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RIDICULE

Un film de Patrice Leconte, 1996

Dossier pédagogique élaboré dans le cadre du dispositif Collège au Cinéma (Orne) par Mme Gournay Virginie et
M Le Troquer Yves-Marie, professeurs au collège Saint-Exupéry à Alençon.
SOMMAIRE

1) La biographie de Patrice Leconte……………………………………………………………p.2


2) Sa filmographie………………………………………………………………………………p.4
3) Analyse des affiches. ………………………………………………………………………. p.6
4) Les personnages……………………………………………………………………………...p.8
5) Deux personnages féminins: Mathilde de Bellegarde et la comtesse de Blayac…………...p.11
6) Les costumes………………………………………………………………………………..p.14
7) La mise en scène du langage………………………………………………………………..p.16
8) Analyse de 3 séquences : le ridicule, la déchéance…………………………………………p.21
9) Etude historiques de quelques scènes du film………………………………………………p.24
10) Etude historique du château de Versailles………………………………………………….p.27
11) Les ordres et groupes sociaux de l’Ancien Régime………………………………………...p.29
12) Les principaux personnages historiques du film……………………………………………p.30

ϭ


Introduction
Ridicule est un film français de Patrice Leconte sorti en 1996 et qui a obtenu diverses
récompenses :
o Ouverture du festival de Cannes 1996
o César du meilleur film
o César du meilleur réalisateur - Patrice Leconte
o César des meilleurs décors - Ivan Maussion
o César des meilleurs costumes - Christian Gasc

Le scénariste est Rémi Waterhouse qui a lui-même adapté son roman


Ridicule.
Le cadre spatio-temporel est celui de la cour du roi Louis XVI, à la fin du XVIIIème siècle,
siècle des Lumières.

I - Biographie de Patrice Leconte


Patrice Leconte est né le 12 novembre 1947. Il passe son enfance à Tours, où il réalise ses
premiers courts métrages à l’âge de quinze ans.
A 20 ans il intègre l’Institut des Hautes Etudes
Cinématographiques (IDHEC) à Paris. Il réalise alors
plusieurs courts métrages et des films publicitaires. Mais, il
est aussi dessinateur et il collabore au magazine Pilote de
1970 à 1975. Se tournant définitivement vers le cinéma, il
réalise et coécrit Les vécés étaient fermés de l’intérieur, son
premier long métrage, en 1975. Il y dirige Coluche et Jean
Rochefort, qui deviendra son acteur fétiche. Mais, ce film est
un échec tant au niveau de la critique que de l’accueil du
public.
Cependant, en 1978, les comédiens de la troupe du Splendid (Christian Clavier, Michel Blanc,
Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko…) lui demandent de réaliser l’adaptation
cinématographique de leur pièce Coquillages et crustacés. Les Bronzés fait 2,2 millions de spectateurs
et devient le film culte de toute une génération. Poussé par le succès, il tourne, avec la même équipe,
Les Bronzés font du ski en 1979.
Réalisateur de comédies à succès, il tourne successivement Viens chez moi, j’habite chez une
copine en 1981, Ma femme s’appelle reviens en 1982 et Circulez y’a rien à voir en 1983.
L’année 1985 marque un tournant dans sa carrière. Il délaisse les comédies et prouve sa
polyvalence en tournant Les Spécialistes, un polar ; puis Tandem (1987), une comédie dramatique.
Avec Monsieur Hire (1989), une adaptation du roman de Georges Simenon, il rencontre un
succès critique et est sélectionné pour la première fois au festival de Cannes. Un an plus tard, il réalise
Le mari de la coiffeuse, une nouvelle comédie dramatique qui obtient le prix Louis Delluc en 1990.
En 1996, il tourne Ridicule, un de ses plus grands succès. En effet, le public est au rendez-vous
et la critique enthousiaste. Le film est projeté en ouverture du festival de Cannes, remporte 4 césars,
dont celui du meilleur réalisateur et est nominé aux Oscars dans la catégorie meilleur film étranger.
A la fin des années 1990 et au début des années 2000, Patrice Leconte poursuit ses
pérégrinations cinématographiques. Tournant à la fois des drames comme La Fille sur le pont, La
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Veuve St Pierre et des films d’auteur comme Félix et Lola. En 2004, il s’essaye au documentaire avec
Doghora. Ouvrons les yeux, film sans parole, dans lequel la musique symphonique occupe une place
prééminente.
Depuis 2005, Patrice Leconte est revenu au cinéma comique avec Les Bronzés 3. Amis pour la
vie, Mon meilleur ami (2006) et La Guerre des miss (2009). En 2010, il présentera un nouvel aspect de
son talent en réalisant son premier film d’animation : Le magasin des suicides.
Patrice Leconte est donc un touche-à-tout du
cinéma, capable de réaliser des comédies à succès faisant
plusieurs millions d’entrée, des films d’auteur intimistes et
des documentaires. Il est aussi metteur en scène de théâtre et
parfois même acteur. Si l’accueil que le public et la critique
ont réservé à ses films a été parfois mitigé, il n’en reste pas
moins un des cinéastes français les plus prolifiques de ces
trente dernières années.

Complète sa fiche d’identité :


Nom : …………………………………………………………...
Prénom : ………………………………………………………..
Date et lieu de naissance : …………………………………… .
Formation : …………………………………………………….
Professions : ……………………………………………………
…………………………………………………………………..
Nature de ses films : □Comédie □Drame □Documentaire
(Cochez la bonne réponse)
Pour chaque nature de film donnez au moins un exemple :
………………………………………........................................................................................
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
Récompenses obtenues : …………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………..

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II - Filmographie (réalisateur)
En t’aidant des affiches, retrouve le titre correspondant à chaque synopsis.
1976 1978 1979 1981

1985 1987 1989 1990

1999 2004 2005 2009

Doghora. Ouvrons les yeux


« Un film musical sans acteur ni dialogue, tourné au Cambodge, et dont le scénario est constitué d'une
suite symphonique du compositeur français Etienne Perruchon.»

