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Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique 

Université Virtuelle de Tunis 
 
 

Mesures et Instrumentations
Mesure de la Température

Amor Gharsalli

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Mesure de la Température
I. GENERALITES

1- NOTION DE TEMPERATURE
La température est une grandeur physique qui caractérise la sensation de chaleur ou de
froid laissée par le contact d’un corps. Si la sensation de chaud augmente on dit que la
température s’élève et inversement. Cette définition simple de la température ne suffit pas
pour sa mesure, mais on remarque que la variation de température d’un corps s’accompagne
presque toujours par la variation de la valeur d’une grandeur physique caractérisant ce
corps à savoir :

) L’augmentation de la température d’un gaz maintenu à volume constant se traduit


par une augmentation de la pression.
) La variation de la température d’un liquide ou d’un métal sous la pression
atmosphérique par exemple est accompagnée par une variation de volume.
) La variation de la température d’un métal est accompagnée par une variation de sa
résistance électrique.

Ainsi la température pourra donc se repérer par la


mesure d’un volume, d’une longueur, d’une pression,
d’une résistance, dune luminance ou d’une fém.

Les critères de choix d’un phénomène thermométrique sont les suivants :

1/ Il faut que la grandeur considérée ne puisse varier sans que la température varie.
2/ A une valeur Y de cette grandeur ne doit correspondre qu’une valeur et q’une
seule de la température (relation univoque).
3/ Il faut que le phénomène soit fidèle (n mesures à même température doivent
donner des résultats identiques).
4/ Il faut que le phénomène soit sensible.

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2- UNITES ET CONVERSION

2-1 Echelle Celsius

Cette échelle se caractérise par deux points fixes :


- le point zéro ( 0 °C ) de l’échelle Celsius qui est la température de la glace
fondante (ou température de fusion de la glace ).
- le point d’ébullition de l’eau sous la pression atmosphérique ( 1atm ), et qui
correspond à la température de 100 °C.
L’unité de la température dans cette échelle est le degré Celsius noté par °C.

Le degré Celsius est la variation de température qui produit la 1/100 partie de


l’accroissement de pression que subit la masse d’un gaz parfait quand, à volume constant, la
température passe du point 0 (glace fondante) au point 100 (ébullition de l’eau) ces deux
points étant déterminés sous la pression atmosphérique normale.

0 100 t (°C)

p0 p100 p(pa)

2-2 Echelle thermodynamique ou absolue


L’étude des gaz à des pressions relativement basses a permis d’exprimer la pression (P)
et le volume (V) du gaz par les relations suivantes :

à V = cte ;
P = Po( 1 + β.t ) (1)

à P = cte ; V = Vo( 1 + α .t ) (2)

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avec α = β = 1/273,15 °C-1 et t exprimée en °C

si l’on considère une température égale à –273.15°C la relation (1) lui fait
correspondre une pression nulle. On ne peut imaginer atteindre une température plus basse car
l’on obtiendrait des pressions négatives.
Lord Kelvin avait transformé les deux équations précédentes pour devenir :
P = Po. β.T et V = Vo. α .T
Avec
T = t + 1/α = t + 1/β = t + 273,15

T (K) = 273,15 + t( °C)

Cette température notée T est appelée température absolue et elle est exprimée en Kelvin (K)

Points fixes

Echelle Kelvin Echelle Celcius


Température de fusion 273 ,15 K 0 °C
de la glace
Température d’ébullition 373,15 K 100°C
de l’eau à 1atm

- 273,15 °C 0 °C 100 °C Celsius

0K 273,15 K 373,15 K Kelvin

Fig.1 : Comparaison des échelles de température Celsius et Kelvin

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2-3 Echelle Fahrenheit

Elle est utilisée dans les pays anglo-saxons et se caractérise par les deux points fixes:
- température de fusion de glace : 32°F
- température d’ébullition de l’eau ( 1,013 bars ) : 212 °F

Les températures Fahrenheit et Celsius sont liées entre elles par la relation suivante qui
permet en même temps de faire la conversion d’une température à l’autre :

t (°F) = 1,8 t(°C) + 32

Exemple d’application :

0°C = 32 °F
100°C = 212 °F
0°F = - 17,78 °C
100°F = 37,38 °C

le point commun est : - 40°C = - 40 °F

2-4 conversion
Tableau II.1 : conversion entre différentes échelles de température

