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TFH KNES Valentine 6PAX

Nouvelles pédagogies linguistiques : laisser-aller pédagogique


ou démarche maîtrisée ?
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1. Table des matières.

A) Introduction : -Pourquoi j’ai voulu faire sur ce sujet ?


-Qu’elles sont les personnes ou les choses qui m’ont influencées ?
-Pourquoi précisément les langues ?
-Qu’est ce que sont pour moi les langues ? Quelles importances ont-elles pour
moi ?
-Qu’est-ce qu’est un TFH pour moi ? Comment je le vois ?
-Comment je vais m’y prendre pour articuler mon TFH ?

B) Qu’est ce que c’est « apprendre » et « enseigner » ?


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C.a) Pédagogie Traditionnelle : -Définition.
-Explication.
-Mise en situation de l’élève en difficulté.
-Points positifs et négatifs de cette méthode.
-Conclusion.

D.b) Pédagogie Freinet : -Définition.


-Explication.
-Mise en situation de l’élève en difficulté.
-Points positifs et négatifs de cette méthode.
-Conclusion

E.c) Hybride : Tandem :-Définition.


-Explication.
-Mise en situation de l’élève en difficulté.
-Points positifs et négatifs de cette méthode.
-Conclusion.

Intercompréhension :-Définition.
-Explication.
-Mise en situation de l’élève en difficulté.
-Points positifs et négatifs de cette méthode.
-Conclusion.

F)

G) Annexes

E) Bibliographie : - « Les lois naturelles de l’enfant » Céline Alvarez


- « Libérez votre cerveau » Idriss Aberkane
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A) Introduction

Depuis maintenant six ans, j’étudie à l’Athénée Léonie de Waha à Liège. Mon école prône un
enseignement de type actif mais je ne venais pas de ce type d’enseignement au départ. J’ai fait mes
études primaires dans une école de village avec neuf classes maternelles et primaires réunies.
Voyant le nombre de manières différentes d’apprendre aujourd’hui, je veux me pencher sur la
question des différentes pédagogies, des différentes méthodologies. Malheureusement, le sujet
était bien trop vaste à un couvrir pour un travail de fin d’études d’humanité. Il me fallait donc
recentrer mon sujet, mieux le calibrer : les sciences, la littérature, les langues ou l’histoire ? Pour
une tranche d’âge bien définie ou pour tout le monde ?
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Après mûre réflexion, j’ai donc choisit les langues. Ce fut, pour moi, fort difficile de choisir mais
j’ai décidé de prendre le sujet qui me semblait le plus cohérent avec mon option, c’est-à-dire
« Latin-Langues Modernes ». Je me suis également décidée par rapport à mon choix d’avenir
professionnel qui est d’être professeur de langues germaniques dans le supérieur.

Les langues sont, pour moi, capitales dans un bon apprentissage et dans les études. En apprenant
les langues, une personne s’ouvre sur le monde, elle fait preuve de curiosité par rapport à des
cultures qui lui sont étrangères, à de nouvelles façons de vivre et de penser. L’apprentissage des
langues est, pour moi, une parade importante au racisme qui menace notre société contemporaine
qui ne veut pas accepter son prochain comme son égal à cause de différences qui font que chacun de
nous est unique. Les langues sont une passerelle entre deux personnes différentes d’un autre
continent mais également d’une autre époque et c’est en apprenant les langues d’aujourd’hui et
d’hier que nous empêcheront les conflits de demain.

J’ai donc également décidé de ne pas mettre une restriction d’âge et de voir comment tout le
monde peut faire un pas vers son voisin étranger en ces temps de replis communautaires.

Mon travail de fin d’humanité, je le vois, comme le disait Monsieur Freinet, comme mon chef
d’oeuvre après six années de pédagogie active. Je veux que mon travail de fin d’humanité soit
ouvert sur le monde, sur les différentes manières d’apprendre et d’enseigner. Par la même
occasion, je voudrais me faire une idée de la plus parfaite façon de transmettre et d’acquérir les
connaissances d’une langue pour mes futures années.

