Vous êtes sur la page 1sur 25

Analyse de discours Université de Caen

Analyse de discours TD1

Relation entre la pensée et le langage.

Comment on transforme nos représentations mentales en mots, et les problèmes rencontrés


Comment les propriétés d’une langue influencent cette transformation.
La réaction de l’autre permet de nous rendre compte qu’on a mal expliqué

Question de la signification, du sens, dans ces processus et comment on le transmet à autrui.

PLAN :
Trois théories importantes :
- Théorie des actes de langage ;

- Théorie des maximes conversationnelles ;

- Théorie de la pertinence.

Aspect programmatique : pragmatique développementale toutes les procédures qu’on utilise


en situation pour ce faire comprendre. Lié à l’usage du langage en situation.
BUT : Savoir comment ça se développe chez l’enfant.

Développement qui n’a pas de fin compétence que l’on développe tout au long de la vie.

Dysfonctionnement : chez un sujet standard la compréhension de son fonctionnement passe par


l’observation et la compréhension, lorsque la compétence chez un autre sujet dysfonctionne.
Autisme (asperger) : développe le langage (Kanner : ne développe pas le langage).
Schizophrénie : perturbation du fonctionnement langagier.

1
Analyse de discours Université de Caen

I. Trois théories

A. Théorie des actes de langage

S’agissant des relations « pensées et langage » :


- Pas un phénomène nouveau (date d’Aristote) ;

- On commence fin XIXè début XXè (arrivé des psychologues) : en philosophie nombre
d’auteurs ce sont interrogés sur les relations entre « pensées et langage » et sur le langage
ordinaire (langage utilisé par les sujets en situation).
DONC origine philosophique de ces questions. Tous ce que les psychologues vont proposer
feront suite aux philosophes.

1. Cette théorie des actes du langage compte un premier


auteur : John AUSTIN (1911 – 1960)

Philosophe anglais. L’essentiel de son travail se fait dans les années 50.
Il s’intéresse :
- au langage ;

- à la question de la signification (qu’est-ce que le sens ? qu’est-ce que cet objet ? comment le
langage véhicule du sens ? => grâce au langage ordinaire).

Points communs des philosophes :


Langage articulé est mauvais car outil qui ne remplit pas son rôle amène ambiguïté, lapsus etc.

Leur Idée :
Créer un langage nouveau où tous ces inconvénients seraient effacés correction du langage.
Cela les amène à transformer le langage articulé en une forme logique censée supprimer tous les
inconvénients inhérents au langage ordinaire. Ils transforment le langage en algorithme.

PB : La signification est perdue et certaines fonctions du langage ne peuvent plus s’exercer Art,
poésie etc. : perçu comme perturbant la raison.

AUSTIN est en rupture avec leur idée, car il s’intéresse au langage quotidien.

Son idée de départ :


Philosophes du langage ont raison car permet de décrire le monde qui nous entoure, MAIS le
langage à d’autres propriétés qui ne sont pas transposable. Selon lui, le langage permet de
décrire mais aussi de changer le monde avec des mots (exemple : ordonner a quelqu’un de
sortir d’une salle, changement institutionnel, changer des relations entre individu).
Acte de langage est une dimension performative.
Cela amène AUSTIN à s’intéresser aux fonctions du langage condition fonctionnelle :
qu’est-ce que les humains construisent à partir des mots ?

2
Analyse de discours Université de Caen

Idée que toute prise de parole contient trois actions :


• Acte locutoire : fait de parler, indépendamment du contenu. Parler ou non => pas les
mêmes effets ;

• Acte illocutoire : acte accomplie à travers la prise de parole.


Exemple : description du monde ;

• Acte perlocutoire : effet de l’acte illocutoire sur le destinataire. L’effet de ce que l’on
dit sur autrui n’est pas prédictible. Attendre le feed-back de l’autre pour savoir si ce
que l’on a dit à l’effet escompté.

La question à se poser dans l’échange entre des individus, selon AUSTIN, est de savoir
interpréter en termes de succès ou d’échec.
Exemple : permet de traiter le mensonge si j’arrive à faire croire à l’autre un mensonge
alors c’est un succès.

De par l’acte perlocutoire : prise en compte des effets donc à partir de là implication forte
car, on ne peut plus s’intéresser au langage que dans des contextes interactifs interaction
unité de base et permet d’évaluer les écarts en intention et effets. Exemple : dire à un
enfant, « viens ici ».
Pour que ça réussisse AUSTIN cite des facteurs qui améliorent les prises de paroles
Conditions de félicité : Idée que dans toutes situations un certain nombre de conditions doit
être remplie pour que ça fonctionne.
Exemples :
• Mariage : témoins + personne assermentée et en état + phrase bien prononcée ;
• Donner un ordre à un enfant : enfant reconnait l’autorité.

3
Analyse de discours Université de Caen

Analyse de discours TD2

2. Le travail d’AUSTIN va être repris par : John SEARLE


(1932 -)

Il va essayer d’aller plus loin.


Idée : en terme de type d’acte possible, de prise de parole, il y en a beaucoup, MAS ne pouvons-nous
pas faire des paquets.

A partir de l’acte illocutoire : idée que chaque prise de parole peut être assimilée à des actes :
- Assertifs : prise de parole qui consiste en une information sur l’état du monde. Informer ou
décrire quelque chose ou quelqu’un. Idée que le locuteur s’engage sur l’exactitude de ce qu’il
dit, notamment toutes les infos vérifiables.
Exemple : « j’ai une voiture blanche ».
En général, on s’engage sur la véracité de ce que l’on dit.
Dispositif de communication à distance : mode de communication qui se rapproche de l’oral
(discussion sur Facebook…) similaire à la coprésence physique ;

- Directifs : correspond à la tentative de la part du locuteur de faire faire quelque chose à son
destinataire.
Exemple : la demande, le conseil, l’ordre, la suggestion ;

- Promissifs : ce qui attrait à un engagement, à une action future.


Exemple : la promesse, la menace ;

- Expressif : acte de langage (prise de parole) qui porte un état psychologique subjectif du
locuteur à propos de soi, permettant d’exprimer un sentiment, une émotion, une opinion
(j’en ai marre / j’ai l’impression que mon patron ne même pas sentiment, impression
c’est quelque chose de purement subjectif) ;

- Déclaratif : acte qui on la propriété de pouvoir modifier un état institutionnel (mariage : « je


vous déclare…).

