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UNIVERSITE KASDI MERBAH OUARGLA

FACULTE DES MATHEMATIQUES ET DES SCIENCES DE LA


MATIERE
DEPARTEMENT DES SCIENCES PHYSIQUES 

TRANSFERT DE
CHALEUR PAR
CONDUCTION
 
 
 
 
 
 
                                           Dr. Slimane BOUGHALI
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
ANNEE UNIVERSITAIRE 2013-2014
Département de Physique  Transfert de Chaleur   S.BOUGHALI 

SOMMAIRE

1..Notions Préliminaires sur les Transferts de Chaleur P4


1.1 Quelques définitions et concepts fondamentaux P4
1.2 Les différents modes de transfert de chaleur P5
1.3 Influence de la nature du matériau sur la conductivité thermique P8
1.4 Loi de FOURIER (1822) P9
1.5 Equation générale de la conduction dans un milieu immobile P12
1.6 Resistance thermique P14
1.7 Conditions limites P15
1.8 Méthode générale pour la résolution des problèmes de conduction P16
thermique
Exercices d’applications P17

2. Conduction de chaleur en Régime Stationnaire Unidimensionnel P22


2.1 Conduction morte P22
2.2 Conduction vive P26
2.3 Ailettes P28
Exercices d’applications P32

3. Conduction de chaleur en Régime Stationnaire Multidimensionnel P35


3.1 Introduction P35
3.2 Méthode analytique de séparation de variable P35
3.3 Méthode du coefficient de forme P37
3.4 Méthodes numériques P40
Exercices d’applications P42

4. Conduction thermique-régime variable P44


4.1 Introduction P44
4.2 Conduction en régime variable et unidimensionnel P44
Exercices d’applications P50

    
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PREFACE
 
 
La chaleur pénètre, comme la gravité, toutes les substances de l’univers, ses rayons
occupent toutes les parties de l’espace et concourt à tous les phénomènes de l’univers.
Ses phénomènes de transfert de chaleur, on les trouve quotidiennement dans notre vie
courante qui vont du chauffage central du domicile à l’aide des échangeurs à eau, du
chauffe bain pour prendre sa petite douche, au simple geste de souffler de bon matin
sur sa tasse de café chaude pour qu’elle se refroidisse; jusqu’aux multiples procédés
complexes utilisés dans le milieu industriel.

Ce transfert de chaleur peut être perçu positivement ou négativement, tout dépend de


notre objectif. Si le but recherché est par exemple de transférer le maximum de
chaleur on peut augmenter les surfaces d’échange en leur ajoutant des ailettes ou on
choisit un matériau thermiquement très conductif. Si notre objectif est de diminuer le
transfert de chaleur alors on doit choisir des matériaux isolants avec des coefficients
de conduction thermique très faible.

La plupart des phénomènes de transfert de chaleur font apparaître l’intervention des


trois modes de transmission en même temps; conduction, convection et rayonnement.
Des connaissances de base du mode conductif sont développées dans ce cours afin
d’asseoir aux étudiants en cycle de graduation, techniciens et ingénieurs une base
théorique de la compréhension des phénomènes de transferts de chaleur par
conduction. Ce qui leur permet de comprendre et d’expliquer les différents
phénomènes physiques de transfert d’énergie par conduction.

Mettant en lumière l’intérêt des approches simples qui peuvent mener les étudiants à
des résultats simples et rapides, néanmoins cette approche simpliste marque aussi les
limites de la démarche et la nécessité de l’utilisation des logiciels de calculs, pour les
cas complexes.

    
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CHAPITRE I: Notions Préliminaires sur les Transferts de Chaleur


 

1. Préambule :

La chaleur est une forme d’énergie qui s’écoule sous l’effet d’une différence de
température des hautes vers les basses températures. La chaleur pénètre, comme la
gravité, toutes les substances de l’univers et concourt à tous ses phénomènes. L’unité
de la chaleur dans le système international est le joule(J).
Le transfert de chaleur représente l’un des modes les plus communs d‘échange
d’énergie. C’est un phénomène que l’on trouve dans de nombreux secteurs de
l’indutrie et dans notre vie quotidienne. Les ingénieurs et les techniciens se trouvent
confrontés à ce genre de problème ; et essayent de maximiser ou de minimiser ce
phénomène selon les besoins de l’industrie et dans le souci d’économiser cette énergie
qui revient chère. De ce fait, les transferts thermiques ont, aussi bien dans le domaine
des sciences pures que dans celui des applications technologiques, un rôle souvent
essentiel. Ce rôle devient même déterminant lorsqu’il est à l’ origine des techniques
utilisées, exemple : (échangeurs, moteurs thermiques, calorifugeage, isolation
thermique……etc.). La connaissance des lois physiques qui régissent ces modes de
transferts thermiques est une chose essentielle et très importante, car elles nous
permettent de maitriser la façon et la qualité de cet écoulement de chaleur suivant
notre désir.
Des connaissances de base de quelques notions préliminaires citées ci-dessous sont
nécessaires pour la compréhension du cours.
,

1.1 Quelques définitions et concepts fondamentaux:

1.1.1 Flux et densité de flux thermique :

Soit un plancher chauffé de manière uniforme sur toute sa surface S.


Soit dQ la quantité de chaleur échangée entre ce planché chauffant et l’air ambiant
pendant le temps (dt). On appelle :

• Flux thermique : La puissance échangée par la surface S

Ø= dQ / dt [Ø] = J/ s ou Watt.

• Densité de flux thermique: La puissance échangée par une surface unité de


ce planché.

ϕ = dØ / dS = dQ/ Sdt [ϕ] = Watt / m2

1.1.2 Lignes et tube de courant :

Les lignes de courants sont représentées par des courbes tangentes au vecteur densité
de flux ϕ. L’ensemble des lignes de courant s’appuyant sur un contour fermé
constitue un tube de courant.

    
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1.1.3 Surfaces isothermes :

Le lieu des points ayant à chaque instant la même température est appelé surfaces
isothermes. T(x,y,z,t) = constante

1.1.4 Gradient de température :

Le gradient de température représente le taux de variation de la température suivant la


direction normale à l’isotherme.

1.1.5 Champ de température ou Profil de température :

Les transferts d’énergie sont déterminés à partir de l’évolution dans l’espace et dans le
temps de la température : T = f (x,y,z,t). La valeur instantanée de la température en
tout point de l’espace est un scalaire appelé champ de température. Nous
distinguerons deux cas :
- Champ de température indépendant du temps : le régime est dit permanent ou
stationnaire.
- Evolution du champ de température avec le temps : le régime est dit variable ou
transitoire.

1.1.6 Source interne :

Une source interne est définie par la puissance thermique p qu’elle produit par unité
de volume du milieu. Dans le cas général, p est fonction de la position du point, de la
température est du temps : p(M,T,t).
Les cas particuliers les plus fréquents sont :
* p= A0e-αT où A0 et α désignent des constantes c’est le cas des réactions
chimiques.
*p=A(M,t) + B(M,t) où p est une fonction linéaire de la température T. Ce dernier
cas correspond à une production de chaleur par effet joule.

1.2 Les différents modes de transfert de chaleur :

Si un solide est à température uniforme on dit qu’il est en équilibre thermique et


aucun transfert de chaleur ne peut se produire.
Dés qu’il existe entre deux corps, ou entre deux parties d’un même corps une
différence de température ; cette dernière tend à disparaître spontanément par échange
de chaleur qui peut se faire par trois modes différents : Conduction, Convection et
Rayonnement.

