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Analyse et étude comparative des performances hydrodynamiques et de


transfert de matière gaz/liquide dans trois types de réacteurs polyphasiques :
Colonnes à bulles, Airlift rectan...

Article · May 2006

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Gourich Bouchaib
high school of Technology, Casablanca, Morocco
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UNIVERSITE MOHAMMED V-AGDAL
FACULTE DES SCIENCES
RABAT

NUMERO D’ORDRE : 2307

THESE DE DOCTORAT D’ETAT

Présentée par

BOUCHAIB GOURICH
Discipline : Chimie

Spécialité : Génie des Procédés

ANALYSE ET ETUDE COMPARATIVE DES PERFORMANCES


HYDRODYNAMIQUES ET DE TRANSFERT GAZ-LIQUIDE DANS
TROIS TYPES DE REACTEURS POLYPHASIQUES : COLONNE A
BULLES, AIRLIFT RECTANGULAIRE ET EMULSAIR

Soutenue le 29 mai 2006, devant le jury

Président : M. BELHAJ SOULAMI


Professeur à l’Ecole Nationale de l’Industrie Minérale (ENIM), Rabat

Rapporteurs : H. DELMAS
Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs en Arts
Chimiques et Technologiques (ENSIACET), Toulouse
A. TOUZANI
Professeur à l’Ecole Mohammadia des Ingénieurs (EMI), Rabat
Examinateurs M. ZIYAD
Professeur à la Faculté des Sciences, Rabat
M. KACIMI
Professeur à la Faculté des Sciences, Rabat
G. WILD
Directeur de Recherche au CNRS-ENSIC, Nancy
SOMMAIRE GENERAL
AVANT-PROPOS

RESUME……………………………………………………………………………………i

INTRODUCTION GENERALE………………………………………………………….1

PREMIER CHAPITRE :……………………………………………………………….…9

ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE

DEUXIEME CHAPITRE :………………………………………………………………61

IDENTIFICATION DES REGIMES D’ECOULEMENT ET DES TRANSITIONS DE


REGIME DANS UNE COLONNE A BULLES PAR ANALYSE D’UN SIGNAL DE
PRESSION DIFFERENTIELLE : INFLUENCE D’UN SYSTEME INHIBITEUR DE
COALESCENCE

TROISIEME CHAPITRE :………………………………………………………………88

AMELIORATION DE L’ESTIMATION DU COEFFICIENT DE TRANSFERT


D’OXYGENE DANS UNE COLONNE A BULLES

QUATRIEME CHAPITRE :……………………………………………………………124

ETUDE DE L’HYDRODYNAMIQUE, DU MELANGE ET DU TRANSFERT DE


MATIERE GAZ-LIQUIDE DANS UN REACTEUR AIRLIFT RECTANGULAIRE A
RECIRCULATION INTERNE

CINQUIEME CHAPITRE :…………………………………………………………….149

MESURE SIMULATANEE DE LA RETENTION GAZEUSE ET DU COEFFICIENT DE


TRANSFERT DE MATIERE GAZ-LIQUIDE PAR LA TECHNIQUE DYNAMIQUE DU
TRAÇAGE AU GAZ DANS UN REACTEUR EMULSAIR

SIXIEME CHAPITRE :…………………………………………………………………167

INFLUENCE DES PARAMETRES GEOMETRIQUES ET DES CONDITIONS


OPERATOIRES SUR L’HYDRODYNAMIQUE ET LE TRANSFERT DE MATIERE
DANS UN REACTEUR EMULSAIR

CONCULSION GENERALE ET PERSPECTIVES…………………………………196

ANNEXES
AVANT-PROPOS

Les travaux présentés dans ce domaine ont été effectués au laboratoire physico-chimie des
matériaux et de catalyse de la faculté des sciences de Rabat.
Ces travaux ont été réalisés en collaboration avec les laboratoires de Génie des Procédés de l’Ecole
Supérieure de Technologie de Casablanca (ESTC) et d’Ingénierie des Procédés et Environnement
de l’Ecole Nationale de l’Industrie Minérale (ENIM) de Rabat.
Je remercie Monsieur Mahfoud ZIYAD pour avoir assuré la direction de ma thèse. Je
remercie également Monsieur Mohammed BELHAJ SOULAMI, Professeur à l’Ecole Nationale de
l’Industrie Minérale de Rabat, pour ces conseils précieux le long de mon travail de thèse. Je ne
saurais trop le remercier pour l’intérêt qu’il a accordé à ce travail et pour les longues heures de
discussion qu’il m’a réservées avec une patience inégale. J’ai beaucoup apprécié ses qualités
scientifiques et humaines, je le remercie pour l’honneur qu’il me fait en président ce jury de thèse.
Je tiens à remercier Monsieur le Professeur Mohamed KACIMI pour avoir accepté de
participer à ce jury de thèse. Qu’il trouve ici l’expression de ma vive gratitude
Je tiens à remercier Messieurs Abdelatif TOUZANI, Professeur à l’Ecole Mohammadia des
Ingénieurs et Henri DELMAS, Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs en Arts
Chimiques et Technologiques (ENSIACET) de Toulouse, qui ont accepté d’être des rapporteurs de
ce travail.
Monsieur Gabriel WILD, Directeur de recherche du département de Chimie Physique des
réactions au CNRS-ENSIC de Nancy a bien voulu examiner ce travail. Je suis particulièrement
honoré de sa présence. Qu’il me permette de lui exprimer mes respectueux remerciements.
Je tiens à remercier l’ensemble du personnel (enseignants et chercheurs) du laboratoire de
Génie des Procédés de l’ESTC, pour leur soutien et leur esprit d’équipe.
RESUME
Ce travail a été consacré à l’étude des caractéristiques hydrodynamiques et de transfert de matière
gaz-liquide de trois types de réacteurs à savoir une colonne à bulles, un réacteur airlift rectangulaire à
boucle de recirculation interne et un réacteur polyphasique à base de venturi à émulsion (réacteur
Emulsair). IL s’agissait également de comparer leurs performances en fonction de l’énergie spécifique
consommée pour réaliser ce transfert. Cette étude a comporté trois parties :
• Identification des régimes d’écoulement et des transitions de régime par l’analyse d’un signal
de pression différentielle et l’amélioration de l’estimation du coefficient de transfert d’oxygène
dans une colonne à bulles,
• Etude de l’hydrodynamique, du mélange et du transfert de matière gaz-liquide dans un réacteur
airlift rectangulaire à boucle de recirculation interne,
• Influence des paramètres géométriques et des conditions opératoires sur l’hydrodynamique et le
transfert de matière gaz-liquide dans un réacteur Emulsair.
L’étude hydrodynamique en colonne à bulles a montré qu’un signal de pression différentielle peut
être utilisé pour déterminer les transitions de régime d’écoulement à partir des traitements usuellement
appliqués à une mesure directe de la pression pour le système eau-air. Des différences dues au type de
capteur de pression ont cependant été observées en comparaison avec les résultats de Vial et coll.
(2000) obtenus avec un capteur de pression absolue affleurant notamment par les analyses spectrales,
fractales et le chaos déterministe. Les résultats obtenus ont également montré l’applicabilité de ces
méthodes pour l’indentification des régimes d’écoulement avec des systèmes inhibiteurs de
coalescence (air-solution aqueuse de propanol 0,05 v/v). Dans ce cas, la transition est retardée à des
vitesses superficielles de gaz plus élevées, mais elle est beaucoup plus brutale que pour l’eau pure.
Ainsi, la zone de transition classiquement observée avec cette dernière disparaît en présence d’une
faible quantité de propanol au profit d’un régime homogène étendu qui se poursuit jusqu’à un « point
de transition retardé». Celle-ci est située approximativement à la même vitesse superficielle que le
passage de la transition au régime hétérogène établi pour l’eau pure. Une comparaison des méthodes a
montré que l’analyse de la fréquence moyenne (fm) des DSP (Densité Spectrale de Puissance) entre 0-
25 Hz représente la meilleure option parmi les traitements du signal étudiés.
A l’issue de cette étude hydrodynamique, nous avons mis en évidence les résultats erronés qui
peuvent être obtenus pour l’estimation du coefficient de transfert de matière gaz-liquide KLaL par la
méthode d’oxygénation dynamique dans la colonne à bulles. Pour cela six modèles d’écoulement et

i
d’analyse du transfert de matière ont été comparés, chacun avec ses propres hypothèses. Les résultats
obtenus ont montré que les valeurs de KLaL dépendent du modèle choisi.
L’hydrodynamique, la dispersion axiale dans la phase liquide et le transfert de matière gaz-liquide
ont été étudiés dans un réacteur airlift rectangulaire à recirculation interne. Des corrélations décrivant la
rétention gazeuse globale, la vitesse de circulation du liquide et le coefficient de transfert gaz-liquide
ont été comparées aux données de la littérature obtenues sur des réacteurs analogues d’un volume
variant entre 4,7 à 4600 l pour analyser les effets d’échelle (Couvert et coll., 2001 ; Couvert et coll.,
2004). Une recirculation partielle des petites bulles a été observée dès que la vitesse du gaz dans le riser
Ugr atteint 0,03 m.s-1, ce qui a été attribué au type de distributeur. Le temps de mélange et le coefficient
de dispersion axiale semblent être indépendants de Ugr dans la gamme étudiée. Par comparaison aux
travaux de la littérature, un rapport KL/dB (où d B est le diamètre moyen des bulles) plus élevé a été
trouvé. Cela a été expliqué par la recirculation partielle du gaz. Alors que les effets d’échelle restent
faibles, l’utilisation d’un distributeur favorisant une recirculation partielle du gaz améliore le transfert
de matière dans le réacteur parce que les deux sections (riser et downcomer) y contribuent alors
significativement.
Enfin, l’étude expérimentale sur le réacteur Emulsair a montré que les performances de transfert
de matière gaz-liquide du réacteur dans les conditions de débit de gaz imposé ou d’autoaspiration sont
similaires, ce qui confirme que l’autoaspiration est préférable d’un point de vue économique. En
augmentant le débit liquide, une transition hydrodynamique a été mise en évidence entre les deux
régimes annulaire et homogène. Cette transition peut être déterminée en autoaspiration à partir du
maximum du rapport QG/QL lorsqu’il est représenté en fonction de QL. Une forte influence des
paramètres géométriques de la cuve de séparation sur l’hydrodynamique a été également observée. A
partir des données et des corrélations de la littérature les performances du dispositif Emulsair ont été
comparées avec celles de deux colonnes à bulles, du réacteur airlift et de la cuve agitée aérée par
autoaspiration équipée d’une turbine à double disque et huit pales droites (Poncin et coll., 2002). Les
résultats expérimentaux ont montré que le taux de rétention du gaz le plus élevé est atteint dans le
venturi quel que soit le débit de gaz, alors que le dispositif Emulsair (cuve + venturi) présente au
contraire toujours les taux de gaz les plus faibles. Du point de vue du transfert de matière, c’est la
colonne à bulles qui présente le KLaL le plus élevé à des faibles valeurs de l’énergie spécifique
consommée (E), alors que c’est la cuve agitée aérée à des valeurs élevées de E. Les performances plus
faibles du dispositif Emulsair sont essentiellement dues à l’importance de la puissance mécanique

ii
nécessaire à la recirculation forcée du liquide et aux faibles taux de rétention du gaz engendrés. En
revanche, l’étude du rapport KLa/ε g qui permet de comparer les performances des réacteurs dans le cas
de réactions rapides limitées par le transfert gaz-liquide a montré que le dispositif Emulsair présente les
valeurs les plus élevées parmi tous les contacteurs étudiés dès qu’il opère en régime homogène, alors
que KLa/εg est plus faible pour des valeurs de E plus petites. Cela démontre les potentialités du
dispositif Emulsair pour mettre en œuvre des réactions chimiques partiellement ou totalement limitées
par le transfert de matière, mais aussi des réactions biologiques au cours desquelles la demande en
oxygène peut varier fortement selon les phases.

Mots clés : Colonne à bulles, Airlift rectangulaire, Emulsair, Pression différentielle, Régime d’écoulement,
Hydrodynamiques, Transfert de matière, Inhibiteur de coalescence.

Références :
- Couvert, A., D. Bastoul, M. Roustan, A. Liné, P. Chatellier. Prediction of liquid velocity and gas hold-up in
rectangular air-lift reactors of different scales. Chemical Engineering and Processing. 40, 113–119 (2001).
- Couvert, A., D. Bastoul, M. Roustan, P. Chatellier. Hydrodynamic and mass transfer study in a rectangular
three-phase air-lift reactor. Chemical Engineering and Processing. 43, 1381–1387 (2004).
- Poncin, S., C. Nguyen, N. Midoux, J. Breysse. Hydrodynamics and volumetric gas–liquid mass transfer
coefficient of a stirred vessel equipped with a gas-inducing impeller. Chemical
Engineering Science, 57 (2002) 3299 – 3306.
- Vial, C., S. Poncin, G. Wild, N. Midoux. Experimental and theoretical analysis of the hydrodynamics in the
riser of an external loop airlift reactor. Chemical Engineering Science 57 (2002) 4745 – 4762.

iii
Introduction générale

Introduction générale
Dans de nombreux procédés de bioconversion, le transfert d’oxygène nécessaire à la
croissance des cellules aérobies ou aux réactions catalysées par les micro-organismes, est une
opération essentielle qui demande des investissements énergétiques non négligeables. Depuis
longtemps, le réacteur mécaniquement agité est très répandu pour ce type de procédé mais ne
constitue pas nécessairement la meilleure conception pour les réactions biologiques aérobies. En
effet, pour obtenir un transfert d’oxygène suffisant à partir de faibles quantités de gaz injectées, un
certain degré d’agitation est indispensable. Cela induit une consommation énergétique importante
qui est ensuite dissipée sous forme de chaleur dans le fluide et des forces de cisaillement élevées.

Les coûts opératoires élevés, dus à l’énergie dissipée dans les réacteurs mécaniquement
agités, ont conduit à la conception et au développement de nouveaux types de réacteurs
polyphasiques permettant l’amélioration du transfert d’oxygène dans un faible volume avec un
degré de mélange élevé conjugué à une construction simple sans agitation mécanique. Les réacteurs
de types pneumatique et à base de venturi répondent exactement à ces critères.

Les réacteurs pneumatiques traditionnellement utilisés sont les colonnes à bulles qui
permettent de mettre en contact une phase gazeuse sous forme de bulles avec une phase liquide
continue. Elles présentent un grand nombre d’avantages sur les autres réacteurs polyphasiques :

• Elles sont de construction simple, sans mobile d’agitation. Leur maintenance est donc réduite;

• Elles peuvent atteindre des tailles considérables tout en ayant un encombrement au sol faible
par rapport aux réacteurs concurrents;

• Elles permettent d’obtenir des valeurs élevées de l’aire interfaciale et du coefficient de


transfert de matière gaz-liquide;

• La fraction de volume occupée par le liquide est supérieure à 70%; ce sont donc des réacteurs
bien adaptés aux réactions lentes;

• Les transferts thermiques y sont bons et il est possible d’obtenir des températures bien
uniformes même dans le cas de réactions fortement exothermiques;

• Le coût de fonctionnement est faible puisque l’énergie est apportée uniquement par
l’introduction du gaz.

La colonne à bulles la plus simple consiste en un tube vertical dans lequel le gaz est introduit
par le bas grâce à un système de distribution qui peut prendre une grande variété de formes. Elle est

Page 1
Introduction générale

souvent munie d’un élargissement en haut de colonne pour faciliter le désengagement du gaz. Les
colonnes à bulles peuvent être fermées au liquide ou travailler en mode continu, le plus
fréquemment à co-courant ascendant. Cependant des systèmes à co-courant descendant sont parfois
utilisés lorsqu’on désire des temps de séjour de gaz plus longs. Le fonctionnement à contre-courant
n’apporte en revanche aucun avantage.

Les colonnes à bulles ont une très large gamme d’applications. Elles sont utilisées pour
réaliser des absorptions de gaz ou pour mettre en œuvre des réactions lentes telles que les
oxydations, les chlorations et les hydrogénations. Elles sont également employées dans le domaine
des biotechnologies, par exemple pour réaliser des fermentations aérobies, ou encore dans le
traitement des eaux. Leurs inconvénients majeurs sont :

• Le faible temps de séjour du gaz ;


• La présence d’un important rétromélange dans les deux phases ;
• Le phénomène de coalescence des bulles qui diminue l’aire interfaciale.

C’est pourquoi de nombreuses variantes de ces réacteurs ont été développées, notamment afin de
réduire le rétromélange. On rencontre ainsi des colonnes à bulles multi-étagées à plateaux qui
permettent une réduction de la taille des bulles. Les mêmes résultats sont obtenus avec des réacteurs
à bulles munis d’un garnissage non structuré ou de mélangeurs statiques (Figure 1).

G G G G

L L L L

G L G L G L G L

Colonne à Colonne à Colonne à Colonne à


Bulles Bulles à Bulles à
Bulles simple Multiétagée canaux garnissage

Figure 1. Colonnes à bulles et leurs variantes.

Page 2
Introduction générale

Une autre variante des colonnes à bulles est le réacteur à boucle (réacteur airlift) qui assure
une circulation dirigée du liquide. Leur domaine de prédilection est celui des fermentations, de la
culture cellulaire, des traitements des eaux usées tels que la nitrification et dénitrification
simulatanées. Récemment, ces réacteurs ont été utilisés comme des photobioréacteurs pour la
culture des algues à haute valeur ajoutée. Cette circulation du liquide peut être interne par ajout de
chicanes cylindriques ou planes dans les colonnes à bulles. Elle peut également être externe avec
une jambe de retour séparée (downcomer), reliée à la montée (riser) par des jonctions de géométrie
variable. Les schémas de principes de ces différents réacteurs sont représentés sur la figure 2. Leur
principe de fonctionnement est très simple. Ces dispositifs ne comportent pas d’internes mobiles et
l’énergie nécessaire au fonctionnement du système est apportée par la détente quasi isotherme du
gaz dans le riser et généralement introduit au pied de l’appareil à une pression voisine de la pression
hydrostatique assurée par la hauteur du liquide correspondante. Cette énergie est transmise par
interaction gaz-liquide au liquide et lui permet de compenser les pertes dues aux frottements
occasionnées par sa circulation. Ces pertes sont d’ailleurs essentiellement localisées dans les
singularités aux extrémités du riser et dans le downcomer où les vitesses sont généralement assez
élevées.
Gaz Gaz Gaz Gaz
Séparateur

Circulation du
liquide

Gaz Gaz Gaz Gaz Jonction

à tube
à chicane à tube concentrique concentrique
plane Injection centrale Injection latérale

à boucle interne à boucle externe

Figure 2. Schéma des réacteurs de types airlifts à recirculation interne et externe

Le réacteur airlift diffère de la colonne à bulles par sa particularité de comporter quatre


zones distinctes, chacune avec sa propre configuration d’écoulement. Une première zone, la montée
(riser), dans laquelle le gaz est injecté et où le mélange gaz-liquide est en écoulement à co-courant
ascendant. Cette zone possède la plus grande rétention de gaz et la majeure partie du transfert gaz-

Page 3
Introduction générale

liquide y a lieu. Le liquide quittant le riser entre dans la zone de désengagement du gaz, le
séparateur gaz-liquide, qui, selon sa forme et sa taille, éliminera une partie ou la totalité du gaz
dispersé. Le liquide totalement ou partiellement dégazé passe ensuite dans le downcomer pour
arriver en bas de colonne où il est réintroduit dans le riser. La différence de rétention du gaz entre le
riser et le downcomer a pour effet d’induire la circulation du liquide. Soient εr et εd les fractions du
gaz présentes respectivement dans ces deux zones, la force motrice est alors proportionnelle à la
différence de pression hydrostatique entre les compartiments de montée et de descente qui peut être
évaluée par l’expression suivante :
∆Phydro = ρ L ⋅ (ε r − ε d ) ⋅ g ⋅ H c

C’est cette circulation du liquide en boucle fermée qui est à l’origine des performances de ce type
de réacteur par rapport aux colonnes à bulles, surtout au niveau de mélangeage. Les réacteurs
airlifts à recirculation externe sont constitués de conduits reliés en haut et en bas par des jonctions
horizontales ou obliques. La principale différence entre les réacteurs airlifts à recirculation interne
et externe réside dans le séparateur gaz-liquide. Dans le premier cas, il s’agit d’une extension non
chicanée du réacteur, tandis que dans le second, la zone de séparation est une entité à part dont la
géométrie peut être adaptée de façon à améliorer le désengagement du gaz. En effet, le séparateur
joue un rôle essentiel puisqu’il détermine la quantité de gaz dans le downcomer et influe donc
fortement sur la vitesse de circulation du liquide. La conception du séparateur dépend de
l’application mise en œuvre dans le réacteur. Les réacteurs airlifts présentent encore l’avantage de
réduire le rétromélange rencontré dans les colonnes à bulles simples et d’assurer des meilleurs
transferts de matière et de chaleur. Un avantage supplémentaire provient du fait que le cisaillement
est bien plus faible que dans un réacteur mécaniquement agité, ce qui permet pour des réactions
biologiques de réduire les risques de dégradation des micro-organismes. Leurs inconvénients
majeurs résident dans leur grande sensibilité à toute modification de la géométrie.

En revanche, on note aussi un intérêt croissant pour le développement des dispositifs


polyphasiques sans système d’agitation mécanique où le contact entre phases est assuré au niveau
d’un venturi. Selon l’application, ce dernier peut être du type à émulsion, à jet ou à haute énergie.
L’association d’un venturi à émulsion ou à jet soit à un lit fixe dénommé réacteur Verlifix ou lit
fluidisé (Verlifluid), soit à une cuve dénomme réacteur Emulsair a fait l’objet de plusieurs travaux
de recherches en présence d’une transformation de la phase liquide enzymatique ou catalytique. Ces
études ont montré que les réacteurs Emulsair et Verlifix possèdent une importance capacité de
transfert gaz-liquide favorisant ainsi leur application aux réactions d’oxydation et aux réactions
biologiques aérobies. Actuellement, les dispositifs à base de venturi sont en particulier utilisés dans

Page 4
Introduction générale

le domaine du traitement des effluents gazeux industriels en raison des grands rapports de débits
respectifs de gaz et de liquide. Comparés à certains contacteurs gaz-liquide tels que les tours de
lavage et les colonnes à garnissage, les réacteurs à base de venturi à émulsion présentent divers
avantages parmi lesquels, on peut citer la possibilité de recycler la phase gazeuse dans le cas d’un
soluté pur. Cette propriété s'avère intéressante pour certaines réactions catalytiques
d’hydrogénations, d’oxydations, etc. D'autre part, quand le transfert de matière gaz-liquide est
accompagné d’une réaction chimique irréversible, ces dispositifs sont bien adaptés aux régimes de
réactions instantanées ou rapides au sein du film liquide au voisinage de l'interface gaz-liquide. Par
contre, les colonnes à bulles et les réacteurs airlifts qui sont plus adaptés aux réactions lentes.

L’existence d’interactions entre les différents paramètres hydrodynamiques et de transfert de


matière (figure 3) rend la modélisation et le dimensionnement de ces types de réacteurs très
complexes. En effet, l’hydrodynamique et les phénomènes de transfert sont très sensibles aux
conditions opératoires, aux propriétés physico-chimiques des phases et aux dimensions
géométriques. Une légère modification d’un de ces paramètres peut entraîner une forte altération
des performances globales de ces réacteurs. De plus certains phénomènes tels que l’aptitude à la
coalescence du système gaz-liquide ou le rôle du distributeur de gaz sont toujours difficilement
quantifiables. En conséquence, le dimensionnement de ces réacteurs reste fondé sur des approches
empiriques. Les études expérimentales sont utilisées afin de déterminer l’influence des différents
paramètres, leur importance relative et les tendances générales. L’extrapolation à l’échelle
industrielle des données obtenues au laboratoire est en revanche peu fiable. La modélisation de ces
réacteurs met en jeu des modèles simples qui cachent la complexité des phénomènes derrière des
paramètres ajustables.

Page 5
Introduction générale

Vitesse du liquide

Suivi des micro-


Transfert de chaleur Kh organismes

Mélange Turbulence
Contrainte de
cisaillement

Transfert de matière db Ub

kLa εg

Figure 3. Interdépendance des différents paramètres hydrodynamiques et de transferts de matière et de


chaleur dans le cas des réacteurs airlifts

Depuis quelques année les laboratoires de Génie des procédés de l’Ecole Supérieure de
technologie de Casablanca (ESTC) et d’Ingénierie des Procédés et Environnement de l’Ecole
Nationale de l’Industrie Minérale de Rabat (ENIM) développent en collaboration avec plusieurs
laboratoires de recherche (Laboratoire de Génie Chimique de l’ENSIACET de Toulouse,
Laboratoire de Génie Chimique et Biochimique de l’Université Blaise Pascal, France, Laboratoire
de Génie des Procédés, Université Henri Poincaré Nancy I) des études portant sur des réacteurs
polyphasiques de types Colonnes à bulles, Airlift et Emulsair. Les partenaires précités possèdent
des installations pilotes à base de ces dispositifs qui sont mises en œuvre pour développer à
l’échelle industrielle les procédés de traitement des eaux. La conception et la conduite optimale de
ces réacteurs exigent une analyse approfondie des caractéristiques hydrodynamiques et de transfert
de matière gaz-liquide qui conditionnement largement les performances des procédés envisagés.

OBJECTIFS DE CE TRAVAIL : Notre travail de thèse a consisté à étudier les


caractéristiques hydrodynamiques et de transfert de matière gaz-liquide des différents types de
réacteurs gaz-liquide: Colonne à Bulles, Airlift rectangulaire et Emulsair et de comparer leurs
performances en fonction de l’énergie spécifique consommée pour réaliser ce transfert.
Parallèlement à ce premier objectif, notre travail s’est inscrit également dans le cadre plus large de

Page 6
Introduction générale

la méthodologie d’analyse et d’optimisation des trois types de réacteurs étudiés. C’est ainsi que des
méthodes différentes de traitement de fluctuations temporelles du signal de pression différentielle
ont été développées et mises en œuvre, pour l’identification des régimes d’écoulement dans une
colonne à bulles fonctionnant en système fermé pour la phase liquide. Ces techniques ont complété
la méthode de traçage qui a été développée et mise au point pour la détermination simultanée de la
rétention gazeuse et du coefficient volumique de transfert de matière côté liquide dans un réacteur
Emulsair. Il s’agit de l’étude de la réponse à une impulsion quelconque de traceur gazeux injecté
dans la phase gazeuse et détecté, après transfert dans la phase liquide. Cette technique a été validée
par les deux méthodes conventionnelles : celle de l’expansion volumique pour la mesure de la
rétention gazeuse et celle de l’oxygénation dynamique pour la détermination du coefficient
volumique de transfert de matière gaz-liquide. Enfin, une démarche de comparaison de six modèles
d’écoulement et d’analyse du transfert gaz-liquide a été proposée pour l’amélioration de
l’estimation du coefficient de transfert d’oxygène dans la colonne à colonne à bulles.
La structure du présent mémoire se présente comme suit :

Le premier chapitre concerne une synthèse bibliographique des principaux travaux de la


littérature concernant les caractéristiques hydrodynamiques, de mélange et de transfert de matière
gaz-liquide des colonnes à bulles et des réacteurs airlift et à base de venturi. Nous présentons les
principales corrélations de la littérature permettant de confronter nos valeurs expérimentales à celles
obtenues dans d’autres réacteurs polyphasiques similaires et nous décrivons quelques méthodes de
mesure.

Le deuxième chapitre présente une méthode d’identification des régimes d’écoulement et


des transitions de régime dans une colonne à bulles par analyse d’un signal de pression
différentielle. Nous avons précisé l’influence d’un système inhibiteur de coalescence sur les
caractéristiques du signal. Nous avons mis en oeuvre quatre différents méthodes de traitements du
signal: analyse statistique, analyse spectrale, analyse fractale et analyse par le chaos déterministe.
Nous avons comparé toutes les méthodes utilisées selon plusieurs critères: aptitude à détecter la
transition entre les régimes, la simplicité de leur mise en œuvre, la rapidité des calculs mis en jeu
ainsi que l’intérêt des informations complémentaires qu’elles sont capables de fournir sur
l’écoulement gaz-liquide. Une comparaison a été également proposée concernant les capacités
respectives des capteurs de pression affleurants et des capteurs de pression différentielle à
déterminer les transitions de régime d’écoulement dans une colonne à bulles.
Le troisième chapitre est consacré à l’amélioration de l’estimation du coefficient de transfert
d’oxygène dans la colonne à bulles. La méthode d’oxygénation dynamique est utilisée pour

Page 7
Introduction générale

déterminer le coefficient volumique de transfert de matière gaz-liquide (KLaL) pour deux systèmes :
air-eau (coalescent) et air-solution aqueuse de propanol 0,05%v/v (inhibiteur de coalescence). Les
valeurs de KLaL ont été obtenues par ajustement sur les résultats expérimentaux des courbes issues
de six modèles dans lesquels KLaL est le ou l’un des paramètres ajustables. L’utilisation de cette
méthode reste délicate car elle est très sensible aux dynamiques des différentes composantes du
système expérimental et aux hypothèses sur l’hydrodynamique de la colonne. Dans ce chapitre,
nous avons quantifié l’impact de ces paramètres sur les valeurs obtenues pour KLaL.

Le quatrième chapitre est consacré aux caractéristiques hydrodynamiques, de mélange et de


transfert de matière gaz-liquide d’un réacteur airlift rectangulaire à boucle de recirculation interne.
Il s’agit de mesurer la rétention de la phase gazeuse par méthode manométrique. Ensuite, La
méthode de traçage salin est utilisée pour mesurer la vitesse de circulation du liquide qui
conditionne le mélange et le transfert d’oxygène. La détection par deux sondes conductimétriques a
permis également de déterminer les temps de circulation et de mélange. La modélisation de
l’écoulement du liquide est effectuée par la méthode de distribution des temps de séjour (D.T.S) qui
conduit à la détermination du coefficient de dispersion axiale en phase liquide. Le transfert de
matière gaz-liquide est étudié en mesurant le coefficient volumique de transfert d’oxygène (KLa)
par la méthode d’oxygénation dynamique. La concentration instantanée en oxygène a été suivie en
continu par une électrode à oxygène reliée à un oxymètre avec un système d’acquisition de données
piloté par ordinateur. Nous précisons l’influence de la vitesse superficielle du gaz dans le riser et
donc l’énergie spécifique consommée sur les paramètres hydrodynamiques, de mélange et de
transfert de matière gaz-liquide ainsi déterminés et nous les comparons avec certaines données de la
littérature obtenues dans des dispositifs similaires.

Le cinquième chapitre est consacré à la mise au point d’une nouvelle technique, à savoir la
méthode dynamique de traçage de gaz. Après avoir adapté cette technique, nous l’avons mis en
œuvre dans le réacteur Emulsair pour la détermination simultanée de la rétention du gaz et du
coefficient volumique de transfert de matière gaz-liquide.

Le sixième chapitre présente une étude de l’influence des paramètres géométriques et des
conditions opératoires sur l’hydrodynamique et le transfert de matière dans un réacteur Emulsair et
la comparaison en fonction de l’énergie de ses performances à celles des contacteurs gaz-liquide
classiques (colonnes à bulles, airlifts et cuve agitée aérée) à partir de données de la littérature.

Enfin, nous terminons par une conclusion générale précisant les perspectives ouvertes par ce
travail.

Page 8
Etude bibliographique

INTRODUCTION

L’objectif de ce chapitre est de présenter une synthèse bibliographique des principaux


travaux de la littérature concernant les caractéristiques hydrodynamiques, de mélange et de transfert
de matière gaz-liquide des colonnes à bulles, des réacteurs airlifts ainsi que des réacteurs à base de
venturi. Nous présentons les principales corrélations permettant de confronter nos valeurs
expérimentales à celles obtenues dans d’autres réacteurs polyphasiques similaires et nous décrivons
quelques méthodes de mesure utilisables dans les systèmes gaz-liquide.

Nous présentons dans cette première partie une description des régimes d’écoulement. Nous
précisons l’influence des propriétés physico-chimiques du liquide, des conditions opératoires, type
du distributeur de gaz et des dimensions géométriques de la colonne sur les paramètres
hydrodynamiques et de transfert de matière gaz-liquide (KLa) en colonnes à bulles.

I. CARACTERISTIQUES HYDRODYNAMIQUES ET DE TRANSFERT DE MATIERE


GAZ-LIQUIDE DES COLONNES A BULLES

Dans sa forme la plus simple, une colonne à bulles est un cylindre vertical dans lequel du
gaz est introduit à sa base à travers un distributeur. Ces colonnes peuvent fonctionner soit en
réacteur fermé soit en réacteur ouvert pour la phase liquide. La vitesse superficielle de liquide y est
généralement faible (figure 1). Il existe de nombreuses variantes des colonnes à bulles (Shah et
coll., 1982 ; Deckwer, 1992). Les réacteurs à boucle de recirculation interne ou externe appelés
réacteurs airlifts forment une classe importante de ces colonnes à bulles modifiées (Chisti et Moo-
Young, 1987 ; Chisti, 1989; Merchuk et Gluz 1999).

Colonnes à bulles
1.2
1.0 Réacteurs airlift
Vitesse du liquide

0.8
(m./s)

0.6
0.4
0.2
Vitesse superficielle de
0 gaz (m/s)
0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
Figure 1 : Domaines de variation de la vitesse superficielle du liquide
en colonnes à bulles et airlifts (Merchuk, 1993)

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Etude bibliographique

Comme pour tout contacteur polyphasique, les performances des colonnes à bulles
dépendent de ses caractéristiques hydrodynamiques, de mélange et de transfert de matière gaz-
liquide, à savoir : la rétention gazeuse (εg), les coefficients de dispersion axiale en phase gazeuse et
en phase liquide (Dax,g, Dax,L) et le coefficient volumique de transfert de matière côté liquide (Shah
et coll., 1982 ; Deckwer et Schumpe, 1993 ; Koïde, 1996). Ces contacteurs sont également sujets à
des régimes d’écoulement qui conditionnent directement le mode de contact et la force d’interaction
entre phases.

I.1. Régimes d’écoulement en colonnes à bulles


Dans le but d’interpréter correctement les résultats de l’hydrodynamique et du transfert de
matière gaz-liquide, il est nécessaire de connaître, sous des conditions opératoires données, le
régime d’écoulement des fluides dans les colonnes à bulles. Il est également nécessaire de connaître
si un régime d’écoulement sera maintenu après une extrapolation de l’échelle pilote à une colonne
industrielle. De nombreuses études ont traité de l’identification et de la transition des régimes
d’écoulement en colonnes bulles (Zahradník et coll., 1997; Letzel et coll., 1997; Vial et coll., 2000;
Ruzicka et coll., 2001; Olmos et coll., 2003; Ruthiya et coll., 2005). D’une manière générale, trois
régimes d’écoulement ont été observés en colonnes à bulles classiques (figure 2): l’homogène
(homogeneous flow), la transition et l’hétérogène (heterogenous flow ou churn-turbulent flow). Un
autre régime, appelé écoulement à bouchons (slug flow), a été aussi observé dans les colonnes de
laboratoire de faible diamètre (Dc < 0,15 m) (Shah et coll., 1982), mais il n’apparaît pas à l’échelle
industrielle, à l’exception du cas des liquides fortement visqueux (Schumpe et Deckwer, 1987;
Deckwer, 1992). Ces régimes d’écoulement ont une forte influence sur les paramètres
hydrodynamiques et de transferts de matière et de chaleur.

Ecoulement Ecoulement Ecoulement


homogène hétérogène avec bouchons

Figure 2 : Représentation qualitative des régimes


d’écoulement en colonnes à bulles

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Etude bibliographique

Plusieurs travaux de la littérature (Sarrafi et coll., 1999; Camarasa et coll., 1999; Vial et
coll., 2000; Ruzicka et coll., 2001a, 2003; Mouza et coll., 2005) ont montré que les principaux
facteurs qui influent sur les transitions entre les deux régimes homogène et hétérogène sont: le débit
de gaz, les propriétés physico-chimiques du système gaz-liquide, le type du distributeur ainsi que
les dimensions géométriques de la colonne. Sarrafi et coll. (1999) ont examiné l'influence de la
géométrie de la colonne sur la transition entre régimes homogène et hétérogène. En se basant sur
leurs propres résultats et ceux d'une dizaine de travaux de la littérature, ces auteurs ont montré que
la transition est favorisée par une augmentation de la hauteur du liquide dans la colonne (Hc) ou une
diminution de son diamètre (Dc). Une augmentation du rapport Hc/Dc tend à favoriser le régime
hétérogène. Dans le cas d'un distributeur de gaz de type plateau perforé, les mêmes auteurs ont noté
que l'augmentation du diamètre de l’orifice tend à avancer la transition tandis que l'augmentation de
la distance entre les orifices tend au contraire à la retarder.
La figure 3 présente un diagramme des domaines d’existence des différents régimes
d’écoulement en fonction du diamètre de la colonne avec un distributeur de type fritté pour le
système air-eau (Shah et coll., 1982). Certains auteurs (Deckwer, 1992 ; Garcia-Ochoa et
coll.,1997) ont précisé que la transition homogène/hétérogène débute au voisinage d’une vitesse
superficielle de gaz Ug ≈ 4 cm/s dans le cas du système air-eau. Cependant, elle apparaît plus
tardivement pour les systèmes inhibiteurs de coalescence (Camarasa et coll., 1999).

Vitesse superficielle
de gaz (cm /s)

Bouchons
10
Hétérogène

Homogène Diamètre de
colonne (cm)

10 100
Figure 3 : Transitions entre régimes d’écoulement en
colonne à bulles avec un fritté pour le système air-eau
d’après Shah et coll. (1982)

La figure 4 représente les différents types de distributeurs usuellement utilisés. En vue


d’économiser l’énergie on se contente généralement de simples distributeurs perforés. Les
dispositifs dynamiques (tube injecteur, tube éjecteur, buse à effet venturi) sont utilisés en cas de

Page 11
Etude bibliographique

besoin en vue d’améliorer les performances. Le régime homogène n’existe que dans le cas d’une
distribution uniforme des bulles à la sortie du distributeur qui ne peut être obtenue que si celui-ci est
efficace comme c’est le cas du multi-orifices ou du fritté (Camarasa, 1999; Vial et coll., 2000).
Dans un distributeur à orifice unique peu efficace, l’écoulement est toujours en régime hétérogène
(Camarasa et coll., 1999; Vial et coll., 2000).

Distributeurs statiques

Orifice unique Disque fritté Plaque


perforée

Distributeurs dynamiques

Tubes injecteurs tube éjecteur Buse à effet venturi

Figure 4 : Différents types de distributeurs statiques et dynamiques de gaz

Le dimensionnement et l’extrapolation des colonnes à bulles nécessitent la connaissance des


paramètres hydrodynamiques et de transferts de matière et de chaleur qui sont fortement influencés
par les régimes d’écoulement. Dans l’industrie, la majorité des colonnes à bulles fonctionnent en
régime hétérogène. Cependant, le régime homogène est aussi bien rencontré, en particulier dans les
colonnes à bulles fonctionnant à pression élevée (Wilkinson et van Dierendonck, 1990). La plupart
des auteurs (Deckwer, 1992; Garcia-Ochao et coll.,1997; Zahradník et coll., 1997; Vial et coll.,
2000; Ruthiya et coll., 2005) ont montré que le régime homogène est observé pour les faibles débits
de gaz (Ug < 5 cm/s) et est caractérisé par une distribution de taille des bulles uniforme et un taux
de rétention du gaz radialement uniforme (figure 5). Les phénomènes de coalescence et de rupture

Page 12
Etude bibliographique

des bulles sont négligeables; la taille des bulles et la rétention gazeuse sont donc contrôlées par le
type du distributeur du gaz et les propriétés physico-chimiques du système gaz-liquide utilisé. Les
bulles se meuvent à peu près verticalement avec de faibles oscillations latérales et il n’y a pas de
circulation liquide à grande échelle.