Classification parue au milieu des années 70, jusqu’au début des années 90.
Quantité importante de travaux en psychologie qui utilise cette description des actes de langage
pour essayer de traiter des corpus avec utilisation massive de cette description utilisée comme un
outil d’analyse n’importe quel type d’ace de parole se retrouve dans cette description.
Permet au psychologue de caractériser, un entretien, une conversation en fonction des proportions
relative du type d’acte.

4
Analyse de discours Université de Caen

Plus le modèle est utilisé plus il présente des limites psychologues rencontrent un certains nombre
de difficulté en essayant d’appliquer cette catégorisations.
Différents problèmes :
- Humour ;
- Ironie ;
- Mensonge ;
- Discours rapporté : prise de parole dans lesquels la personne ne parle pas au nom d’elle-
même mais parle à la place de quelqu’un d’autre ;
- Discours de fiction.

On peut parler d’expressif des lors que le sujet exprime son état, si il dit que quelqu’un
d’autre se sent de telle ou telle manière on ne sait plus qui est le locuteur.
Toute situation liée à des situations complexe du langage.

Autres problèmes : Dans l’usage spontané du langage les sujets ne vont pas au plus court.
Exemple : pour produire un ordre, ils ne produisent pas nécessaire un directif, mais plutôt un
expressif exemple « il fait chaud » les gens peuvent réagir en allant ouvrir la fenêtre.

Ce type de situation amène à des contre-propositions :


SEARLE répond sur les substitutions d’acte : c’est dû au fait que les locuteurs peuvent avoir un
usage direct (directif) ou indirect (expressif) du langage.
En situation d’échange le destinataire va d’abord interpréter l’énoncé de façon littérale et si cette
interprétation littérale ne permet pas d’avoir un résultat satisfaisant eu égard au contexte alors il va
chercher à déterminer si dans la situation dans laquelle il se trouve il y a une interprétation figuré
Littérale figuré.

Est-ce plausible ? Pas en psychologie et ne permet pas d’identifier ce qui fait qu’à un moment donné
on va se dire « je n’ai pas interprété comme il faut ». On comprend qu’on fait une mauvaise
interprétation.

Production effective (acte langagier attesté réellement produit par des locuteurs) on se rend
compte que ce jeu entre littérale, figuré ou indirect pas simplement une question de hasard de la
part du locuteur mais plus du fait que les locuteurs font exprès d’utiliser un type d’acte plutôt qu’un
autre car apporte une signification pour le locuteur.
Exemple : les formulations indirectes passent mieux. Dire qu’il fait froid pour que quelqu’un aille
fermer la fenêtre. En fonction de « à qui je m’adresse » j’essaie de déterminer si c’est mieux de
faire du direct ou de l’indirect.

Dans des situations la compréhension dont les choses se passent ne peut pas se limiter à du
descriptifs, car ce n’est qu’une étape.

5
Analyse de discours Université de Caen

B. Théorie des maximes conversationnelles

On dit une chose autrement que de la façon dont on le pense (direct ou indirect).

Du point de vue de l’interprétation du destinataire, on ne doit pas se contenter de ce qui est dit.
Dans ce processus de compréhension tout ce qui relève de l’équilibre auquel on procède entre
l’explicite et l’implicite (ce qui est dit ou non).

En permanence, quand on nous adresse un discours il y a souvent cette question : est-ce que je me
limite dans la compréhension des choses dites de manière explicite ou est-ce que je devrais
m’occuper de ce qui n’est pas dit ?

Comment les sujets gèrent l’implicite et l’explicite ?

Philosophe du langage : Paul GRICE (1913 – 1988)


Dans son travail, il s’intéresse à la question de l’implicite. Et pour atteindre l’implicite dans un
énoncé, GRICE propose d’expliquer le processus.
Il identifie des « implicatures » : processus de compréhension qui vise à traiter l’implicite.

Il a identifié 3 types d’implicature :


- Conventionnelle : les moins couteuse sur le plan cognitif car ne dépendent pas d’un contexte
particulier. Implicature déclenchée par la présence d’un certain mot dans la phrase
(exemple : « mais »).
Exemple : c’est un enfant mais il est très mature.
Ce type d’implicature fait que la plupart du temps on accède en tant que destinataire à faire
attention, déclenche la recherche de signification de façon automatique. Amène le
destinataire à rechercher l’implicite alors qu’il n’y en a pas forcément ;

- Conversationnelle généralisée : ne sont pas directement dépendantes de la présence de


certains mots dans l’énoncé (d’opérateur linguistique) mais implicature plus généralisé
même si ressemble à l’autre, mais dépend du contexte, effets liés à l’usage à l’expérience des
locuteurs (exemple : en général quand on me dit quelque chose comme ça…)
Exemple : « Peux-tu fermer la fenêtre ? » Répondre « Oui » et y aller (et non ne rien faire) =>
donc généralisé ;

- Conversationnelle particulière : implicature qui vont être très dépendante du contexte où on


se trouve au moment où on parle (très différent des 2 autres).
Exemple : « je vais passer la tondeuse », si la réponse est « les petits dorment » alors on
comprend que ce n’est pas le moment.

Avec ces types d’implicatures ça rend compte de la façon dont les gens ont recours à des discours
implicite ou explicite, des processus liés aux habitudes de formulation des sujets soit le fruit d’un
processus différents.

6
Analyse de discours Université de Caen

Il opère une distinction importante entre :


- Phrase : ce qui est dit propositionnelle (suite de mots) contenu explicite ;

- Enoncé : c’est ce qui est signifié par ce qui est dit (le sens) explicite ou implicite.
Exemple : il est midi information sur le plan de la phrase « temporel » et sur le plan de
l’énoncé (signifié) (avoir l’intention de communiquer cette information (explicite) ou
information implicite en disant par exemple en exam il est l’heure rendez les copie)
dépend du contexte.

Cette distinction est importante car : ca constitue un changement dans la façon d’analyser le
discours depuis qu’on s’interroge sur la signification, partant du principe que le sens, la
signification, d’une prise de parole est dans les mots, et qu’il suffit de coder avec des mots
pour être sûr d’être compris
Modèle codique de la communication : message à transmettre, l’entité de départ doit
coder ce message (avec des mots par exemple) et va prononcer des mots et la tâche du
destinataire consiste à décoder la signification des mots contenus dans ce qui est dit et
permettrait d’avoir accès à la signification.
Il ne suffit pas d’agencer de bonne manière une liste de mot pour être sûr qu’en face la
personne accède à la signification donnée.
Dans les modèle codique : idée de relative transparence + pas de place pour
l’incompréhension et toute sorte de décalage pour ce qui est dit.

