Vous êtes sur la page 1sur 74

Cours de construction métallique II

IV. Enveloppes et éléments de structures


secondaires

Enseignant : Sami MONTASSAR


(E-mail: montassar@lmsgc.enpc.fr)

Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tunis, 2010-2011 1


Eléments et systèmes de toitures

 Les principaux facteurs à prendre en compte lors de la sélection de


produits et de systèmes de toiture peuvent être résumés comme suit :
• assurer la fonction élémentaire de protection face aux intempéries,
• satisfaire aux exigences nationales relatives aux charges de neige, de
vent et aux autres charges d'exploitation,
• fournir un accès sûr pendant la phase de construction et lors des
futures opérations d'entretien de la structure du toit,
• satisfaire aux règlements en vigueur en matière de protection
incendie,
• fournir une bonne isolation thermique et satisfaire aux exigences
acoustiques,
• être agréable d'un point de vue esthétique et offrir une variété de
2
couleurs et de finitions.
Plaques ondulées fibres-ciment

 Généralement pour les constructions de bas de gamme: hangars


agricoles, dépôts …
 Avantages :
- bonne résistance au vieillissement (insensibilité à l’humidité),
- incombustibilité,
- grande stabilité dimensionnelle (dilatation et flèches minimes),
- coût modique. 3
 Exigences et inconvénients :
- Une pente minimale de toiture de 9%.
- Adjonction de cordons d’étanchéité pour des pentes inférieures
à 16%.
- Entraxe des pannes faible de 1,00 m à 1,38 m maximum
(exception : maxi-plaques qui vont à 2,25m).
- Aspect architectural médiocre.
- Poids propre élevé (18 daN/m2).
- Résistance au choc limitée (risque de rupture brutale).
Plaques ondulées Longueur Nombre Portée des plaques Surcharge
fibres-ciment nominale des d’appuis (entraxe pannes) admissible
plaques (m) (daN/m2)
Formats courants 1,52 2 1,38 308
2,50 3 1,18 425
1,25 2 1,11 480
Format spécial 2,50 2 2,25 308
4
Bacs acier (ou aluminium) nervurés

5
6
 Fabrication : tôle laminée à chaud ou à froid et galvanisée →
plaque profilée à froid.
 Grandes dimensions (largeur 1 m, longueur jusqu’à 12 m).
 Les bacs de faible longueur portent sur 2 pannes → calculé en
isostatique. Les bacs de grande longueur portent sur 3 ou 4 pannes →
en continuité → flèches réduites.
 La portée des bacs (qui détermine l’entraxe des pannes) est
déterminée en fonction :
 des charges appliquées : climatiques, de montage, isolation,
étanchéité …
 des profils des bacs (répertoriés dans les catalogues des
fabricants correspondant à divers moments d’inertie variables en
fonction de l’épaisseur de la tôle, du pas des nervures et de la
hauteur des ondes).
7
 Les bacs sont dimensionnés :
 pour présenter une flèche maximale inférieure à 1/200
 pour supporter une charge minimale de 100 daN/m2
correspondant au poids de deux hommes et de leurs matériels.

 Les bacs peuvent être posés tels quels, en couverture sèche (si la
pente est supérieure à 5%) ou bien recevoir une étanchéité
(généralement multicouche).

 Les pentes, les modes de fixation et les recouvrements sont


réglementés (fixation par boulons-crochets ou vis auto-taraudeuses).

 Principaux avantages : grande rapidité de pose et faible poids


(environ 10 daN/m2 )

8
Profil Critère Ep. Poids Nbre Portée (m) pour une charge (daN/m2) de
flèche 2
(kg/m ) appuis
100 115 125 150 175 200 250
0,75 6,74 2 2,45 2,35 2,30 2,15 2,05 1,95 1,80
3 2,95 2,80 2,70 2,50 2,35 2,20 1,95
1/200 1,00 8,99 2 2,70 2,60 2,55 2,40 2,25 2,15 2,00
3 3,25 3,10 3,00 2,80 2,70 2,50 2,25
Plein
0,75 6,74 2 2,15 2,05 2,00 1,85 1,70 1,65 1,50
3 2,60 2,45 2,35 2,20 2,05 1,95 1,80
1/300 1,00 8,99 2 2,35 2,25 2,20 2,05 1,95 1,85 1,70
3 2,95 2,80 2,70 2,50 2,30 2,20 2,00

9
Toitures multicouches

 Un système multicouche (ou double peau) consiste en un parement


métallique profilé fixé sur la structure, surmonté d'un système
d'écarteurs composé de lisses et d'entretoises, d'un isolant et d'un autre
parement extérieur résistant aux intempéries.