1.2.1 Conduction :

C’est le transfert de chaleur au sein d’un milieu opaque, sans déplacement de matière,
sous l’influence d’une différence de température. Ce mode de transfert s’applique aux
solides aux liquides et également aux gaz, tant que ceux-ci peuvent être considérés
comme immobiles exemple (air emprisonné dans un double vitrage ou dans un
matériau poreux,….).

    
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. Ce mode de transport de la chaleur est le seul à exister au sein d’un solide opaque,
aussi la conduction concerne essentiellement les solides. Dans les liquides et les gaz
1e transport de la chaleur par conduction est très souvent négligeable devant les deux
autres types de transfert.
La théorie de la conduction repose sur l’hypothèse de Fourier: la densité du flux est
proportionnelle au gradient de température :

   
 
Avec : ϕ = Densité du flux thermique (W.m-2)
= Conductivité thermique du milieu (W m-1.C-1)
T = Température (0C)

1.2.2 Convection :

Dans un liquide et dans un gaz, les différences de températures produisent des


différences de densité, ce qui engendrent des mouvements du fluide appelé
mouvement de convection qui ont pour effet d’égaliser les températures.

On distingue la convection forcée, dans laquelle le mouvement du fluide est produit


par une action extérieur ex : (pompe, ventilateur, vent…) et la convection libre ou
naturelle dans laquelle ce mouvement résulte seulement de la différence de densité
entre les parties chaudes et froides du fluide, ex : le convecteur ou le radiateur de
chauffage central élève la température de l’air au contact de ses ailettes.

La convection thermique désigne aussi les échanges entre une paroi et un fluide en
mouvement lorsque leurs températures sont différentes. L’enfant qui souffle sur son
café accélère son refroidissement en forçant la convection. Une modélisation
simplificatrice de ce phénomène peut être trouvée dans la loi de Newton citée ci-
dessous..

ϕ= h(Tp-Tf)

Où TP = Température de la paroi
Tf = Température du fluide.

ϕ = Densité du flux thermique (W.m-2)


h = Coefficient d’échange superficiel

1.2.3 Rayonnement :

Les corps émettent de l’énergie par leur surface sous forme de radiation visibles ou
non. Inversement, quand un corps reçoit un rayonnement, il en absorbe une partie
qui se transforme en chaleur.

    
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Ce mode de transfert de chaleur est induit par l’échange d’ondes électromagnétiques


entre un corps émetteur et un corps récepteur

Le rayonnement se transmet à travers le vide mieux que dans tout autre milieu qui est
plus ou moins absorbant.

La relation de base du rayonnement est celle de STEFAN- BOLTZMAN selon


laquelle la puissance Mo du rayonnement thermique émis par unité de surface d’un
corps noir est directement proportionnelle à T4.

Mo = σ T4 [Mo= W.m-2]

σ = constante de STEFAN-BOLTZMAN =5.67*10-8 Wm-2K-4

Cette formule se déduit par intégration sur l’ensemble des longueurs d’onde de la
relation fondamentale obtenue par PLANK dans sa théorie de quanta.

1.2.4 REMARQUE :

Généralement, tous les modes de propagation de la chaleur agissent simultanément,


mais selon les cas, ces trois modes de transfert sont d’importances relatives
différentes ; ce qui fait qu’on peut négliger l’un des modes par rapport aux autres ou
on néglige les deux modes par rapport à l’un. Exemple : pour les corps plonges dans
l’air, c’est l’effet de convection qui est le plus important (ex: radiateur). Si la
température s’élève considérablement c’est le rayonnement qui est le plus important.
A l’intérieur d’un solide, seule la conduction intervient.

    
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1.3 Influence de la nature du matériau sur la conductivité thermique

Le tableau ci-dessous représente la Conductivité thermique en (W. m-1 C-1) de différents


matériaux à la température ambiante.

Dans le tableau ci-dessus, sont reportées les conductivités de quelques corps solides,
liquides et gazeux. D’une façon générale, les métaux sont beaucoup plus conducteurs
de la chaleur que les substances non métalliques, à l’exception du graphite (utilisé dans
certains échangeurs de chaleur), ce qui explique par exemple l’utilisation de sels de

    
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sodium comme fluide caloporteur pour le refroidissement des réacteurs nucléaires.


L’acier inoxydable est moins conducteur que la plupart des autres métaux et alliages. Les
gaz sont plutôt mauvais conducteurs : le caractère isolant de la laine de verre est dû à
la présence de l’air emprisonné entre les fibres. Parmi les liquides : -le mercure se
détache nettement.

λ des gaz < λ des liquides < λ des solides

1.3.1 Chaleur sensible :

On parle de chaleur sensible lorsqu’un corps qui reçoit ou cède de la chaleur


s’échauffe ou se refroidit sans changer d’état.
La variation de température ΔT= (T2-T1) que va subir un corps de masse m est reliée à
la quantité de chaleur Q par le coefficient de proportionnalité Cp appelé chaleur
spécifique ou capacité calorifique.

Q = m Cp ΔT

1.3.2 Chaleur latente :

On parle de chaleur latente lorsqu’un corps qui reçoit ou cède de la chaleur l’utilise
pour changer d’état, sans que sa température ne varie. La quantité de chaleur qu’il faut
fournir à un matériau de masse m donnée pour que, à température constante, celui-ci
change d’état (solide---liquide---gaz) est donnée par :

Q = m.L ou L représente le coefficient de chaleur


latente.

La température reste constante pendant tout le processus de changement d’état, dans


ce cas, on a une transformation isotherme.

1.4 Loi de FOURIER (1822).

Cette loi a été établie expérimentalement par FOURIER en 1822.

• Soit une baguette cylindrique de section S, de longueur ∆ isolée


latéralement soumise a un gradient de température sur ses extrémités T1, T2
(tel queT1 T2).
• Baguette homogène et isotrope
• T1>T2
• Régime permanent établi (T1 et T2 indépendant du temps)

    
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                       qx  
T1 T2 

∆x
0  x

FOURIER a pu mesurer le taux de transfert de chaleur qx et a voulu voir comment


influe qx sur les paramètres suivants : S (surface de la section), ∆ (longueur de la
baguette) ∆T (différence de température (T1-T2).
• FOURIER a fixe ∆ et ∆x et fait varier la section S :
il a remarqué que la quantité de chaleur transmise est proportionnelle à S.
• De même il a fixé ∆T et S et fait varier ∆x :
qx est inversement proportionnelle à ∆x
• Fixé S et ∆x et fait varier ∆ :
quantité de chaleur est proportionnelle à ∆

FOURIER a déduit que qx S

• Il a refait la même expérience mais avec un autre produit, exemple du métal au
plastique, il a remarqué que pour les mêmes dimensions de surface, de
longueur et de temperature ; la quantité de chaleur transmise qx pour le
plastique est moindre que celle du métal. Ce qui l’a amené à ajouter un
coefficient de conductivité qui est proportionnel à qx.


qx = S 

On introduit le signe ( ) pour avoir un flux de chaleur toujours positif car le gradient
de temperature ( ) étant toujours négatif.
Par conséquent, FOURIER a déduit sa fameuse formule de transfert de chaleur par
conduction, stipulée comme suit :

Le flux de chaleur s’écoulant dans la matière est égale à :    


On peut généraliser la loi de FOURIER en écrivant :

=         

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: tenseur des conductivités thermiques (on peut parler ici d’une matrice des
(M,T)
conductivités).
Le plus souvent, on se trouve dans un milieu homogène du moins à l’échelle
macroscopique (exemple : acier, brique, béton….etc.) donc (M,T) est indépendant
du point M considéré. De plus le milieu est souvent isotrope (même propriété thermo-
physique dans toutes les directions). Dans ces conditions, la loi de FOURIER se
réduira à :
         

• En général la conductivité thermique varie avec la temperature = (T)


• Lorsque les variations de temperature sont suffisamment faibles pour un
problème donné, on admet que la conductivité thermique prend une valeur
moyenne.
• Si les températures varient d’une manière plus notable, on peut considérer que
varie avec la temperature T.