Shannon et Weaver idée de relative transparence dans la communication avec encodage


+ décodage. => Mais ne rend pas bien compte de ce qui se passe dans la communication.

Phrase + énoncé + explicite avec décodage et encodage. Mais le modèle codique ne décode pas tout,
mais seulement ce qui est compris est différent de ce qui est pensée et dit par le locuteur on parle
de modèle inférentielle c’est-à-dire que la compréhension ne se limite plus à un simple décodage
mais il va falloir que le destinataire produise un certain nombre d’inférence pour essayer d’accéder à
ce que son partenaire cherche à lui faire comprendre.

Distinction de GRICE :
- Linguistique : modèle codique + phrase ;

- Pragmatique : Enoncé + modèle inférentielle comment ce produit des significations en


tenant compte du contexte dans lequel la prise de parole s’effectue. Etude des inférences
pour produire de la signification. Comprendre ce n’est plus décoder un message linguistique
mais accéder à une intention de communication (ce que l’autre veut nous communiquer) et
via les inférences, via un raisonnement déductif.
Cette intention n’est disponible qu’à travers un processus psychologique de calcul
d’inférence.
Plus compliqué que la linguistique. Convient le mieux à des psychologues spécialisés dans le
langage.

7
Analyse de discours Université de Caen

Exemple : dire le plus de fleurs possible en tant de temps => linguistique car le sujet n’est pas
perturbé
Pragmatique => on est moins dans une mise en forme expérimentale (on ne peut pas contrôler tout).
Faire varier le temps de présentation du mot : on montre un mot subliminal et ensuite on lui
présente différent mot et on lui demande de dire quel mot est apparu en subliminal.
Mettre des mots qui se ressemblent (cercueil, écureuil) mot à forte valence émotionnelle => il dise
ne pas avoir vu

Idée de GRICE : prise en compte des processus inférentielle


Il essaye de rendre compte de la façon dont, dans une situation de communication, pourquoi et
comment, on peut se permettre en tant que locuteur de laisser tout un tas de chose implicite ?
C’est ce qui appelle : les théories des maximes conversationnelles.

Il pose un principe : principe de coopération dans toutes situations de communication, ce


principe de coopération fonctionne, c’est-à-dire que les interlocuteurs, par défaut, cherche à se
comprendre mutuellement.
Son hypothèse est que si ce principe n’est pas activé => alors compréhension n’est pas possible. Dans
une conversation spontanée, par défaut, les interactants respectent ce principe de coopération. Et
ceci, n’a pas besoin d’être explicité entre les interactants, c’est par défaut. Et chacun des interactant
supposent que c’est ce que fait son partenaire.

8
Analyse de discours Université de Caen

Analyse de discours TD3


Coopérer respecter des règles conversationnelle (maxime conversationnelle) : GRICE explique que
dans toute conversation les individus utilise 4 règles conversationnelles :
- Maxime de quantité : dans toute interaction, les interlocuteurs sont coopératifs, ils vont
ajuster la bonne quantité d’informations. Il y a une recherche d’équilibre. Il peut arriver que
cela soit mal évalué. Bonne quantité => donner autant d’information que nécessaire, pas
plus, pas moins ;

- Maxime de qualité : on ne dit pas ce qu’on pense être faux ou ce pour quoi on manque de
preuves. Par défauts, on ne ment pas, on ne dit pas de choses fausses. Notre interlocuteur
compte sur le fait qu’on lui donne une information correcte. Les interlocuteurs, comme ils
sont coopératifs, ne vont pas échanger des informations fausses

- Maxime de relation : parler à propos de, être pertinent, ce dont on parle est en lien avec ce
dont on a déjà parlé (précède). Tout le temps qu’on ne dit rien, le destinataire considère que
c’est toujours en lien avec ce qui précède. Si on ne respecte plus cette règle le locuteur va le
prévenir, que ce n’est plus en lien avec ce qui précède ;

- Maxime de manière : Les deux interlocuteurs vont essayer d’être clair, d’éviter les
ambigüités.

Si les interlocuteurs sont coopératifs et qu'ils respectent les 4 règles selon Grice, on est dans la
condition optimale pour une compréhension mutuelle (intercompréhension).

Grice envisage différents cas de figure :


- L'ensemble des règles est respectées : donc les deux sont coopératifs (principe de
coopération). Donc ce que l’on dit correspond à ce que l’on veut signifier. Rien de gênant
pour l’intercompréhension ;

- Tout ou partie de ces règles sont transgressées / maximes conversationnelles ne sont pas
respectées : On peut les transgressé en étant coopératif ou bien en ne l'étant pas.
2 cas de figure :
• Coopératif : non-respect de l’une ou de de ces règle mais on reste. Cas ou on donne
une information fausse, pas de maxime de qualités, sans en avoir l’intention. On
pense donner une information vraie alors qu’elle est erronée.
Exemple : donner l'heure à quelqu’un et on se rend compte plus tard que l'on a plus
de pile. Maxime de qualité : si on utilise la maxime manière on donne une info tout
en faisant comprendre que l’on n’est pas sure (coopération).

• Non coopératif : on transgresse une ou plusieurs règles et on n’est plus coopératif.


Exemple : quand on ment, on produit un mensonge. Dans les situations où l’on fait
comprendre à l’interlocuteur que l’on ne souhaite pas être coopératif, et donc pas
d’interaction.

9
Analyse de discours Université de Caen

- Les maximes peuvent être exploitées : On reste coopératif mais à travers le non-respect
d'une ou plus des maximes, on oblige le locuteur à produire une inférence. On ne respecte
pas une ou plusieurs maximes dans le but de faire faire une inférence à notre destinataire.
Exemple : je vais passer la tondeuse. Le petit dort On ne respecte pas la maxime de
relation (en apparence car pas cohérent avec ce qui précède), et on force le destinateur à
produire une inférence on est coopératif, fait un lien entre les deux par inférence. Cela a
un intérêt économique. En exploitant la maxime conversationnel, on repartie la charge
cognitive. Permet de générer des effets intéressant comme : le gain de temps (on ne dit que
l’essentiel et le partenaire complète) + rend compte de figure de style (humour, ironie).

Cette description permet de rendre compte de toute les situations de communication car
permet de rendre compte des fonctionnements et des dysfonctionnements modèle
intéressant de ce point de vue car couvre les phénomènes conversationnels.

