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SOMMAIRE

SOMMAIRE ............................................................................................................................ 1

INTRODUCTION ................................................................................................................... 2

CHAPITRE 1 : APPROCHE DEFINITIONNELLE........................................................... 3

SECTION 1 : ETHIQUE ET MORALE ........................................................................... 3

SECTION 2 : DROIT ET DEONTOLOGIE .................................................................... 5

CHAPITRE 2 : LA PRISE EN COMPTE DE L’ETHIQUE PAR LE DROIT................. 6

SECTION 1 : L’ETHIQUE THEORIQUE : LE DROIT COMMUN............................ 6

SECTION 2 : L’ETHIQUE THEORIQUE EN DROIT DES AFFAIRES .................... 7

SECTION 3 : LA PRISE EN COMPTE DE L’ETHIQUE PAR DES CONCEPTS


JURISPRUDENTIELS ....................................................................................................... 8

CHAPITRE 3 : ETUDE DES SCANDALES FINANCIERS DONNANT LIEU A UNE


LOI ETHIQUE ...................................................................................................................... 11

SECTION 1 : LE PROCESSUS DE CREATION D’UNE LOI EN REACTION A UN


SCANDALE FINANCIER AUX ETATS-UNIS : CREATION DE LA LOI
SARBANES-OSLEY ......................................................................................................... 11

SECTION 2 : LE PROCESSUS DE CREATION D’UNE LOI EN REACTION A UN


SCANDALE EN FRA NCE .............................................................................................. 12

CHAPITRE 4 : LA DIFFERENCE ENTRE ETHIQUE ET DROIT .............................. 14

SECTION 1 : OPPOSES DANS LEUR NATURE ......................................................... 14

SECTION 2 : CARACTERE ETATIQUE DE LA SANCTION DE DROIT .............. 14

SECTION 3 : GENERALITE CONTRE PARTICULARITE...................................... 15

CONCLUSION ...................................................................................................................... 17

REFERENCE BIBLIOGRAPHIUQE ET WEBROGRAPHIQUE ................................. 18

TABLE DES MATIERES .................................................................................................... 19

1
INTRODUCTION

L’instabilité mondiale et l’accroissement des inégalités sociales obligent à


développer une éthique dans la société. En effet, l’on constate une distribution
inégale de ressources, produite au sein de la société qui fait naitre un sentiment
d’injustice. Celle-ci ne peut avoir d’efficacité sans une armature juridique
appropriée.

L’Ethique comme le droit ont pour objectif de promouvoir des valeurs. En


effet, l’éthique renvoie plus largement à la distinction entre le bien et le mal, à ce
qu’il convient de faire indépendamment ou au-delà de nos obligations strictement
légales. Par exemple, aucune loi ne nous oblige à nous montrer attentifs à nos
proches ou à ne pas trahir leur confiance. Pourtant, nous nous y considérons obligés
du point de vue de l’éthique. Trahir un ami est rarement acceptable, mais c’est
souvent légal.

Le droit quant à elle renvoie à la régulation des comportements par la loi, à ce


qui est permis, interdit ou exigé d’un point de vue légal. Le droit forme ainsi un
mode de régulation externe, hétéronome, déterminé par un appareil juridique et un
système explicite de sanctions.

Il faut donc s’interroger sur la cohérence de ces valeurs et leur éventuelle


opposition ou compatibilité et tenter de penser les relations entre le droit et cette
éthique dont la société a besoin.

2
CHAPITRE 1 : APPROCHE DEFINITIONNELLE

SECTION 1 : ETHIQUE ET MORALE

I- Ethique1

- L'éthique est la science de la morale et des mœurs. C'est une discipline


philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l'existence, sur les
conditions d'une vie heureuse, sur la notion de "bien" ou sur des questions de mœurs ou
de morale
- L’éthique est une discipline philosophique portant sur les jugements de valeur.
L'éthique se définit telle une réflexion fondamentale sur laquelle la morale établira ses
normes, ses limites et ses devoirs.
- L’éthique est une réflexion sur les valeurs qui orientent et motivent nos actions.
Au niveau le plus général, la réflexion éthique porte sur les conceptions du bien, du juste
et de l’accomplissement humain. Au niveau particulier, sur les cas embarrassants et les
dilemmes.