0,40
εg Ug=1.35 cm/s Ug=3.72 cm/s Ug=6.06 cm/s
Ug=8.40 cm/s Ug=10.73 cm/s
0,35
0,30 Multi-orifices

0,25
0,20
0,15
0,10
0,05
r/R
0,00
-1,00 -0,50 0,00 0,50 1,00

Figure 5 : Evolution du taux de vide local avec le


distributeur multi-orifices (Camarasa et coll., 1999)

Le régime hétérogène apparaissant aux grands débits de gaz (Ug > 7 cm/s). Dans ce cas, le
régime homogène ne peut pas être maintenu et un écoulement instable apparaît. On observe la
formation de bulles de grande taille. Si le diamètre de la colonne est petit, ces grosses bulles
atteignent la taille de la colonne et on obtient l'écoulement en bouchons. La transition et le régime
hétérogène établi sont caractérisés par une large distribution de tailles de bulle et l’existence d’un
profil radial de la rétention gazeuse (figure 5). Une partie du gaz est transportée sous forme de
grosses bulles, tandis que les petites se meuvent au voisinage des parois avec des vitesses
ascensionnelles plus faibles. Les phénomènes de coalescence et de rupture jouent donc un rôle
important dans la formation des grosses bulles et la distribution des tailles de bulles ne dépend plus
du distributeur à partir d’une hauteur de colonne supérieure à cinq fois son diamètre (Joshi et coll.,
1990).

Dans de nombreux travaux de la littérature, la transition et le régime hétérogène établi sont


confondus (Chen et coll., 1994; Letzel et coll., 1997; Zahradník et coll., 1997). Ces auteurs ont
proposé une description spatiale plus fine de la transition et du régime hétérogène établi en colonnes
à bulles qu’ils ont nommés respectivement écoulement en spirale et turbulent. Le premier

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Etude bibliographique

correspond à la transition et au début du régime hétérogène, tandis que le second correspond au


régime hétérogène établi. L’écoulement en spirale est caractérisé par la présence de trois zones
(figure 6):

- une zone centrale en forme de spirale avec les grosses bulles où se déroulent les phénomènes de
coalescence et de rupture. Les bulles groupées en agrégats, se déplacent en suivant la forme de la
spirale avec des vitesses élevées. Cette zone oscille sans cesse latéralement et contrôle la structure
globale de l’écoulement.

- une zone avec des vortex qui recirculent localement le liquide vers le bas et les bulles de petite
taille vers le haut. Les vortex, en forme de petite spirale, s’enroulent autour de la zone centrale et
oscillent verticalement en suivant les oscillations de cette zone.

- une zone de liquide descendant proche de la paroi caractérisée soit par l’absence de bulles, soit
par la présence de très petites bulles.

Lorsque de très grosses bulles se forment, la structure de l’écoulement en spirale est détruite. Le
mouvement du liquide est assuré par les grosses bulles qui le dispersent en montant et le
transportent dans leur traînée. Cependant, le mélange est finalement moins bon qu’avec
l’écoulement en spirale selon les auteurs.

Vitesse du liquide

Bulles
dispersées
Ecoulement Ecoulement
en spirales Turbulent

Figure 6 : Régimes d’écoulement d’après Chen et coll. (1994)

I.2. Rétention gazeuse

Le taux de rétention de la phase gazeuse est une caractéristique hydrodynamique importante


des colonnes à bulles, car il contribue à la détermination d’autres paramètres : nature des régimes
d’écoulement, coefficients de transfert et aire interfaciale. Ce taux est défini comme étant le rapport
du volume occupé par les bulles au volume total de la dispersion gaz-liquide.

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Etude bibliographique

Les données expérimentales relatives à la rétention gazeuse (εg) sont assez nombreuses dans
la littérature et ont conduit à un grand nombre de corrélations empiriques. Un résumé des
différentes études avec les conditions opératoires utilisées a été présenté par Shah et coll. (1982) et
Deckwer et Schumpe (1993). La dispersion des résultats expérimentaux ne permet pas de retenir
une corrélation unique. Cela s’explique en grande partie par la sensibilité de la rétention gazeuse
aux propriétés physico-chimiques du système gaz-liquide et à la présence d’impuretés dans la phase
liquide (Jamialahmadi et coll., 1992 ; Camarasa et coll., 1999 ; Zahradník et coll., 1999 ; Tang et
coll., 2004). La plupart des auteurs (Chisti, 1989; Deckwer, 1992) ont montré que la rétention
gazeuse globale varie linéairement avec la vitesse superficielle du gaz (Ug) et leurs résultats
expérimentaux sont bien corrélés par une relation de type:

n
εg ∝ U g (1)

où l’exposant n dépend du régime d’écoulement. En régime homogène, n est compris entre 0,7 et 1
pour le système air-eau. Des valeurs supérieures à 1 ont été obtenues pour des systèmes inhibiteurs
de coalescence dans le cas d’un distributeur de gaz du type fritté (Shah et al., 1982). Un résumé
exhaustif des corrélations a été présenté par Deckwer et Schumpe (1993) et Behkish et coll. (2005).
La rétention gazeuse peut être aussi estimée à partir de la vitesse relative des phases (UgL) par la
relation suivante :

Ug UL α −1
U gL = − = Vb∞ (1 − ε g ) (2)
εg (1 − ε g )

où Vb∞ est la vitesse terminale ascensionnelle d’une bulle (m/s)

Pour un fonctionnement en système fermé à la phase liquide (UL= 0), l’équation (2) peut s’écrire :
Ug α −1
= v b∞ (1 − ε g ) (3)
εg

L'exposant α dépend des caractéristiques de bulles qui dépendent de la vitesse superficielle de


gaz, des propriétés physico-chimiques du système gaz-liquide et du distributeur de gaz. Cependant,
il est nécessaire de connaître la taille des bulles pour calculer la rétention gazeuse à partir de cette
approche. Les principales corrélations de la littérature entre la rétention gazeuse et la vitesse relative
en régime homogène sont résumées dans le tableau 1. La corrélation de Richardson et Zaki (1954)
est souvent recommandée, car elle s’applique jusqu’à une rétention gazeuse de l’ordre de 30%
(Shah et coll., 1982).

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Etude bibliographique

Références Corrélations

Turner (1966) U gL = Vb∞


Davidson et Harrisson (1966) Vb∞
U gL =
1 − εg
1,39
Richardson et Zaki (1954) U gL = Vb∞ (1 − ε g )

1,39 3
Lockett et Kirkpatrick (1975) U gL = Vb∞ (1 − ε g ) (1 + 2,55ε g )

Tableau 1. Principales corrélations de la littérature entre εg et UgL en régime homogène

En régime homogène, l’uniformité de la distribution des bulles sur la section droite de


l’écoulement y induit celle de la rétention gazeuse sauf à proximité des parois (Camarasa et coll.,
1999, Vial, 2000). Sa variation locale peut être représentée par une relation du type (Hills, 1974 ;
Camarasa et coll., 1999 ; Vial et coll., 2001) :

m + 2   r  
m
ε g ,locale (r ) = ε g,globale ⋅ ⋅ 1−   ; 2 ≤ m ≤ 12 (4)
m   R  

Où r/R est le rapport entre la distance radiale et le rayon de la colonne.

Pour un profil plat, la valeur de m est supérieure à 10 tandis que pour un profil presque
parabolique m est environ 3 (Camarasa et coll., 1999). Vial et coll. (2001) ont précisé l’effet de la
vitesse superficielle du gaz sur l’exposant m, et ce pour trois distributeurs différents, dans le cas du
système air-eau (figure 7). Ces auteurs ont noté que dans le cas du distributeur de type fritté, m
diminue rapidement lorsque la vitesse superficielle du gaz augmente. m passe d’une valeur de 10-
12 en régime homogène à environ 4 pendant la transition, puis à 2-3 en régime hétérogène. Avec le
distributeur multi-orifices, les valeurs de m sont plus faibles. Elles maintiennent à peu près à 4 en
régime homogène et au début de la transition, puis diminuent lentement pour atteindre des valeurs
comprises entre 2 et 3 aux débits de gaz plus élevés. Ces auteurs ont également remarqué qu’avec le
distributeur à orifice unique, l’évolution est différente de celle des deux autres distributeurs : la
valeur de m reste presque constante et comprise entre 2 et 3 pour tous les débits de gaz.

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Etude bibliographique

14
Exposant m
12
Orifice unique
Multi-orifices
10 Fritté

2
Ug (cm/s)
0
0 0,02 0,04 0,06 0,08 0,1 0,12
Figure 7 : Evolution de l’exposant m de
l’équation 1dans le cas système air-eau ( Vial et coll., 2001)

En régime hétérogène, il existe un profil radial à peu près parabolique de la rétention


gazeuse. L'exposant m est généralement compris entre 2 et 4. En revanche, la variation axiale est
plus prononcée qu’en régime homogène, avec en général une diminution de εg en aval du
distributeur due aux phénomènes de coalescence, et une augmentation en haut de la colonne
provenant d’un retard au désengagement engendré par la présence d’une surface libre. Pour le
système air-eau, l’exposant n de la relation (2) est compris entre 0,4 et 0,7 (Shah et coll., 1982), 0,6
et 0,8 (Deckwer, 1992), 0,3 et 0,4 (Jin et coll., 2005), ce qui correspond à la formation de grosses
bulles en plus des petites qui existaient déjà en régime homogène. Les grosses bulles ont des
vitesses ascensionnelles très élevées et la coexistence de deux classes de bulles a été démontrée par
de nombreux auteurs (Schumpe et Grund, 1986 ; Daly et coll., 1992 ; Camarasa et coll., 1999; Vial,
2000; Fransolet et coll., 2005), à partir des expériences basées sur la méthode de désengagement
dynamique du gaz (DGD).

En général, l'évolution de la rétention gazeuse en régime hétérogène pour les colonnes à


bulles et les réacteurs à boucle est assez bien représentée par le modèle du Drift-flux. Le modèle de
Zuber et Findlay (1965) est alors utilisé pour relier εg aux vitesses superficielles de liquide et de
gaz :
Ug
= C 0 ( U g + U L ) + C1 (5)
εg

C0 est le paramètre de distribution qui traduit la non uniformité de l’écoulement et du profil de εg. Si
εg est uniforme sur la section de la colonne C0=1. Le paramètre C1 tient compte de la vitesse relative

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Etude bibliographique

locale entre les phases. Joshi et coll. (1990) ont résumé l’influence des vitesses superficielles de gaz
et de liquide sur les valeurs de C0 et de C1 à partir des travaux de la littérature. C0 est compris entre
1.1 et 2 tandis que C1 reste proche de 0.3 m/s. Lorsqu’on augmente le débit de liquide, l’écoulement
devient plus uniforme et les valeurs des deux paramètres diminuent jusqu’à atteindre des valeurs
limites avec C0 ≈ 1.2 et C1 ≈ 0.25 m/s. Parasu Veera et coll. (2001,2004) ont montré que C0 et C1
diminuent avec le rapport r/R (distance radiale par rapport au centre de la colonne) et en présence
d’un inhibiteur de coalescence.

L’allure des courbes de εg en fonction de la vitesse superficielle est présentée sur la figure
8. Les courbes avec un maximum de type (a) sont obtenues pour des distributeurs efficaces comme
les frittés. Le passage par un maximum dans la zone de transition correspond à l’établissement
complet de la recirculation locale du liquide (Zahradník et coll.,1997). Les courbes sans maximum
de type (a) sont obtenues pour des distributeurs de type orifice unique ou plateau perforé en
colonnes à bulles. Dans le cas particulier des réacteurs airlifts, le maximum n’est pas observé. La
courbe présente plutôt un palier qui correspond à la zone de transition comme cela est montré sur la
courbe (b). Dans le cas des colonnes à bulles, la différence de pentes entre les régimes d’écoulement
est souvent assez nette. En revanche, le changement de pente entre la transition et le régime
hétérogène est plus faible dans les réacteurs airlifts à cause de l’effet stabilisateur de la recirculation
globale du liquide.

A partir des travaux consacrés à l’étude de l’influence des paramètres opératoires, des
dimensions géométriques de la colonne et du type du distributeur sur la rétention gazeuse en
colonnes à bulles, les conclusions suivantes peuvent être tirées:

• La vitesse superficielle du gaz a un effet notable sur εg surtout en régime homogène (Chisti,
1989 ; Deckwer, 1992).

• En général, la rétention gazeuse diminue lorsque la viscosité du liquide augmente. Ceci peut
être interprété par une augmentation de la taille des bulles due au phénomène de coalescence et
donc une augmentation de leur vitesse ascensionnelle. Il semble qu’il n’y ait plus d’influence de
la viscosité au-delà de 0,04 à 0,05 Pa s (Deckwer, 1992 ; Fransolet et coll., 2005). La diminution
de εg est reflétée par diverses corrélations de la littérature intégrant l'effet de la viscosité
(Godbole et coll., 1982; Fransolet et coll, 2005). Elles sont habituellement de la
b −c
forme ε g = aU g µ eff ; où µeff est la viscosité effective.

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Etude bibliographique

- Godbole et coll. (1982) : a=0,225 ; b= 0,532 et c=0,146 pour les solutions de CMC

a=0,31 ; b= 0,476 et c=0,058 pour les solutions de glycérol

- Fransolet et coll. (2005) : a=0,26 ; b= 0,54 et c=0,147 pour les solutions de xanthane

• La diminution de la tension superficielle par addition des alcools (ethanol, propanol, butanol)
dans l’eau provoque une augmentation de εg (Camarasa et coll., 1999). Ceci peut être expliqué
par la diminution de la taille des bulles liée à l’inhibition du phénomène de coalescence. De
même, Chisti (1989) a noté que l’accroissement de la force ionique du milieu par addition des
sels au-delà de 0,2 kg-ion/m3 n’affecte pas εg. La corrélation proposée par Akita et Yoshida
(1973) pour prédire εg en colonnes à bulles permet de rassembler un nombre important de
données :
1 1
λ  gD c ρ L   gD 3 
2
εg 8 12
=  ⋅  2c  Ug (6)
(1 − ε g )
4
gD c  σ L 

 µ 
 L 

avec λ = 0,20 pour les liquides purs et les solutions non électrolytiques et 0,25 pour les solutions
électrolytiques. Habituellement, la corrélation de Akita et Yoshida prévoit une estimation fiable.
Hikita et coll. (1980) ont effectué des mesures de la rétention gazeuse dans une colonne à bulles de
10 cm de diamètre. Ces auteurs qui étaient les premiers à examiner l’influence des propriétés
physiques du gaz sur εg, ont proposé la corrélation suivante :

0,578 −0 ,131 0 , 062 0,107


 UgµL   µ4 g   ρg   µg 
ε g = 0,672.f    L      (7)
 σ   ρ σ3  ρ  µ 
   L   L   L 

avec f= 1 pour les solutions non électrolytiques et f dépend de la force ionique dans le cas des
solutions électrolytiques.

• La rétention gazeuse augmente avec la densité du gaz (Wilkinson et van Dierendonck, 1990).
Ces auteurs ont conclu que l’augmentation de εg peut être expliquée par la réduction de la taille
des bulles. L’augmentation de la pression opératoire se traduit aussi par celle de εg jusqu’à 5x106
Pa. A partir de cette valeur, l'influence de la pression devient négligeable. De même, εg augmente
avec la température (Lin et coll.,1998).

• Le diamètre de la colonne n’a que peu d'effet sur εg s’il est supérieur ou égal à 10 cm
(Zahradník et coll., 1997; Vandu et Krishna, 2004; Jin et coll., 2005). Cet effet est dû aux fortes
recirculations du liquide quand le diamètre de la colonne s’accroît. De même, l’augmentation de

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Etude bibliographique

la hauteur non aérée du liquide n'a qu'une très faible influence sur εg (Ruzicka et coll., 2001b; Jin
et coll., 2005).

• Le distributeur de gaz joue un rôle essentiel sur l'évolution de εg surtout en régime homogène
car il conditionne la taille des bulles primaires et l'uniformité de leur distribution sur la section de
la colonne. En revanche, son influence est très faible en régime hétérogène établi (Caramassa et
coll., 1999; Vial coll., 2001).

εg εg
(a) Distribution uniforme (b)
Homogène Distribution non-uniforme

Transition
Hétérogène Hétérogène
Transition

Ug (m/ s) Homogène Ug (m/ s)

Figure 8 : Allure typique de εg en fonction de Ug : (a) Colonne à bulles avec distributeur efficace et peu
efficace, (b) Réacteur airlift.

I.3. Coefficients de dispersion axiale en phases liquide et gazeuse


La modélisation, la conception et l’optimisation des colonnes à bulles nécessitent entre
autres la connaissance des coefficients de dispersion axiale dans les phases liquide et gazeuse.

I.3.1. Coefficient de dispersion en phase liquide

Le coefficient de dispersion axiale, Dax,L, représente l’écart par rapport à l’écoulement piston
et englobe le mélange dû à la diffusion et celui dû au transport par turbulence. Il peut être attribué
aux différents phénomènes tels que la turbulence, l’entraînement du liquide dans le sillage des
bulles ascendantes, la circulation du liquide ascendant au centre et descendant à la paroi de la
colonne et la coalescence et la rupture des bulles. Si on considère que le coefficient de dispersion
radiale est négligeable dans la phase liquide, le bilan de matière sur le traceur de concentration C en
fonction de la direction axiale (x) du réacteur est donné par :

2
∂C ∂C ∂ C
+ UL = D ax ,L 2 (8)
∂t ∂x ∂x

Plusieurs modèles empiriques décrivant le coefficient de dispersion axiale de la phase


liquide ont été publiés dans la littérature. Un résumé exhaustif de ces modèles a été présenté par

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Etude bibliographique

Deckwer (1992) et Deckwer et Schumpe (1993). Dans le cas du système air-eau, ces modèles
décrivent Dax,L en fonction du diamètre de la colonne et de la vitesse superficielle du gaz (Towell et
Ackerman, 1972; Deckwer et coll., 1974; Kawase et Moo-Young, 1986; Camacho Rubio et coll.,
2004). Les modèles proposés ont la forme suivante :
k m
D ax ,L = χD c U g (9)

où les paramètres χ et m sont généralement inférieurs respectivement à 1 et 0,5, et la valeur de k est


habituellement supérieure à 1. Baird et Rice (1975) ont utilisé une approche fondée sur l’analyse
dimensionnelle et sur la théorie de la turbulence isotrope de Kolmogorov pour estimer le coefficient
de dispersion axiale de la phase liquide. Ces auteurs ont proposé le modèle suivant :

43 13
D ax ,L = k 2 ⋅ L ⋅E (10)

où L est la taille caractéristique de la macro-turbulence, E est la puissance volumique dissipée et k2


est un coefficient de proportionnalité. Ces auteurs ont finalement retenu que L = Dc , E = Ug.g (g est
l’accélération de la pesanteur) et k2=0,35 pour les colonnes à bulles. Pour le système air-eau, les
corrélations généralement recommandées pour la prédiction du coefficient de dispersion axiale sont
celles de Deckwer et coll. (1974), Baird et Rice (1975) et Kawase et Moo-Young (1986). Les
corrélations proposées par ces auteurs se présente comme suit :

1, 4 0, 3
- Deckwer et coll. (1974) D ax ,L = 2.7 ⋅ D c ⋅ U g (11)

1/ 3 4/3 1/ 3
- Kawase et Moo-Young (1986) D ax ,L = 0,343g ⋅ Dc ⋅ (U g ) (12)

Avec Dc en cm ; Ug en cm/s et Dax,L en cm2/s

De même, de nombreux travaux ont été consacrés à l’étude de l’influence des conditions
opératoires, du type de distributeur de gaz et des propriétés physico-chimiques du système gaz-
liquide sur le coefficient de dispersion axiale de la phase liquide en colonne à bulles (Ohki et
Inoue, 1970; Joshi et Sharma, 1980; Kawase et Moo-Young, 1986; Wilkinson et coll., 1993;
Zahradník et Fialová, 1996; Yang et fan, 2003; Lorenz et coll., 2005), mais les conclusions restent
controversées. Yang et Fan (2003) ont noté que Dax,L diminue avec la pression et augmente avec la
vitesse superficielle du liquide. Les mêmes auteurs ont conclu que le design du distributeur
n’affecte pas les valeurs de Dax,L. Cependant, certains auteurs confirment que Dax,L augmente
lorsque la pression du gaz s’accroît (Wilkinson et coll., 1993; Lorenz et coll., 2005). Okhi et Inoue
(1970) ont trouvé que Dax,L est fortement influencé par le diamètre des orifices du distributeur

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Etude bibliographique

surtout en régime homogène. Hebrard et coll. (1999) ont noté que Dax,L est plus grand pour les
plateaux perforés que pour les membranes. Le coefficient de dispersion est quasiment indépendant
de la viscosité du liquide (Krishna et coll., 2000) et de la température (Lorenz et coll., 2005).

Il est également possible de remplacer le modèle piston avec dispersion axiale (ADM : Axial
Dispersion Model) par un modèle discret sous la forme d'une cascade de cellules parfaitement
agitées avec rétromélange (BFCM : backflow cell model) (figure 9). Ce modèle contient deux
paramètres ajustables: le nombre de cellules (N) et le coefficient de rétromélange γ (rapport entre le
débit liquide entrant dans la colonne et le débit liquide recicrculé) reliés au critère de Peclet (Pe)
par :

2N
Pe = (13)
1 + 2γ

Le modèle BFCM présente plusieurs avantages : les équations sont plus simples à résoudre
et la modélisation des réacteurs est plus flexible, notamment dans le cas des géométries complexes.
Cependant, le modèle ADM reste d'un emploi plus fréquent pour calculer le coefficient de transfert
de matière, KLa, dans les colonnes à bulles en milieu liquides fortement visqueux, en présence de
réactions chimiques et en système gaz-liquide-solide (Deckwer et coll., 1983).

I.3.2. Coefficient de dispersion en phase gazeuse

Le coefficient de dispersion en phase gazeuse est lié au mouvement des bulles. Il est
gouverné par la circulation du liquide induite par les phénomènes de coalescence et de rupture des
bulles. Contrairement à la phase liquide, les performances des colonnes à bulles sont fortement
influencées par la dispersion en phase gazeuse (Deckwer et Schumpe, 1993). L'hydrodynamique de
la phase gazeuse est souvent représentée par un modèle piston pur (Vandu et coll., 2005).
Cependant, le modèle piston avec dispersion axiale peut être utilisé pour représenter globalement
l’écoulement de la phase gazeuse (Towell et Ackerman, 1972; Deckwer et Shumpe, 1993). Heijnen
et Van’t Riet (1984) ont précisé que dans une colonne de faible diamètre (Hc/Dc > 10), la phase
gazeuse peut être considérée comme en écoulement piston, tandis que dans une colonne de grand
diamètre (Hc/Dc ≤ 3), l’écoulement considéré comme parfaitement mélangé. La plupart des auteurs
(Shah et coll., 1978) s’accordent sur le fait que lorsque la hauteur de la colonne est suffisamment
importante par rapport au diamètre, l’écoulement de la phase gazeuse peut être considéré comme
celui d’un réacteur piston parfait. Un résumé exhaustif des corrélations permettant d'évaluer le
coefficient de dispersion axiale en phase gazeuse a été présenté par Deckwer et Schumpe (1993).
Un modèle théorique a été proposé par Shetty et coll. (1992) et Kantak et coll. (1995) pour la

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Etude bibliographique

prédiction du coefficient de dispersion en phase gazeuse. Ce modèle suppose une distribution


bimodale de la phase gazeuse avec les grosses bulles en écoulement piston tandis que les petites
bulles partiellement mélangées.

QL Qg

N
VR.εL/N
QL+QLR QLR Qg+QgR QgR
Transfert
de matière
VR.εg/N
N-1

QL+QLR QLR Qg+QgR QgR

QL+QLR QLR Qg+QgR QgR

QL+QLR QLR Qg+QgR QgR

QL Qg

Figure 9. Description schématique du modèle BFCM

I.4. Transfert de matière gaz-liquide en colonnes à bulles classiques


L’étude des phénomènes de transfert de matière gaz-liquide est incontournable dans
n’importe quel procédé réactionnel gaz-liquide ou gaz-liquide-solide. Aussi, les performances
globales de ces procédés en dépendent généralement.
Les colonnes à bulles sont des réacteurs polyphasiques qui sont largement utilisées dans les
industries chimiques et biotechnologiques pour mettre en oeuvre des réactions lentes et l’influence
du coefficient de transfert de matière côté gaz kga est souvent négligeable (Deckwer et Schumpe,
1993). Le coefficient volumique de transfert de matière côté liquide kLa est suffisant pour décrire le
flux de transfert de matière gaz-liquide (Deckwer, 1992). Le transfert de matière entre phases peut

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Etude bibliographique

intervenir au niveau de la sélectivité des réactions, dans la mesure où le flux de transfert de matière,
pour un système réactionnel donné, diffère d’un soluté gazeux à un autre.
Plusieurs travaux concernant le transfert de matière gaz-liquide dans les colonnes à bulles ont
été publiés (Akita et Yoshida, 1973 ; Hikita et coll., 1981 ; Shah et coll.,1982 ; Öztürk et coll.,
1987; Chisti, 1989; Schumpe et Deckwer, 1987; Deckwer, 1992 ; Deckwer et Schumpe, 1993;
Jordan et Schumpe, 2001 et Vandu et Krishna, 2004), malgré cela un désaccord existe entre
certaines études, surtout en ce qui concerne l’effet de la présence du solide. A partir de ces travaux,
les conclusions suivantes peuvent être tirées :

• Le coefficient volumique de transfert de matière gaz-liquide (KLa) est une fonction


croissante de la vitesse superficielle du gaz, cependant cette augmentation est fortement
liée aux régimes d’écoulement. En régime homogène, le rythme d’augmentation de KLa
avec la vitesse superficielle de gaz est plus important que celui du régime hétérogène. En
effet, l’augmentation de la taille des bulles due au phénomène de coalescence induit une
faible croissance de l’aire interfaciale et donc le rythme d’augmentation de KLa baisse.
De même, certains auteurs (Letzel et coll., 1999 ; Vandu et Krishna, 2004), ont conclu
que le rapport KLa/εg , représentant le transfert de matière volumique par unité de volume
gazeux, s’avère pratiquement indépendant de la vitesse superficielle du gaz en régime
hétérogène.
• Le coefficient volumique de transfert de matière gaz-liquide est indépendant de la vitesse
superficielle du liquide surtout aux faibles valeurs (Nguyen-Tien et coll., 1985 ; Garcia-
Ochao et coll., 1997).
• KLa diminue lorsque la viscosité du liquide augmente et donc le transfert d’oxygène peut
devenir un facteur limitant dans le cas des fermentations aérobies. Cette baisse a été
attribuée à une diminution importante de l’aire interfaciale et du coefficient de transfert
de matière côté liquide (Schumpe et Deckwer, 1982). De même, Akita et Yoshida (1973)
et Hikita et coll. (1981) ont noté que KLa diminue lorsque la tension superficielle du
liquide s’accroît. L’influence de la force ionique sur KLaL a été examinée par Chang et
coll. (1986). Ces auteurs ont montré que KLa augmente avec la force ionique.
• La plupart des auteurs (Garcia-Ochoa et coll.,1997, Behkich et coll., 2002) confirment
que KLa diminue en présence du solide. Cependant, l’écart entre les valeurs de KLa pour
les systèmes biphasique et triphasique dépend du diamètre et de la densité des particules.
Cela a été confirmé par Garcia-Ochoa et coll.(1997) qui ont noté que les valeurs de KLa
relatives aux billes de verre de densité 2450 kg/m3 sont plus faibles que celles obtenues

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Etude bibliographique

avec des particules de pyrite de densités plus élevées (4482 et 4700 kg/m3). Les mêmes
auteurs ont trouvé que, dans le cas des billes de verre, KLa augmente légèrement avec la
taille des particules pour des diamètres inférieurs à 85 µm, mais diminue fortement au-
delà de cette valeur. Koïde et coll. (1984) ont expliqué ce comportement par
l’augmentation du phénomène de coalescence qui peut être attribuée à l’accroissement de
la viscosité apparente de la suspension. En revanche, l’obtention des valeurs de KLa avec
des particules de pyrite plus forte que celles en présence des billes de verre peut être liée
aux fines particules de pyrite (diamètre inférieur à 10 µm) qui inhibent la coalescence des
bulles (Koïde et coll.,1984). Par ailleurs, Nigam et Schumpe (1987) confirment que, pour
des particules de diamètre supérieur à 50 µm, KLa diminue quand la concentration du
solide augmente.
• Certains auteurs (Dewes et Schumpe, 1997 ; Jordan et Schumpe, 2001) ont étudié l’effet
de la densité du gaz sur KLa. Ils ont rapporté que KLa dépend fortement de la vitesse du
gaz et de la densité dont elle est une fonction croissante.
• Le coefficient volumique de transfert de matière est indépendant du diamètre de la
colonne (Eickenbusch et coll., 1995).

Le coefficient volumique de transfert de matière est déterminé soit expérimentalement, soit


estimé par des corrélations de la littérature. Un résumé exhaustif des corrélations usuelles a été
présenté par (Shumpe et Deckwer, 1987 ; Deckwer, 1992 ; Shumpe et Deckwer, 1993 ; Behkish et
coll., 2002). Les corrélations recommandées par ces auteurs pour la prédiction des paramètres de
transfert sont regroupés selon les conditions opératoires et le système gaz-liquide-solide utilisées
(Tableau 2).

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Etude bibliographique

Références Système : Conditions Corrélations


gaz/liquide/solide

Ug = 0,003- 0,4 m/s


Akita et Air, O2/Eau, UL= 0 - 0,044 m/s 2 0,5  2 
0,62
 3 2 
0,31
K LaD c  µL   gD c ρL   gD cρL  1,1
Yoshida glycol, méthanol = 0,6  
    εg
DC= 0,152- 0,6 m DL ρ D   σ   µ2 
(1973)  L L     L 
HC= 1,26- 3,5 m

Ug= 0,042-0,38 m/s 1.76  4  −0,248 0,243 −0,604


K LaU g  U gµ L   µ Lg   µg   µL 
DC= 0,10 ; 0,19 m = 14,9.f . 
 
   
g  σ   3 µ  ρ D 
  ρ σ
 L   L   L L 
Air, H2, CO2, HC:= 1,5 ; 2,4 m
CH4, C3H8/Eau, f = 1 pour les solutions non électrolytiques et pour les
Hikita et
30, 50 %m ρL=998-1230 kg/m3 solutions électrolytiques f dépend de la force ionique (I):
coll. (1981)
saccharose, µL=0,0008-0,011 - Pour I < 1 ion-g/L, f= 100,68*I
méthanol, n- Pa.s
butanol - Pour I > 1 ion-g/L, f= 1,114x10 0,021*I
σ=0,025-0,082 N/m

Ug =0,005-0,05 m/s
Deckwer et Air-solutions de UL=0,013-0,022 m/s K La = 31,482.10
−4 0,59 −0,84
Ug µeff
coll. (1982) carbone méthyle
DC= 0,14 m
cellulose (CMC) µeff : viscosité effective
HC= 2,7 m

N2/H2O, glycérol,  µL
0,5 
 4 
−0,159
 gµ L  1.18
éthylène-glycol, 2.11 
  εg
ρ D 
Ug = 0,03 - 0,15 m/s K L aσ  L L   ρ σ3 
chlorure de =  L L
3 ρ LD Lg 0,612  0, 486 − 0, 477  D U U − 0,345
Koïde et coll. barium, sulfate de Cs= 0 – 200 kg/m 4 C  U
 L∞ 
  D c gρ L   c g L

1 + 1,47 x10 . s 
 





(1984) sodium, billes de ρ
 s

  D cg 
   σ  

µL 

verre, particules
de bronze

Ug= 0,03 - 0,24 m/s 0,44 −1,01


K La = A.Ug µeff
Godbole et Air/ CMC , CMC UL= 0 - 0,006 m/s
coll. (1984) avec 0,8 kmol/m3 - A = 8,35.10-4 pour les solutions de CMC
DC= 0,305 m
(Na2SO4+Na2SO3) - A = A = 8,35.10-4 pour les solutions de CMC
HC= 2,5 m
avec 0,8 kmol/m3 (Na2SO4+Na2SO3)

Ug= 0,02 - 0,2 m/s


Schumpe et Air/glycérol; DC= 0,06; 0,14; 0,30 2
K L aDc 0,5 0,21 0,60 0,49
Deckwer CMC; PAA; m = 0,021.Sc Bo Ga Fr
DL
(1987) Xanthane
HC=1,80; 2,0; 2,2 m

Air, N2, CO2, He, Ug= 0,08 - 0,1 m/s 2 0,04


K La.d b 0,50 0,33 0,29 0,68  ρg 
H2/Eau; liquides = 0,62Sc Bo Ga Fr  
Öztürk et DC= 0,095 m DL ρ 
 L
organiques
coll. (1987)
HC= 0,85 m

Suh et coll. Air/ saccharose, Ug = 0,01 - 0,4 m/s 2 0,50 0,20 0,62
K La ' D c 0,018.Sc Bo Ga Frg
(1991) xanthane, PAA, =
DC: 0,15 m DL (1 + 0,12 Wi)
xanthane-PAA
HC: 2,9 m
Tableau 2 : Corrélations usuelles de prédiction de KLa dans les colonnes à bulle (Deckwer et Schumpe, 1993).

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Etude bibliographique

II. GENERALITES SUR LES REACTEURS AIRLIFT


II.1. Classifications
Les réacteurs airlifts sont divisés en deux catégories selon leur structure géométrique (figure
10). On distingue d’une part, les réacteurs airlifts à recirculation interne (Chisti et Moo-Young,
1987; Chisti, 1989; Chisti, 1998; Merchuk et coll., 1998; Freitas et coll., 1999; van Benthum et coll.,
1999; Sánchez Mirón et coll., 2000), qui sont en fait des colonnes à bulles chicanées, et d’autre part,
les réacteurs airlifts à recirculation externe (Chisti, 1989; Douek et coll., 1994; Bentifraouine et
coll., 1997; Bendjaballah et coll., 1999 ; Dhaouadi et coll., 1997,2006; Freitas et coll., 1999 ,2000 ;
Vial et coll., 2000, 2005). Les chicanes utilisées dans les réacteurs à boucle de recirculation interne
servent à créer les différents écoulements dirigés. Quand elles sont cylindriques, on parle de tube de
tirage concentrique (Chisti, 1989). Les chicanes peuvent être planes et selon l’endroit de l’injection
de gaz, le fluide circule de l’intérieur vers l’extérieur ou vis versa par rapport au tube de tirage
(Choi et coll., 1996 ; Couvert et coll., 1999). Les réacteurs à boucle de recirculation externe sont
construits de conduits séparés reliés en haut et en bas par des jonctions horizontales ou obliques
(figure 11). La différence fondamentale entre les réacteurs airlifts à recirculation interne et externe
est le séparateur gaz-liquide. En effet, dans le cas des réacteurs airlifts à recirculation interne le
séparateur est souvent une extension non chicanée du downcomer permettant un faible
désengagement du gaz (Siegel et coll., 1986; Merchuk et coll., 1996; Merchuk et Gluz , 1999) alors
que dans les réacteurs airlifts à recirculation externe le séparateur gaz-liquide est une entité à part.
La configuration géométrique du séparateur détermine la quantité de gaz recirculé dans le
downcomer, c’est-à-dire la rétention du gaz correspondante. Il peut être conçu de manière à assurer
une séparation complète du gaz et du liquide (Chisti et Moo-Young, 1993).
La recirculation interne sera préférée à celle dite externe si l’on désire recycler une partie du
gaz avant désengagement dans le but d’épuiser en soluté une phase gazeuse. Par contre, dans le cas
où un gaz produit par la réaction vient inhiber l’avancement chimique (par exemple CO2 dans les
fermentations aérobies), il est indiqué de s’en débarrasser assez rapidement au bout d’une passe en
circulation externe. La géométrie de la zone de désengagement qui doit ralentir les phases joue un
rôle considérable. Notons qu’elle influe également sur les phénomènes de moussage et sur le
désengagement du solide en présence d’une fluidisation triphasique. La hauteur des réacteurs airlifts
est limitée par :
!L’appauvrissement des bulles en gaz réactif (par exemple O2) et leur enrichissement en
gaz antagoniste (par exemple CO2),
!Le temps de mélange dans la phase liquide qui retarde d’autant la réponse à une
sollicitation quelconque. Bien sûr si les modèles de commande sont parfaitement capables de

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Etude bibliographique

prendre en compte ces retards, il n’en est pas moins vrai qu’une surconcentration locale d’additif
basique ou acide destiné à réguler le pH peut s’avérer difficilement supportable (Merchuk et Gluz,
1999).

Split Draft tube Airlift

Split cylinder Airlift


Draft tube Airlift

Downcomer
Riser

Downcomer
Riser
Air Air Air Air Air
Boucle de recirculation interne Boucle de recirculation interne
"Internal Loop" "External Loop"

Figure 10 : Les différents types de réacteurs airlift

Séparateur

P
IT: Impulsion thermique et sonde électrochimique pariétale ;
D L: Sonde optique et technique ultrasonore ;
M: Manomètre ;
P
P: Pression et sonde électrochimique ;
Riser D: Sonde conductimétrique.
P

Downcomer P, L
D

P, IT M Air

P, IT Débitmètre
P massique

D
P
Distributeur
Jonction

Figure 11 : Airlift à recirculation externe (Vial et coll., 2005)

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II.2. Domaines d’applications potentielles des réacteurs airlift


Les réacteurs airlifts ont de nombreuses applications potentielles et tendent de plus en plus à
remplacer les réacteurs agités mécaniquement, surtout dans les procédés de bioconversion. Leur
domaine de prédilection est celui des fermentations (Nakao et coll., 1997; Al-Qodah et lafi, 2001),
de la culture cellulaire (Ouyang et coll. 2005; ) et des traitements des eaux usées tels que la
nitrification et la nitrification/dénitrification simultanées (Tijhuis et coll., 1992 ; Heijnen et coll.,
1990; Moo-Young et Chisti, 1994; Frijters et coll., 1997; Lazarova et coll., 1997; van Benthum et
coll., 1998; Nicolella et coll., 2000; Wen et coll., 2003, 2005; Guo et coll., 2005). Récemment, les
airlifts ont été utilisés comme des photobioréacteurs pour la culture des algues à haute valeurs
ajoutées (García Camacho et coll., 1999 ; Sánchez Mirón et coll., 2000, 2002; Acién Fernández et
coll., 2001).
Parallèlement aux procédés biologiques, les réacteurs airlifts sont aussi utilisés dans les
procédés de lavage des gaz en vue de l’élimination des effluents gazeux toxiques (H2S, NOx)
(Nagase et coll., 1998; Park et coll., 2005) et des composés organiques volatils (COV) (Lo et
Hwang, 2004). Ces réacteurs peuvent être utilisés dans tout processus nécessitant un contact intime
gaz-liquide ou gaz-liquide-solide et dans d’autres opérations qui exigent des contraintes de
cisaillement faibles. Pour les procédés nécessitant la présence d’une troisième phase solide, la
fluidisation, étant assurée par une simple circulation du liquide, ces réacteurs semble être une
solution simple et peu coûteuse en énergie pour mettre en œuvre des réactions en milieu triphasique.
En effet, ils permettent de travailler à des concentrations élevées en solide (Freitas et Teixiera,
2001) ou en biomasse (jusqu’à 40 g/L) (Tijhuis et coll., 1992).

