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Soutènements

• Chapitre I
Rappel de la théorie de poussée et de butée
• Chapitre II
Ouvrages de soutènement

• Chapitre III
Mur de soutènement poids

• Chapitre IV
Mur cantilever en béton armé

• Chapitre V
Rideaux de palplanches

• Chapitre VI
1
Murs en sols renforcés par des armatures souples
Mur de soutènement poids

- murs pleins (béton ou maçonnerie)


- résistent à la poussée des terres grâce à leur propre poids

- économique jusqu’à une hauteur de 5 à 6 mètres


- supporte très mal les tassements joints de tassement tous les 10 m

2
Mur de soutènement poids

1- Conception
1.1- Bilan des forces
1.2- Sécurité au renversement
1.3- Sécurité au glissement
1.4- Sécurité vis-à-vis de la rupture du sol de fondation
1.5- Sécurité vis-à-vis au grand glissement
1.6- Stabilité interne du murs
1.7- Règle de predimensionnement
2- Différentes variantes

3
1- Conception

1.1- Bilan des forces


• Forces s’exerçant sur un mur poids
- le poids du murs w
- la force de poussé Fa
- la force de butée Fp
- la réaction du sol R

• Dimensionnement d’un mur de soutènement poids

- géométrique (coffrage)
- stabilité externe : sécurité au renversement
sécurité au glissement
sécurité vis-à-vis de la rupture du sol de fondation
sécurité vis-à-vis au grand glissement 4
- stabilité interne
1.2- Sécurité au renversement

• Méthode du rapport des moments

- équilibre statique du mur par rapport au moment


des forces exercées
- coefficient de sécurité au renversement FSR :

w . d2
FS R   1.5
Fa . d1

A arête extérieure
Fa force de poussée tendant à renverser le
mur autour de A
w poids du murs 5
1.2- Sécurité au renversement

.
• Règle du tiers central

- s’assurer que la réaction R sous la base passe dans le tiers central


de la semelle de fondation

aucune zone de cette semelle ne soit décomprimée

- règle du tiers central est plus sévère que la méthode du rapport


des moments : FSR est supérieur à 2 et voisin de 3 selon les cas

ou semelle entièrement comprimée

6
1.3- Sécurité au glissement

- condition la plus contraignante pour un mur poids .

- coefficient de sécurité au glissement FSG :

Ca . B  N. tg
FS G   1.5
T
 2  avec butée

Paramètre Dénomination Valeur


Ca adhésion sol-mur ½ à ¾ de la cohésion
du sol
2
 angle de frottement sol-mur 
3
7
1.4- Sécurité vis-à-vis de la rupture du sol de fondation

.
qref'  qadm
'

qref' : contrainte conventionnelle de référence (dépend du chargement et de


la géométrie de la semelle)
- due à l'effort normal (résultante verticale excentrée) qui s'applique sur la semelle
- plus élevée qu'une contrainte moyenne
- peut être calculée de deux façons

'
qadm : contrainte admissible (dépend du sol)
- à ne pas dépasser dans le sol pour qu'il n'y ait pas de rupture
- dépend de la contrainte ultime (de rupture) du sol
- à calculer comme pour le cas des fondations superficielles
8
1.4- Sécurité vis-à-vis de la rupture du sol de fondation
• Contrainte de référence 2 approches
.
- 1er approche : contrainte au trois quarts
après avoir établi la répartition des contraintes sous 3qmax  qmin
qref' 
la semelle, on définit la contrainte de référence 4

semelle entièrement comprimée e  B/6

N  6e N  6e
'
qmin  1  
'
qmax  1  
B B B B
semelle partiellement comprimée e > B/6
( normalement à éviter pour mur poids)
redéfinie de façon que
2N
'
qmin  0 qmax
'
 seule la zone comprimée
B 
3  e  équilibre les actions
2 
3 3 2 N N
'
qref  qmax
'
 . 
4 4  B  B  2e 9
3  e 
2 
1.4- Sécurité vis-à-vis de la rupture du sol de fondation

• Contrainte de référence 2 approches .

