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REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Institut National Polytechnique


Félix HOUPHOUËT BOIGNY

BARRAGE EN TERRE

SILUE Tayourou, Ingénieur du Génie Rural, INP-HB/Dpt IT


INTRODUCTION
Un barrage est un ouvrage hydraulique érigé au travers d’un
cours d’eau et destiné à bloquer dans une cuvette toute ou une partie
des eaux de ruissellement du bassin versant pour créer une retenue
d’eau temporaire ou pérenne à usage multiple ou spécifique.
ETUDE TOPOGRAPHIQUE
I. ETUDE MORPHOLOQUE DU BASSIN VERSANT
I.1 Bassin versant
Le bassin versant en une section droite d'un cours d'eau,
est défini comme la totalité de la surface topographique drainée
par ce cours d'eau et ses affluents à l'amont de cette section. Il est
entièrement caractérisé par son exutoire, à partir duquel il peut
être délimiter. Tous les écoulements prenant naissance à
l'intérieur de cette surface doivent traverser la section droite
considérée (exutoire) pour poursuivre leur trajet vers l'aval.
Un bassin versant est caractérisé par sa physiographie, sa
forme, son relief et par l’organisation géométrique de son réseau
de drainage.
I.2 Caractéristiques géométrique du bassin versant

I.2.1.surface
La superficie du bassin versant a été déterminée à partir des cartes
IGN du CCT à l’échelle 1/50 000.
I.2.2. Forme du bassin versant
La forme du bassin versant influence l’allure de l’hydrogramme à
l’exutoire du bassin versant. Une forme allongée favorise de faibles
débits de pointe de crue en raison des temps d’acheminement
important de l’eau à l’exutoire.
L’indice de Gravélius ou de forme
L’indice de forme du bassin versant calculé est l’indice de
compacité de Gravelius KG définit comme le rapport du périmètre du
bassin au périmètre du cercle ayant la même surface.

P P
KG   0,282 
2   S S
Avec
KG = indice de compacité de Gravélius ;
S = superficie du bassin versant (km2) ;
P = Périmètre du bassin versant (km).

Si KG = 1 alors le bassin versant à une forme quasiment circulaire et si KG > 1


alors la forme du bassin versant est allongée. Plus le bassin est compact, plus
l’indice de Gravelius est faible et plus le temps de circulation des eaux jusqu’à
l’exutoire sera court.
Le rectangle équivalent ou de Gravelius

On définit le rectangle équivalent comme le rectangle de longueur


(L) et de largeur (l) qui a la même surface (S) et le même
périmètre (P) que le bassin versant.
Les dimensions du rectangle équivalent sont données par les formules
suivantes :
Le périmètre du rectangle équivalent : P = 2 x (Leq + leq) ;
La superficie du rectangle équivalent : S = Leq x leq ;

Avec Leq : longueur et leq : largeur du rectangle équivalent.

P  P 2  16 S
Aussi, avec Leq 
4
I.2.3. Le relief
.
Le relief du bassin versant est caractérisé par les indices suivants :

La courbe hypsométrique
La courbe hypsométrique donne la surface (S) en km² ou en
pourcentage de la surface totale où les altitudes sont supérieures à une
côte donnée. Cette courbe comporte en abscisse la surface du bassin
versant (ou le pourcentage de la surface totale) qui se trouve au-dessus
de l’altitude portée en ordonnée.

On définit la dénivelée D (m) comme étant la différence de cote entre


H5% et H95% :
D  H 5%  H 95%
La courbe hypsométrique fournit une vue synthétique de la pente du
bassin, donc du relief. Elle repartie la surface du bassin versant en
fonction de son altitude.
L’indice global de pente Ig
L’indice global de pente (Ig) est obtenu à partir de la relation suivante :
H 95%  H 5%
Ig  avec
Leq

Ig = indice global de pente en m/km ;


Leq = longueur du rectangle équivalent en m ;
H95% et H5% = altitudes correspondant successivement à 95% et 5%
des superficies. ;
La dénivelée spécifique
La dénivelée spécifique est donnée par la formule suivante :
DS  I g  S avec
Ds = La dénivelée spécifique en m ;
Ig = L’indice global de pente en % ;
S : La superficie du bassin versant
Le réseau hydrographique

Le réseau hydrographique est défini par les paramètres suivants:

 L’altitude maximale du cours d’eau principal : H0max;


 L’altitude minimale du cours d’eau principal : H0min ;
 La longueur du cours d’eau principal : L0
 La pente moyenne du cours d’eau principal:

I moy 
H 0
max  H min
0

L0
II. TOPOGRAPHIE DE LA CUVETTE

Les travaux topographiques sont exécutés sur la base du rapport


de la mission relatif à la reconnaissance de terrain et
d’identification de site.
Ces travaux topographiques permettent de déterminer les
caractéristiques de la cuvette, la bande d’axe du barrage et la plaine.
II.1. La bande d’axe du barrage
La bande d’axe est levée à l’échelle 1/500ème et permet d’avoir le
profil en long de la digue.
II.2. Détermination des courbes hauteur-surface-volume de la cuvette

La topographie de la cuvette permet de déterminer les


courbes hauteurs volume et surface. Les courbes hauteur-volume et
hauteur-surface permettent de suivre l’évolution du plan d’eau de la
retenue dans le temps en fonction des hauteurs données sur les
échelles limnimétriques. Elle permet également de prévoir
l’utilisation qui peut être faite du volume d’eau disponible à un
moment donné en fonction des besoins et pertes.
Elle est obtenue par détermination des surfaces des plans
d’eau à partir du plan topographique de la cuvette à l’échelle
1/5000è avec le logiciel AUTOCAD. Les valeurs de superficie
obtenues permettent de calculer le volume d’eau correspondant pour
chaque cote.
A chaque hauteur d’eau « i » correspond une surface d’eau « Si » et
un volume partiel « Vi » compris entre deux courbes de niveau
successives et équidistantes de un mètre. Ce volume est déterminé par
la formule suivante :
Si 1  Si
Vi   h
2
Vi : Volume d’eau entre les courbes de niveau i-1 et i pour une hauteur h ;
Si-1 : Surface du plan d’eau à la courbe i-1 pour une hauteur hi-1 ;
Si : Surface du plan d’eau à la courbe i pour une hauteur hi ;

h : Dénivelée entre les deux courbes de niveau i-1 et i.


