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Education au Maroc

Problèmes et projets prioritaires

Paris, mars 1 9 7 4 • •
Rapport confidentiel. I InPQPO
Tous droits réservés. ^ • lUOUU
Reproduction m ê m e
partielle interdite.
EPM/66

INTRODUCTION

Le présent rapport est un document confidentiel prepare à l'intention


du Gouvernement du Royaume du Maroc aux termes de l'accord de coopération
conclu entre l'Unesco et la Banque internationale pour la reconstruction
et le développement. Il a pour objet de déterminer quels sont, dans le
domaine de l'éducation, les projets qui présentent une importance capitale
pour le développement économique et social du Maroc.

Ce rapport présente les conclusions auxquelles est parvenu le


Secrétariat de l'Unesco après étude des renseignements fournis par la
mission d'identification de projets qui a visité le Maroc en septembre
1973> ainsi que des opinions formulées par ses membres. Cette mission
était composée de MM. J. Bolibaugh, chef de mission (enseignement géné-
ral), R. Harris (enseignement technique), L. Vu Cong (économie), tous
trois membres du Secrétariat de l'Unesco, et de M. G. Sevin (enseignement
agricole), consultant.

Certains des projets retenus peuvent entrer dans le cadre des poli-
tiques de financement de la Banque internationale pour la reconstruction
et le développement et de l'Association internationale de développement.
Toutefois, les recommandations présentées sont celles du Secrétariat de
l'Unesco et n'engagent en aucune façon la Banque ni l'Association.

j'espère que ce rapport représentera une contribution utile aux


efforts menés par le Gouvernement du Maroc en faveur d'une meilleure
planification du développement de son éducation et d'une mobilisation
de ressources financières accrues pour favoriser ce développement.

Rene Maheu
Directeur Général
Organisation des Nations Unies
pour l'Education, la Science et la Culture.
EFM/66

TABLE DES MATIERES

Page

RESUME i
SUMMARY v
DONNEES DE BASE ix

CHAPITRE I : SITUATION ET PERSPECTIVES SOCIO-ECONOMIQUES 1

1. Evolution socio-économique au cours du Plan quinquennal


I968-I972 1
2. Orientations et objectifs du Plan quinquennal 1973-1977 ••• ^

CHAPITRE II : LE PLAN DE DEVELOPPEMENT DE L'EDUCATION ET DE


LA FORMATION POUR 1973-1977 9
1. Le Plan du Ministère de l'Education nationale 9
2. Le Plan des formations spécialisées '. ... 14
3• Conclusions l6

CHAPITRE III; PROBLEMES ET RECOMMANDATIONS 19

1. Disparités socio-économiques 19
2. Manque de personnel qualifié 22
3« Problèmes liés à la préparation et la mise en oeuvre de la
réforme 25

CHAPITRE IV : PROJETS RECOMMANDES 27

Projet 1: Actions en vue de corriger les disparités socio-


économiques 28
Sous-projet 1,1: Développement de la scolarisation en
milieu rural 28
Sous-projet 1.2: Formation des cadres pour la mise en
oeuvre d'un programme de médecine de
masse „ ... 31
Sous-projet 1.3: Actions de formation en vue du dé-
veloppement agricole 33
Sous-projet 1.4: Création de Brigades de Jeunes
Travailleurs 36
EPM/66
Table des Matières
page 2

Page

Projet 2: Actions en vue de marocaniser les cadres de l'ensei-


gnement scientifique et technologique 38
Sous-projet 2.1: Unité de Formation des Enseignants
Scientifiques ... 38
Sous-projet 2,2: Centre Pédagogique Régional de
Technologie 4l
Sous-proJet 2.3; Ecole de Sciences 42

APPENDICE 45

1. Population, emploi et besoins de formation 45


2. Description sommaire du système d'éducation et de formation
professionnelle 52
3«. Evolution des dépenses d'éducation et de formation ... J2

LISTE DES ANNEXES 75

ANNEXES (1-49)
- i - EFM/66

RESUME

Au cours de la dernière période quinquennale (1968-1972), le pays a connu


des résultats satisfaisants sur le plan économique: le taux de croissance a
été en effet de 5,6 % par an, alors que le taux prévu était de 4,3 $. Ces
résultats se sont certes traduits par une amélioration globale des conditions
de vie de la population. Toutefois, les disparités de revenus, loin de
s'atténuer, se sont aggravées, notamment entre les milieux urbain et rural et,
parmi les ruraux, entre les deux-tiers des paysans qui vivent dans les zones
de culture sèche et pratiquent une agriculture traditionnelle et une minorité
d'exploitants qui bénéficient des techniques modernes de mise en valeur agricole
dans les zones irriguées. Ces disparités existent également sur le plan social
en termes de scolarisation et d'accès aux soins médicaux. Un autre problème
que la croissance économique n'a pas pu résoudre est celui de l'emploi: les
chômeurs, dont plus de 60 % résident dans les villes, représentaient en 1971
plus de 9 % de I a population active. Plus de la moitié d'entre eux, âgés de
15 à 24 ans, sont à la recherche de leur premier emploi. Les principales
causes du chômage sont l'exode rural et l'insuffisante qualification de ceux
qui se présentent sur le marché de l'emploi. C'est pourquoi, tout en visant
à une accélération de la croissance économique, les objectifs fondamentaux du
Plan quinquennal de développement 1973-1977 sont axés sur la correction des
disparités socio-économiques et le renforcement des moyens de formation.

Le Plan 1975-1977 de développement de l'éducation et de la formation


accorde la priorité à la préparation d'une réforme de l'ensemble du système,
notamment du point de vue de l'administration, des programmes et des
structures.!/ En outre, il prévoit dès a présent un certain nombre de mesures
pour résoudre les problèmes les plus immédiats.

Dans l'enseignement général, ces mesures comprennent l'introduction de


l'enseignement de la technologie au premier cycle secondaire et le développement
de l'enseignement scientifique au deuxième cycle. Les objectifs des formations
spécialisées sont plus ambitieux: 20 % de l'enveloppe totale prévue pour
les dépenses en capital en matière d'éducation et de formation leur seront
consacrés. Malgré cela, d'importants déficits subsisteront. Une restruc-
turation du secteur, qui est composé d'un grand nombre d'établissements de
faible dimension, apparaît nécessaire en vue de le rendre plus efficace
et moins coûteux. Pour fournir les éléments de base à une telle réforme,
le Gouvernement envisage d'entreprendre une étude détaillée sur les besoins
quantitatifs et qualitatifs en ressources humaines.

1/ La Direction de la planification du Ministère de l'Education nationale


est assistée actuellement par un projet Unesco/PNUD d'aide à la planifi-
cation. Par ailleurs, une étude de l'Unesco, effectuée à la demande du
Gouvernement sur la réforme de l'enseignement supérieur, vient d'être
publiée.
EPM/66 - ii -

Le développement actuel du système d'éducation est caractérisé par un


double déséquilibre: la stagnation de l'enseignement primaire par rapport
atx enseignements secondaire et supérieur, et la grande disparité des taux
de scolarisation entre les milieux urbain et rural. Bien que 39 % seulement
des enfants âgés de 7 a 11 ans soient scolarisés, les allocations budgétaires
continuent à favoriser le développement des niveaux supérieurs, ce qui ne
permettra d'atteindre la scolarisation universelle qu'après 1995» Une telle
évolution ne ferait qu'accentuer encore les disparités entre les zones rurale
et urbaine, dont les taux de scolarisation en 1971 étaient respectivement de
20 % et de 7'4 %.

L'une des causes de la stagnation de l'enseignement primaire est le coût


élevé de l'enseignement secondaire, dû à l'emploi d'un grand nombre d'ensei-
gnants expatriés dont le salaire est en moyenne de deux à trois fois celui du
personnel national. Un effort accru de formation d'enseignants marocains
est donc nécessaire, en particulier dans les disciplines scientifiques où le
déficit est très important.

En attendant que les options à long terme de la politique éducative


soient prises avec l'adoption de la réforme, il est recommandé de donner
la priorité aux actions éducatives contribuant à remédier aux inégalités
socio-économiques, notamment au développement de l'enseignement primaire et
de l'éducation extra-scolaire. C'est pourquoi le premier projet proposé
dans ce rapport a pour objectifs: le développement de la scolarisation en
milieu rural, la formation du personnel nécessaire à l'application d'une
politique de médecine de masse, le renforcement de la vulgarisation et de la
formation agricoles, et le lancement d'un programme de formation et d'emploi
à l'intention des jeunes urbains. Le second projet vise à rendre possible
l'expansion de l'enseignement primaire par la réduction du coût de l'ensei-
gnement secondaire. Dans ce but, il comporte les investissements nécessaires
à la formation d'un grand nombre d'enseignants des disciplines scientifique
et technologique afin d'accélérer la marocanisation. Ce projet permettra
en même temps de mettre en oeuvre le renforcement des études scientifiques
décidé par le Plan.

Le coût en capital et en assistance technique des projets est estimé


à 3 7 A millions de dollars des Etats-Unis. La ventilation en est résumée
dans le tableau ci-après. Les dépenses annuelles de fonctionnement des
projets sont estimées a 60 millions de dirhams (13,3 millions de dollars
des Etats-Unis), ce qui représente 3,7 % des dépenses prévues dans le Plan
pour le fonctionnement de l'éducation et de la formation en 1977»
- iii - EFM/66

TABIEAU RECAPITULATIF

Milliers de $.EU
Coût en Assistance
Projets capital technique Total

1. Actions en vue de corriger les


disparités socio-économiques 24.200 600 24.800
1.1 Développement de la scola-
risation en milieu rural 17.000 17.000
1.2 Formation des cadres pour la
mise en oeuvre d'un programme
de médecine de masse 6.000 200 6.200
1.3 Actions de formation en vue du
développement agricole 900 400 1.300
1.4 Création de Brigades de Jeunes
Travailleurs 300 300

2. Formation de cadres pédagogiques en


vue d'accélérer la marocanisation
et la réforme de l'éducation 12.100 500 12.600
2.1 Unité de formation des ensei-
gnants scientifiques 2.000 350 2.350
2.2 Centre pédagogique régional de
technologie 1.400 150 1.550
2.3 Ecole de sciences 8.7OO - 8.7OO

Totaux 36.300 1.100 37.400


- V - EM/66

SUMMARY

During the last five-year period (1968-1972), results in the economic


sphere have been satisfactory: the annual rate of growth has been 5«6#
against an expected 4.3$. As a result of this, there has been an overall
improvement of the standard of living of the population. However, dif-
ferentials of income, far from narrowing, have increased, mainly between
urban and rural populations and, within the rural areas, between the two-
thirds of the peasants who live in the dry zones with traditional agri-
cultural practices and a minority of farmers who benefit from modern agri-
cultural techniques in the irrigated areas. Such disparities extend also to
the social sector in terms of education participation rates and availability
of medical services. Another problem which the economic growth has not been
able to solve is that of employments the under-employed of whom more than
60$ are in towns, represented in 1971 more than 9$ of the active population.
More than half of them, between 15 and 2h years old, are looking for their
first job. The main causes of unemployment are the rural exodus and low
qualification of the candidates for the labour market. For this reason,
while expecting an increase in economic growth, the basic objectives of the
Five-Year Development Plan 1973-1977 are founded on redressing the socio-
economic imbalances and the strengthening of training services.

The I973-I977 Education and Training Development Plan gives priority


to the preparation of a complete reform of the system, particularly in the
areas of administration, curricula and structure.-' Moreover, for the time
being, it envisages certain measures designed to tackle the more immediate
problems.

Within general education these measures include the introduction of


technology into the first stage of secondary education and the development of
science education in the second. The objectives of specialized training are
more ambitious: 20$ of the total capital expenditure for education and
training is devoted to it. In spite of this there will still be large
deficits. It would appear necessary to restructure this sector to make it
more efficient and less costly, as it is composed of a large number of small
establishments. For this reason, the Government is thinking of undertaking
a detailed study of the quantitative and qualitative needs for human re-
sources so as to provide the elements of a basis for such a reform.

1/ At the present time the Directorate of Planning in the Ministry of National


Education is being assisted by a Unesco/UNDP planning project. A Unesco
study on the reform of higher education undertaken at the request of the
Government has just been published.
EEM/66 - vi -

The current development of the educational system has two major areas
of disequilibrium: the stagnation of primary education in relation to sec-
ondary and higher, and the large difference between the enrolment ratios of
urban and rural areas. Although only 39$ of children aged 7-H are at school,
budgetary allocations still favour the development of higher levels, which
will mean that universal enrolment cannot be achieved until after 1995« Such
an evolution can only accentuate further the disparity between urban and rural
zones, for which the enrolment ratios in 1971 were '20$ and Jk% respectively.

One of the reasons for the stagnation of primary education is the high
cost of secondary education, due to the employment of a large number of ex-
patriate teachers whose salary on average is two or three times that of
national personnel. It is therefore necessary to undertake an increased
effort to train Moroccan teachers, particularly for science where the deficit
is very large.

Until such time as long term decisions are taken on educational policy
arising from the reform, it is recommended that priority be given to educational
activities designed to remedy socio-economic inequalities, particularly the
development of primary and out'-of-school education. For this reason, the
first project proposed in this Report has the following objectives: the
expansion of educational facilities in rural areas, the training of personnel
needed for the implementation of a health policy for the masses, the stren-
gthening of agricultural extension and training, and the launching of a pro-
gramme of training and employment for urban youth. The second project is
designed to enable the expansion of primary education by reduction in the cost
of secondary education. Within this objective are included investments needed
for the training of a large number of science and technology teachers so as
to accelerate Morocconization. In the process this project will also enable
the commencement of the reinforcement of scientific studies already decided
by the Plan. The costs of capital and technical assistance for these projects
is estimated at US.$ 37'.4 millions. The details are shown in the following
table. The annual recurrent cost of the project is estimated at DH 60 mil-
lions (US.$ 13.3 millions), which is equivalent to 3.7$ of the expenditure
projected by the Plan for recurrent costs of education and training in 1977•
- vil - EPM/66

SUMMARY TABLE
Thousands US.$
Capital Technical
Projects cost assistance Total

1. Measures towards redressing socio-


economic imbalances 24,200 600 24,800
1.1 Expansion of educational
facilities in rural areas 17,000 17,000
1.2 Training of personnel needed
for the implementation of a
health policy for the masses 6,000 200 6,200
1.3 Strengthening of agricultural
extension and training 900 400 1,300
1.4 Launching of a programme of
training and employment for
urban youth 300 300

2. Training of secondary teachers so


as to accelerate Morocconization 12,100 ¿00 12,600
2.1 Science teacher training unit 2,000 350 2,350
2.2 Technology teacher training
centre 1,400 150 1,550
2.3 School of science 8,700 - 8,700

Total 36,300 1,100 37,400


- ix - EFM/66

DONNEES DE BASE

I. SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE

1. Superficie 450.OOO km 2

2. Population (1971)
2.1 Nombre d'habitants I5.379.OOO
2.2 Densité démographique 34 habitants au knr
2.3 Taux de croissance (1960-1971) 2,6 % par an
(5,6 % en zones urbaines)
2.4 Répartition de la population
- urbaine 35,2 %
- rurale 64,8 %
2.5 Structure par âge (en %) Hommes Femmes Total
0 à 14 ans 23,4 23,3
- 15 à 59 ans 24,6 24,5 49,1
- 60 et plus 2,0 2,2
4,2
Total 50,0 50,0
100,0
2.6 Population d'âge actif
(15 à 64 ans)
- urbaine (37,3 %) 2.912.OOO (53,8 % de la
population urbaine)
- rurale (62,7 %) 4.895.OOO (49 % de la
population rurale)
- totale (100,0 %) 7.807.OOO (50,7 % de la
population rurale)
2.7 Population d'âge scolaire
2.283.OOO (14,8 % de la popula-
7 à 11 ans tion)
I.475.OOO ( 9,6 % de la popula-
- 12 à 15 ans tion)
960.OOO ( 6,2 % de la popula-
- l6 à 18 ans tion)
I.II5.OOO ( 7,3 % de la popula-
- 19 à 22 ans tion)
3.981.OOO personnes
2.8 Population économiquement active (25,9 % de la population totale
ou 51 % de la population d'âge
actif)
secteur primaire I.988.OOO 49,9 %
secteur secondaire 593.000 14,9 %
secteur tertiaire I.O50.OOO 26,4 %
chômeurs 350.000 8,8 %
Total 3.981.000 100,0 %
EFM/66 -x -

2.9 Taux d'analphabétisme (en % de la population


de plus de 5 ans)
- population urbaine 56
- population rurale 88
76
- population totale

3. Unité monétaire de change


$.EU 1,00 » Dirhams 4,5
Dirham (janvier 1974)

4. Produit Intérieur Brut (1971)


4.1 Total 18.550 millions de Dirhams
4.2 Produit Intérieur Brut par tête I.206 Dirhams (ou 268 $.EU
au taux de change de
1 $.EU = 4 , 5 Dirhams)
4.3 Par secteur (en %)
- primaire 27,7
- secondaire 24,7
- tertiaire 36,1
- administration 11,5

II. FINANCES PUBLIQUES ET DEPENSES D'EDUCATION


(1970) (en millions de dirhams)

5. Dépenses totales de fonctionnement 2.609


6. Dépenses de fonctionnement de l'éduca-
tion 665
- en % des dépenses totales de
fonctionnement 25,4 %

7. Dépenses totales d'investissement 1.133


8. Dépenses d'investissement pour
1'éducation 53
~ en % des dépenses totales d'investis-
sement 4,6 %

9. Dépenses totales publiques d'éducation


- en % PIB " 4,2 %
- xi - EFM/66

Répartition des dépenses d'éducation


par niveau et type (fonctionnement) Millions de DH En %
- enseignement primaire 291 43,7
- enseignement secondaire 244 36,7
- enseignement supérieur 69 10,4
- enseignement originel 21 3,2
- formation professionnelle Jo 6,0
Total 665 100,0

Répartition des dépenses d'éducation


par catégorie (fonctionnement du
Ministère de l'Education nationale
seulement)
- personnel 87,2 %
- matériel 3,8 %
- bourses et autres dépenses sociales 9,0 %
Total 100,0 %
Coûts unitaires de fonctionnement Dirhams Indice
- enseignement primaire 250 100,0
- enseignement secondaire 844 337,6
- enseignement supérieur
. Droit I.I87 474,8
. Lettres 2.365 946,0
. Médecine 2.467 1.786,8
Sciences 8.748 3.499,2
. Ecole Mohammadia d'ingénieurs 21.231 8.492,4

EDUCATION

Effectifs d'élèves, personnel ensei-


gnant et ratio élèves/maître (1972/73) Elèves Maîtres Ratio
(Public (Public Elèves/
+ Privé) moderne) Maître
- enseignement primaire I.275.857 32.594 37
- enseignement secondaire 1er cycle 26I.57O IO.327 23
- enseignement secondaire 2ème cycle 73.382 3.718 16
- Université Mohammed V (public) I7.39O 632* 28
*y compris les vacataires
EFM/66 - xii -

14. Taux de scolarisation 1971


(en % du groupe d'âge)
- enseignement primaire (7 à 11 ans) 38,9
- enseignement secondaire 1er cycle
(12 à 15 ans)* 16,9
- enseignement secondaire 2ème cycle
(16 à 18 ans)* 6,6
- enseignement post-secondaire
(19 à 22 ans)* 1,3
*y compris les élèves n'appartenant pas au
groupe d'âge considère

15« Rendement scolaire Durée du Nombre d'années-


cycle élèves par sortant
enseignement primaire public 5 ans 9,12
enseignement secondaire 1er cycle
(public moderne) 4 ans 6,52
enseignement secondaire 2ème cycle
(public moderne bilingue) • 3 ans 4,43
- 1 - EFM/66

CHAPITRE I

SITUATION ET PERSPECTIVES SOCIO-ECONOMIQUES

1. Evolution socio-économique au cours du Plan quinquennal 1968-1972

1.1 Croissance économique

La Production Intérieure Brute s'est accrue, durant la période


quinquennale 1968-1972, selon un taux annuel moyen de 5,6 %, dépassant
ainsi les prévisions (4,5 %) élaborées par le Plan à partir des tendances
constatées au cours des années antérieures. Cette évolution favorable est
due à une succession de très bonnes récoltes, particulièrement celle de
1968. A l'exception du secteur du bâtiment et des travaux publics, tous les
autres secteurs ont évolué suivant un rythme supérieur aux prévisions, comme
le montre le tableau ci-après

Croissance annuelle de la Production Intérieure Brute


(à prix constant)

Prévisions Réalisations
Secteurs
I968-I975 I967-I972
% %
Agriculture, élevage, peche 2,1 6,0
Energie, mines 7,0 7,2
Industrie et artisanat 4,5 5,5
Bâtiment et travaux publics 8,5 7,8
Commerce )
Transport et autres services) 4,6 5,0

Production Intérieure Brute 4,5 5,6

Source ; Plan de développement économique et social 1975-1977«

La formation brute de capital fixe a connu un taux d'accroissement moyen


de 8,5 % et a dépassé d'environ 7 % les prévisions quinquennales. On trouve
à l'Annexe 7 l'évolution annuelle depuis 1961 des principales grandeurs
économiques caractéristiques. Au cours de la même période, la consommation
par tête d'habitant a augmenté au taux annuel moyen de 2 %, soit le double
du taux prévu par le Plan I968-I972.
EFM/66 - 2-

1.2 Equilibres intérieur et extérieur

Cette croissance n'a été accompagnée d'aucune détérioration


d'équilibres fondamentaux. L'augmentation des prix mesurée à travers l'indice
du coût de la vie n'a pas dépassé le rythme moyen de 2,5 % par an. La
balance commerciale qui présentait un solde négatif important dû à un
volume croissant d'importations rendues nécessaires par les efforts d'équipe-
ment, a vu en fin de période l'amorce d'un processus de résorption du
déficit. Par ailleurs, grâce à l'évolution très favorable du tourisme
et des mouvements de capitaux, la balance de paiements après avoir connu
un déficit en 1968, a eu un redressement spectaculaire, le solde général
étant passé à un excédent régulier et croissant sur les quatre dernières
années du Plan. Le financement des investissements était couvert par les
ressources extérieures jusqu'à concurrence d'environ 30 %'. la dette publique
représentait à la fin de la période quinquennale 24,4 % de la Production
Intérieure Brute, tandis que le service de la dette dépassait légèrement
9 % des recettes d'exportation de biens et services.

1.3 Finances publiques

Les recettes ordinaires ont crû au rythme annuel moyen de 8 %.


Ce résultat qui dépasse les prévisions (4,1 %) a été acquis au prix de
nombreux aménagements fiscaux qui ont amené le taux de la pression fiscale
(recettes ordinaires en pourcentage de la P3B) à 21 % à la fin de la période.
En moyenne, les dépenses d'investissement représentaient plus de 30 % du
Budget général. Les taux de progression ont été respectivement de 7*3 %
par an pour les dépenses ordinaires et de 13,3 % pour les dépenses
d'investissement dont le financement a pu être ainsi couvert en partie par
l'excédent des recettes courantes.

1.4 Dépenses publiques d'éducation (voir Appendice, section 3)

Les dépenses budgétaires du Ministère de l'Education nationale ont


progressé au cours du dernier plan quinquennal au rythme de 12,5 % par an.
Environ 90 % de ces dépenses sont consacrées aux besoins de fonctionnement
et 10 % aux investissements. En tenant compte des dépenses d'éducation et
de formation d'autres ministères, l'ensemble des dépenses publiques
d'éducation atteignait en 1970 près de 718 millions de dirhams, soit 4,2 %
du PIB,-=y ou 19 % du Budget général de l'Etat. Pour la même année, le
montant total des dépenses publiques de fonctionnement de l'éducation
représentait 25,4 % du budget courant de l'Etat. Ces indications montrent
l'effort financier très important consenti au cours du dernier Plan de
développement en faveur de l'éducation et de la formation.

1/ 4,7 % si l'on tient compte des dépenses de l'enseignement privé, ce qui


donne dans ce cas près de 800 millions de dirhams représentant le total
des dépenses nationales d'éducation.
- 3 - EFM/66

1.5 Disparités de revenus et de niveaux de consommation-^

Les résultats satisfaisants enregistrés sur le plan de la crois-


sance économique ont permis une augmentation du niveau de la consommation
par tete d'habitant de 2 % par an au cours de la période quinquennale I968-
1972. "Toutefois, cette amélioration globale des conditions de vie de la
population, loin d'atténuer les disparités des niveaux de consommation de
cette dernière, les a, dans une certaine mesure, accentuées, en leur
imprimant une double dimension". Au niveau régional, "durant les onze
dernières années, la consommation par tête des citadins, qui était de
1,7 fois celle des ruraux (d'après l'enquête des budgets familiaux), est
passée à 2,2 fois. L'écart est encore plus important entre le paysan
vivant de l'agriculture traditionnelle et l'exploitant qui tire ses ressources
des formes modernes de la mise en valeur agricole". Au niveau national,
"pendant la même période, la part dans les dépenses de consommation revenant
aux 10 % des ménages les plus riches est passée de 25 % à 37 %, alors que
celle des 10 % les plus pauvres est tombée de 3»3 % à 1,24 %, Cette
accentuation des disparités qui affectent les différents niveaux de consom-
mation trouve ses origines dans les effets de la politique intense d'inves-
tissement poursuivie durant les dix dernières années. Cette politique a
permis au pays de réaliser l'expansion qu'il a connue, reléguant inévitablement
à une phase ultérieure la mise en oeuvre des mécanismes de régulation néces-
saires au redressement, au niveau de la répartition des revenus, des distor-
sions existantes et créées par cette expansion même". Les disparités sont
en fait plus accentuées encore, si on tient compte des aspects sociaux.
Malgré les efforts financiers importants consentis aux dépenses d'éducation,
seuls quelque 20 % de la population d'âge scolaire (7 à 11 ans) ont été
scolarisés en 1971 en' milieu rural, contre près de 7^ % en milieu urbain.
Sur le plan de la santé publique les objectifs ont été loin d'être atteints:
le nombre de lits d'hospitalisation par tête d'habitant a même baissé au cours
de la période (1 lit pour 720 habitants en 1971 contre 1 lit pour 680
habitants en I968). Il en est de même pour le nombre d'habitants par
médecin. De plus, les seules réalisations en termes d'infrastructure
hospitalière qui ont pu être menées à bien dans les délais concernent les
zones urbaines, alors que le programme de prévention qui devait correspondre
à une politique de médecine de masse n'a pu être mis en oeuvre comme prévu.

