Vous êtes sur la page 1sur 8

ANALECTA

BOLLAND! ANA
TOMUS LXXVIII - Fasc. I-II

EDIDERUNT

MAURITIUS COENS BALDVINUS DE GAIFFIER


PAULUS GROSJEAN FRANCISCUS HALKIN
PAULUS DEVOS IOSEPHUS VAN DER STRAETEN

PRESBYTERI SOCIETATIS IESU

BRUXELLES
SociÉTÉ nEs BoLLANDISTES
DES PRESSES DE L'IMPRIMERIE CULTURA, WETTEREN (BEI,GIQUE) 24, boulevard Saint-Michel
1960

001
ABRÉVIATIONS

BHG8 =Bibliotheca hagiographica graeca. Editio tertia, curante


F. HALKIN. Bruxellis, 1957. Tomi tres.
BHL. = Bibliotheca hagiographica latina antiquae et mediae
L'EMPEREUR CONSTANTIN
aetatis. Bruxellis, 1898-1901. Tomi duo. - Eiusdem
Supplementi editio altera auctior. Ibidem, 1911. CONVERTI PAR EUPHRATAS
BHO. = Bibliotheca hagiographica orientalis. Bruxellis, 1910.
Catal. Graec. Germ. = Catalogus codicum hagiographicorum
graecorum Germaniae Belgii Angliae. Bruxellis, 1913. La nouvelle Vie de Constantin qui a été publiée ici même l'an
dernier d'après un légendier de Patmos 1 se distingue des autres
Catal. Graec. Paris. = Catalogus codicum hagiographicorum
biographies édifiantes du premier empereur chrétien notamment
graecorum bibliothecae N ationalis Parisiensis. Bruxel-
en ceci qu'elle fait jouer à un certain Euphratas, architecte et
lis, 1896.
conseiller de Constantin, un rôle exceptionnel dans le choix de
Catal. Graec. V a tic. = Catalogus codicum hagiographicorum Byzance comme capitale, dans l'aménagement de la ville, dans
graecorum bibliothecae Vaticanae. Bruxellis, 1899. la construction des Saints-Apôtres et de Sainte-Sophie 2 •
Catal. Lat. Brux. = Catalogus codicum hagiographicorum Le même personnage est mentionné dans le recueil des Patria
bibliothecae Regiae Bruxellensis. Pars I. Codices latini cie Constantinople, où il est promu au rang de parakimomène (au-
membranei. Bruxellis, 1886-1889. Tomi duo. tant dire: premier ministre). Le pseudo-Codin ajoute aussitôt que
Catal. Lat. Paris. = Catalogus codicum hagiographicorum c'est lui, Euphratas, qui convertit Constantin au christianisme:
latinorum antiquiorum saeculo XVI qui asservantur in oanç èno['YjŒBV -ràv Kwva-ravûvov X(!t<Jitavôv 3 • Affirmation
bibliotheca Nationali Parisiensi. Bruxellis, 1889-1893. surprenante, puisqu'on n'en avait rencontré l'équivalent nulle
Tomi quattuor. part ailleurs. Or la concision même de la formule prouve, à n'en
Catal. Lat. Rom. = Catalogus codicum hagiographicorum pas douter, que la légende était assez connue pour qu'un mot
latinorum bibliothecarum Romanarum praeter quam suffît à la rappeler.
Vaticanae. Bruxellis, 1909. La légende, en effet, avait trouvé place dans une autre Vie de
Constantin, celle dont P. Franchi de' Cavalieri, J. Bidez et H. G.
Catal. Lat. Vatic. = Catalogus codicum hagiographicorum
Opitz ont publié, de 1897 à 1935, des parties plus ou moins consi-
latinorum bibliothecae Vaticanae. Bruxellis, 1910.
dérables 4 , mais dont le début n'a pas encore été retrouvé et dont
Comm. martyr. hieron. = Commentarius in Martyrologium certains passages, conservés seulement dans le Sabaiticus 366 du
hieronymianum. Bruxellis, 1931 (Acta Sanctorum No- Patriarcat grec de Jérusalem, sont encore inédits. Le plus long
vembris, t. II, pars posterior). de ces passages, signalé dans une note par Bidez 5 et imprimé ci-
Comm. martyr. rom. = Martyrologium romanum ... sclwliis dessous pour la première fois, rapporte précisément la conversion
historicis instructum. Bruxellis, 1940 (Acta Sanctorum, de Constantin par Euphratas.
Propylaeum ad Acta SS. Decembris).
Mir. BVM. = Index Miraculorum B. V. Mariae, ed. A. PoN-
1 Anal. Boil., t. 77 (1959), p. 73-105 et 371-372. 2 Ibid., p. 69.
cELET in Anal. Roll., t. XXI (1902), p. 241-360.
a Th. PREGER, Scriplores originum CP., fasc. 2 (Leipzig, 1907), p. 147, l. 12-13.
Synax. Eccl. CP. = Synaxarium Ecclesiae Constantinopoli- * Voir les références dans la BHG3 , n° 365. Cf. ci-dessous, p. 11.
tanae, ed. H. DELEHAYE. Bruxellis, 1902 (Acta Sancto- 4 BIJzantion, t. 10 (1935), p. 432-433, note 34; cf. H. GRÉGOU\E et P. ÜR-
rum, Propylaeum ad Ac~a SS. Novembris). ~l!it.l, ibid., t. 24 (1954), p. 592-593, note 2,
6 L'EMPEREUR CONSTANTIN CONVERTI PAR EUPHRATAS 7