Je vais aborder dans mon travail de fin d’humanité la méthode traditionnelle, la pédagogie Freinet
ainsi que la méthode hybride.

B) Qu’est-ce qu’apprendre et enseigner ?


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Avant tout chose, il est important de se pencher sur ce que veut dire le fait d’apprendre et
d’enseigner. D’après le petit Larousse illustré, édition 2004, apprendre serait défini par
l’acquisition de la connaissance et la pratique d’une chose. Tandis d’enseigner serait définit par
faire acquérir la connaissance ou la pratique d’une science, d’un art, etc et par le fait de donner une
leçon, d’inculquer, de montrer une chose, d’instruire.

Ces deux concepts sont intiment liés par leur définition. L’enseignement ne date pas d’hier et
encore moins celui des langues. De tout temps, l’être humain a tenté de comprendre son
interlocuteur étranger. L’apprentissage des langues a toujours été vu comme une connaissance
élitiste inaccessible par le peuple et réservé aux religieux ou aux nobles, autrement dit, réservé aux
instruits et aux lettrés. C’est ainsi qu’à l’Antiquité, le grec est considéré comme la langue la plus
pure et noble à apprendre. Nombre de personnes influentes de ce temps comme Alexandre Le
Grand ou Cléopâtre ainsi que Jules César connaissaient et parlaient beaucoup de langues apprises
grâce à un précepteur1 ou lors de voyages ou lors de mariages entre deux personnes de pays
différents pour solidifier leur alliance.

Les langues ont toujours eu une place importante dans la société. Mais qu’elle est la meilleure
façon de les enseigner ? Quelles sont les différents façons d’enseigner ? Il existe beaucoup de
façons d’enseigner mais deux pédagogies émergent : la conception behavioriste et la conception
cognitiviste.

La conception behavioriste est souvent rattachée aux travaux de Pavlov2 basé sur le
conditionnement.

La conception cognitive vient de la psychologie moderne et consiste à dire qu’entre le stimuli et la


réponse, il existe une activité qui n’est pas directement observable mais sur laquelle il serait bon de
se mettre à réfléchir. L’œuvre de Jean Piaget met en avant le cognitivisme de l’enfant et son
questionnement sur la construction de l’intelligence de l’enfant. Pour Jean Piaget, les concepts
s’apprennent par une interaction avec une personne ainsi que par la condition de son environnement
et ne s’enseignent pas.

L’apprentissage ne peut donc se réduire à ce que l’on apprend à l’école, l’apprentissage touche à
toutes choses. Je peux apprendre la composition chimique de l’acétone, je peux apprendre à rouler

1 « précepteur » Personne chargée de l’éducation d’un enfant à domicile.


2 Pavlov (1849-1936), russe, médecin, physiologiste, prix Nobel en 1904.
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à vélo, je peux apprendre le théorème de Thalès et je peux apprendre à jouer au Monopoly. Dans la
plus part des cas, les enseignements qu’on tire de notre vie ont souvent plus marqués notre
existence que les acquis scolaires.

Suite à ces deux définitions différentes, comment pourrait-on définir l’apprentissage ? En


prenant à la fois compte du behaviorisme et du cognitivisme, l’apprentissage doit être au plus
possible durable et surtout utilisable. L'apprentissage est une adaptation du comportement suite à
l'interaction d’une personne avec son milieu. Le but de l’apprentissage n’est pas la connaissance
mais l’action car l’apprentissage est là pour améliorer notre qualité de vie.

Plusieurs conditions peuvent favoriser l’apprentissage comme la signification. C’est à dire que
toutes choses apprises à l’élève doit être au plus référencés à un réseau de choses connues par celui-
ci.