II- Morale

- La morale est un ensemble de principes de jugement, de règles de conduite


relative au bien et au mal, de devoirs, de valeurs, parfois érigés en doctrine, qu'une société
se donne et qui s'imposent autant à la conscience individuelle qu'à la conscience
collective. Ces principes varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et
les besoins de la société.

1 3
Etymologie : du grec ethos « caractère, coutume, mœurs »
- La morale est une notion qui désigne l'ensemble des règles ou préceptes,
obligations ou interdictions relatifs à la conformation de l'action humaine aux mœurs et
aux usages d'une société donnée.

III- Différence Entre Ethique et morale

- La différence fondamentale de l’éthique par rapport à la morale se situe dans le


fait que l’éthique est une réflexion : là où la morale édicte des règles absolues, l’éthique
a pour vocation de les interroger, de les mettre à distance pour mieux faire naître des
questionnements sur leur bien fondé, avec la volonté finale de faire émerger « ce qui est
estimé bon ». Au caractère statique et impératif de la morale s’oppose la nature
dynamique et réflexive de l’éthique.
- Tandis que la morale est un ensemble de règles ou de lois ayant un caractère
universel, irréductible, voire éternel, l'éthique s'attache aux valeurs et se détermine de
manière relative dans le temps et dans l'espace, en fonction de la communauté humaine à
laquelle elle s'intéresse.
- La morale réfère à un ensemble de valeurs et de principes qui permettent de
différencier le bien du mal, le juste de l'injuste, l'acceptable de l'inacceptable, et auxquels
il faudrait se conformer. L'éthique, quant à elle, n'est pas un ensemble de valeurs ni de
principes en particulier. Il s'agit d'une réflexion argumentée en vue du bien-agir. Elle
propose de s'interroger sur les valeurs morales et les principes moraux qui devraient
orienter nos actions, dans différentes situations, dans le but d'agir conformément à ceux-
ci.

4
SECTION 2 : DROIT ET DEONTOLOGIE

I- Droit

- Le Droit, est l'ensemble des dispositions interprétatives ou directives qui à un


moment et dans un état déterminé, règlent le statut des personnes et des biens, ainsi que
les rapports que les personnes publique es ou privées entretiennent.
- Le droit est défini comme « l'ensemble des règles qui régissent la conduite de
l'Homme en société, les rapports sociaux », ou de façon plus complète « l'ensemble des
règles imposées aux membres d'une société pour que leurs rapports sociaux échappent à
l'arbitraire et à la violence des individus et soient conformes à l'éthique dominante ». Ces
règles abstraites et obligatoires indiquent ce qui « doit être fait ».
- Le droit est l'ensemble des règles et des normes générales qui régissent les
rapports entre les individus et définissent leurs droits et prérogatives ainsi que ce qui est
obligatoire, autorisé ou interdit. Le droit est susceptible de voir son exécution appliquée
de manière contraignante par l'intervention de la puissance publique, c'est-à-dire de l'État.
C'est ce qui distingue une règle de droit d'une règle de morale ou politesse.

II- Déontologie

- Le terme déontologie professionnelle fait référence à l’ensemble de principes et


règles éthiques (code de déontologie, charte de déontologie) qui gèrent et guident une
activité professionnelle. Ces normes sont celles qui déterminent les devoirs minimums
exigibles professionnels dans l'accomplissement de leur activité.
- Ensemble des règles morales qui régissent l'exercice d'une profession ou les
rapports sociaux de ses membres.