II.3. Synthèse des principaux résultats de la littérature


Les performances hydrodynamiques et de transfert de matière gaz-liquide de ces réacteurs
sont caractérisées par la rétention gazeuse, la vitesse de circulation du liquide, les temps de
circulation et de mélange, la dispersion axiale en phase liquide et le coefficient volumique de
transfert de matière gaz-liquide (Chisti, 1989). Cependant, ces paramètres sont fortement influencés
par les conditions opératoires, les propriétés physico-chimiques de la phase liquide, le type de
distributeur du gaz et les caractéristiques géométriques du réacteur.
Dans le cas d’un réacteur airlift à recirculation interne, les interactions entre les paramètres
de dimensionnement et les paramètres opératoires et hydrodynamiques sont illustrées sur la figure
12. Pour une géométrie donnée du réacteur, les seuls paramètres ajustables sont la hauteur du
liquide et le débit du gaz. Ces variables indépendantes déterminent la vitesse de circulation du
liquide dans le réacteur, par l'intermédiaire des influences mutuelles des pertes de charge en haut et

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Etude bibliographique

en bas de la chicane et qui sont dues aux changements de section et de direction de l’écoulement, et
au mélange gaz-liquide dans ces zones. L’évaluation des coefficients de pertes de charge par
friction correspondantes est très importante pour la prédiction de la vitesse de circulation du liquide
(Chisti et coll., 1988). La viscosité n'est pas une variable indépendante parce que c'est une fonction
de la rétention du gaz.

Paramètres Paramètres de
opératoires dimensionnement

Perte de charge Perte de charge Rapport des


en haut frictionnelle sections

Perte de charge Hauteur du


Vitesse du liquide en bas réacteur

Hauteur du
Liquide non
aéré
Section de
Passage en bas
Rétention dans le Viscosité du réacteur
riser
Débit du
gaz

Rétention dans le Rétention dans le Géométrie


séparateur downcomer du séparateur

Figure 12 : Facteurs opératoires et paramètres de dimensionnement


dans le cas des réacteurs airlifts (Merchuk et coll., 1996)

Les différentes études menées sur les réacteurs airlifts visent donc à prévoir les valeurs des
principaux paramètres hyrdodynamiques et de transfert de matière gaz-liquide en fonction de la
vitesse superficielle de gaz dans le riser celle-ci est définie comme étant le rapport du débit
volumique du gaz à la section droite du riser. Par exemple, la principale difficulté dans la génération
de corrélations pour la rétention gazeuse, est que pour les réacteurs airlifts, il existe une forte
influence de la configuration géométrique du système. Les rétentions du gaz dans les deux zones
(riser et downcomer) et donc la vitesse de circulation du liquide dépendent de la forme et de la taille

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Etude bibliographique

du séparateur gaz-liquide (Chisti et Moo-Young, 1993). Pour cette raison, la détermination de la


rétention dans les réacteurs airlifts doit tenir compte de tous les paramètres qui peuvent affecter la
vitesse de circulation du liquide. La plupart des auteurs (Siegel et coll., 1986; Chisti, 1989; Couvert
et coll., 1999) ont montré que la rétention gazeuse globale varie linéairement avec la vitesse
superficielle du gaz dans le riser et leurs résultats expérimentaux sont bien corrélés par une relation
du type:
β
ε g = αU gr (14)

où α et β sont des paramètres qui dépendent de la géométrie du réacteur, des propriétés physico-
chimiques du liquide et du type de distributeur. La variation de εg avec Ugr dépend du régime
d’écoulement. En effet, la rétention augmente plus rapidement avec Ugr en régime homogène qu’en
régimes transitoire et hétérogène. Couvert et coll. (1999) ont déterminé la rétention gazeuse globale
dans un réacteur airlift rectangulaire à recirculation interne. La corrélation qu’ils proposent est :
1, 03
ε g = 1,81U gr (15)

Cette corrélation est valable dans les conditions suivantes :

Ad/Ar=1 , 0 < Ugr < 0,04 m s-1 , air-eau

La rétention globale peut être aussi déduite à partir des mesures directes des rétentions gazeuses
dans le riser et le downcomer (Chisti 1989 ; Sánchez Mirón et coll., 2000) :
Ar ε r + A d εd
εg = (16)
Ar + Ad

La connaissance de la relation entre les rétentions du gaz dans le riser εr et dans le downcomer εd est
également importante parce qu’elle détermine la vitesse de circulation du liquide dans le réacteur.
Contreras et coll. (1998) ont montré que εr et εd sont reliées par l’équation suivante :

εd = αεr – β (17)

où α et β sont des paramètres qui dépendent de la géométrie du réacteur, des propriétés physico-
chimiques du liquide et du type du distributeur. Généralement, εr est supérieure à εd. Le tableau (3)
résume quelques corrélations de la littérature.

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Références Réacteur Corrélation Système et géométrie

Annulus sparged Air-eau


Bello (1985) Concentric draft- ε gd = 0,89 ε gr Ad/Ar= 0,13 ; 0,35 ; 0,56
Tube reactors

External-loop Air-eau et solutions aqueuses de NaCl


Bello (1985) reactors ε d = 0,79ε r − 0,057 Ar/Ad= 2,273 ; 4 ; 9,091

Split-cylinder Air-eau, air + solution de NaCl (0,15M)


Chisti (1989) device ε gd = 0,997 ε gr Ad/Ar= 0,411

External-loop Air-eau, air-soultion de KCl (0,15M)


Chisti (1989) reactors ε d = 0,46ε r − 0,024 Ad/Ar= 0,25 ; 0,44

Bakker et coll. (1993) Draft tube Air + Solution de KCl (0,02M)


sparged ε d = (0,863 ± 0,004)ε r Ad/Ar= 0,78
internal loop

Bakker et coll. (1993) Multiple internal- Air + Solution de KCl (0,02M)


loop airlift ε d =(0,875 ± 0,006)ε r Ad/Ar= 0,31 ; 0,43 ; 0,91

Lazarova et coll. (1997) Rectangular ε gd = 0,882 ε gr Air-eau


airlift reactor Ad/Ar=1

Sánchez Mirón Split cylinder ε d = 0,912ε r − 0,0009 Air-eau


et coll. (2000) Ad/Ar=1

Tableau 3 : Corrélations relatives à la relation entre les rétentions du gaz dans le riser et le downcomer

- Modélisation de la vitesse de circulation du liquide dans les réacteurs airlift

Contrairement aux colonnes à bulles qui sont caractérisées par un taux de rétention du gaz
plus élevé et où la vitesse du liquide n’est pas une variable indépendante, cette dernière a une
grande influence sur la rétention gazeuse dans les réacteurs airlifts. En effet, pour une vitesse de
circulation du liquide élevée, le temps de séjour des bulles diminue, ce qui provoque une baisse de
la rétention de gaz dans le riser.

En revanche, la vitesse de circulation du liquide diminue lorsque les frottements


augmentent, soit à cause d’un accroissement de la viscosité du liquide, soit par modification de la
géométrie du réacteur. De même, elle diminue en présence de gaz dans le downcomer. En effet,

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l’augmentation de εd qui réduit la différence des masses volumiques de la dispersion gaz-liquide


entre le riser et downcomer, ce qui a pour conséquence de réduire la force motrice de la circulation.

Un des modèles élémentaires très utilisés, celui développé par Chisti et coll. (1988), est basé
sur un bilan d’énergie. Ce modèle consiste à considérer que la puissance de détente fournie par la
phase gazeuse est intégralement dissipée par le liquide et principalement au niveau des singularités
que constituent le séparateur et la jonction downcomer/riser. Il est possible de déduire de cette
hypothèse l’équation (17) qui relie la vitesse superficielle du liquide dans le riser aux taux de
rétention moyens du gaz dans le riser et le downcomer (voir les détails dans l’annexe A).

2gh D (ε r − ε d )
U Lr = 2
(18)
KT A  KB
2
+  r 
 (1 − ε ) 2
(1 − ε r )  Ad  d

où KT et KB sont les coefficients de frottement dans le séparateur et dans la jonction


riser/downcomer et hD est la hauteur de la dispersion gaz-liquide. Cette relation suppose
l’écoulement quasi-incompressible, c’est à dire que les propriétés physiques du gaz dans le riser
sont prises à la pression hydrostatique moyenne de cette zone. En pratique, les coefficients KB et
KT, de l’ordre de 1,5 à 15, dépendent fortement de la géométrie du réacteur (Chisti, 1989).
Pour les réacteurs à recirculation interne, les connections en haut et en bas de la chicane sont
souvent géométriquement identiques, ce qui implique l’égalité approximative de KT et KB (Chisti et
coll., 1988 ; Sánchez Mirón et coll., 2000). Dans ce cas, l’équation (18) devient :

2gh D (ε r − ε d )
U Lr = (19)
 1  Ar 
2
1 

KB  +   
 (1 − ε r ) 2  2 
  A d  (1 − ε d ) 

Chisti et coll. (1988) ont proposé une corrélation empirique reliant KB aux rapports des aires de
downcomer (Ad) et du passage libre entre le riser et le downcomer (AB) en bas du réacteur:
0.79
A 
K B = 11.4  d  (20)
A 
 B
Couvert et coll. (1999) ont proposé un modèle de prédiction de la vitesse de circulation du liquide
et des rétentions gazeuse dans le riser et le downcomer. Basé sur les lois de conservation de matière
et de quantité de mouvement, ce modèle a été testé sur trois réacteurs airlifts rectangulaires de

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tailles différentes. Ces auteurs ont trouvé des résultats satisfaisants pour des valeurs des constantes
KB et KT respectivement égales à 10 et 5 et ce, pour les trois réacteurs étudiés.

- Corrélations relatives au coefficient de transfert de matière gaz-liquide

Plusieurs travaux de la littérature ont été publiés sur le transfert de matière gaz-liquide dans
les réacteurs airlifts. Le coefficient volumique de transfert de matière KLa compte parmi les
paramètres fondamentaux pour le dimensionnement de ce type de réacteur (Chsiti, 1989, Merchuk
et Gluz, 1999). La plupart des études expérimentales ont montré que KLa dépend de la géométrie du
réacteur, du type de distributeur, des conditions opératoires et des propriétés physico-chimiques du
système gaz-liquide. Bello et coll. (1985) ont noté que dans le cas des réacteurs airlifts à boucle de
recirculation externe, la quasi-totalité du transfert a lieu dans le riser. En effet, l’écoulement est
quasiment monophasique dans le dowoncomer. La plupart des auteurs ont noté que KLa augmente
avec la vitesse superficielle du gaz dans le riser ce qui revient au même avec l’énergie dissipée
(Pg/VL) correspondant à l’expansion isotherme du gaz (annexe A).

Auteurs Type du Corrélation Système


réacteur

Eau + solide de faible


K L a = − 0,93U gr + 1,33U gr − 0,012 
2
Freitas et coll. Interne
  densité
(2001)  −8 2 −6 
×  − 16,10 ε s − 99,10 ε s + 0,054  0<Ugr (m/s)<0.5,
 
0<εs (v/v %,)<30
O,971
Sánchez Mirόn et Interne K L a = 0,837 U gr Air-eau , Ad/Ar=1,
coll. (2000)
0 < Ugr < 0,04 m s-1

Lazarova et coll. Interne 6


K L a = 1,7 × 10 U g
2,66 KLa en (h-1)
(1997)
air-eau-solide
K La = 1700 10 +176.Cs − 62,4.Cs  Ugr
2 1,37
 
Air-eau
Interne 0,726
K L a = 0,355 U gr
Choi et coll. (1996) rectangulaire Ad/Ar=0,689
à 2 chicanes
Eau + CMC (1-4%
Li et coll. (1995) Interne −2 0,524 −0, 255
K L a = 3,43× 10 U gr µ ap m/m)

−0,056 −0,168
0,761  Ad


L  Air-eau
K La = 0,176 Ugr . . c 
Choi et coll. (1993)
Externe A  L  Ad/Ar=1
 r  h
0 < Ugr < 0,04 m s-1

Tableau 4 : Corrélations relatives au coefficient de transfert de matière gaz-liquide dans les réacteurs airlifs

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III. RECTEURS POLYPHASIQUES A BASE DE VENTURI


III.1. Venturi : Définitions et applications
Du fait de la faible solubilité de l’oxygène dans les milieux aqueux et des différentes
résistances rencontrées dans les divers contacteurs polyphasiques, de nombreux procédés de
bioconversion se trouvent le plus souvent limités par le transfert d’oxygène. L’évolution des coûts
opératoires, due aux importantes quantités d’énergies dissipées pour l’aération des milieux, a
conduit à la mise au point de nouveaux types de contacteurs permettant :
- L’amélioration du transfert de matière par une fine dispersion gaz-liquide dans un volume
aussi petit que possible,
- La possibilité de les faire fonctionner en continu,
- La réalisation de ce transfert dans milieu triphasique,
Les trois caractéristiques énoncées ci-dessus doivent être obtenues avec une consommation
énergétique faible. Il faut noter que ces conditions sont rarement rencontrées simultanément dans
tous les réacteurs polyphasiques. En revanche, le contacteur venturi permet de bien répondre à ces
spécifications. Il a été choisi de préférence à un contacteur mécaniquement agité pour l’absence des
parties mobiles. Parallèlement aux procédés biologiques, un contact intime entre phases est
également indispensable dans les procédés de lavage des gaz en vue de l’élimination des effluents
gazeux toxiques (SO2, H2S, NOx (Gamisans et coll., 2002). Par suite, le laveur venturi a trouvé sa
place parmi les contacteurs classiques (colonnes à garnissage, colonnes à gouttes).
Les gammes des débits de gaz et de liquide utilisées dans les venturis permettent de les
classer en trois grandes familles, à savoir le venturi à émulsion, à jet et à haute énergie.
- Venturi à émulsion : ce type de venturi met en œuvre des débits de gaz inférieurs aux
débits liquide (Qg/QL<1). La dépression créée au col du venturi par recirculation du liquide
constituant la phase continue, permet d'aspirer le gaz. On parle alors de fonctionnement en
autoaspiration. Le mélange intime des phases gazeuse et liquide dans le divergent forme une
émulsion, d'où le nom : " venturi à émulsion".
- Venturi à jet : ce type de venturi met en œuvre un rapport Qg/QL allant de 10 à 100. Le
liquide est dispersé dans le gaz constituant la phase continue à traiter au moyen d’une buse éjectrice
placée à l'entrée du convergent. Le jet liquide couvrant le col permet d'obtenir une dépression qui
engendre une aspiration du gaz environnant.
- Venturi à haute énergie : le gaz constituant la phase continue traverse le venturi, tandis que
le liquide est injecté au col. La dispersion du liquide dans le gaz est réalisée si les débits de celui-ci
au col sont suffisants (Qg/QL >100). Ce dernier type est fréquemment utilisé dans les procédés de
dépoussiérage (Agranovski et coll., 2000).

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En se basant sur l'état des phases en présence, il est possible de les regrouper en deux catégories :
• dispositifs à phase gazeuse continue regroupant les venturis à jet et à haute énergie
• dispositifs à phase liquide continue ou venturi à émulsion.
Le tableau 5 résume les principaux travaux de la littérature ayant trait à l'utilisation de ces
contacteurs pour différentes applications. Signalons que pour les trois familles de venturi, il est
possible de remplacer la phase liquide par une suspension liquide-solide (cas où le solide est un
catalyseur mobile) (Roesyadi ,1985).

Références Dispositifs Applications


Bauer et coll. (1963) Venturi à émuslion Absorbeur de CO2
Jackson (1964) Venturi à émuslion Aérateur
Fonteix (1978) Laveur venturi à jet Absorbeur
Labit (1981) Fermenteur émulsair Oxygénation du milieu biologique
Tojo et Miyanami (1982) Venturi à jet Oxygénation
Ogawa et coll. (1983) Venturi + colonne à bulles Modélisation des écoulements
Hadjidakis (1983) Venturi à haute énergie Absorbeur
Belhaj Soulami et coll. (1983) Venturi à jet Absorbeur
Belhaj Soulami (1984) Réacteur Verlifix Oxydation enzymatique du glucose
Touré (1984) Venturi à émulsion Absorbeur réactionnel
Bouhelassa (1985) Bioréacteur émulsair Optimisation du transfert d’oxygène
Roesyadi (1985) Réacteur Verlimob Oxydation catalytique du glucose
Kifani (1987) Réacteur Verlifix Oxydation catalytique du glucose
Tahraoui (1990) Réacteur Verlifix Oxydation catalytique du glucose
Ben Addesselam (1990) Réacteur Verlifluid Oxydation catalytique du glucose
Ben Achour et coll. (1990) Venturi à haute énergie + Evaporation et élimination de SO2 par voie
colonne semi-sèche
Huynh et coll. (1991) Venturi à émulsion + colonne Absorbeur
à bulles
Kiared et Zoulalian (1992) Réacteur Verlifix Oxydation de S02 en milieu liquide en
présence du charbon actif
Briens et coll. (1992) Venturi + colonne à bulles Absorbeur
Cramers et coll. (1992) Venturi à jet Absorbeur
Bezerra Moraes Medeiros Réacteur Verlifix Oxydation de S02 en milieu liquide en
(2001) présence du charbon actif
Gamisans et coll. (2002) Venturi à jet Etude des performances

Tableau 5 : Principales études portant sur l'utilisation des venturis

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La capacité d'oxygénation constitue un critère important pour comparer les différents


systèmes d'aération du point de vue rendement énergétique. Exprimée en kg(O2)/kwh, elle
correspond au débit spécifique d'oxygène transféré par Kwh d'énergie dissipée. Dans le tableau 6,
nous avons reporté la comparaison des capacités d'oxygénation du contacteur venturi à émulsion
avec celles issues de la littérature concernant d'autres systèmes. On remarque que le venturi assure
une capacité de transfert gaz-liquide comparable à celles des aérateurs usuels, mais son volume
étant réduit, sa capacité par unité de volume est donc maximale.

Capacité d’oxygénation
Equipement (Kg (02)/Kwh Référence

Colonnes à bulles 0,8 – 2,4 Blenke (1979)


Réacteurs mécaniquement agités 1,2 – 2,4 Blenke (1979)
Agitateur à jet (Jet mixer) 0,9 – 3,0 Tojo et Miyanami (1982)
Airlift 2,5 – 4,8 Siegel et Merchuk (1988)
Bioréacteur Emulsair - écoulement descendant Bouhelassa (1985)
0,5 – 3

Tableau 6: Capacités d'oxygénation des différents aérateurs

III.2. Historique des réacteurs polyphasiques à base de venturi

- Réacteur verlifix

En raison de certains problèmes rencontrés dans les trickle-bed classiques (distribution


radiale et ségrégation des fluides), Belhaj Soulami et coll. (1983) ont cherché à concevoir un
réacteur triphasé pouvant convenir à certains procédés de bioconversion et dans lequel les transferts
gaz-liquide et liquide-solide seraient proches de ceux obtenus en réacteur mécaniquement agité tout
en évitant les dégradations mécaniques et les dénaturations provoquées par le mobile d'agitation de
ce dernier. Le dispositif ainsi réalisé est constitué d'un lit fixe contenant un support enzymatique
placé en aval du venturi à émulsion. Pour analyser le fonctionnement du réacteur ainsi conçu,
Belhaj Soulami (1984) a choisi comme réaction l'oxydation enzymatique d'une solution aqueuse de
glucose en acide gluconique par l'air en présence de glucose oxydase immobilisée sur des particules
macroporeuses de brique.
Dans un souhait d'extension de ce type de réacteur, Kifani (1987) et Tahraoui (1990) ont
analysé les performances de ce dernier en utilisant divers supports et en modifiant la nature du

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venturi (à émulsion et à jet respectivement). La réaction modèle étudiée est l'oxydation des
solutions aqueuses de glucose en acide gluconique. Dans la même optique, Kiared (1992) a étudié
la réaction d’oxydation du dioxyde de soufre (SO2) sur charbon actif à 25°C et à la pression
atmosphérique dans un réacteur triphasé du type verlifix. La phase liquide est une solution aqueuse
plus ou moins enrichie en acide sulfurique, qui n’est rien d’autre que le produit de la réaction
d’oxydation de SO2.

- Réacteur verlifluid

Dans la plupart des lits fluidisés triphasés la phase gazeuse est introduite à la base du lit par
divers distributeurs: plaques perforées, ajutage de diamètre fixé, lit fixe de particules immobiles
sphériques ou annulaires, etc. La nature du distributeur joue un rôle important pour la taille des
bulles, et influe par suite sur les caractéristiques hydrodynamiques et de transfert du lit fluidisé. De
plus, les caractéristiques des bulles doivent être conservées lors de l'extrapolation du réacteur. Pour
ces deux raisons, Ben Abdesselam et coll. (1988) ont conçu un réacteur triphasé à lit fluidisé par
une émulsion gaz-liquide générée dans un venturi à émulsion placé en amont du lit fluidisé. Ces
auteurs ont montré que les paramètres de transfert gaz-liquide dans ce type de réacteur sont
meilleurs que ceux obtenus dans les lits fluidisés à distributeurs usuels. Dans la littérature, ce type
de venturi a été également envisagé en amont d'une colonne à bulle afin d’améliorer les
performances de transfert (Huynh et coll.,1991).

- Réacteur Emulsair

La conception et l'étude du premier réacteur Emulsair a fait l'objet du travail de thèse de


Labit (1981). En raison de certains problèmes rencontrés dans les biréacteurs classiques
(dégradation des micro-organismes, colmatage des lits immobilisés, limitation de la capacité de
transfert d'oxygène,...), Labit (1981) a cherché à concevoir un fermenteur à recirculation externe
pouvant convenir à certains procédés biologiques aérobies. En effet, l'apport de l'oxygène se fait
d'abord dans un contacteur gaz-liquide du type venturi à émulsion placé en amont de la cuve, et
dans la cuve elle même . Le liquide est alors recyclé pour être à nouveau oxygéné et sert en même
temps à bien mélanger la phase liquide. Pour quantifier les besoins en oxygène des systèmes
biologiques dans le bioréacteur ainsi conçu, Labit a choisi comme application le traitement des eaux
résiduaires et les fermentations industrielles (fabrication du vinaigre). Dans un souhait d'extension
du bioréacteur Emulsair, Bouhelassa (1985) a cherché à optimiser le transfert d'oxygène dans ce
dernier en modifiant la nature du distributeur, et certains paramètres géométriques du venturi et de
la cuve agitée.

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III.3. Principales Corrélations de la littérature relatives au coefficient de transfert de matière


gaz-liquide dans les réacteurs polyphasiques à base de venturi

Pour comparer quantitativement les performances de transfert gaz-liquide dans les


contacteurs à jet et les venturis, les auteurs ont pris l’habitude d’adopter les corrélations proposées
par Reiss (1967) relatives aux lits fixes. Reiss a proposé de corréler le coefficient de transfert de
matière côté liquide, KLa, à la puissance mécanique spécifique totale ET ou à la puissance
spécifique dégradée en phase liquide EL. Le transfert de matière gaz-liquide dans les absorbeurs à
jet et dans les venturis a été beaucoup étudié. Nous nous contenterons de les citer, ainsi que les
corrélations proposées (Tableau 7).

Références Système : Dispositifs Corrélations


gaz-liquide
Jet descendant et ascendant - Jet ascendant :
Tojo et Miyannami (1982) Air/Eau liquide (buse), débouchant KLa=0,029(EL)0,65
dans un réservoir - Jet descendant :
KLa=0,017(ET)0,65

Hadjidakis (1983) Air- Venturi à haute énergie KLS = 6,05x10-5(ET)0,5


CO2/K2CO3+KHCO3
Réacteur Verlifix (venturi à
Belhaj Soulami (1984) Air/Eau émulsion placé en amont KLa = 8,01x10-4(EL)0,57
d’un lit fixe

Bouhelassa (1985) Air/Eau Réacteur Emulsair KLa = 8,2x10-4(EL)0,56

Réacteur Verlifix (venturi à - Monolithe alvéolaire


Kifani (1987) Air/Eau émulsion placé en amont KLa = 9,46x10-5(EL)0,77
d’un lit fixe - Particules d’alumine
KLa = 8,565x10-4(EL)0,48
Réacteur Verlifluid (venturi à
Ben Abdesselam et coll. Air/Eau émulsion placé en amont KLa = 1,7x10-3(EL)0,475
(1988) d’un lit fluidisé)

Réacteur Verlifix (venturi à KLa = a(ET)b


jet placé en amont d’un lit Les coefficients a et b sont
Tahraoui (1992) Air/Eau fixe) donnés pour chaque débit
de gaz
Réacteur Verlifix (venturi à
Kiared (1992) Air/Eau jet placé en amont d’un lit KLa = 3,52x10-4(EL)0,74
fixe)
- Zone annulaire
KLa = 0,965 (Qg/QL)1,91
Briens et coll. (1992) Air/Eau Combinaison d’un venturi - Zone à bulle
avec une colonne à bulle KLa = 9,16 (Ugb)0,986
Ugb : vitesse superficielle
moyenne du gaz dans la
zone à bulle

Nguyen (1993) Air/Eau+Na2SO3 Réacteur émulsair KLa = 6,25x10-5.EL

Tableau 7 : Corrélations usuelles de prédiction de KLa dans les absorbeurs à jet et les contacteurs venturis

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IV. METHODES DE MESURES


IV.1. Méthodes dynamiques d’identification des régimes d’écoulement

Un ensemble de méthodes très utilisées pour déterminer le régime d’écoulement consiste à


étudier au lieu de la variation d’un paramètre (méthodes classiques) mais ses fluctuations au
cours du temps. Elles permettent de caractériser les phénomènes propres à chaque régime. A
partir du signal obtenu, plusieurs types d’approche ont été appliquées à de nombreux systèmes
polyphasiques autres que les colonnes à bulles : lits fixes (Latifi et coll., 1989), lits fixes
triphasiques à co-courant descendant (Latifi et coll., 1992) et lits fluidisés (Fan et coll., 1990 ;
Briens et coll., 1997). Dans ces études, différents signaux ont été analysés de façon à obtenir les
transitions de régime. Parmi les grandeurs mesurables, il est évident que le choix doit se porter
préférentiellement sur le signal qui permet la meilleure discrimination possible tout en étant
simple à mesurer. Dans ce but, les grandeurs suivantes ont été étudiées :

" Les fluctuations de la pression pariétale (Drahoš et coll., 1991) ;


" Les fluctuations de la rétention locale mesurée par sonde optique (Bakshi et coll., 1995, Groen
et coll., 1995) ;
" Les fluctuations de la rétention gazeuse moyenne par les techniques d'absorption de radiations
(Kikuchi et coll., 1997) ;
" Les fluctuations du coefficient de transfert de matière sur des micro-électrodes en présence
d'une réaction électrochimique (Latifi et coll., 1992) ;
" Les fluctuations de température locale (Thimmapuram et coll., 1992) ;
" Les signaux acoustiques (Glasgow et coll., 1992).

Parmi ces signaux, ce sont les fluctuations de la pression pariétale qui présentent le plus
d'avantages pour les colonnes à bulles. La technique est simple à mettre en œuvre et est applicable
même aux réacteurs opaques, quelles que soient les propriétés physico-chimiques du milieu et dans
une large gamme de conditions opératoires de température et de pression. De plus, elle ne perturbe
pas l'écoulement et il est possible d'utiliser des capteurs affleurants avec une très bonne réponse en
fréquence (Vial et coll., 2000).

L'utilisation du signal de pression présente cependant un inconvénient du fait que la pression est
un paramètre énergétique non relié directement à la structure de l'écoulement mais qui correspond à
la résultante d'un grand nombre de phénomènes. Ainsi, la pression dépend moins directement du
régime d'écoulement que la rétention gazeuse. Cependant, les différences de comportement du
signal de pression entre les divers régimes sont assez importantes. La complexité des phénomènes à

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Etude bibliographique

l'origine des fluctuations de pression fait que l'interprétation théorique des signaux est bien plus
délicate. Une autre remarque importante concerne la position des capteurs de pression dans les
réacteurs. Comme nous nous intéressons au régime d'écoulement au sein de la dispersion, ces
derniers doivent être systématiquement placés dans une zone comprise entre le tiers et les deux tiers
de la hauteur de liquide clair pour éviter les effets de bout dus au distributeur et à la surface libre.

- Choix de traitements de signal

Dans le cas des colonnes à bulles, les techniques de traitement du signal de pression sont
nombreuses dans la littérature (voir en détail les aspects théoriques des traitements de signal en
annexe B):

" statistique (Drahoš et coll., 1989 ; Letzel et coll., 1997 ; Vial et coll., 2000 ) ;
" temporelle (Glasgow, 1984) ;
" spectrale (Letzel et coll., 1997, Vial et coll., 2000) ;
" identification paramétrique (Drahoš et coll., 1991) ;
" fractale (Drahoš et coll., 1992, Vial et coll., 2000) ;
" chaotique déterministe (Letzel et coll., 1997, Vial et coll., 2000 ; Lin et coll., 2001) ;
" temps-fréquence ou temps-échelle (Tsuchiya et coll., 1997 ; Vial et coll., 2000).

Ces méthodes permettent d'accéder à l'information contenue dans le signal, mais chacune en
propose une présentation différente qui permet de mieux mettre en évidence une partie de cette
information. Cependant, ces méthodes sont susceptibles de détecter les transitions de régime et de
fournir des informations qualitatives ou quantitatives sur la structure de l'écoulement.

" Analyse statistique : elle donne accès aux caractéristiques moyennes du signal en ignorant son
histoire ;
" Analyse temporelle : elle permet de montrer l'influence du signal au temps t sur son passé au
temps t-τ et de mettre en évidence les périodicités cachées du signal ;
" Analyse spectrale : elle met en évidence les phénomènes périodiques et leurs fréquences
caractéristiques ;
" Analyse fractale : elle permet de détecter la présence de phénomènes cycliques non-périodiques;
" Analyse Chaotique déterministe : elle permet d'accéder au degré de prédictibilité du système, de
caractériser ses irréversibilités et l'influence des phénomènes non-linéaires ;
" Analyse Temps-fréquence : elle permet de déterminer le degré d'instationnarité du signal.

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IV.2. Méthodes de mesures de la rétention gazeuse globale

Les techniques expérimentales de mesure de la rétention gazeuse sont nombreuses dans la


littérature, elles permettent de déterminer soit la rétention globale soit la rétention locale. Nous
citons les principales méthodes expérimentales pour mesurer la rétention gazeuse globale :

" Méthode d’expansion volumique (Chisti, 1989; Sánchez Mirón et coll., 2000);
" Méthode manométrique (Chisti, 1989 ; Camarasa et coll., 1999 ; Vial, 2000) ;
" Méthode de désengagement dynamique du gaz (Schumpe et Grund, 1986 ; Daly et coll.,
1992 ; Camarasa et coll., 1999 ; Vial, 2000 ; Fransolet et coll., 2005) ;
" Méthodes par densitométrie rayons γ et rayons X (Jin et coll., 2005).

A- Méthode volumétrique : cette méthode nécessite la mesure de la hauteur HL du liquide non


aéré et de la hauteur HD du liquide aéré. La rétention gazeuse moyenne sur la totalité du
réacteur est alors obtenue par la formule suivante :

HD − HL
εg = (21)
HD

Le manque de précision vient de la difficulté d’apprécier visuellement le niveau moyen du


liquide aéré, quand il est perturbé par des vagues, des bouillonnements ou la présence de mousse.
Différents moyens permettent de contourner cette difficulté. Ils consistent généralement à associer
un détecteur continu de niveau de la dispersion gaz-liquide et un ensemble électronique couplé à un
système d’acquisition, qui délivre les valeurs moyennes et éventuellement les fluctuations des
valeurs instantanées (Lee et coll., 1985).

B- Méthode Manométrique : cette méthode repose sur des mesures de pression statique entre
deux points du réacteur séparés par une hauteur ∆h (figure 13). En général, dans les colonnes à
bulles et les réacteurs airlift, les pertes de charge par frottements sont négligeables et comme
ρg<<ρL, la rétention gazeuse globale peut être calculée par la relation suivante :

∆P
εg = 1− (22)
ρ L .g.∆h

où ∆P est la différence de pression statique entre les deux capteurs placés à une distance ∆h.

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Niveau 2

∆P ∆h

Capteur

Figure 13. Mesure de la rétention gazeuse par


la méthode manométrique.

C- Méthodes par densitométrie rayons γ et rayons X: ces méthodes reposent sur la mesure de
l’atténuation de l’intensité d’une radiation électromagnétique monochromatique lors de la traversée
de l’écoulement qui suit la loi théorique de Beer-Lambert :

− Aρ.x
I = I0e (23)

où I0 est l’intensité du faisceau incident, I l’intensité mesurée en sortie du système après avoir
traversé une longueur x, Α le coefficient d’absorption du milieu et ρ la densité du milieu. Dans le
cas d’un écoulement gaz-liquide, les coefficients d’absorption des deux phases (respectivement Αg
et ΑL) diffèrent considérablement. La loi de Beer-Lambert permet d’écrire :

− A Lρ L (1−ε g ) x − A gρg ε g x
I = I0e (24)

On en déduit l’expression de la rétention gazeuse moyenne :

ln(I / I L )
εg = (25)
ln(I g / I L )

où IL et Ig représentent respectivement les intensités mesurées lorsque l’écoulement est purement


liquide et gazeux.

C- Méthode de désengagement dynamique du gaz (DGD) : cette méthode permet d’accéder


à la structure de la phase gazeuse à partir du suivi de l'évolution du niveau de la dispersion gaz-
liquide après arrêt de l'alimentation du gaz en utilisant un capteur de pression. Ce dernier doit être
placé à quelques centimètres en-dessous du niveau du liquide clair, de façon à pouvoir suivre la
totalité du désengagement (Figure 14).

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Etude bibliographique

Niveau du
Position du Liquide clair
capteur

t=0 t=t1 t=t2 t=tfinal

Figure 14. Principe de la DGD.

Cette méthode permet de mettre en évidence la présence de plusieurs classes de taille de


bulles et d'accéder à la fraction de rétention totale associée à chacune d'elle sur l'ensemble du
réacteur εgi. Elle repose sur le fait que les grosses bulles ont des vitesses plus élevées que les petites
et vont donc se désengager plus vite. Le taux de vide moyen en volume s'obtient alors simplement :
N
ε g = ∑ ε gi (26)
i =1

La figure 15 montre un exemple de profils de la hauteur du liquide. Il existe plusieurs


méthodes de traitement de ces profils. La plus utilisée est celle de Daly et coll. (1992) qui permet de
traiter une distribution multimodale à N classes de bulles en supposant que celles-ci se désengagent
indépendamment les unes des autres. A partir de cette hypothèse, on peut effectuer des bilans
matière sur chaque classe en considérant que le volume de liquide qui passe à chaque instant en-
dessous du capteur est égal au volume de gaz qui passe au-dessus.

0,5
Hauteur de liquide (m)
0,45
Arrêt du gaz
0,4

0,35
Régime
0,3 Hétérogène

0,25

0,2 Régime
Homogène
Temps (s)
0,15

0,1
0 5 10 15 20 25
Figure 15 : Principe de la DGD (Camarasa et coll., 1999)

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Etude bibliographique

La figure 15 illustre ce comportement pour un système caractérisé par une distribution


bimodale de bulles. Finalement, on obtient pour un modèle à N classes les équations suivantes par
classe i :
HP
< v bi > =
ti
 N  (27)
 S i + ∑ < v bj > ⋅ < ε Gj >
>= − 
j= i +1
< ε Gi
< v bi >
où Si est la pente de la zone de la courbe H(t) associée à la classe i, ti le temps au bout duquel les
bulles correspondantes se sont totalement désengagées et Hp la hauteur du capteur de pression. Les
équations précédentes sont résolues par récurrence en utilisant comme point de départ i = N, pour
lequel on a :
SN
< ε GN > = − (28)
< v bN >
Pour obtenir les valeurs de Si et ti, les profils expérimentaux H(t) sont divisés en 4 ou 5 intervalles
d'égale longueur sur lesquels une régression linéaire permet d'obtenir les pentes Si. Les points
d'intersection des droites donnent alors les temps ti. Lorsque l'écart entre deux pentes successives
est inférieur à 0.5%, les segments sont regroupés. La pente Si et le temps ti sont alors recalculés pour
l'ensemble.

I.V.3. Méthodes de mesure du coefficient de transfert de matière gaz-liquide


Plusieurs techniques expérimentales de détermination des paramètres de transfert existent
actuellement. En se basant sur la solubilité du gaz dans la phase liquide, il convient de distinguer,
selon la théorie du double film, le coefficient volumique de transfert (KLa) caractérisant le transfert
gaz-liquide qui le traverse et le coefficient de transfert (Kga) caractéristique du transfert dans le film
gazeux. De même en admettant que l’équilibre thermodynamique est réalisé à l’interface, on peut
donc introduire des coefficients globaux du côté liquide KLa et du côté gaz Kga. En particulier, le
coefficient global volumique KLa est tel que :
1 1 1
= + (29)
K L a k L a H.k g a

où H est la constante de Henry pour le soluté gazeux transféré.

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Etude bibliographique

Dans le cas où le gaz est un corps presque pur et relativement insoluble (comme l’oxygène
par exemple), le produit H.kga devient plus important que kLa ce qui permet d’approximer KLa à
kLa. Nous nous limiterons dans ce qui suit à la détermination de kLa et de KLa.

Il existe généralement deux méthodes pour mesurer le coefficient volumique de transfert de


matière gaz-liquide côté liquide kLa : les méthodes physiques (absorption sans réaction chimique) et
les méthodes chimiques (absorption avec réaction chimique).

IV.3.1- Détermination de KLa par les méthodes physiques d'absorption


Le coefficient volumique de transfert de matière gaz-liquide peut être déterminé par deux
méthodes physiques différentes, une en régime stationnaire et l'autre dynamique (ou régime
transitoire). Dans la première, on peut accéder au KLa à partir des mesures des flux d'absorption
d'un soluté gazeux dans la phase liquide et/ou dans la phase gazeuse en absence de réaction
chimique (Couvert et coll., 2004 ; Chaumat et coll., 2005). Dans la seconde, on peut accéder au KLa
en suivant l’évolution de la concentration du soluté gazeux en phase liquide et/ou en phase gazeuse.
Les techniques dynamiques sont plus faciles à réaliser et fournissent généralement plus
d'information. On distingue dans cette catégorie la technique d'oxygénation dynamique d'une phase
liquide évoluant en système fermé d'une part et l'analyse expérimentale de la réponse à une
impulsion quelconque d'autre part (Kiared et Zoulalian, 1992).

