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La Gestion Des Risques Dans L’investissement

INTRODUCTION

Il y a toujours eu des risques dans le monde des affaires. En effet, pendant longtemps, l’entrepreneur a
toujours été considéré comme celui qui prend le risque d’entreprendre, celui qui risque son capital matériel
et financier par opposition au capital humain. Cependant, les managers et les actionnaires en ont toujours
accepté les avantages et les inconvénients et ont tenté de gérer et de réussir ces paris risqués. Leur approche
du risque était peu organisée et trop souvent inefficace. Les temps ont changé et les faits ont montré que la
vieille approche des silos hiérarchiques (fabrication, études, ventes, marketing, administration…) en
management des risques n’était plus suffisante.

Ainsi, une nouvelle approche du management des risques a été développée. Elle s’appelle le Management
des risques d’entreprise qui prône une approche intégrée et rigoureuse des risques en évaluant et en
localisant les risques dans toutes les zones qui pourraient avoir un impact sur la stratégie de l’organisation
et ses différents objectifs. Bien qu’il y ait de nombreux avantages à retirer du Management des risques
d’entreprise, le principal avantage demeure sa capacité à éviter de grosses pertes. Si le risque peut être pris
en compte et bien géré, des pertes lourdes peuvent être évitées. Les concepts du management des risques
d’entreprise sont définis par l’environnement de l’organisation. Cette philosophie du management des
risques est la clé de voûte autour de laquelle toute l’architecture d’un programme de management de
risques doit être construite. La littérature à ce sujet définit un programme qui implique les processus
d’identification, dévaluation et de réponse au risque. Ces étapes nécessaires pour une bonne gestion des
risques doivent être complétées par des processus d’information et de communication, de monotoring et de
contrôle. Des programmes de management des risques d’entreprise sont de plus en plus acceptés et
introduits dans les organisations à la demande des parties prenantes. Les bénéfices qui en découlent sont
trop importants pour être ignorés. Aucune organisation ne peut risquer de ne pas adopter le management
des risques d’entreprise.

La problématique de notre recherche est : comment formaliser les risques et leurs actions préventives
associées ?

1. Approche ERM : Définition et enjeux


De manière générale, l’ERM désigne le processus par lequel une firme anticipe, prévient et répond aux
incertitudes associées aux objectifs organisationnels (Monahan, 2008). Selon le Committee of Sponsoring
organizations of the Treadway Commission (COSO II, 2004) prolongement du COSO I en 1992, The
Entreprise Risk Management traduit en français par le management des risques de l’entreprise est défini
comme suit :
« Le management des risques est un processus mis en œuvre par le conseil d’administration, la direction
générale, le management et l'ensemble des collaborateurs de l organisation. Il est pris en compte dans l
élaboration de la stratégie ainsi que dans toutes les activités de l'organisation. Il est conçu pour
identifier les événements potentiels susceptibles d affecter l’organisation et pour gérer les risques
dans les limites de son appétence pour le risque. Il vise à fournir une assurance raisonnable quant à
l'atteinte des objectifs de l'organisation.»
Il est important de différencier les notions de danger et de risque que peut confronter une entreprise. Le
risque n’est pas un danger, il en est la conséquence s’il y a exposition au danger.
Danger: Un danger est une propriété ou une capacité d’un objet, d’une personne, d’un processus…
pouvant entraîner des conséquences néfastes, aussi appelés dommages. Un danger est donc une source
possible d’accident.
Risque : Le risque est la probabilité que les conséquences néfastes, les dommages, se matérialisent
effectivement. Un danger ne devient un risque que lorsqu’il y a exposition et donc, possibilité de
conséquences néfastes.
L’approche ERM fournit un ensemble de méthodes et de processus pour le management des risques. Il
existe plusieurs frameworks ERM permettant d’identifier, d’analyser, de solutionner et de surveiller les
risques. Tous prennent en compte les environnements internes et externes de l’entreprise, et permettent de
décider de la meilleure stratégie à mettre en place pour répond re aux risques spécifiquement identifiés et
analysés.
Les trois principaux frame works ERM sont CAS (« Casualty Actuarial Society »), COSO (« Internal
Control – Integrated Framework ») et RMM (« RIMS Risk Maturity Model ») :
 CAS est basé sur le type de risque (catastrophes, financiers, opérationnels et stratégiques) et sur le
processus de gestion des risques, qui comprend plusieurs étapes :

Etablir le
contexte
Surveiller Identifier les
les risques risques

Traiter les Analyser et


quantifier
risques des risques

Évaluer et Intégrer
prioriser
les risques les risques

 Le framework COSO est organisé autour de 8 composantes qui sont :


 Le modèle RMM est articulé autour de 7 attributs permettant d’appliquer la méthode ERM :
 Une approche basée sur la méthode ERM,
 La gestion des processus ERM,
 La gestion de la prise de risque,
 La recherche des causes profondes des risques encourus,
 La prise en compte des risques non couverts,
 La gestion des performances,
 La résistance et la durabilité des solutions choisies.

L’objectif principal du Management des risques de l’entreprise est d’accroître la confiance et de contribuer
à créer de la valeur pour les actionnaires. La prise de risque est inhérente à toute entreprise. Il n’existe pas
de croissance, ni de création de valeur dans une entreprise sans prise de risque. L’approche ERM aide
également à la prise de décisions en identifiant les zones porteuses des risques majeurs et en suggérant des
plans d’actions pour y remédier. La mise en place d’une politique de management des risques permet de
distinguer le niveau de risque global qu’une entreprise accepte de prendre pour répondre à son objectif de
création de valeur. Cette appétence pour le risque est également prise en compte dans la définition de la
stratégie dans la mesure où les résultats de la stratégie doivent être à jour avec l’appétence de l’entreprise
pour le risque. Un lien est alors établi entre la croissance, le risque et le résultat et permet à une entreprise
d’identifier, d’évaluer le risque et d’en établir des niveaux acceptables compatibles avec les objectifs fixés
par l’entreprise. Cela suppose que le management des risques passe non seulement par une phase
d’identification mais aussi d’évaluation des risques.

2. Processus du management des risques de l’entreprise


La notion de corporate risk management met en relief la nécessité pour l’entreprise de placer sous contrôle
les risques purs, c’est-à-dire les risques aléatoires ne se traduisant que par une perte financière s’ils se
matérialisent (incendie, rupture d’approvisionnement, etc.). Le corporate risk management se fixe donc
pour objectifs d’identifier et de mettre sous contrôle cette typologie de risques, en mettant tout en œuvre
pour que ces risques ne puissent se matérialiser, mais aussi, le risque zéro n’existant pas, à mettre en œuvre
des outils de gestion de crise dans l’hypothèse de la matérialisation du risque.
L’efficacité du management des risques de l’entreprise passe par la distinction de trois niveaux reliés entre
eux. Le premier niveau concerne les relations qui doivent exister entre les différentes structures composant
l’entreprise en précisant les responsabilités, les de voirs et les procédures d’exécution et de contrôle. Le
deuxième niveau concerne le processus d’estimation, de formalisation et d’exploitation des risques qui
doivent nécessairement être décrits. Et finalement, le troisième niveau s’articule autour des actions c’est- à-
dire les activités de contrôle, le système de surveillance, d’information et de communication. Si ces trois
niveaux sont établis, la mise en place d’un programme de management des risques se trouve facilitée.
D’une manière générale, un management des risques comporte trois processus :

Processus Management des risques


d'entreprise

Evaluation des risques Formalisation des risques Exploitation des risques

Ces processus constituent une partie de l’ossature pour une approche rigoureuse d’estimation et de
reporting des risques susceptibles de compromettre la réalisation des objectifs de l’organisation. Cette
approche présente des opportunités qui permettent d’exploiter des éventuels avantages concurrentiels. Si
les processus permettent d’identifier les risques, il convient alors de les évaluer.