A la veille d'une bataille qui doit lui ouvrir les portes de Home dOdw, Evrpga:wç 1 ovrw xaÂOVf-lBYOÇ, T:CVY avrij) f-ttÎÂl(JT:a ïlf-tW-
ou lui faire perdre l'empire, Constantin, déguisé en paysan qui vend fdYWY, i()â(!O'VYé T:e xat OVX eia aeofévat rà nÂij8oç rwv aYTt-
netO' e- , eBlrJÇ,
son vin aux troupes de Maxence, se rend compte par lui-même de ' ''Hv yae
, Bf-lOl,
, , erprJ.
, f3 OVArJ f3 a-
r:t:r:ayflevwv · << nvat 1
w..
l'importance des eff(•ctifs adverses. II va désespérer de la victoire, n , 1 1 ~ () 1 '., ,,. ~- 1
quand l'eunuque Euphratas ' l'exhorte à se convertir et à compter lft.ÂÔÏ, a xaÂÂWT:a O'Ol ytYW(JXOlf-ll VTCOïl Bf-lBYifJ, 81\Tetc,W (!f!.O'ra
sur l'aide toute-puissante du Christ. Il lui rappelle les châtiments ae XF::l(!W(Jaa8at 1:0 TCOÂéf-llOY niiv. )) eavf-ltÎO'aç oè 0 Kwvarav-
qui ont frappé les Juifs et les persécuteurs romains. Constantin, Û'VOÇ . ({ Kat nwç \ , ,. -
av, etne, rav-r:a neeatw Tl; e- K at' ' av,
ilÇ , w';'
persuadé, adresse une prière suppliante au Dieu des chrétiens. fjé).nau, roaofhoç lx rwv nae6v-r:wv yévono n6eoç WÇ lf-tÉ ye
Pareil dialogue en un moment aussi tragique n'est ni plus ni
irJÂlXOfJT:ov T:VXelY B(!YOY sÇeeyaaâf-lBYOY; >>
moins vraisemhlablc que tant de discours mis par les historiens
2. <<El rm)ç f-tÈY noÂÂovç, lrprJ, 8eovç ov-r:wç lÇov8ev1}aetç naeà
anciens dans la bouche de leurs héros 2 • Pour le rédiger, l'hagio- 1 ~ , ' , ()
' , .,, ' 1
1fU1J},oy WÇ êlXOÇ TCOlrJO'af-lBYOÇ
(! '
WÇ OVT:l
'
ye BOVÇ OYT:aÇ, (11\1\ aYOrJ-
graphe s'est peut-être servi d'un florilège oü les citations d'Eusèbe, r ' , , ~::va
st ~ , ' , , 1() " () eov' ava-
,
-r:wç 2 YOf-tlc,Of-tF::Vovç, erp ue -r:ov xara' aArJ etaY ovra
Socrate et Théophane avaient déjà été réunies dans un but apo-
bgâf-tOIÇ xat ràv av-r:ov naïoa, ràv Xetaràv 0~ Uyw, (JVf-lf-laxov
logétique. Mais il n'est pas exclu qu'il ait consulté directement
elç rà Tta(!OYT:a TC(!tÎyf-taT:a Xat ràv anavT:a O'avrof5 {3{oy O'Vf-lTCa(!a-
ces auteurs, puisqu'il a, en d'autres chapitres de sa Vie de Con-
arf}aatÇ ÂoyWIÎf-têYOÇ 80'oY avup T:à rijç OVYtÎf-tBWÇ ueâroç • Ôç
stantin, exploité Philostorge, Eusèbe, Socrate, Alexandre le moine,
xahot araV(!OV TC(!o{3oÂfj evO'XrJO'tÎf-tBYOÇ TC(!tÎyf-taïl ranelYorânp
Zosime, Georges le moine et Théodore le lecteur 3 •
re xa[ àooÇorâup OOUOVYïl, 8f-tWÇ 15tà rijç rwv eeywv lO'xvoç elç
Voici le texte et un essai de traduction du dialogue entre Eu-
rà Tt(!MXVYÛY avràv xat 8eàv r'jyei0'8at rà nÂeiO'rov rwv aY8(!W-
phratas et Constantin. S'il ne nous apprend rien sur la réalité des
TCWY àvnerf]O'aro yévoç. Kal avrij) f-lÈY elç rOVf-tTC(!00'8ev àû TC(!0-
faits, tels qu'ils se sont passés en 312, il nous montre du moins
{3atvet rà xÂéoç • xa[ uotYfj u xal lotq. uarà n6Àetç xal 88vn xa[
comment pouvait se les représenter un écrivain byzantin du txe
O'IÎf-tOVÇ av-r:àv [).âauovrat niiv WÇ elne'iv rà àvfJewmvov • rwv oè
ou du xe siècle.
av-r:ij) Xel(!aÇ aYTa(!af-téYWY 'Jovoa'iot f-tÈY TC(!Wrot O(!ij.Ç ()y T(!6-
nov sÇanoÂwÂaO't ual avro[ xal r'j nOÂtÇ • OO'Ot oè TCB(!tBÂelrp8rJO'av
CoNSTANTINUM CHRISTIANUM FACIT EUPHRATAS avrwv O'TCO(!tÎ.OeÇ avà niJ.O'tÎY êtO't r~Y OtUOVf-léYrJY, aÂf}rrJY Uat axa-
(cod, Hierosolym. Sabail. 366, saec. xm, fol. 11-lJv) 1. (!t<Y> re{{3oYT:eÇ {3{oy Xat 15ovÂevetY OOVÂefay xaÂenwrtÎ.rrJY ro'iç
(vn'] avrwy èx(){qrotÇ avayua(6f-tBYOt.
1. 'Ensl (Jè rijç vmm)ç smyevof-tévnç fjon nar/ éavràv àneaw8n, 3. << 'En{ rovrotç N'B(!WY, LJOf-lBrtavoç
A 1 AL
re Xat LJëXlOÇ Uat' êt, 1 '

f-lUiràç &eewotaç ua[ Movç rjv r6 Te nÂij8oç TCVY svavdwv xa[ T:lÇ aÂÂoç lv f-téO'cp xat rà uÂevra'ia YVY MaÇtf-tlYOÇ elç oZav ènw-
-ràç naeaO'uevàç ua[ avnâ.Çuç sxnenÂrJYf-tévoç · ua[ ovu elxev 8 uetÂev lxaO'roç rov {3tov xaraO'r(!orp~v, rwv uarà rijç luuÂrJO'laç
rt f-taxeorarov 5 STI:l roïç naeovat O(!IÎO'etev ovo' 8 Tl {3ovÂev- 1
a'ÙT:OV T:OÂf-lrJf-larWY "1 ()
01\ê 1
(!OY r'YjY ~ 1
utXrJY ' 1
BTCtO'TtaO'af-tBYOÇ 3 T?
• nat' "
tYa
O'atT:O, netv ye of] ( WÇ Âéye-r:at) Ûç TCVY evvovxwv avi{j) TC(!O(J- aot nâaaç avw8ev ràç rwv OVO'O'e{3wv èvotxovç O'Vf-l({JO(!àÇ OtrJ-
, é
\
yf]awf-tat, LlwxÂrJrtavoç .!.
na(!u.rpewv ey vero uat'
ro'{3 am ). tuov
1 >t:l
a<;;tW-
f-ta àno8éf-leYOÇ lOtwnuàv ual axwv àvreÂâ{Jero O'Xiff-la ual YOO'q>
1Dans la Vie de Constantin que j'ai tirée naguère du Patmensis 17n, Eu-
phratas n'était pa~ présenté comme un eunuque. f-taueif. uaT:af-taeav8dç lÇ àv8ewnwv ànrJÂIÎ8rJ. Kal Ma~tf-ttavàç f-tÈY
2 Voir l'article récent du P. A.-J. Festugière, Vraisemblance psychologique

el forme littéraire chez les Anciens, dans Philologus, t. 102 (1958), p. 21-42. 1 Dans la marge extérieure on lit une note en 5 lignes dont le photographe
3
Voir la longue liste des sources ou modèles (• Vorlagen ») dressée par a coupé l'extrémité, mais qu'on peut restituer ainsi: CI'YJp,elwaat -r:i]v el(ç
Opitz dans Byzantion, t. 9 (1934), p. 591-593. • Tàv) fJaatUa -r:(oii) t:(!tCJoÂ{Ji(ov) Ei)(p(!dt:a ela?)y'YjCJtV. Noter que le nom d'Eu-
4
Sur le manuscrit de Saint-Sabas, voir plus bas, p. 10-11. phratas, qui était accentué sur la dernière syllabe dans le ms. de Patmos, est
6
Le professeur H. Grégoire, qui s'intéresse vivement à la légende d'Euphra- <~onsidéré ici comme paroxyton. 2 àvo?)-r:ovç cod.

