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Sommaire

I. Introduction

I.1. Daniel Bernoulli

I.2. Approche historique du Théorème de Bernoulli

II. Partie théorique

II.1. But du Travail Pratique

II.2. Démonstration de l’équation de Bernoulli.

II.3. Sens énergétique de l’équation

II.4. Applications du théorème au tube venturi

III. Partie expérimentale

III.1. Les formules utilisées

III.2. Description du banc d’essai

III.3. Contenue didactique

III.4. Mode opératoire

III.5. Les tableaux récapitulatifs

III.6. Les courbes.

IV. Conclusion.

1
Introduction
Daniel Bernoulli :
Daniel Bernoulli (Groningue 9 février 1700 - Bâle 17 mars 1782) est
un médecin, physicien et mathématicien suisse. C'est le fils de Jean Bernoulli et
le neveu de Jacques Bernoulli.

Biographie et travaux :
Il cultiva à la fois les sciences mathématiques et les sciences naturelles,
enseigna les mathématiques, l'anatomie, la botanique et la physique. Ami
de Leonhard Euler, il travaille avec lui dans plusieurs domaines
des mathématiques et de la physique (il partagea avec lui dix fois le prix annuel
de l'Académie des sciences de Paris), qu'il s'en fit une sorte de revenu. Les
différents problèmes qu'il tente de résoudre (théorie de l'élasticité, mécanisme
des marées) le conduisent à s'intéresser et développer des outils
mathématiques tels que les équations différentielles ou les séries. Il collabore
également avec Jean le Rond d'Alembert dans l'étude des cordes vibrantes. Il
fut le premier à utiliser un symbole (A.S.) pour désigner la fonction arc sinus.
Il passe quelques années à Saint-Pétersbourg comme professeur
de mathématiques mais l'essentiel de sa carrière se déroule à l'université
de Bâle où il enseigne successivement l'astronomie, la médecine et
la philosophie. Il fut comme son père, membre des Académies de Paris,
de Berlin, de Londres et de Saint-
Pétersbourg.
Il publie en 1738 :

 Son ouvrage Hydrodynamica


(Strasbourg, 1738, in-4) dans lequel il
expose le théorème fondamental de
la mécanique des fluides qui porte son
nom : le théorème de Bernoulli.

 Et aussi un essai de «Théorie sur la


mesure du risque», dans lequel il

2 Figure.1. Daniel Bernoulli (wikipedia).


énonce le Paradoxe de Saint-Pétersbourg - considéré aujourd'hui par
certains économistes de la finance comme fondateur des bases de la
théorie économique et financière.

Approche historique du théorème de Bernoulli :


La première formulation du théorème de Bernoulli apparaît dans
Hydrodynamica - De viribus et motibus fluidorum commentarii de Daniel
Bernoulli (première édition en 1738). Pour d'Alembert, ce texte est l'œuvre
fondatrice de l'hydrodynamique en tant que discipline physique moderne.
Il est alors formulé comme un bilan macroscopique global et une méthode
de calcul, dans le cadre de la résolution d'un problème technique : la
détermination de la durée de vidange des vases munis d'un orifice.
La justification réside dans l'égalité de la montée potentielle et de
la descente actuelle. Il s'agit d'une transposition aux fluides de la conservation
des forces vives, déjà connue en mécanique, et qui est en fait l'ancêtre du
principe de conservation de l'énergie dans le domaine de la physique classique.
C'est seulement en 1755, avec les travaux d'Euler, que le théorème apparaît
sous la forme d'un bilan local plus proche des formulations contemporaines.

3
Partie théorique
Théorème de Bernoulli
1. Enoncé
Pour l’écoulement d’un fluide parfait, le théorème de Bernoulli
résulte de la conservation de l' énergie. L’écoulement est supposé
permanent, isentropique et incompressible. Considérons à un instant
donné une portion de tube de courant ABCD. Soient P1 et V1 la pression et
la vitesse du liquide dans la section AB de surface S1 et de cote moyenne z1.
Soient P2 et V2 la pression et la vitesse du liquide dans la section CD de surface
S2 et de cote moyenne z2. Les altitudes sont repérées par rapport à un
plan de référence, horizontal.

