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Pièces soumises à la flexion simple Dr – Ing S.

BENDJABALLAH

CHAPITRE VI

PIECES SOUMISES A LA FEXION

1. Introduction
Les poutres sont peut-être les plus fondamentaux de tous les composants structuraux. Une variété de
formes de profilés et de types de poutres peut être utilisée selon l'importance du chargement et la portée.
Les poutres en acier peuvent souvent être dimensionnées simplement sur la base de la résistance aux
moments fléchissants (en s'assurant que le moment de résistance de calcul de la section transversale choisie
est supérieur au moment maximum appliqué) et de la rigidité, c'est-à-dire en vérifiant que la poutre ne
présente pas une flèche susceptible d'affecter les considérations de bon fonctionnement en service. Les
poutres empêchées de se déplacer latéralement sont dites "maintenues latéralement", et ne sont pas affectées
par le flambement hors du plan (déversement).
En outre, les profils fléchis selon leur axe faible ne peuvent présenter une ruine par déversement et il est
peu probable que les profils offrant des rigidités latérales et de torsion élevées (par ex. les sections creuse
rectangulaires) présentent ce mode de ruine. Les sujets proposés dans ce cours supposent un maintien latéral
approprié des poutres.

2. Vérification
Il y deux vérifications à savoir :
* à l’état limite ultime
* à l’état limite de service

2.1. Vérification à l’état limite ultime


Dans une poutre simple à travée unique, comme, la ruine survient lorsque la valeur du moment
fléchissant (Msd) dépasse le moment de résistance de la section transversale, dont la grandeur dépend de la
forme du profil, de la résistance du matériau et de la classification de la section. Dans les cas où l'effort
tranchant exercé sur la section transversale peut être considéré comme assez faible pour que l'on puisse
négliger son effet sur le moment de résistance de calcul (l'EC3 fixe une valeur d'effort tranchant de 50% de la
résistance de calcul plastique au cisaillement).

2.1.1. Résistance en flexion


Le moment de résistance de calcul (Mc.Rd) peut alors être pris égal aux valeurs suivantes :
· Pour les sections transversales de classe 1 ou 2, le moment de résistance plastique de calcul de la
section brute
Wpl. f y
Mc.Rd = Mpl.Rd = (1)
 M0

· Pour une section transversale de classe 3, le moment de résistance élastique de calcul de la section
brute
Wel f y
Mc.Rd = Mel.Rd = (2)
 M0
· Pour une section transversale de classe 4, le moment de résistance de calcul au voilement local des
parois

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Weff . f y
Mc.Rd = Mo.Rd = (3)
 M1

Si des trous de fixation sont situés dans la partie tendue au niveau de la section transversale critique, il
est exigé de vérifier que le rapport de l'aire nette à l'aire brute de la semelle n'est pas si faible qu'il se
produirait une rupture de la section nette avant plastification de la section brute. Cette vérification est la
même que celle donnée pour les éléments tendus ductiles et elle est satisfaite Lorsque A f.net /Af est inférieur à
cette limite, on peut prendre pour hypothèse une aire de semelle réduite (A f,réduite) satisfaisant la limite, c'est-à-
dire une aire de semelle réduite égale à A f.net divisée par la valeur limite. Il convient de considérer les trous de
fixation situés dans la zone tendue de l'âme de façon similaire, mais les trous situés dans la zone comprimée
(tant de l'âme que de la semelle) peuvent être négligés, sauf s'ils sont surdimensionnés ou oblongs.
Il n’est pas nécessaire de tenir compte des trous de fixation dans la partie tendue, à condition que celle-ci
satisfait la condition de ductilité.
Si la condition de ductilité n’est pas remplie, on adopte une aire réduite cela ce traduit par :

Dans la semelle tendu


f y.  M 2 f y.  M 2
* Si Af.net < 1,1.Af Alors Af.réduite = 0,9.Af.net. (4)
f u . M 0 f u . M 0

Avec Af.net : aire nette réelle de la partie tendue.


Af.réduite : aire nette réduite de calcul de la semelle tendue.

