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LA ODE D U •] O UR i)E L’A iV 17

Xcc cur

vue des ftes de Noi et du tout sera admiré si c’est réellement joli et soigneuses qui ne se salissent pas. Avec
: J’ ()Uf de PAn, beaucoup dc seyant. Les petites filles portent indiffé des sergés de soie bleu foncé oct rouge
(.

F
!1Ï f’e11t2s en cc moment re
visent leurs toilettes et oro’a
remment la robe à ceinture, ou, ce qu’on et des popelines d’irlande ii carreaux écos
appelle un peu pompeusement, la robe sais, on combine des petits costumes
fusent leur cc saison cfhivcr ». empire. Le corsage des robes à ceinture encore très jolis et plus pratiques. La robe
On rarrange, pocir les remettre à la mode, n’est pas très long de taille, la petite jupe en popeline à carreaux rouges et noirs,
les robes, les manteaux, les chapeaux qui est unie ou plissée, a’ee, dans le bas, des corsage garni d’une haute guipure d’Ir
peuvent être rarrdngés. On combine, en petits plis ou ola;ts d’étoffes ou de den lande formant berthe, grande ceinture
utilisant ce que l’on ii. ou en profitant des telles. La robe empire ne comporte qu’un noire , cju’une grand’mère compte mettre
OCCaSiOfl s qu’offrent les mises
dans le soulier de Noill dctne
en vente et les expositions des
mignonne brunette, sera sûre—
grands magasins, des t numé—
ment très admirée et très co
1.05 dc ux » ; en fin on ta it taire
piée. La même petite toilette
les toilettes destinées aux gran
en simple tartan est peu coû
des circonstances. Très nom-
teuse, très solide et encore très
breuses, surtout à Paris, sont
chic pour les après-midi ordi
les femmes qui savent étre, à la
flaires. La plupart de ces robes
fois, très raisonnables et très
se terminent maintenant par
élégantes, infiniment puis élé—
des guimpes : on a reconnu
gantes que celles qui dépensent
que le cou et les bras nus pro-
sans compter et commandent tt
voquaient souvent des rh ttmes
tort et à travers ce qui leur
et sagement on n’y soumet plus
semble joli ; mais elles n’ob—
que les enfants qui semblent
tiennent cet he creux résultat
assez robustes pour le suppor
qu’à force d’entente et de goût.
ter sans inconvénient.
Avec raison désireuses d’avoir

I
Les manteaux de fourrure
les deimiers modèles ou dc s’en
sont très à la mode même pour
it]spirer, les jeunes lemmes
les babies s ce sera certaine-
avisées ont attendu le plus
ment une des étrennes les plus
l)OSSible POlf fixer leur choix appréciées. La grand’mère qui
le temps presse maintenant et,
offre à l’aînée de ses petites-
peut—être. op— filles la robe de popeline dont
portunément en aide i quelques-
je viens de parler à l’instant, n
unes de nos bienveillantes 1cc-
commandé, pour une autre de
trices eu leur donnant quelques
ses petites-filles, un ravissant
indications générales et quel—
manteau en très belle imitation
ques descriptions des plus jo
de peau de taupe, — l’imitation
lies créations éditées soit pour
estplusjolie que la vraie taupe,
elles, soit pour leurs chers —

tout doublé de satin rose,


babies, en vue des prochaines
grand col de guipure d’Irlande
réunions familiales. Les en—
Photo Denque sur la petite pèlerine. Un petit
fants sont un peu les petits rois MC)J)ÈL1 LE I béguin, tout en mousseline de
de ces jours de fête : mères,
soie froncée, teinte taupe dou
grand’mères, tantes, s’ingénient à les parer empiècement et une sorte de tablier froncé blée de rose avec grosse ruch et piquet
coquettement pour aller exprimer le urs entièrement fermé garni de petits plis, dc gui, encadrera la frimousse de l’ado-
voeux à leurs parents ou vieux amis, on les d’entre-deux et de volants de dentelles. rable baby. Ces « demoiselles » ont, comme
comble de cadeaux et, à leur grande joie, on Quelle que soit la forme, l’étoffe la leurs mères. des chapeaux de formes très
les groupe autour de féeriques arbres de plcis jolie pour les fillettes .iusiu’û cinq différentes s aux unes, le petit béguin avec
Noiil qui servent de prétexte à de char- ou six ans, et ième plus tard, est le hflf)fl deux touffes de fleurs ou deux choux de
mantes matinées où tes i;ères et les enfants blanc sur des petits dessous de taffetas rubans au-dessus des oreilles, qui les font
rivalisent d’élégance. blanc, bleu clair ou rose. Après cin.j ressembler à des petites ponettes dont les
ou six ans 011 peut leur faire faire des tètières seraient garnies de pompons, sied
POUR LES ENFANTS
robes de lainage ou de soie. Les siciliennes à ravir; le type des autres exige le grand
Pour tes enfants comme pour les grandes ciel oit bengale sont ravissantes. mais elles chapeau de feutre très empanaché ou garni
personnes, la mode est très éclectique ne sunt Permises qu’aux petites tilles ttès d’une quantité de rubans de satin.