Figure 2. Ecoulement d’un fluide dans un tube de courant.

ll a été montré par Daniel BERNOULLI en 1738 que, le long de sa


trajectoire, une particule fluide conserve la quantité :
1
𝑃 + 𝜌𝑔𝑍 + 𝜌𝑉 2 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 (Équation en pression)
2

4
C’est le théorème de Bernoulli, qui peut encore s’écrire sous la forme :
𝑃 𝑉2
+ 𝑍+ = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 (Équation en hauteur de liquide)
𝜌𝑔 2𝑔

Remarque : en régime permanent, on peut écrire que les deux quantités


précédentes se conservent le long de toutes les lignes de courant.

2. Equation en pression
Les différents termes de cette équation ont la dimension d'une pression et
sont :

- P : pression hydromécanique ou simplement pression,


- 𝜌gz : pression de pesanteur,
𝜌𝑉²
- : pression dynamique ou surpression d’arrêt.
2

Il faut noter que la seule pression qui existe réellement dans un courant,
c'est-à-dire la contrainte créé par la force superficielle normale est la pression
P.

3. Équation en hauteur de liquide


Les termes de cette équation ont la dimension d'une hauteur de colonne
de liquide et sont appelés :
𝑃
- : Hauteur piézométrique,
𝜌𝑔
- Z : Cote ou hauteur de position,
𝑉²
- : Hauteur dynamique ou hauteur due à la vitesse.
2𝑔

En régime permanent, pour un liquide parfait en mouvement, la somme


des trois hauteurs : la hauteur de position, la hauteur piézométrique et la
hauteur dynamique est constante le long d’un tube de courant et s’appelle la
hauteur totale H dite hauteur de charge ou hauteur du plan de charge.

5
4. Représentation graphique de l'écoulement.

Figure.3. représentation graphique de l’écoulement.

La représentation graphique de l' écoulement est schématisée sur la figure


ci-dessus où les trois hauteurs citées sont portées le long d'un tube de
courant. La hauteur de position sépare le plan de référence au centre G de
la section S du tube. La ligne obtenue en portant verticalement, à partir de G,
une distance égale à P/(ρg), s'appelle la ligne piézométrique; elle peut être
considérée comme le lieu géométrique des niveaux de liquide dans des
piézomètres installés le long du tube de courant. En portant verticalement
au-dessus de la ligne piézométrique une distance égale à𝑉 2 /(2𝑔), on obtient la
ligne de charge qui, dans le cas d'un liquide parfait est horizontale. Dans le cas
où la section de la canalisation est constante, le plan de référence, la
ligne piézométrique et la ligne de charge sont parallèles. En effet, la

6
section de la veine fluide étant constante, la vitesse est constante et par
suite le terme 𝑉 2 /(2𝑔) l’est également.

5. Sens énergétique de l'équation de Bernoulli


Appelons énergie spécifique d'un liquide, son énergie mécanique rapportée à
l’unité de poids :
𝐸
𝑒=
𝜌𝑔

Chaque terme de l’équation de BERNOULLI exprime une des formes possibles


de l’énergie spécifique d’un liquide :

- Z est l’énergie spécifique de position : une particule liquide de masse ρ


à une hauteur z par rapport au plan de référence, possède une énergie
𝜌𝑔𝑧
de position (ρgz) ce qui, rapporté à l’unité de poids donne .
𝜌𝑔
𝑃
- est l'énergie spécifique de pression. Une particule de liquide de
𝜌𝑔
masse unité à la pression P est capable de s’élever d’une hauteur ℎ =
𝑃 𝑃
et donc d’acquérir une énergie de position 𝑔.
𝜌𝑔 𝜌𝑔
𝑃
- Z+ est l’énergie potentielle spécifique du liquide.
𝜌𝑔
𝑉²
- est l' énergie cinétique spécifique du liquide ramenée à l’unité
2𝑔
de poids de ce dernier.
𝑃 𝑉²
H= Z+ + est l’énergie spécifique totale du liquide en mouvement.
𝜌𝑔 2𝑔

L’équation de Bernoulli exprime le principe de la conservation de l’énergie


mécanique dans un liquide parfait. Au cours du déplacement, une des formes
d'énergie peut se transformer en une autre; cette transformation doit
s'effectuer de telle façon que l'énergie spécifique totale reste constante.

7
L’énergie de position et l’énergie cinétique sont propres aux corps solides
et liquides. Pour ce qui est de l’énergie de pression, cette forme d'énergie n'est
propre qu'aux liquides.

6. Application du théorème de Bernoulli au tube Venturi


Le tube de Venturi réalisé en plexiglas est alimenté à partir du banc
hydraulique tout le long du convergeant et du divergeant, onze prises statiques
permettent de mesurer les hauteurs d’eau ℎ𝑖 , le débit est réglé au moyen de la
vanne W (voir figure 1).