 Ces systèmes de toiture sont polyvalents et offrent au concepteur


un grand nombre de combinaisons de couleurs, de profils et de
textures, de même que des solutions rapides et économiques
permettant de satisfaire aux exigences thermiques, acoustiques et de
résistance incendie de la structure du bâtiment.

10
11
 Les parements intérieurs sont des bacs profilés de faible épaisseur
qui doivent s'appuyer sur la structure métallique secondaire.

 Le parement intérieur est le premier composant de la toiture


multicouche à être installé. Il remplit plusieurs fonctions, y compris les
fonctions de support de l'isolant et l'étanchéité à la vapeur et à l'air. Il
peut également être utilisé comme plateforme de travail temporaire et
assurer une couverture imperméable avant l'installation du parement
extérieur.

12
13
Toitures multicouches avec
bacs structuraux en acier

 Les bacs structuraux sont des tôles profilées à nervures profondes


qui permettent de diminuer les dimensions de la structure secondaire
en acier car leurs besoins en supports intermédiaires sont réduits.

 Les bacs structuraux sont disponibles dans une plage étendue de


profondeurs de nervures allant de 150 mm à plus de 200 mm et
l'épaisseurs de matériaux varie de 0,75 mm à 1,5 mm, ce qui permet
d'obtenir des portées pouvant aller jusqu'à neuf mètres.

14
15
16
Toitures multicouches avec
Plateaux de bardage structuraux

 Les plateaux sont des éléments structuraux, dont la portée est


généralement limitée à 6 mètres et dont les besoins en appuis
intermédiaires de la part de la structure métallique secondaire sont
réduits.

17
Panneaux sandwich

18
Détails types d'assemblages de panneaux de
toiture sandwich
19
Structures mixtes acier-béton

20
Dalles mixtes avec tôles profilées collaborantes
21
Poutres mixtes

22
Enveloppes verticales et systèmes de bardage

 Les principaux facteurs à prendre en compte lors de la sélection de


produits et de systèmes de façade peuvent être résumés comme suit :

• assurer la fonction élémentaire de protection face aux intempéries,


• être suffisamment résistants et rigides pour pouvoir résister aux effets
d'un impact et prévenir les dommages dus aux charges de vent,
• satisfaire aux règlements en vigueur en matière de protection
incendie,
• fournir une bonne isolation thermique et satisfaire aux exigences
acoustiques,
• être agréable d'un point de vue esthétique (le bardage est l'élément le
plus visible d'un bâtiment, quel qu'il soit) et offrir une variété de
couleurs et de finitions.
23
Système de bardage simple peau

24
25
Système de bardage double peau

26
27
28
Système de bardage structurel

29
Panneaux sandwich

Détail de fixations de panneaux


sandwich type avec couvre-joint
30
31
Calcul des pannes

 Fonction : assurer le transfert des actions appliquées à la couverture


d’un bâtiment à sa structure principale.

 Disposition des pannes : parallèles à la ligne de faîtage dans le plan


des versants.

 Portée des pannes : entraxe des fermes ou portiques.

 Entraxe des pannes : déterminé par la portée admissible de la


couverture.

Remarque : dans un bâtiment métallique de type «halle», le poids des


pannes et lisses représente généralement 15 à 20% du poids global de
la structure ⇒ Obligation d’optimisation.
32
33
Charges à considérer pour le
dimensionnement des pannes

 Le poids propre de la couverture, des pannes, de leurs accessoires et


des éventuels équipements portés en toiture.

 Les charges d’exploitation suspendues à l’intérieur (ex. :


éclairage…).

 La charge d’entretien en toiture.

 La poussière.

 La neige.