On utilise fréquemment des non respects d’exploitation de ces maximes, permet parfois de
faciliter la communication car situation où il y a trop d’information (étape de transgression
coopération)

Comme toute théorie, il y a des limites :


- GRICE n’explique pas pourquoi les locuteurs seraient coopératifs par défaut plutôt que
l’inverse Principe de coopération. On peut avancer que la coopération d'un point de vue
adaptatif donne de meilleurs résultats que la non-coopération.

- GRICE n’explique pas pourquoi l’implicite est aussi présent. Ça reste une description
opérante que l’on peut utiliser pour décrie le fonctionnement ou dysfonctionnement de
certaines conversations. On a un instrument de langage mais on essaye de l'utiliser de façon
la plus économique possible. Sans doute, cette appuie sur l'implicite allège la charge
cognitive qui est demandé dans des situations de communication. Cela peut être dû aussi car
on traite plusieurs choses à la fois, des expressions sur le visage, des gestes, des
déplacements, la posture globale est pris en compte, ainsi que la distance proximale.

A partir du travail de GRICE nouvelle théorie

C. Théorie de la pertinence

Années 1980 : début des Sciences Cognitives idée de faire converger un certain nombre de
disciplines scientifiques, de confronter les connaissances élaborées dans chaque champ disciplinaire
dans la cognition humaine. Car à cette époque prise en compte que tout le monde s’intéresse à des
questions proches notamment la cognition humaine (psychologue, linguiste, philosophe etc.).

Cette convergence concerne le secteur SHS mais également d’autres secteurs : neuroscience,
neurobiologiste, informaticiens etc.
Ils essaient de se rapprocher et de trouver une cohérence par les différentes recherches des uns et
des autres.

10
Analyse de discours Université de Caen

Bénéfice attendu : psychologues développent des modèles de fonctionnement du langage pas


aberrent du point de vue linguistique.
Recherche des validations réciproques de modèles.

SPERBER (anthropologue française) et WILSON (linguistique britannique) sont dans cette


dynamique
Le modèle produit doit avoir une certaine plausibilité psychologique (renforce la qualité du modèle
proposé).
Ils s’intéressent à un objet commun dans le contexte des sciences cognitives : La communication.
Cela signifie qu’ils s’intéressent au processus par lesquels les humains échangent mais en choisissant
le terme de communication c’est une façon d’indiquer qu’ils englobent dans leur objet la
communication verbale et non verbale.

Terme de communication car pour SPERBER différents éléments :


- 1er élément : idée de reconstituer l’évolution des capacités de communication chez les
humains (d’un point de vue anthropologique) c’est-à-dire que les humains n’ont pas toujours
communiqué comme aujourd’hui et donc retracé les processus évolutif du non verbale au
verbale. La communication ne commence donc pas avec le langage articulé ;

- 2ème élément : pouvoir positionner dans cette démarche comparative, chercher à position la
communication humaine avec les autres communications des êtres vivants. Et est-ce que
toutes les autres formes de communications non-humaines sont identiques ? pour lui non.

Toute communication ne sont pas de même nature, on parle de communication quand 2 éléments
sont réunis :
- Ostensive : dans un processus de situation de communication, il faut que l’intention de
communiquer soit identifiable. On l’intention de communiquer et le font savoir.
La communication ostensive est l’idée que dans toute situation de communication, il y a
d’abord une intention première de chercher à entrer en communication avec un tiers et le
destinataire cherche à accéder à cette intention de communication. C’est quelque chose de
plus ou moins visible dans les situations. Perceptible entre des humains quand la
verbalisation n’est pas utilisable (on ne peut pas parler). On manifeste notre intention
réciproque à communiquer. Inversement toute prise de parole n’est pas nécessaire de
communication (pas d’intention). Il faut distinguer les situations sou le sujets est seul et
situation où il y a quelqu’un (exemple : si il y a quelqu’un, il monte un meuble et il n’y arrive
pas, alors il gueule et l’autre va proposer de le faire). Et ils disent que lorsqu’un sujet oralise
tout seul : ce n’est pas de la communication car pas de destinataire. VYGOTSKY dit que c’est
de la communication car quand on observe enfant : il cause (dédoublement car joue
plusieurs rôle) => permet d’entrainer son habilité à communiquer permet d’exercer des
routines communicationnelles ;

- Inférentielle : quelque part il faut de la production d’inférer, avoir accès à une information
qui n’est pas contenu dans le message en tant que telle. On infère en tant que destinataire
que ce que la personne a à nous communiquer est pertinent dans la situation dans laquelle

11
Analyse de discours Université de Caen

on se trouve (exemple : en voiture, une personne nous fait des signes, je m’arrête, elle me dit
ce qui ne va pas et on va considérer qu’elle a eu raison de nous faire arrêter et que
l’information est pertinente et nous permet d’avoir un comportement adapté). Le
destinataire s’attend toujours que ce que l’on veut lui communiquer porte sur quelque chose
sur lequel il n’avait pas connaissance.

2 propriétés comme étant caractéristiques de la communication

Le principe de pertinence est une condensation des maximes conversationnelles de GRICE car quand
quelqu’un manifeste son intention de communiquer on estime qu’il a une information pertinente. Et
ce principe va permettre d’assurer une certaine efficacité à la communication.
C’est important car ça implique qu’à partir du moment où un interlocuteur manifeste qu’il a
quelque chose à nous communiquer, on va présupposer que les efforts éventuels que l’on va
produire en terme d’inférence, de comportement, valle la peine.
Idée qu’un énoncé va être considéré comme pertinent à partir du moment où les informations qu’on
en retire sont au moins aussi important que les efforts que l’on va produire pour communique. Donc
énoncé pertinent est un rapport entre les efforts et les effets.
Je consens à un certain nombre d’effort pour comprendre l’autre (inférence) dans l’objectif d’accéder
des effets qui soit en rapport avec les effets consentis. (Exemple : la personne nous fait nous arrêter
et nous dit « finalement rien » alors on estime que ça n’en valait pas la peine).

On considère que l’énoncé est pertinent dès qu’il y a équilibre entre effort et effet.
Ils disent que c’est ce qui explique notre coopération car on espère des effets positifs, on espère un
gain.