1.6 Emploi et formation (voir Appendice, section 1)

La croissance économique qu'a connue le pays au cours de la période


quinquennale 1968-1972 ne s'est pas accompagnée d'une évolution aussi
favorable en matière d'emploi. Le Recensement Général de la Population et
de l'Habitat réalisé en 1971 a révélé un nombre de chômeurs de l'ordre de

1/ Les citations ci-dessous sont extraites du Plan de développement économique


et social 1973-1977, Vol.I Perspectives générales de développement.
EPM/66 - 4 -

350.000 (contre 115.000 prévus), soit 9 % de la population active,-^ ou


4,4 % de la population d'âge actif, c'est-à-dire de 15 à 64 ans. Plusieurs
facteurs ont, semble-t-il, contribuí à amplifier l'importance du chômage.
Les causes en sont tout d'abord de type socio-démographique: augmentation
de la population (le programme de planification familiale, bien qu'ayant
démarré efficacement depuis plusieurs années, n'aura de répercussions sur
la population d'âge actif qu'à partir de 1990) et exode rural (les chômeurs
représentent plus de 15 % de la population active en milieu urbain, contre
4,7 % en milieu rural). Ensuite la nature fortement intensive en capital
des investissements a comporté un effet dépressif sur le plan de l'emploi,
notamment dans le domaine agricole ou de très importantes réalisations en
matière d'aménagement hydraulique n'ont pu être entièrement valorisées.
Enfin, il semble qu'il faille voir, parmi les causes importantes du chômage,
l'insuffisante qualification de ceux qui se présentent sur le marché de
l'emploi. Sur un plan plus général, d'importants besoins de formation
subsistent: le nombre d'analphabètes parmi la population de plus de 5 ans
d'âge représente (1971) au total j6 %, dont 56 % en milieu urbain et 88 %
en milieu rural. Le taux de scolarisation de la population de 7 à 11 ans
atteint à peine 39 % et le taux d'encadrement de la population active, c'est-
à-dire le nombre de "cadres" pour 10.000 actifs est particulièrement faible,
puisqu'il n'est que de 48,2 et seulement de 25,9 si on ne tient compte que
des "cadres" marocains.

2. Orientations et objectifs du Plan quinquennal I973-I977-

2.1 Croissance et politique de revenus

Le Plan quinquennal 1973-1977 se propose de:

- mobiliser "toutes les capacités productives du pays en vue


d'assurer un taux de croissance maximal"; et, dans le même temps, de

- répartir de façon "plus équitable les fruits de cette expansion


dans le cadre d'une véritable justice sociale". Le taux de croissance prévu
pour la Production Intérieure Brute est de 7*5 % par an, se décomposant
comme suit:

1/ Voir définition à l'Appendice, section 1.


2/ On pourra consulter pour plus de détails le Plan de développement
économique et social 1975-1977> Vol. I Perspectives générales de
développement, et suivants.
- 5 - EFM/66

Taux de croissance annuel


(en %)
1973-1977

Activités primaires
. (Agriculture, élevage, pêche) 3,6

Activités secondaires
. (y compris énergie et mines) 11,0

Activités tertiaires
. (commerce, transport et services) 6,9

Production Intérieure Brute 7,5

Pour atteindre cet objectif, le Budget de l'Etat consacrera quelque


11 milliards de dirhams aux dépenses d'investissement dont 26,2 % iront à
l'agriculture, 16,1 % à l'industrie, 14,5 % a l'enseignement et la formation
des cadres, 12 % aux équipements sociaux et culturels, 11 % à l'infra-
structure, et 20,2 % au reste.

Le rythme de croissance prévu pour la PIB représente ainsi près de


deux points de plus que celui réalisé au cours du dernier Plan quinquennal
et près du double du taux de croissance enregistré au cours de la décennie
I962-I972. Il représente également deux fois et demie le taux d'accroisse-
ment démographique et "pourra assurer, par conséquent, une augmentation
substantielle du niveau de vie, à condition que l'expansion économique
puisse profiter également aux couches les plus défavorisées de la popu-
lation". Pour parvenir progressivement à une meilleure répartition des
revenus, un ensemble de mesures seront définies et appliquées suivant
les grandes lignes ci-dessous. Dans le domaine agricole, la réforme
agraire sera continuée tandis qu'un système de crédit accessible aux
petits exploitants sera organisé. Dans le domaine industriel et commercial,
une marocanisation progressive et sélective du capital sera encouragée.
Enfin, les réaménagements dans le domaine fiscal auront un double but:
augmenter au rythme annuel de 11,9 % entre 1973-1977 les recettes ordinaires
qui atteindront 25 % de la PIB en fin de période contre 21 % en début du
Plan, et mettre au point un instrument de lutte pour une meilleure équité
sociale en améliorant notamment la productivité des impôts directs qui ne
représentent actuellement que 23 % du total des recettes brutes contre
40 % aux impots indirects et taxes à la consommation.
EFM/66 -6 -

2.2 Dépenses d'éducation et de formation (voir Appendice, section 3)

Les dépenses de fonctionnement d'éducation et de formation


progresseront entre 1973 et 1977 au rythme annuel de 11,8 %, dépassant
ainsi en fin de période 28 % du Budget courant de l'Etat. Les dépenses
d'investissement sur la période atteindront en moyenne 14,5 % du budget
d'équipement. L'ensemble des dépenses publiques d'éducation représentera
en 1977 plus de 22 % du Budget général de l'Etat, et 6,3 % du PIB. On se
rend compte de l'accroissement spectaculaire des efforts financiers prévus
en faveur de l'éducation lorsqu'on compare les données précédentes à celles
de l'année 197QÍ/ où, en matière d'éducation et de formation, les dépenses de
fonctionnement représentaient 25,4 % du Budget courant de l'Etat, les dépenses
d'investissement 4,6 % du budget d'équipement de l'Etat, le total de ces
dépenses ne dépassant pas 19 % du Budget général ou 4,2 % du PIB.

2.3 Emploi et formation (voir Appendice, section 1)

Malgré une politique active en matière d'investissements et d'emploi


(politique des salaires, programme de promotion nationale et politique
d'émigration), le nombre de chômeurs représentera encore à la fin de la
période quinquennale 7*5 % de la population active. En termes relatifs,
la situation marquera quelques progrès par rapport à 1971 où le taux était
d'environ 9 %> mais le nombre absolu de chômeurs représentera le même
ordre de grandeur - sinon une certaine aggravation - puisqu'il passera de
350.000 en 1971 à 375.000 en 1977. Il apparaît ainsi que malgré un taux
de croissance "élevé de la PIB et une politique active en matière d'emploi,
le secteur moderne de l'économie ne sera pas a même d'offrir le nombre
d'emplois nécessaires pour résoudre de façon satisfaisante le problème du
chômage; l'un de ses facteurs fondamentaux est l'exode rural dont la
tendance continuera à s'accentuer au cours de la période quinquennale.

Dans le domaine de la formation, malgré l'accroissement important des


dépenses consenties, la scolarisation universelle des enfants de 7 à 11
ans ne pourra être atteinte qu'après 1995« A la fin de la période
quinquennale, les besoins en cadres seront satisfaits globalement à raison
de 75 %• Mais dans le même temps de graves déficits (mesurés par le
pourcentage des besoins non satisfaits) subsisteront, plus particulièrement
au niveau des cadres scientifiques (77 %), et des médecins (43 %). Au
niveau moyen et subalterne, le déficit mesuré de la même façon atteindra
57 % pour les agents de maîtrise et 77 % pour les agents qualifiés.

1/ Année pour laquelle on dispose de données financières complètes.


-7 - EFM/66

2,4 Conclusions

Il apparaît à l'analyse que la plupart des actions et projets


prévus ne permettront pas d'atteindre pleinement les objectifs du Plan
quinquennal en matière de développement rural, d'emploi et de formation.
L'objectif de croissance de ^>,6 % par an du secteur agricole ne semble
suffisant ni pour satisfaire les besoins futurs de la population et de
l'économie, qui iront dans le sens d'une augmentation et d'une diversifi-
cation par suite de l'élévation du niveau de vie, du développement du
tourisme et des exportations, ni pour corriger de façon significative les
disparités de revenus entre la population urbaine et rurale d'une part,
et entre le milieu rural moderne et traditionnel d'autre part. De plus,
les projets majeurs prévus pour sous-tendre cet objectif concernent,
pour l'essentiel, le secteur moderne de l'agriculture. Le redressement
des disparités au niveau des revenus et des services sociaux dont souffrent
jusqu'à présent quelque 70 % de la population rurale, tirant leurs ressources
des activités traditionnelles, requiert le déploiement d'une stratégie à
long terme. Outre la réforme agraire et l'organisation d'un crédit
accessible aux petits exploitants dont il a été question précédemment,
une politique de développement régional intégrant des actions de formation,
de vulgarisation, au renforcement des infrastructures dans le domaine
social et sanitaire devrait être mise sur pied, en vue d'améliorer les
conditions de vie et de travail dans le milieu rural. A terme une telle
politique pourra contribuer à stabiliser l'exode rural qui est l'un des
facteurs importants du chômage, le secteur moderne, comme on l'a vu,
n'étant pas en mesure d'accueillir le nombre de jeunes quittant la
campagne en quête d'un emploi en milieu urbain.

Dans le domaine de la formation, il apparaît que le système actuel


est à la fois coûteux et peu efficace, ce qui explique que malgré
l'accroissement considérable des dépenses, l'expansion prévue de ce
système ne lui permettra pas de faire face aux besoins du Plan. Cette
situation appelle la mise en oeuvre d'une réforme de tout le système
d'éducation et de formation. En attendant, pour résoudre les problèmes
les plus urgents, des solutions nouvelles doivent être trouvées en
dehors du système actuel.
-9 - EFM/66

CHAPITRE II

LE PIAN DE DEVELOPPEMENT DE L'EDUCATION ET DE LA FORMATION


POUR 1973-1977

Le Plan comprend deux, parties principales consacrées, la première,


aux enseignements dépendant du Ministère de l'Education nationale, la
seconde, a ceux qui sont sous la responsabilité d'autres ministères. On
en trouvera ci-dessous résumées les principales dispositions.

1. Le Plan du Ministère de l'Education nationale

La stratégie prévue par le Plan est double: à court terme, elle


prévoit un certain nombre de mesures visant à améliorer le système actuel;
à long terme, elle prend des dispositions pour préparer une réforme
fondamentale de l'éducation tout entière, intéressant à la fois ses
structures, ses programmes et sa gestion. Ces dispositions comprennent
essentiellement la mise en place d'un cadre institutionnel et d'un
programme de recherches et de développement qui constituent des préalables
indispensables au changement du système. Les éléments clés en sont le
nouvel Institut Pédagogique National (IPN), une Direction de la Planifi-
cation renforcée, un réseau étendu de comités et un Conseil Supérieur
de l'éducation. On espère que les activités de recherche et de dévelop-
pement seront suffisamment avancées pour permettre, au cours de la période
du Plan, la présentation aux autorités responsables de plusieurs options
possibles pour la réforme de l'éducation, de sorte que les réformes fina-
lement adoptées puissent être mises en oeuvre au cours du Plan suivant (1978-
1982).1/

Parmi les objectifs plus immédiats du Plan actuel figurent le dévelop-


pement des enseignements primaire, secondaire, normal et supérieur, l'améliora-
tion du rendement interne des enseignements primaire et secondaire, le
renforcement des études scientifiques et le lancement d'un programme national
d'alphabétisation. Le Plan mentionne également parmi ces objectifs le
développement des formations professionnelles à l'usage des élèves sortant
des écoles secondaires et la coordination des diverses formes d'enseignement
post-secondaire dirigées par les ministères techniques, mais la mise en oeuvre
de ces objectifs échappe en grande partie au Ministère de l'Education nationale.

1/ C'est dans ce contexte que se place l'étude sur la réforme de l'enseignement


supérieur récemment effectuée par 1'Unesco. (Voir Chapitre III, paragraphe
2.1.)
EPM/66 - 10 -

1.1 Développement quantitatif de l'éducation

Afin de permettre la croissance des effectifs scolarisés et


d'accélérer la marocanisation du personnel, le Plan donne la priorité
au développement de la formation des maîtres.

Dans l'enseignement du premier degré la marocanisation est complète


et le nombre de maîtres formés chaque année par les Ecoles Régionales
d'instituteurs (ERI) s'est constamment accru au cours des dernières années;
leur production annuelle atteindra plus de 2.000 enseignants en 197VY5*
puis décroîtra jusqu'en 1977. Lès places laissées vacantes après 197V75
seront utilisées pour la formation en cours d'emploi des maîtres non
qualifiés et pour le perfectionnement des maîtres qualifiés servant en
milieu rural. 517 enseignants du second cycle seront nécessaires pour la
marocanisation du personnel des ERI.

Il est prévu que le personnel enseignant du premier cycle secondaire


sera entièrement marocanisé en 1980, c'est-à-dire quelques années après la
fin du présent Plan. On estime à l4.872 le nombre d'enseignants nécessaire
jusqu'en 1979/80 pour faire face à l'accroissement des effectifs et remplacer
les professeurs étrangers. La réalisation de cet objectif est fonction de
la date d'ouverture des nouveaux Centres Pédagogiques Régionaux (CPR), prévue
en octobre 197^ pour 4 d'entre eux et en octobre 1975 pour 8 autres. Avant
la fin du Plan, 14 CPR devraient être en fonctionnement, dont 11 pour
l'enseignement général, 2 pour l'éducation physique et 1 pour la techno-
logie, qui pourraient respectivement produire chaque année, après deux ans
d'études, 3.000, 310 et l6 enseignants. Les CPR seront en partie utilisés
pour la formation en cours d'emploi, lorsque la marocanisation du personnel
du premier cycle sera achevée. Au cours des prochaines années, la majorité
du personnel enseignant des CPR sera composée d'étrangers.

Le nombre des enseignants du second cycle secondaire formés pendant


la période du Plan sera négligeable en comparaison de celui nécessaire pour
faire face à l'accroissement des effectifs et pour marocanlser le personnel.
Le déficit est d'ores et déjà important; il augmentera pour les professeurs
de mathématiques et de disciplines scientifiques (voir Annexe 31)« La seule
institution formant des professeurs à ce niveau est l'Ecole Normale
Supérieure (ENS) qui, avec son nouveau programme de formation en un an
après la licence, pourra fournir 300 enseignants par an. Afin d'accroître
le nombre des maîtres formés, il serait donc nécessaire d'élaborer un
programme de formation plus souple.
- 11 - EPM/66

Les objectifs quantitatifs de développement des enseignements primaire


et secondaire sont rapportés ci-dessous. La première colonne indique les
chiffres réels de la dernière année du Plan précédent, la seconde donne les
projections de la dernière année du Plan actuel.2/ En termes relatifs, les
accroissements les plus importants sont ceux du premier cycle secondaire et
du second cycle scientifique. L'expansion de l'enseignement primaire est
considérée comme l'un des éléments de la première phase d'un programme à
long terme de rénovation de l'enseignement primaire, qui permettra sa
généralisation à tous les enfants marocains en 1995. Au cours de la période
du Plan, l'accroissement annuel du nombre des nouveaux inscrits en première
année devrait passer de 11.000 à 17.000. On estime qu'environ 52 % des
enfants de 7 ans seront scolarisés en 1977/78 contre 44 % en 1972/73. En
raison du problème important que pose le développement de l'enseignement
en milieu rural, on procède actuellement à la préparation d'une carte
scolaire complète de manière à mettre en place, dans l'avenir, un réseau
rationnel d'écoles rurales.
Accroissement
«y
Nivea- 1972/73 1977/78 annuel moyen

Primaire: nouveaux inscrits 228.000 313.000 17.OOO


Effectifs totaux 1.216.000 1.477.000 26I.OOO
Premier cycle secondaire:
nouveaux inscrits 6I.O96 . 107.672 9.315
Effectifs totaux 241.530 381.750 140.220
Deuxième cycle secondaire (lettres):
nouveaux inscrits 10.011 13.253 648
Effectifs totaux 25.9^2 37.121 11.179
Deuxième cycle secondaire (sciences)
nouveaux inscrits II.03I 26.507 3.095
Effectifs totaux 25.135 63.761 38.626
Nombre de bacheliers 3.460 l5.o4o II.580

1/ Les chiffres de l'enseignement secondai.re sont relatifs à l'enseignement


public moderne bilingue qui groupe la majorité des élèves. Les autres
enseignements publics de ce niveau (arabe, type français, et originel)
doivent, au cours de la période, stabiliser leurs effectifs au niveau
de ceux de 1972/73, c'est-à-dire 16.896. Le Plan n'indique aucun chiffre
pour le secteur privé.
2/ Le nombre d'élèves entrant en première année du premier cycle en 1977/78
dépassera 30 % des effectifs du CM2 en 1976/77 contre 26 % en 1973/74. Pour
le second cycle le taux correspondant sera de 60 % au lieu de 44 % en 1973/74.
3_/ L'enseignement technique du deuxième cycle ne figure pas dans ce tableau.
Les effectifs totaux s'élevaient à 4.298 en 1972/73; en 1977/78 ils de-
vraient être de 710.
EPM/66 - 12 -

Le Plan ne fixe pas d'objectifs numériques pour l'enseignement supérieur.


Il indique qu'en 1990 on envisage un effectif de près de 100.000 étudiants.
Etant donné la quasi saturation actuelle des locaux de l'Université Mohammed V,
des crédits importants (DH 252.105.000) sont alloués dans le Plan pour la
construction de locaux universitaires en dehors de Rabat.

1.2 Amélioration du rendement interne

Le Plan prévoit un certain nombre de mesures pour améliorer le


rendement interne des enseignements primaire et secondaire. =/ Au niveau
primaire ces mesures sont les suivantes:

(a) élimination des classes à mi-temps (dans lesquelles un seul maître


enseigne tour à tour à deux classes, l'une le matin, l'autre
l'après-midi) et réduction du nombre de classes de roulement
(deux classes et deux maîtres successivement par jour dans le
même local);
(b) accroissement important de la formation en cours d'emploi des
maîtres non-qualifiés, et des maîtres qualifiés servant en
milieu rural, de façon à toucher 2.000 maîtres par an;-/
(c) amélioration de l'inspection scolaire grâce à la formation de
317 inspecteurs supplémentaires;
(d) changements dans l'emploi du temps pour consacrer plus de temps
aux matières de base (arithmétique, sciences);
(e) amélioration du programme de formation des maîtres primaires,
visant en particulier à une meilleure compréhension du milieu
rural;±/
(f) limitation du nombre des redoublements à deux par cycle;
(g) extension du programme des cantines scolaires, surtout en milieu
rural.

Parmi les autres mesures prévues, on note la préparation d'une carte scolaire
détaillée en vue de la rationalisation et de l'extension du réseau d'écoles
rurales,¿J et des études en vue d'une stratégie de généralisation de

1/ Des taux de promotion, de redoublement et d'abandon, progressivement


améliorés, ont été calculés pour chaque classe et chaque année de la
période du Plan.
2/ Ce programme comportera l'apprentissage des techniques d'enseignement en
classe unique (enfants de plusieurs cours primaires dans une même classe
avec un seul maître).
¿/ Des planificateurs de l'éducation sont en cours de formation et seront
affectés dans différentes régions du pays pour aider à cette tâche et pour
satisfaire les autres besoins régionaux en matière de planification.
- 13 - EFM/66

l'enseignement primaire en milieu rural, en surmontant diverses contraintes


naturelles et démographiques telles que le nomadisme, la dispersion de la
population et les difficultés de communication.

Au niveau secondaire, les mesures prévues sont:

(l) un développement important de la formation des enseignants pour


marocaniser le personnel, ce qui, entre autres avantages, per-
mettra d'étendre l'emploi de l'arabe comme langue d'enseignement;

(ii) le développement de l'inspection et de la formation en cours


d'emploi, en particulier grâce aux nouveaux CPR;

(iii) un accroissement des crédits consacrés à l'équipement, aux


fournitures scolaires et à l'entretien des locaux.

Le Plan ne mentionne aucune mesure spécifique pour améliorer le


rendement interne de l'enseignement supérieur. Il fait référence à des
études préliminaires a une réforme de la structure et des programmes de
l'Université, et à la nécessité de coordonner les enseignements post-
secondaires dependant de divers ministères techniques.

1.3 Renforcement des études scientifiques

Le déficit en diplômés scientifiques aux niveaux secondaire et


universitaire a amené le Plan précédent à prévoir le développement des
effectifs des sections scientifiques dans l'enseignement secondaire. Ce
développement sera accéléré au cours du Plan actuel. Les mesures prévues
à cet effet sont l'augmentation du nombre des nouveaux inscrits dans les
deux cycles secondaires et l'orientation progressive d'un plus grand nombre
d'étudiants vers les sections scientifiques du second cycle, de telle sorte
qu'en 1977 ces sections groupent environ deux-tiers des nouveaux inscrits
du second cycle. En 1978, dans l'enseignement public moderne bilingue, le
nombre de bacheliers devrait atteindre près de 9.000 dans les séries
scientifiques contre un peu plus de 6.000 dans les séries littéraires. Au
niveau universitaire, le Plan prévoit la construction de nouvelles facultés
de sciences et de médecine. Du point de vue qualitatif, il est prévu
d'accroître le temps consacré aux disciplines mathématiques et scientifiques
dans l'emploi du temps du premier cycle (actuellement environ 26,5 %) et
d'introduire dans les programmes une matière nouvelle, la technologie.

1.4 Alphabétisation

Pour remédier au taux élevé d'analphabétisme (76 % de la population


en I97I)t le Plan envisage un important effort. Le Ministère de l'Education
nationale doit mettre en place un bureau national d'alphabétisation comprenant
les représentants de divers organismes publics et privés. Ce bureau sera
EPM/66 - 14 -

assisté d'un comité interministériel qui coordonnera les activités des


divers organismes dans ce domaine. Les deux premières années du Plan seront
consacrées à une expérimentation dans diverses régions du royaume. Une
campagne nationale sera ensuite lancée sur la base des résultats obtenus
au cours de l'expérimentation. Un crédit de 300.000 DH a été alloué pour
cette activité au cours de la période du Plan.

1.5 Investissements prévus dans le Plan (Ministère de l'Education


nationale)1/

Le budget d'investissement du Plan reflète la priorité accordée


au développement de l'enseignement secondaire et au renforcement des études
scientifiques à ce niveau. Sur un montant de 1.300 millions de DH, plus
de 42 % sont consacrés à l'enseignement secondaire; ils sont répartis de
façon relativement égale sur les cinq années. En outre, 7 % sont alloués
à la formation des maîtres de l'enseignement secondaire; la plus grande
partie doit en être utilisée au cours des deux premières années de la
période pour la construction et l'équipement des CPR (formation des
enseignants du premier cycle).

Environ 23 % du budget vont à l'enseignement primaire; ils sont


surtout consacrés à la construction de salles de classe pour faire face
à l'accroissement prévu des effectifs et pour réduire le pourcentage des
classes de roulement. Environ 8 % des crédits d'investissement de l'enseig-
nement primaire sont destinés à financer la construction de cantines et 6 %
celle de logements de maîtres, dans les deux cas essentiellement pour les
écoles rurales. Environ 4 % du budget total sont consacrés à la construc-
tion et à l'extension des ERI (formation de maîtres du primaire). Un peu
plus de 19 % du budget total sont réservés à l'enseignement supérieur; la
plus grande partie servira à la construction d'un nouveau complexe universi-
taire au cours des trois dernières années du Plan.

Plus de 10.000.000 DH, soit environ 0,8 % du total, sont alloués à la


recherche et au développement pédagogiques, en vue de préparer la réforme
de l'éducation et notamment le lancement de campagnes efficaces d'alphabéti-
sation.

2. Le Plan des formations s

Les objectifs du Plan concernant les formations spécialisées sont


ambitieux. Les dépenses d'investissement à réaliser au cours du Plan
atteindraient 322 millions de DH (valeur 1973), soit près de 20 % de

1/ On trouvera au Chapitre I et a la section 3 de l'Appendice un exposé


général sur le financement de l'éducation, son évolution et ses
perspectives d'avenir.
2/ Formations techniques et professionnelles sous la tutelle de ministères
autres que celui de l'Education nationale.
- 15 - EFM/66

l'enveloppe totale prévue pour les dépenses d'investissement en matière


d'éducation et de formation; cette proportion n'était que de 15 % en 1970.
Il en résultera un accroissement considérable du nombre de cadres et d'agents
formés au cours du Plan, comme le montre le tableau ci-après:

Accroissement de la capacité de production


au cours du Plan 1973-1977 1 7

Accrois-
Ni-
Catégories 1973 1977 sement
veaux
en %

I. Cadres et agents pour l'agri-


culture
1 - Ingénieurs de conception
(agronomes et assimilés) 18 57 216
2 - Ingénieurs d'application
(ingénieurs agricoles et
assimilés) 55 145 I63
3 - Adjoints techniques 185 430 132
5 - Agents d'agriculture 168 595 254
II.Autres cadres et agents
1 - Ingénieurs d'Etat2/ 2/ 60 90
-
] 233
2 - Ingénieurs d'application^/ 110
3 - Techniciens supérieurs2/ 44 163 270
4 - Agents de maîtrise3/ I.300 3.500 I69
5 - Agents qualifiés3/ 3.300 6.900 109
6 - Agents spécialisés^/ 4.800 11.700 143
Source: Préparé par la Mission à partir d'informations disponibles
(voir appendice).
Notes: 1/ Du au plein fonctionnement des établissements existants
et aux investissements nouveaux.
2/ Ne concernent que les formations techniques.
3_/ Concernent les formations techniques et autres (commerciales,
administratives etc.) à l'exception des formations agricoles.

Le développement des formations spécialisées entraînera un accroissement


des dépenses de fonctionnement de l'ordre de 3^ % par an. Ces dernières
atteindront ainsi en fin de Plan 216 millions de DH (valeur 1973), soit 13,4 ?
des dépenses publiques de fonctionnement de l'éducation et de la formation,
contre 6 % en 1970. (Voir Appendice, section 3 ) .
EBM/66 - 16 -

Le Gouvernement est par ailleurs conscient de l'absence de coordination


dont a souffert Jusqu'à présent le secteur des formations spécialisées. Les
organismes ayant la tutelle des établissements de formation ont pour la
plupart limité leurs efforts à la satisfaction des besoins propres a leur
administration. Il en est résulté un double emploi et une utilisation peu
rationnelle des ressources disponibles. Pour y remédier, avec la création
d'un Ministère d'Etat chargé de la coordination des formations spécialisées,
les orientations suivantes ont été données par le Plan pour la période
quinquennale :

(i) harmoniser les niveaux de recrutement des différents organismes


de formation spécialisée tout en faisant un large usage des
critères d'orientation basés sur les tests d'aptitudes;

(ii) adapter les programmes de formation qui sont souvent trop


ambitieux et trop théoriques;

(iii) optimaliser l'utilisation des capacités de formation pour


accroître le rendement en vue de diminuer le coût de formation;

(iv) assurer une gestion souple et efficace de l'ensemble des


établissements de formation.

En vue de définir les objectifs de formation à long terme, des études


seront mises en oeuvre pour une meilleure connaissance des besoins du pays,
y compris le secteur privé. En attendant, environ 37 % de l'enveloppe
d'investissement (soit 120 millions de DH), non affectés actuellement, sont
prévus pour la promotion de nouvelles formules de formation.