°C K °F

°C 1 T(K) = t(°C) + 273,15 t(°F) =1,8 t(°C) + 32

K t(°C) = T(K) - 273,15 1 t(°F) =1,8[T(K) - 273,15 ]+ 32

t°C) =
°F T(K) = [ t(°F) – 32 ]/1,8 +273,15 1
[ T(°F) – 32 ]/1,8

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II. LES INSTRUMENTS DE MESURE
1. Introduction
Les diverses méthodes de mesure de température découlent des phénomènes physiques
sensibles à celle-ci. A savoir :
# La variation de la température d’un métal s’accompagne d’une variation de sa
luminance, de sa longueur, de sa résistance électrique ou de sa force électromotrice,
# La variation de la température d’un liquide s’accompagne d’une variation de son
volume,
# La variation de la température d’un gaz, à volume constant, s’accompagne d’une
variation de sa pression

Les instruments de mesure de température peuvent être classés en trois catégories :

c Les thermomètres à dilatation ;


d Les thermomètres électriques ;
e Les pyromètres.

2. Thermomètres à dilatation
Ils reposent sur le phénomène de dilatation des corps lorsque la température augmente.
La dilatation étant réversible, elle fournit un mode pratique de repérage des températures. Ce
phénomène se trouve de façon analogue, mais avec une ampleur différente pour les liquides,
les gaz et les solides. D’où les trois types de thermomètres à dilatation.

2.1 Thermomètre à dilatation de liquide


1. loi de variation
La variation du volume d’un liquide en fonction de la température est généralement donnée
par la relation suivante :

V = Vo( 1 + α .t )
à P = cte ;
avec
V : volume du liquide à t °C
V0 : volume du liquide à 0 °C
α : Coefficient de dilatation du liquide en °C-1

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2. Description

Il est constitué d’un réservoir rempli d’un liquide appelé liquide thermométrique,
surmonté d’un canal capillaire de section faible et régulière (diamètre de l’ordre de 0,2 mm )
se terminant par une ampoule de sécurité ( utile lors d’un dépassement de la température
admissible ). L’ensemble réservoir et capillaire son réalisés en verre ou silice, la nature du
matériau dépend de la température à mesurer.
Sous l’effet des variations de température le liquide se dilate et monte dans le tube
capillaire. Son niveau est repéré à l’aide d’une échelle gravée sur l’enveloppe. Ces
thermomètres sont généralement remplis de mercure ou d’alcool, Cependant le mercure
actuellement commence à être interdit pour ses risques d’agression sur l’environnement en
cas de rejet..
L’espace libre au-dessus du liquide peut être vide. Toutefois, pour empêcher la colonne
de liquide de se fractionner facilement et aussi pour permettre de mesurer les hautes
températures, l’espace libre est rempli d’un gaz inerte (azote ou argon) mis sous pression
fonction de la température à mesurer.
Les thermomètres à mercure sont utilisables pour des rangées de température allant de -
39°C (point de solidification du mercure) à + 350°C. Pour des températures plus élevées
jusqu’à environ + 600°C, le tube capillaire au-dessus du mercure doit être rempli d’azote sous
une pression de 20 bars.
Si pour la fabrication du thermomètre, on utilise une enveloppe en quartz, au lieu d’une
enveloppe en verre, on peut alors utiliser le thermomètre jusqu’à des températures de +750°C.
Tableau II.2 : quelques liquides thermométriques

Liquide Domaine α (°C-1 )


d’utilisation (°C)
Pentane -200 à 20 *
Alcool éthylique -110 à 100 1,17
Toluène -90 à 100 1,03
Créosote - Alcool éthylique -10 à 200 *
Mercure -38 à 650 0,182
Mercure – Thallium -58 à 650 *
Mercure – Gallium 0 à 1000 *

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figure II.1 : Thermomètre à dilatation de liquide

2.2 Thermomètre à dilatation de gaz


1. principe
L’équation d’un gaz parfait est : PV = nRT
n : Nombre de mole
R = 8,3144 J . mol-1 K-1 : Constante des gaz p arfaits
T : Température absolue en K
P : Pression en Pa

Cette équation peut s’écrire sous l forme : P = n.R.T / V

On voit qu’ à volume V constant, la pression du gaz est proportionnelle à la température


absolue et une augmentation de la température provoque une augmentation de la pression.