Figure.4. Tube de venturi.

8
Si on écrit l’équation de Bernoulli entre la section 1 et i, avec 𝑧1 =𝑧𝑖 on à :

𝑽𝟐𝟏 𝑷𝟏 𝑽𝟐𝐢 𝑷𝐢
+ + 𝒛𝟏 = + + 𝒛𝐢 + ΔHi
𝟐𝐠 𝝆𝒈 𝟐𝐠 𝝆𝒈

Démonstration de l’équation de Bernoulli.


Dans cette partie, on exposera la démonstration de l’équation de Bernoulli
a partir de l’équation de mouvement sous contrainte et de la conservation
d’énergie, tel qu’exposée dans le cours de notre enseignant de mécanique de
fluide et rhéologie Monsieur Zeraibi.

I .Démonstration à partir de l’équation de mouvement sous


contraintes :
Soit l’équation de mouvement sous contraintes :

𝜌𝑑𝑢 𝛿𝑃𝑥𝑥 𝛿𝜏𝑥𝑦 𝛿𝜏𝑥𝑧


= 𝜌𝐹𝑥 + + +
𝑑𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧
𝜌𝑑𝑣 𝛿𝜏𝑦𝑥 𝛿𝑃𝑦𝑦 𝛿𝜏𝑦𝑧
= 𝜌𝐹𝑦 + + +
𝑑𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧
𝜌𝑑𝑤 𝛿𝜏𝑧𝑥 𝛿𝜏𝑧𝑦 𝛿𝑃𝑧𝑧
= 𝜌𝐹𝑧 + + +
𝑑𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧

Pour un fluide parfait, ou la viscosité est nulle, on a les contraintes


tangentielles qui sont nulles, l’équation se réduit à :
𝜌𝑑𝑢 𝛿𝑃
= 𝜌𝐹𝑥 −
𝑑𝑡 𝛿𝑥

9
𝜌𝑑𝑣 𝛿𝑃
= 𝜌𝐹𝑦 −
𝑑𝑡 𝛿𝑦
𝜌𝑑𝑤 𝛿𝑃
= 𝜌𝐹𝑧 −
𝑑𝑡 𝛿𝑧
Qui équivaut à l’équation d’EULER :
𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑃
𝜌( +𝑢 +𝑣 + 𝑤 ) = 𝜌𝐹𝑥 −
𝛿𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝛿𝑥
𝛿𝑣 𝛿𝑣 𝛿𝑣 𝛿𝑣 𝛿𝑃
𝜌( +𝑢 +𝑣 + 𝑤 ) = 𝜌𝐹𝑦 +
𝛿𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝛿𝑦
𝛿𝑤 𝛿𝑤 𝛿𝑤 𝛿𝑤 𝛿𝑃
𝜌( +𝑢 +𝑣 +𝑤 ) = 𝜌𝐹𝑧 +
𝛿𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝛿𝑧

En divisant sur ρ :
𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑢 1 𝛿𝑃
+𝑢 +𝑣 +𝑤 = 𝐹𝑥 − … [𝟏]
𝛿𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝜌 𝛿𝑥
𝛿𝑣 𝛿𝑣 𝛿𝑣 𝛿𝑣 1 𝛿𝑃
+𝑢 +𝑣 +𝑤 = 𝐹𝑦 +
𝛿𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝜌 𝛿𝑦
𝛿𝑤 𝛿𝑤 𝛿𝑤 𝛿𝑤 1 𝛿𝑃
+𝑢 +𝑣 +𝑤 = 𝐹𝑧 +
𝛿𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝜌 𝛿𝑧

Traitant la première équation [1], ensuite on généralise. En ajoutant et en


𝛿𝑣 𝛿𝑤
soustrayant les deux termes (𝑣 ;𝑤 ) a la partie gauche on a :
𝛿𝑥 𝛿𝑥

𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑣 𝛿𝑤 𝛿𝑣 𝛿𝑤
+𝑢 +𝑣 +𝑤 +𝑣 + 𝑤 −𝑣 −𝑤
𝛿𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝛿𝑥 𝛿𝑥 𝛿𝑥 𝛿𝑥
𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑣 𝛿𝑤 𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑣 𝛿𝑤
+𝑢 +𝑣 + 𝑤 +𝑣 +𝑤 −𝑣 −𝑤
𝛿𝑡 𝛿𝑥 𝛿𝑥 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝛿𝑥 𝛿𝑥

