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TD 1

Réseaux Mobiles et Services de Télécom

Hicham SLIMANI

Exercice 1.1 : Performances des services de télécoms

La variation du trafic au cours de la journée complique encore les études d’implantation


des BTS. Le nombre d’abonnés qu’un opérateur peut supporter dépend du nombre de
BTS. En outre, si un abonné est à proximité d’une BTS sans utiliser son téléphone, il
n’utilise pas la bande passante de la BTS : le problème est alors de savoir combien
d’abonnés une BTS peut avoir à proximité en offrant toujours la possibilité d’entamer
une conversation. On introduit alors la notion d’erlang : unité de trafic correspondant à 1
heure de communication. Par exemple, si un abonné a passé 3 communications d’une
durée moyenne de 2 minutes pendant la dernière heure, l’intensité du trafic généré par
l’abonné sur une BTS est de 0,1 erlang :
2
 3  0,1
60
Sachant que dans le cas des réseaux GSM, le trafic moyen par abonné est d’environ
0,025 Erlangs.

o Calculer le nombre d’abonnés que peut assurer une BTS supportant 700
Erlangs

 Les modèles d’erlang veulent être représentatifs des appels qu’une BTS subit tout
au long de son exploitation. Mais plus la recherche est approfondie, plus les modèles
sont complexes et leur maniement difficiles. En admettant que lorsqu’une BTS est
saturée, l’appel est rejeté et que les tentatives d’appels arrivent suivant une loi de
poisson sur la BTS, on peut évaluer la quantité d’abonnés qu’une BTS peut supporter.
En premier lieu, on définit les dimensions utiles à l’étude :

- soit r le taux d’arrivé des appels (arrivés/s.)


- Soit m le temps moyen d’un appel (temps moyen d’activité d’un des C canaux de la
BTS)
- Soit A le trafic théorique offert (en Erlang)
- Soit P[Blocking], la probabilité qu’un appel soit rejeté. Cette probabilité est définie par
la relation suivante :
AC

P[ Blocking]  C CA! k

k  0 k!
On considère X=600, le nombre d’abonnés qui se trouvent dans la même cellule.
Chaque abonné a passé 5 communications pendant l’heure chargée.

o Calculer r, le taux d’arrivées des appels (arrivées/s.)

o Rappel : le trafic théorique, A, représente la mesure d’occupation d’un système


pendant une heure. Dans notre cas, un système occupé par une communication
pendant une heure représente 1 Erlang. Toute relation de proportionnalité peut
s’appliquer.
600 ×5
𝑟= = 0,83 𝑎𝑟𝑟/𝑠
3600

o Calculer A, le trafic théorique, sachant que m=2 minutes.


2
𝐴 = 600 × 5 = 100 𝐸𝑟𝑙𝑎𝑛𝑔𝑠
60
En pratique, la probabilité de rejet P[Blocking] est un indicateur de performance du réseau.
Quelles sont, à votre avis, les solutions envisageables afin d’améliorer les performances
d’un tel réseau.

Les principales solutions possibles se découpent en 2 catégories : les ”couteuses” et les


”gratuites”. Dans la première catégorie, un opérateur peut augmenter le nombre de ses
BTS, ou alors utiliser un plus grand nombre de sous fréquences. Une autre alternative
gratuite, et donc très couramment utilisée consiste à enclencher les communications en
demi-débit.

Exercice 1.2 :

Le schéma suivant montre différentes zones de recouvrement d’un système de


communication sans fil (GSM ou 802.11).

Percevez-vous le principal problème de cette configuration de cellule. ?


Voyez-vous une solution ?
En déduire l’avantage principal des réseaux cellulaires.
Cette configuration de cellule présente des zones de multiples couvertures, c’est
à dire que certaines régions de l’espace se retrouvent sous la zone de couverture de
plusieurs stations de base. Aussi, tous les mobiles se trouvant dans ces régions ne
pourront pas recevoir un signal clair de leur station d’attachement.

La solution à ce cas est de considérer que chaque cellule utilise une partition du spectre
total de fréquence de la technologie utilisée. Aussi, une première approche serait de
considérer 7 sous-bandes de fréquences pour les 7 cellules du schéma. Ainsi, chaque
zone
7
de couverture serait indépendante des autres, mais elles ne profiteront que de 1
des ressources radio globales. L’approche la plus astucieuse est d’observée parmi

les zones de multi-recouvrement, celles où un maximum de zones se recoupent. Ainsi on


observe que, en tout point du schéma, un maximum de 4 cellules se recouvrent
mutuellement. Aussi, en utilisant seulement 4 sous bandes différentes de fréquences, on
permet à tout mobile de l’espace de différencier l’ensemble des cellules du schéma.
L’avantage de ce raisonnement, est que chaque cellule profite maintenant d’un quart des
ressources du spectre.