A- Méthode d'oxygénation dynamique

Cette technique est couramment utilisée dans la détermination des capacités d'oxygénation
des colonnes à bulles et des réacteurs airlift et Emulsair (Belhaj Soulami, 1984 ; Chisti, 1989;
Deckwer, 1992 ; Sánchez Mirón et coll., 2000 ; Vandu et Krishna, 2004) lorsque la phase liquide
évolue en système fermé. Le coefficient volumique de transfert gaz-liquide côté liquide kLa, est
déterminé à partir d'expériences d'oxygénation dynamiques d'une phase liquide. La désoxygénation
initiale est obtenue, soit par introduction du sulfite de sodium (Na2SO3) en présence d'un catalyseur
en solution (Co2+ ou Cu2+), soit par barbotage à l'azote. Cette dernière technique est préférée à cause
de sa simplicité et parce qu'elle ne modifie pas la nature de la phase liquide. Dans le cas d’une
désoxygénation au sulfite de sodium, il faut veiller à travailler avec des concentrations faibles afin
de ne pas influencer l’hydrodynamique (régime d’écoulement, taille des bulles, rétention gazeuse,
vitesse du liquide). Dans les deux cas, la concentration d'oxygène dissous est alors suivie au cours
du temps par une sonde à oxygène. Celle-ci est caractérisée par sa constante de temps (τp = 1/kp); en

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Etude bibliographique

principe le temps de réponse doit être plus petit que le temps caractéristiques du transfert de matière
1/KLa. Cela n’est pas toujours le cas et des corrections ont été envisagées par plusieurs auteurs
(Belhaj Soulami, 1984 ; Vasconcelos et coll., 2003 ; Vandu et Krishna, 2004, Vandu et coll., 2005)
pour tenir compte de ce phénomène. Généralement, la réponse de l’électrode a été bien représentée
par un système de premier, soit :

dC p
= k p (C L − C p ) (30)
dt
où : Cp = Concentration en oxygène au voisinage de la sonde (mol.m-3)
CL = Concentration en oxygène au sein de la phase liquide (mol.m-3)
1/kp = représente la constante de temps de la sonde (s)

Dans la littérature, certains auteurs (Linek et coll., 1987) ont assimilé la réponse de la sonde
à un système d'ordre supérieure à 1 en prenant en compte trois résistances de transfert au niveau de
la sonde : en phase liquide, dans la membrane et dans la solution d'électrolyte. La réponse de la
sonde est influencée par la présence des bulles de gaz à son voisinage. La dynamique de la sonde,
caractérisée par sa constante de temps, est déterminée à partir de la réponse à un échelon unité
effectuée à part en plongeant successivement la sonde dans deux récipients, l’un saturé en air et
l’autre complètement désoxygéné (Vandu et Krishna, 2004). L’inconvénient majeur de cette
technique est la lenteur de la dynamique de la sonde (temps de réponse dépassant parfois 20
secondes) et sa variation avec la turbulence du milieu qui peut être minimisée en y assurant une très
bonne agitation.

B- Méthode dynamique de traçage au gaz.


Cette technique a été utilisée par certains auteurs pour l'évaluation de différents paramètres
dans les réacteurs catalytiques triphasiques (coefficients de transfert de matière gaz-liquide et
liquide-solide, coefficient de dispersion axiale, constante d'équilibre d'adsorption, distribution du
temps de séjour, rétention gazeuse,...). Son principe repose sur une injection impulsion dans un flux
continu de gaz (gaz vecteur) d'un traceur gazeux transférable dans la phase liquide. A partir de la
connaissance des moments du couple de signaux entrée/sortie, on peut accéder au coefficient
volumique global de transfert gaz-liquide KLa (Kiared et Zoulalian, 1992).

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Etude bibliographique

IV.3.2. Détermination des paramètres de transfert de matière gaz-liquide par les méthodes
chimiques
Depuis leur introduction par Westerterp et coll. (1963), ces méthodes ont été largement
utilisées pour la détermination des paramètres de transfert dans les contacteurs gaz-liquide. Elles
consistent à mettre en œuvre une réaction chimique, de cinétique connue, en phase liquide entre
deux solutés présents l'un en phase gazeuse (A) et l'autre en phase liquide (B). La variation des
conditions opératoires (concentrations de solutés liquides et gazeux) laisse apparaître huit régimes
réactionnels (Charpentier, 1981). Généralement, Le coefficient volumique de transfert de matière
côté liquide kLa est obtenu en se plaçant dans un régime de réaction irréversible lente de pseudo-
premier ordre. Les systèmes réactionnels couramment utilisés sont : oxygène-sulfite, oxygène-
hydrazine, CO2-soude, CO2-carbonate et bicarbonate ou CO2-amines en milieux aqueux ou
organique. Le choix d'un système chimique dépend de l'efficacité du réacteur gaz-liquide : lorsque
le réacteur est très efficace, il est nécessaire d'utiliser des systèmes à flux de transfert aussi petit que
possible, afin d'éviter les changements de régime de réaction à l'intérieur de l'appareillage.
La présence de la réaction chimique dans le film liquide modifie les profils de concentration
du soluté transféré (A), et l’étude théorique du transfert de matière côté liquide en présence d’une
réaction chimique conduit pour le débit volumique transféré à l’expression suivante :

*
Φ = E.K L a.C A (31)

Où, E est le facteur d’accélération qui dépend dans la plupart des cas du nombre de Hatta (Ha).
Dans le cas de la théorie du double film E = Ha/th(Ha), pour une réaction irréversible de m-nième
ordre pour le soluté et pour le réactif respectivement, l’expression de Ha s’écrit :

2 * ( m −1) n
D L k m, n C A CB
Ha = m +1 (32)
KL

Où km,n est la constante cinétique de la réaction, DL est le coefficient de diffusion du soluté gazeux
(A) transféré dans la phase liquide et CB est la concentration du réactif (B) dans la phase liquide.
La méthode chimique a l'avantage d'une part de pouvoir déterminer simultanément le
coefficient de transfert de matière côté liquide et l'aire interfaciale en utilisant la représentation
graphique de Danckwerts (Danckwerts, 1970) d'autre part l'état du mélange de la phase liquide ne
doit pas forcément être connu pour les calculs, puisque la concentration du soluté gazeux dans la
phase liquide est nulle, mais comme toutes les autres méthodes, ces techniques présentent des

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Etude bibliographique

limites liées à l'évolution du degré du coalescence du milieu et à l'influence de certains paramètres,


tels que la concentration et la nature du catalyseur employé, le pH et la température, sur la cinétique
de la réaction mise en jeu (Linek et coll., 2005).

CONCLUSION
Dans ce chapitre, nous avons présenté une synthèse bibliographique des principaux travaux
de la littérature concernant les caractéristiques hydrodynamiques, de mélange et de transfert de
matière gaz-liquide des colonnes à bulles et des réacteurs airlift et à base de venturi. Nous avons
également présenté les principales corrélations de la littérature qui peuvent être utilisées pour
comparer nos valeurs expérimentales à celles obtenues dans d’autres réacteurs polyphasiques
similaires. Par ailleurs, nous avons décrit quelques méthodes de mesure de la rétention gazeuse et
du coefficient volumique de transfert de matière gaz-liquide.

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Identification des régimes d’écoulement et des transitions de régime dans une


colonne à bulles par analyse d’un signal de pression différentielle:
Influence d’un système inhibiteur de coalescence

RESUME :
L’objectif de ce volet de notre travail est de déterminer une méthode permettant d’identifier les
régimes d’écoulement à partir des fluctuations temporelles du signal d’un capteur de pression
différentielle en utilisant différentes techniques de traitement. L’étude porte à la fois sur les
systèmes coalescents (type air-eau) et inhibiteurs de coalescence (air-solution aqueuse de propanol).
Une comparaison est également proposée concernant les capacités respectives des capteurs de
pression absolue affleurants et des capteurs de pression différentielle à déterminer les transitions de
régime d’écoulement dans ces réacteurs. Les expériences ont été menées sur une colonne à bulles
cylindrique de 0,10 m de diamètre et d’une hauteur de 3 m pour une vitesse superficielle du gaz UG
comprise entre 0,6 et 10 cm/s au moyen d’un transmetteur de pression différentielle.

Ce travail consiste donc à comparer les méthodes fondées sur l’analyse des fluctuations d’un
signal de pression aux techniques classiques qui n’utilisent que la valeur moyenne de la pression
différentielle. En effet, le principal avantage d’un capteur de pression différentielle est qu’il donne
accès directement à une estimation de la rétention gazeuse globale entre les deux niveaux de
piquages. Dans les colonnes à bulles, la méthode la plus classique pour déterminer les transitions est
fondée sur le tracé de la densité de flux de dispersion, UGL. Son application aux signaux obtenus
dans ce travail pour l’eau pure montre que les transitions sont observées vers UG=3,8 cm/s (limite
supérieure du régime homogène) et UG=7,6 cm/s (limite inférieure du régime hétérogène). En
revanche, cette approche ne permet pas de détecter la transition avec le système inhibiteur de
coalescence (eau-propanol). Dans ce cas, un tracé alternatif (dit de « Zuber et Findlay »), a montré
une seule transition brutale de régime vers 7,5 cm/s.

Nous avons mis en oeuvre quatre types de méthodes alternatives fondées sur l’analyse des
fluctuations temporelles du signal de pression différentielle. La plus simple est l’analyse statistique
du signal qui consiste à calculer l’écart-type σ des fluctuations. La seconde est l’analyse spectrale
du signal. Elle s’appuie sur la transformée de Fourier qui permet d’obtenir la densité spectrale de
puissance du signal (DSP) et donne accès aux fréquences caractéristiques des fluctuations (fm). La
troisième méthode est une analyse du caractère fractal du signal qui permet de mettre en évidence
les comportements stochastiques et cycliques des séries temporelles. Dans ce dernier cas, la
technique la plus courante a été proposée par Hurst en 1951. L’exposant de Hurst H (annexe B),

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compris entre 0 et 1, permet de distinguer les phénomènes « persistants » lorsque H>0,5 des « anti-
persistants » lorsque H<0,5 et des « aléatoires » (H=0,5). La dernière méthode utilisée dans ce
travail repose sur l’analyse du caractère chaotique déterministe du signal. Elle consiste à déterminer
la dimension de corrélation (Dc) de « l’attracteur » des fluctuations (annexe B).
Les résultats obtenus pour l’eau pure montrent que, σ ne dépend presque pas de UG lorsque
celle-ci est faible (régime homogène) ou très élevée (régime hétérogène), mais qu’il varie fortement
avec UG dans la région de transition. En revanche, en présence du propanol, on observe une
discontinuité pour σ et donc un seul point de transition homogène-héterogène, ce qui est en accord
avec les observations issues des méthodes classiques. Ces résultats sont également similaires à ceux
obtenus avec un capteur de pression absolue (Vial et coll., 2000).

Le calcul des densités spectrales de puissance du signal (DSPs) montre toujours un pic vers 0,1
Hz dont l’intensité varie en fonction du système gaz-liquide et de UG. Ce résultat est très différent
de ce qui est décrit dans la littérature pour un capteur de pression absolue (Vial et coll., 2000).
Finalement, nous avons retenu comme critère d’identification des régimes la fréquence moyenne
des DSPs, fm, sur la bande 0-25 Hz. Son évolution montre que pour le système eau-propanol, fm
reste à peu près constante vers 12 Hz en régime homogène, puis diminue brutalement pour atteindre
une valeur de 0,5 Hz aux débits de gaz plus élevés, alors qu’on observe une baisse progressive de fm
entre 3,5 et 7 cm/s pour l’eau pure. Aux faibles vitesses, la fréquence moyenne vers 11-12 Hz
traduit le fait que la puissance est uniformément répartie sur toutes les fréquences et que le signal
est purement aléatoire. En revanche, les faibles fréquences qui dominent aux fortes vitesses sont
caractéristiques de macrostructures spatiales qui sont les seules qui peuvent avoir des temps
caractéristiques aussi élevés. Les valeurs de la fréquence moyenne peuvent donc être utilisées
comme un indicateur du régime d’écoulement. Comme attendu, la présence du propanol retarde la
transition, mais seulement au détriment de la région qui en est le siège et qui se fond dans un régime
homogène étendu.

Pour l’analyse de Hurst, les résultats obtenus avec un capteur de pression différentielle sont
cependant moins concluants que pour un capteur de pression absolue (Vial et coll., 2000). En effet,
seule la fin du régime homogène est correctement détectée pour l’eau pure. En revanche, cette
méthode détecte bien l’unique transition observée en présence du propanol. Pour l’analyse de la
dimension de corrélation, les résultats pour l’eau pure montrent que, deux pics négatifs qui
apparaissent vers 3,8 cm/s et 7,6 cm/s. Ce résultat diffère du cas du capteur de pression absolue
pour lequel on n’observe qu’un seul pic négatif couvrant l’ensemble de la transition. Malgré cela, le
traitement appliqué semble capable de déterminer les transitions de régime avec l’eau pure, même si

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le passage au régime hétérogène établi est plus difficile à discerner. Pour le système inhibiteur de
coalescence, on observe en revanche un pic négatif vers 3,2 cm/s suivi par une très forte
décroissance de Dc à partir de 7,6 cm/s. Cela signifie qu’il existe une différence importante entre les
régimes hétérogènes obtenus respectivement pour l’eau pure et le système inhibiteur de
coalescence. Ce dernier présente un ordre plus élevé (Dc plus faible), ce qui caractérise une macro-
circulation stable, alors que celle-ci est beaucoup plus erratique avec l’eau pure à cause de la
présence de grosses bulles.

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Identification of flow regimes and transition points in a bubble column through


analysis of differential pressure signal - influence of the coalescence behavior of
the liquid phase

Bouchaib Gouricha,d*, Christophe Vialb, Abdel Hafid Essadki a, Fouad Allama, Mohammed Belhaj Soulamic,
Mahfoud Ziyadd

a
Laboratoire de Génie des Procédés, Ecole Supérieure de Technologie de Casablanca, Km 7 Route d’El
Jadida, BP 8012, Oasis Casablanca, Maroc
b
Laboratoire de Génie Chimique et Biochimique, Université Blaise Pascal, 24 Avenue des Landais, BP 206,
F-63174, Aubière Cedex, France
c
Laboratoire d'Ingénierie des Procédés et Environnement, E.N.I.M, BP 753, Agdal Rabat, Maroc
d
Département de Chimie - Faculté des Sciences, Avenue Ibn Battouta, BP 1014, Rabat, Maroc

Abstract
Pressure fluctuations have been measured in a bubble column using a differential pressure
transducer as a function of the superficial gas velocity, both in the air-water system and in water-
alcohol solutions simulating the behavior of industrial non-coalescing water-organic mixtures or
biological media. Experimental results show that differential pressure sensors can be used to
determine regime transitions and to extract regime features using the treatments usually applied to a
wall pressure transducer signal (statistical, spectral, fractal, deterministic chaos analyses), although
major differences appear between wall pressure and differential pressure measurements in the
spectral, fractal and chaos methods. Experimental results prove also the applicability of these
methods for identifying the prevailing flow regime and determining the transition points in
coalescence-inhibiting systems. If, as expected, the transition is delayed to higher superficial gas
velocity in the presence of surface-active agents, this appears to be much more abrupt than in pure
water. Thus, the transition region classically observed in water becomes narrower and nearly
disappears in the presence of propanol. In this case, the homogeneous regime extends up to a
transition velocity corresponding roughly to the starting point of the fully-established heterogeneous
regime in pure water.

Keywords: Bubble column, Differential pressure, Flow regime, Hydrodynamics, Liquid phase
properties, Pressure fluctuations.

*
Corresponding author. Tel: +212 22 23 15 60; fax: + 212 22 25 22 45.
E-mail address: gourich@est-uh2c.ac.ma (B. Gourich).

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1. Introduction
Bubbles columns are multiphase reactors in which a gas phase is dispersed in form of small
bubbles into a continuous liquid phase. Such reactors find applications in the chemical and
biochemical industries to carry out kinetically slow gas-liquid reactions, such as oxidations and
chlorinations, as liquid hold-up is high. They offer many advantages over other kinds of multiphase
reactors: simple construction, no mechanically moving parts, good heat and mass transfer
properties, high thermal stability, good mixing, low power requirements and hence low construction
and operation costs [1].
Even though bubble columns are ranging among the most popular gas-liquid contacting
devices in the process industries, the present design practice of these reactors is still closer to an art
than science [2]. In contrast to fluid-solid systems with a well defined surface area of the particles,
bubble properties in gas-liquid dispersions (such as bubble size, shape and velocity, but also
interfacial area) depend largely on reactor geometry, primary gas distribution, operating conditions
(mainly gas and liquid flow rates) and on the physico-chemical properties of the two phases.
However, the influence of the liquid properties on the bubble coalescence and break-up
processes remains difficult to quantify, especially in industrial chemical and biological mixtures
containing tensioactive substances [1]. Actually, there is a strong interplay between hydrodynamics,
mixing, mass transfer and reactor performance that can be dramatically modified by small amounts
of coalescence-inhibiting agents. As a result, the key parameters of the operation, namely gas hold-
up, interfacial area and heat and mass transfer coefficients are not directly adjustable. The
modeling, design and scale-up of bubbles columns remain therefore tricky.
Up to now, the first, but necessary step for the analysis of bubble column behavior consists
generally in analyzing hydrodynamics. In bubble columns, hydrodynamics can be described first by
the identification of the prevailing flow pattern. Three hydrodynamic flow patterns can be typically
distinguished in such reactors [3-6]:
- the homogenous regime or bubbly flow;
- a transition region;
- the heterogeneous regime or churn-turbulent flow.
Another flow pattern, the slug flow regime, has also been reported, but only in small-diameter
columns [1]. Homogeneous flow conditions prevail at low gas flow rate when the gas is uniformly
distributed using porous plates or multiple-orifice nozzles [3]. They are characterized by a narrow
bubble size distribution, a radially uniform gas hold-up and minor bubble-bubble interactions. In
this case, the physico-chemical properties of the gas-liquid system and the type and design of the
gas distributor play the key roles on bubble size, gas hold-up and interfacial area [7]. At high gas

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flow rate, the heterogeneous regime is observed. It consists of wide bubble size distributions and
marked radial gas hold-up profiles, while the liquid phase is highly turbulent [8-9]. Large bubbles
with high rise velocity are formed by coalescence, which reduces the influence of the gas distributor
and promotes bubble-induced turbulence in the liquid phase [9]. These two patterns are separated
by a transition region in which the development of a liquid circulation pattern has been reported [3-
9]. Recent results have proved that the flow is more structured in this region than in the
heterogeneous regime [8-10].
Despite the large amount of experimental data available on bubble columns, the physical
origin of these flow transitions remains unclear. These transitions are however closely linked to
bubble-bubble interactions: in the air-water system, they are mainly due to bubble coalescence
when gas hold-up is high enough to promote bubble collisions. Similarly, it is well known that the
transition can be delayed by the minute addition of tensioactive molecules in water, such as
aliphatic alcohols [7], because their adsorption at the air-water interface decreases the probability of
two colliding bubbles to coalesce. In such non-coalescing media, similar regime transitions have
been reported, but they are generally difficult to observe experimentally because of reactor overflow
due to foam formation. The effect of surfactants can be related to the decrease in surface tension,
but it is known for a long time that surface tension alone is not able to explain bubble coalescence
in bubble columns, first because it is a thermodynamic parameter that does not take into account the
dynamic equilibrium between coalescence and break-up in concentrated bubble swarms. This is the
reason why the following expression, “the coalescence behavior of the liquid phase”, is generally
used to define the ability of the liquid phase to favor or prevent coalescence: the air-water system is
the most typical coalescing system investigated in the literature, while the minute addition of
surfactants can be used to simulate the behavior of non-coalescing systems with a viscosity close to
water, which is for example the case of biological media in bubble column bioreactors: when the
concentration of tensioactive molecules is higher than the critical micellar concentration, further
addition of surfactants acts only slightly on the coalescence behavior of the liquid phase.
The analysis of wall pressure fluctuations has been used for decades for the identification of
the flow regimes in bubble columns, in order to determine the transition points and also to extract
regime features. As the gas hold-up profiles, the liquid velocity profiles and the intensity of liquid
velocity fluctuations strongly differ between the three flow regimes, they impact obviously the
evolution of the local pressure signal everywhere in the reactor. A large variety of signal treatments
have been proposed in the literature to analyze and quantify this impact. These include statistical
[6,10-11], spectral [6,10-11], fractal [6,12], time-domain [4,6], time-frequency [6,13-14] and
deterministic chaos [6,10] analyses. Most of these investigations are however limited to the

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coalescing air-water system, except that of Carvalho et al. [15] carried out in an external-loop airlift
reactor. Consequently, the applicability of these methods has still to be validated in biological
media or industrial water-organic mixtures, as transitions have been shown to depend strongly on
the coalescence behavior of the liquid phase. Similarly, only a few studies have investigated the
applicability of differential pressure transducers. These are widely used in the process industries and
present the advantage to give directly an estimation of the average gas hold-up using the usual
manometric technique [7], but the information on flow regimes is generally more difficult to
interpret, first because they measure the difference between two pressure signals that cannot be
separated, but also because the fluid lines may act as a low-pass filter and degrade the signal,
particularly for frequencies higher than 50 Hz [10].
The objective of this work is therefore to study the characteristics of a differential pressure
signal in a bubble column. Its main features will be compared to those of a wall pressure signal
reported previously in the literature using statistical, fractal, spectral and deterministic chaos
analysis. The applicability of these techniques in order to determine the prevailing regimes and the
transition points, but also to extract regime features will be discussed. The work will focus also on
the influence of the coalescence behavior of the liquid phase on the differential pressure signal,
using water-alcohol solutions and the tensioactive properties of alcohol molecules to inhibit
coalescence and to simulate the coalescence behavior of industrial non-coalescing systems.

2. Experimental
Experiments have been carried out in a cylindrical semi-batch bubble column (batch liquid
phase) made of plexiglas of 10 cm internal diameter and 3 m height (Figure 1). The gas phase is
dispersed through a multiple-orifice nozzle with 76 holes of 0.5 mm diameter, uniformly distributed
on the surface of the distributor, which is known to induce two clearly defined transition points in
the air-water system [3]. Gas flow rate is controlled using a calibrated rotameter (Model 1355,
Brooks) and superficial gas velocity UG can varied between 0.6 and 10.0 cm/s. The liquid phase can
be either tap water or a 0.05% (v/v) propanol aqueous solution which simulates the coalescence
behavior of industrial non-coalescing liquid mixtures. This aqueous solution has a density and a
viscosity close to those of pure water, but propanol inhibits coalescence. Clear liquid height was
always 1.66 m in this work. Differential pressure has been measured using a differential pressure
sensor (1151DP from Rosemount) that offers ±0.2% full-scale accuracy for the range 0-74.6 mbar.
The 4-20 mA analog signal from the transducer has been converted into a 0-10V signal using a JK
3000C converter. This has been digitized by means of a 12-bit RTI-815 A/D card and recorded
using a PC. A home-made FORTRAN program permits the control of data acquisition duration and

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frequency. In this work, differential pressure was measured between two wall sampling points
located 0.5 m and 1.5 m higher than the gas distributor, respectively (Fig. 1). Dynamic pressure
measurements have always been carried out at a frequency of 50 Hz with a total acquisition length
of 10000 points (200 s) for each measurement. This value was determined from previous works
[4,6,10] that studied first the coherence, the time shift and the transit velocity of two wall pressure
signals measured independently, but also the influence of fluid lines [10]. In these works, the
authors used a distance ranging between 10 cm and 30 cm for the two sampling points to maintain
sufficient coherence level between the two signals. At a 1 m distance, it is clear that the coherence
between the two signals is rather poor and limited to low frequency, less than 1 Hz (see, e.g., [6]).
Such a configuration is however classical in the industry where differential pressure sensors are
mainly used to measure gas hold-up in a large section of the reactor. The influence of fluid lines has
been analyzed using a method adapted from [10] with several tube lengths. The results showed that
for the pressure transducer and the tubes used in this work, filtering effects due to fluid lines
appeared at about 10 Hz, which justifies the choice of 50 Hz for data acquisition. Each experiment
has been replicated three times to check the reproducibility of the data treatments applied to the
differential pressure signal.

Voltmeter

Manometer Converter (mA/V)

M ∆P

Flowmeter . Pressure sensor

PC + RTI-815

Compressor
Multiple-orifice
nozzle

Valve Air filter

Figure 1. Experimental set-up

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3. Results and discussions

3.1 Classical analysis

The main advantage of differential pressure transducers, as mentioned above, is that they
provide a direct estimation of the average gas hold-up εG between the two sampling points.
Historically, the most classical methods used for the characterization of regime transitions in bubble
columns have consisted in observing directly the evolution of a time-averaged parameter closely
related to the flow structure as a function of superficial gas velocity. Such a key parameter had to
exhibit an extremum or a significant break-up when transition occurred.
First, the average gas hold-up εG has been used as a key parameter for flow regime analysis
(Figure 2). The end of the homogeneous regime is generally defined as the point where the plot
deviates from a straight line in the air-water system, which is around 4 cm/s in Figure 2. Indeed,
when bubble size is uniform and not affected by an increase in UG, a linear relation between εG is
expected and a deviation to lower εG values than expected highlights coalescence. Similarly, the
beginning of the fully-established heterogeneous regime is defined as the local minimum observed
at high gas velocity, around 7.5 cm/s. This corresponds to the end of the macro-circulation of the
liquid phase observed in the literature [6-10]: as the heterogonous flow pattern is established, εG
increases again with UG, but not linearly because of the coalescence and the presence of two bubble
size classes, the proportion of which changes with UG (see, e.g. [10]). In the presence of propanol,
homogeneous flow conditions are visually observed at higher UG than in the air-water system. The
εG vs. UG curve presents a steep increase that cannot be fitted by a straight line. This behavior is
quite classical and denotes the accumulation of gas at the top of the column induced by difficult gas
disengagement in coalescence-inhibiting fluids. However, large bubbles are also observed at high
gas velocity, which corresponds to a local minimum in the εG vs. UG curve, around 7.5 cm/s, which
is the only transition detected in Figure 2 for he 0.05% propanol solution. Although, the εG vs. UG
analysis can be used to determine accurately flow transitions for the experimental set-up used in this
work, this result is however not general and this method is known to suffer from a lack of accuracy,
especially for the determination of the beginning of the established heterogeneous regime: the local
minimum of the εG vs. UG plot at high gas velocity cannot always be observed experimentally,
although the transition still exists, for example if larger holes are used for gas distribution in the
multiple-orifice nozzle [3], or when superficial liquid velocity is not zero [6].

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0.5
0.45 Homogeneous
regime Heterogeneous
0.4
regime
0.35 Water
0.3 Propanol 0.05%
εG

0.25
0.2
0.15
0.1 Transition Heterogeneous
Homogeneous regime
0.05
regime
0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12
UG (m/s)

Figure 2. Evolution of gas hold-up as a function of superficial gas velocity for the two systems

Similar comments can be applied to the popular method suggested by Wallis [16] which is
based on the plot of the drift-flux UGL defined as:

UGL = (1 – εG).UG (1)

as a function of εG when superficial liquid velocity is negligible. Although this plot defines more
accurately the end of the homogeneous regime through a change in curve slope, around 4 cm/s in
water (Figure 3a), it is worthy of note that the second transition point to the fully-established
heterogeneous regime does not appear clearly in Figure 3a. Additionally, the transition observed in
Figure 2 in the water-alcohol solution does not appear as a deviation from a straight line in Figure
3a, as suggested in the literature. This transition can however be observed, but better if one looks at
the εG vs. UGL plot than at the conventional Wallis plot. In fact, the classical εG vs. UG of Figure 2
seems even more accurate than the Wallis plot in this case.
In order to find a specific plot able to find the transition to the fully-established
heterogeneous regime, the approach developed by Zuber and Findlay [17] is generally preferable
because it is more general and it gives good results in the air-water system even when there is a net
liquid flow rate [6]. This method is based on the plot of UG/εG as a function of UG (Figure 3b). For

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pure water, Figure 3b shows a clear minimum, the value of which is in good agreement with the
transition point provided by the Wallis method for beginning of the transition region. In this case,
the Wallis plot and the Zuber and Findlay methods seem to be equivalent. For the 0.05% propanol
solution, the minimum is delayed up to 7.5 cm/s and the shape of the curves in Figure 3 proves that
this value corresponds also to the end of the homogeneous bubbly flow in Figure 2. The results of
the Zuber and Findlay plot can be analyzed through the above explanations given for Figure 2. In
the homogeneous regime, it is clear that UG/εG is constant in the air-water system and that it is a
decreasing function of UG in the water-alcohol solution; conversely, a clear increase of UG/εG vs. UG
is characteristic of the heterogeneous regime because it denotes the presence of large bubbles that
have a high rise velocity and contribute weakly to the increase in εG when UG is increased. As a
conclusion, the Zuber and Findlay plot detects the end of homogeneous flow conditions, regardless
of the coalescence behavior of the liquid phase, but not the beginning of the fully-established
heterogeneous regime in the air-water system. In the water-propanol solution, the results are in
agreement with the literature which predicts that minute quantities of aliphatic alcohol molecules
inhibit bubble coalescence and maintain homogeneous flow conditions at higher superficial gas
velocity (see, e.g. [7]).

0.08

Fig. 3a Transition and


heterogeneous flow
0.06 Homogeneous
regime
UG(1-εG) (m/s)

0.04

0.02
Water
Propanol 0.05%
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
εG

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0.4
Fig. 3b
0.35

0.3

0.25
UG/εG

0.2

0.15

0.1
Propanol 0.05%
0.05 Water
0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1
UG (m/s)

Figure 3. Characterization of regime transitions using the drift-flux model based on: (a) the Wallis method
[16], (b) the Zuber & Findlay approach [17] for the two systems.

3.2 Statistical analysis


The statistical analysis of the pressure signal consists generally of the estimation of the
moments of the probability density function (PDF) of times series, as the shape of PDFs does not
change significantly with flow pattern. Most data treatments involve only the estimation of the
second central moment (which is the square of the standard deviation σ) because higher moments
are less robust and require large amounts of accurate data to have any significance. The statistical
analysis of a wall pressure signal has been reported to be unsuccessful for the determination of the
influence of the sparger design and the clear liquid height on flow patterns [11], while other works
have mentioned that the σ vs. UG curve follows usually the same trends and gives the same
information as the εG vs. UG plot [6,10].
Figure 4 shows clearly that the evolution of the standard deviation of the differential seems
more informative. At low gas flow rate, σ is low and it remains nearly constant or it even decreases,
which seems to be characteristic of the homogeneous regime. At high gas flow rate, σ is high, but
depends only slightly on UG, which corresponds probably to established heterogeneous conditions.
Between these two behaviors, the evolution of σ vs. UG depends strongly on the coalescence

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behavior of the liquid phase. In water, σ increases gradually with gas flow rate when UG is higher
than 4 cm/s and then, it passes through a maximum around 7 cm/s. This result is in agreement with
the literature. Indeed, σ increases rapidly in the transition region when macro-circulation structures
arise; on the other hand, σ remains high, but increases only slowly in the heterogeneous regime
when pressure fluctuations are dominated by the passage of large bubbles [3-4,6,10] because they
induce high turbulence intensity in the liquid phase and high oscillations of the dispersion surface
level that do not change rapidly with UG [9]. Conversely, in the presence of propanol, the increase
in σ is sudden and occurs when UG is about 7.5 cm/s, which is close to the velocity value
corresponding to the end of the transition region in pure water (Figure 4). At higher gas velocity,
the standard deviation is even higher in the water-organic mixture than in pure water, which results
probably from the higher gas hold-up values in the presence of propanol (Figure 2) that are known
to increase bubble-induced turbulence [9].

20
18
16 Propanol 0.05%
14 Water

12
10
σ

8
6
4
2
UG (cm/s)
0
0 2 4 6 8 10 12

Figure 4. Evolution of the standard deviation of the differential pressure signal with UG for the two systems.

All these results confirm those reported previously in section 3.1. First, the fluctuations of the
differential pressure signal contain enough information to enable the detection of regime transitions.
A comparison with the literature shows clearly that differential pressure sensors seem to be more
suitable than wall pressure sensors when statistical analysis is involved [6, 10-11], especially for
detecting the beginning of the established heterogeneous flow regime. Indeed, in pure water, the

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two transition points have been observed and they define a transition region in which there is a
gradual evolution of the hydrodynamic parameters. On the other hand, there is only one transition
point in the presence of tensio-active agents. The transition region observed above has disappeared
and an extended homogeneous flow regime is observed: this ends when gas hold-up is so high that
the formation of large bubbles cannot be prevented. This behavior points out the large differences
between the hydrodynamics of non-coalescing mixtures that are commonly found in the industry
and that of the conventional air-water system extensively studied in the literature in the UG range
corresponding to the transition region observed in the air-water system.

3.3 Spectral analysis


Spectral analysis based on Fourier transform has been readily shown to be a valuable tool for
the analysis of flow patterns in bubble columns using the estimation of the power spectral density
function (PSDF). For a wall pressure signal, it has been shown that the interesting frequencies range
between 0 and 20 Hz [6,11]. In the homogeneous regime, the PSDF exhibits a low frequency peak,
around 0.1 Hz, while a large peak, around 3-5 Hz, prevails in the heterogeneous regime. Both peaks
coexist in the transition region. Low frequencies have been reported to result from the slow
oscillations of the dispersion level [10]. On the other hand, the 3-5 Hz frequency band has been
attributed to the bubble-induced macro-structures that appear in the liquid phase when the transition
begins [6, 10], the characteristic size of which is close to column diameter [4,6].
Figure 5 shows the evolution of the shape of the PSDF as a function of the superficial gas
velocity and of the coalescence behavior of the liquid phase. These curves have been estimated
using the Welch method [18] on time series divided into segments of 512 points with 10%
overlapping. Calculations have been carried out using MATLAB® 6.5 (The Mathworks). Figure 5
shows that only the low-frequency peak can be observed, regardless of the superficial liquid
velocity and the liquid phase properties. This result shows that the differential pressure signal is
mainly affected by the fluctuations of the dispersion level with time. Due to the distance between
the sampling points, this effect is not filtered out by “subtracting” these two local pressure signals.
Conversely, the membrane of the sensor is not mounted flush to the wall; the differential pressure
transducer is therefore less sensitive to the bubble passage and to coherent local structures of the
liquid phase than reported in the literature for direct wall pressure measurements. This explains why
the 3-5 Hz band does not appear clearly in the spectra. As a result, it is not possible to distinguish
flow patterns on the basis of the characteristic frequencies of the peaks in the PSDF.

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Water Water + 0.05% Propanol

0.008 0.008
0.007 0.007
Spectral Density (-)

Spectral Density (-)


0.006 0.006
UG = 0.007 m/s

0.005 0.005
0,004 0.004
0.003 0.003
0.002 0.002
0.001 0.001
0 0
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
Frequency (Hz) Frequency (Hz)

0.02 0.06
Spectral Density (-)

0.05
Spectral Density (-)

0.015
UG = 0.038 m/s

0.04
0.01 0.03

0.02
0.005
0.01
0 0
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
Frequency (Hz) Frequency (Hz)

0.2 0.3
Spectral Density (-)

0.25
Spectral Density (-)

0.15
UG = 0.098 m/s

0.2
0.1 0.15

0.1
0.05
0.05
0 0
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
Frequency (Hz) Frequency (Hz)

Figure 5: Power spectral density functions of the differential pressure signal for the two systems.

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Conversely, there is a strong evolution of the 0.1 Hz peak intensity as a function of UG


which seems to differ between pure water and the water-propanol mixture in Figure 5. The
estimation of the peak intensity is however tricky, as the frequency corresponding to the maximum
is never exactly the same and the signal to noise ratio may differ between the experiments. Finally,
an average frequency fm defined as:
25

∫ f ⋅ PSDF(f ) ⋅ df
fm = 0
25
(2)
∫ PSDF(f ) ⋅ df
0

has been used as a criterion for regime identification. This quantity represents the significance of
the 0.1 Hz peak in the 0-25 Hz frequency band. fm values are reported in Figure 6 for both systems.
When fm is around 10 Hz, which is close to the middle of the 0-25 Hz frequency band, this means
that the peak intensity is weak and represents only a small fraction of the signal power in the 0-25
Hz band. As a result, the power is nearly uniformly distributed. This corresponds to the
homogeneous regime, both in pure water for UG<3.5 cm/s and in the water-alcohol solution for
UG<7 cm/s. In the transition region, fm decreases gradually when UG increases in pure water, as the
peak intensity increases and the 0.1 Hz frequency band contains a larger part of the signal power. fm
tends to a constant value when the heterogeneous flow conditions begin, for UG>7.5 cm/s.
Conversely, fm decreases sharply when UG≈7 cm/s for the 0.05% propanol solution. Figure 6 can be
explained as follows. The 0.1 Hz peak is mainly due to the surface level fluctuations. Therefore, a
decrease in fm corresponds to higher intensity of these level fluctuations which are induced first by
liquid macro-structures, but especially by large bubbles formed when the homogeneous flow cannot
be maintained. This is in agreement with recent results obtained in slurry bubble columns [19] in
which the authors have correlated the evolution of the average frequency and the regime transitions
to the formation of large bubbles.

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14

12 Water
Propanol 0.05%
10

fm (Hz)
8

0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12
UG (m/s)

Figure 6. Evolution of the average frequency defined by Eq.2 as a function of superficial gas velocity for
both systems
As a conclusion, the results of spectral analysis confirm those of statistical treatments. There
are three regions and a gradual transition in pure water, while there are only two regions and a
sudden transition in the water-propanol solution. Experimental data confirm also the applicability of
spectral analysis to a differential pressure signal for the identification of flow regimes, but the PSDF
characteristics of the differential pressure fluctuations differ widely from those of a wall pressure
signal. As pressure is an integral parameter [20], the wall pressure signal is sensitive both to local
and distant phenomena, such as circulation structures and level fluctuations. These have different
characteristic lengths which are respectively a few centimeters, the reactor diameter and the reactor
height. This explains why the relation between flow pattern and pressure is not straightforward and
may be difficult to interpret [6, 20]. Although it has been mentioned before that the differential
pressure signal was probably even more difficult to interpret, the comparison of the results (Figure
5) with the literature [6, 10-11] shows that the differential pressure signal enhances the frequencies
of reactor-scale phenomena (less than 1 Hz [11]), while those of circulation patterns and other
processes are dampened (between 1-5 Hz). This is also in agreement with recent results obtained in
slurry bubble columns [21]. Using two wall pressure sensors, the authors demonstrated that
“global” pressure fluctuations constituted the frequency coherent part of the two pressure signals,
while the “local” pressure fluctuations formed the incoherent part of times series and was strongly
correlated to the size of the large bubbles. A method for separating both contributions to the
pressure signal and for estimating the large gas bubble size was also reported [21].

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As a result, the relation between the hydrodynamics and the spectra of the differential pressure
signal present only one peak and are simpler than those of a wall pressure signal, although the
differential signal is probably more complex to analyze.

3.4 Fractal analysis


Fractal analysis allows the determination of slow and rapid stochastic phenomena that are
cyclic, but non-necessarily periodic and could not be seen using a simple spectral analysis. The
most employed method to extract information about the stochastic behavior of time series of natural
phenomena has been developed by Hurst [22]. Hurst’s empirical analysis yields the estimation of
the so-called Hurst exponent H which is closely related to the local fractal dimension of time series
[23]. H can be calculated from the rescaled range R/S, expressed as a function of τ, the time lag
between two events [6, 24]. Hurst proved that R/S is proportional to τH. This relation is illustrated
by Fig. 7a for the differential pressure signal in pure water. For time series, H values range between
0 and 1. When H>1/2, the processes are said persistent or positively-correlated. This means that
they exhibit long-term trends and that the immediate future of a time series tends to be similar to its
past. When H<1/2, they are anti-persistent (or negatively-correlated) and present a short-term
memory. Consequently, the immediate future of a time series tends to oppose to its past. Finally, for
the particular case H=1/2, processes correspond to a white Gaussian noise. Sometimes, two
different slopes can be observed in the R/S vs. τ plot, which has been attributed to parallel processes
occurring at different scales [24]. The main drawbacks of this method have also been reported in the
literature: its accuracy is quite sensitive to the type of sensor [24], the results are strongly dependent
on the sensor position in the column [24] and the calculations are highly time-consuming [6].
The evolution of H values as a function of UG is reported in Figure 7b for both physico-
chemical systems. At low UG, H is around 0.6 and the signal is only slightly persistent. This
behavior is observed when UG is lower than 4 cm/s in pure water and 7.5 cm/s in the 0.05%
propanol solution, which corresponds to the homogeneous regime. In water, a sharp increase in H is
observed at 4 cm/s, followed by a gradual increase up to 7 cm/s. Conversely, a sudden rise in H is
observed in the water-alcohol medium around 7.5 cm/s. At high gas flow rate, in the established
heterogeneous regime, H is between 0.92-0.99, which is characteristic of positively correlated
processes for both systems. These results differ widely from those obtained using wall pressure
measurements [6, 12]. In this case, Hurst analysis showed that the processes were highly persistent
in the homogeneous regime and nearly stochastic in the heterogeneous flow conditions, which is
exactly the opposite of the results of this work. This behavior can be explained as follows: as

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mentioned above, the wall pressure fluctuations seem to be very sensitive to local phenomena [6].
The evolution of H describes therefore the randomness level near the probe. Consequently, H has
been reported to decrease when a liquid circulation appeared and when large bubbles were formed
by coalescence in the literature. Conversely, Figure 5 has shown that the frequency spectra of the
differential pressure signal were mainly influenced by reactor-scale phenomena (i.e., very low
frequencies). In the homogeneous flow pattern, due to the distance between the sampling points, the
correlation between the measurements of the pressure fluctuations at the two sampling points is
weak [6]. Hurst analysis applied to the differential pressure signal exhibits therefore H values close
to 1/2. When large bubbles induce high fluctuations of the dispersion level surface, pressure
fluctuations become increasingly correlated everywhere in the reactor: due to their high rise
velocities (around 0.6 m/s [10]), they may affect successively the pressure at both sampling points.
As a result, the correlation between two distant pressure signals increases [10] and the differential
pressure measurements exhibit therefore a more persistent behavior, which implies H values closer
to 1.
As a conclusion, the application of Hurst analysis to a differential pressure signal has been
shown to be effective for the analysis of flow patterns in bubble column reactors, even though the
results differ widely from those obtained using a wall pressure signal. Regime transition points have
been estimated for the two liquid phases studied in this work and they confirm previous results
(Figure 2, Figure 4 and Figure 6): an abrupt transition from the homogenous to the fully-established
heterogeneous is observed in the presence of propanol (Figure 7b), while two transition points and a
large transition region are reported in pure water (Figure 7a). Although this method seems very
effective for the determination the end of the homogeneous regime, regardless of the liquid
properties, it appears to be however less effective for detecting accurately the beginning of the
heterogeneous regime in pure water. The most surprising result is probably that the effectiveness of
Hurst analysis for regime identification seems roughly similar for wall [6] and differential pressure
sensors, although the H vs. UG plots exhibit quite different behaviors: large bubbles in
heterogeneous conditions induce anti-persistent processes in the wall pressure signal, while they
increase the coherence between two distant signals and provide a more persistent differential
pressure signal.

