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La terre à pratiquement la forme d’une sphère de 6370 Km de rayon, composée de couche concentrique (la

croûte, le manteau, le noyau et la graine) dont la densité d augmente avec la profondeur de 2,7 à 12,0.
La zone la mieux connue est la lithosphère : formée de la croûte et d’une partie du manteau supérieur, épaisse
de 70 Km (sous les océans) à 150 KM (sous les continents), elle est considérée comme rigide et découpée en
plaques mobiles qui flottent sur l’asthénosphère.

La structure interne de la Terre est répartie en


plusieurs enveloppes successives, dont les
principales sont la croûte terrestre, le manteau et le
noyau. Cette représentation est très simplifiée
puisque ces
enveloppes peuvent être elles-mêmes décomposées.
Pour repérer ces couches, les sismologues utilisent
les ondes sismiques, et une loi : Dès que la vitesse
d'une onde sismique change brutalement et de
façon importante, c'est qu'il y a changement de
milieu, donc de couche. Cette méthode a permis,
par exemple, de déterminer l'état de la matière à
des profondeurs que l'homme ne peut atteindre.
(Manteau profond- noyau).
Ces couches sont délimitées par les discontinuités
comme la Discontinuité de Mohorovic, celle de
Gutenberg, et celle de Lehmann.
 Le noyau et graine : riche en fer, nickel (Fe, N)
 Manteau : riche en Silice, Magnésium (Si, Mg)
 Croûte terrestre : riche en Silice, Aluminium, Cuivre (Si, Al, Cu)
STRUCTURE DETAILLEE DE LA TERRE
(1) Croûte continentale solide essentiellement granitique surmontée par endroit de roches sédimentaires. Elle
est plus épaisse que la croûte océanique (de 30 km à 100 km sous les massifs montagneux). La croûte ou
écorce terrestre représente environ 1,5% du volume terrestre. Elle était anciennement appelée SIAL (silicium
+ aluminium).
(2) Croûte océanique solide essentiellement composée de roches basaltiques. Relativement fine (environ 5
km). Elle est également appelée SIMA (silicium + magnésium).
(3) Zone de subduction où une plaque s’enfonce parfois jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres dans le
manteau.
(4) Manteau supérieur qui est moins visqueux (plus "ductile") que le manteau inférieur car les contraintes
physiques qui y règnent le rendent liquide en partie.
(5) Éruptions sur des zones de volcanisme actif. Deux types de volcanismes sont représentés ici, le plus
profond des deux est dit « de point chaud ». Il s’agirait de volcans dont le magma proviendrait des profondeurs
du manteau proche de la limite avec le noyau liquide. Ces volcans ne seraient donc pas liés aux plaques
tectoniques et, ne suivant donc pas les mouvements de l’écorce terrestre, ils seraient donc quasiment
immobiles à la surface du globe, et formeraient les archipels d'îles comme celui de Tahiti.
(6) Manteau inférieur aux propriétés d’un solide élastique. Le manteau n’est pas liquide comme on pourrait
le croire en regardant les coulées de lave de certaines éruptions volcaniques mais il est moins "rigide" que
les autres couches. Le manteau représente 84 % du volume terrestre.
(7) Panache de matière plus chaude qui, partant de la limite avec le noyau, fond partiellement en arrivant
près de la surface de la Terre et produit le volcanisme de point chaud.
(8) Noyau externe liquide essentiellement composé de fer (environ 80 %) et de nickel plus quelques éléments
plus légers. Sa viscosité est proche de celle de l’eau, sa température moyenne atteint 4000 °C et sa densité
10.
(9) Noyau interne solide (ou graine) essentiellement métallique constitué par cristallisation progressive du
noyau externe. La pression le maintient dans un état solide malgré une température supérieure à 5000 °C et
une densité d’environ 13. Noyau interne et externe représentent 15 % du volume terrestre.
(10) Cellules de convection du manteau où la matière est en mouvement lent. Le manteau est le siège de
courants de convection qui transfèrent la majeure partie de l’énergie calorifique du noyau de la Terre vers la
surface. Ces courants provoquent la dérive des continents mais leurs caractéristiques précises (vitesse,
amplitude, localisation) sont encore mal connues.
(11) Lithosphère : elle est constituée de la croûte (plaques tectoniques) et d'une partie du manteau supérieur.
La limite inférieure de la lithosphère se trouve à une profondeur comprise entre 100 et 200 kilomètres.
(12) Asthénosphère: c’est la zone inférieure du manteau supérieur (en dessous de la lithosphère)
(13) Discontinuité de Gutenberg: zone de transition manteau / noyau.
(14) Discontinuité de Mohorovicic: zone de transition croûte / manteau (elle est donc incluse dans la
lithosphère).
LES MINERAUX ET LES ROCHES
Un minéral est une substance formée naturellement ou synthétisée artificiellement, définie par sa composition
chimique et l'agencement de ses atomes selon une périodicité et une symétrie précises qui se reflètent dans le
groupe d'espace et dans le système cristallin du minéral.
Les minéraux sont généralement solides dans les conditions normales de température et de pression et
s'associent pour former les roches constituant la croûte terrestre et, d'une façon plus générale, la lithosphère
(Les minéraux sont donc les matériaux élémentaires des roches de la croûte terrestre).
L’étude se fait par
 Cristallographie (géométrie, forme)
 Physique (couleurs, fracture, clivage, dureté)
 Chimique (l’association des éléments simples)
LA PETROGRAPHIE
La pétrographie c’est la science qui étudie les roches. Il existe deux grandes catégories de roches.
Roches

