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Travaux Pratiques de Simulation Numérique des

Écoulements Souterrains et du Transport de Masse


F. Cornaton, P. Perrochet
CHYN, Université de Neuchâtel

D'après L. Kiraly

DRAFT
09 Janvier 2007
TP 1: Introduction

Objectifs

L’objectif de ces travaux pratiques est d’acquérir les connaissances de base nécessaires à
la conception et à l’utilisation d’un modèle numérique pour la simulation des écoulements
souterrains. Les points suivants seront notamment développés:

• Introduction aux principes de base de la modélisation;

• Introduction au logiciel de modélisation FEFLOW;

• Conception d’un premier modèle numérique et analyse de l’effet du raffinement du


maillage sur les débits calculés.

Introduction

Un modèle est une représentation simplifiée de la réalité qui a pour objectif de décrire
le comportement des systèmes naturels. Cela peut aller du modèle conceptuel au modèle
numérique en passant par les modèles géologiques, hydrogéologiques, mathématiques et
physiques. Il s’agit d’un outil de base aujourd’hui utilisé quotidiennement par les hy-
drogéologues et les ingénieurs. Le modèle conceptuel, étape initiale et fondamentale dans
toute démarche de modélisation, est basé sur les modèles géologiques et hydrogéologiques,
et contient les éléments suivants (Fig. 1):

• Définition de la structure et de la géométrie du domaine d’écoulement;

• Détermination des caractéristiques hydrodynamiques des différents niveaux aquifères


(et aquicludes, aquitards,...);

• Définition des conditions de recharge et de vidange par intégration des données hy-
drologiques et météorologiques (conditions aux limites, termes source,...).

De manière plus générale, les modèles sont fréquemment utilisés en hydrogéologie dans les
cas suivants:

• Décrire et comprendre les systèmes hydrogéologiques naturels;

• Gérer des ressources en eau souterraine et prévoir leur évolution;

• Concevoir et évaluer l’impact d’ouvrages souterrains (tels que des puits de captage,
des tunnels, des sites de stockage de déchets,...);

• Estimer les risques de contamination et tester l’efficacité de méthodes de dépollution


de sites contaminés.
Figure 1: Exemple de modèle géologique et hydrogéologique utilisé pour élaborer un modèle
conceptuel.

Modèles mathématiques

Les modèles mathématiques en hydrogéologie consistent en une ou plusieurs équations


différentielles dérivées de la physique, laquelle décrit des processus dynamiques tels que
l’écoulement de l’eau, la diffusion de chaleur, le transport d’une substance dissoute par ad-
vection, dispersion et diffusion, la déformation mécanique, etc. Le problème technique ma-
jeur consiste à résoudre l’équation différentielle en définissant des conditions initiales et des
conditions aux limites. Ces dernières décrivent les influences externes qui conditionnent les
processus, telles que les infiltrations par les précipitations, les infiltrations/exfiltrations par
les zones en contact avec des eaux de surface, l’évapo(transpi)ration, le flux géothermique,
les sources de pollution, les contraintes mécaniques, etc.
L’équation générale 3-D qui gouverne les écoulements confinés en milieu poreux est donnée
ici en rappel:
∂H
Ss + ∇ · q = qI − qO (1)
∂t
où q = −K∇H est le flux de Darcy [LT−1 ], et avec Ss le coefficient d’emmagasinemment
spécifique [L−1 ] décrivant la nature capacitive de l’aquifère, K le tenseur de conductivité
hydraulique [LT−1 ] qui décrit la nature conductrice de l’aquifère, H la charge hydraulique
[L], t le temps, et où qI et qO sont des termes source et d’extraction interne [T−1 ]. Dans
certains cas simples, l’équation peut être résolue par des méthodes analytiques qui four-
nissent une expression mathématique explicite pour la charge et le débit. Pour des cas plus
complexes, il est nécessaire d’avoir recours à des méthodes numériques. Dans tous les cas,
la résolution par intégration du système d’équations différentielles donne une solution qui
représente la distribution spatiale de la charge hydraulique H(x, y, z) en régime perma-
nent, ou spatiale et temporelle H(x, y, z, t) en régime transitoire. Rappelons que pour

2
trouver une telle solution, il est absolument nécessaire de connaı̂tre ou de définir les points
suivants:

• La géométrie (forme et structure) du domaine d’écoulement en 1-D, 2-D ou 3-D;

• La distribution spatiale des paramètres K(x, y, z) et Ss (x, y, z);

• Les conditions aux limites du domaine: potentiels ou flux/débits imposés;

• Les conditions initiales, c’est à dire le champ H(x, y, z) au temps t = 0 (pour les
simulations en régime transitoire uniquemment).

Modèles numériques

L’approche numérique est utilisée dans le cas général pour lequel la géométrie du domaine,
son hétérogénéité paramétrique, les conditions aux limites et/ou le processus simulé lui-
même rendent l’intégration exacte, ou la détermination d’une solution analytique, im-
possible. Les méthodes numériques les plus employées sont la méthode des différences
finies (FDM) et la méthode des élements finis (FEM). Un modèle numérique associe une
discrétisation du système réel en éléments géométriques (triangles, quadrangles, briques,
prismes, tétrahèdres,...) à une discrétisation des équations différentielles (Fig. 2). L’assemblage
de tous ces éléments discrets (intégration de la contribution de chacun des éléments sur le
domaine) donne lieu à un système algébrique d’équations linéaires (système matriciel) dont
la résolution nécessite l’inversion de matrices dont la taille dépend du nombre d’élements
utilisés dans le modèle (nombre de nœuds). Il s’agit ici d’une limitation majeure des tech-
niques numériques du fait de leur dépendence aux ressources informatiques disponibles
(vitesse du processeur, mémoire vive disponible). A l’opposé des méthodes analytiques, les
modèles numériques nécessitent en général beaucoup plus de temps pour être mis en place
et utilisés.

Figure 2: Exemple de modèle numérique en éléments finis. Discrétisation de la géométrie.

La solution d’un modèle numérique fournit la distribution spatiale et temporelle de la charge


hydraulique H(x, y, z, t), de la concentration C(x, y, z, t) d’un contaminant, etc (Fig. 3).

3
Elle permet également d’effectuer une estimation des composantes des bilans hydrologiques
et massiques (flux de recharge, quantité d’eau stockée dans les différentes couches, flux
massiques,...), ou bien de quantifier d’autres grandeurs (variables) d’intérêt telles que les
temps de transit ou les taux/temps de renouvellement des eaux souterraines.

Figure 3: Exemple de résultat d’un calcul numérique.

Logiciels

Il existe différents logiciels sur le marché pour faciliter la conception des modèles, avec
chacun leurs particularités, leurs qualités et leurs défauts. Le plus connu et mondialement
utilisé est certainement la suite MODFLOW développée aux Etats-Unis. Pour ces travaux
pratiques, le logiciel FEFLOW de la firme WASY est utilisé (Finite Element subsurface
FLOW and transport simulation system). C’est un logiciel très performant, d’utilisation
relativement aisée et intuitive, qui utilise la méthode des éléments finis. Il permet de
simuler des systèmes d’écoulement complexes en 1-D, 2-D ou en 3-D, en milieu saturé ou
variablement saturé, les processus de transport multi-espèces advectifs-dispersifs-diffusifs, et
ce avec possibilité de couplage des effets densitaires et/ou calorifiques. Il s’agit d’un logiciel
commercial, mais une version gratuite d’évaluation limitée à 500 éléments est disponible
en télechargement sur le site de WASY (www.wasy.de). Il important de se souvenir que
les principes fondamentaux d’une modélisation restent les mêmes quel que soit le logiciel
utilisé. En revanche, il est fondamental de connaı̂tre la qualité du logiciel utilisé (habilité à
produire des résultats numériques corrects).