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La Guerre des miss
« 22 élections de la Miss locale, 22 victoires pour Super Charmoussey. Cette année encore c'est tout
Charmoussey, petit village encaissé dans la vallée et frappé durement par la récession qui se mobilise
pour remporter enfin la victoire. Désormais tous les coups sont permis : espionnage, délation,
corruption... »
Les Bronzés font du ski
« Après le Club méditerranée, la joyeuse troupe d'amis se retrouvent aux sports d'hiver. Ils vivront
encore d'autres problèmes sentimentaux, et mésaventures. L'équipe ira même se perdre en montagne. »
Les Spécialistes
« Stéphane et Paul, deux détenus en cavale, se refugient dans un mas isolé occupé par une étrange
jeune femme, Laura. Les deux compères vont tenter un casse d'une folle audace : subtiliser à la mafia
trois milliards qui dorment dans le coffre inviolable d'un casino niçois. »
Le mari de la coiffeuse
« L'histoire d'un jeune garçon dont le rêve est d'épouser une coiffeuse.»
Monsieur Hire
« M. Hire vit depuis des années dans le même appartement. Il attend. Alice, qui loge juste en face, se
rend brusquement compte qu'il l'observe depuis des mois. Il sait tout d'elle et en tombe amoureux,
alors qu'Alice est éprise d'Emile et prête a tout pour le protéger. »
La Fille sur le pont
« "Vous avez l'air d'une fille qui va faire une connerie", déclare l'homme qui s'approche d'Adèle,
penchée sur le parapet d'un pont. Il est lanceur de couteaux et il a besoin d'une cible. Adèle n'a jamais
eu de chance mais, quitte à mourir, autant se rendre utile.»
Tandem
« Rien moins que vingt-cinq ans que Rivetot s'occupe de l'intendance, celle de Mortez, la star de "la
Langue au chat", jeu radiophonique. Cela fait des années que Rivetot les conduit sur la route de ville
en ville dans un éternel break Ford. Et quand Rivetot apprend que "la Langue au chat" va être
supprimée, il n'en dit mot à Mortez. Que faire? »
Les Bronzés 3. Amis pour la vie
« Après le Club Med et le ski, ils n'ont cessé de se voir, de se perdre de vue, de se retrouver, de se
reperdre. Depuis quelques années, ils se retrouvent chaque été, pour une semaine, au Prunus Resort,
hôtel de luxe et de bord de mer, dont Popeye s'occupe plus ou moins bien en tant que gérant. »
Les vécés étaient fermés de l’intérieur
« Un poinçonneur du métro est retrouvé assassiné dans les toilettes. Bizarrement, la porte était fermée
de l'intérieur. Le commissaire Pichard et son assistant Charbonnier mènent l'enquête. »
Viens chez moi, j’habite chez une copine
« Guy, à la rue et sans travail, trouve une bonne âme pour l'héberger, son copain Daniel, déménageur,
qui vit chez sa copine Françoise. Terrible loser, Guy va non seulement faire perdre son travail à Daniel
mais également le brouiller avec sa copine. »
Les Bronzés
« Un groupe de vingt personnes arrive extenué dans un club situé en Afrique pour passer quelques
jours de repos. Et ils sont bien décidés à rentabiliser au maximum leurs vacances. C'est ainsi que nous
suivrons les aventures tragi-comiques de Nathalie, de Gigi, Jérôme, Christiane, Jean-Claude, et bien-
sûr celles des G.O.»




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III - Les affiches


Affiche française Affiche des Etats-Unis


 
Affiche japonaise Jacquette du DVD en Angleterre

Pour chaque affiche répondez aux questions suivantes :

1) Quels personnages figurent sur l’affiche ?


2) Quels sont les éléments montrant qu’il s’agit d’un film d’époque ?
3) Quelles sont les couleurs dominantes ?
4) Pourquoi les affiches sont-elles différentes selon le pays dans lequel est diffusé le
film ?

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Correction :
affiches personnages Film d’époque couleurs
Le roi, plan taille on ne voit pas Costume, bas, Claires : dégradé de
son visage: beauté du costume et perruque vert au bleu
la croix bleue (croix de l’ordre de Le roi est en blanc, or
St Louis), symbole des services et bleu
rendus au pays. Seul le courtisan
Un homme agenouillé embrassant agenouillé est en noir
les chaussures du monarque Le titre est mis en
France Arrière-plan : des courtisans valeur : rouge sur fond
blanc.
Les ¾ de l’affiche sont occupés Perruques des L’arrière-plan
par le buste dévêtu d’une femme hommes et des ressemble à une
sensuelle. Une mèche s’échappe femmes, coiffure de tapisserie raffinée aux
de sa coiffure sophistiquée : la femme, costumes couleurs chaudes qui
élément de séduction. On en rappellent les lèvres de
déduit que c’est le personnage la femme. Celle-ci est
principal ? mise en valeur par la
Au premier plan on distingue lumière.
trois hommes et deux femmes qui Les autres
semblent parler à voix basse de la personnages
Etats-Unis jeune femme. apparaissent dans un
fond sombre, comme
s’ils complotaient.
Le titre est mis en
valeur : jaune sur fond
noir.
Femme aristocrate présentée Robe, dentelles, La couleur dominante
dans un plan descriptif : plan éventail, perruque est le rouge, symbole
américain. Personnage sophistiquée : elle de l’amour qui est
principal ? ressemble à une rappelé par les cœurs
geisha. s’échappant de son
masque. On distingue
Japon des fleurs et des
papillons
Trois personnages : un homme Perruque et costume Le couple est noyé
chuchotant à l’oreille d’une dans le rouge couleur
femme qui sourit à l’arrière-plan de l’amour, tandis que
et au premier plan, un homme le jeune homme est en
sérieux au regard froid : le sujet bleu, couleur froide
semble être le trio amoureux. (yeux et objet bleus).
Le titre est mis en
Angleterre
relief : blanc sur fond
rouge.

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4) Chaque affiche est différente selon les pays. En France, la récompense obtenue au festival de
Cannes est mentionnée et la référence à la monarchie absolue (et sa décadence) est mise en
avant plus que les principaux personnages.
L’affiche américaine joue sur la séduction d’un personnage féminin mais on perçoit mal le
lien avec le titre français.
Le Japon rapproche le personnage à la geisha et l’Angleterre met en relief un trio amoureux.
Les affiches étrangères insistent sur l’amour qui n’est pourtant pas le thème principal du film.
En effet, l’aspect historique, notamment la cour du roi Louis XVI, est sans doute méconnu de
ces cultures. De même, le nom du réalisateur n’est pas visible dans les deux dernières affiches
car il est peu connu dans ces pays.

Une affiche doit donc s’adapter au pays dans lequel le film sera diffusé pour attirer les
spectateurs. En effet, elle a pour but de convaincre le spectateur d’aller voir le film. Elle
donne différentes informations (titre, réalisateur, …) qui permettent d’identifier le genre du
film. Cependant les couleurs et l’organisation varient selon les pays dans lesquels le film va
sortir, s’adaptant ainsi aux spécificités des publics visés.
L’affiche appartient au discours argumentatif.

IV - Les personnages.
Les personnages principaux :
Relie la photo du personnage, en trouvant son nom, à celle de l’acteur
correspondant.

La comtesse de Blayac Judith Godrèche

Mathilde de Bellegarde Fanny Ardant

ϴ


Le marquis de Bellegarde
Albert Delpy

Le roi Louis XVI Charles Berling



Baron de Guéret

Bernard Giraudeau

Grégoire Ponceludon de Malavoy


Jean Rochefort

Urbain Cancelier
Abbé de Villecourt

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Ces personnages sont nobles et gravitent autour de la cour du roi Louis XVI.
Ils s’opposent totalement aux paysans pauvres de la Dombes. En effet, le film commence
dans la Dombes où les paysans meurent très vite. Un plan américain et des travellings
latéraux montrent des paysans recourbés qui travaillent pour survivre (hommes, femmes et
enfants). La couleur du marais est brune et la lumière est sombre, afin de montrer la saleté et
la pauvreté des lieux. On entend les bruits de l'eau, d'un cheval, des mouches et des
moustiques, ce qui prouve que les lieux sont très insalubres. C’est à cause des maladies que le
seigneur des terres, Grégoire Ponceludon de Malavoy, décide d’aller à Versailles pour solliciter le roi.
Il veut devenir ingénieur du roi pour roi drainer la Dombes. Il pense que si les marais sont asséchés, la
fièvre disparaîtra. C’est pour cette raison humaniste qu’il fait son entrée parmi les courtisans.
On peut ainsi comparer et opposer les vêtements, le langage, les habitations de la Dombes et
de la cour.