𝛿𝑢 𝛿𝑢² 𝛿𝑣² 𝛿𝑤² 𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑣 𝛿𝑤


+ + + +𝑣 +𝑤 −𝑣 −𝑤
𝛿𝑡 𝛿𝑥² 𝛿𝑥² 𝛿𝑥² 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝛿𝑥 𝛿𝑥

10
𝛿𝑢 𝛿 1 2 𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑣 𝛿𝑤
+ (𝑢 + 𝑣 2 + 𝑤²) + 𝑣 +𝑤 −𝑣 −𝑤
𝛿𝑡 𝛿𝑥 2 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝛿𝑥 𝛿𝑥

𝛿𝑢 𝛿 𝑉 2 𝛿𝑣 𝛿𝑢 𝛿𝑢 𝛿𝑤
+ ( ) − 𝑣( − ) + 𝑤( − )
𝛿𝑡 𝛿𝑥 2 𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧 𝛿𝑥

𝛿𝑢 𝛿 𝑉 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
+ ( ) + (𝑟𝑜𝑡 𝑉 ^𝑉⃗⃗⃗ )𝑥
𝛿𝑡 𝛿𝑥 2

En généralisant, on obtient l’équation de LAMB:

𝛿𝑢 𝛿 𝑉 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
+ ( ) + (𝑟𝑜𝑡 𝑉 ^𝑉⃗⃗⃗ )𝑥
𝛿𝑡 𝛿𝑥 2

𝛿𝑣 𝛿 𝑉 2
+ ⃗⃗⃗ ^𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
( ) + (𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗⃗ )𝑦
𝛿𝑡 𝛿𝑦 2

𝛿𝑤 𝛿 𝑉 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
+ ( ) + (𝑟𝑜𝑡 𝑉 ^𝑉⃗⃗⃗ )𝑧
𝛿𝑡 𝛿𝑧 2

Ou :

𝛿𝑉 𝑉2
𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗⃗
+ 𝑔𝑟𝑎𝑑 ( ) + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
𝑉 ^𝑉
𝛿𝑡 2

On remplaçant dans l’équation [1], on a :


𝛿𝑢 𝛿 𝑉2 1 𝛿𝑃
+ ( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
) + (𝑟𝑜𝑡 𝑉 ^𝑉⃗⃗⃗ )𝑥 = 𝐹𝑥 −
𝛿𝑡 𝛿𝑥 2 𝜌 𝛿𝑥

𝛿𝜒 𝛿𝜒 𝛿𝜒
Avec, F = grad 𝜒 Dérivant d’un potentiel, on a, grad 𝜒 = + + ,
𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧
donc:

𝛿𝑢 𝛿 𝑉 2 𝑃
+ ( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
+ − 𝜒) = −(𝑟𝑜𝑡 𝑉 ^𝑉⃗⃗⃗ )𝑥
𝛿𝑡 𝛿𝑥 2 𝜌

𝛿𝑣 𝛿 𝑉 2 𝑃
+ ( + − 𝜒) = −(𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗⃗ ^𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉 ⃗⃗⃗ )𝑦
𝛿𝑡 𝛿𝑦 2 𝜌

11
𝛿𝑤 𝛿 𝑉 2 𝑃
+ ( + − 𝜒) = − (𝑟𝑜𝑡 𝑉 ⃗⃗⃗𝑉 ) 𝑧
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
𝛿𝑡 𝛿𝑧 2 𝜌

L’équation générale s’écrit :

𝛿𝑉 𝑉2 𝑃
+ 𝑔𝑟𝑎𝑑 ( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
+ − 𝜒) = −(𝑟𝑜𝑡 𝑉 ^𝑉⃗⃗⃗ )
𝛿𝑡 2 𝜌

Pour un écoulement irrotationnel :

𝛿𝑉 𝑉2 𝑃
+ 𝑔𝑟𝑎𝑑 ( + − 𝜒) = 0
𝛿𝑡 2 𝜌

V = grad 𝜑 l’équation devient :

𝛿𝜑 𝑉 2 𝑃
𝑔𝑟𝑎𝑑 ( + + − 𝜒) = 0
𝛿𝑡 2 𝜌

Cette équation s’appelle l’intégrale d’Euler.


