuelle, qui domine tous les symptômes de l‘affection hy<
qu'un sujet se croie atl’eclé d'un anévrysme au cœur, ou pochondriaque, nous parait devoir être combattue de la
commencera par lui accorder que le cœur est malade . même manière. Nous aurons rendu quoique service à la
mais non bypertrophié: car si l‘on ne parvenait pasà thérapeutique, si nous parvenons à faire passer cette
guérir i'hypochondrie, la fraude pieuse que l‘on aurait croyance dans les esprits.
commise jetterait le malade dans le désespoir. il faut Traitement hygiénique. - La cure de l'hypochon
donc supposer que c‘est bien le. viscère indiqué par lui drie, dit, avec raison, Cullen, consiste particulièrement
qui est le siégé des phénomènes morbides, mais qu'il à rompre l'attention du malade, ou à la porter sur d'au
n‘est point atîccté d‘une lésion profonde. Ude fois cette tres 0Ucls que ceux qui l‘occupent » (toc. cit., p. 424).
concession faite. on instituerauntraitement insignifiant, Les moyens que l'on peut mettre en usage pour arriver
mais auquel on attra l'air d‘attacher la plus grande im à ce résultat sont empruntés à la matière de l'hygiène,
portance. 1 S'il est jamais permis de donner quelque re et se résument dans ce seul mot, la distraction. Il faut
mède innocent pour plaire au malade, dit Culien, il sem— éloigner. avant tout. les causes qui ont occasionné l'hy
hlc que c‘est dans le traitement des bypochundrtaques, pochondric, et dont le malade continue à recevoir l‘in
qui, ne s‘occupant que des moyens de trouver du soula flueuce; toutes les émotions morales pénibles. les sensa
gement. sont fous de médicaments, et qui, quoique sou tions vives, les fortes contentions d‘esprit, la solitude,
vent trompés dans leur espérance, prennent cependant doivent être soigneusement éfitées par les hypoehundria
encore tout remède nouveau qu'on leur propose» (ouvr. ques. ils sont ditficilesà gouverner, et il faut auprès
cit., p. 425 ). Nous pensons qu‘il y a des inconvénients d‘eux des personnes d‘un caractère tottl à la fois ferme
graves à changer trop souvent de remèdes, parce que et modéré. S'il est avantageux que les malades ne tati
l’on ferait croire au malade qu‘on peut en essayer d'au guent pas leur intelligence, il est nécessaire aussi qu'ils
tres impunément tous les jours, et que l‘on n'a pas se livrent à leurs occupations habituelles, mais avec plus
un plan de conduite formellement arrêté à l'avance. On de modération qu‘avant leur maladie, ou qu'ils choisis
attachcra une grande importance à ce que les médica sent un travail qui leur plaise et prenne plusieurs heures
ments soient pris aux heures et aux doses indiquées, afin de leurjournée : nous préférons titi travail régulier et
d'inspirer au patient une plus grande défércnco pour les obligatoire à toutes les distractions imaginables.tîcpen
conseils du médecin, et, partant, plus de confiance dans dent, lorsque le sujet ne peut s'y astreiudre, il faut pres
sa guérison prochaine. L'observation des règles hygiéni crire la promenade à pied ou en Voiture, l‘équitation et
ques, que nous tracerons plus loin , est le complément les autres genrcsd'exercice. - Il faut aussi leur conseiller
indispensable de ce traitement , que nous appellerons, les voyages, surtout par mer, la natation, la culture des
pour mieux le caractériser, traitement moral par con jardins, les excursions botaniques, zoologiques, minéra
> cession. logiques, les travaux des champs, la chasse, le jeu de
Il serait impossible de tenir la même conduite avec paume. de ballon, de quilles , la course aux anneaux,
ces bypochondriaques qui prétendent être affectés d'une les joùtcs, les exercices militaires, etc. En hiver, il faut
maladie grave dont ils n'ont pas le moindre symptôme: recommander la course en traineatt, l‘exercice des arts
ilyaurait toute sorte de dangers à entrer dans leurs idées mécaniques qui demandent le mouvement du corps,
sur ce point. On cherchera plutôt à leur prouver que leur connue celui de tourneur. les jeux qui produisent le
mal est dans quelque autre partie du corps vers laquelle même etïet. tclsque le jeu de billard, l'escrime, la danse,
on aura saisi quelques symptômes faciles à dissiper. enfin le balancement, les lits suspendus,lc chant, l'usage
il est une autre espèce de traitement moral. que nous des instrumentsde musique, de tout ce qui excite le cours
appellerons volontiers traitement moral par intimida du sang, les jeux scéniques, les spectacles. surtout les
tion, et qui ne doit être essayé qu'après le précédent, et comédies, les lectures propres à égayer l'esprit et il pro
quand on n‘a pu se rendre maitrc de l'esprit du malade. voquer les ris, le jeu modéré des échecs ou de hasard.
il consiste 'a montrerà l'hypochondriaque que le mal n‘a et, dans tous les cas, la société d‘hommes d'un esprit en
point le siége et la nature qu'il lui assigne, mais qu'il joué et joyeux, surtout a table D (J. Franck , toc. cit.,
existe dans un autre organc qu‘on lui nommera ; on lui p. 117 ). Cette énumération, empruntée au médecin al
inspirera, même, au besoin, quelque inquiétude sur cette lcmand, renfermeä peu pn‘:s tous les moyens de dis
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traction parmi lesquels il faut savoir choisir ceux qui plaisirs de l'amour, à moins que des excès vénérieus
s‘adaptent le mieux aux habitudes, au caractère, à la n‘aient contribué à développer leur mal. Disons même
p0sition sociale et à la fortune de t'hypochondriaque. Il que la continence serait nuisible, et que les malades
serait par trop fastidieux d’entrer dans un examen dé doivent chercher dans le commerce des femmes une dis
taillé de toutes les modifications que comporte l'hygiène, traction ‘a leurs sonfl‘ranccs habituelles.
en tant qu‘elle s‘appliqueà l‘hypochondrie. A l'homme Traitement pharmaceutique. — Nous sommes peu
livré 'a des études sérieuses on conseillera de cultiver les disposés à étaler sous les yeux (il! lecteur la liste du tou
beaux-arts; par Contre, le musicien, le poète, devront tes les drogues anti-hypochondriaques employées ancien
chercher, par une étude grave et toute de raisonnement, nement: les antispasmodiques, les toniques, les amers ,
à changer le cours de leurs idées habituelles. Le céliba les excitants, les opiacés, ont joui d'une grande vogue,
taire mettra fin à son mal en prenant une compagne et ont dû compter de nombreux succès. En effet, à une
dont les soins empressés exerceront sur lui la plus lieu époque encore assez rapprochée de nous, l'on coufondait
reu>e influence. Tel malade ne pense plus à son affection nous le titre d‘hypochondrte des affections nerveuses et
lorsqu'il a éprouvé une grande fatigue; celle-ci l'exas gastro-intestinde, cardiaque, pulmonaire; or. les médi
père chez un autre malade, etc. L'isolement, la lecture cantents que nous avons cités pouvaient rendre les plus
de livres de médecine, les conversations qui roulent sur grands services quand il s'agissait de combattre ces né—
les maladies ou sur les sciences médicales, doivent être vroscs viscérales. Il faut distinguer soigneusement deux
sévèrement défendus. ordres de médicaments, ceux qui sont destinés à guérir
Ou peut résumer toutes les prescriptions hygiéniques I‘hypochondrie, et ceux qui conviennent plus spéciale
dans la propOsition suivante : imprimer aux idées une ment contre les névroses sympathiquement développées:
direction convenable, ou différente de cette qu'elles ont commençons par les premiers.
habituellement ; modérer l'activité cérébrale chez les Quand on a institué le traitement moral de I'hypo
uns, l'exciter chez d'autres; ne laisser jamais l‘esprit des chondrie, il reste peu de chose a faire avec les agents
malades inoccupé, lui fournir un aliment qui ne le fati pharmaceutiques. On doit être surtout très-réservé sur
gue pas; éviter, en un mot, avant toute chose. le repos l‘emploi des remèdes actifs. Georget dit que , dans cer—
de corps et d'esprit; enfin, savoir dominer le malade par tains cas, lorsque le mal a débuté rapidement et avec
adresse, quelquefois le dompter par la crainte ou par la intensité, il est utile de prescrire des saignées générales
persuasion. ' et locales, des applications froides sur la tête, des bains
On a conseillé généralement aux hypochoudriaques de tièdes, des pédiluves sinapisés, des boissons adoucissautes,
choisir leur habitation dans une contrée tempérée, et la distraction et une diète plus ou moins absolue. Ces cas
dans un lien sec,aéré, placé ‘a une certaine hauteur, d‘où sont très-rares, et il faut le plus ordinairement se bien
la vue puisse découvrir un spectacle varié, et qui apporte garder de recourir à des émissions sanguines générales.
quelque distraction au malade. Il doit fuir les pays froids, L‘état de pléthore n'est pas toujours une indication sufli—
humides, brumeux, et plongés dans l'obscurité pendant sante; d'ailleurs il pourrait arriver que l‘on se méprit sur
la plus grande partie de l'année. Ce conseil donné attx la vraie nature de la pléthore, qui n’est souvent qu‘ap
hypochondriaques est surtout utile dans le traitement de parente.
la mélancolie. Pomme vante le traitement antiphlogislique modéré,
Georget, un des auteurs qui ont le mieux étudié le qui se compose de bains tièdes et froids, de boissons ra
traitement de I'hypochondrie, pense que l'alimentation fralehissantes, de lavements froids, de pédilnves,d‘eau
doit être subordonnée au goût de chaque malade, et va minérale rafrnlchissanle, d'eau pure pour boisson, de
riée jusqu‘à ce qu'il soit satisfait. « On peut, dit-il, pres— fomentations émollientes. Ce traitement, peu fait, il faut
crire successivement et tour à tour, pour base du régime le dire, pour guérir I'hypochondrie, n'est pas sans offrir
alimentaire, les végétaux. le laitage ou les viandes. La quelque avantage chez les sujets surexcités. Il est même
boisson pour les repas sera de l'eau pure, ou de la bière nécessaire d‘abattre l'état hyperesthésique général, parce
coupée, ou des vins rouges vieux , peu chargés d'alcool, qu'il empêche la médication dirigée contrel'hypochoudrie
trempés de beaucoup d'eau :2 (foc. cit., p. l46 ). Ce que d’avoir tout le succès désirable. En pareil cas, un prescrit
l‘on doit défendre avant tout, c‘est l‘abstinence plus ou les bains d'eau tiède pendant plusieuri heures, ou les
moins complète à laquelle se condamnent certains ma bains froids, de rivière ou de baignoires. Quelques ma
lades par suite de leur fausse idée, et de la croyance, où lades s‘y trouvent parfaitement bien, et y passent une
ils sont, que les aliments peuvent déterminer l’inflamma grande partie de la journée. Georget dit aussi que l'on
tion de l’estomac, ou que tout ait moins ils augmentent soulage beaucoup certains hypochondriaques, et qu'on
leur malaise. ll faut souvent toute l'autorité du médecin leur procure un sommeil fort calme, en leur faisant, _
pour les contraindreà prendre quelque nourriture;et avant le coucher. des afl‘usions froides sur la tête, ou de
cependant la diète a l'inconvénient d’accroltre l'hype simples applications de compresses trempées dans l‘eau
reslhésie générale et les névroses viscérales auxquelles froide. Nous avons retiré d'excellents effets de cette mé
les hypochondriaques sont en proie. Du reste, comme ce dication chez un malade, et nous en avons fait la partie
que nous avons à dire sur le choix et la quantité des ali essentielle du traitement. Nous n‘hésitons pas à la con
ments ne serait que la reproduction des règles que nous sidérer comme devant occuper une place importante dans
avons tracées en décrivant la gastro-entéralgie, nous y le traitement, ainsi que les bains frais et les affnsions.
renvoyons le lecteur( voyez cet article du Compendium, Cependant quelques sujets ne peuvent les supporter, parce
t. il, 2' parl.,’p. 580). qu'ils excitent une agitation extrême, de l‘insomnie et
Les vêtements doivent préserver le corps des varia de l'affaiblissement. Les eaux minérales de Spa, de Pyr
tions de la température extérieure,ct non pas détermi mont, de Vichy, de Seltz, les bains de mer, jouissent
ner une chaleur qui serait nuisible au malade. Les vé aussi d'une grande efficacité.
lemcnts de laine seront préférés Et tous les autres, parce On peut seconder l'emploi de ces moyens par l‘admi
qu’ils maintiennent une température égale, et empêchent nistration de quelques légers antispasmodiques, tels que
le refroidiesement des extrémités, qui est assez fréquent les eaux de tilleul, de feuilles d’oranger, quelques grains
à un degré avancé de la maladie. Plusieurs sujets,s'ima de musc , d‘asa fœtida , de valériane , l'eau distillée de
giuant qu'ils sont sous le coup d'une afl’ectiou rhumatis laurier cerise, etc. , ou quelques légers sédatifs, comme
malc, se couvrent d‘habilluments très-chauds, et provo les sirops de pavot, de thridace , l‘eau de laitue. Georget
quent une moiteur qui les affaiblit sans aucune espèce prétend que les narcoliques ne calment point les maux
d'utilité. de tête , et dissipent rarement l'insomnie; peut-être en
On doit surveiller attentivement les fonctions généra est-il ainsi chez certains malades. il est évident qu'il
trices et favoriser l‘écoulement des règles. On ne doit faut tâter la susceptibilité de chacun , et surtout savoir
pas prescrire aux hypochondriaques de s‘abstenir des proponionner les dOscs à ces variations individuelles.
HYP _44_ HYP
Nous regardons non-seulement comme inutile, mais afl‘ections de la rate, du foie , de la bite, du pancréas.
encore comme nuisible, l'application de vésicatoires qui On a mal compris ou on n'a pas lu l‘auteur que nous
ne font qu‘irriter les malades sans opérer aucune dériva venons de citer , quand on luiattribue une Opinion dif
tion salutaire sur le mal. Les purgatil’s conviennent pour férente : s Aflectio hypocliondriaca utriusque aifecti
vaincre la constipation habituellchnt se plaignent con « visceris, maximeque Iienis saboter est , » et il admet
tinuellement les hypochondriaqnes. deux formes d‘hypochondrie, l‘une douce (mitlor ana),
Il existe une seconde classe de médicaments que l’on produite par une humeur mélancolique qui s'accumule
trouve indiqués par presque tous les auteurs; nous n‘en outre mesure dans la rate et les parties environnantes;
dirons rien , parce qu‘ils ne sont dirigés , en dernière l‘autre (daters'or et feroclor) , qui est engendrée par
analyse, que contre les névr0ses que l'hypochondrie une bite noire ou jaune, qui se rassemble dans la rate,
fait naître secondairement. Si vous parcourez les divers le pancréas, et va se répandre ensuite dans le mésentère
ouvrages, celui de Louyer-Villermay, par exemple. vous (Universa medicina, p. H!) , lib. vi , cap. 8 : in—Æ“,
y trouvez une ample description de tous les remèdes qui 1656). Sennert a embrassé l'opinion de Fernel. Il est
jouissent de quelque efficacité contre les névroses : le évident que ces auteurs ont voulu désigner l'hypochoudrie
quinquina, les préparations ferrugineuses, les amers, les symptomatique de quelque lésion, ou des maladies tout
astringeuts. les drastiques,la digitale, lesdifl’usihles, tels à fait (liflérenles, ou enfin des désordres qui surviennent
que l‘éther et les teintures aromatiques; c'est qu'en etfet dans les dernières périodes de la maladie. Quelques
ces agents peuvent très-bien guérir la gastro—entératgio auteurs ont avancé que le siège de l'hypochondrie est
ou la névrose cardiaque et pulmonaire dont les hypo dans la Veine porte , et que la stagnation du sang dans
rh0ndriaques ne tardent pas àétre aflectés. S'ensuit—il ce vaisseau et ses diüsions produit tous les symptômes
de là que nous devons indiquer le traitement de toutes que l'on observe. Il est inutile de démontrer que c'est là
ces névroses? évidemment non : nous les avons étudiées une pitre hypothèse inventée par l'esprit de système , et
avec les plus grands développements quand nous avons que les afl’ections de la rate et du système veineux abdo
fait l'histoire de la gastro-enléraigie (voy. ce mot, et piinal ne sont pour rien dans la production de la ma
Cœun (névralgie du). adie.
Quant au traitement des paroxysmes de I'hypochondrie, Buerhaavc et son commentateur Van Swieten l'attri
nous dirons que c‘est surtout ‘a ce moment qu'il faut buent à l'accumulation de l'humeur atrahilaire dans les
recourir avec le plus d'habileté au traitement moral et organes du ventre: «Elle est produite, disent-ils, par une
aux distractions de toute espèce. Nous n'ajouterons rien vive chaleur , qui met en mouvement une bite jaune et
à ce que nous avons dit des complications; le traitement un sang épaissi et plus noir; ordinairement les organes
de l'hypochondrie devra être modifié d'aprèslcs règles des hypochondres, qui sont primitivement afl'cclés, agis-—
qui dirigent le praticien lorsqu'il a affaire séparément sent sympathiquement sur le cerveau et déterminent du
à l'une et l'autre atfection. délire. Lorsque la matière atrubilaire est fixée sur les
Nature et classification. — Parmi les auteurs an organes en question, la maladie s'appelle mat hypochon
ciens et modernes qui ont écrit sur t‘bypochondrie, il driuqus, parce que l'atrabile occupe les régions pré—
en est un grand nombre qui ont regardé cette affection cordia|e et hypochondriaque , et particulièrement Celle:
comme étant distincte de l’hystérie : nous ne parlerons qui correspondent au foie, a la rate , à l'estomac et au
que de ces derniers. Au milieu des opinions assez di pancréas. v Ona désigné sous le non d‘hypochondrt‘aques
verses qui ont été émises sur le siège de t'bypochondrie, ceux qui sont atteints de cette maladie, en raison du
on peut en distinguer deux principales : celle des auteurs siége même de l'anxiété et de la douleur qu‘éprouvent
qui la placent dans les voies digestives, et celle des mé les roulades; on pourait appeler hypochondrie avec ma
decins qui l'attribuent à d'autres organes. Nous em fière celle qui s‘accompagne de quelque lésion viscérale s
pruntons à l'ouvrage de M. Duhois la liste des auteurs (de Cognosc.hom. Morb. , aph. l098, p. 482, in-t°;
qui ont distingué t'bypochondrie d'avec l'hystérie. ce 177|, Paris). On voit, en définitive: , que Boerhaave fait
sont: Démocrite, ilippograte, Dioclès de Caryste, Gatien, provenir cette affection d'une humeur atrahilaire qui se
Aretée, Actins, Paul d'Egine , Rhazès , Avicenn_e ,Scra trouve dans le pancréas, la rate et l'estomac. Cette hy
pion, et, la plupart des arablstes: Fcrnel, Sennert , Mi pothèse fait peu d'honneur à Boerhaave , car elle n‘est
cltaetis, Rivière, Ettmuller, Zachias, Willis, Mondeville, pas appuyée sur un seul fait d‘observation.
Stahl, Juncker, llol’mann, Prenavin, Sauvages, Cham Hol‘fmanu , après avoir combattu les diEérentes opi
hon, Astruc, Cullen , Bosquillon, Pinel, Louyer-Viller nions qui ont été émises avant lui . assigne à la maladie
may. Georgel, etc. Sydenham, Boerhaave, Van Swieten, le même siége. Comme ses prédécesseurs , il n'a été
Rob-Whytt , Lorry, Tissot . regardentces deux maladies frappé que des troubles de l’appareil digestif, et nul
comme identiques. Nous ne rapporterons pas toutes les lement de ceux du cerveau. Nous pensons, dit-il, qu'elle
opinions formulées par les auteurs sur la nature de l'hy réside dans les tuniques qui composent le canal alimen—
pochondrie; nous compléterons ce travail en traçant taire, et principalement dans la tunique nerveuse de
l'historique. Nous voulons seulement discuter les prin l'estomac et l'intestin. Il désigne ainsi le tissu cellulaire
cipales , afin d'arriver a donner une idée précise de la que l'on trouve entre les divers plans membraneux qui
nature de la maladie. formentl'iutestin. il explique tous les symptômes de la
Parmi les auteurs qui ont placé la cause de l'hypo maladie par la lésion de cette tunique, dont les mouve
chondrie dans les viscères abdominaux , les uns ont re ments irréguliers amènent un trouble profond dans la
gardé les maladies de ces viscères comme l'unique cause digestion et la chylification (toc. clt., p. 66). L'opinion
du mat , tel est F. Hofimann; d‘autres , comme Willis , d'Hofl’mann, en apparence plus précise que celle des
admettent bien la lésion d'un organe , de la rate, par autres auteurs, doitétre repousée,car site ne tientcompte
exemple, mais ils font intervenir les esprits animaux, les que d‘un seulordre de phénomènes, c'est-à-dire de ceux
vapeurs malignes, ou d'autres influences, envoyés par les qui ont pour siège l'appareil digestif; et d'ailleurs qui
viscères au cerveau et au système nerveux. Cette influence voudrait jamais admettre cette perversion du mouve
a été omisagée de dilîérenles manières par les auteurs. ment péristattique même, pour expliquer les symptômes
Avicenneplace dans le foie et la rate les humeurs mor gastro-intestinaux P
hiflques qui causent la maladie. Tous les arabistes ont Byghmore fait dépendre l’hypochondrie de ce que la
soutenir cette opinion à peu de chose près; quelques-uns constitution de l‘estomac est viciée et aflaiblie (Natha
ont placé dans le mésentère et les vaisseaux de l'abdomen une“: llygmor ezercltuttonu duœ : prier de passions
le siége de la maladie. Nous montrerons, en traçant hyslert'ca, altera de affecllone hypochondrtaca.0xonii.
l‘historique, qu'elle a été confondue, par la plupart des 1668, in-12 ). Ettmuler veut qu‘elle ait son siège dans
anciens et des modernes, avec les névroses gastro-intes cette partie du colon qui est dans l’hypochoudre gauche,
tinales. Fernel regarde comme causes de la maladie, les et qui renferme souvent des matières fécales et beaucoup
“Y? -45 HYP
de gaz (Dissert. de moto hypochondflaco , 1676 ). Il a traitement de I'afl“ecüon hystérique consiste à fortifier
considéré cette maladie comme une espèce de scorbtit. le sang, qui est la source des esprits animaux, etc... n
Mondevilic croit devoir l’attrihtter à l'imperfection de Sydenham n'a pas été aussi heureux dans sa théorie que
la chylification(1‘reatise of the hypochondrtac and Willis ; car bien que ce dernier admette aussi les esprits
hystertc passions; Lnudres, 17H). ' animaux, il a le mérite d'avoir attribué au système ner
Juncker attribue l'afiection hypochondriaque à la veux un grand rôle dans la production des phénomènes
lenteur et à la difficulté de la circulation du sang dans de l'affection hypochondriaque.
la veine porte et les viscércs qui communiquent avec ce L'opinion de Cullen, fondée sur ttne exacte interpréta
vaisseau (Compœlus medtctnœ, p. 186). Cbeyne pense tion des symptômes de la maladie , est, à peu de chose
que l'hypochondric, comme toutes les maladiesnerveuscs, près, celle qui a été reproduite par Georget et par M. Fal
tient à des obstructions de glandes dans l’estomac, les ret. il distingue soigneusement la dyspepsie d'avec l'hy
intestins, le foie, la rate, le mésentère ou les autres or-« pochondrie, et regarde cette dernière affection comme
ganes du ventre ( Thé englr‘sh malody or a trealise of caractérisée par un état particulier de l‘esprit, qui s'ac
nervous diseuse: 0/ au ktnds; Lond. , 1733). compagne de phénomènes spasmodiques. il est vrai que
l.ouyer-Villcrmay place le principe de la maladie notre auteur ne peut se passer de revenir à sa théorie de
dans les viscères abdominaux et surtout dans l’estomac , prédilection, et qu‘il attribue l'état cérébral (t à la rigi
et pense qu'ils sont affectés dans leur système nerveux dité des solides, à l'engourdissemeut de la puissance ner
ou leur propriétés vitales, et surtout dans leur sensibilité veuse, à l'équilibre particulier entre le système veineux et
organique (lac. clt., t. i, p. 328). Bien qu'il n'ait point le système artériel qui se manifeste dans un âge avancé,
prononcé le mot de névrose, il est évident que telle est et qui, dans tous les temps de la vie, existe plus ou moins
pour lui la nature de l’hypoch0ndrie, et qu’il fait dériver chez les tempéramentsmélancoliques» (toc. ctt., p. 419).
les autres symptômes de la lésion nerveuse de l'intestin: Mais ces taches légères n‘empêchent pas de reconnaitre
a Nous verrons, dit-il , dans la série des symptômes qui que Cullen a, le premier, établi que le mal dont nous
seront énoncés, l‘affection simultanée et. primordiale nous occupons est le résultat d'un trouble mental.
des organes. tant essentiels qu’accesoires, qui compment L'opinion de Cullen est celle qui prédomine aujour
l’appareil digestif; à ce trouble se joint, par sympathie, d‘hui. Georget s’est efl’orcé de démontrer que les phéno
le désordre consécutif de presque tous les organes de mènes caractéristiques de cette maladie appartiennent à
notre économie,et, par suite, l'exaltation de la sensibilité la tète; 2° que les autres désordres ne sont pas constants;
générale, enfin l'afl'ection sympathique de nos facultés 30 que presque toutes les causes de la maladie exercent
morales et intellectuelles n (ion. cil., p. 328). une influence directe sur les fonctions cérébrales; 4'qne
Pour Broussais et les partisans de sa doctrine, l‘hypo les agents de traitement les plus efficaces sont les moyens
cbondric n‘était qu'une gastrite chronique provoquant moraux. Quant à la nature de la maladie, elle lui parait
une irritation cérébrale secondaire. Dans son Traité de difficile à préciser : il ne croit pas que ce soit une plag
thérapeutique et de pathologie générale, il revient sur masie, et quoiqu'il se montre peu disposé à se servir des
cette idée trop absolue, et admet que I'hypochondrie mots névrose,afieetton nerveuse, pour la désigner, ce
peut n'être entretenue par aucune lésion gntro-intcsli sont encore ceux qui représentent le mieux sa pensée. Il
finale : c‘est alors une simple vésanie(t. v, p. 222,iu-8°; incline a croire a que l’excès d‘irritabiiité des nerfs de
Paris, 1835 ). Comme nous croyons que ce serait écrire l'estomac, joint à l'abus que font presque tous les mala
des pages en pure perte, que d‘insister sur ce stqet, nous des d'une foule de remèdes irritants, suffit pour rendre
rappellerons seulement que les différences qui existent raison de la fréquence, chez les hypochondriaques, des
dans les symptômes, la marche, le pronostic. et surtout phiegmasies et des dégénérations qui en résultent s ( De
le traitement de i‘hypochoudrie comparée à la phlogose la Physiologie du système nerveux. et spécialement
du tube digestif, sont telles qu'il est impossible de ne pas du cerveau, 2 vol. in-B‘; Paris, t82t, et art. du Dtct.
en être frappé. Ceux qui voudront juger par eux-mêmes de méd., t" et 2' édit.). Ms Falret a développé cette opi
la valeur des arguments qui ont serVi à détruire la doc nion, et l'a étayée de preuves qui ont entraîné plus d'une
trine de l'irritation sur ce point, n’ontqn'à lire l‘article conviction (De l‘Hypochondrie et du Suicide, in-8";
consacré par Georget 'a l'hypochondrie (Dm. de médec., Paris, 1822). J. Francit a également cherché à établir
2° édit., p. 135 et 136). D'ailleurs, on peut donner, que t'hypochondric est une névrose : - Le sens interne
comme preuve irrécusable, l’absence de toute altération dit-il, est tellement lésé, qu'il transmet des impression;
dans la membrane muqueuse de l'intestin, à monts que morbides au sensorium commune, ce qui fait que te
le mal ne soit très—ancien, et n’ait déterminé secondaire malade a des notions fausses sur les changements qui ar—
ment quelque lésion. rivent dans son corps » ( Prazeos. toc. cfl., p. “8 ).
Dioclès de Cariste , et Galien , dont nous exposerons Nous n'insistcrons pas plus longtemps sur cette opinion
plus loin les idées, ont très-bien observé les phénomènes qui doit rallier tous les suffrages; nous l‘avons suffisam—
cérébraux. Wiiiis a surtout le mérite d’avoir dit, un des ment développée dans le cours de cet articic. Nous avons
premiers, que ces phénomènes sont très-importants,et nous—mêmes décrit les symptômeset la marche de la ma
que l'on ne doit pas faire dériver tous les symptômes de ladie d’après cette hypothèse, savoir, que le point de dé
la faiblesse de l'estomac. il déclare formellement que les part des accidents est dans le cerveau ; nous ajouterons
principaux sont spasmodiques, et dépendent immédiate que l'absence de tente lésion dans cet organe nous force
ment de l’irrégularité du cours des esprits animaux et àadmeltre qu'il n'existe qu'une simple perversion de
du suc nerveux, plutôt que du mauvais état des viscères i'inncrvation cérébrale, ou, en d‘autres termes, un trott—
qui servent à la digestion (voy. Historique). ble des facultés sans lésion appréciable de matière. Lors
Sydcnham . admettant comme Willis l'influence des même que l‘on rencontrerait, dans quelque cas, une ré
esprits animaux sur la production des phénomènes sion des méninges ou de la substance cérébrale, il n'en
nerveux, dit. que c'est le désordre de ces esprits qui faudrait pas conclure que l'bypochondrie a sa cause dans
cause les maladies hypocbondriaque et hystérique. Nous ces lésions; cari] peut très-bien se faire,ainsi que le fait
vous parcouru en vain toute la dissertation du nié remarquer Esquiroi , qu'une névrose cérébrale culmine
decin anglais, nous n'avons rien trouvé de plus clair que à la longue des modifications morbides dans les tissus, de
cette bizarre hypothèse répétée dans plusieurs endrotts même que l'on voit la gastr0-entéœlgie finir par provo
de son travail : o C‘est du désordre des esprits animaux, quer quelques maladies organiques de l‘estomac. Cette
dit-il, que viennent ces agitations de l'âme et ces incon question, du reste, a déjà été discutée dans notre article
stances que l’on voit dans les femmes hystériques et les Fou: (t. il, 2' part. ).
hommes hypochondriaques , etc.; » et plus loin : a De Classification. —- L'hypochondrie a été inscrite par
tout ce que nous avons dit, il me parait clairement que les nosographcs dans des classes assez différentes. San
la principale indication qu'on doit se proposer dans le vages la place danssa classe vut, qui comprend les vésa
3 7