Remarques :
- En fonction des situations on va être amené en tant que sujet à évaluer le même type de
contenu plus ou moins pertinent.
Exemple : situation ou on a un problème et ce que nous apporte notre partenaire n’est pas
un rapport avec la situation alors perte de temps. Communication inutile. En permanence on
évalue si ce que l’on nous apporte va être source d’adaptation meilleure ou non. Situation y
déroge on consent beaucoup d’effort pour peu d’effet (exemple : jeu des devinettes
beaucoup d’effort avec peu d’effet) en fonction du contexte les choses sont évalués de
manière différente ;
- La dimension inférentielle : pour qu’il y ait communication ostensif + inférentielle. SPERBER
et WILSON considèrent que dans une situation de communication, différent processus vont
être à l’œuvre pour avoir accès à la communication et pour rendre compte de ces processus,
ils utilisent un modèle de fonctionnement cognitif.
Années 80 : modèle du fonctionnement cognitif (modèle modulariste) => origine de Jerry
FODOR (1983) idée d’avoir un modèle du fonctionnement cognitif chez l’humain avec 2
grands principes :
• Systèmes périphériques (entité mentale (module) qui sont spécialisés dans le
traitement de certains types d’informations. Idée qu’un module qui s’occupe de la
phonologie (phonologique, lexicale, syntaxique, sémantique).

12
Analyse de discours Université de Caen

Idée que le résultat de chaque chaine de traitement est renvoyé dans le système
central. Il s’agit d’un traitement linguistique qui est envoyé au SC. Et ce dernier,
reçoit d’autres résultats de traitement (exemple : pragmatique : ce que l’on perçoit,
ce que l’on sait de l’interlocuteur… => permettant d’interpréter la signification de ce
qui est dit).

Idée que quand je traite linguistiquement un énoncé, assez fréquemment d’un point de
vue linguistique il y a des ambiguïtés. Confrontation avec d’autres sources d’infos (autres
que linguistique) permettent de lever ces ambiguïtés. Exemple : connaissances à propos
du locuteur.

• Les inférences ce situe au niveau du SC : infos linguistiques et les autres vont être
mise en relation et vont s’opérer les inférences. 2 processus dans le SC :
o Explicitation :
Lexicales : Avec prise en compte de d’autres traitements on va
pouvoir procédés à des explicitations. Lever les ambigüités lexicales ;

Syntaxique : ambiguïté dans la phrase. Exemple : la petite brise la


glace « brise » nom ou verbe. Arrive souvent à l’écrit.

Référentielle : ambiguïté référentielle à l’oral et écrit liées au fait


qu’à un moment donnée dans le traitement syntaxique de l’énoncé il
faut rechercher l’antécédent (pronom, anaphore, déictique)

o Implicitation : Ne porte pas forcément sur ce qui est dit, mais sur ce que l’on
déduit du contexte ou de la connaissance que l’on a du contexte. Et
comprend un certain nombre d’info disponible chez le sujet : information
liée à :
La situation : pas d’ambiguïté.
La mémorisation de ce qui a déjà été dit : prédétermine une
signification particulière.
La connaissance que l’on a à propos de ce dont on parle (exemple :
je suis dans un bar, de ce fait ça pré-active toutes les connaissances
liés en tant qu’usager d’un bar).

13
Analyse de discours Université de Caen

Analyse de discours TD4


Explicitation permet de lever les ambiguïtés linguistiques.

Implicitation mécanismes qui interviennent une fois le traitement linguistique achevé, l’accès à la
signification ensuite, serait enrichie par la prise en compte d’élément de contexte. Pour accéder à la
signification le sujet va tenir compte du résultat du traitement linguistique et sera enrichie par la
prise en compte d’élément de contexte :
- Situationnelle : on traite information visuelle en même temps que linguistique ;

- Linguistique : prise en compte de ce qui a déjà été dit. A l’oral le retour au contexte
linguistique est restreint car on a que les éléments mémorisés donc limités. On ne répète pas
à l’oral on reformule ;

- Connaissance (encyclopédique) MLT. On essaie d’associer ce que l’on a traité d’un point
de vue linguistique avec connaissance en mémoire pour enrichir la compréhension la
signification à laquelle on a accès. Recours à des éléments d’informations de type
connaissance déjà en mémoire, que l’on utilise pour comprendre et enrichie la signification
de ce que dit le locuteur.

Plus on a de connaissance contextuelle, plus on est familier avec la situation, de


l’interlocuteur, plus on va pouvoir produire d’implicitations.
Conséquence pragmatique : les échanges sont plus court, on a moins à dire comme
beaucoup d’implicite.

Dans les modèles de type modulaire : SC avec système périphérique.

Linguistique

SC

Question : est-ce que en SC il faut attendre que tous les traitements périphériques soient terminés
pour que les résultats soient mis en interaction ou est-ce qu’il y a des possibilités d’interaction entre
les systèmes périphériques ? Question d’actualité.

Est-ce que finalement on fonctionne de la même manière lorsque l’on a cette familiarité avec les
interlocuteurs et lorsque l’on ne l’a pas ? Avons-nous deux types de fonctionnement ?
- Fonctionnement en situation familière ?
- Fonctionnement en situation ou on n’est pas familier ?

14
Analyse de discours Université de Caen

Théorie de la pertinence est solide sur le pourquoi on a recours à l’implicite dans nos échanges
meilleur rendement entre effort et effets voulu. Permet d’avoir des échanges plus condensés plus
rapide, on explicite seulement quand la situation l’exige.

Expérience classe : TANGRAM


2 personnes assises de dos avec table devant elles. Chacune à des images présentées devant elles. Le
sujet A a des images position dans un certain ordre et le sujet B a des images mis n’importe
comment.
Le sujet A doit décrire les images pour que le sujet B puisse les remettre dans l’ordre.
Difficulté

Une fois l’exercice réalisé, on recommence et les sujets ont les mêmes rôles.
Plus rapide, ils utilisent des raccourcis.

PB :
- pas de contrôle visuel
- les figures se ressemblent

Principes :
- objets figuratives auxquels on donne des reconnaissances visuelles (ex. dire que la figurine
ressemble à..) tentative de recours aux connaissances partagées en mémoire (implicitation) ;

- différentes stratégies :
• descriptives : gauche droite triangle…
• qui consiste à se mettre d’accord pour nommer chaque image

premier essai : descriptif (explicite au maximum) donner beaucoup d’infos effet


immédiat de la répétition : la stratégie en deuxième session et de reprendre au maximum
de reprendre ce sur quoi ont été d’accord au premier coup amène des implicitations.

Implicite contextuel : spontanément ont va utiliser la lecture gauche droite pour décrire.