tas, suggère de rapporter ce superlatif au verbe principal et de lui donner le n Thème apologétique développé notamment par Lactance dans le De mortibus
sens d'un adverbe de temps. persecutorum. Voir l'édition, avec traduction et commentaire, publiée par le prof.
Jlieqnes Moreau dans la collection Sources chrétiennes, no 39 (2 vol., Paris, 1954).
8 !:EMPEREUR CONSTANTIN CONVERTI J'AH EUPHRATAS 9

ô 'EexovÀwç àyxovn Tov {Jtov peT~ÀÀaÇs 1 • MaÇtpwvclç ôt~ ô 1. La nuit venue, Constantin regagna son camp, plein de frayeur
fol. 11• FaÀÀÉ(!toÇ lÀxet nÀ'Y)ysiç 1 àvuîup, O''Y)neôovt alôotov xai ôw{Jewaet t't de erainte à cause de la multitude des adversaires, de leurs pré-
paratifs et de leur hon ordre. Il hésita longtemps, ne sachant que faire
axw}.~xwv To awpa Tf!VXOJ-lSvoç, na}.t.wpotav fiae xai ngo8itw-
dans la situation où il était, ni que décider, jusqu'au moment où
atv èyygaq;otç u)v xaTà Xf!tO'Ttavwv l>twypàv inavijxsv 2 , vaugov (à cc qu'on dit) un eunuque appelé Euphratas et qu'il estimait fort
ôi naÀw 0eodxvrp up èv 'Avnoxdq nst8opevoç yô'Y)n xai nav- vint lui rendre courage en lui disant qu'il ne fallait pas redouter
ôswa XaTà Xf!WTtavâ)v È(!yaaapSVOÇ tp80(!tj. Tfj ngoTÉ(JÇ1 'KC1TEÀV- les troupes massées contre lui: << Si vous voulez, Sire, lui dit-il. vous
p.av0'1} 3 • MaÇtfÛVOÇ ôi TOVTOJV anaVTWV ninovOs xa}.snwuga . xai rier aux conseils que je vous donne en pleine connaissance de cause,
ô mUat Esvijgoç xaîaae tlnd Tov FaUsgtov MaÇtptœvov nstt- j'espère que vous l'emporterez sans peine sur tous vos ennemis.>>
!::tonné, Constantin répond : << Comment serait-ce possible. mon ami?
q)Oslç èni Tnv MaÇsntov avV.'Y)1plV àvneiO'Y), TWV ŒT(Jilïl(J!TCVV Quelle extraordinaire intervention pourrait me tirer de ce mauvais
f..tVTOV n(!OÔSÔWXOTWV 4 • pas et m'assurer une aussi grande victoire? >>
4. << TavT' ovv, d) {JaatÀsv, ~v èvOvp'Y)Bd'Y)ç, ànoÀsbpstç piv T01JÇ 2. << Il suffit, rétorque Euphratas, que vous méprisiez comme de
noÀÀovç Osovç, Tovup ôi aavTOV tpÉ(!WV neoaO~astç xai avTov 5 juste les dieux multiples et ne fassiez d'eux aucun cas, car ce ne sont
xarevÇapsvoç . 1j pnv ôt' avTOV X(!aT~aaç TOVÇ èvavïlovç, in' av- pas des dieux et c'est folie de les regarder pour tels, et que, vous
tournant vers le seul vrai Dieu, vous preniez son fils, le Christ. pour
Tt[! Tov Àomov {JtwaaaOcu OaggovvTwç èni Tà ngaypara Ustç. votre allié dans cette affaire-ci et dans toute votre vie. Considérez la
Kai vnoôixopat aot lywys ravra, lq;'Y), {JovÀsvaapivrp J-l'IJÔÈ slç supériorité de sa puissance : bien qu'il se fût, en choisissant la croix,
xsîeaç aq;tÇsaOat TOVÇ noÀsptovç . sl ôi xai D.Ooœv, à).).à T(!É- plongé dans l'humiliation la plus profonde, il a contraint par la force
1pë0'8at 6 avïlxa Tà VWTa naeaôovTaç xai f-ln vnopsvsîv 7 • uai de ses œuvres la plus grande partie du genre humain à l'adorer et à
navTWV elç (fe TO XV(!OÇ ava{J~asTat TWV neaypaTWV. )) le reconnaître pour Dieu. Sa gloire ne cesse de croître : en public et
en privé, dans toutes les villes et dans toutes les nations, l'huma-
·o
5. ôè TavTa axovaaç . (< eavpaC1Tà piv, Btp'Y), TavTa xai neoaw nité presque entière l'invoque et se le rend favorable. Quant à ceux
ntauwç . nt<JTSVW ôi opwç. )) Kai Tavra slnwv slç leyov ixwest qui avaient levé la main contre lui, les Juifs en premier lieu, vous
TOV X(!tC1TOV Ènt{Jowpevoç xai ÀÉywv Èv Taîç neàç avràv svxaïç . voyez de quelle manière ils ont péri, eux et leur ville avec eux ; ceux
<<El ô?] r{ç C1ot fJvvap,tç elç Ta qcf>Cetv ÈC1Tiv, d) XgtC1TÉ, rovç as qui ont échappé au désastre vivent dispersés par toute la terre,
èntuaÀovp,évovç xai aÀ'Y)M;ç 6 neel (jQV Àoyoç xai ûp OVTt ye Osàç ils mènent une existence errante et pénible, forcés de servir dans
l'esclavage le plus dur leurs pires ennemis.
wv Tvyxavetç, aye ôn vvv e'l.nee noTÉ (fOl Ôetxvvvat xat(}OÇ. Ki- 3. «Et après eux Néron, Domitien, Dèce (j'en passe plusieurs) et
'XT'Y)C10 ôé p,s (fOl, Btp'Y), fJovÂ.ov OVTt ys héeov Thv neoOvplav ap{JÀv- enfin à notre époque Maximin, à quelle fin catastrophique n'ont-ils
Tll(}O'I' eiç qè YllV'Y)C10P,llVOV . xai aoi avaxdasTat (JW<JT(!a {Jtoç li- pas abouti, juste châtiment de leurs violences contre l'Église? Faut-il
naç èp,oç. A-Drat yé pot atevxai neàç ayaOov TtVOÇ ïÛWT~(JSWV . vous raconter depuis le commencement les malheurs mérités qui
xai ôo{r;ç p,aÀtara p,èv ÈÀÂ.apnevvapévrp Tfj p,axn naeaar~aMOw [urent infligés aux impies? Dioclétien devint fou, abdiqua, dut se
résigner à porter les mêmes vêtements qu'un simple particulier ; con-
't'OV noUp,wv, el ô' ovv, f-ln ovv avTov yé P,ll utvôvvsvaat nset TE sumé par une longue maladie, il fut retranché du nombre des vivants.
Tijç {JMtÀelaç C1tpaÀÉvTa xai 't'ijç Cwijç, aÀÀà ÔVV'I}Oijvat nwç vn- Maximien Hercule termina sa vie par la pendaison ; Maximien Ga-
eulleap,eiv 't'ovrov ôn 't'av ènllÂ.avvov't'a yvoq;ov 8.>> lère, frappé d'un ulcère incurable, le corps rongé par la putréfaction
des parties honteuses et la morsure des vers, chanta la palinodie et
1 Cf. THÉOPHA:NE, Chronogr., éd. DE BooR, p. 11, 1. 14-17; J. A. CRAMER, révoqua par des décrets publics la persécution contre les chrétiens ;
Anecdota graeca e ·codicibus Paris., t. 2 (Oxford, 1839), p. 90, 1. 27-30. mais plus tard, s'étant de nouveau, à l'instigation de Théotecnos le
1 Cf. EusÈBE, Hist. eccl. VIII, 16-17 (éd. ScHWARTZ, p. 788-790). Dans magicien d'Antioche, livré à des excès contre les chrétiens, il retomba
Byzantion, t. 10, p. 433, Bidez renvoie aux Excerpla Barocciana (ms. Bodl. dans le même mal, qui l'acheva. Le sort de Maximin fut pire que
Barocc. 142, fol. 2t5v en bas). • tout cela, et le césar Sévère, qui avait été envoyé par Galère Maxi-
3 Cf. EUSÈBE, IX, 3 (éd. c., p. 808); THÉOPHANE, éd. c., p. 9, 1. 30-34.