Dans le cas de gestion d’un projet d’investissement, il faut anticiper les risques divers qui peuvent survenir
au cours du projet. Cette anticipation doit se faire dès le début, ainsi qu’une réflexion sur des solutions de
rechange ou de secours en cas de survenance d’un risque. Il s’agit de penser aux risques potentiels ainsi
qu’aux actions préventives et aux actions correctives associées aux différents risques. La nature du risque
est importante pour comprendre le risque encouru, le mesurer et mettre en place si nécessaire des actions de
protections, on distingue quelques catégories de risques associés à un projet : risques techniques, risques
humains, risques juridiques, risques sur les délais, risques intrinsèques à la gestion de projet…

 Evaluation des risques :

L’évaluation des risques est la première étape du processus de gestion des risques qui permet d’examiner et
de déterminer la probabilité d’occurrence ou de survenance d’un événement. Comme le nom l’indique, il
s’agit d’un processus permettant d’évaluer les risques et de les hiérarchiser selon leur degré de gravité pour
garantir la sécurité et la santé de l’entreprise ou d’un projet. L’évaluation des risques est un examen
systématique de tous les aspects du travail. Elle sert à établir:

 Les causes potentielles de survenance des risques


 Les possibilités d’élimination des dangers
 Les mesures de prévention ou de protection à mettre en place pour maîtriser les risques

L’évaluation des risques comporte trois étapes : l’identification des facteurs, leur classement par priorité et
leur classification.
Identifier

Les facteurs de risques Prioriser

Classifier

La première étape qui est l'identification des risques vise à repérer les problèmes potentiels avant qu'ils ne
se transforment en problèmes réels et à inclure cette information dans le processus de gestion de projet. La
phase d’identification permet de formuler les énoncés de risques et d’identifier leur information
contextuelle. La deuxième étape suppose le regroupement et le détail de l’information relative à chaque
facteur de risque. Le processus doit prévoir la probabilité, la fréquence, la prédictibilité et les effets
potentiels sur les indicateurs clés de performance de ces facteurs. Pour la dernière étape de classification,
une évaluation de chaque facteur du risque est effectuée et à partir des informations obtenues, les risques
sont classifiés selon des critères préalablement établis et consolidés de façon à faciliter l’identification de
leurs liens de dépendance et l’élaboration d’approches génériques de mitigation et de contingence.

Dans cette phase, la matrice des risques peut être utilisée comme un outil qui permet de calculer le niveau
de criticité d’un risque. Cette matrice peut être mise en place soit dans le cadre d’un projet dont les risques
doivent être évalués, soit dans le cadre d’une analyse des risques actuels d’une entreprise en vue de les
maîtriser afin d’établir une cartographie des risques selon leur probabilité d’occurrence et leur degré de
gravité. Pour élaborer une matrice des risques, il convient de prendre en considération les éléments
suivants :

o La nature du risque identifié


o Sa description
o Son niveau de gravité potentiel sur une échelle de 1 à 4
o Le nom du responsable de la prévention de ce risque, souvent lié à la nature du risque
o La ou les actions préventives
o La ou les actions correctives
Gravité 1-
Nature de risque Description Responsable Actions préventives Actions correctrices
4
demander à Jérôme de
Aurélien est en congé maladie longue Demander à Aurélien à former
Humain 3 Luc remplacer Aurélien pour les
durée, il devait se charger des tests Jérôme pour être son backup
tests
Définir clairement et Aborder tous les points de
Humain Frictions au sein de l'équipe projet 2 Luc préciséement les rôles et les litiges et les résoudre par le
tâches de chacun dans le projet dialogue

Prévoir une marge importante Faire des compte-rendus de


dans le planning si les tests précis au développeurs
Humain Les résultats des tests sont mauvais 1 Jeanne
développeurs ne sont pas très pour qu'ils puissent corriger
expérimentés leurs erreurs

Mettre en place des meetings Le rencontrer en tête-à-tête


Un des membres de l'équipe perd sa
Humain 2 Luc hebdomadaires pour partager pour essayer de comprendre
motivation
les avancées de tous pourquoi il est démotivé
Faire remonter une alerte si
Planifier la réservation des ces machines doivent etre
Les machines nécéssaires au projet se
machines nécéssaires auprès libérées en priorité pour votre
technique révèlent indisponibles au moment 3 Marc
de l'atelier/du service concerné projet plutôt qu'un autre
nécéssaire
à l'avance projet sinon replanifier et les
réserver
Former le client préalablement
On livre un logiciel au client mais il ne Le former à postériori, après la
technique 2 Marc à la livraison finalement du
sait pas l'utiliser livraison
logiciel

 Formalisation des risques

L’étape suivante du processus de management des risques d’entreprise implique la formalisation des
risques. Il est nécessaire de quantifier les différents facteurs de risques qui ont été identifiés dans les
analyses précédentes pour pouvoir formaliser ces risques. Cette formalisation des risques comporte quatre
étapes :

 Modéliser les différentes sources de risques


 Les lier à des mesures financières
 Développer un portefeuille de stratégies pour remédier ces risques
 Et optimiser les investissements avec ce portefeuille de stratégies

Le management des risques d’un projet nécessite enfin de capitaliser le savoir- faire et les expériences
acquises et d’établir une documentation rigoureuse sur les risques associés au projet. Cela doit permettre
d’enrichir la connaissance des risques potentiels et dommageables, d’accroître la réactivité à chaque niveau
d’intervention, de faciliter la prise de décision et d’améliorer l’efficacité des actions de maîtrise. Cette
gestion des risques d’entreprise permet de :

 Anticiper les risques dès de début


 Mener une réflexion sur les solutions de rechange ou de secours
 Modéliser les scénarios dans une matrice de gestion de risque
 Eviter la politique de l’autruche
 Eviter le déni
 Exploitation des risques

La phase finale du processus de management des risques est l’exploitation des risques. Elle suppose que le
risque peut être à la fois une menace et une opportunité. Cette phase vise à planifier les mesures de
mitigation et, au besoin les mesures de contingence, qui permettront de diminuer les risques identifiés au
cours de la phase d’identification. Ultimement, les mesures de mitigation et les mesures de contingence
viseront à réduire la probabilité (ou la fréquence) et l’impact de chaque risque. La connaissance des risques
constitue en soi, pour une entreprise, un avantage comparatif. A tous les niveaux, l’exploitation des risques
entraine une réponse. Il n’y a pas une mais plusieurs réponses aux risques :

La réponse du risque

Eviter Réduire Partager Accepter

3. Les types de risques

RISQUES FINANCIERS EN ENTREPRISE : TYPOLOGIE DÉTAILLÉE


Nous allons nous focaliser sur les risques les plus importants et les plus fréquents, à savoir ; risque de
taux d’intérêt, risque de change, risque de contrepartie, risque de liquidité, risque de faillite, risque pays
et le risque géologique et/ou climatique.