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2. Description

Un thermomètre à gaz est composée d’une sonde dite bulbe en alliage de cuivre ou en
acier inoxydable, formant une enveloppe dans laquelle est enfermé le gaz thermométrique à
haute pression. Cette sonde est reliée par un tube capillaire de faible section à un tube de
Bourdon, appelé spirale de mesure.
Sous l’effet de la température du milieu dans lequel la sonde est placée, la pression du
gaz varie et la spire se déforme entraînant le déplacement de l’aiguille sur le cadran portant
des graduations thermométriques. Les gaz les plus employés sont l’hélium, l’hydrogène,
l’azote, le gaz carbonique. L’étendue de mesure et de –40 à 400°C ; parmi les échelles
disponibles industriellement on trouve :

Etendue d’échelle °C
-40 à 40 0 à 120 0 à 250
0 à 60 0 à 160 0 à 300
0 à 100 0 à 200 0 à 400

Ces instruments peuvent être menus d’un contact électrique pour réguler par exemple un
four ou un autoclave ou signaler une alarme ou un défaut de fonctionnement. Ces contacts
ferment ou ouvre des circuits électriques de puissance ou d’alarme en fonction de la position
de l’aiguille par rapport à un index de contact réglé sur un point de consigne choisi sur le
cadran.

figure II.2 : Thermomètre à dilatation de gaz

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2.3 Thermomètre à dilatation de solide
1. principe
Dans ce type d’appareil, on utilise la dilatation linéaire d’une barre solide (ou un tige
métallique) qui est régit par la loi suivante :

L = Lo ( 1 + λ t )

L : longueur de la tige à t °C
Lo : longueur de la tige à 0 °C
t : température en °C
λ : Coefficient de dilatation linéaire du métal

λ = 9 10-6 °C-1 pour le platine

λ = 30 10-6 °C-1 pour le zinc

La mesure ou la détection de la variation de longueur (L-L0) nous permet de déterminer


la température de la tige métallique qui est supposée égale à la température du milieu
environnant.

2. La bilame
Une bilame thermique est constituée de deux bandes d’alliages dont les coefficients de
dilatation sont très différents, soudées sur toute leur surface et l’une des extrémités est fixe.
Sous l’effet de la variation de la température, les dilatations différentes des deux bandes
provoquent un déplacement de l’extrémité libre qui à son tour fait bouger une aiguille
indicatrice de la température.

Figure II.3 : Bilame thermique

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3. Le pyromètre linéaire

La sonde est formée d’une gaine de silice dans laquelle est placé un barreau métallique
dilatable. Une tige transmet la dilatation du barreau à un système amplificateur permettant la
lecture de la température.

Figure II.4 : pyromètre linéaire

3. Thermomètres électriques

Un thermomètre électrique est un système permettant de repérer et d’indiquer la


température. Il est constitué d’un capteur électronique (élément sensible) et d’un circuit
électronique permettant de mesurer la caractéristique variable avec la température.

3.1 Thermomètres à résistance :

1. principe
La résistance électrique d’un conducteur métallique croit avec la température. Cette
variation est parfaitement réversible. On peut donc établir une relation R = f (t) entre la
résistance R et la température t, et repérer ainsi t par des mesures de R on constitue pour
cela des sondes appelées thermosondes à résistance, ou sondes à résistance. Elles sont
incluses dans un ensemble de mesure, et éventuellement de régulation, qui constitue un
thermomètre à résistance

2 3
R = Ro ( 1 + a.t + b.t + c.t )

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t : la température en °C
Ro : la résistance à 0 °C (en Ω)
R : la résistance à t °C (en Ω)
a, b et c : des coefficients positifs spécifiques au métal.
2. Chaîne de mesure