5
CHAPITRE 2 : LA PRISE EN COMPTE DE L’ETHIQUE PAR LE DROIT

L’éthique imprègne le droit commun de ses concepts. Mais cette imprégnation est-
elle traduite par des obligations légales prescrites par la loi, ou s’agit-il d’un objectif à
atteindre pour les acteurs de la pratique ?

Notre position sera ici divisée en une éthique théorique énoncée par le législateur au
travers du droit commun et une éthique implicite dirigée par le juge au travers de ses
décisions de justice.

SECTION 1 : L’ETHIQUE THEORIQUE : LE DROIT COMMUN

Le droit commun ( droit civil) est imprégné de notion dont l’objectif est l’atteinte
d’un équilibre .Ainsi, la notion d’abus permet de limiter l’usage d’un droit qui lorsqu’il
devient abusif sera sanctionné, on peut parler de protection a posteriori et l’obligation
d’information intervient en droit commun pour palier a une connaissance accrue dans une
relation entre un contractant du fait de sa compétence professionnelle ou technique du
bien par exemple ,au détriment de son cocontractant .On peut parler d’une protection a
priori avant la conclusion du contrat. Ces notions éthiques influencent le droit plus
précisément le droit des affaires.

I- La notion d’abus de droit

Cette notion d’abus découle d’une construction éthique, à savoir la volonté de


rééquilibrer une contractuelle. Le droit a été construit par la prise en compte de valeurs
qui ont été protégées pour permettre un équilibre sociétal. Ces valeurs peuvent être
traduites par un souci d’équilibre ; dont l’abus serait l’outil permettant le rétablissement
du « juste ». L’éthique énonce donc un cadre dans lequel sont pris en compte la règle et
l’exception ; soit la liberté d’exercer un droit limité par la notion d’abus.

6
II- L’accroissement éthique du contenu de l’obligation d’information

L’obligation d’information impose à chaque partie la communication des


informations nécessaires pour contracter et consentir en connaissance de cause. A titre
d’exemples, les articles L111-12 du Code de consommation et du code de la santé
publique imposent des obligations a la charge du professionnel. Cette obligation a une
philosophie éthique, à savoir l’équilibre d’information, surtout au profit d’une partie
souvent réputée « en état de faiblesse » ou moins savante.

SECTION 2 : L’ETHIQUE THEORIQUE EN DROIT DES AFFAIRES

Le droit des affaires connait des notions dont la philosophie et l’application sont
antagonistes telles, la sanction de la rupture abusive des relations commerciales et la
procédure d’engagement en droit de la concurrence.

I- Les visions pragmatiques de l’éthique théorique

L’abus d’une relation commerciale est sanctionnée par sa rupture et le code de


commerce énonce un régime propre aux relations commerciales établies. Mais cette
philosophie éthique de l’abus est tempérée par les mécanismes existants en matière de
régulation des marchés qui ont une vocation éthique.

II- Les débats théoriques et enjeux éthiques

L’exemple de la clause de non concurrence peut permettre d’illustrer la sauvegarde


d’un équilibre contractuel cité haut. Cette clause a pour philosophie le savoir-faire et
constitue aussi dans ses modalités légales une protection du salarié et de l’équilibre
contractuel.

2 Il s’agit du Code de consommation et du code de la santé publique Français 7


SECTION 3 : LA PRISE EN COMPTE DE L’ETHIQUE PAR DES
CONCEPTS JURISPRUDENTIELS

La prise en compte de l’éthique va se traduire par des concepts jurisprudentiels


« consacré », par le recours entre les professionnels et devant les juges dans leur pratique
des affaires. Les notions de secret d’affaires et d’engagement d’honneur ont vu leur
régime se construire grâce à la jurisprudence.