 Le vent.
34
Sous charges gravitaires (poids propre,
neige, entretien…), la panne est
Sous charges perpendiculaires au
soumise à une flexion suivant la
versant (vent, charges ascendantes
grande inertie de sa section, et à une
ou descendantes), la panne est
flexion latérale de sa semelle
soumise à une flexion suivant la
supérieure (là où la charge est
grande inertie de sa section
transmise) qui se développe ou non en
fonction du rôle joué par la
couverture. 35
 Phénomènes dus à la neige

 La neige est souvent une des charges prépondérantes pour le


dimensionnement des pannes de toiture, notamment lorsque la
couverture a un faible poids propre.

 Le poids de neige à retenir dans les calculs est fonction de la région


dans laquelle le bâtiment est construit, de l’altitude du site, et de la
forme de la construction.

 Il faut notamment prendre garde aux phénomènes d’accumulation


(répartitions non uniformes de la neige sur la toiture) liés à la forme
des constructions.

36
Construction avec décrochement en élévation : la charge de neige
par m2 est plus importante au pied du décrochement qu’en zone
courante.
Si on garde un espacement de panne constant, les pannes doivent être
plus résistantes dans la zone de forte charge ; or, pour que la pose de la
couverture soit correcte, il faut que les pannes aient la même hauteur.

37
Phénomène le long d’un acrotère de long pan (en bas d’un
versant) : dans cette zone, il faut des pannes plus résistantes à
espacement constant, ou des pannes plus rapprochées

38
 Phénomènes dus au vent

 Soulèvement de la toiture dans les bâtiments ouverts :

 Dans bon nombre de configurations courantes, l’action exercée par le


vent sur les toitures est une action de soulèvement.
 Il faut accorder une grande attention aux ouvertures existant dans les
parois verticales du bâtiment qui peuvent provoquer une augmentation
notable de cette action de soulèvement.

 Un soulèvement significatif en toiture a une influence sur la


conception des pannes et ses accessoires (semelle inférieure des pannes
comprimée en travée (à maintenir vis-à-vis du déversement,
échantignoles fortement sollicitées…)

39
 Action descendante du vent sur les bâtiments avec décrochement en élévation :

 Dans certains cas particuliers, le vent peut avoir une action


descendante significative sur une partie de toiture. C’est le cas
notamment des toitures avec décrochement en élévation.

40
 Pannes comprimées :

 Lorsque le pignon d’un bâtiment classique est frappé par le vent, les
pannes jouant le rôle de buton ou de montant de poutre-au-vent se
trouvent comprimées.
 Il importe, lors de la conception de la structure, de maîtriser les
excentrements dans la transmission de ces efforts de compression.

41
 Si on veut éviter d’ajouter la fonction de buton à la fonction
principale des pannes, on peut disposer entre les têtes de potelets de
pignon et la poutre-au-vent, des butons indépendants.

42
B Pannes jouant le rôle de butons

M Pannes jouant le rôle de montants de la poutre-au-vent


43
Types usuels des pannes

 Pannes en poutrelles laminées à chaud :


 La gamme des poutrelles IPE de faible hauteur (jusqu'à IPE 240
environ) est largement utilisée pour réaliser des pannes.
 La portée ne dépasse généralement pas 10 m.
 Pannes minces formées à froid :
 Elles sont généralement réalisées par profilage à partir d'une tôle en
acier (processus de fabrication permettant d'obtenir toutes les formes
imaginables).
 Les principales formes de section utilisées pour les pannes sont les
Sigma et les Zed.

44
 On a généralement une hauteur de la section H comprise entre 140
et 350 mm, une épaisseur de la tôle profilée comprise entre 1,5 et 4
mm et une largeur de la semelle b souvent de l'ordre de 70 mm (pour les
pannes Zed, les largeurs de la semelle supérieure et de la semelle inférieure diffèrent
légérement pour permettre la mise en continuité des pannes par emboîtement).

 Les portées franchies peuvent atteindre 12 à 15m (ce qui permet de


réduire le nombre de portiques).

45
 Pannes treillis :
 Elles sont peu utilisées.

 Le rapport L/H est de l’ordre de 15.

46
Liaisons des pannes à la structure principale

 Assemblage par échantignole :

 L'échantignole est réalisée au moyen d'un


plat plié.

 Cet assemblage ne convient que pour des


efforts modestes.

 L’échantignole est dimensionnée en flexion sous l'effet de l'effort de


soulèvement et de l'effort suivant versant.

 L’assemblage par échantignole est la solution la plus utilisée.