c Sonde Pt 100

d câble de liaison
e Instrument de
mesure

Figure II.5 : Chaîne de mesure

a) sonde
Les métaux les plus utilisés pour la fabrication des sondes à résistance sont : le cuivre,
le nickel, le platine et l’indium, le choix du type de métal dépend du milieu et du domaine de
température où il sera utilisé et des qualités particulières recherchées. Le métal est choisi
selon la sensibilité la fidélité et la linéarité.
Sensibilité : toute variation de température entraîne une variation aussi grande que
possible de résistance. (dR/dT soit le plus grand possible).
Fidélité : pour qu’un thermomètre à résistance soit fidèle dans un domaine d’application
étendu, il faut que le métal qui constitue l’élément sensible soit exempt de
défauts.
Linéarité : pour faciliter les calculs des tables d’étalonnage par interpolation et le tracé
des graduations des appareils à lecture directe, l’équation R = f(T) qui relie
résistance te température doit être la plus simple possible, c’est à dire la plus
proche possible de l’équation d’une droite.
) Le platine peut être obtenu avec une très grande pureté, ce qui permet de fixer avec bonne
précision ses propriétés électriques ; son inertie chimique et l’absence de modifications
cristallines assurent la stabilité de ses caractéristiques électriques. Les sondes de platine
sont utilisées de -250 à 1100 °C, lorsque leur enveloppe de protection le permet.

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) L’intérêt du nickel réside dans sa grande sensibilité thermique, par contre sa réactivité
chimique, risque d’oxydation en particulier, peut affecter sa stabilité et limite en général
son utilisation à des températures inférieure à 180 °C .
) Le cuivre présente une très grande linéarité de variations thermiques de résistance. La
réactivité chimique limite son utilisation à 150 °C.

Tableau II.3 : Les métaux les plus utilisés pour la fabrication des sondes à résistance

Métal Résistivité à 0 Point Domaine R100/R0 Désignation


°C (ρ=R.S/l) de d’utilisation
fusion
(µΩcm) °C °C

Cuivre 1,56 1083 - 190 à 150 1,427


Nickel 6,38 1453 - 60 à 180 1,672 Ni1000
Platine 9,81 1769 - 250 à 1100 1,392 Pt100,
Pt1000
Indium 9 153 - 269 à 27

Pour le platine on distingue trois types de thermomètre à résistance :

# Les thermomètres de référence ou étalons primaires ;


# Les thermomètres ou capteurs industriels ;
# Les capteurs de grande série.

Un thermomètre de référence devra présenter les qualités essentielles d’un étalon,


qui sont la fidélité et la précision absolue sur un large domaine de température. Ce type de
thermomètre est uniquement à la portée des laboratoires des grandes institutions nationale ou
internationales pour servir comme référence de contrôle des autres types de thermomètres.
C’est aux travaux de la septième conférence générale des poids et mesures qu’une Echelle
Internationale Pratique de Température (E.I.P.T.) à été crée. Le thermomètre à résistance de
platine est alors choisi pour repérer la température et déterminer la formule reliant la
résistance électrique R à la température T. quatre points fixes de références sont utilisées : les
points d’ébullition de l’oxygène (-183°C), de l’eau (100°C), du soufre (444,6°C) ainsi que la

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congélation de l’eau (0 °C). En 1968 L’E.I.P.T. a été redéfinie et la grandeur mesurée devient
la résistance réduite R(T68)/R(273.15 K). le critère de pureté du platine est que

R 100 ≥ 1,3925
R0

Un certains nombre de conseils sur la construction des sondes de référence sont


donnés dans les comptes rendus de la 13ième Conférence Générale des Poids et Mesures. Le
premier de ces conseils est ainsi énoncé : un thermomètre à résistance de platine doit être
conçu et construit de façon que l’élément résistant à quatre bornes soit aussi dépourvu que
possible de contraintes et le demeure pendant son utilisation.

Les thermomètres à résistance de platine étalons secondaires sont des


thermomètres étalonnés par rapport aux thermomètres de référence par des laboratoires ou des
industriels spécialistes et vont servir pour le contrôle des thermomètres à résistance de platine
industriels.

Les thermomètres à résistance de platine industriels sont utilisés pour le contrôle des
procédés industriels. Les limites d’utilisations dépendent de la fonction contrôle. Selon le cas
on recherche un capteur :
- utilisable dans un domaine plus ou moins étendu,
- résistant à la pression et aux vibrations
- interchangeable,
- étanche,
- de temps de réponse rapide.

Le terme capteurs de grande série ne signifie rien en soi. Il indique seulement que les
séries fabriquées sont plus importantes que pour les autres catégories et exprime par là un
besoin économique. Ce type de capteur est apparu récemment dans les systèmes de grande
diffusion (chauffage, climatisation et électroménager). Le besoin de contrôler la température
étant principalement lié à celui d’économiser l’énergie.