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100
Water, UG= 2.07 cm/s
R/S

10
Slope: 0.65
2
R = 0.999

Fig.7a

1
0.01 0.1 1 10
τ (s)

0.9
Water
Propanol 0.05%
0.8
H

0.7

0.6
Fig.7b

0.5
0 2 4 6 8 10
UG (cm/s)
Figure 7. Hurst analysis: (a) example of R/S vs. τ curve; (b) evolution of the Hurst exponent vs. UG for both systems

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3.5 Chaos analysis


Gas-liquid dispersion in bubble column reactors has been shown to behave as a chaotic
system. A chaotic system is defined as a highly non-linear deterministic system which exhibits a
great sensitivity to small modifications in initial conditions. Completely different kinds of behavior
can therefore be obtained after some time for the same system even if the initial states are almost
identical because the initial differences grow exponentially with time. The rate at which these
differences grow is a feature of the system. Three main classes of systems can be distinguished
depending on the rate of growth: when it is zero, the system is completely ordered; when it is
infinite, the system is purely stochastic; when it is strictly positive, the system is chaotic. The
behavior of a chaotic system can be plotted in a space with d dimensions corresponding to its state
variables. The number d is the embedding dimension. The part of this space where the trajectories
converge is called the attractor. It has been shown that the attractor can be reconstructed from a
times series [25]. The structure of the attractor in the space can be characterized by the correlation
dimension DC. Details on the numerical estimation of DC have already been reported elsewhere [6,
10]. This parameter has been proved to be able to detect regime transitions, using d=24, but the
main drawback of this method stems from the enormous computational time required for the
estimation of DC.
Figure 8 illustrates the evolution of DC vs. UG for both systems using a similar calculation
than in previous works [6]. For pure water, two slight negative peaks can be observed around 3.8
cm/s and 7.5 cm/s respectively which correspond roughly to the two transition points determined
previously. It is also worthy of note that the peak corresponding to the end of the homogeneous
regime seems a bit more marked than the second one. This is confirmed by the results obtained with
the coalescence-inhibiting system in Figure 8. A sharp decrease in DC is observed when UG is
higher than 7 cm/s. The difference between the peak intensity of pure water and of the water-
alcohol solution may probably be related to the difference in gas hold-up which is far higher in the
presence of propanol (Figure 2). Such results differ widely from those observed using a wall
pressure sensor [6, 10]. In this case, there was only a large negative peak that covered completely
the transition region. This behavior had been related to the development of well-defined local liquid
circulation structures that decreased the degrees of freedom of the system. Conversely, bubble flow
and established heterogeneous flow conditions had approximately the same DC value because no
well-defined structures were present. This stems from the fact that the flow presents no coherent
structures at low gas flow rate, while it is highly turbulent, erratic and exhibits unstable structures at
high superficial gas velocity [6, 8]. Consequently, the role of coherent structures prevailed only in
the transition region for wall pressure measurements. As the differential pressure signal has been

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shown to be less sensitive to purely local phenomena and coherent structures in previous sections,
data treatments that determine regime transitions mainly on the basis of the detection of stable
bubble-induced structures in the liquid phase are obviously less effective when differential pressure
measurements are involved.

12

10

8
DC

4
Water
Propanol 0.05%
2

0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1
UG (m/s)

Figure 8. Evolution of the correlation dimension as a function of UG for both systems

As a conclusion, it appears that chaos analysis based on the correlation dimension is less
effective when it is applied to a differential pressure than to a wall pressure signal in pure water, as
the evolution of the DC vs. UG plot becomes smoother, although this method detects effectively the
single transition point in the water-propanol solution. This stems probably from the strong
dependence of chaos diagnostics on the liquid macro-structures that affect only slightly the
differential pressure signal. This is also in agreement with previous results obtained in an external-
loop airlift reactor [6]: these showed smaller intensities for the negative peaks obtained from wall
pressure measurements because the overall liquid circulation reduced the influence of local coherent
structures. Considering the computational time required for DC estimation, it seems obvious that
statistical, fractal or spectral analyses have to be preferred for regime identification based on
differential pressure in bubble column reactors.

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3.6 Comparative study


The methods used in the previous sections have been compared. The results are summarized
in Table 1. They show that the two drift-flux methods give access at best to the first transition point
in pure water and that only the method of Zuber and Findlay is also effective in the water-alcohol
solution. Similarly, the effectiveness of chaos diagnostics based on dimension correlation has been
proved to be poor. Although chaos diagnostics based on the Kolmogoroff entropy could give better
results [10], this parameter has been shown recently to be closely linked to the average frequency of
pressure data [26]; consequently, its calculation is far more complicated than spectral analysis,
while it provides similar results. Conversely, a statistical analysis based on the standard deviation
and a direct spectral analysis based on the average frequency of the power spectra (Equation 2) have
been reported to be sensitive to regime transitions in both systems. Fractal analysis gives similar
results, but it presents a low sensitivity for the second transition point in pure water. Additionally,
the calculations required for the estimation of the Hurst exponent are highly time-consuming. As a
result, the Hurst method can be considered less effective than statistical or spectral treatments for
the differential pressure signal. Finally, only the spectral analysis based on fm allows the
identification of the prevailing regime without the need for varying UG. Indeed, one can consider as
a rule of thumb that fm is higher than 10 Hz in the homogeneous regime and lower than 2 Hz in
heterogeneous flow conditions when the 0-25 Hz frequency band is analyzed.

Table 1. Comparison of the different techniques used in the present work for the determination of regime
transitions in both systems.

Drift-flux [16] Drift-flux [17] σ fm H DC


Water+propanol = ++ ++ ++ ++ ++
1st (a)
2nd (b) 1st (a) 2nd (b) 1st (a)
2nd (b) 1st (a) 2nd (b) 1st (a)
2nd (b) 1st (a)
2nd (b)
Water
+ - + - ++ + ++ ++ ++ = = =

(a) refers to the transition from the homogeneous regime to transition region in pure water.
(b) refers to the transition from the transition region to the heterogeneous regime in pure water.
++ sharp transition, + transition can be detected, = blurred transition, - does not detect.

A comparison between the effectiveness of wall and differential pressure sensors is also
provided in Table 2 using previous results from the literature for wall pressure fluctuations [6]. The
results show that the Wallis method, a spectral analysis based on the PSDF shape and chaos
diagnostics are more effective for the identification of flow regime when they are applied to a wall
pressure signal, while a differential pressure signal can be more effectively treated using the drift-
flux approach of Zuber and Findlay, a statistical analysis based on σ or a spectral analysis based on

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fm. Only a fractal method based on Hurst exponent provides similar results for both types of
sensors.

Table 2. Comparison between wall pressure and differential pressure sensors for regime identification using
the results of this work and those of Vial et al. [6].

[16] [17] σ PSDF shape fm H DC


Most effective wall differential differential wall differential = wall

“wall”: wall pressure is more effective.


“differential”: differential pressure is more effective.
“=” both are similar.

4. Summary and conclusions


The transitions between flow patterns and the respective regime features have been
investigated using recent signal processing techniques applied to a differential pressure signal in a
bubble column using the classical air-water system, but also a water-alcohol solution exhibiting a
non-coalescing behavior. The results have proved that differential pressure sensors can be used for
regime identification, but also that most results obtained previously using wall pressure sensors for
the air-water system cannot be applied directly for the analysis of differential pressure fluctuations.
If statistical analysis shows the same trends for both types of sensors, transitions appear more
clearly using differential pressure measurements, while the opposite has been reported for chaos
analysis. Fractal analysis based on the Hurst exponent shows a behavior which is clearly different
from that observed with wall pressure transducers. Similarly, the characteristic frequencies of the
PSDF cannot be used for regime identification when differential pressure is involved. Conversely,
the 0.1 Hz peak intensity and the average frequency of the PSDF seem to be adequate criteria for
the determination of transition points when their evolution as a function of UG is known for
differential pressure measurements. All these results have been explained, considering that
differential pressure sensors are very sensitive to reactor-scale phenomena, such as dispersion level
oscillations, and less affected by local flow and coherent structures described in previous works [4,
6-8].
The applicability of differential pressure sensors for the identification of flow regimes in non-
coalescing media has also been demonstrated. If, as already described in the literature, regime
transition seems to be delayed by tensio-active agents, the results have shown that heterogeneous
flow is established nearly at the same superficial gas velocity for both liquid phases. In fact, a large
transition zone exists between 4.0 and 7.5 cm/s and two transition points can be defined in the air-
water system, which is in agreement with previous works. Conversely, there is only a brutal
transition from the homogeneous to the heterogeneous flow pattern in the presence of propanol. The

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transition zone does not exist and has been included in an extended homogenous flow region.
Finally, a comparison between the data treatments used in this work has shown that the drift-flux
analysis based on the Zuber and Findlay’s method, but also statistical, spectral and fractal analyses
can be used for the determination of regime transition points in the water-alcohol solution. In pure
water, it appears that the end of the bubbly flow is easier to detect than the beginning of the churn-
turbulent regime. In this case, statistical and spectral methods have been shown to be the most
effective for the estimation of the two transition points. Finally, only fm (Eq. 2) has been shown to
allow a direct identification of the prevailing flow regime using differential pressure measurements
without the need for varying superficial gas velocity, regardless the coalescence behavior of the
liquid phase, which is very interesting for the diagnostics of industrial reactors.

Appendix A. Nomenclature
d embedding dimension in chaos analysis
DC correlation dimension
f frequency (Hz)
fm average frequency defined by Eq.2 (Hz)
H Hurst exponent
PDF Probability Density Function
PSDF Power Spectral Density Function
R2 correlation coefficient
R/S Hurst rescaled range
UG superficial gas velocity (m/s)
UGL drift-flux defined in Eq.1 (m/s)

Greek letters
εG gas hold-up
σ standard deviation (mV)
τ time lag in Hurst analysis (s)

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Gourich et al./ Chemical Engineering Science (2006)/ publication accepted

Amélioration de l’estimation du coefficient de transfert d’oxygène dans une


colonne à bulles
RESUME :

Les colonnes à bulles sont des réacteurs polyphasiques qui permettent de mettre en oeuvre
des réactions chimiques et biologiques de type gaz-liquide ou gaz-liquide-solide. Leurs principaux
avantages sont : construction simple, sans mobile d’agitation, bonne stabilité thermique et peu
consommatrices d’énergie. Bien souvent, les réactions mises en jeu dans ce type de contacteur sont
limitées par le transfert de matière gaz-liquide. Celui-ci peut être quantifié à partir du coefficient
volumique de transfert KLaL. La méthode la plus utilisée pour estimer expérimentalement KLaL
utilise la technique d’oxygénation et de désoxygénation dynamiques. Cette méthode repose sur le
suivi au cours du temps du signal d’une sonde à oxygène, par exemple lors de la réoxygénation par
injection continue d’air d’un réacteur exempt d’oxygène, ou bien lors de la désoxygénation d’un
réacteur saturé en oxygène par une injection continue d’azote. La difficulté de cette méthode est que
KLaL n’est pas obtenu explicitement, mais par l’ajustement sur la courbe expérimentale d’un modèle
dans lequel KLaL est le ou l’un des paramètres ajustables. Bien qu’elle soit connue depuis les années
70, l’utilisation de cette méthode reste délicate car elle est très sensible à la fois à la position de la
sonde dans la colonne, aux dynamiques de cette dernière et des autres composantes du système
expérimental, ainsi qu’aux hypothèses sur l’hydrodynamique du réacteur. L’objectif de ce travail est
de quantifier l’impact de ces hypothèses et des différentes dynamiques du système sur les valeurs de
KLaL obtenues à partir de données expérimentales mesurées sur une colonne à bulles de laboratoire
d’un diamètre de 10 cm et d’une hauteur de 3 m pour deux milieux : air-eau et air-eau + propanol
0,05 v/v et une vitesse superficielle de gaz UG comprise entre 1 et 8 cm/s.

Nous avons comparé six modèles d’écoulement et d’analyse du transfert de matière gaz-
liquide. Le premier suppose les deux phases gazeuse et liquide parfaitement agitées. On a distingué
le modèle M1 qui néglige la dynamique de la sonde du modèle M1-kp qui en tient compte en faisant
l’hypothèse d’un comportement du premier ordre (constante de temps tp=1/kp). Dans ce travail, tp a
été mesuré indépendamment de KLaL (tp≈7 s). Le second modèle est mathématiquement identique
au premier, mais il introduit un temps t0>0 en-dessous duquel l’hypothèse de mélange parfait n’est
pas valable. Les modèles M2 et M2-kp consistent donc à appliquer respectivement M1 ou M1-kp sur
un signal tronqué de sa partie initiale (t<t0) après décalage de l’origine des temps. Le modèle M3
suppose que seule la phase liquide est parfaitement agitée et que la phase gazeuse est en écoulement
piston. Ce modèle tient compte de la position de la sonde dans la colonne. Le modèle M4 fait la
même hypothèse côté gaz, mais considère que la phase liquide est en écoulement piston dispersif.

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Gourich et al./ Chemical Engineering Science (2006)/ publication accepted

La dispersion axiale est alors modélisée par un coefficient de dispersion Dax estimé à partir de
corrélations de la littérature. Le modèle M5 reprend le modèle M4 et tient compte en plus de la
variation axiale de la pression due à la gravité et de la consommation d’oxygène dans la phase
gazeuse. Enfin, le modèle M6 reprend le modèle M4 en ajoutant une constante de temps ti qui tient
compte de la dynamique des éléments du montage autres que la sonde à oxygène et que l’on
supposera indépendante de UG. L’optimisation s’effectue à la fois sur KLaL et ti, mais un algorithme
développé dans ce travail a permis d’optimiser ti à partir des courbes de réoxygénation obtenues sur
un minimum de trois valeurs différentes de UG.

Si les modèles M1, M2 et M3 admettent des solutions analytiques explicites et peuvent être
résolus par des méthodes d’optimisation à un paramètre (KLaL) pour M1 et M3 et à deux paramètres
(KLaL et t0) pour M2, les modèles suivants sont décrits par des systèmes d’équations algébro-
différentielles et nécessitent un couplage entre la méthode d’optimisation et un algorithme de
résolution des systèmes d’équations aux dérivées partielles à deux variables (le temps et une
dimension d’espace, z). Dans ce travail, les calculs ont été effectués avec le logiciel Matlab®.

La comparaison entre les modèles M1 et M1-kp a montré qu’on ne peut s’affranchir de


l’implication de la dynamique de la sonde car KLaL et kp sont du même ordre de grandeur. Le
modèle M1 sous-estime donc KLaL, d’autant plus que UG est élevé. En revanche, les valeurs de KLaL
issues du modèle M2 semblent inférieures à celles provenant du modèle M2-kp. En effet, ce dernier
nécessite l’optimisation couplée de deux paramètres ajustables et ne permet pas d’obtenir des
estimations fiables de KLaL. En fait, t0 est un paramètre empirique qui intègre l’ensemble des
dynamiques du système expérimental autres que le transfert de matière gaz-liquide. Il semble
préférable dans ce cas d’inclure celle de la sonde dans t0 plutôt que de l’individualiser. En revanche,
la dynamique de la sonde doit être prise en compte dans les autres cas. Ainsi, tous les modèles à
partir de M1-kp inclus, supposent une dynamique du premier ordre pour la sonde à oxygène. Si l’on
compare maintenant les modèles M2 et M1-kp, on constate que le premier prédit que KLaL est plus
élevé. Cela provient du fait que t0 corrige au moins partiellement l’hypothèse de mélange parfait qui
est fausse dans une colonne de rapport (H/D) élevé à faible vitesse de gaz avec une sonde à oxygène
placée à 1,4 m du fond.

Comme attendu, la comparaison des modèles M3 et M4 montre que l’estimation de KLaL est
maximale lorsqu’on applique M4 sans dispersion axiale (Dax=0, liquide en écoulement piston pur)
et minimale pour M3 (liquide parfaitement mélangé). Lorsque Dax est estimé par des corrélations de
la littérature, les résultats sont très proches de ceux obtenus pour Dax=0. La comparaison des
modèles M2, M3 et M4, montre que M2 est proche de M4 lorsque les vitesses de gaz sont faibles,

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Gourich et al./ Chemical Engineering Science (2006)/ publication accepted

mais qu’il est plus proche de M3 à vitesse de gaz élevée. En général, les valeurs de KLaL dans l’eau
pure sont toujours inférieures ou égales à celles en présence du propanol. Le modèle M5, nous a
permis de montrer que les effets de la gravité et de la consommation d’oxygène par le transfert
pouvaient être négligés lorsque la hauteur de dispersion est inférieure à 2,5 m, d’autant plus qu’ils
agissent dans des sens opposés et tendent à se compenser. Enfin, le modèle M6 a permis de réduire
l’écart entre les courbes expérimentales et les prédictions (avec ti=1,5 s) et a montré que la
dynamique des éléments du montage autres que la sonde joue un rôle important à vitesse de gaz
élevée.

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Gourich et al./ Chemical Engineering Science (2006)/ publication accepted

Improvement of oxygen mass transfer estimation from oxygen concentration


measurements in bubble column reactors

B. Gouricha,e*, C. Vialb, N. El Azherc, M. Belhaj Soulamid, M. Ziyade

a
Laboratoire de Génie des Procédés, Ecole Supérieure de Technologie de Casablanca, BP 8012, Oasis
Casablanca, Maroc (corresponding author, Tél.: +212 22 23 15 60/65; fax: +212 22 25 22 45. Email address
: gourich@est-uh2c.ac.ma)
b
Laboratoire de Génie Chimique et Biochimique, Université Blaise Pascal, 24 Avenue des Landais, BP 206,
F-63174, Aubière Cedex, France.
c
Laboratoire de Sciences de l’Environnement, Faculté des Sciences et Techniques de Settat, B.P. 577 Settat,
Maroc.
d
Laboratoire de Génie des Procédés et d'Environnement, ENIM BP 753 Agdal Rabat, Maroc.
e
Département de Chimie, Faculté des Sciences, Université Mohammed V, Avenue Ibn Battouta, BP 1014,
Rabat, Maroc.

Abstract
The usual gassing-in and gassing-out method was applied in a small scale bubble column using
both pure water and a coalescence-inhibiting liquid mixture that represents the coalescence
behaviour of biological media. The oxygen concentration curves were analyzed on the basis of the
characteristics times of the system, including those of the hydrodynamics of the two phases, the
sensor dynamics and the system inertia when the gas composition is modified. The sensitivity of
KLaL values to these characteristic times was examined. The results showed that the estimation of
KLaL strongly depends on the assumptions made on the probe dynamics, but also on those on the
transit time of the gas phase from the sparger to the probe and mixing conditions in the liquid phase,
regardless of the superficial gas velocity. The system inertia plays also a critical role when gas hold-
up is higher than 20% and cannot be neglected in this case. A numerical procedure was developed
to estimate the characteristic time of the system inertia, using the assumption that this inertia is
nearly independent of superficial gas velocity. Conversely, the effects on KLaL of oxygen depletion
in the gas phase and axial evolution of pressure due to gravity were shown to be always negligible
with the relatively small scale bubble column used in this work.

Keywords: Bubble column; Hydrodynamics; Mass transfer; Oxygen sensor dynamics; Coalescence
behaviour.

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1. Introduction
Bubble columns are multiphase reactors in which a gas phase is dispersed in form of small
bubbles into a continuous liquid phase. Such reactors find applications in the process industries to
carry out kinetically slow gas-liquid chemical and biochemical reactions, as liquid hold-up is high.
They have been also used for a long time in wastewater treatments (see, e.g., Chisti, 1998;
Debellefontaine, 1999), but their use has also been reported as photobioreactors for algal culture for
almost 20 years (see, e.g., Sánchez Mirón et al., 2000,2002,2003; Ancién Fernández et al., 2001;
Luo et al., 2003) or single cell protein production (Deckwer, 1992; Hosseini et al., 2003),
bioleaching of minerals ores (García-Ochoa et al., 1999) and gas-liquid precipitation (see, e.g., Haut
et al., 2004; Al-Tarazi et al., 2005). They offer many advantages over other kinds of multiphase
bioreactors: simple construction, no mechanically moving parts, good heat and mass transfer
properties, high thermal stability, good mixing, low power requirements and hence low construction
and operation costs (Deckwer, 1992).
In the design and scale-up of bubble columns, mass transfer still constitutes one of the decisive
factors. This is particularly the case in biochemical applications where the mass transfer of oxygen
and/or carbon dioxide is often the limiting step of the operation: this physical step governs indeed
the access to nutritive compounds, such as oxygen and carbon, and therefore the growth of
cultivated micro-organisms. Mass transfer is usually described using the volumetric mass transfer
coefficient KLaL. Consequently, the amount of dissolved gas is limited simultaneously by the gas
solubility, the gas consumption rate by the chemical reactions involved and KLaL. The accuracy of
KLaL estimation is therefore critical.
The available information on KLaL in bubble columns is substantial in the literature from the 70s
till now. It includes first specific papers taking into account the effects of operating conditions or
liquid and gas phase properties, such as the rheological properties of the liquid phase, gas density
and surface properties (see, e.g., Akita and Yoshida, 1973; Hikita et al., 1981; Koide et al., 1984;
Nigam and Schumpe, 1987; Öztürk et al., 1987; Popovic and Robinson, 1989; Wilkinson et al.,
1991; Suh et al., 1991; García-Ochoa et al., 1997; Terasaka and Shibata, 2003; Vandu and Krishna,
2003; Vasconcelos et al., 2003; Vandu et al., 2004a,b,c; Painmanakul et al., 2005; Mouza et al.,
2005), but it includes also general papers on bubble column reactors (see, e.g., Shah et al., 1982;
Heijnen and Van’t Riet, 1984; Deckwer and Schumpe, 1993). However, the accurate prediction of
the mass transfer coefficients still remains difficult due to the strong dependence of mass transfer
performance on reactor geometry (particularly the method used for gas distribution), operating
conditions (e.g., gas and liquid flow rates) and liquid phase properties. Actually, there is a strong
interplay between hydrodynamics, mixing, mass transfer and reactor performance that can be

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Gourich et al./ Chemical Engineering Science (2006)/ publication accepted

dramatically modified by small amounts of coalescence-inhibiting agents, such as proteins (see,


e.g., Hu et al., 2003), which is currently the case in biological media. These affect both the bubble
coalescence and break-up processes, but this effect remains difficult to quantify. As a result, mass
transfer coefficients are not directly adjustable. Additionally, KLaL values may also depend on the
experimental method used for their estimation. This explains why KLaL measurements are still
needed and can be currently found in the recent literature, for example at elevated pressure (see,
e.g., Letzel et al., 1999; Maalej and Benadda, 2003), in gas-liquid-solid systems (García-Ochoa et
al., 1997; Vandu and Krishna, 2003; Vandu et al., 2004a), or in the presence of surfactants
(Painmanakul et al., 2005), bacteria, yeasts or fungi (Galaction et al., 2004).
A rapid review of the recent literature shows that the dynamic gassing-in and gassing-out
method is still the most commonly used for oxygen mass transfer estimation (Sánchez Mirón et al.,
2000; García-Ochoa et al., 1997; Vasconcelos et al., 2003; Vandu and Krishna, 2003; Vandu et al.,
2004a,b,c). This method and its limitations have been widely described in the literature since the
early 70s (see, e.g., Akita and Yoshida, 1973; Deckwer et al., 1974; Hikita et al., 1981; Keitel and
Onken, 1981; Popovic and Robinson, 1989; Merchuk et al., 1990; Gaddis, 1999). It is based on one
or several oxygen electrodes used to monitor the change in dissolved oxygen concentration in the
liquid phase over time during oxygen absorption or desorption. When only one probe is used, which
is most often the case, this method is however tricky because it depends strongly on three
parameters:
- the position of the probe in the reactor;
- the assumption on hydrodynamic conditions;
- the modelling of probe dynamics.
For the probe position, there is a large variability in the literature: oxygen sensor could sometimes
be placed close to the gas sparger (for example 5 cm from the sparger in the bubble column (Vandu
et al., 2005) and 10 cm (Vandu and Krishna, 2004c). In this case, mass transfer is measured in the
region where the primary gas distribution prevails, which may widely differ from the bubble size
distribution in the bulk. This may occur particularly when the gas is not uniformly distributed, for
example when a single-orifice nozzle is used. However, such a situation occurs sometimes even
when the gas is uniformly distributed: for example, when a porous plate is used in coalescing
media, rapid coalescence occurs and bubble size distribution may widely change in the first 10 cm
above the distributor. Conversely, when the probe is far from the sparger (Sánchez Mirón et al.,
2000; Vandu et al., 2004a), there may be a time lag between the change in gas composition and the
start of the effective measurement at the probe level. Although these phenomena are known for a
long time, the probe position is rarely mentioned in the literature; this is mainly due to the fact that

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Gourich et al./ Chemical Engineering Science (2006)/ publication accepted

established perfectly mixed conditions are usually assumed in the liquid phase (Popovic and
Robinson, 1989; Letzel et al., 1999; Vasconcelos et al., 2003; Vandu and Krishna, 2003; Vandu et
al., 2004a,b,c): only a few papers have introduced a non-instantaneous reestablishment of
hydrodynamic steady-state conditions after starting the measurements in KLaL estimation (Sánchez
Mirón et al., 2000). Similarly, only a few papers have suggested the use of alternative models to
account for non-ideal liquid phase mixing (García-Ochoa et al., 1997; Dhaouadi et al., 1997).
Conversely, the sensor response time has usually been taken into account using a first-order
model (see, e.g., Merchuk et al., 1990; Letzel et al., 1999; Vasconcelos et al., 2003; Vandu and
Krishna, 2003; Vandu et al., 2004a,b,c, 2005), except in a few papers (see, e.g., Sánchez Mirón et
al., 2000). The characteristic time of commercial fast oxygen electrochemical sensors, tp, ranges
generally around 5 s. Consequently, the dynamics of the oxygen sensor can be neglected only if the
characteristic time of mass transfer, tf = (KLaL)-1, is higher than 10⋅tp ≈ 50 s. When the sensor
response is not fast enough, which is currently the case in bubble columns (where 10 < tf < 100 s),
oxygen concentration measurements correspond to a second-order process due to the probe
influence.
As a conclusion, although KLaL measurements have been carried out for a long time in chemical
and biochemical reactors, it is really surprising that in most papers published recently on mass
transfer, there is only a very short discussion on the impact of probe position and on the
hydrodynamics model when only one oxygen sensor is used. Although it is true that the assumption
of perfect mixing is the only one that provides analytical solutions, there are now a few commercial
(such as Matlab, The MathWorks, USA) or free (such as Scilab, INRIA, France) software packages
available for solving systems of initial-boundary ordinary differential equations (ODEs) or of one-
dimensional partial differential equations (PDEs) coupled with optimization routines. These may
avoid complex programming and their routines can be readily adapted to the most common types of
chemical reactors.
The objective of this paper is therefore to improve the analysis of mass transfer measurements in
a bubble column reactor by analyzing the sensitivity of KLaL values to the usual assumptions on
mixing conditions in the two phases, on oxygen sensor dynamics and on other phenomena that can
contribute to the system inertia during dynamic measurements. In this way, the usual gassing-in and
gassing-out method will be applied using both pure water and a coalescence-inhibiting liquid
mixture as a function of superficial gas velocity to take into account the coalescence behaviour of
the liquid phase.

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2. Experimental set-up and measuring techniques


2.1. Experimental set-up
The experiments were carried out in a cylindrical semi-batch bubble column made of
plexiglas of 10 cm internal diameter and 3 m height (Fig.1). The clear liquid height was always
equal to 1.66 m. The gas phase was dispersed through a multiple-orifice nozzle with 76 holes of 0.5
mm diameter, uniformly distributed on the surface of the distributor. Gas flow rate was controlled
using a calibrated rotameter (Brooks, Model 1355, USA) and the superficial gas velocity UG could
be varied between 0.6 and 8.7 cm/s. The liquid phase could be either tap water or a 0.05% (v/v)
propanol aqueous solution which simulates the behaviour of biological mixtures, while air was
always used as the gas phase. Experiments were always carried out at room temperature ad
atmospheric pressure. Propanol molecules play the role as surfactants due to their polar –OH group
and the hydrophobic carbon chain (Jamialahmadi and Müller-Steinhagen, 1992; Camarasa et al.,
1999); they may therefore inhibit bubble coalescence and favour foaming, like proteins in biological
media.

DO-meter

Voltmeter
Oxygen
probe

Manometer Converter (mA/V)


M ∆P

.
mA/V
Pressure sensor

Rotameter

PC + RTI-815
Compressor
Nitrogen Multi-orifice
distributor

Valve Air filter

Figure 1. Experimental set-up

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2.2. Measuring techniques


The average gas hold-up was measured by the usual manometric method (Camarasa et al.,
1999; Letzel et al., 1999; Vandu and Krishna, 2003). Neglecting the acceleration and wall-friction
contribution in momentum balance and with ρG << ρL, the average gas hold-up can be deduced by
the following expression
∆P
εG = 1 − (1)
ρ L .g.∆h

where ∆P is the differential pressure between the two sampling ports located at 0.5 m and 1.5 m
above the distributor in Fig.1 (∆h=1 m in this work). Pressure measurements were performed using
a differential pressure sensor (Rosemount Inc., 1151DP, USA) that offers ±0.2% full-scale accuracy
for the range 0-74.6 mbar. The 4-20 mA analog signal was converted into a 0-10V signal, digitized
and finally recorded using a PC. The pressure signal was sampled with the frequency of 50 Hz and
a total acquisition length of 10000 points for each measurement using a home-made Fortran
program.
Oxygen mass transfer measurements were carried out using the dynamic oxygenation
method based on nitrogen desorption followed by reoxygenation by air. The dissolved oxygen
concentration, CL(t), in the batch liquid phase was measured using a dissolved oxygen electrode
(WTW Cellox 325) located far (hp=1.4 m) above the distributor. This was connected to a DO-meter
(WTW OXI 197-S). The signal was recorded using a computer and a RTI-815 A/D acquisition
system. The time constant of the oxygen electrode (kp) was measured using the method applied by
Vandu and Krishna (2003) and Vandu et al. (2004a,b,c). The effect of the sensor dynamics could be
taken into account by assuming a first-order model for the probe response using kp=1/tp (see, e.g.,
Merchuk et al., 1990; Vandu and Krishna, 2003):
dC p
= k p (C L − C P ) (2)
dt
In this case, the oxygen concentration measured by the probe Cp(t) could widely differ from CL(t) in
the reactor, as the probe acted as a first-order linear filter with a time delay equal to tp. Otherwise,
Cp(t)=CL(t). An example of an experimental Cp(t) curve is reported in Fig. 2.
In this work, KLaL values were estimated by adjusting the predicted oxygen concentration at the
probe level on experimental Cp(t) data, using one of the models described in section 3 and the
commercial software Matlab 6.5 (The MathWorks, USA). The ode45 function (Runge-Kutta
algorithm) was used to solve ODE systems, while the pdepe function was applied to one-

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dimensional PDE systems. Optimization was carried out using the simplex method (fminsearch
function in the Optimization Toolbox).

1.2
UG = 0.016 m/s
1

0.8
Cp/C*

0.6

0.4

0.2

0
0 100 200 300 400 500
Time (s)

Figure 2. Example of normalized experimental Cp(t) curve

3. Mass transfer modelling


The classical assumptions of oxygen mass transfer were assumed: the Whitman's two-film
model was applied; the overall mass transfer coefficient was considered approximately equal to the
mass transfer coefficient in the liquid boundary layer; the tabulated Henry’s constant at 20°C,
He20=10.16×104 Pa.m3/mol (Lühring and Schumpe, 1989), was used to estimate oxygen solubility
C* from the oxygen concentration in the gas phase CG, which gave access to the following relation:
He 20
C G = m ⋅ C * with m = (3)
RT
Negligible oxygen depletion in the gas phase due to mass transfer was also assumed, except in
Model 5 (see section 3.5). In the following paragraphs, initial conditions will be provided only for
reoxygenation conditions, even though KLaL could be estimated both from reoxygenation and
desoxygenation experiments. The initial and boundary conditions for desoxygenation can be easily
deduced from those for reoxygenation.
The estimation of KLaL from the oxygen curves can be described as the extraction of an
information with a characteristic time tf = (KLaL)-1 from a dynamic signal. This signal results from
several physical phenomena with different characteristic times; of course, these can have either a
different or a similar order of magnitude as tf. Some of them have already been described above,
such as the characteristic time of the sensor tp=1/kp. Other characteristic times concern mainly the
hydrodynamics of the column. The first, but usual assumption in bubble columns is to consider that

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both phases are perfectly mixed (Popovic and Robinson, 1989; Merchuk et al., 1990; Letzel et al.,
1999; Sánchez Mirón et al., 2000; Vasconcelos et al., 2003; Vandu and Krishna, 2003; Vandu et al.,
2004a,b,c). This means that mixing is assumed to be very fast. This is generally true under steady-
state conditions because these reactors are used to carry out slow gas-liquid reactions; the
characteristic time of chemical or biochemical reactions, tr, is therefore higher than the mixing time,
tm (Deckwer and Schumpe, 1993). However, tm in the liquid phase lies between 10-100 s in bubble
column and airlift reactors (Choi et al., 1996), which is the order of magnitude of tf under dynamic
conditions. In this case, non-ideal mixing conditions should be taken into account. Additionally, the
mixing times in the gas phase (tmG) and the liquid phase (tmL) may widely differ.
Finally, the last family of phenomena that may affect dynamic oxygen measurements
correspond to the “system inertia”: this involves mainly the non-ideality of the input signal due to
the limitations of the experimental setup. Although the time lag due to the volume of the gas flow
line that can be taken into account, the response time of pneumatic valves induces another time lag
between the computer time and the real experimental that is independent of gas flow rate.
Additionally, all mass transfer models assume a perfect step input for the gas phase, but this does
not exist from an experimental point of view. When the volume of the gas flow line is taken into
account, this effect is also a weak function of gas flow rate and it depends again mainly on the
valve. Conversely to mixing times, the characteristic time of system inertia (ti) ranges probably
around one second and is therefore lower than the mixing times and than tf; however, it is closer to
tp and presents the same property: it is nearly independent of the superficial gas velocity.
Additionally, while mixing times and tf decrease when UG increases, the influence of ti and tp on the
signal should grow with UG.
As a result, the assumptions usually found in the literature for the estimation of KLaL values
from dissolved oxygen measurements can be analyzed in two classes as follows:

1. Perfectly mixed conditions are usually assumed for both phases: this means that tmL, tmG and
ti are neglected. Only the probe dynamics (tp) is generally taken into account.

2. When the time necessary for the reestablishment of hydrodynamic steady-state conditions
after starting the measurements (t0) is included in KLaL calculation, it is an “integral time”
that is a complex function of ti, tmL, tmG and sometimes tp (Sánchez Mirón et al., 2000); its
estimation is therefore quite empirical.

The models developed below will be aimed at analyzing the respective influence of each of these
characteristic times and the consequences of the assumptions described above.

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3.1. Model 1: Perfectly mixed reactor


In this case, ti=tmL=tmG=0. KLaL may be estimated using either Eq.(4) when probe dynamics is
assumed to be very fast (model M1)

Cp
C*
[
= 1 − exp − K L a L ⋅ t ] (4)

or Eq.(5) when probe dynamics is taken into account (model M1-kp).

Cp
C*
= 1 −
1
k p − KLa L
[
k p exp(− K L a L ⋅ t ) − K L a L ⋅ exp(− k p t ) ] (5)

One can check that Eq.(4) can be obtained from Eq.(5) when kp tends to infinity.

3.2. Model 2: Perfectly mixed reactor with transient hydrodynamic effects


In this model, one considers that there is a time lag, t0, during which perfectly mixed
conditions cannot be assumed which is a function of UG. As mentioned above, this integral time is a
lumped parameter which is a complex function of ti, tmL, tmG and sometimes tp. As a result, t0 has no
meaning per se and cannot be estimated a priori, even though this method has been reported to
improve KLaL estimation when KLaL approaches kp (Merchuk et al., 1990). In this work, t0 was
therefore calculated using a two-parameter optimization method by adjusting simultaneously KLaL
and t0. When probe dynamics is included in t0 (model M2), Eq.(4) becomes (Sánchez Mirón et al.,
2000):
C p − C0
C * −C 0
[ ]
= 1 − exp − K L a L ⋅ (t − t 0 ) (6)

where C0 is the oxygen concentration when perfect mixing can be applied (t > t0). This corresponds
to the truncation of the beginning of the oxygen response curve when t < t0. In Eq.(6) and Eq.(7), it
is however possible to neglect C0, but only if t0<<tf and/or C0<<C*. In fact, C0 could be neglected
when it was lower than 0.1⋅C*, which was almost always the case in this work.
Similarly, Eq.(5) can be transformed into Eq.(7) when probe dynamics (tp) and other transient
phenomena (t0) are treated as independent variables (model M2-kp).