- 2eme approche : Méthode de Meyerhof


considérer comme contrainte de référence la contrainte verticale moyenne
sur une largeur plus petite que B, soit une largeur équivalente B’

B = B – 2 e

d’ou N
'
qref 
B  2e

ou de manière plus générale sur une semelle rectangulaire

N
'
qref 
B  2eL  2e'
10
1.5- Sécurité vis-à-vis du grand glissement

- Il y a rupture du mur par grand glissement lorsque la partie du massif de sol qui glisse englobe
le mur, la surface de rupture passant alors sous le mur
- Le coefficient de sécurité correspondant est défini comme le rapport du moment des forces
motrices (forces de pesanteur) au moment des forces résistantes mobilisables le long de la surface
de rupture.
- Pour des talus permanents artificiels, on
adopte habituellement un coefficient de sécurité :

FSGG  1.5

Voir cours de stabilité des pentes

11
1.6- Stabilité interne du mur

• Il faut vérifier que les contraintes dans le mur restent inférieurs aux contraintes
admissibles du matériau constitutifs: pour un béton non armé ou une maçonnerie, il faut
s’assurer de l’inexistence de traction du coté amont

• Application de la règle du noyau central à différents niveaux du mur

12
1.7- Règles de predimensionnement

Paramètre Dénomination Valeur


B Largeur de la base B = 0,3 H + 20 cm

b Largeur minimale de la b = 15 cm pour béton


couronne du mur b = 35 cm pour maçonnerie
i Fruit minimal du parement i=2%
visible du mur
D Garde au gel (ancrage) D = 1 m environ

H : hauteur du mur de la base à la couronne

13
2- Différentes variantes

• La condition de non glissement conduit souvent à une dimension aberrante de la base


- largeur B >> H
- solution non économique
- risque de consommer l’espace du côté aval pour lequel le mur à été adopté

Besoin de s’écarter de la variante classique trapézoïdale

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2.1- Mur poids a redans

- participation d’une partie du sol retenu à l’effet pondéral du mur en faisant refouler le
matériau constitutif du mur vers l’arrière

réduction de la largeur B

W1

W2
W3

15
2.2- Mur poids à base inclinée

Avec une base inclinée, on obtient un double effet stabilisant ; pour une même Réaction R
(vectoriellement parlant), on diminue T et on augmente N

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2.3- Mur ancré

- Mur relié a des tirants en béton armé ancré dans un puit rempli de béton cyclopéen
(puit creusé dans la partie stable du massif)
- cette variante doit constituer le dernier recours pour réduire la base du mur, après avoir
essayé les autres, éventuellement en les combinant

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Soutènements
• Chapitre I
Rappel de la théorie de poussée et de butée
• Chapitre II
Ouvrages de soutènement

• Chapitre III
Mur de soutènement poids

• Chapitre IV
Mur cantilever en béton armé
• Chapitre V
Rideaux de palplanches

• Chapitre VI
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Murs en sols renforcés par des armatures souples
Mur cantilever en béton armé

1- Principe
2- Calcul de la poussée
3- Critères de stabilité
4- Règles de predimensionnement
5- Différentes variantes
6- Calcul aux états limites

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1- Principe

• Eléments constitutifs d’un mur cantilever


- voile : retenir le talus
- talon : empêche le glissement et le renversement
- patin : limite la contrainte au sol

• lors de l'expansion, on observe l’apparition de deux surfaces de glissement  et ′


passant par l’arête B du talon

20
2- Calcul de la poussée

• 1er cas: ′ rencontre la ligne du talus


- AOBC′ zone morte
- Poussée calculée sur ′ avec un angle de frottement  = 

• 2éme cas: ′ rencontre la face interne du mur


- C′OB zone morte
- Poussée calculée d’une part sur ′ avec  = , d’autre part sur la portion AC’ avec  (sol - mur)

En pratique: méthode approximative

21
2- Calcul de la poussée

• Méthode approximative
- On calcule la poussée sur le plan fictif (P)
- On considère la masse hachurée comme zone morte
(effet pondéral)

En somme, on se ramène au cas d’un mur poids

• Deux problème se posent avec cette approximation


- le plan fictif vertical ne correspond à aucune ligne de glissement (rupture)
réelle, et donc physiquement il est injustifié ;
- Quelle est l’inclinaison de l’effort de poussée à prendre ?

lorsque  =  , l’erreur est de 5 à 10 %

22
3- Critères de stabilité

• Les critères de stabilité (renversement, glissement….) sont les même que pour le mur poids

a- instabilité au renversement b- instabilité au Glissement c- portance du sol de fondation

23
4- Règles de predimensionnement

Paramètre Dénomination Valeur


B Largeur de la base B = 0,45 H + 20 cm

b Largeur minimale de la b = 15 cm
couronne
e Epaisseur section critique et e = H/12
épaisseur semelle
l Longueur patin à partir du nu l = H/8 à H/5
voile
i Fruit minimal du parement i=2%
visible du mur
D Garde au gel (ancrage) D=1m

H : hauteur du mur de la base à la couronne


24
5- Différentes variantes

5.1- Mur en L: mur sans patin


• Lorsque le sol de fondation est très compétent (rocher par exemple), le patin devient inutile

25
5.2- Mur avec bêche

Cette variante permet d’améliorer la stabilité au glissement. On considère alors


• soit une butée sur la bêche ;
• soit un plan potentiel de glissement incliné ; on bénéficie donc de l’effet
d’une base inclinée et d’un angle de frottement ( ) meilleur.