 Risque de taux d’intérêt : Il s’agit d’un risque qui fait planer une grande part d'incertitude sur les
résultats de l’entreprise. On évoquera donc, notamment :
Le risque des pertes-emprunts : c’est le risque que les taux des crédits progressent dans un sens
défavorable. Par exemple, si vous empruntez à un taux variable, vous courez automatiquement un
risque de taux (cas d’augmentation du taux), puisque vous serez obligé de payer plus cher. Et
inversement, si vous êtes prêteur, le risque que vous courez s’impose en cas de baisse des taux,
puisque vous perdrez automatiquement des revenus.
Dans le cas d’un établissement bancaire, on évoquera surtout le risque encouru dans le cas où des taux
du marché évoluent dans un sens menant à un coût de renuméro tation (dépôts dépassant les gains
résultant des intérêts des prêts accordés).
Le risque « capital » : Toute structure professionnelle est un portefeuille d’actif représentant, plus
concrètement, un ensemble des titres financiers (de capital ou de créance).

 Risque de change
On parlera de ce type de risque dans les cas où la structure procède à une opération, usant une devise
différente de sa monnaie nationale.
Il s’agit donc d’un risque évident directement lié aux fluctuations des cours des devises internat ionales
entre elles, et indirectement lié au facteur temps. L’autre facteur capable d’influencer ou d’induire ce
risque ; la précarité et la stagnation des différents marchés de changes.
Etant donné la nature « inévitable » du risque, la solution serait de se restreindre dans une gestion
passive, se contentant simplement de subir ce risque (cas de la plupart des entreprises). Mais une
solution plus active serait plutôt de chercher à se prémunir contre le risque (change défavorable), tout
en tirant profit –si possible (change favorable).
 Risque de contrepartie
C’est un risque qu’encourt l’entreprise lorsque ses partenaires deviennent défaillants (de manière
temporaire ou permanente). C’est, par exemple, le cas lorsqu’un partenaire contractuel de l’entreprise
ne réussit pas ou refuse de tenir ses engagements (livrer des produits, verser un paiement, rembourser
une dette…).
Dans le cas d’une banque, ce risque se matérialise par l’inaptitude de ses clients à rembourser les
emprunts contractés, ou encore par la défaillance d’un autre établissement bancaire avec lequel elle a
des opérations en cours.

 Risque de liquidité

Ce risque dépend –mais aussi s’appuie essentiellement- sur la facilité/difficulté rencontrée soit pour
acheter, soit pour revendre un actif. Si un investisseur est impliqué dans un marché manquant de
liquidité, le problème serait, par conséquence naturelle, le manque d’acheteurs ou de vendeurs (en
fonction du besoin).
Il s’agit donc d’un risque directement relié à la nature de l’actif/produit (ou autre) destiné à la
vente/achat. Mais un autre facteur majeur rentre également en ligne de compte, à ce niveau ; la
crédibilité de l’acheteur/vendeur.
Dans le cas d’une banque, ce risque prend concrètement forme lorsqu’elle se retrouve dans l’incapacité
de gérer et « survivre » à un retrait massif de dépôts de la part de sa clientèle.

 Risque de faillite
Egalement appelé « risque de défaillance », il s’agit d’un risque qui remet en question la santé
monétaire/financière de la structure concernée. Le risque de faillite invoque en effet l’équilibre et la
solidité des structures financières de l’entreprise, évaluant naturellement sa solvabilité, sa liquidité,
ainsi que sa capacité à faire face aux autres risques de la même nature.
Il est toutefois essentiel, à ce stade, d’établir une distinction indispensable entre la notion de solvabilité
immédiate et celle de solvabilité globale. La première représente la capacité de payer ses dettes à
l’instant où elles deviennent exigibles. La deuxième -envisagée à plus long terme- traduit la détention
d’un actif dont la valeur/montant dépasse celle des dettes.
La solution pour gérer ce type de risque réside, tout d’abord, dans la nécessité à l’évaluation des masses
du bilan et de leur structure. C’est ce qu’on nomme également l’analyse du bilan. Cette étude est
généralement à compléter par une analyse et une interprétation de l’évolution des masses du bilan, ainsi
que des nouveaux emplois et des nouvelles ressources figurant dans le tableau de financement.

 Risque pays : Ce risque va dépendre soit de l’emplacement de l’entreprise elle- même, soit du lieu
des transactions et opérations qu’elle conduit. Donc, on parlera du risque pays, dans les cas où le
pays en question traverse une crise importante (guerre, économie défaillante…). Les structures
professionnelles (même les plus solvables et crédibles) se retrouveront également en crise.
 Le risque politique : Ce risque s’inscrit dans la même lignée que le risque pays, puisqu’il est
directement lié aux conséquences des actions, prises de positions et autres occurrences politiques ou
administratives, qu’elles soient nationales ou internationales ayant des incidences néfastes sur
l’entreprise importatrice.
 Risque géologique et/ou climatique : Risque relié à l’impact que peut avoir le facteur climatique
et/ou géologique sur la conduite des opérations ou transactions opérées par l’entreprise.
Le risque de marché est le risque de perte liée à l’évolution de la valeur de marché d’un portefeuille
d'instrume nts financie rs.

Adapté de : K. Lajili et D. Zéghal (2005) « Gérer le risque à l’échelle de l’entreprise : l’autre facette de la
gouvernance de l’entreprise »

Le risque, de marché ou autre, a deux composantes qui doivent exister toutes les deux pour qu’il y ait
effectivement un risque (Holton) :

 une exposition: en l’occurrence la détention d’un portefeuille d’instruments financiers


 une incertitude: dans le cas du risque de marché l’incertitude réside dans l’évolution future de la
valeur de marché des instruments détenus. En cas d’évolutio n défavorable du marché, l’investisseur
est exposé à réaliser une perte au lieu du bénéfice escompté.

Le risque de marché et le risque économique ne doivent pas être confondus. La gestion du risque
économique repose sur une planification à long terme des investissements et utilise comme indicateur
fondamental le ROI (return on investment). La gestion du risque de marché est une gestion de court terme
(ce qui ne veut pas nécessairement dire court-termiste), en ce sens qu’elle vise à éviter des pertes
substantielles sur le long terme en limitant celles-ci sur une succession de périodes de court-terme.

On remarque tout de suite que risque et résultat sont intimement liés. Le risque zéro n’existe pas dès lors
qu’il y a un investissement, et en règle générale, le gain potentiel augmente avec la prise de risque.
Toutefois, il existe des choix d’investissement plus ou moins efficients en matière de ratio bénéfice /
risque. On appelle « frontière efficiente » l’ensemble des portefeuilles qui maximisent le résultat po tentiel
pour un niveau donné de risque (ou qui minimisent le niveau de risque pour un résultat potentiel donné).