47
 Pour des charges plus importantes, l’assemblage par échantignole
double (raidie ou non) est envisagé.

48
 Assemblage par boulonnage :

 Il s’agit d’un boulonnage direct de la semelle inférieure de la panne


sur la semelle supérieure de la poutre principale (traverse de portique
en général).
 Sous l'effet de l'effort de soulèvement, la semelle inférieure de la
panne est fléchie et les boulons de fixation sont tendus. Sous l'effet de
l'effort parallèle au versant, l'âme de la panne est mise en flexion. .
49
 Assemblage par doubles cornière âme de panne sur âme de poutre principale :

 Ce type d’assemblage est rarement utilisé.

50
Sollicitations W

 Pannes posées inclinées →


H G
flexion déviée. (pente très faible
→ flexion simple).
 Les pannes sont V
F
soumises à :
α

 des charges verticales (poids propre de la panne et des couvertures, neige,


charges suspendues éventuellement …) : leur résultante ramenée en charge
linéique F se décompose en une charge V parallèle à l’âme de la panne et une
charge H perpendiculaire à l’âme (à prendre en compte pour éviter le risque
de déversement latéral;
 une charges oblique W due au vent (pression ou succion) appliquée
perpendiculairement au versant (donc parallèlement à l’âme de la panne).
51
Dimensionnement
 Les pannes sont dimensionnées par le calcul pour satisfaire
simultanément aux conditions de résistance et de flèche.

Conditions de résistance

 Pente de 8 à 10% → effet de la charge H particulièrement


préjudiciable (à cause de la faible inertie transversale des profils des
pannes) → sections de pannes importantes → plus onéreuses.

 Solution : réduction de la partie transversale des pannes en les


reliant entre elles par des liernes (tirants fonctionnant en traction qui
sont soumis à des efforts croissants au fur et à mesure qu’ils se
rapprochent du faîtage) situées à mi-portée ou au tiers de la portée
52
Panne Entretoise
sablière Panne faîtière
Lierne faîtière

53
54
 Les liernes ne peuvent pas être attachées aux pannes faîtières → les
tensions sont transmises aux portiques par des tirants en diagonale.

 Méthodes de calcul → chapitre 2 du cours : flexion simple ou


déviée, composée ou non.
 Sections de classes 1 et 2 : calcul en plasticité.
 Sections de classe 3 : calcul en élasticité.
 Sections de classe 4 : cas particulier des pannes en tôle pliée :
profils minces → sections efficaces + calcul en élasticité,

- avec vérification de la stabilité au déversement → (pose


des liernes).
- avec vérification de la stabilité au voilement des âmes.
+ Conditions de flèche 55
Sollicitations dans le plan d’inertie forte

0,5 vL 0,5 vL 0,5 qL 0,5 vL 0,375 vL 1,25 vL 0,375 vL


Réactions L L
L
d’appuis v v

Moment de My,max= vL2/8 My,max= - vL2/8


flexion
maximum
My= 9vL2/128

Flèches
maximales
z= (1/EI)[(vL3x/48)-(vLx3/16)+(vx4/24)]
f= (5/384)(vL4/EI)<L/200
Pour x=3L/8
f ’= (2,05/384)(vL4/EI)=0,41f<L/200

56
57
Sollicitations dans le plan d’inertie faible

L
h Mz,max= hL2/8
Panne sans lierne

L/2 L/2
Panne avec une lierne Mz,max= - hL2/32
à mi-portée

L/3 L/3 L/3


Panne avec deux
liernes aux tiers de la Mz,max= - hL2/72
portée

58
Calcul des liernes

 Les liernes des pannes ont les fonctions suivantes :


- en phase de montage du bâtiment, assurer la rectitude des
pannes avant mise en place de la couverture;
- en phase d'exploitation du bâtiment, apporter aux pannes un
maintien latéral.
 Les liernes travaillent à la traction (des tirants). Ce sont
généralement des barres en fer rond, des cornières ou des tubes.