𝛿𝜑
Dans le cas d’un régime stationnaire = 0 donc :
𝛿𝑡

𝑉2 𝑃
𝑔𝑟𝑎𝑑 ( + − 𝜒) = 0
2 𝜌
𝑆2
𝛿 𝑉2 𝑃
∬ ( + − 𝜒) 𝑑𝑠 = 0
𝑆1 𝛿𝑆 2 𝜌

Avec 𝜒 = − 𝑔𝑧, on a :

𝑽𝟐 𝑷
+ + 𝒈𝒛 = 𝑪𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕 (L’équation de Bernoulli)
𝟐 𝝆

II. Démonstration à partir de la conservation d’énergie :


𝑑𝐸 𝑑𝑄 𝑑𝑊
𝑑𝑡
= 𝑑𝑡
+ 𝑑𝑡
… [2]

12
𝑑𝐸 𝑑 𝑉2
Avec = ∫ (𝑢 + ) 𝜌 𝑑𝑣
𝑑𝑡 𝑑𝑡 2

𝑑𝑤 −𝑑
= ∫ 𝜌𝑔𝑧 𝑑𝑣 − ∫ 𝑃𝑉𝑛 𝑑𝑠
𝑑𝑡 𝑑𝑡
En utilisant la dérivée particulaire on a :

𝑑 𝑉2 𝛿 𝑉2 𝑉2
∫ (𝑢 + ) 𝜌 𝑑𝑣 = ∫ (𝑢 + ) 𝜌 𝑑𝑣 + ∫ (𝑢 + ) 𝜌 𝑉𝑛 𝑑𝑠
𝑑𝑡 2 𝛿𝑡 2 2

Et :
−𝑑 𝛿
∫ 𝜌𝑔𝑧 𝑑𝑣 = − ∫ (𝜌𝑔𝑧)𝑑𝑣 − ∫ 𝜌𝑔𝑧 𝑉𝑛 𝑑𝑠
𝑑𝑡 𝛿𝑡
Donc :

𝑑𝐸 𝛿 𝑉2 𝑉2
= ∫ (𝑢 + ) 𝜌 𝑑𝑣 + ∫ (𝑢 + ) 𝜌 𝑉𝑛 𝑑𝑠
𝑑𝑡 𝛿𝑡 2 2

𝑑𝑊 𝛿
= − ∫ (𝜌𝑔𝑧)𝑑𝑣 − ∫ 𝜌𝑔𝑧 𝑉𝑛 𝑑𝑠 − ∫ 𝑃𝑉𝑛 𝑑𝑠
𝑑𝑡 𝛿𝑡
On remplace dans l’équation [2] :
𝛿 𝑉2 𝑉2 𝛿
∫ 𝛿𝑡 (𝑢 + 2
) 𝜌 𝑑𝑣 + ∫ (𝑢 + 2
) 𝜌 𝑉𝑛 𝑑𝑠 + ∫ 𝛿𝑡 (𝜌𝑔𝑧)𝑑𝑣 + ∫ 𝜌𝑔𝑧 𝑉𝑛 𝑑𝑠 =
𝑑𝑄∗ 𝑑𝑊 ∗
− ∫ 𝑃𝑉𝑛 𝑑𝑠 + +
𝑑𝑡 𝑑𝑡

En réarrangeant les intégrales de même type, on aboutit a :

𝑣2 𝑆2
𝛿 𝑉2 𝑉2
∫ (𝑢 + + 𝑔𝑧) 𝜌 𝑑𝑣 + ∫ 𝜌 (𝑢 + + 𝑔𝑧) 𝑉𝑛 𝑑𝑠
𝑣1 𝛿𝑡 2 𝑆1 2
𝑆2
𝑑𝑄∗ 𝑑𝑊 ∗
= − ∫ 𝑃𝑉𝑛 𝑑𝑠 + +
𝑆1 𝑑𝑡 𝑑𝑡

Pour un régime stationnaire, l’équation ci-dessus devient :

13
𝑆2
𝑉2 𝑃
∫ 𝜌 (𝑢 + + 𝑔𝑧 + ) 𝑉𝑛 𝑑𝑠 = 0
𝑆1 2 𝜌

𝑃
Avec : l’enthalpie h = u + , l’équation peut s’écrire :
𝜌

𝑆2 𝑉2
∫𝑆 𝜌 (ℎ +
2
+ 𝑔𝑧) 𝑉𝑛 𝑑𝑠 = 0 …………………..................................................... [2]
1

Intégrant cette équation entre deux sections quelconques d’une conduite


traversées par un fluide incompressible et isotherme.

Figure.5 : Conduite a sections quelconques.

