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Revue des Études Grecques

COMMENT PLOTIN DÉTOURNA PORPHYRE DU SUICIDE


Author(s): Franz Cumont
Source: Revue des Études Grecques, Vol. 32, No. 146/150 (1919), pp. 113-120
Published by: Revue des Études Grecques
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/44269813
Accessed: 16-05-2018 20:45 UTC

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COMMENT PLOTIN DÉTOURNA PORPHYRE
DU SUICIDE

Tandis que Porphyre à l'école de Plotin s'éprenait ďun mysti-


cisme qui plaçait l'idéal de la perfection dans le détachement
complet du corps et le renoncement absolu aux* plaisirs des sens,
il fut saisi d'un dégoût profond de la vie et songea au suicide.
Sans doute voulait-il pousser l'abstinence jusqu'à se laisser mou-
rir de faim(l). Mais son maître, qui s'aperçut de son dessein,
vint le trouver à l'improviste dans le logis où il s'enfermait et lui
remontra qu'un pareil désir n'était pas le fruit d'un esprit sain,
mais le produit d'une mélancolie morbide, et il l'envoya restaurer
en Sicile sa santé ébranlée (2). Eunape, dans sa Vie des sophistes,
ajoute ce détail important que Plotin reproduisit « dans un livre
de ses écrits » les discours qu'il tint à son disciple et que Porphyre,
dans un commentaire qu'il publia, éclaircit l'obscurité de cette
rédaction philosophique (3).
Ce livre de Plotin est le neuvième de la première Ennèade ;

(1) Eunape, Vit. Soph., p. 9: Too^iļv te où 7rpoo-i£|x£Vo; xoci àvôpamwv àXeEÍvwv


irárov. Ce témoignage aurait par lui-même peu de valeur (cf. note 3), mais il paraît
être confirmé par un passage du De Abslinentia (I, 38) où Porphyre, songeant sans
doute à son propre cas, enseigne que le philosophe ne doit point se priver de toute
nourriture et périr ainsi d'inanition.
(2) Porph., Vit. Plot., li; cf. Bidez, Vie de Porphyre, 1913, p. 52 s.
(3) Eunape, p. 9, se meprenant sur le sens du texte qu'il avait sous les yeux, a
cru que Plotin suivit Porphyre en Sicile pour le sauver et que c'est là qu'eut lieu
'entretien entre le maître et l'élève. Ces détails romanesques sont dus à l'imagina-
tion trop vive du sophiste; mais ils ne doivent pas nous faire douter du fait littéraire
qu'il affirme, à savoir de l'existence dun Ú7ró(Avy](j.a de Porphyre sur le suicide.. Cf.
Bidez, op. cit., p. 53 s.
REG, XXXI, 1919, nos 146-150. 8

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114 FRANZ CUMONT

mais le commentaire de Porp


dant il n'est peut-être pas en
Macrobe, dans son explica
interprétant les mots de Cic
mus est in custodia corpor
doctrine de Platon dans le Ph
les arguments que Plotin, dit
taire. En réalité, l'antiquaire
Platon, ni Plotin. On a not
pas à reproduire les idées
qu'il les éclaircit en les form
des développements qui leu
clairement que Macrobe n'a
Plotin, dont la concision ob
taire rédigé par un philosoph
Or, on constate que le con
corde avec les idées exprimée
de celles qui sont formulées
Io Macrobe commence par a
l'homme une double mort.
abandonne le corps qui se d
nature, la seconde est celle q
des plaisirs et des passions
obtenir la seconde, il ne pe
la première.
Cette opposition de la mort
ne se rencontre nulle part
indiquée par Platon, du mo
la vertu, qui affranchit de
anticipée, mais est seulemen
ni dans les Ennéades, ni da
une pareille conception, m

(1) Macrobe, Somn. Scip., I, 13.


(2) La remarque en a été faite par C
Bouillet. Les Ennéades, t. I, p. 443.

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COMMENT PLOTIN DÉTOURNA PORPHYRE DU SUICIDE i 15