Et“ I_‘ ‘7‘


s v
HYP ..m.. HYP
nies (errer In s‘ritaginatlone, appctttu, vet judici0 ): l‘hypoclmndric ; mais en résumé, ils admettaient que là
l.inné la range dans les maladies mentales (classe v) et était le siége du mal (une xosâpoç, dans les hypochondres).
imaginaires, il côté du somnambulisme et des vertiges. Paul Zachias soutint cette opinion , et lit dépendre le
La mélancolie est parmi les affections mentales idéales mal de l‘excessil’ échaufl‘ement des parties que nous
(Genera morborum definitu , 1763 ). Cette manière de venons de nommer (de Huit hypochondflaci; 1639 ,
classer l'hypocbondrie est tout à fait exacte, et prouve iu»l°, Romœ ).
que les deux nosographes que nous venons de citer con— Il serait par trop fastidieux de passer en revue tous les
sidéraient le trouble mental comme le premier carac écrivains qui ont publié des travaux sttr l'hypochondrie;
tère de la maladie. Vogel a été moins heureux en la met nous ferons connaître seulement les plus importants. De
tant au nombre des spasmes(classe v). Cullen n'hésite ce nombre sont ceux de Willis et d‘Hygmore. Le pre
pas a la ranger parmi les névroses (classe il), dans l'or mier a déterminé miettx qu’on ne l‘avait fait avant lui
dre des adynamies (ont. 2 ). formé des maladies qui l'influence morbide du système nerveux sur la généra
consistent dans la faiblesse des fonctions vitales et natu tion des symptômes ltypochondria'ques. Il accorde aussi
relles (Nosoi.mdth., et Ètdm. de méd. prut., toc. cit). une moindre importance aux voies digestives (Patho
Sagarla comprend dans la classe xu, cten fait une vésanie togla cerebn' et nervost generis spect-men , etc., in-t2;
qui se trouve à côté de l'ltallttcination, du somnambulisma 1660). Hygmore, qui avait fait paraître un traité sur cette
(Systema marborum, Vienn., 177|). Fine! la considère matière presque dans le même temps que Willis, soutint
également comme une vésanie( Nosogr. philos.). Si l‘on que la saburre des premières voies est la cause de l‘im
voulait se conformer à l‘ordre anatomique qui prime parfaite chitnification des aliments, et, par suite, de tous
aujourd'hui les classifications nosographiques, on range les symptômes de la maladie. Il chercha de mouveau ‘a
rait l'hypochoudric parmi les névroses gastro-intesti étayer cette opinion après l‘apparition de l'ouvrage de
mies ou cérébrales, snivantque l‘on mettrait le point de Willis ( Hygmore, Ea:ercitationes duœ : prier, de pos
départ de tous les désordres dans le tube digestif ou sione hystert‘ca; altera, de affectione hypochondriaca;
dans le cerveau. in-l2. Idem, de passions hysten‘ca et affectione hypo
Historique. On a cru trouver une indication des prin chondriaca respans. epistol. ad Wiltisium; 1670 ,
cipaux phénomènes de l‘hypochondrie dans un passage in-4°). Willis y répondit, et maintint sa doctrine (Affec
d'llippocrate (de Horbls, lib. tt); cependant, comme les tionum quœ dtcuntur hystericæ et hypochondriacœ
phénomènes dont parle le médecin grec appartiennent pathologia spasmodlca , oindtcata contra responss‘o
plus encore à la gastro-entéralgie qu'à l‘hypochondrie, nom eplstolarem Natlianaelis liggmor; Lond., 1670,
on doit rester tout au moins dans le doute sur ce point. in-8°). Quand on lit comparativement ces deux livres ,
Diocles Caryslus, médecin d'Antigone, a donné une des on ne peut s‘empêcher de reconnaitre la supériorité de
cription que Gatien rapporte, et qui s‘applique ou ‘a une Willis. Sa doctrine triompba , et exerça une heureuse
simple névrose du tube digestif, ou à d'autres maladies influence sur les ouvrages ultérieurs. Cependant Syrien
de ce viscère ( voy., in Gatien! Oper. 0mn., de Look ham ne profita pas beaucoup des lumieres que ces tra—
affectt‘s, lib. Il], cap. 7 ). Galien distingue I'hypochon« vaux avaient jetée sur l'hypochondrie, et, dans sa Dis
dric d‘avec les afl’eclions flatulentes de l'intestin, et re sertation sur l‘affection hystérique, il confondit ces
connalt même la part que prend le cerveau dans la pro deux maladics : aussi la description qu'il donne est-elle
duction de la maladie; mais il ne sait pas toujours confuse, et l'on peut dire que cet écrit n'est pas à la
maintenir une séparation tranchée entre ces maladies : hauteur de ses autres ouvrages (Dissertatlo epistolar‘:
souvent il désigne des altérations viscérales, soitdela rate, ad Guillaume Cote , de affect. hysteflca; 168t, in-12;
soit des intestins, comme la cause des phénomènes hy et in Opens omnta).
pochondriaques. «De fiatulento vero vocato et hypochon Stahl , qui réunit la mal bypochondriaque avecl‘hys
ti driaco morho nemo non dixit, quomodo tristitiam, térie, pense qu'il est déterminé par la congestion d'un
s desperationem, mœstitiam inducat, atque, ut somma sang abondant et trop épais , qui ne circule pas avec
s tim dicam, ad melaoeholitc symptomata nihil reliqui régularité dans la veine porte , et par l‘effort qu'il fait
« faciat. Atque bietiam apparent, post cruditates, dictis pour se procurer une sortie , soit par les parties supé
« symptomatis multo vchementius infestari ; plures ex rieures, soit par les parties inférieures(Dissertationes
et ipsis IPIGDÎCI quoque sunt , etc. - (de Loch aflectis , de 4moto tontco; in Theor. medica oera; flatter, 1708,
lib. v, cap. 6, t. vttt , p. 342; in Oper. omnfa, edente iu- 0).
Kuhn ). ' Boerhaave et Van Swieleu, sousle nom de mélancolie,
Aetius admet des humeurs mélancoliques qui se por— ont donné une rotation dans laquelle on trouve réunies
lent au Cerveau ; mais en même tentps il signale les plusieurs affections très-différentes de l'hypochondrie.
principaux troubles intellectuels de l'hypochondrie ( Te Nous n‘avons dû nous servir de cette relation qu'avec une
lrabtb., sctm. Il). Avicenne est le copiste servile des grande réserve : aussi lui avons—nous emprunté peu de
Grecs, et se contente de reproduire la symptomatologie citations (Aphor. de cognosc.,fi “189, t. tri, p. 459,
et les explications [tumorales qu'ils ont données. Le foie in—4°; Paris, 1771). Il n‘en est pas de même de la belle
et la rate lui paraissent être le point de départ de la ma dissertation de I-‘. Hoifmann sur l’hypœhondrie. S‘il a
ladie (Avicenn., Canon. -medt’cs‘nœ, tu). donné quelques lignes à des spéculations théoriques , il
Charte: Pison veut que la surab0ndance et la stase des a consacré de nombreuses pages à tracer une histoire
sérosités soient la cause de tous les symptômes de la ma complète de cette maladie, qu’il sépare très-nettement
ladie; tout est vague et confus dans le livre de Pison , de l‘hystérie : les symptômes , la marche, la durée, et
qui n'intéresse que sous le rapport historique ( Solutio l’étiologie, laissent peu de chose à désirer (de Afl‘sctu
1tum, et observatfanum, et consltiorum de prætewtsis spasmodico, fiatutento, sent hypoehondriaeo, theses
hactenus morbis;etc., in4°, l618). Fernel et Daniel pathot.; in Opem omn., 1. II, p. 64 , in-iol.; Gênes,
Sentiert ont placé le stége du mal dans les intestins. Nous 1761).
avons developpé leur doctrine sur ce point, et montré Nous nous sommes pett servis des ouvrages de Flemyng
que leslbéories humorales jouent le principal rôle (Fer (Nevropathta,sivo de Morblr hypocMMrîun’s et hys
nel, Univers. medt‘€., toc. 011.; Daniel Sennert , Insti— tertct‘s librt‘ tres, iu—8°; 174|) , de Fracassinl tNaturœ
tutiones medtc., in-8°, 1620). morùl hypochondflact lnoestt’gatt‘o} Vérone, t756),de
Une opinion qui régna pendant longtemps dans la Raulin (Traite'dss affections vaponuses du sexe, in-I2;
science consistait à placer le siège du mal dans l'estomac, Paris , I758) , de Pomme (Traité des affections vapo
les intestins, le mésentère, le paucréas,la veine porte. les reuses des deux sexes; 176| , in-t‘2 , Lyon), et de Tissot
vaisseaux du mésentère, le foie, la rate, etc. Les auteurs (Traité des nerfs et de leurs maladies; Paris, I778,
variaient ttn peu sttr la part plus ou moins grande que 5 vol. tri-12); nous avons préféré choisir nos documents
preuaitchacun de ces viscères dans la détermination de dans les ouvrages qui olïrent plus de netteté et moitts de
HYS _47_ lIYS

digressions que les livres que nous venons de citer. Dénominations françaises et étrangères. — Hys
Parmi ceux qui tiennent le premier rang , et dont la térie, hystértcte. hysterit‘isme , passion et affection
lecture est indispensable, nous devons surtout mentionner hystériques. vaporeuses, vapeurs hystériques, maux et
B Whytt (les Vapeurs et maladies nerveuses, etc., trad. attaques de nerfs, su/Ïoeatiun de matrice, affection uté
de l’angl. par Leliègue de Preste; Paris, I767 in-12), qui rine. etrangtement de l'utérus . mal de mère, névrose
renferme un exposé bibliographique et histmique que l'on utérine . hystéralgte, ascension de la matrice , Fr. —
pourra consulter avec avantage; Cullen , dont le travail UNE wrepno) (su/focatio Marina), «a07; w-rs;zxa. Grec.
consacré ‘a l’hypochondrie peut être considéré comme — Hysterta , passto hystert’ca , hysterictsmw, sou‘
un des plus remarquables que nous possédions aujour vent spmmus, suffvcatto , hypoch0ndrfa , mohilt‘tas
d'hui. La description qu'il donne est concise et dégagée nervosa. hypsrktnesla (de un!pcl xmmç, mobilité). Lat.
de toute discussion théorique. L‘auteur y établit une — lstertsmo, mat dt matrice. Itat. -— Mat de mettre,
distinction fondamentale entre l‘hypoehondrie et la histerico. Esp. — Hysterics vapeurs, hysteric fit, fits
gastro-entéralgie , et. montre qu'il peut se mêler aux ofthe mother. Angl. — Aufstetgen der lutter, Mutter
symptômes de la première atîection quelques aceidents beschwerden, Hutterkrankheit, Mutier. Ail. ——Moe
qui appartiennent en propre à la seconde. Nous avons derziekte, moederpynen, moeder. Huit. — Modersyge.
fait assez d'emprunts ‘a l'illustre médecin écossais pour moderdampe. dumpssyye. Dan. — Modersjuka , mo
n‘avoir pas besoin d'insister plus longtemps sur son ou derptù‘gor. suéd.
vrage. Synonymte suivant les auteurs. -—- Suffocatto mu
Louyer-Villermay publia d'abord, en 1802 , ses Ite lierum , suffocatto , Pline; afleclt‘o hyslertca , Willis ,
cherches sur l'hypochondrle (thèse in-8°, Paris) . et Sydenl1am; melancotia nervea, Lurry; matum hys
plus tard , son Traité des maladies nerveuses ou va ters‘co-hypoch0ndrtacum , Slahl ; hyslefla, Sauvages,
peurs (2 vol. in-8°; Paris, t816, et article Hvrocuoxomu, Vogel, Segar, Cullen; ctonus hystsrla, Yonug; syspasla
in Dict. des se. méd., in-8°; Paris, 1818). Ses écrits hysteria , Good; hypcrkiness‘a hysterta, Swediaur;
renferment de précieux documents, qui ont été mis à asthma uterl,Vanllelmont; ascensus uteri,strangulatio
contribution par tous les auteurs français et étrangers vulvæ, hystsrs‘ca panic, sufl'ocatio hypoehondriaca ,
qui ont étudié le même sujet. Cependant on désirerait y auteurs divers; hystérie, Louyer-Villermay , Falret ,
trouver une appréciation plus sévère «les faits qui y sont Georget, Brachet, Fr. Dubois.
rapportés, une narration moins diffuse, et une critique qui Définition. — On désigne sous le non d'hystérie une
s’exerce davantage sur les points obscurs et litigieux : affection nerveuse du sentiment, du mouvement et de l'in
en un mot, le livre de Louyer-Villermay, qui a rendu de telligence, apyrétique, affectant d‘ordinaire une marche
grands services à l’époque où il a paru, ne satisfait que chronique et se montrant sous forme de paroxysmcs. Les
médiocrement aux exigences actuelles. On trouve dans symptômes que l'on observe durant les accès peuvent
les ouvrages de Georget et de lit. Falret une;xcellentc seuls servir à caractériser la maladie, ce sont : 1° un
description des troubles du système nerveux; la symp— sentiment de constriction et de strangulation occupant
tomatologie qu'ils ont tracée reçoit une vive lumière de le cou , souvent précédé on accompagné de la sensation
leur opinion sur la nature de l‘hypochondrie; mais ils d'un corps rond qui remonte de l'hypogastre ou d‘une
ont peu ajouté à ce que l'on savait, et n'ont fait que autre région vers les parties supérieures (houle hysté
reproduire en grande partie les descriptions fournies par rique); 2° des convulsions générales d'une irrégularité et
Louyer-Vullermay. d'une violence extrêmes; 3° des troubles variés de la sen
Nous ne pouvons terminer cet article consacré à la sibllité , bientôt suivis , 40 d'un collapsus ou d'une sorte
bibliographie sans citer honorablement le livre de d'état sy , l, avec vation ou “"1 des fa
M. Fréd. Dubois (Histoire philosophique de l'hypo cultés intellectuelles.
eIwndrie et de l'hystérie, in-8°; Paris, t833). Il y brille L'hystérie est une de ces atfections qui ne peuvent être
une connaissance fort étendue de tout ce qui a été caractérisées que par un ensemble de phénomènes. Le
publié sur l'hypochondrie, et une critique qui est indis siège de la maladie étant entièrement inconnu , il est
pensable pour que le lecteur puisse pénétrer les obscurités impossible de formuler une définition plus précise que
qui enveloppant trop souvent ce sujet. Malheureusement, celle qui est. basée sur la considération des symptômes;
des discussions oiseuses et de mots, des digressions con nous verrons que la forme paroxystique de la maladie ,
tinuelles, rendent souvent pénible la lecture de ce livre, sa durée ordinairement longue, l'apyrexic, le sentiment
où l’on regrette aussi de trouver l'histoire de l'hypochon de constriction et de boule, les désordres extrêmes de la
drie mêlée sans cesse à celle de l'hystérie. Du reste, l'au sensibilité, les convulsions, enfin, constituentlcs meilleurs
teur a su mettre en relief, et avec plus de netteté signes de cette maladie. Nous ajouterons , cependant,
qu’on ne l‘avait fait avant lui , les principaux caractères qu'il n‘est pas toujours posible de la distinguer de quel
de l‘hypoehondrie; mais on y chercherait vainement quel ques autres névr0ses, del'épilepsie en particulier.
ques nouveaux documents. Georget considère l'hystérie comme a une affection cou
L’hypochondrie , suivant M. Brachet , aflecte les deux vulsive apyrétique, ordinairementde longue durée, qui
systèmes nerveux, cérébral et ganglionaire, et tient à une se compose principalement d’accès ou d'attaques qui ont
alaxie des nerfs cérébraux et ganglionaires : aussi pro pour caractères des convulsions générales, et une suspen
pose—t-il d'appeler l’hypochondrie une névrataæte gan sion souvent incomplète des fonctions intellectuelles» (art.
glionm‘re (Itech. sur la nature et le nées de t’hyst. et Hvsxâmx,Ds‘cttann. de méd.,2e édit., p.160). Cullen lui
det'hypoeh.. p. 174, in—8°; Paris, 1832). assigne pour caractères: des bruits provenant du ventre,
Si l’on retranche, de I'innombrahle quantité de dis la sensation d'un globe qui s‘agite dans l‘abdomen , re—
sertations et de livres qui ont été publiés surl'hypochon monte vers l'estomac et le gosier. et détermine la strangu—
drie, les hypothèses ridicules et insoutenables , les dis lation;l‘assmtpissement, les convulsions, l‘émission d'une
cussions théoriques sur le mouvement des vapeurs, sur urinccopimse et limpide,la mobilité invqlomaiœ des idées
les acides volatilisés. les esprits animaux , etc.; si l'on (Genera morborum, p. 218, in—4°; Edimb, 4771 , et
en retranche, enfin, les redites interminables sur les Elém. de méd. prat., t. tu, p. 154, in-8°; Paris, t8l9).
passions et sur la morale, ou réduira à très-peu de chose Les auteurs qui ont défini l'hystérie d'après sa nature
le nombre de pages qui restent à lire , et dont on pourra supposée ont été moins heureux que ceux dont nous
tirer profit. . avons cité quelques passages. Hotfmann, par exemple, la
HYSTÉRALGIE , f. , de vsrspa, matrice, et «Ma; , délinit:u une affection spasmodique et convulsive de
douleur, douleur nerveuse de l‘utérus (voy. Uninus). tout le système nerveux, provenant de l‘utérus, dans les
HYSTÊRIE, f., dérivé de us-rspa, matrice, parce que vaisseaux duquel la lymphe et le sang se sont arrêtés et
l‘on a supposé, dès les temps les plus anciens, que la tua corrompus, et allant se répandre dans toutes les parties
trice était le siége de la maladie. nerveuses du corps, par l'intermédiaire des nerfs du bas«
HYS _48_ IIYS
.'m, des Iombcs, et de la moelle épinière u ( Thèses Ins gés de sang; mais cette lésion ne peut être attribuée
thotog. , p. 5l; Opsra omnta , t. n , in-fol.; Genève , qu'à la gêne apportée par les convulsions a la circulation
176|). Il est inutile de soumettre à la critique une telle cérébrale, car c'est surtout dans le cas où elles ont été
définition, et d'autres encore que nous pourrions em— très—violentes et continues que l‘on constate ces dés—
prunter aux auteurs. ordres. '
Divisions. — Sydcnham a donné un funeste exemple Symptomatologie. —— L'ensemble des phenomènes
en comprenant sous le titre d‘affection hystérique les hystériques se compose : 1° de ceux qui constituent
accidents les plus divers(5uri'ufîœtton hystdrlque, le prodrume; 2° de ceux de l‘attaque; 30 de ceux
p. 727 ). Il est vrai que les symptômes de l'hystérie of qui persistent hors le temps de l'attaque. Louyer-Vil
frent des variations extrêmes, et qu‘il est presque im lermay a cherché à établir trois stades dans l’ensemble
possible d’en saisir et d‘en indiquer toutes les formes. et la succession des symptômes hystériques, mais il est
Cependant il existe toujours un certain nombre de phé obligé de convenir lui-môme que ce sont plutôt des de
nomènes dont la présence suffit pour caractériser le mal grés dans l'intensité des symptômes (toc. cit. , p. 58 ).
et le distinguer des affections qui ont avec lui quelque Astruc et Pinel avaient admis cette division bien avant
ressemblance. lui. (tullen déclare que « les accès ne varient que par le
Sauvages admet : 1° une hystérie chlorotique, dépen nombre plus ou moins grand des symptômes . par leur
dant de la rétention des règles: 2° une hystérie provo degré de violence et par leur durée s (toc. cit. , p. 156).
quée par les pertes de sang ou d'autres causes de débili Nous souscrivons entièrementà cette manière de voir,
tation; 3° une hystérie succédant aux Hueurs blanches. qui est celle de Georget , et nous nous efforcerons de sai
4° une hystérie produite par l‘obstruction des viscères ; sir toutes les nuances de cette difficile symptomatologie.
5° une hystérie stomachique, entretenue par un Vice de Prodromes. — Ce n‘est que dans des cas rares ctlors
l‘estomac; 6° l'hystérie libidineusc , observée chez les qu'une cause subite, telle que la frayeur, la surprise, la
femmes obligées de vivre dans la continence. Ces divi crainte, ont agi sur les malades, que les attaques vien
sions, qui sont en partie celles adoptées par Rauliu nent tout à coup et sans être précédées de symptômes
( Traité des affections vaporeuses du suc, in-l2 ; Pav précurseurs. Quelques heures et souvent plusieurs jours
ris, I758), représentent des maladies très—diverses , et avant l'attaque, les femmes se plaignent d'un trouble gé
il est nécessaire d’en faire justice si l‘on veut écrire sans néral; elles sont impatientes, inquiètes, en proie aux
confusion l'histoire de l'hystérie. Nous ferons donc ob idées les plus tristes , et ne peuvent se livrer à aucun
server d‘abord qu'il fattt se garder de confondre avec travail continu : tout leur cause de l‘ennui ; elles recher
l'hystérie des phénomènes nerveux qui peuvent avoir chent la solitude; elles pleurent et rient sans sujet, et
quelques rapports avec elle, mais qui appartiennent à malgré elles : ce qui prouve que l'intelligence est déjà
des affectionstrès—différentes. Les hystéries chloroliques, troublée, et que la volonté n‘est plus libre (Sydenham ,
et par perte de sang, ne sont que des chloroscs et des l.onyer-Villermay. Georget). Les malades ressentent des
anémies, dans lesquelles se montrent des désordres ner douleurs dans la tète , des vertiges , des pesanteurs, des
veux parfaitement connus aujourd’hui, et qui ont, en crampes dans les membres, un sentiment defroid glacial,
effet, quelque ressemblance avec ceux de l‘hystérie. Les quelques mouvements convulsifs involontaires, une im
flueurs blanches, les affections des viscères, une maladie patience continucllc, le besoin de se mouvoir et de chan
organique ou une névrose de l‘estomac, peuvent aussi ger de place; l'appétit est diminué, capricieux ou per—
donner lieu à des symptdmes nerveux et quelquefois verli ; l'on constate alors quelques—uns des symptômes de
hystériques; dans ce dernier cas, on a affaire Mue hys la gastro-entéralgie (appétit dépravé , gonflement épi
térie symptomatique. Quant à l'hystérie libidineuse, gastrique, sécrétion de gaz, douleurs, vomissements,etc.).
elle n'estautre chose que la nymphomanie. La nuit se passe sans sommeil ouest trèsœgilée. Viennent
Il nous semble donc résulter de cette analyse qu‘il fattt bientôt des bàillements prolongés et fréquents, des son—
distinguer les phénomènes nerveux d’avec les symptômes pirs, un sentiment d’anxiété épigastrique, de la dyspnée,
de l'hystérie; il est nécessaire, en second lieu , d'établir des palpitations, des variations extrêmes de caloriflca
que l'hystérie peut éclater 'a l‘occasion d'une maladie lion, un serremcnt de poitrine des plus douloureux ,
quelconque, mais plus spécialement des atfections de et enfin la conslriction du gosier et l'ascension de la
matrice et des organes du bas-ventre. Il y a donc une houle , qui annoncent l'arrivée de l'accès. Parvenus
hystérie fdtopathtqus et primitive, et une hystérie a ce degré , les symptômes précurseurs causent une
symptomatique ou sympalhlque d‘une maindfe_ois. telle angoisse, que les malades leur préfèrent les souf
cérale. A ces deux principales divisions, il faut en join frances de l'attaque. et désirent ardemment qu‘elle ar
dre une troisième, dans laquelle se place l'hystérie com rive. Il est rare qu‘elle manque lorsque les phénomènes
pliquée : telle est l'hystdrte éptlspttforme , maladie précédents se sont développés; quelquefois, cependant,
complexe, dans laquelle on retrouve tous les signes ca sous l'influence d'une forte émotion morale , ou du trai
ractéristiques de'l'hystérie et de l'épilepsie. Nous la dé— tement préventif, l’attaque n‘a point lieu.
crirons en faisant l'histoire des complications (voy. ce 2‘ Attaques convulsives, accès, attaques hystéri
mot). I.ouyer-Villermay, à qui l’on doit cette première ques, paroæysme hystériquc.—A. Boule hystérique.—
variété de l‘hystérie, en admet une seconde qu'il appelle Tous les auteurs s'accordent à dire que l'accès commence
husle’rtcfsme : « C’est une atfection nerveuse qu‘on ob— le plus ordinairement par le sentiment de la boule hys
scrve surtout chez Iesjeunes personnes de douZe‘a quinze térique (Cullen, l.ouycr-Villermay, etc.).0n lui a donné
ans dont la constitution commence à se développer, et ce nom, parce que les femmes qui l'éprouvent disent
chez qui l'éruption menstruelle se prépare, mais n'a pas qu'elles sentent commeun corps rond, comme une espèce
encore eu lieu » ( Tratle‘ des maladies nerveuses ou de boule qui s'élève du bas-ventre. ou de quelque autre
vapeurs, t. t, p. 74, in-Bo; Paris, 18I6 ). Nous n'avons point de l'abdomen, pour venir se fixer vers le cou. D’au
vu. dans les deux observations rapportées par l'auteur, tres fois, au lieu d'une sensation pareille, les malades
qu‘une hystérie légère qui ne demande pas une descrip perçoivent seulement ttnc impression sourde et obscure,
tion particulière. un resserrement, ou une sorte d'oscillation qui se trans
Altération: cadaeéflquss. -— L'anatomie pathologi met du bas-ventre vers le cou. Le point de départ de ces
que est entièrement muette sur les lésions dont l’hysté sensations est le plus ordinairement la région occupée
rie nc serait que la manifestation. Quelques rares autop— par la matrice, quelquefois l'un ou l'autre flanc, ou l‘é
sies n‘ont révélé aucune espèce d'altération dans le pigastre. l.nuyer-Villurmay dit que la houle hystérith
système nerveux ni dans les organes génito-nrinaires. Il semble suivre le trajet du nerftrisplanehnique ou grand
est bien entendu que nous ne parlons que de l'hystérie sympathique,leparcourirpar un mouvementoscillatoirc,
idiopathique. on a trouvé, dans quelques cas, les sinus monter et descendre un nombre de fois indéterminé
veineux et les vaisseaux de la pie—mère fortement gor (toc. ctt., p. 59 ). Georch l'attribue à la convulsion suc
HYS -49 HYS
cessive des muscles abdominaux , du diaphragme, des cessent alors d’éprouver ce malaise , cette inquiétude ,
mttscles du thorax et du gosier (art.cit., p. 102 ). Quel cet état névropatbique qui sont les signes précurseurs de
que soit le siège précis des convulsions , qu‘elles affectent l'accès. La fin du paroxysme hystérique est annoncée
les plans charnus des viscères abdominaux, de l'intestin par la diminution graduelle et la cessation des mome
et du pharynx, ou des muscles des parois , elles vien— ments convulsifs que remplacent les mouvements volon
nent aboutir au pharynx ou à l'appareil musculaire du taires, par des pandieulations, des b.’lillements, des éter—
larynx. qui finit par entrer en convulsion. Chez quelques numents , des pleurs et des ris , enfin , par l'ampliation
sujets, la constriclion hystérique du pharynx n’est point plus grande et plus facile du thorax.
précédée de la boule , et s’établit de prime abord. Dans Suivant Louyer-Vihermay et d'autres auteurs, 1 la
tous les cas, lorsqu'elle existe, il semble aux malades fin de l‘accès est plus spécialement assurée lorsqu'un
qu'un corps étranger ou un morceau de pain sont engagés liquide particulier vient lubrifier les parties génitales.
dans le pharynx. Ils font alors de vains efforts pour ava Rarement cette sécrétion est accompagnée d‘une sensa
les. la sensation persiste jusqu'à ce que le spasme soit tion voluptueuse , analogue à celle du coït n (toc. cit. ,
dissipé. La déglutition est difficile ou même impossible. p. 93). Gatien , Zacuttts l.usitanus , parlent d'accès hys
Quelques femmes éprouvent en un point limité du tériques terminés par l'émission involontaire et volup
corps une douleur vive, que l‘on a nommée clou hysté tueuse de liqueur spermattquc; mais il s'agirait de savoir
rique, parce qu’elle ressemble à celle que produirait un si ces auteurs et d'autres n’ont pas confondu . dans ce
tiraillement, ou l'action d'enfoncer un clou dans la chair. cas , la nymphomanie avec l'hystérie. Quoi qu'il en soit,
Sydenham a désigné sous ce nom une douleur qui pour il est loin d'être démontré que la sécrétion de la mem
rait très—bien n‘être qu'une névralgie ( toc. cit.. p.730). brane vaginale s'effectue réellement , puisque Georget la
Peu de temps après l‘apparition du globe hystérique révoque en doute (toc. cit. , p. 175). Cependant nous t’e
rtde la contraction spasmodique des muscles du pharynx, rons remarquer ([ll'li est très-possible que la sécrétion ,
la malade pousse un cri aigu, ou un son rauque et iuar suspendue par le spasme, se rétablisse dans la membrane
ticulé, tombe et perd connaissance. Chez la plupart, elle vaginale comme dans les organes chargés de la sécrétion
est conservée; nous dirons plus loin quelles sont alors urinaire, et l'assertion de Villcrmay mérite tout au moins
les sensations queles sujets éprouvenl pendant l'attaque. un nouvel examen. La miction d'une urine abondante
Chez d'autres, enfin, un état d'anéantissemeul, une sorte et extrêmement limpide a été aussi consttlénîe comme
de syncope et d'aflaibliswmeut graduel, précède les con annonçant la fin de l'accès.
vttlslotls. Cette dernière forme et la première sont les Étude des différents troubles fonctionnels qui ont
plus fréquentes de toutes. En même temps les muscles lieu durant les attaques et dans leur intervalles. -—
des différentes parties du tronc seconutlsent; la poitrine, Nous avons choisi ce mode d'exposition , parce qu'il
la face et le cou se gonflent et deviennent pâles, ou très nous a semblé tout à fait conforme à l'enchaînement
rouges et tivi.les, ce qui est le cas le plus ordinaire chez nalttrel des phénomènes, et qu‘il permet de suivre cha
les personnes robustes et pléthoriques. Le con , par suite cun d‘eux aux différentes phases de la maladie. Le lecteur
de cette constriction , se tuméfie parfois énormément ; pourra ainsi mieux apprécicr les changements qui sur
les veines, distendues par le sang, font une saillie consi viennent dans les fonctions de l'économie.
dérable sous la peau : la face est souvent aussi livide que Trouble de la. mottlilé. —— Lorsque nous avons défini
dans l'épilepsie. Chez un grand nombre de malades, les l‘hystérie, nous avons placé les mouvements convuhifs
mouvements convulsit’s qui agitent les lèvres et les mâ— au nombre des symptômes les plus constants de la ma
choires déterminent la sortie d'une salive plus ou moins ladie. Nous allons maintenant les étudier suivant qu'ils
abondante, comme dans l‘épilepsie : ce phénomène est affectent, 1° les muscles de la vie de relation, 2o ceux de
cependant plus rare que dans la dernière affection. Le la vie organique.
larynx se serre convulsivement, et fait entendre par in A. Troubles de la controcttltté dans les muscles de
tervalle quelques sous rauquqs, ou un bruissement sourd la vie de relation. — 1“ Durant l’accès. — Les con
provoqué par le passage de l‘air, qui est difficile et vulsions qui se manifestent dans les muscles de la vie de
parfois tellement gêné que l‘on peut craindre la aut relation sont un mélange de spasmes toniques et clou
tocation. niques, c'est-à-dirc qu'il y a successivement contraction
[les convulsions d'une irrégularité extrême agitent et relâchement des muscles : de là résultent ces mouve
tous les membres; d'abord clouiques , elles deviennent ment si brusques, si variés , et en même temps si éner—
ensuite toniques, et produisent les phénomènes variés que giques, que l‘on observe dans l'hystérie. Les membres
nous ferons connaltre plus loin , ainsi que les autres supérieurs et inférieurs se meuvent dans tous les sens; la
symptômes. flexion , l‘extension rapide, la rotation, l‘adduction,
La durée de l‘attaque est variable; ordinairement elle l'abduction , se succèdent avec une rapidité que l’on a
est de plusieurs heures; on les voit se prolonger chez quel peine à concevoir quand on n'a pas été témoin d'un
ques sujets pendant six et douze heures; chez d'autres, accès d'hystérie. l.ctronc, la tête, s‘agitent avec la même
pendant sept ou huit jours. Les symptômes ne persistent irrégularité, et dans les sentier plusdifl‘érents. Lorsqu'on
pasavec la même intensité; il y a même des rémission: porte la main sur les masses charnues, on les trouve
complètes pendant lesquelles les mouvements convulsifs d‘une dureté extrême, et telles qu‘elles sont au moment
cessent : les malades se plaignent , soupircnt , poussent de la contraction la plus énergique. La force déployée
des sanglots, mais ne retrouvent ni la parole, ni l'usage par ces malades est si grande, que plusieurs personnes
de leurs sens. Au bout de quatre ou cinq minutes . les fortes et vigoureuses peuvent à peine maintenir une
convulsions reparaîvsent, mais leur intensité et leur durée jeune fille frêle et délicate. Le corps se meut comme un
diminuent graduellement, jusqu’à ce que le paroxysme ver, se contracte dans tous les sens, bondit, et s‘échappe
soit terminé. Georget parle encore d'une autre espèce souvent des mains qui le retiennent. Pendant ces mou
de paroxysme qui dure pendant plusieurs jours : alors il vements désordonnés, des craquements pénibles se font
y a des intervalles de repos plus grands, pendant lesquels entendre dans les diverses jointures , et si l'on ne con
les malades revienuentàelles, parlent, boivent, et même naissait la solidité des liens qui retiennent les différentes
prennent des aliments. Une grande attaque se compose pièces de l'appareil locomoteur, on pourrait craindre de
de petites attaques dont le nombre peut varier de dix à les voir se rompre.
soixante. Georget dit que, chez une malade, la première Les membres supérieurs se replient sur le tronc, et .
attaque dura huit jours, et la seconde quarante-cinq dans le début de l'attaque. les mains se portent instinc
jours , avec des intervalles de repos de quarante à cin tivement vers le cou , qu‘elles saisissent avec violence
quante minutes (lot. 614.. p. 162). pour éloigner l'obstacle qui s'oppose à l'entrée de l‘air ,
Fin de l‘attaque. — Les malades savent très-bien et pour vaincre l'affreux spasme qui occupe toute cette
rcœnnaltre l‘attaque qui doit être la dernière : elles région. Lorsqu‘on ne surveille pas les mouvements des
HYS 0 — HYS

