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I- Introduction :

Dans le domaine du soin, en particulier en milieu hospitalier, la qualité doit faire l'objet
d'une confrontation avec des termes proches qui permettra de déboucher sur une
définition de la qualité hospitalière. Ce concept et toujours associé à des notions, comme
celles de l'évaluation, l'accréditation, l'audit, les normes ou les référentiels, le plan
d'amélioration de la qualité, l'efficacité ou l'efficience.
Dans ce contexte, la biologie médicale occupe une place de plus en plus importante et
indispensable dans le système de soins. En effet, le nombre de demandes d’examens
médicaux augmente de façon considérable en quantité et en diversité, et de par son
positionnement de service prestataire au sein de l’hôpital, le laboratoire de biologie
médicale constitue un maillon important dans le processus de prise en charge des
patients, dans la mesure où il oriente le praticien vers la pose d’un diagnostic ou d’un
pronostic des maladies et au suivi des thérapeutiques. Selon des études réalisées en
Allemagne, les résultats des examens de laboratoire contribuent à l’établissement du
diagnostic dans les deux tiers des cas. Et aux Etats-Unis, cette proportion s’élève à
hauteur d’environ 80 %.
Cependant, La fiabilité des résultats de laboratoire ne dépend pas uniquement d’une
technique d’analyse réalisée dans les règles de l’art, une préparation adéquate doit
précéder la phase analytique. Cette étape est appelée la phase pré-analytique.
Ce processus pré-analytique recouvre l'ensemble des étapes depuis la prescription de
l'analyse jusqu'à la présentation de l'échantillon sur l'analyseur. Sa qualité, dont les acteurs
échappent à « l'autorité » du biologiste, conditionne la qualité des résultats produits. Les
progrès accomplis ces dernières années en méthodologie, instrumentation et
standardisation de la phase analytique font que l'erreur liée à la collecte de l'échantillon et
aux autres étapes de la phase pré-analytique est nettement plus importante que celle de la
méthode analytique. En effet, la phase pré-analytique représente 57 % du temps utilisé (20
% hors laboratoire et 37 % dans le laboratoire).
Les échantillons parvenant au laboratoire ont été et sont exposés à divers facteurs d’influence
affectant l’exactitude du résultat patient et donc sa qualité. La plupart des erreurs de mesure (environ
84,5 %) proviennent de la phase pré-analytique et seulement approx. 13 % de la phase analytique.
Une étude a montré que la plupart des erreurs de mesure restaient non détectées.
Les interférences inhérentes à l’échantillon constituent la cause d’erreur la plus fréquente au niveau
de la méthode de mesure. La détection de ces interférences nécessite la réalisation de tests
supplémentaires. Il est difficile d’identifier une interférence uniquement au vu du résultat.. Une étude a
montré que 32 % de tous les résultats d’échantillons au sein d’un laboratoire sont affectés par des
facteurs d’interférence. Selon cette étude, les causes et la fréquence de ces interférences plus ou
moins visibles sont les suivantes:
Hémolyse: provoquée par l’hémoglobine libérée par les globules rouges (29 %)
Ictère: provoqué par des valeurs élevées de bilirubine (63 %)
Lipémie: provoquée par une augmentation des lipides (par exemple des triglycérides) ou des
lipoprotéines(8 %).
Pour ce qui est des médecins agréés, la répartition est différente. Un total de 9 % des échantillons est
affecté par un facteur interférent: 76 % par la lipémie (par exemple par une prise de sang post-
prandiale), environ 16,5 % par une hémolyse et environ 5,5 % par un ictère. Les causes de cette
répartition peuvent être multiples, mais elles ne font pas l’objet de la présente analyse.

Pour mieux maîtriser la phase pré analytiques dans le but d’augmenter la fiabilité du résultat
d’un patient. une démarche qualité a été entamée sur la base d’une question clé: Comment
améliorer le déroulement de la phase pré-analytique de l’échantillon en cas
des interférences dans un but de santé publique ?