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b) Connexion

La valeur de la résistance mesurée peut être altérée par le câble de transmission (résistance de
la ligne) :
b-1/ montage à 2 fils

R1 R2
Rt
r1 A
Vs C E
Vs

r2
R3

Figure II.6 : Montage à 2 fils D

Si Vs = 0
On aura :
R1 . R3 =R2 . ( Rt+r1 +r2 )
Donc si R1 = R2 et r1 = r2 =r
R3 = Rt + r1 +r2 = Rt + 2*r
Rt = R3 - 2*r
Donc
la résistance mesurée ( R3) > résistance de la sonde (Rt )
Ce montage offre l’avantage de la simplicité, mais il introduit une erreur sur la valeur de la
résistance mesurée qui est la somme (Rt + r1 +r2 ), il est donc déconseillé si la distance entre
la thrermosonde et l’appareil de mesure est importante.

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b-2/ montage à 3 fils

R1 R2
Rt A
r1 Vs C
Vs E

r2
R3
r3 D

figure II.7 : Montage à 3 fils

Si Vs = 0
On aura :
R1 . (R3 + r2 ) =R2 . ( Rt+r1 )

Donc si R1 = Rr2 et r1 = r2 = r
R3 + r = Rt + r Rt = R3
donc la valeur de résistance mesurée est égale à la valeur de résistance variable.
Ainsi ce montage permet la mesure à distance, sans introduire d’erreur importante.

c) Récepteur ou transmetteur
Il permet de mesurer la résistance de l’élément sensible d’une sonde à résistance et d’en
déduire la valeur de la température, le transmetteur peut être logé dans un boîtier situé à
proximité du capteur de température, ou dans la tête de raccordement du capteur.

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3. Technologie des sondes (cas des sondes à platine)

Il y a deux technologies de sondes : les sondes bobinées et les sondes à couches de platine.

a/ Sondes bobinées
Les sondes bobinées sont réalisées avec un fil de platine de diamètre 25 µm . Pour obtenir la
valeur 100 Ω à 0°C, il faut alors un fil de 50 cm de longueur, ce qui impose de l’enrouler sur
lui même afin de réaliser une sonde de faibles dimensions. On distingue plusieurs catégories
de sondes bobinées.
a-1/ Sondes bobinées à enrobage de verre
Elles sont constituées d’un double bobinage sur un mandrin de verre, recouvert par un
manchon de verre scellé à chaud sous vide. Le filament est alors maintenu solidairement au
verre, ce qui confère à la sonde une bonne robustesse. Les températures limites d’emploi
sont –180°C et 500°C.

a-2/ Sondes à hélices à enrobage de céramique


Elles sont constituées d’une hélice de platine, de 250 µm de diamètre environ. Logée
dans les passages d’un corps bifilaire en céramique et maintenue par des billes. Ces billes
peuvent être scellées entre elles et au corps en céramiques, ou non. Elles sont utilisées pour la
réalisation des sondes industrielles. Selon les constructeurs, la température d’emploi est
de –180°C à + 800°C, voire +1000°C.

a-3/ Sondes à enrobage de plastique


le filament bobiné sur un mandrin en hélice est alors protégé par un corps en matière
plastique. Leur température supérieure d’emploi est limitée par les possibilités de l’enrobage
plastique.
b/ les sondes à couches de platine
On distingue deux technologies :
- les couches épaisses, déposées par sérigraphie par l'intermédiaire d’une peinture cuite
à haute température; leur épaisseur est de 20 µm ;
- les couches minces, déposées par évaporation ou par pulvérisation cathodiques; elles
ont une épaisseur d’environ 1 µm.
Ces sondes couvrent le domaine 150 à 550 °C.

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4. Interchangeabilité

L’interchangeabilité est donnée par une norme qui définit principalement :


- R0 à 0 °C = 100 Ω
- R100 /R0 = 1.385
- La relation mathématique résistance –température dans le domaine de température de
la sonde
- La tolérance, en Ω et en degrés, par rapport à cette relation.