26
5.3- Soutènement lié à une structure

Lorsque le déplacement du mur est bridé par une liaison, il faut considérer l’état "Ko"
au lieu de l’état de poussée "Ka", sachant que le premier est plus contraignant que le
second dans un rapport de 5/3 environ.

27
5.4- Mur avec chaise de lestage

• recommandée dans le cas des soutènements à flanc de coteau


• absence du talon

28
5.4- Mur avec chaise de lestage

• Fonctionnement d’une chaise de lestage


- La chaise permet, avec un "effet parapluie", de couper sur les contraintes verticales,
et de là sur les contraintes de poussée

• Règle de dimensionnement de la chaise de lestage


- en fixe l’emplacement
- on cherche la longueur à donne à la chaise pour avoir un "effet parapluie"
sur toute la partie du voile sous la chaise

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5.5- Mur à contreforts

- Lorsque la hauteur de l’ouvrage devient importante (à partir de 15 m), le voile se trouve


assujetti à une grande déformation Il faut rigidifier le voile : contrefort

poutre console à section en T à inertie variable

30
5.6- Mur ancré

- Voile relié a des tirants en béton armé ancré dans un puit rempli de béton cyclopéen
(puit creusé dans la partie stable du massif)
- On peut envisager d’intégrer le ferraillage du tirant à celui du voile

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6- Calcul aux états limites

• Approche déterministe
- consiste à adopter un coefficient de sécurité global qui divise la résistance limite pour
arrêter la résistance admissible à ne pas dépasser
- approche n’est pas compatible avec les autres règlements de conception et de calcul des
structures portées : règle B.A.E.L. et B.P.E.L.

• Approche semi-probabiliste
- calcul justificatifs conduits suivant la théorie des états limites
- sont distingués : - les états limites ultimes (ELU) au-delà desquels il y a risque de rupture
- les états limites de service (ELS) au-delà desquels l’ouvrage ne serait plus
susceptible de remplir sa fonction (par exemple déformations excessives)

32
6.1- Définition des actions
• Actions permanentes
- poids propre du mur W1 et des terres situées sur la fondation W2
- résultante P de la poussée des terres sur BC'
P : poussée due au poids volumique 
écran fictif poussée inclinée selon un angle  = 
Pc : poussée "négative" due à la cohésion c
- résultante B de la butée des terres sur AA'
B et Bc : négligée lorsque la fondation est superficielle
(disparition lors de travaux effectués ultérieurement
à l'aval du mur)

• Actions variables
- surcharge d'exploitation q : poussée Pq

• Actions accidentelles
33
- peuvent s'appliquer dans certaines configurations (chocs sur garde-corps, actions sismiques, etc.)
6.2- Combinaisons d’actions types et sollicitations de calcul
6.2.1 Etats limites ultimes (ELU)
A- Combinaisons fondamentales

- probabilité d’occurrence très faible, de l’ordre de 10-4 ou moins sur une année
- durée d’application faible (inférieure à l’heure)

1.125S[1.2Gmax  0.9Gmin   fw Fw   f 1Q1Q1  1.15 0i Qi ]


i 1

S : sollicitation de calcul
Gmax et Gmin : valeurs caractéristiques, respectivement, des actions permanentes
défavorables et favorable
Fw : actions dues à l’eau
Q1 et Qi : valeurs caractéristiques, respectivement, de l’action variable de base
et des actions d’accompagnement 34
6.2.1 Etats limites ultimes (ELU)
A- Combinaisons fondamentales

1.125S[1.2Gmax  0.9Gmin   fw Fw   f 1Q1Q1  1.15 0i Qi ]


i 1

fw = 1,05 pour la pression de l’eau défavorable


=1 pour la pression de l’eau
= 1,2 ou 0,9 pour la partie relative aux forces hydrodynamiques de courant,
de manière à obtenir l’effet le plus défavorable

f1Q1 = 1,33 le plus généralement


= 1,20 pour les charges d’exploitation étroitement bornées ou de caractère particulier