ETUDE GEOTECHNIQUE

Pour définir la nature et les caractéristiques géotechniques du


sol d’assise du barrage, les conditions d’étanchéité des fondations et la
localisation des zones d’emprunts des matériaux de corps des digues
et des filtres, entre autres les essais suivants peuvent être réalisés:

I. Essais In-situ
I.1.Le long de l’axe de la digue

 Des essais de pénétration dynamique légère ;


 Des sondages par puits manuels sur les
versants ;
 Des sondages à la tarière manuelle en fond de
vallée;
 Mesure de perméabilité en place.
I.2. Au niveau des zones d’emprunts
Des sondages sont effectués les zones susceptibles de fournir les
matériaux nécessaires à la construction du corps de digue.

II. Essais en laboratoire


 Analyse granulométrique;
 Limite d’Atterberg;
 Proctor.

Les études géotechniques permettent d’ adopter certaines


caractéristiques de la digue
Hauteur de digue Nature des sols Pente amont Pente aval
3à5m Homogène v/h=1/2,5 v/h=1/2
A zones 1/2 1/2
5 Homogène,gr.étal 1/2 1/2
à ée
10m Homogène,fort%d 1/2,5 1/2
’argile
A zones 1/2 1/2
10 Idem 1/2,5 1/2
à Idem 1/3 1/2,5
20m Idem 1/2,5 1/2,5
Au Idem 1/3 1/2,5
dessus Idem 1/3,5 1/2,5
de 20m Idem 1/3 1/3
ETUDE HYDROLOGIQUE

I. ETUDE STATISTIQUE DE L’ECHANTILLON


I.1. Ajustement des données pluviométriques annuelles
Il s’agit d’un ajustement de la série des pluies annuelles
d’une période donnée à une loi statistique (loi de GAUSS) et de
déterminer les pluies annuelles de différentes fréquences.
Il s’agit ici de la recherche des paramètres de la loi, à partir
des n valeurs xi d’un échantillon. On utilise fréquemment les
méthodes telles que la méthode des moments, la méthode
graphique. n
1
•moment d’ordre 1 : m   xi
n i 1

•moment d’ordre 2 : 1 n
   ( xi  m) 2
2

n i 1
I.2. Tests d’ajustement
Tester la valeur d'un ajustement revient à estimer si la loi de
probabilité choisie avec ses paramètres, a des chances
raisonnables de représenter effectivement la distribution
statistique de l'échantillon analysé.
les méthodes les plus couramment utilisées en Afrique de l’ouest
sont: test de khi-deux, test du nombre de suites, test graphique.
TEST DE KHI-DEUX
Parmi tous les tests existants, le test de khi-deux (ou test de
Pearson) est le plus pratiqué et le plus utilisé.
TEST DE KHI-DEUX
Les différentes étapes à suivre sont:

 Les N données expérimentales étant classées par ordre


croissant ou décroissant, on les divise en k classes de façon
que chacune des classes contienne au minimum 5 données
expérimentales. La classe i est
n bornée par les valeurs Xi-l, Xi
k
choisies arbitrairement.; 5
 On compte le nombre de points « ni » contenu dans
chacune des classes.

 On calcule, à partir de la loi théorique choisie, les valeurs


théoriques vi.
 On fait pour chaque classe la différence ni - vi, on l'élève
au carré et on divise le résultat par vi. La somme des k
quantités ainsi obtenues donne la valeur du χ².
k
(ni   i ) 2
 
2

i 1 i
TEST DE KHI-DEUX
 On calcule le nombre de degrés de liberté égal à k - 1 - p et on
détermine, d'après les tables, la probabilité de dépassement
correspondante.
L'interprétation des résultats est une question d'appréciation. En
première analyse, on admet avec la plupart des statisticiens que :

 Si la probabilité trouvée est supérieure à 5 %, l'ajustement est


satisfaisant.
 Si elle est inférieure à 1 %, la loi choisie doit être rejetée.

 Si elle est comprise entre 1 et 5 %, on ne peut pas conclure


TEST DU NOMBRE DE SUITES
Les différentes étapes à suivre sont :
 Ranger dans l’ordre croissant l’échantillon ;
 Calculer fréquences expérimentales tirées de l'échantillon
F= (i-0.5)/n. i étant le rang de l’échantillon dans le classement et n
l’effectif de l’échantillon;
 Placer les points Mi (xi ; Fi) sur le graphe ;
 Tracer la courbe théorique de la loi ;
 Evaluer le nombre de suites de points expérimentaux consécutif,
d’un même côté de la courbe théorique.

Un seuil de rejet de 10%, conduit à un rejeter la loi, qui conduit à un nombre de


suite≤ 0,61× (n+7)0,5 (n étant le nombre de l'échantillon).
1,2
Exemple de Test du nombre de suites

0,8

0,6

0,4

0,2

0
400 600 800 1 000 1 200 1 400 1 600 1 800
pts expérimentaux Courbe Théorique
TEST GRAPHIQUE (intervalle de confiance des valeurs observées)
Considérons un échantillon d'effectif n, tiré d'une loi normale de
paramètres m et σ.
 Ranger dans l’ordre croissant les n éléments de l’échantillon;
 Calculer fréquences expérimentales tirées de l'échantillon
F= (i-0.5)/n. i étant le rang de l’échantillon dans le classement et
n l’effectif de l’échantillon;
 Placer les points Mi (xi ; Fi) sur le graphe;
 Calculer pour les fréquences théoriques, F (xi) et ui, du
tableau ci-dessous les moyennes moy (xi) = m + σ.ui ;
α.σ
 Calculer les écart-type (xi) = b[F(xi)] , α étant le
(n)^0.5
coefficient de l’intervalle de confiance choisi. Les valeurs de
b[F(xi)] sont contenues dans le tableau ci-dessous pour
chaque valeurs de F (xi) ;
TEST GRAPHIQUE (intervalle de confiance des valeurs observées)