I- La traduction d’une éthique implicite par le secret des affaires

Le secret des affaires est une notion très usitée et dont la finalité éthique est peu
comprise. En effet, il est nécessaire de protéger les données par des secrets. Mais, selon
les intérêts en cause, la levée du secret aura une finalité éthique tout aussi importante.
Ainsi, on se trouve souvent face à de telle problématiques : l’éthique doit-elle favoriser
la protection du secret des affaires ou la levée de ce secret pour être compatible avec le
fonctionnement démocratique, en ce sens faut-il protéger la transparence et l’égalité ou
bien la défense des libertés individuelles face à la société ?

A- Le domaine de protection du secret des affaires

Le secret des affaires est une notion jurisprudentielle protégée par le droit de la
propriété intellectuel .Il s’agit des moyens d’action permettant de protéger l’intégrité des
professions et la liberté individuelle des personnes en cause .Il touche des domaines
divers en plus du domaine des affaires .Les problèmes juridiques qui se sont posés sur
l’application du secret des affaires sont relatif à la levée de ce secret .Cette levée va faire
apparaitre des conflits de valeurs tels que l’éthique professionnel s’opposant aux valeurs
professionnelles par exemple3.

3G. GOUZES, M. CANTO-SPERBER, S. LALANNE, J. POUILLARD, R. GRANDO, secret, éthique et 8


démocratie, LPA,20 juin 2001 n°122, P.13.
En droit des affaires, le problème de la levée du secret des affaires est intrinsèquement
lié à la levée de la confidentialité des informations détenues par le professionnel.

B- La levée du secret des affaires

Le secret des affaires ne permet pas que de protéger l’intégrité des professions, il est
nécessaire à la liberté individuelle. Toutefois, la levée de ce secret est nécessaire. En effet,
certaines infractions du droit de la concurrence (entente, abus de position dominante) sont
difficiles à prouver et seule la saisie de document confidentiel peut permettre la
découverte de l’infraction. L’éthique implique donc une certaine relativité dont
l’exception circonstancielle (la levée) fait partie intégrante de la garantie de l’efficience
de ces dispositions.

La garantie du secret en droit des affaires est une nécessite mais cette affirmation est
aussi vraie dans certaines circonstances, pour sa levée.

NB : En droit des sociétés, droit du travail, droit de la personne et droit fiscal, il est
possible de faire tomber ce secret ou de demander sa levée par le juge.

L’exemple du commissaire aux comptes (droit des sociétés) montre que le secret
professionnel, et par extension le secret des affaires à une valeur absolue, en principe il
ne peut être levée. Ceci s’explique de par les enjeux éthiques et les valeurs protégées par
ce principe.

II- L’éthique et les gentlemen’s agreement

Un gentlemen's agreement (de l'anglais, littéralement, « accord entre gentilshommes


») est un accord informel entre deux ou plusieurs parties. Il peut être écrit, oral, ou
implicite en faisant part d'un accord non verbal, via une convention ou par avantage
réciproque.

9
L'essence d'un gentlemen's agreement réside dans le fait qu'il repose sur l'honneur des
parties en regard de sa réalisation, plutôt que dans le fait qu'il soit imposable. Il est, par
conséquent, différent d'un contrat, qui lui peut être imposé si nécessaire.

La reconnaissance de cette valeur liante et créatrice d’obligation à ce type


d’engagement découle de la prise en considération de l’éthique ce qui se traduire ensuite
sur le plan jurisprudentiel.

Les déclarations d’intention peuvent résulter d’une volonté de protection des droits
et intérêts de leurs auteurs.

Il s’agit d’une volonté de prendre en compte les pratiques des acteurs à l’origine des
pratiques anticoncurrentielles.