Cp − C0
C * −C 0
= 1 −
1
k p − K La L
[
k p exp(− K L a L (t − t 0 )) − K L a L exp(− k p (t − t 0 )) ] (7)

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3.3. Model 3: Perfectly mixed liquid phase with plug flow for gas phase
This assumption was applied by Vandu et al. (2005) and a similar assumption for the gas phase
was used by Dhaouadi et al. (2001) for an airlift reactor, but coupled with the same plug flow model
(PFM) for the liquid phase. The introduction of the plug flow model for the gas phase sounds
justified in airlift reactors and in bubble columns when the oxygen sensor is far from the sparger.
This approximation corresponds physically to the introduction of an imposed mixing time tmG for
the gas phase expressed as
εG ⋅ h p
t mG = (8)
UG
where hp is the distance between the probe and the sparger, while tmL=ti=0 and tp is taken into
account by Eq.(2). Equation (8) corresponds to the mean transit time of the gas phase from the
sparger to the probe.
In model 3, the oxygen concentration in the gas phase depends both on time and axial position
in the reactor, CG(z, t). As oxygen depletion due to mass transfer is neglected, the evolution of CG is
governed by the following PDE:
∂C G U G ∂C G
+ ⋅ =0 (9)
∂t ε G ∂z
However, as Eq.(9) leads generally to numerical instability, the analytical solution was calculated
and directly included in the model. This is based on an Heaviside function H(t), which is defined as
H(t)=0 when t<0 and H(t) =1 when t>0. The result is

U   t z 
C G (z, t ) = C G 0 ⋅ H G ⋅ t − z  = C G 0 ⋅ H − (10)
t 
 εG   mG h p 
Then, CL(t) could be deduced using
dC L C 
= K L a L ⋅  G − C L  (11)
dt  m 
with the initial condition
CL(t=0)=0 (12)
In Eq.(11), CG is the volume-averaged oxygen concentration in the gas phase in the reactor,

expressed as
1 Z
CG (z, t ) = ⋅ ∫ C (z, t ) ⋅ dz (13)
Z 0 G
where Z is the dispersion height. Probe response can be taken into account by adding Eq.(2) to
Eq.(10-13).

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3.4. Model 4: Axial dispersion model for liquid phase and plug flow model for gas phase
The axial dispersion model (ADM) has been applied for a long time to the liquid phase of
bubble columns (see, for example, Deckwer et al., 1983), but its use has decreased over time and it
is rarely found in the recent literature on oxygen mass transfer in bubble columns, except for
example in García-Ochoa et al. (1997). As the axial dispersion in the gas phase is far lower than that
in the liquid phase, PFM (Eq.10) can still be applied to the gas phase, but oxygen concentration in
the liquid phase CL(z, t) depends now on the axial position in the reactor with Cp(t) = CL(z=hp, t).
Therefore, one has ti=0, while tmG is given by Eq.(8) and tmL presents a finite value that results from
the following set of equations. Thus, CL(z,t) is governed by the following PDE

∂C L C  2
∂ CL
= KLa L ⋅  G 
− C L + D ax (14)
∂t  m  ∂z
2
 
where Dax is the axial dispersion coefficient in the liquid phase. The initial condition is
∀z, CL(z, t=0) = 0 (15)
and the boundary conditions are
∂C L ∂C L H0
∀t, =0 and = 0 using Z = (16)
∂z z =0 + ∂z z = Z− 1 − εG
The resulting system can be solved along with Eq.(17) for probe dynamics estimation.
dC p
dt
[
= k p ⋅ C L (h p , t ) − C P ] (17)

For axial dispersion in the liquid phase, the attempts to optimize simultaneously Dax and KLaL
values were unsuccessful due to the far lower sensitivity of the objective function to Dax than KLaL,
which is in agreement with the literature (Deckwer et al., 1983). The simultaneous optimization of
Dax and KLaL seems possible only when it is conducted on several oxygen sensor signals recorded
simultaneously in the reactor (García-Ochoa et al., 1997). As a result, only a one-parameter
optimization pattern was applied for KLaL and correlations from the literature were used to estimate
Dax in this work. Using the review of Vial (2000), it appeared that there was a good agreement
between the predicted Dax values from ten correlations (less than ±0.003 m2/s around the mean
value for each UG) for small diameter bubble columns and low gas velocities (lower than 0.09 m/s).
This is in agreement with the results of Krishna et al. (2000). As a conclusion, the correlation
provided in Deckwer et al. (1974) was used in this work; it is reported in Eq.(18)

Dax = 0.678 ⋅ D1.4


C ⋅ UG
13
(18)

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where DC is the column diameter. However, this equation has been established in the air/water
system and its applicability for the 0.05% propanol solution is not certain. As this work deals with a
batch liquid phase in a bubble column, plug flow (Dax=0) should not be applied to describe mixing
in the liquid phase, but this situation can be considered as the limit when axial dispersion is weak.

3.5. Model 5: Axial dispersion model for both phases with oxygen consumption due to mass transfer
and pressure evolution
This model is similar to model 4 in terms of characteristic times. However, two additional
phenomena that can affect the evolution of oxygen concentration in the gas phase are taken into
account:
- the axial pressure evolution with z due to gravity P(z);
- the consumption of oxygen in the gas phase due to mass transfer.
In this work, the influence of these two phenomena have been studied and quantified independently.
For the pressure P(z), modeling consists in a simple modification of Eq.(10):
U  P (z)
CG ( z, t ) = C G0 ⋅ H  G ⋅ t − z  ⋅ (19)
 εG  P0
using the following approximation for steady-state hydrodynamic condition
( ( ) )
P(z ) = P0 + ρ L ⋅ g ⋅ H 0 − 1 − ε G ⋅ z (20)
in which H0 is the clear liquid height and P0 correspond to atmospheric pressure. This assumption
has been used by Dhaouadi et al. (2001) for tall reactors.
For oxygen consumption due to mass transfer, modeling consists in substituting Eq.(10) by
Eq.(21) in Model 4

∂C G U G ∂C G ∂ 2 C G (1 − ε G ) C 
+ ⋅ = DG ⋅ − ⋅ K La L ⋅  G − CL  (21)
∂t ε G ∂z ∂z 2
εG  m 
in which DG is the axial dispersion in the gas phase which is always neglected because it is far
lower than Dax. This has been used for example by García-Ochoa et al. (1997), Dhaouadi et al.
(2001), Vandu et al. (2005). Equation (21) can be solved using the initial condition given by Eq.(22)
∀z, CG(z, t=0) = 0 (22)
together with the boundary conditions provided by Eq.(23) when DG is negligible:

∂C G H0
∀t>0, C G (z = 0, t ) = C G0 and = 0 using Z = (23)
∂z z = Z− 1 − εG

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3.6. Model 6: Axial dispersion model for liquid phase and plug flow model for gas phase with t0
This model derives both from model 2 and model 4. As model 2, it takes into account all the
characteristic times of the system. However, it is based on the equation of model 4 in which a
constant ti which does not depend on UG is added. As system inertia affects mainly the initial
conditions of the gas phase, this consists in a simple modification of Eq.(10), as follows:
U 
( )
C G (z, t ) = C G 0 ⋅ H G ⋅ t − t i − z  (24)
 εG 
The time ti can be optimized using the simultaneous optimization of KLaL values on several oxygen
response curves obtained at different UG values. The objective function for the optimisation of ti is
the sum of the objective functions estimated for the different KLaL obtained. A minimum set of
three files was used. The algorithm is presented schematically in Fig.3.

Initialization

ti

Read data (UG1, Cp1) Optimize KLaL(UG1) Objective 1

Read data (UG2, Cp2) Optimize KLaL(UG2) Objective 2


No

Read data (UG3, Cp3) Optimize KLaL(UG3) Objective 3

Optimal? Objective ti +
yes

Optimal ti, KLaL(UG1), KLaL(UG2), KLaL(UG3)

Figure 3. Algorithm used for model 6; example with three experimental Cp curves (Cp1, Cp2, Cp3)
corresponding to three superficial gas velocities (UG1, UG2, UG3), respectively

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4. Results and discussion


4.1. Preliminary results on gas hold-up

Experimental gas hold-up (εG) values were measured for pure water and the aqueous propanol
solution and reported in Fig.4. These will be used in the models described previously in section 3 to
estimate KLaL values. The results show that similar εG values are obtained for both systems when
superficial gas velocity is lower than 3 cm/s, but that they differ widely for higher gas flow rate
because of the coalescence-inhibiting behaviour resulting from the addition of propanol. This shows
also that the primary bubble size is nearly similar for the two systems with the sparger used in this
work at low gas velocity. Experimental results confirm that propanol concentration is higher than
the critical micellar concentration, which means that a further addition of propanol does not affect
significantly εG (Fig.4). Similarly, the influence of the carbon chain lengths of the aliphatic alcohols
is reduced in the range of gas velocity studied, even at high gas hold-up except for methanol at high
gas flow rate (Fig.5).

0.6
Homogeneous Heterogeneous
0.5 regime regime

0.4
εG

0.3 Propanol 0.01%


Propanol 0.05%
water Heterogeneous
0.2 regime

Transition
0.1
Homogeneous regime
0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12
UG (m/s)

Figure 4. Evolution of gas hold-up with superficial gas velocity for pure water and for the 0.5% (v/v)
propanol aqueous solution; influence of propanol concentration

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0.6
Methanol 0.05%
Propanol 0.05%
0.5 Butanol 0.05%

0.4
εG

0.3

0.2

0.1

0
0 0.02 0.04 006 0.08 0.1 0.12
UG (m/s)

Figure 5. Influence of the carbon chain length of aliphatic alcohols on the evolution of gas hold-up with the
superficial gas velocity

Regime transitions in the bubble column have been examined in detail in Gourich et al. (2005).
Classically, both the homogeneous and the heterogeneous flow patterns separated by a transition
region have been observed (Zahradník et al., 1997; Vial et al., 2000). Homogeneous flow conditions
prevail at low gas flow rate and are characterized by a narrow bubble size distribution, a radially-
uniform gas hold-up and minor bubble-bubble interactions. At high gas flow rate, the heterogeneous
regime is observed. It consists of wide bubble size distributions and marked radial gas hold-up
profiles, while the liquid phase is highly turbulent. Large bubbles with high rise velocity are formed
by coalescence, which reduces the influence of the gas distributor. These two patterns are separated
by a transition region in which the development of a liquid circulation pattern has been reported by
Mudde et al. (1998) and Vial et al. (2001). The results of Gourich et al. (2005) have shown the
presence of a large transition region in the air/water system which nearly disappears in the
coalescence-inhibiting system. The regime limits have been reported in Fig. 4. As a result, the
investigation of KLaL values will cover the two most common coalescence behaviours and the three
flow patterns observed in bubble columns.

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4.2. Mass transfer analysis

4.2.1. Influence of tp and of the use of the integral time t0

This study involves model 1 and model 2. Preliminary experiments have shown that kp=0.14
s-1 and that tp≈7 s using the method described in section 2.2. This value does not differ significantly
between pure water and the propanol aqueous solution and is in agreement with other works which
used a similar WTW electrode (Terasaka et al. 1998; Fadavi and Chisti, 2005). As expected, the
results show clearly that the probe response dynamics cannot be neglected because KLaL and kp
have the same order of magnitude for model 1, except at very low gas flow rate. For information
purpose, the impact of the assumption “tp=0” is presented in Fig.6 (M1 versus M1-kp). The
discrepancy is less than 10% for UG=0.007 m/s because KLaL ≈ kp/10, but it increases continuously
with UG and the underestimation reaches 40% when UG=0.087 m/s. It is similar for water and the
propanol aqueous solution. As a conclusion, tp cannot be neglected in this work.
However, the most interesting results are obtained with model 2 with tp=0 (M2) and with
tp=7 s (M2-kp). One should not forget that even when tp=0 is assumed in this case, probe dynamics
may be taken into account in the optimized integral time lag t0 of M2. The results are reported in
Fig.7 and compared to the KLaL values obtained using M1-kp. The comparison between (M1-kp) and
(M2) shows that KLaL estimations are 20% higher for water using M2 in the homogeneous and the
established heterogeneous regimes, and about 30-40% higher in the transition region. For the
propanol solution, the situation is worse: KLaL is nearly multiplied by a factor 2 just before the end
of the homogenous regime when M2 is applied. However, including Eq.(2) in M2 (M2-kp) leads to
even more severe discrepancies: the ratio of KLaL values from M2-kp to those from M1-kp rises to
nearly 2 for water and lies between 3 and 4 for the propanol solution at high superficial gas velocity
(Fig.7). It is worthy of note that the model changes completely the comparison between water and
the mixture: with M1-kp, KLaL values for the propanol solution and pure water are similar, but
slightly smaller for propanol; with M2, they are also similar, but slightly higher for propanol and a
peak appears around 0.06 m/s; with M2-kp, KLaL values for the propanol solution are far higher than
those for water and the peak behaviour around 0.06 m/s is enhanced. Additionally, while the probe
dynamics seems fast enough for M1, M1-kp and M2, KLaL values around 0.20 s-1 for the propanol
aqueous solution and 0.15 s-1 for pure water for M2-kp in Fig.7 show that a faster probe should be
required for a correct KLaL estimation at high UG values. This confirms that an adequate description
of oxygen response curves is required to estimate accurately KLaL.

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0.09
0.08
0.07
0.06
KLaL (s-1)

0.05
0.04
water - M1
0.03
water - M1 - kp
0.02
propanol - M1
0.01 propanol - M1 - kp
0.00
0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10
UG (m/s)

Figure 6. Impact of kp on KLaL estimation for water and the propanol aqueous solution

0.25
water - M1 - kp

0.20 water - M2 - kp
propanol - M1 - kp

0.15 propanol - M2 - kp
KLaL (s-1)

water - M2

0.10 propanol - M2

0.05

0.00
0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10
UG (m/s)

Figure 7. KLaL predictions based on model 2 with (M2-kp) and without (M2) probe dynamics for water and
the propanol aqueous solution; comparison with model 1 (M1-kp)

For analysing the validity of the different models tested, the evolution of the optimized time
lag t0 is first reported in Fig.8 and the analysis of the sensitivity of KLaL to the time lag t0 is
illustrated in Fig.9 for water at UG= 0.067 m/s. In this figure, the estimation of the error of the
model has been calculated using Eq.(25) in which N is the number of experimental data points,

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p (t ) , and C p
while C data (t ) are the experimental and predicted oxygen concentration values
mod el

measured by the sensor, respectively.

1000  C p (t ) − C p (t ) 
data mod el 2


N t  C* 
(25)

From a physical point of view, t0 is a lumped parameter which includes several phenomena (mixing
time, system inertia…) and should decrease when UG increases, as the transit time of the gas from
the sparger the probe decreases (Eq.8). This is observed for water, but there is a surprising
behaviour between 0.03 and 0.07 m/s in Fig.8, regardless the assumption on probe dynamics, that
results probably from numerical effects. When Eq.(2) is used (M2-kp), the delay in the signal due to
the oxygen sensor is taken into account in the time lag t0. It is therefore expected that t0 values
estimated from M2 (t0(M2)) are higher than t0 values estimated from M2-kp (t0(M2-kp)). This is
confirmed by Fig.8. However, the assumption that these time lags are additive (Eq.26)
( )
t 0 (M 2 ) ≈ t 0 M 2 − k p + t p (26)

can be validated, but only at low superficial gas velocity (UG<0.03 m/s). Otherwise, the worse
situation occurs, as t0(M2-kp) ≈ tp ≈ tf for higher UG values. In this case, it is not clear whether it is
possible to optimize simultaneously KLaL and t0 without impacting strongly KLaL, which could
explain the evolution of t0 with UG observed for the coalescence-inhibiting media in Fig.8. This
appears also clearly in Fig.9; in this figure, KLaL has been optimized for imposed t0 values. For M2-
kp, a slight change in t0 (±1 s) impacts considerably KLaL (±15%), while the impact is smaller for
M2 (±5%). Similar results can be obtained for other superficial gas velocity and with the propanol
aqueous solution.
As a conclusion, the combined optimization of KLaL and t0 does not seem reliable when kp is
taken into account. This may partially explain the high KLaL values estimated for the coalescence-
inhibiting medium, although higher KLaL values were expected. Thus, it is probably far more
accurate to use M2 (Sánchez Mirón et al., 2000): although one has t0(M2) ≈ tf, which is not good for
optimization, KLaL(t0) is generally a smoother function around the optimum. Conversely, the
discrimination between M1-kp and M2 is more difficult, but the assumption that there is an integral
time lag (including for example hydrodynamic effects and the probe dynamics) sounds justified
from a physical point of view: this can be seen clearly in Fig.2. However, t0 values are difficult to
validate physically, as already mentioned. Although M2 should be preferred, KLaL values depend
widely on t0 in M2 and the choice between M2 and M1-kp should depend on the accuracy of t0
estimation. When the situation is not clear, one should remind when one has to compare KLaL

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values from the literature that M2 provides generally higher KLaL than M1-kp when t0 is optimized.
This is in agreement with the results of Merchuk et al. (1990).

20

15
t0 (s)

10

5
water propanol
water - kp propanol - kp
0
0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10
UG (m/s)

Figure 8. Evolution of t0 in model 2 with (M2) and without (M2-kp) probe dynamics (kp) for water
and the propanol aqueous solution

0,18 3
0,16 M2
2,5
0,14
error estimation (-)

0,12 2
KLa L (s-1)

0,1
1,5
0,08
0,06 1
0,04
0,5
0,02
0 0
0 5 10 15
t0 (s)

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0,6 1,2
M2-kp
0,5 1

error estimation (-)


KLa L (s-1) 0,4 0,8

0,3 0,6

0,2 0,4

0,1 0,2

0 0
0 5 10 15
t0 (s)

Figure 9. Sensitivity to t0 values of KLaL estimations and of the error of the model (Eq.25) for model 2 with
(M2) and without (M2-kp) probe dynamics for the water system and UG=0.068 m/s.

4.2.2. Influence of the hydrodynamics of the liquid phase


A comparison between model 2, model 3 and model 4 is proposed. In this case, the
assumption on the liquid phase hydrodynamics is essential:

- when perfect mixing is assumed, tmL is 0 for the liquid phase (model 3 / M3) ;

- when plug flow is assumed (which is only a theoretical case in a batch bubble column),
oxygen is only supplied by the gas phase; therefore, tmL for the liquid phase is equal to tGm and
given by Eq.(8) at the probe height; this corresponds to model (M4) with Dax=0;

- when axial dispersion is considered, for example using Eq.(18) together with M4, tmL is
between 0 and the value given by Eq.(8); it decreases when Dax increases.

The results of KLaL estimation are presented in Fig.10 for M2, M3 and M4; similarly, the influence
of imposed Dax values on KLaL for model 4 is reported in Fig.11. As expected, KLaL is maximum for
plug flow (M4 with Dax=0) and minimum for the assumption of a perfectly mixed liquid phase
(M3), while the results given by M2 lie between those of M3 and M4. If one compares Fig.10 to
Fig.7, one can show that M4 provides KLaL values that are close to M2 at low gas velocity and
between M2 and M2-kp at high UG. Conversely, M3 is close to M2 at high gas velocity. This
behaviour was expected, as tmG decreases when UG increases. The deviation between M4 and M2
occurs around 3 cm/s for water, but it is delayed to 6 cm/s for the mixture. For water, this
corresponds roughly to the end of the homogeneous regime (Fig.4); for propanol, it seems that the

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deviation between M2 and M4 results more from the large increase in εG than from a regime
transition. As mixing time in the liquid phase has been reported to range between 10-100 s in a
bubble column, model 4 gives intrinsically a better representation of the hydrodynamics than model
3 and one can conclude that it provides more accurate estimations when gas hold-up is high,
provided axial dispersion is estimated accurately. For the propanol solution, the fact that KLaL is
close to kp when UG is high may affect KLaL estimation, as already explained in section 4.2.1. This
does however not change the qualitative comparison between the different models given above. The
remaining problem is now the sensitivity of KLaL values to Dax.
Figure 10 shows however that the influence of Dax is negligible, as the difference between KLaL
predictions with either Dax=0 or Eq.(18) is lower than 5%.This is in agreement with Deckwer et al.
(1974), but this result is probably enhanced by the fact that a batch liquid phase was used, as these
authors had demonstrated the strong impact of Dax on the boundary condition at z=0 when there is a
net liquid flow rate. Additionally, the influence of Dax does not depend apparently on the
coalescence behaviour of the liquid phase (Fig.10), despite the high εG values measured in Fig.4
with the propanol aqueous solution. If the sensitivity of KLaL values to Dax seems to be enhanced by
high εG values, this occurs only when Dax is higher than 0.1 m2/s for εG around 50% (Fig.11). The
influence of εG is confirmed by the low sensitivity of KLaL to Dax (around 3%) when this parameter
is calculated by Eq.(18) with water for the same superficial gas velocity (data not reported).
Although Eq.(18) does not represent correctly Dax for the coalescence-inhibiting system, Dax is
generally smaller in the homogeneous regime, so it may be assumed to be lower than predicted by
Eq.(18) in the presence of propanol. As a conclusion, the large difference between Dax values
estimated from the literature (<0.02 m2/s) and the values that impact KLaL in Fig.11 (around 0.1
m2/s) shows that axial dispersion plays only a secondary role.

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0.14
M4 - water
0.12
M2 - water
0.10 M3 - water

0.08
KLaL (s-1)

0.06

0.04
Dax=0
0.02 Dax from Eq.(18)

0.00
0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10
0.18
M4 - propanol
0.16
M2 - propanol
0.14
M3 - propanol
0.12
KLaL (s-1)

0.10
0.08
0.06
0.04
Dax=0
0.02 Dax from Eq.(18)
0.00
0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10
UG (m/s)

Figure 10. Comparison of optimized KLaL between M2, M3 and M4 for water and the propanol aqueous
solution. For M4, the top of the bars correspond to PFM (Dax=0), while the bottom is obtained with Dax
values from Eq.(18)

However, Fig.11 shows also that the error estimation increases when Dax increases, with a
minimum when Dax=0. This surprising result could be explained as follows:
- The impact of the axial pressure variation on C* has not been taken into account;
- Oxygen depletion in the gas phase due to mass transfer has not been taken into account;

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- There are other phenomena than mixing and probe dynamics that affect the dynamics of
reoxygenation. These are not taken into account by Eq.(8) and an additional time lag ti>0 due to
system inertia must be considered.
Model 5 will test the two first assumptions, while model 6 will test the last one.

0.16 0.4
0.14

error estimation (-)


0.12 0.3
KLa (s-1)

0.1 propanol - UG=6.7 cm/s


0.08 water - UG=1.2 cm/s 0.2
0.06
0.04 0.1
0.02
0 0
0.0001 0.001 0.01 0.1 1
Dax (m2/s)

Figure 11. Sensitivity to Dax of KLaL estimation and of the error of the model (Eq.25) for model 4. Data with
lines correspond to KLaL values and data without lines to the error estimation, respectively

Model 5 will test the two first assumptions, while model 6 will test the last one.

4.2.3. Influence of gas depletion in the gas phase and axial pressure variation
In the previous models, the axial evolution of pressure due to gravity, as well as oxygen
depletion in the gas phase due to mass transfer had been neglected. In model 5, the aim is to
estimate them independently. Pressure acts on gas solubility; the axial evolution of P(z) should
therefore decrease the estimation of KLaL, while the axial decrease of oxygen molar fraction in the
gas phase due to mass transfer should increase the estimation of KLaL. The results are reported in
Table 1; this table shows that KLaL variations due to both phenomena are very low. The results are
similar for the two liquid phases. Additionally, the opposite effects of these phenomena
counterbalance each other in the bubble column reactor used in this work. In fact, pressure affects
only tall reactors (as the 6 m height airlift of Dhaouadi et al., 2001), particularly when the
superficial gas velocity is low, while oxygen depletion in the gas phase is always negligible when
no chemical or biochemical reaction is involved. As a conclusion, these effects do not affect KLaL

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and they do not change the fact that the error is minimum for KLaL estimation when Dax is 0 for the
relatively small scale bubble column used in this work.

Table 1. Effect of oxygen depletion due to mass transfer in the gas phase and of the axial pressure variation
on KLaL values obtained with M5, using M4 (with Dax from Eq.18) as a reference

pressure oxygen consumption


water propanol water propanol
UG=0.007 m/s -5% -6% +1% +2%
UG=0.026 m/s -1% -2% negligible +1%
UG=0.068 m/s negligible negligible negligible negligible

4.2.4. Study of the influence of system inertia


Model 6 is in fact a simple modification of model 4 based on the assumption that the system
inertia not taken into account by mixing times and probe dynamics may be included using Eq.(24).
The resulting characteristic time, ti, should not depend on UG and εG and therefore on the
coalescence behaviour of the liquid phase. One can assume that the system inertia stems mainly
from a time shift between the theoretical and the real input signal and also from the non-ideality of
the oxygen step in the experiments. Calculated Cp curves from M4 in section 4.2.3 showed that this
time lag was between 1 and 2 s (data not reported).
As a result, KLaL values from the optimization procedure using simultaneously the results
obtained at three different UG values (Fig.3) are reported in Fig.12 for the optimized ti value which
is around 1.5 s. This value is nearly independent of the UG values chosen for ti optimization, even
for the propanol aqueous solution, although the accuracy of KLaL values may be questionable for
high UG values, as KLaL is close to kp. This result seems to validate the assumption that ti is
independent from UG. The optimized value seem consistent with experimental data, as illustrated by
Fig.13, which demonstrates that model 6 gives a better fit than model 4 in the first 20 seconds. The
only drawback is the computational time required by the simultaneous optimization on several Cp
curves.

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0.20
0.18 water - M4
water M6
0.16
propanol M4
0.14
propanol M6
0.12
KLaL (s-1)

0.10
0.08
0.06
0.04
0.02
0.00
0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10
UG (m/s)

Figure 12. Comparison of estimated KLaL values for model 6 (ti=1.5 s) and model 4 (equivalent to M6 when
ti=0) for water and the propanol aqueous solution

1.0
0.9
0.8
0.7
0.6
0.5 ti=0

0.4
0.3 Experimental data

0.2
ti=1.5 s
0.1
0.0
0.00 20.00 40.00 60.00 80.00 100.00

Figure 13. Comparison of experimental and predicted Cp curves using either ti=0 or ti=1.5 s in model 6
(data for water with UG=0.007 m/s)

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As illustrated by Fig.14 for water, the error of the model is significantly decreased when
model 6 is applied, as compared to model 4, but also to model 2. A similar curve could be plotted
for the propanol aqueous solution. Figure 14 shows that this decrease is higher when UG is small
(<0.04 m/s), but in this region, KLaL is only slightly affected by ti (Fig.12). Conversely, M2 and M6
(ti=1.5 s) present a similar error when UG is high (Fig.14), which corresponds to the region where
the sensitivity of KLaL to ti is high (Fig.12), while the error is generally a bit higher for M4. Similar
results are observed for other UG values and also for the coalescence-inhibiting system. The
influence of UG could be expected: one can assume that the effect of ti increases when the ti/tmG
ratio increases, i.e. when the difference between ti and the transit time of the gas phase decreases,
but the influence of ti seems to be also enhanced for the coalescence-inhibiting system when gas
hold-up is high (Fig.12). However, the advantages of model 6 are that it gives a better fit than M4
(Fig.13) and that it avoids the problems related to the arbitrary choice of t0 in the literature or to the
optimization of t0 in M2 (illustrated by Fig.8 and Fig.9). As a result, M6 can therefore be considered
as more reliable when εG is higher than 20%. The fact that the error estimation of model 6 tends to
that of model 2 and model 4 when UG is higher than 6 cm/s may be attributed to the fact that KLaL
approaches kp, which increases the uncertainty on KLaL estimation. This is therefore a limit of the
experimental setup rather than one of the model.

1.000

0.100
error estimation (-)

0.010

M6 – ti=0
M6 – ti=1.5 s
M2
0.001
0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10

UG (m/s)

Figure 14. Comparison of the error of the model (Eq.25) between model 2 (without kp) and model 6, either
with ti=0 or ti=1.5 s for water (M6 with ti=0 is equivalent to M4)

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5. Conclusions
The usual gassing-in and gassing-out method was applied in a small scale bubble column using
both pure water and a coalescence-inhibiting liquid mixture, which represents the behaviour of
biological media. The oxygen concentration curves were analyzed on the basis of the characteristic
times of the system, including those of the hydrodynamics of the two phases, the sensor dynamics
and the system inertia when the gas composition is modified. The sensitivity of KLaL values to these
characteristic times was examined. The results based on the experimental results of this work can be
summarized as follows:
- the modelling of hydrodynamics and system inertia is critical for KLaL estimation: one can
conclude that KLaL is either higher for propanol or higher for water at the same UG value,
depending on the assumptions applied. Similarly, the KLaL/kp ratio that shows whether
probe dynamics is fast enough for accurate measurements is a function of these
assumptions;
- the effect of probe dynamics can never be neglected, but when a lumped parameter (t0) is
used to take into account all the other characteristic times of the system, kp should not
appear in the model and should be also taken into account in t0, especially for the
coalescence-inhibiting system when gas hold-up is high;
- the transit time of the gas phase from the sparger to the probe tmG is of utmost importance
when gas hold-up is lower than 15%;
- the description of the hydrodynamics of the liquid phase based on ADM plays a key role in
the transition region: the mixing of dissolved oxygen is not instantaneous, especially when
the oxygen probe is located far from the sparger. Conversely, axial dispersion values
calculated using correlations from the literature affect only slightly KLaL value, regardless
of the liquid properties;
- the system inertia plays a key role when tmG and ti are close, which corresponds to gas
hold-up values higher than 20%; this affects both systems, but the coalescence-inhibiting
system is more sensitive to ti. A numerical procedure has been developed to estimate ti and
the assumption that ti is nearly independent form UG has been validated;
- the effect on KLaL of the oxygen depletion in the gas phase and the axial evolution of
pressure due to gravity were shown to be always negligible.
One should however remind that some of these conclusions are valid only for the relatively small
scale bubble column used in this work, which is characterized by a high aspect ratio. While the
quantitative impact of hydrodynamics, t0, system inertia and kp on KLaL measurements can be
considered general, the choice of the hydrodynamic model could vary as a function of the aspect

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Gourich et al./ Chemical Engineering Science (2006)/ publication accepted

ratio of the column. For example, Deckwer (1992) reported that perfect mixing was the best
assumption when the aspect ratio was lower than 2, while ADM addresses column with a higher
aspect ratio, which is often the case in the literature. As shown by Eq.(18), axial dispersion in the
liquid phase depends strongly on column diameter and could therefore play a role in larger columns,
even at constant aspect ratio. Similarly, the critical clear liquid height for which pressure begins to
act on KLaL values is around 2.5 m (Deckwer, 1992), which is not the case in this work. While the
assumption that oxygen depletion in the gas phase can be neglected is usually true, this is clearly
false when oxygen is replaced by carbon dioxide. Additionally, the assumption that KLaL is constant
for the whole reactor may also be questionable for industrial columns, especially when the gas
distribution is not uniform. In this case, the use of several oxygen sensors is therefore compulsory.

Taking these points into account, the authors hope that these results and the procedure
proposed will help to obtain more accurate KLaL values in chemical and biochemical reactors and to
avoid simple, but inaccurate assumptions that are currently found in the literature.

Notations
ADM axial dispersion model
C* saturation concentration of oxygen in the liquid phase (kg/m3)
C0 oxygen concentration in the liquid phase observed at the time lag t0 (kg/m3)
CG oxygen concentration in the gas phase (kg/m3)
CG volume-averaged oxygen concentration in the gas phase (kg/m3)

CG0 oxygen concentration in air at atmospheric pressure (kg/m3)


CL oxygen concentration in the liquid phase (kg/m3)
Cp oxygen concentration in the liquid phase measured by the sensor (kg/m3)
DC reactor diameter (m)
Dax axial dispersion in the liquid phase (m2/s)
DG axial dispersion in the gas phase (m2/s)
g gravity constant (9.81 m/s2)
hp oxygen sensor height (m)
H(t) Heaviside function (-)
H0 clear liquid height (m)
He20 Henry coefficient at 20°C (Pa m3/mol)
KLaL overall volumetric mass transfer coefficient (s-1)
kp probe response constant (s-1)

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m dimensionless Henry coefficient (-)


N number of data points (-)
ODE ordinary differential equation
P pressure (Pa)
P0 atmospheric pressure (Pa)
PDE partial differential equation
PDM plug flow model
t time (s)
t0 characteristic time for the reestablishment of hydrodynamic steady-state conditions
(s)
tf characteristic time of mass transfer (s)
ti characteristic time of system inertia (s)
tm mixing time (s)
tp characteristic time of oxygen sensor dynamics (s)
tr characteristic time of (bio)chemical reactions (s)
UG superficial gas velocity (m/s)
z distance from the sparger (m)
Z dispersion height (m)
Greek letters
∆h distance between pressure measurement points (m)
∆P differential pressure (Pa)
εG overall gas hold-up (-)
ρL liquid density (kg/m3)
ρG gas density (kg/m3)
Subscripts
G gas phase
L liquid phase

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Etude de l’hydrodynamique, du mélange et du transfert de matière gaz-liquide


dans un réacteur airlift rectangulaire à recirculation interne

RESUME :
Les réacteurs de type airlift forment une classe particulière de contacteurs gaz-liquide de la
famille des colonnes à bulles. Ils présentent la particularité de disposer d’une boucle de recirculation
du mélange réactionnel. Cette recirculation est induite par une différence de densité entre deux
sections du réacteur, l’une riche et l’autre pauvre en gaz. La différence de pression statique qui en
résulte est la force motrice de la recirculation. Ce phénomène est connu sous le nom « d’effet
gazosiphon ». Le principal avantage des airlifts est que la recirculation améliore le transfert de
matière et le mélangeage par rapport aux colonnes à bulles, sans nécessiter une agitation mécanique.
Pour cette raison, les airlifts ont été principalement employés dans le domaine du traitement
physicochimique des eaux, mais également comme bioréacteurs étant donné que le niveau de
cisaillement reste faible. Ils existe deux grandes familles d’airlifts : les réacteurs à boucle interne et
à boucle externe. Les premiers sont les plus fréquents car ils sont de construction plus simple, mais
ils présentent l’inconvénient de recirculer une fraction plus importante de la phase gaz, ce qui réduit
la force motrice et donc la vitesse de la recirculation. La géométrie la plus courante pour les airlifts
à boucle interne est le réacteur cylindrique équipé d’un tube de tirage.

L’objectif de la présente publication est l’étude des paramètres hydrodynamiques globaux


(rétention gazeuse εg, vitesse de recirculation du liquide UL), de mélange dans la phase liquide
(temps de mélange tm et coefficient de dispersion axiale EZL) et de transfert de matière gaz-liquide
(coefficient volumique de transfert de matière gaz-liquide KLaL) dans un réacteur airlift
rectangulaire à recirculation interne équipé d’un distributeur de gaz de type orifice unique. Il s’agit
d’une géométrie beaucoup moins étudiée dans la littérature que le réacteur cylindrique à tube de
tirage, mais qui semble améliorer les performances des réacteurs airlift. Les objectifs consistent
d’une part à obtenir des corrélations pour la rétention gazeuse globale, la vitesse de recirculation du
liquide et le coefficient de transfert de matière gaz-liquide en fonction de l’énergie spécifique
dissipée. D’autre part, il s’agit de comparer les résultats obtenus à ceux de la littérature acquis sur
des réacteurs de volume compris entre 4,7 et 4600 l de façon à étudier les effets d’échelle dans un
but d’extrapolation.

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1. Matériels et méthodes

Le réacteur analysé dans ce travail est un airlift à recirculation interne en plexiglas de section
carrée (20 cm × 20 cm), de 2 m de haut et de 63 l de volume utile. Il est divisé par une paroi interne
en deux sections de même surface appelées respectivement la montée ou riser (dans laquelle l’on
introduit le gaz qui entraîne le liquide vers le haut) et la descente ou downcomer (dans laquelle le
liquide appauvri en gaz circule vers le bas). Positionnée à 0,115 m au-dessus du fond du réacteur, la
paroi interne à une hauteur de 1,3 m. Le distributeur de gaz est un système à orifice unique de 3,5
mm de diamètre placé au bas du riser. La vitesse superficielle du gaz dans le riser Ugr peut être
ajustée entre 0,01 et 0,08 m/s. Les expériences ont été réalisées avec le système air-eau sous
pression atmosphérique et à température ambiante. La hauteur de liquide clair utilisée est maintenue
constante à 1,59 m, ce qui correspond à une hauteur minimale de dispersion de 0,175 m au-dessus
de la paroi interne. Les rétentions gazeuses dans le riser et le downcomer ont été mesurées par une
méthode manométrique. UL, tm et EZL ont été obtenus par la mesure de la distribution des temps de
séjour en combinant un traçage salin à un suivi conductimétrique, tandis que KLaL a été estimé par
la méthode de désoxygénation/réoxygénation dynamique au moyen d’une sonde à oxygène.

2. Synthèse des résultats


L’étude hydrodynamique a montré que la rétention gazeuse dans le riser εr varie comme
Ugr0.85 et qu’il existe une relation linéaire entre les taux de gaz dans le riser εr et le downcomer εd
dès que Ugr>0.02 m/s telle que :
εr≈εd+α
où α est une constante. Comme εr-εd est proportionnel à la force motrice de recirculation, celle-ci
est à peu près constante pour UG comprise entre 0,02 et 0,08 m/s et la courbe UL=f(Ugr) devrait
présenter un palier. La rétention gazeuse globale dans le réacteur varie comme Ugr1.1, ce qui est en
accord avec les résultats de la littérature. De même, on a observé qu’il y a une recirculation partielle
du gaz dans le riser dès que Ugr>0.03 m/s et qu’il n’y a pas de transition claire entre les régimes de
recirculation du gaz, contrairement à ce qui est décrit dans la littérature. Ces résultats ont été
attribués au distributeur à orifice unique qui crée des distributions de tailles de bulle assez larges ;
ce qui favorise la recirculation du gaz et induit une diminution de εg.

Les mesures de la vitesse de recirculation ont confirmé l’existence d’un palier dès que
Ugr>0.03 m/s et ont montré que UL dépend assez peu du volume du réacteur entre 4,7 et 4600 l. Les
valeurs obtenues de UL sont bien corrélées par un modèle énergétique (Chisti et coll., 1988). Les
paramètres ajustés de ce modèle (coefficients de frottement en bas KB et en haut KT du réacteur)

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

sont en accord avec les expressions empiriques de la littérature. L’étude du mélange a montré que le
temps de mélange tm décroît très rapidement lorsque Ugr augmente à faible vitesse, puis atteint un
palier vers 28,5 s. Un temps de mélange adimensionnel a été défini et nous avons montré qu’il est à
peu près indépendant du volume utile du réacteur, et approximativement égal à 2.2, résultat proche
de la valeur moyenne d’une cuve agitée aérée. De même, les coefficients de dispersion axiale EZL
sont à peu près indépendants de Ugr et faiblement dépendants du volume du réacteur (ils doublent
lorsque le volume est multiplié par 10).

L’étude du transfert de matière a montré que KLaL est bien corrélé à la puissance dissipée par
unité de volume par l’installation et que cette corrélation est quasiment indépendante du volume du
réacteur. Les valeurs de KLaL obtenues sont supérieures à celles trouvées dans la littérature pour les
réacteurs airlifts cylindriques à boucle interne et ceux à boucle externe. En revanche, l’étude du
rapport KL/dB (où dB est le diamètre moyen des bulles) a montré qu’il est plus grand dans le réacteur
étudié dès que Ugr>0,03 m/s. Ce résultat a été expliqué par la recirculation partielle du gaz dans le
riser qui se traduit par une augmentation du temps de séjour effectif de la phase gazeuse dans le
réacteur et de l’aire interfaciale puisque ce sont les plus petites bulles qui sont recirculées.
L’utilisation d’un distributeur de gaz moins efficace est donc compensée dans le cas d’un airlift
rectangulaire par la recirculation partielle du gaz dans le riser qui participe alors activement au
transfert de matière.

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Study of hydrodynamics, mixing and gas-liquid mass transfer in a split-


rectangular airlift reactor

B. Gouricha,e*, N. El Azhera,b, C. Vialc, M. Belhaj Soulami d, M. Ziyade

a
Laboratoire de Génie des Procédés, Ecole Supérieure de Technologie, Km 7 route d’El Jadida, B.P. 8012
Oasis, Casablanca, Maroc.
b
Laboratoire de Sciences de l’Environnement, Faculté des Sciences et Techniques de Settat, B.P. 577 Settat,
Maroc.
c
Laboratoire de Génie Chimique et Biochimique, Université Blaise Pascal, B.P. 206, 63174 Aubière Cedex,
France.
d
Laboratoire d'Ingénierie des Procédés et Environnement, Ecole Nationale d’Industrie Minérale, B.P. 753,
Rabat, Maroc.
e
Laboratoire de Physico-chimie des Matériaux et Catalyse, Département de Chimie, Faculté des Sciences,
Avenue Ibn Battouta, B.P. 1014, Rabat, Maroc.