 Calculer Xi max= moy (xi) + écart-type (xi) et Xi min = moy


(xi) - écart-type (xi) ;
 Placer les points Ai (Xi max ; F (xi)) et Bi (Xi min ; F (xi)) et
tracer la courbe reliant les points Ai et la courbe reliant les
points Bi ;
 On considérera que l ‘échantillon est bien tiré de la loi normale
(donc que la loi normale est bien ajustée à l'échantillon
observé) si 80 % des points de l ‘échantillon sont situés à
l'intérieur de la zone de confiance à 80%.
TEST GRAPHIQUE (intervalle de confiance des valeurs observées)

F (xi) ui β[F(xi)]
0,01 -2,33 3,84
0,02 -2,05 2,92
0,1 -1,28 1,76
0,2 -0,84 1,43
0,5 0,00 1,25
0,8 0,84 1,43
0,9 1,28 1,76
0,98 2,05 2,92
0,99 2,33 3,84
1,2

Exemple d’intervalle de confiance


1

0,8

0,6

0,4

0,2

0
400 600 800 1 000 1 200 1 400 1 600 1 800 2 000

fn(Qi) Courbe Théorique Inter conf inter conf inf


II. ETUDE DES APPORTS ANNUELS DU BASSIN
II.1. Apports annuels d’eau de ruissellement
Les apports en eau susceptibles d’arriver par ruissellement dans la
retenue du barrage sont donnés par la formule :

Ve = S × P × Kr avec :

- Ve : Volume écoulé (m3)


- S : Surface du bassin versant (m²) ;
- P : Pluie tombée au cours de l’année considérée (m)
𝑃−𝐷
- Kr : Coefficient d’écoulement Kr = , D est le déficit
𝑃
hydrique estimé à partir de la Formule de Turc (forme tropicalisée).
La formule de TURC « Tropicalisée » par l’ORSTOM pour évaluer
le déficit d’écoulement « D » car est mieux adapter pour les pays
tropicaux.
0,7
𝐷 = 𝑃𝑎𝑛 × 0,3 + 𝑎𝑣𝑒𝑐
2
𝑃𝑎𝑛
0,9 +
𝐿2
𝐿 = 300 + 25 × Tm + 0,05 × Tm 3

Tm = Température moyenne annuelle.

II.2. Estimation des pertes par dépôts solides

Les particules de terre transportées et accumulées dans la retenue


au cours du phénomène érosion – transport – sédimentation
constituent les dépôts solides. Ils diminuent la capacité de la retenue
par comblement du fond.
II.2. Estimation des pertes par dépôts solides
L’estimation du volume de ces dépôts est donnée par plusieurs formules :

Formule du CIEH-EIER (GRESILLON):

P  2, 2 0,1 Avec :
V  DS où D  700 ( ) .S
500
S = superficie du bassin versant en km² ;
P = pluviométrie moyenne annuelle en mm ;
D = dégradation spécifique annuelle en m3/km²/an ;
V = volume des dépôts en m3/an.
Formule de GOTTSCHALK (USA):
V=D.S où D  260  S 0,1 Avec

D = dégradation spécifique annuelle en m3/km²/an ;


S = superficie du bassin versant en km² ;
V = volume des dépôts en m3/an.
II.3. Estimation des pertes par infiltration et par évapotranspiration

Pertes par infiltration


Les pertes par infiltration dans la retenue, fonction de la
hauteur d'eau stockée, sont difficiles à apprécier. Leur mesure
nécessiterait une infrastructure qui ôterait tout intérêt à la méthode
proposée d'évaluation des écoulements. Fort heureusement, les
apports de matières fines piégées dans le plan d'eau colmatent le fond
du réservoir, le rendant quasiment imperméable après quelques
années.
Pertes par évapotranspiration
Les pertes par évaporation dépendent des caractéristiques de la
retenue : profondeur-surface, exposition aux vents, végétation
aquatique, etc. Le bulletin n°54 du FAO recommande la formule ci-
dessous lorsqu’on dispose au niveau régional des données sur l'ETP
(évapotranspiration potentielle) mensuelle :

Eret = K×ETP
Avec Eret : évaporation sur la retenue, en mm
ETP : évapotranspiration potentielle en mm
K coefficient variant de 1,1 à 1,2
III. DETERMINATION DES CRUES CARACTERISTIQUES
Le caractère torrentiel des pluies (orages) provoque
l’apparition de fortes crues qui peuvent, si les ouvrages ne sont pas
conçus pour y résister, causer d’importants dégâts. Pour éviter ces
problèmes, il est nécessaire d’effectuer le dimensionnement de ces
ouvrages en fonction des écoulements issus du bassin versant
concerné.
Concernant le dimensionnement des barrages, Il peut arriver
que lors des crues la capacité de la retenue soit insuffisante pour
stocker la totalité du volume ruisselé. Il est alors nécessaire
d’évacuer le surplus à travers le dimensionnement d’un ouvrage
adéquat : l’évacuateur de crues.
Le dimensionnement de cet ouvrage nécessite la
détermination la crue maximale à évacuer : Crue de projet. La crue
du projet est choisie en fonction de l’importance du projet. La crue
du projet dans cas présent est la crue centennale. La détermination de
cette crue nécessite la détermination de la crue de fréquence
décennale.
III.1. Détermination de la crue de fréquence décennale
Pour l’Afrique occidentale, deux méthodes sont habituellement
appliquées pour la détermination des crues de fréquence décennale : la
méthode ORSTOM et la méthode CIEH.
Ces deux méthodes, mises au point pour les petits bassins versants en
Afrique occidentale et centrale, sont basées sur l’analyse des
fréquences de pluies. Elles font intervenir des paramètres
caractéristiques du bassin versant (surface, relief, pente, etc.),
l’hydrogramme de crue décennale (temps de base), la hauteur de la
pluie journalière de fréquence décennale et des abaques.
III.1.1Utilisation de la méthode ORSTOM révisée 1993
(Méthode Rodier)
La méthode ORSTOM 1965 a été mise au point pour des bassins de
superficie inférieure ou égale à 120 km2 avec une pluie annuelle
comprise entre 150 mm et 1600 mm pour l’Afrique de l’ouest. (Pour
la zone sahélienne la pluviométrie est comprise entre 300 mm et 900
mm).
III.1.1Utilisation de la méthode ORSTOM révisée 1993
(Méthode Rodier)

Cette méthode a été révisée et affinée en 1993. La nouvelle version


s’applique à des bassins versants allant jusqu’à 1 500 Km².