• Cf. SocRATE, Hisl. eccl. I, n, 1 (éd. HussEY, t. 1, p. 4).


• A corriger en ai'n:ip? 6 rebpaaOat cod. 7 vnopévetv cod. placés par ceux-ci : fttÎya ual uotvàv roîc; àexoftévou;. Au fol. 12, en face
8 Vient ensuite le passage publié par Bidez sous le no IV, p. 424-426. Aux des lignes 4-6, une note marginale indique le sujet du chapitre : II eel rijc;
lignes 35-36 de la p. 425, les mots que Bidez avait suppléés doivent être rem_ dva~el~ewc; TOV rtplov amveov.
10 LES AUTRES PASSAGES IN~:DITS DE LA VIE ACÉPHALE DE CONSTANTIN 11

mien pour se saisir de Maxence, fut mis à mort lui-même, ses soldats Lü pr<lmier a perdu environ 2 quaternions en tête ct 1 feuillet
l'ayant trahi. 1mtm les folios 8 et 9. En 1934, H. G. Opitz a publié le texte de ce
4. << Considérez, Sire, ce que je viens de vous exposer. Abandonnez ms. A1 , sans se douter de l'existence d'un second témoin, plus
vos dieux. Adhérez à celui-ci (le Christ), adressez-lui vos prières;
I'Ücent, mais beaucoup moins incomplet au début 2•
par son secours vous vaincrez vos adversaires, puis, vous confiant
en son aide, vous pourrez dorénavant vaquer aux affaires de l'État. Du Sabailicus, signalé par A. Ehrhard à P. Heseler ct par celui-ci
Si vous suivez mes conseils, je vous promets, moi, que les ennemis à .J. Bidez, ce dernier tira, dès 1935, trois Fragments nouveaux de
n'engageront même pas le combat et que, s'lis l'engageaient, ils pren- Pllilostorge 3 • Pour en finir avec l'édition des parties nouvelles du
draient aussitôt la fuite, sans soutenir le choc. Ainsi c'est à vous manuscrit de Jérusalem, voici, après la Conversion de Constantin
que reviendra le pouvoir suprême. >> qu'on vient de lire, les quatre passages encore inédits.
5. Constantin répondit: << Voilà des choses bien étonnantes et
tout à fuit Incroyables. J'y crois pourtant.» Et passant des paroles Sans apporter rien de sensationnel, ils méritent pourtant d'être
aux actes, il implora le Christ ct lui fit cette prière : << Si tu es capable, versés au dossier et comparés aux passages parallèles des autres
ô Christ, de sauve!' ceux qui t'invoquent, si ce qu'on dit de toi est légendes constantiniennes.
vrai, si tu es réellement Dieu, c'est l'occasion ou jamais de le prouver.
.Je suis devenu ton serviteur, je te serai plus dévoué que personne
au monde, ma vie entière te sera consacrée comme en ex-voto. Puis- 1. Le petit Constantin et sa mère Hélène sont ramenés de Dreparwn
sent mes supplications être exaucées! Donne-moi, si possible, de à la cour de Constance Chlore.
remporter sur l'ennemi une éelatante victoire ; ou du moins ne
petmets pas que, par suite de mon échec, ma couronne et ma vie 1 Kwvm:avûvov Jraeo~vvOévra à.vtiiaOat 4. 'Qç (jè -roii-ro 5 bd- S, fol. 9
soient mises en danger: fais-moi échapper aux ténèbres qui me me- :rcÀrJTTov ol èiv/Jeeç, à.vu:rcowvp,évn fJ p,'l]-rne -roii f3eéq;ovç ua-ra-
nacent.»
IJnÀov -roii-ro è:rcotnae Tlvoç eln o :rcaiç. 'Qç /J' ijuovaav ol èiv/Jeeç
:rcaea/Jo~ov, è~eeyaa-rtuwueov èew-r?]aavuç -r~v véav uai p,a-
APPENDICES Oovuç -rà.ÀrJOfj, avyyvmp,rJv f)-rovv -r* :rceoÀa{Jovanç à.yvolaç, q;t-
I. LEs AUTHES PASSMŒS INÉDITS DE LA VIE AciwHALE À'Ijp,aat u uai uoÀauelatç -ràv :rca"i/Ja :rceet:rc-rv~ap,evot è~ep,etÀÎ-
m~i CoNSTANTIN (BH(flJ 365). ~av-ro. Ov-rwç /Jè à.:rcaeavuç èueïOev tf>xov-ro èv -rfi IIeeal/Jt. IIa-
ea-rvxovuç /Jè up f3aa tÀei -rwv II&.eOwv uai -rà :rceoaurayp,éva
Ott ne connaît que 2 manuscrits de cette Vie, l'un à Home,
l'autre à Jérusalem, et ils sont l'un et l'autre acéphales1 :
1 Byzantion, t. 9 (1934), p. 535-593: Die Vita Constantin! des Codex Ange-
A Angelicanus D. 3. 10, du xe-xye siècle 2 , fol. 1-54 ;
lieus 22.
S Sabaiticus 366, du xme siècle 3 , fol. 9-22. 2 A commence à l'entrée de Constantin dans Rome après la bataille du pont