mains, elles vont frapper le visage, la poitrine, saisir les plus forte. il est probable que le serrement pénible que
cheveux, et déchirer différentes parties de la peau. les sujets éprouvent à la région épigaslrique est du à la
La face est gonflée, mais ne grimace point comme dans contraction spasmodique des différents plans charnus de
l'épilepsie; quelques contractions rapides et passagères l'estomac ou au diaphragme. Les malades y portent ins
traversent un ou plusieurs musclesà de longs intervalles. tinctivcment les mains, et quand elles peuvent s'expliquer
Les mâchoires sont serrées l'une contre l'autre , ou se sur la nature de leurs maux, elles déclarent que la con
meuvent de manière à produire le mâchonnement , le striclion et la douleur vive qu‘elles ressentent en ce point
grincement , on le claquement des dents. Les muscles du sont pour elles une source d'anxiété et de soufl'rance in
cou et de la poitrine se contractent spasmodiquement; tolérables. Les vomissements qui ont lieu au moment ou
il en résulte , dans la première région , un gonflement dans le cours de l'accès reconnaissent la même cause. Le
considérable qui met obstacle à la circulation. On ob déplacementdc gaz et le gargouillement que l'un perçoit
serve , chez quelques sujets , des contractions fort éner avec la main , et que l‘on entend mêmeà une certaine
giques de l’orhiculaire des paupières d‘un côté. La con distance, tiennent à la locomotion de tube digestif.
vulsion tonique des muscles inspirateurs met obstacle à La convulsion ne s'arrête pas à l'intestin, elle remonte
l'introduction de l'air. Les parois thoraciques, immobiles, vers l'œsophage et le pharynx; de là ce resserrement
ne s'élèvent plus pour faire entrer l'air, et l'asphyxie ne spasmodique qui empêche les malades d'avaler les li
tarderatt pas à survenir, si quelques inspirations ne ren quides , et leur occasionne ce sentiment de strangnlation
daient au poumon l'air qui lui manque. D‘autres fois , la a laquelle semble aboutir très—souvent le globe hysté
respiration est ditficilc, mais rarement sterloreuse comme rique. Celui-ci ne serait , au dire de quelques auteurs ,
dans l'épilepsie. Malgré les craintes que peut inspirer que la convulsion cloniquc et successive des muscles de
la convulsion thoracique , il est rare que les fonctions l‘intestin, qui. partant des portions inférieures du canal
respiratoires ne se rétablissent pas. digestif, parcourrait ainsi toute sa longueur, en venant
Les muscles des parois abdominales se contractent finir a l‘œsophage et au pharynx. Le diaphragme n‘est
comme les autres muscles. Nous avons ditque la boule , pas non plus étranger à la constriction et à l'immobilité
dans son mouvement d'ascension , n’était que la con de la poitrine , ainsi qu‘à la gêne de la respiration. On
traction de ces muscles ou de ceux de l'intestin, du moins remarque aussi, dit I.ouyer\'illermay . des contractions
suivant certains auteurs. Les sphincters sont le siége de très-pénibles vers l'utérus. On sait que les anciens
contracture : quelques auteurs disent avoir constaté un croyaient que la matrice se déplaçait, et remontait de
resserrement considérable dans le muscle constricteur de l'hypogastre vers les parties supérieures. Aretée , de Cap
l'anus. padoce, admettait encore ces mouvements de translation;
La convulsion de l'hystérie est éminemmentclonique, Gatien regarda comme une erreur une pareille doctrine,
comme l'est, du reste, celle de l'épilepsie; mais elle n'ofl‘re et prouva que l’utérus ne pouvait quitter le lieu qu'il
pas d'une manière aussi marquée que cette dernière la occupe (voy Nature). Nous pensons que les mouvements
pértode (élastique, c’est—à-dire cet état caractérisé pen que l‘on perçoit dans la région hypogastrique tiennent ,
dant quelques secondes par la raideur et l’immobilité le plus ordinairement, s la contraction des portions de
des muscles , état que M. Beau a parfaitement décrit l'intestin placées en ce lieu , ou à celle des parties mus
(Recherches statistiques pour servir à l’histotre de culaires qui l’entourent.
l'dptlepsia et de l’hystérie; in Archives générales de 2° Dans l'lntervaüo des attaques, la contractilité des
médcc., t. u, iuill., ana. t836). La violence et la grande muscles de la vie de relation et organique reste plus ou
étendue des mouvements sont le caractère dominant de moins lésée, suivant la violence et la durée de l'attaque.
la convulsion hystérique; elle affecte surtout les muscles Les malades se plaignent de douleurs vives, d‘un senti
qui serventà la flexion et à l‘extension des membres. ment de lassitude, de briscment des membres, et d‘une
Chez quelques malades , la convulsion devient tonique ; faiblesse telle qu‘il leur est impossible de marcher; il y a,
George! dit avaisI observé sur des malades une sorte de en quelque sorte, épuisement de la contraclilité, et non
raideur calaleptique avec respiration insensible (lac. ctt.. pas véritable paralysie, car, au bout d‘un temps assez
p. I”). On a aussi rencontré l'opisthotonos et le pleu court, elles recouvrent l'usage de leurs membres. Chez
roshonos. d‘autres, il reste après les accès une paralysie 'a laquelle
Troubles de la controctillld dans les muscles de la ona donné le nom d'hystdriqua. M. Wiltson, de Middle
vie organique. — Tous les auteurs parlent des palpi ses, a publié sur ce sujet un travail d'une trèrfaible va
tations et des battements de cœur comme de symptômes leur: ses observations manquent de détails, et l'on peut
très-communs chez les hystériques. Les palpitations ne même afiirmer que la plupart n'appartiennent pas a
sont que des convulsions cloniques de la substance char l'hystérie (Note sur la paralysie hystérique , extr. des
nue du cœur. On observe aussi des spasmes dans le Transacl. de la Soc. média-ch”. de Londras, t. xxr ;
larynx, et nous sommes portés à croire que la constric in Gazette médicale , n° 3, janvier 1839 ). La paralysie
tian ressentie par les malades dans les muscles du cou et hystérique otfre cela de particulier, qu'elleest. en géné
du pharynx s‘étend aussi aux muscles du larynx, et dé ral, partielle, limitée à un membre, et même à un doigt,
termine la production de ces cris bizarres, tantôt écla et qu’elle se dissipe avec rapidité, et non graduellement
tants , tantôt rauques , et semblables aux cris des bêtes comme la paralysie symptomatique de quelque lésion du
sauvages. C‘est à cette contraction anormale des muscles système nerveux, et enfin qu’elle suecèdeà des convul—
laryngiens qu'il faut attribuer la modification qui sur sions. Copland dit que la paraplégic a été observée chez
vientdans letimbre de la voix avant l‘attaque, et qui per— quelques malades, et que. chez une femme vue par Bro
siste encore après, pendant un temps variable. die, la paraplégie hystérique fut prise pour une atîection
Il se forme, en diflérents points du ventre, des tumeurs de la moelle.
dont le siége parait être l'intestin, qui se replie et se meut On observe aussi la paralysie des muscles de la voix,
en ditîérents sens sous l'empire des convulsions cloniques des sphincters, de la vessie ( Georget, toc. cil., p. 163),
de la membrane musculaire. Les femmes sentent elles— de la langue, de l‘œsophage. On a vu l'aphonie hystéri
mèmes avant l'attaque les mouvements de l‘intestin, que persister jusqu‘à la guérison de l’afl’ection nerveuse,
qu'elles comparent à ceux que produirait un corps qui et en imposer, pendant longtemps, pour une lésion ma
se déplacerait , ou un être animé, qui se remuerait. térielle du larynx.
Quant on porte la main sur le ventre d'une femme en La contracture est un phénomène beaucoup plus com
proie_à une attaque «l'hystérie, il n'est point rare de mun que la paralysie. Elle peut affecter le muscle sternu
sentir ce mouvement des intestins , et des tumeurs qui mastoïdicn et causer un torticolis, les muscles de la un
se forment, se dissipent , et se meuvent dans difl'érents que, d'un membre, du flanc et de la hanche. Dans ce
sens. La pression que l'on exerce sur ces tumeurs mo dernier cas, le membre inférieur présente un raccour—
biles y pr0voquc souvent de la douleur, et rend l'attaque cissement qui peut faire croire à une maladie de l‘os
ΠΥ$ -5Ι ΠΥ8

οοεαΙ. Μ. ΑυσιαΙ α π, οπο: υυε @υπο ΙΙΙΙο Ιηειέι·Ιουε, συΙεε ου ρου Με αει εοΙεποεε σ°οΙ›εει·ιαιιοπ. ι1υε Ρειππιε
ιο ιι·οπο ίοι·ιπει· υπ αυριο σι·οιι απο Ι'οε σε Ια ΙιαποΙιο, ει Ιιχειοι·Ιιριε, υυε πουε ανουε ευ οοοαεΙοπ σ'οΙιεει·νοε, Μι
ι:ειιε οοπιι·οοιιιι·ε ρει·εΙειει· ρευσαπι ρΙυειευι·ε ιποιε, ρουι· ρι·ιεε σ'υυε Ιονιο αιιασυε, αρι·οε ΙαιιυεΙΙε εΙΙε απποπε:ι
εε σΙεειρει· επευΙιε εαπε αυιι·ε αοι·ισεπι. Ι.'ΙιγστορΙ1οΜε, αυε ροι·εουπεε σοι Ι'επιουι·αιεπι ιιιιε εοπ πιαι·Ι ιιπ'εΙΙε
υυε Με α ι·ευοοπιι·εε οπο: ιιυεΙσυεε ιπαΙασεε, ραι·αΙι ιε υ'αναΙι ραε ιιυ σερυιε Ιοιη;ιειιιρε, πυαΙι ΙυΙ ι·ευστε νΙεΙΙε:
υπ· αυ εραειπε ιοπιιιυε συ ρΙ:αι·γπε ει σε Ι'ιεεορΙιαρε. επ οσοι, συεΙιιυεε ιπιπυιεε αρι·οε οειιο σιιιυαιΙου,Ιε ιυαι·Ι
ΩυεΙιμιειοΙε ΙΙ ι·οειε συ ειι·αΙιΙεπιε, ει υπ ρευ σε ι·αισευι· εε ρι·εεευια. ΙΙΙΙε πουε α ροειιιππιεπι αεευι·ε ρΙυε ιαι·σ
ι.Ιαπε Ιεε ιπυεεΙεεσυι πιευνεπι Ια ιπαουου·ε. ΙΙ εει πιο ιιυ'εΙΙε Ι'αναιιι·εοουπυ ΙΙ εοπ ρ:ιε,αιι ιποπιευι ου ΙΙ επιι·αΙι
σ'οΙιεει·νει· Ια ρει·νει·ειοπ σε Ια ιποΙπΙΙιε αριεε Ιεε αιια ρου υπο ροι·ιε οοοΙιει·ε Ι'οι·ι εΙοιεπεε σε Ι'ευσιοΙι συ'εΙΙο
ιιιιιτο σ'Ι·η·ειει·Ιε. Οεοι·ι;ει ραι·Ιε οερευσαπι σε Ια,οποιύε ΙιαΙπιαιι.8ι πουε νουΙΙουεεουπιειιι·εα υπ εΧαπιεπ εει·Ιευε
οοιπιπε σ'υπε πιαΙαιΙιε σοι ρευι ευι·νεπιτ α Ια συ σεε ιουε Ιεε ιπΙταοΙεε συ ιυαριιειΙεπιε, πουε ιιιουιι·ει·Ιουε πω.
ποοεε. Ιειπεπι οοε Ια ρΙιιραιι ε'ειρΙΙηυεπι ραι· Ι'Ιη·ρετεειΜεΙε
Β. Τι·ουοιοε σε ισ εεπειοιιιισ.-- Η Ι1υ·ι·οπι Ι'οιιοευε. σοπι εοπι αΙΙΙεοιεεεΙεε εοιιιυαπιΙιυΙεε, ηυ'εΙΙεε εοΙεπι υγε
-- Ι.εε ΙΙΙΙΙεε επι οουεει·πυι Ιευι· ΙπιεΙΙΙ8επεε ρευπυι @Με ου που. ΙΙ γ α. ΙΙ εει νται , υυε αυιι·ε Με σε
εευΙεε ι·επσι·ε οοιπριε σεε ριιέποιπεποε συ'εΙΙοε οπι όρκου ρΙιεποιπεπεε ιιιιΙ π'ουι Ιευι· εεΙειουοε ηυειΙαπε Ιε οει·νεαπ
π.. ΕΙΙεε σιεεπι αιοι·ε ιιυ'εΙΙεε επι ι·εεεευιι σεε σουΙουι·ε σε οευκ ιιυι Ιεε ιιυαριυευι, οι σε σου; ι;υΙ γ οι·οΙεπι ι πουε
ειπε, σεε σόοιιἰιευιευιε, σε Ι'απεοιεεε πι·ε Ια ι·όειοπ ερι π'ανουε ραε α πουε ευ οοευρει·.
Βαειι·ισυο, σαπε ιουι Ιε πυιι·ε, απ επεσε ; ω” Ια Με, Ι.'ΙηρειεειΙιεειε ρειιι εε σένεΙορρει σαπε σοε νΙεοει·εε
σεε Ι›ι·υΙιε σιπι·ε, σεε εΙΙΙΙΙειιιεπιε, σεε σειοπαιΙουε , υυε ου ΙΙ υ'οπΙειε υυε οοιιε εεπεΙυΙΙΙιε ιιυε ΒιοΙιαι α ιΙεεΙππόε
σουΙευι· σ” ιοΙου Ιιγειέι·Ισυε).'Ι'απιοι υπ που εΙαοιαΙ. υπε εουε Ιε πουε σε εεπειοΙΙΙιε οτροπιοιιε. 0απε εε εεε, ΙΙ
οΙιαΙευι· νινε, υυε εοιιε σε πρεπε, ρει·οουι·επι Ιοιιι· οοι·ρε, ευι·νΙεπι σεε εεπεαιιοπε αποτιπαΙεε ιιυΙ ιουι·ιπεπιεπι Μαιε
ι:Ι ιαυιοι Ια ρΙυε Επιασε εουΙΙΙι·αποε οοπειειε σειυε οοε ι:ουρ Ιεε ιπαΙΙιειιτουεεε ΙΙεπιπιεε αΙιειπιεε σ'Ιιγειει·ιε. Ουώ
ι:οπνυΙειοπε συι οι;Ιιεπι Ιεε σισει·επιε ισεοει·εε αΙτσοπιιπευπ συειοΙε σεε σουΙοιιιε ι·Ινεε οιΙειεπι ε Ια αέριου ρι·έοοι·
ει ρεοιοιαυιι. Ι.α οουειι·Ιοιιοπ συ οπο ει σε Ια ροΙιι·Ιυε σΙαΙε, ει ουι Ιουν πάρε σαυε Ιο οοευε; εουππι αΙοτε ΙΙ γ
εε! υπ ρΙιευοιπεπε ιιεε-ροπΙΙ:Ιε αυεει ρουι· Ιεε πια α ευ ι·πεπιε Ιοιπρε σεε ραιριιαιΙουε, ει Ιου ρουι·ι·αΙι ευαισ
Ιασεε. σι·ε Ιε σενεΙυρροιπεπι σε ιιυεΙιιυε πιαΙασΙε συ πουε, ει
Προ: Ιεε πγειει·Ισπεε σοπι Ι'ΙυιεΙΙΙρευοε εει οουεεινόε, Ι'οπ πε εαιαΙι υυε Ι'επακέι·αιΙου σε Ια εεπεΙΜΙΙιε ρευι α
Ι'οιι°ιε ι·εειε Ιπιαοιε; εΙΙεε επιουσευι Μ” σΙειΙποιοιπεπι εΙΙε εευΙε ρι·οιΙυπε εεε ρυέυοιπευεε. Ι.εε Γεπππεε υγειο
ισοι εε ηυ'οπ σΙι αυιουι· σ'εΙΙεε : αυεεΙ Μπι-ΙΙ εε ιουΙι· επι· ι·Ιιιυεε εε ρΙαΙευευι σε σοιιΙουι·ε Ιυιετιπιιιευιεε σε εοπ
εεε εαι·σεε, ει πε _Ιαιπαιε ρι·οποποοι· σειιαπι εΙΙεε αυουυε ιΙυυεε, σε οι·αιπρεε, σε ΙΙι·πΙειπεπιε σαπε Ι'εειοιπαε, σε
ραι·οΙε ιιυΙ ρουι·ι·αιι Ιεε Ι›Ιεεεει·, ου Ιευι· οαπεει· συεΙουε οοΙΙιιυεε εοππυι ιι·εε-νΙπε. σε σουΙευι·ε πεΙοαΙεε ιιυΙ Ιεε
ι:Ιιαδι·ιπ, ει ΙΙ εει υιΙΙε σ'επ' ρι·ενεπΙι Ιεε ρει·εουπεε επι ιοι·οευι α ι·επσι·ε ιι·ει;υεπιπιεπι Ιεε υι·ιπεε (σε Ι'ΙεοΜυ#ε
Ιεε επιουι·επι. Ιιαι·επιεπι Ια πε εει οοπεει·νεε; ρι·εειριε Ιιμ.ιιετ€ειιο, σοοι. Ι.αγοοοΙι; ιο θοαειιε πιάσω., πε 5, κ·
ιουΙουι·ε Ιεε ραυριεεεε αυαΙεεεεε ι·οοουνι·επι Ιε ι;Ιουε οου πιει· Ι838 ; Ιου”. ειι·απε.). Ιιεε ι·ειπε, Ιε πω, ει Γαιο
Ιαιι·ε. Οεοι·ι;ει. α οΙιεει·νε υπο ιπαΙασε συι ι·ογαιι σ'υυ αΙΙ, Με, εοπι Ιε εποε σε σουΙευι·ε Ιπιεπεεε.
σοπι Ιεε ραυρΙἑιεε ειαιεπι οοπνυΙεινοιιιεπι όοαι·ιόεε, ει Ι.εε σουΙευτε επι εε ιπαιιΙΙεειευι οπο: Ιεε Ι'ειππιεε Ιερε
σοι ρουναΙι ραιΙει· Ιοι·εςυε εεε εουσι·αυοεε πε ι·ουσαΙεπι ιόι·Ιιιυεε εοπι ιι·εε-πι·ΙαυΙεε ραι· Ιευι· πόρο ει Ιευι· Ιπιεπ
ραε εεε ΙσιΞεε ιι·ερ ναρυεε (απ. οπο, ρ. ΙΟΙ ). Με. ιΣοριαυσ Ιεε α ειιισΙ6εε απο ρΙυε σε εοιπ ευε ιουε
20 7'τουοΙε.ε σε Ισ εεπείοιιιΙσ σου" ι'ιπιετυοΙιε σε: Ιεε αυιευι·ε. 'Ποιοι Ια σουΙευι· οι:ευρε Ια ποιου πιαιπ
οιιαουε.ι. -- Ι.εε ιιουΙιΙεε σε Ια εεπιΙΙιιΙΙιε εοπι ροι·ιόε α ιπαιι·ε, αυειπευιε με Ια ρι·εεειοπ ου Ι'Ιπεριι·αιιοπ, οι
υπ σει·;ι·ε επιι·οιιιε σαπε Ι'Ι·η·ειει·Ιε, ει Ι'ου ρευι σιτε υυε ρευι Μπι οι·οιι·ε α υυε ρΙευτέεΙε, ιαπι εΙΙε εει ορΙπιαιι·ε
οειιο αΠεοιιοπ ρι·εεεπιε Ιε ιαΙιΙοαπ Ιε ρΙυε "πιο, ει επ ει ρόυΙΙΙΙε ρουι· Ιεε ιυαΙασεε; ιαπιοι Ια σουΙευι· εει ορι
ιπει·πε ιειπρε Ιε ρΙυε οοιπρΙει , σε ιουε Ιεε σεεοι·σι·εε ι;αειι·Ισυε, εε ιποπικε Ιοευειιυειπεπι, συι·ε συεΙιιυεε πιΙππιεε
σπιτι Ιο εγειειπε ιιει·πυπ ρευισεποΙι· Ιεειεπε. Νουε ειπ ο ρΙυειευι·ε Ιπειει·εε, ει αυεπ:ιεπιε μι· Ια ρι·ειεΙου ( αιιΙοΙε
σΙειοπε Ιεε ιποσΙΙΙοαιΙουε σε Ια εεωωιιιε ευΙναπι οιι'εΙΙε ΙΙτε·ι·ιέπιπ, Πιειίοπ. ο| ρι·οοιιεοΙ πιεσιοιπε, ρ. πιο),
εει αυειπεπιεε, σιπιιπυεε ου ρει·πι·ιΙο. οι” σ'αυιι·οε, εΙΙεε εε σιι·Ιρεπι Ιε Ιου;; συ οοΙοπ σεεοεπ
ισ Ι.'ειαι ΙιγρεπεΙΜΜΙυε σε ιοπε Ιεε οη;απεε εει εεΙυΙ σαπι, ει νΙεππεπι _Ιυειριε σαπε Ια Ιοεεε ΙΙΙαι;υο εαυεΙιε.
επι εε ιπουιι·ε Ιε ρΙυε ιι·εσιιεπιπιεπι. Ευ πιει Ιεε ρι·Ιπ Βι·οσιε α εουνεπι ουεει·νε υυε ιοι·ιε σΙειευεΙσπ εαιευεε
εΙραπτ εγιπριοιπεε ε οερΙιαΙαΙεΙε ιιοιιιαΙε , οοειρΙιαΙε, σε Ι'ΙπιεειΙπ. Με: ιιυεΙιιυεε Ιειππιεε , Ια σουΙευι·. εε Με
ειπειριιαΙε,πέιπΙοι·απΙε,πειδιαιιιε,σουΙευτε υενιαΙρισιιεε, πιο Ιε ρυοΙε, ε'αεοοιπραεπε σε σεεοι·σι·ε σαυε Ια εσω
ιι·αΙπεεε σε Ιου ευ αιιιωασ ροΙυιε σε Ια Με, σε Ια πω, ιΙου υι·ΙπαΙι·ε. οι σε εοΙΙιιυεε σοὶ ραι·αιεεεπι ιεου· α Ια
οι εουππι σεε ιπειποιεε(ιιυεΙιχυεΙ“σιε οοιιε σουΙευι· πε οου8εειΙου σε Ι'υιέιυε.€εε σουΙειιι·ε εε ι·πουιι·επι αυεεΙ
ευιι ραε Ιε ιι·αιει σεε υει·ιε,ει εειποΙε ι·εεΙσει· σαπε Ια ρεαυ); ραι·Ι*οιε σαπε Ι'αΙισοιπευ ει εΙιπιιΙευι υπο ρει·ΙιουΙιε, ου
πιοπιεε σουΙευι·ε α Ια ροΙιι·Ιπε, επι Ιε ιια_Ιει σεε υει·θε Ιπ Μου σαπε Ια πεειε, σαπε Ια σΙι·οοιΙου σει υι·ειει·εε , οι
ιει·οοειαυε ου εευΙειυεπι σαπε Ιεε ιέι;υιιιεπιε, ε Ια ι·έεΙου οι:οαιΙοπποπι υπο σγευι·Ιε ραεεαεει·ε. Ου οΙ›εεεπ ευοοιε
εριεαειι·ιιιυε, επι ΙουΙι σ'υυε εευεΙΙεΙΙΙιε ειιι·αοι·σιπαιιε, οπο: ιιυεΙσυεε ιπαΙασεε σεε σουΙειπε ειπε σαπε Ιεε ιόεΙ‹›πε
Ξ! Ιω ροιπι ηυε Ιεε ιπαΙασεε πε ρευππι εουππι ευσυι·ει· σοιεαΙε ει ΙουιΙιαΙυε: οεΙΙοε-οΙ ρουππι Εαιι·ο οι·οΙι·ε α
Ια ρι·εεειοπ συ πιοιπεπι Ιε ρΙυε Ιόεει·; ισπε σουΙευι·ε αυ υπο εαι·ιε νει·ιευι·αΙε, αΙυεΙ υυε ΙΙι·οσιε επ α ιιυ υπ επιπ
Ιαη·πε, αοοοιιιραευεεε ου που σε Ι'αΙιει·αιΙου σε Ια πια. ρΙε ι Ι.εοιυπε ιιιιιειπιΜ:ε ο| οοι·ιοΜ Ιοοοι πετυου.ι οβ
Ι.εε εευε αοσυιειευι υυε συεεεε επιι·ειπε, οι σουι ου πε |εοιιοπ.ε;Ι.ουσ., ι887 Ι. ΩυεΙουειοΙε εεε σουΙευι·ε ε'αο
με!" μου· Ι'ισεε ηυαπσ ου π'α ραε οΙιεει·νε σεεΙιγειει·Ιιμιεε. οοιπραεπεπι σε εραεπιεε σεε ιπειπυι·εε ιιυι ειιπυΙεπι Ια
Ε'εει αΙπεΙ ηυ'αρι·ιἔε Ιουν αεεεε, εΙΙεε ευιοπσευι Ιεε εποε οποιεε. Ου α ιιυ αιιεει οεε σουΙευι·ε εε πιοπιι·ει·αυ πινεαυ
Ιεε ρΙπε ΙοΙπιαΙυε, ει επι εοΙιαρρειιι απο οι·εΙΙΙεε Ιεε ρΙυε συ εαοι·πιπ ει συ εοοομ; εουνεπι οΙΙεε εοπιΙιεεε α υυε
σεΙΙοαιεε; Ιευτ οσοι·αι εει Για ο σεε οσευι·ε Ιεε ρΙυε πι αιϊεοιΙοπ όνισευιε σε Ι'υιει·ιιε. Ι.εε σουΙουι·ε ε'Ιι·ι·ασΙεπι ,
Ι›Ιεε; Ι'ιεΙΙ πε ρειιιευρροι·ιε α ΙιιιιιΙειε; Ιε ιαοι εει ει σαι” ιιυεΙσυεε οαε, Ιυεου'αυ πιο, ει ΙΙ επ ι·έσιυΙιε σει σου
σέωιορρε ειπε Ιεε οΙσειε Ιεε ρΙυε «Με ισοι ιιυρι·εεεΙου Ιευι·ε ιι·εε-ιαι·Ιόεε ει ιοιι Ιυιευεεε, επι ρευνεπι ειιπυΙεε
επι· Ιε ι·εεεαυ πει·νευε ει ραρΙΙΙαΙιε επι ε'ειαΙεα Ια ειιι·Ι'αοε υυε αΙΤεοιΙοπ συ Με. Μ. Νοτη· α ειρ;υαΙό σερυΙε Ιου;;
συ σειπιε. Ι.εε σωσει Ιιιιρουσει·αρΙεε, Ια ΙιιιιιΙει·ε. Ι'εΙοο ιεπιρι ιουιεε εεε Ιτι·ασιαΙΙουε πενι·αΙΒιιιιιεε ιριΙ εε ρι·ο
"Μιά, Ιεε πιουπιπεπιε σε Ι'αιπιοερΙΙειε, Ιεε αΙΐιεοιοπι συιεεπι σαπε Ιεε σΙΙΤόι·επιε νΙεοοιεε σε Ι'αΙ·ισοιπευ ει σε
"Β-ηνειπεπι. ιῖ'εει επ ταιεοπ σε εειιε Ιη·ρει·εεΙΙιόεΙε Ια ροιιι·Ιυε. Ι.'Ιη·ειέι·Ιε 6ιαυι ρουι· Ιυι υυε υένι·αΙριε υιι!ιΙπε
οριο Ιεε ΙΙοιυπιεε υγειόι·Ιιιυοε εε ρι·σιοπι ει Μου αυα Προ· αεοευσαπιε, αΙπει ιιυε πουε Ιε σΙι·οπε ρΙυε ΙοΙπ (προ:
ι·Ιεποεε ιπαεπειιυπεε. Ι.'οεαΙιειιου σε Ιου” εευε ιοιυ·ιυι Ποιον”, ου οοιπρι·επσ ιιεε-Ιυευ υυε Ια πέιι·αΙριε παμε
απ ιπαεπειιεευι·ιριι εαΙι Ιεε ειιρΙοιιοι υυε εοπ σε ρΙιόυι› ιαυιοι υπ νΙεεετε, ιαπισι υπ ειστε, εσυ. ειιπυΙιαπειπευι ,
ιπεπεε ειιιι·αοι·ιΙιυαιεεε σουι ΙΙ Μι εοπ ρι·οΙΙι , οι ο Ι'αΙσε εσυ. Ι'ιιπ αρκά Ι'αυιι·ε. ΙΙ ΙΙαυιι·εοοπυαΙιι·ε υυε οειιο πια
σεει;υοΙε ιΙ ραινιεπιεοι.ινεπι α ιι·οπτρει· σι·ε Ιιοιππιοε οιο πΙΙ:ιε ιπρόπιευεε σ'ειρΙΙιριοι Ιεε σουΙευιε οπο ρι·ειευιευι
HYS — 5 - HYS
si souvent les hystériques est d‘accord avec les faits. qui donnent cette explication , comparant ce qui arrive,
M. Andrai a signalé dans ses leçons de pathologie gé dans cette circonstance, ‘a l'espèce de raidissement géné
nérale (Cours de la Faculté, année 1842) l'existence de ral que l'on oppose machinalement à toute sensation
douleurs assez vives, qui ont leur siége le long du rachis. douloureuse, vive et instantanée» (toc. cit., p. 170).
Elles peuvent occuper les régions cervicale, dorsale et Les mouvements convulsifs sont plus intenses et se rap
lombaire. On les détermine quand on presse sur les apo prochent beaucoup plus de ceux qui appartiennent à l‘é
physes épineuses; en même temps une autre douleur se pilepsie, lorsqu'il y a perte de connaissance. Suivant
manifeste dans un lieu qui varie suivant le pointoù l'on Ceorget, c‘est alors que l'on voit les malades oifrir l‘é
exerce la pression. si c'est sur la région cervicale, la corne à la bouche. Sur vingt-deux malades qu'il a oh
malade éprouve tout aussitôt la sensation d‘un corps servés, huit n'avaientqu'une demi-perte de connaissance,
étranger qui serait arrêté dans la gorge. et cette sensation onze perdaient tout à fait le sentiment; chez deux au
suit à l'instant même, et comme un éclair, la pression tres l'abolition du sentiment ne survint que longtemps
sur les vertèbres; elle disparalt avec la même rapidité. après les premières attaques ; chez la dernière. quelques
Quand On presse sur la partie supérieure de la région attaques seulement s'accompagnaient de ce phénomène.
dorsale, les sujets disent qu'il leur semble que l‘on en Sur le nombre des malades qui étaient privés de senti—
fonce le sternum dans la poitrine; réciproquement, ment, sept avaient l'écume ‘a la bouche, six présentaient
quand on appuie sur le sternum , la douleur dorsale pa une altération profonde de la face, trois ou gonflement
rait tout à coup. La pression est-elle faite sur le bas de et une teinte livide, un seul des grincements de dents.
la région dorsale, aussitôt la douleur se montre à l'épi Chez quelques sujets, on observe des attaques qui sont
gastre. L'un de nous a observé ces divers phénomènes tantôtavec perte de connaissance, et tantôt avec conser
sur une fille hystérique couchée dans les salles de M. An vation de sentiment.
dral. il y a des cas où la douleur n'occupe qu‘un seul des 2° Troubles de l’intelligence dans l'intervalle des
points indiqués; d'autres où elle est multiple. attaques. — Lorsque les accès sont rapprochés et inten
La Violence et la continuité de l’excitation nerveuse ses, ou durent depuis longtemps, l‘intelligence reste plus
finissent par altérer la nutrition : quand l'hyperesthe‘sie ou moins lésée. Les sujets se souviennent vaguement de
est extrême ou distribuée dans presque toutes les fonc la crise qu'ils ont éprouvée; il est rare qu'ils en aient
tions, l‘excès des douleurs amène parfois un délire ner entièrement perdu le souvenir, comme dans l‘épilepsie.
veux ou une anesthésie dangereuse. On voit alors les Toutefois il en est ainsi quand l‘attaque d'hyuérie est
malades tomber dans une sorte de torpeur et d'hébé violente et épileptiforme. Le travail d‘esprit fatigue beau
inde. coup ies sujets, et souvent leur est impossible; ils restent
2° L'aneslhdst‘e générale dont nous venons de parier, plongés dans la tristesse et l'abattement ', une mélanco—
se montre plus fréquemment dans l'hystérie que dans lie profonde s'empare d'eux. Quelquefois ils délirent
toute autre afl‘ection. l.'anesthésie partielle peut atteindre pendant un temps plus ou moins long après l‘accès; ce
une portier) de la peau, ou l'œil; i'amaur0se hystérique délire, purement nerveux et comparable à celui des am
est peu durable, et se dissipe à mesure que le temps de putés et des individus qui ont éprouvé de grandes souf
l‘accès s'éloigne. frances, finit par se dissiper; mais on le voit aussi per
3° Perversion. —- On constate chez les hystériques des sister chez quelques malades et constituer une véritable
perversions, des hallucinations assez fréquentes des or manie, ou aboutir à la monomanie suicide. Chez d’au—
ganes des sens. Les malades voient des objets tachés de tres, la mémoire (affaiblit, le jugement perd toute sa
rouge, des particules voltigeant dans l‘air, quelquefois rectitude, et l'on observe un changement complet dans
même des images fantastiques; dans ce dernier cas, il y les habitudes des sujets qui deviennent pusiilanimes. ir—
a conception délirante. Des bruits divers, des tiutements, résolus, capricieux, et ressemblent à de véritables en—
des sifflements, des sons étranges, se font entendre. On fants; d’autres tombent dans l'apathie et dans un état
voit les malades respirer avec délice des odeurs fortes ou de stupidité qui a une grande analogie avec celui que
très-fétides, le musc, le camphre, l'asa fatida, le parfum présentent les épileptiques.
des fleurs les plus odorantes : cette perversion de l'odo Nous signalerons encore un autre changement qui
rat, qui persiste durant l'intervalle des paroxysmœ, fait survient dans le moral des hystériques, et qui réclame
souvent recounaitre les femmes atteintes d‘byste'rie ou toute l'attention du médecin et du philosophe. Les ma
celles qui y sont prédisposées. Le goût est souvent dé— lades ont un goût très-prononcé pour les ouvrages de
pravé , les malades recherchent alors les substances qui sentiment; elles recherchent tout ce qui peut exciter en
ne servent pas à l'alimentation. M. Amiral a cité dans ses elles des émotions dont elles ont cependant moins besoin
leçons l'histoire d'une fille hystérique qui aimait a man que d’autres; elles aiment les romans, le spectacle, la
ger des thèses. D‘autres désirent des substances acides, musique, la danse; elles sont très-accessibles aux pas
de la craie, du charbon, etc. (voy. Bouusus et Gssruo sions tendres, et ne craignent pas de s'engager dans des
ENTÉRLLGIE). La peau est le siége de sensations variées; liaisons dangereuses qui souvent augmentent l'intensité
quelques sujets se plaignent d'éprouver à la peau lin froid de leur mal. Elles sont portées ans. plaisirs de l'amour,
glacial, ou une chaleur ardente, et si l‘on touche le légu et commettent souvent de grands excès vénériens. Quelle
ment, en lui trouve sa température ordinaire. D'autres que soit l'opinion que l‘on embrasse sur le siège de l'hys—
y ressentent des fourmillements et des pincements : le térie, qu'on la fasse provenir de l‘utérus ou du cerveau,
maindre contact d'un corps rude leur est insupportable. ou est obligé de reconnaitre que la continence n'est point
C. Troubles de i'fnteilfgcnce.—t° Durant l'attaque. commune chez les hystériques; ce qui dépend sans doute
— il faut partager, tous ce rapport, les malades en deux de l‘excitation à laquelle sont en proie les organes qui
groupes : les femmes qui conservent leur connaissance, président à l'accomplissement de cette fonction, tout
et celles qui la perdent. Les premières, ainsi que nous aussi bien que les autres parties du système nerveux. il
l'avons déjà dit, sont privées de la parole , mais enten nous semble que c'est la & qui a conduit les auteurs à
dent fort bien tout ce qui se dit et se passe autour d'elles. recommander le mariage comme un moyen de guérir
Livrées tout entières aux violentes douleurs qu’elles l'hystérie. Ils se sont fondés sur le penchant qui porte la
éprouvent, elles restent plongées encore quelque temps femme atteinte de cette maladie à désirer les plaisirs
après l'attaque dans un état de torpeur et d’anéantiue vénériens ; ils n'ont pas suifisammcnt réfléchi que si
ment qui est pénible pour le plus grand nombre des ma cette atfeclion frappe surtout des femmesjeunes, chez
lades, mais qui n'est pas non plus dénué de charme pour lesquelles le vœu de la nature n‘a pas encoreété satisfait,
quelquesunes. (4 Chez les femmes qui ne perdent pas elle doit activer encore l‘inclination naturelle ‘a cet tige,
connaissance, dit Georget, les convulsions sont moisis in en raison même de l'excitation qu'elle détermine dans
tenses; ce ne sont, pour ainsi dire, que des eflorts com tout le système nerveux. Nous pensons qu'il est peu pru
mandés par la douleur; ce sont les malades eux-mômes dent d‘obéir à cette impulsion; et que le médecin doit
HYS -53— HYS