3. Conclusions

En résumé, les objectifs du Plan 1973-1977 dans le domaine de l'éducation


et de la formation ont été clairement définis par les autorités conscientes de
la nécessité de remédier rapidement aux principales défaillances du système
actuel. L'accent est mis, d'une part, sur le développement des formations
techniques et spécialisées afin de satisfaire les besoins de l'économie et
de la société, d'autre part, sur l'expansion et la démocratisation de l'ensei-
gnement général. Sur le plan qualitatif, les réformes projetées devront
contribuer à mieux adapter le système d'éducation et de formation aux réalités
socio-économiques et financières du pays. Les grandes lignes de la politique
éducative se trouvent donc en harmonie avec les résolutions adoptées par les
instances internationales, notamment la Conférence Générale de l'Unesco. 1/

1/ Notamment la Résolution Générale no. 9 de la l6ème session de la Conférence


Générale de l'Unesco (1970) sur le programme de la Deuxième Décennie du
Développement.
- 17 - EM/66

Le chapitre suivant analyse les principaux problèmes qui se posent à


l'éducation au Maroc, puis propose dans les domaines prioritaires un
ensemble de projets susceptibles d'être mis en oeuvre rapidement en vue
de concrétiser les orientations générales de la politique du Gouvernement.
- 19 - EFM/66

CHAPITRE III

PROBLEMES ET RECOMMANDATIONS

On examinera successivement dans ce chapitre:

- les problèmes soulevés par les disparités socio-économiques et la


mesure dans laquelle le développement et la rénovation des efforts d'éducation
pourront contribuer a les résoudre;

- les problèmes posés par le manque de personnel marocain qualifié,en


particulier dans l'enseignement;

- les problèmes liés à la préparation et la mise en oeuvre de la réforme


du système d'éducation.

1. Disparités socio-économiques

Ainsi qu'il a été mentionné au Chapitre I, les disparités entre les


milieux urbain et rural ne s'expriment pas seulement en termes de revenus
mais aussi en termes d'accès aux divers services sociaux, particulièrement
les services de santé et d'éducation. En fait, le clivage réel ne se situe
pas uniquement entre milieux urbain et rural: à l'intérieur de chaque milieu
il existe également de grandes inégalités, notamment entre les paysans vivant
de l'agriculture traditionnelle et l'exploitant qui tire ses ressources des
formes modernes de la mise en valeur agricole, sans oublier la masse des
jeunes urbains qui constituent une fraction importante de l'exode rural et
du chômage.

1.1 Domaine scolaire

Le taux de scolarisation du groupe d'âge de 7 à 11 ans était en


1971 d'environ 20 % en milieu rural, et j4 % en milieu urbain,^/ la moyenne
nationale étant de 39 %, Dans le passé, cette inégalité s'est aggravée par
suite du caractère "élitiste" du développement de l'éducation. L'évolution
des dépenses a en effet nettement favorisé le développement des enseignements
secondaire et supérieur, 2/ aux dépens de l'enseignement primaire.

1/ Voir Annexe 25 sur la distribution régionale des effectifs de l'ensei-


gnement primaire en 1971«
2/ Voir Appendice, section 3-
EFM/66 - 20 -

D'après différentes études-^ cette situation est due en partie à la


faiblesse de l'infrastructure scolaire dans les campagnes et en partie à
l'inadaptation de l'éducation au milieu. Ainsi c'est en milieu rural qu'on
trouve le plus grand nombre d'écoles à cycle incomplet. Les parents sont
alors obligés d'envoyer leurs enfants dans d'autres localités pour poursuivre
leurs études. Dans une grande majorité de cas, ils préfèrent s'en abstenir,
d'où l'importance des abandons scolaires. Par ailleurs, les maîtres suivent
les élèves de classe en classe, ce qui ne permet pas d'avoir dans ces écoles
de recrutements annuels. Enfin, l'année scolaire ne tient pas compte jusqu'à
présent du calendrier agricole dans les régions pauvres où aux époques de gros
travaux, la main-d'oeuvre enfantine constitue un apport substantiel au travail
familial, ce qui peut expliquer l'absentéisme, l'abandon ou même le refus de
scolarisation. A l'avenir ces facteurs devraient avoir une influence moindre
que dans le passé, du fait de l'achèvement de la carte scolaire, des mesures
prévues pour la formation et le perfectionnement des maîtres,2/ et du projet
de réforme de l'éducation. En vue d'une meilleure égalisation des chances,
il apparaît donc urgent de développer les infrastructures scolaires en zone
rurale, ce qui permettra d'atteindre la scolarisation universelle avant la
date de 1995 fixée d'après les projections actuelles, cette date trop lointaine
étant jugée peu compatible avec les urgences et priorités précédemment analysées.

Par ailleurs, la grande majorité des jeunes non scolarisés ne bénéficient


d'aucune forme d'éducation extra-scolaire. De même, plus de ÎJO.OOO élèves
quittent annuellement l'enseignement primaire ou secondaire sans avoir pu
achever leur cycle d'études ni recevoir une préparation quelconque à la vie
active. Pour cette catégorie de jeunes qui constituent une masse importante
de chômeurs en milieu urbain,^/ les possibilités de recevoir une formation
post-scolaire, professionnelle ou pré-professionnelle sont encore très
restreintes.

1.2 Domaine sanitaire

La disparité naturelle dont souffrent les zones rurales, du fait


de la concentration des médecins dans les agglomérations, s'est encore
accentuée au cours des dernières années. Le programme de prevention

1/ Notamment: Disparités régionales et généralisation de l'enseignement


primaire au Maroc - H. Marot, avril 1973 (ronéo) et Education et
régionalisation,, Délégation au Plan et au Développement régional, 1972
(ronéo).
2/ Voir Chapitre II, section 1.
2/ En 1971* 56 % des chômeurs avaient de 15 à 2k ans; 13 % d'entre eux avaient
suivi huit années ou plus d'enseignement moderne. (Source: Recensement
général de la population et de l'habitat).
4/ Voir Chapitre I, paragraphe 1.5»
- 21 - EFM/66

correspondant à tine politique de médecine de masse devait s'appuyer sur


un réseau de centres de santé et de dispensaires dont chacun aurait desservi
respectivement 45.000 et 15.000 personnes. Ce programme n'a pu être mis en
oeuvre, faute de personnel en nombre et en qualité suffisants. Sur la base
de la population actuelle et compte tenu des normes précédentes, il faudrait
environ 3^*0 centres de santé et plus de 1.000 dispensaires, alors qu'il en
existe 135 et 400 respectivement. La création des infrastructures nécessaires
à l'application de la médecine préventive de masse impliquera donc la formation
d'un personnel non seulement plus nombreux mais surtout adapté aux besoins
spécifiques. La direction des centres de santé devrait notamment être assurée
par des cadres ayant une formation de niveau supérieur mais distincte de celle
des médecins. Ces derniers, dont la formation est à la fois trop coûteuse et
inadaptée à ces nouvelles fonctions, devraient être utilisés seulement dans
un role d'appui et d'assistance à plusieurs centres. Il n'existe actuellement
au Maroc aucune formation qui puisse fournir cette nouvelle catégorie de cadres
médicaux.

1.3 Domaine agricole

Plusieurs actions ont été entreprises afin de réduire les disparités


socio-économiques entre le monde rural et le monde urbain. Ainsi au cours de
la période 1973-1977 400.000 ha de terres seront, dans le cadre de la réforme
agraire, redistribués à des paysans; le programme d'aménagement hydro-
agricoles sera par ailleurs poursuivi, avec un effort particulier pour
l'équipement et la mise en valeur des terres irrigables.

Ces mesures, assorties d'actions de formation et de vulgarisation, peuvent


permettre un accroissement de la productivité agricole et l'accès à un nouveau
statut économique et social de quelques dizaines de milliers de familles rurales.
Par contre, elles n'apportent aucune solution aux problèmes des paysans les
plus pauvres en particulier dans les zones de cultures sèches qui groupent
70 % de la population rurale marocaine. En marge de tout circuit économique,
la majeure partie de cette population n'est pratiquement pas concernée par
l'action d'éducation et de vulgarisation. Ainsi, tandis que les disparités
tendent à s'estomper entre les habitants des villes et une frange favorisée
de ruraux, elles augmentent entre cette dernière catégorie et la plus grande
partie de la population des campagnes.

Tout en mesurant les limites et les difficultés d'une telle action, il


est donc nécessaire d'entreprendre un effort éducatif particulier en faveur
des milieux ruraux les plus pauvres. Cet effort, axé sur des objectifs
d'intensification et de diversification de la production agricole ainsi que
d'amélioration des conditions de vie en milieu rural, devrait apporter aux
paysans les éléments de connaissance nécessaires à la solution de leurs
problèmes: organisation de la production, de la commercialisation et du
EPM/66 - 22 -

crédit dans le cadre de groupements, amélioration des techniques agricoles,


aménagement et équipement simples des terroirs, amélioration de l'hygiène
et de l'habitat, développement de l'artisanat rural.

Une action éducative de ce type exige que ceux qui en auront la


responsabilité connaissent les caractéristiques, contraintes et problèmes
du milieu concerné, ainsi que les solutions pouvant le faire accéder a
de meilleures conditions d'existence. C'est pourquoi, parallèlement au
lancement d'une telle action, il est opportun de développer la recherche
appliquée en matière de formation et de vulgarisation agricoles, et
d'assurer selon des modes adaptés le recrutement et la formation d'agents
de vulgarisation aptes à assumer ces nouvelles tâches. Le système actuel
de formation ne tient pas compte des aptitudes réelles des candidats à
travailler et à acquérir une audience en milieu rural. Il semble à cet
égard qu'un recrutement parmi de Jeunes adultes ruraux ayant suivi un cycle
scolaire et ayant ensuite vécu une expérience professionnelle de quelques
années serait plus adapté et permettrait à l'agent de vulgarisation
d'établir plus facilement des dialogues fructueux avec les collectivités
paysannes.

1.4 Le Projet 1

Ce projet "Actions en vue de corriger les disparités socio-


économiques" (Chapitre IV) comprend quatre sous-projets ayant pour objectifs:

(i) de développer la scolarisation en milieu rural;


(ii) de former les cadres nécessaires à l'application d'un programme
de médecine préventive de masse;
(iii)de développer la vulgarisation agricole et l'éducation extra-
scolaire en liaison avec un projet de développement rural en zone
de cultures sèches;
(iv) de donner une formation et un emploi aux jeunes chômeurs urbains
grâce à la création de Brigades de Jeunes Travailleurs.

2. Manque de personnel qualifié

2.1 Formations spécialisées

Les formations techniques spécialisées sont caractérisées par un


nombre élevé de petits établissements dépendant de différents ministères
techniques, d'où l'inefficacité et le coût elevé de ce secteur. 1/

1/ Voir Chapitre I et Appendice.


- 23 - EFM/66

De plus, l'absence d'une planification d'ensemble conduit les différents


ministères a limiter les objectifs à la satisfaction de leurs besoins propres,
ceux du secteur privé restant assez mal connus.

Au niveau supérieur, la dualité des niveaux de formation (ingénieurs de


conception et d'application formés respectivement en cinq et trois ans) et
la multiplication des spécialisations, ont pour conséquences l'allongement
général de la durée des études et le compartimentage excessif des disciplines,
ce qui contribue à rendre le système de formation rigide, peu efficace et
coûteux. Les besoins du pays requièrent en effet un grand nombre d'ingénieurs
de formation polyvalente pouvant s'adapter à une grande variété de tâches,
plutôt qu'un nombre limité d'ingénieurs à haut degré de spécialisation.2/
Il en est de même aux niveaux moyen et inférieur1'où les problèmes se trouvent
aggravés par un déficit important de techniciens supérieurs, d'agents de
maîtrise et d'agents qualifiés.£/

Le Gouvernement est conscient de ces problèmes; la réforme qu'il


envisage^/ devra par conséquent viser une meilleure adaptation aux besoins
du pays en ce qui concerne notamment la durée des études, le degré et le
niveau des spécialisations. L'étude de préinvestissement dans le domaine
de l'enseignement supérieur confiée à 1'Unesco et dont le rapportz/ vient
d'être publié devrait servir de base aux travaux des commissions chargées
d'étudier la réforme. A cette occasion, le nouveau complexe universitaire
que le Gouvernement se propose d'édifier à Casablanca devrait pouvoir intégrer
les principes d'organisation des études et d'orientation des étudiants tels
qu'ils sont recommandés dans le rapport et qui devraient contribuer à mettre
en place progressivement un système d'enseignement supérieur souple et adapté
aux besoins du pays. Des études complémentaires sont envisagées pour mieux
connaître les besoins du pays, y compris ceux du secteur privé, aux différents
niveaux de formation.5/ Dans l'ensemble, la réforme à prévoir devra viser
d'abord une meilleure utilisation des capacités de formation existantes. Peu
d'investissements nouveaux sont donc à prévoir dans l'immédiat, à l'exception
de la formation du personnel médical (paragraphe 1.2 ci-dessus) et du personnel
enseignant (paragraphe 2.2 ci-dessous).

1/ Cette remarque s'applique en particulier à la formation des ingénieurs


agronomes (ingénieurs de conception) et ingénieurs d'agriculture
(ingénieurs d'application).
2/ Voir Appendice, section 1.
2/ Voir Chapitre II, section 2.
4/ Mission de préinvestissement préalable à la réforme des enseignements
supérieurs, Unesco, Paris, décembre 1973»
EPM/66 - 24 -

2.2 Formation du personnel enseignant

La situation de la formation du personnel enseignant au niveau


de l'enseignement primaire et de l'enseignement secondaire du premier cycle
peut être jugée satisfaisante; des mesures ont été prévues dans le Plan
pour le perfectionnement des instituteurs et le développement des Centres
Pédagogiques Régionaux (CPR)i/ en vue de la formation des maîtres du premier
cycle de l'enseignement secondaire. Les CPR, qui bénéficient d'un finan-
cement de la Banque mondiale,fourniront avant la fin du Plan, plus de
3.OOO maîtres par an, ce qui permettra de marocaniser complètement le
personnel enseignant du premier cycle avant I98O.

Il n'en sera pas de même au niveau du deuxième cycle de l'enseignement


secondaire, particulièrement dans les matières scientifiques où plus de
3.400 enseignants marocains manqueront en 1977AS« Cette situation est due
a l'expansion de l'enseignement secondaire, au développement de ses
sections scientifiques, et à la capacité limitée de l'Ecole Normale
Supérieure et de la Faculté des Sciences. On devra donc, à ce niveau,
continuer à recourir à un nombreux personnel d'assistance technique.

Il est difficile d'estimer le nombre des enseignants à former car,


en l'absence de certaines options fondamentales pour la réforme de
l'éducation, le Plan de l'éducation pour la période 1973-1977^/ se
présente comme un plan intérimaire en attendant l'élaboration d'une plani-
fication à plus long terme.3/ Le présent rapport recommande qu'à
l'avenir la priorité soit accordée à l'enseignement primaire pour les
raisons développées précédemment (section 1 ci-dessus). Cependant,
même si cette recommandation est adoptée, et si l'hypothèse d'un
ralentissement de la croissance des effectifs de l'enseignement secondaire
se confirme, il y aura un déficit d'au moins 3.000 enseignants scienti-
fiques du deuxième cycle en 1980 en raison de la décision qui a été prise
d'admettre les deux-tiers des élèves du deuxième cycle dans les séries
scientifiques.

1/ Voir Chapitre II, section 1.


2/ Les projections sont faites seulement jusqu'à la fin de la période 1973-
I977.
3_/ L'un des objectifs du projet Unesco/PNUD d'aide à la planification de
l'éducation consiste précisément à étudier et proposer à la décision des
autorités gouvernementales plusieurs stratégies basées sur des
projections alternatives à long terme et relatives à la mise en oeuvre
de la réforme du système d'éducation et de formation. Le projet comprend
des spécialistes dans les domaines suivants: économie et financement de
l'éducation, administration et planification, pédagogie, éducation extra-
scolaire, etc.
4/ Voir Chapitre II, paragraphe 1.3.
- 25 - EFM/66

Sur la base des coûts actuels— les économies dégagées par la


raarocanisation de 3*000 postes d'enseignants au deuxième cycle permettraient
de couvrir les dépenses de fonctionnement d'un effectif supplémentaire de
270.000 élèves de l'enseignement primaire, soit plus de 22 % des effectifs
actuels (1972/73).

Le Projet 2 a pour but de renforcer les moyens de formation d'ensei-


gnants scientifiques du deuxième cycle de l'enseignement secondaire. Y
sont associées la formation des enseignants en technologie nécessaires au
premier cycle, et celle des spécialistes en techniques modernes de l'éduca-
tion, qui devraient constituer l'encadrement indispensable à la mise en
oeuvre de la réforme de l'éducation.

3. Problèmes liés à la préparation et la mise en oeuvre de la réforme

3.1 Renforcement des moyens de planification

Bien que l'élaboration d'une réforme fondamentale du système


d'éducation et de formation constitue un objectif majeur du Plan, les moyens
mis en place ne paraissent pas adéquats. Il est donc recommandé de développer
dès maintenant une structure articulée d'étude, de décision et d'application
en vue de préparer la réforme. Etant donné la pluralité des autorités en
matière d'éducation et de formation, la création à un haut niveau d'un
organisme interministériel chargé des problèmes de la réforme apparaît
nécessaire. Il serait souhaitable de donner des moyens accrus aux deux
instances-clés que sont l'iPN et le Ministère d'Etat chargé de la coopéra-
tion et de la formation des cadres. Enfin, un personnel plus nombreux^/
serait nécessaire à la Direction de la Planitification du Ministère de
l'Education nationale, assistée par une équipe de l'Unesco,2/ pour qu'elle
puisse jouer pleinement son role dans la planification de la réforme et
entreprendre la planification de l'enseignement supérieur.

3.2 Education extra-scolaire

Si le Plan accorde une grande priorité à la rénovation de


l'enseignement primaire et à la réduction des disparités entre les milieux
urbain et rural dans le domaine de la scolarisation, il n'en est pas de
même de l'éducation extra-scolaire. Etant donné qu'un grand nombre de jeunes
restent en dehors du système scolaire, il est recommandé qu'une large place
soit faite, dans les activités de recherche et de développement, à l'éducation
extra-scolaire. Etant donné la dispersion et la diversité des activités

1/ Le salaire d'un enseignant expatrié est en moyenne de 2,5 fois celui d'un
enseignant marocain.
2/ Notamment en matière de planification de l'enseignement supérieur.
3_/ Voir paragraphe 2.2.
EFM/66 - 26 -

d'éducation extra-scolaire, une approche globale et une coordination à


l'échelon national paraissent nécessaires; les services de consultants
prévus dans le^projet Unesco/PNUD devraient contribuer à des prises de
décision dans ce domaine.

3.3 Technologie de l'éducation

Un recours de plus en plus important aux techniques et moyens


modernes d'éducation est prévu aussi bien dans les programmes déjà
arrêtés par le Gouvernement que. dans les projets proposés dans ce rapport.
Pour éviter que leur mise en oeuvre et leur coût ne posent des problèmes
insurmontables, il est recommandé de planifier la fabrication des
équipements et des programmes correspondants. Cette planification
devrait intégrer dès le départ, l'installation, la distribution et
l'entretien du matériel.
- 27 - EFM/66

CHAPITRE IV

PROJETS RECOMMANDES^

Comme on l'a indiqué aux chapitres précédents, le Gouvernement n'a


pas encore pris certaines options fondamentales relatives à la réforme
de l'éducation. En l'absence de ces options, le présent rapport recommande
deux projets susceptibles d'être mis en oeuvre rapidement en vue de
concrétiser les orientations générales de la politique du Gouvernement
telles qu'elles ont été définies dans le Plan quinquennal 1975-1977.
Ces projets visent à contribuer à la résorption de deux des principaux
obstacles au développement socio-économique du Maroc (voir Chapitre III):

- les disparités socio-économiques;

- le manque de personnel marocain qualifié dans l'enseignement


secondaire.

Les coûts en capital et en assistance technique de ces projets sont


estimés respectivement à environ 36,3 et 1,1 millions de $.EU. Les dépenses
annuelles de fonctionnement entraînées par les projets s'élèveraient à
environ 6o millions de DH (13,3 millions de $.EU), soit 3,7 % des dépenses
totales de fonctionnement pour l'éducation et la formation prévues par le
Plan pour 1977.

\J Un tableau récapitulatif des projets est donné à la page iii.


EPM/66 - 28 -

PROJET 1; ACTIONS EN VUE DE CORRIGER IES DISPARITES SOCIO-ECONOMIQUES

Objectif général

Le but de ce projet est d'accélérer le développement de l'éducation,


de la formation agricole et des services de santé en milieu rural afin de
réduire les disparités socio-économiques entre les milieux urbain et rural.
Ce développement est recherché au moyen de trois sous-projets décrits ci-
dessous.

Sous-projet 1.1; Développement de la scolarisation en milieu rural

1. Objectif

Le but de ce sous-proJet est d'aider à la construction d'écoles primaires


et secondaires pour accroître l'offre d'éducation dans les zones rurales.

2. Justification

La correction des déséquilibres régionaux constitue, a court et à long


terme, un des objectifs du Plan. A long terme, une réforme fondamentale du
système éducatif est envisagée. Des recherches sont actuellement effectuées
et une commission nationale de réforme vient d'être créée. L'Unesco apporte
son soutien technique^/ à cette entreprise (voir Chapitre III, paragraphe 2.2).

A court terme, la construction d'écoles dans les localités les plus


défavorisées constitue un moyen immédiat d'élever le niveau culturel moyen.
Les établissements proposés, dotés de cantines, permettraient de drainer un
secteur de recrutement élargi, d'améliorer la fréquentation et les
conditions de travail des élèves. Les écoles primaires auraient un atelier
destiné aux activités de la coopérative scolaire et aux travaux manuels
(poulaillers, jardin scolaire, entretien de l'école et de l'habitat). Ces
établissements primaires seraient situés dans le périmètre de recrutement
des établissements secondaires proposés.

Le choix des implantations répondrait aux critères suivants:

zones rurales défavorisées du point de vue de l'infrastructure


scolaire, mais où existe une demande d'éducation;
- zones en expansion démographique;

1/ Projet MQR/T1/542.
- 29 - EFM/66

- population scolarisable suffisamment nombreuse pour justifier


au moins la création d'une école à classe unique;.=/
- zones accessibles par route.

3. Description

Le sous-projet consisterait en la construction, dans dix zones


sélectionnées selon les critères ci-dessus, de:

- 100 écoles primaires (capacité 40.000 élèves);


5 lycées complets (capacité 6.000 élèves);
5 seconds cycles secondaires (capacité 1.500 élèves)
dans les collèges de premier cycle existants.

Les écoles primaires seraient situées dans le secteur de recrutement des


établissements secondaires.

Ces investissements devraient être réalisés dans les provinces


suivantes: Agadir, AL Hoceima, Ksar-Souk, Marrakech, Nador et Ouarzazate,
les établissements secondaires étant implantés de préférence dans des
centres autonomes.

Chaque école primaire comprendrait une cantine et des installations


simples pour le jardin scolaire (atelier, magasin, poulailler). Les écoles
de niveau secondaire comporteraient des blocs pour l'enseignement des
sciences et de la technologie, des bâtiments d'internat et quelques logements
d'enseignants.

4. Coût estimé des investissements Coût unitaire Coût total en


en DH milliers de DH
(i) 100 écoles premier degré à
10 classes 300 30.000
- Cantines du premier degré
(100) 30 3.000

Total partiel 330 33.000

1/ Ecole ayant un seul maître qui enseigne à une seule classe composée
d'enfants appartenant à plusieurs années d'études différentes.
EFM/66 - 30 -

Coût unitaire Coût total en


en DH milliers de DH

(ii) Seconds cycles pour colleges


existants (5)* 300 places
chacun
- Enseignement et administration
Construction 770 3.850
Mobilier 92 460
Equipement 150 750
- Internat (150 places chacun)
Construction 123 615
Mobilier 15 75

Total partiel I.150 5.750

(iii) Nouveaux lycées (5), 1,200


places chacun
- Enseignement et administration
Construction 3.6OO 18.000
Mobilier 430 2.I5O
Equipement 6OO 3.OOO
- Internat (600 places chacun)
Construction I.080 5.400
Mobilier 130 65O
- Logements de fonction
3 pour administrateurs 240 1.200
1 pour concierge 36 I80

Total partiel 6.116 30.580

Total arrondi y compris 10 % imprévus 77.000

Total du sous-projet 1.1 en milliers de $.EU 17.000

5. Coût estimé du fonctionnement

Les dépenses annuelles de fonctionnement sont estimées a 26 millions


de DH.
-31 - EM/66

Sous-projet 1.2: Formation des cadres pour la mise en oeuvre d'un


programme de médecine de masse

1. Objectif

Le but de ce sous-projet est de former le personnel para-médical


nécessaire à la mise en oeuvre du programme national de santé publique.

2. Justification

L'une des priorités du Plan concerne la fourniture, à la masse de la


population, d'une aide sanitaire orientée par priorité vers la médecine
préventive. Un réseau de centres sanitaires et de dispensaires doit être
mis en place dans tout le pays à raison d'un centre pour 45.000 habitants
et d'un dispensaire pour 15.000 habitants, soit au total au moins 3^2 centres
et 1.027 dispensaires.

Ce programme nécessitera non seulement des médecins,-^ mais encore un


important personnel para-médical. Ce dernier devra notamment comprendre un
nouveau type de cadres de santé capables de faire fonctionner les centres et
les dispensaires et également de donner aux populations une formation en
matière d'hygiène préventive. Ces cadres, que nous désignerons sous le terme
de "techniciens de médecine générale", devraient avoir une formation de trois
ans après le baccalauréat. Ils se situeraient ainsi au-dessous du niveau du
docteur en médecine, mais au-dessus de celui des infirmières formées dans
certains pays en trois ans après neuf années d'enseignement général. L'emploi
de techniciens de médecine générale permettrait au médecin, qui coifferait
un groupe de plusieurs centres et dispensaires, de se consacrer plus
complètement à son travail professionnel.?/

Par ailleurs, il est nécessaire de créer un établissement pour former


les autres types de techniciens et d'agents spécialisés dans le domaine de
la santé. Actuellement, leur formation se fait dans des locaux inadaptés
qui ne sont pas disponibles en permanence.

1/ Une seconde faculté de médecine doit s'ouvrir à Casablanca en octobre 197^;


elle aura un effectif initial d'environ .1.200 étudiants.
2/ Il est recommandé qu'après deux ans d'expérience professionnelle satis-
faisante, un certain nombre de techniciens de médecine générale judi-
cieusement choisis soient admis en deuxième ou troisième année de Faculté
de Médecine pour y poursuivre leurs études.
EFM/66 - 32 -

3. Description

Ce sous-projet comprend des locaux, du matériel et de l'assistance


technique pour la création d'une Ecole des Sciences de la Santé au sein du
complexe universitaire de Casablanca. Cette école formera des techniciens
de médecine générale (en trois ans après le baccalauréat), des agents
spécialisés en anesthésie, obstétrique et psychiatrie, et des techniciens
de laboratoire médicaux, de radiologie, de physiothérapie, d'hygiène et de
statistiques médicales (en général deux ans après le baccalauréat).!/

On estime que l'école devrait avoir un effectif total d'environ 1.400


étudiants, dont environ 800 suivraient la formation de techniciens de
médecine générale et 600 les autres formations, ce qui correspond à une
promotion annuelle d'environ 250 et 275 respectivement. Les installations
devraient comprendre un internat d'environ 700 places.