L’esprit des Lumières


Ponceludon, le Marquis de Bellegarde, Mathilde de Bellegarde et l'Abbé de l'Epée
représentent l'esprit des Lumières dans le film. Le roi lui-même s’intéresse aux progrès
scientifiques et techniques de son époque, comme le montrent certaines scènes du film.
Ponceludon et le Marquis de Bellegarde peuvent incarner l'esprit des Lumières pour
plusieurs raisons :
Ils font preuve de curiosité intellectuelle. Par exemple, Ponceludon est ingénieur
hydrographe, il s'intéresse à la natation et aux recherches de Mathilde concernant les fonds
sous-marins. Le marquis de Bellegarde fait des expériences scientifiques sur les grenouilles,
s'intéresse à la médecine et à la botanique, et lit les philosophes des Lumières (Voltaire et
Rousseau). Il s'est inspiré de l'Emile (un ouvrage de Rousseau consacré à l'éducation : dans ce
livre, il explique qu'il faut permettre à l'enfant de s'épanouir librement dans la nature dès son
plus jeune âge) pour éduquer Mathilde.
De plus, ils font preuve de compassion (sympathie : la compassion, c'est la capacité de
partager la souffrance des autres ; celui qui compatit, c'est celui qui est capable de
comprendre la souffrance des autres) à l'égard des pauvres, du Tiers-Etat et des sourds-muets.
En effet, Paul, le sourd-muet, est présenté par le Marquis de Bellegarde comme un « idiot ».
Les courtisans de Versailles pensent que les sourds-muets sont inférieurs, inutiles, incapables,
car ils sont dans l’incapacité d’entendre et de communiquer avec des mots. C’est l’abbé de
l’Epée qui se charge de l’éducation des sourds-muets. Il a inventé le langage des signes pour
que les sourds-muets puissent communiquer. Lors de son discours devant la cour à Versailles,
pour montrer son invention, l’abbé de l’Epée fait référence à Platon et à Socrate qui sont des
philosophes. Le défenseur des sourds-muets veut démontrer aux courtisans que les sourds-
muets ne sont pas des animaux inférieurs aux êtres humains. On peut donc dire que l’abbé de
l’Epée est un homme des Lumières car il considère que les sourds-muets ne sont pas des
créatures inutiles et monstrueuses. Les sourds-muets sont des êtres humains comme les autres,
des personnes qui méritent d’être respectées. C’est d’ailleurs grâce à ses travaux qu’ils seront
considérés comme des citoyens à part entière par la Révolution.

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V - Comparaison des deux personnages féminins

Mathilde de Bellegarde Comtesse de Blayac


1) Mathilde de Bellegarde
C’est une aristocrate comme le souligne sa particule, elle est la fille du Marquis de
Bellegarde. Elle est née l’année de publication de l’Emile de Rousseau (1762) et elle a été
éduquée dans cet esprit par son père.
Pour financer ses recherches et aider son père qui croule sous le poids des dettes,
Mathilde doit se marier avec le vieux Montalieri, qui est un noble extrêmement riche. Mais
Mathilde n’aime pas Montalieri.
On peut dire que Mathilde de Bellegarde est une fille des Lumières car elle s’intéresse
à la science, à la botanique, à la natation, aux fonds sous-marins, elle n’aime pas la cour de
Versailles et le bel esprit et veut aider les pauvres, les sourds-muets et l’humanité en général
grâce à la science.

physique caractère tenue activités

Elle est jeune, belle, Jeune femme Elle porte des habits de Elle fait des
naturelle : elle ne porte pas franche et campagne de tons clairs recherches
de perruque, ses robes sont spontanée. et n’hésite pas à mettre scientifiques
simples ; ses cheveux sont Elle est un scaphandre. Elle a sous-marines. Elle
défaits, libres. déterminée : elle une robe de cour jaune, s’intéresse à la
Elle ne se maquille pas et essaie ses peu voyante. botanique, à
ne porte pas de bijoux. expériences jusqu’à la nature (Rousseau),
réussir. aux autres (les sourds
Elle est libre. muets).
Elle joue aux échecs,
ne fréquente pas
la cour. Elle sait nager.
Elle symbolise le
siècle des lumières.

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Dans quel lieu se trouvent les personnages ?

Quelle est la couleur dominante des tenues ?

Décris la coiffure de Mathilde ?

Où se trouve Mathilde ?

Que porte Mathilde ?

Pourquoi est-elle trempée ?

Où se trouvent les personnages ?

Que voit-t-on au premier plan ?

2) La comtesse de Blayac
Madame la comtesse de Blayac est la veuve du comte de Blayac, qui était un ami du
père de Ponceludon. La comtesse est une proche du roi. Tous ceux qui la fréquentent et qui
font partie de ses amis intimes ont des chances d’obtenir une audience auprès du monarque.
Madame de Blayac aide finalement Ponceludon à s’approcher du roi parce qu’elle
cherche à obtenir une nouvelle réputation après l’humiliation publique de l’abbé de Vilecourt.
La comtesse est une mangeuse d’hommes, elle aime séduire. Face à Mathilde de Bellegarde,
la comtesse de Blayac ressent de la jalousie car Mathilde est belle, intelligente et libre.
Finalement, la comtesse est sans doute pour la première fois amoureuse car après le départ
définitif de Ponceludon accompagné de Mathilde, la comtesse éprouve de la souffrance et elle
comprend qu’elle est incapable de se libérer de l’hypocrisie qui règne à la cour.
Madame de Blayac n’est pas une femme des Lumières, à la différence de Mathilde.
Elle incarne le sort malheureux des femmes nobles au XVIIIe siècle.

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physique caractère tenue activités
C’est une femme mûre La comtesse est Elle est en robe rouge Femme oisive, filmée
.Son visage est une femme de ou rouge foncé, couleurs souvent assise.
blanc, poudré et maquillé tête. Elle est voyantes symbole de La comtesse s’occupe
(elle est souvent filmée égoïste et ne l’amour. Elle affiche sa d’œuvres caritatives.
devant sa coiffeuse); sa pense qu’à ses richesse .On la voit Elle fait des réussites,
coiffure est sophistiquée. propres intérêts. souvent en déshabillé. joue aux dominos,
Elle porte une perruque au Froide, elle dresse Très sophistiquée, c’est danse, monte à cheval
bal. des plans. une séductrice qui use en amazone, fait
Elle a du pouvoir d’artifices pour plaire. l’amour et participe à de
car elle peut nombreux repas.
obtenir des Femme du passé, elle
audiences du roi. représente une société
agonisante, sur son
déclin.

Que fait la servante de la comtesse ?

Quelles sont les couleurs dominantes ?

Quel plan est utilisé ?

Quel effet apporte le contre-jour ?

Que fait la comtesse ?

Quels objets se trouvent sur la


coiffeuse ?

Dans quelle tenue est-elle ?

Où se trouve la comtesse ?

De quelle couleur est sa robe ? Quels


sont les autres éléments du plan qui sont
de cette même couleur ?

Dans quelle position est la comtesse ?

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Ces deux personnages s’opposent et symbolisent deux aspects de ce siècle : d’un côté une
monarchie absolue enfermée sur elle-même et sur ses privilèges (comtesse de Blayac), de l’autre, le
siècle des lumières, des expériences, du progrès (Mathilde). Mathilde trouvera l’amour et réussira à
assécher la Dombes avec Ponceludon.