Construction d’un terrain commun, progressivement le principe qui va orienter les


comportements est celui d’optimiser le rendement des interactions => bon rapport entre effort et
effet.
Spontanément, comme elles sont adultes, elles arrivent à se mettre à la place de l’autre.
- Enfant de 4 – 5 ans : au premier essai ils ne tiennent pas compte du dos à dos (ex. il montre
l’image et dise tu mes celle la puis celle la…) prises en compte de ce paramètre n’est peut-
être pas spontané. On les incite à répéter ;

- 8 ans : ils s’autorégulent sont capable d’intégrer que l’autre ne voit pas car il le manifeste et
ils se mettent à expliciter ;

15
Analyse de discours Université de Caen

- A 11 ans : ils se mettent à se comporter spontanément le contexte (dos à dos)


compétence qui se développe progressivement.
Le problème c’est la difficulté des images.

H. CLARK à fait ce test.


Résultat :
- 6 essaie (abscisse)
- Nombre moyen de mot utilisé par figure par instructeur (ordonné

1er essaie : 40ene de mot pour une figure et ensuite grosse diminution entre 1er et deuxième essaie
on passe de 40 à 50 mots diminution de moitié pour décrire figure.
ème
Au 6 essaie on est en dessous de 10 mots
Phénomène de condensation

Autres résultats :
- Nombre d’essai (abscisse)
- Nombre moyen de tour de parole par instructeur et figure
Au départ 4 et au sixième essai 1 tour suffit.
L’essentielle de la décroissance entre le 1er et le deuxième essaie ensuite continue de
baisser plus lentement.

16
Analyse de discours Université de Caen

II. La pragmatique développementale


Acquisition par les jeunes enfants d’un certain nombre d’habilité pragmatique leur permettant de
fonctionner dans des situations de communication.

Apprendre à parler pour un jeune enfant ne se limite pas au apprentissage linguistique qui sont
nécessaires ; simultanément l’enfant apprend tout ça, mais aussi doit apprendre un certain nombre
de règle d’usage en situation, qui permettent à l’enfant d’apprendre de quelle manière il va pouvoir
utiliser le système linguistique.

Le système éducatif intervient sur ces aspects mais il n’intervient essentiellement que sur
l’acquisition linguistique. Exemple : à l’école on apprend le lexique, la reconnaissance des sons,
associées les sons, à l’écriture etc. mais on apprend peu tout ce qui relève des habilités
pragmatiques.

Une classification de Ninio et Snow (1996) ont essayé de détecter les compétences pragmatiques
et de les regrouper par type. Ils sont arrivés à regrouper l’essentiel en 7 grands types d’habilités que
les enfants doivent acquérir :
- Acquisition d’intention de communication : tout ce qui relève de l’aspect ostensif de la
communication ;
Commence tôt chez l’enfant, dès l’émergence du langage et tout ce qui va
concerner l’identification le repérage qui passe chez l’enfant suite à l’intention
conjointe. Avant les premières vocalisations.

Dans interaction précoces les jeunes enfants produisent des gestes d’atteintes en
présence de congénère visant à attirer l’attention d’un congénère.

Chaque type de compétence pragmatique présente un développement durant l’enfance. Se


mettent en place précocement.

- Capacités conversationnelles : tout ce qui relève de la capacité à coproduire une


interaction, un dialogue, et concerne la régulation de la conversation en terme de tour de
parole, les chevauchements => se présente de manière différente au fur et à mesure du
développement. Ils intègrent que dans une interaction on a de meilleurs résultats lorsque
l’on régule les échanges. On ne parle pas en même temps… ;

- Cohésion du discours : tout ce qui va permettre de gérer la cohésion du discours, la maitrise


des anaphores, distinction de marqueur distinctif. Assurer une cohésion au discours ;

- Relation entre les formes linguistiques et leurs fonctions sociales : tout ce qui relève des
actes de langage, comprendre produire des demandes des ordres etc. ;

- Règles de politesse : lié aux usages culturelles ;

17
Analyse de discours Université de Caen

- Acquisition des déictiques (terme de désignation) ;

- Prendre en compte dans le développement de tout cela de facteurs développementaux :


idée que toutes ces compétences programmatiques, leurs développements influencent la
mise en place de ces différentes compétences qui ne se mettent pas en place de façon
spontané, dans le cadre des interactions sociales et la façon dont l’enfant va développer plus
ou moins efficacement dépend de facteurs développements.

Intérêt envers les autres intérêt conjoint seulement si c’est réciproque.


En fonction des interactions précoces facilitent l’émergence de ces compétences pragmatiques.

Toutes les compétences se développent parallèlement aux compétences linguistiques et


pragmatiques se développent de manière coordonnée chez l’enfant et commence dès la phase des
interactions précoces. On a interaction entre aspect linguistique et non linguistiques.

Association entre interagis et verbalisés.

Rupture en psychologie entre avant et après les premiers mots le premier à le contester est
BRUNER :
Il s’est intéressé aux interactions précoces chez l’enfant et est le premier à défendre une continuité
entre phase avant et après linguistique.
Il montre que précocement un certain nombre de capacités pragmatiques sont présente chez les
enfants alors qu’ils ne parlent pas Format d’interaction : idée que avant que l’enfant soi lui-même
capable de produire des mots, un certain nombre de formats (des séquences) sont installés
spécialisés dans les interactions précoces.

Les adultes déploient une activité intense notamment d’interactions (interagissent spontanément
beaucoup avec les bébés) en mettant en place un certain nombre de compétence pragmatique.
Exemple : ils déploient beaucoup d’activité et les bébés ensuite répondent de façon positive pour
faire en sorte que les séquences d’organisation se déroulent de la même manière. Ça se construit
très tôt et se fixe très vite.
Tendance des adultes à faire toujours de la même manière effet chez le petit est de mémoriser
ces séquences et à partir de la lui permet de générer des attentes, d’anticiper.

Capacités conversationnels : on joue en faisant chacun son tour avec l’enfant.


Alternance :
- Alternance où les adultes essaient d’inverser les rôles ;

- Alternance où l’adulte donne l’objet à l’enfant (comme la cuillère) à condition qu’il respect
l’alternance => bébé manga puis parent…

BRUNER observe que les adultes font se correspondent des instruments et aspects linguistiques. Cela
correspond au fait que faire ce correspondre l’apparition de l’objet dans le champ visuel de l’enfant
et sa dénomination.

18
Analyse de discours Université de Caen

Analyse de discours TD5

Tableau résumé sur le calendrier développemental des compétences pragmatiques.