chercher à maîtriser ou plutôt à combattre l’état de né amène ces gaz est en tout semblable à celle qui a lieu
vrosthénie qui l‘eugendre, ainsi que les autres phéno dans la gastro-entéralgie simple ou symptomatique de
mènes d‘hypereslhésie que nous avons signalés. l'hypochoudrie (voir ces mots). Un congott difficilement
E. syncope hystérique, mort apparente. — l.ouyer comment M. Magendie a pu soutenir que le gonflemeuc
Villermay considère comme les symptômes du troisième de l'estomac devait être attribué à l’air que la femme
degré de l'hystérie cet état syncopal et de mort appa avale involontairement lorsqu‘elle éprouve de fortes atta
rente dans lequel tombent quelques malades. Les fonc— ques (Annal. de la Société médic. d’émulat., vttt' nom).
tions du poumon et du cœur paraissent suspendues, ou, La présence de gaz dans l'intestin détermine une disten
pour parler plus exactement, s'accomplissent avec une sion fort pénible pour les malades; elles parviennent
telle lenteur, que l'on ne peut sentir les battements du quelquefois à s‘en débarrasser par des éructations répé—
pouls ni ceux du cœur , du moins à la main , ni aperce tées, ou parles voies inférieures. Suivant plusieurs au
voir les mouvemenlsdtt thorax. La chaleur abandonne les teurs, la constriction de l‘anus est parfois assez forte pour
malades, quisont froides, pâles, sans mouvements, et tout s'opposer au passage de gaz et à l‘administration des la
à fait semblables à des cadavres. Les auteurs ont rapo vements. « Tanla est veutri slriclura, dit Hol’fmann, ut
porté de nombreux exemples de femmes hystériques qui o nec ttllus flatus lransmilti, net: pr0pter ingeutem rec
sont restées pendant quelque temps dans cette sorte de c sislenliam quicquam clysmaus admitti possit s (toc.
léthargie, et que l‘on se disposait à ensevelir. Les prin— cit., p. ou.
cipaux fait: de ce genre ont été racontés par Asclépiade, La tutnéfaction gazeuse des lntestlns dans l‘intervalle
Pline le Naturaliste, Atnbroise Paré, Raniin , Lanci.<i , des accès produitdes bosselures, des inégalités, ou même
dans le Journal des savants (voy. l'ouvrage de Louyer des tumeurs qui pourraient en imp0ser pour une aEec
Villermay, p. 64). Toulle monde connait taluguhre lion organique de quetque viscère. ou pour une gros
aventure arrivée à Vésale qui porta le scalpelsur le corps sesse. Quelquefois les femmes, après les accès, sont tour
d‘une femme encore vivante. L'abomiuahle tribunal de mentées par des nausées continuelles et des vomituritions;
l'luqnidtiou lui fit payer cher son imprudence. Ce n'est il y en a qui vomissent les aliments qu'elles ont mangés,
pas ici le lieu d'indiquer les signes de la mort vraie; ou des matières muqueuses ou bilieuses; l'appétit reste
disons seulement que la prudence commande , dans les capricieux, les digestious lentes. Souvent il y a de la
cas de syncope hystérique, d'attendre les symptômes de dyspcpsie; néanmoins la plupart digèrent fort bien. 0r
la putrél’actiod , ou de soumettre le cadavre aux difié dioairemeut elles sont constipées. Chez quelques-unes,
rentes épreuves qui servent à lever les doutes. Du reste, on observe del monvements et des pulsations artérielles
les étals de mort apparente, dont nous venons de parler, à la région épigastrique, l‘horreur des liquides, cas cu
sont extrêmement rares, et ne peuvent, en aucune façon, rieux d'hystérie hydrophobiquc( Bulletin de thérapeu—
être considérés comme le dernier degré de l'hystérie. tique, p. 373, t. xvu). Quelquefois l‘hystérie est accom
0 Nous n'avons jamais vu, dit Georget, de ces syncopes pagnée de disphagie extrême (Graves, Arch. gén. de
extraordinaires simulant la mort, et qui duraient plu méd., p. 271,1.tt,1833).
sieurs jours sans signe de sentiment , de mouvement , de Pendant les accès, la respiration est laborieuse, diffi
respiration , de circulation. Nous avons seulement vu cile; l'inspiration est. rauque, ou accompagnée de râle
des malades qui éprouvaient des pertes ou «ami-pertes laryngien dû à la présence des mucosités que renferme
de connaissance pendant quelques minutes, souvent avec cet organe. Dans d‘autres cas, la respiration est suspi
persistance de la respiration et de l'action du cœur» rieuse. tantôt haletaule et très-accélérée, tantôt profonde
(art. cit., p. 171). L0uyer-Villermay en rapporte un cas et lente; rien, en un mot, n'est aussi variable que le
fort curieux. Une jcuue fille de vingt et un ans , ayant tr0uhle de cette fonction. Peu de temps après l'accès, la
été vivement contrariée dans son amour pour un jeune respiration présente, à des degrêt différents, les mêmes
homme, fut prise, après une violente attaque d’hystéric. désordres; fréquemment elle est accélérée à un point ex
d'un assoupissement léthargiqne qui dura sept jours- Il y traordinaire : nous avons compté plusieurs fois 64 respl
avait perle absolue de sentiment, de mouvement, et tris raüons par minute, chez une fille hystérique couchée
mus : le pharynx, fortement serré, ne laissait rien passer. dans les salles de M. Amiral. Jamais dans aucune mala
La figure était animée , l'œil fixe , les paupières rappro die, si ce n'est quelque névrose. la respiration ne monte
chées, la respiration gênée, le pouls régulier; peu à peu à ce degré de fréquence sans que la vie du sujet ne soit
la malade recouvra la parole , le sentiment et le mouve— très—prochainement menacée. Quelques malades sont
ment. prises d'une toux continuelle fatigante et sèche, dont
Le sommeil est inquiet , très-léger; le moindre bruit nous avons vu un exemple. Cette toux hystérique peut
éveille en sursaut les malades; ou bien ils ont du cau en imposer pour une affection tuberculeuse commen
chemar , des rêves effrayants. Quand vient le matin, il çaule. Chez plusieurs malades, il survient, à des inter
existe un assoupissement marqué , et les sujets se lèvent valles plus ou moins éloignés, des accès de sulfocalion,
avec de la courbature et un malaise qui persiste souvent avec ou sans toux nerveuse; quelquefois une apitonie se
pendant tout le jour. déclare , et persiste avec une opiniâtreté singulière.
On voit enfin des hystériques tomber, vers la fin de Copland dit que quand elle s‘accompagne de lottx et de
l'accès, dans un état de somnamhulisme complet. C‘est dyspnée fort intense, on peut croire à un œdème de la
alors qu'apparaissent les phénomènes qui appartiennent glotte ou à une laryngite chronique. Conolly rapporte
à cet état morbide si singulier, et dont. le magnétisme que l‘on a vu l’hystérie imiter une attaque de croup, et
s’est emparé pour en faire ttn objet de spéculation. Un survenir, comme lui, au milieu de la nuit. Chez quel
délire gai ou l’extase termine parfois l’accès. Quelques ques malades, la sulfocation imminente et la strangula
malades tombent dans ttn état comateux qui doit inspirer tion en impo:ent pour des maladies autres que l'hysté
de grandes inquiétudes. Whytt et Couolly ont observé rie. Le hoquet, les sanglots , le rire convulsif et
cette forme soporeuse de l’hystérie. accompagné d'un son de voix éclatant et langoureux,
F. Troubles des autres fonctions. — On observe, du s‘observent encore à la fin des attaques, et persistent
côté du tube digestif, des douleurs vives dont nous avons souvent encore longtemps après. L'éternument annonce
déjà parlé. et qui paraissent avoir leur siège dans le sys parfois la fin des accès (Louyer-Villcrmay ). On entend
tème nerveux gastrique. Dans le paroxysme, et même les malades accuser pendant longtemps un sentiment de
après, l‘estomac se remplit de gaz; il s‘en produit égale constrictidn pénible à la base de la poitrine, vers les
ment dans le reste de l'intestin. La cause de cette sécré— attaches du diaphragme. Les mouvements inspirateurs
lion gazwse insolite doit être cherchée dans la modifi sont profonds, pénibles, comme si la malade ne pouvait
cation toute morbide que subissent les sécrétions sous qu‘à grand‘peine vaincre le spasme des muscles respi
l'influence des troubles nerveux dont le Irisplanehnique raloires.
est lui-meme aflecté. La perversion de la sécrétion qui Au milieu des désordres si nombreux et si intenses qui
a 8
HYS .. 55 _. IIYS

se développent au moment du paroxysme, il est curieux On peut très-bien admettre que la périodicité se joint à
de voir que la circulation ne participe que faiblement à l'hystérie, sans qu’il y ait pour cela il ne pyrexie inter
l'état général. Les battements du cœur sont lents , un mittente qui la complique. Les névroses , plus que toute
- peu sourds et profonds; chez quelques sujets, il y a un autre maladie, atfeetcut la forme intermittente.
peu d’irrégularité , et même des interminenccs. Nous l.ouyer-Villcrmay , et bien d'autres avautlui , pensent
avons dit que les palpitations étaient trèsœommuues que le coït exerce une heureuse iuiluence sur le retour
chez les hystériques hors le temps de leur attaque. Il ne des attaques, qu'il peut les retarder ou les faire manquer
faut voir là qu'une névrose du cœur, qui peut amener, entièrement. Gatien , Zacutus Lusitanus . Forestus ,
il est vrai, des altérations plus profondes, ainsi que nous F. llotfmann, et bien d‘autres que nous pourriom encore
le montrerons plus loin. Quand les palpitations sont ac citer, ayant admis que c'est la rétention de la liqueur
compagnées de douleur, il y a en même temps névrose spermatique, ou la continence , pour parler un langage
et névralgie dit cœur. Sydenham a signalé la douleur de plus physiologique, qui détermine la production de l‘hys
la région précordiale (dissert. cit., s 749 ). Le pouls est, térie, les mêmes auteurs, et ceux qui ont admis cette opi
en général, régulier , non accéléré; il peut , du reste, nion, n'hésitent pas à déclarerque la meilleure manière
.otfrir aussi quelques irrégularités; mais son principal d'éloigner les accès , et même de guérir la maladie, est
caractère est de n'être nullement fébrile, c'est-à-dtre de conseiller le mariage et le rapprochement sexuel.
accéléré, comme dans les phlegmasies. Quant aux bruits et Qua de causa etiam antiquiores medici permoti fue
-de souffle et aux bruits musicaux dans les artères, si on « runt, ut retentum semen pro principe nostri mali
Ales a entendus, c’est qu'il existait alors une complication « causa habuerint, omnemque medendi scopum en di
de chlore—anémie. Les pulsations du tronc cœliaque et de - rexerint, vel conjugium commendaverint , vel retento
.quelques autres tr0ncs artériels'sout des phénomènes u in utero semini variis modis exitum pararestuduerint o
nerveux qui ont leur cause dans la uéwosthénie géné— (Hofl‘mann, p. 53). Quelques auteurs n‘ont pas rougi de
rale. recourir à de honteuses manœuvres pour mettre fin à
Ce n‘est pas seulement pendant l'attaque, mais encore l‘attaque hystérique. Sauvages parle d'une femme chez
après, que les femmes hystériques rendent des urines qui « clitoridis titillatio a barbitonsore .impudico insti
limpides et claires comme de l’eau de r0che. c'est à tort u tula paroxysmum solvebat. » Pomme, Tissu, Georget,
que Sydenham veut que ces qualités de l'urine soient un soutiennent que le coït aggrave la maladie, et que si le
,signe palhog‘tiomonique de l'hystérie et de l'hypoehon mariage a paru produire quelques guérisons, c'était
tlrie; car on les a observées dans plusieurs afl‘ections parce qu'il satisfaisait le cœur bien plus que les sens.
nerveuses ou chez des sujets bien portants qui étaient en La durée de l'hystérie est variable ; quelques malades
proie à des émotions morales ; cependant c'est un symp sont entièrement délivrées de leur affection après deux
tôme qu'il ne faut pas négliger. «Le tlux menstruel est ou trois attaques. Cette terminaison n'est pas la plus com
quelquefois irrégulier, ou bien, s’il vient chaque mois, mune. Ordinairemeut l‘hystérie, produite par des causes
il est dillicile, de courte durée. et s'accompagne de maux morales , cesse avec les causes qui l'ont provoquée.
de tête, de malaise, de changement dans le carac— Quand elle ne guérit pas spontanément ou par le secours
4ère,ctc.; il est souvent très-régulier, et aussi abondant de l'art, elle peut s'exaspérer ou s'user par les progrès de
qu'il doit l‘être. La conœption, la grslation et l'accou l‘âge, de telle sorte que les accès aillent chaque jour en
chement. ne sont nullement empêchés chez les femmes diminuant d‘intensité. Tantôt ils se suppriment tout à
affectées de la maladie qui nous occupe. Beaucoup sont coup sous une influence externe, ou par l'efl‘et d'une ma
incommodécs par des [tueurs blanches abondantes u ladie; tantôt ils se suspendent pour reivarattre après un
(Georget, art. cit.. p. 164). temps variable, comme la plupart des névroses; telle est
Malgré les souffrances auxqttelles sont en proie les même la marche la plus ordinaire de l‘hystérie. Georget
femmes hystériques, elles conservent pendant très-long. dit que l'on observe, après ces exacerbations et ces ré—
temps leur fralchettr et leur etnbonpoint : on ne dirait missions, « des tics convulsifs permanents, des rétrac—
-pas, à les voir, qu'elles sont atteintes de ntaladie. Taille tions spasmodiques de quelques parties , des accès de
fois, vers la fin , toutes les fonctions se trouvant plus ou suffocation, des paralysies partielles, le plus souvent io
moins lroublées, la nutrition s'altère, le visage prend une complètes, du sentiment ou du mouvetuent, un état mé
,teinte pâle et une expression de tristesse : il survient de lancolique et hypochondriaque prononcé, des phlegma
la maigreur. aies chroniques, desvomissementsnerveux continuels,etc.,
Marche et durée de l’hystérie — Celte añ‘ection dé et que ces accidents peuvent disparallre et se reproduire
bute ordinairement par les symptômes que nous avons plusieurs fois dans le cours de la maladie.
décrits, et qui précèdent l'attaque. Celle-ci se montre Terminaisans. —— l.'hystérie peut se terminer par la
quelquefois immédiatement après l'intervention d'une mort, ce qui est très-rare. Dans le cas où la mort a lieu,
,cause qui a agi brusquement. Le retour des paroxysmes elle arrive par la gêne considérable de la respiration, et
ne tieitt souvent à aucune influence extérieure. La gros— par la congestion très-forte du cerveau , comme cela a
.sesse les éloigne, ou même les suspend : « Hystericæ été observé dans un petit nombre de cas. Elle se termine
a tempore graviditatis quo impetuin principii vitalis le plussouvent par le retour complet à la santé. Quand elle
u utcrus attraliit, a spasmis et afieetibm nervosis liberæ se prolonge, et qu'elle est violente, nous avons dit qu‘elle
« sont» (Hotfmaun , toc. cil.). Cet auteur , toutefois , pouvait se terminer par la catalepsie, la démence, la mé
rapporte des exemples qui prouvent que la grossesse ne lancolie suicide, par un état d'imbéeillité plus ou moins
met pas les femmes hystériques à l'abri des atteintes de marqué . etc. Elle peut se transformer en une autre né
leur mal (obnerv. tlt, toc. cil., p. 59). Une fracture du vrose , en épilepsie , par exemple; cette transformation
crâne, un abcès du sein . une aflection du cerveau suivie est heureusement fort rare (Georget). l.'hypochondrie
de paralysie, ont suspendu momentanément l'hystérie en est une suite plus fréquente. L'accès peut-il se terminer
,(voy. Hoflmann, toc. eit.). Les émotions morales, et tout par une syncope , une léthargie mortelle? On a dit que
ce qui peut modifier d'une manière subite, quoique fai la mort apparente , ou la syncope hystérique, pouvait
blement. le système nerveux . les rapproche; il en est de être considérée comme uneterminaisou de l’hystérie;
même des époques menstruelles. Georget a observé que mais il faut attendre de nouveaux faits avant de l‘ad
les phlcgmasies aiguës graves suspendaient , en général, mettre. Quant aux crises par des éruptions , par des
les paroxysmes; que cependant_d'aulres maladies égale sueurs , des hémorrhagies et des sécrétions diverses , par
ment aigues n‘avaient pas toujours eu ce pouvoir, une la diarrhée, et par l’émission de la liqueur spermatique,
pneumonie , une fièvre intermittente, par exemple. Les sans les rejeter en aucune manière , nous croyons pru
auteurs rapportent quelques exemples d'hystéries pério— dent de les regarder comme étant tout au moins don—
diques qui ont été combattues avec succès par l’emploi tcuses. Des affections organiques peuvent survenir dans
du sulfate de quinine (Ballet. de lhe‘rap., p. 10|, t. x). les viscères à la suite de la perturbation de diverses par
H YS -55 HYS
tics du système nerveux; c’est là , si l‘on veut , un mode mettre hors de doute cette influence. Il peut très-bien se
de terminaison : nous en parlerons plus loin (art. Com faire que , drez un certain nombre de femmes, la sup
plicatlon). pression des règles amène des attaques d'hystérie, et
Espèces et variétés. — Quand nous avons tracé les tende ensuite a les reproduire jusqu'à ce qu'elles aient
divisions de notre article, nous avons dit que I.ouyer été combattues par des remèdes convenables. D‘autres
Villeriitay admettait deux variétés de l'hystérie. l‘une afiectioua viscérales , comme des maladies du cœur, de
qu'il appelle hystéficime, l'autre l’hystérie épilepti l‘estomac, de l'utérus et de ses annexes, reconnaissent
forme. Cette dernière variété est la seule qu'il nous pa pour cause prétlisposanlc l‘hystérie. On comprend . en
raisse convenable de maintenir. efl'et, que la modification profonde qu'apporte néces
L'yhuéro—épilapste que Sennert, Lansonius, Johnston, sairement dans tous les organes le trouble du système
ont nommé improprcment épilepsie utérine, est une nerveux. doit finir par causer de désordres qui sont
afl'ecliun complexe constituée par les symptômes de d‘abord fonctionnels , et qui deviennent plus tard des
l‘hystérie et de l‘épilepsie; mais tantôt les attaques d'épi lésions organiques. Sous cette influence, l'arrangement
lepsie et d'hystérie sont séparées, et tantôt chaque attaque moléculaire des tissus change , leur nutrition partielle
se compose toujours des symptômes hystériques et épilep— s'altère, et l'on voit alors une lésion d'organe là où l‘on
tiques en proportion variable. 3l. Beau .1 même admis n'avait observé pendant longtemps que des phénomènes
une troisième forme (l'hystéro-épilepsie dans laquelle le dynamiques. Nuits avonsdit, en décrivant l'hypochondric,
vertige épileptique se montre avec des'altaques «l'hystérie que cette névrose aboutissait aussi ‘a des altérations or
pure (mém. cit.; voy. aussi l'article Enthr5|s du Com ganlques.
pendium. t. il, tu part. . p. 227;. La première et la Diagnosllc. — Les maladies avec lesquelles il est le
troisième forme se reconnaissent facilement, puisque les plus aisé de ronfondre l'hystérie sont l‘épilepsie et l‘hy
symptdmes sont ceux de l'hystérie. La seconde a été pochondrfe. Nous avons consacré plusieurs pages au
admise précisément en vue de la difliculté extrême que diagnostic différentiel de l'hystérie et de l'épilepsie (voy.
l‘on éprouve à dire si l'accès dont on est témoin appar— ce dernier mot, p. 229, t. u, lrr part., du Compendium).
tient à l‘une ou à l‘autre des affections que nous avons Pour éviter toute redite, nous prions le lecteur de recou
nommées. Dans cette forme, le début de l‘attaque est rir à cet article , où nous avons mis en lumière
presque instantané . les convulsions violentes et plus té les principales difl’ércnces qui peuvent conduire au dia
tsniques que clouiqnes, la perte de connaissance com gnostic, et résumé les signes qui peuvent faire recon
plète; la sensibilité peut persister , la face devenir vio naltrel'hystérie : celle-ci se montreàla puberté et après;
lelle et gonflée , la bouche se oeuvrir de mousse comme est précédée de signes précurseurs et de la sensation d‘un
dans l'épilepsie. Après l’attaque, on voit les malades, globe . de ronstriction à la gorge; les convulsions sont
non pas ahatt ues et brisées, comme dans l'épilepsie simple, cxpansives, plutôt cloniqucs que létaniques, également
mais vu proie à tous les troubles de la sensibilité et de niarquéesà droite et à gauche,sans perte aussi profonde du
la motilité dont nous avons entretenu le lecteur. Certes sentiment; la face est moins altérée, et la bouche moins
il serait préjudiciable aux intérêts de la science de con baveuse; l'abdomen est dislcndu parties gaz; il ya des bor
server la dénomination d'hystéro-épitspss’e pour les cas borygmes; les malades ne tombent pas dans le coma. etil y
où le diagnoetic peut être nettement établi; mais il faut a plutôt de l‘excitation que de l‘abattement après l'accès;
reconnaitre aussi qu'il en est d'autres où nos divisions moinsd'ltébéttuie que dans l'épilepsie. Nous ajouterons en
systématiques ne peuvent êtres maintenues, et au sujet core, avec M. Beau, que prc_sqtlc toutesles attaques épilep
duquel: on est contraint de se tenir sur la réserve en tiqttesont un début subit ou des prodromcs tri-s pro
déclarant que le mal participe des deux névroses. chains;qu‘ellessoul,leplussouvent,simples;qu‘ellessuh
Nous ne ferons que rappeler ici ce que nous avons dit viennent à peu près également trieur et la nuit; qu'elles
ailleurs : l‘hystérie peut être symptomatique d'une ma sont souvent congénitale; et se montrent dans la pre—
ladie viscérale qui agit alors comme cause déterminante mière enfance (voy. art.Ertursm du Compendium, l. ll,
sur un sujet fortement prédisp0sé, ou qui vient com lro part., p. 226). On voit qu‘il faut, pour arrivera un
pliquer la première. diagnostic précis, le chercher non-seulement dans l’étude
Complications.—ll en est quelques-unes quisont acci des symptômes en particulier, mais aussi dansla marche
dentelles, et marchent avec cette névrose comme elles le de la maladie; encore avonsmous prévenu qu'on ne re-‘ V
feraient avec toute autre maladie : de ce nombre sont trouverait plus de différences sensibles dans cette forme
les phlegmasies aigucs du poumon, de la plèvre ou de que l‘on a appelée hystéro épilepsie. Le pronostic de
tout autre organe. On a considéré comme complications l'hystérie étant peu grave , et l’épilepsie étant, au con?
essentielles , c'est-ä—dlre dépendantes de l'hystérie. les traire , une afl"cctiou incurable , et plus ou moins pro
tubercules pulmonaires. Leur développement peut être chainement mortelle. on conçoit qu‘il importe beaucoup
fl'0rlsé par le trouble nerveux qui gêne la respiration; au médecin d‘être à même de décider si une attaque
mais on reconnaîtra que c‘est aller trop loin que de faire dont il est témoin est bystérii‘orme ou épileptiforme.
résulter , en quelque sorte, la phthisie pulmonaire de Les plus chers intérêts de toute une famille sont souvent
l‘hystérie. attachés à la réponse du médecin.
Au nombre des complications qui se lient d'une ma llypochondrie. — J. Franck et M. Dulnois ont tracé
nière étroite à cette affection, nous d‘t:vons placer la mé aVec soin les caractères qui la distinguent de l'hystérie
lancolie , l'hypochondrie, la manie, les paralysies par (Promos mcdic. unie. prœccp., trad. in Enryclop.des
tielles on générales , la monomanie suicide, la se. média. t. III , p. 437; Histoire philosophique de
nymphomanie , l'épilepsie même. Ce n'est guère qu'à la l’hypoch0ndrle et de l’hystérie, p. 290 , in-8"; Paris ,
suite des attaques prolongées et violentes que ces névroses 1833). l.‘hystéric est presque exclusive au sexe féminin,
prennent naissance. On a rapporté un cas fort curieux et sévit pendant la période utérine de la vie; l‘hy’p0<
d'hyslérie , dont les attaques n‘acconipagnaient d‘une citondrie affecte les deux sexes et se montre surtout entre
sueur de sang qui avait son siége sur les pommettes et trente et cinquante ans; l‘invasion de l'hystérie est
l‘épigastre (Arch. yen. de méd._ p. 57‘), 1830). subite , et se fait par attaques en général courtes, dans
L'hystérie traîne fréquemment à sa suite des affections l'intervalle desquelles les symptômes disparaissent pres
viscérales dont le siége et la nature sont assez divers. que entièrement ; l'hypochondri€ est une névrose con
La chloro-anémie , que l‘on observe sur certaines filles tinue , qui vient lentement, jamais par attaque; il y a
hystériques , est une complication à la production de la rémissions peu marquécsdc symptômes qui persistent dans
quelle l'hystérie n’est peut-être pas étrangère. L'amé tous les temps. Les signes de l'hystérie consistent surtout
norrhée et la dysménorrhée sont aussi sous l'influence en convulsions et en troubles variés du sentiment; dans
immédiate des troubles nerveux. Cependant il faudrait l'hypochondrie, il est "ès-rare d‘observer des mouve
pcut-étre revenir 'a de nouvelles observations pour ments comelsifs, et encore sont-ils si légers qu‘on ne
HYS ..56_ HYS