Roches Exogènes Roches Endogènes


(Origine extérieure) (Origine intérieure)

Roches Roches Roches Roches


Sédimentaires Détritiques Métamorphiques Eruptives

R. Plutonique R. Volcaniques
3 grands types de roches forment la
croûte terrestre. La figure présente ces
trois grands types, ainsi que les
processus qui conduisent à leur
formation. Ainsi présenté, il véhicule
l'idée de la cyclicité des processus.
La roche : c’est un matériau qui entre
dans la constitution de l’écorce terrestre
quelque soit ses propriétés et son aspect
physique. Une roche correspond à un
agencement de minéraux les uns par
rapport aux autres selon les lois de la
cristallographie. Chaque roche a une
architecture, une forme, les dimensions
et une disposition particulière.

LES ROCHES SEDIMENTAIRES


Les roches sédimentaires sont les roches qui résultent de l'accumulation et du compactage de débris d'origine
minérale (dégradation d'autres roches), organique (restes de végétaux ou d'animaux, fossiles), ou de
précipitation chimique.
Elles se forment sur la surface de la terre, ou au fond des eaux et résultent de l’action des agents d’érosions
et du transport et de l’activité des êtres vivants ou des phénomènes purement physiques ou chimiques se sont
donc les roches Exogènes.
Processus de sédimentation :
Roche mère  Altération Altération mécanique Détritus
  Altération chimique  Eléments en solution
Détritus  Transport  Dépôt (sédimentation)  Roche Sédimentaire

i)- L'altération superficielle (Stade de mobilisation)