A partir de 4 ans : enfant capable de complexifié ou de simplifié leur niveau de langage en fonction
de l’interlocuteur.

F. FRANCOIS
Avait demandé à des enfants de 4 ans de parler à des plus jeunes de sujets très simple concernant le
bien le mal.
Ça se conclut par le fait que l’enfant de 4 ans dit c’est trop compliqué tu ne peux pas comprendre.

Aspects développementaux :
• Compétence pragmatique s’effectue sur un temps long ;

• « à partir de » => souligne la variabilité interindividuelle ;


PB : quand variation interindividuelle sur le calendrier de mise en place de compétence, il
faut attendre combien de temps avant de s’inquiéter ?

19
Analyse de discours Université de Caen

Tout se développe en parallèle => donc pas étonnant de voir des différences
interindividuelles

• On observe de façon systématique des différences dans la mise en place de ces compétences
pragmatiques notamment le fait que l’enfant rentre dans sa fratrie (être le premier ou
autre).
Les adultes, du point de vue du développement du langage, on des comportements assez
différenciés selon l’ordre auquel l’enfant est né dans la fratrie.
En moyenne les adultes sont plus attentifs et plus exigeants des productions langagières
lorsque ce sont des ainés, parents les reprennent beaucoup, attentif à la forme.
Avec le second, un certain relâchement, qui s’explique du fait de la disponibilité, deux
adultes, deux enfants. Problème de ressources.
Les comportements changent, car avec les second et les suivant ils vont se détacher de cette
obsession, mais plus de savoir s’ils comprennent ce que veut l’enfant. On passe de la forme
vers le fond.
De plus, dans situation avec plus d’un enfant, les ainés commencent à jouer un rôle
notamment d’interprète (bébé bloblotent et l’ainé va dire ce qu’il veut).
Rang dans la fratrie joue sur le calendrier. Plus le rang est élevé plus les enfants décuplent les
compétences pragmatiques.
2 + 3 + 4 => deviennent plus performant précocement car opportunités d’interactions plus
élevés.

• Facteurs de plus en plus étudier : de tenir compte quel est la place du langage dans les
interactions familiales (de quoi parle-t-on ? qui parle à qui ?)
BRUNER avait été enregistré des conversations familiales lors de repas. 2 types des familles :
• Famille blanche (favorisé) : chacun raconte sa journée. Avec richesse dans les
contenus. Investis dans les interactions, sur éléments pragmatique de régulations du
discours, faire des explicitations etc. ;

• Famille Afro-américaine dans le Bronx : contenu factuel et en lien avec des


événements ponctuel de la journée (parler de ce qui s’est passé dans le quartier).

En contrastant ces observations il a souligné qu’à l’occasion des repas on ne


parle pas de la même chose dans ces différents environnements.
L’association n’est pas simple car ça peut être l’inverse.

Est-ce que l’on fait des blagues, du second degré aide à développer l’inférence.
Dans certains milieu on joue beaucoup avec le langage et enfant pas en retard sur le plan
pragmatique.

• Variation des trafics familiales : mais on ne peut pas complétement les mettre en relation
avec des environnements familiaux caractérisés d’un point de vue socio-économique.
Variation, place du langage par le même partout.

20
Analyse de discours Université de Caen

Question de jeu et de familiarisation avec différent niveau de langue utilisable : concerne l’ironie,
l’humour, discours décalé les enfants en avancent de ce point de vue peut aussi être un handicap.
Certains de 4 – 5 ans qui maitrisent l’humour peuvent être à l’écart socialement, car frein à la
socialisation, en effet, l’enfant ne parle pas comme les autres, et les autres ont du mal à le
comprendre.

Expression idiomatique : avoir un interlocuteur qui nous explique à un moment donné, sinon difficile
de découvrir par soi-même. Donc expression idiomatique nécessite une explicitation de la part d’un
tiers sinon difficulté à la signification de ces expressions.

Compétence pragmatique sous l’angle de dysfonctionnement :


Certains pour le développement de ces compétences se développent de façon singulière.

Autisme :
Une pathologie neuro-développementale d’étiologie inconnue. Source vraisemblablement d’origine
génétique.
Jusqu’à une période récente l’autisme était placé dans les troubles envahissants du développement
(DSM IV) :
• Perturbation qualitative des interactions sociales ;
• Altération qualitative de la communication ;
• Comportements stéréotypes (ex : il se balance), répétitifs, intérêts restreints.

Définition remaniée avec le DSM V (2013) : catégories des troubles envahissant a été redéfini et
l’autisme fait l’objet d’un diagnostic séparé. Mais à l’intérieur de l’autisme, il y a des formes variés
alors on les regroupe dans la catégorie des troubles de spectre autistique :
• Présence de perturbation des interactions sociales ;

• Comportements stéréotypés, répétitifs, intérêts restreints.


Remarques : DSM travaux collectifs de grandes ampleurs + en terme d’utilisation
l’idée n’est pas de ce servir uniquement de la table des matières mais il faut le lire en
entier.

Troubles fréquemment associés :


• Retard mental de léger à profond (environ 70% des TSA) ;

• Hypersensibilité aux stimuli de l’environnement.

La question de la prévalence :
Diagnostic concerne surtout les enfants, on veut faire un diagnostic le plus précoce possible, et est-ce
que l’on a le droit d’avoir des difficultés en matière d’interaction sociale sans forcément être autiste.
Les familles de façon légitime, quand elles détectent des difficultés, on une inclination forte à vouloir
mettre un mot sur ce qu’il se passe.

21
Analyse de discours Université de Caen

Un diagnostic clinique :
Problème du au diagnostic différentiel car lorsqu’il y a une déficience intellectuelle ce peut être dur
de dire que l’enfant est autiste ou juste déficient intellectuel… doit être détecté précocement + sur
des indicateurs pas très fiables. Et de l’enjeu de ne pas faire un diagnostic, qui ensuite serai démenti
par l’évolution développementale.