Porphyre. « La nature, dit-il, délie l'âme du corps, l'âme se délie


elle-même du corps. La mort est donc double : la première, con-
nue de tous, survient lorsque le corps se détache de l'âme; la
seconde, celle des philosophes, lorsque l'âme se détache du corps,
et l'une ne suit pas nécessairement l'autre (1). »
2° Macrobe affirme que les âmes de ceux qui périssent de mort
violente sont par cette violence même liées davantage à leur corps
et par suite ne peuvent s'en éloigner. Elles, restent longtemps
dans le voisinage du cadavre ou de la sépulture. Plotin, peu
enclin à admettre les croyances populaires, ne fait aucune men-
tion de cette doctrine superstitieuse. Mais Porphyre l'adopte sans
réserve, et elle est pour lui, comme pour Macrobe, une des rai-
sons qui doivent détourner l'homme d'attenter à sa vie (2).
3° Enfin Plotin a sur le suicide une doctrine moins intransi-

geante que celle de Porphyre et de Macrobe. Subissant l'influence


de la morale stoïcienne, il admet que le sage peut se donner
volontairement la mort en cas de nécessité absolue, par exemple
pour échapper à la folie ou à des souffrances intolérables (3). On
ne trouve aucune restriction de ce genre dans l'exposé de Ma-
crobe, pas plus que chez Porphyre.

(i) Comparer Macrobe, I, 13, 5 et Porphyre, Sentent, ad intell., 8-9 : or Plato duas
mortes hominis novit... quarum unam natura, virlutes alteram praestant. homo
enim moritur cum anima corpus relinquit solutum lege naturae : mori etiam dicitur,
cum anima adhuc in corpore constituía corporeas inlecebras philosophia docente
contemnit. » «Êúaiç Xvei o-wfxa èx âauTrjv Xuel ¿x roO o-wjiaro;. eO y°^v
6ávaxo; 8i7rXoy;* ò (ikv a-uvEYVMfffjivoç, Xuofxávou tou «rwfiaTo; arcò ^ T^v
çiXoffóçwv X'jojjlÉvyj; ty); arcò tou «rw^aroç. Cf. Olympiod., hi Phaedoncm, A, 1,
2, y', A, III, 13, IV, 1; B, vy)'.
(2) Macr., I, 13, 9: « Mortem debere, ait (Plotinus), animae a corpore solutionem
esse, non vinculum, exitu autem coacto animam circa corpus magis magisque vin-
ciri. et re vera ideo sic extortae animae diu circa corpus eiusve sepulturam vel
locum, in quo iniecta manus est, pervaganlur. » Comparer Porphyre, De Abstin
I, 38 : Bia fièv áaUTÒv ó çiXoaoqpwv oùx è^áÇei" piaÇófAEvoç y*P où8èv f,TTOv exei fxávsi,
oôev arceXQeiv où [ir'v yàpTÒv 8e<t[aòv Tra^úvwv àSiáqpopóv xl npív teiv r^rļa-ETai.
II, 47: çaúXri xal àXoYo;, r¡ to <rà)[j.a a7iéXi7TE <7uXr)0EÏ<7a, 7rpoafxév£i toutw, 0710*j y£
xal tcõv àv0p(Ó7ua>v al töv ßca áiroôavóvTwv xoctexovtoci irpòç tu a-wfjiaTi, ô xal toO jjlyj
ßioc iaurbv xojXutíxóv. Porphyre cite en tète de ce chapitre ó Aíyútctioç.
Mais il est peu probable que Plotin soit ainsi désigné, comme le voulait Reiskee
Comparer Grégoire de Nysse, De anima , P. G. 46, col. 88 B.
(3) Cette exception est indiquée dans le chapitre sur le suicide (I, 9 : npb toútovi

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116 FRANZ CUMONT

Celui-ci, comme nous le notio


que son maître influencé par
temps. Or, non seulement le ju
nisme, mais le paganisme de la
interdisaient le suicide. Il est r
au début du chapitre consacré à
Chaldaiques (3). Ce vers expr
comme par Macrobe, que si l'âme
corps, elle emporte une portion d
Étant nécessairement au mome
sion violente, elle est ainsi trou
ou se détermine son sort futur.