La préparation et la mise en route du programme de formation des


techniciens de médecine générale nécessitera une expertise qui n'existe pas
actuellement sur place. On prévoit donc une assistance technique ainsi que
des bourses pour le personnel administratif et enseignant.

4. Estimation du coût des investissements milliers


de DH
- Enseignement et services communs (1.400 places)
Bâtiments, VRD et honoraires 13.440
Mobilier 1.344
Equipement 5076
Total partiel 20.l60

Internat (700 places)


Bâtiments, VRD et honoraires 4.200
Mobilier 420

Total partiel 4.620

Total arrondi y compris 10 % imprévus 27.000

soit en milliers de $.EU 6.000

- Assistance technique et bourses 200

Total du sous-projet 1.2 en milliers de $.EU 6.200

3/ Les caractéristiques détaillées des huit diverses formations devront être


mises au point avec l'aide d'une mission de pré-préparation qui pourrait
être confiée à l'OMS.
- 33 - EPM/66

5. Coût estime du fonctionnement

Les dépenses annuelles de fonctionnement sont estimées à 8,5 millions


de DH.

Sous-projet 1.3; Actions de formation en vue du développement agricole

1. Objectifs

Ce sous-projet a pour objectifs, en vue d'augmenter les revenus agricoles


de la population rurale défavorisée, de développer la recherche appliquée et
la formation en matière de vulgarisation agricole à l'Ecole Nationale
d'Agriculture de Meknès, et de lancer, dans la même région, un programme
d'éducation extra-scolaire dans le cadre du projet de développement rural
intégré dont le financement a été demandé au groupe de la Banque mondiale.

2. Justification

Ainsi qu'il est indiqué au Chapitre III, un développement judicieux de


la vulgarisation agricole et de l'éducation extra-scolaire en milieu rural
est nécessaire pour réduire les disparités existant actuellement entre les
paysans les plus défavorisés, qui sont en grande majorité ceux des zones de
culture sèche, et les autres catégories de la population.

La province de Meknès, où se situerait ce sous-projet, est précisément


une des zones de culture sèche où ces problèmes se posent avec acuité. Ses
principales caractéristiques sont décrites à l'Annexe 46.

Cette province, où la grande majorité de la population rurale vivant


en auto-subsistance reste pratiquement en marge des circuits monétaires, est
assez représentative de l'ensemble marocain. La présence sur son territoire
de l'Ecole Nationale d'Agriculture de Meknès, qui forme des ingénieurs du
développement agricole, et le lancement prochain d'une importante action
de développement rural intégré, préparée avec le concours de la FAO et
financée par le groupe de la Banque mondiale (voir Annexe 47), dans la partie
Sud-Est de la province, militent en faveur de ce choix.

3. Description

Un Centre National de Recherches et de Formation en Vulgarisation


(CNRFV) serait créé au sein de l'Ecole Nationale d'Agriculture de Meknès.
Il serait chargé:
EPM/66 - 34 -

(i) d'exécuter un programme de recherches appliquées en matière


de vulgarisation agricole, orienté par priorité vers les besoins
de la population agricole la plus défavorisée, de regrouper et
de diffuser l'information sur la vulgarisation agricole au Maroc
et dans le monde;

(ii) d'assurer la formation de 30 à 40 agents de vulgarisation de base


chaque année, suivant un programme expérimental visant à améliorer
les méthodes actuelles de formation (Chapitre III, paragraphe 1.3):
les candidats seraient recrutés parmi les jeunes adultes ayant une
expérience professionnelle agricole; ils seraient formés par une
série de stages alternés avec des phases de travail sur le terrain;

(iii) de participer à la conception et à la réalisation de programmes de


vulgarisation et de formation agricoles, en particulier au pro-
gramme d'éducation extra-scolaire en milieu rural envisagé dans
la province de Meknès.

Le Centre comprendrait les installations nécessaires à environ 10


chercheurs et à hO vulgarisateurs en cours de formation et de perfection-
nement. Il dépendrait, comme l'Ecole Nationale d'Agriculture elle-même, de
la Direction de l'enseignement agricole et de la formation professionnelle
du Ministère de l'Agriculture.

L'action éducative extra-scolaire, menée dans un premier temps dans le


cercle d'El Hajeb au sein du projet de développement rural intégré, pourrait
s'étendre plus tard à l'ensemble de la province de Meknès. Elle serait
conduite par un conseil provincial groupant des représentants des organi-
sations professionnelles et des coopératives agricoles, ainsi que les
responsables administratifs et techniques intéressés. Les programmes de
formation développés comprendraient:

(a) un programme général d'information et de sensibilisation,


utilisant notamment la radio et la télévision, pour l'ensemble
de la population;

(b) des programmes de formation spécifiques pour chaque groupe


concerné, associés à l'alphabétisation fonctionnelle:
- organisation et gestion de l'exploitation agricole;
- techniques culturales;
- coopération, crédit, commercialisation;
formation professionnelle artisanale.
- 35 - EM/66

Ces divers programmes seraient développés dans des locaux existant en de


nombreux points d'implantation, dont l'équipement est à prévoir. Ils
pourraient utiliser la radio et la télévision, qui disposent d'installations
d'émission à Meknès même (voir Annexe 48). On trouvera à l'Annexe 49 des
précisions complémentaires sur les différents publics concernés, les types
de formation à prévoir et leurs modalités de mise en oeuvre.

La caractère innovateur de ce sous-projet et le nombre réduit de


spécialistes marocains de la formation en milieu rural exigera la présence
temporaire de personnel d'assistance technique (agro-pédagogie, socio-
économie rurale, formation des formateurs, utilisation des mass-media pour
la vulgarisation agricole) et des bourses de formation pour le personnel
national.

4. Coût estimé des investissements milliers


de DH
(i) Centre National de Recherches et de Formation
en Vulgarisation
Construction, VRD et. honoraires 1.000
Mobilier 100
Equipement (notamment audio-visuel) 1.100

Total partiel 2.200

(ii) Action éducative extra-scolaire


Mobilier complémentaire salles de stage 100
Equipement (notamment audio-visuel, récepteurs
radio et TV, magnétoscope, véhicules) 1.300

Total partiel 1.400

Total arrondi y compris 10 % imprévus 4.000

soit en milliers de $.EU 900

Assistance technique et bourses 400

Total du sous-projet 1.3 en milliers de $.EU 1.300

5. Coût estimé du fonctionnement

Les dépenses annuelles de fonctionnement sont estimées à 1,7 millions


de DH.
EPM/66 -36 -

Sous-projet 1.4; Creation de Brigades de Jeunes Travailleurs

1. Objectif

L'objectif consisterait à donner une formation et un emploi aux jeunes


urbains des milieux défavorisés en créant des Brigades de Jeunes Travailleurs.

2. Justification

Les migrations des campagnes vers les villes ont abouti à la concentra-
tion d'un grand nombre de jeunes chômeurs qui n'ont reçu aucune formation et
dont certains ont dû abandonner leurs études primaires ou secondaires. Le
Gouvernement est conscient de la nécessité de mobiliser ces jeunes au sein de
la population active. Les former sans leur donner un emploi ne ferait
qu'aggraver la situation - et cependant ces jeunes, une fois formés, pourraient
rendre bien des services à la société. Ces deux exigences peuvent être
satisfaites par la création de Brigades de Jeunes Travailleurs.

3. Description

On créerait initialement deux brigades, l'une à Marrakech, l'autre à


Casablanca. Chaque brigade comprendrait 500 Jeunes. Elles exécuteraient
des travaux publics pour la ville et les communes environnantes. Encadrées
par un personnel d'ingénieurs, de chefs de groupe et d'agents de formation,
les brigades pourraient entreprendre des travaux de construction de routes
et de bâtiments, d'irrigation et de drainage, et d'autres formes de travaux
publics. Les jeunes utilisés a ces travaux recevraient une formation sur
le lieu même du travail. Cette formation serait complétée par des cours
dans le but soit d'alphabétiser les jeunes non-scolarisés, soit d'améliorer
leurs connaissances de base en lecture, écriture et calcul, et de leur
donner les éléments théoriques du métier qu'ils apprennent.

Les brigades n'emploieraient que des jeunes âgés par exemple de 14 à


25 ans, à l'exception de ceux qui accéderaient par promotion à des fonctions
d'encadrement. Initialement, leur rémunération serait probablement faible;
elle pourrait comprendre la fourniture d'un repas par jour.

Les brigades seraient dirigées par un Comité comprenant des représentants


des Ministères intéressés tels le Secrétariat d'Etat à la Promotion Nationale,
à l'Entraide Nationale et à l'Artisanat, les Ministères de l'Urbanisme, du
Travail et des Affaires Sociales et le Secrétariat d'Etat à la Jeunesse et
aux Sports. Elles pourraient être organisées au sein des activités de la
Promotion Nationale. Chaque brigade de 500 serait divisée en dix groupes de
- 37 - EPM/66

50 qui pourraient être associés selon les besoins. L'encadrement pourrait


comprendre 5 ingénieurs par brigade (un pour deux groupes de 50), 10 chefs
de groupe et une unité de 20 ouvriers professionnels pouvant être répartis
entre les groupes en fonction des travaux. Les ouvriers professionnels
seraient responsables de la supervision du travail et de la formation sur
le tas. Dix agents de formation affectés à chaque brigade organiseraient
les programmes de formation, les contrôleraient et donneraient les cours
dans les locaux de la brigade. Il conviendrait de prévoir, en outre, du
personnel de bureau. Le coût des matériaux et les salaires de la main-
d'oeuvre seraient remboursés par les collectivités pour le compte desquelles
les travaux auraient été effectués.

4. Coût estimé des investissements milliers


de DH
1/
Par brigade de 500~
Matériaux pour la construction des locaux de la
brigade (à construire par celle-ci) 150
Mobilier 10
Equipement 450

Total partiel y compris 10 % imprévus 675


Total pour deux brigades I.350

Total du sous-projet 1.4 en milliers de $.EU 300

5. Coût estimé du fonctionnement

Les dépenses annuelles de fonctionnement pour deux brigades sont estimées


à 0,8 millions de DH.

Total général du projet 1 en milliers de $.EU; 24.800

1/ Les locaux pourraient être utilisés par plusieurs brigades si celles-ci


se trouvent dans la même ville.
EPM/66 -38 -

PROJET 2: ACTIONS EN VUE DE MAROCANISER LES CADRES DE L'ENSEIGNEMENT


SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE

Objectif général

Le but de ce projet est d'accélérer la marocanisation du corps enseignant


en formant des enseignants scientifiques pour le deuxième cycle de l'ensei-
gnement secondaire, des professeurs pour l'enseignement de la technologie qui
vient d'etre instauré dans le premier cycle, et des spécialistes de la
télévision éducative et des programmes d'auto-instruction. A cet effet, le
projet prévoit la création, au sein du nouveau complexe universitaire de
Casablanca, d'une Unité de Formation des Enseignants Scientifiques, d'un
Centre Pédagogique Régional de Technologie, et d'une Ecole de Sciences.

Remarque concernant la préparation du projet

De même que le sous-projet 1.2 (Ecole des Sciences de la Santé), ce


projet devra être préparé dans le cadre du Plan de développement d'ensemble
du futur complexe universitaire de Casablanca, conformément aux recommandations
de la mission de préinvestissement sur la réforme des enseignements supérieurs
récemment effectuée par l'Unesco.2/ Il convient, en effet, d'éviter que chacun
des éléments de ce futur complexe universitaire soit conçu comme une unité
séparée, ce qui entraînerait un gaspillage important de ressources tant
humaines que financières. C'est en particulier le cas pour les internats
pour lesquels il serait plus avantageux de prévoir un nombre de places
correspondantes dans la cité universitaire du complexe de Casablanca.

Sous-projet 2.1; Unité de Formation des Enseignants Scientifiques

1. Objectif

L'Unité de Formation des Enseignants Scientifiques formerait en un à


quatre ans (voir ci-dessous) des professeurs de sciences et de mathématiques
du deuxième cycle secondaire, et des spécialistes de la télévision éducative
et des programmes d'auto-instruction. Sa capacité serait d'environ 400
places d'étudiants, ce qui lui permettrait de fournir entre 250 et 300
enseignants chaque année, la totalité de leur formation scientifique étant
assurée par l'Ecole de Sciences (sous-projet 2.3).

1/ Voir Chapitre III, paragraphe 2.1.


- 39 - Em/66

2. Justification

On trouvera au Chapitre III (paragraphe 2.2) les justifications


concernant les besoins en professeurs scientifiques. L'Ecole Normale
Supérieure, même avec son programme réduit à un an d'études pédagogiques
après la licence, ne pourra produire que 300 enseignants par an dans les
diverses disciplines, alors que le déficit en enseignants scientifiques
seuls sera de 3«000 en 1980.

D'autre part, le Plan de Développement de l'Education 1973-1977


prévoit, à l'avenir, le développement de la télévision éducative et de
l'enseignement programmé pour améliorer la qualité de l'enseignement des
sciences au niveau secondaire. Il semble donc approprié d'inclure dans
le sous-projet la formation de spécialistes dans ces deux, domaines. Il
est proposé de donner aux spécialistes de l'enseignement programmé une
formation orientée vers la production de modules intégrés d'auto-instruction
car ce système, moins rigide et plus enrichissant que les méthodes plus
classiques, semble être le type de programme le plus prometteur.

3. Description

Le sous-projet consisterait en bâtiments, équipement et assistance


technique pour le développement de l'Unité de Formation des Enseignants
Scientifiques, et d'un Lycée d'application annexé (deuxième cycle seul).
Les études, d'une souplesse suffisante pour s'adapter à une clientèle
d'étudiants ayant reçu une formation antérieure variable, pourraient
comprendre cinq programmes différents suivis en partie à l'Ecole de
Sciences:

(i) un programme intégré de quatre ans associant une formation péda-


gogique (20 % du temps) et un enseignement scientifique suivi à
l'Ecole de Sciences;
(ii) un programme de deux ans, mettant l'accent sur le contenu de
l'enseignement plus que sur la pédagogie, pour préparer des
maîtres du premier cycle à enseigner dans le second; ce programme
serait suivi dans sa plus grande partie à l'Ecole de Sciences;
(iii) un programme d'un à deux ans de formation pédagogique s'adressant
à des anciens étudiants de l'Université ou à des techniciens
supérieurs ayant suivi deux ou trois ans d'études post-secondaires;
(iv) la formation de spécialistes des programmes de la télévision
éducative, s'adressant à des enseignants expérimentés;
(v) la formation de spécialistes des programmes d'auto-instruction,
s'adressant également à des enseignants expérimentés.
EM/66 - 4o -

Le programme des études de l'Unité pourrait être placé sous la


supervision de l'Ecole Normale Supérieure; l'institut Pédagogique National
pourrait être d'autre part associé à l'élaboration des programmes (iv) et
(v) ci-dessus.

Les bâtiments, prévus au total pour 400 étudiants, devraient comprendre


150 places d'internat pour les étudiants des programmes (ii) à (v). L'Unité
devrait comporter un centre multi-media comprenant notamment une Installation
de télévision en circuit fermé, une grande variété d'équipements audio-visuels
et un atelier de production de documents. Le Lycée d'application annexé
(environ 300 places) devrait être équipé en vue de l'expérimentation des
techniques modernes d'éducation.

Une assistance technique sous forme d'experts et de bourses sera


nécessaire pour la télévision éducative et les programmes d'auto-instruction.

4. Coût estimé des investissements milliers


de DH
Unité de Formation des Enseignants Scientifiques
- Enseignement et services communs (400 places)
Bâtiments, VRD et honoraires 3.840
Mobilier 384
Equipement 1.536

Total partiel 5-760

- Internat (150 places)


Bâtiments, VRD et honoraires 900
Mobilier et équipement 90

Total partiel 990

- Lycée d'application annexé (300 places)


Bâtiments, VRD et honoraires 1.050
Mobilier 105
Equipement 315

Total partiel 1.470

Total arrondi y compris 10 % imprévus 9.000

soit en milliers de $.EU 2.000

Assistance technique (experts et bourses) 350

Total du sous-projet 2.1 en milliers de $.EU 2.350


- m - EFM/66

5. Coût estime du fonctionnement


Les dépenses annuelles de fonctionnement sont estimées à 3 millions
de DH.

Sous-projet 2.2: Centre Pédagogique Régional de Technologie

1. Objectif

Ce sous-projet permettrait de former les enseignants nécessaires à la


généralisation du nouvel enseignement de technologie au niveau du premier
cycle du second degré dans un Centre Pédagogique Régional de Technologie
(CPRT).

2. Justification
Dans le cadre de son effort de renforcement des études scientifiques
(Chapitre II, paragraphe 1,3)* le Ministère de l'Education nationale a
l'intention de généraliser aussi rapidement que possible, à tous les éta-
blissements secondaires du premier cycle, l'enseignement de la technologie
actuellement dispensé à titre expérimental dans quelques écoles, surtout
par des professeurs de physique et chimie. Il faudra cependant former des
spécialistes pour enseigner cette matière; c'est pourquoi il est prévu de
créer un CPRT au cours de la période du Plan. Etant donné les relations
étroites entre la science et la technologie^/ et le fait que, dans les
petits établissements, les professeurs de technologie devront souvent
enseigner les sciences ou les mathématiques, on envisage de construire ce
CPRT au sein de l'Université de Casablanca, afin que les étudiants puissent
suivre les enseignements de l'Ecole de Sciences et qu'ils soient informés
des innovations en matière de techniques modernes d'éducation à l'Unité
de Formation des Enseignants Scientifiques.

3. Description
Le sous-projet comprend des constructions, de l'équipement et une
assistance technique en vue de la création du CPRT. Le programme de formation
aurait une durée de deux ans après le baccalauréat. Le CPRT aurait une
capacité de 350 étudiants, dont 175 internes; il pourrait fournir environ
l60 professeurs chaque année. Une assistance technique sous forme d'experts
et de bourses serait utile pour assurer de façon efficace le lancement de
cette matière nouvelle dans l'enseignement marocain.

1/ On trouvera une analyse des rapports entre les enseignements des sciences et
de la technologie dans:M.A. Foecke The Education of Teachers of Integrated
Science; Some Basic Questions and Proposed Answers, Unesco, Paris,
novembre 1973«
EPM/66 - 42 -

4. Coût estimé des Investissements milliers


de DH
- Enseignement et services communs (350 places)
Bâtiments, VRD et honoraires 3.360
Mobilier 336
Equipement 840
Total partiel 4.536

- Internat (175 places)


Bâtiments, VRD et honoraires 1.050
Mobilier 105

Total partiel 1.155

Total arrondi y compris 10 % imprévus 6.300

soit en milliers de $.EU 1.400

Assistance technique (experts et bourses) 150

Total du sous-projet 2.2 en milliers de $.EU 1.550

5. Coût estimé de fonctionnement

Les dépenses annuelles de fonctionnement sont estimées à 2 millions


de DH.

Sous-projet 2.3; Ecole de Sciences

1. Objectif

Ce sous-projet a pour objet la création d'une Ecole de Sciences au


sein de l'Université de Casablanca. Cette école donnerait la formation
scientifique de base nécessaire aux futurs enseignants scientifiques de
l'enseignement secondaire (sous-projet 2.1), aux étudiants du CPRT (sous-
projet 2.2), de l'Ecole des Sciences de la Santé (sous-projet 1.2), et de
la Faculté de Médecine de la même Université.
- ^ - EFM/66

2. Justification

La concentration dans une seule Ecole de Sciences de tous les ensei-


gnements scientifiques donnés au sein de l'Université de Casablanca, au lieu
de les dispenser séparément dans chaque établissement, devrait permettre de
mieux utiliser les ressources humaines et financières et de donner un ensei-
gnement de meilleure qualité.

3. Description

Le sous-projet consisterait en bâtiments et en équipement pour l'Ecole


de Sciences. La capacité serait de 2.000 étudiants, dont 1.000 internes.
Cette capacité, fixée à titre provisoire, devra être réévaluée dans le cadre
du Plan de développement d'ensemble du complexe universitaire de Casablanca
et des projections nationales d'effectifs pour l'enseignement supérieur.
L'assistance technique éventuellement nécessaire pourrait être demandée à
des sources d'aide bilatérale.

4. Coût estimé des investissements milliers


de DH
- Enseignement et services communs (2.000 places)
Bâtiments, VRD et honoraires 19.200
Mobilier 1.920
Equipement 7.680
Total partiel 28.800

Internat (1.000 places)


Bâtiments, VRD et honoraires 6.000
Mobilier 600

Total partiel 6.600

Total arrondi y compris 10 % imprévus 39.000

Total du sous-projet 2.3 en milliers de $.EU 8.700

5. Coût estimé du fonctionnement

Les dépenses annuelles de fonctionnement sont estimées à l8 millions


de DH.

Total général du projet 2 en milliers de $.EU; 12.600


- 45 - EFM/66

APPENDICE

1. Population, emploi et besoins de formation

1.1 Population
D'après les résultats du sondage au dixième du recensement de la
population et de l'habitat effectué en juillet 1971» la population s'élevait
a cette date à 15-379-000 habitants, répartie de façon à peu près égale
entre hommes et femmes. Par rapport à I960, l'accroissement de la popula-
tion a été de plus de 32 %, soit une croissance annuelle d'environ 2,8 %.
L'évolution démographique au cours de cette période est caractérisée par un
rajeunissement de la population et une accélération de l'exode rural. Les
jeunes de moins de 15 ans représentent en effet 46 % de la population totale
contre 44 % en i960. Toutefois, une légère diminution du nombre des enfants
de moins de 5 ans indique une certaine baisse du taux de fécondité, due à la
politique de planification familiale encouragée depuis plusieurs années par
l'Etat. L'importance de l'exode rural a contribué, par ailleurs, à accélé-
rer le taux d'urbanisation, la population urbaine étant passée de 29 % en
i960 à 35 $ en I97I• Les 11 grandes villes du pays accueillent plus de 60 %
de l'exode rural et la seule ville de Casablanca en accueille 25 %,

Le tableau suivant montre le taux d'analphabétisme en 1971* en milieux


urbain et rural, parmi la population de plus de 5 ans d'âge:

Milieu Milieu
Total
urbain rural

Pourcentage de la population
masculine analphabète 43 78 66
Pourcentage de la population
féminine analphabète 68 98 87
Total 56 % 88 % 76 %

Le taux d'analphabétisme est plus élevé chez les femmes que chez les hommes.
De même, un grand écart existe entre le milieu urbain et le milieu rural.
Par rapport à la situation en i960, de grands progrès ont été néanmoins
réalisés puisque le taux d'analphabétisme était respectivement de 83 % pour
la population totale (de plus de 5 ans), de 73 % et de 91 % pour les
populations urbaine et rurale.
EBM/66 - 46 -

L'Annexe 3 montre les projections démographiques jusqu'en 1990, basées


sur deux hypotheses de baisse de la fécondité (baisse normale et baisse
provoquée). La baisse provoquée de la fécondité n'aura de répercussions sur
la population d'âge actif de 15 à 64 ans qu'à partir de 1990.

1.2 Emploi
Sur les I5.379.OOO habitants recensés en 1971, 7.807.OOO personnes
(soit 50,7 %) sont dans la tranche d'âge actif (de 15 à 64 ans). D'après
les définitions du recensement de 1971, la population active comprend
d'une part les actifs occupés et d'autre part les chômeurs, c'est-à-dire
ceux qui, étant en âge d'activité, ne travaillaient pas et cherchaient un
emploi au moment du recensement. L'ensemble de la "population active" se
monte donc à près de quatre millions de personnes, soit 26 % de la popula-
tion, ou un peu plus de 51 % de la population d'âge actif.

Le nombre de personnes qui ont déclaré avoir un emploi au moment du


recensement s'élève à environ 3.631.000, ce qui porte l'effectif des chômeurs
à quelque 350.000, dont plus de la moitié (55 %) cherchent du travail pour
la première fois, et dont plus de 17 % (60.000 personnes) se trouvent dans
la seule ville de Casablanca. Environ 56 % des chômeurs sont âgés de 15 à
24 ans; ce groupe d'âge atteint 83 % parmi ceux qui sont à la recherche de
leur premier emploi. En milieu urbain, les chômeurs (216.000) représentent
plus de 15 % de la "population active", contre 4,7 % en milieu rural et 8,7 %
au total. La situation de l'emploi telle qu'elle est révélée par le recense-
ment de I97I se présente comme suit:

Population Nombre
effectivement
~ d e 1/
occupée chômeurs—

Secteur primaire I.988.OOO (54,7 %) 25.794 (16,3 %)


Secteur secondaire 593.000 (16,3 %) 35.196 (22,2 %)
Secteur tertiaire I.O50.OOO (29,0 %) 97.378 (61,5 %)

Total 3.631.000 (100,0 %) 158.368 (100,0 %)

1/ Non compris les 191.632 personnes en quête de leur premier emploi


d'après le recensement.
- 47 - EPM/66

Si les données précédentes sont disponibles de façon très détaillée


suivant une nomenclature des branches d'activités économiques et une
nomenclature des professions, il n'existe malheureusement pas d'indica-
tions aussi précises sur les niveaux de formation de la population active.
Au stade actuel d'exploitation du recensement, on sait seulement que 13 %
des chômeurs ont suivi huit années ou plus d'enseignement moderne. Par
ailleurs, pour ses besoins propres, la Mission de l'Unesco chargée de
l'étude de préinvestissement sur l'enseignement supérieur au Maroc a pu
procéder à une exploitation complémentaire du recensement, ce qui lui a
permis d'obtenir une ventilation par branches d'activités des personnes
ayant accompli au moins une année d'études post-secondaires. Le taux
d'encadrement de la population active qui en découle semble particulière-
ment faible, puisque le nombre de personnes ayant accompli au moins une
année d'études post-secondaires atteignait seulement 0,5 % de la population
effectivement occupée (0,01 % dans le secteur primaire, 0,4 % dans le
secteur secondaire et 1,4 % dans le secteur tertiaire). Il est significa-
tif enfin que, suivant les statistiques du Service de la main-d'oeuvre du
Ministère du Travail, seule la catégorie des cadres supérieurs a vu en
1972 toutes ses demandes d'emploi satisfaites, tandis que l'ensemble des
demandes d'emploi n'a pu être satisfait qu'à raison de 46,8 %.