10
CHAPITRE 3 : ETUDE DES SCANDALES FINANCIERS DONNANT LIEU
A UNE LOI ETHIQUE

Les phénomènes sociologiques ont souvent conduit à l’élaboration de lois. Les


contextes économiques actuelles ont démontré un besoin de prise en compte éthique qui
s’est traduit par des nouvelles lois. Ce processus s’est récemment illustré aux Etats-Unis
et en France

SECTION 1 : LE PROCESSUS DE CREATION D’UNE LOI EN REACTION


A UN SCANDALE FINANCIER AUX ETATS-UNIS : CREATION DE LA LOI
SARBANES-OSLEY

Les scandales Enron et Worldcom sont devenus emblématiques de la polémique liée


aux manipulations comptables dans les années 2000, ont conduit aux Etats-Unis à
l’élaboration de la loi SARBANES-OSLEY.

Le congrès américain a adopté, le 30 juillet 2002, le SARBANES-OSLEY Act en


référence aux noms du sénateur Paul SARBANES et du député Mike OXLEY qui sont
les initiateurs de cette loi.

Cet acte s’applique à toutes les sociétés cotées en bourse aux USA. La loi
SARBANES-OXLEY entre émetteurs américains ou émetteurs non américains. En effet,
des règles et des principes, ont été énoncés à la suite de comportements dépourvus
d’éthiques (fraudes, maquillages comptables etc.) ayant été démontré nuisible à la société.
Tout émetteur qui possède des titres est tenu de fournir des rapports financiers dans le
cadre de la loi sur les opérations de bourse.

Il s’agit d’une reforme comptable des sociétés cotés pour protéger les investisseurs.
Elle a donc pour objectif d’accroitre la responsabilité des entreprises en passant par une
communication d’information financière plus loyale et s’inscrit dans la lutte contre les
comportements non éthiques (fraudes, détournement…).
11
La loi repose sur des principes tels que la responsabilité des gestionnaires et
l’indépendance des organes de contrôle et elle oblige les dirigeants à certifier les comptes
de leurs sociétés par une déclaration signée et datée. Cette obligation est sanctionnée par
une amende très lourde pouvant aller jusqu’à cinq millions de dollars et vingt ans de
prisons.

La loi SARBANES-OXLEY a vocation à sanctionner un type de comportement


réputé comme nocif pour la société. Elle a un champs d’application assez large et met en
place un dispositif de contrôle préventif, associé à des sanctions lors de la commission de
l’infraction.

Elle est donc la consécration d’une prise en compte de l’éthique et on peut alors parler
de « loi éthique ».

SECTION 2 : LE PROCESSUS DE CREATION D’UNE LOI EN REACTION


A UN SCANDALE EN FRA NCE

I- Le scandale CAHUZAc : projet de loi sur la moralisation de la vie publique


en France

En France, le scandale titres récent de l’affaire CAHUZAC, a suivi un processus


sociologiquement normatif similaire à celui qui a eu lieu aux Etats-Unis. Ce scandale
politico-financier mettait en cause le ministre du budget (Jérôme CAHUZAC), en
décembre 2012.

Ce dernier a été accusé par le site d’information Media part d’avoir possédé des fonds
et des comptes non déclarés dans des paradis fiscaux (Suisse, Singapour).

Clamant son innocence Jérôme CAHUZAC a été mis en examen le 2 Avril 2013 pour
blanchiment d’argent et fraude fiscale il a fini par reconnaitre les faits plus tard.

Des campagnes législatives auraient été financé par le Syndicat national de l’industrie
pharmaceutique, et Jérôme CAHUZAC aurait été l’intermédiaire. Dans ce cadre de
lobbysme pharmaceutique, la mise sur le marché de pratiques douteuses et de montages
financiers. Des éventuels pots de vin perçus en contrepartie de l’autorisation de
12
commercialisation d’appareils médicaux ont été décriés. Enfin il semblerait que des
laboratoires pharmaceutiques auraient alimente les comptes bancaires off-shore4.