peut les comparer, en aucune façon,à ceux de l'hystérie. la voie du diagnostic , ou tout au moins commander le
La comtriction pharyngienne et la sensation de haute doute.
n'appartiennent qu'à l'hystérie ; s'il y a quelque sensation La calalepsie est une atïection dans laquelle le spasme
analogue de serremcnt chez des hypochondriaqncs qui est. tonique, en sorte qu‘il n‘est pas possible de la pren
se sont étudiés surce puinl,c'csl un phénomène nerveux dre pour l’hystérie. Ces deux névroses sont quelquefois
qui est imaginaire, et non réel comme dans l'hystérie. réunies; quelques malades tombent en catalepsic à la fin
L'hystériedébutepardesscnsations variéesdont le siège est de leur attaque.
dans le bas-ventre; rien de semblable chez l'hypochon— L'affection hystérique peut être simulée, surtout dans
driaquc : Celui-Ci parle toujours de ses souffrances , les sa forme la plus légère. Tous les jours on a occasion
exagère, en Imagine d‘autres, s'occupe sans cesse de sa d‘observer des femmes qui se plaignent de resserrement
santé et des moyens de se guérir , court après les re à la poitrine, d'étouffemcnt, de gonflemcnldu ventre, de
médes et les médecins. L'ityslétique souffre beaucoup, brisement des membres. Ces légers accès de vapeur ou
et n‘accuse que des maux réels. Le premier est égoïste , d'hystérie peuvent être facilement imités, et rien ne peut
et ses idées convergent vers l’instinct de sa conservation, éclairer le médecin sur leur véritable nature , si ce n‘est
qui n’est cependant nullement menacée. Chez la femme une connaissance plus ou moins parfaite des motifs qui
hystérique , il y a de la mélancolie , une vive excitation engagent les femmes à recourir à cette simulation. Les
nerveuse; un pem-hant marqué l’enlralnc vers les don attaques d'hystérie p0nrraieut être plus facilement imi
ces ém0lions , et titi prépare des chagrins nouveaux. La tées encore que celles de l‘épilepsie. Dans ce cas, les ma«
crainte de la mort est continuelle chez les hypuchnn— lades, malgré la violence apparente et le désordre des
driaqucs; elle est presque désirée par un grand nombre mouvements convulaifs , se gardent bien de se frapper ,
de femmes hystériques. Les suites de l‘une et l'autre et de se déchirer, comme dans les véritables accès d'bys
affection sont très-différcnics : des désordres variés sur téric; le gonflement gazeux des intestins et la tension de
fiennent dans les VisCèl‘l‘8 dit bas-ventre et de la poitrine l‘épigastre ne pourraient guère être simulés. Hoffmann a
chez les hypochoudriaques; ils sont beaucoup plus rares encore chcrché a dilféreucier l‘hystérie de la syncope et
dansl'bystérie. La première afl'ection guérit très-diffici de l‘hémorrhagie (toc. cit., p. 52); mais nous pensons
Iement; la seconde n'a rien de grave lorsqu‘elle n‘est pas qu'il est inutile d'insister surce point.
très-ancienne. Elle cesse par le retour à une santé qui Pronostic.—L‘hyntérie, dit Fréd. Holfmann, quoique
n'est jamais parfaite; presque toujours il persiste un terrible en apparence, n'est point dangereuse, pourvu
état de névrostbénie générale. Le traitement peut encore qu’elle soit traitée de bonne heure, combattus par un
servir a les distinguer: l'hystérie est une afl‘ection qui régime convenable , et que la constitution du sujet ne
cède ‘a un certain ordre de médicaments, qui passent soit pas trop aflaiblie ou délicate (toc. cit., p. 55). Cette
pour exercer sur le système nerveux une action spéciale, proposition, très-exacte , demande à être complétée.
tandis que l'hypochondric , étant une maladie mentale , L'hystérie récente n‘est pas une maladie grave; toutefois
ne peut guérir que par un traitement mural. Ajoutons, elle apporte avec elle des souffrances qui rendent plus
pour terminer, que les sujets atteints d'hyslérie ne pren pénible l'existence des malades. Pour asseoir un pronos
nent que très—difficilement et avec irrégularité les nié tic cxact , il faut examiner si les paroxysmes sont vio
dicaments qu'on leur prescrit, tandis que l'hyp0chon lents, s'ils se rapprochent, et laissent après eux des dés
driaque est l'esclave des ordonnances de son médecin. ordres dans les organes du sentiment et du mouvement.
On a pris quelquefois une première attaque d‘hys Dans ce cas, la maladie est grave ; elle l'est également
térie pour une afl‘cciion aiguë’du cerveau, une encépha lorsque les causes morbides ou physiques qui l'ont pro
lite, un ramollissement, par exemple Cependant les voquée persistent encore, et surtout lorsqu'une compli
convulsions, qui sont clouiques dans les deux cas, ne cation marcbe avec elle. La nature et le siège de ces
sont presque jamais aussi générales que dans l'hystérie. complications commandent le pronostic ; l'épilepsie
Et d‘ailleurs, en supposant que l'on n‘ait aucun rensei rend presque toujours mortelle l'atïection hystérique.
gnement sur les symptômes qui ont précédé l'attaque, on l.'insuccès des traitements suivis ajoute encore à la gra
en reconnaîtra facilement la nature , si l'on attend jus vité.
qu‘à la fin de l'attaque, qui ne saurait être longue si l‘on Étiologie. — Hofl‘mann admet des causes prochaines
a affaire à une hystérie. Le diagnostic est moins facile et des causes matérielles : les premières ont trait aux re
si l’attaque est épiteptiforme; nous avons indiqué_les cherches sur la nature de l'hystérie; les secondes sont
signes qui peuvent alors servir à les distinguer (art. EPI les seules dont nous devons nous occuper ici; elles lieu
ursm). nent réellement ‘a l'étiologie (lac. cit., p. 52). Louyer
La nymphomanie a été confondue avec l’hystérie par Villermay passe en revue tour'a tour les causes physiques
quelques auteurs; cependant elle offre peu de ressem et les causes morales. Nous suivrons notre ordre habituel,
blance avec elle. Il n'y a point de convulsions, si ce n'est en ayant soin d'indiquer le mode d'action de chaque mo
au moment de l’orgasme vénérien , quelle qu’en soit la dificateur.
cause, et encore n'ont-elles aucune analogie avec les con L‘bystérie n'appartient qu'à la femme, et si l'on a dit
sulsions hystériques. le contraire, c'est qu‘on a confondu avec ce mal des
Parmi les accidents locaux provoqués par l'hystérie , phénomènes nerveux qui avaient quelques rapports avec
et qui pourraient simuler une toute autre maladie, nous lui. Il ne suffit pas qu'un individu éprouve de ces trou
citerons la contracture spasmodique des membres. Geor bles nerveux que l‘on nomme des vapeurs . pour le dire
get dit avoir vu une rétraction spasmodique de la cuisse atïechä «l'hystérie; il faut qu'il présente cet ensemble de
qui fut traitée, par l'un des premiers chirurgiens de Paris, symptômes caractéristiques que nous avons établis.
pour une luxation spontanée du fémur : dix ou douze Georget prétend que l'hystérie est presque exclusive au
moxas ne produisirent aucune amélioration. La guérison sexe féminin, mais qu'on l’a rencontrée aussi chez
eut lieu par l‘eXtcnsion; puis le mal sa reproduisit, et l'homme (ouvr. cit., p. 162). Cetauteur plaçant le siégé
fut combattu de la même manière, et avec le même suc du mal dans une névrose cérébrale , il lui importait de
cès. On eut occasion d'ouvrir le cadavre de la malade, ne pas faire cette concession à l‘opinion générale. qui
et l'on ne trouva aucune espèce de lésion dans l'articu veut que l.‘hystérie soit une affection propre à la femme.
lation cotte-fémorale. La contracture du sternu—masto‘i Trotter dit avoir vu des matelots atteints d'hystérie ca
dieu ou des muscles du cou pourrait donner lieu a des ractérisée par la sensation de boule. les rires, les pleurs
méprises. Il en est de même des paralysies passagères, sans motif, et par les convulsions (in Copland, lac. cit.,
soit de tout un membre. soit des muscles, du larynx , de p. 280). Il faudrait des observations autrement précises
la paupière, etc. On aura surtout égard , dans des cas que cellesdà pour mettre hors de doute une opinion qui
semblables, aux circonstances qui ont précédé la ma compte aujourd'hui très-peu de partisans. Conolly ,
ladie. Le seul fait d'attaqued'bystérie doit mettre sur Watson admettent l'existence dcl'hyste’ric chez l’homme
στα _57 οι: '
(Οσοσιιν, ατι. ιιτ:τιοσι, οι: £οσΙσρσσιο ο| μτοιισσι οισοι αιΤσσισειι. ΙΙσιι”οιαοο τιισιιτσσ σωστο ι:στιιποσ σου
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ιδου: ανσπ:οιι, στι ιταιιαπι σε Ι'ιιγμοσιισιιιιτισ' οσε σε: μο:ιι σε :σΙι:ιαοσσ: ιοπιοιισ: σι σιτιιιιοισ:, σε Ιιοι::οοε
ασισιιτ: τσσοποπιαοσαΙιΙε:αναισπι ποσισοο οσε Ισ ισιιι σο νιοσο:σ: οι αΙσσοΙιοιιε: , οσ στο, σε ιιιέ , ιι'αιπαι:οοοι·
:οι σε Ια οισπισ αιΤεσιιοο οσε πωσ-ισ σο ποσ Ιη·μοσιισο τοσοι: οινστιι; Ιστιοπισ, επ ιοσιοσ ισιομ: Ια σε :σ μο:ιε
στισ : ο $ι ιστεαο αοιπιιιστειοτ οοειιιιαππι οιτιο-ειιιοι, σα οιιο: Ι'οι:ινεισ ει Ισ τσμο:, οι οσσ Ι'ειει·εισσ ιοσει·σΙαιτσ
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ισσι ο “ο σσοσέσ οσ ιοιιιισιιισοι, ει οπο σο: οσσιι πόντο μτσιιιιιμσ:αιιισ:.ΩοσΙοιπσιοι: Ισ: αΙιτοσοι: οοι μα::επι μοστ
σε: :σοι ισιιι α ιαιι οι:ιιπσισ: Ι'οπσ σε Ι'ασιτε. εισιιστ Ισ: σο" νιισστισοιι. σι οοι σε :σοι , οσοι· Ια μισ
8σινασι Οεστοσι , « Ια μισματι σε: ιπαΙαοσ: σοι μαι·ιοι ματι, ουσ σε: :οΙι:ιαιισσ: ισιπποΙαοισ:, μτονσοιιεπιι σιι
Ισι.ιτ: μτοσιισ: ματεπι: οσ: έμιισμιιοοσ: , σε: ιιγ:ιστιοπιε: , πει:: Ιιν·:ιστιοιιε σου: σε: :σιει: οσο μτσιιιιμοιόπ : ιι:
σε: αΙισοέ:, οσα :σστο:, σε: ανεσεισ:, σε: Ιιγμσσιιοπιιιτια ιισιτειιι σιτε ταοοσπ αΙστ: οσοι Ια ταισοσπ·ισ σε: σειιι:σ:
οσοι. Ι.α μισματι σοι οιοοιτσ σο: Ισ σα: Με σε: οιιμοιι ιιέιστοιιοασισ:. 0ο οοιι ιι'αιισποτε ο ιισιτ ιιι;στστ ισστ α
ιισπι απ: αιΤσσιισο: σοοπσΙ:ινε: , σο σαι·ασιστε πισ ισστ Ισ: ιιισιιισ: σαπι:ε: ματιιιι σσΙΙσ: οοι σπι τεσσ Ισ οσοι
Ιαοσσιιοοσ , σσιστσ, επιμστιέ, ιιομαιισοι, :οιεσμιιιιιε; οι: οτσοιηιο:σιιισι ει σε οσιεινιιιοσσιε:. ι.'ιοισοιιισ ει.
οσεΙοσσ:-ιιο: σοι σιι τοστ: σε: ιιιιαοσσι σε σιιιαΙσμιισ , σε: Ια σιιτόσ σ'ασιισο σε: πισσιοσ:ιισιιτ: :οσοι-οι μοοι· ισοτ
σπισταΙπισι, οι:: :σττσπιστιια σε οσιιστ, σε: έΙοοΠεοιεσια. π ουιιπιστ οοσ σπετι;ισ ναι·ιαΙιΙσ, σι μσοτ μτοιιιιιτσ σε: στο:
πιο μσοτ Ια μτσιιι:μο:ιιισο σσοοσπιιαΙε ει. ιταπ:σιι:σ σεαΙστοσοι τατιαΙιισι.
ματ :Με ο'ιιέτσιιιιέ. Με: :ιοεσιισιιι οιοταΙσ: :σοι σε ισιιισιι Ισ: σαο:σι εσΙΙσ:
Σα σσο:ιιισιισο ει Ισ ισοιμοταιοεοι σιιστοσοι αο::ι οπο οοι σοι οι μοι: :σιινσπι μοοτ σιιει σε μτσοσιτσ Ια πιαΙα
εταοσσ ιοιισιιιισσ , οιιι α σε ματιαιιστοεοι αμμτσσιοσ ματ σιε. 8στ ιιεπιι σα: τσισισα ματ θεστοει , σι σιομι·οιιισι ι
ιιαΙισο, Ι:0Γσαιιιι: σι ΙΙσιι'ιοαοο. ΙΙ σιι ι τσοιαι·οοετ, οι σε Ι'σσνταοσ οσ Ι.οοι·ετ-νιΙΙετοι:ιγ, τποιιστω ο μαι·ιι σκι:ιισσ
ιιετπιετ αιιισοτ, οσε ισο: Ισ: Μισο, πιο: Ισα ιεπιμοταιοσπιπ, οσο: τω: ματ Ια ι`ταγσιιτ, οσο: Γιο: ματ Ια :ιιμμτε::ιοπ
σε :σοι μα: σο:ιισιοσπι σι:μο:ιέ: ε. σοοιι·ασιστ Ισ οσο. σε: ι·σοΙε:, οσοι Ιυι: ματ ιιπ αιπσπιτ σοοιτατισ, οσε τω:
Ρατοιι Ισα ιστοσιε: οοι γ :σοι Ισ μισπ σιμσιιιιει ισ ιτοονσπι ματ σε: αιι”σσιιοπ: νινσ: σε Ι'αιιιε, οσε ισι: ματ πιο πιτσι
σεΙΙσ: σ'οοσ σοοιιιιοιιοιι :σοπιιιιΙσ σι οιιιισσιε , σι ποπ εο οι::σιοσοι, ει οσε ίσια ματ Ισ _ιεπι σε Ι'ι::σατμσΙσιισ. Μπι:
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νεοσε: ο ια μιιιισι·ιιι; Ισ: ισοιπισι τοατιιισιι, οπο: μισιιιστι ιαΙ σε νιοσι-σσοι, ιι ιι ποιό: ιταγεστ ιτειισ ισιιι, οσοι.
οπο:: ει ο'σπ ισιτηισταποσοι σιι Ισ ιι::σ σεΙιιιΙαιτσ σιι ει: ανει: :ιιμμτσ::ισπι σε: τεοΙει;σιιαστιπ: νιοΙσπι: :σμι
αΙιοοσαοι ; ισ: ιεπιιοει οοι ποιο μα: ο'επιιιιιι: ει νινεοι. τω, οσοι οσε ανευ :ομμτσιιιοπ σο: πισιι:ιτιισ: ι σοπιι·α
σαι:: Ισ τσμσ:, σι σεΙΙσ: οπιι :σοι ιιομτε::ισοοαΙιΙσ: σι οσ ποιοι νινε οπισ πιο. 0ο σσιι ι·οοιιοστετ εοιπποε εασισ:
ιισαισι.8οιναοι ι·"οτειιιιι, ισ: νιτιο;οι (οιοιιστε: ιιιτο:ισι , μτέιιιιιμσ:αοισα σε Ι'Ιιγ:Ιστισ ισιιι το οοι 'νεοι σισιιστ νινσ·
σι·μσι: Ισποισοιμιι μτινι-ισιι σε: μΙαιιιτ: σε Μπιουτ, Ισα σισοι ισ ιο·:ισιπε Ωστοσο! σι ι:εισι σε Ι'αμματσιΙ οσοιιαΙ
ισιοιοειι νιει·οσε σοσοτσ , σσιισ: οσι οσ:ιισοι αι·ιισιπιισσοι σιι ματιισιιΙισι·. Ριιτιοι Ισ: σιιιιισ: σιι μτειιιισι· οι·σι·ε :ο
Ισ: αμμισσιπειι σ:: Ι'Ιιοιπιιισ , τσΙΙσ: οσι οιιι σο τσοιπισ :οσ ιτσονσπι Ισιιισ: ισ: σοισιισο: ιιιοταΙε: μτοΙσοοέσιι, Ια οιο
σιιΙσπι σι :σοι :σιισιισε: ε. σε: σισιιαπι: σε ισσισιι :στισιι, ιιιοιισ, Ισ: ιιμεσιασισ: μτομτσ:ιι ι.ιιτσ ωστε σε: ιισο:αιισο:
σσπιτασιεπι μΙοιι ΡασιΙσιπεοι οσε σ'αιιιτσ: ι·εσωποο ομ νινσ:, Ια ιτιιιιε::σ, Ισ: Ισσιιιτε: σε ι·σιοαο: σι σε Ιιττσ:
ιστιοπιε. Ατσιέσ σιι οσε Ια σσοαιιιοιιοπ οοι μτσσιιμο:σ Ισ σιι :σοι μτό:σπισε, :οι.ι: σε: σοιιΙσοτ: αιιιπισε:, Ισ: :σοσ
ρω: ι Ι'ιιγ:ιστισ σει σεΙΙσ σε: ισοοσ: ιΙΙΙε: οοι σοι Ισ οεοτε ιιισιιι: σι Ισ: μα::ιοπιι Ισ: μοι: ιεοσι·σ:. Ρατιοι Ισ: οπο:
πει·νειιιι ιτσι-:σο:ιΙιΙσ , οσο τσι.ιιιαιιι, οι :σοι μοτισσ: :οι οοι ;ιοι::ειιι σοσοι·σ σο ιιισιιαπι σο ισο Ι'ιποστταιισπ σιδ
αοσσιισπ:ιισ Ι'οπισ. ΙΙ ποσοιτε. ματ ομμο:ιιισο, Ισ: ισιπιοσ: τοΙο·αΙσ, που: οενοιι: ιιισοιισιιοστ Ισ: οιοοιιισαισιιτ: οιιι
σιι μσιιρΙε , τοιοι:ισι , οσοσε: σ'ιιοσ οταιιιισ ιοτσε ο'ιιιπισ . ίσοι ιοιμτσ::ιοπι :στ Ισ: στοα σε: οι:: πω, Ισ: οιΙσπιτ: μέσο
ει αοοιιοσε: ιι οι:: ιταιιασιι ι:σοιιοιισΙ:, σι ιι Ισ: "οι πατσ ιταπιισ: σε: ιΙσπιτε, σιι πισω , σο σα:ιοτύιιοι, Ισ: οινστεσ:
HYS -53 Il YS