Milvius ; S, au contraire, commence beaucoup plus tôt, quand le futur empe-


l M. Kraiîeninnikov avait une copie de tous les deux et comptait s'en servir reur n'est encore qu'un enfant. Par contre, S présente une lacune considéra-
dans le grand recueil de légendes constantiniennes qu'il préparait. Voir son ble- tout un quaternion, à ce qu'il semble- entre les fol. 16 et 17.
Prodt•omus sylloges Vitarum... Constantini M. et Helenae ... (Jurjev, 1915), a Byzanlion, t. 10 (1935), p. 403-437. L'article est précédé d'une note de
p. 57. Un troisième manuscrit, le Vatic. Ottobon. 390, daté de 1587, peut être P. HESELER, Neues zur Vita Constantin! des Codex Angelicus 22 (ibid., p. 399-
négligé sans crainte: ce n'est qu'une copie de l' Angelicanus, exécutée quand 402).
celui-ci était déjà aussi mutilé qu'aujourd'hui. Cf. ibid., p. 8, note 2; Calai. ' Ainsi commence ce qui reste du texte BHG8 365 dans le ms. Sabailicus 366.
Graec. Valle., p. 276. Les passages parallèles de la Vie BHG 3 364 (Gumr, p. 310) et de la nouvelle Vie
z Studi ilaliani di filo/ogia c/assica, t. 4 (1896), p. 51, no 22; KRASENINNI- tirée d'un légendier de Patmos (Anal. Bol/., t. 77, 1959, p. 75) permettent de
KOV, Op. C., p. 7-8. , deviner le sens des phrases qui précédaient : les envoyés de Constance Chlore
3 Ath. PAPADOPOULOS-KERAMEUS, 'JeeoaoÂvp,rr:txi} {Jt{JÂto01J'X'YJ, t. 2 (Saint-
sont arrivés à Drepanon, en Bithynie, dans l'auberge où vit Hélène; pendant
Pétersbourg, 1894), p. 482; KRASENINNIKOV, p. 5. Nous n'avons pas à nous ()U après le repas, ils s'aperçoivent que le petit Constantin est monté sur un
occuper des fol. 5-8• du ms. S, où deux mains postérieures ont comblé la lacune de leurs chevaux; ils le réprimandent vivement, et l'enfant se fâche.
initiale en transcrivant le début d'une autre Vie de Constantin, la « recen- 6 Sous-entendez To p,etedxwv, comme dans Guidi, ou corrigez en Tovup.

sio antiquior ac potior • de BHG 3 364.


12 LES AUTRES PASSAGES INÉDITS DE LA VIE ACÉPHALE DE CONSTANTIN 13

tohoiç âYayyetÀavuç xai -rwv âttot.{3a{wy uv$âtt eVOl, /'n' (Î.ÂÂ1JÇ 2. Héroïque suicide d'une chrétienne 1•