Nous voyons des lors un manque d’éthique par certains dirigeants français, qui a mis
en œuvre le processus de réaction sociale. A la suite, de cette affaire les pouvoirs publics
ont annoncé un projet de réforme. Il a notamment un objectif de transparence de la vie
publique avec la création d’une autorité (haute autorité de la transparence de la vie
publique), et des mesures telles que l’interdiction de cumuler un mandat parlementaire
avec l’exercice de certaines pratiques commerciales. Un autre objectif de cette loi est la
lutte contre la délinquance fiscale et la fraude.

II- La loi de sécurité financière

La loi de sécurité financière, aussi appelée loi Mer du nom du Ministre des Finances
Francis Mer en poste à cette époque, a été adoptée à la suite de plusieurs conflits d’intérêts
et de gouvernance constatée dans plusieurs sociétés cotée française.

L'objectif premier de cette loi est de restaurer la confiance dans les marchés
financiers, fortement ébranlée par la multitude de scandales qui ont suivi l'explosion de
la bulle spéculative (Enron, WorldCom…).

Comme la loi américaine Sarbanes-Oxley, la loi de sécurité financière repose


principalement sur :

- Une responsabilité accrue des dirigeants ;


- Un renforcement du contrôle interne ;
- Une réduction des sources de conflits d’intérêt.

4 Un compte bancaire offshore personnel (ou compte privé) est un compte que l’on ouvre auprès d’une banque 13
située à l’étranger. Ouvrir un compte offshore est tout à fait légal, mais l’on a obligation de le déclarer au FISC .
CHAPITRE 4 : LA DIFFERENCE ENTRE ETHIQUE ET DROIT

SECTION 1 : OPPOSES DANS LEUR NATURE

Dans certains cas, l’éthique et le droit peuvent emprunter des chemins contradictoires.
C’est en cela qu’une action peut être illégale, mais moralement juste. Par exemple,
dans la Chine ancienne, certaines personnes volent des propriétés à des personnes riches
et les donnent à des personnes pauvres. Cela est considéré comme moralement correct
mais illégal.
De même, une action légale peut être moralement répréhensible. Par exemple,
certaines personnes dépensent des milliers de dollars pour leurs animaux de compagnie,
tandis que certaines personnes pauvres dans la rue ne peuvent pas avoir assez de
nourriture. Ou encore le cas de la France, avec la légalisation du mariage pour tous et
celui des Etats-Unis, avec le 2eme amendement adopté par la constitution américaine qui
stipule que « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un État libre, le
droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. » malgré ses
conséquences négatives sur la population américaine.
L’éthique met davantage l'accent sur les aspects positifs tandis que les lois se
préoccupent davantage des actions négatives. En effet, l’éthique focalise sur la notion de
"bien" ou sur des questions de mœurs ou de morale, tandis que la loi est coercitive c’est-
à-dire qu’elle insiste sur ce qui est obligatoire, autorisé et interdit.

La loi consiste en un ensemble de règles et de règlements, tandis que l'éthique


comprend des lignes directrices et des principes qui informent les gens sur la façon de
vivre ou sur le comportement dans une situation donnée.

SECTION 2 : CARACTERE ETATIQUE DE LA SANCTION DE DROIT

L’éthique peut être distinguée du droit en vérifiant si des personnes sont punies après
avoir enfreint les règles

14
Le droit se caractérise par son recours à la raison pour régir les comportements ayant
des effets sur les droits d'autrui ainsi que par la force obligatoire de ses règles et la
possibilité de sanctions privatives de liberté ou de droits de propriété. En effet seule la
règle de droit est sanctionnée par l’autorité publique, seul l’autorité étatique peut
sanctionner une règle de droit. Quand une règle a été violé nul ne peut se faire justice a
soit même, toute forme de vengeance privé, de vendetta ou de loi du talion, est exclus car
elles risquent de dégénérer en abus et de provoquer un désordre plus grand que celui
qu’elles veulent combattre.

L'éthique étant totalement subjective, l'individu ne répond qu'à lui-même de ses choix
dans ce domaine. En d’autres termes, personne ne sera puni s'il enfreint une éthique.