Ce principe de réutilisation de fréquence (ou SDMA : Space Division Multiple Access),


caractéristique des réseaux cellulaires, permet de réutiliser plusieurs fois un spectre
(et donc son débit associé) en plusieurs lieux différents de l’espace. Ainsi, avec un même
spectre, on peut décupler les ressources globales d’un réseau, du moment que celui-ci
soit assez étendu pour que deux cellules utilisant une même fréquence ne se touchent
pas.

Exercice 1.3 :

A notez que suivant la langue d’origine des documentation, la taille d’un cluster
peut se référencer sous les lettres K et N .

Un réseau GSM dispose d’un spectre de 33 MHz. Le procédé FDMA utilisé défini
un canal de communication comme deux voies simplex une montante et une autre
descendante. Chacune nécessite une largeur de bande égale à 25 kHz.

o Calculer le nombre de canal possible dans le cas où le réseau utilise 4 fréquences


pour ses différentes cellules. (N=4)
o Même question pour 7 fréquences (N=7)
o Même question pour 12 fréquences (N=12)
Calculer la distance de réutilisation pour chaque cas. Que remarquez-vous.

L’exercice 3 décrit la toute première étape de dimensionnement d’un réseau


GSM, en termes d’utilisation spectrale :

Un opérateur se voit accorder un bande de 33 MHz afin d’assurer les services de


communication GSM de ses utilisateurs. Or, chaque utilisateur requiert un lien montant
ET descendant de 25 kHz chacun. Aussi, un utilisateur occupera 50kHz de ce spectre.

Ainsi, l’opérateur peut prédire le nombre d’abonné que son spectre lui permet de
satisfaire :
33.106
𝑛𝑏. 𝑑′ 𝑎𝑏𝑜𝑛𝑛é 50.103 = 660 𝑐𝑎𝑛𝑎𝑢𝑥

Par ailleurs, pour des raisons d’interférence entre cellules voisines, l’opérateur
est contraint de diviser ce spectre en différentes fréquences. Afin de pouvoir réaliser
des clusters (voir cours sur les réseaux cellulaires et interférences), l’opérateur est
amené à différencier 4, 7, 12, ... fréquences distinctes. Ainsi dans ces cas de figures :
660
Si N = 4 on aura 4
= 165 canaux

660
Si N = 7 on aura 7
= 95 canaux

660
Si N = 12 on aura 12
= 55 canaux
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Réseaux Mobiles et Services de Télécom

Hicham SLIMANI

Exercice 2.1 : Schéma de réutilisation des fréquences

o Un système de téléphonie cellulaire dispose de 240


fréquences, sachant que les cellules ont un profil
hexagonal et qu’une même fréquence ne peut être
réutilisée dans une cellule adjacente, quel est le
nombre de fréquences disponibles pour une cellule
(accès FDMA) (avec un motif égale à 3) ? Calculer la
distance réutilisation de fréquence et le SINR d’une
MS se trouvant à la frontière d’une cellule en milieu
rural.

Solution Exercice 2.1 : Schéma de réutilisation des fréquences

Le schéma minimal de réutilisation des fréquences est de 3 (figure 1). Dans ces
conditions chaque cellule peut utiliser 240/3 soit 80 fréquences.

D= 𝑅 × √3𝑁 = 3R=105 Km
𝑛
√3𝑁
𝑆𝑁𝑅 = =1.5 (il faut le convertir en dB)
𝑖0

Exercice 2.2 : L'impact de la taille des clusters sur ce SNR

Pour un réseau 2G (GSM), on considère que les performances d’un lien descendant
sont satisfaisantes si son SNR est supérieur à 15 dB. En considérant un ensemble de 7
cellules…(six encerclant la septième ; toutes de tailles identiques)

o Quel doit être le profil de réutilisation des fréquences ainsi que la taille du
cluster afin d’assurer un lien descendant satisfaisant ?
Note : nous étudierons en premier le cas ou l’indice de perte du milieu est égal à 4 (n=4)
puis 3 (n=3).

Dans le cas où le seuil est franchi. Dans quel sens faut-il faire évoluer le réseau
cellulaire ?