Il y a donc plusieurs types d’enseignement et de styles. Les styles d’enseignement sont la


manières dont les enseignants ont de créer une relation avec leurs élèves et de gérer leur classe sans
préjuger des pédagogies différentes. Plusieurs recherches ont été menées concernant les différents
style d’enseignement en voici quelques commentaires globales :
-Il n’y a pas de style parfait pour l’enseignement mais des styles relatifs à tout
environnement et variables qu’elles viennent de l’apprenant ou de l’institution.
-L’une des qualités que doit avoir un enseignant est l’adaptation et la facilité de changer de
stratégie pédagogique et son style.

Therer et Willemart, en prenant exemple sur les travaux effectués par Blake et Mouton en 1964,
ont tentés de dégager de toutes les manières différentes d’enseigner quatre styles d’enseignement.
Ces styles nous apparaissent sous formes d’un graphique bidimensionnel et rallie deux attitudes de
l’enseignant, celle de lui face à la matière et celle de lui face aux apprenants.

-Permissif concernant les enseignants ni centrés sur la matière ni sur les apprenants.
-Transmissif concernant les enseignants centrés beaucoup sur la matière et peu sur les apprenants.
-Associatif concernant les enseignants centrés beaucoup sur les apprenants et peu sur la matière.
-Incitatif concernant les enseignants centrés beaucoup sur les apprenants et sur la matière.

3 Source tableau
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En revanche, Therer et Willemart s’engagent à dire qu’il n’existe aucun style d’enseignement
parfait en toutes circonstances. Ces différents styles peuvent être efficaces ou inefficaces tout
dépend de l’environnement et de l’objectif de l’enseignant et de l’apprenant.

Comment faut-il choisir entre les différents styles d’enseignement ?


Il faut se baser sur quelques critères importants et significatifs : La motivation des élèves,
l’objectif à atteindre, le style d’apprentissage des apprenants et la disposition des étudiants.

D’après Therer et Willemart, tout les styles se valent. Le choix dépend alors de plusieurs facteurs
comme le budget, l’établissement, les horaires, l’âge des apprenants ainsi que des préférences de
l’enseignant. Malgré tout, les concepts socio-affectifs, comme l’esprit critique et le travail en
groupe, auront plus de chance d’évoluer et d’atteindre un résultat concluant avec le style incitatif et
associatif grâce à des stratégies de discussions.

Comme dit plus haut dans les critères, la degré de motivation des élèves est très important pour
définir quel style adopter. Il semblerait, d’après une étude de Davies et Dupont, que les élèves
performants auraient tendance à préférer un style associatif et ceux moins performants préféreraient
un style plus centralisé surtout directif.

Maintenant que les styles d’enseignement sont définit, il faut définir les différents types
d’apprentissages. Le style d’apprentissage d’une personne est, par définition, la façon dont il reçoit
la connaissance et comme il la traite. Cette définition mérite quand même quelques indications
pour mieux la saisir :
-Les styles d’apprentissage ne sont pas des synonymes des styles d’enseignement. Les
styles des apprentissages sont les différentes façons de résoudre un problème et les styles
d’enseignement, les différentes manières de donner la mtière en fonction d’un environnement.
-Les styles d’apprentissage ne classent pas les apprenants dans des cases strictes, il ne
montre qu’un coté particulier de la complexité des personnes.
-Il n’y a pas de hiérarchie dans les styles d’apprentissage et donc pas de meilleure manière.

Il n’existe pas de meilleure manière d’apprendre ou de résoudre un problème. Il ne sert à rien de


vouloir normaliser et de standardiser une manière de réfléchir d’un étudiant, cela relève d’un
fantasme de norme et non éducatif.
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Depuis des siècles, les enseignants distinguent les élèves par les notes et par les examens et depuis
quelques décennies, ils les distinguent en fonction de leur Q.I. mais il faudrait imaginer un moyen
de compléter ses évaluations par des indications moins échelonnées et les styles d’apprentissage
peuvent nous y aider :
-L’auto-diagnostic du professeur. Afin de relativiser ses connaissances cognitives, il doit les
connaître.
-L’auto-diagnostic des élèves. Celui-ci permettrait d’éviter un échec scolaire, en effet Pask
et Scott, en 1976, ont prouvés que si l’on ne prenait pas en compte le style d’apprentissage de
l’apprenant, il ne pouvait en résulter qu’un échec.