Il paraît donc certain que Macrobe a utilisé, non le texte con-


densé des Ennéades, qu'il eût eu peine à comprendre, mais le
commentaire qu'en avait donné Porphyre. On peut même affir-
mer qu'il n'a pas eu en main l'édition que celui-ci avait publiée
du grand ouvrage de l'illustre chef d'école; sinon, il n'eût pas
introduit comme des citations ( inquit , ait, addit ) des phrases
dont non seulement la forme, mais le contenu sont étrangers à
Plotin. Dans quel livre de Porphyre a-t-il donc trouvé un exposé
des raisons qu'avait invoquées le vieux philosophe pour détour-
ner du suicide son élève préféré, frappé d'une crise de neuras-
thénie? La citation de Platon pourrait faire songer au commen-
taire de Porphyre sur le Phedon{ï ), que Macrobe aurait utilisé
(Viiiapixávov '/povouļ oùx eùtj */é;, si (jly), àaizép ça [xev, àvayxaïov), comme en d'autres
passages des Ennéades (1,4 § 8: xt XP*1 TCOl£'v ßou^EUffEtai, 1, 4 § 16 : Kúpioc aÙTo; ¿>v
tou ßou>£Oaa(70ai 7repì touto-j), et il ne semble pas que la doctrine de Plotin ait varié
sur ce point. Cf. Zeller, Philos. Gr., V*, p. 656.
(1) La loi mosaïque ne contient aucune prohibition explicite du suicide ; mais
Josephe qui combat celui-ci dans un long discours philosophique (#e//. Jud., III,
8, fi), nous apprend (§ 377) que, chez les Juifs, le corps de ceux qui s'étaient tués
étaient privés de sépulture et jetés dans un charnier avant le coucher du soleil.
Leurs âmes sont, suivant lui, précipitées dans les ténèbres de l'Hadès.
(2) Dans le roman d'Iiéliodore, qui a pour auteur un prêtre d'Emèse, le héros
dit(c. 29, p. 69, 10), éjjiauTÒv oùx âS-ayai toû ßioy xoiç ÔEoXoyoûenv' à; àôéjuTov tò
7rpãy(ia 7tei6óuevoc.
(3) Mrj èÇáÇr); iva jay) exouaa ti, cf. Psellus dans Migne, P. G., 122 col. 1126,
qui rappelle dans son commentaire la citation de Plotin.
(4) Ce commentaire, dont M. Bidez publiera les extraits dans son grand recueil

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COMMENT PLOTIN DÉTOURNA PORPHYRE DU SUICIDE i 17

à côté de celui sur le Timée. Mais il indique lui-même, si je ne


me trompe, une autre source dans le passage (§ 16) où il rap-
porte incidemment une comparaison tirée, dit-il, d 'arcanae de
animae reditu disputationes . C'est une allusion assez claire au
traité de Porphyre « Sur le retour de l'âme » au ciel (ITIspl èîuavo-
8ou comprenait au moins deux livres et dont saint
Augustin nous a conservé de précieux extraits (1). Il est tout à
fait conforme aux habitudes de l'érudition romaine de ne men-

tionner qu'en passant le titre d'un ouvrage qui est mis largement
à contribution, mais de nommer soigneusement les auteurs qui
s'y trouvaient cités. Cette science de seconde main expose à des
bévues comme celle que commet Macrobe à propos de Plotin (2).
Porphyre dut composer le llspi èrcavóSou peu de temps
après son retour de Sicile (3). Il avait, au moment de son départ,
été hanté par l'idée de la mort; pendant son absence Plotin, son
sauveur, s'était éteint en Campanie (270), s'efïbrçant, disait-il,
« de faire monter ce qu'il y avait de divin en lui vers ce qu'il y
a de divin dans l'univers ». Ces circonstances expliquent la rédac-
tion de l'ouvrage, dont les fragments trahissent la préoccupation
maîtresse de montrer comment l'âme purifiée peut obtenir sa
libération. Dans ce traité étendu, qui se composait, nous l'avons
dit, d'au moins deux livres, Porphyre a dû nécessairement abor-
der la question du suicide, qui, suivant lui, en prétendant dé-
livrer l'âme, l'assujettit au contraire à la matière, et il y faisait
très naturellement mention des entretiens de Plotin.

des fragments de Porphyre, est cité par Olympiodore, In Phaed., B, 2, p. 85, 4 Norvin.
Il y était naturellement question du suicide que Platon condamne dans ce dialogue.
Cf. Olymp. A, 3, p. 2, 29 et passim.
(1) Publiés par Bidez, Vie de Porphyre, p. 28* ss. Sur le titre, cf. Ibid., p. 166 s.
(2) Jamblique, « qui fut presque en tout l'émule de Porphyre», avait composé un
ouvrage Ilepl xaôôSou (Bidez, /. c.). On pourrait croire que c'est celui dont s'est
servi Macrobe, qui y aurait trouvé les idées de Plotin empruntées par Jamblique au
commentaire de Porphyre. Pourtant xáôoôo? n'est point reditus, mais au contraire des-
census, et le titre rappelé par Macrobe ne s'appliquerait qu'inexactement à l'œuvre
de Jamblique. Augustin dit regressus, qui est une traduction plus précise encore
que reditus d'èiràvoSoç.
(3) La chronologie est incertaine ; mais on peut affirmer que cet ouvrage est anté-
rieur au De Abslinentia ; cf. Bidez, p. 90 ss.