Solution Exercice 2.2 : L'impact de la taille des clusters sur le SNR

Un des indicateurs de performance des communications radio se base sur le SNR (Signal
to Noise Ratio), ce rapport de puissance indique quel est l'importance du signal utile par
rapport aux interférences de l'environnement (évanouissements du signal, bruit
ambiant, et interférences des voisins).
𝑛
√3×𝐾
Le SNR se définit suivant la relation : 𝑆𝑁𝑅 = 𝑖0
N correspond à la taille du cluster.
n, la permittivité de l'environnement (4-5 en milieu urbain ; 2-3 en milieu rural).
𝑖0 , le nombre de voisins (en général 6, pour un réseau hexagonal).

En outre, la norme du GSM définit une bonne qualité de communication comme un lien
radio dont le SNR est supérieur à 15 dB. Nous étudions ainsi dans cet exercice l’impact
de la taille des clusters sur ce SNR : Pour N = 7, n = 4 et i0 = 6 :
4
√21
𝑆𝑁𝑅 = = 73.5 𝑒𝑡 10 log(𝑆𝑁𝑅) = 18.66 𝑑𝐵
6

Dès lors, un tel lien radio est considéré comme de bonne qualité.
Du moment qu'on se situe dans un environnement moins urbanisé, le coefficient n chute
jusqu'à n = 3.
Le SNR devient alors :
3
√21
𝑆𝑁𝑅 = = 16 𝑒𝑡 10 log(𝑆𝑁𝑅) = 12𝑑𝐵
6
Le SNR chute donc à 12 dB, le lien radio devient trop bruité pour assurer une
communication de qualité. Pour palier à ce problème, la solution consiste à agrandir la
taille de cluster. Ainsi, en augmentant la valeur de N, on améliore la puissance du signal
utile. Ceci viens du fait que en augmentant N, on éloigne de plus en en plus deux cellules
utilisant les mêmes fréquences. Les interférences diminuant à la puissance nieme de la
distance, l'augmentation de N réduit fortement ces interférences.

Exercice 2.3: Canaux logiques TCH/BCCH

BCCH et TCH peuvent avoir différentes tailles de cluster. Le BCCH est crucial pour
les connexions ce qui implique le besoin des grandes tailles de cluster pour le BCCH.

Supposons que :

o Un opérateur possède 5 MHz disponible pour le GSM (voie descendante)


o L’opérateur utilise un plan de fréquence TCH selon les spécifications (SINR >
9dB) mais ajoute 6dB marginal pour SINR BCCH.
o L’exposant de propagation est égal à 4, le système est un système à
interférences limitées
o problèmes:
o Quelles sont les tailles de cluster pour BCCH et TCH?
o Combien de TRX sont nécessaires
o Quel est le nombre de canaux vocaux TCH/F et TCH/H nécessaire par cellule?

Solutions Exercice 2.3: Canaux logiques TCH/BCCH

 5 MHz/200kHz = 25 porteuses (canaux), 8 slots de temps pour chacune => 200 time
slots en total
 SINR pour TCH = 9dB => Γ=7.943
 SINR pour BCCH = 15dB => Γ=31.622
 Exposant de propagation α = 4 => C(α) ~ 7
 Système à interférences limitées => nous pouvons utiliser l'équation

𝑛
𝐷𝑛 (√3×𝐾)
 SINR = =
6×𝑅𝑛 6
 Après avoir résolu K pour TCH nous constatons que K = 2,301
 De même, nous trouvons pour BCCH que K = 4.591

Les plus proches tailles des motifs a partir de : K= {1,3,4,7, 9,12,…}

o Pour TCH taille de cluster = 3


o Pour BCCH taille de cluster = 7

Un TRX peut gérer une sous-porteuse (200 kHz)

o Nous avons besoin d'une BCCH-TRX/cell


o K = 7 pour BCCH => 7 sous-porteuses nécessaires à la BCCH
o Il ya 18 sous-porteuses restantes pour TCH. Comme K = 3 pour TCH nous avons 6
TRX/cellule, en plus de celui qui porte le BCCH.
o Au total, nous avons besoin de 7 TRX/cellule.

Nombre de canaux vocaux :

o TCH TRX’s : 6x8 Canaux vocaux pour le plein débit et 6x16 pour le demi-débit.
o BCCH-TRX: 7 canaux vocaux pour le plein débit et 14 canaux vocaux pour le demi-
débit.
o Au total il y aura 55 canaux vocaux pour le plein débit et 110 pour le demi-débit.