essences et les odeurs fétldes, la vue d'un objet aimé ou morales vives et tristes, les passions qui mettent forte
détesté, la surprise et l‘étonnement que provoque un menten jeu le système nerveux, et spécialement l'in
bruit imprévu. nervation génitale, doivent être regardées comme les
Nous avons dit que les causes qui avaient le plus d'em causes les plus fréquentes de l‘hystérie.
pire sur le déve10ppcment de l‘hystérie ou de ses attaques Le trouble des fonctionule l‘utérus cntraincles affections
étaient les modifications qui surviennent dans l‘inner hystériques. « A cet ordre de causes, dit Louyer-Villermay,
vation génitale. Les auteurs ne sont pas tous d'accord sur se rattachent le retard du flux menstruel, sa suppression
ce point : tandis que les uns croient , avec Sauvages, ou rétention, sa diminution, ses anomalies, sa cessation
l.ouyer-Villermay, etc., que l'excitation vénérienne est spontanée ou accidentelle,tardive ou prématurée,lesmé
utile pour faire cesser la maladie, et que la continence norrhagies sthéniques ou atoniques, les écoulements leu
en est la cause la plus ordinaire , d‘autres, au contraire, corrhéïques, leur dérangement, leur âcreté, leur extrême
déclarent que cette excitation est déjà trop développée, abondancç,les blennorrhagies vénériennes, ou de nature
et a trop de tendance a se montrer, pour qu‘on ne cher difl’érenle, qui peuvent se propagre, quoique rarement,
che pas à la modérer par tous les moyens possibles. Cette dans la vessie et l'utérus. peut-être aussi la rétention de la
dernière opinion nous semble être la seule admissible. Ilqueur spermatique, qui paralt très-abondante chez quel
Nous voyons, en effet, que toutes les causes capables ques femmes » (toc. clt., p. 34 ). Telle est, en résumé,
d'agir, soit primitivement, soit sympathiquement sur l'opinion de la plupart des auteurs sur les troubles fonc
les fonctions génitales, ont été regardées comme des tionnels de l'utérus, considérés comme cause de l'hysté
causes «l‘hystérie : tels sont la masturbation, les excès rie. Si on examine avec une sérieuse attention la valeur
vénériens, les peintures lascives, le plaisir qu‘éprouve la des faits qui ont servi à fonder la croyance dont nous
femme à la vue de l'homme dont elle est éprise, le lan venons de parler, il est difficile de ne pas rester dans le
gage des yeux, le chant, la voix d'un être chéri. a Ne doute sur quelques points. Ainsi, les troubles de la men
sait-on pas, dit Louyer-Villermay, quelles émotions pro struation peuvent très-bien être des causes déterminantes
voque le toucher, quel égarement inspire souvent un de l'hystérie, suivant l'opinion générale, mais souvent
tendre baiser? C'est par un mécanisme analogue qu'a ils dépendent d'un état morbide de l'utérus, qui déter
gisscnt diverses circonstances de la vie : l‘habitude des mine l'hystérie. Une suppression brusque du flux men
promenades publiques, des spectacles, des bals, des con struel est une cause déterminante qui suppose déjà une
certs, des réunions nombreuses, la vue de tous les objets forte prédisposition. Les écoulements sanguins et mu
relatifs au luxe. aux arts, sont autant de sources fécondes queux, soit biennorrhagiques, soit d‘autre nature, aux
d'illusion , d‘autant plus dangereuses qu‘elles sont plus quels on a accordé tant de part à la production de l‘hys
shtnisantes (ouvr. cit , p. 45 ). Ce tableau, d’une grande térie, sont même des causes déterminantes assez rares;
exactitude, présente, en etfet, les principales influences plus ordinairement ils tiennent à une maladie de l'utérus
qui servent d‘aliment à l‘hystérie; et l'on ne comprend qui complique l'hystérie. Ce que nous venons de dire
pas comment Louycr-Villermay. et ceux qui ont em s'applique exactement au flux lochial. Quant à la réten
brassé son Opinion, peuvent encore soutenir que la sti tion de la liqueur spermatique dont parle Louyer-Vil
mulation des organes génitaux soit le meilleur moyen de lermay, c'est. une de ces erreurs que l‘on voit avec peine
faire cesser l'hystérie. Nous dirons plus loin quels pré reproduite dans un livre aussi récent que l‘est celui de
ceptes l‘on doit en déduire pourlc traitement hygiénique ce médecin. La liqueur en question n‘est autre chose que
de cette affection. le mucus sécrété par le vagin. La grossesse ne provoque
Les causcsquiont été encore indiquées par les auteurs que très-rarement les convulsions hystériques; celles-ci
sont : une inclination secrète , avouée ou non ; l'espoir se manifestent quelquefois à titre de complications.
d’une alliance rompue ou impossible; l'abandon après Causes des accès d'hysléfle. — Tout ce qui peut im—
un amour vif et d‘abord partagé; des séparations trop pressionner vivement et subitement le système nerveux
longues et trop fréquentes; des peines domestiques qui occasionne des attaques d'hystéric. Les contrariétés, la
blessent le cœur et l‘amour-propre d‘une femme sensible frayeur, la craiutr, les excès vénérieus. une nouvelle af
( l.ouycr-Villcrmay ). La jalousie, l'outrage fait à la pu fligeante, un htuit inattendu, une odeur forte, l'exposi
deur, un veuvage prématuré, la continence, enfin, ont tion à la grande chaleur ou ‘a un froid vit", un aliment
été regardés comme les 'causes qui, en définitive, amènent lourd ou désagréable. une intiigmtion , la fatigue causée
le plus souvent l‘hystérie. Les faits que l‘on a invoqués par la veille ou par une longue course, etc. etc., sont
en faveur de cette opinion méritent certainement d'être autant de causes possibles des attaques d‘hystérie. Nous
pris en sérieuse considération. Il est évident, pour tout pourrions reprendre une à une chacune des causes que
homme qui connaît les lois de la physiologie, qu'une nous avons étudiées, car elles Peuvent agir à titre de
jeune fille robuste, de constitution nerveuse,qui emploie causes occasionnelles des accès.
une partie de son temps à se repaltre sans cesse d‘idées Traitement hygiénique de l‘hystérie. — il repose
et de peintures voluptueuses ou sentimentales, doit finir entièrement sur une connaissance approfondie des causes
par porter l'innervation génitale à un degré extrême, et du mal. Tour le traitement préventif se résume dans
qui ne peut manquer d‘avoir pottr terme une maladie ou cette seule phrase : éloigner toutes les causes qui peuvent
des plaisirs vénéricns solitaires ou partagés. La satisfac exciter l'innervalion cérébrale et allumer les désirs vé
tion des désirs peut avoir un résultat favorable dans nériens. C'est dans ce bill qu‘il faut soustraire à la vue
quelques cas; mais le plus ordinairement elle ne fait des malades tout ce qui peut agir sur leurs sens. les éloi
qu‘accroître l'intensité des accidents hystériques. On gner des lieux où elles sont exposécsà entendre des con
trouve parmi les hystériques des femmes mariées et des versations efléminécs , à recevoir les hommages des
filles publiques: ou en a conclu que ce n'est pas la conti hommes qui leur plaisent, défendre la musique, le spec
nrnce qui provoque l'hystérie. mais bien plutôtdes jouis tacle, la lecture des livres qui parlent aux sens. c si votre
sauces trop fréquemment répétées. Cette conclusion n'est fille lit des romans à dix ans, dit Tissot, elle aura des
pas rigoureuse, du moins pour les femmes mariées, chez vapeurs àfingt. » Il faut se rappeler que les femmes pré
lesquelles les désirs vénériens ne sont pas toujours satis disposécs à l‘hystérie, ou qui ont déjà éprouvé des attein
faits. On ohserve encore ce mal chez les vcttvcs et chez tes de ce mal, recherchent continuellement les sensations
les religieuses Volontaire chez celles-ci, la continence a et les pensées capables d'entretenir chez elles cette dis
sans doute une certaine part au développement de l'hys p0sitionà la mollesse et à la volupté. qui est ttn des ca
térie; mais d'autres causes interviennent : telles sont le ractères de la maladie. Si l‘on veut en prévenir le déve
jeûne, les prières, les méditations continuelles sur des 10ppement, il faut éviter de donner aux filles une éduca
sujets tristes et sévères, l'oisiveté, et les peines morales tion qui non-seulement concourt à entretenir , mais
de toutes sortes qu‘entraîne la réclusion. D‘après tout ce développe, de la manière la plus certaine, la disposition‘
que nous venons de dire, il est évident que les émotions d'esprit dont nous parlons : on parle tr0p à leur cœur,
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et pas assez, ou pas du tout à leur esprit. On se rappelle a insisté plus que les autres sur cette alimentation , qui
sans cesse cette parole d'un écrivain : que la grande af est utile, en effet. dans la majorité des cas, mais ne peut
faire des femmes est d'aimer, et on leur apprend de convenir quand il existe de la gastralgie , ce qui n'est
bonne heure à ne savoir faire que cela ; on les exhorte point rare. Ajoutons encore que la plupart des femmes
à ne s'étudicr qu'à plaire. Pourquoi alors ne recherche ont une grande disposition à ne prendre qu'une très-pe—
raient-elles pas toutes les sensations qui peuvent déve tite quantité de nourriture. et surtout du lait et des
lopper en elles la puissante séduction qu'elles exercent substances végétales, qui ne peuvent suffisamment les
sur l‘homme? Sans aucun doute, il ne faut pas 'se mé nourrir. Elles tombent alors dans un état de faiblesse
prendre sur la destination réservée à la femme ici-bas. qui contribue encore à accroilrc la névrosthénie, et
Sans aborder ici une question de haute philosophie qui empêche le traitement pharmaceutique de réussir. il
touche à l’éducation des femmes, question qui ne sera faut donc que le médecin veille à ce que ces erreurs de
jamais résolue avec succès que par des médecins. et non régime ne soient pas commises, et surtout qu‘il défende
par des rêveurs, :« qui la constitution physique du corps l'abstinence, à moins d‘indication toute spéciale.
de l'homme est entièrement inconnue, nous dirons seu Traitement de l‘accès. — Quand les malades ne pré
lement que si l‘éducation des femmes doit se rapprocher sentent encore que les phénomènes précurseurs de l'a!
de celle que l‘on donneà l'homme, c'est, à coup sûr, taque, tels que la tristesse, la céphalalgie, les impatiencer,
dans le cas où l'hérédité, la constitution des parents ou les douleurs vagues des membres, la dyspnée. les pal—
d: la jeune fille, font redouter le développement de pitations, les pleurs. l‘agitation, le médecin peut encore,
l'hystérie. En pareil cas, prescrich l'équitation, la gym_ s'il est appelé à temps , prévenir l'accès en éloignant les
na:tique, les promenades Fréquentes, les bains froids; causes qui l'ont déterminé , et en cherchant à dissiper
appliquez l'esprit de la jeune femme à l‘étude de quel. les malades par quelque distraction attachante , ou par
ques sciences naturelles, des mathématiques, des langues de l'exercice. Si des douleurs existaient déjà dans les
vivantes ou mortes, etc. Georget a parfaitement formulé membres , et si l'on redoutait l'invasion de l'accès, il
les règles qui doiventguidu le médecin: a Des exercices faudrait ne pas exposer la malade à avoir ses attaques
musculaires journaliers, et souvent portés jusqu'à l; fa hors du lieu qu'elle habite. Quelques médecins conseillent
tigue, un travail manuel, l'étude des sciences naturelles, de placer des révulsifs sur les membres inférieurs; mais
des occupations continuelles de l‘esprit ; éviter toutes les la dottlenr qu'ils excitent est plutôt capable de rapprocher
occasions, toutes les causes propres à exalter l'imagina— que d’éloigner l'invasion des accès. On a indiqué un
tion, exciter les passions , remplir la tète d'illusions et grand nombre de moyens thérapeutiques dans le but de
de chimères; ne permettre le coucher que lorsque le faire avorter le mal. Les anciens étaient convaincus qu’il
sommeil est imminent, ordonner le lever aussitôt le ré fallait en abréger la durée par tous les moyens possibles.
veil, pour empêcher les rêves dangereux de l'imagina ils ont proposé, dans cette intention, une foule de re
tion, et prévenir l‘habitude de la masturbation; l‘usage mèdes et de pratiques diverses. Aétius veut que l'on
habituel d'aliments non stimulants , et d‘eau pure à approche des narines des substances fétides, telles que le
peine rougie, l'abstinence des boissons excitantes, telles galbanum . afin que la matrice s'éloigne des odeurs qui
que café , thé , liqueurs spiritueuses; des bains légère lui sont désagréables. Sans admettre cette théorie sur les
ment tièdes en hiver, et froids en été : tels sont les émigrations de l‘utérus,heaucoup d'auteurs ont conseillé
moyens les plus efficaces en pareille circonstance n (art. de faire respirer aux malades des odeurs pénétrantes et
cit., p. I82 ). fétides. Celles que l‘on emploie le plus ordinairement
La rétention de la semence était considérée par Galien sont le musc, l‘éther, l'ammoniaque et ses sels, l'eau
comme la principale cause de l'hystérie. Cette opinion, de Cologne , de mélisse , la vapeur de plumes , de
embrassés par la plupart des auteurs qui ont écrit sur corne ou de soie brûlées. Anciennement on portail sur
cette affection , les a conduits à conseiller les plaisirs de l'orifice vulvaire, on méme dans le vagin, des liniments,
l’amour. Nous avons dit par quelle pratique on avait des odeurs suaves , et des substances que l'on supposait
proposé de mettre fin aux accès d'hystérie, et nous nous être agréables à l'utérus. Nous pensons que si les remèdes
sommes élevés contre l’opinion de ceux qui soutiennent employés en frictions et en injections dans le vagin ont
que le coït est le meilleur remède de l'hystérie; nous paru amener la fin de l‘attaque , ce n'est point parleurs
ajouterons encore qu'il serait dangereux de laisser même propriétés chimiques qu’elles ont agi. Gatien nous parait
entrevoir cette opinion aux malades. On doit tout faire en avoir indiqué la vraie cause: u Qtlll)tlS adhibitis,
pour calmer l'état névrosthénique général et l‘excitation « partim ob ipsorum calorem, partim etiam, quod inter
des organes génitaux. Il fautredoubler de soins ponr ar u curandam manibus tractarentur partes mutiebres.
river ‘a ce but, prescrire des bains d‘eau froide ou tem s oborta titillatione cum labore et voluptate veluti
pérée , fréquemment répétés , les prolonger pendant « par coitum, excrcvit crassum p'urimumque semcu,
plusieurs heures, y joindre l'administration deslavements u atque ita a molestia liberata est mulier n (de Lac,
froids , instster enfin sur les préceptes hygiéniques que a[ïect., lib. vt, cap. 5, p. 420, l. vttt,éd. de Knltn, iu-8°;
nous avons tracés précédemment. On entend t0u5 les Lip. , 1824). Forestus mit fin à un paroxysme en fai
médecins recommander aux parents de marier leurs sant frictionner la vulve avec de l'huile de lis, de musc
filles lorsqu'elles sont affectées d'hystérie; ce conseil et de safran. Calice et Avicenne ottt conseillé la titilla
remonte ‘a une époque fort reculée. Gatien, qui attri tion du col de l‘utérus, et même du clitoris. Il est inutile
buait le mal à la rétention de la semence et des men-— de dire que de pareilles manœuvres doivent être rejetées
strues, a oh retenta menstrua vel potins semen cohi par toutes sortes de motifs. Sennert les repousse, moins
nbitum, n ajoute: - perinde ipsum excerni oporlet, peut-être parce qu’il était convaincu de lettr inutililé que
u præserlim si naturaliter multo semine exulterat mu— parce qu‘ils sont contraires à la morale : a Frictio ista a
lier, » Le médecin ne doit parler de mariage qu‘avec christiano medico suadenda non videlur. II Dans ces
la plus grande réserve, et lorsqu'il a acquis la certitude derniers temps, on a voulu remettre en honneur le
qu‘un amour contrarié et une forte inclination sont les massage pour guérir des affections spasmodique! du col
causes de l'hystérie. On comprend que le mariage doit, de la vessie. Les poudres sternulatoires, les embrocations
en pareil cas . amener la guérison , puisqu'il fait cesser aromatiques et narcotiques sur l‘hypogastre , ou sur le
l‘émotion morale vive dont la malade était affectée , et creux de l'estomac, n‘ont pas plus d‘efficacité que les
donne satisfaction aux désirs que la passion avait al autres remèdes. On a encore proposé l'application sur
lumés. l'épigastrc de compresses trempées dans l’oxycrat (Ri
Le régime alimentaire des hystériques a occupé un vière), les injections de laudanum dans le vagin (Bichat),
grand nombre de médecins. Ils ont prescrit , en général, les lavements d'assa fœlida, les lavements glacés. Nous
une nourriture douce, de facile digestion, compasée avons dit qu'on avait été jusqu'à recourirà des manœu
surtout de lait, de légumes et de viande blanche. Pomme vt'es hontcuscs pour exciter l‘écoulement du mucus
li YS —co— BYS
vaginal et des sens‘ations propres à faire cesser les accès. qu'une éducation dirigée suivant les règles que nous
Le meilleur moyen est d‘appliquer de l'eau froide ou de avons tracées, sont sottvent plus utiles que les ressources
la glace pilée sur la tête, de laver fréquemment le visage de la pharmacie; cependant nous croyons tout à fait que
avec del'ean froide légèrement vinaigrée, etd'environuer ces moyens seraient insuffisants pour opérer la guérison.
lesextrémités inférieures, souvent très-froides, de linges Georget, qui considère l'hystérie comme une névr0se cé
chauds , ou de corps capables d'y rappeler la chaleur. rébrale , ne partage pas cette opinion; mais elle ne sati
Lorsque les accès sont intenses et de longue durée, et la rait être embrassée par ceux qui font consister l‘hys—
dyspnée extrême; lorsqu‘on voit la respiration s'embar térie dans une névrose des organes génitaux.
rasserde plusen pltis, il ne faut pas craindre de pratiquer il n'y a pas d'indication spéciale qui prime toutes les
ttne saignée. Georget veut qu‘on la fasse au cou, et dit autres. Une fois que l‘on s'est assuré que l'hystérie n'est
qu‘elle produit quelquefois des elfcts instantanés. C’est point compliquée d'une autre affection viscérale . on
en pareil casque les a.«persions d'eau froide sur le Visage cherche à la combattre par les remèdes qui ont la répu
peuvent avoir une certaine utilité; en même temps aussi lation d'agir contre les afl‘tections nerveuses. Les anti
on irritela peau des membres par des frictions stimulan spasmodiques ont, occupé, de tout temps, une place im
tes, par des sinapisnies : chez quelques sujets. la douleur portante dans le traitement de l‘hystérie. Nous citerons
que provoquent ces agents thérapeutiques ne sert qu'à partui eux l'éther et son sirop , le musc, le castorénm,
ramener les accès, ou à les rendre plus intenses. il ne i'asaa fœtida, le galbanum, le succin, sa teinture et son
faut pas croire. avec la plupart des auteurs anciens, sirop, la gomme ammoniaque. Voici quelques-unes des
que la première et principale indication 'a remplir soit formules les plus usitées : 2j. Infusion de fleurs de tilleul,
de rappeler les malades'a la raison. ils ont étalé un luxe 150 grainni. : sir. de capillaire, 60 gramm. ; eau de fleurs
de remèdes divers pour arriver ‘a ce but; les arabistes d‘oranger, i2 gr.; éther sulfurique et vin d'opium com
surtout ont donné de déplorables exemples dans ce genre. posé, 16 gouttes; alcool de succin et de easloréum,
Le parti le plus sage, et celui adOpIé par la majorité des 15 gouttes. — 2L Teinture de vulnéraire, écorce d'oran
médecins, consiste à prévenir les trop fortes coogestions ger, àà 16 gr. : eastoréum. 8 gramm. ; éther sulfurique,
qui peuvent se former dans les principaux organes , à ‘25ramm.. une cuillerée à café pendant les accès. —
l'aide des moyens ordinaires. Si les attaques hystériques 2L Myrrhe , galbauum , sa 6 gr.; cauoréum , 0,6 d.;
prenaient la forme synmpale; si la respiration et la etc baume dit Pérou, q. s. Faites douze pilules,trois tous les
culalion faiblissaieut au point de faire craindre une soirs (Sydeubam). — 2L Assa fœtida , 8 gr. ; castoréum.
mort prorhaine, on pourrait alors recouflrà ces stimu racine de brione, sa 4 g ; semences de rue, l gr. ; sa
lants dont nous avons parlé , faire inspirer quelques va— fran, 2 gr. ; iaudanum, 8 gouttes. On en donne 4gramm.
peurs aromatiques et pénétrantes , et exciter fortement chaque tols (ltiflère‘. -— 2L Castoréum , 4 gr.; sucein ,
la peau des membres par des applications irritantes. Les 2 gr. ; extrait de rue, q. s. pourtrente pilules, trois par
affusions froides nous paraissent aussi indiquées en pareil jour. On trouvera dans tous les formulaires la composi
cas : elles peuvent imprimer une modification salutaire tion d'un grand nombre de pilules, de poudres et de po
à l'innervation qui est sur le point de s‘éteindre. L'un de tions dites anti-hystên‘quss.
DONS les a vues réussir sur une jeune fille dont les accès Outre les substances que nous venons de nommer, il en
prolongésinspiraient une vive inquiétude. Les lavements est d‘autres auxquelles on a attribué quelques vertus
froids, ou chargés des principes stimulants et difl‘us1bles dans le traitement de l'hystérie : tels sont les gommes, le
que renferment les substances dites antispasmodiques, sagapenum, l'opopanax, le bdellium, la myrrhe, qui sont
sont encore d'un grand secours dans les accès hystériques peu usités aujourd‘hui, le safran, le tilleul, la valériane,
intenses. la matricaire, la camomille, la menthe, la mélisse, dont
Durant les attaques, il faut prendre certaines précau les infusions entrent dans la composition de la plupart
tions commandées par les meuvements couvulsifs dont des potions dites anti-hyslériques, les feuilles d'oranger,
tout le corps est agité. On cotntnence d‘abord par enle l'écorce des fruits de cet arbre, l‘eau de cerises noires, et
ver ou à desserrer les vêtements qui couvrent les mala— remplacée par l'eau distillée de laurier-cerise. le baume
des, et un les couche sur un lit ou sur un matelas que du Pérou et de Tolii, l‘acide nitrique alcoolisé, le sous
l‘on jette sur le plancher. Cette dernière posili0n est la carbonate d'ammoniaque. La manière la plus usitée d'in
meilleure que l‘on puisse leur donner , quand on n‘a pas troduire dans l‘économie les substances fétides, on for
à sa disposition un nombre de personnes suffisant pour tement odorantes, est de les donner en lavement : on
les maintenir. Une fois que l‘on a couché la malade, on unit le camphre à l'assa fœtida, ou quelquefois au lau
doit se borner à suivre ses mouvements : « Une personne danum ou à une infusion de camomille, de valériane
appuie une main sur l'épaule, et de l'autre tient le poi et de matricaire. On a encore vanté le sous-nitrate de
gnct: une seconîle fait la même chose du côté opposé; bismuth , l‘oxyde de zinc , le sulfate de cuivre ammo
deux autres maintiennent le bassin et les cuisses , en ti niacai.
rant de chaque côté le drap ou la couverture qui comme Les antispasmodiques ne sont plus aussi fréquemment
ces parties. Si la malade est forte, il faut encore une ou employés qu'ils l’étaient anciennement, parce que l‘on a
deux personnes pour cotttenir les jambes, et une pour reconnu qu'ils sont loin d’exercer toujours une action sa
fixer la tête. Pour gêner le moins possible les mouve lutaire sur le système nerveux. Très—souvent ils causent
ments , on laisse aux membres de la liberté , on les suit une excitation qui tourne au profil des troubles nerveux,
en les tenant; seulement on empêche les mains d‘attra et l‘on est obligé de les abandonner. L'estomac ne s‘en
per les cheveux ou les dents, de saisir quelque partie s accommode aussi que très-difficilement, et l'on est pres
(Georgel, art. cli., p. 183). Quand on ne peut trouver que toujours forcé d'en suspendre l'administration par
un assez grand nombre de personnes pour contenir la intervalle, ou de leur associer des substances narcoti
malade, il faut bien recourir à la camisole de force, dont ques. L‘un de nous a eu occasiond'observer chez un grand
on se sert dans les hôpitaux consacrés au traitement de nombre de malades les effets des antispasmodiques les
l'hystérie. On n‘oubliera pas non plus de garder le silence plus usités, et il ne leur a pas reconnu une etficacité bien
autour des malades, et de ne prononcer aucune parole évidente contre l'hystérie. Sans se prononcer sur leur
qui puisse les blesser, ou leur faire de la peine; car il en entploi, il déclare que, quant à lui, sa conviction est loin
est un grand nombre qui conservent toute leur connais d‘être formée. Dans les cas où les antispasmodiques ont
sance. réussi, on a administré en même temps des narcotiques.
Traitement pharmaceutique. — La partie la plus es des ferrugineux, des toniques, ce qui jette le plus grand
sentielle dit traitement de l'hystérie est constituée par doute sur l‘efficacité de la médication antispasmodique.
l‘ensemble des règles hygiéniques que nous avons expo Sydenham soignait, purgeait, et donnait ensuite les fer
sées précédemment. Nous reconnaissons volontiers que rugincux et les mil-hystériques.
les secours hygiéniques, que les moyens moraux, et Après les médicaments dont nous venons de parler,
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ceux qui ont joui de la plus grande vogue sont les nar Paris, 1824). Le vin et les boissons fermentées , amères ,
cnttqnes et les corroborants. Nous avons déjà parlé de ont été recommandés aux hystériques; l‘eau pure , que
l'eau distillée de laurier cerise, qu'il faut donner d'abord la plupart d’entre elles préfèrent aux autres boissons, ne
à la dose de i à !t gramm. pour tâter la susceptibilité du leur convient pas.
sujet. L‘extrait gommant d‘0pium , le Iaudanum de Sy La médication franchement tonique est suivie des meil«
deuham, la thériaque de Venise, la jusquiame, la laitue leurs efl‘ets chez la plupart des femmes hystériques. La
virense, les décoctions de tête de pavots, ont été diverse prédominance du système nerveux et l'incenation ac
ment combinés à d'autres substances, principalement tive que l'on observe chez elles ne diminuent ou ne ces—
aux antispasmodiques et aux tuni;nes. et administrés sent entièrement que lorsque l‘on a fortifié les difiérents
soit en lavement, soit en potion ; ils conviennent surtout systèmes. L'état de névrosthénie générale est produit
quand des douleurs vives se déclarent dans le ventre, et assez souvent par la faiblesse relative des autres fonc
que les convulsions sont très-fortes. Nous pensons qu‘il tions. et il importe de rétablir l‘équilibre par un traite
n'y a pas de meilleur remède contre l‘hystérie que des ment approprié. On obtient ce résultat bien plus par le
préparations opiacées unies aux toniques etaux ferrugi traitement hygiénique que par les remèdes toniques;
liens plus spécialement. Pendant la durée de ces atta— d‘ailleurs, la plupart des malades ne veulent pas prendre
qucs violentes marquées par des convulsions désordon les médicaments qu'on leur prescrit, et leur mobilité
uëcs. il est utile de faire pénétrer quelques narcotiques d'esprit s'oppose à ce que l‘on réussisse aussi bien par
dans l‘économie, soit en lavement, soit en introduisant les remèdes que par l'hygiène. Les narcotiques . sa
par petites quantités une potion qui contient de l‘opium gement combinés à la médication tonique , nous pa
on de l'eau distillée de laurier—cerise. Il ne faut pas sans raissent donc constituer le meilleur mode de traitement.
doute en porter trop loin les doses; mais nous croyons Pomme substittta aux médications qui avaient été
aussi qu‘on a trop redouté jusqu‘ici l'emploi des narcoti proposées avant lui un traitement fort simple, et qui fut.
ques dans le traitement de l'hystérie. approuvé par un grand nombre de médecins. Au lieu
Les médicaments qui composent les médications toni d'employertous les remèdes décorés du nom d'anttspas
ques sont, suivant J. Franck. - la teinture stomachitpœ modiques, et qui n'avaient souvent pour etfet que d‘ex
de Whytt , d‘Hoffmann (extrait d‘absinthe, de chardon citer lcs malades, il préconisa les délayants, le petit-lait
bénit,de gentiane, sa 31 gr.; écorces d'orange jaunes clarifié, l‘eau de poulet, le bouillon de veau, de gre
et amères, M 125 gr.; faites digérer dans: vin de lion nouilles, le lait, les eaux minérales acidules, les tisanes
grie, 1 kit. ; teinture d'écorces d'orange rectifiée, 62g.); préparées avec les fruits sucrés et mudlagineux, les fo
le fer et ses préparations, le carbonatede fer, la teinture menlalions émollientes. les lavements, les bains tièdes
de mars. la teinture de Bestucha-f (hydrochloratc de fer et froids, un régime alimentaire composé de viandes
et acide sulfurique), la teinture de fer acétique éthérée froides, peu flhrineuses, de fécules, etc. (Pomme. Traité
de Klaproth, le vin chalybé de Fullcr, et surtout les eaux des affections vapureuses des deux sexes; Lyon, in--12,
chalybées n (toc. cil., p. “7). n On voit que les prépara I763). Ce traitement est suivi d'excellents effets lorsque
tions ferrugincuses ont été administrées sous presque les malades sont en proie à un état névrosthe’niqns
toutes les formes. Celle que Sydenham préférait consis général, ou lorsque leur constitution nerveuse est forte
tait dans des pilules faites avec la limaille de Fer et ment cxcitée par un mauvais régime ou par l'interven
l‘attrait d'absinthe (0,8 de fer par jour). Voici une autre lion incessante de ces causes nombreuses de stimulation
préparation qu'il estimait beaticoup : 2L Conserve d‘ab que nous avons passées en revue. Il est encore indiqué
sinthe romaine, écorces d‘orange, àâ 31 g.; angélique lorsque les malades ont été soumises à la médication an
confite, noix muscade confite et thériaque d‘Androma tispasmodique et stimulante sans aucun avantage, ou
que, sa 16 g. ; gingembre confit, 8 gr.; sirop d'écorces quand il s‘en estsuivi une aggravation de tous les symp
d‘orange, q. s. On prenait 6 gr. de cet électuaire, et on tômes. On conçoit très-bien qu'un régime tempérant
y mêlait 8 décigr. de_ limaille de fer pour en constituer doit être le meilleur antispasmodique chez les femmes
deux bols qtte la malade prenait chaque jour (toc. cit., hystériques qtte leur genre de vie a fait tomber dans
p. 248). Nous avons cité cette préparation de Sydenham, l'éréthisme nerveux , et c'est probablement parce que
parce qu'elle nous .semble réunir toutes les conditions Pomme avait surtout affaire à ces malades, qui étaient
nécessaires pour agir favorablement dans les cas où très-communes vers la fin du siècle dernier, qu'il a
l‘hystérie est compliquée de chlorose , ou lorsque cette obtenu de si nombreux succès, et que sa méthode de
maladie, parfaitement simple, s'est déVeloppée chez une traitement a été adoptée par un grand nombre de mé—
femme afl'aihlie, ou d'une constitution nerveuse. Les fer— decins. Elle convient encore aux femmes hystériques
rugincux, quel que soit leur mode de préparation , doi dont regorgent nos grandes villes. L'abus des excitants
vent être donnés à doses élevées et rapidement crois de toute espèce et la stimulation continuelle imprimée
santes (t à 4 gramm. parjour et plus). Les eaux minérales à leurs sens commandent le repos et les sédatifs.
prises à la source , en bain et en boisson, jouissent On trouve rarement des malades sur lesquelles on est
d'une grande efficacité, soit à cause de leurs propriétés contraint de pratiquer la saignée. Elle n'est guère indiquée
chimiques, soit à causeries heureux changements que que dans les cas où la suppression des règles cause un
produisent le voyage, l‘exercice et l‘éloignement des in— état du pléthore passagère et , par suite, des attaques
fluences morales qui ont agi dans la détermination de la hystériques, ou bien chez les femmes adonnéesà la
maladie. Les plus usitécs sont les eaux de Spa, de Pyr— bonne chère, vivant dans le repos et l‘oisiveté, chez
mont, de Vichy, de Seltz, de Bourbonne, de Plombières, celles qui sont naturellement pléthoriqucs, sujettes à des
de Barèges, de Bade, etc. Elles sont utiles à titre de toni c0nge.<tions dans différents organes , ou dont les règles
ques ; quelquefois elles servent ‘a dissiper les gastralgies coulent irrégulièrement, et en trop petite quantité. La
qui compliquent et entretiennent l'hystérie. Les bains de saignée peut encore être utile vers l'âge critique, quand
mer ou de rivière jouissent d'une propriété Ionique qui on veut dissiper les congestions qui ont lieu à cette
exerce sur les malades atteintes d'hyslérie l'effet le plus époque, les prévenir, ou enfin quand il existe de fré
salutaire. quentes ménorrbagies. il est rare que la saignée puisse
Au nombre des autres médicaments toniques dirigés être considérée comme un véritable and-spasmodique.
contre l'hystérie, nous devons citer les fleurs et l'écorce 5ydenham en fait cependant un des principaux agents
de grenade pilée . les roses rouges , et surtout le quin de sa médication. Il fait d‘abord saigner du bras la ma
quina. Sydenbam donnait la poudre de cette écorce ma lade , puis il la purge pendant trois ou quatre jours de
tin et soir, 5 la dose de l gramm. Gardien veut qu‘on la suite. et donne enfin les martiaux. Il fait remarquer
fasse prendre en forte décoction 'a la dose de deux tasses, quelasaignée et la purgation ne conviennent pas tou—
dans lesquelles on ajoute une cuillerée à café de sirop jours avant l'usage du fer, et que l'on doit s‘en abste
d'étlwr (Traité des accouchements, t. I, p. 279, in-8°; nir chez les personnes faibles et épuisées par la lon
'J 9
'HYS _'6.2_ HYS

gueur de la maladie (toc. cit., 5 762, 763). Nous irom peuvent être faites avec avantage sur le ventre et l'épi—
plus loin,et nous répéterons, avec la plupart des médecins gastre particulièrement; toutefois , la sensibilité de ou
de notre époque, que la saignée ne pourrait avoir que parties est souvent si grande, que les moindres frictions
de graves inconvénients dans la majorité des cas. Il augmentent les mouvements convulsifs; il vaudrait mieux
faut surtout prendre garde de s‘en laisser imposer par y appliquer un emptàtre préparé avec des substances
la fausse pléthore , qui donne aux tissus une apparence narcotiques et balsamiques; ces agents thérapeutiques
de force qtti n'existe pas en réalité. llygmore a soutenu, jouissent d'une efficacité fort douteuse. Si l'on voulait
comme Sydenham , l'elficaeité des émissions sanguines. faire pénétrer rapidement dans l‘économie quelque
Willis a réfuté victorieusement les idées de ces auteurs, médicament, et si l‘on ne pouvait y parvenir pendant
et prouvé que la saignée est nuisible dans le cours de la la durée du paroxysme , à cause de la contraction
maladie ainsi que durant les attaques. des masséters et de la dysphagie, on aurait rerours
Les applications de sangsues vers les organes génitaux. à des lavements. Ce moyen est le plus sûr et le plus rapide
'a la vulve, aux cuisses, aux aines ou à l'anus. sont pour faire arriver promptement dans le torrent circo
nécessaires pour favoriser ou pour rappeler l’écoulement taloire les substances destinées à modérer les accès , ou
des règles. Quelquefois il est utile de retourit'i cette à les faire cesser lorsqu'ils durent trop longtemps.
application , quand les attaques paraissent déterminées Traltment des complications. —Parnti celles qui
ou rendues plus fréquentes par les retards survenus dans doivent inspirer une modification dans la thérapeutique,
l‘éruption des règles. Le médecin ne doit pas oublier , nous mentionnerons d'abord l‘épilepsie. L'ltystéro—épi»
avant de recourir à cette médication, que l'aménorrhée lepsie doit être combattue par le traitement propre à ces
est souvent liée à la chlorose ou à la névms1hénie géné deux affections. Les saignées, les révulsifs cutanés, le
rale, et que dans l'un et l‘autre cas il faut s'adresserà mon, le sétou, seront employés concurremment avec les
ces états morbides si l‘on veut ramener la menstruation antispasmodiques. il ne faut pas oublier que le traite
à sa régularité première. ment de l'hystérie exige l'emploi des médications ordi
Les bains d'eau tiède font partie dela médication tempé naires; seulement elles doivent être poursuivies avec
ranle. et conviennent dans le plus grand notnbre des cas d'autant plus d'activité que si l'on peut. espérer avoir
pour calmerl‘excitation nerveuse. Pourqu'ilssoientsuhis quelque prtse sur l'épilepsie , c'est par l'intermédiaire
dequelque soulagement, ilfaut quelatetupe’ralure de l'eau des agents thérapeutiques que l'on dirige contre l‘hystérie
n'atteigne pas celle du corps (57° cent.) , et que les tua (voy. Traitement de l'épilepsie). Quand la maladie
lades y restent plongées pendant une heure ‘a deux. Une complexe n'a pu être guérie de la sorte, un s'attaque
fois sorties de l'eau , on les essuie avec des litiges très alors au mal le plus grave, à l'épilepsie. et l'on applique
chauds , et l’on favorise, à l'aide de vêtements cbauda , autour de la tête des sangsues, des ventouses, des vésica
une réaction modérée. Les bains tièdes sont utiles aux toires, des mous, lin selon. Longtemps encore après la
femmes sèches et irritables. guérison , on devra défendre les rapports sexuels que
Gatien , Aviccnnc , Sennerl et d'autres, ont soutenu Louyer4’illermay, au contraire, recommande (toc. cit.,
qu'il était nécessaire d'évacuer les humeurs, les vapeurs, p. 203).
et les autres liquides de l‘économie plus ou moins cor La chlorose est une complication qui doit faire m0t"*
rompus par la rétention du sperme et (les règles. Comme lier le traitement. On choisira alors de préférence, pour
on a renoncé entièrement et avec raison a l'usage des combattre l'hystérie, le régime fortifiant et tonique, les
évacnauls dans le lraitementde l‘hystérie, nous n'en. ferrugincux, que l'on associe aux antispasmodiques, tels
dirons pas un seul mot. que la valér‘tane, la cannelle. l'assa fœtida, le musc. En
Louyer—‘fillermny conseille , dans le cas où le danger même temps on prescrit le vin de quinquina, les eaux
est imminent, et où l'on craint une congestion cérébrale, minérales alcalines et ferrugiuettsea, les vms de Malaga,
d'appliquer ana cuisses les irritants les plus actifs, les de Madère et de Bordeaux, les bains de mer et de rivière,
üniments, les sinapismes, les vésicatoires, les ventouses, ceux pris aux diverses sources que nous avons déjà indi—
et quelquefois même le mnxa , qu'on peut établir à la quées , l'équitation , les frictions stimulantes sur la co
nuque. Les saignées dérivatius, les tisanes laxatives, les lonne vertébrale et les membres, avec les teintures aro
lavements purgalifs , lui paraissent indiqués en pareille matiques de cannelle , de citron, de quinquina, l‘eau de
circonstance (toc. cit., p. 189). Nous pensons aussi que Cologne, etc., etc. Que. la chlorose soit liée ou nonà
la rémlsion peut être utile dans les fortes attaques l’aménorrhée, il importe de modifier l'état général et de
d'hyslérie, et dans les cas où la respiration et la circula— rendre au sang sa composition normale avant de faire
tion s'embarrasse-ni. Un lavement avec une forte dose revenir les règles. Sous l'influence de ce traitement, con
d'assa fœtida(lû gr.) et de teinture de castoréum (4 gr.), tinué pendant quelque temps, on a la satisfaction de voir
plusieurs lavements à l‘eau froide, des frictions sur les diminuer ou cesser les accès hystériques. Ou se trouve
membres inférieurs , concourent à dissiper les paroxys bien aussi, quelquefois, d'associer aux martiaux et aux
mes : les opiacés seraient nuisibles dans ce cas. antispasmodiques les préparations opiacéesou légèrement
On a employé un grand nombre de médicaments soit sédatives (eau de l'aurier-cerise, thridace, laitue. etc.).
en frictions, soit sous forme d‘emptâlrc_. 5ydenbam veut Dans l'hystérie compliquée d'hypochondrie, le traite
que l'on frotte le ventre, les hypoehondres et les ais ment moral et hygiénique doit être préféré à tous les
selles, matin et soir, pendant trente ou quarante jours, autres remèdes. Les voyages, l'exercice, les bains de mer
avec un onguent que l’on compose en Eaisant macérer ou d'eaux minérales, un régime tonique, quelques mar—
dans du saindoux une foule de plantex aromatiques et llaux , concourent à dissiper les deux maladies; mais la
amères, telles que I'ahsintlto, la petilecentauréc, le mar partie la plus essentielle du traitement consiste à éloigner
rube blanc, la germandrée, l’ivette, le scordium, la ca les causes qui ont amené les chagrins et les autres trou
lamenlhe commune, etc. (toc. cit., S 766). Les cmplà bles nerveux. Les conseils moraux , une sage direction
tres le plus anciennement usités étaient formés avec imprimée aux pensées de ‘la malade , la satisfaction ac
les gommes-résines, Passa fœlida, le sagapénum, le cordée à ses penchants quand on peut leur obéir, concou
bdelltutu, l’opoponax, et appliqués sur le nombril et le rent a assurer la guérison. Toutefois, cette double maladie
bas-ventre. On faisait aussi entier dans leur composition exige une persévérance et une habileté ben communes
l'huile de jusqttiame, le baume du Pér0u, la lavande, la de la part du médecin. et souvent le mal résiste au
rue, la marjolaine, quelquefois le landanum. On faisait traitement moral le mieux dirigé.
pénétrer dans le vagin sort des injections anodines pré La gastralgie est une complication très-commune de
parées avec le landanum, comme le conseille Bichat, soit l'hystérie; elle doit être prise en sérieuse considération
des vapeurs desubslances très-odorantes, comme le musc, dans le traitement.Les d0ulcurs vives dont l'estomac est
lehrnjom, le slyt:fl. Les frictions avec le laudanum pur le siégc, les phénomènes dyspeptiques, le gonflement
ou avec une huile fortemth chargée de ce narcotique épigaflnique, la facile cxltalatton des gaz à l’intér.enr
ΙΙΥδ _63-. Ι·ΙΥ$

