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Concertation sur le projet de reconstruction de

la ligne à 400 000 volts entre Avelin et Gavrelle

Réunion de la commission Energie-Economie


du 11 janvier 2013
à Carvin

Compte-rendu

Liste des participants en annexe de ce compte-rendu


Diaporamas projetés en séance, en annexe de ce compte-rendu

***
La réunion commence à 14h45

Accueil
Jean-Louis Carlier, directeur de projet RTE

Dans l’attente de l’arrivée de Philippe Kemel, député-maire de Carvin, Jean-Louis Carlier souhaite la
venue aux participants. Il les remercie d’avoir accepté de déplacer cette réunion du 7 au 11 janvier et
réitère aux participants ses vœux de bonne santé et de bonheur.

Tour de table
• Francis Griboval est un citoyen de Camphin-en-Carembault.
• Mme Piérard, Leforest Environnement.
• Jean-Marie Thibault est citoyen retraité de Tourmignies.
• Philippe Vaillant est citoyen retraité à Phalempin.
• Jean-Louis Carlier rappelle que la commission rassemble des élus, des représentants du
monde économique, des représentants des services de l’Etat, et également des citoyens.
• Maurice Piérard est président de Leforest Environnement.
• Alain Vaillant est le responsable Energie de l’association Nord Nature Environnement.
• Sébastien Lepy est directeur du service étude du développement du réseau électrique (RTE).
• Edgar Bossoken est consultant Climat Energie et référent Energie de la commission.
• Bernard Féry est le garant de la concertation. Il a été nommé par la Commission nationale du
débat public (CNDP).
• Tapio Poteau est le responsable études pour la Chambre de commerce et d’industrie (CCI),
représente Benoît Dreux.

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Concertation sur le projet de reconstruction de
la ligne à 400 000 volts entre Avelin et Gavrelle

• Jean-Louis Carlier est le directeur du projet (RTE) de reconstruction de la ligne à 400 000
volts entre Avelin et Gavrelle.
• Claude Chardonnet, C&S Conseils, est en charge de l’animation de la réunion à la demande
de RTE.
• Christine Lombard est en charge de la concertation autour du projet et pilote les études
environnementales (RTE).
• Fabien Billet, DREAL Nord Pas-de-Calais, service ECLAT1.
• Xavier Jacquemont en charge du développement local pour le Conseil général du Pas-de-
Calais.
• Frédéric Skrzypczak, société Nyrstar, accompagne M. Bolet.
• Antoine Bolet, société Nyrstar, Manager Electricité/Instrumentation/Automatisme.

• Alain Hespel est président de l’association Pévèle demain.


• Jean-Paul Houzé est vice-président de l’association Chlorophylle Environnement.
• Hervé Poudroux est expert Energie pour la société Stora Enso.
• Charles Florin, C&S Conseils, est en charge de la rédaction du compte-rendu.
• Stéphanie Sotison, Parimage, est en charge des aspects relatifs à la communication et à la
logistique.

Jean-Louis Carlier rappelle que l’ordre du jour de la présente réunion a été envoyé aux participants
en amont de la réunion.

Retour sur la commission précédente


Claude Chardonnet demande si tous les participants ont reçu le compte-rendu de la réunion
précédente de la commission et si certains souhaitent émettre des remarques à ce sujet.

Alain Vaillant estime que le facteur de charge de 20 % mentionné en page 8 du compte-rendu est
sous-estimé.

Jean-Louis Carlier propose de réécrire la phrase en question de la manière suivante : « si on rapporte


la production annuelle réalisable à la production annuelle théorique (à puissance maximale, tout le
temps), le ratio (appelé facteur de charge) est d’environ 20 % ».

Maurice Piérard pointe un décalage entre l’objet de la réunion et la réalité du projet. Il estime que le
projet est déjà décidé et que, dans ces conditions, il n’est pas possible de discuter de l’opportunité.
La décision de RTE de réaliser le projet paraît, dans tous les cas de figure, irréversible. Si, au cours de
la réunion, il apparaît que le projet n’est pas nécessaire, RTE arrêtera-t-il le projet ?

Jean-Louis Carlier rappelle que cette commission Energie-Economie n’était pas prévue à l’origine. Les
autres commissions portent sur des objets plus techniques afin d’alimenter les différents thèmes de
l’étude d’impact et avancer vers l’élaboration du fuseau de moindre impact.