VI - Les costumes
Les costumes ont été réalisés par Christian Gasc qui a obtenu un César pour son travail. Il
explique dans diverses interviews que son travail ne consistait pas à réaliser des costumes en
respectant scrupuleusement le cadre historique mais de donner du sens aux tissus et couleurs en
s’octroyant quelques libertés.
Sa source d’inspiration est picturale, notamment les peintres anglais Gainsborough et Joshua
Reynolds.
Reynolds :


Portrait de Mary Worldsworth 1777 Augustus Keppel 1752
Gainsborough:

 
The Honorable Mrs Graham Jonathan Butall 1770
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On peut demander aux élèves de trouver quels personnages portent des costumes se
rapprochant de ces portraits.
Ils peuvent également décrire les vêtements
Hommes : justaucorps, culotte courte, veste longue, chaussures avec boucles et nœud.
Femmes : jupon, corset, corps baleiné

Les costumes de la comtesse de Blayac.


Au début du film, la comtesse porte une robe noire car elle veuve. Seulement, le costumier a
choisi d’y mêler des fleurs bleues pour montrer que la comtesse ne se morfond pas dans son deuil.

La seconde robe est rouge grenat avec de la dentelle noire pour faire une transition entre le
deuil et sa relation avec l’abbé puis Ponceludon.
Le rouge est de plus en plus vif au fur et à mesure du film.

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Dans le dernier plan de la comtesse au bal, sa robe est rouge flamboyant afin de symboliser
ses sentiments amoureux (sincères) pour Ponceludon

Elle est mise en valeur par rapport aux autres personnages qui portent des costumes plus clairs.


VII - La mise en scène du langage


Le film Ridicule s’efforce de présenter une société où le bel esprit ( il s'agit d'une
utilisation de la parole, des mots, qui repose sur l'ironie pour ridiculiser les autres afin de les
exclure de la cour et pour se faire bien voir.), le bon mot jouent un rôle essentiel voire vital.
Cette société s’organise à la cour, centre de « l’esprit », centre aussi d’une monarchie absolue.
Pour accéder au pouvoir, aux bénéfices, aux privilèges et gratifications, pour approcher le
monarque, il faut accéder à ce lieu. Pour accéder à la faveur royale il faut se faire remarquer,
par l’esprit, par le verbe. Ridicule peint ce dispositif où l’esprit est un moyen, une arme qui
permet d’obtenir, de réussir. Mais il s’agit d’une guerre, le mot est une arme. Le champ de
bataille est connu, il faut une stratégie, des alliés; on affronte des rivaux, des ennemis, on
attend l’occasion propice dans un combat qui ne dépend plus de la force physique et du
courage mais dont la dimension verbale n’exclut pas qu’il y ait des vainqueurs et des vaincus.
Au vainqueur les faveurs, au vaincu, la mort sociale, le « ridicule » dont on ne se relève pas.
Rémi Waterhouse, scénariste du film, a voulu figurer cette société où le verbe est souverain et
enjeu.

Les lieux
La quasi totalité de ces lieux gravite autour d’un personnage, la comtesse de Blayac.
Mis à part le jardin de Versailles, tous les lieux rattachés à cette femme sont clos et luxueux.
On peut faire relever les lieux par les élèves.
- Le château de la comtesse: à l’arrivée de Ponceludon, première joute avec l’abbé

ϭϲ


- Le petit salon du jeu à Versailles, dont la comtesse est l’animatrice; Ponceludon y fait
preuve d’esprit et tient tête à l’abbé. Une autre « joute » s’y tiendra ultérieurement, la partie
truquée de bouts rimés qui met en danger la comtesse et son amant qui désormais ne pensent
qu’à « éliminer » Ponceludon par un cuisant ridicule.
- L’Hôte du duc de Luynes, grand seigneur adorant le bel esprit chez qui Ponceludon a été
invité avec Bellegarde à l’instigation de la comtesse. Ponceludon s’y montre brillant.
- Le Grand Salon d’Apollon à Versailles. C’est devant le roi la démonstration rhétorique par
Vilecourt de l’existence de Dieu. Mais, trop sûr de lui, l’abbé va trop loin et chute. Il est
abandonné par la comtesse qui va le remplacer par Ponceludon.
- Les jardins de Versailles, lors de la promenade du roi. Ponceludon est autorisé à s’adresser
au roi, à la suite des interventions de la comtesse dont il est l’amant. Il y fait démonstration de
bel esprit.
- Un bal masqué: la vengeance de la comtesse, abandonnée par Ponceludon qui reçoit le nom
de « marquis des antipodes ».
Ces différents lieux ont vu les tentatives de Ponceludon de faire avancer son projet de
l’assèchement des marais de la Dombes. Pour obtenir le financement du roi, il doit se
soumettre aux codes sociaux qui imposent la sollicitation.

Les jeux de langage


Dans les lieux de l’affrontement, la joute verbale prend des aspects divers.

- LA REPARTIE (Réplique spontanée)


Soirée au petit salon du jeu à Versailles.
Vilecourt : -Joignez-vous à notre partie, si le cœur vous en dit. Nous jouons à vingt sols le
point.
Ponceludon : -Les boucles d’argent de mes souliers sont ma seule richesse. (...). Vous pouvez
les estimer de plus près en vous courbant bien.
A propos des paysans de la Dombes :
Vilecourt : -Pauvres gens.... Et comme un malheur n’arrive jamais seul, leur simple évocation
évoque l’ennui!
Ponceludon : -Les paysans, monsieur, ne nourrissent pas seulement les moustiques. Ils
nourrissent aussi les aristocrates.
Le vicomte de Blaireveau :-Il est moins sot qu’il en a l’air!
Ponceludon : -C’est toute la différence entre nous, monsieur!
1) Relever toutes les marques d’ironie.
2) Pourquoi Ponceludon dit-il que les paysans « nourrissent les aristocrates » ?

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LE BOUT RIME 38’12
Le jeu du bout-rimé consiste à composer un poème à l’aide de rimes données d’avance.


Le petit salon du jeu à Versailles.
« On donne vos rimes, vous annoncez le vers: alexandrins, décasyllabe. Il y faut du sang-froid »
(Bellegarde). Les joueurs sont disposés en un grand carré. Un valet présente un plateau au témoin
du rimeur qui choisit deux billets pour son champion. Puis le témoin lit les rimes à haute voix,
avant de monter les billets au public. Le rimeur se lève et vient occuper le centre. Le champ
contrechamp présente les deux clans rivaux. Un insert présente les papiers et l’éventail de la
comtesse révélant ainsi la tricherie.
L’abbé de Vilecourt (soin, point, sortie, eucharistie), la comtesse de Blayac a substitué aux billets
qu’elle retirait du plateau d’autres dissimulés dans son éventail :
Un travelling arrière élargit le champ, l’abbé prend la place centrale et annonce son triomphe.
Le salon est une scène de théâtre avec son tapis circulaire, ses tentures rouges, ses spectateurs
rangés en cercle ; placé au centre, dès les premiers mots, l’abbé s’offre en représentation,
joue et gagne.
« Je comptais, en ce lieu, voir le roi de sortie,
L’entendre, lui parler, et m’instruire par ses soins,
Mais c’est comme Jésus en son Eucharistie...
On le mange, on le boit ... mais on ne le voit point! »

Il entend bien écraser son adversaire en public : le gros plan final sur le visage glacé et menaçant
de l’abbé montre son regard méprisant. Le jeu devient un duel et l’adversaire mondain un ennemi.
Ponceludon (conduite et suite, été et santé): Le jeune homme envahit le territoire de ses
adversaires, leur espace intime.
Le panoramique pour le recadrer entre ses deux adversaires montre qu’il n’a pas sa place. Le
champ restreint masque le public, les plans de coupe sur les trois autres personnages dramatisent
le jeu.
« Toujours fidèle à sa conduite,
L’abbé sans nuire à sa santé,
Peut faire deux mots d’esprit de suite...
L’un en hiver, l’autre en été ».