 Conditions d’utilisation
 Afrique de l’ouest.
 Superficie du bassin versant allant jusqu’à 120 Km² ou par
extrapolation jusqu’à 200 Km².
 une pluie annuelle comprise entre 150 mm et 1600 mm

 Formule de calcul
Débit maximum ruisselé Qr10
(𝛂𝟏𝟎 𝐒. 𝐀. 𝐏𝟏𝟎 . 𝐊𝐫𝟏𝟎 )
𝐐𝐫𝟏𝟎 =
𝐓𝐛
III.1.1Utilisation de la méthode ORSTOM révisée 1993
(Méthode Rodier)
 Paramètres de calcul
 Surface du bassin versant S : mesurée sur carte topographique (m²).
 Hauteur de la pluie décennale ponctuelle P10 (m).
 Coefficient d’abattement A : déterminé sur abaque ou calculé.
 Coefficient de ruissellement Kr10 : déterminé sur abaque.
 Coefficient de pointe 10 = 2,6 (valeur usuelle).
 Temps de base Tb : déterminé sur abaque (s).
III.1.2Utilisation de la méthode CIEH (Puech et Chaby Gonni,
1984)
Les insuffisances de l’ancienne méthode ORSTOM (1965)
avaient amené les chercheurs à extrapoler les valeurs hydrologiques.
C’est ainsi que s’est constituée la méthode statistique du CIEH. Ainsi,
cette méthode prend en compte les zones forestières en plus des zones
soudano-sahéliennes. La méthode CIEH est applicable aux bassins
allant jusqu’à 1000 km² avec des pluies annuelles atteignant 2000 mm.
III.1.2Utilisation de la méthode CIEH (Puech et Chaby Gonni,
1984)
 Conditions d’utilisation
 Afrique de l’ouest.
 Superficie du bassin versant allant jusqu’à 1000 Km² ou par
extrapolation jusqu’à 2000 Km².
 Pluviométrie annuelle allant jusqu’à 2000 mm.

 Formule de calcul
Q10 = aSb Panc Igd Kre
 Paramètres de calcul
 Q10 : débit de crue décennale (m3/s) ;
 a, b, c, d, e : coefficients de réduction multiple ;
 S : surface du bassin versant (Km2) ;
 Pan : pluie annuelle (mm) ;
 Ig : indice global de pente (m/km) ;
 Kr : coefficient de ruissellement ;
III.2.Crue de projet : crue centennale Q100

La méthode du Gradex permet le passage de la crue décennale Q10 à


la crue centennale Q100 à partir d’une relation linéaire:
Q100  CQ10
C : est un coefficient majorateur supérieur à 1 qui peut être estimé à
partir de la formule suivante :
𝑇𝐵 0.12
𝑃100 − 𝑃10
𝐶 = 1+ × 24
𝑃10 𝐾𝑟10
P10=précipitation journalière correspondant à une période de retour
de 10 ans ;
P100=précipitation journalière correspondant à une période de retour
de 100 ans ;
Tb =temps de base en heures ;
Kr10= Coefficient de ruissellement de la crue décennale.
III.3. Laminage des crues
Le débit de projet ne constitue pas celui qui entre à l'évacuateur. En
effet, le réservoir joue un rôle de tampon de sorte que le maximum de
débit à l'évacuateur Qemax est inférieur au débit de crue maximum
de pointe à l'entrée de la retenue Qcmax. Il s'agit donc d'estimer le
rapport Qemax/Qcmax pour le dimensionnement de l'ouvrage
évacuateur.
Entre autres méthodes de calcul utilisées pour le laminage des
crues, nous avons:

- La Méthode EIER-CIEH ou méthode du "X0".


 Méthode EIER-CIEH ou méthode du "X0"
 Méthode EIER-CIEH ou méthode du "X0"

La validité des calculs est


limitée dans le cas de très
forts laminages. Lorsque
β= Qemax/Qcmax
trouvé est inférieur à la
valeur Q/Qcmax donnée
par l'abaque ci-dessous,
il y a lieu d'être prudent
quant à la valeur de
Qemax. C'est un cas de
figure peu fréquent.
ETUDE DE LA DIGUE
I. DIMENSIONNEMENT DE LA DIGUE
I.1.Hauteur de la digue (Hd)

La hauteur de la digue est la différence entre la cote de crête et


celle du terrain naturel. Elle correspond donc à la différence entre
la cote du niveau des PHE auquel on a ajouté la revanche et celle
du terrain naturel.
Cote crête =PNE+h+R Avec : PHE  PEN  h
PHE: Cote des Plus Hautes eaux (m) ;
PEN : Cote du Plan d’Eau Normale (m) ;
h : la charge d’eau sur le déversoir (m) ;
R : la revanche (m).
I.1.Hauteur de la digue (Hd)

 Détermination de la revanche R
C'est une tranche comprise entre la cote des plus hautes eaux (PHE)
correspondant à la crue de projet et la cote de crête du barrage.
V2
D'après DAVIS, la revanche totale est : R  0,75  H  (en m)
2g

H: hauteur des vagues (m) déterminer sur Abaque US Army Corps


of Engineers;
L : la longueur rectiligne maximum à la retenue (Flech) en km ;
V : La vitesse de propagation des vagues donnée par la relation de
GAILLARD, où V est en m/s et H en m V  1,5  2  H
la longueur rectiligne maximum à la retenue (Flech)
en km
 Détermination de la revanche R
H: hauteur des vagues (m) déterminer sur Abaque US Army Corps
of Engineers;

: Abaque US Army Corps of Engineers


I.2. Largeur en crête (b)
La largeur en crête est en général, évaluée à l'aide de formules
empiriques. En aucun cas, cette largeur ne doit être inférieure à 3 m
afin de permettre l'entretien de l'ouvrage dans de bonnes conditions.
Elle est aussi souvent déterminée, en second lieu, par les dimensions
de la route passant par le barrage.