Cette commission Energie-Economie a été mise sur pied parce que des doutes ont été exprimés, lors
du débat public et réexprimés lors de la réunion de concertation à Moncheaux le 25 septembre 2012,
quant à l’opportunité de réaliser ce projet et à son calendrier. Certains intervenants ont en effet
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Energie, Climat, Logement et Aménagement du Territoire

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demandé d’attendre les conclusions du débat sur la transition énergétique et le projet de loi qui en
sera issu prévu pour la fin de l’année 2013. A travers cette commission Energie-Economie, RTE
propose de travailler en parallèle sur les entrants de la décision du projet présentés par RTE, y
compris sur le projet de loi et ses impacts sur le projet. Concrètement, un développement plus
offensif des énergies renouvelables (ENR) aurait-il une influence sur les entrants qui ont guidé la
décision de RTE ? Quel serait l’impact d’un tel développement sur la fourniture électrique dans le
Nord Pas-de-Calais et les échanges avec les pays limitrophes ? La décision liée au projet sera prise
collectivement avec le préfet et le ministre concerné au moment où le projet de loi sera porté à
connaissance. Et s’il faut alors arrêter le projet, on l’arrêtera.

Bernard Féry, garant de la concertation nommé par la Commission nationale du débat public (CNDP)
rappelle que le débat public portait sur l’opportunité et les caractéristiques principales et grands
impacts attendus sur l’environnement. Le débat public achevé, le maître d’ouvrage a fait part de sa
décision de poursuivre le projet et d’engager un processus de concertation à travers une lettre
rendue publique en juin 2012. Aujourd’hui, il y a projet. Sa nature économique, sa dimension
économique, ses impacts, ces différents aspects doivent donner lieu à échange. Les contributions
apportées doivent permettre d’affiner la position du maître d’ouvrage. Il ne s’agit plus de savoir si le
projet est opportun ou non mais plutôt de bien peser en quoi il répond aux besoins.

Maurice Piérard estime que les propos de Bernard Féry vont à l’encontre de l’exposé de Jean-Louis
Carlier.

Bernard Féry répond que les deux propos ne sont pas antagonistes : si des éléments d’actualité
importants émergent durant l’année, les pouvoirs publics pourraient en effet porter un regard
différent sur le projet.

Jean-Louis Carlier ajoute que les entrants ont été identifiés 2 ans auparavant à partir de différents
critères, par exemple l’évolution de la consommation électrique ou celle des sources de production,
en particulier issues d’énergie renouvelable. Si certains éléments évoluaient durant l’année en cours,
le projet pourrait en effet serait susceptible d’être reconsidéré.

La question de la baisse de consommation a d’ailleurs été évoquée à de multiples reprises lors du


débat public. La baisse de consommation a été réelle entre 2006 et 2011, notamment en raison de la
baisse conjoncturelle et structurelle de la consommation industrielle (crise, développement de
processus de production moins énergivores).

cf. Bilan provisoire de consommation dans le dossier d’information distribué aux participants.

Jean-Louis Carlier ajoute que la nécessité de renforcer la ligne Avelin-Gavrelle n’est pas liée à la
consommation mais davantage à la transition énergétique et notamment à l’arrivée massive de
production électrique à partir d’énergie renouvelable. L’équipe projet avait eu l’occasion d’aborder
cet aspect lors de la réunion de concertation du 25 septembre 2012 à Moncheaux et lors de la
réunion publique à Thumeries le 4 octobre 2012.

Le travail de RTE consiste, en outre, à regarder la manière dont la transition énergétique évoluera.
Or, considérant le secteur englobant l’Allemagne du Nord, la Belgique et également le nord-est
français, on remarque que toutes les lignes sont à double circuit sauf la ligne Avelin-Gavrelle et une
ligne située entre Reims et Charleville-Mézières.

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Maurice Piérard relève que, selon les conditions énoncées par Jean-Louis Carlier, le projet est alors
fondé sur la mutualisation des énergies renouvelables (ENR) à l’échelle européenne. Il ajoute que,
dans ce contexte, la région Nord Pas-de-Calais se situe au milieu, sur les autoroutes de l’électricité.
Alors que, selon Maurice Piérard, les sources de production ENR sont censées être décentralisées,
proches des lieux de consommation, il remarque que RTE arrive à l’option inverse dans le cas
d’Avelin-Gavrelle.

Jean-Louis Carlier propose d’écouter l’intervention de Sébastien Lepy à ce propos et annonce que le
schéma énergétique futur combinera les deux approches, centralisée et décentralisée.

Maurice Piérard pointe le fait que d’autres solutions n’aient pas été explorées, l’hydrogène par
exemple.

Sébastien Lepy précise que son propos éclairera également le fait qu’une production de petites
unités aboutit néanmoins à un besoin de transport.