= 0 (1+aT) avec 0= valeur de pour T= 0°C

a : est une constante appelée coefficient de température du solide considéré.


a < 0 pour de nombreux matériaux isolants.
a>0 pour la plupart des métaux et alliages (à l’exception de l’aluminium et du laiton).
Pour les liquides : la conductivité thermique diminue quand la température augmente
(à l’exception de l’eau et du glycérol).
Pour les gaz : la conductivité thermique croît avec la température.
La conductivité thermique des matériaux poreux augmente avec leur densité et avec la
Température

Remarques :

La conductivité thermique d’un mélange ne varie pas linéairement avec la


composition du mélange. Il est donc impossible de prévoir la conductivité thermique
d’un alliage en connaissant sa composition et la conductivité des différents éléments
constituant cet alliage. Il faut donc mesurer expérimentalement cette conductivité.

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1.5 Equation générale de la conduction dans un milieu immobile:

qz+dz qy

qx qx+dx 

qy+dy qz x 

Soit un élément matériel de volume élémentaire dv= dxdydz. Nous devons appliquer à
ce système élémentaire le bilan d’énergie en régime transitoire.
Le milieu solide étant soumis à des gradients de température, l’énergie interne du
point matériel va varier. Le système étant immobile, son énergie cinétique est nulle, et
les variations d’énergie potentielle sont négligeables. En fait, on se limite aux
variations d’énergie interne. dU=DQ.
- Considérons le milieu isotrope, la température (T) dans le solide est fonction
des coordonnées (x,y,z) et d’autre part augmente de (dT) pendant l’intervalle
de temps (dt).
- La conductivité thermique dans le solide élémentaire peut être considérée
comme constante ( =cste).
- Ecrivons le bilan thermique relatif au volume dV=dx dy dz, pendant le temps
dt.
- Soit la direction parallèle à ox :
- * La quantité de chaleur qui rentre :    
- * La quantité de chaleur qui sorte :    
 

     
             
Le flux net dans la direction ox est de :

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On obtient des expressions analogues en considérant les directions oy   oz.
     
     
Lorsque la température augmente de dT le changement de l’énergie interne par
rapport à l’unité de temps est de :
         
       
   
.
L’équation du bilan thermique se traduit par :
               
• Dans un milieu anisotrope, dépend de la direction considérée. Si les valeurs
sont , ,     dans les trois directions rectangulaires, l’expression ci-
dessus s’écrira :

               
• Si dans le volume élémentaire, se trouve une source d’énergie fournissant
  é         é          é   
L’équation générale relative au régime transitoire sera :

               
 ∆        

    , représente la vitesse de propagation du flux


de chaleur dans un milieu
• Si l’état stationnaire est réalisé, c'est-à-dire si la température en un point ne
varie pas avec le temps, tout en restant bien entendu différente d’un point à
l’autre du milieu, on a alors :
  0   ∆         .
• Lorsque
  0             ∆      

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1.5.1 Expression de LAPLACIEN de la température dans les différents repères.

Coordonnées cartésiennes , , :

Coordonnées cylindriques , , :

1 1

Dans le cas d’une symétrie cylindrique T=f(r,t). Le Laplacien de la température sera :

1 1
∆ ·

Coordonnées sphériques , , :

1 1 1
∆ · sin ·   
sin sin

Dans le cas d’une symétrie sphérique T=f(r,t). Le Laplacien de la température sera :

2 1
∆ ·

1.6 Resistance thermique :

Supposons que la chaleur se déplace à travers une surface (S) dans la direction
 par exemple d’une matière dont la conductivité thermique est .

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Selon la loi de FOURIER,     1 2

 
                    

     

Remarque :

• Cette résistance thermique est égale à la résistance électrique par analogie :


1 2
    1 2 1 2   
De la même façon on peut définir la résistance convective (cas d’un fluide qui
embrasse une surface solide). En utilisant la relation de NEWTON :
1 2
             
     
1 2
 

1.7 Conditions limites :


Apres avoir étudié la propagation de la chaleur dans la matière, il est indispensable
d’envisager les conditions thermiques qui existent aux limites du milieu solide.
On classifie les conditions limites comme suit :
1) Conditions temporelles initiales :
La distribution de la temperature à l’intérieur et a la surface du corps est
déterminée (connue) à l’instant t=0
, , ,0 , ,
2) Conditions spatiales :
Parmi les conditions spatiales qu’on peut trouver on cite :

• Condition de DIRICHLET (temperature imposée sur la surface):

Cette condition stipule que la temperature à la surface du corps doit être


connue TP=f(Mp, t). Dans le cas du régime stationnaire Tp=f(Mp)
Parfois la temperature de la surface est maintenue constante à cause d’une
source de chaleur appliquée à la paroi. On aura dans ce cas Tp = constante

• Condition de NEUMANN (densité de flux imposée en surface):

Le flux de chaleur circulant dans un solide est impose par la production d’une
source de chaleur. Par exemple : une résistance électrique placée dans un
matériau produit une quantité de chaleur uniquement fonction des conditions
électriques.

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,   ù       é    à    .

-On peut avoir une densité de flux constante .


-On peut aussi avoir:
0    ,         é        

• Condition de FOURIER :

C’est la condition la plus complexe, mais aussi la plus courante. Elle intervient
notamment lorsqu’une surface est en contact avec un fluide.
A la surface de contact (solide-fluide) on écrit :
    n= représente la dimension dans la
direction normale à la surface.

• Resistance de contact :
Si l’on considère la surface de séparation entre deux matériaux solides, on
devrait avoir en théorie, continuité des températures à la surface. En réalité on
constate une discontinuité plus ou moins accentuée.
En effet à cause des rugosités, il s’interpose entre les solides une couche
intermédiaire de fluide. Dans le domaine du bâtiment, elle est en général
constituée d’air et matérialise un troisième milieu de transfert d’épaisseur très
faible.
On peut schématiser son action par une résistance de contact par analogie avec
les mêmes phénomènes connus en électricité. Le flux traversant la surface de
séparation entre les deux milieux solides s’exprime par :
1 2
             à    .
1 2
  1 2   | 1 2|  

R= résistance de contact, elle est mesurée expérimentalement. Sa valeur


dépend de l’état de surface.

1.8 Méthode générale pour la résolution des problèmes de conduction


thermique :

La solution de l’équation générale de la conduction avec la connaissance des


conditions aux limites, nous donne la distribution de la température à l’intérieur du
corps étudié et de même la quantité de chaleur échangée à travers sa surface.
Pour arriver à cette solution il faut :
- Connaître la forme géométrique du corps.
- Ecrire l’equation générale de la conduction (conduction permanente ou
stationnaire, non stationnaire, l’existence de source interne ou pas…..etc.)
- Ecrire les conditions aux limites.
- Ecrire le profil de température à l’intérieur du corps.

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EXERCICES D’APPLICATIONS :

1.1 On veut chauffer 1,2kg d’eau de 15ºC à 95ºC dans une bouilloire avec une
puissance électrique de 1200W. La mase de la bouilloire est de 0,5kg et a un Cp
= 0,7kJ/kg ºC. En ne tenant pas compte des pertes thermiques Déterminez :
Le temps qu’il faut pour que l’eau se chauffe.