En somme, pour pouvoir bien enseigner une matière, il faut à la fois bien connaître son
propre style dominant, celui de ses élèves et diversifier la façon dont on enseigne.

C) La Pédagogie Traditionnelle

I. Définition

La pédagogie traditionnelle est l’une des plus vieille et l’une des plus répandues en Belgique.
Cette pédagogie met un place un professeur dans un rôle exclusivement transmittif et magistral.
L’enseignant donne son cours sous forme de monologue et l’étudiant doit savoir et intégrer la
matière énoncée par le professeur.

On peut dater son apparition auprès des Jésuites, à la fin du 16ème siècle.

II. Comment les cours se passent t’ils ?


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Le professeur a pour rôle de transmettre de façon magistral le savoir qu’il a, il n’est là que pour
enseigner et rien d’autre. Il se base sur l’idée que chaque élève a le même potentiel et la même
chance d’exceller si il se donne la peine.

L’élève doit suivre le modèle du professeur, il doit également avoir la même façon de travailler et
de comprendre, ce qui engendre une uniformisation de l’apprentissage, ce qui revient à recopier ce
que le professeur est et fait.

La pédagogie traditionnelle prône l’individualisme. L’élève doit comprendre par lui-même et les
échanges entre étudiants sont pauvres voire inexistants et non-tolérés au sein de la classe. Les
cours de langues sont donnés de façon stricte et peu modernes : le professeur montre et démontre la
matière au tableau, donne les exercices à ses étudiants et les laisse se débrouiller.

Pour le professeur, le savoir consiste à connaître les concepts et la théorie qu’il a transmit à ses
étudiants. L’étudiant doit savoir retransmettre ce savoir lors des interrogations. L’étudiant ne doit
pas voir son échec comme une vision de comment il pourrait s’améliorer dans la suite ds choses
mais comme un échec. L'erreur n'est pas conçue comme un moyen d'apprendre mais comme une
faute de l'élève.

Le cadre scolaire n’est pas du tout le même que le cadre de la vie familiale ou professionnelle et
les différentes contraintes de temps de pause et des heures de cours poussent à l’inactivité et des
sanctions sont appliquées en cas de dérogation en cas d’une faute. L’enseignant est la figure
d’autorité et est là pour classer les élèves comme pour une compétition.

Le professeur est le médiateur entre l’étudiant et le savoir. La pédagogie traditionnelle pousse


chaque étudiant à donner le meilleur de lui pour battre les autres et pour atteindre l’excellence en
tout point grâce au moteur de l’émulation.

III. Conclusion

Dans un premier temps, il faut considérer que actuellement, les écoles dites traditionnelles
commencent tout doucement à emprunter les outils pédagogiques des pédagogies nouvelles comme
le travail de groupe et les échanges inter-scolaire.
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L’étudiant, dans la pédagogie traditionnelle, a une activité passive et silencieuse ce qui présente
des avantages et des inconvénients. En effet, le professeur parlant dans la langue-cible uniquement
permet à l’étudiant de connaître implicitement la prononciation des mots et le développement de sa
mémoire et de son vocabulaire. Qui plus est, la répétition d’exercices de grammaire et de
vocabulaire est une manière implicite d’étudier la matière et, une fois la fiche corrigée, elle servira
de fiche d’étude pour l’évaluation à venir.

Cependant, un cours de langues ne doit pas seulement être basé sur l’écrit et l’écoute.
L’oral est très important car c’est l’un des plus grands moyens d’apprendre et de tester nos
capacités en situation réelle. De plus, le travail d’équipe est important pour apprendre à
l’étudiant à sociabiliser et avoir une bonne dynamique de groupe. La bonne dynamique de
groupe permet un avancement globale et certain d’un groupe-classe et d’une entraide à tous
les niveaux.