Les processus de l'altération superficielle de la roche mère sont de trois types : mécaniques, chimiques et
biologiques.
 Les processus mécaniques (ou physiques) sont ceux qui désagrègent mécaniquement la roche, comme
l'action du gel et du dégel qui à cause de l'expansion de l'eau qui gèle dans les fractures ouvre
progressivement ces dernières. L'action mécanique des racines des arbres ouvre aussi les fractures.
Altération mécanique (pluie, variation de température gel et dégel),
Existence de fissures + eau + gel + dégel  éclatement de la roche
 L'altération chimique est très importante : plusieurs silicates, comme les feldspaths, souvent
abondants dans les roches ignées, sont facilement attaqués par les eaux de pluies et transformés en
minéraux des argiles (phyllosilicates) pour former des boues. Modification de la composition chimique
(cristallographie).
 Certains organismes ont la possibilité d'attaquer biochimiquement les minéraux. Certaines roches
vont chercher dans les minéraux les éléments chimiques dont ils ont besoin.
L'action combinée de ces trois mécanismes produit des particules de toutes tailles. C'est là le point de départ
du processus général de la sédimentation.
ii)- Le transport
Outre le vent et la glace, c'est surtout l'eau qui assure le transport des particules. Selon le mode et l'énergie
du transport, le sédiment résultant comportera des structures sédimentaires variées.
 Transport par roulement
 Transport par traction
 Transport par saltation
 Transport par suspension
iii)- La sédimentation.
Tout le matériel transporté s'accumule dans un bassin de sédimentation, ultimement le bassin marin, pour
former un dépôt. Les sédiments se déposent en couches successives dont la composition, la taille des
particules, la couleur, etc., varient dans le temps selon la nature des sédiments apportés.
Sédimentation des particules Dépôts des éléments fins  Dépend des facteurs cité
 Dépôts des éléments grossiers 
Sédimentation chimique  Précipitation  Dépend de la nature des éléments
iv)- Faciès des roches sédimentaires
Un faciès est ensembles des caractères paléontologique (étude des fossiles) et Lithologique (nature chimique)
des roches qui définissent un dépôt et révèlent en même temps les conditions dans lesquelles ils sont formés.
On a : Faciès marins / Faciès continental / Faciès lacustre (dépôt dans les lacs).
v)- Diagenèse
On appelle diagenèse les transformations physiques et chimiques qu’ils subissent après leurs dépôts et qui les
transforment en roches sédimentaires. La diagenèse s’accomplit à faible profondeur et à faible T°, mois de
100 à 200°C, ce qui la distingue du métamorphisme. Les facteurs de la diagenèse : les êtres vivants, l’action
de l’eau, l’action des facteurs physiques (pression, température, mouvement tectonique)
c) Principales roches sédimentaires
D’après l’origine, on distingue les roches détritiques, roches chimiques et roches organiques.
Les roches d’origine *détritiques* : au bord d’une rivière ou de la mer. La roche est plus ou moins fissurée,
sous l’effet du gel et dégel, les fragments tombent au pied, la rivière les enlève, les transporte et les dépose
plus loin, les dépôts ainsi formés sont des sédiments. Souvent les débris sont soudés les uns aux autres par un
ciment, la roche qui était meuble à l’origine, se trouve consolidée et dure.
Les roches d’origine *organique* : après la mort d’animaux ou de plantes, les parties dures ou résistantes,
s’accumule et donne des roches sédimentaires.
Les roches d’origine *chimique* : l’évaporation se produit à l’air libre dans des lagunes sur salée, l’eau
s’évapore, le sel reste et se dépose.
LES ROCHES METAMORPHIQUES
Les roches métamorphiques sont issues de la transformation de roches ignées ou sédimentaires sous l'effet de
température et/ou de pressions élevées. Deux grands types de métamorphisme produisent la majorité des
roches métamorphiques : le métamorphisme de contact et le métamorphisme régional. Un troisième type est
plus restreint : le métamorphisme de choc.
Roche A différente Roche B
T°1 T°2
P1 P2
Facteurs de métamorphisme
i- Augmentation de la température :
Au cours d’un enfoncement sous de nouvelles
couches de sédiment, les roches sont soumises à
des températures de plus en plus élevées à cause
du gradient géothermique.
Lorsque le magma très chaud est introduit dans
une séquence de roches froides, il y a transfert
de chaleur et cuisson de la roche encaissante aux
bordures.
La tectonique est aussi un facteur de l’élévation de température.
ii- Augmentation de la pression : la pression s’accroît en profondeur en même temps que la température, les
pressions qu’elles subissent s’élèvent progressivement.
iii- Le temps : se fait en temps assez long. Exemple : la craie comprimée à 600 atmosphères pendant quelques
instants ne subit pas de transformation notable, mais elle se transforme en calcaire cohérent si on la maintient
sous pression pendant 17 ans.
Les types de métamorphisme
i- Le métamorphisme de contact ; est celui qui se produit dans la roche encaissante au contact d'intrusifs.
Lorsque le magma encore très chaud est introduit dans une séquence de roches froides, il y a transfert de
chaleur et cuisson de la roche encaissante aux bordures.
ii- Le métamorphisme régional ; est celui qui affecte de grandes régions. Il est à la fois contrôlé par des
augmentations importantes de pression et de température. C'est le métamorphisme des racines de chaînes de
montagnes (Reliée à la genèse de grande chaîne de montagnes (700°C à 800°C)).
iii- Le métamorphisme de choc ; est celui produit par la chute d'une météorite à la surface de la planète. Le
choc engendre des températures et des pressions énormément élevées qui transforment les minéraux de la
roche choquées, des températures et des pressions qui sont bien au-delà de celles atteintes dans le
métamorphisme régional.
Série des roches métamorphiques