0i = 0,77 dans les cas courants des charges d’exploitation et des effets de la neige et du vent
35
6.2.1 Etats limites ultimes (ELU)

B- Combinaisons accidentelles

- évènements très exceptionnels, dont la probabilité d’occurrence est extrêmement faible sur
la durée de vie de l’ouvrage

S G  Fw  FA   1Q1   2i Qi 
 i 1 
S : sollicitation de calcul
FA : action accidentelle
1Q1 : valeur fréquente de l’action variable
(négligeable vis-à-vis de FA)
2iQi : valeur quasi permanente des actions d’accompagnement
(2iQi = 0 )
36
6.2.1 Etats limites ultimes (ELU)

C- Combinaisons vis-à-vis des ELU de stabilité d’ensemble

- cas d’une fondation en tête de talus


1,125 S 1,05 G max  0,95 G min  Fw   f 1Q1Q1  1,15 0i Qi
i 1

- Il n’y a pas lieu, en général, de considérer de forces hydrodynamiques de courant dans F w

37
6.2.2 Etats limites de service (ELS)

A- Combinaisons quasi permanentes

- sollicitations réellement subies par la structure pendant la majeure partie de sa durée de vie
- intéressantes pour étudier les déplacements à long terme de la fondation

. 
S G  Fw   2i Qi
i 1

- le plus souvent, pour les ouvrages de génie civil, 2iQi = 0

38
6.2.2 Etats limites de service (ELS)

B- Combinaisons fréquentes

- à considérer lorsque les déplacements (tassements, par exemple) peuvent nuire au bon
comportement de la structure portée


S G  Fw  1Q1   2i Qi
. i 1

C- Combinaisons rares (aussi appelées « caractéristiques »)

- correspondent aux sollicitations que les ouvrages auront à subir, quelquefois seulement au
cours de leur durée de vie


S G  Fw  Q1   0i Qi
i 1

0i = 0,77 dans les cas courants des charges d’exploitation et des effets
de la neige et du vent 39
6.3- Résumé des combinaisons d’action - justifications

• Résumé des combinaisons à prendre en compte et des justifications à effectuer

basées sur les règles régissant les fondations superficielles

Etat limite Combinaison Justification


E.L.U. Fondamentale - Stabilité au renversement
Accidentelle - Stabilité du sol de fondation
- Stabilité au glissement
- Stabilité d’ensemble
- Matériaux constitutifs du mur
E.L.S. Fréquente - Stabilité du sol de fondation
Rare - Décompression du sol
Quasi-permanente - Matériaux constitutifs du mur

40
6.4- Stabilité au glissement (ELU)

• Sollicitations de calcul à considérer


ELU : combinaisons fondamentales et combinaisons accidentelles

• Pour chaque combinaison d'actions, on doit vérifier que :

Vd tan  ' c' A'


Hd  
 g1  g2

Hd et Vd : composantes horizontale et verticale de l'effort appliqué à la fondation


A' : surface comprimée de la fondation
' : angle de frottement interne du sol à la base de l’ouvrage
c' : cohésion effective du sol à la base de l’ouvrage
g1 et g2 : coefficient de sécurité partiels relatifs à  ' et c'

g1 = 1,2 et g2 = 1,5 (fondamentales)


41
g1 = 1,1 et g2 = 1,3 (accidentelles séisme)
6.5- Stabilité au renversement (ELU)

• Sollicitations de calcul à considérer


ELU : combinaisons fondamentales et combinaisons accidentelles

• Condition à respecter :
Surface de sol comprimée sous la fondation  10 % de la surface totale de la fondation

• Exemple
surcharges à considérer
celles qui conduisent à la situation
la plus défavorable
surcharge appliquée uniquement à
l'amont de la partie arrière du mur

42
6.5- Stabilité au renversement (ELU)
a- Façon de procéder
• Principe détermination du diagramme des contraintes

semelle entièrement
ou
comprimée

semelle partiellement comprimée


B'
on doit avoir  10 %
B

• Pratiquement
Déterminer la position de la résultante des forces (H et V) sur la semelle

M e : position de la résultante
e  /0 M/o : moment résultant de toutes les forces par rapport au point central de la semelle
N 43
N : résultante des forces verticales
6.5- Stabilité au renversement (ELU)
b- Position de la résultante des forces sur la semelle