1,
ôoov àvéxatt'ljJaY elc; -rà lanéew ftÉ(!1] b()a 0 Kwva-râvnoç aâjye.
J:vy-rvxovuç ôè -rov-rrp xai -rà -rijç xa8oauhaewç uUaaYTeç ~ew­ 'A).).à noÂÂa>V ov-rwy -rwv Ma$eYTÎov aetvwY, ÉYoç à$tacp1]yf)-rov s, fol. 10•
TWYTo nae' av-roi! -,;{ $ÉYOY xal ldew8t è8eaaav-ro ÈY Tfj lcf!q.. !H'1)p:YJ'V 1Wtt]aottat. AE TWY •ha.A.wv yvYaîxeç ovx ijnoY -rwY
'Qç ôè 0 ua()' lva TOVTWY ÛJY Ôtacpo(!àY xal. naeaUayijv TWY Te 1h11,QWV vnà -rijç TOV 8eîov Âoyov atoaaxaÂÎaç ~(}(!eVWftÉVat TOVÇ
-rennwY xal. ~()ô)y éxaa-rov xUttaTOÇ elaYjy~aa-ro, ô va-ra-roç TWV mhcn'>c; noUaxtç àywvaç ottoîwç -roiç àvôeaat ua8vnotteîvaaat
ànootôov-rwv -ràv ).6yov àvayyéÂÂet np {3aatÂû -rà xa-rà -rijv tau f3eaf3eia u xai à(:IJ.a Tijç àee-rijç àn'YJYÉyxaYTo · xai Oav;.waTai
'EÂÉYYJY 'XCÛ on 0 è$ av-rijç yeVV1]8etç naiç È'XftayeioY -rijç OftOlO- JÛ:v OVV noÂÂat àveaefx81JŒC1'V, VnB(}CfJVWÇ (Jè ft{a TlÇ yvvij r1WCfJ(!O-
TYJTOÇ av-roi! aet'XYVÇ èv np .deenavrp T(!Écpeial {3aatÂl'XOV xaea- vea-raTYj naawY xal. 8avttaatw-râTYJ · ijç -rà xâ.A..A.oç nv86ttevoç o
'XTij(!a ànaa-rean-rwv. Tav-ra àxovaaç ô Kwa-râvnoç -rà neoJ.ex8év- MaÇÉYTlOÇ ll.yew TC1VT1]Y {3taîwç neàç av-ràv ènet(!iiTo . wc; a' Ènt-
Ta av-rep naeà TWY },omwv neea{3eVTWY naewaarœvoç ÈnÉr1T1] -rfj aTaYWÇ Tep otxrp TOVÇ Tà TOtaVTa Tep TV(!ÛVYip ata'XOYOVftÉYOVÇ
È(!WT~aet àxet{3wç -rà xa-rà -rijv 'EUY1JV tta8eiv {3ovÂÔfteYoç. •Qç lmi8eTO ~ yvvf), xewnavij aè aVT1] ijv, TOY Te èf.y(Jea TOY av-rijç xal.
o' Ô.YaftYYjr1lÇ avn)y xal. -rà xa-rà 2 -rijv on-raa{ay ela?)et, OnYJYÎ'Xa -rav-ra 'PwttaioY OYTa xal. ënaexov TOV Oéovç ËYe'Xa {3foy Te ll.yetY
avyxa8evaO'Vil av-rep Tfj 'EUvn ~ fteÂaveÎpwv vv$ ècpw-rîCe-ro ~Uov O.VTijY ÈntT(!É'IjJaYTa WÇ en?)a8eTO, {3eaxv vnonaeatT1]r1a[téY1] wç
ttaettaevyaiç, -rijY l!xa-raatY -rijç àn-raaîaç neeww8eiaav tta8wv 3 âv ij61] cptÀOTÎftWÇ 'XaTa'XOr1ft1]8eî1] TO r1Wfta, e'/aetr1lY eni rd Ta-
Mtwç ôe$twa&.fteYoç -rovç dyyÉÂovç xal aweotc; Tlft~aaç noÂvuUat ftlÛOV xal ftOYw8eiaa Çîcpoç xa()' lav-rijç n~yYvat ual ()ayovaa -re
neo-reéne-rat a-raUv-raç ÈY np .deenavrp fteTà avv8etta-rwv uai naeaxeiftta TOY ttèv Ye'X(!OY TOÎÇ neoaywyoïç 'XaTaÀt[tnâYel, ëeyotç
a'XTWY 'Xat 8eeaneîaç noÂÂijç xal. OO(!VCfJO(!Îaç {3aatÂtxijç otayayeîy ôè avToiç anar11JÇ CfJWYijÇ yeyWYOTÉ(!OlÇ e(Jfj).waeY OU ftOYOY anav-
TrJY 'EUY1JY avY -rep natal. Kwva-rav-rÎYtp. OïnYeÇ à[teÂÂYJÛ èx- TW'V àfJTTYJTOY Te ual àYÔJÀe8eoy ~ naeà X(}lr1Ttavoiç nécpvuey àee-rf) 2,
arJtt~aavuç 'Xat Ô.vaÂaf3ofteYOt TijV VeaYtaa (JVV Tep natal 'Xat
xa(){aavuç ènl. oxfJttaToç {3aalÂt'XOV at~yayov nede; TOY Kwva-ray- 3. JHaxence et le pont sur le Tibre 3 •
TlOY. BeaaafteVOÇ aè TOVTOVÇ ~yaÂÂtaaa-ro acp6oea 'Xat àyan~aaç TijY aè yécpveay 0 MaUY-rtOÇ ènl 8vttf3et6oç èn~yYVTO noTaftOV s, fol. 12•
-r·~y veâYtaa ela~yayeY elç -rà {3aa{Âeta. BevÂÂovttévov Oè -rov ftiJ (JVVa'ljJUÇ anaaay àno TijÇ 0X()1JÇ TijÇ n(!OÇ Tfj noÂet ftéX(}l Tijç
naeaôô$ov, ijJ.()e -rav-ra elç -ràç àxoàç -rijç YOftlft1JÇ yafteTijç 4 aÂÂ1JÇ, à).).' elç avo ÔteÂ6fte'POÇ ftÉ(!1] wa-re ev Tep ft8r1WTarrp TOV
-roi! Kwva-raY-rîov, è~ .ijç xal. naioaç !!axe .daÂpanoY, 'Ava{3aÂ- no-rattoii -rà nÂ1JfJOVY-ra -rà ttéeoç Tijc; yecpveaç iuâ-reeov avyay-riiv
Âwvoy xai KwYaTaYTtoY xal. 8vyadea ftÎav f{wya-rav-rtav 5• nwç à).).fjJ.otç 4 ne(}OYatç atôrJeaïç àyaanwttévatç. 'Ené-ra~ev ovv
TOÎÇ ftrJxavonowiç, enetÔàY 'tôwat TOV KwYaTaYTÎVOV a-rea-roY rfj
1 Entendez : la province romaine de Bretagne. Cev$et -rijç yecpveaç ecpea-rw-ra, Ô.Yaanaaat -ràç ne(!OYaç ual.
!i: 1 - ' ~~
1 Au lieu de xai rà xarà, lire 1} xarà, comme dans la recension B de Guidi, OtaAVr1at T'Y)Y 1 , \ 1
yecpV(!a'V, W(Jie elÇ TOV noTaftOV Te Xat ent Tav-rn
p. :!11, en note !lUX lignes 11-12. éa-rw-ra neaeiY. 'AUà MaÇévnoç ttèv ov-rwç èttrJXaYiir:o. Toiç (Jè
8 Cette vision est relatée plus haut dans Guidi, à la fln de la p. :108.
4 Il s'agit de Théodora, fille de Maximien Hercule.
()eo'iç leee'ia neoaijye xal TWV le(jO(J'XOnwv neel. Tijç TOV nOÂÉftOV
6 Vient ensuite lo fr11gm1mt do Philostorge publié par Bldez dans Byzan- TVX1JÇ àvenvy()aYeTo · xal r:à at{3vÂÂ1JÇ Ol1J(}Bvvii-ro, xal Tt Oéacpa-rop
tion, t. c., p. 421-42:!. S'il y a des • manchettes • dans la marge des fol. 9, gv
ct tOv, elles ne sont pas visiblt\S ~m· la photo dont je dispose. Par contre, voici 1
Dans sa note llO, p. 4:!1, Bidez indique la source de ce passage : EUSÈBE,
les quatre notes marginales qui indiquent les sujets traités au fol. 10' : 1) neei
llist. eccl. VIII, 14, 14 (éd. ScHWARTZ, p. 784, 1. 15-16, et p. 786, I. 2-1:!).
Tijç ailrov ànot5edaewç, 2) àvœyo(!BVct!Ç /(wvaravTlvov, 3) neei Mal;evr:lov 2
La suite est formée d'abord par un bref extrait de Philostorge édité par
xal Atxtv'Vtov, 4) neel TWV TOV Mal;evTÎOV àaeï.yetwv.
Bidez, t. c., p. 42:!-424, puis par le dialogue de Constantin et d'Euphratas re-
produit plus haut, p. 6-8, enfin par le fragment IV de Bidez.
• En marge on lit ce titre : neel rijç p.erà t5ôï.ov yevop.év1]r; yeq!15(!ar;.
4
lt.(!OÇ d}.ï.~),ovç cod. Cf. ZosiME, Il, 15, 3, éd. MENDELSSOHN, p. 73, 1. 2.
DE LA VIE ACÉPHALE DE CONSTANTIN 15
14 LES AUTRES PASSAGES INÉDITS