La relation de T.T. KNAPPEN donne : b  1,65 H


La formule d’E.F. PREECE donne une épaisseur plus faible :
b=1+1,1 𝐻

Autres formules :

Où,
b = largeur en crête en m.
H = hauteur totale du barrage en m.
I.3. Largeur en base (B)

La largeur en base (B) de la digue varie en fonction de la hauteur (H)


de la digue pour les talus amont (α1) et aval (α2) constants.
L’emprise de la base de la digue est déterminée à partir de
l’expression suivante :
1 1
𝐵 = 𝑏 + 𝐻( + )
𝑡𝑎𝑛𝛼1 tan 𝛼2
b = largeur en crête en m ;
H = hauteur totale du barrage en m.
II. ETUDE DE LA STABILITE DE LA DIGUE
II.1. Etude des infiltrations
Quelle que soit la perméabilité des terres employées, il y a toujours de
l'eau qui s'infiltre à travers le barrage ou ses fondations. Il importe
d'étudier ces infiltrations afin que la stabilité de la digue ne soit pas
mise en cause ni dans son massif en terre ni dans ses fondations. En
respectant quelques règles de conception la sécurité de la digue est
assurée.
Ce principe consiste à tracer la ligne de saturation et s’assurer que
cette ligne n’aboutit pas au niveau talus aval. L’étude la ligne des
infiltrations permet de déterminer:
 la ligne de saturation ;
 Les fuites sous l'ouvrage, à travers la
fondation.
 le débit de fuite ;
 l’épaisseur du drain. ;
 Détermination de la ligne de saturation

La ligne de saturation est déterminée à partir de l’équation de


KOSENY. Il a montré que la ligne de saturation (ligne phréatique)
est une parabole d’axe horizontal, dont le foyer est l’extrémité amont
du drain, auquel se raccorde la ligne phréatique.
Elle a pour équation : 𝒚² − 𝒚𝟐𝟎 − 𝟐𝒙𝒚𝟎 = 0 avec 𝑦0 = ℎ² + 𝑑² − 𝑑
 Détermination de la ligne de saturation

Les paramètres d, h,𝑦0 , b, L et 𝐿𝑑 sont représentés sur figure ci-contre.


1
Conventionnellement la longueur du drain (𝐿𝑑 ) est comprise entre 𝐿
4
1
et 𝐿.
3
 Etude des fuites sous l'ouvrage
La zone de contact entre le corps de la digue et le terrain de
fondations est le lieu privilégié d’infiltrations. Lorsque le courant
d’eau aboutit à l’aval de la digue à travers la fondation, le risque
est grand de voir apparaître un “renard”.
Le phénomène de « renard » surgit lorsque le gradient hydraulique
est vertical et ascendant. Ainsi les forces d’écoulement s’opposent
directement aux forces de pesanteur. Si la résultante de ces deux
forces est dirigée vers le haut, les grains sont transportés par l’eau :
on dit qu’il y a phénomène de renard.
Pour éviter ce phénomène, on va donc chercher à allonger les
circulations d’eau sous le barrage. A cette fin on construit une
tranchée de parafouilles (terre compactée), de sorte que la
longueur du chemin parcouru par l'eau depuis la retenue jusqu'à
l'aval vérifie la relation empirique de LANE : 𝟏
𝑳𝑽 + 𝑳𝒉 ≥ 𝑪𝑯
𝟑
 Etude des fuites sous l'ouvrage

𝟏 LV : Longueur de cheminements verticaux ;


𝑳𝑽 + 𝑳𝒉 ≥ 𝑪𝑯
𝟑 Lh : Longueur de cheminements horizontaux ;
H : Charge hydraulique ;
C : coefficient qui dépend de la nature du terrain ;
 Calcul du débit de fuites
Le débit de fuites 𝑄𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 est estimé à partir des expressions suivantes
:𝑄𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 𝑞1 + 𝑞2
𝑞1 : Débit de fuites à travers la digue ;
𝑞2 : Débit de fuite sous l’ouvrage ;

 Débit de fuites à travers la digue


𝒒𝟏 = 𝑲𝟏 𝒚𝟏 𝒔𝒊𝒏²𝜶 𝒐ù 𝒚𝟏 = 𝒅𝟐 + 𝑯𝟐 − 𝒅² − 𝑯²𝒄𝒐𝒕𝒈²𝜶) 𝒐ù 𝜶 ≤ 𝟑𝟎°

𝒒𝟏 = 𝑲𝟏 𝒅𝟐 + 𝑯𝟐 − 𝒅 𝒐ù 𝜶 > 𝟑𝟎°

 Débit de fuite sous l’ouvrage

𝑯(𝑻−𝑭)
𝒒𝟐 = 𝑲𝟐 .
𝑩+𝟐𝑭
 Débit de fuite sous l’ouvrage

𝑲𝟏 : Coefficient de perméabilité de la
digue ( 𝑚/𝑠);
𝑲𝟐 : Coefficient de perméabilité des sols
de la fondation (𝑚/𝑠) ;
d : défini précédemment dans la
détermination de la ligne de saturation
(m);
𝑯(𝑻−𝑭)
𝒒𝟐 = 𝑲𝟐 .
𝑩+𝟐𝑭
α: Angle du talus aval en° ;
H : Hauteur d’eau dans le barrage à la
retenue normale (m) ;
T : Profondeur de la couche
perméable (m);
F : Profondeur de la parafouille (m);
B : Largeur de base de la parafouille m) ;
II.3. Etude la stabilité mécanique de la digue
L’étude de la stabilité d’un barrage en terre est celle de la stabilité de
son talus amont et son talus aval sur fondation.