Réponse :
∆ ∆  ∆
La quantité d’énergie qu’il faut pour élever la température de 15 a 95ºC est de :
∆   ∆   ∆
= (1,2) (4,18)(95-15)+ (0,5)(0,7)(95-15)
= 429,3kJ
La puissance électrique fournie de 1200W (c'est-à-dire 1200J/s/=1,2kJ/s).
Pour atteindre les 429,3kJ il faut :
,
∆   .
,

1.2 Une conduite cylindrique en acier = 46 W/m.ºC, de diamètre intérieur ø1 =22


mm et extérieur ø2 =27mm, transporte un fluide chaud.
Calculez le flux de chaleur perdu par mètre de longueur pour un écart de
température de 1ºC entre les surfaces internes et externes de la canalisation.

Réponse :

                         2

     2
   2
     2    
  2 1

,
      ,  
,

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1.3 Un ballon utilisé en laboratoire et contenant une huile moteur est soumis à une
source de chaleur. Le ballon en verre ( =0,8W/mºC) est assimilé à une sphère
dont les diamètres intérieurs et extérieurs sont respectivement égaux à 20 et
21cm. L’huile et l’air environnant possèdent des coefficients de convection
respectivement égaux à 15W/m2 ºC et 10W/m2 ºC.
Il est demandé de calculer le flux thermique que doit fournir la source de chaleur
afin de garder la température de l’huile constante à 80ºC. La température
ambiante égale à 20 ºC et on négligera les pertes par le haut du ballon.
Réponse :

  avec   0,530

1
  0,722
4

    0,520

et Text - Tint = 80-20= 60ºC

Ø= 46W

1.4

Q&

Une résistance électrique de forme cylindrique, de longueur 1,5cm et de diamètre


0,4cm, est utilisée dans un circuit électrique. Cette résistance dissipe une puissance
de 0,6W. On suppose que le transfert de chaleur est uniforme dans toute la résistance
.
-Déterminez la quantité de chaleur dissipée par cette résistance en 24h. De même la
densité de ce flux de chaleur.

   Page   
  18   
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-Calculez la fraction de chaleur dissipée des deux bases du cylindre.


-
Réponse:

-La quantité de chaleur dissipée par cette résistance en 24h est de:
                   Q = Q& Δt = (0.6 W)(24 h) = 14.4 Wh = 51.84 kJ    avec (1Wh=3,6kJ). 

-La densité du flux de chaleur est:


πD 2 π (0.4 cm) 2
As = 2 + πDL = 2 + π (0.4 cm)(1.5 cm) = 0.251 + 1.885 = 2.136 cm 2
4 4
Q& 0.60 W
q& s = = = 0.2809 W/cm 2  
As 2.136 cm 2

-La fraction de chaleur dissipée des deux bases du cylindre est :


Qtop − base Atop − base 0.251
= = = 0.118 or (11.8%)
Qtotal Atotal 2136
.

-
  

1.5 Le plafond d’une maison, chauffée électriquement, est de dimension: (Longueur:


6m, Largeur 8m et d’épaisseur 0,25m). Ce plafond en béton a une conductivité
thermique = 0,8W/m. °C. Les températures internes et externes du plafond en
une nuit d’hiver sont respectivement 15 °C et 4°C pour une période de 10h.
Déterminez :
• Le flux de chaleur perdu à travers le toit de la maison.
• Le prix de cette chaleur perdue aux occupants de cette maison, sachant que le
prix du kWh électrique Algérien est de : 4Da.

Réponse :

15 4
      0,8 48 1690 ,  
0,25

Prix de revient de cette quantité de chaleur perdue par le toit de la maison :

      1,69 10 16,9

Le prix de revient :

. 16,9 4 ,  

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  19   
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1.6
φ 
  150W 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Soit une ampoule électrique de forme sphérique de diamètre 8cm, contenant un
filament incandescent de longueur 5cm et de diamètre 0,5mm délivrant une
puissance de 150W. Déterminez la densité du flux thermique au niveau de la surface
du filament et au niveau de la surface de la lampe. Calculez le prix de revient annuel
de l’électricité consommée par la lampe, sachant que la lampe est allumée 8h par
jour.
 
Réponse:.
 

La densité du flux thermique au niveau de la surface du filament et au niveau de la


surface de la lampe est:

-Au niveau de la surface du filament :

As = πDL = π (0.05 cm)(5 cm) = 0.785 cm 2

φ 150 W
  ϕ= = = 191 W/cm 2 = 1.91 × 10 6 W/m 2  
As 0.785 cm 2

-Au niveau de la surface de la lampe:


As = πD 2 = π (8 cm)2 = 201.1 cm 2

φ 150 W
ϕ= = = 0.75 W/cm 2 = 7500 W/m 2
As 201.1 cm 2

Le prix de revient annuel de l’électricité consommée par la lampe


Consommation électrique annuelle =
 ∆   0,15 365 8 / 438 /
Prix de revient= 438 / 4 /

   Page   
  20   
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1.7 Une résistance électrique est placée dans une chambre, pour élever la température
de cette dernière de 7 à 25°C en 20 min. Déterminez la puissance nécessaire de la
résistance.    
 
 
4×5×6 m3
 
  7°C 
We 
 
 
 
 
Hypothèse :
1) L’air est considéré comme étant un gas parfait.
2) La variation de l’énergie cinétique et de l’énergie potentielle de l’air est
négligeable
3) Les fuites thermiques dans la chambre sont négligeables.

Propriétés:
L a constant de l’air est : R = 0.287 kPa.m3/kg. K. La chaleur spécifique de l’air est :
Cp = 1.007 kJ/kg·K à la température de la chambre.

Réponse :
E − Eout = ΔEsystem
1in4243 1424 3
,

            We, in = ΔU  
We, in = ΔH = m( h2 − h1 ) ≅ mC p (T2 − T1 )

or, 
                  W&e,in Δt = mC p, ave (T2 − T1 )  

La masse de l’air est de: 
V = 4 × 5 × 6 = 120 m3
  PV (100 kPa)(120 m3 )  
m= 1
= = 149.3 kg
RT1 (0.287 kPa ⋅ m / kg ⋅ K)(280 K)
3

Utilisant CP à la température de la chambre, la puissance nécessaire  de la résistance est: 

  W& e,in = (149.3 kg)(1.007 kJ/kg⋅o C)(25 − 7) o C/(15× 60 s) = 3.01 kW

   Page   
  21   
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Chap. II CONDUCTION DE CHALEUR EN REGIME

STATIONNAIRE UNIDIMENSIONNEL

Dans la conduction thermique il existe 2 cas :

• Conduction avec une source de chaleur interne


0   .
• Conduction sans source de chaleur interne
0   .

2.1 Conduction morte :

Si on suppose une conduction morte et stationnaire 0 ,     0 de même est


constante. On aura l’équation générale de la conduction qui s’écrira sous la
forme :  ∆ .

1) Cas d’une plaque d’épaisseur (e)

T1 T2

0 x

La chaleur se propage perpendiculairement à la plaque (suivant ox)

On aura : 0 

Pour déterminer A et B il faut connaître les conditions aux limites :

0   ,

          

ù             

On peut déterminer le flux thermique traversant la plaque a l’aide de la loi de


FOURIER.
 
               

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2) Plaque dont les surfaces sont juxtaposées à un fluide

h1 T1 T2 h2

Tf1 0 Tf2 x

Tf1 = Température du fluide N°1

Tf2 = Température du fluide N°2

T1, T2 = Température des surfaces séparant les fluides du corps solides

Fluide N°1    

Corps solide  ∆

    
Fluide N°2  

     
       
1 1 1 ∆ 1

  ∆
 

Pour déterminer la valeur de la température à une distance x de la paroi on a :

             ù   

En remplaçant          à   

On tire :
 

3) Cas d’un tube cylindrique (cylindre creux)

Rint (Ti)  

Rext (Text)  

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• On suppose que la chaleur se déplace suivant le rayon (radial).