Avec 𝛼 coefficient de correction de l’énergie cinétique donné par :

1 𝑆
∫𝑆 𝑉 3 𝑑𝑠
2
α= 3
𝑉𝑚 1

On a :

𝛼𝑉12 𝛼𝑉22
- 𝜌 (ℎ1 + 2
+ 𝑔𝑧1 ) 𝑉1 𝑆1 + 𝜌 (ℎ2 +
2
+ 𝑔𝑧2 ) 𝑉2 𝑆2 = 0 ……………….… [3]

Par conservation de masse on a : ρ𝑉1 𝑆1 = ρ𝑉2 𝑆2

𝑃
Et puisque le fluide est supposé isotherme : u = 𝐶𝑣 Δ𝑇 = 0, donc h =
𝜌

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L’équation [3] devient :

𝜶𝑽𝟐𝟏 𝑷𝟏 𝜶𝑽𝟐𝟐 𝑷𝟐
+ + 𝒈𝒛𝟏 = + + 𝒈𝒛𝟐
𝟐 𝝆 𝟐 𝝆

𝜶𝑽𝟐 𝑷
+ 𝝆 + 𝒈𝒛 = 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕𝒆 (Equation de Bernoulli)
𝟐

III .Démonstration de l’équation de Bernoulli pour un fluide réel.

Dans cette partie, on va aborder la démonstration de l’équation de


Bernoulli pour un fluide réel et pour un écoulement non stationnaire. Pour ce
faire, prenant un tronçon de conduite et illustrons les différentes forces et
contraintes appliquées (voir figure ci-dessous).

Figure.6. illustration des différentes forces et contraintes appliquée a un fluide.

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∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = 𝑚 𝑎

𝑑𝑣
𝑚 𝑎 = 𝜌𝑑𝑠 𝑑𝑙
𝑑𝑡

𝛿𝑃
∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = 𝑃 𝑑𝑠 − (𝑃 + 𝑑𝑙) 𝑑𝑠 + 𝑑𝐺 𝑠𝑖𝑛𝛼 − 𝜏𝑑𝜒𝑑𝑙
𝛿𝑙

Avec :
ds, dl : élément de surface et de longueur respectivement,
P : la pression,
G : le poids,
𝜏: contrainte tengantielle.
χ: le perimètre de la section considérer
Donc :

𝛿𝑃 𝑑𝑣
− 𝑑𝑙. 𝑑𝑠 + 𝑑𝐺. 𝑠𝑖𝑛𝛼 − 𝜏. 𝑑𝜒. 𝑑𝑙 = 𝜌. 𝑑𝑠 𝑑𝑙
𝛿𝑙 𝑑𝑡

𝛿𝑃 𝛿𝑣 𝛿𝑣
− 𝑑𝑙. 𝑑𝑠 + 𝜌. 𝑔. 𝑑𝑠. 𝑑𝑙. 𝑠𝑖𝑛𝛼 − 𝜏. 𝑑𝜒. 𝑑𝑙 = 𝜌. 𝑑𝑠. 𝑑𝑙 ( + 𝑣 )
𝛿𝑙 𝛿𝑡 𝛿𝑙

𝛿𝑃 𝛿𝑣 𝛿𝑣
− 𝑑𝑙. 𝑑𝑠 − 𝜌. 𝑔. 𝑑𝑠. 𝑑𝑧 − 𝜏. 𝑑𝜒. 𝑑𝑙 − 𝜌. 𝑑𝑠. 𝑑𝑙 ( + 𝑣 )=0
𝛿𝑙 𝛿𝑡 𝛿𝑙

𝛿𝑃 𝑑𝑧 𝑑𝜒 𝛿𝑣 𝛿𝑣
− − 𝜌. 𝑔. − 𝜏. − 𝜌. − 𝜌. 𝑣 =0
𝛿𝑙 𝑑𝑙 𝑑𝑠 𝛿𝑡 𝛿𝑙

1 𝛿𝑃 𝑑𝑧 1 𝑑𝜒 1 𝛿𝑣 𝛿 𝑣 2
+ + + 𝜏. + + ( )=0
𝜌𝑔 𝛿𝑙 𝑑𝑙 𝜌𝑔 𝑑𝑠 𝑔 𝛿𝑡 𝛿𝑙 2𝑔

𝛿 𝑃 𝑣2 𝜏 𝑑𝜒 1 𝛿𝑣
( + 𝑍+ )+ + =0
𝛿𝑙 𝜌𝑔 2𝑔 𝜌𝑔 𝑑𝑠 𝑔 𝛿𝑡

16
𝑙2 𝑙2 𝑙2
𝛿 𝑃 𝑣2 𝜏 𝑑𝜒 1 𝛿𝑣
∫ ( + 𝑍+ ) 𝑑𝑙 + ∫ 𝑑𝑙 + ∫ 𝑑𝑙 = 0
𝑙1 𝛿𝑙 𝜌𝑔 2𝑔 𝑙1 𝜌𝑔 𝑑𝑠 𝑙1 𝑔 𝛿𝑡

