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Souplesse et Motricité Dorsale

La souplesse en fitness est associée à la capacité du corps (et des muscles donc) à pouvoir se plier et
s’étirer sans rompre. La souplesse comprend donc d’une part la flexion (rapprochement de deux
segments du corps), l’extension (le retour de la flexion en position neutre) et l’hyper-extension (aller
au-delà de la posture neutre). On peut utiliser l’expression de ‘faisceau de motricité’, décrivant plus
précisément cette caractéristique, correspondant au terme anglais ‘range of motion’ (ROM).

Disposé d’une bonne souplesse fonctionnelle globale permet au corps de se mouvoir facilement.
C’est donc une composante essentielle de la fitness. La souplesse et la motricité de chacun dépend à
la fois de facteurs génétiques, physiques et des activités pratiqués. La danse et la gymnastique sont
notamment réputées pour accroître ces caractéristiques. La souplesse est spécifique à chaque partie
du corps : une personne disposant d’une bonne souplesse des bras pourra se révéler raide au niveau
des jambes. De la même manière, une personne disposant d’une bonne flexibilité dorsale peut être
restreint sur l’hyper-extension. Le corps formant une chaine cinétique, des raideurs ou faiblesses de
motricité sur certaines articulations affectent la colonne vertébrale et le dos de manière générale. En
particulier des hanches raides entrainent souvent des complications dorsales. A l’inverse une trop
grande motricité articulaire peut également fragiliser la stabilité musculaire. C’est pourquoi le travail
en souplesse complémente parfaitement un travail en renforcement.

Certaines maladies tels l’arthrite ou l’ostéoporose peuvent affectées cette mobilité. Il est
recommandé pour ces personnes de suivre un programme spécifique de souplesse et de mobilité en
vue de diminuer l’impact de ces effets négatifs.

1. Motricité dorsale

a) Motricité de la colonne vertébrale

Une faible motricité de la colonne vertébrale est un facteur favorisant les problèmes dorsaux même
si le plus souvent plusieurs autres facteurs y sont combinés. La mobilité de la colonne vertébrale
diminue souvent avec l’âge et la sédentarisation. N’oublions pas que le corps s’habitue aux
mauvaises postures que la vie du 21e siècle a apportées à l’homme occidental. La flexion dorsale
notamment est celle qui souffre le plus de l’avancement de l’âge. Pourtant elle ne doit pas être sous
estimer autant pour ces capacités à maintenir une bonne posture que celle de détecter une
éventuelle scoliose (‘test d’Adam’).

b) Motricité iliofémorale

Il s’agit en fait des ligaments et muscles s’enchevêtrant entre le


fémur et l’os iliatique. C’est une composante principale de la
motricité des hanches. Du fait de leur positionnement, ces muscles et
ligaments peuvent être considérer comme des ‘câbles de tension’
limitant la mobilité du pelvis. Or le pelvis contient le sacrum qui
constitue la base des 24 vertèbres de la colonne, ce qui signifie que la
posture du pelvis (du bassin en général) joue un rôle essentiel dans le
maintien de la colonne. Par exemple une trop grande raideur des muscles fléchisseurs de la hanche
comme les psoas entrainent une inclinaison antérieure du pelvis alors qu’une raideur au niveau des
ischio-jambiers conduiraient plutôt à une inclinaison postérieure du pelvis. La motricité iliofémorale
est aussi influencée par la souplesse d’autres muscles tels les adducteurs ou le muscle tenseur du
fascia lata.

2. Les tests de motricité et souplesse dorsale

a) Tests séparés pour la colonne et les hanches

- Test d’hyper extension de la colonne, test passif (en poussant sur les bras) ou actif (bras le
long du corps). Il consiste à mesurer l’élévation maximale du tronc par rapport au sol d’un
individu couché sur le ventre. Le résultat moyen est de 20cm pour le premier exercice et de
15cm pour le second. Mesure perpendiculaire à partir de la fente jugulaire.

- Test passif levée de la jambe avec le testeur qui soulève doucement la jambe du pratiquant
allongé dos au sol en veillant à ce que l’autre jambe reste tendue. Un degrès de 90 est
appréciable pour ce test (perpendiculaire au sol).

- Test actif 90/90. Cette fois ci, le testeur tient la jambe au niveau du creux du genou, le tibia
formant un angle de 90degrés avec le fémur. Le pratiquant doit de cette position tenter de
tendre sa jambe au maximum, voila pourquoi ce test est actif. Un score de 75 à 85 degrés est
normal, en dessous on pourra estimer une raideur du bas du dos et de la cuisse.

- Le Test Thomas mesure quant à lui la raideur des fléchisseurs de la hanche. Le pratiquant est
allongé sur le dos jambes tendus. Il tire vers lui une des ses jambes pour poser le quadriceps
sur le ventre. L’autre jambe reste tendue et le bas du dos doit être en contact avec le sol. Si
la cuisse de la jambe tendue décolle du sol ou si le pratiquant ne parvient pas à toucher son
ventre, ce sont des indicateurs de raideur des hanches (surtout le premier).

b) Tests combinés

- Le plus connu est le ‘sit-and-reach test’ où l’individu assis jambes tendues tente de toucher
ses orteils avec ses mains (voire d’aller au-delà) ou alors debout tente de toucher le sol en
gardant les jambes tendues. Il semble cependant que ce test ne soit pas des plus précis quant
à la mesure de la souplesse du bas du dos. En effet au moins d’être exécuté le dos
parfaitement droit, on constate que l’étirement se transmet souvent sur le haut du dos et les
épaule. Ce test reste néanmoins un bon indicateur de la motricité du bassin (observer
l’inclinaison du pelvis). L’utilisation de ce test dans une routine d’exercice est sujette à débat.
D’un point de vu clinique, si l’exercice est effectué de façon dynamique et que les ischio-
jambiers du pratiquant sont trop raides, le surplus de tension sera absorbée par la structure
vertébrale et aurait donc à long terme des effets négatifs sur la motricité dorsale. Une
position statique quant à elle aurait l’inconvénient de créer trop de pression au niveau des
disques intervertébraux. Cet effet est aggravé si le pratiquant est raide au niveau des ischio-
jambiers. Lors de l’administration de ce test, il faudra donc observer, la courbure lombaire,
l’extension des jambes et des épaules, la position des pieds et de la tête. Le résultat n’est pas
une mesure mais plutôt une observation globale de la fluidité du mouvement en prenant en
compte le feedback du participant. On pourra focaliser sur l’inclinaison du sacrum pour avoir
une appréciation de la souplesse mesurée.
- En cas de trop grande raideur, il faudra modifier le test et ne faire tendre qu’une seule jambe
au pratiquant, l’autre plié étant calé sur l’intérieur de la jambe. Ainsi la pression au niveau
des disques intervertébraux sera diminuée. Le test devra être répété avec l’autre jambe, ce
qui permet en plus d’observer une éventuelle asymétrie.