Le gros des roches métamorphiques (en volume) provient du métamorphisme régional. Il est rare que l'on
puisse déterminer si une roche métamorphique vient de la transformation de telle ou telle roche (roche
d'origine) à telle ou telle pression et température (trajet en P, T de la roche, c'est-à-dire son histoire
métamorphique). Les roches métamorphiques les plus courantes ; Schiste / Gneiss / Marbre…
LES ROCHES MAGMATIQUES
Les roches éruptives résultent de la cristallisation du liquide ou magma (bain silicaté), ce magma arrive
directement à la surface à l’état liquide et on appelle ça volcan.
Quand le magma s’arrête en profondeur, il se cristallise (on parle de roches cristallines) et on l’appelle
dans ce cas pluton.
Les roches volcaniques cristallisent plus rapidement que les roches plutoniques et possèdent souvent de
cristaux de moins grande taille. Certaines roches volcaniques solidifiées trop vite n'ont pas cristallisé et
donnent des verres (roches vitreuses).
GEODYNAMIQUE INTERNE
Séisme : résulte de la libération brusque d'énergie accumulée par les déplacements et les frictions des
différentes plaques de la croûte terrestre (tectonique des plaques) qui provoque des vibrations qui se
transmettent à travers le globe. La plupart des tremblements de terre sont localisés sur des failles. Plus rares
sont les séismes dus à l'activité volcanique ou d'origine artificielle (explosions par exemple).
La science qui étudie ces phénomènes est la sismologie et l'instrument d'étude principal est le sismographe
(permettent d’enregistrer, à plusieurs milliers de kilomètres du point d’origine, les caractéristiques de ces
vibrations).
On distingue deux grands types
d'ondes émises par un séisme: les
ondes de fond, celles qui se
propagent à l'intérieur de la terre et
qui comprennent les ondes S et les
ondes P, et les ondes de surface,
celles qui ne se propagent qu'en
surface et qui comprennent les ondes
de Love et les ondes de Rayleigh.
*Les ondes P sont des ondes de compression assimilables aux ondes sonores et qui se propagent dans tous
les états de la matière. Les particules se déplacent selon un mouvement avant arrière dans la direction de la
propagation de l'onde.
*Les ondes S sont des ondes de cisaillement qui ne se propagent que dans les solides. Les particules oscillent
dans un plan vertical, à angle droit par rapport à la direction de propagation de l'onde.
*Les ondes de Love ou ondes L sont des ondes de cisaillement, comme les ondes S, mais qui oscillent dans
un plan horizontal. Elles impriment au sol un mouvement de vibration latéral.
*Les ondes de Rayleigh sont assimilables à une vague; les particules du sol se déplacent selon une ellipse,
créant une véritable vague qui affecte le sol lors des grands tremblements de terre.
Profondeur du foyer
On distingue trois classes de séismes, en fonction de la profondeur où ils se produisent:
a) Les séismes superficiels ; qui se produisent en faible profondeur, soit dans les premières dizaines de
kilomètres, et qui se retrouvent autant aux frontières divergentes, c'est à dire le long des dorsales médio-
océaniques qu'aux frontières convergentes au voisinage des fosses océaniques.
b) Les séismes intermédiaires ; qui se produisent entre quelques dizaines et quelques centaines de
kilomètres de profondeur et se concentrent uniquement au voisinage des limites convergentes.
c) Les séismes profonds ; qui se produisent à des profondeurs pouvant atteindre les 700 km.
NOTION SUR LA TECTONIQUE
Déformation de la tectonique  Tectonique souple  PLIS
 Tectonique cassante  FAILLES
FAILLES
Les failles sont des cassures accompagnées d’un
déplacement relatif des deux compartiments, La valeur du
décalage est le rejet, C'est le résultat d'un "cisaillement",
dont les effets se localisent sur une surface. Ne sont pas
confondu avec les diaclases (simples cassures sans
déplacement).
Type de failles
‘Suivant le type de mouvement relatif, on définit trois types de failles : normale, inverse, décrochement
Faille normale (ou extensives) ; Cassures résultant d'une extension
horizontale. Faille dont le toit est relativement affaissé par rapport au
mur; c'est une faille liée à des forces tectoniques d'extension.
Faille inverse (ou compressives) ; Cassures qui réalisent un raccourcissement
en amenant en superposition l'un sur l'autre deux compartiments initialement
contigus d'une même tranche de couches. Faille dont le toit est relativement
monté par rapport au mur; c'est une faille de compression.
Failles de décrochement (ou coulissantes) ; Déchirures le long desquelles les
mouvements étaient des coulissements horizontaux. Les surfaces de cassures des
failles de décrochement sont à peu près verticales. Les failles de décrochement
ont un rejet uniquement horizontal.
PLIS
Un pli est une déformation des roches sous l'effet des contraintes qui est formé de deux reliefs tabulaires
continue orientée.
La roche, sous l'effet des forces tectoniques, n'a pas cassée mais pliée. Ce comportement "plastique" peut être
celui de roches très rigides, d'habitude cassantes. En effet l'application sur une longue période de forces de
faible intensité permet une modification graduelle de la roche (son plissement) au lieu de sa fracturation.
Type de plis
*Plis Droits ; Lorsque les deux flancs d’un pli ont le même pendage mais de sens opposé, on a affaire à un
pli droit, dans ce cas le plan axial est vertical.
*Plis Déjeté ; C’est un pli avec un plan axial légèrement incliné de tel manière que les deux flans ont un
pendage différent.
*Plis Couché ; Le plan axiale est presque horizontale et les flancs sont presque horizontaux.

*plis Etiré Lorsque l’épaisseur des couches d’un flanc étiré diminue.
*plis Laminé Lorsque l’épaisseur des couches d’un flanc étiré deviennent nulles.
*plis faille Lorsque la détermination des couches géologiques, de part et d’autre de la zone de laminage
sont séparés.