L’équation devient :

𝑃1 𝑉12 𝑃2 𝑉22 1 𝑑𝑣 𝜏 𝑑𝜒
( + 𝑍1 + )𝑎 = ( + 𝑍2 + )𝑏 + ( )𝑐 + ( 𝑙)
𝜌𝑔 2𝑔 𝜌𝑔 2𝑔 𝑔 𝑑𝑡 𝜌𝑔 𝑑𝑠 𝑑

a : charge hydraulique au point 1,

b : charge hydraulique au point 2,

c : hauteur d’inertie, nulle en régime permanent,

d : pertes de charges réparties où linéaires.

Pour notre travail pratique on omet le terme « c » car on travail en régime


stationnaire et on désigne le terme « d » par Δ𝐻𝑖 . L’équation devient donc :

𝑽𝟐𝟏 𝑷𝟏 𝑽𝟐𝟐 𝑷𝟐
+ + 𝒛𝟏 = + + 𝒛𝟐 + ∆H
𝟐𝐠 𝝆𝒈 𝟐𝐠 𝝆𝒈

Partie expérimentale :
III.1. Les formules utilisées
La formule principale utilisée dans ce Travail pratique est l’équation de
Bernoulli pour un fluide réel, en supposant que le coefficient de correction de
l’énergie cinétique α est égal à l’unité 1 :

𝑽𝟐𝟏 𝑷𝟏 𝑽𝟐𝐢 𝑷𝐢
+ + 𝒛𝟏 = + + 𝒛𝐢 + ΔHi
𝟐𝐠 𝝆𝒈 𝟐𝐠 𝝆𝒈

Calcul de la pression :

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Les piézomètres donnes des hauteurs d’eau ℎ𝑖 qui expriment la valeur de
la pression régnant au point de mesure de la conduite sujette a l’expérience, la
pression est donnée par :

𝑃𝑖 = 𝑃0 + 𝜌𝑔ℎ𝑖
Calcul de la vitesse :
La vitesse moyenne du fluide
traversant une section 𝑆𝑖 est donnée
par :
𝑄
𝑉𝑖 =
𝑆𝑖

Mesure du débit :
Pour cela, on utilise un rotamètre à section variable, le rotamètre affiche
une hauteur. Cette hauteur en centimètre est extrapolée sur une courbe
d’étalonnage préétablie, où on lit la valeur du débit correspondant en (l/s).

Figure7 : Exemples de trois rotamètres.

Remarque :
Les hauteurs des sections sont constantes, 𝑧1 = 𝑧2 = 𝑧3 = ⋯ = 𝑧𝑛 .

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III.2. Description du banc d’essai
Le banc de dynamique des fluides permet la mesure des pressions et
vitesses au sein d’un fluide au repos ou en mouvement, la recherche de ces
paramètres en des points spécifiques d’un fluide fait appel aux équations
fondamentales de la mécanique des fluides c'est-à-dire l’équation de Bernoulli
et l’équation de continuité.

Le schéma ci-dessous représente le circuit hydraulique, sur lequel


l’expérience sera faite :

Figure.8. Banc Bernoulli.

19
Le banc fonctionne en circuit fermé : une pompe et un réservoir
de stockage assurent l’alimentation en fluide (eau normale).

Onze prises de pressions sont reliées par des tuyaux souples à


des piézomètres rassemblé sur un tableau de mesure permettent de
mesurer la pression en différents points du circuit (voir figure -1-).

III.3. Contenue didactique


L’unité comprend essentiellement :

- Un tableau gradué pour la mesure de la hauteur du liquide dans


les piézomètres.
- Onze piézomètres en plexiglas
- Onze tuyaux souples
- Une valve pour libérer l’aire de la partie supérieure
- Une vanne pour le contrôle du circuit
- Un tube de venturi en plexiglas
- Deux conduites pour alimenter le circuit
- Une pompe
- Un réservoir
- Un rotamètre pour la mesure du débit.