ϭϴ


Au dernier plan, Grégoire est filmé au centre du salon, du tapis, avec l’ensemble du décor et des
participants. La plongée souligne la grandeur du lieu et l’ampleur du triomphe. C’est Grégoire qui
a pris la place de l’abbé sans tricher et en se moquant de Vilecourt.
Ponceludon a remarqué la tricherie, il le fait savoir discrètement à la comtesse sans que les autres
s’en aperçoivent:
- Il semble que l’abbé de Vilecourt se fie plus à sa mémoire qu’à son fameux esprit!
- Le prix, monsieur, de votre discrétion?
- Madame, soyez sans crainte! Votre procédé ne sera pas ... éventé! (Jeu de mots avec éventail).
On peut donner quatre mots aux élèves et leur demander de trouver un quatrain.

LE BON MOT
Souper de « gens d’esprit » chez la comtesse de Blayac. L’objectif est la « mise à mort »
de Ponceludon. Les convives sont treize à table. Une joute initiale est organisée: celui qui y fera
preuve du moins d’esprit quittera la table avant le potage. Ponceludon est placé par la comtesse en
situation d’infériorité puisqu’elle le caresse sous la table...
La comtesse au marquis de Carmes: -C’est votre femme, monsieur?
L’abbé: -S’enquérir de la femme auprès du mari revient à s’enquérir de la mode d’hier.
Le marquis de Carmes: -Sachez que je couche à Clermont-Ferrand une fois par mois pour
prévenir les mauvaises langues...au cas où ma femme serait grosse.
Une baronne: -Coucher avec son mari...voilà bien une envie de femme grosse.
Milletail: -Pourquoi avez-vous quitté Clermont-Ferrand? La bonne société y est comme
ailleurs...et la mauvaise y est excellente.
Un autre: -pour ma part, je ne fréquente plus les filles publiques. Elles sont aussi dépravées que
les femmes de bien.
Un autre: -On peut dire qu’il est plus facile de mourir pour une femme que d’en trouver une qui le
mérite.
Montaliéri: -Je n’épouse que des pucelles. Mais elles nous vendent bien cher un trésor... dont tous
les hommes ont la clef.
La comtesse à Monseigneur d’Artimont: -Avez-vous remarqué, monseigneur, que les confesseurs
des femmes deviennent presque tous archevêques?
L’évêque: -Les femmes ont plus d’à-propos que les hommes... Et quand le pêcheur est sans esprit,
la pénitence est pour le confesseur.
Une autre: -Monseigneur, laissez un peu l’esprit. Il ne sert qu’à s’ennuyer avec ceux qui n’en ont
pas. A Ponceludon dont c’est le tour et qui est ailleurs... On dit d’un homme d’esprit qui se tait
qu’il n’en pense pas moins...
Un autre: - Un sot qui se tait n’en pense pas davantage.
L’abbé: - Ne décriez pas les ennuyeux, mon cher. C’est la plaine qui donne du relief à la
montagne!
Ponceludon, pris de court: -L’esprit est comme l’argent, moins on en a, plus on est satisfait.
La comtesse: - L’esprit est le contraire de l’argent. Moins on en a, plus on est satisfait. Voltaire! Il
est préférable de comprendre ceux qu’on pille. La joute est terminée!
Ponceludon: - J’ai grand faim. Faites-moi servir en cuisine, avec les valets, je vous prie.
L’évêque: - Sachez qu’on juge un homme à ses fréquentations.
Ponceludon: - On a tort, monseigneur. Judas avait d’excellentes fréquentations.

ϭϵ


LE RIDICULE
Au terme de ces joutes, le ridicule est souvent l’instrument de la déconfiture. Un
« ridicule » doit s’éviter, c’est le pire danger qui pèse sur un bel esprit. Il peut aussi se préparer
comme une vengeance. Le ridicule peut associer la vexation par le langage et l’humiliation
physique.
Le chevalier de Milletail a été la victime d’un mot du comte de Blayac. Lors d’un bal, il avait
glissé en dansant et était tombé. Le comte l’avait alors appelé marquis de Patratas. « Patratas,
comme c’est piquant, je ne m’en suis jamais relevé! » Le chevalier avait dû s’exiler en Amérique
après ce coup fatal. Il va se venger en appelant Ponceludon « le marquis des antipodes ».
Le baron de Guéret est victime d’un « ridicule » qui va le conduire au suicide. Faisant
antichambre à Versailles pour être enfin admis auprès du roi, il s‘est assoupi. Vilecourt en profite
pour lui retirer un soulier qu’il jette au feu, puis claironne le nom de Guéret qui se croit ainsi
appelé.
Ponceludon est victime de la vengeance de la comtesse. Lors d’un bal masqué qui est en fait une
véritable embuscade, Ponceludon est fauché alors qu’il dansait. Il se retrouve, ridicule, les quatre
fers en l’air. Un masque s’avance et proclame « Comment nommerons-nous ce plaisant danseur?
Acceptez-vous le titre de marquis des Antipodes? ... A l’instar de ces contrées, il danse la tête en
bas! »
Le marquis de Bellegarde en exil en Angleterre est victime d’un cuisant ridicule face à Rivarol.
Bellegarde: - C’est le bel esprit qui nous a perdus.
Rivarol: - Que ne nous donniez-vous l’antidote, monsieur de Bellegarde!
Mais les masques tombent à l’issue du bal qui voit l’échec de Ponceludon à mettre en
œuvre son projet en usant des moyens de la cour, brillants mais cruels : l’esprit et la séduction.
Quittant le monde séduisant des joutes verbales, les deux protagonistes vont se trouver dans la
sincérité, laissant derrière eux une société condamnée. Quittant le verbe, ils vont s’engager dans
l’action, dans la tentative de bâtir un monde sans doute plus juste: le bel esprit cèdera la place à
l’esprit des lumières. Mathilde et Ponceludon réussiront leur assèchement de la Dombes, sans
l’aide du roi et de sa cour.
M. de Bellegarde est d’une certaine manière le conservateur du bon mot: il l’archive, en
tient des recueils, en fait collection, détermine de catégories.