T(Â)V oe0otJ6~wv ènt{JovÀàç iJaov TOV àrpavovç re xat àveÀnÎ-


evewv wç àvayx'Y) ulv èni {3Àa{3n u neanov-r:a 'Pwp,atwv olwr:eif>
atmJ ~o.uov ïà neotJrjÀwç 1 laû xovrp6reeov. Tif> xe6vrp tJè neoïwv
Oava·up neemeaeiv 1 , neàç lavrov rà ),6ywv èÀap,{Javev, wç tJi]
yvp,vfj -cfj xaxlq. xwewv ovxéu MOea Àomàv à),.1' ijbrJ xal
ro1!ç ènû06vraç rfj 'Pwp,n xai -r:avT'Y)V tJwvoovp,évovç ÉÀeiv àp,v-
JW(J!Jt}O'lf!. tJewfj néiv e'i u xaxàv xetarwvoîç xareteyaCero xai
v6p,evoç. 'E~éf3'YJ tJè 8nee ~v àÀrJOèç xar' avrov 2 •
ntlaav vnee{JoÀi}v xax{aç V:rt8(?'Y)X6vuCev. 015roç, rpaa{ Tt'VBÇ, xai
11
IJ al1tAt:(l rov, 'A p,acrewç entaxonov xat .:7eouweov
1 • 1 ca
,
rov arear'Y)-
1_11 ,