4
Les étapes d’une modélisation

La structure complète d’une modélisation est présentée dans la Figure 4. Concrètement dans
la pratique courante des hydrogéologues, seules les trois dernières étapes sont considérées,
à savoir, la modélisation d’un cas réel, la calibration du modèle et finalement l’utilisation de
ce dernier pour faire des prédictions (phase de simulation). La phase de calibration est de
loin la phase qui demande le plus d’investissement.

Choisir ou développer les équations différentielles et


Développement du modèle
les méthodes de discrétisation
mathématique et numérique
Programmation des algorithmes correspondants

NON

Comparer les résultats avec des solutions connues


Vérification du modèle (analytiques ou benchmarks)
(recherche des erreurs de programmation) Programmation des algorithmes correspondants

OUI

Modélisation d'un cas réel Discrétisation du domaine réel


(Si possible sur une période couverte par Identification et régionalisation des paramètres
des observations de terrain) Identification et régionalisation des conditions aux limites
Calcul de la solution numérique

NON

Calibration du modèle Comparaison de la solution numérique avec les observations


(Est-ce que le modèle reproduit les de terrain (chroniques piézométriques, débits, etc. )
observations suffisamment bien ?)

OUI

Phase de simulation
Le modèle est calibré et opérationnel
pour faire des prévisons
(Les paramèttres sont optimisés)

Figure 4: Procédure usuelle pour rendre un modèle opérationnel.

Pour la modélisation d’un système d’écoulement en régime permanent, la procédure de


modélisation peut être subdivisée en 9 étapes indispensables:

Etape 1: Création d’une géométrie de base (Designing the Supermesh)

Etape 2: Génération d’un maillage en éléments finis (Generating the Finite Element Mesh)

Etape 3: Définition du type de problème (Problem class)

Etape 4: Définition des conditions aux limites (Flow boundaries)

Etape 5: Définition des paramètres d’écoulement (Flow materials)

Etape 6: Définition des points d’observation (Reference data)

Etape 7: Lancement de la simulation (Run the simulator)

5
Etape 8: Visualisation des résultats (Halt and view results)

Etape 9: Calcul de flux et bilan hydrologiques (Water budget)

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Exercice 1: Mon premier mesh

Pour ce premier exercice, il est demandé de résoudre numériquement le système simple


illustré par la Figure 5, système qui a déjà été résolu manuellement pendant le cours par
la méthode des différences finies. Il s’agit de construire un domaine vertical de 100 m de
côté, homogène et saturé, composé de 4 éléments carrés, et de résoudre l’écoulement en
régime permanent. Sur la limite supérieure la charge est imposée à 100 m, et dans le coin
inférieur gauche une charge nulle est imposée. Les autres limites sont considérées comme
imperméables. Pour rappel, l’équation à résoudre est la suivante, dite de Laplace:
µ 2 ¶
∂ H ∂2H
K + =0 (2)
∂x2 ∂z 2

H=100 m

7 8 9

4 5 6

1 2 3
Q
H=0 m

Figure 5: Maillage en éléments finis pour l’exercice 1.

7
Questions

1. Calculer le débit d’exfiltration au nœud 1;

2. En utilisant des points de référence, calculer les charges aux autres noeuds;

3. Vérifier l’effet de la conductivité hydraulique sur le débit exfiltré;

4. Effectuer quelques raffinements successifs sur l’ensemble du maillage et observer la


variation du débit (utiliser le graphe de la Figure 6). Commenter.
Débit calculé

Niveau de raffinement du maillage

Figure 6: Graphe ”Débit calculé vs Niveau de raffinement”.

8
TP 2: Prise en main du logiciel FEFLOW:
Systèmes d’Écoulement

Objectifs

Le but de ces travaux pratiques est de se familiariser progressivement avec les différents
menus du logiciel FEFLOW, et d’analyser des résultats hydrauliques en termes de distrib-
ution des charges et bilans hydriques. Les systèmes d’écoulement analysés par Tóth [1, 2]
sont utilisés comme exemples. Les solutions de Tóth traduisent les cas où les mécanismes
générant les écoulements souterrains sont ceux où la topographie représente la force ma-
jeure. Il s’agit du cas où les écoulements se forment dans les zones topographiques élevées
et rejoignent les zones topographiques les plus basses.

Exercices

Les solutions analytiques de Tóth de l’équation de diffusion 2-D en régime permanent


(équation de Laplace: K∆H = 0) sont basées sur trois hypothèses simplificatrices: (1)
le réservoir comporte une perméabilité homogène et isotrope, (2) la taille du système
d’écoulement est grande par rapport à celle du relief du sommet de la nappe, si bien que la
limite supérieure du système d’écoulement peut être approximée par une ligne droite (seg-
ment A-E sur la Figure 1) et la charge hydraulique le long de la limite est égale à l’élévation
du sommet de la nappe, (3) le sommet de la nappe a une forme simple.

Exercice 1: Un écoulement simple

Dans le cas où le sommet de la nappe présente une pente uniforme, la solution pour la
charge hydraulique est:

cs 4cs X cos[(2m + 1) πx πz
s ] cosh[(2m + 1) s ]
H(x, z) = z0 + − 2 (1)
2 π
m=0
(2m + 1)2 cosh[(2m + 1) πzs 0 ]

avec c = tan α. La condition à la limite du sommet du modèle s’exprime par H(x, z0 ) =


z0 + cx. Sur les bords A-B, B-C et C-D, nous avons une condition de flux nul: ∂H
∂x = 0 sur
∂H
A-B et C-D, ∂z = 0 sur B-C.
Il est demandé de réaliser un modèle numérique équivalent au schéma de la Figure 1, et
de comparer le résultat numérique avec la solution analytique donnée par l’Eq. (1). Les
paramètres proposés sont s = 100 000 m, z0 = 1000 m, α = 5 degrés.
Dans un deuxième temps, faire varier l’anisotropie de la perméabilité, puis rendre le système
hétérogène en incluant des zones marquées à perméabilité inférieure.
E

A α D
z = z0

B C
z=0
x=0 x=s

Figure 1: Modèle conceptuel de Tóth avec topographie régulièrement inclinée.