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HYS _64_ HYS
t" L'ulérus est le siège de l'hystérie. —- Pylhagore , qui découlent de la matrice, au gonflement des ovaires et
Piston. ïmpéd0cte , et d‘autres phi1050phes , pensaient au chatouillement de l'humeur spermatiqne.
que l'utérus est une sorte d‘être animé qui voyage de Cullen soutient une doctrine complexe : il croit évi
l’hypogaslrc dans d'autres organes . et particulièrement dent que te paroxysme commence par une afl'ection spas
vers la tête, le con, le ventre et le foie. Ce vagabondage modique dit canal alimentaire , qui de là se communique
de l'utérus a été admis par un grand nombre d‘auteurs: au Cerveau et à une grande partie du système nerveux.
Hippocrate partageait cette Opinion, ainsi qu'Arétéc de La maladie paralt commencer par le canal alimentaire;
Cappadoce. L'utérus . dit ce dernier, est un viscère qui, cependant les paroxysmes ont si souvent une telle con
de sa nature, est toujours en mouvement , et se porte avec nexion avec le tlnx menstruel et avec les maladies qui
rapidité vers les parties supérieures. Galien combattit dépendent de l'état des parties de la génération, que c’est
cette fausse doctrine, qui parait avoir été surtout éta avec raison que les médecins ont de tout temps considéré
blie par l'lalon: il s‘attacha à montrer que la matrice l'hysle'rœisme comme une u/]‘ection de l‘utérus et des
n'est point capable de changer de situation , et attrihua autres parties du système de la génération (Eldm. de
le mal à la rétention de la semence. Dans les siècles qui méd. prat., toc. cit., p. ISO).
suivirent, la doctrine de Galion fut celle qui compta le Baumesla considére comme une névrose spyrétique,
plus de partisans. Les arabistes et les commcnlaleurs de et la fait consister dans une affection du système ner
Galion s‘en linrenl à cette idée, que la rétention de la veux de l'utérus. ll l'appelle ndvrosæ métrique ou mé
semence est la cause de toits les accidents hystériques; ti'onerot‘e. Pojol rapporte les maladies.hystériques des
les uns soutinrent encore que la matrice pouvait se met femmes aux inflammations tentes de la matrice. Cette
tre en mouvement; les autres, renonçant a cette théorie doc!rine est en opposition manifeste avec les faits ob
fausse et surannée, cherchèrent à expliquer la produc schés par les médecins, qui n'ont constaté, dans la
tion de l'hystérie par la vapeur maligne qui provient des majorité des cas,’ancune espèce de lésion appréciable de
menslrnea et de la semence qui se corrompent, cette l'utérus. Pinel range l‘hystérie parmi les névroses des
vapeur s‘élevant vers les parties supérieures du corps organes de la génération.
( l’urne] , Sennert , Thomas Burnet , Baillou , Ches Pour Louyer-Villermay . l'hystérie est une afl'eclion
ueau, etc. l. Les diverses théories plus que singulières nerveuse dont le siège réside dans l'utérus, etqui con
auxquelles les médecins que nous venons de citer onteu siste dans une lésion du système nerveux ou despro
recours pour expliquer l‘hystérie sont trop fausses pour priétés vitales de ces organes Cet auteur a fort bien résumé
que nous les tiiscu!ions ici; nous en parlerons en faisant les principales circonstances de la maladie , qui portent
l'exposé bibliographique de la maladie. Nous ne devons à n'admettœ qu'un simple trouble nerveux : 1° il
consacrer quelque développement qu‘aux doctrines fon n‘existe aucun changement perceptible pour les sens dans
dées sur des connaissances anatomiques et physiologi les Organes génitaux; 2° l'hystérie peut persister pendant
ques positives. ' longtemps sans amener aucun changement dans ces
L'idée que la continence, et, plus anciennement , que organes; 3° rarement elle détermine des lésions, et lors
la rétention spcrtnalique, sont la cause de l‘hystérie, a que celles-ci existent, elles ont leur siége dans l'utérus
fait regarder les personnes qui en sont atteintes avec pi et ses annexes; 4° quand ces lésions se sont développées
tié, et même avec dégoût. Les appélils vénériens. la mas primitivement, l'hystérie les complique, ou en est l'eflc4,
turbation. que l‘on supposait exister chez les hystériques, ce qui est rare; 5° ces maladies peuvent être réunies
avaient concouru à augmenter cette répulsion, devenue ensemble.
assez furie dans le moyen âge pou_rles faire considérer Dans ces derniers temps, M. Piorry a considéré l'hys
comme étant sous la puissance ilii diable. Il est inutile lérie comme une série de phénomènes uévropathiques
de revenir sur ce que nous avons dit au sujet de l'écoule duiit l'utérus et les ovaires sont le point de départ. La
ment des mttcosités vaginales à la fin des accès. En ad maladie consiste dans une névralgie de l'utérus , qui se
mettant même qu'il soit accompagné de plaisir,et qu'il soit propage de proche en proche à divers rameaux nerveux.
aussi constant qu‘on l'a dit, ce qui est loin d'être prouvé. C‘est par une sorte d'oscillation ou de mouvement vi
il n‘est pas possible de soutenir que la continence est la bratoire se déclarant dans les nerfs que s‘étend le mal.
cause de l‘hystérie, puisqu‘on l'observe chez des femmes d'abord limité au système nerveux de l’appareil génital.
qui sont loin de vivre dans la continence, chez des fem— La propagation peut se faire vers la rate . le foie, et
mes enceintes, par exemple; d'ailleurs. le rapprochement l'estomac, par le grand sympathique et la huitième paire:
sexuel est loin de faire cesser l'hystérie : on voit même c’est ce qui amène ces douleurs violentes au creux de l‘es
les excès vénériens, la masturbation, déterminer de fré tomac, les vomissements, l'anxiété épigastrique, etc., la
quents parnysmea. dyspnée, la comtrictiou et les douleurs thoraciques. La
L‘opinion la plus générale consiste :1 regarder l‘hys névralgie transmise à la huitième paire détermine la
térie comme le résultat d'une modification du système constriction spasmodique du pharynx et du cou (boule
nerveux de l'utérus , qui réagit sympathiquement sur hystérique).Cette névralgie peut encore gagner les nerfs
le système nerveux encéphale-rachidien. Hulfiiiann place de la tête, ceux des espaces intercostaux ou le plexus
l‘origine de tous les symptômes hystériques dans l‘utérus. brachial gauche; de là les douleurs de tête, le clou hys
ses membranes et ses vaisseaux . particulièrement dans térique, les névralgie. inlercostales et la névralgie
ceux qui fournissent le sperme La cause des phénomènes thoraco-hrachiale , qui est l'angine de poitrine pour
est la contraction spasmodique de toutes ces parties, qui M. l’iorry. Quand elle s'étend au nerf optique, il y a
s‘étend aux nerfs dit bassin et des tombes, et de là 'a progression très-prompte vers le cerveau , et accès épiv
toute la moelle épinière, gagnant ainsi successivement lepliqnes (hystéro-épilepsie); si elle se propage à l'axe
les parties supérieures du corps. Il explique tous les cérébrospinal, on voit survenir les convulsions, les
symptômes de la maladie par Cette convulsion spasmo troubles de la sensibilité, la perte de connaissance, en
dique ascendante de tout le système nerveux tloc. cit., un mot . tous les symptômes de l'accès hystérique (tu
‘p. fil et 53). il faut amuerqne les auteurs plus modernes, Traité du diagnostic des utéropathles et Note com
qui ont fait de l'hystérie une névrose, se sont contentés muniquée;.D'après ce qui précède, on voit que l'hystérie
de reproduire. seulement en d'autres termes, l‘opinion ne serait autre chose qu'une névralgie le plus ordinai
de Fréd. Huffmann, qui a parfaitement entrevu l'in rement ascendante. quelquefois s'irradmnt, en différents
fluence exercée par le grand sympathique sur le système sens, vers les viscères abdominaux, tantôt ne gagnant
nerveux céréhro-spinal. que le système nerveux ganglionaire . tantôt se propa
Astruc, qui place aussi lcsiégc dcl‘hyslérie dans la ma geant au système nerveux encéphalorachidien, après
trice, attribue le mal aux battements trop forts de la avoir suivi une marche ascendante, et produisant alors
matrice , ‘a la tension et au gonflement de ses vais une attaque complète d'hystérie. Il faut avouer que cette
seaux , 'a l'irritation que prowqucul les humeurs acres manière d'interpréter les principaux phénomènes de la
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maladie est fort ingénieuse , et qu‘elle rend un compte qu'on leur a attribuée. l.:t continence et l'excitation des
exact et tout 'a fait physiologique des symptômes que organes génitaux sont des causes douteuses oti secou
l‘on observe. Un fait très—intéressant , rapporté par daires; les excitants généraux du système nerveux exer
Il]. Pros, montre l'hystérie parcourant successivement cent, au contraire, un très-grand empire chez les suiets
et alternativement la huitième paire, la cinquième, la prédisposés. Les symptômes ne lui semblent, en aucutte
sciatique, etc. (Joum. min. de méd ,janv, t829). Dans manière , avoir leur point de départ dans l'utérus. Les
ce cas, la névralgie, après avoir été ascendante, a suivi convulsions. la perte de la sensibilité, de l'intelligence,
une marche toute contraire. La natttre des causes qui ne peuvent procéder que du cerveau. il faut avouer que.
produisent l'hystérie, la durée, la violence des accès, l'in pour ces symptômes . il est facile de soutenir cette Opi
tensité des souñ‘rances qu'ils déterminent, le traitement ninn ; mais la d‘ifliculté est plus grande quand il s’agit de
prophylacti«hw et pharmaceutique , sont autant de cir la boule hystérique : il l'attribue aux contractions des
constances qui militent en faveur de la doctrine dont muscles de l'abdomen , ce qui est tout à fait faux. La
nous venons de parler. Les symptômes de l'hystérie, convulsion des organes intérieurs ne lui parait pas non
comme ceux d‘une névralgie, commencent, débutent plus démontrée. Georget, sous l‘influence de son idée
avec rapidité , avec violence, se montrent par accès, systématique, a commencé la description des attaques
naissent sous l'influence des émotions morales, sont en par l’énonce‘ des troubles nerveux qui ont leur siège dans
tretenues par elles, guérissent par les narcotiques et les le cerveau, et n'a placé qu‘en seconde et même en troi
antispasmodiques. Gardien considéré l'angine de poitrine sième ligne les phénomènes les plus caractéristiques de
comme un mode de l'atfection hystérique (Traité des la maladie : la boule hystérique, la dyspnée , l’anxiété
accouchem., t. i,p. 268, in-8°; Paris, 1824). épigastrique, les mouvements vermiculaires que l'on sent
Pour M. Dithois , le poitit de départ de l‘hystérie est dans l‘hypogastrc , etc.; enfin il va jusqu'à dire « qu‘il
dans l'utérus et dans une simple irritation nerveuse de n'est peut-être pas dans l‘économie d‘ergano dont les
ce viscère. Elle serait mise enjeu par louteslcs émotions altérations développent moins de sympathie que l'utérus
morales vives et brusques qui viennent toutes se coo et les ovaires, v proposition repoussée par la lnpart des
auteurs, et en Opposition avec cette phrase : «Quillier est
centrer dans le système utérin (ouvr. cit., p. 442).
Jusqu'ici l‘opinion de M. Duhois est claire et intelligible; quod est propter ulerum. » La plus grave objection que
elle reproduit ce que les autres médecins ont écrit ‘a ce l'on puisse faire à l'opinion de Georget, c'est qu'elle est en
sujet; mais voici qui l‘est beaucoup moins : a Dans l'état opposition manifeste avec les observations de tous les au
de maladie, et en particulier dans l’hystérie, la puissance teurs qui ont vu l'hystérieal‘fecter dans sa marche une toute
vitale, surexcitc‘e dans le foyer utérin, se trouve réfléchie autre forme que les maladies cérébrales, que l'épilepsie,
et envoyée vers l'axe céréliio—spinal; elle vient ainsi par exemple, qui peut bien compliquer l'hystérie, mais
mettre enjeu les mouvements sympathiques et instinctifs: qui en est distincte. Disons , enfin , que l’on s'accorde à
elle agit sympathiquement sur la source de l'influx ner considérer l‘hystérie comme une alTection particulière "a
veux, et les grandes convulsions se déclarent. Le cerveau la femme , ce qui détruit le système de Georget , et force
n'entre plus pour rien dans tous ces actes; le plus sou à conclure qu‘il faut , de toute nécessité, que l‘hystérie
vent il est réduit à un état de demi-nullité... Dans les ait quelque rapport avec l'appareil génital de la femme.
accès d'hystéric bien caractérisés, tous les rapports dit On a'encore placé le siège de l'hystérie dans d'autres
cerveau avec la moelle allongée et la moelle épinière parties du système nerveux : les uns en ont faituue af—
semblent complètement détruits. - Il suffit , pour ren fection de tout le système nerveux ; les autres, de quel
verser cette théorie tout à fait hypothétique, et qui d‘ail ques—unes de ses parties. Sydenham dit que l’affection
leurs n'ufi‘re pas moins d‘obscurité que toutes celles où hystérique provient « du désordre ou mouvement irré
l‘on est obligé de faire jouer les sympathies, il suflit de gulier des esprits animaux, lesquels se portent impé
rappeler que, chez un certain nombre de sujets qui sont tueusement et en trop grande quantité sur telle ou telle
cependant atteints d'hystérie de la manière la moins partie, y causent des spasmes oti même de la douleur...
douteuse, l'intelligence est assrzhien conservée pour qu'ils Les esprits animaux, en se distribuant inégalement dans
entendent tout ce qui se passe autour d'eux, et qu'ils en les organes, troublent toutes les fonctions. - Cet auteur
rendent compte une fois que l‘accès est passé. Opposonl a confondu ensemble l‘hystérie et l'hypochondrie (voy.
d'ailleurs à cette théorie celle des médecins, tels que livrocuoxnnm'. Blnrkninre n'a pas été plus heureux
Willis, l.epois. Georget, qtii attribuent, au contraire, la dans sa théorie, qui ne difl‘ére pas de celle de Sydeuham
maladie au système nerveux encéphalorachidien. (A lreatlse of lite spleen, and capours or hypochon—
‘2° [hystérie a son sidgo dans le système nerveux. ttrlaral and hyslerfcol affections ; Lond., 1725). Char
- Les hommes qui ont soutenu avec le plus de distinc les Ferry s‘est aussi arrêté à cette inégale distribution des
tion que le cerveau est le siégc de l‘hystérie sont Willis , esprits animaux, ainsi que bien d'autres dont nous pas—
Charles, l.epois, Georget. Charles Lepois déclare très—net sons les noms sous silence.
tement que tous les symptômes de l‘hystérie viennent Tissol atlrihtie l'hystérie à une trop grande mobilité
primitivement de la tête, et que cette partie n‘est point ou irritabilité du système nerveux, ce qui ne signifie pas
affectée sympathiquement. La cause de cette afl‘eetion qrand‘chose. et Pomme à un raeoruissement général du
cérébrale est une séro:ilé épaisse répandue dans le cer genre nerveux, ce qui est tout à fait absurde. Barbeyrac
veau. dit qu'elle est causée par un principe âcre et hiboux ren
Willis développa cette opinion avec un remarquable fermé dans le cerveau, ou par un principe liumoral mêlé
talent , et soutint que la matrice n‘est pour rien dans la au sang. Buerhaavo regarde l'hypochondrie et l'hystérie
maladie. Les convulsions sont provoquées par la mau comme une seule et même maladie, et dès lors il ne veut
vaise qualité des esprits animaux et par leur mélange pas admettre que la matrice soit la causedecetlealÏeclion;
avec des parties hétérogènes. Il admet aussi que l'affec aussi soutient-il que les nerfs des viscères du bas-ventre
tion hystérique n'est causée!pie secondairement par les sont le point de départ des mouvements déréglés qui
spasmes des viscères, ce qui diminue un peut la valeur troublent le cerveau et excitent les convulsions. M. Bra
de la proposition absolue qu'il a établie d'abord , savoir chet, croyant reconnaître que tous les phénomènes de
que l'hystérie part du cerveau. l'hystérie sont des actes dépendants de l'influence du sys«
Cenrget regarde I'bystériecomme une encéphalte spas tème nerveux cérébral, en place le siège exclusivement
modique. Pour démontrer qu'une névrose cérébrale est dans les nerfs cérébraux : le cerveau y serait étranger,
la seule cause de tous les phénomènes hystériques, il com du moins dans les cas les plus ordinaires. Il considère
mence d'abord par combattre toutes les raisons que l'on a tous les phénomènes de la maladie comme le résultat
alléguée. en faveur de l‘opinion qui consiste a placer le d'une action pervertie et augmentée du système nerveux
siégé du mal dans l'utérus: pour titi les causes dont l'ac sur lequel la cattse déterminante de la maladie a porté
tion se fait sentir sur l‘utérus n'ont pas la puissance son action; mais comme l'auteur est fort embarrassé
llYS __afi_ HYS

pour dire quelle sorte d‘excitation peut amener l'hysté en est la came primitive (Essai sur les inflammations
rie, il en aduiet une d'une qualité particulière, qu'il ap chroniques). Ce hardi localisateur. qui a devancé Bruits
pelle excitation sut gsnen‘s. A la suite de cette excita sais. et jeté en avant beaucoup d'idées qui ont servi de—
tion. les nerfs cérébraux entrent en jeu, et il en résulte puis à élever la doctrine physiologique, a développé
un état de névr0palhie spasmodique, ou plttl0l une né avec un rare talent les preuves qu'il a rassemblées à
erospasms’e cérébrale , c'vsLà dire une affection spas l'appui de son opinion. Rronssais n'a fait que reproduire
modique des nerfs cérébraux tfl*cherches sur la nature la doctrine de Pujol, en donnant pour cause 2; la maladie
et le siège de l'hystérie et de t‘hypochondfle, p. 139 des phlegmasics viscérales , et spécialement celles du
à [45, in-B°; Paris. l832). Inutile de dircque cette théo tube digestif et de l‘utérus. Plus tard, il admit comme
rie ne brille ni par la clarté iti par la sévérité de la dé passible une simple irritation de ce dernier organe,
stiunstraiion. avec ou sans inflammation (Traité de thérapeutique,
M. Girard s’est ciforcé de prouver: 10 que l'hystérie i. v, p. l88, in-8°; Paris, 1835). Il est inutile de dire
est une modification vicieuse de l‘organisme localisée que les trois seules hypothèses vraiment sérieuses sont:
dans le cerveau ; 2" qu'elle consiste dans une instabilité 19 celle qui fait dépendre le mal d'un trouble nerveux
rapide de l‘énergie des facultés innervatrices de cet or du système génital , propagé aux nerfs ganglionaires et
gane; 3" que ses causes constitutives sont une stimulation au cerveau; 2' celle qui la fait consistcr dans une ailet
des sens, un exercice trop violent des facultés affec itou primitive du cerveau; 3“ celle enfin qui attribue
tives; 4° que ses causes occasionnelles sont le plus sou tous les accidents 'a une névrose d'une partie plus ou
vent une congestion utérine, déterminée quelquefois moins circonscrite du système nerveux . soit des nerfs
par un orgasme de l'appareil utérin . accompagnant le ganglionaires, soit des nerfs qui partent dit cerveau et
besoin de la fécondation et provenant ordinairement de la moelle. On n‘accorde au)owd'hui à faire de l'hys
d'un défaut d‘évacuation menstruelle; 5° enfin , qu'elle térie une afl‘eclion du système nerveux; seulement on
peut dépendre d‘une imperfection de certaines fonctions, la localise dans les points assez diif5rents de ce même
ce qui faisait dire à Broussnis que l'hystérie était quel système.
quefois sous la dépendance d'une gastrite (fleuri Girard, Ctasstflcation. -— On voit , d'après l‘exposé des doc
Considérations physiologique: et pathologiques sur les trinus précédentes, que l‘hystérie a du occuper des places
affection: nemeuses dites hystériques, p. 30, in-8°; très dii‘l'ércutes en oosographie, et se trouver rangée
Paris, 1841). Nous avouons ne pas comprendre ce que parmi les affections de l'utérus , de la poitrlne , des gros
veut dire a l‘instabilité rapide de l'énergie des fonctions vaisseaux , des intestins . etc. Les principaux nosugra-
innervatrirea du cerveau, u a moins que l'auteur n'ait phes l'ont. a.<srz heureusement classée , toutefois , plutôt
voulu dire simplement , avec beaucoup d'autres , qu'il d'a|uès la considération des symptômes que d'après la
y a dans l‘hystérie perturbation de l‘innervatlon céré nature et le siège du mal. Linné la classe dans les mala
brale. dies du mouvement (cl. vu) et dans l'ordre des convul
Nous ne saurions partager l'opinion de ceux qui pré. sions spasliques (0rd. l); Sauvages, dans la cloue des
tendent faire de l‘hystérie une afl’ection cérébrale. Il est spasmes (cl. ivl, parmi les spasmes cloniques généraux
évident, d'après l'ensemble des symptômes, que le véri (ont. 4) , à côté de l‘éclampsie et de l'hystérie. Voch ,
table poiot de départ de tous les accidents est le système qui la confond avec l‘hypocltomtrie, en fait un spasme
nerveux génital, dont la névrose ne tarde pas à retentir (et. v); Cullen la range le premier parmi les névroses
sympathiquement, l“ sur le système nerveux ganglio (ci. il) avec spasme (0rd. 3); Sagar , dans la classe des
oaire, d'où résulte un développement de sensibilité dans spasmes (cl. vol); Pincl, parmi les névroses de l‘appao
des viscères qui en sont ordinairement dépourvus; 2“ reil génital.
elle retentit encore sur le système nerveux encéphalo— Historique et btbltographts. —- L'étude de l'hystérie
l’arhidicn, d'où les phénomènes si nombreux et si variés se trouve à chaque instant confondue avec celle de l'hy—
que l'on observe dans les appareils de la sensibilité , de porhondrie dans un gland nombre d'ouvrages anciens.
la motilité et de l‘intelligence. On doit donc considérer Lorsque nous avons parlé de cette dernière atfection,
l'hystérie comme une névrose qui ne tarde pas 'a se géné— nous avons indiqué les écrits où l'on rencontre une des
raiiser , mais qui diffère de l'épilepsie en ce que le sys— cription exacte des deux atfcclions. Nous serons encore
tème nerveux ganglionairc participe à la perturbation obligés de revenir sur ceux où les deux affections se. trou
nerveuse générale. vent réunies; mais nous ferons porter plus spécialement
3° L'hystdrt’e a son siège dans d'autres organes que nos recherches sur l'hystérie.
dans le système nerveux cérébral, sptnal ou ganglio— Cette affection est indiquée par lllppocrste dans les
naire. -— Hygmore n'a créé qu'une mauvaise hypothèse traités : de vlrylnum Morbi‘s (S 2). dl Notons mottebri
lorsqu'il a prétendu que les constriclions thoraciques , (S 2 et 3), de Morbts multerum (lib tt, S 78 et 79,
la dyspnée, le srrremrul de la gorge, les palpitations. les édit. Van der Lind.). Dans ces ouvrages , qui n’appar
douleurs du ventre , sont provoqués par I'eflervescence tiennent pas à Hippocrale, on trouve reproduite cette
du sang, qui engorge les poumons et9es cavités du cœur, Opinion, généralement reçue avant titi. que les déplace
et s'y raréfie. A quoi serviraient de plus longs dévelop ments de la matrice sont la cause de l'hystérie. Piston
pements sur cette théorie et sur celles qui vont suivre 7 serait l'inventeur de cette théorie; voici comment il
contentons-nous de les mentionner rapidement. Stahl s‘exprime, au rapport de Galieu : si Quo: pars in mulie
place le siège de l'hystérie dans les obstructions de la u ribus et utcrns et vulva nominaiur, quum iit animal
veine porte; d‘autres, dans une mauvaise assimilation s prolis generandte cupidum, si intempestive diuquc
de la matière nutritive et dans un troane des fonctions o infructuosum i‘ucrit, succcnscns aigre fcrl, erransquc
digestives; Lientaud, dans un mauvais état de la matrice a par toium corpus. et spiritus meatum ohstrucns, res
et. des ovaires, et des autres organes, ainsi que dans plu u pirare non sincns, in extremam anxietstem dejicit,
sieurs altérations humorales; Blarkmore, dans une alté u atque multipliccs silos tñorbos excitai 1) (0p. Galen..
ration générale des humeurs déposées par les nerfs et les de Loci‘s affectfs. t. vin, lib. vt, p. 425, éd. du ituim ,
vaisseaux lymphatiques; d‘autres enfin l’ont placé dans in-8°; Lips. 1824). On voit que Platon, sur ce sujet
le sang. Pujol localise l'hystérie dans la matrice, et il comme sur beaucoup d'autres, a donné carrière 'a son
déclare lrès—nettemrnt qu'elle ne lui parait point être imagination, fait preuve d’ignorance en anatomie . et
une maladie sans matière, une névrose, comme on l'a bâti ou de ces romans dont il n'est pas avare. Pytbagore
dit , mais dépendre d'une inflammation chronique , ou et Empédoclv ont aussi soutenu cette doctrine, qui était
d'une irritation utérine dont il a toujours pu constater cette de la plupart des philosophes et des médecins de
les signes. Il soutient que les irritations du foie . de la l'antiquité. l)éiuocrilc. dans une lettre à Hippocraie. as
matrice et du cerveau. sont l‘origine de toutes les mala sure que l'aiîuction hystérique est la source d'une infi
dies nerveuses. et que l'inflammation lente et chronique nité de maux, et il indique la matrice comme la cause
ΙΙΥ$ - ο - ΙΙ Ιω