ϮϬ


Exercice : en cherchant dans le dictionnaire les mots archivés par Bellegarde, retrouve les
définitions :
A la gasconnade 1 petite pièce de poésie badine autrefois en usage, dans laquelle le son
d'un mot placé à la fin d'un vers reparaissait dans le vers consonnant,
mais en formant un autre sens. Par exemple : Je viens de faire un vers
alexandrin ; Qu'en penses-tu, mon cher Alexandre, hein
B le quolibet 2 Jeu de mots basé sur l'homonymie (mots qui se prononcent de la
même façon) ou la polysémie (mot ayant plusieurs sens) ; exemple :
"Demandez nos exquis mots !"
C l’équivoque 3 Trait d'esprit brillant et imprévu
D le brocard 4 Texte burlesque, volontairement obscur, ne présentant que des
idées sans suite. Par extension, propos confus et incompréhensible
E le calembour 5 Mot d'esprit, plaisanterie originale ou qui joue sur le paradoxe ;
exemple : "Mon Dieu, mon Dieu, délivrez-nous de toutes les religions".
F l’amphigouri 6 Mauvais jeu de mots à l'adresse de quelqu'un; plaisanterie vulgaire
G la boutade 7 Trait piquant, raillerie.
H la saillie 8 composer un poème à l’aide de rimes données d’avance
I le bout rimé... 9 Propos de fanfaron, vantardise
Correction a/9 b/6 c/1 d/ 7 e/2 f/ 4 g/5 h/3 i/8

VIII - Analyse de 3 séquences : Le ridicule, la


déchéance
1) Ponceludon attend l’audience du roi. 47’54
2) La disgrâce de Vilecourt. 1’06
3) Le bal. 1’29

1) Ponceludon attend l’audience du roi


La séquence s’ouvre sur un gros plan serré du baron de Guéret qui attend
désespérément une audience du roi afin de retrouver son titre. Il est endormi et ronfle.
Un travelling avant rapproche le spectateur de Ponceludon et de Bellegarde et permet
de montrer le nombre important de courtisans qui attendent la convocation du roi. Les
conversations sont illustrées par les champs-contrechamps. Ponceludon est maquillé,
perruqué comme les autres.

L’antichambre de Versailles est filmée du fond et présente ainsi les courtisans de dos.
Ils ne se sentent pas « épiés » par le spectateur, or cette scène fait écho à la suivante. En effet,
un travelling mêlé d’un panoramique vers le tableau permet d’expliquer les mœurs et
pratiques de la cour de Louis XVI. Le gros plan du tableau nous révèle l’œil du roi dans le
Ϯϭ


chapeau du cavalier, qui, caché, choisit les courtisans qui auront l’honneur d’être reçu et de se
joindre à lui pour une cérémonie montrée à la séquence suivante. Tout est affaire de regard
dans cette cour où chacun regarde l’autre et est lui-même observé.

L’huissier, qui annonce le nom des élus, sort de l’ombre dans un espace visuel limité.
En effet, peu de personnes ont l’honneur d’accéder au monarque. Son entrée rompt les
conversations.
Pendant l’appel, Ponceludon et Bellegarde sont comme au garde-à-vous. Ils sont
filmés frontalement en gros plan alors que leurs échanges étaient filmés jusqu’ici de biais, les
isolant dans un aparté.
Lorsque vient le tour de Ponceludon, un changement de plan montre l’abbé de
Vilecourt appelé précédemment. L’abbé s’arrête devant le baron de Guéret et s’agenouille
devant lui comme par respect. Or le gros plan insiste sur son geste ôtant la chaussure du baron
et révélant un orteil passé par le trou de la chaussette. Opposition forte entre la dentelle du
poignet de l’abbé et le trou de la chaussette qui révèle ainsi la pauvreté et la déchéance du
baron. Puis Vilecourt jette le soulier dans la cheminée. Le gros plan indique que cette
chaussure qui brûle, c’est le baron lui-même qui est jeté dans les flammes. Cet objet annonce
la mort même du baron, tué par le ridicule. Ce dernier s’agenouille devant un valet et
embrasse la chaussure le suppliant de lui prêter son soulier. Ce plan rappelle l’affiche du film.

Questions :
1) Dans quel lieu se trouvent les personnages ?
2) Qu’attendent-ils ?
3) Pourquoi l’abbé enlève-t-il la chaussure du baron ?

2) La disgrâce de Villecourt.
La scène se passe dans Le Grand Salon d’Apollon à Versailles et non dans une église.
Face à l’assemblée du roi et de la cour, l’abbé est placé au centre du plan. Il démontre
l’existence de dieu.
La séquence est construite sur l’opposition entre le triomphe de l’abbé et sa chute rapide.

a) Le triomphe:
Zoom avant sur l’abbé, homme libertin faisant son spectacle (plutôt que son prêche), tel
un artiste il est éclairé, comme inspiré par dieu. La scène ressemble à du théâtre : il est
maquillé, il occupe l’espace devant un parterre de spectateurs, il est éclairé, le salon est celui
d’Apollon, dieu des poètes.
La contre-plongée le met en valeur de même que les champs-contrechamps qui montrent
le public conquis par le discours.
Gros plan qui insiste sur le fait que l’abbé se mire dans un miroir. Il s’admire.
La cour est charmée par l’abbé dont les paroles résonnent jusqu’au fond de la salle alors
qu’il gesticule bien loin, dans la profondeur de champ, à l’arrière plan.
“ C’est lui, c’est bien Dieu ! ” s’exclame-t-il : plan rapproché sur sa satisfaction.

ϮϮ


Triomphe. “ Bravo Vilecourt, c’est lumineux ! ” commente le roi qui applaudit. Rires
émerveillés auxquels répond le rire de l’abbé.
Gros plan sur le visage de la Comtesse de Blayac qui se fige. Le sourire la quitte car elle
comprend que l’abbé va aller trop loin, pris dans sa jubilation.
“ Mais je pourrais tout aussi bien démontrer le contraire ”.

Questions :
1) Le lieu : quels sont les points communs avec une scène de théâtre ?
2) Quelles personnes composent le public ?
3) Quels éléments insistent sur le triomphe ?

b) La chute
Plan d’ensemble : le roi se lève et un cardinal profère une menace face à la caméra :
“ Tu finiras à la Bastille, j’y veillerai, philosophe ”. Après le triomphe, la mort.
La salle se vide dans une rumeur dont la tonalité grave tranche avec les rires.
Gros plan sur le visage de l’abbé qui prend soudain conscience des conséquences de ses
paroles impies.
La Comtesse de Blayac sort et l’abbé lui court après comme un petit chien. “ L’art,
Vilecourt, est de briller tout en restant à sa place ”. Non seulement l’abbé est tombé dans la
disgrâce du roi mais sa maîtresse l’abandonne également. Il a tout perdu à cause d’une phrase.
Il est filmé en plan rapproché doublé d’un zoom avant afin de montrer sa chute définitive. Il
est à son tour ridicule et seul. La porte se referme sur lui, symbolisant ainsi sa mort sociale.

Questions :
1) Quelle phrase est la cause de sa disgrâce ? Pourquoi ?
2) Quelle est la réaction de l’auditoire ?
3) Quel plan montre le moment où Vilecourt comprend son erreur ?

3) Le bal
Grégoire a choisi de rejoindre Mathilde et de quitter sa maîtresse, la Comtesse de
Blayac, sans même prendre la peine de la revoir pour le lui annoncer.
Grégoire et Mathilde sont invités à se rendre à un bal masqué.
Plans rapprochés sur Grégoire et Mathilde qui entrent au bal. Contre-plongée : des
pétales de roses sont lancés d’un balcon : l’endroit est luxueux et raffiné.
Gros plan sur Mathilde qui noue le masque au bec rouge de Grégoire. Circule aussitôt
de bouche en bouche une menace dont seuls le spectateur et les auteurs du complot sont
avertis : “ C’est le bec rouge ”.
Plan d’ensemble sur les danseurs en perruque démesurée et costume luxueux.
La Comtesse invite Grégoire à danser.
“ Le croc en jambe maintenant ”. La caméra complice avertit le spectateur d’un
mauvais coup et de la duplicité de la Comtesse dont le sourire n’est que de façade.
Gros plans et ralentis sur Grégoire puis sur les pieds.