En se basant sur l'évolution des taux d'activité de la population


urbaine et rurale au cours des années récentes, le Plan de Développement
Economique et Social 1973-1977 a estimé la population active en 1977 à
5 millions de personnes se répartissant comme suit:

en millions d'habitants
Hommes Femmes Total

Milieu urbain 1,43 0,47 1,9


Milieu rural 2,63 0,47 5,1

Total 4,06 0,94 5,0

Les prévisions d'emploi ont été de leur coté basées sur les taux
prévisionnels de croissance des branches d'activités et les taux de
productivité constatés au cours des années récentes. Ces prévisions
EFM/66 - 48 -

aboutissent en 1977 à 4.450.000 emplois se répartissant comme suit:

en milliers de personnes

Secteur primaire 2.135


Secteur secondaire 1.050
Secteur tertiaire 925
Administration 34o

Total 4.450

Le rythme de croissance de l'emploi ainsi prévu sera de 4 %, c'est-


à-dire du même ordre de grandeur que l'augmentation attendue de la popula-
tion active qui sera de 3*9 %» Sans politique active de l'emploi, le nombre
de chômeurs atteindra en 1977 550.000 personnes, soit 11 % de la population
active. Les actions actuellement prévues au Plan, notamment le programme
de Promotion nationale et l'émigration permettront de réduire le nombre de
chômeurs proprement dits (c'est-à-dire à l'exception du chômage dû à des
causes frictionnelles) à 125.000 personnes. La balance entre l'offre et
la demande de main-d'oeuvre est résumée dans le tableau ci-après:

en milliers de personnes

Offre de main-d'oeuvre 5.000


Demande normale de main-d'oeuvre 4.450
Action de la Promotion nationale 100
Mouvement d'émigration 75
Chômage frictionnel (5 %) 250
Balance 325

1.3 Besoins de formation

D*après les travaux du Plan, la structure de la qualification de


la population active, liée aux options de croissance de la période quin-
quennale, devrait être composée d'environ 4 % d'agents de maîtrise, 7 %
- 49 - EFM/66

d'agents qualifiés et 32 % d'agents spécialisés. Compte tenu des besoins de


renouvellement et de la croissance nette des emplois, le nombre d'agents à
former pendant la période quinquennale est évalué comme suit:

Agents de maîtrise 55.000


Agents qualifiés 115.000
Agents spécialisés 202.000

L'Annexe 5 donne le plan de formation des établissements spécialisés


répartis par organisme de tutelle. Les résultats attendus de ce plan,
combinés aux possibilités d'utiliser les déperditions des niveaux de
formation supérieurs ainsi qu'aux formations "sur le tas", permettraient de
fournir globalement les agents suivants:

Agents de Agents Agents


maîtrise qualifiés spécialisés

Plan de formation 11.100 24.200 35.8OO


Récupération des déperditions
des niveaux supérieurs 12.500 2.300 I.8OO
I92.9OO
Formation sur le tas
23.600 26.5OO 23O.5OO
Total

La balance entre les besoins et les possibilités de formation pour les


différents niveaux se présente donc comme suit:

Déficit ou
Niveaux Besoins Ressources
excédent

Agents de maîtrise 55.000 23.6OO - 31.400


Agents qualifiés II5.OOO 26.5OO - 88.5OO
Agents spécialisés 202.000 23O.5OO + 28.5OO
EFM/66 - 50 -

La conclusion principale à tirer est que malgré les efforts importants


qui seront consacrés à la formation professionnelle au cours du Plan quin-
quennal 1975-1977, une large place devra être faite à la formation "sur le
tas" et au perfectionnement en vue de faciliter les promotions profession-
nelles internes.

En ce qui concerne l'estimation des besoins en cadres de formation


supérieure, l'étude la plus récente et la plus complète est celle effectuée
par la Mission de 1'Unesco déjà citée. Une exploitation complémentaire du
recensement a permis de classer la population "cadres" en 25 branches
d'activités économiques avec, à l'intérieur de chaque branche, une réparti-
tion entre personnel marocain et étranger et une répartition entre deux
grands profils de formation: "profil scientifique" et "profil commercial".
Un résumé de ces résultats est donné dans l'Annexe 4, intitulé:"Nombre de
cadres par secteur en 1971"« La définition des cadres de formation
supérieure comme étant des personnes ayant effectué" au moins une année
d'études post-secondaires appelle une remarque préalable. Cette définition
exclut les personnes qui ont accédé aux fonctions de cadres sans avoir
effectué d'études post-secondaires et, en revanche, elle prend en compte
ceux qui ont suivi une année d'études supérieures et qui ne remplissent pas
pour autant des fonctions de cadres dans les entreprises. En définitive,
note le rapport, "il y a un double effet de sous-estimation et de surestima-
tion du nombre des cadres, dont on peut espérer qu'ils se compensent pour
partie ... et il semblerait, a priori, qu'il doive y avoir au total une
certaine sous-estimation du nombre de personnes exerçant des fonctions de
cadres". Il est à noter, par ailleurs, que les estimations faites par le
Plan indiquent un ordre de grandeur nettement plus élevé, puisqu'il y
aurait en 1975 quelque 46.000 cadres.

Les projections des besoins en cadres ont été faites jusqu'en 1992,
par périodes quinquennales successives: 1975-1977, 1978-1982, I983-I987 et
1988-1992. Ces projections sont basées sur les taux de croissance des
branches utilisatrices et sur l'hypothèse d'une compensation des gains de
productivité par les besoins de renouvellement. De ce fait, elles peuvent
être considérées comme valables pour la période 1973-1977, mais il n'en
sera pas de même pour les périodes quinquennales ultérieures oü les besoins de
remplacement seront vraisemblablement plus importants.

L'Annexe 6 présente les résultats de ces projections pour la période


1973-1977, regroupés sous des rubriques correspondant aux principaux types
de formation. Les besoins de la marocanisation, qui sera étalée sur une
période de 15 ans correspondant à trois plans quinquennaux successifs
(1973-1977, I978-I982 et 1983-1987), se trouvent inclus dans les projections.
- 51 - Em/66

La formation des agronomes et celle des médecins ont fait toutefois


l'objet d'estimations différentes. En ce qui concerne cette dernière,
les besoins sont avalúes de façon à disposer en 1992 de 25 médecins povu^ /
100.000 habitants. On peut rappeler pour mémoire que selon l'OMS (1969)—>
le Maroc en 1965 disposait de 8 médecins pour 100.000 habitants, contre 12
en Algérie, 126 en Espagne, 141 en Grèce et 35 en Turquie, etc., pour
la même année. En ce qui concerne la formation des ingénieurs agronomes
et assimilés, les estimations du Ministère de l'Agriculture font état
d'un besoin annuel de l80 ingénieurs à former d'ici à 1988.

Compte tenu de l'ampleur des taches à accomplir en direction du


développement rural, les effectifs globaux estimés pour 1988 ne paraissent
pas surévalués. Toutefois, des ajustements quant aux niveau et type de
formation paraissent nécessaires pour répondre qualitativement aux besoins
spécifiques du pays. La balance au cours de la période quinquennale 1973-
I977 entre les besoins et les ressources fait apparaître un déficit de
21 %, ce qui est dû au fait que la plupart des structures de formation
n'atteignent pas encore leur plein fonctionnement; la capacité de forma-
tion disponible dès la fin du Plan 1973-1977 permettra de combler ce
déficit.

La comparaison des besoins avec les ressources disponibles en cadres


au cours de la période quinquennale 1973-1977 permet de tirer les
conclusions suivantes:

- Pour un certain nombre de formations (pharmaciens, dentistes, etc.),


le déficit atteint 100 % des besoins, parce qu'il s'agit de domaines où il
n'existe encore aucune structure de formation dans le pays.

- La formation des agronomes et assimilés peut être considérée, pour


les raisons indiquées précédemment, comme satisfaisante du point de vue
quantitatif. Il en est de même des formations de types juridique, litté-
raire et assimilés, car les déficits ou excédents de l'ordre de 10 % sont
de peu de signification dans de telles projections.

- Les types de formation existant dans le pays et qui souffrent d'un


déficit significatif sont, dans l'ordre: les formations scientifique,
technique @t médicale.

Cité dans le rapport Unesco Maroc - Projets prioritaires pour le


développement de l'éducation. Paris, mars 1970.
EPM/66 - 52 -

- Concernant les besoins en ingénieurs et techniciens supérieurs, il


est assez surprenant de voir que les estimations donnent une proportion de
besoins de 1,6 (pour les premiers) à 1 (pour les seconds). Cette anomalie
est sans aucun doute due au fait que, dans les données du recensement
servant aux projections, un grand nombre de techniciens supérieurs ont été
comptés comme ingénieurs. Il est donc tout-à-fait probable que l'ordre de
grandeur des estimations de besoins pour ces deux niveaux devra être
inversé. De plus, si l'on tient compte des étudiants à l'étranger, les
ressources en ingénieurs et techniciens supérieurs seront augmentées, au
cours du Plan quinquennal, d'environ 800 et 600 respectivement. Dans ce
cas, au niveau des ingénieurs, la balance sera à peu près équilibrée entre
les besoins et les ressources, seul subsistera un déficit au niveau des
techniciens supérieurs.

2. Description sommaire du système d'éducation et de formation


professionnelle

2.1 Organisation et administration

,/ Le système d'éducation .comprend les trois niveaux principaux ci-


après-4

- Primaire (5 années)

- Secondaire (4 et j5 années)

- Supérieur (4 années pour la licence)

La durée des autres cours universitaires dépend du type d'études (voir


Annexe 19) •

Le système dans son ensemble comprend trois types d'enseignement:


(i) l'enseignement moderne bilingue (arabe/français) que fréquentent 90 %
des élèves; (ii) l'enseignement traditionnel, et (iii) l'enseignement
de type français. En 1972/75* l e s établissements d'enseignement public
comprenaient 95 % des élèves du niveau primaire, presque 92 % du secondaire
et pratiquement 100 % du niveau supérieur^/ (Voir Annexe 20). L'année
scolaire comprend J>2 semaines (octobre à juin).

¡7 En 1972/73* environ 10.000 élèves fréquentent les écoles privées pré-


primaires et 3OO.OOO les écoles coraniques du même niveau.
2/ Il y a 21 étudiants à l'Ecole Supérieure d'informatique, d'Electronique
et d'Automatique du Maroc (école privée).
- 55 - EFM/66

Le Ministère de l'Education nationale administre tous les niveaux du


système formel d'éducation, à l'exception de certaines écoles profession-
nelles et techniques de niveaux secondaire et supérieur. Collaborent
directement avec le Ministre de l'Education nationale (voir Annexe 21)
deux Sous-Secrétaires d'Etat (dont l'un a la responsabilité de l'enseigne-
ment primaire et secondaire, et l'autre de l'enseignement supérieur), et
un Secrétaire Général. Dans chaque chef-lieu de province, il y a une
délégation du Ministère de l'Education nationale.

Plusieurs départements ministériels ont leur propre réseau de


formation et de perfectionnement de leur personnel. Le programme du
Ministère de 1'Agriculture est le plus important, avec 5 écoles post-
secondaires (422 étudiants en 1972/75); 8 écoles pour techniciens
(524 étudiants) et 6 centres de formation technique (168 étudiants) (voir
Annexe 39)• Douze autres départements développent des programmes de
formation qui comprennent environ 145 centres, dont 9 de niveau universi-
taire et 5 de niveau post-secondaireV (voir Annexe 32).

2.2 Enseignement général

2.2.1 Enseignement primaire et formation des instituteurs


Le cycle primaire comprend cinq années: l'âge minimum
d'admission est de 7 ans. L'enseignement y est donné en arabe: le
français est enseigné à partir de la troisième année. 76 % environ du
temps disponible dans les cinq années du primaire sont destinés à
l'enseignement de l'arabe, du français et de la religion. Seulement 16,5 %
du temps sont destinés à l'arithmétique, et 1,1 % aux sciences (voir
Annexe 22). Le Certificat de fin d'Etudes Primaires (CEP) sanctionne la
fin des études du cycle. 95*3 % des 1.275»857 élèves de l'enseignement
primaire (1972/73) fréquentent les écoles publiques. La proportion de
filles à l'école primaire (1972/73) est de 35,1 % (32,5 % en 1968/69).
Il existe des écoles pour garçons, des écoles pour filles et des écoles
mixtes. 63,8 % des 32.466 classes des écoles publiques (soit 20.705
classes) sont utilisées dans la même journée pour deux groupes différents
d'élèves. Ce pourcentage était de 78 % dans les écoles urbaines, et de
43 % dans les écoles rurales.

La possibilité d'accéder à l'école primaire est encore assez limitée


(particulièrement dans les zones rurales), comme l'indiquent les chiffres
ci-après: en 1971, seulement 39 % des enfants d'âge compris entre 7 et
11 ans fréquentaient l'école primaire; ce pourcentage était de 74 % pour
les enfants des zones urbaines et seulement de 20 % pour ceux des zones
rurales.

L'accès aux centres de niveau universitaire est réservé aux étudiants


titulaires du baccalauréat. Les écoles militaires ne sont pas
comprises.
Em/66 - 5* -

Le rendement du système scolaire primaire est assez bas: sur la base


de données de la période 1967/68-1971/72, l'on observe qu'en moyenne neuf
années de fréquentation sont nécessaires pour qu'un élève achève les cinq
années du primaire, et vingt-et-une années pour chaque élève admis au
premier cycle de l'enseignement secondaire. Moins de 59 % des élèves de
la première année achèvent la cinquième, alors que plus de 4l % abandonnent
avant de terminer le cycle primaire. Si l'on considère que tous les élèves
qui n'entrent pas dans le premier cycle secondaire abandonnent, dans ce cas
seulement 25 % des élèves entrés dans la première année du niveau primaire
terminent leurs études d'une manière satisfaisante, et 75 % des élèves
abandonnent (voir Annexe 23). Les élèves peuvent redoubler plusieurs fois,
pratiquement sans limitation : ainsi, presque le tiers des élèves des
écoles publiques primaires de l'année 1971/72 (1.171.307 élèves) redou-
blaient en 1972/73.

Le nombre des instituteurs de l'enseignement primaire public-' s'élève


(1972/73) à 32.594, dont 18 % de femmes. Tous, sauf 13, sont marocains.
Le nombre d'instituteurs qualifiés s'élève à 20.553, soit 63 % du total.
Dans les zones urbaines, 77 % des instituteurs sont qualifiés, contre 41 %
dans les zones rurales.

La formation des professeurs de l'enseignement primaire comporte deux


années après la fin du premier cycle de l'enseignement secondaire de quatre
années. L'admission a lieu sur examen. Tous les étudiants sont boursiers
et s'engagent à enseigner pendant sept ans au minimum. Il y a (1972/73)
2.622 étudiants dans les l8 Ecoles Régionales des Instituteurs (ERI), dont
I.657 en première année et 965 en deuxième année.

Le personnel enseignant comprend au total 210 professeurs, parmi


lesquels 103 sont marocains (dont 2 femmes), et 107 étrangers (dont
40 femmes). Environ 78 % de ces professeurs sont qualifiés. Cependant,
il y a une grave pénurie de personnel dans les domaines de la psychologie
de l'éducation et des méthodes d'enseignement.

Déjà au cours du Plan quinquennal antérieur (1968-1972), un grand


effort a été consacré au perfectionnement des maîtres et des cours ont été
organisés pour plus de 1.000 professeurs par an. La plus grande partie de
ces cours ont eu lieu auprès de 3 Centres Régionaux de Formation Permanente
(CRPP), mais un effort considérable a ét¿ déployé aussi par les 19 Centres
d'Animation Pédagogique (CAP) qui fonctionnent auprès de chaque délégation
de l'enseignement primaire. A partir de 1971/72, l'on a aussi donné des
cours hebdomadaires de perfectionnement à travers la Télévision nationale.

1/ En outre, 2.555 instituteurs enseignaient dans les écoles privées.


- 55 - EPM/66

2.2.2 Enseignement secondaire et formation des cadres enseignants


L'enseignement secondaire comporte un premier cycle de
quatre, et un deuxième cycle de trois ans. Les écoles publiques comprennent
les programmes suivants: moderne, traditionnel et enseignement normal
primaire.

Le programme moderne est suivi dans des ¿coles où l'enseignement est


donné en arabe, en français, ou est bilingue. Les écoles de ce dernier type
sont de beaucoup les plus importantes, 95 % des élèves de l'enseignement
secondaire public fréquentent les classes bilingues.

Le programme d'enseignement du premier cycle est commun aux divers


types d'écoles modernes: la diversification des programmes ne commence en
effet que dans le deuxième cycle. Dans le premier cycle, 60 % du temps
disponible est destiné à des matières littéraires et 27 % aux mathématiques
et aux sciences. Dans le deuxième cycle, dans la section lettres modernes,
les matières littéraires absorbent 8l % du temps disponible, alors que 10 %
sont destinés aux mathématiques et aux sciences. Dans les sections sciences
(sciences mathématiques et sciences expérimentales), ces proportions sont
respectivement de 42 et 48 % (voir Annexe 22). La fin des études secon-
daires est sanctionnée, respectivement, par: le Certificat d'Enseignement
Secondaire, ou CES (premier cycle), et par le Baccalauréat, ou Bac.
(deuxième cycle).

Les effectifs de l'enseignement secondaire (1972/73) s'élèvent à


33^*952^/, dont 91 % dans le secteur public. Environ 78 % des élèves sont
dans le premier, et 22 % dans le deuxième cycle. La proportion de filles
est de 31 %, contre l6 % en 1968/69 (voir Annexe 24).

Le rendement du niveau secondaire est également bas. Presque un quart


des élèves inscrits en 1971/72 dans le premier cycle de l'enseignement
moderne ont redoublé en 1972/73* et 12 % des élèves ont abandonné. Cette
faible productivité est mieux illustrée par la cohorte 1968/69-1971/72 de
l'Annexe 26. Sur 1.000 élèves, environ 630 ont passé quatre années ou
davantage pour obtenir le CES, alors que 370 élèves ont quitté les études
sans l'avoir obtenu. En chiffres absolus, 17.681 élèves ont obtenu le CES
en 1972 contre 10.107 en 1969.

Dans le deuxième cycle de l'enseignement secondaire public moderne


bilingue, la proportion des élèves qui ont redoublé la première, la
deuxième et la troisième année a été en moyenne respectivement de 12, 10 et

1/ Y compris 4.298 élèves des écoles techniques du MEN. Les effectifs des
formations spécialisées dépendant d'autres Ministères ne sont pas
comptés dans ce chiffre.
EFW/66 - 56 -

25 % pour la période de I966/67-I967/68 à 1969/70-1970/71. Pour la même


période, respectivement 20 %, 11 % et 75 % des élèves ont abandonné le
deuxième cycle à la fin de la première, de la deuxième et de la troisième
année. Ce dernier pourcentage comprend également les élèves qui ont
obtenu le baccalauréat:/. Pour une cohorte de 1.000 élèves dans le
deuxième cycle pour la période 1968/69-1971/72, environ 65O élèves ont
terminé le cycle en trois années ou davantage; environ 350 élèves, en
revanche, ont abandonné les études (voir Annexe 27). Le nombre d'élèves
ayant obtenu le baccalauréat est passé de 1.848 en 1965 à 4.4-74 en 1971.
En 1972, le nombre de bacheliers est passé a 7«058: ce résultat excep-
tionnel est dû à des circonstances ayant amené une simplification des
examens. La proportion de bacheliers littéraires et scientifiques a
changé fortement. En 1965, 75 % des bacheliers étaient littéraires, et
21 % scientifiques. En 1972, ces proportions sont passées à 50,6 % et
49,4 %. Dans les sections scientifiques, la ventilation par discipline
est la suivante: sciences expérimentales, 51*9 %'> mathématiques, 17,9 %\
économie, 20,3 %> technique, 9,9 %•

En 1972/73, on compte 14.575 professeurs dans l'enseignement secon-


daire public (14.045 dans le moderne), et 969 professeurs dans les écoles
privées. Dans l'enseignement moderne public, 7*754 professeurs (ou 55,4 %)
sont marocains, et parmi eux 4.010 (52,5 %) sont qualifiés. Aussi bien
dans le premier que dans le deuxième cycle, les enseignants nationaux sont
beaucoup plus nombreux que les expatriés dans les domaines littéraires,
mais ils se trouvent nettement en minorité dans les disciplines scienti-
fiques: moins de 30 % dans le premier cycle, et moins de 10 % dans le
deuxième (voir Annexe 28).

A partir de 1970, on a introduit certains changements dans la


formation des professeurs du secondaire. Avant cette année, les profes-
seurs du premier et du deuxième cycle étaient formés à l'Ecole Normale
Supérieure (ENS) en deux et quatre années respectivement. Afin d'augmenter
le débit annuel et de permettre une certaine décentralisation, la formation
des professeurs du premier cycle a été transférée graduellement aux Centres
Pédagogiques Régionaux (CPR). L'ENS devra uniquement se consacrer à la
formation en un an des professeurs de l'enseignement secondaire, à partir
des licenciés de l'Université. Ce programme commencera en 1974/75« En
I972, l'ENS a formé le dernier groupe des 343 professeurs du premier cycle,
alors que les cinq CPR qui étaient en service ont produit 177 professeurs.
L'ENS a aussi formé 441 professeurs du deuxième cycle: parmi ceux-ci,
seulement 30 % enseigneront les mathématiques et les sciences. Environ un
tiers des effectifs de l'ENS sont des redoublants. Le corps enseignant de
l'ENS comprend 42 professeurs, dont 9 expatriés (1972/73). Les CPR
comptent 69 professeurs, dont 53 (77 %) expatriés. La grande majorité des

1/ Pour les années 1969-71* en moyenne 53 % des candidats du programme


bilingue ont obtenu le baccalauréat.
- 57 - EFM/66

enseignants de 1'ENS et des CPR sont des professeurs de deuxième cycle-'.


2/
2.2.5 Enseignement supérieur—
Le système d'enseignement supérieur comprend deux
universités, l'ENS et un certain nombre d'établissements de formation
technique post-secondaire^.' . Le Ministère de l'Education nationale
administre les universités et l'ENS; les autres établissements sont sous
la tutelle d'autres ministères (voir à l'Annexe 29 la ventilation des
effectifs par domaine d'études).

L'Université Mohamed V à Rabat est l'institution la plus importante.


Elle comprend une faculté de lettres, une faculté de sciences, une faculté
de droit et des sciences politiques et économiques, une faculté de médecine
et l'Ecole Mohammadia d ' ingénieurs-v . Les effectifs s'élèvent à 17«930
étudiants (1972/73), dont 443 étrangers. L'Université Quara¿uyine,
spécialisée en études arabes (droit islamique, lettres et théologie) compte
871 élèves, dont 8l étrangers. Dans le domaine de la formation des ensei-
gnants, les CPR de création récente comptent 680 élèves dans le cycle de
deux ans (formation d'enseignants du premier cycle secondaire), alors qu'il
y a à l'ENS 609 étudiants en troisième et quatrième années de l'ancien
programme de formation des professeurs du deuxième cycle. En outre,
76 élèves suivent auprès du Centre de Formation des Inspecteurs un pro-
gramme destiné à former en une année des inspecteurs.

A l'Université Mohamed V, le nombre d'étudiants est passé de 8.700 à


I9.73O au cours du Plan antérieur (1968-1972). Les effectifs s'élèvent
en 1972/73 à: lettres, 5.448 étudiants (30,4 % du total); droit, 8.912
(49,7 %)i dont plus de 50 % sont dans les sections sciences politiques et
économie; sciences, 1.119 (6*7 %)'> médecine, 2.112 (11,8 %); études
d'ingénieurs, 259 (1*4 %). Le rendement de l'enseignement supérieur est
plutôt faible, comme l'indiquent les chiffres ci-après5/:

1/ Il y a en outre quelques professeurs temporaires.


2/ La Mission de préinvestissement préalable à la réforme des enseigne-
ments supérieurs publiée par 1'Unesco en 1973 contient des renseigne-
ments détaillés sur ce niveau d'enseignement.
¿/ Voir les sections 2.3 et 2.4.2.
4/ La Faculté de Droit a un centre à Casablanca; celle de Lettres en a
un à Fes .
5/ Mission de préinvestissement préalable à la réforme des enseignements
supérieurs - Rapport des Economistes, Unesco, 1973»
EPM/66 - 58 -

Taxa, de promotion, de redoublement et d'abandon


pour la période 1967/68-1971/72
(Toutes facultés ensemble)

Années d'études 1ère 2eme 3eme 4ème

Promotion 15-45 18-68 51-81 53-91


Redoublement 30-53 18-36 18-46 4-18
Abandon 25-43 0-30 0-20 4-3O

Le nombre de licenciés de 1'Université (1972) est de 412 sur 58O


candidats (71 %) en lettres, 522 sur 828 candidats (63 %) en droit,
et 31 s u r 37 candidats (84 %) en sciences. En outre, 47 sur 47 candi-
dats à la Faculté de Médecine, 76 (dont 8 ingénieurs d'Etat) sur
78 candidats dans les écoles d'ingénieurs, ont été diplômés. Le
personnel enseignant de l'Université (à plein temps) s'élève à 505
professeurs, dont 209 étrangers. La plus grande partie des professeurs
ont les diplômes suivants: Diplôme d'Etudes Supérieures, agrégation ou
doctorat. A l'heure actuelle, l'Université n'a pas d'administration
centrale (rectorat ).

2.3 Enseignement technique et commercial

Les établissements analysés dans cette section ne sont pas


mentionnés par niveau d'études, mais sous le nom de l'administration de
tutelle (voir à l'Annexe 32 le détail des élèves inscrits par établisse-
ment et par niveau).

2.3*1 Ministère du Commerce, de l'industrie, des Mines et de


la Marine Marchande
- Institut Supérieur de Commerce et d'Administration
des Entreprises (ISCAE)
Cet institut fonctionne depuis 1971» dans des locaux
temporaires à Casablanca, et forme des cadres polyvalents pour les
secteurs public et privé. Les cours durent quatre années, la première
est une année préparatoire. A la fin de la première année, les élèves
doivent passer un examen de sélection avant de commencer, en deuxième
année, la véritable phase de formation. Il est envisagé d'offrir aux
- 59 - EFM/66

élèves de dernière année un certain nombre d'options actuellement à l'étude.


Sont admis à cet institut les élèves qui sont en possession du baccalauréat
en sciences expérimentales, en mathématiques ou en économie. Le tableau
suivant indique le nombre d'élèves par année d'études; environ 10 % des
élèves sont des jeunes filles.

Nombre d'élèves inscrits à l'iSCAE

Prévu
Année 1971/72 1972/73 1973/74
1974/75 1975/76
1ère 75 70 90 110 130
2ème 45 65 72 85
3ème 34 52 58
4ème 30 45
Total 75 115 189 264 318

Source : ISCAE.

Il est prévu de construire a Casablanca de nouveaux locaux pour cet


institut, de manière à porter le nombre total des élèves à 400. Le corps
enseignant comprend 20 professeurs à, temps complet (dont deux étrangers)
et plusieurs professeurs à temps partiel. Le personnel administratif
comprend 15 personnes, dont le Directeur et le Directeur des études.

- Industrie

Ce département du Ministère n'a pas encore créé de


centres pour la formation de son personnel et n'a pas prévu d'en créer.
Ses besoins en personnel qualifié sont couverts grace à une soigneuse
sélection de candidats et leur formation à l'étranger. En 1973* 25 boursiers
se trouvent à l'étranger pour s'y perfectionner dans les branches suivantes:
mécanique (17)* administration et commerce (2), techniciens supérieurs (6).