Claude Chardonnet rappelle les thèmes à travailler évoqués par les participants lors de la première
réunion de la commission et les interventions proposées :

• le schéma régional climat air énergie (SRCAE)


• le schéma de développement électrique par Sébastien Lepy puis Virage Energie (contact en
cours avec Stéphane Baly)
• l’énergie photovoltaïque en région par Alain Vaillant
• le stockage énergétique par Edgar Bossoken
• le changement climatique en région par Météo France (contact en cours)
• le chauffage par pompe à chaleur par Jean-Paul Houzé
• la stabilité du réseau régional par Jean-Louis Carlier
• les témoignages des entreprises NyrStar et StorEnso sur l’importance d’une alimentation
électrique sécurisée et l’incidence des coupures d’électricité sur l’activité (contacts en cours)
• la visite du dispatching évoquée pour comprendre la façon dont le réseau fonctionne et les
contraintes qui s’exercent.

La commission dispose d’un droit de suite sur ces sujets : ils doivent être traités ; la liste n’est pas
close. Il semble essentiel d’inscrire les travaux dans une continuité d’une réunion à l’autre. En outre,
tout point difficile évoqué mérite un travail collectif.

L’objectif des travaux de la commission consiste également à voir comment le projet s’inscrit dans la
politique énergétique du territoire et de quelle manière il peut accompagner la dynamique
économique et sociale du territoire.

Les interventions du jour sont au nombre de 5. Elles dureront 15 minutes chacune et seront suivies
de 15 minutes d’échanges.

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Moyens de substitution pour le chauffage : la pompe à chaleur par Jean-Paul


Houzé

Jean-Paul Houzé explique que le chauffage électrique a été favorisé pendant des années alors que ce
dernier est très gourmand en électricité.
A titre bénévole, Jean-Paul Houzé travaille en collaboration avec Info Energie, une organisation créée
à l’initiative de l’ADEME2, et qui conseille les consommateurs quant aux différents modes de
chauffage, à l’isolation, aux aides et aux moyens de financement.
Jean-Paul Houzé fait part de son expérience en la matière tout en précisant que chaque habitation
est différente et qu’il est avant tout nécessaire de s’adapter à l’existant.
Avant de choisir la pompe à chaleur, Jean-Paul Houzé avait envisagé une installation photovoltaïque
mais, opposé au principe de la revente d’énergie à EDF, il en avait abandonné l’idée.

Cf. Annexe 2-Les pompes à chaleur

A l’échelle du territoire, Jean-Paul Houzé déclare que l’optimisation de la consommation résidentielle


et tertiaire obtenue grâce à l’installation de ce type de systèmes (une pompe à chaleur en
l’occurrence) pour un coefficient de performance de 4,39 pourrait entraîner une diminution de la
consommation globale d’électricité par habitation.

Hervé Poudroux précise avoir également installé une pompe à chaleur. En tant que citoyen, il
partage la majeure partie du discours de Jean-Paul Houzé. En revanche, dans la perspective du
projet, il souligne le fait que ce type d’initiatives participe au passage de l’utilisation d’énergie fossile
vers l’usage de l’électricité pour le chauffage. D’une manière générale, l’augmentation du nombre
d’utilisateurs de pompes à chaleur entraînerait une hausse du nombre d’utilisateurs de l’électricité
et, de fait, une augmentation des besoins en électricité.

Hervé Poudroux note que la pompe à chaleur ne pourrait connaître un développement aussi
soutenu en Allemagne : les gains obtenus seraient immédiatement détruits par le coût de l’énergie
électrique en raison de tarifs deux fois plus élevés.

Jean-Paul Houzé mentionne un document produit par Chlorophylle Environnement sur l’avenir
énergétique français. L’association estime que la consommation électrique est appelée à se
développer, surtout en cas de sortie du nucléaire et de fin du pétrole.
De manière plus générale, Jean-Paul Houzé estime essentiel de s’interroger sur les conditions de la
conversion énergétique : créer des lignes de transport d’électricité tout en restant vigilants sur le
plan sanitaire.

Alain Vaillant relève le fait qu’un consommateur de fioul converti à l’utilisation de la pompe à
chaleur est un nouveau consommateur d’électricité (contrairement à l’utilisateur du chauffage
électrique converti à l’utilisation de la pompe à chaleur, déjà consommateur d’électricité). La
conversion de consommateurs de fioul à l’usage de la pompe à chaleur augmente alors le problème
d’écrêtage sur le réseau.