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Mais il n'est pas douteux que


fait que reprendre, pour conda
sons alléguées avant eux par
fut le plus décidément contr
origine pythagoricienne se tra
sage de Macrobe, où il est dit
par des rapports numériques
nombres agissent, le corps res
la force mystérieuse qui maint
là ce qu'on appelle destin et d
goriciens enseignaient, en effe
moniques régissaient la duré
l'existence terrestre, et le term
[jLiVoç ôávaTcç (2).
La pensée la plus caractéristi
phyre est que l'âme du suicid
nous le disions plus haut, au
par une passion violente et e
est certain que cette idée fu
toute autre affirma la nécessit
sort bienheureux dans l'au-d
un fragment de Porphyre mise
goricienne par excellence, celle
exposé, dans son livre sur le St
donnent à leurs instincts sau

(1) Zeller, Philos. Gr., is, p. 451, 458


laos, fr. 14, 15), cf. Abel, Orphica , fr.
(2) Diog. Laerce, VIII, 29; Gensorin
22, § 139 : ^V/ai àvép-/ovTai 8iaxpi6
ópiffôÉva; apc6ļxou; xaì «¿póvou;. C'est a
mégiste a emprunté cette doctrine
Wachsm.): ©avaro; yivexai SiáXuenç xafx
Tíóv ápfjLwv tou a-wjAaTOíT ápiôfiò; yá
Asci., c. 27, p. 65, 18 Thomas. Cette
base de toute la théorie relative aux aw
une catégorie. Sur cette doctrine py
p. 11 ss.

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COMMENT PLOTIN DÉTOURNA PORPHYRE DU SUICIDE 119

lorsqu'elles renaissent, dans des corps de loups ou de lions, il


ajoute : « C'est pourquoi il faut surtout au moment de la mort
se purifier, comme dans une initiation aux mystères, éloigner de
son âme toute passion mauvaise, y calmer tout désir malveillant,
en bannir les jalousies, les rancunes, les colères et sortir ainsi
du corps en êtres raisonnables (1). »
Si Ton se demande maintenant quel auteur pythagoricien Por-
phyre a suivi de préférence, on songera avant tout à Numénius,
qu'il a en général beaucoup lu et beaucoup reproduit. De fait,
nous savons que Numénius avait commenté le passage du Phé-
don , qui sert d'introduction au développement rapporté par
Macrobe et y avait interprété la prison (<ppoúpa) dont parle
Platon comme étant le plaisir Or, des traces de cette inter-
prétation sont apparentes dans un des passages cités plus haut du
De Abstinentia ( ^2). Numénius avait écrit un traité en deux livres
« Sur l'immortalité de l'âme » (riepl ¿yQocpdoiç (3), où Por-
phyre n'a pu manquer de puiser largement pour son ouvrage
analogue Uspi èicavóíou
Mais ici se pose une question plus large que nous ne pouvons
qu'indiquer en terminant. Les chapitres x, 8 à xii, qui précèdent
immédiatement dans le Commentaire du Songe de Scipion celui
du suicide, forment une longue digression où Macrobe rapporte
successivement les opinions diverses des Orphiques et des Pytha-
goriciens sur la descente de l'âme ici-bas et sur son ascension
au ciel. On peut démontrer par une comparaison avec des cita-
tions de Porphyre et de Proclus (i) que cet exposé historique
remonte à Numénius et probablement* au traité de celui-ci Hep*

(1) Porphyre dans Stobée, Ecl., I, 49, 60 (I, p. 447, 20 Wachsm.).


(2) Numénius dans Olympiodore, In Phacd., Bß' (p. 85, 1, Norvin = fr. 43 The-
dinga), interprète la çpo-jpá de Platon comme étant r' yjSo vrļ. Cf. Porphyre, De
Abstin II, 47: ¿{xçlXyjõeiv T0'C àTroXeíiroua-cv Ý)8ovÝjv <rļv]> tyei 7tpòç
ta aco [¿ara èÇ a>v àTrea-TráffÔY) ; Pseudo-Philolaüs dans Diels, Vorsokratiker, I, p. 320
(frg. 22) : « Diligitur corpus ab anima quia sine eo non potest uti sensibus. »
(3) Thedinga, Dc Numenio philosopho, 1875, fr. 44 ss. Trois de ces fragments sont
tirés de Porphyre.
(4) Porphyre, De Antro Nymph., 28 ss. Proclus, In Remp., II, 128, 26 Kroll. Nous
espérons pouvoir examiner bientôt cette question plus en détail.

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120 FRANZ CUMONT

áçôapaíaç. D'autre part, si la con


muler est exacte, c'est de cette
son ensemble le développement q
il est parvenu à Macrobé par l
animae de Porphyre. Mais alors i
de ce qui précède et nous retro
veau, considérable par son étend
œuvre perdue.

Franz Cumont.

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