TD 3

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Hicham SLIMANI

Exercices 3.1 :

Soit une zone couvrant une population de 10 000 abonnés ayant chacun un trafic de 25
mE. 24 fréquences sont disponibles et alloués aux cellules selon un motif de réutilisation
avec K=12. Le taux de blocage admissible a été fixé à 2%. Déterminer le nombre de
cellules pour couvrir cette zone (notons que nous considérons les canaux de signalisation
et de contrôle)

Solution Exercices 3.1 :


Avec un motif K = 12 le nombre de fréquences par cellule : 24/12 = 2

Le nombre de canaux de trafic par cellule (2 * 8) – 2 = 14

Une cellule peut supporter au maximum 14 communications simultanées

Avec le taux de blocage de 2%, le trafic qui peut être écoulé par une cellule est de 8,2
Erlang

Chaque cellule peut desservir 8,2 / 0,025 = 328 abonnés

Le nombre de cellules nécessaires pour la zone considérée sera donc 10 000/328 = 30


cellules

Exercice 3.2: Itinérance

Lors d’un changement de cellule, votre communication téléphonique est interrompue


alors que d’autres personnes déjà présentes dans la nouvelle cellule poursuivent leur
communication.

Quelle peut être la raison de cette interruption ?

Solution Exercice 3.2: Itinérance

Les causes de rupture de communication sont nombreuses, citons :

1. mobile dans une zone d’ombre ;


2. batterie trop faible ;
3. vitesse de déplacement du mobile trop importante ;
4. mobile en limite de portée d’une cellule et plus de capacité d’accueil dans la
cellule qui aurait dû, compte tenu de la position du mobile, le prendre en charge.

Exercice 3.3 :

1. Une BTS demande à un téléphone portable d’utiliser un canal radio avec ARFCN=77.

a- Dans quelle bande va s’effectuer la communication ? Quelles sont les fréquences


réelles de la voie montante et de la voie descendante ?

b- Si maintenant ARFCN=600 et le téléphone doit se trouver en Europe, répéter la


question a. en faisant attention à la valeur de l’espacement duplex.
2. Quel est la bande passante totale et le nombre total de canaux radio disponibles pour
les communications GSM en Europe ? Quel est le nombre total de téléphones mobiles
qui peuvent travailler simultanément sur ces canaux ? En sachant qu’en Europe il y a
environ 300 000 000 de portables, comment se fait il qu’un nombre aussi important
de téléphones utilise aussi peu d’espace fréquentiel ?

3. De combien de bases de données a besoin le réseau GSM classique. Enumérer ces


bases de données et décrire rapidement à quoi elles servent.

4. Quel est l’intérêt d’utiliser en GSM un multiplexage temporel du type TDMA ?

5. Une communication entre un téléphone fixe et un GSM est initiée par le MSC1. Au
cours de la communication le téléphone se déplace dans une cellule gérée par un autre
MSC qu’on va appeler MSC2. Est-ce que les données de MSC2 peuvent être
directement transmises au réseau téléphonique commuté ? Pourquoi ?

6. Est-ce que les communications du type Internet sont prévues dans la première
version du GSM.

7. Combien de types de changement de cellules (handover) existent en GSM ?

8. Pour effectuer une communication entre deux téléphones portables, est ce qu’il est
nécessaire de passer par le réseau téléphonique standard (RTC) ?

9. Est-ce que les MSC qui appartiennent à des opérateurs télécommunications


concurrents sont connectés entre eux ? Pourquoi ?

Solution Exercice 3.3 :

1. Réponse question 1 :

a- Bande GSM 900, ARFCN=77-> Fdown = 935 +(0,2 x n) =950.4, fu = fd - Dwduplex =>
fu = 950.4 -45 = 905.4 (1 ≤ n ≤ 124 ).

b- Bande GSM 1800, ARFCN=600-> Fdown = 1805,2 +(0,2 x (n - 512)) =1822.8, fu= fd -
Dwduplex => fu = 1822.8-95 = 1727.8 (512 ≤ n ≤ 885 ).

2. Réponse question 2 :

a- La bande passante totale en Europe est : 2*25 GSM 900 et 2*75 DCS 1800.

b- Le nombre de canaux total disponibles pour les communications GSM en Europe : 124
canaux GSM 900 et 375 canaux DCS 1800.

c- Le nombre total de téléphones mobiles qui peuvent travailler simultanément sur ces
canaux est (124+375)*7 =3493 téléphones mobiles.

d- A cause du principe de la réutilisation de fréquence et l’utilisation des cellules de


petite taille (Micro-cells et pico-cells).
3. Réponse question 3 :

HLR : Contient les informations des abonnées locales.