 Glissement des talus


La sécurité est assurée lorsque la stabilité l’emporte sur les risques
de rupture. Donc selon les auteurs et les commodités de calcul on
adopte diverses définitions. Plusieurs approches ont été proposées
dont la méthode des tranches qui la plus utilisée dans l’étude de
stabilité des barrages en terre.
L’objectif est de déterminer, à partir d’un grand nombre de position
de la surface de rupture (calcul par itérations successives) car il y a
risque de rupture suivant la surface de résistance minimale. La
marge de sécurité minimale correspond finalement au coefficient
sécurité global du talus du remblai étudié.
 Glissement des talus
Dans cette méthode, la masse réputée instable par rapport à la
surface de glissement envisagée est découpée en (n) tranches
verticales juxtaposées de faibles épaisseurs. Chaque tranche (i)
est soumise aux forces suivantes:
-Son propre poids Wi (sol et eau) ;
- Les forces de réaction Ri du milieu sous-jacent de
composantes tangentielle Ti et normale Ni ;
- Les composantes de l’action de la tranche d’ordre i+1 sur
la tranche i, Hi+1 et Vi+1 ;
- Les composantes de l’action de la tranche d’ordre i-1 sur
la tranche i, Hi et Vi ;
 Glissement des talus
 Glissement des talus
La résolution analytique des équations d’équilibre n’est facile qu’en
adoptant des hypothèses simplificatrices. Il existe plusieurs méthodes
de calcul suivant la nature des hypothèses faites sur les interactions
entre les tranches et sur la pression interstitielle dont les méthodes de
FELLENIUS et de BISHOP.
Pour simplifier considérablement les calculs, FELLENIUS a admis
les hypothèses suivantes :
1) Au niveau de chaque tranche : Hi+1 + Hi = 0 et Vi + Vi+1 = 0
2) L’effort normal résultant de l’action de la tranche sur la portion dl
(portion de cercle de glissement interceptée par la tranche d’ordre i)
se ramène à la composante normale de son poids Wi à laquelle l’on
soustrait l’action (éventuelle) de la pression interstitielle.
 Glissement des talus
Le coefficient de sécurité F est calculé uniquement à partir de
l’équilibre des moments par rapport au centre du cercle de
glissement.
Soit sur l’ensemble des tranches i, on a :
𝟏
𝚺𝒊𝒏 [(𝒄′ 𝒃 + 𝑾𝒊 𝒄𝒐𝒔𝟐 Ѳ𝒊 − 𝒖𝒊 𝒃 𝒕𝒈𝝋′ ) ]
𝒄𝒐𝒔Ѳ𝒊
𝐹=
𝚺𝒊𝒏 𝑾𝒊 𝒔𝒊𝒏Ѳ𝒊
Avec
Wi: Le poids de la tranche i ;
𝑢𝑖 : La pression interstitielle à la base de chaque
tranche ;
Ѳ𝑖 : i: L’angle formé par la verticale passant par O et
la droite joignant O au centre de l’arc dl ;
(C’, φ’): Cohésion et angle de frottement effectifs du
matériau ;
b : Largeur horizontale de la tranche considérée ;
 Glissement des talus

Une fois obtenu un coefficient de sécurité pour un talus, il convient


de l’interpréter dans le cadre du cas de charge envisagé.
Ainsi, on admet traditionnellement que, pour les deux cas de charge
typiques d’un barrage, les valeurs de coefficient de sécurité suivante
sont acceptables :
- 1,3 à 1,5 pour le talus amont à long terme, en conditions de
vidange rapide ;
- 1,5 à 1,7 pour le talus aval à court terme, retenue pleine.

Par ailleurs, dans le cas d’une digue homogène des études plus
approfondies menées par BIAREZ permet de déterminer la position
du cercle critique. Le paramètre de base est l’angle que fait le talus
avec l’horizontale
ETUDE DES OUVRAGES HYDRAULIQUES

I. EVACUATEUR DE CRUES
Les évacuateurs de crues sont des dispositifs de sécurités
placés dans les barrages pour assurer convenablement l’évacuation
des trop-pleins et leur restitution adéquate dans le cours d’eau en
aval. Il existe plusieurs types d’évacuateurs de crues.
I.1. Le Chenal et le convergent
Le chenal fait directement suite au déversoir, il a une longueur
relativement faible et sa pente est suffisamment faible (I<𝐼𝐶 ) pour que
le régime y soit fluvial. Il est relié au coursier par un convergent de
longueur minimum :
L = 2.5 (𝐿1 − 𝐿2 )
𝐿1 : largeur du chenal ;
𝐿2 : largeur du coursier.
 Détermination de la pente critique I𝑐

Pour une section trapézoïdale, la pente critique est donnée par la


relation suivante :

𝑄²
I𝑐 = 4ൗ
𝐾𝑠 ²×𝑆𝑚 ²×𝑅𝐻 3
 Détermination de la pente critique I𝑐

𝑄²
I𝑐 = 4ൗ 𝑆𝑚 = 𝑦𝑐 (𝑏 + 𝑚𝑦𝑐 ) : section mouillée critique ;
𝐾𝑠 ²×𝑆𝑚 ²×𝑅𝐻 3
𝑦𝑐 (𝑏+𝑚𝑦𝑐 )
𝑅𝐻 = : Rayon hydraulique critique ;
𝑏+2𝑦𝑐 1+𝑚²

𝐾𝑠 : Coefficient de Manning du matériau;


𝑦𝑐 : Profondeur critique (m) ;
m : fruit des berges;
Q : Débit laminé (m3/s)

De manière itérative la profondeur critique yc est determinée. Elle


est donnée pour un canal trapézoïdal par la relation suivante :
𝑄²(𝑏 + 𝑚𝑦𝑐 ) 1ൗ3
[ ]
𝑔
𝑦𝑐 =
𝑏 + 𝑚𝑦𝑐
 Détermination de la profondeur normale
La profondeur normale du canal trapézoïdale est donnée par calcul
itératif par la relation suivante :
5ൗ
𝑄 [𝑦𝑛 (𝑏 + 𝑚𝑦𝑛 )] 3
1ൗ − 2ൗ =0
𝐾𝑠 𝐼 2 (𝑏 + 𝑦𝑛 1 + 2
𝑚 ) 3