ιΙο Ισ πισΙσιΙιο. Ι.'Ιινιιοι·ιο ου οικου: πιουιιουιιοο οσοι πισω ιουΙοιιιιιιιι ΙιοΙΙοι·ιιιι, Ποιοι, ΒιιιΙΙου, Μοι·οσιιιι,ιμιι
ιΙ'συιι·οι οοι·ιιιι ιι'ΗΙμμοι:ι·σιο, Ιω Ρτοοι‹·ιιου.ι μι». ι, π'οιιι μΙ·οιΙιιιι ιμιο οι:: οουιπιοιιισιι·οσ επι· πιο ΙΙιύοι·ιο: σιι
Η ΙΙἐΙ, Με 6'οσοιιο.ι(8 349 οι οιιι, οι Ιοσ Ει1ΜουιΙσσ ι:ιοπιιοι οι τοιιοΙιοι·ι επι· ι:ΙΙοσ.
πιο. νιι, 8 34 , πι· Ν!). Ι.'ομιιιιοιι ιμ.ιι σιιι·ιΙυιο σ Βιμ ιΙΙισι·Ιοσ Ι..ομοιιι , ιΙοιΙΙ. Ι'ιΞοι·ιι σ μσι·ΙΙ σνσυι ι·οΙιιι «ιο
μοοι·σΙο οπο οοιιυσιωσικο ο1.οι:Ιο ιΙο Ισ πόνι·οοο υιο 5ουποι·ι, επι Ιο ιιιοι·ιιο οι: μΙσι:οι· που: Ιο ι:οι·νοσιι Ιο ιιόμο
ι·ιιιο , ι·Ιουι πουσ ιι·σιιοιιι, αι μου σου Βέποι·σΙοπιοπι ιΙο Ι'Ιη·σΙ.οι·ιο (6'οι·οι , ΡΙ.ιοπισ , 5εΙοοιιοπιιιιι , οΙισοι·υοι.
σιΙομιοο. οι οοπσΙΙ. οι οι·αισι·υ. Μοισποσ Ιποι·ο , Μο. ΙΙοιιι-ιι
(ισΙιοιι οιι;ιισΙο Ιοεμι·ιιιοιμ:ιιιιι ιιγιιιμΙοιυοι :ιο ΓΙινιιέι·ιο, Ποιο., ιυ-ΙΙΙ. ΙθΙ8)..Ιιισιμι'σ :οι συιουι, υπ σ'έισιι οΙΙιοι·οο
οι·ιιιιΙισι Ι'οτι·ουι·, οποοι·ο σοοι·έιΙΙΙόο οι: σου ιοπιμο, υπο ιιο νου· ιΙσπι Ισ πισιιιι:ο ιο σουΙ μοιιιι ιΙο ιιόμ:ιι·ι ιΙο Πινο
Ι'υΙοι·υι, μοι· σο: ιΙόμΙσοοπιουιι, οει Ισ οσυιο πο που. ΙΙ ιέι·ιο. ιΣοιιιι οι·οι·σιιοο ιιπ ιΞΙιι·σπΙοο μοι· πιο απο ιιιιέι·ιοιιι·ιι
ι·έιιιιο. μου ι.Ιι:5 ι·σισοπι συσιοιιιιιιυοε μοι·οπιμιοιι·οι, οι. ιοΙ σ οοΙιιι ιΙο ι.ομοι:. ΗνΒπιοι·ο νουι οπο οοιιο ιυσΙσιιιο σου.
Ιοσ ιιιι'ου μοιιιι·:ιιΙ Με ιιοπιιοι· οιιοοι·ο σοιοιιι·ιΙ'Ιιι.ιι, οι:Ιιο μΙ·ιινοιμιιΞο μσι· Ισ ιιιι·συουΙΙ:ιπι:ο ου "πιο ιμιι , ιόπιι οι.
ομιιιιοπ σιιιιιισο μσι· Ιω μΙιιΙοεομΙιοι οι Ιοι ιιιιιιΙοοιιιι ποι σιιΙιιιΙο, Ι”σιι οΙΙΙ'οι·νοσοοποο οσοι Ιω νσι·ισοσιιιι ιιπ ι°ιΒΙΙΙ° οι
Ι'σνσιοπΙ. "απο ιι ΛΙισιιι·ιΙσ ιιιιιοι· πυιιιιυο ου ΙΙΙοι·υιιι ου μοοιιιου. ΙΙ ου ι'ιΞυΙΙΙΙΒ υπο »απο ισιιοπιιιο ιΙσιΙσ Ιοσ
ο ι·σιιο. οιιπι υπο, ιμιοι.Ι υιοι·υιιι απο σιιιιιισΙ σιΙιι·ιιισιιΙ ο μουυιοιιι. οι υπο ι;οπο «πωπω ιισυι Ιω ΙΙΙοιΙνοιιιοιΙΙιΙ ιΙο
Μο “πιο "οπο, πο. νι, ι. νιιι, μ. 628, όιΙΙΙ.ιΙο ΚοΙιΙΙ). Ισ μοιιι·ιιιο οι ου ΙΙιοι·σ1, ου Ιω ΙΙ)'ΙΙιμΙιΙΙΙΙοιι οιιΙΙΙ μι·‹›‹ΙιιιΙι
ΙΙ σιιι·ιιιυο ιι Ισ οουιιυοποο οι σ Ισ ι·οιουιιοιι ιΙο Ισ Ιιι·μιουι· μσι· ουσ οοιιμοοιιοιιι. ΠοιΙο ιΙοοιι·ιιιο, Δ0ΙΙΙι·Ι°ιΙΙο ιΙ'σΙιοι·ιΙ
ιροι·πισιιιμιο Ιου μΙιέυοιιιοποι Ιιγιιιοι·ιιιιιοι; Ισ ιέΙοιιιιοπ ‹Ισυι ου μιοιπιοι· ουνισμο, Επι ι·ομι·οιιιιιιο ιΙΞΙΙΙΙ υπ ιιοι·ου«Ι
Δε: ιπουι.ιι·οοι. Ιυι μ:ιι·σιΙ «που σνοιι· υπο οι·ι·ισιπο μσι·ι ςΕ.1:οι·οιΙοι. ακα, μι·ιοι· οι: μοι.ι·ιοπο Ιιμ.ιιοι·ιι·α, πιιοι·α
ιΙσπσ Ισ μιοιιιιοιιοπ οι: οοιιο ιιισΙσιΙΙο : «ΑΛ Ιινσιοι·ιοοι·ιιυι πο οπσοι.ιοπο ΙιοροοοιιιιΙτιποο, πιω. ιιι-Ι2 ; οι: ρο.ιιιοιιο
οι ηπιμιοιυσιιιιιι ι;οιιοι·σιιοιιοπι οκοιισιιιιιιιυ ι·ι·Ιοπιυιπ ιο Ιιμ.ιιοι·ιου οι “μου” Ιιμμοο. ι·ο.ιμοιι.ι. πο ΙΙ'ιΙΙΙσιιυι;
ιι πιοιι ιιισμιι·οιπ , ιιιοπιιι·ιιιιυι νοι·ο πιιιιοι·οπι νιπι οΙΙΙΙ Ι.οιπι., “Ε”, ιυ-ι··Ι.
ο ποιιι, Ι'σοιΙο ΙπιοΙΙΙΒιιυι· » (μ. Ωω. Τοιιι σε πω: Ώσπου Ι.'ουνι·σοο σο ΙΙ.`ιΙΙιι ιυ.·ιιηυο σνιιο σιιιιωιω οσοι
σ εαπ σιιΙ· ιο: οποιο ιΙο Ισ ιτοιιιιποιιοι: Ιου-Ιω ΙΙΙου ιΙο Ι'Ιιισιοιι·ο ‹Ιε Ι'Ιιμιοι·ιο. Ι.'ιΙΙιιιιιι·ο ΙουιΙσιοοι ιΙο Ισ μσΙΙιο
παει· Ι'σιιοπΙιοπ ιιοσ μυιΙ·ιοΙοι;ιιιι·σ , οι Ιου ι:οποοιΙ ιιυο Ιοι;ιο ιΙΙι ηιΙοπιο ιιοι·νοιπι οΙιοι·οΙιο σ μι·οιινοι· υπο Ισ πισ
Ιοσ συιουι·σ ιιπ πιονοιι πι: οι: σοιοιιι οοπΙουΙοσ ιΙο ι·ομι·ο ιι·ιι:ο που μοιιιι 2ΙΪοοΙιἔι€ ιΙειπσ Ι'Ιιοσιοι·Ιο , οι ου'ιΙ οιιι ιιπ
ιιυιι·ο σεΙ·νιΙοιποιιι Ιου ομιιιιοπο οι: ΟιιΙιοπ σοι· οο μοιιιι. μοσιιΙιΙο ιΙο ι·σμμιιι·ιοι· .Ιω τοιινιιΙσιοπο ιι υπ σπιτι: οη;σιιο
ιΙο μσΙΙιοΙοειο. ιμι':ιο ι:οι·νοσιι. ΙΥΙΙΙιι οιι απ" ιο νι·σι Ιοι·σιμι'ιΙ ιοιιιιοιιι.
Αι·οιοο , ιΙο ΩσμμσιΙοοο, ΙσιΙ. νοι·σμοι· Ι'ιιιέι·ιισ , ιμι'ιΙ ι:οιιο ομιυιου, απ· ιΙ ισιιισΙιιιιιοιιιοπι πιο ιυιοι·νοιιιι·
οοιιιμσι·ο σ ιιπ "πιο ιΙοπι π:: Ιιι·σπι:Ιιοι ΙΙοιιΙιΙοσ »σοι ΙτυοομιιιιΙο οι Ισ πιοοΙΙο ιΙσυσ Ισ μιο‹Ιιιοιιου ιιοσ υιοιινο
οπο” μσι· Ιοσ νουιι. ΙΙ ιΙουυοιΙο Ι'σιισιμιο Ιιμιέι·ισμιο ιιιοπισ οοιινιιΙιιΙιιι. Ροοι·ιμιοι υ- ι-ιΙ πιοΙο ιι ‹Ι°σιιιιι ι;ι·ιιυιΙοι
υπο ιΙοει:ιιμΙιοπ εΙ55ι:18ΧιιτΙο, ηυοιιμιο οιιοοιο ιιιι:οπι νέι·ιιιΞσ σο: ιΙιεοοιιιοπι πει-Ιω» ιιπ· Ισ οιι·ουΙσιιοιι οι Ι'σΙΙιΞ
μΙοιο (οι: Ουιωι.ι οι σόμπα ιιιοι·οοτιιοι , ιιπ. π. απ». θ; ι·ιιιιοπ σοι οσμιΙΙσ σπιιιισιιι , σιιιυμιοΙι ου ιυμμοι·ισιι, σ
οι. @ο θαναι. παπι. Μοτο., μι». ιι, ι::ιμ. ΙΟ). .ιοιιιιι ιι'σιΙ οοιιο έιιοιμιο, Ιου ‹Ιινοι·ιι μΙιοποιποιιοσ πι: Ι'ιυιοΙΙΙΙ;ουοο οι.
πιοι μ” ιο ιΙομΙσοουιουι ιΙο Ισ ιυσιι·ιοο, οι ιι οιμΙιιμιο ιΙο Ι'ιπιιοι·νσιιου 2 (ΡοιΙιοΙοοιο οι:ι·οΙιτι οι οποσ” μπαι:
Ιι·οο-μΙιμιοΙοοιιιυοιπουι Ισ ιιι·οιισι;σιιοιι ου ιμσιιπιο μσι· οι οπο “πι” οι: ποιοι: σουυιιΙ.ποι.ι, Ιι587 , ιπ-Ι°2;
Ιοσ ηπιμσΙΙιιοι ου οοπεοπσια ιμιι ιιιιιιιοπι Ιουι Ια οι· ΔΙΙΙιοιιουπιιι ουπι ιιιοιιιιιιιτ Λιριοτισω ο! Μ;ΙΝ10°Ι60ιι
οσυοι. ο πιω σιι·συοιιΙσιιο σιι υιοι·ο ιμιιιΙοιυ ιιιίοι·ιιο οιι άτυπο: ιιιιιΙιοΙομιο ιμοσιιιοιΙισο , οπωωιιιυ οοπιι·α
ο "στ, νοι·ιιπι οιιμοι·ιιιο μσι·ιω, οι μιιιιοιμσΙοσ μΙ·ιοιοι·ιιιπ, ι·σιμουσίουοιιι ορι.ιιοΙοι·οιπ ΝοΙΙιοιιοοΙΙσ ΙΙμοιποι·ο;
ιι μοι· ι·ου.ιοπ.ιιιιπ σΙΙιοιιιιιιυι·, πσιιι σιι οοιοΙιι·οιιι μου Ι.ιοιιιΙ., ιπ8”. ΙΙΙ70Ι.
ο πουτσο σΙΙΙοοιιο ιι·σιισιι., νιιΙοιιιι·ιμιο οπου: νοΙιιι. σ‹Ι 8οιΙοιιΙισιπ πο νου πυ'πιιο ιουΙο οι πιοιπο ιιισΙσιΙΙο ποι
ο ιιιμοι·υσι μσι·ιοι σσι28ιιιΙΙ58οΙΙ (Τειι·ιιοΙΙου, σοι·ι:ιι. ιν, νουσο που: ΙΙημοι:Ιιοπιιι·ιο οι. Ι'Ιη·σιοι·ιο , οι, ι·ι·ιιουιισιιι
“υ_ 68)_ μου. ποιου μου: πο μΙιι8 Ιιιιιι οσοι Ιω Ιοι ΙΙιοιιι·ιοιι ιμιι ΙοιιιΙοιιι. σ Ποιο μου· Ιο μι·ιυοιμυΙ ι·ιΙΙο
ιοπιμσ πιιιιΙοι·ποσ. @απο υ'οιι ιΙιι οπο μου ιΙο Ιιιι.ΙΙο ιΙσιισ Ιο σοι σΙΙόι·σιιοιισ Ιιιιυιοι·σΙοιι , ΙΙ ΙΙι982ι·ιΙο οοσ σιΙ*οοιιοιισ
οΙισμιΙι·ο ι:οπσσοι·έ συ: ΠΙΙΙΙΙΙιΙΙι·28 πο Ισ νιιΙνο (οσμ. ω, ι:ππιπιο άισιιι ιΙοιοι·ιπιποοσ μοι· Ι.σιιιιιο «Ιω οσμή” σπι
μ. 232, οπο. ιΙ'ΑΙπιοΙονοοιι; ΙΙοιι.. Ι750). ΡσοΙιΓΙἶςιιιο, πασοκ. Ι.σ οΙΙ:$οι·ισιιοπ ‹Ιε 8νιΙοιιΙισιιι ι·οιιΙ*οι·ι·ιιο "πο ιΙοιιΙο
Ανιοουιιο, Ιου οποιο” ΙΙΙοι·οιιι·ισΙισ οι Ι·'οι·ωιυι», ιι'οπι ιΙο ρι·οοιοιιιιοσ ι·οπισι·ιμιοι ιιπ· Ιω η·υιμιοιποι ο” συνο
ι·ιοπ σιοοΙέ ουσ οοιιυσιιισυι:οσ οπο Ι'οιι μωιωιιι σνιιυι. ιιοιιι ιιοι·νοιιοου, πισω ου γ οΙιοι·οΙιοισιι νσιποιιιουΙ ιΙιιε
ΜΙΧ (Μοι·ουι·ισΙιι, σε Ποιοι: οιιιΙ€οιπιιιιι.ι οι·ιοΙοοιιοιιο.ι, ιΙειιοι·ιιιΙιιιιι ιυύιΙιοιΙιιμιο που ιΙουιι ιιόνι·οιιοσ υπο που:
μι», σο, ι:σμ. 22, που, νοΙΙΙιο, που ; Ροι·οσιοι, Οικοτ :ινουιι ιιουιπιοοε. Ι.οι ογιιιμΙοπιοι ιι'γ σοπι ιιιιΙΙοιποπΙ. σι
οιιι οι. επτα!. τποιιίοιπ., ου. που. ω·ιω οσοι Ιουν οι·ιιι·ο ιισΙιιι·οΙ : ΙΙιε σμμσι·ιΙουυουι, ιΙ'σιΙ
Ι·`οι·υοΙ ι:ουισι:ι·ο υπο ιΙοει:ι·ιμιιοπ μσι·ιιι·υΙιοι·ο σ Ι'Ιιν·ι Ιουι·σ, ιουνοι:ιι σ ιΙ'σιιιι·οσ σιΙ'οοιιουσ ιιυ'σ Ι'|ιμοιουιο οι
ιιιι·ιο , οι. Ι'σιιι·ΙΙιιιο ο υπο νσμοιιι· υέο οσοι Ι'ιιιέι·ιισ , οι Ι'ΙημοοΙιοπιιι·ιο (ιο Οροι. οποιοι.
μοιΙ.6ο μι· Ιου νοιυοι, Ιου σι·ιοι·οο , οι συιιιι μοι· ιΙοσ οουτ Ει·ιιοσι 5ισΙΙΙ πο Εσυ ιΙο οοι Λουκ ιιισΙσιΙιοσ ιμι'ιιυ ιουΙ
ιιιιιιιι σοοι·οιι οι οσιτΙιοι; οοιιο νσμοιιι· οιιιιιι·ιιουυ6ο ου. σι ιἔΙσΙ. ιιιοι·ΙιιιΙο, πουπέ μοι· Ισ οουιιοιιιιιιιι ιΙ.ΙΙΙΙ πως σΙιου
πισΙιευο ηιι'οΙΙο ΙΙ'οιΙΙΙΙο ιιιοΐοπιιιἔπιοπι ιοιιιοι Ιω Ιοπο· οσοι οι ιΞμιιισιμιι πο οιιοιιΙο μσι ισοιΙουιουι ιισπι Ισ νοΙυο
πω” Με μσι·ιιοε ιμι'οΙΙο σιιοιυι (ΙΜΙοοι·. Μαιο., ιιπ. νι, μοι·ιο; ΙΙ Ι'σιΙ οπο". μοιιι· "Ιου :σιι μοι· Ιω μ:ιι·ιιοσ συρό
"μ |ξι; @ο Μοι·Ι1ΙσπΙ'οι·ί, μ. 200, ΙΙΙ-ΙΙΙ; Ριου”. ιοι16). ιιουι·ου, ιοΙΙ μσι· Ιοι μστιιοσ ιυιιιι·ιοιιιοι. Ι.σ μΙόπιιιιιΙο ιΙοσ
Ωοιιο ομιιιιοπ ιιπ· Ιου νσμουι·σ ιιισΙΙι;ποσ ιμιι σ'οΙονουι πι: νσιοιιοσυκ πιόιιιι·ιιιιμιοι οι ομΙόπιιιυοσ οοπι·ουι·ι ι ιιι·οιιιιιιο
Ι·ιιι6ι·ιιι οι; που" ιομιο‹ιιιιιο σνοο πιο ιΙ0ΙΙΙΙιι°ιιυ:οσ νσι·ισ Ιω συοιιΙοιιιι (Πιοοι·ίο πιοιΙΙοο οπο; ΙΙσΙ. Ι708, ιυ--Ι·Ι.
ιιουσ μσι· υπ ι;Ι·συιΙ υοιιιΙΙι·ο «Ι'σιιιοιιι·ι. ΕΙΙο μιιι·ισι;οσ Νοιιε σνουσ πιο Ι'οιινι·σι;ο οι: 8ΙσΙιΙ μΙοΙοΙ ο οσι.ΙΜΒ ιιπ
ΙουΒιοιιιμι Ιου οηιι·ιιι σνοο ιτοΙΙο ιμιι (σιι οουιιισιοι· Ισ πισ μισού υοιπ ιΙο σου ιιιιιοιιι·ιμι'οιι ι·σιιου οι: σου ιιιιμοι·
ΙσιΙιο ιΙσπσ Ισ ι·έΙοπιιου οι: Ισ σουιουοο οι ιιπ πως πιου ισποο; απ· ΙΙ υ'σ ιοι·νι σιι συι·υπο ιιΙσπιοι·ο σ Ι'σνσιιι:οιιιοπι
ιιι·ιιοΙ ιμιι σ'σΙΙοι·οπι, οι νουι οπιιιιΙο ουιι.ιοι· ιΙοι.σι:ι:Ιι'ΙοιιΙ5. ιΙο Ισ σι:ιοπι:ο. Βοοι·Ιι:ισνο οιιπιμι·ουιΙ Ι'έιιιιΙο πο Ι'Ιι)·σιοι·ιο
εεηηει·ι ο ιιιινι Ιω συι:ιοιιι οι·ι·οιπουιι , οι ρι·οιουιΙυ υπο οι ιΙο Ι'ΙιγιιοοΙιοπ‹Ιι·ιο :οιιε Ιο ιιιι·ο ι:οπιπιυυ ιΙο πιοΙοποοΙιο
Ισ ιιισιι·ιι:ο ι·οπιουιο _ιιιιιμιο νοι·σ Ι'οσιιιυισι:; ΙΙ ου σνοΙΙ' (6'οοπο.ιοοιιά. Μπιτ.. Μοτο., 8 ΜΗ). ΙΙ μΙσοιι Μου Ιο
"Μη κο ωουνοΠΙ8ΠΙ8 σνοι: Ισ ιυσιυ. Ι.σ ι·ιισιι·ιοο, ιοινσιιΙ. ιιιέι;ο οι: Ι'Ιιι·ιιιιιι·ιο ιΙσυσ Ι'υΙόι·οο, οι. ισ απο: ιΙσιισ ιο: Ιιυ
τω, ="ω."υ, ε” οηΒςιι·Βέιο μσι· Ιι: σου;; οι Ισ ιοιιιοιιοο σοι: ιιιι:ιιι·ι οοι·ι·οπιμιιοσ ηυι ι'ν σιιισιιουι, ιιισισ ΙΙ οι·οιΙ σπαει
ι·οπιμυσ , οι ΙΙ ου ι·έιιιιΙιο υπο νσμουι· οιιΙιιιΙο, ου οσμι·ιι ιμιο Με πιο ιιπ Ιισο-νιιπΙι·ο μουνυιιΙ. ιΙονοιιιι· Ιο μοιπι. «ιο
ιιιιι σ'έΙονο οι: Ι'Ιη·μουσιιι·ο μοοι··σΙΙοι· ρι·οιιιιιι·ο Ιουιι Ιου ιιέμσι·ι πο ι·ποιινοπιουιιι ιΙιΞιέι;Ιοε οιιι ιι·ουΙιΙουι ιο σοι·
ιιέσοι·οι·οο πι: Ι'Ιι)·σιοι·ιο ι5οποπιι 0ο., οι: 8οΙΙοοαΙιοτιο νοσο, οι οιοιιουι οι” ι30ιινιιΙσΙ0ΙΙ8.
Λοσιοι·ιοο, ι. ιη. . Ϊυιιμι'ιι:ι που: ιι'σνοπι μσσ οιιοοισ Ιι·ουνο ιιπ σουΙ
ου που. μοι·ιποιιι·σ ‹Ιο μσσιοι· ι:ιμιτΙοιιιουΙ σοι· Ιοσ ιισνιιιΙ υπο Ι'ου μυισιο ι:οπιμσι·οι· σ Ισ ιΙιιιοι·ισιιου οι:
έοι·ιισ ηυι πο ι:ουιιοοι·ιουι ουσ οοσ ΙΙ"Ι0ΙΙΙοσοσ οι που οισ πιω. ΙΙοιιιιισπυ :πιο Ι'Ιιγιιιοι·ιο (οι: .4||ωιιι ηια:ιι·ιοοιοο
ι:ιισσιοπσ σιιιιιιΙοο ιοιιοΙισπι Ιοι τσοκ: σε Ι'Ιιμι6ι·ιο. Κοπι σ.·οποοΙσιοο σα: ιιΙοι·Ι ωιω, :πιο οποιο Ιιοιιοτιοο› ιιι
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Open omn., 1. lit, p. 50, in-t’ul.; Genèv. t76l). Cette consulté par tous ceux qui écrivent sur les maladirs
dissertation renferme presque tous les documents qui nerveuses. Toutefois, l'on peut reprocher à l‘auteur de
ont servi plus tard à tracer la symptomatologie , l‘étio. ce livre d‘avoir admis trop légèrement quelques faits
logie et le traitement de cette afÏcction. Nous n‘hésitons tlnnt l'authenticité est plus que duuteuse , et qui appar
pas à déclarer qu‘elle forme encore aujourd'hui une des tiennent à des époques déjà très—éloignées de nous. On
monographies les plus complètes qtli aient été publiées regrette aussi de trouver dans l'étiologie de l‘aEectlou
sur l'hystérie. Hot‘fmann ne se contente pas de décrire hystérique des liens communs sur les influences morales.
à part l'hystérie et l'hypochoudrie, il est le premier qui et une énumération stérile de causes dont l'action est
en pose le diagnostic différentiel. et les signes qu'il in loin d’être démontrée.
dique sont ceux qui ont en effet le plus de valeur. Il fait Ceorget reprit l'ancienne doctrine émise par l.epois ,
ressortir aussi les symptômes qui peuvent servir à la thtis, Barbcyrac , à savoir, qu'un trouble fonctionnel
distinguer d'avec l'épilepsie; les régies de diétique et le du cerveau est la cause de l‘hystérie (Recherches sur les
traitement qu'il préconise laissent peu de chore à dé maladies nerveuses, et particulièrement sur le siége ,
sirer. ' la nature et le traitement de l'hystérie et de l'hypo
On peut lire, dans la conscienciense bibliographie de chondrle. t. n, in-8“; Paris, 182| , et art. HYSTËBIH du
R. Whytt, une analyse des mémoires que l'on doit à Vi Utct. de méd., i" et 2‘ édit.). Cette opinion, soutenue
ridet. Nicolax Robinson, George Cheyne . de Oosterdyk avec un vrai talent , n‘a pu prévaloir, parce qu'elle est
Scharln, de Jean de tiorter, de Richard Mead,de Charles en opp0silion manifeste avec la marche des symptômes
Perry (in Whytt , tes Vapeurs et maladies nerveuses , et les faits observés. Elle a été cependant adoptée , en
hypochondriaque: ou hystériques, trad. par l.ehègue partie , par quelques auteurs récents , et entre autres ,
de Prcsle, t. II, p. 479 et suiv., in-B° ; Paris, 1767). par M. fleuri Girard. qui place le siégé de l'hystérie dans
Astruc a écrit avec distinction un chapitre sur l'hys le cerveau (Considér. physiot. et pathot. sur les afl‘ect.
térie (Traité des maladies des femmes. in-t2: Paris , nero. dites hystériques, in-8"; Parus, 184|). Cet 0pus
116|). Cullen , qui avait sur l'hystérie des idées plus cule ne renferme de nouveau que des idées spéculatives
nettes et mieux arrêtées que la plupart de ses contem— et peu intelligibles sur les fonctions d'tnnervation.
porains, l'a distinguée de l'hypochondrie , et a marqué M. Brachet, en réponse au programme publié par la
sa véritable place nosographique en la mettant parmi Société de médecine de Bordeaux Stll‘ l'hystérie, fit pa
les névroses (Etéments de méd. prat.. t. tu , p. lat , rallre ses Recherches sur la nature et le siège de l'hys
in—8"; Pari.«,18t9). Sauvages, Sagar, Pincl , et d'autres térie et de t'ltypochondrle ( in-8°; Paris, 1832 ). Nous
nosographes. n‘ont fait que classer l'hystérie, sans ajouter avons déjà critiqué l‘opinion formulée par M. Brachet
beaucoup à son histoire. Pomme, dans son Traité des sur la nature de cette affection. On trouve dans ce livre
affections t:aporeuses des deux sexes, (in-1') ; Lyon, un examen consciencieux des diverses doctrines que l'on
1763), ne s'est distingué des autres auteurs que par l'in doit aux auteurs quiont écrit sur l‘hystérie; mais à cha
dication du traitement par les détayants. Les succès que page l‘auteur revient à des discussions sur lejeu des
qu'il avait obtenus à l'aide de ce traitement ltti avaient fonctions , l'influence des nerfs et du cerveau, et paralt
acquis une grande réputation. Le traité de Tissot est surtout écrire en vue de faire triompher son opinion.
plein de remarques intéressantes sur les symptômes, la L‘histoire philosophique de t'hypochondrte et de
marche et le traitement de l‘hystérie; mais comme l'his l'hystérie, de M. Duboia(d'Amirns), qui remportalepfix
toire de celle all‘ection est sans cesse mêlée à celle de accordé par la Société royale de Bordeaux (in—8° ; Paris,
quelques autres accidents nerveux , il est difficile d'en 1833 ), est un exposé critique fort complet des meilleurs
tirer un grand profit (Traité des maladies nerveuses). écrits qui ont été publiés sur cette matière. Nous avons
il en est de même de celui de R. Whytt, où se trouve déjà fait remarquer ( voy. Hvrocnmvnms ) que trop sou
cependant tracé un tableau fort complet de tous les phé vent, dans ce livre, des digressions intempestives et trop
nomènes hystériques (les Vapeur: et maladie: ner— longues entravaient la marche de la description, et re
veuses, etc., 2 vol. in-I2). tardaient sans profit le lecteur. La partie historique est
L‘ouvrage de l.ouyer-Villermay a été considéré, avec fort bien faite, et exponée surtout aux chapitres Nature
juste raison, comme un de ceux qui ont le plus contribué et Traitement ( p. 333 et 455 i. Nous pourrions mainte
à répandre les connaissances exactes et précises sur nant transcrire ici la longue liste de toutes les thèses
l‘hystérie et I‘hypochondric. Son travail sur l'hystérie a françaises et étrangères «tout l‘hystérie fait le sujet ; mais
été reproduit, avec ou sans modifications, dans un grand comme elles ne renferment toutes que des observations
nombre d'ouvrages français et étrangers , et pendant particulières , on que des idées déjà counues,' nous les
longtemps il a fait toi en pathologie (Traité des mala passons sous silence, en renvoyant à la bibliographie de
dies nerveuses, des vapeurs, in-8°, t. 1; Paris 18t6, l'article llvsréuxn du Dtctionn. des se. méd. (t. xxm,
et l'article HYSTÉRIB du Dictionn. des 80. méd., t. xxuu, p. 269), où elles sont inscrites.
in-8“, Paris, 1818). il mérite encore aujourd'hui d'être

ICTERE,s m., dériVé des mots grecs suivants : de imitant la couleur verteorangar de l‘arc-en-ciel; auflgo,
(71"tv, mg, milan, parce que la couleuriaune de ses yeux qui rappelle la couleur de l'or (Plante);icteflcia, c_a
ressemble à celle des malades atteints de jaunisse (Suis chea:ia icteflca, fèltis :u/fasio val abstrictto ; iteus [ta
dam); de l>‘.Tt;, 160;, fouine, Furet. dont. les yeux sont co. vus, sivs iciermdes, parce que l‘apparition de l‘ictèrc
Iore’s en jaune ; ou enfin de mre;e;, loriot , oiseau dont est parfois précédée ou accompagnée de coliques hépati
le plumage et les yeux offrent une couleur d'un jaune ques violentes. Lat. —- Icterizz’a, cttrinezza. ltal. —
verdâtre. Ictericia, tericla. Esp.—Jaundics. Angl. -— Getbsucht.
Dénominations françaises et étrangères.— Maladie galbe Sucht. GriInsueht, Schwarzsucht, Kœnigskrank
jaune, jaunisse, fr. -— lxrcpeç, gr. —— dlorbus regius, hett. Ail. — Geetzucht, Gelun, Goals. tloll. — Guutsot.
c'est-ä-dire maladie des gens riches , et qui Vivent au Dan.-—Gutsot, Galfluka. Suéd.
milieu des jouissances de toutes espèces ; morbus arcua Dénominations suivant les auteurs. — Ix'rlFas, Hipv
tus (Columcllc), sive arquatus (Crise), c'esb'a-dirc pocratc, Gatien; morbus regüts , morbus arquatus,
[CT —cs— lCT

Celte; arcuatus , Columelle; totems , l.inné . Vogel , des diverses variétés dont parlent les auteurs, en a compté
Cullcn, Gond, Juncker, Swediaur; cache:cfa tctertca, jusqu'à quarante-ais. Cullen admetquatre e>p‘:ces dejau
Hofl‘mann ; aun’go, Sauvages, Sagar: choletithfa t‘eterus, hisse : 1° la calculettse; 2° l'hépatique; 30 la jaunisse
Young: colihémie, Piorry. des femmes grosses ; 4° celle des enfants.
Définition. — On donne le nom d'ictère à une colo Villeneuve, qui a publié sur l'ictère un travail très
ration jaunâtre, morbide, partielle ou générale, du remarquable (Dict. des sciences médicales, t. xxm ,
tégument externe, produite par la présence d'une cer 1818 ). a parfaitement indiqué la plupart des circon
taine quantité de bile à la surface de la peau. Cette stances pathotogiqucs au milieu desquelles la jaunisse
définition, qui s‘écarte de celles admises dans un grand prend naissance ; aussi croyons-nous devoir reproduire
nombre de traités modernes de pathologie, nous semble ses divisions. 1"° espèce :1clère spasmodique. A. par
donner une idée précise de la maladie qu‘elle doit serür afl’ection subite de l'âme; B. par affection lente de l‘âme;
‘acaractériscr. Il faut, pour qu'il y ait ictère: [0 que la C. par douleur physique; D. par irritation du canal in
coloration jaune soit morbide, afin de distinguer l'ictère testinal; E. par morsure d‘animaux venimeux. —2° es
d'avec la coloration jaune, si fréquente chez les hommes pèce: ictère par pléthore bilieuse.—— 3° espèce : par plé
qui habitent les pays chauds; '.’° il faut, en outre, que thore sanguine du foie. —- le espèce: ictère inflamma—
cette coloration soit dueà la présence de la matière colo toire. —5' espèce : par abcès dans le foie.— 6' espèce:
rante de la bile, sans quoi l'on courrait risque de con par atfection organique. -— 7° espèce: par compression
fondre la teinte cachectique d'un grand nombre d'afiec des canaux biliaires. A. ictère des femmes grosses;
lions avec l'ictère proprement dit: cette erreur a été B. par distension de l'estomac et des intestins; C. par al
commise par plus d‘un auteur. Du reste, notre définition tération des organes qui avoisinent l'appareil biliaire.—
se rapproche beaucoup de cette donnée par Gatien , à 8' espèce : ictère par suppression d‘évacuations, rétro
qui on en doit tant d'autres qui brillent par une préci pulsion d'exanthème ou métastases. -— 9° espèce: ictère
sion extrême: « leterus, dit-il, est bilis refusio in cutem, par des calculs biliaires. — IO' espèce : ictère avant ,
- quo fit, ut superficies tingatur luteaque fiat, et vitietur pendant, ou après les fièvres, ou iclère fébrile.— [le es.
s colis ; albæ quoque ventrisdejectiones ñunt eo morbo pèce : tolère par cachexie.-— l2e espèce : ictère noir.
e afl’ectis. n La décoloration des matières fécales est un -— 130 espèce : ictère traumatique. l.‘ictère par pléthore
signe qui manque dans un trop grand nombre de cas, bilieuse, c'est-à-dirc par irritation sécrétoire du foie,
pour que l‘on puisse l'inscrire dans la définition de l'ic ou prédominance de ses fonctions, est appuyé sur plus
tère. Nous accordons plus d‘importance à la coloration d'un fait d‘observations; il n‘en est pas de même de l‘ic
rouge plus ou moins foncée des urines, et surtout a la tère par suppression d‘émeuations ; quant à l‘iclère trau
teinte légèrement verdâtre, et souvent très-foncée, qui matique, on sait aujourd'hui qu'il dépend d'une suppu.
se manifeste dans les urines et le sérum du sang des ration du foie liée elle-même à la phlébite. En un mot,
ictériques, lorsqu’on y ajoute une certaine quantité d'a bien que ces divisions pourraient être critiquées , elles
cide nitrique. Cette coloration des liquides, et la teinte représentent encore assez bien l‘état actueldc la science,
jaunâtre de la peau, nous paraissent être les deux carac pour que l‘on doive en tenir compte dans l‘étude de
tères essentiels de Haine, et nous les avons rencontrés l'ictère.
souvent dans les cas nombreux d'ictère que nous avons Copland décrit: 1° un ictère par augmentation de la
eu occasion d'observer. sécrétion biliaire; 2° par inflammation et abcès; 30 par
Suivant Cullen , la jaunisse se reconnalt à la couleur congrstion; 4° par afl'ection chronique du foie; 5° par
jaune de la peau et des yeux; les excréments sont blancs, suspension des fonctions du foie, par spasm