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Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

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L’énergie photovoltaïque, la transition énergétique : où va-t-on ? par Alain


Vaillant

Alain Vaillant rappelle que la transition énergétique, au sens strict du terme, consiste à passer d’un
état à un autre. Son exposé vise à mettre ces deux points – l’origine et la visée – en perspective.

cf. Annexe 3-Une transition énergétique, pour aller où ?

Le soleil est utilisé sous forme de flux depuis bien longtemps. Il a permis l’éclosion et le
développement de la flore, de la faune, et, de fait, de l’existence humaine. Alain Vaillant rappelle que
les êtres vivants sont entièrement dépendants de la photosynthèse. Par ailleurs, alors que les autre
sources énergétiques sont épuisables, l’énergie solaire est appelée à durer. Elle est d’ailleurs à la
source de nombreuses autres énergies : les hydrocarbures ont été constitués à partir de l’action du
soleil lorsque les végétaux ont été enfouis à l’ère carbonifère (il y a 150 000 ans) ; le cycle de l’eau
utilise l’énergie solaire de manière indirecte pour permettre l’évaporation ; en grande partie
provoqué par l’éclairage différent selon la position des nuages, le vent est également lié à l’énergie
solaire ; la géothermie, le nucléaire et les marées sont trois énergies solaires. De manière générale,
80 % de l’énergie utilisée est d’originaire solaire.

En outre, la quantité d’énergie solaire qui parvient sur la surface de la Terre est gigantesque :
3 kWh/m²/jour dans le Nord (1 jour d’ensoleillement moyen dans le Nord - Pas-de-Calais équivaut à
une année de production nucléaire par la centrale de Gravelines selon Alain Vaillant) et 5,2
KwH/m²/jour à Toulon.
Les sources des données avancées par Alain Vaillant sont, notamment, la revue « Le soleil est notre
énergie ». Les autres sources sont indiquées sur le site Internet de l’association.

Cette réflexion est liée au projet qui occupe la commission dans le sens où il paraît nécessaire de
réfléchir à la direction vers laquelle s’orienter avant de se poser la question des moyens à mettre en
œuvre.

De retour d’une cérémonie de vœux, le député-maire de Carvin Philippe Kemel rejoint les
participants.

Intervention de Sébastien Lepy


Le bilan prévisionnel et le schéma décennal sont deux documents produits à la fin de l’année 2012 et
proposés comme supports au débat sur la transition énergétique pour répondre à cette question :
quels sont les enjeux liés à l’équilibre entre l’offre et la demande en énergie ? Et quelles sont les
évolutions de réseau qu’entraînent les différents scénarios de transition énergétique envisageables ?

cf. Annexe 4-Bilan prévisionnel


cf. Annexe 5-Schéma décennal

Le bilan prévisionnel analyse l’évolution de l’offre et de la demande en énergie au cours des 5


prochaines années. 4 scénarios de l’évolution de l’utilisation de l’énergie en France assez contrastés

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sont présentés afin d’analyser la façon de s’approvisionner demain et de satisfaire l’équilibre


demande/offre.

Le schéma décennal analyse les conséquences des 4 scénarios sur le réseau.

Compte tenu des échanges en début de séance, Sébastien Lepy propose, avec l’assentiment de
l’assistance, de focaliser son intervention sur les réponses aux questions posées, quitte à reporter à
une séance ultérieure les présentations prévues du bilan prévisionnel et du schéma décennal.

A partir d’une production ENR très décentralisée (panneaux photovoltaïques sur les toits des maisons
particulières, etc.), comment RTE peut affirmer que des lignes à THT restent nécessaires pour
transporter de grandes quantités d’énergie ?

Le cas allemand est illustratif. En Allemagne, le parc photovoltaïque a été développé de façon très
pensée : les autorités subventionnent la production photovoltaïque à hauteur de la consommation
du site sur la même période annuelle et non au-delà. Par exemple, dans le cas d’une maison
produisant 10 000 kWh à l’année, la production inférieure à ce seuil est subventionnée ; une
production supérieure au seuil ne déclenche aucune subvention mais l’acquittement du tarif normal
de l’électricité. Dans ces conditions, personne n’a installé en Allemagne de grandes unités de
production : les installations se trouvent au plus près des lieux de consommation.

Pour autant, compte tenu du facteur de charge des panneaux photovoltaïques, de l’ordre de 10%, le
rapport entre la puissance installée (et donc la puissance maximale pouvant être atteinte chaque
jour d’été) et la puissance moyenne produite par les panneaux est de l’ordre de 10. Sauf à savoir
stocker sur site, les sites équipés de panneaux photovoltaïques qui produiraient annuellement
l’équivalent de la consommation du site, refoulent donc de façon très importante sur les réseaux
lorsque la production instantanée est supérieure à la demande. Comme tous les panneaux d’un
même territoire sont ensoleillés de façon similaire, ces flux se cumulent et le territoire tout entier
refoule ainsi périodiquement de l’électricité.