VLR : Contient les informations des abonnées visiteurs, elle gère une zone donnée.

AuC : Contient les informations d’authentifications (Algorithme et clés).

EIR : Contient les informations des terminaux (IMEI).

4. Réponse question 4:

Augmenter la capacité du système GSM en permettant plusieurs communication par


porteuse jusqu’à 7.

5. Réponse question 5 :

Non, les données de MSC2 ne peuvent pas être directement transmises au réseau
téléphonique commuté parce que le MSC1 est utilisé comme passerelle avec le réseau
téléphonique commuté.

6. Réponse question 6 :

Non, les communications du type Internet ne sont pas prévues dans cette première
version de GSM.

7. Réponse question 7 :
Il existe 5 types de HO :
1 : HO intra-cellulaire
2 : HO intra-BSC
3 : HO intra-MSC
4 : HO inter-MSC
5 : HO inter-réseau

8. Réponse question 8 :
Non, pour effectuer une communication entre deux téléphones portables, il n’est pas
nécessaire de passer par le réseau téléphonique standard (RTC) .

9. Réponse question 9 :

Non, ce n’est pas nécessaire que les MSC qui appartenant à des opérateurs de
télécommunications concurrents soient connectés entre eux pour permettre des
communications entre mobiles appartenant à différent, car ils peuvent commuter les
appels vers le réseau téléphonique commuté.

Exercice 3.4:

Pour éviter de déconnecter un utilisateur en cours de transmission, il faut que, lors d'un
hand-over, une fréquence soit disponible dans la nouvelle cellule :
a- existe-t-il un moyen de s'assurer qu'il y ait toujours une fréquence disponible ?

b- il existe deux sortes de handovers, les soft-handovers et les hard-handovers, Dans le


premier càs, soft-handover, pour être sûr que tout se passe bien, le mobile commence
à travailler sur la fréquence de la nouvelle cellule, tout en continuant à la fréquence
de l'ancienne cellule, et ce jusqu'à ce que le terminal soit sûr du comportement dans
la nouvelle cellule, cette technique du soft-handover vous paraît-elle très
contraignante, en particulier quant à l'utilisation des ressources ?

c- Le hard-handover s'effectue à un moment précis, le mobile passant de la fréquence


de l'ancienne cellule à la fréquence de la nouvelle cellule, Indiquer quels peuvent être
les problèmes posés par ce hard-handover,

d- Est-il possible de prévoir le moment où un mobile va effectivement effectuer un


handover, solution que permettrait d'effectuer une réservation de ressources à
l'avance et de minimiser la probabilité d'interruption de la communication ?

Solution Exercice 3.4:

a- Non, il n’y a, a priori, aucun moyen d’être sûr qu’il y a une fréquence disponible dans la
cellule dans laquelle le mobile entre. Cependant, si un utilisateur est capable de
connaître son temps de communication et son déplacement en fonction du temps, on
pourrait éventuellement lui réserver une fréquence dans toutes les cellules
traversées. Cette possibilité est mise en œuvre dans certaines communications par
satellite.

b- Cette solution de soft-handhover demande des ressources dans les deux cellules en
même temps, il y a donc une certaine contrainte sur les ressources. Cependant, cela
n’est pas vraiment contraignant puisque ce ne sont pas les ressources d’une même
cellule et que le recouvrement est très court (moins d’une seconde en général).

c- Dans le hard-handover, le problème est de permettre la continuité sans aucune perte


d’information que ce soit de parole ou de données et de resynchroniser la
communication surtout si c’est de la parole.

d- Il est presque impossible de connaître avec certitude le lieu et la date du prochain


changement de cellule mais de très bonnes prédictions peuvent en être faites. Il est
donc possible d’effectuer des réservations de ressources dans de nombreux cas.
Cette solution n’est aujourd’hui pas opérationnelle.

Rappel :

Probabilité de blocage : AC
C: le nombre de canaux par cellule P[ Blocking]  C CA! k

A: le trafic généré par l’ensemble de clients k  0 k!
Table d’Erlang-B :
TD 4

Réseaux Mobiles et Services de Télécom

Hicham SLIMANI

Exercice 4.1 :

On considère un mobile qui se déplace de la station BS1 vers la station de base BS2 (voir
figure 1). La distance entre les deux stations de base est D=2000 m. Nous supposons
aussi la puissance reçue (en dBm) du mobile à la station de base BSi est modélisée par
la relation suivante

Pri(di)=P0-10n log10(di/d0) (dBm) i=1,2

où di est la distance entre le mobile et la station de base BSi, en metres. P 0 est la


puissance reçue à la distance d0 du mobile vers la station de base. Nous supposons que
P0=0 dBm, d0=1m, n=2,9 et v=1m/s.