Abstract
Global hydrodynamic characteristics, liquid mixing and gas-liquid mass transfer were
studied in a 63 L split-rectangular airlift reactor equipped with a single-orifice nozzle as a gas phase
distributor. Correlations for gas hold-up and overall liquid circulation velocity were derived for the
air-water system as a function of the specific power input; these were compared to data and
correlations of the literature obtained for a reactor volume between 4.7 L and 4600 L in order to
analyze scale effects. A partial recirculation of small bubbles in the riser was observed when Ugr
was higher than 0.03 m.s-1, which was attributed to the single-orifice nozzle. While the
dimensionless mixing time and the overall axial dispersion coefficient appeared both to be nearly
constant in the range of gas flow rate studied, in agreement with literature data, a KL/dB ratio higher
than in the literature was reported. This behaviour was explained by the partial recirculation of the
gas phase in the riser. While scale effects remains slight, the use of a gas distributor favouring this
partial recirculation in coalescing media seems therefore adequate for mass transfer in split-
rectangular airlift reactors because both sections contribute actively to mass transfer in this case.

Keywords: Hydrodynamics; Mixing; Gas-liquid mass transfer; Single-orifice nozzle; Split-


rectangular airlift reactor.

*
Corresponding author. Tel.: +212-22-23-15-60/65; fax: +212-22-25-22-45; e-mail address: gourich@est-
uh2c.ac.ma.

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

1. Introduction
Although airlift reactors (ALRs) have been widely studied in the literature and have found
many potential applications for various bioprocesses (Chisti, 1989), their proper design and scale-up
still remains difficult. This is mainly due to their complex geometry and to the impact of the
geometrical parameters on the local and the global hydrodynamics. These parameters also
dramatically affect gas-liquid mass transfer (see, e.g., Bentifraouine et al., 1997). For design,
operation and control purposes, it is therefore necessary to understand the interplay between gas
hold-up, overall liquid circulation velocity, liquid mixing and gas-liquid mass transfer.
Up to now, most investigations were focussed on the effects of the downcomer to riser
cross-section area (Snape et al., 1995), the clear liquid height and the gas-liquid separator
configuration (Siegel et al., 1986,1988; Choi and Lee, 1993), or the gas distributor type and location
(Merchuk, 1986), simultaneously on local and global hydrodynamic parameters. The influence of
the physicochemical properties of the liquid phase was also taken into account, for example by
Kernnard and Janekeh (1991), Li et al. (1991), Lu and Hang (1995), Molina et al. (1999) and Lin et
al. (2004). Similarly, many experimental results on mass transfer properties were reported for two-
and three-phase airlift reactors (see, e.g., Li et al., 1991; Choi et al., 1996; Nicolella et al., 1998;
Freitas et al., 2000; Vasconcelos et al., 2003). Most of the data collected in these papers was aimed
at establishing empirical correlations or develop semi-empirical models, but none of them are
general, as they are all very sensitive to airlift type and geometry. These models can generally be
used to describe the behaviour of cylindrical internal-loop ALRs with a draft tube. This kind of
airlift reactors is the most common in the literature, while external-loop ALRs are usually presented
only as an alternative to improve deaeration. Conversely, split reactors, and particularly split-
rectangular ALRs, have received only little attention before the end of the nineties (Couvert et al.,
1999,2001,2004; Couvert, 2000), although they are easier to build and they have been reported to
present the best mass transfer performance over all kinds of ALRs (Merchuk, 1990). The purpose of
the present work is to investigate and evaluate the performance of split-rectangular airlift reactors in
terms of global hydrodynamics, mixing and oxygen mass transfer rate, using the key results from
the literature (Table 1), published data of the authors (El Azher et al., 2005; Gourich et al., 2005)
and original mixing experiments. The scale effects and the role of the gas distributor will also be
discussed.

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Table 1. Summary of empirical and semi-empirical correlations for hydrodynamics, mixing and mass
transfer in the literature.

Reference Reactor type Correlation Conditions

Couvert (2000), Split-rectangular ε g = 1.8 U 1gr.029


Couvert et al. Ad/Ar=1, VL=0.65 m3
 U gr  0 < Ugr < 0.04 m.s-1
UL =  ⋅U
(2001)
 1.96 × 10 −3 + U  L , max
 gr  Air-water system
K L a L =0.267 U gr0.791

Choi et al. (1996) Split-rectangular


with 2 baffles
ε g = 0.705U gr0.718 Ad/Ar =0.689, VL=0.106 m3
t m =13.714U gr−0.277 2 vertical baffles
Air-water system
K L a L = 0.355 U gr0.726
Sánchez Mirón et
Air-water system
al. (2000) Split-cylinder ε d = 0.912ε r − 0.0009 Ad/Ar=1, VL=0.06 m3

K L a L = 0.837 U gr0.971 0 < Ugr < 0.04 m.s-1

Molina et al.
(1999) Split-cylinder ε g = 0.095µ −0.211U gr0.635
Sucrose solution in deionised
−0.797
 U gr − U Lr  water , 0 < Ugr < 0.039 m.s-1
t m =50.3  
 2hd 
Merchuk (1986)
U L = 9.9U gr0.4 2.10-3 < Ugr < 0.5 m.s-1
Rectangular draft-
tube
ε g = 0.047 U gr0.59 Air-water system

ε g = 0.46 U gr0.54 Helium-water system

2. Experimental set-up and measuring techniques


The reactor studied in this work is a laboratory-scale split-rectangular airlift made of
plexiglas. It consists of a square column (0.20 m × 0.20 m) of 2 m height, divided into a riser and a
downcomer section by a 1.3 m height plexiglas baffle (Figure 1). The reactor volume VL is
approximately 63 L and the riser-to-downcomer cross-sectional area ratio Ar/Ad is equal to 1. The
baffle is located 0.115 m from the bottom of the reactor. The gas distributor at the bottom of the

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

riser is a single-orifice nozzle of 3.5 mm diameter. The superficial gas velocity Ugr can be varied
from 0.01 up to 0.08 m.s-1. All the experiments were carried out at room temperature and
atmospheric pressure, using tap water as the liquid phase and air as the gas phase. The clear liquid
height was always 1.59 m; the dispersion height above the baffle was therefore always higher than
0.175 m. Further details can be found in El Azher et al. (2005) and Gourich et al. (2005).
DO-meter

Conductivity probe

Oxygen
probe Analog output/intput
Manometer conductivity-
terminal panel
meters
Downcomer

M (UEI-AC-1585-1)
Riser

Rotameter . 50-way ribbon


Conductivity probe cable kit
Valve
Compressed Air supply Gas sparger

Acquisition system

Drain

Fig. 1. Experimental set-up.

Gas hold-up values in the riser εr and the downcomer εd were obtained by measuring the
differential pressure between two sampling ports using two inverted U-tube water manometers
(Chisti, 1989). As both sections have the same surface area, the global gas hold-up εg in the reactor
corresponds to the arithmetic average of εr and εd (Contreras et al., 1998; Sánchez Mirón et al.,
2000). The liquid circulation velocity in the downcomer section was measured using the classical
tracer response technique. Two probes were placed in the downcomer section (Figure 1) and
connected to a conductimeter (Tacussel CD810). The superficial liquid velocity ULd in the
downcomer was calculated from the time interval td between the corresponding tracer peaks
measured by the two electrodes, the axial distance between the upper and lower probes Ld and εd,
using Equation (1):

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

Ld
U Ld = (1 − ε d ) (1)
td
As Ad/Ar=1, the superficial liquid velocity in the riser ULr is equal to ULd and approximately to UL,
the mean circulation velocity in the reactor.
The mean circulation time tc was determined as the mean time interval between two
consecutive peaks of maximum concentration from the same probe. Mixing time tm was also
estimated from the tracer response curve C(t) as the time required for achieving less than 5%
inhomogeneity i throughout the reactor, using the following expression
C( t ) − C ∞
i= (2)
C∞
where C∞ is the equilibrium tracer concentration when complete mixing has been achieved. The
dimensionless mixing time θ was defined as the ratio tm/tc. The Bodenstein number Bo and the axial
dispersion coefficient in the liquid phase EZL were estimated using the classical equation of tracer
concentration in loop reactors (Blenke, 1979):
1
C(t )  Bo  2 ∞  Bo
=  ⋅ ∑ exp − ( j − τ )2  (3)
C ∞  4πτ  j=0  4π 

where τ is the dimensionless time defined as t/tc. Bo was obtained by fitting experimental data with
Equation (3), using the Levenberg-Marquardt algorithm for Bo estimation. EZL could then be
deduced using the definition of Bo given by Equation (4),
U L LT
Bo = (4)
E ZL
where LT is the total length of the loop.
The overall volumetric oxygen transfer coefficient KLaL was estimated using the well-known
dynamic oxygenation method (Vasconcelos et al., 2003; Vandu and Krishna, 2004). The dissolved
oxygen concentration in the batch liquid phase was measured using an oxygen electrode (WTW
Cellox 325) connected to DO-meter (WTW OXI 197-S). In this work, the effect of the probe was
taken into account by assuming a first-order model for the probe response. A two-parameter (KLaL
and probe constant kp) model was therefore used to calculate the volumetric gas-liquid mass transfer
coefficient. The method described by Vandu and Krishna (2004) was applied to identify the probe
constant, which gave kp=0.14 s-1. By assuming that the liquid phase was well-mixed and that oxygen
depletion in the bubbles was negligible, the mass balance equations for oxygen based on the static
liquid volume VL have been obtained:
(a) In the bulk liquid phase:

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

dC L ( t ) *
VL = K L a L VL (C L − C L ( t )) (5)
dt
(b) In the proximity of the electrode:
dC p ( t )
= k p (C L ( t ) − C p ( t )) (6)
dt
*
where C p corresponds to oxygen solubility. This differential equation system has been solved using

the Laplace transform with the initial conditions CL = Cp = 0 when t=0. As a result, the theoretical
dissolved-oxygen concentration Cp is described by the relation:
Cp 1  k e − K La L t − K a e − k p t 
= 1 − (7)
*
Cp k p − K La L  p L L

The volumetric gas-liquid mass transfer coefficient has been obtained by optimization using
the golden number algorithm. The identification of the experimental curves using Eq. (7) allows
obtaining KLaL by minimizing a relative function error built on average of 700 experimental values.
Figure 2 shows an example of the measured and modelled change with time of the dissolved oxygen
concentration in the reactor. An excellent agreement between the measured data and the calculated
values was obtained. In all experiments, the relative function error values were less than 6%.

120

100

80
*
Cp/Cp

60

40

20 Model fit
Experimental

0
0 200 400 600 800 1000

Time (s)

Figure 2. Typical oxygen sensor response along with model fit (using Eq.(5)) for Ugr = 0.033 m/s

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3. Results
3.1. Gas hold-up and gas flow regimes
Experimental εr, εd and εg values have already been reported by El Azher et al. (2005) and
Gourich et al. (2005) for the air-water system. In these works, the effects of the superficial gas
velocity on the gas hold-up in both sections and on the difference εr−εd (which is proportional to the
driving force of the liquid circulation) were described. Our results showed that εr increases nearly
linearly as a function of Ugr:
ε r = 0.83 ⋅ U 0gr.85 (R2 = 0.998) (6)

In the downcomer, the gas hold-up can be neglected when Ugr is lower than 0.02 m.s-1. For higher
gas flow rate, εd seems to be linearly related to εr using the following expression:
ε d = 0.94 ⋅ ε r − 0.016 (R2 = 0.998) (7)
This equation agrees well with that reported by Sánchez Mirón et al. (2000) for a split-cylinder
ALR using tap water as the liquid phase (see Table 1). As the slope is close to 1.0, this confirms that
εr−εd is nearly constant when Ugr is higher than 0.02 m.s-1. Finally, the overall gas hold-up εg in the
reactor has been reported to increase nearly linearly as a function of the superficial gas velocity:
ε g = 1.46 U 1gr.095 (R2 = 0.996) (8)

This expression is in agreement with the results presented by Couvert et al. (1999) and Couvert
(2000) (see Table 1).
To take into account scale effects, εg has been related to the specific power input Pg/VL,
which is defined as (Chisti, 1989):
Pg ρ L gU gr
= (9)
VL 1+ Ad Ar
By combining Equation (8) with Equation (9), one gets finally:
1.095
 Pg 
ε g = 1.29 × 10 ⋅
−4
 (10)
 VL 
This expression is plotted in Figure 3 and compared with the experimental results of Couvert (2000)
and Couvert et al. (2001), obtained for different reactor scales. As εg exhibits only a slight
dependence on the reactor volume VL and on the clear liquid height above the baffle in the three
split-rectangular ALRs studied by Couvert et al. (1999,2001), the low εg values measured in this
work can be attributed only to the difference between the gas distributors of the reactors: for
example, a membrane was used for gas dispersion in the 4.7 L and the 650 L reactor of Couvert et
al. (2001), two membranes in the 4.6 m3 of Couvert et al. (2001), while it was a single-orifice

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

nozzle in this work. This kind of distributor is known to provide a less uniform gas distribution and
therefore lower gas hold-up values because it operates usually in the jet regime (Camarasa et al.,
1999).

0.1

0.09

0.08

0.07

0.06
εg (-)

0.05

0.04
Couvert et al. (2001) - 650 L
0.03
Couvert et al. (2001) - 4.7 L

0.02 Couvert et al. (2001) - 4600 L


This work – 63 L
0.01 Eq. (10)

0
0 100 200 300 400 500

Pg/VL (W.m-3)

Fig. 3. Evolution of gas hold-up as a function of the specific power input.

The key role of the gas distributor type on the hydrodynamics of split-rectangular reactors is
also illustrated by the analysis of gas flow regimes. In internal-loop airlift reactors, two (Chisti,
1989) or three (Heijnen et al., 1997) gas flow regimes have been found and described due to gas
recirculation effects. At low gas velocity, no gas entrainment is generally observed (first regime
described by Heijnen et al., 1997), which is the case when Ugr is lower than 0.02 m.s-1 in this work.
At higher gas velocity (second regime of Heijnen et al., 1997), small bubbles are trapped in the
downcomer section; this behaviour has been frequently reported in split-rectangular airlift reactors
(Couvert et al., 1999, 2001, 2004; Couvert, 2000). At high gas velocity, the third regime described
by Heijnen et al. (1997) corresponds to the “complete gas recirculation”, which has never been
achieved in the range of gas flow rate investigated by Couvert (2001). However, a behaviour that
was not described before in split-rectangular reactors has been observed in this work: a partial
recirculation of the bubbles in the riser when Ugr is higher than 0.03 m.s-1 that does not change

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significantly when Ugr is increased up to 0.08 m.s-1. This transition at 0.03 m.s-1 is usually
illustrated by the drift flux plot of Wallis (1969) for the riser that consists in plotting the slip
velocity US defined by Equation (11)
U gr UL
US = − (11)
εr 1 − εr
as a function of εr. When Ugr is higher than 0.03 m.s-1, US is only a weak function of εg and remains
nearly constant and close to the terminal rise velocity of the bubbles (Couvert et al., 2001).
However, Figure 4 shows that the US versus Ugr plot deviates when Ugr is higher than 0.03 m.s-1,
which denotes the beginning of gas recirculation in the riser. The prevailing gas flow regime differs
however from the “complete gas recirculation regime” described by Heijnen et al. (1997) for draft-
tube internal-loop airlift reactors because only the small bubbles are recycled in the 63 L reactor. As
a result, there is always an axial bubble size distribution in the downcomer in this case: medium size
bubbles may be entrained and trapped in the downcomer, but only the small bubbles are
recirculated.

0.45

0.40
no gas
0.35 entrainment

0.30
US (m.s-1)

0.25
partial gas recirculation
0.20

0.15

0.10

0.05

0.00

0 0.02 0.04 0.06 0.08

-1
Ugr (m.s )

Fig. 4. Evolution of slip velocity US as function of Ugr.

As a conclusion, the difference between the results of Couvert and those of this work stems
from the single-orifice nozzle that forms large bubble size distributions and favours the partial

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

recirculation of the gas phase, whereas distributors providing a more uniform bubble size
distribution (such as perforated plates, perforated rings, membranes…) favour a clear transition
between the gas entrainment without recirculation (trapped bubbles) and the “complete gas
recirculation regime”.

3.2 Overall liquid circulation velocity


Figure 5 reports the liquid velocity UL values for the air-water system and compares these
results to data from the literature for different reactor working volumes (Couvert et al., 2001). All
the UL versus Ugr curves present a steep increase at low superficial gas velocity followed by a
plateau region that is characterized by liquid velocity values between 0.25 and 0.28 m.s-1.
Consequently, the UL values in the plateau region seem to be only slightly dependent on scale
effects between 4.7 L and 4600 L because the slight differences may be attributed to a change in
clear liquid height above baffle: it is 0.10 m in Couvert (2001), while it is 0.175 m in this work and
the UL value in the plateau region is known to increase slightly when the liquid height is increased
(Couvert et al., 1999).

0.3

0.25

0.2
UL (m.s-1)

0.15

0.1 Couvert et al. (2001) - 650 L


Couvert et al. (2001) - 4.7 L
0.05 Couvert et al. (2001) - 4600 L
This work – 63 L
0
0 0.02 0.04 0.06 0.08
Ugr (m.s-1)

Fig. 5. Evolution and comparison of the measured UL values with published data.

The transition between both behaviours in Figure 5 is usually attributed to the presence of
stagnant bubbles, trapped in the downcomer, the amount of which increases with Ugr so that the
driving force of the liquid circulation (εr−εd) remains nearly constant. Although UL should increase
again when bubble recirculation occurs (Heijnen et al., 1997), this is not observed in Figure 5. This

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result highlights again the difference between the partial gas recirculation described in section 3.1
and the “complete gas recirculation regime” of Heijnen et al. (1997): only the small bubbles are
recycled when Ugr is between 0.03 and 0.08 m.s-1 and these bubbles represent only a small fraction
of the gas volume fraction in the reactor. As a result, the model developed by Chisti and Moo-
Young (1988) and Chisti (1989) on the basis of energy conservation can be used for the prediction
of the overall liquid circulation velocity UL in the split-rectangular reactor:
0.5
 
 

UL = 
(
2g ⋅ h D ⋅ ε r − ε d ) 
 (12)
2
 KT  Ar  KB 
 +   
(
 1 − ε r
2
) (
 Ad  1 − εd )
2


Equation (12) predicts a plateau region when εr-εd is nearly constant, which corresponds to
experimental data (Equation 7). This model requires however the estimation of the frictional loss
coefficient at the bottom (KB) and the top (KT) of the ALR. While the assumption KB=KT has been
recommended for external-loop ALRs (Snape et al., 1995), Chisti and Moo-young (1988) proposed
KT=0 in Equation (12) for cylindrical internal ALRs and Equation (15) for KB.
0.79
A 
K B = 11.4 ⋅  d 
 (13)
 Ab 
Alternatively, the combinations (KB=KT=5), (KB=10, KT=0) and (KB=10, KT=5) were reported to be
adequate for split-rectangular airlift reactors (Couvert et al., 1999), but these authors acknowledged
that only the last one had a physical basis.
Using Equation (13) for KB (KB=9.96 in this work) and KT =0 in Equation (12) along with
Equations (6) and (7) for gas hold-up estimation, UL values have been predicted for the 63 L split-
rectangular reactor and have been compared to experimental data in Figure 6. This figure shows that
the error on the prediction of UL is generally lower than 10%, which demonstrates the applicability
of the results of Chisti and Moo-Young (1988), although they have been obtained with cylindrical
ALRs. On the other hand, by fitting Equation (12) with the experimental results using the
Levenberg-Marquardt algorithm, KB=9.55 was found with the constraint KT=0, whereas KB=4.68
was obtained when the constraint KB=KT was applied. These results are not really surprising: first,
the solution KB=9.55 when KT=0 is assumed is close to the estimation provided by Equation (13)
and is in agreement with literature data. Additionally, as Ad=Ar and 1−εr ≈ 1−εd in this work, the two
solutions, (KB=9.55, KT=0) and (KB=KT=4.68), are numerically equivalent if one considers that
4.68≈9.55/2: in the first case (KB=9.55, KT=0), the total pressure drop is attributed to the bottom of

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the airlift, while in the second case (KB=KT=4.68), it is assumed that the total pressure drop is
divided equally between the bottom and the top of the reactor; however, the estimation of the total
pressure drop remains the same with the two assumptions.
Finally, one can retain that our results and these of Couvert show that assuming Equation
(13) for KB and KT=0 gives a good prediction of the UL vs. Ugr curves for all the split-rectangular
airlift reactors with a working volume from 4.7 to 4600 L. Conversely, it is worthy of note that the
combination (KB=10, KT=5) (Couvert et al., 1999) does not predict accurately UL in the 63 L reactor,
leading to an underestimated UL value around 0.20 m.s-1 in the plateau region.

0.3

0.25
Predicted UL (m.s-1)

0.2

0.15

0.1

0.05

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
-1
Measured UL (m.s )

Fig. 6. Comparison between the predicted (Eq.12, Eq.13 and KT=0) and the measured UL values.

3.3 Mixing properties


The effect of gas flow rate on mixing time is presented in Figure 7, while the dimensionless
mixing time is reported in Figure 8. Figure 7 shows clearly that tm declines rapidly in the 63 L
reactor when gas flow rate increases, as usually observed in internal-loop ALRs when Ad/Ar=1
(Merchuk et al., 1998), but it tends to a plateau value around 28.5 s for higher gas velocity, in
agreement with the data of Couvert et al. (2004). Similar results were reported in external-loop
ALRs (Gavrilescu and Tudose, 1997). This behaviour seems however to be affected by the Ad/Ar
ratio, as illustrated in Figure 7 by the data of Choi et al. (1996). In agreement with literature data
(Molina et al., 1999), θ appears to be nearly independent of Ugr, about 2.16 in this work, which is in
accordance with the data of Couvert et al. (2004) from a larger split-rectangular ALR (VL = 650 L).
This value is close to that measured in a standard stirred tank (Couvert et al., 2004). Bo values from

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Equation (3) remain between 25 and 35, which agrees also with the data of Couvert et al. (2004).
The overall axial dispersion coefficients in the liquid phase EZL deduced from Equation (4) are
between 0.02-0.04 m2.s-1 and increase only slightly with Ugr. Due to the experimental error in EZL
estimation (±0.005 m2.s-1), EZL can be considered constant in the range of gas flow rate studied. The
values of the axial dispersion coefficient have been compared in Figure 8 to those of Gavrilescu and
Tudose (1997), Merchuk et al. (1998) and Couvert et al. (2004), obtained in an external-loop
(VL=1.4 L, Ad/Ar=1), a draft-tube internal-loop (VL=11 L, Ad/Ar=1) and a split-rectangular internal-
loop airlift reactor (VL=650 L, Ad/Ar=1), respectively. All depend only slightly on Ugr and can be
considered roughly independent of gas glow rate. Merchuk et al. (1998) found about 0.01 m2/s,
Gavrilescu and Tudose (1997) about 0.02 m2/s and Couvert et al. (2004) about 0.05 m2.s-1, while
EZL is close to 0.025 m2/s in this work

60
This work (Ad/Ar =1)

50 Choi et al. (1996) (Ad/Ar=0.69)

40
tm (s)

30

20

10

0
0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10
-1
Ugr (m.s )

Fig. 7. Evolution of the mixing time with the superficial gas velocity.

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4
Couvert et al. (2004)
3.5 This work

2.5
θ (-)

1.5

0.5

0
0 0.02 0.04 0.06 0.08
-1
Ugr (m.s )

Fig. 8. Evolution of the dimensionless mixing time with the superficial gas velocity.

The literature predicts an increase in EZL with reactor diameter, which is confirmed in Figure 9
for internal-loop airlift reactors. For split-rectangular reactors, the comparison shows that all the
experimental results are very close, which proves the slight effect of ALR volume when Ad/Ar=1:
EZL increases by a factor 2 when VL increases by a factor 10. The comparison with the data of
Couvert et al. (2004) shows that the EZL/LT ratio is nearly constant, as Bo and UL are very close. As
a conclusion, it appears clearly that the degree of mixing of the liquid phase can be considered
constant over the range of superficial gas velocity studied (0.01-0.08 m.s-1) for split-rectangular
airlift reactors, which confirms and extends the results of Couvert et al. (2004).

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

0.07

0.06

Couvert et al. (2004) SR-ILALR


0.05
Gavrilescu & Tudose (1997) ELALR
Merchuk et al. (1998) DT-ILALR
EZL (m2.s-1)

0.04
This work (SR-ILALR)

0.03

0.02

0.01

0
0 0.02 0.04 0.06 0.08
-1
Ugr (m.s )

Fig. 9. Evolution of the overall axial dispersion coefficient as a function of Ugr for two split-rectangular
internal-loop ALRs (SR-ILALR), a draft-tube internal-loop ALR (DT-ILALR) and an external-loop ALR
(ELALR).

3.3. Gas-liquid mass transfer


Experimental data on the overall volumetric oxygen mass transfer have been reported in
Figure 10. The use of the two-parameter model described in section 2 is justified by the fact that
KLaL in Figure 10 and kp have the same order of magnitude. KLaL can be correlated with the specific
power input Pg/VL using the following equation:
1.28
 Pg 
K L a L =3.1 × 10 
−5
 (R2 = 0.998) (14)
 VL 
In Figure 10, experimental data and Equation (14) have been compared to the correlation provided
by Chisti (1989) for internal-loop cylindrical ALRs (Equation 15), to the experimental results of
Couvert et al. (2004) for a larger split-rectangular ALR (VL = 650 L) and to those of Dhaouadi
(1997) in an external-loop ALR.
1.03
 Pg 
K L a L =6.64 × 10  −5
 (15)
 VL 

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

The experimental results of this work are in good agreement with those of Couvert et al. (2004) and
this data extends the range of Ugr values studied previously. It is also worthy of note that the split-
rectangular reactors provide higher KLaL values than other airlift configurations (Figure 10).

0.07
Dhaouadi (1997) ELALR

0.06 Couvert et al. (2004) SR-ILALR


This work (SR-ILALR)
Chisti (1989) DT-ILALR (Eq. 15)
0.05
Eq. (14)
KLaL (s-1)

0.04

0.03

0.02

0.01

0
0 200 400 600 800 1000

Pg/VL (W.m-3)

Fig. 10. Dependence of overall gas-liquid volumetric oxygen transfer coefficient on the specific power input
for two split-rectangular internal-loop ALRs (SR-ILALR), a draft-tube internal-loop ALR (DT-ILALR) and an
external-loop ALR (ELALR).

The volumetric mass transfer coefficient, the gas hold-up, the mean bubble diameter dB and
the true mass transfer coefficient KL are known to be related using the following equation (Chisti,
1989):
KL (1 − ε g )
= K L aL (16)
dB 6ε g

Calculations of the KL/dB ratio using Equation (16) along with the measured KLaL and εg values have
shown that this ratio is nearly constant in the literature (Chisti, 1989; Lin et al., 2004), regardless of
Ugr. El Azher et al. (2005) had demonstrated that the plot of KLaL versus 6εg/(1-εg) was nearly linear
in the split-rectangular reactor used in this work for the air-water system, confirming that the KL/dB
ratio, the slope of the curve, was almost constant and equal to 0.088 (R2=0.994). These authors

Page 142
Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

explained that the increase in KLaL was mainly due to an increase in interfacial area, while the
change in KL remained weak. In Figure 11, KLaL values have been compared to the data of Couvert
et al. (2004). The curve of Couvert et al. (2004) exhibits a lower KL/dB ratio, around 0.053 for a
larger split-rectangular reactor (VL=650 L). This value is remarkably close to that found by Sánchez
Mirón et al. (2000) for a draft-tube internal-loop ALR, which is around 0.052. It is probable that the
lower KL/dB ratio in the 650 L split-rectangular reactor stems mainly from the differences between
the εg values and the gas flow regimes reported in section 3.1. Indeed, the KLaL curves deviate when
bubbles recirculate in the riser: the gap between the two curves increases when gas recirculation
starts in the 63 L reactor, which never occurs in Couvert et al. (2004). Even though only a small
fraction of the gas phase is subjected to recirculation (as only the smaller bubbles are involved), the
recycled bubbles may play a crucial role in mass transfer because of their high interfacial area
because both the riser and the downcomer contribute actively to mass transfer in this work, which is
not the case in Couvert et al. (2004). Consequently, the average bubble size dB in the whole reactor
is lower in the 63 L airlift reactor, which is due to the contribution of the downcomer. This explains
the difference observed in Figure 10 and suggests that the single-orifice nozzle plays a positive role
on mass transfer for the air-water system in split-rectangular airlift reactors. This result can
probably be extended to other coalescing media, but not to water-organic non-coalescing mixtures:
it has indeed been pointed out by El Azher et al. (2005) that oxygen depletion occurred and reduced
mass transfer when a large gas recirculation was observed in non-coalescing media, such as water-
alcohol mixtures. Conversely, for coalescing media such as the air-water system, only the small
bubbles are recycled and there is a dynamic equilibrium between coalescence and break-up in the
riser; consequently, a continuous renewal of oxygen in the bubbles occurs, which inhibits oxygen
depletion and explains the enhanced mass transfer observed in Figure 11.

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

0.07
Couvert et al. (2004)

0.06 This work

0.05

KL/dB=0.088
KLaL (s-1)

0.04

0.03

0.02

0.01
KL/dB=0.053

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6
6εg/(1-εg) (-)

Fig. 11. Correlation between the measured KLaL and εg values according to Eq.(16).

Conclusions
The detailed description of the global hydrodynamic, mixing and gas-liquid mass transfer
characteristics has been achieved in a split-rectangular airlift reactor of 63 L working volume filled
with tap water and equipped with a single-orifice nozzle as a gas distributor. The results are in
agreement with recent results of the literature and they extend other works using either larger or
smaller ALRs of the same type with the same Ad/Ar ratio (Couvert et al., 1999,2001,2004 and
Couvert, 2000). Correlations describing gas hold-up in both sections, global gas hold-up and overall
liquid-velocity have been provided. The dimensionless mixing time has been shown to tend towards
a constant value at high gas flow rate, around 2.2, while EZL is almost constant, around 0.03 m2.s-1.
Additionally, these parameters seem to depend only slightly on reactor scale. However, some
differences have been observed; in particular, lower εg values have been reported and an enhanced
mass transfer has been highlighted on the basis of the evolution of the KL/dB ratio. This behaviour
has been related to the gas distribution device. It has been pointed out that the increase in KLaL with
Ugr is mainly due to the change in interfacial area for the air-water system resulting from a partial
recirculation of the gas phase in the riser section. This partial recirculation of small bubbles has
been attributed to the single-phase orifice nozzle that provides large bubble size distributions in the
jet regime. As a conclusion, the performance of split-rectangular airlift reactors is only slightly

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

volume-dependent, which makes scale-up easier, and the use of a gas phase distributor favouring a
partial recirculation of the gas phase appears to be adequate for enhancing mass transfer in
coalescing media in split-rectangular airlift reactors because both sections contribute actively to
mass transfer in this case.

Nomenclature
aL specific interfacial area (m2.m-3)
ALR airlift reactor
Ad cross-sectional area of downcomer (m2)
Ar cross-sectional area of riser (m2)
Bo Bodenstein number (-)
C(t) tracer concentration (kg.m-3)
C* saturation concentration of oxygen in the liquid phase (kg.m-3)
C∞ equilibrium tracer concentration after complete mixing (kg.m-3)
CL concentration of oxygen in the liquid phase (kg.m-3)
Cp concentration oxygen in the proximity of the electrode (kg.m-3)
dB bubble diameter (m)
DO dissolved oxygen
EZL axial dispersion coefficient in the liquid phase (m2.s-1)
hD dispersion height (m)
KB pressure drop coefficient for the bottom of the reactor (-)
KL mass transfer coefficient (m.s-1)
KLaL overall volumetric gas-liquid oxygen transfer coefficient (s-1)
kp probe response constant (s-1)
KT pressure drop coefficient for the top of the reactor (-)
Ld distance between two conductimetric probes (m)
LT total length of the liquid loop (m)
Pg/VL specific power input (W.m-3)
R2 correlation coefficient (-)
t time (s)
tc circulation time (s)
td transit time of the tracer between two conductimetric probes (s)
tm mixing time (s)
Ugr superficial gas velocity based on riser cross-sectional area (m.s-1)

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Gourich et al./Canadian Journal of Chemical Engineering (2006)/ publication accepted

UL average superficial liquid velocity in the reactor (m.s-1)


ULd superficial liquid velocity in downcomer (m.s-1)
ULr superficial liquid velocity in riser (m.s-1)
US slip velocity (m.s-1)
VL reactor volume (m3)

Greek letters
εd average gas hold-up in the downcomer (-)
εg average gas hold-up in the reactor (-)
εr average gas hold-up in the riser (-)
µ viscosity (Pa.s)
θ dimensionless mixing time (-)
τ dimensionless time (-)

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Gourich et al./Chemical Engineering Science 60 (2005) 6414-6421

Mesure simultanée de la rétention gazeuse et du coefficient de transfert de


matière gaz-liquide par la technique dynamique du traçage au gaz dans un
réacteur Emulsair

RESUME :
A l’examen des travaux de la littérature, il apparaît que la méthode dynamique de traçage au
gaz n’a jamais été utilisée pour la détermination simultanée de la rétention gazeuse εG et du
coefficient volumique de transfert de matière gaz-liquide dans les réacteurs polyphasiques à base de
venturi à émulsion. Ces deux paramètres sont toujours déterminés séparément en utilisant la
méthode d’expansion volumique pour la mesure de εg et la méthode d’oxygénation dynamique pour
la mesure de KLa. L’objectif de la présente publication est donc de mettre au point cette technique
pour la mesure simultanée des deux paramètres (εg, KLa) dans un réacteur Emulsair fonctionnant à
co-courant descendant de gaz et de liquide. Cette méthode est illustrée ici en analysant des
expériences injections/réponse de CO2 dans un gaz inerte N2 en écoulement descendant avec l’eau.
Le principe de la méthode repose sur une injection quelconque dans un flux continu de gaz porteur
d’un traceur gazeux transférable dans la phase liquide et à partir de la connaissance des moments du
couple de signaux entrée/sortie, on peut accéder à εg, KLa simultanément. Afin de valider cette
technique, nous avons effectué dans les mêmes conditions hydrodynamiques des mesures de εg et de
KLa respectivement par les méthodes conventionnelles d’expansion volumique et d’oxygénation
dynamique.

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Simultaneous measurement of gas hold-up and mass transfer coefficient by


tracer dynamic technique in “Emulsair” reactor with an emulsion-venturi
distributor

B. Gouricha,d, M. Belhaj Soulamib, A. Zoulalianc, M. Ziyadd


a
Laboratoire de Génie des Procédés, Ecole Supérieure de Technologie de Casablanca, BP. 8012, Oasis
Casablanca, Morocco (corresponding author, Tél.: +212 22-23-15-60/65; fax: +212-22-22-25-45. E-mail
address : gourich@est-uh2c.ac.ma)
b
Laboratoire de Génie des Procédés et d'Environnement, ENIM BP 753 Agdak Rabat, Morocco
c
Laboratoire de Génie des Procédés, ESSTIB, Université de Nancy I, B.P. 239, 54506 Vandoeuvre Cedex,
France
d
Département de Chimie, Faculté des sciences, Université Mohammed V, Avenue Ibn Battouta, B.P. 1014,
Rabat, Morocco.

Abstract
Hydrodynamics and gas-liquid mass transfer have been investigated in an “Emulsair” reactor
with cocurrent downflow of gas and liquid. This consists of a cylindrical tank with conical bottom
topped by an emulsion-venturi as the gas-liquid distributor in which the gas is self-aspired by action
of the kinetic energy of the liquid recirculation. An original tracer dynamic technique using the
CO2-N2/water system that enables the simultaneous measurement of overall gas hold-up and overall
volumetric mass transfer coefficient has been developed and validated using conventional
techniques, such as volume expansion for gas hold-up and dynamic oxygenation for mass transfer. It
has been shown that gas hold-up and KLaL can be deduced from the moments of experimental
response curves using a CO2 pulse in the gas feed. Experimental results have proved that
hydrodynamics and mass transfer in the Emulsair reactor are strongly influenced by the flow regime
in the divergent. Two different regimes have been observed depending on the liquid recirculation
flow rate: annular and homogeneous bubbling flows. In both regimes, self-aspired gas flow rate, gas
hold-up and KLaL have been reported to increase with the liquid flow rate. The operation
effectiveness, estimated from the gas-to-liquid flow rate ratio, has been shown to pass through a
maximum around 0.59 as a function of liquid recirculation. A comparison with the literature proved
that this maximum is higher than those observed for other kinds of gas-liquid reactors equipped with
a venturi. Correlations for mass transfer estimation have been derived and are in agreement with the
literature.

Keywords: Emulsion-venturi, Gas hold-up, Mass transfer, Tracer dynamic method.

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1. Introduction
Gas-liquid mass transfer data in multiphase reactors based on an emulsion-venturi
(“Emulsair” reactor) can be obtained with either steady-state or dynamic techniques, as in other
kinds of gas-liquid vessels. For example, the well-known oxygenation method (Linek et al., 1987)
has been used by several authors for the determination of gas-liquid mass transfer coefficient in
loop-venturi reactors (Tojo and Miyanami, 1982; Ben Abdesselam et al., 1988; Huynh et al., 1991;
Nguyen, 1993; Lara Márquez et al., 1994; de Billerbeck et al., 1999). Similarly, Kiared (1992a) and
Tahraoui et al. (1992) applied this technique to a Verlifix reactor (fixed-bed topped by a Jet-
venturi). However, the literature shows clearly that the tracer dynamic technique has never been
used in such reactors, probably because it requires an adequate modeling of their different sections.
Such a technique enables the simultaneous estimation of the overall gas hold-up (εg) and the overall
volumetric gas-liquid mass transfer coefficient (KLaL) from the knowledge of the moments of the
experimental tracer response curves at the entrance and the exit of the reactor. This is particularly
interesting when both the gas and liquid mass transfer resistances contribute to the overall
resistance. For example, Eroglu and Dogu (1982), Goenaga et al. (1989), Kiared and Zoulalian
(1992b) applied this method using the SO2-N2/water system to evaluate the overall gas-to-liquid
mass transfer coefficients in a trickle-bed reactor. This technique was also applied for evaluation of
hydrodynamic and mass transfer parameters in three-phase catalytic systems (Ramachandran and
Smith, 1977, 1979; Ramachandran and Chaudhari, 1983; Fu et al., 1989). The main advantage of
the tracer dynamic technique in gas-liquid reactors is to provide simultaneously εg and KLaL while
preventing most problems encountered when these parameters are measured independently. Indeed,
εg is usually estimated using the visual observation of the volume expansion of the dispersion as a
function of gas flow rate, but such measurements are generally not accurate because of the large
fluctuations of the dispersion level with time at high gas flow rate. Similarly, KLaL data are
frequently obtained using the dynamic oxygenation method, the accuracy of which may be widely
affected by the time constant of oxygen probes. As this constant may change with time, frequent
calibration is required for accurate measurements.
As a result, the objectives of this work can be summarized as follows. First, the work will consist in
developing a model that could enable the use of the tracer dynamic technique in an Emulsair
reactor. The model and the method will be then validated using conventional techniques, such as
volume expansion for gas hold-up and dynamic oxygenation for mass transfer. Experimental data
from the tracer dynamic technique will finally be used to analyze the hydrodynamic behavior of the
Emulsair reactor, including the self-aspired gas flow rate and the gas hold-up, but also the mass

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transfer characteristics. These quantities will be compared to those of other gas-liquid loop-venturi
reactors in the literature.