- Ecole Nationale de l'industrie Minérale (ENIM)

Cette école, créée en 1972 à Rabat, occupe les locaux de


l'ancienne Ecole des Mines. En 1972/73» 51 élèves en fréquentent les cours
(dont 3^ I a première année). Il est prévu de porter à 200, en 1976, le nombre
total des élèves.
EPM/66 - 60 -

La durée des études doit encore être arrêtée d'une manière définitive:
elle comprendra trois à quatre années, dont la première sera commune aux
trois sections: mines, géologie, minéralogie. L'admission à l'école est
réservée aux élèves qui possèdent le baccalauréat en mathématiques, sciences
expérimentales ou mathématiques/technique. Dans tous les cas, les candidats
doivent passer un examen d'entrée. En 1972/73» le personnel enseignant de
l'école comprend seulement 35 professeurs à temps partiel.

La Direction des Mines sélectionne des candidats en vue de leur forma-


tion à l'étranger. En 1972/73* 87 étudiants suivent des études de niveau
post-secondaire dans cinq pays différents. Entre 1968 et 1972, 73 boursiers
ont reçu une formation à l'étranger.

- Ecole des Mines de Marrakech (EMM)

Cette école, créée à Rabat en 19^*0* s'occupait de la


formation des assistants techniques et des techniciens et a dû interrompre
ses activités en raison du fait que ses bâtiments ont été occupés par l'ENIM.
On envisage de construire prochainement à Marrakech de nouveaux bâtiments,
qui auraient une capacité totale de 200 étudiants. En 197 V75» on prévoit
d'avoir, dans la première année, 115 étudiants.

La durée des cours sera d'une.année pour les assistants techniques et


de deux années pour les techniciens. Seront admis les élèves qui possèdent
un baccalauréat scientifique ou technique. Si le nombre des candidats est
supérieur à celui des places disponibles, un examen d'admission sera
institué. Au cours des années 1968-1971, l'Ecole des Mines de Rabat a
formé 70 assistants techniques et techniciens. Tout son personnel enseignant
travaille à temps partiel.

- Ecole Pratique des Mines de Touissit (EPMT)

Cette école, située à 40 km au sud d'Oujda, au centre de


la zone minière, comprend les trois sections ci-après: prospecteurs de mines;
techniciens électromécaniciens de mines et contremaîtres. Pour les deux
premières sections les cours, qui ont une durée de deux ans, sont ouverts
aux élèves qui ont terminé la quatrième année de l'enseignement secondaire,
technique ou scientifique, et qui ont passé avec succès un examen d'admis-
sion. Concernant la troisième section, où les cours ont une durée d'un an,
les élèves sont admis sur présentation de leur employeur. L'école comprend
11 instructeurs, dont 5 à. temps complet.

L'Annexe 33 donne le nombre des élèves inscrits et diplômés, à partir


de 1968, et les prévisions jusqu'en 1977/78.
- 61 - EFM/66

- Ecole Nationale des Officiers de la Marine Marchande


(ENOMM)
Cette école, qui a son siège à Casablanca, à proximité du
port, forme depuis plusieurs années des officiers de pont et des officiers
mécaniciens pour la marine marchande et la marine de peche. L'admission à
l'école est libre pour les élèves qui ont passé le baccalauréat ou possèdent
un diplôme de technicien dans une spécialité qui comporte des matières
industrielles. Les élèves ayant terminé la cinquième année de l'enseignement
secondaire peuvent y être admis après un examen d'entrée. Le tableau ci-après
donne le nombre d'élèves inscrits à partir de 1968/69:

de 5ème classe
préparatoire

Capitaines de
Pont Mécaniciens

mécaniciens
Officiers
2ème classe

Patrons de
Total
Section

Année

pêche
1ère 2ème 1ère 2ème
année année année année

1968/69 25 18 17 15 7 80
1969/70 10 14 11 11 46
1970/71 25 15 9 9 69
21 14 15 20 11 16 91
1971/72 9
1972/75 14 24 15 15 78
14

Source: ENOMM.

Actuellement, l'école fonctionne avec trois professeurs étrangers (dont


l'un est le Directeur), 5 instructeurs marocains et un personnel administra-
tif et d'entretien de 8 personnes.

Il est prévu de construire une nouvelle école en dehors de la ville de


Casablanca: elle aura une capacité d'environ 500 élèves.

- Ecole d'Apprentissage Maritime de Safi (EAMS)


- Ecole d'Apprentissage Maritime d'Agadir (EAMA)
Ces écoles offrent des cours de deux années pour les méca-
niciens de navigation et d'une année pour les mécaniciens d'entretien. Les
EFM/66 - 62 -

qualifications requises pour l'admission à ces cours sont: avoir terminé la


troisième année de l'enseignement secondaire, dans le premier cas, et posséder
le certificat de l'enseignement primaire, dans le deuxième. L'élève qui a
terminé le cours de deux années et a obtenu son certificat, s'il s'embarque
pour deux années, peut retourner à l'école pour s'y perfectionner. En outre,
des cours de perfectionnement sont organisés, de temps à autre, en fonction
des besoins.

Entre 1968 et 1972, les effectifs annuels ont été d'environ 60 élèves
dans chacune de ces deux écoles. Le tableau ci-après donne les chiffres
relatifs à l'année 1972/73:

Navigation Mécanicien
de marine
Ecole Cours Cours Total
Cours Cours
complé- complé-
réguliers réguliers
mentaires mentaires

EAM de
Safi 15 10 15 10 50

EAM
d'Agadir 15 20 15 15 65

Source; Direction de la Marine Marchande.

Dans chaque école un professeur (matières générales ou techniques) assume


en même temps la direction de l'établissement; il est assisté par 6 instructeurs.
On envisage de construire une autre école d'apprentissage maritime à Al Hoceima
(capacité: 70 élèves).

2.3.2 Ministère des Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT)

- Ecole Nationale des Postes et Télécommunications


(ENPT)
Située à Rabat, avec une section séparée à Casablanca, elle
fonctionne comme centre de formation pour les PTT, la radio, la télévision et
le cinéma marocains. Jusqu'en 1970, la formation était donnée au niveau de
technicien dans un grand nombre de spécialisations, avec des durées variables.
- 63 - EFM/66

A partir de 1971/72, l'école a Institué des cours de trois années, pour


former des Ingénieurs d'application, auxquels ont été admis 9 étudiants
du niveau du baccalauréat. L'Annexe 34 indique les conditions d'admission
pour chaque type de cours que l'école offre, ainsi que le nombre d'élevés
inscrits. Le corps enseignant comprend 80 professeurs qui travaillent à
temps complet et à temps partiel. Environ 20 d'entre eux (ou 50 % des
professeurs à temps complet) sont des étrangers. Il est prévu de créer
une nouvelle école à Rabat, mais à un emplacement différent. Le Ministère
recrute aussi chaque année deux licenciés en sciences/mathématiques pour
les former a l'étranger comme Ingénieurs d'Etat.

2.3.3 Ministère des Travaux Publics et des Télécommunications

- Ecole Nationale des Travaux Publics (ENTP)


Cette école, créée en 1971* forme en trois années des
Ingénieurs d'application dans les domaines suivants: génie civil, mécanique
et électricité. Actuellement, l'école occupe des bâtiments provisoires et
offre seulement les deux premiers cours. Peuvent se présenter a l'examen
d'admission à l'école les candidats ayant réussi le baccalauréat ma-
thématiques ou technique. En 1972/73* 77 étudiants fréquentaient les
cours de l'ENTP, et pour l'année scolaire 1973/74 on prévoit l'admission
de 60 ou 70 nouveaux élèves. A l'heure actuelle, le corps enseignant de
l'ENTP comprend un professeur à temps complet et 34 professeurs à temps
partiel (dont 4 instructeurs). Il y a en outre 3 agents pour l'admini-
stration. Il est prévu de construire pour l'année scolaire 1974/75 une
nouvelle école à Casablanca, à un emplacement différent; sa capacité
sera de 500 élèves.

- Ecole des Travaux Publics et des Communications (ETPC)


Cette école est située à Rabat: elle forme en deux ans
des Adjoints techniques et en un an des Conducteurs de chantier. Sont admis
à la première année de l'école les candidats qui ont terminé la sixième
année de l'école secondaire section sciences et passé un examen d'entrée;
et à la deuxième année, les candidats qui ont terminé la quatrième année
de l'éoole secondaire et passé un examen d'entrée. En 1972/73» 32
Adjoints techniques et 31 Conducteurs de chantier fréquentaient l'école.
Le personnel enseignant comprend 32 professeurs et instructeurs à temps
partiel et 7 agents pour l'administration.

- Centre de Formation des Techniciens de l'Aéronautique


Civile et de la Météorologie (CFTACM)
Cet établissement, situé à Casablanca, forme en deux ans
des Adjoints techniques spécialisés et des Adjoints techniques dans les
EFM/66 - 64 -

domaines ci-après: météorologie, télécommunications et controle du trafic


aérien. En 1972/73* les élèves inscrits dans chacune de ces branches sont
respectivement de 37, 48 et 24. Sont admis à se présenter à l'examen
d'entrée les bacheliers (pour les cours d'Adjoints techniques spécialisés)
et les élèves du niveau de la sixième année de l'école secondaire (pour
les cours d'Adjoints techniques).

Enseignent dans cette école 4l professeurs, dont 8 à temps complet.


Les agents administratifs sont au nombre de 6.

L'Annexe 35 donne le nombre d'élèves inscrits dans les trois écoles


ci-dessus.

En outre, le Ministère est en train de former à l'étranger: 23 Ingé-


nieurs d'Etat, 16 Ingénieurs d'application, 3 Architectes, 3 spécialistes
des sciences commerciales et 8 Pilotes (au total 53 boursiers). Ci-après
est indiqué le nombre des boursiers qui, dans les cinq dernières années,
ont été formés à 1'étranger.

Catégorie 1968 1969 1970 1971 1972 Total

Ingénieurs d'Etat 2 4 4 8 9 27
Ingénieurs d'application 9 10 4 5 2 30
Adjoints techniques
spécialisés 34 38 32 47 82 233
Adjoints techniques 33 44 66 21 30 194
Conducteurs de chantier 55 60 39 64 65 283
Pilotes 1 2 2 10 6 21

Total 134 158 147 155 194 788

Source : Ministère des Travaux Publics et des Télécommunications.

2.3.4 Secrétariat d'Etat chargé de la Promotion Nationale, de


l'Entraide Nationale et de l'Artisanat
- Institut National du Cuir et du Textile (INCT)
Cet institut a été fondé en 1963 à Pes, dans le cadre
d'un projet d'Assistance Technique PNUD/BIT. Les cours, d'une durée de
deux et trois années, couvrent les domaines ci-après: tannerie, tissage,
- 65 - EPM/66

filature, teinture et fabrication de souliers. Les diplomes ci-après


sanctionnent la fin des études: "Agent technique" (deux ans), "Technicien"
(trois ans). Dans les cinq dernières années, 250 étudiants, dont 154 Agents
techniques et 106 Techniciens, ont reçu leur diplome. Les conditions d'ad-
mission sont: fin de la cinquième année de l'école secondaire plus examen
d'entrée. Le nombre actuel d'élèves (260 dans les diverses sections) sera
porté graduellement à 300 et davantage, avec une admission annuelle de 150
nouveaux élèves. On envisage aussi de porter à quatre années la durée des
études: dans ce cas, les étudiants recevraient un baccalauréat technique
et pourraient être admis à l'Université.

- Centres d'apprentissage
Il existe, dans les diverses provinces, 65 centres qui
ont une capacité totale de 2.000 élèves. La formation couvre les domaines
ci-après: tissage de tapis, fabrication de souliers, travaux du cuir,
tannerie, coupe et polissage de pierres, céramique, travail du bois, tissage
et broderie. L'accès aux centres est réservé, par priorité, aux fils
d'artisans. Les candidats doivent avoir terminé l'enseignement primaire.
Au cours des cinq dernières années, près de 4.000 élèves ont été formés
dans les branches d'activité mentionnées ci-dessus. On envisage de porter
la capacité des centres de formation à environ 4.500 places et d'ajouter
d'autres spécialités telles que: le verre soufflé, le fer forgé, la
fabrication de bijoux et la production de paniers.

2.3.5 Ministère du Tourisme

- Institut Supérieur du Tourisme


Situé à Tanger et ouvert en 1972, cet institut compte
deux sections de formation: tourisme et administration d'hôtels. Les
conditions d'admission sont: baccalauréat ou diplôme de technicien
d'hôtellerie, ou des études équivalentes plus examen d'entrée.

Le programme d'études comprend deux cycles de deux ans, dont le premier


sera sanctionné par le diplôme d'études techniques supérieurs. On envisage
de permettre l'accès du deuxième cycle aux diplômés du premier cycle et
aussi aux étudiants universitaires d'un niveau à préciser. En général, au
cours de chaque année, les élèves reçoivent un enseignement théorique
pendant 15 semaines et travaillent dans des hôtels pendant 17 semaines.
Actuellement, le nombre d'étudiants est de 50 (dont 4 étrangers), dont 39
sont dans le premier et 11 dans le deuxième cycle. Cet établissement
bénéficie actuellement d'une considérable assistance technique et financière
bilatérale qui finira graduellement dans les cinq prochaines années.
Environ 90 % du corps enseignant est étranger.
EPM/66 - se -

- Les Ecoles Hotelleres de Rabat, Tanger et Marrakech


(LEH.R,T&M)
Ces écoles forment le personnel de niveau moyen de
l'industrie hôtelière. Les études portent sur trois années, dont la
premiere est commune aux trois spécialisations: cuisine, réception et
restaurant. Les élèves doivent passer au moins deux mois dans un hôtel
à l'étranger, entre la deuxième et la troisième année. Les conditions
d'admission sont: quatrième année de l'enseignement secondaire plus examen
d'entrée.

Les effectifs de ces trois écoles d'élèvent respectivement à 135, 144


et l80 élèves. A Rabat et a Marrakech, ou les écoles sont mixtes, 12 % des
élèves sont des jeunes filles. En octobre 1973» une nouvelle école hôte-
lière, d'une capacité de 200 élèves, devait être inaugurée a Agadir; en
janvier 1974, une école de mêmes type et capacité sera ouverte à Fes.

- Le Centre de Formation Professionnelle Hôtelière de


Ben Guarir
Ce centre, militaire, donne à certains appelés du
contingent une formation hôtelière d'une durée de l8 mois, dans les
spécialisations suivantes: cuisine, réception et restaurant.

- Le Centre de Formation du Personnel Féminin de


l'Hôtellerie
Ce centre fonctionne à Rabat depuis le mois de janvier
1973 et donne une formation dans les spécialisations suivantes: service
aux étages, économat, secrétariat et caisse.

Actuellement, 45 boursiers du Ministère du Tourisme étudient a


l'étranger, et 11 boursiers suivent à l'étranger des stages pratiques.

2.3.6 Ministère du Travail, des Affaires Sociales, de la


Jeunesse et des Sports

Plusieurs centres de formation d'ouvriers spécialisés (15),


d'employés de bureau (6) et de tailleurs (8) fonctionnent dans diverses
provinces, sous le controle du Ministère du Travail. En outre, l'institut
National de Formation des Cadres Techniques (BJFCT) s'occupe de la forma-
tion d'ouvriers qualifiés. L'Annexe 36 indique, par spécialisation, le
nombre d'effectifs inscrits en 1972/73, et prévus pour 1973-1977.

On envisage de créer cinq nouveaux centres de formation industrielle,


trois de formation d'employés de bureau et un de formation d'instructeurs
pour les centres de formation de tailleurs.

Dix-sept boursiers du Ministère étudient actuellement à l'étranger.


- 67 - EFM/66

Le Sous-Secrétariat d'Etat à la Jeunesse et aux Sports administre


trois centres de formation d'instructeurs, d'éducateurs et d'animateurs
de la jeunesse. Le tableau ci-après donne, à partir de 1971/72, le nombre
des stagiaires de chacun de ces centres et les projections jusqu'à 1976/77«

Centre 1971/72 1972A3 1973/74 1974/75 1975A6 1976/77

Yacoub el
Mansour 75 58
Believue 30 43
Youssoufia 20

Total 105 121 130 130 130 130

Source; Sous-Secrétariat d'Etat à la Jeunesse et aux Sports.

Les cours ont une durée de deux années, dont la première est théorique
et l'autre pratique. L'année d'études comprend 3 mois communs et 9 mois de
spécialisation. Le Sous-Secrétariat organise aussi des cours pratiques de
courte durée pour ceux qui doivent participer a des activités de jeunes.

Les candidats aux cours réguliers d'instructeurs doivent être en posses-


sion d'un certificat d'études secondaires, ou de son équivalent; les candi-
dats aux cours d'éducateurs doivent avoir le baccalauréat ou un diplome
équivalent et passer un examen d'admission.

Ces centres n'emploient pas de professeurs à temps complet, mais


utilisent les services des fonctionnaires du Ministère et des enseignants
du Ministère de l'Education nationale.

2.3.7 Ministère des Finances

Ce Ministère organise des cours pour les inspecteurs des


finances et pour des comptables (nombre d'élèves inscrits en 1972/73'•
respectivement 6 et 14). Pendant les cinq dernières années, 38 élèves ont
été formés comme inspecteurs et 75 comme comptables. Sont admis aux cours
du premier type les licenciés de l'Université; au deuxième les jeunes gens
en possession du baccalauréat qui ont passé un examen d'entrée. Actuelle-
ment, 22 élèves suivent des cours de formation pratique à l'étranger, sous
les auspices du Ministère.

On prévoit la création d'un Institut National de Formation des Cadres


des Finances; le bâtiment qui doit l'héberger est en cours de construction.
Em/66 - 68 -

Le besoin annuel de formation d'inspecteurs des finances est évalué à 15;


le nombre de comptables n'a pas été fixé.

2.3*8 Secrétariat d'Etat au Plan et au Développement Régional


- Institut National de Statistiques et d'Economie
Appliquée (INSEA)
Cet institut, situé à Rabat, dans l'enceinte de la
nouvelle université, comporte trois sections: application des statis-
tiques (trois années); agents techniques aux statistiques (deux années)
et agents techniques aux programmes (une année). On envisage d'ajouter
deux autres sections à partir d'octobre 197^'• l'une de statistiques et
l'autre d'analyse.

En 1972/73, tous les élèves marocains inscrits à l1INSEA (172 sur un


total de 243) sont des fonctionnaires. Au cours des années 1968-72,
200 élevés, dont 56 étrangers, ont fréquenté les cours de l'INSEA.

Peuvent avoir accès aux trois sections indiquées ci-dessus, après


avoir passé un examen d'admission, respectivement: les jeunes gens en
possession du baccalauréat sciences; ceux qui ont terminé la cinquième et
la sixième année de l'enseignement secondaire.

L'institut a un corps enseignant de 71 professeurs (dont 10 à temps


partiel); le personnel administratif comprend 14 agents.

2.3*9 Ministère de la Justice


- Institut National d'Etudes Judiciaires (INEJ)
Cet établissement, dont le siège est à Rabat, forme et
perfectionne des magistrats en trois sections différentes. La première
est destinée aux magistrats-adjoints qui ont une licence en droit et ont
passé un examen d'admission; la deuxième.est destinée au perfectionnement
des magistrats en service (du 5ème grade); et la dernière à la spécialisa-
tion des magistrats d'un grade plus élevé, en 1972/73* 130 élèves, dont
35 femmes, sont inscrits à la première section, alors que la section de
perfectionnement compte 20 magistrats. L'institut a un corps enseignant
de 10 professeurs à temps partiel et 8 agents administratifs.

2.3*10 Ministère des Affaires Administratives


- Ecole Nationale d'Administration Publique (ENAP)
Cette école, située à Rabat, comporte deux cycles de
niveau différent, destinés à la formation des cadres supérieurs de la
fonction publique et de leurs assistants. Au premier cycle, qui dure
- 69 - EM/66

trois ans, ont accès les jeunes gens en possession du baccalauréat et qui
ont réussi l'examen d'entrée. L'accès au deuxième cycle comporte un examen
d'admission réservé aux élèves en possession du diplome final du premier
cycle (ou d'un diplome d'université) et qui ont quatre années de service
dans l'administration. En 1972/73» sur les 233 élèves du premier cycle,
101 sont en première, 6l en deuxième et 62 en troisième année. Au cours de
la troisième année, les élèves se spécialisent dans l'une des branches
suivantes: affaires administratives générales; économie et finances;
service postal, diplomatique, judiciaire et social.

Le cycle supérieur, qui comporte deux années, compte 33 élèves, dont


une femme, en 1971/72.

- Centre de Formation de Dactylographes, Sténodactylographes,


Aides-Comptables et Instructeurs (CFDSACI)
Ce centre est situé à Rabat: le nombre d'élèves atteint
59 en 1972/73« Les candidats doivent tous subir un examen d'admission. Les
études minimales demandées sont: la troisième année de l'enseignement
secondaire pour la sténographie, la deuxième pour la dactylographie.

2.3«H Ministère de la Santé Publique

- Formation d'Aides-Infirmières
Il existe actuellement 16 écoles pour ce type de forma-
tion, qui sont fréquentées par 2.222 élèves. Dans les cinq dernières
années, ces écoles ont formé 2.642 aides-infirmières. La durée de la
formation est de deux années. Sont admis a l'école les candidats qui ont
terminé la troisième année de l'enseignement secondaire et ont réussi un
examen d'admission. On prévoit de créer une ou deux écoles de ce type dans
chaque province.

- Formation des Infirmiers diplômés d'Etat


Il existe actuellement quatre écoles qui offrent cette
formation, auxquelles trois autres vont s'ajouter au début de l'année
scolaire 1973/7^. Le nombre total d'élèves, dans l'ensemble des écoles,
est de ^66, Au cours des cinq dernières années, 392 élèves ont reçu le
diplome d'Etat.

La durée de formation est de deux ans. L'accès à l'école se fait


directement, pour les candidats qui sont en possession du baccalauréat.
Les candidats qui ont accompli la sixième année du secondaire, ou ceux qui
possèdent le diplome d'aide-infirmier et ont deux années de pratique,
doivent passer un examen d'admission. On envisage de créer pour chaque
région une école de ce type.
EFM/66 - 70 -

- Diplome d'Etat pour les Techniciens Médicaux et les


Préparateurs en Pharmacie
Des écoles à Rabat et Casablanca forment les techniciens;
les préparateurs en pharmacie sont formés à Rabat seulement.

Le nombre d'élèves total s'élève à 174 en 1973/74; au cours des cinq


dernières années, 229 diplomes ont été attribués. La formation a une durée
de deux ans et est accessible aux candidats ayant les mêmes qualifications
que ci-dessus.

- Certificat de Compétence Professionnelle (CCP)


La formation dans les branches de l'anesthésie et de
la psychiatrie est donnée à Rabat et à Casablanca, et a Rabat seulement pour
l'obstétrique. Les conditions d'admission sont les mêmes que ci-dessus. Le
nombre d'élèves, dans les deux premières branches, en 1973/74, est de 80;
dans les cinq dernières années, 75 élèves ont reçu un CCP dans les trois
branches (respectivement 44, 21 et 10).

- Ecole de Formation des Cadres de Rabat (EFC)


Dans cette école, la formation dure deux ans: y sont
admis, après avoir passé un examen d'entrée, les candidats qui sont en posses-
sion d'un diplome d'Etat d'infirmier ou de technicien, ou d'un CCP. La forma-
tion comprend, au minimum, une année d'expérience pratique.

L'école compte 88 élèves en 1973/74 et en a formé 74 au cours des cinq


dernières années. On envisage d'introduire d'autres spécialisations dans
les prochaines années. L'Annexe 37 donne des détails sur le personnel formé
à partir de 1969, et le nombre d'élèves inscrits en 1973/74.

2.3.12 Ministère de l'Education Nationale

La formation technique et professionnelle étant placée


sous la responsabilité de plusieurs Ministères, le Ministère de l'Education
nationale administre seulement:

- l'enseignement technique de niveau secondaire, qui mène au


baccalauréat technique ou mathématiques/technique;

- la formation des ingénieurs, auprès de l'Ecole Mohammedia.

Sauf décision contraire de dernier moment, le type d'enseignement


technique secondaire qui aboutissait au DTMÍ/ est en cours d'extinction.

1/ Diplôme de Technicien Marocain.


- 71 - EFM/66

Actuellement, 31 des 298 Icoles secondaires offrent des études techniques;


26 d'entre elles au niveau du deuxième cycle. Le baccalauréat technique ou
mathématiques/technique peut être prépari dans 14 écoles. En 1972/73* 172
élèves préparent le baccalauréat mathématiques/technique, alors que 1,918
et 2.380 respectivement suivent des études dans les sections industrielle
et commerciale préparant soit au baccalauréat technique, soit au DIM.

- Ecole Mohammedia d'ingénieurs (EMI)

Cette école est la seule au Maroc qui forme des ingénieurs


de niveau universitaire. Elle a été crlle en i960 pour former des techniciens
supérieurs en trois années. En 1962, la durle de la formation a Ité portée à
quatre ans et l'accès de l'école fut réservé aux candidats en possession du
baccalauréat mathématiques/technique.

A partir de 1973/7^ les cours sont portés à cinq ans, dont deux années
de tronc commun préparatoire, les trois dernières années Itant consacrles à
une spécialisation.

Elèves inscrits

C o u r s
Annie
1ère année 2ème annle jème année 4ème année 5ème année

1972/T3 123 38 21 583/

1973/74 ioo§/ 98 39 21 (...)

Source: MEN et EMI.


Notes : 1/ Ayant obtenu le baccalauréat en 1973«
2/ Estimation.

L'Ecole Mohammedia organise, en outre, en collaboration avec l'OMS,


un cours de spécialisation d'une année, pour le génie sanitaire et les
problèmes de l'environnement. En 1972/73* 19 élèves ont suivi ce cours.
EPM/66 - 72 -

3. Evolution des dépenses d'éducation et de formation

3.1 Evolution des dépenses d'éducation

Au cours de la décennie 1962-I972, les dépenses budgétaires du


Ministire de l'Education nationale (a prix courants) ont progressé à un
rythme légèrement plus rapide que les dépenses budgétaires totales (7.,9 %
par an contre 7*4 %), leur part dans le Budget Général passant ainsi de
18,1 % en 1962 a 18,9 % en 1972. Le tableau de l'Annexe 8 montre l'évolution
des dépenses d'éducation par rapport à celle du Budget Général et du Produit
Intérieur Brut. Si l'on tient compte des dépenses de formation d'autres
ministères, les dépenses publiques de fonctionnement d'éducation et de forma-
tion atteignaient 25,4 % du Budget Général de fonctionnement en 1970, les
dépenses de fonctionnement et d'investissement ensemble représentaient 19 %
du Budget Général ou 4,2 % du Produit Intérieur Brut. En incluant les dépenses
du secteur privé, les dépenses nationales d'éducation représentaient la même
année 4,7 % du Produit Intérieur Brut (Annexe 11). En moyenne, un peu plus
de 10 % du Budget du Ministère de l'Education nationale étaient, au cours de
la période, consacrés aux dépenses d'investissement.