Le résultat, quant à lui, est intimement lié à la valorisation des instruments financiers. De cette valorisation
découleront in fine les flux financiers générés par la position détenue, flux financiers qui viennent
directement impacter le compte de résultat. C’est pourquoi gérer le risque revient en définitive à se poser
des questions du type :

 Que vaut ma position aujourd’hui, par rapport à ce q u’elle valait lors de l’acquisition ? (gain ou
perte latente)
 Que vaudra ma position demain, dans une semaine, dans un mois, toutes choses égales par ailleurs ?
 Que vaudrait ma position en cas d’évolution de tel ou tel paramètre de marché ?
La valorisation des instruments financiers

Les méthodes de mesure du risque de marché impliquent donc de pouvoir évaluer une valeur de
marché (mark-to- market) des actifs détenus. Le calcul d’une valeur de marché est possible pour les actifs
pour lesquels il existe un marché actif et liquide. En l’absence de celle-ci, on utilise des modèles
mathématiques (mark-to- model). En l'absence d'un marché actif et liquide, la question du risque de
liquiditévient se greffer sur la gestion du risque de marché stricto sensu. En effet la valeur de marché de
l'instrument n'a de sens que s'il est effectivement possible de liquider cet instrument à ce prix, ou si l'on a la
certitude de conserver l'instrument jusqu'à son échéance.

En ce qui concerne les instruments dérivés, une des distinctions principales quant à la valorisation repose
sur la linéarité ou non de l’instrument financier considéré. Un instrument est dit linéaire si sa fonction de
payoff (résultat à l’échéance en fonction de la valeur de marché du sous-jacent) est linéaire ou quasi-
linéaire. Ces instruments incluent les positions spot, forward et futures. Les instruments non linéaires
incluent les options, les dérivés exotiques et les obligations avec option (produits hybrides).

Les facteurs de risque de marché

Les données de marché génératrices de risque de marché pour le portefeuille de négociation et dont dépend
la valorisation de celui-ci se répartissent classiquement suivant les classes d'actifs :

 Taux
 Change
 Actions
 Matières premières
 Crédit

En général les instruments peuvent être catégorisés par classes d’actifs en fonction du type de risque de
marché auquel ils sont exposés. Cependant un instrument est rarement « chimiquement pur » du point de
vue du facteur de risque auquel il est exposé. Ainsi par exemple une obligation est classiquement rangée
dans la catégorie des « instruments de taux », cependant une obligation libellée dans une devise différente
de la devise de référence du portefeuille contribue également au risque de change. De plus une obligation
"corporate" est exposée au risque de dégradation de la notation de son émetteur, ce qui ajoute une
composante "crédit" au risque...

Le risque de crédit est quant lui classiquement envisagé à part. Toutefois, eu égard à la « marchéisation »
du risque de crédit, et à l’existence d’instrument spécifiques à ce nouvea u marché tels que les CDS, le
risque de perte lié à une évolution des spreads de crédit peut être considéré aussi bien comme un risque de
crédit que comme un risque de marché.

Les paramètres de marché peuvent être importés en direct de sources diverses fournies par les diffuseurs
d'information financière tels que Bloomberg ou Reuters. Le problème de ces données, c'est que aussi
récentes soient-elles, elles ne donnent que la photographie d'une situation passée. Or pour mesurer le risque
il faut anticiper le comportement de ces paramètres dans les jours à venir.

Pour cela on va devoir bâtir une modélisation du comportement des paramètres de marché, soit sur la base
de données historiques, soit sur des fonctions paramétriques, soit le plus souvent sur une combinaison des
deux. Par exemple, le comportement futur d'une variable de marché peut être basé sur son comportement
passé, en accordant toutefois une pondération supérieure aux fluctuations constatées récemment.
Les risques au sein des établissements de crédit

Les risques des banques prennent quatre types de risques : les risques de contrepartie, les risq ues de
marché, les risques de transformation et d'illiquidité et les risques d'organisation.

 Risques de contrepartie ou de signature Le risque de signature est le risque de voir défaillir une
contrepartie, entreprise, particulier, banque, collectivité locale ou pays, avec laquelle la banque est
engagée ; il convient de retenir dans cette catégorie le risque de règlement- livraison pour les
opérations de marché de gré à gré.
 Risques clients L'intensité du risque pris sur un client dépend de la nature de l'opération (crédit à
court terme ou à moyen- long terme, engagement par signature, c'est-à-dire caution et garantie,
détention de titres émis par le client) et de la qualité individuelle ou sectorielle du client. Pour
satisfaire rapidement les besoins de la clientèle tout en observant une prudence nécessaire, les
banques sont organisées selon un système de délégations qui permet de décentraliser la décision
d'autorisation de crédit en fonction du niveau des risques ; elles utilisent largement des systèmes de
cotation ou scoring interne tant pour les entreprises industrielles (dépouillement de bilan...) et les
banques (niveau des ratios réglementaires ...) que pour les particuliers (situation de famille, niveau
de revenus...).
 Risques-pays Le risque-pays encouru par les banques sur des pays en voie de développement en
difficulté financière (cessation de paiement ou accord de restructuration de la dette) prend deux
formes : le risque souverain dans le cas de crédits faits à un Etat ou à une entreprise publique et le
risque de non-transfert dans le cas de crédits faits en devises à une entreprise privée, les fonds
pouvant être bloqués par la banque centrale. Les banques utilisent un système plus ou moins
contraignant d'enveloppes par pays reposant sur l'utilisation d'un rating interne ou émanant
d'organismes d'études spécialisés.
 Risques de marché Les risques de marché sont liés aux fluctuations des taux d'intérêt, des taux de
change et des cours de bourse.
 Risque de taux Le risque de taux porte sur les opérations de crédit et sur les opérations de marché.
 Risque de taux s ur opérations de crédit : Une banque est en risque à la hausse des taux dès lors
qu'elle prête à taux fixe et se refinance à taux variable et en risque à la baisse si elle prête à taux
variable en se refinançant à taux fixe (dépôts à vue par exemple). Le risque porte à la fois sur le
résultat de l'année et sur la valeur actualisée nette (VAN) de l'établissement dont on mesurera la
sensibilité à une variation standard de 1% des taux d'intérêt. Les banques gèrent ce risque en
adossant très largement leurs opérations à taux fixe pour immuniser le résultat ou la vale ur actuelle
aux fluctuations de taux d'intérêt ; cette gestion conduit à considérer l'ensemble des postes du bilan,
d'où l'appellation gestion Actif - Passif (Assets and Liabilities Management) ou gestion de bilan
qu'elle porte généralement. Il convient de mentionner dans ce cadre le phénomène dit des options
cachées. Dans les plans et comptes d'épargne logement, les clients peuvent saturer leurs dépôts en
cas de baisse des taux et leurs emprunts en cas de hausse des taux ; la banque a donc vendu
gratuitement des options implicites d'achat et de vente sur instruments de taux d'intérêt. Il en va de
même des possibilités de remboursement anticipé de crédit avec une faible pénalité.
 Risque de taux s ur opérations de marché : La banque est en risque de taux sur son portefeuille de
titres de créances négociées ou obligations à la fois sur le replacement des coupons courus et sur la
valeur des coupons restant à courir. Les banques plafonnent les risques de variation du résultat et de
la valeur actuelle en fixant des limites par instrument de taux. Risque de change La banque est en
risque de change sur ses opérations réalisées en devises (prêts, emprunts, acquisitions d'actifs
mobiliers et immobiliers...), dès lors que son résultat et son bilan s'expriment en francs. Là encore, la
banque peut choisir de borner les variations de son résultat ou de sa valeur actuelle en adossant
l'essentiel de ses opérations de crédit en devises et en fixant des limites sur ses instruments de
devises. Risque de cours La banque court un risque de cours sur son portefeuille de titres de
propriété ou actions ; le risque est lié aux variations du niveau général des cours de bourse ou du
niveau particulier du cours des valeurs détenues, indépendamment du risque de contrepartie qui se
concrétisera également dans le cours. Pour agréger les divers risques encourus sur opérations de
marché, les banques utilisent divers modes de calcul, équivalent-delta pour les options sur
instruments de taux, de change ou de bourse, équivalent-béta pour les actions ...
 Risques de transformation et d'illiquidité : Les deux risques de transformation et d'illiquidité sont
des risques composites dérivés des autres risques. Risque de transformation Le risque de
transformation est inhérent à l'activité première de la banque qui consiste à consentir des prêts à long
terme et à drainer des dépôts à court terme, notamment des dépôts à vue. Ce risque de
transformation recouvre un risque d'illiquidité à diverses échéances futures. Risque d 'illiquidité Le
risque d'illiquidité traduit, pour la banque, la difficulté de se procurer les ressources nécessaires pour
faire face à ses propres engagements à une date précise. Ce risque se matérialise, en cas de retrait
massif des dépôts de la clientèle, par perte de confiance envers la banque ou envers l'ensemble du
système bancaire. Le risque d'illiquidité débouche sur le risque de taux.
 Risques d'organisation Comme toute entreprise, la banque court un triple risque d'organisation, lié
aux hommes, au matériel et à l'environnement. Hommes Les hommes qui composent la banque lui
font courir des risques d'erreur, de fraude et de grève. Les erreurs peuvent être prévenues par une
démarche de qualité totale, les fraudes et la grève sont désamorcées par des mécanismes
d'intéressement et de participation du personnel. Matériel Le matériel utilisé par la banque lui fait
courir un risque de panne (téléphone, informatique, cartes de crédit ...) ; la protection va du bon
entretien du matériel à l'assurance contre les défaillances. Environnement La banque court des
risques importants en cas de modification de l'environnement réglementaire, juridique ou fiscal ; les
contrats intègrent le plus souvent des clauses de renégociation ou de délocalisation.
4. La mesure du risque et son interprétation