3.2. Thermomètres à thermistance

Une thermistance est un agglomérat d’oxydes métalliques frittés, c’est à dire rendu
compacts par haute pression exercée à température élevée.
La résistance électrique d’une thermistance est très sensible à l’action de la température.
La loi de variation est de la forme :

R = R0 * exp[ B * (1 / T − 1 / T0 )]

T : Température absolue
To : Température de référence 298 K
B : Indice de sensibilité thermique propre au matériau de la thermistance en K
Ro : Résistance à la température de référence
Ainsi, la mesure de la résistance R permet de déterminer la température T.

Exemples de composition d’une thermistance :


Fe2 O3 : Oxyde ferrique
Mg Al2O3 : Aluminate de magnésium
Zn2 TiO4 : Titane de zinc

3.3. Couples thermoélectriques ou thermocouples

Un thermocouple est constitué de deux conducteurs A et B soudés à leurs extrémités


formant ainsi une jonction dite soudure chaude. Cette dernière constitue l’élément sensible du
thermocouple.

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A Câble de liaison

T z Tr mV
Soudure chaude

B tête de canne

Figure II.8 : Schéma d’un thermocouple ( Couple thermoélectrique)

Entre les deux autres extrémités des deux conducteurs, s’établit une différence de
potentiel ( V ) qui ne dépend que de :

- la nature des conducteurs,


- la température de la jonction de mesure ou Soudure chaude (T),
- la température de la jonction de référence ou Soudure froide (Tr),

Les forces électromotrices (f.é.m. ou V) fournies par les thermocouples normalisés sont
données sous formes de polynômes ou de tables de correspondances par la norme NF C 42-
324 (1993).
Ainsi la connaissance de la f. é .m. (V) aux bornes du thermocouple permet de
déterminer alors la température à mesurer.
L’ensemble des couples thermoélectriques aujourd’hui couramment utilisés permet de
couvrir un large domaine de température allant de –250 °C à plus de 2000 °C. Parmi les
différentes paires de matériau utilisées, on peut distinguer deux grandes familles :
- les thermocouples en métal précieux à base de platine, les plus stables mais aussi les
plus chers et les moins sensibles ;
- les thermocouples en métaux communs, les moins stables mais aussi les moins chers
et les plus sensibles.

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Un type de thermocouple est généralement désigné par une lettre. Le tableau 4 donne les
caractéristiques essentielles des thermocouples les plus utilisés. Le tableau 5 rappelle
sommairement le domaine d’utilisation des principaux couples thermoélectriques.
Des couleurs conventionnelles sont utilisées pour identifier le couple ou le câble, le
conducteur positif et le conducteur négatif. Ainsi la norme NF C 42-324 définit les codes de
couleur indiqués sur le tableau 6. D’autres normes définissent certaines caractéristiques
techniques ou géométriques des couples, gaines protectrices ou des isolants ainsi que certains
essais pour vérifier ces caractéristiques.

Tableau 4 : Désignation des couples thermoélectriques usuels

Code Conducteur positif Conducteur négatif

T Cuivre Nickel-Cuivre (Constantan)

J Fer Nickel-Cuivre (Constantan)

E Nickel-Chrome (Chromel) Nickel-Cuivre (Constantan)

K Nickel- Chrome (Chromel) Nickel- Aluminium (Alumel)

S Platine - 10 % Rhodium Platine

R Platine- 13 % Rhodium Platine

B Platine- 30 % Rhodium Platine- 6 % Rhodium

N Nickel- Chrome -Silicium Nickel- Silicium -Magnésium


(NicroSil) (NiSil)

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Tableau 5 : Domaine d'utilisation en température des couples


thermoélectriques usuels

Code Sensibilité domaine


moyenne d'utilisation (°C)
(µV/°C)

T 51 -200 à 370

J 55 -40 à 800

E 78,5 -270 à 870

K 41 -270 à 1270

S 11,4 -50 à 1600

R 12,9 -50 à 1600

B 10,6 0 à 1700

N 38 -270 à 1300

Pt 0,1 Mo/Pt 0,5 Mo 13 à 36 0 à 1600

Pt/Pd 20 0 à 1500

Pt/Au 25 0 à 1000

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Tableau 6 : Code des couleurs des couples thermoélectriques usuels

Code Code de couleur

Vert (+)
K
Vert

Blanc ( _ )

S Orange (+)
Orange

Blanc ( _ )

T Marron (+)
Marron
Blanc ( _ )

Noir (+)
J Noir
Blanc ( _ )

(+) conducteur positif


(-) conducteur négatif

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4. pyromètres optiques
4.1 Principe
Tout corps à une température supérieure au zéro absolu émet un rayonnement constitué
d’un ensemble de radiations dont les longueurs d’onde appartiennent au domaine infrarouge
ou visible du spectre électromagnétique. Ce rayonnement dépend de la nature, de l’état de
surface et de la température du corps. La pyrométrie optique consiste à déterminer la
température en mesurant le rayonnement émis.