SECTION 3 : GENERALITE CONTRE PARTICULARITE

L’une des différences fondamentales entre le droit et l’éthique réside dans le fait que
le droit est formel c’est-à-dire votée par l’Assemblée nationale ou par référendum alors
que l’éthique est régie par des normes individuelles ou professionnelles

D’un côté, les règles de droit sont les même pour tous, elles sont générales,
impersonnelles et abstraites. Cela se traduit par la formulation générale et impersonnelle
de la loi comme « nul », « tout », « ledit individu », etc… Afin d’éviter toute forme
arbitraire, l’impartialité de la règle de droit répond à un double impératif que sont,
l’égalité devant la loi exigeant que le contenu de la règle soit indépendant de la condition
sociale et professionnelle des sujets de droit et la sécurité juridique, qui permet la
prévisibilité de l’application du droit. Cependant, certaines règles de droit ne visent que
certaines catégories de personnes, mais elles visent toutes les personnes placées dans la
même situation juridique.

De l’autre, l’éthique vient de la conscience populaire sur ce qui est juste et de ce qui
ne l’est pas, c’est-à-dire que l’éthique peut varier d’une personne a une autre car
différentes personnes peuvent avoir différentes opinions sur un certain problème.

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TABLEAU RECAPITULATIF DES DIFFERENCES ENTRE ETHIQUE
ET DROIT

BASE DE COMPARAISON LOI ETHIQUE

Qu’est-ce que c’est ? Ensemble de règles et de régulations Ensemble de lignes directives

Gestion Le Gouvernement Normes individuelles,


professionnelles et légales.

Expression Exprimées et publiées par écrit. Elles sont abstraites

Violation La violation de la loi n’est pas permise et Il n’y a pas de sanctions à l’effraction
peut être sanctionnée à différentes échelles d’une règle éthique
allant de l’amende à la sanction.

Objectif La Loi est créée avec l’intention de L’éthique a pour but d’aider les
maintenir l’ordre social établi et la paix, individus à décider de ce qui est bon
ainsi que fournir la protection de tous les ou mauvais dans leur conduite.
individus.

Contrainte La Loi est entourée d’une contrainte L’éthique n’a pas de caractère
provenant de son caractère obligatoire contraignant.

16
CONCLUSION

Au terme de notre analyse, il convient de retenir que le droit, définie


comme un ensemble de règles régissant une société, et l’éthique, comme
une réflexion philosophique sur ce qui est « juste », sont en rapport. En
effet, sur plusieurs points, l’on constate leur compatibilité et leur
dépendance mutuelle à travers l’influence notable de l’un sur l’élaboration
de l’autre. La notion d’abus, le gentlemen’s agreement ou encore le cas
SABANNES-OXLEY en sont quelques exemples. Tandis que sur
plusieurs autres, ils évoluent dans des sens contradictoires à travers
l’incohérence entre leurs valeurs propres, leur nature et leur caractère.
Cependant, au vu de notre analyse, il parait important de se demander si la
considération de plus en plus importante de l’éthique dans l’élaboration des
lois ne risque pas de les éloigner de leur nature première ? Ou encore si
leur grande différence ou leur évolution en sens contraire ne pourrait pas
représenter, à la longue, un danger pour la cohésion dans nos sociétés ?

17
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE ET WEBROGRAPHIQUE

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE

 CHEMILLIER-GENDREAU, Monique (2003) Pour une éthique de


l'économie : le droit, élément de frein ou de progrès ? Paris 07 SP Printed in
France SHS-2003/WS/21 30 Pages .

 FRYDMAN, Benoît (2000) « Les nouveaux rapports entre droit et


économie : trois hypothèses concurrentes". in Le droit dans l'action
économique » Paris CNRS 155 Pages.

 LACROIX, André (2006) l’éthique et les limites du droit Paris. Fayard 45


Pages.