I.2.Le coursier
Le coursier fait suite au chenal et conduit l’eau au thalweg. C’est un
canal de forte pente. L’écoulement y est torrentiel. Il est le plus
souvent construit en béton.
 Détermination de la pente critique du coursier

La pente critique est déterminée de manière similaire que celle du


chenal.
I.3. Calcul de la courbe de remous
La courbe de remous est le profil en long de la surface libre
en fonction de l’abscisse x de la section considérée. Pour les canaux
prismatiques, il s’agit d’étudier la fonction qui lie la profondeur
d’eau y à l’abscisse x de la section puis que la pente est constante
sur un bief et la section mouillée ne dépend que de la profondeur.
Le calcul de la courbe de remous est basé sur la résolution de
l'équation différentielle qui régit les écoulements graduellement
variés pour les canaux prismatiques:
𝑑𝐻𝑠
𝑑𝑦 𝑑𝑥 𝐼−𝐽 𝐻𝑠 : Energie spécifique ;
= =
𝑑𝑥 𝑑𝐻𝑠 1 − 𝐹𝑟 ² I : pente du canal ;
𝑑𝑦 J : pente de la ligne d’eau ;
𝑉
𝐹𝑟 = : Nombre de Froude.
𝑔.𝑦
I.3. Calcul de la courbe de remous
exo Plan: Plan 01 22/08/2014
moulon cours i
312 Legend

310 EG deversoir
Crit deversoir
308
WS deversoir
Elevation (m)

306 Ground

304

302

300

298

296
0 50 100 150 200 250 300 350 400
Main Channel Distance (m)
I.4. Hauteur des murs bajoyers du chenal
La hauteur est déterminée par la relation suivante :
H=𝑦𝑛 +R avec
R= 0.6 +0,05×V× 3 𝑦𝑛
R : la revanche (m);
V : la vitesse (m/s) ;
𝑦𝑛 : La profondeur normale (m).
𝑄
La vitesse est donnée par : V= avec 𝑆𝑚 = 𝑦𝑛 (𝑏 + 2𝑚𝑦𝑛 ) :
𝑆𝑚
Section mouillée normale.
I.5. Bassin de dissipation
Apres l’écoulement torrentiel dans le coursier, l’eau arrive
au bas du coursier avec une énergie cinétique importante. Pour
dissiper cette énergie, on fait suivre les ouvrages évacuateurs d’un
ouvrage dit de dissipation ou de tranquillisation. Plusieurs types
d’ouvrages de dissipation peuvent être envisagés dont les bassins à
ressaut. Il permet de rendre cette eau au lit normal du cours d’eau
en la faisant passer par le chenal d’évacuation à pente faible Les
caractéristiques de ce bassin sont présentées sur la figure ci-
dessous.
 Détermination de 𝑦1 , 𝑦2 et 𝐿𝑟𝑒𝑠𝑠𝑎𝑢𝑡

Le passage du régime torrentiel au régime fluvial se fait avec


formation de ressaut. Les caractéristiques de ce ressaut sont telles
que :
𝑦2 1
= 1 + 8𝐹𝑟 2 − 1
𝑦1 2

Connaissant 𝑦1 et 𝐹𝑟 (𝐹𝑟 : Nombre de Froude), on détermine𝑦2 . De


plus avec le nombre Froude et 𝑦2 , on détermine 𝐿𝑟𝑒𝑠𝑠𝑎𝑢𝑡 (longueur
du ressaut du bassin). Selon Sinniger et Hager, 𝐿𝑟𝑒𝑠𝑠𝑎𝑢𝑡 est donnée
par la relation :

𝐿𝑟𝑒𝑠𝑠𝑎𝑢𝑡 𝟑𝟓 𝐹𝑟
=
𝑦2 𝟖 + 𝐹𝑟
 Calcul du nombre de Froude (𝐹𝑟 )

𝑉1
La détermination du nombre de Froude ( 𝐹𝑟 = ) nécessite la
𝑔.𝑦1
détermination de la vitesse et du tirant d’eau avant le ressaut
(𝑉1 et𝑦1 ).

 Détermination de 𝑦𝑛 et D

Le paramètre 𝑦𝑛 est déterminé la plupart du temps à partir de la


formule de Manning-Strickler de manière similaire de la
détermination de la profondeur normale ( 𝑦𝑛 ) dans le chenal. La
profondeur normale du canal trapézoïdale est donnée par calcul
itératif par la relation suivante :
5ൗ
𝑄 [𝑦𝑛 (𝑏 + 𝑚𝑦𝑛 )] 3
1ൗ − 2ൗ =0
𝐾𝑠 𝐼 2 (𝑏 + 𝑦𝑛 1 2
+𝑚 ) 3
 Détermination de 𝑦𝑛 et D

La profondeur D du bassin est déterminée par la relation : 𝑦2 − 𝐷 ≤


𝑦𝑛

𝑦2 − 𝐷 ≤ 𝑦𝑛
𝑦2 − 𝑦𝑛 ≤ 𝐷
(POUR LES DÉVERSOIRS POIDS AVEC BASSIN EN BÉTON!)
 LES DIFFERENTS TYPES DE BASSIN

Les paramètres du bassin de dissipation permettent d’opter pour un


type de bassin dont les différentes caractéristiques sont données en
fonction des paramètres calculés sur les figures ci-dessous :
II.OUVRAGES DE VIDANGE ET DE PRISE

De manière à pouvoir suivre, entretenir et d’exploiter correctement


un barrage, on lui adjoint en général un certain nombre d’organes
annexes dont :
 L’ouvrage de prise ;
 L’ouvrage de vidange.
En général les ouvrages de prise et de vidanges avec écoulement sous
pression sont composés de 4 parties fondamentales: l'entrée, la
conduite, la chambre des vannes et la structure de dissipation
d'énergie, ce dernier assure la décharge libre à la fin de la conduite.
II.1. Ouvrage de prise

Le barrage étant destiné principalement à une utilisation agricole,


doit disposer d’ouvrage de prise capable de satisfaire les besoins.
Plusieurs types d’ouvrages de prise existent dont les conduites
enterrées le plus utilisé. Ces ouvrages fonctionnent dans la
majorité des cas en charge.