59
Panne faitière
T4 T4
β
T3  T1 = 1,25(h/2)(L/2)

T2  T2 = T1 + 1,25h(L/2)
 T3 = T2 + 1,25h(L/2)
T1
 T3 = 2T4sinβ
Portique ⇒ T4 = T3/(2sin β)
Panne sablière
L
h

1,25h(L/2)
60
Capacité d’une tôle pour le maintien de la panne

 La panne est considérée maintenue latérale dans le plan de la tôle si


l’exigence suivante est satisfaite : S ≥ S min

Rigidité en cisaillement des plaques nervurées attachées à la panne au droit de


chaque nervure et au droit de chaque recouvrement transversal (kN.m/m)

Espacement des pannes (mm)

S = 1000 (
t 3 50 + 10 3 broof ) hs
w

Hauteur de la tôle (mm)


Epaisseur de la tôle (mm) Généralement égal à la
portée de la panne (mm)
hw

61
Inertie de gauchissement

Module de Young de l’acier


Moment d’inertie par rapport à l’axe zz

S min = 2
 2
70 π E IW
+ G I +
π E Iz 2
2 h 2

( )
t
h  L2 L2 
 

Inertie de torsion
Module de cisaillement
Hauteur de la panne

62
Application 1

On considère des pannes IPE de couverture, continues sur trois


appuis, sans liernes, de 6 m de portée, posées à un entraxe de 3 m. La
nuance de l’acier utilisé est S.235. La pente du versant est égale à 3%.
Les pannes sont soumises aux charges suivantes :
• couvertures bacs acier (posés en continuité sur trois appuis), isolation et
étanchéité multicouche : 0,25 KN/m2;
• poids propre des pannes estimé à : 0,06 KN/m2;
• charge de neige : 0,8 KN/m2;
Travail à faire :
1) Ecrire les combinaisons d’actions à l’ELU et à l’ELS, et déterminer
la charge linéique maximale sur les pannes.
2) Déterminer le moment maximal à l’ELU.
4) Dimensionner les pannes.
5) Vérifier la condition de flèche et conclure.
63
Application 2
On se propose de calculer des pannes IPE de couverture en acier
S.235.
Charges appliquées aux pannes :
• Poids propre des couvertures bacs acier (posées en continuité sur trois
appuis), isolation et étanchéité multicouche : 0,25 KN/m2;
• Poids propre des pannes estimé à : 0,06 KN/m2;
• Charge de neige : 0,75 KN/m2;
• Charges dues au vent (de soulèvement) : 0,6 KN/m2;
Données géométriques :
• Espacement des portiques : 6 m;
• Espacement des pannes : 3 m;
• Pente du versant : 9%;
• Nombre de pannes par versant : 6;
• Epaisseur de la tôle (de couverture) : 0,7 mm;
• Hauteur de la tôle (de couverture) : 40 mm;
64
Travail à faire :
A) Ecrire les combinaisons d’actions à l’ELU et à l’ELS.
B) 1ère variante : panne IPE 180 sur deux appuis sans liernes
B.1) Déterminer les moments (positif et négatif) maximaux à l’ELU.
B.2) Déterminer la classe de la section.
B.3) Vérifier la résistance de la panne.
B.4) Vérifier les conditions de flèche.
B.5) Calculer la rigidité en cisaillement de la couverture et vérifier sa
capacité à maintenir la panne.
B.6) Vérifier la panne au déversement latéral.
C) 2ème variante : panne IPE 160 continues sur trois appuis avec
liernes à mi-portée
C.1) Sans refaire tous les calculs, vérifier la résistance et les flèches de la
panne.
C.2) Calculer les liernes.
65
Application 3
On considère le bâtiment industriel schématisé sur la figure ci-dessous.
La nuance de l’acier utilisé est S.235.