N : résultante des forces verticales


T : résultante des forces horizontales

N d
cos   
R e

N
M / 0  R. d  . e cos  N . e
cos 
M/0
e
N
Pratiquement, on calcule M par
décomposition en figures simples
44
6.5- Stabilité au renversement (ELU)
Vérification de l'emplacement de la résultante des forces

• N passe par le tier central

B B semelle entièrement
 e
6 6 comprimée

• N à l'extérieur du tier central

semelle partiellement comprimée

B 1 B 
 e  B '  B'  3   e 
2 3 2 
B'
on doit avoir  10 %
B 45
6.5- Stabilité au renversement (ELU)

c- Effet de la position de la résultante des forces sur la semelle

• si N passe par o

N

B

• si N passe par le tier central


seule répartition de
contraintes possible

N  6e N  6e
 min  1    max  1  
B B B B 46
6.5- Stabilité au renversement (ELU)

c- Effet de la position de la résultante des forces sur la semelle

• si N passe à l'extérieur du tier central

il ne peut pas y avoir des


contraintes en compression
sur toute la semelle par ce qu'il
faudrait que la résultante
passe au minimum à la limite
du tier central

B 1 B 
 e  B' B'  3   e 
2 3 2 

47
6.6- Stabilité du sol de fondation (ELU et ELS)

• Sollicitations de calcul à considérer


ELU : combinaisons fondamentales et combinaisons accidentelles
ELS : combinaisons rares
'
qref  qadm
'

qref' : contrainte conventionnelle de référence (dépend du chargement et de la géométrie de la semelle)


- due à l'effort normal (résultante verticale excentrée) qui s'applique sur la semelle
- plus élevée qu'une contrainte moyenne
- peut être calculée de deux façons

'
qadm : contrainte admissible (dépend du sol)
- à ne pas dépasser dans le sol pour qu'il n'y ait pas de rupture
- dépend de la contrainte ultime (de rupture) du sol
- à calculer comme pour le cas des fondations superficielles 48
6.7- Décompression du sol (ELS)

• Sollicitations de calcul à considérer


ELS : combinaisons rares et combinaisons fréquentes

• Conditions à respecter :

Surface de sol comprimée


fréquentes entièrement comprimée
sous la fondation


Surface de sol comprimée 75% de la surface
rares
sous la fondation totale de la fondation

49
6.8- Stabilité d’ensemble (ELU)
• Rupture circulaire

• Sollicitations de calcul à considérer


ELU : combinaisons vis-à-vis des états-limites de stabilité d'ensemble

• paramètres de calcul de la résistance au cisaillement du sol

tan  c
tan d  et cd 
1.2 1.5

- calcul en conditions non drainée :


 = 0 et c = cu

- calcul en conditions drainée :


 = ′ et c = c′

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Soutènements
• Chapitre I
Rappel de la théorie de poussée et de butée
• Chapitre II
Ouvrages de soutènement

• Chapitre III
Mur de soutènement poids

• Chapitre IV
Mur cantilever en béton armé

• Chapitre V
Rideaux de palplanches

• Chapitre VI
51
Murs en sols renforcés par des armatures souples
Rideaux de palplanches

1- Généralités
2- Résistance structurale : intrinsèque
3- Dimensionnement géotechnique : méthodes de calcul
4- Conception hydraulique des batardeaux

52
1- Généralités

• Palplanches
- profilés métalliques enfilées les unes dans les autres par l’intermédiaire de joints appelés
serrures: possibilité d’ une certaine mobilité des éléments les uns par rapport aux autres
- ouvrage souple provisoire (batardeau) ou définitif

• Mise en place des palplanches


- battage ou vibrofonçage

• Caractéristiques des palplanches


- largeur de 40 à 50 cm
- longueur jusqu’à 20 m
- poids par ml
- module de résistance : 150 à 3000 cm3
- moment de flexion : 2 à 50 T.m de rideau 53
2- Résistance structurale : intrinsèque

- La contrainte maximale dans la palplanche ne doit pas dépasser la contrainte

admissible de l’acier

M max
 max    adm
Z

Mmax : moment maximum


2* I
Z : module de résistance Z
h
I : moment d’inertie calculé par rapport à l’axe médian du rideau
h : épaisseur du rideau
adm : contrainte admissible fonction de la nuance de l’acier ( par exemple 2/3 de la
limite élastique e )

54
3- Dimensionnement géotechnique : méthodes de calcul

• Deux types de rideaux de palplanches


1. rideaux simplement encastrés en pied
- uniquement pour des ouvrages de faible hauteur
- stabilité assurée par les réactions du sol sur la
partie enterrée (fiche)