• Surface du plan à une distance r du centre est A(r) tel que 2

  2  

 
2
           
2
 
2
La résistance de la conduction de chaleur d’un cylindre creux est donnée par :

9 Lorsque le cylindre creux est constitué de plusieurs couches cylindriques de


différentes conductivités et de différentes épaisseurs. Un calcul analogue a
celui du cylindre creux peut être appliqué pour la détermination de la
résistance thermique.
On aura alors :
    
∑                          

4) Cas d’une sphère creuse:

R2 
R rr
 1
T2 R1 = rayon interne
R2 = rayon externe
T1 T1 = température de
surface interne
T2 = température de surface
externe

9 A une distance r du centre la chaleur se déplace a travers la surface A(r) tel


que : 4   ù  4 …………. 1
           

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En intégrant l’équation (1) en considérant = constant entre les points (1) et (2), on
    
aura :    

La résistance de la conduction thermique est égale dans ce cas à :

5) Cylindre creux à surface latérale isotherme:


L’équation générale de la conduction ∆
Régime permanent 0
Conduction morte 0
On aura en coordonnées cylindriques ∆
Si on suppose que le transfert est unidimensionnel et radial (suivant le rayon du
cylindre), on aura l’équation de la conduction de la forme:
1
0

La résolution de cette équation différentielle du second ordre nous donne :

Le flux thermique traversant la surface cylindrique S de longueur L

   
 

On remarque que est constant et ne dépend pas de r


  0
                 à      .
  0
            à  .                            
6) Sphère creuse à surface isotherme:
Sphère creuse de rayon intérieur et extérieur à ses surfaces limitées à des
températures limites T1 et T2.
1 1 1
∆ sin .
sin
Puisque le transfert est unidimensionnel (radial) on aura :
1
∆ 0 0

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La solution de cette équation différentielle nous donne :

On en déduit le flux thermique     On


remarque que est constante et ne dépend pas de r.
De même on déduit la résistance thermique  

2.2 Conduction morte :

Ce phénomène peut être présenté dans les différents cas suivants :

9 Fil conducteur traverse par un courant électrique.


9 Plaque chauffante.
9 Réacteur nucléaire.

Cette chaleur dégagée de la source peut être uniforme ou non uniforme (lié au temps,
à l’espace,……etc.)

Dans notre cas on étudie la conduction vive avec une source de chaleur par unité de
volume uniforme .

1) Plaque plane :

T1 q T2

0 x

L’équation de conduction de chaleur régime permanent, avec source de


chaleur.∆ 0   : 

On remarque que l’allure de T(x) est parabolique, contrairement à l’allure


linéaire dans le cas d’une conduite morte.
Des conditions aux limites, on calcule les constantes A et B.

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  26   
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ù   

D’après l’allure de T(x) qui est parabolique, on peut avoir une valeur de
température maximale ou minimale suivant qu’on a une source de chaleur
0  ou un puit 0  .
La température est maximale pour pour la position xm tel que

Le flux thermique traversant la plaque est égale à :

On remarque que le flux varie linéairement avec x.

2) Cylindre plein
On suppose que  , régime permanent et que le transfert de chaleur
est radial.
L’équation de chaleur s’écrira alors ∆   0 et puisque le transfert est radial

seulement on aura :  
D’où

3) Sphère pleine
Si le transfert est radial et le régime est permanent avec une source de chaleur
constante, l’équation de la conduction s’écrira     ∆ 0
Sa solution s’écrit comme suit : …………….(2)
Température au centre de la sphère (r=0)

De (2)

Le flux thermique à travers une surface S(r) de la sphère.

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2.3 Ailettes :
On remarque parfois que le flux thermique échangé entre un corps et le milieu
extérieur est faible. Si on veut augmenter cet échange ; on a d’après la Loi de
Newton
9 Soit l’augmentation de h (choisir un fluide à h élevé).
9 Soit augmenter la surface d’échange S.

Généralement on procède à l’augmentation de la surface d’échange en ajoutant des


surfaces à la surface du corps initiale. Ces surfaces ajoutées sont appelées ailettes.

Ces ailettes sont utilisées, en particulier dans les échangeurs industriels, les radiateurs
de véhicule, de chauffage centrale et pour le refroidissement des montages
électroniques. Elles permettent d’augmenter l’échange thermique entre un corps
solide et le milieu environnant.

Il existe des ailettes de section uniforme (rectangulaire, circulaire) et des ailettes de


section non uniforme (triangulaire, conique…..).

Avant de commencer l’étude des ailettes un certain nombre d’hypothèse sont établies
dans le but de simplifier l’analyse.

9 L’épaisseur de l’ailette (e) très petite devant sa longueur(L), ce qui


nous permet de dire que la température est constante dans n’importe
quelle section de l’ailette. (La température change suivant la longueur
de l’ailette seulement).
9 Le transfert de chaleur est unidimensionnel      
9 L’ailette est constituée d’une matière
isotrope       .
9 Le coefficient de convection
,      
9 La température de contact entre la base de l’ailette et la surface
initiale est égale à T0.
9 Régime stationnaire.

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  28   
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2.3.1 Ailette longitudinale uniforme (section uniforme)

Ailette longitudinale de forme rectangulaire d’épaisseur(e), de longueur(L) et de


largeur l.
Surface de la section de l’ailette A=l*e
Température de la base de l’ailette T0
La surface libre de l’ailette est en contact avec un fluide de coefficient convectif
h et de température Tf

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On prend un volume élémentaire situé entre x et x+dx et on écrit le bilan


thermique de ce volume.
-Le flux thermique qui rentre dans le volume élémentaire à l’abscisse x est :
        
-Le flux thermique sortant du volume élémentaire à l’abscisse x+dx est :

       
-Le flux thermique sortant par convection de la surface latérale est :

       
      .            2  

-Le bilan thermique de ce volume élémentaire est :

-En développant on aura :

-En réalité, l’équation ci-dessus représente l’équation de transfert de chaleur


stationnaire à l’intérieur de l’ailette de section uniforme ou non uniforme.
-De l’équation ci-dessus on a :
    en posant:

           :                 
La solution de cette equation differentielle de second ordre sans second
membre est de la forme :
-On détermine les constantes A1, A2 ,B1, B2 des conditions aux limites.

2.3.2 Ailette longitudinale non uniforme:

dx

A(x)

dS

   Page   
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-Régime stationnaire
-A(x) Surface de section variable en fonction de x
-dS(x) Surface latérale du volume élémentaire
-Le bilan thermique applique au volume élémentaire (dV) compris entre x et
x+dx nous donne :

=Flux thermique entrant dans le volume élémentaire (dV) a une distance x.


= // sortant du // // x+dx
= // // // // par convection

En remplaçant dans l’équation ci-dessus du bilan thermique, après avoir fait un


développement de Taylor, on obtient :

On peut retrouver l’équation de l’ailette de section uniforme en posant:


A(x) =contant et dS= Pdx on aura :  

2.3.3 Rendement de l’ailette :

Pour préciser la qualité et le rendement de l’ailette, on compare sa performance


effective à celle d’une ailette idéale de température uniforme égale à la température de
sa base. Une telle ailette devrait être réalisée en un matériau de conductivité
thermique infini.
  é é 
é

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  31   
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EXERCICES D’APPLICATIONS :

2.1 Soit un mur plan d’épaisseur e=0.2m, conductivité =1.2W/m.°C et de surface


S=15m2. Les deux faces du mur sont maintenues à des températures de T1=120°C et
T2 = 50 °C (voir figure).
1) Déterminer le profil de température dans le mur et la valeur de température à
x=0.1m
2) Calculer le flux de chaleur à travers le mur dans les conditions stationnaires.