L'intérêt de la pyrométrie optique est de permettre la détermination d'une température sans


contact avec l'objet; c'est donc une méthode appropriée quand les conditions expérimentales
n'autorisent pas l'utilisation de capteurs thermométriques classiques :

• Température très élevée (>2000 C) ;


• Mesures à grande distance ;
• Environnement très agressif ;
• Pièce en mouvement ;
• Localisation des points chauds.

4.2 Lois du rayonnement thermique

Ces lois sont d’abord établies pour un corps idéal, le corps noir, le rayonnement
thermique d’un corps réel, se rapproche plus ou moins de celui du corps noir.
On définit le corps noir soit comme étant un corps qui absorbe tout le rayonnement qui
lui parvient et n’en réfléchit ou n’en transmet rien, soit comme un corps qui émet à chaque
température considérée la plus grande quantité de rayonnement thermique à toute longueur
d’onde. C’est pourquoi il est utilisé comme référence à laquelle on compare les
caractéristiques de rayonnement des autres corps.
On définit l’émittance En, c’est la puissance totale rayonnée dans un hémisphère par
unité de surface de l’émetteur.
On définit aussi l’émittance spectrale Eλ,n : c’est la densité spectrale de puissance

rayonnée dans un hémisphère, par unité de surface de l’émetteur à une longueur d’onde λ.

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1. Corps noir

La loi fondamentale de l’émission thermique est la loi de Planck :

C1
E λ , n (T ) =
C
λ5 * [exp( 2 ) − 1]
λ *T
Où :
C1 = 2 . h . C2
C2 = h.C / k
T : Température absolue ( K )

K : Constante de Boltzmann = 1,38054 10-23 W s K-1


C : Vitesse de la lumière = 2,998 108 m / s
h : Constante de Planck = 6,6256 10-34 W s2
λ : Longueur d’onde

La figure présentée ci-après représente l’évolution de l’émittance spectrale en fonction


de la longueur d’onde pour diverses températures. On remarque l’augmentation rapide de
l’émittance avec la température, le déplacement du spectre de l’infrarouge vers le visible (de
0,4 µm à 0,8 µm ) au fur et à mesure que la température augmente.

Figure II.9 : l'évolution de l'émittance spectrale en fonction de la longueur


d'onde pour diverses températures

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2. Corps réel

La formule de l’émission thermique devient :


Eλ( T ) = ε (λ,T) . Eλ,n ( T )

Eλ ( T ) : Emittance spectrale du corps réel

Eλ,n ( T ) : Emittance spectrale du corps noir

ε (λ,T) : Emissivité à la longueur d’onde λ et à la température T du matériau constituant


le corps. ε varie entre 0,1 et 1.

4.3 Principes généraux des pyromètres optiques

Suivant qu'on utilise les grandeurs spectrales à une longueur d'onde déterminée ou les
grandeurs intégrales sur l'ensemble du spectre visible et infrarouge, les résultats obtenus n'ont
pas la même signification physique.

On doit distinguer :

• Les pyromètres monochromatiques,


• Les pyromètres bichromatiques,
• Les pyromètres mesureurs d'énergie.

Un dispositif optique forme l'image de la source S sur la surface S' du récepteur avec
juxtaposition d'une source de référence dans les appareils de zéro.

5. Critères de choix d’un capteur


Le type de mesure définira le type du capteur. Le choix du capteur adéquat dépend de
différents critères :
• l’application
• l'étendue de mesure
• la précision
• la fidélité
• le temps de réponse
• prix
• durée de vie (la robustesse).
• sa forme

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Selon l’application on distingue les instruments de mesure avec contact et ceux sans
contact. Pour de nombreuses applications, les méthodes de mesures traditionnelles avec
contact engendrent des valeurs de température erronées. Depuis plus de 15 ans, pour de telles
applications, les mesures de température sans contact ont fait leurs preuves.