Le risque est omniprésent quelque soit l’opération d’investissement sur les marchés financiers et celui- ci
peut-être d’origines diverses. Les crises financières ont été nombreuses mais auparavant la prise en compte
du risque n’était pas aussi développé qu’aujourd’hui.

Dans le contexte actuel, la volatilité est forte, les instruments financiers gagnent en complexité et la
réglementation se durcit. Des outils de mesures des risques sont donc indispensables en gestion
d’actifs (qu’elle soit pour compte propre ou pour compte de tiers).

Outre le fait que les sociétés de gestion de portefeuille soient équipées de moyens techniques dédiés à la
prise en compte de ces risques, revenons sur Les différents outils de la gestion de risques qui sont abordés
dans cette rubrique.

 Les outils de gestion de risque :

Ces dernières années, les opérateurs financiers doivent composer avec des instruments financiers toujours
plus complexes, des marchés à forte volatilité et des réglementations de plus en plus strictes.

Dans ce contexte, l'utilisation d'outils de mesure du risque est devenue systématique et les professionnels
ont développé des instruments très sophistiqués. Néanmoins, il existe bon nombre d'outils constituant la
base de la gestion du risque, à la portée de tous les investisseurs et ayant démontré leur efficacité. Nous
abordons ici les plus célèbres et utilisés d'entre eux :

 La volatilité dans la mesure du risque :

 Définitions et caractéristiques :
Considérée en finance comme la base de la mesure du risque, la volatilité est par définition une mesure des
amplitudes des variations du cours d’un actif financier.

Ainsi, plus la volatilité d’un actif est élevée et plus l’investissement dans cet actif sera considéré comme
risqué et par conséquent plus l’espérance de gain (ou risque de perte) sera important.

A l’inverse, un actif sans risque ou très peu risqué (par exemple les Bons du Trésor) aura une volatilité très
faible car son remboursement est quasiment certain. En réalité la volatilité d’une obligation correspond à
l’évolution du cours suite à une variation de 1% des taux d’intérêt.

Couramment utilisée pour désigner les oscillations à court terme d’un actif financier, la notion de volatilité
concerne tous les horizons (court, moyen et long terme) et ne se soucis pas du se ns du mouvement (seule
l‘amplitude des mouvements est pris en compte).

Alors que cette notion tient aujourd’hui une place primordiale dans l’étude des marchés, elle est également
énormément utilisée pour diversifier les portefeuilles, gérer le risque, calculer les prix des options ou
encore des warrants.

Les périodes de forte volatilité se traduisent souvent par des cours relativement bas ce qui permet aux
investisseurs d’anticiper une rentabilité plus élevée.

Différentes données économiques peuvent intervenir dans la détermination du niveau de volatilité :

- Rumeurs d’OPA
- "Profit warning"
- Endettement de la société
- Annonce de résultats

On distingue deux types de volatilité

- La volatilité historique basée sur les variations historiques que le cours d’un titre à connu. Elle peut être
calculée sur différents horizon de temps suivant l’analyse désirée. La seule limite à cette méthode et non
des moindres, repose sur le fait qu’il est difficile de se baser sur des données historiques pour prédire les
variations futures. Cette volatilité est la plus simple à calculer car elle ne nécessite que très peu d’outils
mathématiques. Elle est déterminée par l’écart type dont on rappelle la formule dans le paragraphe suivant.
‹2›

- La volatilité implicite correspondant au prix du risque d’une option. Elle représente la volatilité anticipée
par les acteurs du marché pour la durée de vie de l’option et transparaît dans la prime de l’option. Ainsi
plus la volatilité implicite est élevé et plus la prime de l’option sera élevée et inversement.

Trois facteurs influent sur cette volatilité. Il s’agit du prix de l’option, de sa maturité et du niveau du taux
sans risque. Son calcul se base sur le modèle de Black & Scholes et sur l’algorithme de Newton-Raphson.
Bien que présentant d’importantes limites, notamment celle de surestimer la volatilité, le modèle de Black
& Scholes reste le modèle le plus apprécié et le plus fiable à l’heure actuelle pour déterminer cette volatilité
implicite.

Calcul de l’écart type

Utilisé pour calculer la volatilité d’un actif, l’écart type est relativement simple à comprendre et à
appliquer. Il s'obtient en calculant la racine carré de la variance. La variance étant calculée en faisant la
moyenne des écarts à la moyenne, le tout au carré.

Ainsi après avoir récupéré l’historique des variations d’un actif, le calcul de l’écart type peut se
décomposer en plusieurs étapes :

- On calcule la moyenne des variations de cet actif sur la durée totale de l’historique,
- puis, pour chaque période, on détermine la différence entre le cours de clôture et cette moyenne que l’on
met au carré,

- on somme tous ces résultats que l’on ne divise pas le nombre de périodes,

- et enfin on calcule la racine carrée de la valeur obtenue à l’étape précédente.