Mur plan

T1=120°C e=0.2m T2=50°C

o L x

Réponse :

1) T(x)= -350X +120

T(0.1)=85°C

2) Φ=6300W

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2.2 Soit un mur d’épaisseur 40cm dont la température de sa face intérieur est de
800 C et sa face extérieur est juxtaposée à un fluide de température 150 C (voir
figure). La conductivité thermique est constante 2,3 , regime stationnaire,
conduction unidimensionnelle et pas de source interne. Déterminez le profil de
température dans le mur ainsi que le flux thermique.

k
T1=80°C
T∞ =15°C 
2
L=0.4 m h 24 W/ 2
°C

Réponse :

Le profil de température est: T(x) = -131,09 +80


Le flux de chaleur traversant le mur est de :
    

2.3 Un air comprime circulant dans un pipe enveloppé à sa surface par une résistance
chauffante de 300W (voir figure). Le transfert de chaleur se fait par conduction vers
la surface extérieure de rayon r2 et par convection au niveau de la surface intérieur de
rayon r1. Le rayon extérieur du pipe r2 est égale à 0,04 m .On note que 85% des 300
W délivrées par la résistance est transféré au pipe c'est-à-dire à l’air comprimé. On
suppose que le transfert est radial et stationnaire et que la conductivité est
constante et égale à 14 W/m⋅°C.
-Déterminez le profil de température T(r).
-La température de la surface intérieur (r1) et extérieur (r2) du pipe.

r
Heater
r2

Air, ‐10°C  r1

L=6 m

   Page   
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Réponse:
⎛ r ⎞
-T(r)= − 10 + 0.483⎜⎜ ln + 12.61⎟⎟  
⎝ r1 ⎠
‐Température de surface :
Pour r=r1 T=-3,91°C
Pour r=r2 T=-3,87°C
2.4 Le profil de température à travers un mur de 1m d'épaisseur à un certain temps t
est donné par : T(x) = a + bx + cx2 où

T est donnée en degré Celcius, x en mètre, a =9000C, b= -3000C/m et c= -500C/m2.


.
Une source de chaleur uniforme q =1000 W/m3 se trouve á l'intérieur du mur de
surface 10 m2 dont les propriétés sont ρ = 1600 kg / m , λ = 40W
3
et
m.K
c = 4 KJ .1) Calculer le taux de transfert de chaleur entrant dans le mur (x=0)
p kg.K

et sortant du mur (x=1m)

2) Calculer le taux de change de l'énergie stockée dans le mur.

3) Déterminer le taux de changement temporelle de la température

∂T
pour x=0, x=0.25, et x=0.5m. (c.a.d. calculer ).
∂t

Réponse :

1) ,             
2)
3) , . ° /

2.5 Des ailettes sont attachées sur l’une des faces d’une plaque chauffante, afin de
dégager le maximum de chaleur vers le milieu extérieur (voir figure). On suppose
qu’on est dans un régime stationnaire, transfert unidimensionnel (normal à la
plaque), propriétés thermiques de la plaque et des ailettes sont constantes et la
conductivité thermique est égale à = 237 W/m⋅°C.
-Déterminez le flux de chaleur transféré par une plaque de 1mx1m, ainsi que
3 cm
l’efficacité des ailettes.
D=0.25 cm 
0.6 cm 

Réponse :
,
,

   Page   
  34   
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CHAP III CONDUCTION DE CHALEUR EN REGIME

STATIONNAIRE MULTIDIMENSIONNEL

3.1 Introduction

Dans le chapitre précédant on a étudié le transfert de chaleur unidimensionnel, mais


en réalité et d’une façon générale le transfert de chaleur peut se faire dans 2 ou 3
directions, selon les conditions spécifiques.

On peut rencontrer ces cas comme par exemple :

• Mur épais
• Chauffage ou refroidissement non uniforme
• Ailette d’épaisseur non négligeable devant la longueur et la largeur.

3.2 Méthode analytique de séparation de variable :

Pour un corps isotrope et homogène, en régime permanent et sans sources de chaleur,


l’équation générale de la conduction se réduit à 0

Soit la plaque rectangulaire illustrée ci-dessous. On essaye de déterminer la


distribution de la température dans cette plaque en fonction de x et y.

   

T=O  T=0 

O  T=0  L 
x

   Page   
  35   
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Posons , .

          

0 λ

1 1
λ

λ 0

λ 0

Dont la solution générale s’exprime par :

λ λ
λ λ

Soit l’expression de la température :

T , . λ λ λ λ

Les conditions limites permettront d’évaluer les constantes :

0 λ λ 0     

0 λ λ λ λ 0 0

0  λ λ λ 2 λ λ 0

La solution de cette dernière équation impose que sin (λ L) soit nul c'est-à-dire que

λL λ   1,2,3, … … ou l’existence d’une infinité de solution dont


la somme est aussi solution de cette équation.

Cette dernière s’exprime par : ,   ∑∞ .

La dernière condition aux limites permet l’évaluation de la constante


,1 .1

et impose que seule la constante C1 est nécessaire. Elle s’exprime par : .

et la distribution de la température s’exprime finalement par :

   Page   
  36   
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,           
.

3.3 Méthode du coefficient de forme :

Souvent les différentes formes des objets sont non homogènes et complexes, ce qui
rend la résolution analytiques du transfert de chaleur de ces corps très compliquée et
presque impossible. A cet effet d’autres méthodes graphiques et numériques sont
susceptibles de nous donner des solutions approchées.

Pour la méthode graphique, il faut être très habile pour bien découper l’objet à
analyser en plusieurs petit carré de coté droit ou curviligne, épousant la forme
générale de l’objet ; en traçant les lignes isothermes et les lignes du flux thermique.
Les lignes isothermes doivent être perpendiculaires aux lignes des flux thermiques.
Les cotés curvilignes des carrés doivent être plus ou moins égaux.

A  B 
Q 1 

Q 2  Ligne du flux thermique 
T1 
Q 3  T2 
Isothermes 

Q 4 

C  D 

Ti  Ti+1 

Q 3  ∆


Soit une enceinte tridimensionnelle, après la découpe de cette dernière en différents
éléments, on obtient un réseau de petit carré et on calcule le flux traversant chacun
d’eux (voir figure ci-dessus). On remarque que le transfert de chaleur se fait suivant 4

   Page   
  37   
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canaux qui sont délimités par les lignes du flux thermique. On peut calculer cette
chaleur transmise par :

L’élément de carré ci-dessus représente l’un des carrés qui sont balayés par le flux Q3
En appliquant l’équation de Fourier,( en supposant que l’unité de longueur est dans la
direction perpendiculaire au plan de la feuille), sur ce élément on obtient :


λ ∆   ∆

 ∆ ∆
λ
On remarque que est constant par rapport au canal du flux thermique où circule la
λ
chaleur , par conséquent les différences de température entre 2 isothermes
consécutives quelconques tout le long du canal sont égaux, ce qui fait qu’on peut
écrire :

Avec M représentant le nombre de classe égale en différence de température entre 2


isothermes consécutives, en comparant les 2 dernières équations on a :

λ 
En faisant le même raisonnement avec les 3 autres canaux on aura :

λ
D’où le transfert de chaleur moyen par unité de longueur de l’enceinte est :

Si on symbolise par N le nombre de canaux relatifs aux flux thermiques, l’équation ci-
dessus s’écrit d’une façon générale:

λ∆ La validité de cette
équation est corollée avec la condition ∆ ∆
Finalement on peut écrire l’équation de transfert de chaleur comme suit :

λ   ∆

Où F est appelé le facteur de forme de conduction. Ce dernier est lié à la forme, aux
dimensions et aux surfaces isothermes.
On a vu utile de citer ci-dessous le facteur de forme de quelques configurations
usuelles:
(Frank P. INCROPERA and David P. Dewitt. Fundamentals of heat and mass
transfer.)