On considère que les performances d’un lien montant sont satisfaisantes si le signal
reçu par la station de base du mobile, est supérieur à Pr min=-88 dBm. Le seuil utilisé
pour activer un handover est PrHO (PrHO> Prmin).

Considérons maintenant que le mobile est connecté à la station de base BS1 et se


déplace vers la station de base BS2 (le temps demandé pour effectuer un handover est
T=4.5 secondes). Déterminer la marge minimale delta entre PrHO et Pr,min pour assurer
que les appels de ce mobile ne serons pas perdus ( delta=Pr HO-Prmin). Ici on suppose que
la hauteur des antennes est négligeable devant la distance entre le mobile et les deux
stations de base.

Figure 1

Solution Exercices 4.1 :


La première étape consiste µa clairement définir ce que l'on cherche, afin de savoir les
grandeurs qui seront déterminer par la suite. Ainsi, nous cherchons ∆, la définition de ∆
se résume alors aux calculs suivants :

Notons ici que le terme dmax fait référence à la distance au mobile correspondant à la
puissance minimum acceptée (Pr;min). Ainsi, le calcul de ∆ se résume par le calcul des
deux grandeurs dmax et dHO. Le problème est alors de comprendre comment procéder.
Sachant que dmax correspond µa la distance pour laquelle nous atteignons la puissance
de réception limite connue. Nous pouvons déterminer cette grandeur par la résolution de

l'équation :
Par ailleurs, la distance dHO correspond à la distance limite pour laquelle le lien ne sera
pas rompu durant toute la procédure de handover. Pour des raisons évidentes, cette
dernière sera inférieure à la distance dmax. En outre, connaissant le profil de mobilité
de l'utilisateur, nous pouvons déterminer dHO de la manière suivante, où δ représente la
distance parcourue par l'utilisateur durant toute la procédure de handover :

Exercice 4.2 :

On considère la station de base d'un réseau GSM, Cette station gère l'interface air
avec les mobiles de sa cellule, L'interface air utilise une technique d'accès au canal
radio de type TDMA, dans laquelle la trame de base possède 16 porteuses, c'est-à-dire
16 fréquences disponibles, La durée de la trame est de 4,615 ms, et chaque trame est
divisée en 8 tranches de temps. Le débit maximal de données en GSM est de 12 Kbits/s.
a- combien de communications simultanées une cellule peut-elle contenir au maximum ?

b- Si un client souhaite obtenir une communication à 64 Kbit/s, combien doit-il trouver


de tranches disponibles sur chaque trame pour arriver à ce débit ?

c- En supposant que l'on puisse permettre à un utilisateur d'atteindre des débits en


mégabit par seconde, combien de tels abonnés pourraient être pris en charge
simultanément ?

d- On suppose que deux cellules se recouvrent partiellement de façon à éviter une


coupure des communications. Un mobile peut-il capter la même fréquence sur les deux
cellules ?

e- On suppose que le mobile capte les fréquences des deux cellules, Comment doit-il
choisir sa cellule dans le GSM ?

Solution Exercice 4.2 :

a- Une tranche de temps correspond au passage d’une voie GSM. Il y a donc 8 voies de
parole par porteuse et donc 8 x 16 = 128 voies de parole.

b- Il faut 6 tranches de temps. Sur chaque tranche de temps, un débit de 12 Kbit/s


peut être pris en charge

c- Si un utilisateur peut acquérir l’ensemble des 8 tranches de temps d’une porteuse,


cela lui permet d’obtenir un débit de 8 x 12 = 96 Kbit/s. Même si un seul utilisateur
pouvait occuper toutes les tranches et toutes les porteuses (un seul utilisateur
prendrait toutes les ressources de la cellule), il aurait un débit total de 1536 Kbit/s,
c’est-à-dire un peu plus d’un Mbit/s.

d- Non, un mobile ne peut capter la même fréquence sur les deux cellules si un
TDMA est utilisé ; il y aurait des interférences. En revanche, si la technique
employée est du type CDMA, il peut capter la même fréquence.

e-Dans le GSM, le terminal choisit la cellule d’où provient l’émission la plus forte.