Exercice 2: Systèmes d’écoulement

Dans le cas où la condition à la limite du sommet du modèle s’exprime par H(x, z0 ) =
a0 b0 0 0
z0 + cx + a sin(bx), avec a = cos α et b = cos α (a et b sont l’amplitude et la fréquence de la
sinusoı̈de, respectivement), la solution pour la charge hydraulique est:

cs a[1 − cos(bs)]
H(x, z) = z0 + +
2
" sb
∞ µ ¶ ¡ ¢ ¡ ¢#
X abs [1 − cos (bs) cos (mπ)] cs2 (cos (mπ) − 1) cos mπx
2 cosh mπz
s ¡ ¢ s
+2 +
m=0
b2 s2 − m2 π 2 m2 π 2 s cosh mπzs
0

(2)

Réaliser les mêmes calculs que ceux demandés dans l’exercice 1, avec a0 = 50 m et b0 = 0.005.
E

A D
z = z0

B C
z=0
x=0 x=s

Figure 2: Modèle conceptuel de Tóth avec topographie régulièrement inclinée et de forme


sinusoı̈dale.

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Questions relatives aux TP 2

Exercices 1 et 2

1. A l’aide de la technique du particle-tracking, délimiter les différents systèmes d’écoulement.


Combien sont-ils ? Identifier les différents sous-systèmes (locaux, intermédiaires,
régionaux);

2. Créer une ou des zones à conductivité hydraulique contrastée et visualiser les différences
avec les cas homogènes;

3. Quelle est l’influence de l’anisotropie de la perméabilité sur la distribution des charges


hydrauliques ainsi que sur le débit calculé ?

References

[1] Tóth J. A theory of groundwater motion in small drainage basins in central Alberta.
J Geophys Res 1962;67:4375–4387.

[2] Tóth J. A theoretical analysis of groundwater flow in small drainage basins. J Geophys
Res 1963;68:4795–4812.

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TP 3: Puits de pompage 1 - Régime permanent

Objectifs

Un régime permanent traduit un état d’équilibre du système, lequel s’exprime par le fait
que l’emmagasinement, ou la variation volumique dans le système, est nul ou négligeable
dans le temps (pour l’équation d’écoulement, le terme d’emmagasinement Ss ∂H ∂t est nul).
Une solution permanente de l’écoulement est souvent utilisée pour reproduire des situations
moyennes, comme par exemple les niveaux d’eaux moyens sur une période suffisamment
longue (par exemple de l’ordre d’une année hydrologique), pour autant que les modifications
des conditions aux limites ne soient pas trop importantes sur la période considérée, de telle
sorte que la moyenne de ces fluctuations soit représentative d’un état moyen de la nappe.
Dans ces TP, nous nous focalisons sur les différentes approches permettant de simuler de
manière suffisamment réaliste des puits de pompage et leurs effets sur une nappe.

Exercices

Exercice 1: Puits de pompage dans un aquifère homogène 2-D horizontal

Nous considérons un domaine idéalisé de forme rectangulaire (voir Figure 1), à transmissivité
homogène et isotrope T = 10−3 m2 /s. Sur le bord droit du modèle, une charge H = 10 m
est imposée. Une charge H = 0 m est imposée sur le bord gauche. Les autres limites sont
supposées imperméables. Un puits de pompage est localisé au milieu du domaine. Le débit
d’extraction est Q = 300 m3 /j.
y

Imperméable
500
H = 10 m
H=0m

Puits

(x = 500; y = 250; Q = 300 m3/j)

0 x
0 Imperméable 1000

Figure 1: Représentation schématique d’un aquifère avec puits de pompage.


Questions

1. Simuler la distribution des charges hydrauliques à l’état naturel.

2. Activer le pompage. Quel est le rabattement au puits ?

3. Établir le bilan hydrologique.

4. Imposer le rabattement observé au puits à la place du débit imposé, et vérifier le débit


calculé au puits.

5. En réimposant un débit au puits, définir la zone de capture du puits à l’aide de la


méthode du ’backward particle-tracking’. Définir plus particulièrement les zones de
capture 10 et 50 jours.

6. Augmenter le débit du puits et analyser les modifications induites sur la zone de


capture du puits.

7. Raffiner le maillage et recalculer la solution. Que se passe-t-il au niveau de la charge


calculée au puits ? Expliquer les différences. Que se passe-t-il si vous raffinez davan-
tage le maillage ?

8. Créer cette fois un “vrai” puits d’un rayon inférieur à 50 cm en supprimant des
éléments du maillage. Définir des nouvelles conditions aux limites pour le puits, en
gardant un débit de pompage équivalent à celui des questions précédentes et calculer
le nouveau rabattement.

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Exercice 2: Puits de pompage dans un milieu homogène 3-D

Dans cet exercice, nous souhaitons transformer le problème de l’exercice 1 en un problème


tridimensionnel. Les charges imposées sur les bords droits et gauches vont dès lors s’appliquer
sur les faces du modèle 3-D équivalent. Nous supposons une épaisseur d’aquifère de 20
mètres, que la côte du toit de l’aquifère est 0, et que le puits pénètre la totalité de l’aquifère.
y

500

Imperméable
m

Puits
=0
H

0m
(x = 500; y = 250; Q = 300 m3/j)
0

=1
0

H
x
Imperméable 1000
−20

Figure 2: Représentation schématique d’un aquifère avec puits de pompage, en 3 dimensions.

Questions

1. Quelle est la conductivité hydraulique à utiliser de telle sorte que le problème 3-D soit
semblable au problème 2-D horizontal ?

2. Comparer la solution 3-D (potentiels et débits) avec la solution 2-D.

3. Modifier le puits de telle sorte que la crépine ait 8 mètres de longueur, de la côte −8
m à la côte −16 m.

4. Proposer des manières alternatives pour simuler un puits de pompage en 3-D.

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TP 4: Puits de pompage 2 - Régime transitoire

Objectifs

Jusqu’à présent, nous n’avons effectué que des calculs de nature permanente. Les systèmes
naturels étant par essence transitoires, il est important d’aborder cet aspect. Quand les
contraintes extérieures (charges hydrauliques ou flux imposés) ne varient pas dans le temps,
le système tend vers un régime permanent après d’un certain temps, et ce à partir d’un
état initial donné. Une modification significative des contraintes (par exemple apparition
de pluies, fonte des neiges, marche/arrêt des pompages, variations de niveaux d’eau dans
les rivières...) va engendrer une évolution du système dans le temps, dans quel cas le terme
Ss ∂H
∂t devient non nul. Un calcul transitoire va donc nécessiter la définition d’un état initial
(répartition spatiale des charges hydrauliques au temps initial de la simulation).

Exercice: Expérience de Theis

Le problème de Theis examine le rabattement transitoire de la surface d’une nappe induite


par l’effet d’un pompage. Dans son approche, Theis a fait l’analogie entre la loi de Darcy et le
transport de chaleur par conduction, la charge de pression étant analogue à la température
et le gradient hydraulique au gradient thermal, reconnaissant ainsi que la théorie sur la
conduction de la chaleur developpée par Fourier et d’autres (voir par exemple Carslaw and
Jaeger) est applicable dans ses grandes lignes au domaine de l’hydraulique (cité de Theis).
La solution radiale donnée par Theis pour le rabattement s(r, t) = H(r, 0) − H(r, t) à la
distance r du puits est la suivante:
Q
s(r, t) = 4πT W (u)
R ∞ exp(−τ )
W (u) = u τ dτ (1)
2
u = r4TSt

où T est la transmissivité, S le coefficient d’emmagasinement spécifique, Q le débit pompé.