Ϯϯ


Le cri de Grégoire et le ralenti insistent sur sa chute qui semble interminable. La
musique est arrêtée. Il est à terre, sans perruque, au milieu de feuilles d’automne : il est tombé
comme ces feuilles.
Plongées, contre-plongées alternées sur Grégoire, à terre, et sur les visages des
courtisans penchés au-dessus de lui masqués et réjouis.
Ton dramatique : silence : à la fête succède le champ lexical de la mort, de la pauvreté
« Qui sera la prochaine victime ? », « mourir », « mourront », « malheurs », « précarité ».
Opposition entre le monde réel des paysans de la Dombes et les jeux d’esprits des riches.
Champ / contrechamp comtesse et Grégoire.
Sortie de Grégoire et de Mathilde la tête haute, sans perruque, les espoirs envolés,
mais ensemble pour défendre les enfants de la Dombes en asséchant les marais.
La musique, jusqu’alors suspendue, rythme à nouveau la danse comme si de rien
n’était.
Le visage en gros plan de la Comtesse révèle sa douleur de même qu’une seconde
musique plus sombre que celle de la fête. La victime c’est elle : elle demeure seule.

Questions :
1) Où se trouvent les personnages ? Pourquoi ?
2) Montre qu’il s’agit d’un complot contre Ponceludon.
3) Après sa chute, quel surnom est donné à Ponceludon ?
4) En quoi cette scène est-elle dramatique ?
5) Pourquoi avoir choisi un plan taille à la fin pour présenter la comtesse ?

IX - Questionnaire pour l’étude historique de


quelques scènes du film (Niveau 4ème)
1) Les campagnes sous l’Ancien Régime
Etude de la scène du début dans les marais de la Dombes (de 1’35 à 4’16)
1 – Que font ces gens ?
Ils « pêchent » des poissons.
2 – Vous paraissent-ils riches ou pauvres ?
Ils semblent très pauvres
3 – Selon vous, à quel ordre appartiennent-
ils ?
Ils appartiennent au tiers-état.
4 – Quelles différences peut-on faire entre le
cavalier qui arrive et les paysans dans les
marais ?
Il paraît plus riche. Il a cheval, des
vêtements propres et manifestement plus
chers.
5 – Selon vous, à quel ordre appartient ce cavalier ?
Il appartient à la noblesse.

Ϯϰ


6 – Selon Léonard, que peut faire le roi en
touchant les malades ?
Il peut les guérir.
7 – D’après Léonard, comment peut-on chasser
le mal des marais ?
On peut chasser le mal des marais en faisant
dire des messes. Il pense donc que la religion
peut résoudre tous les soucis des hommes.
8 – Comment Grégoire Ponceludon de Malavoy
veut-il chasser le mal des marais ?
Il veut construire des digues, des canaux et
planter des arbres. Ses connaissances
scientifiques et techniques vont lui permettre de
régler le problème.
9 – Pourquoi Grégoire Ponceludon de Malavoy veut-il se rendre à Versailles ?
Il veut se rendre à Versailles pour rencontre le roi et obtenir la charge d’assécher les marais
de la Dombes.
10 – Selon vous, que trouve-t-on à Versailles à cette époque ?
On trouve un palais qui abrite le roi et le gouvernement du royaume.
11 – Selon vous, A quel ordre appartient le personnage devant lequel Ponceludon de Malavoy
s’agenouille ?
Il appartient au clergé.
12 – Bilan : Dites à quel ordre appartient chaque personnage du tableau ci-dessous
Le Curé Grégoire Ponceludon de Malavoy Léonard et sa mère

Clergé Noblesse Tiers-Etat

2) La vie de cour
Etude des scènes montrant l’arrivée de Ponceludon de Malavoy à la cour
(de 13’40 à 18’12)
1 – Selon le marquis de Bellegarde, par quoi
est occupée l’aile gauche du château de
Versailles ?
Elle est occupée par les ministères.
2 – Selon le marquis de Bellegarde,
qu’accueille l’aile droite du château de
Versailles ?
Elle accueille la cour.
3 – Que veut obtenir Ponceludon de
Malavoy ?
Il veut obtenir une entrevue avec le roi

Ϯϱ


4 – Que demande Ponceludon de Malavoy au marquis de Bellegarde ?
Il lui demande de l’introduire à la Cour
5 – Indiquez la catégorie sociale de chaque personnage de la cour.

Le marquis de La comtesse de L’abbé de Marie -


Bellegarde Blayac Villecourt Antoinette

Reine de France Noblesse éclairée Noblesse de cour Haut clergé

6 – D’après Ponceludon de Malavoy, quelle est la principale fonction des paysans ?


Ils servent à nourrir la noblesse.
7 – Sachant que la scène se déroule au début
des années 1780, quel est le nom de la reine qui
vient chercher l’abbé de Villecourt ?
Elle s’appelle Marie-Antoinette.
8 – D’après le marquis de Bellegarde, qu’est-ce
qui ouvre les portes de la cour ?
C’est le bel esprit.
9 – D’après Ponceludon de Malavoy, la vie de
cour coute-t-elle chère ? (Justifiez la réponse)
Oui, il a dépensé en une semaine ce qu’il
dépense en un an chez lui.

3) Qu’est-ce qui fait la noblesse ?


Etude de la scène chez le généalogiste (de 28’00 à 30’30)
1 – Que sollicite Ponceludon de Malvoy
à la cour ?
Il sollicite une charge d’ingénieur du roi.
2 – Selon le généalogiste, quelles sont les
deux conditions pour parvenir à la cour ?
Il faut des appuis ou de l’esprit.
3 – Que faut-il pour obtenir une audience
du roi ?
Il faut attester de sa lignée (noble) depuis
1399. (Il faut faire preuve de ses
quartiers de noblesse).
4 – Selon Ponceludon de Malavoy,
qu’est-ce qui prouve qu’il est bien
marquis de Villas ?
Sa famille à toujours portée ce

Ϯϲ


titre. (Très peu de nobles ont les documents prouvant leur noblesse ou confirmant leurs
droits)
5 – Que doit faire Ponceludon de Malvoy pour obtenir le certificat de Baptême de Sigismond
de Malavoy ?
Il doit écrire à sa paroisse de naissance (Depuis l’ordonnance de Villers-Cotterêts – 1539 –
les paroisses doivent enregistrer les baptêmes, les mariages et les décès)

4) L’esprit des Lumières conduit à une remise en cause de la monarchie


absolue
La scène de la disgrâce de l’abbé (de 1h06’55 à 1h09’16)
1 – Que démontre l’abbé de Villecourt ?
Il démontre l’existence de Dieu.
2 – A qui s’adresse-t-il ? Quel est le nom
de cette personne ?
Il s’adresse à Louis XVI qui est roi de
France de 1774 à 1792.
3 – Que prétend-il pouvoir tout aussi bien
démontré ?
Il prétend pouvoir démontrer que Dieu
n’existe pas. (Ce qui revient à dire que le
roi est illégitime puisqu’il tient son
pouvoir de Dieu – Monarchie de droit
divin).
4 – Comment l’appelle le cardinal qui
répond à sa dernière remarque ?
Il le nomme « philosophe » (référence à
une partie du clergé qui n’accepte pas les idées des Lumières qui remettent en cause la
religion et surtout la position du haut clergé. De plus on remarque que derrière lui est
accroché une reproduction de la fresque L’école d’Athènes de Raphaël qui fait référence aux
philosophes et scientifiques de l’Antiquité)
5 – Que doit-il arriver à l’abbé de Villecourt ?
Il doit être enfermé à la Bastille.
6 – Quelle est la réaction de la comtesse de Bellegarde ?
Elle le laisse tomber.