Dans la partie tendu de l’âme


f y.  M 2
* Si (Aw.net + Af.net) < 1,1.(Aw +Af) Alors Aw.réduite = Aw.net (5)
f u . M 0
Avec Aw.net :aire nette réelle de la partie tendue de l’âme
Aw.réduite : aire nette réduite de calcul de la partie tendue de l’âme

Il convient de noter ici que pour les structures continues (hyperstatiques) l'atteinte du moment de
résistance au point de moment maximum obtenu par une analyse élastique ne conduit généralement pas à
l'effondrement pour une poutre continue sur trois appuis. Au lieu de cela, la section transversale se comporte
à ce point comme une rotule plastique- à condition qu'elle possède la capacité de rotation requise - et le
schéma de répartition élastique originale des moments dans la structure se modifie au fur et à mesure que se
forment des rotules plastiques successives. La redistribution des moments permet à la structure de supporter
des charges au-delà de celle qui a provoqué la première rotule, jusqu'à ce qu'il se forme enfin un nombre
suffisant de rotules pour transformer la structure en mécanisme. Un dimensionnement plastique prend ce
comportement en compte. Dans ce cas on exige une section transversale capable de rotation tout en
transmettant le moment de résistance plastique, c'est-à-dire qu'une section de classe 1 est nécessaire.

2.1.2. Résistance au cisaillement


La flexion gouverne le dimensionnement de nombreuses poutres en acier, mais la résistance au
cisaillement peut être significative pour les poutres courtes supportant de lourdes charges concentrées. La
Figure (VI.1) montre le schéma de contrainte de cisaillement dans un profil en I en supposant un
comportement élastique. La presque totalité de l'effort tranchant est transmise par l'âme. Etant donné que la
variation de la contrainte de cisaillement dans l'âme est très faible, il est suffisamment précis pour le
dimensionnement de supposer une contrainte de cisaillement moyenne sur la totalité de la hauteur de l'âme.

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3V
 max 
2ht

 
h

Section transversale Variation de la contrainte


de cisaillement 
b
Vhb

4I

 Vhb  h
tf  max   1 
2I  4b
h

Vhb

tw 2I

Section transversale
Variation de la contrainte
de cisaillement 
Figure 1: Répartition de l'effort tranchant dans les poutres

L'acier en cisaillement se plastifie à une contrainte approximativement égale à f y / 3 . Par


conséquent, la valeur de calcul de l'effort tranchant (V Sd) au niveau de chaque section transversale est
comparée avec la résistance de calcul plastique au cisaillement, V pl.Rd ,de l'aire de cisaillement (Av).

fy
Vpl.Rd  A v (6)
3  M 0

Le tableau 3 donne les aires de cisaillement pour une gamme de types de profils.

L'équation 6 est valable pour les âmes qui sont suffisamment peu élancées pour que le voilement par
cisaillement ne soit pas possible. La résistance au voilement par cisaillement doit être vérifiée si l'élancement
de l'âme (d/tw) est supérieur à 69ε ; 63,8ou 56,1 pour les nuances d'acier S275 et S355 respectivement.

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Tableau 1: Aires de cisaillement Av pour des profils typiques

Laminés Effort tranchant 1,04 h tw * h


parallèle à l'âme tw

Effort tranchant (h - 2tf) tw


Profils en I Reconstitués parallèle à l'âme h
tw
et H

d
Effort tranchant A- (h - 2tf) tw *
parallèle aux
semelles tw

Profils en U laminés Effort tranchant 1,04 h tw * h


parallèle à l'âme tw

tw

Cornières laminées Effort tranchant ht


parallèle à l'aile d
la plus longue

Effort tranchant Ah/(b + h) ** h


Profils creux rectangulaires parallèle à la
hauteur
b

Effort tranchant Ah/(b + h) ** b


laminés d'épaisseur parallèle à la
uniforme largeur h

Profils creux circulaires et tubes d'épaisseur 0,6 A **


uniforme

Plats et barres pleines A **

*
Formule approchée. Des valeurs plus précises de Av pour les profils laminés peuvent être
déterminées au moyen des expressions suivantes:
· pour les profils en I et H : Av = A - 2btf + (tw + 2r) tf
· pour les profils en U: Av = A - 2btf + (tw + 2r) tf
Il est pratique de noter que 1,04 / Ö3 = 0,60 pour un profil en I, H ou U:
Vpl.Rd = 0,60 h tw fy / M0
**
A représente l'aire de section transversale totale
S’il y a des trous de fixation dans l’âme de la poutre il est exigé de vérifier que :