Pour une anisotropie de la perméabilité, il suffit de substituer r2 par r2 = x2 + ra y 2 dans
l’Eq. (1), avec le rapport d’anisotropie ra = K Kyy . Dans cet exercice, nous considérons un
xx

puits de rayon r = 0.1 m et de débit Q = 10−3 m3 /s. La transmissivité du milieu est


T = 2.3 × 10−3 m2 /s et le coefficient d’emmagasinement spécifique est S = 7.5 × 10−4 m−1 .
Figure 1: Représentation schématique de l’expérience de Theis: évolution temporelle du
rabattement.

Questions

1. Elaborer un modèle permettant de reproduire l’expérience de Theis. Quelles sont les


hypothèses retenues par Theis et comment les intégrer dans un modèle numérique ?
En d’autres termes, comment doit être le modèle de telle sorte que les hypothèses de
Theis soient respectées ?

2. Confronter le résultat numérique


¡ 2.25T t ¢ au modèle analytique à l’aide de la formule de Ja-
0.183Q
cob, s(r, t) = T log r2 S , pour autant qu’elle soit applicable, et expliquer les
éventuelles différences.

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TP 5: Géotechnique et Zone Non-Saturée

Objectifs

Le but de ces travaux pratiques est d’effectuer des calculs classiques d’hydrodynamique
souterraine appliquée à la géotechnique, comme par exemple l’évaluation de la distribution
des pressions sous un barrage ou un ouvrage hydraulique. Dans un deuxième temps, nous
introduisons la problématique du calcul des écoulements variablement saturés.

Exercices

Exercice 1: Rabattement d’une nappe au moyen d’une palplanche

Il est très fréquent en géotechnique de devoir artificiellement rabattre une nappe afin de pou-
voir construire des ouvrage sur sol sec (par exemple fondations d’immeubles, garages souter-
rains, etc). Une technique classique correspond à implanter un système de palplanches. La
Figure 1 donne une représentation schématique simplifiée d’une palplanche. La conduc-
tivité hydraulique est supposée homogène (K1 = K2 = 10−6 m/s), isotrope dans un premier
temps, et anisotrope dans un deuxième temps (K1 = 10K2 ). Il est demandé de calculer la
solution hydraulique en régime permanent, sachant que le système est considéré confiné, et
en prenant en compte les conditions aux limites indiquées sur la Figure 1 (les bords gauches
et droits du modèles sont supposés imperméables, tout comme la base).

Figure 1: Représentation schématique d’un ouvrage de rabattement du niveau phréatique


moyennant l’utilisation d’une palplanche.

Questions

1. Quel est le débit d’exfiltration ?


2. Quelle est l’influence du raffinement sur le débit calculé ?
3. Quelle est l’influence de l’anisotropie de la perméabilité sur la distribution des charges
hydrauliques et sur le débit calculé ?
Exercice 2: Ecoulement confiné sous barrage

Nous souhaitons simuler un écoulement sous barrage afin d’apprécier la stabilité de l’ouvrage.
La Figure 2 donne une représentation schématique à ce problème. La conductivité hy-
draulique est supposée homogène, K = 10−6 m/s. Tout comme pour l’exercice 1, il est
demandé de calculer la solution hydraulique en régime permanent, sachant que le système
est considéré confiné et en prenant en compte les conditions aux limites indiquées sur la
Figure 2 (les bords gauches et droits du modèles sont supposés imperméables, tout comme
la base).

Figure 2: Représentation schématique d’un barrage en coupe verticale.

Questions

1. Quel est le débit d’exfiltration ?

2. Quelle est la pression sous le barrage (point C) ?

3. Donner le profil des pressions sur A-B.

4. Evaluer la stabilité de la dalle.

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Exercice 3: Mise en eau d’une digue - Zone non-saturée

La digue représentée sur la Figure 3 est soudainement mise en eau. L’état d’humidité initial
de la digue est supposé négligeable. Au bout d’un certain temps, un écoulement se met en
place au travers de la digue, et une zone de suintement commence à se former sur l’autre
bord de la digue. A partir de cette situation, le débit d’exfiltration augmente jusqu’à ce
qu’un équilibre hydraulique soit atteind. Compte-tenu de la hauteur d’eau imposée sur le
bord gauche de la digue et de la hauteur de la digue, une zone non-saturée doit se former. Il
est demandé de calculer la solution hydraulique en régime transitoire (i.e. jusqu’à obtention
d’un équilibre hydraulique), en prenant en compte les conditions aux limites indiquées sur
la Figure 3.

Figure 3: Représentation schématique d’une digue triangulaire à cœur imperméable.

Questions

1. Quelle est la pression au centre de la digue ?

2. Quel est le débit d’exfiltration et hauteur de suintement h ?

3. Quel est l’effet du cœur imperméable sur (1) le débit d’exfiltration et (2) le niveau
d’eau h (rabattement) ?

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Rappel concernant les écoulements variablement saturés

L’équation traitant de l’écoulement de l’eau en milieu souterrain variablement saturé peut


s’écrire selon la forme donnée par Richard:
∂θ
+∇·q=0 (1a)
∂t
q = −kr K∇H (1b)
où H(x, t) = ψ(x, t) + z est la charge hydraulique [L], ψ(x, t) la charge de pression [L],
x = (x, y, z) est le vecteur des coordonnées cartésiennes [L], t est le temps [T], q est le
vecteur flux [LT−1 ], K est le tenseur de conductivité hydraulique à saturation [LT−1 ],
θ = θ(x) est la teneur en eau [−], kr = kr (Sw ) est la permeabilité relative du milieu en
fonction du degré de saturation Sw = θθs [−], avec θs étant la teneur en eau à saturation [−].
De manière à décrire l’écoulement dans la zone saturée, le terme capacitif dans l’Eq. (1a)
peut être développé selon la technique présentée par Cooley [1] et Neuman [2]:
∂θ ∂ ∂ψ ∂Sw
= (Sw θs ) ≈ Sw Ss + θs (2)
∂t ∂t ∂t ∂t
où Ss est le coefficient d’emmagasinement spécifique [L−1 ]. A noter l’hypothèse sur le
fait que la compressibilité du milieu est constante pour des conditions de saturation ou
proches de la saturation. Pour des conditions de non-saturation, on admet que les effets
de compressibilité sur l’emmagasinement de l’eau sont négligeables face aux variations de
la saturation. Etant donnée la succion s(ψ) = ∂S ∂ψ , l’Eq. (2) peut être modifiée de la façon
w

suivante:
∂θ ∂ψ ∂ψ
≈ (Sw Ss + s(ψ)θs ) = c(ψ) (3)
∂t ∂t ∂t
où c(ψ) correspond au coefficient capacitif non-linéaire. La variable dépendante primaire
pour l’équation non-linéaire d’écoulement étant la charge de pression ψ, des relations con-
stitutives doivent être établies entre ψ et les variables secondaires Sw et kr . La perméabilité
relative peut s’exprimer en termes de charge de pression ou de saturation. Les fonctions
classiques utilisées à cet effet sont données par van Genuchten [5] et Mualem [3], ou par le
modèle exponentiel [4]. Le modèle de Mualem-van Genuchten peut se formaliser selon:
Sw = Sr + (1 − Sr ) [1+ | αψ |n ]−m si ψ < 0
Sw = 1 si ψ ≥ 0 (4)
h ³ ´m i2
1/m
kr = Seν 1 − 1 − Se , m = 1 − n1 , n>1

où Sr représente la saturation résiduelle, Se = S1−S


w −Sr
r
est la saturation effective, et où α et n
sont des paramètres obtenus en général en calant l’Eq. (4) sur des données expérimentales.
Mualem [3] estime que ν est égal à 0.5 pour la plupart des sols. Le modèle exponentiel est
le suivant:
Sw = Sr + (1 − Sr ) exp (α (ψ + ψa )) si ψ < 0
Sw = 1 si ψ ≥ 0 (5)
kr = Se
avec α étant un paramètre de sorbtion et avec ψa la pression d’entrée d’air. La succion s(ψ)
se déduit par dérivation de l’Eq. (4) ou (5) par rapport à ψ.