D. La Pédagogie Freinet

I. Biographie

Pour parler de la pédagogie Freinet, penchons-nous sur qui est Célestin Freinet. Célestin Freinet
est né le 16 octobre 1896 et mourra le 8 octobre 1966 en France, dans les Alpes-Maritimes. C’est
en participant et en étant mobilisé en 1915, pendant la guerre 1914-1918, qu’il est grièvement
touché. Le 1 janvier 1920, il est nommé instituteur adjoint à l’école Bar-sur-Loup et fait partie
d’une organisation syndicale de l’Enseignement. En 1922, il devient professeur d’école primaire
supérieur.
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Il est physiquement incapable de gérer une classe de 35 élèves et décide alors de changer sa
méthode d’apprentissage pour permettre aux enfants d’apprendre et lui permettre de souffler un peu
plus. C’est en lisant les penseurs de la pédagogie et en participant à des congrès qu’il se met en
tête de créer son propre enseignement.

En 1927, il crée un journal coopératif écrit par des enfants suite à l’apparition de l’imprimerie à
l’école. Freinet ne veut plus de manuels scolaires. Il fait parraitre sa nouvelle pédagogie dans un
journal « Clarté ».

II. Les Techniques de Communication

La correspondance inter-scolaire est un moyen très important dans les moyens d’apprentissage
utilisé dans la pédagogie Freinet. Elle consiste à prendre contact avec une école dans la langue
cible étudiée en classe et de faire correspondre les élèves entre eux. Il s’agit d’une méthode très
productive car les étudiants peuvent à la fois développer leur compétences à l’écrit via un e-mail ou
leur compétence orale en envoyant une vidéo. Inversement, les receveurs peuvent développer leur
compétence à l’écoute ou à la lecture. Dans une classe débutante, l’élève parle à un seul
correspondant, il lui envoie un message dans sa langue natale et la traduction dans la langue de
l’interlocuteur en lui demandant de lui peaufiner vice et versa.

Pour une classe avec un niveau supérieur, les textes sont plus longs et plus conséquents et il
devient un peu plus difficile de continuer une correspondance scolaire individuelle. Les étudiants
alors envoient des questions ouvertes sur un sujet défini dans leur langue maternelle à l’école
correspondante et celle-ci répond également dans sa langue maternelle. Les élèves discutent alors
des réponses renvoyées et il est convenu qu’ils répondent eux-aussi dans leur langue maternelle.

La méthode peut s’accompagner d’un voyage inter-scolaire où les deux écoles se rencontrent
pendant plusieurs jours dans leur ville, ils font des visites et des débats ainsi chacun peut en
apprendre plus sur comment vivent l’autre pays. En effet, les jeunes sont logés chez leurs
correspondants et vivent une semaine chez eux, les repas, les activités familiales et autres.
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Comme autre technique, nous pouvons mentionné le texte libre. En effet, l’élève, suite à un
évenement ou quelque chose dont il veut parler, écrit un texte dans la langue cible grâce à des
heures parfois mises à cet effet en classe ou chez lui. Il peut concerner tout les sujets et peut aussi
le partager à la classe si il le souhaite. Plusieurs règles sont cependant à mettre en place pour le
bon fonctionnement de cette technique : « tout ce qui est dit en classe, reste en classe », « on ne se
moque pas », ...

La bibliothèque de classe est une ou plusieurs armoires comportant plusieurs types de documents
disponibles tout le temps. On peut y retrouver des dictionnaires, des journaux, des livres, des
manuels ainsi que les textes libres.

III. La Gestion des Apprentissages.

Les fichiers autocorrectifs sont une bonne méthode car ils mettent en place une autonomie de
l’étudiant : l’étudiant remplit sa feuille d’exercices et après, corrige son travail pour constater par
lui-même là où il s’est trompé. Il essaye d’abord de comprendre par lui-même pourquoi il s’est
trompé et si il ne comprend, il peut faire intervenir un autre étudiant ou le professeur mais l’exercice
se base sur une certaine autonomie.