Prise en charge :
Problème en France car on dispose de peu de structure spécialisé dans la prise en charge de sujet
autiste, et ce qui existe actuellement c’est qu’il y a des centres ressources autismes (CRA) : structure
connectées au service de pédopsychiatrie des hôpitaux spécialisé dans le diagnostic d’autisme, mais
problème est que ça s’arrête là. Pose le diagnostic et fini. Ils ont du mal à proposer des solutions.
Très peu de structure spécialisée en France. Mais structures existantes en Belgique, suisse, canada

Pas de déficience intellectuelle


Les sujets en difficultés : problème avec habilité pragmatique, l’adaptation à l’interlocuteur,
comment décider quelles règles utilisées (exemple : distances de l’interlocuteur).
Ils ont des difficultés liées à ces règles + règles pragmatiques (car il y a des jeux avec les mots et eux
ils ne le comprennent pas car rationnalise ce qu’est une règle conversationnelle). Ils veulent avoir des
interactions hyper-régulées, mais mise en œuvre ajustable au contexte, à la situation etc.
Difficulté dans la synchronisation avec l’autre : pour trouver la bonne distance, tenir compte de ses
réactions aussitôt (et pas après) etc.

Hypersensibilité sensorielle (exemple : musicale, entend une mélodie nouvelle et la reproduit


aussitôt).

Les troubles pragmatiques chez les TSA :


• Environ 50% des TSA développent le langage;

• Rapport particulier aux expressions idiomatiques : on en utilise mais on n’en sature pas
notre discours. Difficulté de dosage pour eux.

Souvent difficulté à intégrer l’autre dans l’interaction :


• Raisonnement autocentré ou l’autre ne prend pas part.
PB : c’est que conversation pas linéaire c’est variable et ils ont du mal a intégré cela ;

• Illustration : ce sont des fonctionnements sur lesquelles on peut intervenir :


o Exemple : orthophoniste (exemple : apprendre à répondre au téléphone) difficulté
avec leur profil cognitif est que la remédiation est à double tranchant, s’ils se
mettent à sur-fonctionner ça va être contreproductif, pour arriver un juste équilibre
on peut leur fournir des aides mais leur donner avec les principes d’ajustement et de
relativisation de tout cela ;

o Quand on arrive à travailler avec eux, on ne doit pas perdre de vue que dans
situation de communication ordinaire on a des objectif et la technique ne leurs
suffisent pas.

22
Analyse de discours Université de Caen

Analyse de discours TD6


Trouble pragmatiques chez les TSA

Environ 50% des TSA développent le langage.

On observe :
- Trouble conversationnels :
• Initiation ;

• respect des tours de paroles : exemple : téléphone ;

• thème : exemple : ne pas savoir de quoi parler.

série de difficulté liée à la gestion des interactions et dans la détermination de l’objet même
de l’interaction, qui la plus part du temps son trouve en coprésence avec partenaires sociaux.

Difficulté importante à souligner car en termes de relation sociale si l’on ne sait pas comment
engager une conversation c’est compliqué => Répercussion : difficulté d’initiation
d’interaction et donc sujets qui vont se retrouver dans situations d’isolement social ;

Commentaires inappropriées :
• au regard du contexte : Exemple : personne qui s’ennuie dans conversation, s’en va
et ne se rends pas compte que ça pose problème sur le plan social ;
• phrases toutes faites ;
• discours stéréotypé ;
• écholalies : Exemple : vont reprendre des formulations entendues, et toute faites.
Excessive planification des interactions ;

- Difficulté avec le langage non littéral, l’humour. Compréhension très littérale (1er degré) du
langage, donc absence de jeux de langage (humour, plaisanterie, ironie : 2nd degré). Ils sont
très directs, disent les choses telles qu’ils leurs viennent : 1er degré ;

- Usage du langage principalement instrumental plutôt que « mentaliste » : langage surtout


utilisé pour décrire, informer et peu utiliser pour partager des émotions. Propos très
rationnel, une chose est ou n’est pas donc pas de demi-mesure. Prendre en compte les états
mentaux d’autrui leur est très difficile et ne le prennent pas en compte dans les interactions,
alors que nous on est plus dans la dimension mentaliste que instrumental ;

- Prosodie déficitaire en production et en compréhension, sur les plans linguistique et


expressif. Prosodie plate et peu marquée, production automatisée ;

23
Analyse de discours Université de Caen

- Difficulté à traiter les signaux paralinguistique (regards, gestes, mimiques etc.) : signaux qui
nous permettent de savoir si ce que l’on dit a des effets sur autrui. Si des sujets n’arrivent
pas à pendre ce type d’indices ca les positionne en difficulté dans le cadre d’échange.

La schizophrénie :

Une psychopathologie de type psychotique d’étiologie inconnue, mais on sait que c’est un type de
pathologie dont les manifestations les plus visibles, tangibles, n’apparaissent qu’autour de
l’adolescence. Quand signe perceptible ne veut pas dire que le trouble commence juste.

Symptômes caractéristiques :
- Idées délirantes ;

- Hallucinations ;

- Discours désorganisé ;

- Comportement désorganisé ou catatonique ;

- Symptômes « négatifs » ;

Etude récente : mise en relation entre apparition de ces différents symptômes +


consommation de substances psychoactive. Pour consommation intense (au-delà de 10 à 15
joints par jour
Trouble schizo du a forte consommation ? Ou dans tous les cas ils auraient développé la
schizo ?

Chez les sujets jeunes, les deux problématiques sont souvent associées car la consommation de
cannabis des 15-25 ans est de plus en plus importante ces dernières années. La coprésence est quasi-
inévitable.

Prévalence : environ 0.7% de la population.

Tous les niveaux du langage sont touchés dans la schizophrénie sauf le niveau phonologique

Au niveau pragmatique :
- Incohérence, coq-à-l’âne : on parle de quelque chose et d’un coup le sujet parle d’autre
chose ;

- Discours tangentiel / discours « secondaires » ;

- Difficultés pour comprendre le langage figuré et de l’humour ;

- Violations des maximes de Grice : manière, relation ;

24
Analyse de discours Université de Caen

- Difficulté à prendre en compte le contexte linguistique ;

- Difficulté à produire / comprendre a prosodie émotionnelle ;

- Débrayage conversationnel : idée de passer brutalement à un contenu qui n’a pas de lien
avec le précédent. Ca s’opère sans marqueur ;

- Production de mot qui n’existe pas dans la langue : néologisme ;

- Incohérence du discours.

Ils ne font rien que nous ne faisons pas, mais nous le faisons moins et de façon plus contrôlé. Des
choses sont préservées que le plan conversationnel leur permettant d’avoir des échanges, donc pas
de déstructuration complète et qui peuvent donner l’illusion qu’on a affaire à un interlocuteur
habituel.

Leur production ressemble tellement à de la production normale que l’on ne renonce pas à discuter
avec.

Ils utilisent les débrayages conversationnels à des fréquences plus grandes des procédés
conversationnels.

25