20
References

[1] Cooley, R.L. A finite difference method for unsteady flow in variably saturated porous
media: Application to a single pumping well, Water Resour. Res., 7(6), 1607–1625,
1971.

[2] Neuman, S.P. Saturated-unsaturated seepage by finite elements, ASCE J. Hydraul.


Div., 99(HY12), 2233–2251, 1973.

[3] Mualem, Y. A new model to predict the hydraulic conductivity of unsaturated porous
media. Water Resour. Res., 12, 513–522, 1976.

[4] Philip J. R. Theory of Infiltration. Adv. Hydroscience 5, 215–296, 1969.

[5] van Genuchten, M.Th. A closed-form equation equation for predicting the hydraulic
conductivity of unsaturated soils, Soil Sci. Soc. Am. J., 44, 892–898, 1980.

21
TP 6: Calibration

Objectifs

L’objectif de ces travaux pratiques est de se familiariser avec la notion de calibration, en


comparant les résultats numériques simulés avec des données mesurées sur le terrain. Il
s’agit de comprendre sur quel(s) paramètre(s) agir pour que le modèle simule au mieux la
réalité.

Introduction

Pour les cas pratiques auxquels les hydrogéologues sont confrontés (modélisation d’un cas
réel), il est indispensable de comparer les résultats numériques avec des données de terrain,
afin d’apprécier la robustesse (qualité) du modèle élaboré et de le contraindre.
Quel que soit le type de modèle choisi, il ne représente qu’une version plus ou moins simplifiée
de la réalité. De plus, l’hydrogéologue ne dispose que d’une information partielle et lacunaire
sur la structure du sous-sol (géométrie des unités géologiques, hétérogénéité des formations,
etc.), de telle sorte que la distribution des paramètres hydrogéologiques est sujette à une
forte incertitude. Il n’est donc pas surprenant que, dans un premier temps, les résultats
numériques diffèrent sensiblement des données de terrains, et il est nécessaire d’apporter,
dans un deuxième temps, certaines modifications au modèle, en d’autres termes d’effectuer
une calibration afin de minimiser les différences entre les résultats numériques et les données
de terrain, tout en restant dans le domaine du plausible (cela sans jamais pouvoir atteindre
la perfection, tout en gardant à l’esprit la possibilité de non-unicité de la solution).
En hydrogéologie, la calibration d’un modèle s’effectue généralement sur la perméabilité des
formations, ou sur le contraste des perméabilités entre les différentes unités. Les débits sont
ensuite calibrés en réalisant un ”scaling” du champs des perméabilités obtenu. Pour des
problèmes impliquant des processus de transport, il est également nécessaire de calibrer les
paramètres de transport tels que la porosité, les coefficients de dispersivité, etc. La calibra-
tion d’un modèle est une des difficultés principales pour rendre un modèle opérationnel et
peut prendre 90% du temps alloué à la modélisation.
Table 1: Données piézométriques.
Piézomètre Distance au fleuve Charge mesurée
P1 40 m 49.93 m
P2 110 m 49.72 m
P3 190 m 49.47 m
P4 240 m 49.44 m

Exercice

Un aquifère horizontal de 10 m d’épaisseur est délimité à l’ouest par un lac à niveau constant
de 51 m et à l’est par une faille hautement transmissive qui recoupe l’aquifère sur environ
100 m de longueur. La résistance hydraulique de la faille est négligeable. Le socle, considéré
comme imperméable, affleure au nord et au sud. L’aquifère est recouvert par une couche
latéritique confinante (Fig. 1). Un puits est installé le long de la faille et lorsque l’on pompe
suffisamment longtemps un débit de 10 m3 /j, on mesure les niveaux piézométriques indiqués
dans le tableau 1. La distance entre le lac et le puits est de 300 m. Un essai de pompage
de courte durée au puits donne un transmissivité d’environ 10−2 m/j.

Figure 1: Dessin schématique de l’aquifère et de la géologie locale.

23
Questions

1. Pour quelles raisons la détermination de la conductivité hydraulique dans un problème


d’écoulement est-elle si critique ?

2. En considérant que le milieu puisse être assimilé à un milieu homogène, déduire sa


conductivité hydraulique équivalente par calibration des niveaux piézométriques.

3. Donner le niveau d’eau dans le puits.

4. Reporter les résulats sur un graphique avec en abscisse les valeurs mesurées et en
ordonnée les valeurs calculées.

5. Qu’en déduisez vous? Quelle(s) hypothèse(s) formulée(s) dans l’énoncé ne semble(nt)


pas être valide(s) ?

6. Améliorer la calibration en remettant en cause une ou plusieurs des hypothèses utilisées.

24
TP 7: Processus de Transport

Objectifs

La résolution numérique de l’équation de transport est, contrairement à l’équation de dif-


fusion pure (écoulement), soumise à des contraintes de stabilité (instabilité). Ces TP sont
consacrés à la simulation de quelques scénarios de contamination de nappe et d’ouvrages
d’alimentation en eau potable. L’accent est mis sur l’effet des paramètres de transport sur
les concentrations calculées. Dans un deuxième temps, des notions récentes de calcul de
zone de capture d’ouvrages d’alimentation en eau potable sont introduites.

Introduction

On rappelle quelques notions essentielles relatives au transport de masse dans l’eau souter-
raine. Le transport de substances dissoutes dans l’eau souterraine est communément modélisé
par les solutions de l’équation dite d’advection-dispersion-réaction, associée à un ensemble
de conditions initiales et aux limites nécessaires:
∂θRC
= −∇ · qC + ∇ · θD∇C + θλRC + qI CI − qO C dans Ω (1a)
∂t
C(x, 0) = C0 (x) dans Ω (1b)
J(x, t) · n = 0 sur Γ0 (1c)
C(x, t) = g1 (t) sur Γ1 (1d)
J(x, t) · n = qg3 (t) · n sur Γ3 (1e)
avec Ω désignant le réservoir aquifère à bords Γ, et où C(x, t) est la concentration en soluté
[ML−3 ], q est le vecteur flux [LT−1 ], D est le tenseur de macro-dispersion hydrodynamique
[L2 T−1 ], θ est la teneur en eau [−], qI et qO sont des termes source [T−1 ], λ est la constante
de désintégration radio-active [T−1 ] et R le facteur de retard [−]. Le vecteur flux massique
total J(x, t) [MT−1 ] est défini par la somme des flux convectif (advectif) et dispersif:

J(x, t) = qC(x, t) − θD∇C(x, t) (2)

Le tenseur de macro-dispersion est donné par Bear [1]:


q⊗q
θD = (αL − αT ) + αT kqkI + θDm I (3)
kqk
avec αL et αT les coefficients de dispersivité longitudinale et transverse [L], respectivement,
Dm le coefficient de diffusion moléculaire [L2 T−1 ], et avec I désignant la matrice identité.
Le facteur de retard R s’exprime généralement par:
ρb 0
R=1+ K (4)
θ
où ρb est la densité du squelette [ML−3 ] et K 0 est la constante d’équilibre décrivant un
isotherme d’adsorbtion [M−3 L] (par exemple linéaire pour le modèle de Henry).
Exercices

Exercice 1: Contamination d’un puits de pompage suite à une pollution


ponctuelle.