Chaque jour d’été par exemple, on observe un pic de production ENR en Allemagne aux alentours de
12h-13h et les échanges avec la France s’inversent, l’Allemagne devient exportatrice. De la même
manière que les petits ruisseaux font les grandes rivières, les panneaux produisant tous au même
moment, l’importante production induite déborde vers les pays voisins : au cours de la journée, les
variations importantes de production s’amortissent bien à l’échelle de l’ensemble du territoire
européen. En cas de forte production, certains pays sont prêts à réduire la production des centrales
thermiques pour permettre les échanges énergétiques.

En cas de forte production, puisque l’on ne peut pas consommer toute l’énergie produite là où
l’énergie est produite, elle sera donc consommée plus loin, en quantité encore importante. C’est la
raison pour laquelle les lignes à très haute tension sont nécessaires. La reconstruction de l’ouvrage
électrique entre Avelin et Gavrelle répond à ce type de besoin.

Le développement des ENR cherchera par ailleurs à tirer le meilleur parti des « gisements » de ces
ressources, hydraulique par le passé, éolienne aujourd’hui notamment, à distance des lieux de
consommation : pour l’éolien aujourd’hui, principalement la côte manchoise et atlantique, la mer du
Nord, la Baltique, la Picardie, la Champagne, le Languedoc, les Asturies et la Galice. Si l’énergie
éolienne et l’énergie photovoltaïque pourront également être développées ailleurs, la géographie
des principaux gisements s’imposera. Cette situation favorisera le développement d’un
« étagement» nord-sud grand gisement ENR / importante zone de consommation / grand gisement

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ENR / importante zone de consommation, etc. Cet étagement s’applique également aux capacités de
stockage hydraulique présentes en Norvège et dans les Alpes et séparées par d’importantes zones de
consommation. C’est cet étagement géographique des ressources naturelles qui induit une
« respiration » du réseau nord-sud selon le moment de la journée, l’état du vent, etc. Elle aura
d’autant plus de répercussion sur le réseau que les gisements de vent de la mer du Nord sont
gigantesques, de l’ordre de 60 à 70 GW éoliens.
A propos du subventionnement, Jean-Paul Houzé déclare être opposé au fait de revendre l’électricité
produite localement à EDF, ce qui revient, selon lui, à faire payer sa consommation électrique par la
collectivité.

Alain Vaillant explique avoir installé des panneaux photovoltaïques sur sa toiture. Selon lui, la
collectivité a besoin du développement des ENR : la contribution de chacun est importante puisque
l’Etat investit pour les particuliers puisqu’il n’a plus les moyens d’intervenir massivement.

D’une manière générale, Sébastien Lepy explique que le système peut s’adapter aujourd’hui, car il
est relativement petit et est amorti sur de vastes territoires (30 GW de photovoltaïque installés en
Allemagne, 300 GW consommés – et produits par ailleurs – en Europe) ; il s’adaptera moins aisément
– sauf à développer d’autres leviers de gestion de l’équilibre offre-demande – si beaucoup plus de
sites sur le continent produisent de l’énergie photovoltaïque au même moment : certains projettent
200 GW de photovoltaïque installés en Europe dès 2020. RTE estime qu’à l’avenir, un mix
énergétique s’imposera. Toute la question tient au dosage des différentes sources d’énergie au sein
de ce mix.

Dans ce contexte, le projet Avelin-Gavrelle présente une véritable opportunité puisque la ligne
renforcée pourra accompagner le développement des ENR, même en cas de développement du
stockage.

Alors que le projet Avelin-Gavrelle répond à une dimension internationale, Jean-Marie Thibault se
demande comment l’Allemagne pourrait avoir besoin de l’énergie française puisque les conditions
climatiques propices aux ENR seront identiques au même moment en France et en Allemagne.

Edgar Bossoken répond que la France n’est pas une île est fait heureusement partie d’un réseau.
Lorsqu’une partie du pays avait été plongée dans l’obscurité il y a quelques années, les Belges ont pu
assurer la fourniture en électricité. En outre, l’électricité circule, le stockage est sa seule frontière, ce
qui implique une nécessaire coordination entre les différents gestionnaires du réseau à l’échelle
européenne.