IV. Exemple-type d’exercice.

Le professeur organise pour voir une nouvelle matière un brainstorming. Il inscrit au tableau un
mot-clé du nouveau thème et chaque étudiant va au tableau et écrit dans la langue-cible un ou
plusieurs mots qui lui semble associatif. Le professeur par la suite lance un débat dont il fait partie
uniquement pour ne pas qu’il tourne mal pour les élèves.
Par la suite, il annonce le thème de la nouvelle séquence et le travaille à la clé. En effet, bien que
le professeur évaluera tout au long les étudiants sur toutes les compétences, il va mettre un place un
gros travail en groupe pour inciter à une cohésion de groupes. Il peut s’agir, par exemple, d’une
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présentation orale liée au sujet qui, non seulement, le professeur évaluera mais également l’entièreté
de la classe.

V. Conclusion

La pédagogie Freinet a pour but de mettre en place l’autonomie mais également le travail en
groupe et permet une meilleure cohésion au sein de la classe grâce à des sujets de discussion. Le
professeur n’est pas là pour enseigner mais pour accompagner l’étudiant au mieux dans sa
démarche d’apprentissage et en lui fournissant les clés pour. Le professeur fait office d’aide et
d’appui sur lequel on peut compter mais il est primordial de s’en sortir seul premièrement.
L’étudiant est au centre de cette pédagogie, on ne forme pas un élève mais un humain.
Contrairement à la pédagogie traditionnelle, le professeur met en avant l’expression orale dans des
vrais situations : pour les débutants, demander son chemin, pour les plus avancés, débattre et
argumenter lors d’un discours devant la classe. Le but de la pédagogie Freinet lorsqu’il s’agit des
langues, c’est de faire partager le mode de pensée et la façon de vivre du pays de la langue-cible. Il
y aura que très rarement des QCM et plus souvent une situation donnée, pour l’écrit comme pour
l’oral, en rapport avec le thème où l’étudiant devra démontrer ses compétences.

Cette pédagogie est donc utile et bien pensée car elle met en avant les points grammaticales de
manière ludique et en inculquant par la même occasion un vocabulaire dit utile. Elle est bien
pensée car les points de grammaires sont fixés grâce à un sujet et non pas grâce à une fiche où est
reprise toute la matière en différent point à apprendre par cœur. En effet, une partie de la
population est souffrante de TDA, de dyspraxie et autres problèmes empêchant l’étude par cœur.
Cette tranche de la population aurait donc plus facile d’apprendre dans une école de type Freinet
grâce à son enseignement contextuel.

E) Hybrides.

I. Définition
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La méthode hybride consiste à faire une alternance entre le présentiel et le distanciel. Elle est un
mélange entre pédagogie traditionnelle et pédagogie nouvelle. Les compétences peuvent être
soutenues que par un mode ou par le deux. L’oral est privilégié en présentiel tandis que l’écrit est
plus stimulé par le distanciel. Il est important d’articuler les deux modes d’enseignement pour une
expérience d’apprentissage optimale.

Le présentiel permet de développer les aspects socio-affectifs comme la motivation et l’entraide.


Il permet de rythmer la formation aux yeux des participants pour cela, le professeur fixe des
objectifs à la classe. Le présentiel permet également la pratique orale de la langue via des
situations bénignes du quotidien qui pourrait arriver comme demander son chemin ou commander
dans un restaurant ou expliquer à un médecin ce qui ne va pas. Le présentiel est basé sur une
entraide et un dialogue entre les participants uniquement dans la langue cible pour fluidifier la prise
de parole.

Le distanciel permet d’améliorer ses compétences à l’écrit. Il permet aussi de donner plus de
temps de réflexion et une meilleure gestion du temps et ainsi travailler à son rythme. Il est
d’autant plus important que grâce au distanciel, la matière qui sera vue au présentiel aura déjà été
vue en amont grâce à celui-ci.

