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INTRODUCTION

Les établissements et entreprises publiques sont soumises au contrôle financier de l’Etat. Ce


contrôle a connu une évolution importante Ce contrôle vise à assurer le suivi régulier des
actions, le respect de la régularité des opérations économiques et financières, l’appréciation de
la qualité et des performances de la gestion. L’valuation des résultats de ce contrôle se veut
positif en ce sens qu’il vise à contribuer à l'amélioration des systèmes d'information et de
gestion .

1- Les modalités du contrôle financier de l’Etat sur les entreprises publiques

Ce contrôle s’étend aux établissements publics, aux sociétés à participation directe ou indirecte
de l’Etat ou des collectivités locales, ainsi qu’aux entreprises concessionnaires. Le législateur a
prévu une modulation du contrôle en fonction des performances du système d’information, de
gestion et de contrôle interne. Ainsi on peut distinguer :
Un contrôle préalable consiste à soumettre à l’approbation du ministre des finances un
certain nombre d’actes tels que les budgets, les états prévisionnels pluriannuels, le statut du
personnel, le règlement fixant les règles et modes de passation des marchés, les conditions
d'émission des emprunts, l'affectation des résultats..
Un contrôle d'accompagnement qui s’applique aux établissements publics dont la
performance du système d'information, de gestion et de contrôle interne a fait ses preuves. Il
porte sur les budgets, les états prévisionnels pluriannuels, ainsi que sur l'affectation des
résultats. Le système d'information de ces établissements publics doit comporter un certain
nombre d’instruments, à savoir, notamment, un statut du personnel, un organigramme, un
manuel de procédure, un règlement de passation des marchés une comptabilité et un plan
pluriannuel.
Un contrôle conventionnel qui concerne, d’une part, les filiales publiques à participation
directe majoritaire de l'Etat ou d'une collectivité locale et d’autre part, les filiales publiques et
les sociétés d'Etat dans lesquelles l'Etat ou une collectivité locale a une participation, dans le
cadre d'une convention de contrôle à conclure avec l'entreprise mère dont le suivi est assuré
par le commissaire du gouvernement.

2- Les organes du contrôle financier

Le ministre chargé des finances exerce un contrôle préalable sur un certain nombre
d’actes et de décisions du conseil d’administration. Sont également habilités à exercer le
contrôle financier, le contrôleur d’Etat, le commissaire du gouvernement, le trésorier payeur et
le comité d’audit.
Le Contrôleur d’Etat peut effectuer, à tout moment, sur pièces et sur place, toutes
vérifications et tous contrôles qu'il juge opportuns et peut se faire communiquer toutes les
pièces qu'il estime utiles à l'exercice de sa mission. Il apprécie les performances économiques et
financières de l’organisme contrôlé ainsi que la conformité de la gestion à la mission et aux
objectifs qui lui sont assignés.
Le Commissaire du gouvernement Le commissaire du gouvernement dispose d’un droit de
communication et peut donner son avis sur la gestion des organismes soumis au contrôle. Il
il établit un rapport annuel sur l'état d'exécution de la convention qu'il adresse au ministre
chargé des finances.
Le Trésorier payeur est un comptable public détaché auprès des organismes soumis au
contrôle préalable. A ce titre il exerce un contrôle de la régularité des opérations de dépenses,
Il doit s'assurer que les paiements sont faits au véritable créancier, sur un crédit disponible et
sur présentation de pièces régulières établissant la réalité des droits du créancier et du service
fait.
Le comité d'audit est composé de , le contrôleur d'Etat, de deux à quatre membres nommés
par le conseil d'administration ou par l'organe délibérant parmi les membres non-dirigeants ou
de mandataires nommément désignés par eux à cet effet.
Le comité d'audit apprécie la régularité des opérations, la qualité de l'organisation, la fiabilité et
la bonne application du système d'information ainsi que les performances de l'organisme.