 Durbreuil, Benoit (2011) Réguler l’éthique par le droit, Québec 250


Pages.

REFERENCE WEBROGRAPHIQUE

 http://www.toupie.org/Dictionnaire/Ethique.htm consulté le 23/10/2018


à 21h 35 min [en ligne] ;

 http://www.ethique.gouv.qc.ca/fr/ethique/quest-ce-que
l’éthique/quelle-est-la-difference-entre-ethique-et-morale.html
consulté le 01/11/2018 à 23 h 45 min [en ligne] ;

 https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/droit.php consulté le
15/11/2018 à 22 h 25 min [en ligne] ;

 http://www.toupie.org/Dictionnaire/Morale.htm consulté à 23 h 30 min [en


ligne] ;

 https://keydifferences.com/difference-between-law-and-ethics.html consulté
24 h 45 min [en ligne] ;

18
TABLE DES MATIERES

SOMMAIRE ............................................................................................................................ 1

INTRODUCTION ................................................................................................................... 2

CHAPITRE 1 : APPROCHE DEFINITIONNELLE........................................................... 3

SECTION 1 : ETHIQUE ET MORALE ........................................................................... 3

I- Ethique ..................................................................................................................... 3

II- Morale................................................................................................................... 3

III- Différence Entre Ethique et morale ................................................................... 4

SECTION 2 : DROIT ET DEONTOLOGIE .................................................................... 5

I- Droit .......................................................................................................................... 5

II- Déontologie ........................................................................................................... 5

CHAPITRE 2 : LA PRISE EN COMPTE DE L’ETHIQUE PAR LE DROIT................. 6

SECTION 1 : L’ETHIQUE THEORIQUE : LE DROIT COMMUN............................ 6

I- La notion d’abus de droit........................................................................................ 6

II- L’accroissement éthique du contenu de l’obligation d’information ............... 7

SECTION 2 : L’ETHIQUE THEORIQUE EN DROIT DES AFFAIRES .................... 7

I- Les visions pragmatiques de l’éthique théorique.................................................. 7

II- Les débats théoriques et enjeux éthiques .......................................................... 7

SECTION 3 : LA PRISE EN COMPTE DE L’ETHIQUE PAR DES CONCEPTS


JURISPRUDENTIELS ....................................................................................................... 8

I- La traduction d’une éthique implicite par le secret des affaires ......................... 8

A- Le domaine de protection du secret des affaires ........................................... 8

B- La levée du secret des affaires ........................................................................ 9

II- L’éthique et les gentlemen’s agreement............................................................. 9

CHAPITRE 3 : ETUDE DES SCANDALES FINANCIERS DONNANT LIEU A UNE


LOI ETHIQUE ...................................................................................................................... 11

19
SECTION 1 : LE PROCESSUS DE CREATION D’UNE LOI EN REACTION A UN
SCANDALE FINANCIER AUX ETATS-UNIS : CREATION DE LA LOI
SARBANES-OSLEY ......................................................................................................... 11

SECTION 2 : LE PROCESSUS DE CREATION D’UNE LOI EN REACTION A UN


SCANDALE EN FRA NCE .............................................................................................. 12

I- Le scandale CAHUZAc : projet de loi sur la moralisation de la vie publique en


France ............................................................................................................................. 12

II- La loi de sécurité financière .............................................................................. 13

CHAPITRE 4 : LA DIFFERENCE ENTRE ETHIQUE ET DROIT .............................. 14

SECTION 1 : OPPOSES DANS LEUR NATURE ......................................................... 14

SECTION 2 : CARACTERE ETATIQUE DE LA SANCTION DE DROIT .............. 14

SECTION 3 : GENERALITE CONTRE PARTICULARITE...................................... 15

CONCLUSION ...................................................................................................................... 17

REFERENCE BIBLIOGRAPHIUQE ET WEBROGRAPHIQUE ................................. 18

TABLE DES MATIERES .................................................................................................... 19

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