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LA MO1)E DU JOUR DE L’AN 19

princesses C[U’Ofl cherche à remettre à la très large, enserrée clans un haut poignet. bleu s’ouvrant sur une guimpette de mous—
modc les JUpeS lIC S font plus plates et Cinq ou six volants de dentelles basses seIme de soie blanche, col en guipure
unies dcl haut. Totit en évitant, par dc sa— forment les demi-manches des robes du pailletée bleue. Trois plis forment le haut
vantes combinaisons, de nuire à la sveftcssc soir. L’intérieur des
des femmes, on les fronce ou on les plisse: manches des bolé
on les termine aussi beaucoup par des cm- ros et manteaux se
piècements. Le bas des jupes, qui posent garnit de flots de
à terre devant et sur les côtés sur une lar volants de linon ou
geur d’environ io centimètres et davan dentelle qui exigent
tage en arriàre sans pourtant former
— un très grand en-
une traîne pointue se garnit de volants
— tretien ; ce n’est jo—
ou plis religieuse retombant les uns sur li et élégant qu’à
les autres. Sans revenir à la crinoline on la condition d’être
soutient les bas de Iupcs par des petites d’une irréprochable
tresses de paille à l’intérieur du faux propreté.
ourlet et par des flots de volants gansés. Le boléro auquel
Les corsages sont égalementfroncés, plis- on semblait roulojr
sés et très garnis. Les manches ont encore renoncer au com—
subi des modifications : les coutures sur mencernent de l’au
l’épaule sont complùtement dissimulées tomne s’est modifié
la manche est posée sous les garnitures et est générale-
qui ornent le décolleté rond, lequel décol ment préféré au
leté s’ouvre sur une guimpette de guipure jaquettes très ajtts
en dentel te ; les manches sont extrêmement tées et à longues
courtes, souvent simplement composées de basques, extrême-

MOI)ÈLE JFT7’JIJ’J?t(

me n t cli i•. et é I é
- de la manche : le reste est en mousseline
gantes, mais qui ne de soie cerclée dans le bas de petits biais
conviennent qu’aux de velours tc)rmant haut poignet, second
toutes jeunes fem— petit poignet de guipclre. Une autre jolie
mes très grandes et toilette d’ « aluernoon » est en velours
minces. L’étole et chiffon gris, jupe à trois rangs de fronces
surtout l’écharpe en près de la taille se terminant en bas par
fourrure complète deux volants outrlés d’une étroilc bande de
le cOStLlflle. L’é zibeline, corsage boléro à plis; petit décol
charpe en chinchilla leté rond garni de zibeline s’ouvrant sur
et dentelle blanche
est particulièrement
une gitimpette d’alençon doublée de rose
écharpe de zibeline et alençon : grand cha
I
élégante. peau de muusseline de soie rose, délicieu
Une des fureurs sentent froncée et chiffonnée, bordé de
dut moment est le zibeline avec touffe de plumes roses dégra
mélange de ve dées marron.
lours et muusse— Une indiscrétion inc permet de faire
une de soie la très savoir à mes lectrices que la trèsjolie robe
jolie robe que por en alencon et incrustations de velours
Photo Bciijuc
tera Mmc de V... mauve brodé et perlé, qu’elles ont certai
[N ‘Il.\JEA[ l)’.\LP.l l()\Sl’S
à sa réception dut ment admirée sur la photographie de la
jotir de l’an est en comtesse de Gerson, sort de la maison
trois pljs retombant les uns sur les autres relouirsbleut saphir ; juIp coupée par trois Maruaine Lacroix. Le chapeau
- signé
,

01_1 Wiin volant très court d’où s’échappe buuillonnés de niouissefine de soie de mètne Xlphonsine, est un bijou, comme cette véri—
lJflC loni.ue manche de guipure ou dentelle nuance ; corsage bleu froncé en velours table artiste sait seule les créer et les

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