X - Etude historique du château de Versailles


La plupart du film n’a pas été tourné à Versailles, mais l’histoire se passe dans cet
immense château construit sous le règne de Louis XIV (1661-1715) et qui abritera les rois de
France, le gouvernement et la cour jusqu’à la Révolution.
1 – Complétez la légende en indiquant à quelle définition correspond chaque numéro.
2 – En vous aidant des informations de la légende, reliez chaque scènes ou personnage au lieu
où elle est sensée se dérouler.

8 : L’aile gauche (Sud) est occupée par le gouvernement (les ministres) et l’administration.
7 : L’aile droite (Nord) est occupée par les courtisans.
1 : La Chambre du roi est placée au centre du château, entre l’aile des ministères et celle de la
cour, entre les jardins et la ville.

Ϯϳ


4 : La Galerie des glaces est une immense galerie de 73 mètres imaginée par l’architecte
Mansart et décorée par le peintre Le Brun. Ses murs sont recouverts de miroirs d’un côté et
ses fenêtres donnent sur les jardins. C’est là que se déroulent les réceptions des représentants
et des ambassadeurs des puissances étrangères
2 : L’antichambre à l’œil de bœuf est située juste à côté de la chambre du roi. C’est là que les
courtisans attendent d’être reçus par le roi.
9 : Les jardins sont dessinés par Le Nôtre à partir de 1661. Ils nécessitent 40 ans de travaux
pour assécher les marais qui occupaient alors cet espace.
10 : Le grand canal, situé à l’ouest des jardins, mesure 1670 mètres de long. Il a été dessiné
par Le Nôtre pour accueillir des reconstitutions de batailles navales.
5 : Le grand appartement du roi est une suite de salons où se déroulent les actes officiels du
souverain et où il peut assister à des représentations avec ses courtisans. Il est situé entre la
galerie des glaces et l’aile de la cour.
3 : La chambre de la reine est située entre les grands appartements de la reine et l’antichambre
à l’œil de bœuf.
6 : Le grand appartement de la reine est une suite de salons où la reine peut recevoir des
courtisans. Il est situé entre la galerie des glaces et l’aile des ministères.

Mr de Bellegarde rejoint La Chambre de Louis XVI Le roi présente le chef indien


Ponceludon dans le jardin aux courtisans

ϭϬ

Le roi assiste au tir d’un ϰ


ϯ ϵ
nouveau canon très Les nobles de la cour
puissant ϭ ϱ jouent aux dominos
ϴ ϲ ϳ
Ϯ

Le discours de l’Abbé de
La Chambre de la Reine EŽƌĚ Villecourt sur la religion.

Ponceludon présente son La noblesse de cour joue avec Les courtisans attendent d’être
projet au ministre Maurepas les mots chez la reine ? reçus par le roi
Ϯϴ


XI – Les ordres et groupes sociaux de l’Ancien
Régime
1 - Reliez chaque personnage à sa catégorie sociale ou à son ordre (attention, certains personnages
peuvent être reliés à plusieurs cases).
2 – Reliez chaque catégorie sociale ou ordre à la définition qui lui correspond le mieux.


Grégoire Ponceludon
de Malavoy

Petite
noblesse de
Marquis de Bellegarde province

Noble vivant à Versailles et


Abbé de Villecourt Roi de cherchant à accéder au roi
France pour obtenir des faveurs.

Travaille pour nourrir les


deux autres ordres du
Comtesse de Blayac royaume͘

Tiers Etat Noblesse instruite des


philosophes des Lumières et
s’intéressant aux progrès
scientifiques de l’époque.
Mathilde de Bellegarde

Noblesse Clergé s’intéressant aux


éclairée malheurs du peuple et
pensant pouvoir les résoudre
par la religion.
Louis XVI

Noblesse possédant quelques


terres et quelques droits en
Noblesse de province, mais sans véritable
Le curé du village Cour, fortune.
Courtisan
Dirige la France seul


Léonard et sa mère
Clergé de
province
Ϯϵ


Baron de Guéret
XII - Etude des principaux personnages historiques
cités dans le film
Reliez chaque personnage historique cité dans le film à sa biographie

• (1754-1793), roi de France (1774 – 1792). Il est


instruit et très cultivé, mais il n’a pas été éduqué pour régner,
il est donc soumis à l’influence de son entourage. Il tente de
réformer l’Etat, mais les privilégiés s’y opposent et cela
favorise le déclenchement de la Révolution. Conseillé par les
Voltaire conservateurs, Louis XVI s’oppose aux réformes
révolutionnaires, est finalement destitué en 1792 et guillotiné
le 21 janvier 1793.

• (1759-1794), homme politique français. Il s’engage


dans la Révolution dés 1789. Il participe à la préparation de
l’insurrection du 10 août 1792 et devient ministre de la justice
J-J Rousseau de la Ire République. Très populaire grâce à ses talents
oratoires, il désapprouve les excès de la Terreur. Il est jugé est
guillotiné en 1794.

• (1701-1781), homme d’Etat français. Il est secrétaire


d’Etat à la marine sous Louis XV, puis devient le principal
conseiller de Louis XVI. Il le pousse à réformer l’Etat en
Louis XVI limitant les dépenses pour combler le déficit du budget.

• (1755-1793), reine de France (1774-1792). Fille de


l’Empereur d’Autriche, elle est mariée au futur Louis XVI en
1770. Elle prend vite l’ascendant sur son mari, mais devient
très impopulaire à cause de ses dépenses et de sa frivolité.
Farouchement contre révolutionnaire, elle est arrêtée en 1792
Marie - Antoinette et guillotinée en 1793.

• (1694-1778), écrivain et philosophe français. Dans


ses écrits (Lettres philosophiques, Traité sur la tolérance…),
il se montre favorable à une plus grande liberté, critique le
dogme chrétien, la monarchie absolue, les mœurs de la cour.

Maurepas • (1767-1794), homme politique français. Elu député à


la Convention en 1792, il s’y distingue par sa maîtrise de l’art
oratoire. Ses principes et la situation de la France en 1793-
1794 le conduisent à soutenir la terreur jusqu’au bout. Arrêté
en même temps que Robespierre, il exécuté le 28 juillet 1794.

• (1712-1778) Ecrivain et philosophe. Il renouvelle les


Danton idées sur l’éducation et la politique en se montrant favorable à
une grande liberté individuelle et à un Etat puissant et
démocratique. Il est notamment l’auteur du contrat social
(1762) et de l’Emile (1762) où il explique que l’homme est
bon par nature, mais qu’il est corrompu par la société.

St Just
ϯϬ


Sources :
Livres et revues :
-Norbert Elias, la société de cour, Champs Flammarion, Paris, 2008. (1re édition, 1969)
-Les collections de l’Histoire, n°2, Versailles. Le pouvoir et la pierre, Paris 1999.
-Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Perrin, Paris, 2005
-François Bluche, La vie quotidienne au temps de Louis XVI, Hachette, coll. La vie quotidienne, Paris,
1979

Sites internet
-www.cinema-francais.fr
-www.site-image.eu (LUX Valence)
-www.1001feuilles.com

Filmographie
-Patrice Leconte, Ridicule, DVD Universal, édition collector (avec un bonus d’1h30 sur les
costumes, Ridicule et l’histoire…..)
RR

ϯϭ