 Détermination du diamètre
Le diamètre est aisément déterminé par application du théorème de
BERNOULLI entre la surface de l’eau à l’amont et le point de
sortie aval de la conduite.
 Détermination du diamètre
10
2
𝑉𝑅𝑁 𝑉𝐶2 4 ൗ3 𝑄²𝐿 𝑉𝑐 ²𝛴𝐾𝑖
ZRN + = Zc + + J L + JS avec JL= 16 et JS=
2𝑔 2𝑔 𝜋²𝐾𝑠 ² 𝐷 ൗ3 2𝑔

10
𝑉𝐶2 4 ൗ3 𝑄²𝐿 𝑉𝑐 ²𝛴𝐾𝑖
𝑍𝑅𝑁 − 𝑍𝐶 − = +
2𝑔 𝜋²𝐾𝑠 ² 𝐷 16ൗ3 2𝑔

Zc : Cote aval de la conduite de vidange


ZRN : cote de la retenue normale
JL : perte de charge linéaire
Ks : Coefficient de MANNING-STRICKLER
L : longueur de la conduite
D : diamètre de la conduite
Vc : vitesse dans la conduite (Vc = Q/A)
A : section de la conduite
Js : Pertes de charge singulières
Ki : Coefficient de pertes de charges singulières
 Détermination du diamètre

Ki : Coefficient de pertes de charges singulières


K1 = 0,2 dégrilleur
K2 = 1 passage réservoir-conduite avec sailli dans réservoir
K3 = 0,21 coude à 90°
K4 = 0,24 vanne ouverte
K5 = 1 élargissement brusque à la sortie de la conduite
La relation devient :
4
16𝑄2 1+𝛴𝐾𝑖 4 ൗ3 𝐿 1Τ
𝐷= [ 2 ( + 4 )] 4
𝜋 ∆𝐻 2𝑔 𝐾𝑠2 𝐷 ൗ3
 Détermination du diamètre

Ainsi on peut déterminer la vitesse :

∆𝐻
𝑉= 4ൗ
1 + 𝛴𝐾𝑖 4 3𝐿
+
2𝑔 2 4ൗ3
𝐾𝑠 𝐷
II.1. Ouvrage de prise
II.2 Ouvrage de vidange

C’est un ouvrage destiné principalement à vider totalement ou


partiellement le barrage en cas de nécessité. L'ouvrage de vidange de
fond doit être conçu avec une capacité suffisante qui garantit le temps
de vidange du barrage et qui n'affecte pas la stabilité de la pente du
barrage, mais en même temps, elle permettra la diminution du niveau
d’eau de la cuvette en un temps préétabli en permettant la réparation
de tous les problèmes qui se présentent dans cette dernière.

L’ouvrage de vidange n’est pas forcement conçu isolement. Il peut être


combiné avec l’ouvrage de prise
II.2 Ouvrage de vidange

 Principe de dimensionnement

La conduite de vidange servira tout d’abord à prélever de l’eau


pour l’irrigation (ouvrage de prise) ensuite à la vidange de la
retenue en cas de nécessité. A cet effet son dimensionnement devra
satisfaire les conditions suivantes :

 La transition d’un débit de besoin ;


 Vitesse maximale admissible comprise entre 3 et 7 m/s ;
 Vitesse en fin de vidange admissible autour de 1 m/s
II.2 Ouvrage de vidange
Le temps de vidange partiel est déterminé par l'expression suivante :
T=V/Q
Où :
T : temps de vidange partiel (secondes)
V : volume d'eau écoulée entre deux niveaux (m3)
Q : débits moyen entre deux niveaux (m3/s)
Le débit Q transité est calculée par la formule suivante :
Q =  . W. (2 g Z)1/2
 : Coefficient de débit du système qui est déterminé par la relation:
 = 1 / (  ) 1/2
12.7gL
() = 1 + ΣK + ( 4 ) somme des coefficients de pertes de charges
𝐾𝑠 2 D3
locales et par longueur. g : accélération de la gravité, (m/s²).
Z : différence des niveaux d’eaux en amont et en aval, (m).
W : section transversale de la conduite, (m²); W = πD²/4
D : diamètre de la conduite, (m).
II.3. Bassin de dissipation type impact

La décharge d'un ouvrage de prise à une grande vitesse et


généralement en direction horizontale, ce qui pourra produire une
érosion due au jet d’eau lors de sa sortie. Pour éviter ou diminuer
cette érosion, il est nécessaire de concevoir des structures qui
dissipent une grande partie de l'énergie du jet.
Dans ce type de bassin, la dissipation est réalisée par le choc du jet
incident sur un écran vertical encastré à chaque extrémité dans les
bajoyers du bassin. Il est réservé à la dissipation de l’énergie à la
sortie d’une conduite en charge. Le bas de l’écran doit être situé au
même niveau que la génératrice inferieure de la conduite.
 Principe de dimensionnement

L'U.S.B.R recommande ce type de dissipateur pour les ouvrages de la


prise d’eau avec des débits plus petits ou égaux à 11.5 m³/s. Les
dimensions la structure sont déterminées en fonction du débit
maximal. On obtient la largeur (L) du bassin par l’expression adaptée
à partir des données présentées par l'U.S.B.R.
L = 1.58 Q0.401
L = largeur du bassin de dissipation
(m)
Q = débit maximal de la conduite
(m3/s)
 Principe de dimensionnement

Les dimensions de cet ouvrage comme illustrées sur la figure ci-


dessous sont fonction de sa largeur (L).
II.4. OUVRAGES ANNEXES
II.4. OUVRAGES ANNEXES

Centres d'intérêt liés