9.25 m

8m

8m
16 m

Chaque portique reçoit 4 pannes IPE180 par versant (Les pannes sont
isostatiques, posées à un entraxe de 2 m, avec des liernes à mi-
portée). 66
Elles sont soumises aux charges suivantes :
• couvertures bacs acier (posés en continuité sur trois appuis), isolation et
étanchéité multicouche : 0,5 kN/m2;
• poids propre des pannes estimé à : 0,08 kN/m2;
• charges de neige : 0,8 kN/m2;
• Charges de vent (de soulèvement) : -1 kN/m2;
1) Ecrire les combinaisons d’actions les plus défavorables (pour les
charges ascendantes et descendantes) à l’ELU et à l’ELS, et déterminer
la charge linéique maximale sur les pannes ainsi que le moment
fléchissant et l’effort tranchant maximaux à l’ELU.
2) Vérifier la sécurité structurale de la panne (Classe de la section
transversale, effort tranchant, interaction effort tranchant et moment
fléchissant, moment fléchissant, déversement. La couverture est choisie
pour tenir latéralement la semelle supérieure. Attention au
soulèvement !!).
3) Dimensionner les liernes.
4) Vérifier l’aptitude au service de la panne (flèche relative admissible =
67
1/200).
Application 4
On considère des pannes isostatiques sans liernes situées dans une
travée de rive, de 6 m de portée, posées à un entraxe de 3 m. Chaque
panne est constituée d’un profilé IPE220 en acier S.235 soumis aux
actions simultanées d’un effort normal de compression engendré par la
poussée du vent sur le bardage (pannes butons) NEd = 200 kN, d’une
charge permanente G = 0,3 kN/m2 et d’une charge d’exploitation Q
= 0,8 kN/m2. La pente du versant est égale à 10%.
1) Justifier l’utilisation d’un calcul en plasticité
2) Ecrire les combinaisons d’actions à l’ELU et à l’ELS et déterminer la
charge maximale sur une panne.
3) Montrer qu’il n’y a pas d’interaction entre l’effort tranchant et les
moments fléchissants.
4) Vérifier une panne selon l’Eurocode 3 (en tenant en compte de
l’interaction entre l’effort normal et les moments fléchissants).
5) Vérifier les conditions de flèches. 68
Calcul des lisses

 Fonction : assurer le transfert des actions appliquées à la façade


d’un bâtiment à sa structure principale.

 Disposition des lisses : horizontalement à l’extérieur des poteaux


de portiques (éventuellement des potelets), sur lesquels elles s’appuient.

 Portée des lisses : entraxe des fermes ou portiques.

 Entraxe des lisses : déterminé par la portée admissible du bardage.

Remarque : dans un bâtiment métallique de type «halle», le poids des


pannes et lisses représente généralement 15 à 20% du poids global de
la structure ⇒ Obligation d’optimisation.
69
Types usuels des lisses

 Lisses en poutrelles laminées à chaud (IPE, UAP).

 Lisses minces formées à froid.

Charges à considérer pour le


dimensionnement des lisses

 Les charges de vent sur les bardages.

 Poids propre de la lisse

 Poids propre du bardage.


70
Dimensionnement
z
Lisse Vent
w x
Bardage

Poids propre y
Poteau
Vent (lisse+bardage) g x
Poids
bardage
Poids
lisse

 Les lisses sont dimensionnées par le calcul pour satisfaire


simultanément aux conditions de résistance et de flèche.
71
Conditions de résistance

 Méthodes de calcul → chapitre 2 du cours : flexion bi-axiale (ou


déviée).

 Sections de classes 1 et 2 : calcul en plasticité.


 Sections de classe 3 : calcul en élasticité.
 Sections de classe 4 : cas particulier des pannes en tôle pliée :
profils minces → sections efficaces + calcul en élasticité,

+ Conditions de flèche (généralement dimensionnantes)

+ Possibilité d’utilisation des tirants (suspentes) et bretelles


(pareil que les pannes) 72
Application 5

On se propose de calculer des lisses de bardage de long pan IPE en


acier S.235.
Charges appliquées aux lisses :
• Poids propre du bardage, isolation, accessoires de pose : 0,24 KN/m2;
• Poids propre des lisses estimé à : 0,06 KN/m2;
• Charges dues au vent sur le bardage : 1,15 KN/m2;
Données géométriques :
• Espacement des portiques : 6 m;
• Espacement des lisses : 2,5 m;
Travail à faire :
1) Ecrire les combinaisons d’actions à l’ELU et à l’ELS.
2) Vérifier les conditions de résistance.
3) Vérifier les conditions de flèche.
4) Etudier le cas des lisses continues (sur trois appuis).
73
Calcul des potelets

 Fonction : reprendre les efforts dus au vent pignon et supporter les


lisses du bardage.

 Disposition des potelets : verticalement au niveau de la façade


pignon. Ce sont des poutres bi-articulées.

 Types usuels des potelets : des profilés laminés à chaud I ou H.

 Charges à considérer pour le dimensionnement des potelets :


- efforts dus au vent;
- poids propre du potelet, du bardage et des lisses.
⇒ Dimensionnement en flexion composée (chapitre 2 du cours) +
vérification de la condition de flèche (généralement dimensionnate).
74