II. Télé-collaboration

Cette méthode a donné naissance à la télé-collaboration qui est une méthode qui prône la
communication inter-culturelle institutionnalisée, en usant des moyens informatiques, guidé par un
expert des langues et des cultures avec comme objectif l’apprentissage des langues par une
découverte culturelle. Elle présente essentiellement et pratiquement que du distanciel car les
moyens utilisés sont de l’ordre du « Chat ». La télé-collaboration aide au développement de la
compétence langagière, interculturelle, numérique et professionnelle. Des professeurs, des
enseignants tout autour du Monde se mettent en relation autour d’un projet commun malgré leur
différence de langage grâce à un enseignant-guide. Ils se mettent en relation grâce à Etwinning,
pour les secondaires et grâce à Unicollaboration, pour les supérieurs.
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Pour ce qui est de la langue parlée à la formation, tout peut varier : -elle peut être bilingue, chacun
s’exprime dans sa langue.
-Elle peut être monolingue, les
participants ne s’expriment que dans une seule langue.
-Elle peut être multilingue.

La télé-collaboration a l’objectif de mettre en relation des enseignants autour d’un sujet, d’un
projet.

Pour exemplifier la télé-collaboration, nous pouvons parler de l’expérience dite « tandem ». Par ce
dispositif-ci, un apprenant a l’occasion de corriger la copie d’un autre apprenant ce qui stimule et
est un procédé autonomisant et dynamisant pour le groupe.

Pour ce qui est des modalités des échanges en distanciel, la temporalité peut être synchrone comme
dans une vidéo-conférence ou asynchrone comme pour le forum. Tout dépend des moyens de
communication utilisés, de la disponibilité de chacun et d’un éventuel décalage horaire. Le canal
doit être choisi pour faciliter et améliorer l’objectif de l’apprentissage.

Lors d’un projet de type télé-collaboratif, les enseignants ont un rôle-clé qui est de préparer le projet
en amont, de coordonner les échanges et d’évaluer les connaissances. Il faut établir un programme
commun avec les partenaires. Les objectifs peuvent être différents mais chacun doit pouvoir y
trouver ce qu’il recherche. L’enseignant-guide doit proposer des activités ainsi que des tâches aux
apprenants ce qui permet plus facilement de nourrir les échanges, les conversations et de les
canaliser pour qu’ils s’inscrivent dans l’objectif de cet enseignement. Les apprenants peuvent
avoir le droit de débattre sur le choix du sujet avec l’enseignant-guide mais les pratiques sont très
différentes dans les faits à cause des variations diverses comme le public ciblé, les contexte
institutionnel ou encore comme les préférence de l’enseignant-guide.

III. L’intercompréhension

Pour continuer, abordons, le système de l’intercompréhension. Celle-ci permet de faire le levier


didactique, souvent oublié en présentiel pendant une formation. L’intercommunication est une
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nécessité de la communication qu’elle soit verbale, artistique ou autre, elle est une pratique naturelle
et spontanée bilingue ou plurilingue et elle est une capacité humaine de l’ordre du :
-relationnel car elle développe la capacité de comprendre l’autre, ses sentiments.
-cognitif car l’apprenant a la capacité de comprendre un énoncé dans une autre langue que la
sienne.
-interactionnel car l’apprenant peut utiliser divers moyens afin de se faire comprendre
auprès des autres participants.

L’intercompréhension peut être acquise ou inhérente et il est important que les apprenants se
distingue dans l’une ou dans l’autre. L’intercompréhension acquise peut être exemplifiée par un
couple, l’homme parle en anglais tandis que la femme est hispanophone, si ils ont une
compréhension suffisante des deux langues. Quand il s’agit d’une proximité ou une parenté entre
deux langues comme entre l’italien et l’espagnol ou entre le néerlandais et l’allemand, la
compréhension est pauvre et on parle alors d’une compréhension inhérente.

