Vous êtes sur la page 1sur 2

Chapitre 7 : Résistance d’un conducteur ohmique

I.1. Notion de résistance


I.1.1. Expérience
Réalisons deux circuits contenant une pile de 4,5V et une lampe. Dans le premier
circuit intercalons un fil de cuivre entre la pile et la lampe ; dans le second circuit
intercalons   une   mine   de   crayon   en   graphite   de   même   diamètre   et   de   même
longueur que le fil de cuivre précédent.

Observation : Dans le premier circuit, la lampe brille davantage que dans le
second : l’intensité du courant qui circule est donc plus  élevée dans le premier
circuit ; le fil de cuivre   laisse passer le courant plus facilement que la mine de
crayon.
Interprétation :   Le   fil   de   cuivre   et   la   mine   de   crayon   étant   de   dimensions
identiques,   on   en   déduit   que   ce   sont   des   matériaux   qui   ont   des   propriétés
différentes : le cuivre conduit mieux le courant électrique que le graphite.
Conclusion :  La résistance électrique d’un matériau ou d’un dispositif traduit
sa capacité à s’opposer plus ou moins au passage du courant électrique quand il
est soumis à une tension électrique.
La résistance électrique, notée R, s’exprime en ohms, de symbole Ω.

I.1.2. Influence d’un conducteur ohmique dans un circuit.


On représente les « résistances » dont le nom exact est conducteur ohmique par le
symbole suivant : 
Expérience
Réaliser le circuit suivant et mesurons pour différentes valeurs de la résistance R l’intensité du
courant dans les traverse pour une tension constante de 6V.
R (Ω) 10 25 33 49 100 250
I(mA) 610 240 180 127 61 24

Plus la résistance est grande, plus l’intensité qui traverse le dipôle est faible
Conclusion : L’intensité qui traverse un dipôle ou un circuit, à tension constante,
est d’autant plus faible que la résistance électrique du dipôle ou du circuit est
grande.
I.2. Loi d’Ohm- résistance
Pourquoi est-il dangereux d'utiliser des appareils électriques dans une salle de bain ?
Réponse : l'humidité de la salle de bains diminue la résistance électrique du corps humain ; celui-ci
peut alors être plus facilement parcouru par un courant.

I.2.1. Expérience
Soit in circuit comprenant une résistance R et un générateur de tension réglable. 
Mesurons  l’intensité I du courant   qui  traverse le  dipôle et  la  tension  U  à  ses
bornes.
Résultat :
I ( mA) 0 25 61 95 119 150 180
U (V) 0 1 2 3 4 5 6

I.2.2. Caractéristique d’un dipôle


Traçons le graphique représentant la variation de la   tension U, aux bornes du
dipôle précédent, en fonction de l’intensité I
La courbe obtenue s'appelle la caractéristique de la résistance.
On appelle caractéristique d’un dipôle la courbe représentant la tension U à ses
bornes en fonction de l’intensité I du courant qui le traverse.
On trace une droite qui passe le plus près possible d'un grand nombre de points.
Elle passe par l’origine. Mathématiquement, cela signifie simplement que U et I
sont   des   grandeurs   proportionnelles.   Le   coefficient   directeur   de   la   droite   se
détermine en divisant l'ordonnée U d'un point par son abscisse I. Prenons, par
exemple,   les   coordonnées   du   point B   pour   calculer   ce   coefficient ;   on   trouve :
U 4
= = 33,61
I 0,119
Cette   valeur   n'est   autre   que   celle   de   la   résistance R ;   on   en   déduit   que :
U
= R ou U= R �I
I  
I.2.3. Loi d'Ohm
La loi d'Ohm s'énonce donc ainsi : la tension U aux bornes d'une résistance est
proportionnelle   à   l'intensité I   du   courant   qui   le   traverse   et   ce   coefficient   de
proportionnalité   n'est   autre   que   la   valeur R   de   la   résistance :   U = R × I   où   la
tension U est exprimée en volts (V), l'intensité I en ampères (A) et R en ohms (U).
Un   conducteur   qui   vérifie   la   loi   d’Ohm   est   un   conducteur   ohmique,   sa
caractéristique est une droite passant par l’origine du repère.
I.3. Puissance électrique dissipée par effet joule.
La puissance dissipée par effet joule par un conducteur ohmique se calcule par :
U2
P= R I ou P =
2
         
R
Démonstration : P= U I. or U= RI alors P= (RI)I= RI2.

Exercice d’application