Mathématiquement l’écart type se traduit par la formule suivante

 La variance et la covariance:

En statistiques comme en finance la variance et la covariance sont deux des principales mesures utilisées
pour mener à bien une étude.

Manipulés par l'ensemble des acteurs financiers, ces deux instruments sont considérés comme la base de
toute étude de risque qu'il faut connaitre à tout prix avant même d'entreprendre de manipuler un
portefeuille d'actif.

Nous allons donc reprendre ces fondamentaux en rappelant les formules mathématiques et leurs propriétés
tout en illustrant avec des exemples concrets.
La variance

La variance est, selon la définition classique, la moyenne des carrés des écarts par rapport à la moyenne. En
termes plus mathématiques elle peut être considérée comme une mesure servant à caractériser la dispersion
d’une distribution ou d’un échantillon.

La formule de la variance est la suivante :

Grossièrement on peut la voir comme la moyenne des carrés moins le carré des moyennes. Cette formule
intègre des carrés dans le but d’éviter que les écarts positifs et les écarts négatifs par rapport à la mo yenne
ne s’annulent.

La dimension de cette mesure étant le carré de la dimension de la moyenne, on utilise plus souvent l’écart-
type qui n’est rien d’autre que la racine de la variance.

La dimension de cette mesure étant la dimension du carré de la moyenne, on utilise plus souvent l’écart-
type qui n’est rien d’autre que la racine de la variance.

La covariance

La covariance est légèrement différente. Si la variance permet d’étudier les variations d’une variable par
rapport à elle- même, la covariance va permettre d’étudier les variations simultanées de deux variables par
rapport à leur moyenne respective.

En finance, cette notion permet de mesurer le degré de liaison des fluctuations de deux titres entres eux, ou
encore d’un titre avec un indice.

La covariance peut être vue comme le produit des valeurs de deux variables moins le produit des deux
moyennes. Mathématiquement, la formule est la suivante :
Du résultat obtenu par cette mesure on en déduit que plus la covariance est faible et plus les séries sont
indépendantes et inversement plus elle est élevée et plus les séries sont liées. Une covariance nulle
correspondant à deux variables totalement indépendantes

 La corrélation :

La corrélation entre deux actifs financiers, ou plus généralement entre deux variables aléatoires, est
l'intensité de la liaison qu'il existe entre ces deux variables.

Afin de déterminer cette liaison il suffit de calculer le coefficient de corrélation par la formule suivante :

L'interprétation du résultat est relativement simple. Il est tout toujours compris entre +1 et -1.

Plus le coefficient est proche des extrémités et plus les variables sont corrélées, c'est à dire dépendantes
linéairement l'une par rapport à l'autre.

Un corrélation égale à +1 (respectivement -1) implique qu'il existe une relation linéaire positive
(respectivement négative) entre les variables comme le montre le schéma ci dessous. Ceci se traduit par
l'existence de 2 réels a et b tels que Y= aX+B

Si P=0 on dit que les deux variables sont dé-corrélées. C'est à dire qu'il n'existe pas de relation linéaire
entre elles (mais il peut très bien en exister une non linéaire).

En revanche on ne doit pas confondre dé-corrélées avec indépendantes. En effet, deux variables
indépendantes sont obligatoirement dé-corrélées, mais deux variables dé-corrélées ne sont pas forcément
indépendantes. Il se peut qu'il existe une relation non linéaire entre les deux variables.

Plus on se rapproche de P=+1 (respectivement P=-1) et plus les variables sont corrélées (respectivement
anti-corrélées c'est à dire corrélées négativement).

 Le Beta :
Le Bêta est un outil de mesure du risque d'un actif notamment utilisé dans le modèle d'évaluation
du CAPM. On l'utilisera entre autres pour mettre en place des stratégies de limitation des risques.

Le principe de cet outil est de comparer les mouvements effectués par un actif par rapport à son marché de
référence, ce qui permet de déterminer son niveau de risque par rapport aux autres actifs de référence.

La mesure est effectuée en comparant la rentabilité de l'actif à celle du marché. On peut aussi réduire le
marché à un indice boursier (CAC 40, Dow Jones, etc.)

Mathématiquement, le Bêta de l'actif financier se définit comme le rapport de la covariance de la rentabilité


de l'actif avec celle du marché à la variance de la rentabilité du marché.

=>Comment calculer le Bêta ?

La manière la plus simple de calculer un Bêta est la méthode historique. On comparera donc les données de
rentabilité historique de l'actif à celles du marché.

Avec rp : rentabilité de l'actif et rm : rentabilité du marché

=>Utilisation du Beta

Le Bêta permettra de se faire une idée du comportement d'un titre vis à vis de son indice pour mettre en
place un portefeuille diversifié. Toutefois attention, le calcul du coefficiel est valable à un instant donné, il
évolue dans le temps et un Bêta peut devenir négatif quelques mois plus tard.

Au delà de ce calcul du rapport historique de la volatilité du prix d'un actif financier et de son marché en
général (ou son indice), le Bêta est utilisé dans d'autres modèles. On pense notamment à l'Arbitrage pricing
theory (APT) qui utilise dans son calcul une série de Bêta.

 La Value-At-Risk:

=>Définition

La Value-At-Risk représente la perte potentielle maximale d’un investisseur sur la valeur d’un actif ou
d’un portefeuille d’actifs financiers qui ne devrait être atteinte qu’avec une probabilité donnée sur un
horizon donné. Elle est, en d'autres termes, la pire perte attendue sur un horizon de temps donné pour un
certain niveau de confiance.

La VAR peut être considéré comme un quantile de la distribution de pertes et profits associée à la détention
d’un actif ou d’un portefeuille d’actifs sur une période donnée.

Si l’on considère un taux de couverture de a% (souvent 95% ou 99%), la VAR à un jour correspond au
quantile de niveau a% de la distribution de pertes et profits sur la période de détention d’un actif.

=>La Value-At-Risk dépend en réalité de trois éléments :

1) La distribution des pertes et profits du portefeuille valable pour une certaine période de détention et
dont les différentes méthodes de calcul seront expliquées un peu plus loin dans cette fiche.

2) Le niveau de confiance. Compris entre 0 et 1, il permet de contrôler la probabilité que l’on obtienne un
rendement supérieur ou égal à la VAR.
Supposons par exemple que la distribution des pertes et profits associée à la détention d’un actif sur une
période corresponde à une distribution normale standard.

La VAR au seuil de confiance de 95% à 1 jour notée VAR (95%, 1Jour), égale à 1 million d’euros signifie
qu’il y a 95% de chances pour que la perte associée à la détention de l’actif n’excède pas 1 million d’euros.

Graphiquement, la VAR un jour avec un indice de confiance de 95% peut être représentée par le graphique
ci-dessous:

D'après ce graphique, la VaR (95%, 1Jour) correspond à une perte approximative de 1,65 million d’euros.

3) La période de détention de l’actif ou du portefeuille d’actifs.

Le calcul de la VAR doit être ajusté de façon à tenir compte de la composition des rendements. Même si la
période de détention est propre à chacun, les autorités de régulation exigent des horizons communs dans le
cadre des procédures de validation de la Value-At-Risk.

A qui cette mesure est-elle destinée ?