L'Annexe 10 montre l'évolution depuis I968 des dépenses par niveau


d'enseignement. L'enseignement secondaire et surtout l'enseignement supérieur
ont vu leurs dépenses s'accroître de façon significative, tandis que la
progression de l'enseignement primaire a été fort modeste, sinon "négative"
si l'on considère l'évolution des seules dépenses d'investissement.

L'Annexe 12 donne pour l'année 1970 la ventilation des dépenses de


fonctionnement par catégorie de dépenses pour l'ensemble du budget de
l'éducation nationale et par niveau d'enseignement. Les dépenses en
personnel représentent plus de 87 % des dépenses totales dans l'ensemble,
près de 90 % dans l'enseignement secondaire et plus de 94 % dans l'ensei-
gnement primaire. Bien que l'éventail de salaires du personnel enseignant
ne présente pas de trop grandes dispersions (Annexe l6) - l'indice de salaire,
sur la base 100 du salaire de l'instituteur, est respectivement de 133 et
144 pour un professeur du premier cycle et du deuxième cycle de l'enseignement
secondaire, et de 346 pour un professeur de l'enseignement supérieur - le
salaire annuel brut moyen (plus diverses indemnités) de l'instituteur
représente encore plus de huit fois et demi le Produit Intérieur Brut par
tête. Les dépenses de bourses et autres dépenses sociales représentent
dans l'ensemble environ 9 % des dépenses totales, cette proportion atteignant
près de 44 % dans l'enseignement supérieur. La part qui revient au financement
des dépenses de matériels pédagogiques et autres est ainsi extrêment modeste,
puisqu'elle ne dépasse pas 4 % dans l'ensemble.
- 73 - EPM/66

3.2 Evolution des ooûts unitaires-^

L'Annexe 13 montre l'évolution des coûts unitaires de fonctionnement


de l'enseignement primaire depuis 1968. L'accroissement en dirhams courants
permet déjà de constater une dégradation de la structure des coûts aux dépens
des rubriques "matériel commun" et "matériel spécifique" dont le pourcentage
global est le suivant:

1962 1968 1969 1970 1971 1972

3,4 4,5 3,8 3,7 3,7 4,2

Le relèvement constaté en 1972 est dû principalement au développement des


cantines scolaires et ne permet pas de rattraper, en termes réels, le niveau
de 1968. L'évolution de l'indice des coûts unitaires en dirhams constants
montre qu'il s'agit bien d'une dégradation en valeur réelle des dépenses
unitaires, puisque sur la base 100 en I962, l'indice était de 97 en I968 et
93 en 1972. Les coûts unitaires de l'enseignement secondaire (Annexe 14) ont
connu au cours de la période la même dégradation de la structure des coûts:
les dépenses de matériel passant de 3,6 % des dépenses totales en I968 à
2,6 % en 1972. Les anomalies qu'on peut constater dans l'évolution des coûts
unitaires en personnel: diminution jusqu'en I968, puis augmentation importante
en 1972, sont dues respectivement au recours aux instituteurs pour l'enseignement
dans le premier cycle, et a l'augmentation des salaires intervenue en 1971«
L'Annexe 15 montre pour l'année 1970/71 la structure des coûts unitaires des
principaux établissements d'enseignement supérieur. Contrairement aux ensei-
gnements primaire et secondaire, les coûts unitaires de l'enseignement
supérieur (voir Annexe 15) comprennent aussi les contributions de l'aide
extérieure qui intervient à concurrence de: 1,6 % pour le Droit, 14 % pour
les Lettres, 10,6 % pour les Sciences, 5,8 % pour la Médecine et 31,4 % pour
l'Ecole Mohammedia d'ingénieurs.

3.3 Projections des dépenses d'éducation

Les Annexes l8 et 17 montrent les projections des dépenses de


fonctionnement et d'investissement pour l'éducation et la formation profes-
sionnelle au cours du Plan quinquennal 1973-1977» L'Annexe 9 montre
l'évolution relative de ces dépenses par rapport à celle du Budget Général
de l'Etat et du Produit Intérieur Brut.

L'évaluation des dépenses d'investissement a été basée sur les éléments


suivants :

1/ On pourra consulter, pour plus de détails, L'évolution du système


d'enseignement au Maroc. (Document de travail) IIPE, Paris, mai 1973«
EFM/66 - 74 -

(a) Enseignement primaire:


1 salle de classe: en dur (3/4 des constructions) « 30*500 DH
en préfabriqué (1/4 des cons-
tructions) » 12.500 DH
1 logement de fonction - 35.000 DH
Cantine scolaire (cuisine + dépôt + réfectoire) « 27.780 DH
Internat - 5.800 DH
(par place d'élevé)

(b) Enseignement secondaire:


1 salle de classe: enseignement général » 40.800 DH
enseignement spécialisé » 85.300 DH
1 logement de fonction • 60.000 DH
1 bibliothèque m 50.000 DH
Internat » 5.8OO DH
(par place d'élevé)

Au cours de l'année 1973* une augmentation des prix des matériaux (en
particulier ciment) a eu lieu; son impact sur les bases de calcul précédentes
est évalué à plus de 10 %.

Les dépenses de fonctionnement de l'enseignement supérieur et de la


formation professionnelle ont été estimées en tenant compte de l'implantation
de nouveaux projets ou de l'extension d'établissements existants. La
progression annuelle de ces dépenses sera respectivement de 10,5 % et 34 %.
Le fonctionnement de l'enseignement secondaire et primaire impliquera
respectivement un accroissement annuel des dépenses de 11,8 % et de 6,8 %.
Le coût unitaire de fonctionnement de l'enseignement secondaire atteindra
I.55O DH en 1977 (valeur 1973) ce qui représentera un taux d'accroissement
annuel par rapport a 1973* de 0,7 % seulement. La raison principale en est
la marocanisation quasi complete du personnel enseignant au niveau du premier
cycle vers la fin du Plan. D'importantes économies qui en découleront - le
traitement d'un enseignant étranger représente deux à trois fois celui d'un
enseignant marocain - seront consacrées à l'amélioration de la structure des
coûts. Le même souci a amené les planificateurs à prévoir pour le coût
unitaire de l'enseignement primaire un accroissement annuel de 2,4 % ce qui
portera le montant total de ce coût en 1977 à 355 DH dont 90 % de dépenses de
personnel et 10 % de dépenses de matériels. Malgré l'augmentation du coût
unitaire, le taux de croissance des dépenses de fonctionnement de l'enseignement
primaire se trouvera être le plus faible (6,8 % par an) en comparaison avec les
taux prévus pour l'enseignement secondaire (11,8 %), l'enseignement supérieur
(10,5 %) et les formations professionnelles (34 %).

A la fin du Plan (Annexe 9) le total des dépenses d'investissement pour


l'éducation atteindra 9,1 % des dépenses publiques d'équipement (14,5 % en
moyenne pour l'ensemble de la période); celui des dépenses de fonctionnement
représentera 28,2 % du budget courant de l'Etat (25,4 % en 1970); le total des
dépenses publiques d'éducation s'élèvera a concurrence de 22,1 % du Budget Général
de l'Etat (19 % en 1970) ou de 6,3 % du PIB (4,2 % en 1970).
EFM/66

LISTE DES ANNEXES

1. Carte administrative.
2. Carte indiquant le nombre d'écoles et d'effectifs scolaires par région,
1972/73 -

Population, Emploi et Besoins de Formation

3. Projections démographiques, 1971-1990.


4. Nombre de cadres par secteur en 1971«
5. Plan de formation du personnel qualifié par organisme de tutelle au
cours de la période quinquennale 1973-1977»
6. Balance besoins-ressources en cadres pour la période quinquennale
1973-1977 par type de formation.

Economie et Finances

7. Grandeurs économiques caractéristiques.


8. Produit Intérieur Brut, Budget général et dépenses budgétaires en
matière d'éducation.
9. Evolution comparée des projections des dépenses d'éducation, dépenses
publiques et du PIB.
10. Evolution des dépenses budgétaires du Ministère de l'Education nationale,
par niveau d'enseignement 1968-1972.
11. Dépenses publiques et nationales d'éducation en 1970 par source.
12. Dépenses de fonctionnement du Ministère de l'Education nationale en 1970
par niveau d'enseignement et catégorie de dépenses.
13. Evolution des coûts unitaires de l'enseignement primaire.
14. Evolution des coûts unitaires de l'enseignement secondaire.
15. Coûts unitaires de l'enseignement supérieur.
16. Echelle de salaires du personnel enseignant marocain en 1973«
17. Projection des dépenses d'investissement pour l'éducation et la
formation.
18. Projection des dépenses de fonctionnement de l'éducation et de la
formation.

Education et Formation

19. Organigramme de structure 1973/74.


20. Pyramide scolaire 1972/73«
21. Organigramme du Ministère de l'Education nationale.

1973/74.
23. Analyse du rendement de l'enseignement primaire public.
24. Evolution des effectifs de l'enseignement primaire, secondaire (public-
privé), par sexe, et universitaire, 1968/69-1972/73«
EPM/66 - 76 -

25. Taux de scolarisation dans l'enseignement primaire par province en 1971.


26. Analyse du rendement de l'enseignement secondaire du premier cycle
(public moderne).
27. Analyse du rendement de l'enseignement secondaire du deuxième cycle
(public moderne type marocain bilingue).
28. Enseignement secondaire public moderne. Répartition du personnel
enseignant en matières littéraire et scientifique par nationalité, par
cycle et par qualification, 1972/73.
29. Effectifs globaux des étudiants de l'enseignement supérieur par groupe
de spécialité, nationalité et sexe, 1972/73.
30. Etudiants marocains de l'enseignement supérieur boursiers du Ministère
de l'Education nationale à l'étranger, 1972/73.
31. Balance des besoins et ressources en enseignants scientifiques et
littéraires du deuxième cycle secondaire public (1973/74-1977/78).
32. Formation en dehors des Ministères de l'Education nationale et de
l'Agriculture.
33« Ecole Pratique des Mines de Touissit: Effectifs et diplômés depuis
1968 et projections pour la période du Plan 1973-1977.
34. Ecole Nationale des Postes et Télécommunications: Effectifs 1967/68-
1972/73.
35« Ministère des Travaux publics: Effectifs depuis 1968 et projections
pour la période du Plan 1973-1977.
36. Centres de Formation professionnelle: Effectifs depuis 1968 et
projections pour la période du Plan 1973-1977.
37. Ministère de la Santé publique: Personnel formé et effectifs 1973/74.
38. Organigramme de la formation des cadres, Ministère de l'Agriculture
et de la Réforme agraire.
39. Effectifs de l'enseignement agricole, 1972/73«
40. Plan de formation d'agents techniques de l'agriculture, 1973-1977«
41. Plan de formation d'ingénieurs et d'adjoints techniques d'agriculture
et assimilés, 1973-1977.
42. Enseignement agricole: Exemple d'horaire - Ecole d'Horticulture de
Meknès.
43. Enseignement agricole: Composition du corps professoral.
44. Enseignement agricole: Répartition des élèves selon leur choix et par
école, 1971/72.
45. Enseignement agricole: Liste des départements de l'institut Agronomique
et Vétérinaire Hassan II.
46. Enseignement agricole: Données succinctes sur la province de Meknès.
47. Caractéristiques principales du projet de développement rural intégré
de Meknès.
48. Emetteurs de radio et de télévision aux environs de Meknès.
49. Projet d'éducation extra-scolaire liée à des objectifs de développement
rural.
EFM/66
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Annexe 4

NOMBRE DE CADRES PAR SECTEUR EN 1971

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(en milliers) actifs

Primaire I.988 140 90 230 1,2

Secondaire 593 I.232 I.252 2.484 41,9

Tertiaire I.050 8.046 6.747 14.793 141,0

Total 3.631 9.418 8.O89 17.507 48,2

Sources : 1. Recensement général de la population et de l'habitat en 1971»


résultats du sondage au dixième. Direction de la Statistique.
2. Mission de préinvestissement préalable à la réforme des
enseignements supérieurs, Unesco, décembre 1973.
EM/66
Annexe 5

PLAN DE FORMATION DU PERSONNEL QUALIFIE FAR ORGANISME DE TUTELLE


AU COURS DE LA PERIODE QUINQUENNALE 1973-1977

Agents de Agents Agents


Organisme de tutelle
Maîtrise Qualifiés Spécialisés

Secrétariat d'Etat au Plan, au


Développement Régional et à la
Formation des Cadres 543 516
Secrétariat d'Etat à la Promotion
Nationale, à l'Entraide Nationale
et à l'Artisanat 153 488 4.742
Ministère des Affaires Adminis-
tratives - 125 250
Ministère de l'information - - -
Ministère du Tourisme 860 2.030 -
Ministère de la Justice 175 750 -
Ministère de l'Intérieur 1.826 I.292 4.024
Ministère de l'Urbanisme - - -
Ministère du Commerce, de
l'industrie, des Mines et
de la Marine Marchande 665 I.816 I.85O
Ministère de l'Agriculture et
de la Réforme Agraire I.580 2.667 8.56O
Ministère des Travaux Publics 672 1.044 -
Ministère des P.T.T. 422 1.427 405
Ministère de l'Education
Nationale _ _ _

Ministère du Travail et des


Affaires Sociales 1.748 6.278 6.409
Secrétariat d'Etat à la Jeunesse
et aux Sports 220 390 1.4o4
Ministère de la Santé Publique I.532 3.313 -
Autres Ministères 741 2.040 8.160

Total 11.137 24.176 35.804

Source ; Plan de développement économique et social, 1973-1977»


EM/66
Annexe 6 BALANCE BESOINS -RESSOURCES EN CADRES POUR LA PERIODE
QUINQUENNALE 1973-1977 PAR TYPE DE FORMATION

(chiffres arrondis)

Excédent (+) Excédent ou


Type de formation Ressources Besoins ou déficit en
déficit (-) % des besoins

Faculté de Droit, économie et


établissements assimiles 3.100 2.900 + 200 + 7
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Faculté des Lettres et établis-
sements assimiles 2.500 2.700 - 200 - 7
Ecoles d'ingénieurs 2 / 500 1.300 - 800 - 61
Faculté des Sciences 270 1.200 - 930 - 77
Techniciens supérieurs -' 500 800 - 300 - 38
Faculté de Médecine 510 900 - 390 - 43
Etablissements a caractère
agronomique 5f 710 900 - 190 - 21
Pharmaciens —' - 170 - 170 - 100
Dentistes *^ - 70 - 70 - 100

Sources: (a) Les ressources ont été calculées dans le rapport précité, sauf pour les
ingénieurs et les techniciens supérieurs où les chiffres ont été actualisés
par la Mission. Ces chiffres reflètent la capacité de production du système
de formation dans le pays et ne tiennent pas compte des étudiants à l'étranger.
(b) Les besoins ont été calculés d'après la méthode (décrite dans le texte)
utilisée dans le rapport "Etude de pré-investissement préalable à la réforme
de l'enseignement supérieur au Maroc", Unesco, août 1973» sauf pour les
médecins dont les besoins ont été évalués suivant l'objectif d'un médecin
pour 4.000 habitants en 1992, et pour les agronomes et assimilés pour lesquels
on dispose d'estimations faites par le Ministère de l'Agriculture. Ces der-
nières ont été établies à partir des normes d'encadrement et intéressent
notamment la division de la vulgarisation et la direction de l'élevage. Pour
la division de la vulgarisation, les calculs ont été effectués à partir des
ratios suivants: 1 agent de vulgarisation de base (agent ou adjoint technique)
pour 700 exploitants en zones extensives, 500 en zones semi-intensives a
pluviométrie supérieure ou égale à 350 mm, et 300 en zones intensives
aménagées; 1 ingénieur pour 5 agents de vulgarisation. Pour la direction
de l'élevage l'objectif d'ici la fin du quinquennat est de passer de 82.000
unités de gros bétail par vétérinaire a 38.000, les normes couramment admises
en pays d'élevage extensif se situant aux alentours d'un vétérinaire pour
25.OOO à 3O.OOO unités de gros bétail. Concernant les estimations des besoins
des services administratifs, il est difficile de formuler une appréciation
critique totalement fondée. Tout au plus peut-on signaler que le renforcement
prévu de la recherche agronomique et de l'enseignement agricole (principalement
l'enseignement supérieur) est particulièrement important puisque ces structures
sont appelées à regrouper à l'avenir plus du tiers des ingénieurs d'Etat et
le quart de l'ensemble des ingénieurs agronomes et vétérinaires marocains.
Notes: y Etablissements assimilés: Ecole Nationale d'administration publique, Institut
National de statistique et d'économie appliquée, Institut Supérieur de commerce
et d'administration des entreprises.
Etablissement assimilé: Centre de formation de Journalistes.
% Ecole Mohammad!a d'ingénieurs, Ecole des Travaux publics, Ecole Nationale de
l'industrie minérale, Ecole Nationale des postes et des télécommunications.
v Ecole des Mines de Marrakech, Ecole Nationale des postes et des télécom-
munications et Centre de formation des techniciens de l'aéronautique civile
et de la météorologie.
Institut Agronomique Hassan II, Ecole Nationale des travaux ruraux et topo-
5/ graphique, Institut de Technologie alimentaire, Ecole Nationale d'agriculture,
Ecole Nationale forestière.
Il n'existe pas de structure locale de formation.
EFM/66
Annexe 7
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Annexe 9

EVOLUTION COMPAREE EES PROJECTIONS EES DEPENSES D'EDUCATION,


DEPENSES PUBLIQUES ET DU PIB

(en millions de dirhams 1973)

1973 1974 1975 1976 1977

Production Intérieure Brute 19.560 21.027 22.604 24.299 26.121


Produit Intérieur Brut 22.136 23.860 25.720 27.727 29.891
Recettes ordinaires 4.163 4.652 5.205 5.823 6.529
Taux fiscal (recettes
ordinaires en % de la 21,3 22,1 23,0 23,9 25,0
Production Intérieure Brute)
Dépenses publiques de
fonctionnement 3.958 4.343 4.765 5.230 5.739
Dépenses oubliaues d'équipement I.800 2.000 2.210 2.450 2.740

Total des dépenses publiques 5.758 6.343 6.975 7.680 8.479

Dépenses de fonctionnement
de l'éducation I.036 I.I68 1.297 I.496 I.620
En % des dépenses publiques
de fonctionnement 26,2 26,7 27,2 28,6 28,2
Dépenses d'investissement de
l'éducation 328 436 349 259 250
En % des dépenses publiques
d'équipement 18,2 21,8 15,8 10,6 9,1
Dépenses publiques d'éducation 1.364 1.604 1.646 I.755 I.870
En % des dépenses publiques 23,7 25,3 23,6 22,9 22,1
En % du Produit Intérieur Brut 6,2 6,7 6,4 6,3 6,3
— — — — .
Source; Plan de développement économique et social 1975-1977.
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PROJECTION DES DEPENSES EË FONCTIONNEMENT
D'EDUCATION ET DE FORMATION

(en milliers de dirhams 1975)

1973 1974 1975 1976 1977

Enseign. primaire-^ 403.000 432.OOO 464.000 496.OOO 524.000

Enseign. secondaire^ 470.000 539.500 594.500 708.OOO 735.000

Enseign. supérieur 97.300 107.500 118.800 131.400 145.300

Formations profes-
sionnelles 66.000 89.OOO 120.000 161.OOO 216.000

Total I.036.300 I.I68.OOO 1.297-300 I.496.400 I.620.300

Source: Plan de développement économique et social 1973-1977.


Note : 1/ y compris la formation des cadres.
EFM/66
ORGANIGRAMME DE STRUCTURE 1973-1974 Annexe 19

1 2 3 5 6 7

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Enseignement secondaire
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E.R.I. Ecole des ingénieurs


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Sc.-Math. Fac. des sciences (Lie) (DES)

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Se. Exp. Inst, agron. - vétérinaire


5 i 6 2 , 3 , 4 , 5 , 6

CES Economie
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Let. Fac. des lettres (Lie) (DES)


1 . 2 , 3 , 4 , 5 , 6

Let. Ara. Fac. des sc. juridiques, éco. etSQç.


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Tech. C . P. R . | _ c ENS. - C
5 i 6 1 I 2 r

L'niver. Quar. (Lie) (DES)i


1 I 2 i 3 i 4 i 5

FORMATION SPECIALISEES¿

Notes d'explications:

1. Selon le plan 1973-1977, la classe


d'observation deviendra la première
1 2 1 2 3 année du premier cycle.

I 2. Pour (es détails, voir annexes:

1 2 1 2 BAC
ERI
- Baccalauréat
- Ecole régionale d'instituteurs
CPR - Centres pédagogiques
régionales
ENS - Ecole normale supérieure
CEP - Certificat de fin d'étude primaires
Ex. - E x a m e n d'entrée
CES - Certificat d'enseignement
secondaire
C - Certificat
• 1 2 Lie - License
DES - Diplôme d'études supérieures

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EFM / 66
Annexe 20
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EM/66
Annexe 22

HORAIRES ANNUELS DE L'ENSEIGNEMENT DES 1er ET 2ème DEGRES - 1973/74

Secondaire général (moderne)


Primaire 2eme cycle
Discipline
1er cycle
Sciences/Math Lettres mod.
Heures % Heures % Heures % Heures *

Matières littéraires
Arabe 1.467 33,3 1.024 26,5 320 10,8 800 26,9
Français 915 20,8 928 24,0 288 9,7 480 16,1
Histoire et Géographie 120 2,7 352 9,0 192 6,5 384 12,9
Enseignement religieux 848 19,3
2ème langue étrangère 352 11,8 480 16,1
Pensée musulmane 32 1,1 64 2,2
Philosophie 64 2,0 192 6,4

Total 3.350 76,1 2.304 59,5 1.248 41,9 2.400 80,6

Matières scientifiques
Calcul 725 16/5
Sciences et technologie
appliquée 48 1,1
Mathématiques 704 18,2 768 25,8 224 7,5
Sciences naturelles 192 5,0 160 5,4 64 2,2
Sciences physiques 128 3,3 512 17,2

Total 773 17,6 1.024 26,5 1.440 48,4 288 9,7

Autres matières
Disciplines d'éveil 277 6,3
Dessin/Musique 64 1,7 96 3,2 96 3,2
Education physique 352 9,0 192 6,5 192 6,5
Couture, Enseignement
ménager (filles) 128 3,3

Total 277 6,3 544 14,0 288 9,7 288 9,7

Total général 4.400 100 3.872 100 2.976 100 2.976 100

Source : Basé sur les données du Ministère de l'Education nationale.

Base : 32 semaines par année scolaire.


EFM/66
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EFM/66
Annexe 26
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EFM/66
Annexe 27
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EFM/66
Annexe 28
ENSEIGNEMENT SECONDAIRE PUBLIC MODERNE.
REPARTITION DU PERSONNEL ENSEIGNANT EN MATIERES LITTERAIRE ET SCIENTIFIQUE
PAR NATIONALITE, PAR CYCLE ET PAR QUALIFICATION , 1972/73.
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Titulaire
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Stagiaire

Suppléant
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4 220-2 034 802 -1888 1250-1060 103-944
(67,5%)(32,5%) (29,8%) (70,2%) (54,1%) (45,9%) (9,8%) (90,2%)
Matières : littéraires scientifiques littéraires scientifiques
1er CYCLE 2eme CYCLE
I
Source : Ministère de l'Education nationale. Statistiques de l'Enseignement secondaire, technique et original, 1972/73.
EFM/66
Annexe 29

EFFECTIFS GLOBAUX DES ETUDIANTS D'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


PAR GROUPE DE SPECIALITE, NATIONALITE ET SEXE, 1972/75

Marocains Etrangers Total


Spécialités H+F F H+F F H+F F

Lettres •• • ••• •• • •• • 5.159 1.207


Education 1.594 504 I.594 504
Beaux-Arts
Droit ••• ••• ••• ••• 4.100 445
Sciences Sociales •• • •• • •• * ••• 6.O85 787
Sciences Exactes et
Naturelles 1.144 170 S3 9 1.207 179
Sciences de l'ingénieur 752 15 45 2 777 15
Sciences Médicales 2.508 555 78 19 2.586 554
Agriculture 625 10 17 640 10
Autres 218 16 254

Total ... ... ••• • • • 22.582 5.499

Source : Ministère de l'Education nationale, Statistiques des Etablissements


de l'Enseignement du 5eme Degré, 1972/75«
EFM/66
Annexe 30
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EFM/66
Annexe 32

FORMATION EN EEHORS DÛ MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE ET DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE

Niveau et Effectifs 1972/73


Ministère de tutelle Etablissement Nbre. Post- Post-
Universitaire Secondaire
Secondaire Primaire

Commeroe, de l'industrie, ISCAE 1 189 -


des mines et de la marine ENIM 1 51
marchande EMM 1
EPMT 1 65
ENOMM 1 78
EAM S&A 2 50 65

P.T.T. ENFT 1 24 - - -
Secrétariat d'Etat chargé INCT 1 260
de la promotion de Centres d'Apprentissage 65 - - 2.000
l'artisanat

Travaux publics ENTP 1 77


ETPC 1 - 63 -
CFTACM 1 109

Tourisme 1ST 1 50 - :
LEH R.T&M 3 459

Travail, des affaires Formation d'ouvriers pour


sociales, de la Jeunesse 1'industrie 14 1.253
et des sports Formation d'employés de
bureau 6 - 500
Formation des tailleurs 8 835
DJFCT 1 110 183
Formation d'animateurs pour
la Jeunesse 3 121

Finances Inspecteurs des finances 1 20 - - -


et comptables

Planification et INSEA 1 151 92 - -


développement régional

Justice INEJ 1 150 - - -

Intérieur ARP 1 236


Centres d'Instruction 3 2.717
CRP 1 218

Affaires administratives ENAP 1 266 - -


CFDSACI 1 59

Santé publique Formations d'infirmiers brevet, 16 - 2.222 -


Formation d'infirmiers d'état
et techniciens 4 712
EFC 1 90

Total Général 144 I.O56 1.004 5.344 2.900


+ 3.171 non -classés

Source : Ministère de l'Education nationale.