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f y   M2 fy
Si A v.z.net  A v.z alors Vpl.Rd  A v (7)
f u   M0 3  M 0
f y   M2 fy
Si A v.z.net  A v.z alors Vpl.Rd  A v.z.reduite (8)
f u   M0 3  M 0
f u   M0
Avec : A v.z.réduite  A v.z.net
f y   M2

2.1.3. Vérification au moment fléchissant et effort tranchant.


Le moment de résistance d’une section transversale fléchie est réduit par la présence du cisaillement.
Pour les petites valeurs d’effort tranchant, l’écrouissage du matériau compense cette réduction.
Lorsque l'effort tranchant de calcul (VSd) est supérieur à 50% de la résistance de calcul plastique au
cisaillement (Vpl,Rd), dans ce cas il faut tenir compte de son effet sur le moment résistant de la section. Dans
ce cas il est minoré pour prendre en compte l'interaction moment-effort tranchant. On suppose que, sous
l'effet d'une combinaison de contraintes normales et de cisaillement, l'acier se plastifie conformément à la
formule d'interaction suivant
2 2
    
     1 (9)
f   
 y   y
Une section transversale d’une poutre en flexion transmettant aussi un effort tranchant significatif se
dimensionne en prenant une résistance réduite de la contrainte normale pour l’aire de cisaillement. La
résistance réduite adoptée par l’EC3 dépend du rapport de l’effort tranchant de calcul à la résistance de calcul
plastique au cisaillement selon la relation
2
 2VSd 
  1 (10)
V 
 pl.Rd 
Pour une section de poutre en I ou en H symétrique les deux conditions a vérifiée sont détaillées dans
données dans le tableau (VI.2)
Tableau 2: Vérification sous M et V
Classe 1 et 2 Classe 3 Classe 4

   A 2v  f y
M y.Sd  M v. y.Rd   Wpl  
 4t w   M 0
2
 2Vz.Sd 
Avec z    1 et
V 
 pl.z.Rd 
Flexion simple selon M V. y.Rd  M pl. y.Rd M V . y.Rd  M el. y.Rd Weff .f y
l’axe fort : M Vy .Rd  M 0. y.Rd 
 M1
My.Sd + Vz.Sd
M z .Sd  M v .z .Rd  (1   y ) M pl.z .Rd
2
 2Vy.Sd 
Avec y    1 et
 Vpl. y.Rd 
 
Flexion simple selon M V.z.Rd  M pl.z.Rd M V .z .Rd  M el. y.Rd Weff .f y
l’axe faible : M V.z.Rd  M 0.z.Rd 
 M1
Mz.Sd + Vy.Sd
2.2. Vérification à l’état limite de service.
Outre les vérifications de résistance décrites ci-dessus, il est également nécessaire de vérifier le
comportement des poutres aux états limites de service. Une flèche excessive dans une poutre de plancher ou
de toiture peut entraîner divers désordres : fissuration des cloisons, bris des vitrages, dysfonctionnement des

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châssis de portes (ou fenêtres)…. Par ailleurs une flèche anormale peut créer des transmissions de bruits ou
de vibration, qui est source d’inconfort. Une flèche excessive peut provoqué une accumulation d’eau sur les
toitures de faible pente ( < à 3 %).
Pour respecter les conditions de service, les flèches calculées doivent rester inférieures aux flèches
admissibles
Les flèches admissibles dépendent de la destination et de la fonction de la poutre. Dans le tableau(V.3)
fournit les valeurs indicatives des valeurs admissibles pour les flèches δ max , δ2.max.
Selon les règles il faut vérifier que:

δ1+δ2- δ0 ≤ δmax
δ2 ≤ δ2.max

Où:
δ1 .: flèche de la poutre dues aux charges permanentes (G°).
δ2 : flèche de la poutre dues aux charges variables (Q).
δ0 : Contre flèche de la poutre non chargé
δmax et δ2.max : Flèches maximales donné par les norme (Tableau (VI.3))