   Page   
  38   
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   Page   
  39   
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3.4 Méthodes numériques


Les méthodes de résolution numériques sont des méthodes approximatives
qu’on utilise très souvent pour solutionner les différents problèmes physiques.
Ces méthodes sont basées sur les techniques des différences finies qui
consiste à discrétiser le domaine à étudier en une série d’éléments finis. On
considère que la température au niveau de chaque élément est constante et
égale à celle de son centre.
Soit un domaine plan ou on applique un maillage uniforme de pas Δx et Δy (voir
figure ci-dessous).

Appliquons l’équation de transfert de chaleur par conduction pour ce domaine.

   Page   
  40   
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0
Calculons les dérivées partielles en fonction de cette discrétisation.

, , , ,
, ,
∆ ∆

, , , ,
, ,
∆ ∆

1 1
, , 1, 1, 2 ,
, 2 2
∆ ∆

1 1
, , , 1 , 1 2 ,
2 2
,
∆ ∆

L’équation de Laplace sera de la forme :

1, 1, 2 , , 1 , 1 2 ,
0
∆ ∆

Si ∆ ∆ on aura:
, , , ,
,  

La résolution de l’équation de chaleur se fera d’après la méthode itérative de Gauss


Seidel qui s’annonce comme suit
• Maillage du système à analyser avec généralement un pas ∆ ∆
• Affectation à chaque nœud du maillage une certaine température arbitraire,
plus ou moins réaliste (voir par exemple les températures imposées aux
contours et choisir des grandeurs de même ordre).
• Calcul des nouvelles valeurs de température au niveau de chaque nœud, en
utilisant l’équation aux différences finies qui lui est associés.
• Les valeurs recalculées sont immédiatement prises en compte pour le calcul de
la valeur de la température T aux points d’ordre supérieur (droite, gauche,
dessus et dessous).
• Poursuite des calculs jusqu'à ce que la différence entre les valeurs des
températures aux étapes n et n-1 soit négligeable (inferieur à une
valeur    é )

   Page   
  41   
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EXERCICES D’APPLICATIONS :

3.1 Déterminez la distribution de température T(x,y)dans la longue barre


rectangulaire, dont la section est représentée ci-dessous.

T=0 

b  T=0  T=0 

T=100 
a

Réponse:

, ∑

3.2   Une  eau chaude et une eau froide circulant parallèlement dans 2 pipes en béton,
de conductivité constante =0.75 W/m⋅°C .comme illustrée ci-dessous. Déterminez le
taux de transfert de chaleur entre ces 2 pipes ; en supposant qu’on est dans des
conditions stationnaires et que le transfert est bidimensionnel (pas de changement
dans la direction axiale).
T1 = 60°C

T2 = 15°C

D = 5 cm 
z = 40 cm 
L = 8 m 

Réponse :

Le taux de transfert entre ces 2 pipes est égal a :


 
3.3. Les surfaces intérieures et extérieures d’une canalisation en béton, de
conductivité constante = 0.75 W/m⋅°C, sont maintenues à des températures
respectives de 100 et de 15°C (voir figure ci-dessous). En supposant qu’on est dans le
régime stationnaire et que le transfert est en bidimensionnel.
Calculez le taux de transfert de chaleur à travers les murs de la canalisation.

   Page   
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15°C

100°C

16 cm

20 cm

Réponse :
 
Le transfert de chaleur à travers les murs de la canalisation est égale à:
  .
 
 
3.4 Une cuve contenant du matériel radioactif est enterrée sous sol. La cuve et la
surface de la terre sont maintenues à des températures spécifiques (voir figure). La
conductivité thermique du sol est constante et égale a : =1.4 W/m⋅°C. Régime
stationnaire et transfert bidimensionnel. Déterminez le taux de transfert de chaleur de
la cuve. T2 =15°C 

 
  T1 = 140°C
z = 5.5 m 
 
D = 3 m 
 
 
 
Réponse:
Le taux de transfert de chaleur de la cuve est :
 
 
3.5 Une plaque en aluminium de largeur L=8cm, initialement à une température
uniforme est soumise à une isolation dans une face et à une convection dans l’autre
face. La conductivité thermique = 28 W/m⋅°C et la diffusivité α = 12.5 × 10 −6 m2 / s
.On suppose que le transfert de chaleur est unidimensionnel vu que l’épaisseur de la
plaque est négligeable devant sa largeur ; de même que le transfert de chaleur par
rayonnement de la plaque est négligeable. La formulation du problème transitoire en
différences finies doit être formulée et la température des nœuds après 5min en
régime permanent doit être déterminée, sachant que l’espace nodal estΔx = 0.02 m.
 
Réponse:
T0 =2420°C,     T1 =2413°C,     T2 =2391°C,    T3 =2356°C,     et    T4 =2306 °C 

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Chap4. CONDUCTION THERMIQUE-REGIME VARIABLE‐ 

4.1 Introduction

• Dans les chapitres précédents, on a suppose que la température à l’intérieur du


corps ne varie pas avec le temps              .
• En réalité, la température à l’intérieur des corps généralement change avec le
temps                                                             .
• D’après les expériences, on remarque généralement que le régime permanent
représente l’état final du régime variable. Lorsque ∞ après un temps
relativement long, la température du corps tend vers une valeur finale.
• Pour l’étude de la conduction en régime variable, il faut connaître les
conditions aux limites spatiales et temporelles.

4.2 Conduction en régime variable et unidimensionnel :

• Pour simplifier on suppose que la conduction en régime variable est


unidimensionnelle ,
• On remarque les cas suivants :
a) Corps minces
Dans ce cas la température dépend uniquement du temps (t) et est
indépendante de la dimension x , la température peut y être
considérée comme uniforme.
b) Corps épais
Pour les systèmes épais, la temperature est fonction du point considéré et du
temps.
c) Nombre sans dimensions:
On utilise les nombres adimensionnels de Biot et de Fourier, pour pouvoir
comparer les différents problèmes correspondants aux différentes valeurs des
paramètres géométriques et thermiques.
1) Nombre de Biot
Le nombre de Biot est le rapport de la résistance thermique interne d’un
corps (conduction), à sa résistance thermique de surface
(convection+rayonnement), dans la direction de propagation de la chaleur. On
le note Bi.

λ
1 λ

              .
λ
• Systèmes minces : : 0,1 λ
• Systèmes épais : , : 0,1   

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• Corps minces: résistance thermique interne de conduction négligeable,


et cela si : épaisseur très petite, conduction très grande.
• Corps épais : résistance thermique convective négligeable et cela si h
très grand.
• Généralement, on détermine la longueur caractéristique d’un corps
par :  
•       ,    
•         
• Exemple de quelque longueur caractéristique
Forme géométrique Longueur caractéristique (Lc)

Plaque d’épaisseur 2L L

Cylindre long de rayon r r/2

Sphère de rayon r r/3

Cube d’arrêt a a/6

2) Nombre de Fourier :
Le nombre de Fourier est le rapport d’un terme at, de dimension L2
,correspondant au carré de la profondeur de pénétration d’une perturbation
thermique dans un corps au bout du temps t, au carré d’une longueur
caractéristique du corps.