Note Les établissements sous la tutelle de l'armée ne
sont pas compris.
ISCAE - Institut supérieur de commeroe et 1ST Institut supérieur de tourisme.
d'administration des entreprises. Les Ecoles hStelières - Rabat, Tanger
ENIM - École nationale de l'industrie minérale. LEH R,T&M et Marrakech.
EMM - Ecole des mines de Marrakeoh. Institut national de formation des cadres
EPMT - Ecole pratique des mines de Touissit. DJFCT techniques.
ENOMM - Ecole nationale des officiers de la marine Institut national de statistique et
marchande. INSEA d'économie appliquée.
EAM S&A - Ecole d'apprentissage maritime de Safi et Institut national d'études Judiciaires.
d'Agadir. INEJ Académie royale de police.
ENFT - Ecole nationale des postes et télé- ARP Centre royal de perfectionnement.
communications. CRP Ecole nationale d'administration publique.
INCT - Institut national du cuir et du textile. ENAP Centre de formation des dactylographes,
CFDSACI des sténodac'tylographes, d'aides-
ENTP - Eoole nationale des travaux publios.
comptables et d'instructeurs.
ETPC - Ecole des travaux publios et des communications.
Ecole de formation des oadres.
CFTACM - Centre de formation des techniciens de l'aéro- EFC
nautique civil et de la météorologie.
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Annexe 33
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Annexe 35

MINISTERE EES TRAVAUX PUBLICS


EFFECTIFS DEPUIS 1968 ET PROJECTIONS
POUR IA PERIODE DU PIAN 1973-1977

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1968/ 1969/ 1970/ 197.1/ 1972/
pour le Plan
Etablissement -~--~^_^^ 69 70 71 72 73 1973-1977

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.Génie Civil - 32 207
•Electricité - 13 112
.Mécanique 40
Total - - -• 78 77 359

ETPC .Adjoints
techniques 17 26 23 32 262
.Conducteurs
de Chantiers 34 31 35 30 31 427

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spécialisés 23 24 20
.Adjoints
techniques 20 20 31 41 28

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-Cire. .Adjoints
Aéri- techniques
enne spécialisés 12 14 26 26 17
.Adjoints
techniques 7

s/total 12 14 26 26 24

Total 50 52 95 118 109 254


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Source ; Ministère des Travaux publics.
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EFM/66
Annexe 38

ORGANIGRAMME DE LA FORMATION DES CADRES


Ministère de l'Agriculture et de la Réforme Agraire

1 ngén ieu r agron o m e


(toute option)

Ingénieur de
Formation génie rural
Institut a g r o n o m i q u e et
d'ingénieurs
vétérinaire Hassan II Ingénieur des
d'Etat
eaux et foréti

Médecin vétérinaire

Ingénieur des
travaux ruraux
Ecole d'ingénieurs des
travaux ruraux et
Ingénieur géomètre
géomètres - Rabat

Ecole nationale Ingénieur dei


d'agriculture travaux agricole«
Formation Meknes
d'ingénieurs
d'application Ecole nationale
Ingénieur des
forestière d'ingénieurs -
travaux forestiers
Sale

Ecole nationale de
technologie alimentaire - ingénieur de
Rabat technologie alimentaire

Ecole d'agriculture -
Ellouizia

Ecoles Ecole d'agriculture de Adjoint technique


d'agriculture Souihla - Marrakech agricole

Ecole d'agriculture de
Zraieb - Berkane

Adjoint technique
de génie rural
Ecole de génie rural et
Adjoint technique
de topographie - M e k n e s
de topographie

Ecole royale d'élevage - Adjoint technique


Kenitra d'élevage

Ecoles Ecole royale Adjoint technique


spécifiques forestière - Sale des eaux et forêt«

Ecole de mécanique
agricole - Adjoint technique de
Sidi Bouknadel mécanique agricole

Ecole d'horticulture - Adjoint technique


Meknes horticole

Centre de la Chaouia -
Benahmed

Centre
Centre de Tif let Agent technique
de formation agricole
agricole
Centre de
Sahel Boutahar

Centre de formation Centre de Fouarat -


Agent technique
topographique Kenitra topographe

Centre de Centre professionnel de


formation agricole Sidi M o h a m e d El Koudia

Centre de Centre de Fouarat - Agent technique


formation d'élevage Kenitra d'élevage

Centre de formation Ecole royale Agent technique


des eaux et forêts forestière -Sale des eaux et forétt

Source: Direction de l'enseignement agricole et de la formation professionnelle.


EFM/66
Annexe 39
EFFECTIFS EE L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE
ANNEE 1972773

Nombre
1ère année 2ême année 3ème année 4èroe année 5ème année Sème année Total
d'écoles

I - Enseignement supérieur
(AFE3t^
Institut agronomique et vétérinaire
Hassan II 1 219 61 52 46 37 18 214

Ecole nationale d'agriculture de


Meknès 1 - 41 28 33 _ - 102

Ecole nationale forestière de Salé 1 - 22 16 22 - - 60

Ecole nationale des travaux ruraux


et de topographie 1 - 26 20 - - - 46
Ecole nationale de technologie
alimentaire 1 - - - - _ - 0

Ecoles étrangères (bourses)


Agronomes - 18
Ingénieurs des travaux agricoles - 2
Ingénieurs des travaux forestiers - - - - 2
Vétérinaires - 63

Nombre d'écoles 1ère année 2ème année Total

II - Formation de techniciens

1. Formation d'adjoints techniques


(2 ans)
Ecoles d'agriculture 3
Ellouizia 55 18 73
Souihla-Marrake ch 47 17 64
Zraïsb-Berkane 17 19 36
Eoole du génie rural et de
topographie de Meknès 1 44 28 72
Eoole d'horticulture de
Meknès 1 56 19 75
Ecole de mécanique agrioole
de Bouknadel 1 45 37 82
Ecole royale d'élevage de
Kenitra 1 50 23 73
Ecole royale forestière de
Salé 1 25 24 49

Total des écoles d'adjoints


techniques 8 339 185 524

2. Centres de formation d'agents


techniques (1 an)

Centres de formation agricole-' 3 90 - 90


Centre de formation d'élevage 1 41 - 41
Centre de formation d'agents
forestiers 1 — _ .
Centre de formation de topographes 1 37 - 37
Total des centres de formation
d'agents techniques 6 168 - 168

Source : Document MARA-DEAFP. Formations relevant du Ministère de l'agriculture et de la réforme agraire. Septembre 1973.

Note : 1/ Il est prévu la oréation de trois nouveaux centres de formation agricole au cours du Plan 1973-1977.
EFM/66
Annexe 40

PIAN DE FORMATION D'AGENTS TECHNIQUES D'AGRICULTURE, 1973-1977

Plan Plan 1973-1977 Total


Agents I956-
1968- Plan
techniques 1967
I972 1973 1974 I975 I976 1977 1973-
. 1977

Agri culture-^ 90 118 300 300 300 I.IO8

Elevage 41 200 200 200 200 841


1

Eaux et forêts 25 25 25 25 100


1

1
1
1

Génie rural 30 30 30 30 120


1
1

Topographie 37 40 40 40 40 197
1

Sources : - Documents préparatoires au plan Enseignement agricole 1973-1977 -


notamment Commission de l'Agriculture et des Barrages - Groupe 6 -
Rapport du sous-groupe Formation - avril 1972.

- Document MARA-DEAFP Formations relevant du Ministère de


l'Agriculture et de la Réforme agraire - septembre 1973»

Note : l/Crlation prévue de trois centres complémentaires. Ouverture en


octobre 1974. Effectifs prévus dans l'hypothèse ou le cycle de
formation d'agents techniques agricoles serait réduit a un an
au lieu de deux actuellement.
EFM/66
Annexe 4l
H cd ON
92

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199

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Ingénieurs d'application

Technologie alimentaire
Ingénieurs agronomes

Adjoints techniques

Mécanique agricole
S

Travaux ruraux et
Ingénieurs d'Etat
a

Eaux et forêts

Eaux et forêts
Catégorie

Vétérinaires

topographie

Horticulture

Génie rural
Topographie
Agriculture
Agriculture

Elevage

Total
Total
Total
o
EPM/66
Annexe 42

ENSEIGNEMENT AGRICOLE

EXEMPLE D'HORAIRE: ECOLE D'HORTICULTURE DE MEKNES

Travaux
Cours
pratiques
1ère 2ème 1ère 2ème
année année année année

Enseignement général 280 h 30 h 18 h 18 h

Enseignement technique 320 h 465 h 355 h 320 h

Enseignement en sciences
économiques et sociales 45 h 220 h

Sports et santé 105 h 90 h

Total 750 h 805 h 373 h 338 h

Source ; Ministère de l'Agriculture.


Note : Deux stages par an: l'un de 4 semaines en avril,
l'autre de 3 semaines en été, dans des exploitations
maraîchères privées.
EM/66
Annexe 43

ENSEIGNEMENT AGRICOIE

COMPOSITION DU CORPS PROPESSORAL

Ingénieurs, Ingénieurs Adjoints et


d'Etat agents Total
d'application techniques

Ecole d'Agriculture
d'Ellouizia 3 5 7 15
Ecole d'Agriculture
de Souihlo 4 1 8 13
Ecole d'Agriculture
de Zraieb - 3 5 8
Ecole du Génie Rural
et de Topographie de
Meknès 2 2 8 12
Ecole d'Horticulture
de Maknès 1 4 4 9
Ecole de Mécanique
agricole à Sidi
Bouknadel 1 6 8 15
Ecole Royale
d'Elevage de
Pouarat 4 - 9 13

Source; Ministère de l'Agriculture.


EPM/66
Annexe 44

ENSEIGNEMENT AGRICOLE

REPARTITION PES ELEVES SELON LEUR CHOIX ET PAR ECOLE, 1971/72

N. Ecoles—' Institut Hassan II Ecole Ecole


Ecole
Nationale Nationale
Médecine Nationale
Agronomie des Travaux d'Agricul- Total
Choix^v vétéri- Forestière
Ruraux et ture de
exprimés N. naire de Salé
Topographie Meknès

1er choix 42 14 9 3 3 71

2ème choix 4 3 7 5 19

3ème choix 4 5 11 20

4ème choix 10 13 23

5ème choix 8 8

Total 42 18 16 25 4o 141

Source; Compte rendu d'activités de l'iNAV Hassan II, octobre 1971 - septembre 1972.
Note : 1/ Non encore créée à l'époque, l'Ecole Nationale de Technologie
Alimentaire n'est pas mentionnée ici.
EFM/66
Annexe 45

ENSEIGNEMENT AGRICOIE

LISTE DES DEPARTEMENTS DE L'INSTITUT AGRONOMIQUE


ET VETERINAIRE HASSAN II

1. Département sciences du milieu


écologie végétale et bioclimatologie
géologie - pédologie
sciences du sol et agro-pédologie
analyse des sols

2. Production végétale
agriculture - agronomie
physiologie végétale
amélioration des plantes
phytiatrie avec 4 laboratoires:
phyto-pathologie
zoologie
virologie
microscopie électronique

3. Productions animales
amélioration génétique
alimentation animale
unités de production
parasitologic

4. Equipement
génie rural

industries alimentaires

5. Sciences humaines

6. Stages

7» Nutrition humaine et biochimie


Par ailleurs, la section vétérinaire nouvellement créée comprend les
départements suivants:
anatomie
physiologie
histologie - anatomie pathologique
biochimie
parasitologie
microbiologie
pathologie médicale
pathologie de la reproduction
hygiène et inspection des denrées
Source; Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II.
EFM/66
Annexe 46

DONNEES SUCCINCTES SUR IA PROVINCE DE MEKNES

La population estimée en 1971 à quelque 76O.OOO habitants (5 % de


la population totale marocaine) est répartie de façon sensiblement égale
entre la ville et la campagne. Les deux p8les d'attraction urbains prin-
cipaux sont Meknès (250.000 habitants) et Fes (325.000 habitants) capitale
de la province voisine. Il existe par ailleurs un réseau de petites villes
et bourgs, centres secondaires d'activités économiques locales pouvant être
développées.

Au plan scolaire, la province de Meknès se situe au-dessus du taux


moyen national de scolarisation, ceci tenant plus à l'importance relative
de la population urbaine de la province qu'à une meilleure scolarisation
des campagnes.
_ population scolarisée
population totale
- moyenne nationale 8,0 %
- province de Meknès 9,Q %
- taux les plus forts (préfecture de Casablanca 15*0 %
(préfecture de Rabat 13,5 %
- taux les plus faibles (province de Ouarzazate 4,6 %
(province de Marrakech 5,0 %
- province d'OuJda (répartition population urbaine/
population rurale sensiblement identique à celle
de Meknès) 11,0 %

La région possède un réseau relativement important d'établissements


et de centres de formation agricole:

- l'Ecole Nationale d'Agriculture de Meknès,


- les Ecoles Régionales d'Horticulture et de Génie Rural-Topographie,
- le Centre Régional d'Animation et de Formation Agricole (CRAFA)
à Bouderbala destiné à la formation de jeunes ruraux et au perfec-
tionnement des agents de vulgarisation agricole,
- sept Centres de Travaux, unités de base de la vulgarisation.

L'émetteur radio de Sebaa-Aioun près de Meknès diffuse les programmas


nationaux sur trois chaînes (chaîne A en langue arabe, chaîne B en français,
chaîne C en berbère, espagnol et anglais) ainsi que des programmes régionaux.
L'ensemble de la province reçoit ces émissions et l'emploi de récepteurs
transistors est généralisé dans les campagnes.
EPM/66
Annexe 46
page 2

Un émetteur de television est installé à Zerhoum. Il diffuse le programme


national. Les émissions sont reçues dans la plus grande partie de la province
mais l'équipement des campagnes en récepteurs reste.encore faible.

Les types d'agriculture sont variés: agriculture pluviale traditionnelle


ou moderne à base de céréales, de légumineuses et de vigne. Zones de culture
irriguées autorisant l'arboriculture et le maraîchage. Pratique assez géné-
rale de l'élevage bovin et ovin surtout chez les petits et moyens exploitants.

La terre est inégalement répartie entre les différents exploitants


agricoles. La majeure partie d'entre eux cultivent une superficie inférieure
ou égale à 4 hc. Par ailleurs, une partie importante de la population rurale
est composée de paysans sans terre vivant d'emplois occasionnels.

La production d'une exploitation de 4 ha menée selon les modes


traditionnels en zone de culture sèche assure la subsistance d'une famille
rurale de 5-6 personnes et fournit un revenu monétaire de quelque 150 DH
(soit 30 $.EU). Pour accroître ce maigre revenu les exploitants effectuent
à l'extérieur (chantiers de Promotion Nationale - travail salarié sur des
exploitations plus importantes) un certain nombre de journées de travail
qui leur sont rétribuées au taux moyen de 5 DH par jour.
EFM/66
Annexe 47

CARACTERISTIQUES PRINCIPALES DU PROJET DE


DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE DE MEKNES

Le projet, dont le financement a été demandé" au groupe de la Banque


mondiale, s'étend sur quatre communes rurales du cercle d'El Hajeb au Sud-
Est de Meknès. Il concerne globalement une population rurale de 65«000
personnes (1/6 de la population rurale de la province) regroupées en 11.700
foyers.

La répartition socio-professionnelle de cet ensemble humain est actuelle-


ment la suivante:

- 4.600 exploitants agricoles pour 57.600 ha de terres cultivées


. 3«150 cultivant une superficie agricole comprise entre 0 et 10 ha
(2.000 en zones de culture sèche
(1.150 en terres irriguées
I.25O une superficie comprise entre 10 et 50 ha
. 200 une superficie supérieure ou égale à 50 ha

- 5»600 ouvriers agricoles (permanents: 1.100

(occasionnels: 4.500

- 8OO employés du secteur tertiaire

- 700 "sans emploi".


S'inscrivant dans le cadre de la politique de réforme agraire le projet
a pour objectif la constitution d'exploitations agricoles viables (critère:
revenu annuel d'environ 800 EU.$) par remembrement, aménagement et mise en
culture de nouvelles terres, agrandissement de certaines exploitations
existantes et création de nouvelles, attribuées à d'actuels paysans sans
terre.

Ainsi la superficie cultivée passera de 57.600 à 80.550 ha et le nombre


des exploitations toutes "viables" s'élèvera à 6.230 par:

la création de 1.630 exploitations nouvelles (750 en cultures sèches,


880 orientées vers la culture maraîchère) attribuées à d'actuels
ouvriers agricoles,
l'agrandissement et le remembrement de 1.700 exploitations anciennes
de cultures sèches.
EPM/66
Annexe 47
page 2

Par ailleurs l'obligation de mise en valeur faite aux nouveaux exploitants


procurera un total approximatif de 1.200.000 journées de travail aux 4.000
chefs de famille restant sans terre après le riaménagement.

Un encadrement technique renforcé sera mis en place et les 5*330


exploitants concernés directement par le projet constitueront 130 coopératives
• de la réforme agraire, elles-même rassemblées en une quarantaine de groupements,
supports d'activités visant à l'organisation de la production, de la
distribution du crédit et de la commercialisation.

Le projet prévoit en outre le renforcement de l'infrastructure et de


l'équipement économique et social notamment au niveau d'"agro-villages",
sièges des groupements de coopératives et centres d'activités économiques
locales liées à l'accroissement de la production agricole et créatrices de
nouveaux emplois.
EFM/66
Annexe 48

EMETTEURS DE RADIO ET DE TEIEVTSION AUX ENVIRONS DE MEKNES

1. Radio

Emetteurs de Sebaa Aïoun (Meknès)

Chaîne A (langue arabe) 21 heures par jour de 06.00 à 03.00 h.

Un émetteur ondes moyennes 4-91 m (6ll Khz) l4o Kw


Un émetteur modulation de fréquence 1 Kw
Deux émetteurs ondes courtes 48,46 m (6.190 Khz)
42,l£ m (I5.I85 Khz)

Chaîne B (langue française) l8 heures par jour de O6.OO à 24.00 h.

Un émetteur ondes moyennes 428 m (701 Khz) l4o Kw


Un émetteur modulation de fréquence 1 Kw
Un émetteur ondes courtes 4l m (7.225 Khz)

Chaîne C (06.OO à 09.OO h espagnol, 09.00 à 12.00 h anglais,


12.00 à 24.00 h berbère).

Un émetteur ondes moyennes 288 m (1.043 Khz) 25 Kw

î. Télévision 48 heures par semaine en arabe


8 heures par semaine en français

Un émetteur à Zerhoum Meknès, canal M4, I80 Kw


(diffuse le programme en arabe seulement)

Source; Radio et Télévision Marocaine (RTM).


EPM/66
Annexe 49

PROJET D'EDUCATION EXTRA-SCOLAIRE T.TKR A DES OBJECTIFS


DE DEVELOPPEMENT RURAL

Les divers types de formation prévus, et les modalités de mise en oeuvre

L'action se décomposerait en deux phases successives

Dans un premier temps (un an environ), elle s'orienterait principalement


sur la zone du projet de développement rural intégré du cercle d'El Hajeb
(1/6 de la population rurale de la province).

Elle s'étendrait dans un deuxième temps à l'ensemble de la population


rurale provinciale selon une progression à déterminer en fonction des
résultats obtenus au cours de la première étape et des nouveaux programmes
de développement élaborés pour d'autres zones de la province.

Il n'est pas exclu toutefois que diverses actions d'information et


de sensibilisation utilisant des mass-média soient entreprises dès le
démarrage pour l'ensemble provincial, étant entendu que l'évaluation
des résultats de ces actions ne pourrait être menée de façon suffisamment
approfondie au cours de la première période que sur la population des quatre
communes du cercle d'El Hajeb.

1. Catégories de population concernées par une action éducative extra-


scolaire et thèmes proposés

Ces diverses catégories sont établies .a partir de l'examen de la


situation socio-professionnelle dans la zone du projet de développement
rural intégré.

On peut schématiquement dresser le tableau suivant:


EEM/66
Annexe 49
page 2

Caractéristiques principales et
Catégories Effectifs
besoins en formation

1.Nouveaux I.630 (880 cultures Anciens ouvriers agricoles, paysans


exploitants maraîchères) (750 sans terre, leur situation
cultures sèches) antérieure économique et sociale
les prépare peu à assumer des
responsabilités de chefs d'exploita-
tions .
Formation à orienter principalement
sur:
- organisation et gestion de
l'exploitation
- techniques culturales (variables
seion les types d'exploitations)
et servant de support a un programme
d'alphabétisation fonctionnelle.

2.Exploitants ayant I.700 - cultures Anciens "petits exploitants" tradi-


bénéficié sèches tionnels - besoins en formation
d'agrandissements assez voisins de ceux des "nouveaux
de leurs exploita- exploitants".
tions

3.Représentants et 130 nouvelles Représentants issus des deux


membres des coopératives catégories précédentes. Mêmes
conseils d'admi- 30 anciennes, besoins en formation de base que
nistration des soit un total de ces dernières.
coopératives de quelque 640 Besoins complémentaires dans les
la réforme représentants des domaines relatifs à l'organisation
agraire coopératives et à la gestion, au crédit et a la
commercialisation.

4.Responsables et 40 groupements soit Issus des catégories précédentes.


représentants quelque l60 responsa- Besoins complémentaires en forma-
des groupements bles tion: connaissance plus précise et
de coopératives plus complète des problèmes de
gestion, crédit, commercialisation.
Connaissance des circuits économi-
ques nationaux. Connaissance des
techniques d'information et de
communication de groupe. Formation
à la "formation".
EFM/66
Annexe 49
page 3

Caractéristiques principales et
Categories Effectifs
besoins en formation

5.Ouvriers agricoles 4.000 Population hétérogène composée d'une


paysans sans terre part d'ouvriers agricoles permanents
bénéficiant d'un revenu supérieur ou
égal aux petits exploitants et ayant
acquis au sein d'exploitations de
type moderne une certaine techni-
cité; d'autre part d'ouvriers
temporaires embauchés à vil prix
pour les besognes les plus dures et
les moins "éducatives".
Dans le cadre du développement écono-
mique de la zone, divers emplois
nouveaux s'offriront à eux:
- emplois liés directement à
l'accroissement de la production
agricole :
. conducteurs de tracteurs
. magasiniers dans les coopéra-
tives et centres de collecte
des produits
. tailleurs et greffeurs d'arbres
fruitiers...
- emplois artisanaux et commerciaux
nouveaux suscités par l'accrois-
sement des revenus :
. amélioration de l'habitat
. réparation de matériel
. commerce ...

Les besoins en formation seront de


deux catégories:
- besoins en information et formation
de base à satisfaire dans le cadre
de vie actuel des intéressés
- besoins en formation plus spécia-
lisée après analyse des nouveaux
emplois offerts et dont la satis-
faction nécessitera des regroupe-
ments périodiques des candidats
concernés.
EPM/66
Annexe 49
page 4

Caractéristiques principales et
Catégories Effectifs
besoins en formation

6.Jeunes ruraux non 50 % de la jeunesse Catégorie recoupant les catégories


alphabetes rurale de la zone 1, 2, et 5« Besoins en formation
comparables à ceux évoqués pré-
cédemment, mais possibilité de
mise en oeuvre de programmes de
formation plus complets compte
tenu de la plus grande dispo-
nibilité des jeunes et de leur plus
grande facilité à acquérir des
connaissances nouvelles. Accentuer
l'effort d'alphabétisation et de
pré-formation professionnelle.

7.Jeunes ruraux 50 % de la jeunesse Prévoir pour eux notamment au ni-


alphabetes rurale de la zone veau des "agro-villages" des
sessions d'initiation à la techno-
logie leur assurant une "pré-
formation professionnelle" - pré-
voir ensuite un certain nombre de
filières plus spécialisées pouvant
être suivies de façon souple par les
jeunes intéressés.
En contrepartie envisager de faire
Jouer à ces jeunes un role de dé-
multiplicateur de l'action éducative
à entreprendre auprès des jeunes
analphabètes.

2. Localisation des actions éducatives à entreprendre et modalités de mise en oeuvre


de ces actions

2.1 Localisation

Les lieux d'application des actions éducatives sont multiples, entre autres
pour la première phase:

- hangars et locaux des groupements de coopératives (4o) au niveau des


agro-viliages,
- salles de réunion des coopératives de la réforme agraire (l6o),
EFM/66
Annexe ^9
page 5

salles d'écoles pendant les périodes de vacances scolaires


ou le soir,
locaux provisoires des chantiers de promotion nationale,
locaux ou hangars des centres de travaux agricoles,
locaux du centre régional d'animation et de formation
agricole (CRAFA) de Bouderbala,
centre de formation de vulgarisateurs,
- écoles régionales d'horticulture et de génie rural de
Meknès,
école nationale d'agriculture de Meknès.

Les stages et sessions organisés en ces divers lieux varieront en durée


(quelques jours à J>-k mois) et en effectifs (15 a 40 stagiaires) en fonction
des thèmes étudiés, des besoins en qualification des stagiaires et de leur
rôle dans le projet.

Pour certains locaux un équipement complémentaire est à prévoir: matériel


pour l'accueil de stagiaires et équipement pédagogique simple d'une part,
appareils radios et télévisions pour la réception des programmes d'information
et de formation utilisant les moyens de communication de masse d'autre part.

2.2 Modalités de mise en oeuvre

Le Centre National de Recherche en Vulgarisation créé au sein de


l'Ecole Nationale d'Agriculture de Meknès serait chargé de l'impulsion, de
l'organisation et de la mise en oeuvre du projet, ainsi que de l'évaluation
permanente des actions entreprises sous le controle du Conseil provincial de
coordination du programme éducatif extra-scolaire.

Il disposerait pour ce faire des ingénieurs marocains et des spécialistes


étrangers prévus au projet (au total 15 à 20 supérieurs).

Il est très souhaitable à la fois pour le projet et pour les intéressés


que les promotions successives d'ingénieurs-élèves de l'ENA de Meknès (section
"Techniques et Développement") effectuent leur troisième année d'étude en
"situation professionnelle" sur l'opération projetée, participant ou condui-
sant des stages de formation et aidant à la préparation des documents écrits
ou visuels nécessaires à la conduite de ces stages et au "suivi" de la forma-
tion, soit approximativement ^0 ingénieurs-élèves chaque année.

De la même façon, seront amenés a participer à l'action les agents


vulgarisateurs formés ou perfectionnés au centre de formation de vulgari-
sateurs.
EFM/66
Annexe 49
page 6

Afin de permettre une démultiplication rapide de l'action éducative,


l'effort initial est à porter sur la formation de formateurs: des sessions
en ce domaine sont à organiser à divers niveaux:

- à l'ENA de Meknès pour les ingénieurs-élèves,


- dans les écoles régionales d'agriculture, au centre de formation
de vulgarisateurs et au CRAFA de Bouderbala pour les cadres moyens
participant à l'action,
- dans les premiers groupements de coopératives, pour les représentants
élus ou désignés de ces organisations,
- dans chaque "agro-village" en utilisant les locaux disponibles
(salles communales - écoles ...), pour le plus grand nombre de jeunes
ruraux alphabètes susceptibles, en échange de la formation complé-
mentaire reçue, de participer à la formation des jeunes analphabètes.

Les moyens à mettre en oeuvre sont de différentes sortes:


- les mass média interviendront principalement pour les programmes
généraux de sensibilisation et d'information: leur mise en oeuvre
nécessitera une entente préalable entre les différents départements
ministériels Intéressés et les équipes interdisciplinaires re-
groupant des techniciens de la radio et de la télévision et des
spécialistes du projet d'action éducative.
- des programmes plus spécifiques de formation pourront également être
diffusés par radio ou par utilisation combinée de la radio et de
projections de diapositives (radiovisión).

On peut également prévoir l'emploi d'équipements mobiles vidéo.


l'utilisation de moyens plus simples (tableaux de feutre, projec-
tions diapositives - films 8 mm) demeurera la règle pour des
formateurs ne touchant qu'un nombre relativement restreint de
bénéficiaires et dont le caractère non répétitif ne justifiera pas
la mise en oeuvre de moyens plus importants,
des documents écrits (brochures simples - tracts - affiches) ainsi
que des bandes dessinées (à condition qu'elles soient particulièrement
adaptées au contexte particulier justifiant leur emploi) s'ajouteront
aux moyens précédemment enumeres.