Tableau 3 : Flèche admissible donné par les normes


Limites
max 2.max
Conditions (flèche dans l’état (due aux charges
final = 1+2-0)* variables plus “ fluage ”)
Toitures en général (non accessibles sauf pour
l’entretien) L/200 L/250
Toitures supportant fréquemment du personnel
autre que pour l'entretien L/250 L/300
Planchers en général L/250 L/300
Planchers et toitures supportant une finition en
plâtre ou en autres finitions fragiles ou des cloisons L/250 L/350
rigides
Planchers supportant des poteaux (à moins que la
flèche ait été incluse dans l'analyse globale pour L/400 L/500
l'état limite ultime)
Lorsque max peut nuire à l'aspect du bâtiment L/250 -

Pour les structures ouvertes au public il est important de s'assurer que l'ampleur des oscillations et des
vibrations n'est pas de nature à entraîner l'inconfort des occupants. La vérification de l'adéquation d'un
dimensionnement peut se faire au moyen d'une analyse dynamique, mais en de nombreux cas, la limitation
des flèches suffit. Par exemple, il convient que les planchers d'habitations et de bureaux aient une fréquence
inférieure à au moins 3 cycles/seconde. Cette condition est satisfaite si la flèche totale instantanée est
inférieure à 28mm. Pour les planchers de salles de sports ou de danse, il convient que la fréquence soit
inférieure à au moins 5 cycles/seconde - une limite de flèche de 10 mm satisfait normalement cette condition.
Les tableaux 4), (5), (6), (7), et (8) donnent quels cas courants de flèche calculé des poutres soumissent
à la flexion simple.

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Accumulation d'eau : Pour les toitures dont la pente est inférieure à 5% il y a lieu de vérifier qu'il ne peut y
avoir de charges dues à l'accumulation des eaux de pluie et pour les pentes inférieures à 3% qu'il ne peut y
avoir effondrement sous ces charges.

Effets dynamiques: Il faut limiter les vibrations et oscillations que peuvent engendrer certaines charges.
Ce calcul se fait à partir des combinaisons fréquentes.
On peut retenir que pour un plancher sur lequel les gens marchent normalement, les effets dynamiques seront
supportables si la flèche totale instantanée δ 1 + δ2 est inférieure à 28 mm et pour un plancher où on danse,
saute, etc.. si cette flèche ne dépasse pas 10 mm.

Tableau 4: Flèches des poutres sur deux appuis

Flèches des poutres sur deux appuis


Schéma statique Flèche maximale δmax

P  l3
48 EI

P.a.(3l²-4a²) /24.E.I

n=3 → P.l3 / 28,2.E.I


n=4 → P.l3 / 20,22.E.I
n=5 → P.l3 / 15,73.E.I
n=6 → P.l3 / 13,05.E.I
n=7 → P.l3 / 11,15.E.I
n=3 → P.l3 / 24,45.E.I
n=4 → P.l3 / 19,04.E.I
n=5 → P.l3 / 15,1.E.I
n=6 → P.l3 / 12,65.E.I
n=7 → P.l3 / 10,88.E.I
n>7 → n.P.l3 / 76,8.E.I

5.q.l4 /384.E.I

Au milieu M.l3 /16.E.I


Flèche max Z = 0,423 M.l3 /15,59.E.I

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(Ωg.ZΩg + Ωd.ZΩd ) /2.E.I

Ωg et Ωd Aire des parties gauche et droite


du diagramme des moments

Tableau 5: Flèches des poutres encastrées au deux extrémités

Flèches des poutres encastrées au deux extrémités


Schéma statique Flèche maximale

2P  a 2  b 3
3EI  (l  2b) 4
pour x = 2.a.l / (l +2.a)

q  l4
384  EI

Tableau 6: Flèches des poutres encastrées à une extrémité et posée de l'autre


Flèches des poutres encastrées à une extrémité et posée de l'autre
Schéma statique Flèche maximale

P  l3
48 5  EI
pour x = 0,447.l

q  l4
185  EI

0,00238  q  l 4
EI
pour x = 0,447.l

Tableau 7: Flèche d’une poutre sur deux appuis avec console

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Flèche d’une poutre sur deux appuis avec console


Schéma statique Flèche maximale
Entre A et B
Pl².a / 9E.I.31/3
Au point C
Pal².(l + a) / 3E.I.

