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Solal de Albert Cohen

Le lundi 26 août 2002 par catherinem

Solal est un beau roman d’amour, un beau roman d’aventure. De


voyages en voyages, de réussites sociales magnifiques en
déchéances terribles, d’histoires sentimentales en ruptures, Solal
mène sa barque dans la terrible aventure de la vie jusqu’à sa fin
tragique.

Mais Solal est aussi et surtout la démonstration de l’attachement à des valeurs, une
culture et une religion. C’est le déchirement d’un être follement amoureux d’une femme
qui n’a pas les mêmes croyances que lui. Et c’est la désespérance progressive de cet être
qui n’arrivera jamais à concilier les deux.

Le début du livre annonce une histoire relativement légère, parsemée de visages


loufoques, puis la confrontation entre judaïsme et catholicisme devient de plus en plus
présente, et on découvre un livre très profond, très prenant.

Proust, Un amour de Swann


Résumé

Swann n’a tout d’abord que peu d’attrait pour Odette de Crécy, cette demi-
mondaine rencontrée un jour au théâtre et régulièrement retrouvée dans le
salon de Mme Verdurin où la sottise se joint au snobisme. Tandis que l’on
y joue la sonate, Swann sent cependant poindre en lui l’ébauche d’un
sentiment amoureux. Mais il faut attendre un soir où Swann recherche en
vain Odette dans tous les restaurants et bars de la capitale pour que se
cristallise ce qui n’était encore qu’ébauché. L’angoisse de la perte a
secrété l’amour et continuera de la nourrir, distillant la jalousie comme un
poison.

Swann sera l’amant d’Odette mais, à partir de ce moment, elle se


détachera de lui, prendra un autre amant et deviendra inaccessible. Swann
souffrira longtemps puis, tout comme il est né, son amour s’éteindra
brusquement comme cesse une maladie. Cyniquement, Swann conclut :
" Dire que j’ai gâché des années de ma vie, que j’ai voulu mourir, que j’ai
eu mon plus grand amour, pour une femme qui ne me plaisait pas, qui
n’était pas mon genre ! "Swann est un des amis du narrateur, qu’il a
connu, enfant. Il en a entendu parler comme d’un amateur de femmes qui
aurait eu une seule grande passion. Cet amour préfigure, par la
ressemblance entre la personnalité de Swann et celle du narrateur, les
amours tourmentées que ce dernier décrira dans la suite de l’œuvre.