2. rideaux ancrés
- stabilité en partie assurée par les réactions sur la fiche
- le reste assuré par un ou plusieurs tirants d'ancrage
préalablement enterrés dans le sol
55
3.1- Rideau ancré, simplement buté en pied
faible fiche
Hypothèses
• rotation du rideau autour du point d’ancrage
• déplacement suffisant du pied : mobilisation de la butée

Inconnues
• fiche D
• effort d’ancrage A

Dimensionnement

• Equilibre statique du rideau les deux


équations nécessaire au dimensionnement

56
3.1- Rideau ancré, simplement buté en pied

a) Moment résultant nul au point d’ancrage B :

 M/B = 0
2  2 
Fa   H  D   H1  F p  D  H  H1  0
3  3 
Si on se met dans le cas d’un sol granulaire :

1 1
Fa    H  D  K a et Fp   D2 K p
2

2 2

d’ou

2K p  K a D3  3H  H1K p  32 H  H1K a D 2  6 H H  H1K a D  H 2 2 H  3H1K a  0

De là en tire D

57
3.1- Rideau ancré, simplement buté en pied

b) Résultante horizontale nulle :

 Fhorizontale = 0

A  Fa  F p

- connaissant A  déduction deMmax  choix de la section de la palplanche


en répondant au critère de la résistance structurale

- pour prendre une marge de sécurité adoption de la moitié de Kp :


1
K'p  K p
2

58
3.2- Rideau non ancré en tête encastré en pied: rideau en porte-à-faux

Hypothèses
• rotation du rideau autour d’un axe situé légèrement au dessus de son extrémité inférieure
• sol en état d’équilibre limite de RANKINE au dessus du point de rotation O
• remplacement des efforts de contre-butée par une force équivalente horizontale Fc
concentrée en O

59
3.2- Rideau non ancré en tête encastré en pied: rideau en porte-à-faux
Inconnues
• hauteur de butée D1
• force de contre - butée Fc
• fiche D
Dimensionnement
• Equilibre statique du rideau : trois équations nécessaire au dimensionnement

a) Equation des moments par rapport à O :

 M/o = 0


D12 K p D1

 H  D1
2
Ka
H  D1  0
2 3 2 3

D13 K p   H  D13 K a  0

d’où D1 K
3 a 60
H  D1 Kp
3.2- Rideau non ancré en tête encastré en pied: rideau en porte-à-faux

b) Equation des forces horizontales :

 Fhorizontale = 0
Fc= Fp - Fa
c) Equation des moments par rapport à B :

 M/B = 0


D12 K p D1
(  D  D1)  Fc  D  D1  
 H  D1
2
 H  D1  
K a    D  D1  0
2 3 2  3  
De là en tire D

En pratique
- On prend une longueur de fiche D égale à 1,2 D1 (sécuritaire)
- on ne s’occupe pas des forces sous le point de rotation
61
3.2- Rideau non ancré en tête encastré en pied: rideau en porte-à-faux

-Inconnues du problème déterminées : évaluation du moment Mmax,


et de là, choix de la section de la palplanche
-marge de sécurité  la moitié de Kp :

1
K'p  K p
2

62
3.3- Sols cohérents

Même analyse à faire sur deux volets :


• à court terme :
- calcul en conditions non drainées (en contraintes totales)
c = cu et  = 0
• à long terme :
- calcul en conditions drainées (en contraintes effectives)
c = c’,  = ’, u

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4- Conception hydraulique des batardeaux

4.1- Définition et position du problème


4.1.1- Définition
- barrages provisoires destinés à stopper ou à détourner les eaux pour permettre
la réalisation de certains travaux à sec dans un milieu initialement inondé
- En aval (ou à l’intérieur) du batardeau, un pompage permanent est souvent requis pour
dégager l’aire de travail

64
4- Conception hydraulique des batardeaux

4.1- Définition et position du problème


4.1.2- problèmes à gérer sur le plan hydraulique

• estimation du débit de fuite sous le batardeau pour dimensionner le pompage

• vérification de l’instabilité du sol au pied du batardeau directement en aval :


boulance, soulèvement du fond de fouille, effet renard….

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4- Conception hydraulique des batardeaux

4.2- Prérequis théorique

• écoulements dans les sols


• potentiel hydraulique
• force d’écoulement
• contrainte effective
• gradient critique
• réseaux d’écoulement

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