Sébastien Lepy note que dans le cas où tout le monde produit en même temps, il ne sera pas
possible de trouver des débouchés pour toute la production, et il faudra arbitrer : la première
question est bien celle du dimensionnement du parc avant celle du flux. On ne peut pas attribuer de
façon univoque l’origine des flux qui traversent une ligne électrique : Un réseau a en effet plus de
force que la somme des forces de ses éléments, et ce bénéfice supplémentaire est difficile à répartir
entre eux. Instantanément, un équilibre s’établit entre la production et la consommation : on déplète
(soutire) autant d’énergie qu’on en apporte à tout instant. Le réseau fonctionne comme une machine
unique à l’échelle du continent, qui offre à chaque connecté d’autant plus de liberté et de sécurité
qu’il est grand, c’est-à-dire que d’autres y sont aussi connectés.

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Pour autant, les flux qui transitent dans une ligne sont, au premier rang, influencés par ce qui se
passe à proximité : les éoliennes du nord de l’Allemagne et de Belgique, la centrale nucléaire de
Gravelines et la zone de consommation nord-européenne dans le cas de la ligne Avelin-Gavrelle.
Depuis l’installation d’éoliennes dans le Nord - Pas-de-Calais et en Champagne-Ardenne, le
phénomène s’amplifie. L’influence des éoliennes allemandes reste néanmoins fondamentale : elles
sont plus éloignées mais plus nombreuses.

Hervé Poudroux relève que, ces dernières années, de nombreuses unités de production anciennes
(charbon, fioul) ont été fermées mais manquent en cas d’urgence.

Sébastien Lepy souligne qu’en raison du développement de sources d’énergie renouvelables


produisant à coût nul (une fois construite), les groupes thermiques, dont la production est ajustable,
trouvent moins de débouchés. RTE dispose de ce fait d’une quantité moindre de leviers d’action côté
production, mais d’autres se développeront pour compenser, côté consommation notamment.

Jean-Louis Carlier ajoute que la prise en compte du foisonnement est essentielle : si le soleil brille
partout en France et en Allemagne, les courbes de charge de la consommation d’électricité ne sont
pour autant pas identiques. Des équilibres se créeront à partir de l’utilisation différente de
l’électricité (liée par exemple au fait qu’on finit le travail Allemagne plus tôt qu’en France).

Trois aspects sont importants à prendre en compte : la météorologie, la géographie et le


foisonnement.

Sébastien Lepy présente succinctement sous forme de carte la synthèse le schéma décennal établie à
partir du bilan prévisionnel. Pour parvenir à cette analyse de la teneur de l’évolution des futurs
modes de consommation, RTE interroge de nombreux centres d’expertise technique ou de décision.
Parmi eux, les clients de RTE, l’ADEME, la CLCV3 (association de consommateurs et d’usagers dans le
domaine de l’énergie), les producteurs d’appareils électriques. RTE essaie, d’une manière générale,
de saisir les déterminants de la future consommation d’électricité et de les quantifier. La
consommation est gouvernée par les facteurs suivants :

- la démographie, assez précisément anticipée par l’INSEE, est le premier facteur d’évolution
de la consommation d’électricité : plus de ménages, plus de consommation ;

- l’activité économique est un deuxième facteur, correspondant aux besoins industriels et en


matière de services ;

- troisième facteur : la maîtrise de la demande en énergie. A partir d’échanges avec l’ADEME et


autres organismes concernés, de l’étude de l’application de la législation, et sur la base de
l’isolation concrète des logements, RTE tente de quantifier l’évolution dans ce domaine ;

- quatrième facteur : les transferts d’usage, des énergies fossiles vers l’électricité, par exemple
la prise en compte de l’évolution du transport électrique (dans le domaine ferroviaire, les
transports en commun, l’automobile) ;

- cinquième facteur : l’évolution des comportements de consommation. RTE remarque que les
produits réclamant une consommation électrique sont de plus en plus nombreux (téléphones
mobiles, tablettes, etc.).

3
Consommation Logement Cadre de Vie

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RTE rencontre également les producteurs et les associations du secteur (ex : NégaWatt) afin de se
forger un avis d’expert, retranscrire ce qui a été entendu et le soumettre au débat.

D’une manière générale, RTE cherche à être le plus rationnel possible dans ses analyses, en prenant
notamment du recul par rapport à la seule électricité. Par exemple, les politiques énergétiques visent
une réduction de la consommation d’énergie totale mais la consommation d’électricité peut
augmenter si elle permet par transfert d’usage une moindre consommation d’énergies fossiles, donc
une diminution de CO2 : si la pompe à chaleur permet de diviser par 3 ou 4 les besoins en énergie
primaire, elle consomme de l’électricité.