4. Mesures de Constantin en faveur du christianisme. ,e


A(AfrJV
' ' • 1 1 1
xat rovç aywvç reaaaeaxovra p,aervear; xat a,,ovç , ,,,

3
Persécution de Licinius •
noÀÀovç btà {3aaavwv reÀetwOfjvat nenol'Y)xe 2 •
s. fol. 15• 'EOéantae (Jè xetaTta'VOVÇ p,6vovç àvayeaOat Ttp,aiç Te xal Mtw-
p,aat xa[ navTW'V aexetv èOvwv Te xal arearonétJwv, TOVÇ (Jè li. LES PRINCIPALES VARIANTES DU SABAITICUS 366
èmp,évovraç rfj eltJwÀoÀareetq. Ttp,weîatç xaOvno{JaÀÂeaOat · ràç PAR RAPPORT A L'ÉDITION n'0PITZ.
naaxaUovç ijp,éeaç àneaxrovç reÀeiv ètJoyp,auae xai ràç Oetaç
up,éiv loeràç evae{Jwç re xai rptÀoOéwç. Tovrwv oi5rwç èx6vrwv Les feuillets 9 à 13 et 15 du manuscrit de Jérusalem ont per-
elerjv'Y) {3a0eia neàç néiaav rijv olxovp,Év'Y)V xai yaÀrjv'Y) tJtétJeap,e 4 • mis à l'article de Bidez et aux pages ci-dessus de combler pres-
xai xetaTta'VOtÇ p,èv Ovp,'Y)Ma xal xaetç neoafjv, i!ÀÀ'Y)<Jt (Jè axv0ew- que entièrement les lacunes de l'Angelicanus édité par Opitz.
n6T'Y)Ç Te xal xarrjrpeta, xal navrwv TW'V èv avTOtÇ eltJwÀwv nav- Tout le reste des folios 13 à 22, au contraire, apporte au texte
rûijç ij xaranrwatç. 'A),),' o'Üx ëp,eÀÀev oiaetv ènl noÀv ravra de l'édition, sur une grosse moitié de son étendue, le contrôle d'un
{JÀÉnwv o àexéxaxoç tJvap,evrjç · 80ev X(!t<JTta'VOtÇ raeaxàç xal second témoin, indépendant et souvent meilleur.
btwyp,ovç naÀtv wbtve, Atxtvvwv ràv àÀaaroea neàç tJvaae{Jfj L'érudit qui tentera de refaire le travail d'Opitz en tenant
p,avlav èyeleaç 5 • Ovroç yàe TfjÇ TW'V neà a'ÛTOV tJvaae{Jwv -rveav- compte des deux manuscrits devra noter avec soin toutes leurs
'VW'V èvt:eÀovç xaOateéaewç ÀrjO'Y)v Àa{Jwv xal rwv neàç ràv p,éyav divergences. Sans attendre cette échéance, peut-être lointaine,
KwvaT:avrivov lJÀwç àp,v'Y)p,ovrjaaç avvf:J'Y)xwv -re xai 8exwv, t:àv on relèvera ci-après les variantes principales du Sabaiticus ( = S)
xa-rà Xf!tO'l'tavwv CJtwyp,àv wanee Ttvà mÎÀat xaua{Jeap,ÉV'Y)'V nv- par rapport aux pages et aux lignes de l'édition d'Opitz ( = Op.),
eàç d:xp,i]v àveeelntCe, T:ijv TfjÇ tJvaae{Jelaç (j)À6ya TWV ne6af:Jev dans le tome 9 de Byzantion.
Tveâvvwv betvot:éeav è~anretv èmxetewv • à),A.' lv Tif> dwç btà P. 545, 1. 13 lf!'Y)<Jt Op., rpaaw S; 16 ànop,ae~ap,evoç Op., àno-
TO'V KwvO'TO.VTlvov rp6{3ov oi5nw p,èv lx 't:OV neorpavovç ràç vn' av- p,oeeap,evoç s.
TO'V -roîi 6eov lxxÀrJalaç noÀep,ûv xarer6A.p,d · xevnrwv tJè ràv 546, 1 avri[> Op., avràv S; 19 èntC'Y)rfjaat Op., ènexCrJrfjaat S ;
t:fjç xax[aç ldv TOO'OVTOV xaÀenwdeaç 6 elnetv naeeaxevaCe ràç 20 oï tJè Op., ot xal S ; 28 èvanotJoxfjr; Op., èv ànotJoxfjr; S.
547, 15 è~e{36'Y)aav Op., àvef36rJaav S ; 18 ri]v Op., xal ri]v S.
548, 5 xaraOéÀyetv Op., xaOeÀeiv S (cf. A) ; 8 Tà Op., xal rà S ;
Cf. Zosum, II, 16, 1 ; LACTANCE, De mortibus persec. 44, 8.
1 n ijbeïo Op., fjtJero S ; 20 wç Oeàv èx Maetaç add. Op., om. S ;
• lei se place le passage que Bldez cite à la tin de sa note 48, p. 437, et dont 22 o nÀavoç Op., nÀavoç S.
les dernières lignes correspondent au début du texte conservé dans le ms. A. 549, 30 ijp,wv Op., vp,wv S.
a Cet extrait permet de combler la lacune d'un feuillet qui interrompt le 550, 4 rif> Uyovrt Op., rov Uyovroç S ; 5 rov Op., rovro S ;
texte du ms. A entre les fol. 8 et 9 (OPITZ, p. 553, 1. 5·7). 10 tJ' ëu Op., tJè S ; notfjaat eau Op., notrjaet larat S ; 17 x al
• Voir un passage fort semblable dans la Vie de Constantin du ms. de Pat-
mos, à la fin du § 7, Anal. Boll., t. c., p. 82-83. Comparer ALEXANDRE LE l On attendrait plutôt ne615r]ÂOV ou 1t(!Oi51JÂW8év.
MOINE, P. G., t. 87, col. 4057o, et THÉOPHANE, éd. c., p. 16. 2 La note marginale relève ces noms de martyrs: Basile d'Amasée, Théo-
5 L'en-tête du chapitre est indiqué dans la marge, mais la photo n'est pas dore le stratélate et les Quarante (de Sébastée). Sur la • persécution de Lici-
assez claire pour que je puisse déchiffrer autre chose que At"wvlov. nius •> et la Passion de S. Basile d'Amasée, voir E. HoNIGMANN, Patristic Stu-
s n faut sans doute suppléer wç. La même expression wç elneiv a été dles ( = Sludi e Tes ti 173, Vatican, 1953), p. 6-27 ; cf. Anal. Boil., t. 72 (1954),
employée par l'auteur ci-dessus, p. 7, § 2, après le milieu. jl, 2M-2ti5.
16 LES AUTRES PASSAGES INÉDITS
DE LA VIE ACÉPHALE DE CONSTANTIN 17
:m:hrwç Op., nâvrwç xai S ; 20 ÈntxaÀiaat Op., ÈntxâJ..eaat S ;
26 VEX(!OVÇ Op., VEX(!O'V S ; 27 [f)' Op., om. S. Puisque l'occasion se présente, on me permettra de signaler 1c1
551, 5 rem6fJrJrov Op., rewn6fJ'Y)rov S ; 11 Ècptarâvra Op., qmllques passages où Opitz ne semble pas avoir compris le texte
ènwrâvra S ; 21 av add. Op., !kiJ S. 'lu'it publiait.
552, 11-14 (xai fJ,i}V- cpaivew xai) om. S; les six mots suivants 28 il ne)allait pas couper la phrase après flOÎ(!a, le verbe de la
(14-15 fl'Y)Oevi- neemowvfJ,eVoç) sont rejetés deux lignes plus loin, pt·npositlon relative ne se trouvant qu'à la ligne s'uivante.
après flETa{JoJ..i)v, à la place de 17-19 (roïç fJ,èv - àneeyaC6f1,evoç) ; M8, 8-9 cette première phrase du s 5 achève en réalité le § 4
22 Kwvaravrivav Op., Kwvaravdav S. nuque! il conviendrait de la rattacher. '
553, 5-6 rfj ëlbwÀoÀaredq. xecpaÀtxwç TtflW(!êiafJat add. Op., ~t!~i,. 31-.32 ce nominatif absolu n'a pas de sens, s'il n'est joint au
rfj ëlow},oÀareeiq. UflW(!iatç xafJvno{JâÀÀMfJat S. La lacune du b qm smt.
ms. d'Opitz est comblée parS (voir ci-dessus, p. 14-15) ; 11 savrt[> 550, 3 ce IlaÀat isolé entre deux points a probablement été con-
Op., lavrov S. fondu par l'éditeur avec nâÀtv, alors qu'il modifie tout simplement
554, 14 rovç oexovç Op., roïç oexotç s ; 18-19 rovç fJeovç Op., le verbe qui précède.
TOÎÇ fJeoîç S. 576, 2~ ~ourquoi ce point après 'AU!;avoeoç? La phrase n'est
555, 4 àJ..J..~Àotç Op., àU~J..ovç S ; 5 aUovç Op., àU~J..ovç S ; pas termmee.
21 oténovra Op., oténovrt S. 578, 29 les ~ots ravra oi5v OVT(J)Ç (et non oi5roç) appartiennent
556, 5 - 571, 4. Grande lacune (un quaternion?) entre les fol. tt la phrase smvante.
16 et 17 du ms. S. ~87, ~0 .le point :st placé au beau milieu d'une phrase.
571, 21-22 oe!;afJ,SVaç Op., ôe!;afJ,EVàç s. ,>8?, 20 Il ne fallait pas de ponctuation avant neà, vu que la phrase
572, 15 neoaoefl~aaç Op., neoaoefllaaç S ; 25 if>4e'ov fjôe Op., contmue.
n âcpov â ôè s.
573, 4 ôteei}v Op., ôt' lew S; 18 noÀefltovç Op., noÀBflovç S. Il reste à souhaiter, en terminant, que l'inventaire des fonds de
574, 27 àvsarrJaev Op., earrJaev s.
575, 11 Llwôwvaiov Op., Llwôwvaîov S. manuscrits grecs encore inexplorés fasse découvrir un nouveau
576, 6 elxâôt é{Jô6fln Op., elxoart[> l{Jô6f1,q> S ; 21-22 rfjç èv témoin, non plus acéphale mais complet, de la curieuse légende de
'AJ..e!;avôeelq. èxxÀ'Y)aiaç Op., rfjç èxxÀ'Y)aiaç ÔrJÀaoi) rijç èv 'AJ..e!;- Constantin où des savants comme Pio Franchi, J. Bidez et H. G.
avoeeiq. s. Opitz ont déjà trouvé matière à tant d'érudites et profitables
577, 1 Èntvo{aç Op., ènmvo{aç S. publications.
578, 7 neoyeacpfj Op., neoayeacpfj S.
579, 9-585, 10. La Passion de S. Lucien, qui est insérée ici François HALKIN.
dans le texte du ms. A, manque en S. Elle a sans doute été omise
comme n'ayant aucun rapport avec Constantin.
585, 12 Kwvarav Op., Kwvaravra S; 13 ànooef!;aç Op., àva-
oel!;aç S; 21 elxe Op., e'txero S.
586, 6 elneiv Op., om. S ; 14 J..nanxwç Op., À'Y)<JT(!txwç S ; 24
no-r:afJ,oV Op., rôv S ; 26 .EaveoflaTwv re ual Ovvvwv Op., avv
.EaveoflCÎTatç re uai Ovvvotç S ; ovv Op., lJè S.
587, 31 fJ,ETt}tWTe(!a Op., flBT(!tÔJreeov S.
588, 17 fJ,BTà xe6vwv rfj cptÀavOewnlq. Op., fJ,BTà xeovov riJv
cptÂavOewnlav S.
589, 2 uarà 'AOavâawv Op., uarà 'A8avaalov S ; 7 Mâ/;tfJ,Ot;
Op., Ma/;tfJ,wviJ.ç S ; 15 ècpove'I50YJ Op., tiv add. S ; 20 ovroç Op.,
oiJrwç S.
590, 8 {JJ..énwv oè Op., {JUnwv S ; 16 èn' œôràv Op., èn' av
ré[> S ; 22 àno8éa0at Op., ànorlOMOat S.

ANAL, BOLL. LXXVIII. - 2.