Nous souhaitons simuler la contamination d’un puits de pompage suite à une injection
ponctuelle et instantannée d’une masse unitaire. L’aquifère considéré est représenté en plan
sur la Figure 1. Dans un premier temps, on assume que l’aquifère est d’épaisseur unitaire
(e = 1) et homogène vis-à-vis de la transmissivité T = Ke et de la porosité θs .
y

Impermeable
500

-3
T = 10 m2/s
I1
θ = 0.2
(x = 750; y = 750)

H = 10 m
H=0m

Puits I2
(x = 250; y = 250; Q = 100 m3/j) (x = 750; y = 500)

I3
(x = 750; y = 250)

0 x
0 Impermeable 1000

Figure 1: Contamination d’un puits de pompage dans un aquifère idéalisé.

Questions

1. Résoudre l’écoulement en régime permanent et vérifier la fermeture du bilan hy-


draulique. Proposer une manière simple pour évaluer le temps de simulation suffisant
pour être sûr de capturer l’essentiel de la masse au puits (i.e. fixer le temps final de
la simulation).

2. Réaliser la simulation de la contamination du puits suite à une injection instantannée


d’une masse unitaire au point I2 localisé sur la Figure 1. Quelle est la concentration
d’injection à utiliser ? Spécifier quelles sont les conditions aux limites et/ou initiales à
utiliser, ainsi que le choix sur les paramètres dispersifs. Analyser la courbe d’ellution
observée au puits.

3. Modifier la valeur des paramètres de transport (porosité et paramètres dispersifs) et


apprécier les différences obtenues par rapport aux cas précédents. Commencer par
apprécier l’effet de la porosité sur la courbe d’ellution du puits. Ensuite, diminuer les
dispersivités. Qu’observez-vous sur les concentrations calculées ? Jouer sur le rapport
αL /αT . Qu’observez-vous ?

4. Utiliser le programme ’randomK.exe’ fournit pour générer des champs de perméabilité


hétérogènes, et réaliser les mêmes simulations. Comparer avec le cas homogène.

26
Exercice 2: Zone de capture d’un puits de pompage.

Des méthodes récentes permettent d’obtenir des zones de capture sans passer par la tradi-
tionnelle méthode du ’backward particle-tracking’, et tout en prenant en compte l’effet des
processus dispersifs sur le mouvement des particules d’eau [2]. La probabilité p(x, t) pour
qu’une particule d’eau située en x sorte à un exutoire donné Γout peut s’obtenir en résolvant
l’équation adjointe de l’équation de transport, l’équation dite ’arrière-en-temps’, à laquelle
est associé un ensemble de conditions initiales et aux limites appropriées [2]:

∂φp
= ∇ · qp + ∇ · θD∇p − qI p dans Ω (5a)
∂t
p(x, 0) = 0 sur Ω (5b)
− θD∇p(x, t) · n = 0 sur Γ0 (5c)
[−qp(x, t) − θD∇p(x, t)] · n = −q · n sur Γout (5d)
[−qp(x, t) − θD∇p(x, t)] · n = 0 sur Γ+ \ Γout (5e)

Le champs de la variable dépendante p(x, t) définit le bassin de drainage de l’exutoire Γout


relatif à un temps de transit donné t (Fig. 2). L’évolution ’arrière-en-temps’ est assurée
par le signe négatif devant la vitesse dans l’Eq. (5a). La probabilité maximale de sortir
par Γout , exclusivement, est assurée par la condition p(x, t) = 1 dans le terme de droite de
l’Eq. (5d), et par la condition p(x, t) = 0 dans le terme de droite de l’Eq. (5e). La zone de
capture absolue (en régime permanent) correspond au champs p(x) = p(x, ∞). Parce que
dans les domaines 2-D et 3-D il y a une probabilité non-nulle que les particules d’eau ne
seront pas interceptées par Γout , p(x) est inférieure à 1. Une iso-valeur de probabilité p(x)
comprend le domaine pour lequel la fraction 1 − p(x) de ses quantités d’eau va atteindre
l’exutoire Γout , tôt ou tard.
Pour obtenir la zone de capture d’un exutoire Γout à partir de la représentation de son
bassin de drainage en termes de probabilité pour les molécules d’eau d’atteindre l’exutoire,
des opérations simples de budgets massiques peuvent être réalisées. Il suffit de rechercher le
niveau de probabilité minimal englobant le volume d’aquifère au travers duquel l’écoulement
produit satisfait un pourcentage donné du débit total Q0 de l’exutoire concerné, εQ0 , avec
ε ∈ [0; 1]. Pour ce, nous pouvons intégrer le problème (5) dans l’espace afin d’obtenir la
balance massique suivante [2]:
Z Z
Q(t) = − [qp(x, t) + θD∇p(x, t)] · n dΓ + qI (x)p(x, t)dΩ (6)
Γ− Ω

où Q(t) représente le débit cumulé de l’exutoire concerné (Q(∞) = Q0 ). La forme perma-
nente de l’Eq. (6) est:
Z Z
Q0 = − [qp(x) + θD∇p(x)] · n dΓ + qI (x)p(x)dΩ (7)
Γ− Ω

27
L’intégrale de bord dans le terme de droite de l’Eq. (6) ou (7) fournit la proportion du
débit provenant de l’infiltration par les limites. L’intégrale de domaine suivante fournit la
proportion provenant d’une recharge par des zone internes de production. En 2-D horizontal
avec recharge, cette proportion correspond à la fraction d’eau d’origine pluviale. Toutes ces
quantités sont dépendantes du temps dans l’Eq. (6). Elles donnent les fractions d’eau
d’origines distinctes et qui transitent avec un temps inférieur ou égal à t avant de sortir
du système. La zone de capture peut par exemple être définie par la valeur de probabilité
qui assure que la quantité εQ0 est balancée par la recharge naturelle. Pour ce, cette valeur
de probabilité est recherchée en appliquant l’Eq. (7) pour εQ0 , et ce à partir de la valeur
maximale de probabilité jusqu’à la valeur recherchée.

Γ+ Γ−

absorption probability 0.1


p=0 p=1

Q0
qI

absorption probability 0.9

Figure 2: Représentation schématique de la zone de capture d’un puits de pompage.

Questions

1. En utilisant le modèle de l’exercice 1, appliquer la technique du ’backward particle-


tracking’ afin de délimiter la zone de capture du puits.