Et comme applications de ces derniers on cite :


1) Mesures sur des éléments en mouvement, par exemple, bandes de papier sur rouleaux,
feuilles plastifiées, ...
2) Mesures sur des éléments qu'on ne peut toucher, par exemple, éléments conducteurs,
laqués ou surfaces stratifiées.
3) Mesures de température sur de petites pièces de faible masse et capacité thermique,
par exemple, composants électroniques.
4) Mesures réalisées sur de mauvais conducteurs, par exemple, matériaux isolants.

Le tableau suivant résume les différents types de capteurs de température, leurs avantages et
inconvénients et leurs domaines d’utilisation.

Tableau II.5 : Avantages, inconvénients et domaines d’utilisation des différents types de

capteurs de température.
Instrument de avantages Inconvénients Domaines
mesure d’utilisation
Thermomètre à - simplicité d’emploi - fragilité Mercure :
Dilatation de - prix modeste - temps de réponse
liquide - grande sensibilité assez élevé - 39 °C à 600 °C
- faible étendue de
mesure
Thermomètre à * Les bilames * Les bilames * Les bilames
Dilatation de - échelle linéaire - Sensibilité à la -50 °C à 200 °C
solide - peu coûteux surchauffe *Les thermomètres à
- robustes *Les thermomètres à tige

*Les thermomètres à tige tige 0 °C à 900 °C


- échelle linéaire - fragilité
- assez cher

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Instrument de avantages Inconvénients Domaines
mesure d’utilisation
Thermomètre à - appareillage simple - dimension extérieure - 100 à 650 °C
Dilatation de - robuste du tube élevée ( Ø 15 )
gaz - peu coûteux
- échelle linéaire
- temps de réponse
intéressant
Thermomètre - faible encombrement - prix assez élevé - platine -200 à 100 °C
Electrique à Ø < 2 mm - échelle non linéaire - cuivre -130 à 180 °C
résistance - gamme de température - dimensions - nickel -130 à 250 °C
importante importantes
Thermomètre - encombrement très - échelle non linéaire - 120 °C à 500 °C
Electrique à réduit
thermistance
Les couples - gamme de température - échelle non linéaire Cuivre – Constantin :
thermoélectriques très importante (nécessitant un - 200 °C à 300 °C
- mesure ponctuelle étalonnage en plusieurs fer – Constantin :
points) 200 °C à 700 °C
- instabilité au delà nickel chrome- nickel
1500 K allié : 300°C à 1100°C
platine rhodié- platine :
1000 °C à 1500 °C
Les pyromètres - accession aux hautes - étalonnage délicat 500 °C à 2000°C
températures (dépend du milieu
- durée de vie illimitée visé )
- grande souplesse
d’utilisation
- mesure sans contact
- temps de réponse très
faible

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6. Précautions d’emploi
6.1 Thermomètres à dilatation
Pour que la mesure de la température soit correcte, il faut que la colonne de liquide
thermométrique soit complètement immergée dans l’enceinte dont on mesure la
température.(voir Fig.10)

Figure II.10 : mesure de température


En effet, si une partie de la colonne n’est pas immergée dans l’enceinte, elle sera en
contact avec la température ambiante, et par conséquent sa dilatation sera différente de celle
de la partie immergée.
6.2 Thermomètres à résistance
Les thermomètres à résistance sont solides et stables, mais il faut prendre certaines
précautions pour s’assurer qu’elles ne sont pas soumises à des vibrations ou à des chocs
mécaniques
6.3 Thermocouples
Lorsqu’un thermocouple est soumis à de hautes températures au delà de son domaine
d’utilisation, il peut être le siège de modification physico-chimique qui peut induire
éventuellement à des erreurs de mesure de température ou même sa détérioration. De plus, il
faut éviter les contraintes mécaniques lors de son utilisation.

Bibliographie et media-graphie
1. http://btscira.perso.sfr.fr/
2. Techniques de l’Ingénieur, traité Mesures et Contrôle (R 2 570,R2550,R2610)
3. Documents technologiques I T E C A SOCADEI Web site : www.iteca-socadei.com
4. Documentation Auxitrol
5. Documentation Foxboro

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