Pour établir le rapport entre la production et la consommation, Alain Vaillant remarque que RTE ne
prend pas en compte le stockage et doit ainsi multiplier la quantité de production pour aboutir à un
équilibre entre production et consommation. Il s’interroge sur les raisons qui ont conduit RTE à
développer son schéma sans discuter de la question du stockage avec GDF-SUEZ.

Sébastien Lepy note que RTE a intérêt au développement du plus grand nombre de leviers, dont le
stockage. Seulement, les moyens de stockage doivent atteindre une puissance importante pour être
réellement utiles et utilisés. Il s’agit de plusieurs GW, avec des cycles de mobilisations plus ou moins
long ou rapides qu’il faudrait pouvoir mobiliser un ordre de grandeur que le stockage, dans l’état
technologique actuel et prévisible, n’a pas atteint. RTE avait effectué une étude en 2008 se fondant
sur le postulat que la technique du stockage était disponible, de façon sûre et à coût acceptable,
notamment à travers la batterie automobile. Le véhicule électrique est un moyen de stockage très
intéressant : situé au cœur des villes, il est 97 % du temps à l’arrêt. La capacité de stockage d’un
véhicule est grosso modo de 20 kWh avec une puissance de 20 kW. 5 millions de véhicules
permettraient ainsi de stocker 5 GW. Or, ce serait plutôt 25 GW qui seraient nécessaires. Considérant
l’état actuel des technologies et leur coût, les capacités de stockage ne sont pas à la hauteur des
enjeux. Les contraintes rencontrées engendreront le développement du stockage et l’effacement de
la consommation directe se développera progressivement. En outre, dans le cas où la consommation
ne se produit pas sur le lieu de l’infrastructure de stockage, le réseau restera nécessaire pour relier
production, stockage et consommation.

Présentation des techniques de stockage par Edgar Bossoken


Edgar Bossoken annonce que sa présentation a été prévue en réponse à la demande d’étude sur le
stockage par hydrogène demandée par Alain Vaillant.

Cf. Annexe 6-Le stockage de l’électricité4.

Edgar Bossoken rappelle les contraintes qui s’exercent sur le réseau, les principaux enjeux et les
services rendus par le stockage.

Il dresse le panorama des techniques de stockage disponibles en soutien au réseau : le STEP, système
le plus éprouvé ; les procédés thermodynamiques dont l’hydrogène ; l’air comprimé. A l’exception du
stockage hydraulique, les autres procédés ne sont pas matures et nécessiteraient la mise en place
d’une tarification incitative pour favoriser leur développement.

4
Sources : i) veille sur la transition énergétique, ii) séminaire de l’IFRI sur la politique énergétique française, iii) séance du Conseil
économique, social et environnemental régional sur la transition énergétique, iv) discussions de la commission énergie du Sénat sur le
stockage et la transition énergétique (rapport 2012 n°667)

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Concertation sur le projet de reconstruction de
la ligne à 400 000 volts entre Avelin et Gavrelle

Alain Vaillant note que le réseau de distribution de gaz français dispose d’importantes capacités de
stockage.

Jean-Louis Carlier précise que GDF-SUEZ s’est exprimé à ce sujet : la capacité maximale d’hydrogène
dans le gaz s’élève à environ 5 % pour le moment.

Sébastien Lepy ajoute que cette question a été étudiée avec GRTgaz. Qu’il s’agisse de l’hydrogène ou
du méthane, la capacité globale de stockage du réseau de gaz ne s’avère pas à la hauteur de la
capacité nécessaire pour le réseau électrique. L’autre problème tient au fait que les réseaux
électrique et gazier sont souvent sollicités en même temps, notamment lors des vagues de froid
l’hiver. Des contraintes similaires s’exercent sur le raccordement des centrales gaz au réseau
électrique. En raison de la proximité de capacités de stockage (à Dunkerque, Zeebrugge, etc.), la
région Nord est néanmoins favorisée sur ce plan.

Hervé Poudroux remarque que les gros investissements nécessaires pour équilibrer les réseaux nord
et sud peuvent réduire à néant le gain obtenu par le stockage.

Sébastien Lepy répond que c’est en effet le cas sauf à considérer que le stockage vienne comme
complément au réseau.

Jean-Marie Thibault remarque que la présentation d’Edgar Bossoken met en avant le coût exorbitant
du stockage.

A partir d’un exemple italien développé dans les Pouilles, Jean-Louis Carlier rapporte qu’un projet
d’installation d’un site de production de 39 MW a coûté 24 million d’euros. Chaque situation reste
néanmoins un cas particulier.