2. Résoudre l’équation de transport ’arrière-en-temps’ pour définir le bassin de drainage


du puits. Comparer avec la solution purement advective.

3. Tester l’effet du débit du puits sur l’étendue et la forme de sa zone de capture.

4. Rajouter une zone d’infiltration au modèle, calculer la nouvelle zone de capture du


puits, et déterminer les différentes fractions des eaux pompées en fonction de leurs
origines. Quelle est l’aire de la zone de capture du puits ?

28
Exercice 3: Intrusion saline - Le problème de Henry.

Dans le cas particulier où la densité du fluide est prise en compte, l’équation d’écoulement
peut s’écrire selon une formulation dite de ’charge de référence’ [3, 4, 6]:
µ ¶
∂θ ∂C ρ ρ
+ ηθ = −∇ · kr K(∇H + ηCej ) + (qI − qO ) in Ω (8)
∂t ∂t µ ρ0

où ej est la j ième composante du vecteur gravitationnel, ρ est la densité du fluide (ρ0 étant
la densité de l’eau douce), µ est la viscosité, η = C²s est le coefficient de couplage avec Cs
étant la concentration à densité maximale, et ² = ρsρ−ρ 0
0
avec ρs étant la densité maximale
du fluide. Cette formulation assume des conditions isothermales et de dissolution du sel
dans l’eau de telle sorte que ρ = ρ0 (1 + ² CCs ), et est très populaire pour traiter les problèmes
d’intrusion saline en milieu côtier. Le flux du fluide se calcule selon:

q = −kr K(∇H + ηCej ) (9)

Henry [5] a développé une solution pseudo-analytique au problème de l’intrusion saline en


milieu côtier. La solution de Henry décrit la distribution à l’équilibre du sel et de la fonction
de courant dans un domaine 2-D vertical, comme illustré par la Figure 3. La face cachée
de la solution de Henry réside dans le fait que jusqu’à présent elle n’a pu être reproduite
de manière fidèle par aucun modèle numérique.
Il est demandé ici de réaliser l’expérience de Henry. Utiliser un maillage d’éléments quad-
rangulaires de taille ∆x = 0.04 m et ∆z = 0.01 m. La conductivité hydraulique et la
porosité sont homogènes (K = 1.0 × 10−2 m/s, θs = 0.35). Les coefficients de dispersivité
longitudinale et transverse sont tous deux égaux à 0.035 m. Utiliser une densité maximale
du fluide de ρmax = 1025 kg/m3 .

2m
qI= 5.7024 m/d
C=0
1m
0.8 m

C=1

p = ρs g ∆ z

0.01
0.1

1.0 sharp-i
nterfac
e

Figure 3: Modèle théorique d’intrusion saline de Henry. L’interface eau douce - eau salée
de Ghyben-Herzberg est indiquée.

29
Questions

1. Construire un modèle numérique respectant les hypothèses retenues par Henry pour
son modèle d’intrusion saline.

2. Apprécier l’effet de la diffusion moléculaire sur la distribution de la salinité: par


exemple Dm = 6.6 × 10−6 m2 /s et Dm = 18.86 × 10−6 m2 /s.

References

[1] Bear J. Dynamics of Fluids in Porous Media. New York: Elsevier, 1972.

[2] Cornaton F., Perrochet P. Groundwater age, life expectancy and transit time distribu-
tions in advective–dispersive systems:2. Reservoir theory for sub-drainage basins. Adv
Water Res 2006;29(9):1292–1305.

[3] Frind E. O. Seawater intrusion in continuous coastal aquifer aquitard systems, Ad-
vances in Water Resources 1982;5(2):89–97.

[4] Frind E. O. Simulation of long-term trasient density-dependent transport in groudwa-


ter, Advances Water Resour 1982;5(2):73–88.

[5] Henry H. R. Effects of dispersion on salt enrichment in coastal aquifers. In: US Geo-
logical Survey Water Supply Paper 1613-C, Sea water in coastal aquifers: C70-C84.

[6] Huyakorn P., Andersen P. F., Mercer J. W., White H. O. Jr. Saltwater intrusion in
aquifers: development and testing of a three–dimensional finite element model. Water
Resour Res 1987;23(2):293-312.

30
TP 8: Heat Transfer Processes
F. Cornaton
CHYN, Université de Neuchâtel

Equations for Heat Transfer and Thermo-Haline Processes

Density-Dependent Flow

The density dependence of flow is accounted for according to the formulation of a variable-
density flow equation in terms of reference hydraulic head [2, 1]:
∂θ
e + qI − qO
+ Θeob = −∇ · q in Ω (1a)
∂t
¡ ¢
e = −fµ kr K ∇H + (η(C − C0 ) − Ῡ(T − T0 ))ej
q (1b)
µ ¶
∂C ∂T ¡ ¢
Θeob (C, T ) = θ η − Ῡ +qe · η∇C − Ῡ∇T (1c)
∂t ∂t
where θ is the mobile water content [−], C(x, t) is resident concentration [ML−3 ], T (x, t) is
temperature, qe is the fluid flux, ej is the j th component of the gravitational vector, fµ is the
constitutive viscosity relation function, ρf is the fluid density [ML−3 ], ρf0 is the fresh water
²
density, η = Cs −C 0
is the density coupling coefficient, with Cs being the concentration of
ρfs −ρf0
the maximum fluid density and C0 the reference concentration of the fresh water, ² =
ρf0
f
with ρfs = ρf (Cs ) being the maximum fluid density, and Ῡ = − ρ1f ∂ρ
∂T the volumetric thermal
−1
fluid expansion function (K ). Dilute salt conditions are assumed, such that (e.g. see [3]):
¡ ¢
ρf = ρf0 1 + η(C − C0 ) − Ῡ(T − T0 ) (2)

and
µ0 1 + 1.85w0 − 4.1w02 + 44.5w03 1 + 0.7063ζ − 0.04832ζ 3
fµ (C, T ) = = × (3)
µ(C, T ) 1 + 1.85w − 4.1w2 + 44.5w3 1 + 0.7063ζ0 − 0.04832ζ03
C
with the mass fraction w = w(C) = ρf
(w0 = w(C0 )) and the normalized temperature
T −150
ζ = ζ(T ) = 100(ζ0 = ζ(T0 )), with T0 the reference temperature. The viscosity relation
is displayed in Fig. 1 for the temperature range T between 0 and 300◦ C and concentrations
C between 0 and 200 g/l in dependence on the reference temperature T0 = 150◦ C (at the
reference freshwater concentration C0 = 0). If a linear relationship for the fluid density
difference ratio ² is normally sufficient for the most practical needs, the consideration of
the volumetric thermal fluid expansion coefficient Ῡ as a constant parameter becomes inap-
propriate for cases where a larger temperature range has to be modeled or/and where the
4◦ C anomaly in the fluid (water) density ρf can play a role. This can be seen in Fig. 1 for
the physically true water density dependency as a function of temperature T in the range
between 0 and 100◦ C. As a consequence the volumetric thermal fluid expansion relation
cannot generally be considered as a constant coefficient and a more general approach is
desired.
(a)

(b)

fµ (C,T)

Figure 1: Density and Viscosity Functions. (a) Fluid density ρf as a function of temperature
T in the range of 0 and 100 ◦ C, the close-up view indicating the density anomaly; (b)
µ0
Viscosity relation fµ (C, T ) = µ(C,T ) as function of temperature and concentration with µ0
for the reference temperature T0 = 150◦ C and reference freshwater concentration C0 = 0.