Dans les faits, il peut y avoir beaucoup de cas de figures très variés entre ces deux types
d’incompréhension : un apprenant peut très bien connaître la langue de l’autre mais n’est pas
disposé à la parler pour quelques raisons que ce soit ou un apprenant peut connaître juste un peu la
langue, assez pour la comprendre mais pas pour la parler, …

IV. Conclusion

Maintenant, est-ce que ces techniques d’apprentissage sont utile et permet un avancement
considérable par rapport à une technique traditionnelle ?

Le traditionnel présente beaucoup de points positifs par rapport au condensé de matière auquel on
peut être amener mais la communication est extrêmement importante car c’est par cela que se
définit la plupart du temps, une langue. Les deux systèmes, la télé-collaboration ainsi que
l’intercompréhension, semble avoir un avantage certain sur le traditionnel car le présentiel et le
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distanciel y sont menés et les apprenants sont motivés en permanence grâce à des activités proposé
par l’enseignant-guide.

L’inconvénient est qu’il faut être prédisposé à l’informatique à cause des conversations sur
Internet et autre et également, trouver les heures qui conviennent. Il peut être un peu difficile de
s’organiser et ce mode n’est convient pas à tout le monde par rapport au distanciel et demande une
certaine gestion et autonomie.

F) Conclusion

Pour ma part, je ne pense pas qu’il y aille une pédagogie qui sort du lot car elles ont toutes les
avantages et leur inconvénients par rapport aux apprenants et aux professeurs. Tout dépend de
l’élève et du professeur, de la dynamique et de leur envie d’apprendre ou non.

Je ne pense pas que les nouvelles pédagogies soient un laisser-aller car les étudiants sont encadrés
dans le but de leur acquérir une matière mais aussi la culture d’un autre pays et son histoire. Je
pense qu’il faut laisser le choix à chacun de choisir la meilleure méthode d’apprentissage. Nous ne
sommes pas tous pareil, nous n’avons pas tous la même méthode d’étude ou de compréhension des
choses.

Je pense que chacun doit faire comme il le sent mais doit s’ouvrir aux langues car elles sont à la
fois notre passé, notre présent et notre avenir. Elle évolue en même temps que nous et c’est
important de les pratiquer pour connaître les problèmes de chacun car la langue est intiment liée à la
culture et c’est en comprenant l’autre qu’on fait un pas ver lui et sa culture.

Aujourd’hui, nous ne sommes pas assez ouvert et c’est pour cela que nous avons tant de
problèmes mondiaux et que les guerres éclatent de part et d’autre du globe. Il faut savoir se
montrer avenant vers les personnes qui le sont aussi et se montrer clément. C’est en étant curieux
et sympathique que l’on peut faire de belles rencontres.
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G) Annexes
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Tableau Therer et Willemart

H) Sources

I. Bibliographie

Céline ALVAREZ Les lois naturelles de l’enfant, Paris, Les Arènes, 2016, 454 p.
Idriss ABERKANE Libérez votre cerveau !, Paris, Robert Laffont, 2016, 288 p.

II. Site internet

http://www.lmg.ulg.ac.be/competences/chantier/eleves/lem_art2.html
http://joseph.rezeau.pagesperso-orange.fr/recherche/theseNet/theseNet-1_-3.html
https://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/14680
http://www.ecoles.cfwb.be/nainsdejardin/biographiecelestin.htm
https://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/8309
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III. Vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=yiAliVHezkc
https://www.youtube.com/watch?v=C6tPYD0A33o
https://www.youtube.com/watch?v=Csjst2a54-0
https://www.youtube.com/watch?v=3J4whhzNzM8
https://www.youtube.com/watch?v=Iao8Ijq1Wr4
https://www.youtube.com/watch?v=ArtknON_UDA
https://www.youtube.com/watch?v=M5apMZXliQ0
https://www.youtube.com/watch?v=nwVgsaNQ-Hw

IV. PDF

Schlemminger.pdf
methodes-en-pedagogies.pdf
Cahier_Thehodile_05.pdf
Courants-pedagogiques.pdf