Utilisée principalement par les banques, cette mesure de risque est destinée avant tout :

- Aux professionnels de marchés tels que les opérateurs de marché, gestionnaires de fonds privés ou encore
gestionnaires de fonds institutionnels.

- Aux Risk Managers (responsables de la gestion des risques et du contrôle de la gestion des risques).

Hypothèses nécessaires au calcul de la VAR

La détermination de la Value-At-Risk repose principalement sur trois hypothèses:

- La première hypothèse, et non des moindres, concerne la normalité des distributions considérées. On
suppose généralement que le prix d’un instrument financier suit une loi log-normale.

- La deuxième hypothèse concerne le lien entre une VAR à N jours et une VAR à 1 jour. En effet on
considère que la VAR à N jours est égale à la racine carré de N multipliée par la VAR 1 jour.

- Enfin, la dernière hypothèse est que le rendement moyen d’un actif financier est nul pour la période
considérée. (Si l’on s’attend à un rendement annuel moyen de 15% pour un certain actif, le rendement
journalier moyen est de 15/252=0,06%, 252 correspondant au nombre de jours où la bourse est ouverte.
Ainsi faire l’hypothèse d’un rendement journalier nul n’est donc pas restrictif).

=>Les différentes méthodes d’estimation de la distribution de pertes (calcul de la VAR)

- La méthode historique nécessite seulement de connaître la valeur de la position dans le passé (par
exemple historique des prix pour un indice). Pour un portefeuille, il faudra reconstituer sa valeur passée à
partir du prix des différents actifs et de la composition actuelle du portefeuille. Après avoir identifié les
facteurs de risque significatifs pour le portefeuille, on utilise l'historique des données collectées afin d'en
déduire un montant de perte.
Avantages et inconvénients de cette méthode :

Cette méthode est très peu coûteuse en calcul et en technique. De plus aucune hypothèse préalable sur la
forme de la distribution n’est requise.

En revanche, cette simplicité de mise en place, engendre de nombreuses limites. Et ce qui peut être
considéré comme un avantage peut rapidement se retourner en inconvénient. En effet, l’historique doit être
suffisamment grand comparé à l’horizon de la VAR et à son niveau de confiance, mais pas trop pour
s’assurer que la loi de probabilité n’a pas trop changé sur la période. Autre point négatif, et non des
moindres, cette méthode est inadaptée aux produits dérivés.

- La deuxième méthode de calcul de la VAR est la méthode analytique ou paramétrique. Basée sur des
calculs statistiques elle consiste avant tout à définir une formule décrivant la distribution des pertes e t des
profits.

Cette méthode repose sur plusieurs hypothèses:

1) Les variations des facteurs de risques suivent une loi normale.

2) La relation entre les variations des valeurs du portefeuille et les variations des valeurs du marché est
linéaire.

3) Les produits dérivés sont linéaires et les obligations peuvent être ramenées à des pay-offs linéaires. La
seule exception à cette condition étant les options.

La Gestion Actif-Passif Dans La Gestion Des Risques D’investissement

La gestion Actif-Passif ou ALM (AssetLiability Management) a acquis une véritable dimension stratégique
au sein des établissements financiers. Métier assez récent (une trentaine d'année), son importance est
devenue grandissante avec l'accroissement de la volatilité des marchés, l'apparition des produits dérivés et
la complexité de plus en plus forte des bilans bancaires.

La nécessité d’une gestion actif/passif (Asset/Liability Management – ALM) s’impose notamment aux
institutions financières, banques et compagnies d’assurance.

Cet exposé a pour objectif de faire un panorama de la gestion Actif-Passif, telle qu'elle s'exerce aujourd'hui
dans les établissements financiers. En essayant de répondre à la problématique suivant :

Comment formaliser les risques dans l’investissement et leurs actions préventives à ceux-ci ?

1. Généralités Sur La Gestion AP


1.1.Définition

En relation avec les risques : La Gestion Actif-Passif (Asset and Liability Management ou ALM) vise à
maîtriser, dans les meilleures conditions de rentabilité des fonds propres, les conséquences négatives
potentielles des risques financiers. Elle s'intéresse particulièrement au risque de taux, au risque de liquidité
et au risque de change.

En relation avec les aspects opérationnels : La Gestion Actif-Passif passe par la mesure et l'analyse des
risques financiers. Pour ce faire, elle recourt à de puissants systèmes d'information et à des méthodes
complexes d'analyse financière. Elle débouche sur des préconisations d'action, en termes de financement,
de placement, de couverture et de tarification.

Pour les praticiens : Les banques, les compagnies d'assurance, les gestionnaires de fonds, pratiquent la
Gestion Actif-Passif avec des spécificités propres à chaque catégorie. Dans la plupart des établissements
financiers, la Gestion Actif-Passif est aujourd'hui le point de rencontre de la politique commerciale et de la
politique financière.

1.2.Les Objectifs De La Gestion Ap

La gestion Actif Passif consiste essentiellement à permettre à la banque de faire face à ses engage ments
contractuels et commerciaux, et vis-à-vis de ses actionnaires et dont ses objectifs sont donc :

 D’assurer l'équilibre de la trésorerie à la date courante


 De déterminer la politique de financement future en fonction du degré d'aversion au risque
 De se prémunir contre une éventuelle réduction des marges ou de la valeur de l'établissement en
fonction de l'évolution des facteurs de risque.
1.3.Le Processus De La Gestion AP

Aujourd'hui, L'ALM a de plus en plus vocation à devenir une démarche globale de mesure, de contrôle et
de gestion des risques financiers, cette gestion s'effectuant en liaison étroite avec les outils de mesure de la
performance. Les principales étapes d’une bonne gestion Actif Passif consistent à identifier ces risques,
afin de les mesurer pour pouvoir enfin les gérer.

Un exemple de cette démarche est traduit dans le schéma suivant :


4. Contrôler et
gérer les risques
3. Mesurer et (respect des
Evaluer les normes et des
risques limites établies,
(indicateurs, mise en place
2. Etablir des scénarios et d'instruments de
stratégies ou simulations) réduction de
Règles / Normes risque)
en matière de
management des
1. Identifier les risques financiers
risques de
l'établissement

2. Les Risques Gérés Par La Gestion AP


2.1. Les Types De Risques

Les différents risques que doit affronter une banque et auxquels s’adresse directement
la gestion actif/passif sont les suivants :
– Le Risque De Liquidité : Un établissement de crédit doit pouvoir faire face à ses
engagements. Pour cela il doit être en mesure de parer à tout moment aux
décaissements éventuels de la clientèle.
– Les Risques De Taux Et De Change : qui sont liés aux mouvements de taux
d’intérêt et de change et aux risques qu’ils font courir sur les résultats présents et
futurs de la banque ;
- Les Risques Optionnels Statistiques Ou Comportementaux : qui sont cachés, tels
que les remboursements de prêt au gré de l’emprunteur, qui ne sont pas connus au
moment de la signature du contrat.