32
Perrochet proposed a formula (see [1]) for computing a nonlinear temperature-dependent
expansion coefficient Ῡ which is based on the physically ’exact’ fluid density curve (Fig. 1)
measured for temperatures in the range between 0 and 100◦ C. Thus the function Ῡ can be
viewed as a constant, or as a concentration and temperature dependent function:

Υ

Ῡ =
 Υ(T ) + ∂Υ(T )
∂T (T − T0 )
(4)

1 + η(C − C0 ) − Υ(T )(T − T0 )

where Υ is a given constant (linear dependency of density with temperature), while Υ(T )
and ∂Υ(T
∂T
)
are given by:

1
Υ(T ) = − [(b + 2cT0 + 3dT02 + 4eT03 + 5f T04 + 6gT05 )
ρf0
+ (c + 3dT0 + 6eT02 + 10f T03 + 15gT04 )(T − T0 )
+ (d + 4eT0 + 10f T02 + 20gT03 )(T − T0 )2 (5)
+ (e + 5f T0 + 15gT02 )(T − T0 )3

+ (f + 6gT0 )(T − T0 )4
+ g(T − T0 )5 ]

∂Υ(T ) 1
= − f [(c + 3dT0 + 6eT02 + 10f T03 4 + 15gT04 )
∂T ρ0
+ 2(d + 4eT0 + 10f T02 + 20gT03 )(T − T0 )
(6)
+ 3(e + 5f T0 + 15gT02 )(T − T0 )2
+ 4(f + 6gT0 )(T − T0 )3
+ 5g(T − T0 )4
with the polynomial coefficients given by:


 a = 9.998396 × 102



 b = 6.764771 × 10−2



 −3

 c = −8.993699 × 10

d = 9.143518 × 10−5 (7)



 e = −8.907391 × 10−7




 f = 5.291959 × 10−9




g = −1.359813 × 10−11

Eq. (5) is based on a fit of the temperature-dependent fluid density ρf ranging between 0
and 100 degrees Celsius by a 6th order polynomial with high accuracy, ρf (T ) = a + bT +
cT 2 + dT 3 + eT 4 + f T 5 + gT 6 in g/l (T in ◦ C).

33
With the so-called Boussinesq approximation, the term Θeob (C, T ) in Eq. (1a) involving
the temporal and spatial variations of concentration and temperature (see Eq. (1c)) is ne-
glected. However, it is known that such an approximation can fail under large density
variations (e.g. with high brine concentrations). The first term may be omitted if temporal
variations of concentration/temperature remain small. The last term can be neglected as
far as density gradients are essentially orthogonal to the direction of velocity. This is quite
often not a tolerable assumption. In the following, the complete formulation (1a) will be
referred to as ”extended Boussinesq approximation”.

For the coupled density-dependent flow and transport problem, the transport equations
read
∂θRC
= −∇ · qeC + ∇ · θD∇C − θλRC + qI CI − qO C + QC in Ω (8)
∂t
for the divergence form, and
∂C
θR = −e
q · ∇C + ∇ · θD∇C − θλRC + qI (CI − C) + QC in Ω (9)
∂t
for the convective form, in which the fluid velocity is given by Eq. (1b).

Heat Transfer

The solution of the advective-dispersive-diffusive transport of thermal energy can be for-


malized by the following boundary value problem:
¡ ¢
∂ θρf cf + (1 − θ)ρs cs T
= −∇ · ρf cf q
eT + ∇ · θH∇T + QT in Ω (10a)
∂t
T (x, 0) = g0 (x) in Ω (10b)
T (x, t) = g1 (t) on Γ1 (10c)
− θH∇T · n = g2 (t) on Γ2 (10d)
[ρf cf q
eT − θH∇T ] · n = q
eg3 (t) · n on Γ3 (10e)
where T (x, t) is temperature (in ◦ C), ρs is the density of solid [ML−3 ], ρf is density of the
fluid [ML−3 ], cf and cs are the fluid and solid specific heat capacity coefficients [JKg−3 K −1 ],
respectively, H is the tensor of hydrodynamic thermo-dispersion, and QT = θρf QfT + (1 −
θ)ρs QsT is a heat source/sink [JKg−1 s−1 ]. The tensor of hydrodynamic thermo-dispersion
H reads: µ ¶ ³ ´
f f e⊗q
q e
θH = ρ c (βL − βT ) qkI + θλf + (1 − θ)λs I
+ βT ke (11)
ke
qk
where βL and βT are the longitudinal and transversal coefficients of thermo-dispersivity [L],
and λf and λs are the thermal conductivities [Jm−1 s−1 K −1 ] for fluid and solid, respectively.
The first term of Eq. (11) corresponds to the dispersive part of the thermo-dispersion tensor,

34
while the second part corresponds to the conductive part. The convective form of the heat
equation reads:
³ ´ ∂T
θρf cf + (1 − θ)ρs cs = −ρf cf q
e ·∇T +∇·θH∇T +ρf cf qI (T0 −T )+QT in Ω (12)
∂t

A heat transport problem in a temperature and density independent flow field is obtained
when solving Eqs. (1) and (10) with η = 0 and Ῡ = 0. A coupled flow and thermo-haline
transport problem is obtained when coupling Eqs. (1), (10) and (8) with η 6= 0 and Ῡ 6= 0.

Application Exercises

Exercise 1: Heat Transfer in a Porous Medium

We illustrate the problem of heat transport by conduction by means of the theoretical heat
convection cell system given in Fig. 2. We wish to compare the non-coupled (constant
density) and coupled (density dependency with temperature) solutions and evaluate the
heat fluxes for both cases.

Figure 2: Schematic of a heat convection cell system.

In a preliminary step, solve for the decoupled problem and verify the calculated heat flux.
In a second step, solve the fully-coupled problem and compare with the previous case.

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Exercise 2: Heat Storage in the Sub-Surface

This example illustrates the modelling of the process of heat storage in an alluvial aquifer.
The considered heat storage system is illustrated in Fig. 3. A well is used to inject warm
water (at T = 60◦ C) during the summer season. The injection period of 100 days is followed
by a rest period of 30 days, and by a production period of 70 days (see Fig. 4). The flow
system is closed by means of a circular trench that can recharge or drain during the year.
During the injection period, water and heat flows towards the draining trench. When the
production period starts, water and heat are expected to flow from the recharging trench
to the production well.

Figure 3: Schematic of a heat storage system.

Figure 4: Production/Injection function for the heat storage system.

Question: Is the system optimum for heat storage?

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References
[1] Diersch H. -J. FEFLOW Reference Manual, WASY GmbH Berlin, 2007.

[2] Huyakorn P., Andersen P. F., Mercer J. W., White H. O. Jr. Saltwater intrusion in aquifers:
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Methods in Flow Problems, Proc. 1st Symp., Swansea, 1974, ed. Oden J. T. et al., Univ. of
Alabama Press, 1974, 401–414.

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