Jean-Paul Houzé estime que l’hydrogène présente un important coût de production et n’est pas une
solution pérenne. Dans l’industrie automobile, seule l’entreprise BMW utilise ce procédé mais les
véhicules dépassent 100 000 euros à la vente.

Alain Vaillant expose l’expérience d’une entreprise lilloise, H2 Développement, qui avait conçu un
véhicule à hydrogène en déposant simplement des bouteilles d’hydrogène à plat dans un véhicule
standard à essence adapté. Selon Alain Vaillant, la technologie est donc disponible puisque ce
véhicule fonctionnait et qu’il doit sa non-commercialisation à une seule chose : l’opposition de
Peugeot à l’autorisation pour ce véhicule à hydrogène de rouler sur les routes.

Maurice Piérard estime que la perspective du stockage entraînera une diminution des flux
électriques intracontinentaux résultant de la mutualisation d’énergie électrique.

Comme les sites de stockage disponibles (les barrages) stockant en grande quantité sont en pratique
en montagne, loin des autres sources renouvelables, Sébastien Lepy note que développer ce
stockage et des énergies renouvelables, comme c’est aujourd’hui planifié en Europe, augmente les
transits transcontinentaux et renforce ainsi le besoin du réseau. Pour fonctionner, les autres
technologies devraient coûter 100 à 1000 fois moins cher.

En raison de contraintes horaires, l’intervention de Jean-Louis Carlier sur la stabilité et la sécurité du


réseau régional est reportée à la réunion suivante.

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Propos conclusifs
La date de la prochaine réunion est fixée au 5 mars à RTE à Lomme de 16h30 à 19h30.

Jean-Louis Carlier présente les points qui seront abordés :

- la présentation du scénario NégaWatt par Stéphane Baly


- le complément de l’intervention de Sébastien Lépy sur le bilan prévisionnel et le schéma
décennal
- la présentation du Schéma régional Climat Air Energie (SRCAE) par la DREAL
- la présentation du scénario 2030-2050 par l’ADEME (contacts à prendre)
- la présentation des conditions de stabilité et de sécurité du réseau électrique dans la région
par Jean-Louis Carlier
- la visite du centre de dispatching. Elle durera une demi-heure et permettra notamment de
voir comment RTE gère l’intermittence, avec quels outils.

Alain Hespel demande si RTE pourrait fournir aux participants la consommation moyenne et la
consommation en pointe des entreprises du secteur (Toyota par exemple) afin de se rendre compte
de la teneur des ajustements que RTE doit mettre en œuvre.
RTE pourrait également présenter l’évolution pour une telle entreprise il y a 30 ans et aujourd’hui.

Jean-Louis Carlier explique qu’un cas d’école pourrait être présenté mais aucun nom donné pour des
raisons de confidentialité.
Jean-Louis Carlier annonce que l’espace réservé aux participants de chaque commission a été mis en
ligne sur le site du projet. Il est accessible depuis la page d’accueil (à droite).

Identifiant : ee_nomdefamille

Mot de passe (identique pour tous les participants) : 2_eco_114

Les participants peuvent télécharger et imprimer les documents mais ne peuvent pas déposer de
nouveaux documents. Les participants qui souhaiteraient déposer un document peuvent l’envoyer à
RTE qui le déposera sur l’espace réservé.

Une quinzaine de documents ont été versés dans l’espace réservé dont les documents et
présentations du jour et les feuilles de route de l’ADEME.

La réunion termine à 19h30.

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Relevé de conclusions de la présente réunion


RTE s’est engagé à :

• travailler en commission autour des thèmes et interventions suivants :

- le schéma régional climat air énergie (SRCAE)


- les enjeux de la politique énergétique par Virage Energie (contact en cours avec Stéphane
Baly)
- l’énergie photovoltaïque en région par Alain Vaillant
- le changement climatique en région par Météo France (contact en cours)
- la stabilité du réseau régional par Jean-Louis Carlier
- les témoignages de l’entreprise StoraEnso sur l’enjeu de l’alimentation électrique et
l’incidence des coupures d’électricité sur l’activité

• organiser une visite du dispatching pour comprendre la façon dont le réseau fonctionne et
les contraintes qui s’exercent.

• fournir aux participants l’évolution de la consommation moyenne et de la consommation de


pointe des entreprises du secteur.

En vue de la prochaine réunion de la commission Energie-Economie :

• La visite du centre de dispatching aura lieu lors de la prochaine réunion de la commission.

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