III.4. Mode opératoire


- A l’aide de robinet, obtenir un mouvement permanent de l’eau
s’écoulant dans le tube à étudier,
- Mesurer les hauteurs piézométriques ℎ𝑝𝑖 pour chaque section
considérées 𝑆𝑖 de (A-A jusqu’à L-L) à l’aide des piézomètres,
- Mesurer le débit d’eau Q au moyen du rotamètre et la courbe
d’étalonnage. La hauteur du flotteur conique est d’abord

20
repérée, puis on utilise la courbe d’étalonnage pour déduire le
débit correspondant en (l/s).
- Calculer la vitesse moyenne V d’écoulement du liquide dans les
sections considérées.
𝑄
𝑉𝑖 =
𝑆𝑖
- Calculer la hauteur dynamique ℎ𝑑𝑖 pour les sections
considérées.

𝑉𝑖2
ℎ𝑑𝑖 =
2𝑔
- Calculer les hauteurs totales 𝐻𝑖 dans chaque section.
𝐻𝑖 = ℎ𝑝𝑖 + ℎ𝑑𝑖
- Calculer les pertes de charge (Δ𝐻𝑖 = 𝐻𝐴 − 𝐻𝑖 ) entre les
sections A-A et i-i.
- Construire la ligne piézométrique et la ligne de charge sur un
papier millimétré.
- Reporter les résultats de mesures et des calculs dans le tableau
1.
𝑚
- Prendre g =9,81
𝑠2

III.5.Les calculs :
- La lecture des hauteurs piézométriques (voir le tableau),
- La lecture du rotamètre donne une valeur de 12 cm, extrapolée
sur le graphe donne la valeur de Q= 0,26 l/s,
- Calcul des vitesses moyennes Vi,
- Calcul des hauteurs dynamique hdi,

21
- Et enfin le calcul de la hauteur total Hi et des pertes de charges
ΔHi.

III.6. Les tableaux récapitulatifs

N°S 𝑫𝒊 Si Q 𝑽𝒊 𝒉𝒑𝒊 𝒉𝒅𝒊 (m) 𝑯𝒊 ∆𝑯𝒊 Obs.


(10-3 m) (10-6 m²) (10-3 m3/s) (m/s) (m) (m) (m)
A 26 530,9 0,26 0,4897 0,25 0,01222 0,26222 0
B 23,2 422,7 0,26 0,6150 0,245 0,01928 0,26428 -0,00205
C 14,4 162,8 0,26 1,5970 0,22 0,12999 0,34999 -0,08777
D 16 201,1 0,26 1,2928 0,175 0,08519 0,26019 0,00202
E 16,8 221,7 0,26 1,1727 0,18 0,07009 0,25009 0,01212
F 18,5 267,9 0,26 0,9705 0,205 0,04800 0,25300 0,00921
G 20,8 341,1 0,26 0,7622 0,22 0,02961 0,24961 0,01261
H 21,8 374,6 0,26 0,6940 0,23 0,02455 0,25455 0,00767
J 23,5 434,8 0,26 0,5979 0,238 0,01822 0,25622 0,00599
K 25,2 500,3 0,26 0,5196 0,242 0,01376 0,25576 0,00645
L 26 530,9 0,26 0,4897 0,245 0,01222 0,25722 0,005

III.7. Ligne de charge et ligne piézométrique :


Ces lignes sont tracées sur des feuilles en papier millimétré joint avec le
TP.

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Conclusion
Après observation des résultats obtenus, on peut dire que la pression est
inversement proportionnelle avec la vitesse ce qui se déduit facilement de
l’équation de Bernoulli.

Et les pertes de charges varient non seulement avec la longueur mais aussi
avec la vitesse, ce qui est manifestement évident dans les formules des pertes
de charges réparties, et locales :

Pertes de charges réparties :


𝜏 𝑑𝜒
Δ𝐻1 = 𝑙
𝜌𝑔 𝑑𝑠

Pertes de charges locales :


𝑉²
Δ𝐻2 = 𝜉
2𝑔

La perte de charge totale a été évalué a ∆𝐻 =0,005 m de hauteur d’eau


c'est-à-dire une ∆𝑃= 46,05 Pa, cette perte de charge est faible.
Remarque Importante :

En raison de la défaillance du matériel utilisé, les valeurs des hauteurs


dynamiques ont été plus au moins faussées, ce qui a engendré une erreur lors
de la représentation graphique, cette erreur a été rétablie en ajustant le
graphe.

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