λ
                                  
    é é             .
* L’utilisation des nombres Bi et F0 permet de résoudre certains problèmes
pratiques par simple lecture d’abaque.
* à titre d’exemple on va appliquer le critère de Biot au cas de refroidissement
d’une billette d’acier, de forme cubique dans l’air ou dans un liquide de
trempe.
*les valeurs des coefficients d’échange ont été déterminés pour les conditions
suivantes :
Acier :Lc = 0,05m , λacier = 46W/m 0K.
Refroidissement de la billette au cours de la trempe de 7000C à 50 0C

*On pose la billette d’acier a l’air libre (fluide-air), on détermine, d’après les

tableaux spécifiques, le coefficient de convection h de l’air qui est égale à

h 10 .

On suppose que le fluide soit un liquide, on détermine d’après les tableaux

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hliq 2. 10 .

REMARQUE :

Pour déterminer h du fluide, on prend la valeur moyenne de la température du film en


contact avec la paroi de la billette

Soit 375

D’après les tableaux pour Tf =375 , on tire h


,
0,01 0,1

. ,
0,01

On peut en conclure que l’hypothèse du corps mince de température T uniforme au


cours du temps est légitime pour le refroidissement dans l’air, mais ne l’est pas dans
le cas du liquide.

d) Système de corps minces :

Soit un corps métallique, préalablement chauffé à température Ti, puis brusquement


immergé dans un fluide froid de température Tf. La distribution interne des
températures va dépendre des propriétés thermiques du matériau et des échanges avec
le fluide, c'est-à-dire du coefficient h

• Si la résistance thermique interne (conduction dans le corps) est faible devant


la résistance externe (convection à la surface) on peut admettre
raisonnablement une distribution de température uniforme dans le corps à tout
instant.
• Le transfert de chaleur résulte alors de l’écart de temperature existant dans le
film fluide en contact avec la paroi. Cette hypothèse est d’autant plus exacte
que le corps est petit et que sa conductivité est grande.
• La quantité de chaleur transmise au fluide par convection pendant le temps dt
est égal à la diminution d’énergie interne du corps.
………………………………………………… 1

Ln

En intégrant l’équation (1) et en utilisant les conditions aux limites on aura :

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……………………………………………………….. 2

L’équation (2) est analogue à celle décrivant la décharge d’un condensateur électrique
qui est de la forme exp 

• On peut remarquer que est sans dimension et qu’on peut alors l’écrire en
fonction de Bi etF0

e) Chaleur échangée entre le corps et le fluide :


A l’instant (dt) cette quantité de chaleur est égale à:

En intégrant entre 0 et t on aura :

∆ 1
  é     é é     ∞ 
  :        ∆  

f) Cas général de solide


Dans le cas général où la résistance thermique interne du corps et la résistance
thermique surfacique de convection ne sont pas négligeables alors la
temperature sera fonction de temps et de l’espace.
Cas d’un corps homogène (λ =cste) et sans source interne ( )=0
L’équation de chaleur sera de la forme : ∆
1- Cas d’une plaque d’épaisseur 2L:

2L 

-On suppose que la conduction thermique est variable en fonction du temps et


unidimensionnelle. T = T(x,t)

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-à l’instant t=0 T= T0 , (T(x, 0)=T0)

… … … … … … … … … … … … … … ….          1                           
-On suppose que des qu’on introduit la plaque dans le fluide, la température
de la paroi tend vers la température du fluide ( )

T(x, 0) = T0 ,0
T (0, t) = 0, 0
T (2L, t)= 2 , 0

En posant l’équation (1) devient


0 … … … … … … … … … … … … … … …  … . 2        
On utilise la méthode de séparation de variable en posant :
, .
De (2)    . 0

Les conditions aux limites s’écrivent:


Z 0 θ condition non homogene
X(0)=0
X(2L)=0
-Apres un certain temps (relativement long), la température de la plaque tend
vers la température du fluide     .
∞   ,
Cela veut dire que nous choisissons le signe (-λ2) pour que cette condition soit
vérifiée, par rapport à Z(t). Par contre le signe (+λ2) nous amène à une
température qui n’est pas définie.
- Le système d’équation sera de la forme :
1 11 1
λ       λ

 
λ 0

λ  
D’où
λ  

λ λ

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0 0 0 λ
2 0 λ2 0 λ    1,2, … .
λ   
          λ  

, λ λ
La solution générale s’écrit sous la forme :

, λ λ

On a comme condition aux limites :


,0 ∑ λ
D’où on tire 1 1
λ

      1,3,5 … .
λ
Finalement on aura :
,
∑ , , . (n impair).

EXERCICES D’APPLICATIONS :

4.1 Déterminez l’expression de la variation de la température d’un fil de


cuivre de diamètre 0,8mm, initialement porté à une température de 149°C.
Lorsqu’on le plonge subitement dans :
a) de l’eau à température de 38°C, 73,4
.
b) de l’air à température de 38°C, 9,76
.
Données du cuivre :
=322
.
c=0,091 8940
.

Réponse :
,
Pour l’eau :
,
Pour l’air :

4.2 Une sphère en aluminium de masse m=7kg, température initiale de


(260 ), plongée subitement dans un milieu fluide de température (10 ). Le
coefficient de convection entre la sphère et le milieu est de 50

Quel est le temps nécessaire pour que la sphère se refroidisse jusqu'à (90 ).

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2707  ;               900 ° ;                204 °

Réponse :

Le temps nécessaire pour que la sphère se refroidissent jusqu'à 90 est de t=1581,94s


= 26,36minutes.

4.3 Soit une planche en fer de longueur (a), d’épaisseur (e)et de température initiale
(T0). Cette planche est posée dans un milieu de température   et de coefficient de
convection (h).
Déterminez la température de l’axe médiane de la planche T (0, t), ainsi que la
température à une profondeur (H) de la surface du métal ; en utilisant le fait que la
résistance thermique intérieur est négligeable et en utilisant les cartes de Heysler avec
un temps de refroidissement de (1,8minutes). Comparez et discuter les 2 réponses

30,48            2,54                 593,3            0,31

  37,7           817,6 °         51,92 °

418,6 °        8009,5            1,55. 10        

Réponse:

La température de l’axe médiane de la planche est égale à , .


La température à une profondeur h de la surface du métal est égale à

, . En comparant ces 2 méthodes on remarque que pour 0,2 0,1 la


méthode de la résistance interne apporte des résultats plus ou moins approchés (une
différence de 14°C dans l’axe médiane) avec la méthode graphique ; mais pour des Bi
0,2 il est préférable d’utiliser la méthode graphique.

4.4  Une personne met des pommes dans un freezer pour les refroidir rapidement. Ces
oranges ont des formes sphériques de diamètre 9cm. Le transfert de chaleur est
unidimensionnel à cause de la symétrie par rapport au centre de la sphère, le
coefficient de transfert de chaleur de la pomme est constant et uniforme à travers sa
surface et le nombre de Fourier τ est > 0.2, donc la charte de température transitoire
peut être appliquée. Déterminez la température du centre et de la surface des
pommes ; ainsi que le transfert de chaleur en 1h deAirchaque pomme.
T∞ = -15°C

Pomme
Ti = 20°C
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Propriétés des pommes :

0,418 °    ;    840    ;    3,81     ;    1,3

10

Réponse :
La température du centre de la pomme est de : T0 =11,2
La température de la surface de la pomme est de : T (r0, t)=2,7
Le transfert de chaleur en 1h de chaque pomme est de:17,2kJ
 
 
 
 

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