La banque encourt bien entendu d’autres risques, tels que :

- Le Risque De Contrepartie : Il s’agit du non-respect par un client de son


engagement financier : malhonnêteté, force majeure, défaillance économique
ou financière involontaire. Il est ainsi nécessaire d’avoir une bonne appréciation
préalable des risques mais également de limiter et de diversifier les
engagements pris sur un même emprunteur et de rechercher des garanties.
- Le Risque De Défaut : ou de dégradation de la solvabilité d’une de ses
contreparties,
- Les Risques Du Marché :La fonction principale des banques sur les marchés
financiers est d’intervenir pour le compte de sa clientèle. Ici le risque est
assumé par le client. En revanche les opérations faites pour compte propre
génèrent un risque lié à l’incertitude sur l’issue des prises de position.
- Les Risques Opérationnels :Le risque opérationnel est défini comme le risque
de perte résultant de carences ou de défaillances attribuables à des procédures,
personnels et systèmes internes ou à des événements extérieurs. La définition
inclut le risque juridique mais exclut les risques stratégiques et d'atteinte à la
réputation.
2.2.Mesure Et Evaluation De Risque

La mesure des risques en ALM se fait au moyen d'un certain nombre d'indicateurs. Les législateurs et les
acteurs du marché doivent être en mesure d'identifier les changements structurels puissants qui modifient le
paysage financier, en créant de nouvelles configurations du risque et en renforçant les mécanismes de
propagation transnationale. À cet effet, il leur faut disposer d'un instrument de suivi objectif et
systématique du fonctionnement des marchés financiers.

 Les Indicateurs Statiques :


o Impasses de taux (ou Gaps de taux) : La mesure de l’exposition au risque de taux est l’impasse,
ou gap de taux. Il s’agit de la différence entre actifs et passifs à taux incertain sur la période
considérée (impasse en stock). Les impasses de taux peuvent être calculées en stocks ou en flux.
Les impasses en flux correspondent quant à elles à la différence entre les entrées et les sorties
pendant une période donnée. L’impasse de taux est calculée sur un bilan équilibré par différence
entre les encours à taux variable (ou taux fixe) de l’actif et du passif. L’impasse en taux relie la
marge d’intérêt aux variations du taux. Si le taux monte et si l’impasse est positive, les actifs
engendrant des recettes indexées sur cette hausse sont plus importants que les passifs engendrant
des coûts indexés sur cette hausse. Une impasse en taux positive se traduit donc par une hausse de
la marge en cas de hausse des taux.
o Calcul de la variation de la marge de taux d’inté rêt :

Variation de la marge = impasse à taux variable x durée de la période x ∆ taux


o Impasses en liquidité ou Gap de liquidité : Les impasses en liquidité représentent les écarts
entre les échéanciers des actifs et des passifs. Elles sont également de deux natures : en flux et
en stock. Les impasses de liquidité en stocks sont les écarts entre passifs et actifs à une date
donnée. Elles mesurent le besoin total en liquidité cumulé à cette date. Lorsque le calcul est
effectué entre variations des passifs et variations d’actifs, l’écart est l’impasse périodique, ou «
en flux ». Elle représente le besoin de financement nouveau de la période. La méthode
d’impasse en liquidité permet de déterminer les besoins de financement d’une banque à chaque
période et de mettre en place les montants nécessaires en temps utiles en fonction des
anticipations sur l'évolution des taux.
o La sensibilité : La sensibilité rapporte la variation des résultats à la variation de l’aléa so us-
jacent. Les paramètres aléatoires sous-jacents sont des taux d’intérêt dans les différentes
devises, des taux de change, des indices boursiers, ou encore des taux de défaillance de
portefeuille de clients. La sensibilité peut être calculée en valeur ou en pourcentage.
 Les Indicateurs dynamiques :
o Les marges nettes d’intérêt prévisionnelles : La méthode des marges nettes d’intérêt
prévisionnelles permet de prendre en compte davantage de paramètres dans les tableaux de flux.
Les différentes étapes du calcul de la marge nette :

- Définir les conventions d’écoulement des différents produits financiers sur un horizon temporel donné

- Calculer les impasses par échéance, puis la valeur de la Marge Nette d’intérêt actuelle

- Simuler divers scenarii d’évolution à partir de la situation existante


- Projection de la marge nette d'intérêt prévisionnelle et modélisation de son comportement à partir des
différentes hypothèses posées lors de la mise en place des scénarios.

o La VAN (Valeur actuelle nette) : mesure l’impact de l'évolution des facteurs de risques sur la
valeur de l'établissement La VAN a une signification économique qui en fait une mesure de la
performance globale d’un établissement. Si la VAN croît, cela atteste d’une amélioration de la
situation financière de l’établissement. Ainsi, la démarche de calcul de la VAN consiste à
calculer la valeur actuelle nette de l'établissement et mesurer la sensibilité de la VAN des Fonds
Propres aux variations de taux dans le cadre de différents scénarios de marché. Les différentes
étapes de la méthode la VAN des fonds propres :
- A partir des marges nettes d’intérêts prévisionnelles déterminées par échéance, évaluer la valeur
actuelle nette des actifs et des dettes en les actualisant au coût du capital
- Déterminer la Valeur Actuelle Nette des Fonds propres qui représente par définition la valeur nette
de l’établissement obtenue par une actualisation des flux et issue de la formule de calcul suivante :
VAN = Valeur actuelle des actifs - Valeur actuelle des dettes + Valeur actuelle du hors- bilan
- Mesurer la sensibilité de la Valeur Actuelle Nette des Fonds Propres aux différents facteurs de
risque dans le cadre des scénarios mis en place pour la méthode de la MNIP.
2.3.La Diffé rence Entre La Var Et GAP

La gestion actif-passif du risque de taux vise à stabiliser une marge sur un horizon de temps moyen ou
long, généralement de 1 à 5 ans. La VAR est une mesure à court-terme, fondée sur des lois de probabilité
dont la pertinence sur des horizons longs est loin d’être a vérée.

Par ailleurs, la VAR mesure une perte de valeur, pour des portefeuilles négociables, alors que la gestion
actif-passif se préoccupe de portefeuilles d’actifs et de passifs gardés jusqu’à l’échéance, comme les crédits
ou les dépôts de la clientèle ; appliquer une VAR à des portefeuilles non négociables me pose un problème
de fond. La VAR ne mesure pas un risque de marge, mais de valeur alors que c’est l’inverse pour l’ALM.
Là encore, il me semble qu’il y a incompatibilité de méthodes.
CONCLUSION

Risque et investissement sont indissociables : un investissement comporte un risque naturel compte tenu de
non certitude qui pèse sur les profits que l’on en espère. La littérature sur le choix d’investissement traite
abondement de la réduction du risque qui passe par une instrumentation riche mais souvent très
sophistiquée.

Incontournable pour la compréhension de l’articulation des risques, des métiers, et de la réglementation,


l’approche par la gestion actif-passif développe des techniques de comptabilité et de modélisation en
évolution qui facilitent la prise des décisions stratégiques et leur contrôle. La priorité de la GAP (gestion
actif-passif) doit suivre l’urgence avec laquelle il convient de maitriser l’impact des erreurs éventuelles, e t,
les effets de domino sur l’ensemble du système bancaire.

Notre exposé a mis la lumière sur le côté théorique de la gestion de risque dans l’investissement en se
basant sur plusieurs approche et théories (ERM, ALM…), la question qui se pose maintenant ; comment
mesurer ces risques ? et les techniques pour faire face à ces derniers ?

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