Tableau.8: Flèches des poutres sur deux appuis avec consoles


Flèches des poutres sur deux appuis avec consoles
Schéma statique Flèche maximale
Entre A et B
q(a+l).l3 / 1000.I.E
Au point C
q.a.(3a²+4a²l –l3) / 24.E.I

Entre A et B
-Pb².a / 8.E.I
Au point C
Pa².(2a + 3b) / 6.E.I.

Entre A et B
q.b3.a (5.b – 24.a²/b) / 384.E.I
Au point C
- q.b3.a [1 - 6(a/b)² + 3(a/b)²] / 24.E.I.

3. Application
Vérifier la poutre principale d’un plancher ?
Le système à étudier correspond à une poutre de plancher maintenue latéralement aux point 2 et 4 par deux
poutre secondaires.

Q
Q

Figure 2 : Poutre a étudié

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La poutre est constituée par un HEB 450. Les assemblages des poutres secondaires sur la poutre
principale sont considérés être des articulions parfaites appliquées au centre de gravité de la poutre.
Les réactions P sont les réactions transmises par les poutres secondaires. On suppose qu’elles sont
dues aux charges d’exploitations. Leur intensité nominale est : Q = 187,2 kN
L’ensemble des charges permanentes qui s’appliquent à cette poutre (au niveau du centre de gravité)
sont supposées uniformément reparties. Leur intensité g = 3 kN / m.
L’acier utilisé est de qualité S235.

Solution :
a- Vérification a l’ELU
* Calcul des sollicitations
Combinaisons d’actions à l’ELU est :
1,35 g+1,5 Q
g.l 2 Q.l
M3Sd = 1,35  1,5  883,4 kN.m
8 3
2.g.l 2 Q.l
M2Sd = 1,35  1,5  878,9 kN.m
18 3
.g.l
V1.Sd = 1,35  1,5.Q  299,0 kN.m
2
.g.l
V2.Sd = 1,35  1,5.Q  286,9 kN.m
6

Figure 3 : Diagramme des sollicitations M et V


* Classification de la section

Âme
235 235
tw < 40 mm → fyw = 235 MPa → ε =  1
fy 235
d 344
  24,6 < 72 ε = 72 donc l’âme est de classe 1
tw 14
Semelle
235 235
tf < 40 mm → fyf = 235 MPa → ε =  1
fy 235
d 150
  5,8 < 10 ε = 10 donc la semelle est de classe 1
tw 26
La section total est de classe 1

* Vérification de la section au moment fléchissant (au milieu point3)


En absence d’effort tranchant, la valeur de calcul de M Sd doit satisfaire à la condition MSd ≤ Mc.Rd
Wy.pl  f y 3982  10 3  235
MSd = 883,4 kN.m < Mc.Rd =  = 850,7 106 N.m = 850,7 kN.m
 M0 1,1

* Vérification à l’effort tranchant (au point 1 et 5)


fy 235
V1Sd = 299,0 < Vpl.Rd = A v.z  7966 = 982,6 103 N = 982,6 kN
 M0  3 1,1  3

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* Vérification à l’interaction de M2Sd et de V2.Sd (au point 2)

V2.Sd = 286,9 kN < 0,5 Vpl.Rd = 0,5 x 1081 = 540,5 kN


Donc il n’est pas nécessaire de considérer l’interaction entre le moment fléchissant et l’effort tranchant.

b- Vérification à l’ELS
Combinaisons d’actions à l’ELS est : g + Q
La flèche a mi-travée est : δmax =δ1 + δ2 + δ0
5  G  l4 Q  l3
1  et 2 
384  E  I y 28,2  E  I y

5  3  9000 4
1   1,5 mm
384  210 103  79887 10 4

187200  90003
2   28,9 mm
28,2  210 103  79887 10 4

Dans le cas des planchers courant les flèches admissibles sont :


l 9000
δmax ≤   36 mm
250 250
l 9000
δ2.max ≤   30 mm
300 300
δmax =δ1 + δ2 + δ0 = 1,5 + 28,9 + 0 = 30,4 mm < 36 mm
δ2 = 28 ,9 mm < 30 mm
La poutre est vérifiée à l’ELS

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