2. Theory
A two-phase model has been developed to define the governing mass balance equations for the
gas and liquid phases in the Emulsair reactor. This model will be used to obtain the gas hold-up and
the volumetric mass transfer coefficient using the tracer dynamic technique. The necessary
assumptions for the derivation of the governing equations have been adapted from Tahraoui et al.
(1992) and are summarized below:
1. The reactor has been divided into two zones: the first zone is considered active for mass
transfer, while the second zone (recirculation loop) is inactive due to the absence of bubbles in the
liquid stream at the exit of the tank;
2. The first zone includes three regions, namely the divergent of the venturi, the pipe
downstream from the venturi (corresponding to the distributor) and the recirculation tank, while the
second zone corresponds to the circulation loop;
3. The gas phase in the first zones can be considered perfectly mixed.
These assumptions are in agreement with those proposed in the literature for similar systems (Tojo
and Miyanami, 1982; Dutta and Raghavan, 1987; Kiared, 1992a). Although it is clear that
hydrodynamics and mass transfer differ between the venturi, the distributor and the tank, local
measurements cannot be carried out directly in the divergent and the distributor. Hopefully, the
second and the third assumptions can be made because the respective volumes of the distributor and
the divergent can be neglected in Emulsair or Verlifix systems, as they represent only 6.5% of the
tank volume. As a result, the hydrodynamic and mass transfer characteristics of the tank can be
estimated using simultaneous measurements at the entrance and the exit of the first zone.
Furthermore, the gas dispersion coupled to the high liquid recirculation rate favors mixing of both
phases in the tank, which justifies a priori the third assumption. However, this has been checked
using RTD measurements in the gas phase with helium as a low-solubility gas. These preliminary
experiments have confirmed that the first zone is close to a perfectly mixed tank, although it
includes the venturi and the distributor.
Based on the above assumptions, the mass balance equations for the gas tracer have been
derived as follows:
(a) In the gas phase:

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εg dC g  C gs 
VL1 + K L a L .V L1. − C L (t )  − Q g (C ge − C gs ) = 0 (1)
1− εg dt  H 
(b) In the bulk liquid phase:

dC L  C gs 
VL1 − QL .(C L (t − τ 2 ) − C L (t )) − K L a L .V L1 . − C L (t )  = 0 (2)
dt  H 
(c) The initial conditions are:
t = 0, CL = Cg = 0 (3)
These equations can be solved by the Laplace transform and the method of moments can be applied
to obtain the gas hold-up and mass transfer coefficient simultaneously (Ramachandran and
Chaudhari, 1983). In the Laplace domain, Equations (1) and (2) with the associated initial
conditions give:
εg K a .V
VL1 pC gs + L L L1 .(C gs − HC L ) − Qg (C ge − C gs ) = 0 (4)
1− εg H

K L a L .VL1
VL1 pC L − .(C gs − HC L ) − QL C L (exp(− pτ 2 ) − 1) = 0 (5)
H
Equations (4) and (5) have been coupled to obtain a relationship between the tracer concentrations
in the gas phase and derive the transfer function G(p):
C gs Qg
G(p) = = (6)
C ge εg K a .V  K L a L .VL1 
VL1 p + L L L1 1 −  + Q g
1− ε g H  VL1 p + K L a L .VL1 − QL (exp(− pτ 2 ) − 1) 
The theoretical expressions for the nth absolute moments can be obtained from the transfer function
by applying the van der Laan theorem (Villermaux, 1985):
d n G( p)
µ n = (−1) lim
n
(7)
p →0 dp n

The absolute zero, first and second moments can then be expressed as:
µ0 = 1 (8)
εg
VL1
1− ε g VL1 + VL 2
µ1 = + (9)
Qg HQg

2(VL1 + VL 2 ) 2 VL 2τ 2 (10)
µ 2 = 2µ12 + +
HQg K L a LVL1 HQg

In the case of two measurements, the first and second absolute moments can be expressed using the
following expressions:

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µ 1 = µ 1s − µ 1e (11)

µ 2 = µ 2 s − µ 2e + 2µ 12s − 2 µ 1s µ 1e (12)

where µie and µis (i =1, 2) are the ith moments of the pulse and response curves, respectively. In

Equation (9), the only unknown parameter is the overall gas hold-up that can be evaluated by
matching the theoretical and experimental moments expressed as:
∞ ∞

∫ tC ge (t )dt ∫ tC gs (t )dt
µ 1e = 0

µ 1s = 0

(13)
∫C
0
ge (t )dt ∫C
0
gs (t )dt

The volumetric gas-liquid mass transfer coefficient can be obtained simultaneously by matching the
theoretical and experimental second moments which are defined as:
∞ ∞

∫ t C ge (t )dt ∫t
2 2
C gs (t )dt
µ 2e = 0

µ 2s = 0

(14)
∫C
0
ge (t )dt ∫C
0
gs (t )dt

From a practical point of view, only the first and second moments are useful, as higher moments are
difficult to estimate accurately from experimental data.

3. Materials and methods


A schematic diagram of the experimental set-up is reported in Figure 1 and the geometrical
characteristics are summarized in Table 1. A similar apparatus has been already described elsewhere
(Labit et al., 1986; Bouhelassa and Zoulalian, 1995a). The “Emulsair” reactor consists of a
transparent cylindrical tank with conical bottom topped by an emulsion-venturi made of plexiglas to
allow visual observation of flow regimes. The divergent is prolonged by an immersed gas-liquid
distributor placed in the center of the tank. The gas phase (either nitrogen or air) operates as a
continuous system and both the inlet and the exit streams can be switched for compositional
analysis. Conversely, the liquid phase is totally recirculated using a liquid loop. The gas phase is
self-aspired into the venturi by action of the kinetic energy of the liquid recirculation at the throat
through four symmetrically radial orifices.

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Fig. 1: Experimental apparatus. 1-Emulsion venturi, 2-Distributor, 3-Tank, 4-Centrifugal pump, 5-Exchanger, 6-
Rotameter, 7-Gas flowmeter, 8- injection valve, 9- gas mixer, 10-Air pump, 11-Detector, Soap-bubble flowmeters, 13-
Recorder, 14-Data acquisition, 15-Jack, 16-Oxygen probe, EV: Electronic valve.

Table 1: Geometrical characteristics of the Emulsair reactor.


throat length (m) 0.020
convergent length (m) 0.096
convergent angle (°) 20
divergent length (m) 0.225
divergent angle (°) 7.6

divergent volume (m3) 0.24 10-3

diameter of orifices at throat level (m) 0.01

total volume of reactor (m3) 42.5 10-3

tank volume (m3) 30.10-3

tank diameter (m) 0.03

loop diameter (m) 0.05

recirculation loop volume (m3) 12.5 10-3

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The resulting gas-liquid emulsion is formed through three series of eight orifices laid out
regularly on the surface of the distributor. Both phases are completely separated in the tank, which
allows the recirculation of the liquid phase without bubbles. The main components of the liquid
recirculation loop include a flow control valve, a rotameter, a heat exchanger to maintain constant
liquid temperature (± 1°C) and a recirculation pump. The liquid recirculation flow rate can be
controlled using a calibrated rotameter and the gas flow rate is measured using a volumetric gas
flowmeter. At the reactor entrance, a six-port valve equipped with a sample loop has been used to
introduce pulses of pure CO2 in the inlet stream. The opening and closing of this six-port valve are
controlled pneumatically by a computer via a RTI-815 D/A data acquisition system. The
concentration of CO2 in the inlet and exit gas streams has been measured using a thermal
conductivity detector (TCD). The signal from the TCD was recorded using the RTI-815 A/D data
acquisition system for the calculation of the experimental moments. A small amount of water vapor
in the gas stream at the exit of the reactor has been shown to have no significant effect on the
measurements of CO2 concentration. All the experiments have been carried out at 20°C and
atmospheric pressure using tap water. For each set of operating conditions, three replicates have
been conducted for statistical purpose in order to check the reproducibility of the experiments.
The gas hold-up and volumetric mass transfer coefficient have been also determined using
the usual volume expansion and oxygenation dynamic methods, respectively. The dissolved oxygen
concentration in the batch liquid phase has been measured by means of an oxygen electrode (WTW
Cellox 325) inserted horizontally in the conical section of the tank and was connected to DO-meter
(WTW OXI 197-S). The signal of the DO electrode was transmitted to a computer by a RTI-815
A/D acquisition system. In each experimental run, tap water has been first stripped by nitrogen. The
time constant of the oxygen electrode (kp) has been measured by means of a method described
elsewhere (Vandu and Krishna, 2004). The value of kp was found to vary in the range 0.13 – 0.15 s-
1
. In this work, the effect of the probe has been taken into account by assuming a first order model
for the probe response. A two-parameter model has been used to calculate the overall volumetric
mass transfer coefficient. The mass balance equations for oxygen have been already presented in the
literature (Tahraoui et al., 1992; Kiared, 1992a) and are summarized as follows:
(a) In the bulk of the liquid phase (active zone):
dC L (t )
VL1 = K L a LVL1 (C L* − C L (t )) + QL (C L (t − τ 2 ) − C L (t )) (15)
dt
(b) In the proximity of the electrode:
dC p (t )
= k p (C L (t ) − C p (t )) (16)
dt

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(c) The initial conditions are:


t = 0, CL = Cp = 0 (17)
This system has been solved numerically using the Runge-Kutta algorithm. The volumetric mass
transfer coefficient has been determined by optimization using the golden number algorithm. By
fitting the predictions of the model with experimental probe response for Cp, KLaL values have been
obtained through the minimization of a relative function error built on average of 1000 experimental
values.

4. Results and discussion


4.1. Hydrodynamics
Two different regimes have been observed in the divergent section of emulsion-venturi
depending on the volumetric liquid flow rate: the annular and homogeneous bubbling regimes. In the
annular regime, just below the venturi throat, the self-aspired air was reported to form a central core
with water flowing down through a peripheral annulus along the wall of the divergent. This regime
was observed at low liquid recirculation flow rates (4.5 10-4 ≤ QL ≤ 13.5 10-4 m3.s-1). At higher
liquid flow rates (13.5 10-4 ≤ QL ≤ 27.8 10-4 m3.s-1), the annular regime could not be maintained.
The gas core broke and formed very small bubbles. This flow pattern was referred to as the
homogeneous bubbling flow. In this regime, the level of the gas-liquid emulsion rises progressively
as the liquid recirculation flow rate increases and the emulsion occupies all the divergent section at
the highest liquid flow rate. The plot of self-aspired gas flow rate Qg as a function of liquid flow rate
QL reveals immediately which regime prevails in the emulsion-venturi. The change in flow pattern
is indicated by a marked decrease in the slope of the Qg versus QL curve (Fig. 2). The relationship
between Qg and QL has been established:

0.489
Q L = 0.0427Q g , R2 = 0.994 for 4.5 10-4 ≤ QL ≤ 13.5 10-4 m3.s-1 (18)

2.085
Q L = 4202.774Q g , R2 = 0.96 for 13.5 10-4 < QL ≤ 27.8 10-4 m3.s-1 (19)

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120

100

10 .Qg(m /s) 80
3

60
5

40

20

0
0 5 10 15 20 25 30

104.QL(m3/s)

Fig. 2: Self-aspired gas flow rate versus liquid recirculation flow rate.

The gas-to-liquid flow ratio has been often used to characterize the hydrodynamic
performance of emulsion-venturi reactors. Figure 3 shows that Qg/QL presents a maximum around
0.59 when QL = 13.5 10-4 m3.s-1, which corresponds to the transition between the two flow regimes.
This behavior is in agreement with the references summarized in Table 2. This maximum has been
reported to depend on the aspiration-to-throat cross-sectional area (Labit et al., 1986). Similarly,
Bouhelassa et al. (1995a) have observed that it depends both on the tank diameter and the liquid
height in the tank. The comparison with the literature confirms that 0.59 is higher than the maximum
Qg/QL ratios reported in previous works on loop-venturi reactors.

0.7

0.6

0.5

0.4
Qg/QL

0.3

0.2

0.1

0
0 5 10 15 20 25 30

104.QL(m3/s)

Fig. 3: Gas-to-liquid flow ratio versus liquid recirculation flow rate.

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Table 2: Correlations proposed in the literature for gas-liquid reactors equipped with a venturi.
Reference Reactor type Correlation EL (W/m3)

1-Tojo and Miyanami (1982) -Down-flow jet mixer - KLaL= 3.23 10-4 (EL)0.65 100 - 2000

2-Tahraoui et al. (1992) - Verlifix (fixed bed topped - KLaL= 9.65.10-4(EL)0.526 1550 – 22800
by a jet-venturi)
3-Bouhelassa et al. (1995b) -Emulsair reactor - KLaL = 8.2.10-4 (EL)0.56 200 – 3000

4-Dutta and Raghavan (1987) - Loop rector with a venturi - KLaL = 2.31 10-4 EL0.76 400 – 3000
ejector
5- Kiared (1992b) - Verlifix (fixed bed topped - KLaL = 3.52.10-4(EL)0.74 1500 - 7000
by a jet-venturi)

The experimental values of µ1 determined from Equation (13) using the measured CO2 pulse-
response curves were used to evaluate εg. The overall gas hold-up has been reported in Figure 4 as a
function of the liquid recirculation flow rate and compared to values determined using the volume
expansion method. This figure shows that both methods are in very good agreement at low liquid
flow rate and that a slight deviation appears when QL is higher than 20.10-4 m3.s-1. This stems
probably from the high fluctuations of the liquid level in the tank due to gas dispersion that affect
the accuracy of the volume expansion technique. Figure 4 shows also that εg depends both on the
liquid recirculation flow rate and the flow regimes. As the gas phase is dispersed in smaller bubbles
at high liquid flow rates, the residence time of the gas phase and the overall gas hold-up increase
steeply in the homogeneous regime, while it increases only slightly in the annular regime, as
expected. This has been quantified by deriving correlations based on a power-law model for each
regime:
ε g = 0.0121 Q L0.264 , R2 = 0.976 for 4.5 10-4 ≤ QL ≤ 13.5 10-4 m3.s-1 (20)

ε g = 0.0012 Q 1L.21 , R2 = 0.992 for 13.5 10-4 < QL ≤ 27.8 10-4 m3.s-1 (21)

As a conclusion, the dynamic tracer technique has been validated for εg estimation. The
Emulsair reactor has been shown to present similar hydrodynamic characteristics than the other
loop-venturi reactors described in previous works. The reactor performance in term of self-aspired
gas flow rate to recirculation liquid flow rate ratio presents a maximum that is higher than those
reported previously in the literature. Flow regimes have been identified and the evolutions of εg and

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Qg have been correlated to the recirculation liquid flow rate that constitutes the driving force of the
gas dispersion. These have been shown to be widely affected by the prevailing flow regime.

0.08

0.07
volume expansion
0.06 Tracer method
0.05
εg (-)

0.04

0.03

0.02

0.01

0
0 5 10 15 20 25 30
4 3
10 QL (m /s)

Fig. 4: Gas hold-up as a function of liquid recirculation flow rate.

4. 2. Mass transfer
The experimental values of µ2, determined from Equation (14) using the measured pulse-
response curves, have been used to evaluate the mass transfer coefficient. Figure 5 shows the
evolution of KLaL as a function of liquid recirculation flow rate. These data have been compared to
KLaL values measured using oxygenation dynamics. Figure 5 shows clearly that oxygenation
dynamics provides KLaL values slightly higher than the tracer dynamic method. This difference may
result partially from the influence of the oxygen probe. In this work, this effect has been minimized:
first, it has been checked that kp is always lower than the characteristic time of gas-liquid mass
transfer; furthermore, frequent calibration procedures have been carried out to avoid an aging effect
of the electrode surface on oxygen concentration measurements. However, the influence of the probe
cannot be totally neglected, especially at high gas flow rate. On the other hand, the difference
observed in Figure 5 may result also from the fact that the mass transfer coefficient (KL) is
proportional to D (Higbie, 1935). As DO2 = 2.1 10-9 m2.s-1 and DCO2 = 1.95 10-9 m2.s-1 at 20°C
(Schumpe and Lühring, 1990), KL is expected to be 4% lower with the CO2-N2/water system.
Figure 5 shows also that the overall volumetric mass transfer coefficient follows the same
trends as the gas hold-up. However, the change in the slope for KLaL as a function of QL is however

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slighter than those observed for Qg in Figure 2 and εg in Figure 4. This behavior is confirmed by
correlations that express KLaL as a function of QL using a power-law model in each regime:
K L a L = 2989.1 Q L1.764 , R2 = 0.996 for 4.5 10-4 ≤ Q ≤ 13.5 10-4 m3.s-1 (22)
L

K L a L = 1368.9 QL1.635 , R2 = 0.991 for 13.5 10-4 < QL ≤ 27.8 10-4 m3.s-1 (23)
In the homogeneous regime, very small bubbles are generated. As a result, εg rises steeply as a
function of QL and large gas-liquid interfacial area values are achieved. This explains why KLaL
values are higher in the homogeneous bubbling flow than in the annular regime. However, Figure 2
has proved that the increase in Qg as a function of QL was slower in the homogeneous regime than in
the annular flow region. Consequently, the increase in KLaL with QL is a bit slower in the
homogeneous bubbling region, which is confirmed by a direct comparison of the exponents in
Equations (22) and (23).

0.1

Tracer method
0.08
Oxygenation dynamic
KLaL (s-1)

0.06

0.04

0.02

0
0 5 10 15 20 25 30
4 3
10 .QL (m /s)

Fig. 5: Overall volumetric mass transfer coefficient as a function of liquid


recirculation flow rate.

In order to compare the performance of the Emulsair reactor in terms of mass transfer with
the other similar reactors of the literature summarized in Table 2, the evolution of KLaL has been
expressed as a function of the specific power consumption (EL). In the Emulsair reactor, this
quantity is related to the flow rates (Bouhelassa et coll., 1995a).
The results have been reported in Figure 6. For the same EL value (Labit et al., 1986; Bouhelassa et
al.1995a), our experimental data are close to those of Tojo and Miyanami (1982), Dutta and
Raghavan (1987), Tahraoui et al. (1992) and Bouhelassa et al. (1995b), but lower than those

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obtained by Kiared (1992a). These authors have however studied a three-phase reactor including a
solid phase in a fixed bed. The higher mass transfer observed for the Kiared’s Verlifix reactor results
probably from the presence of the solid phase, as this may enhance gas dispersion. However, the
solid phase reduces the volume available for the dispersion, which impacts negatively the reactor
production when the tank volume is the same as in the Emulsair reactor. It is probable that if one
accounts for the volume fraction occupied by the solids, our data are close to those of Kiared
(1992a).

5
2

0.1
KLaL (s )
-1

4
0.01
1

0.001
10 100 1000 10000 100000
3
EL (W/m )

Fig. 6: Comparison of the measured KLaL values with published data using the correlations presented in
Table 2.

As a conclusion, the dynamic tracer technique has been validated for KLaL estimation. The
evolution of KLaL in the Emulsair reactor has been shown to be in agreement with previous works of
the literature about gas-liquid loop-venturi reactors. The evolution of KLaL has been shown to be less
sensitive to regime transitions because the increase in surface area that favors mass transfer is
compensated by a slower increase in self-aspired gas flow rate as a function of QL in the
homogeneous bubbling regime.

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Conclusion
In this work, a novel theory for the tracer dynamic method has been developed and applied
for the simultaneous determination of gas hold-up and gas-liquid mass transfer coefficient in a gas-
liquid Emulsair reactor. This method has been shown to be particularly attractive, as simple
analytical relations have been derived between the gas hold-up, the volumetric mass transfer
coefficient and the moments of the tracer input and response curves. It has been validated on the
basis of a comparison with conventional techniques enabling independent measurements of εg and
KLaL. The results have been used to determine the hydrodynamic behavior of the Emulsair reactor in
terms of flow regimes, self-aspired gas flow rate and overall gas hold-up. Regime transitions points,
Qg and εg have been quantified as a function of the driving force, the recirculation liquid flow rate
that is linked to the specific power input supplied to the system. Experimental results have proved
that Qg and εg are widely affected by the prevailing flow regime in the Emulsair reactor and that the
flow rate ratio Qg/QL passes through a maximum that is higher than those observed previously in the
literature. The performance of this reactor on the basis of mass transfer has been estimated using
KLaL values. These have been shown to be less dependent on the prevailing flow regime and to be
similar to those reported for other loop-venturi reactors described in the literature.

Notation
aL gas-liquid interfacial area (m-1)
*
CL saturation concentration of oxygen in the liquid phase (kg/m3)

Cg instantaneous gas concentration of CO2 (kg/m3)


Cge inlet gas concentration of CO2 (kg/m3)
Cgs outlet gas concentration of CO2 (kg/m3)
CL concentration of gas dissolved in the liquid phase (kg/m3)
Cp concentration of the oxygen in the proximity of the electrode (kg/m3)
D molecular diffusivity (m2/s)
EL specific power input (W/m3)
G(p) transfer function
H Henry's constant
KL mass transfer coefficient (m/s)
KLaL overall gas-liquid mass transfer coefficient in the liquid phase (s-1)
kP probe response constant (s-1)
p Laplace transform variable (s-1)

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Qg volumetric gas flow rate (m3/s)


QL volumetric liquid flow rate (m3/s)
t time (s)
VL1 volume of the active zone (m3)
VL2 volume of the inactive zone (m3)

Greek Symbol
εg overall gas hold-up
µ0 zero moment
µ1 first moment
µ2 second moment
τ2 residence time of the liquid in the volume VL2 (τ2 = VL2/QL)

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Influence des paramètres géométriques et des conditions opératoires sur


l’hydrodynamique et le transfert de matière gaz-liquide dans un réacteur
Emulsair

RESUME:

Les réacteurs polyphasiques à base de venturi à émulsion sont des contacteurs gaz-liquide qui
n’ont été que peu étudiés dans la littérature par rapport aux systèmes concurrents tels que les
colonnes à bulle, les airlifts ou les cuves agitées aérées. Leur principe de fonctionnement est
d’utiliser l’énergie cinétique du liquide afin d’assurer une dispersion fine du gaz. Ces réacteurs sont
constitués d’un venturi placé verticalement au dessus d’une cuve qui jour le rôle de séparateur gaz-
liquide et d’une boucle de recirculation forcée du liquide. Le gaz peut être injecté ou autoaspiré au
col du venturi où la vitesse du liquide est maximale et la pression statique minimale. Dans ce
dernier cas, leur fonctionnement est toujours de type « émulsion », ce qui correspond à un rapport
de débits volumiques de gaz et de liquide inférieur à 1. Leurs principales applications potentielles
sont les réactions biologiques et le traitement des effluents gazeux industriels.

L’objectif de ce travail est l’étude d’un réacteur polyphasique dénommé Emulsair. Ce type de
réacteur est constitué d’un venturi de géométrie classique (convergent, col, divergent) dans lequel le
débit de gaz peut être soit imposé, soit autoaspiré au col. L’émulsion gaz-liquide formée circule à
co-courant vers le bas et est injectée dans la cuve de séparation dans laquelle la vitesse de la phase
liquide est assez faible par rapport à celle régnant dans le venturi pour permettre le dégazage total
de l’émulsion. La recirculation forcée du liquide s’effectue à partir du fond de la cuve de séparation
qui est équipée d’une membrane permettant le passage du liquide seul dans le cas de systèmes
biologiques. Les paramètres étudiés incluent les débits de gaz (10-4<QG<2.5 10-3 m3/s) et de liquide
(4.0 10-4 m3/s<QL<8.0 10-3 m3/s), la géométrie du venturi, des orifices d’aspiration du gaz et de la
cuve de séparation (diamètre compris entre 0.30 et 0.63 m et hauteur de liquide clair variant entre
0.37 et 1.12m). Dans un premier temps, l’impact de ces paramètres sur l’hydrodynamique (dont la
rétention gazeuse εG et le débit de gaz autoaspiré) et le transfert de matière gaz-liquide (coefficient
volumétrique d’absorption KLaL) a été quantifié pour le système eau-air à température ambiante et
pression atmosphérique. Dans un second temps, les travaux ont permis de comparer les
performances du réacteur Emulsair aux contacteurs gaz-liquide classiques (colonnes à bulles, airlifts
et cuve agitée aérée par autoaspiration du gaz) en fonction de la puissance dissipée à partir de
données de la littérature.

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Gourich et al./ Chemical Engineering and Processing (2006)/Publication in press

L’étude expérimentale a montré que si l’énergie consommée (E) dépend fortement des
dimensions géométriques du venturi, la surface des orifices au col n’a que peu d’influence sur la
puissance dissipée et le débit de gaz autoaspiré quand cette surface est supérieure à 2 cm2. De
même, on a montré que les performances de transfert de matière du réacteur dans les conditions de
débit de gaz imposé ou d’autoaspiration sont similaires, ce qui confirme que l’autoaspiration est
préférable d’un point de vue économique. En augmentant le débit liquide, une transition
hydrodynamique a été mise en évidence entre d’une part un régime « annulaire » dans lequel une
poche de gaz occupe une fraction importante du volume du divergent du venturi, et d’autre part un
régime « homogène à bulles dispersées » où le gaz est immédiatement dispersé sous forme de fines
bulles, que le débit de gaz soit imposé ou autoaspiré. Cette transition peut être déterminée en
autoaspiration à partir du maximum du rapport QG/QL lorsqu’il est représenté en fonction de QL. On
a également observé une forte influence des paramètres géométriques de la cuve sur
l’hydrodynamique du réacteur Emulsair. Ainsi, le débit de gaz autoaspiré et la valeur maximale du
rapport QG/QL augmentent lorsque la hauteur de liquide clair H diminue et varie comme H-0.15
(R2=0.997). Ces comportements ont été reliés à la variation de pression statique dans le réacteur
induite par la modification de la hauteur de liquide clair. En revanche, le transfert de matière
augmente lorsque H augmente. Toutefois, cette augmentation est limitée d’un point de vue pratique
par la diminution simultanée de QG. Enfin, on a montré que l’influence du diamètre de la cuve de
séparation à volume de liquide fixé (à H variable) semble gouvernée par les variations de H et donc
qu’elle suit les comportements décrits ci-dessus. En revanche, l’influence du diamètre de cuve à H
fixé (le volume de liquide pouvant varier) reste faible lorsque D est supérieur à 0,3 m.

On a effectué la comparaison à partir des données et des corrélations de la littérature des


performances de l’Emulsair avec celles de deux colonnes à bulles (la première équipée d’un
distributeur à orifice unique d’où une distribution primaire du gaz non-uniforme, la seconde équipée
d’un fritté d’où une distribution primaire du gaz uniforme), d’un airlift rectangulaire à recirculation
interne et d’une cuve agitée aérée par autoaspiration équipée d’une turbine à double disque et huit
pales droites (Poncin et coll., 2002). Les résultats ont montré que le taux de rétention du gaz le plus
élevé est atteint dans le venturi de l’Emulsair quel que soit le débit de gaz, mais que l’Emulsair
(cuve + venturi) présente au contraire toujours les taux de gaz les plus faibles. Dans le venturi, εG
passe par un maximum qui correspond au changement de régime d’écoulement, tandis que pour
l’ensemble du réacteur εG augmente plus rapidement après la transition. En effet, εG varie alors
comme Eβ avec β=0.23 (R2=0.984) en régime annulaire et β=0.56 (R2=0.998) en régime homogène.
Cela est dû à la diminution du diamètre moyen des bulles de l’émulsion à E élevée et au temps de

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séjour plus long des bulles dans la cuve qui en résulte. Ceci confirme que l’Emulsair est plus
efficace en régime homogène lorsque E>1000 W/m3. Du point de vue du transfert de matière, c’est
la colonne à bulles qui présente le KLaL le plus élevé à des faibles valeurs de E, alors que c’est le
cas de la cuve agitée aérée à des valeurs élevées de E. Pour le réacteur venturi à émulsion, KLaL est
une fonction croissante et continue de E qui varie comme E0,95 (R²=0.991) en régime annulaire et
E0,65 (R²=0.983) en régime homogène. Les performances plus faibles de l’Emulsair sont
essentiellement dues à la puissance mécanique élevée nécessaire à la recirculation forcée du liquide
et aux faibles taux de rétention du gaz que cette recirculation engendre. En revanche, l’étude du
rapport KLa/εG qui permet de comparer les performances des réacteurs dans le cas de réactions
rapides limitées par le transfert a montré que l’Emulsair présente les valeurs les plus élevées de tous
les réacteurs étudiés dès qu’il opère en régime homogène, alors que KLa/εG est inférieur aux valeurs
des autres réacteurs à faible E. Cela démontre les potentialités de l’Emulsair pour mettre en œuvre
des réactions chimiques partiellement ou totalement limitées par le transfert de matière, mais aussi
des réactions biologiques au cours desquelles la demande en oxygène peut varier fortement selon
les phases.

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Influence of operating conditions and design parameters on hydrodynamics and


mass transfer in an emulsion loop-venturi reactor

B. Gouricha,e*, N. El Azherb, C. Vialc, M. Belhaj Soulami d, M. Ziyade, A. Zoulalianf


a
Laboratoire de Génie des Procédés, Ecole Supérieure de Technologie de Casablanca, BP 8012, Oasis
Casablanca, Morocco (corresponding author, Tél.: +212 22-23-15-60/65; fax: +212-22-22-25-45. Email
address: gourich@est-uh2c.ac.ma).
b
Laboratoire des Sciences de l’Environnement, Faculté des Sciences et Techniques de Settat, BP 577 Settat,
Morocco.
c
Laboratoire de Génie Chimique et Biochimique, Université Blaise Pascal, 24 Avenue des Landais, BP 206,
F-63174, Aubière Cedex, France.
d
Laboratoire de Génie des Procédés et d'Environnement, ENIM, BP 753 Agdal Rabat, Morocco.
e
Département de Chimie, Faculté des Sciences, Université Mohammed V, Avenue Ibn Battouta, BP 1014,
Rabat, Morocco.
f
Laboratoire de Génie des Procédés, ENSTIB, Université Henri Poincaré Nancy 1, BP 239, 54506
Vandœuvre-lès-Nancy Cedex, France.

Abstract
The aim of this paper is first to investigate the influence of operating conditions and design
parameters on the hydrodynamics and the mass transfer properties of an emulsion loop-venturi
reactor and then to compare its performance to that of the conventional gas-liquid contactors, such
as airlift and bubble column reactors or aerated stirred tanks. The results have shown that emulsion
venturi reactors should be preferentially operated as gas-inducing devices. In this case,
hydrodynamics and mass transfer depend strongly on the clear liquid height. This parameter
exhibits an optimum value, as its increase improves mass transfer, but reduces the maximum gas
induced-flow rate. Conversely, the respective influences of the tank diameter at constant clear liquid
height when D>0. 3m and of the surface area of the orifices at the venturi throat were not significant
in this work. Finally, emulsion loop-venturi contactors appear to be versatile tools able to carry out
both fast and slow chemical reactions, which is not the case for the three other kinds of reactors.
They are therefore useful when high and quickly adaptable oxygen supply is required, as they avoid
also the presence of mechanically moving parts and present lower shear levels than mechanically
stirred tanks.

Keywords: Emulsair, Gas-liquid reaction, Hydrodynamics, Mass transfer, Loop-venturi reactor

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1. Introduction
In gas-liquid and gas-liquid-solid reactions, the overall production rate is often limited by
interphase mass transfer. Relatively large interfacial areas are particularly desirable when
absorption is accompanied by a rapid chemical or biochemical reaction. This is particularly true for
absorption, for example in the treatment of industrial gaseous waste including the absorption of
H2S, SO2, or NOx, but also for aerobic fermentation and biological wastewater treatments that
require high and quickly adaptable oxygen supply for enhancing the growth of micro-organisms.
Many multiphase contacting devices have been described in the literature (see, e.g., [1]). These
differ mainly by the way the dispersion is achieved, the range of the overall gas fraction in the
reactor, the interfacial area between the phases and the power requirements for gas dispersion. They
can be roughly classified into three groups:
! mechanically stirred tanks or columns in which a gas phase is dispersed using the mechanical
power supplied by one or several impellers;
! gas-driven reactors in which power is mainly supplied by the gas phase; these include first
pneumatically-agitated reactors, such as bubble columns [2-3] and airlift reactors [4] in which
the liquid is the continuous phase and for which power supply derives from gas
compression/expansion; they include also packed columns in which the gas constitutes the
continuous phase and for which power supply derives from the kinetic energy of the gas [1].
! liquid-driven reactors in which the mechanical power for dispersion is obtained from the kinetic
energy of the liquid phase.
However, the design and scale-up of all these reactors is still tricky because there is a strong
interplay between the gas hold-up εG, the interfacial area aL and mass transfer coefficient KL.
Consequently, these three key parameters and also the volumetric mass transfer coefficient KLaL
that is usually used for scale-up purpose are not directly adjustable. Although KLaL depends
strongly on the operating conditions and the design parameters, this dependence is usually not
straightforward, for example because of the presence of several flow patterns [2-4]. As a result,
increasing gas flow rate does not necessarily induce an increase in interfacial area and mass transfer
properties.
Venturi devices constitute a special type of gas-liquid contactors because they may belong
either to the second or to the third class of gas-liquid reactors, as a function of the gas-to-liquid flow
rate ratio. They exhibit first the advantage to avoid the presence of mechanically moving parts and
to induce lower shear levels than mechanically stirred tanks. Conventional venturis (Figure 1a) are
made of a sharp converging section, a short throat and a smooth divergent, namely the diffuser. The
half-angles of the converging section and the divergent ensure both high shear and low pressure

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Gourich et al./ Chemical Engineering and Processing (2006)/Publication in press

drop, which enhances dispersion and reduces power consumption at the same time. The gas phase is
usually injected into the venturi throat where the velocity is maximal and where the static pressure
is minimal [5]. Although the gas flow rate can be imposed, venturis can also be used as gas-
inducing devices, which is a common point with mechanically stirred tanks (see, e.g. [6]). Gas-
liquid ejectors (Figure 1b), also denoted jet venturis, constitute a particular class of venturis in
which there is generally no converging section [5,7], but a mixing chamber in which the gas is
sucked. In this case, the mixing chamber replaces the throat and is followed by a mixing tube and
then by the divergent. The latter can also be replaced by a simple tube [7]. Since the early eighties,
the use of venturis has been suggested to carry out absorption, as they can generate high interfacial
area, such as 25,000 to 70,000 m2/m3 [8]. In the two last decades, there has been an increasing
interest for these devices due to their versatility. The first advantage of venturis is that dispersion is
achieved by the kinetic energy of the continuous phase that can be either the liquid or the gas,
which may result in either bubbly flows or sprays, respectively. Another advantage is that venturi
devices can be used as distributors when the reaction is slow, but also as chemical reactors when the
kinetics is fast. For example, liquid-driven venturis were used first as gas distributors in gas-liquid
and gas-liquid-solid reactors without mechanical agitation, such as upward and downward bubble
columns [9-13] and fluidized beds [14]. Conversely, when they are used as reactors, the reaction
should be completed in the venturi, which is generally true for kinetically fast chemical reactions,
but both the venturi and the separation system have to be taken into account when the reaction is not
fast enough. In this case, a downward separation system has generally to be preferred, as it seems
more efficient for mass transfer purpose. This seems also true when the venturi is used as a gas
distributor in a bubble column [9-10]. When the reaction cannot be completed in the venturi, the
main limitation is the rapid coalescence of the bubbles in the separation tank in coalescing media,
such as the air/water system, particularly when the liquid velocity is low. Mass transfer
enhancement is therefore limited to a small region around the venturi [15]. To overcome this
limitation, liquid-driven venturis are often used with a forced liquid circulation, as loop-venturi
reactors [16-17]. The last advantage of liquid-driven venturis is that they can be easily used as gas-
inducing devices [14,17-20]; this may reduce the cost of gas supply or constitute a simple and cheap
way for recycling the gas phase when this is pure, which is generally the case for example for
hydrogenation reactions. Conversely to liquid-driven venturis that are generally operated with a
gas-to-liquid flow rate ratio lower than 1 [7-10,16-17,20-24], the gas-to-liquid flow rate ratio may
be as high as 1000 for gas-driven venturis. These are preferentially operated as reactors for very fast
chemical reactions, for example as scrubbers in which high interfacial area is achieved by a
dispersion of the liquid phase in form of fine droplets [25-31], although the use as a distributor has

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Gourich et al./ Chemical Engineering and Processing (2006)/Publication in press

sometimes been reported in the literature [32-33]. Finally, the main applications of liquid-driven
venturis are ozonation [34], but also biochemical reactions for which oxygen demand may be
substantial and may considerably vary during operation, while those of gas-driven venturis include
mainly the treatment of gaseous wastes [28-29,31-32].
This work is dedicated to the study of an emulsion loop-venturi reactor, denoted “Emulsair”.
The emulsion venturi behaviour is observed when the gas-to-liquid flow rate ratio is lower than 1,
which corresponds to a dispersed gas phase in form of bubbles. It is based on a conventional venturi
geometry associated with a downward separation device. The gas phase is introduced at the throat
and can be either imposed or induced. Up to now, there is only little information in the literature for
the design and the scale-up of these emulsion loop-venturi reactors because their performance
depends not only on the flow rates, but is also a function of the design and operating variables of the
associated separation device, such as the diameter or the clear liquid height of the separation tank.
The first objective of this work is therefore to investigate the impact of the tank parameters on the
hydrodynamics and the mass transfer properties of the Emulsair reactor. Additionally, there has
been, up to now, no general comparison reported in the literature between the performance of
venturi contactors and the conventional gas-liquid reactors that are the most commonly used in the
process industry, including gas-driven reactors, such as bubble columns and airlift reactors, or
aerated stirred tanks,. The second part of this work is therefore focussed on the comparison between
their performance to those of emulsion loop-venturi contactors in terms of hydrodynamics and mass
transfer properties, by combining the experimental data of the authors to data extracted from the
literature.
throat

(a)
liquid
convergent divergent

gas
gas mixing chamber

(b)
liquid Mixing tube
divergent

gas

Figure 1. Examples of venturi dispersion devices: (a) conventional venturi design; (b) ejector-
venturi design.

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2. Experimental set-ups and measuring methods


Experiments were carried out in an Emulsair reactor with an emulsion venturi as the gas-
liquid distributor, as shown in Figure 2. The Emulsair reactor consists of a transparent cylindrical
tank with conical bottom topped by an emulsion venturi made of plexiglas in order to allow visual
observation of flow regimes. The divergent is prolonged by an immersed gas-liquid distributor
placed in the center of the tank. The continuous gas phase (either air and nitrogen) is dispersed in
form of tiny bubbles in the venturi and the liquid phase is totally recycled through the emulsion-
venturi using a liquid loop. The gas phase flow rate may be imposed or induced into the venturi
throat by action of the kinetic energy of the liquid recirculation at the throat through four
symmetrically radial orifices. The resulting gas-liquid emulsion is formed through three series of
eight orifices laid out regularly on the surface of the distributor. The tank acts as a downstream
separation device; it enables a complete separation of the gas phase and permits the recirculation of
the liquid phase without any bubbles. The main components of the liquid recirculation loop include
a valve for flow control, a flowmeter, a heat exchanger to maintain constant liquid temperature
(20±1°C) and a recirculation pump. The liquid recirculation flow rate QL was controlled using a
calibrated rotameter and the gas flow rate QG was only measured using a volumetric gas flowmeter
for gas-induced operation, or imposed for gas-imposed operation.
As the Emulsair reactor is a commercial bioreactor that has been already used in the
industry, only the required information will be provided and the detailed dimensions of the venturi
will not be reported. In this work, tank diameter was varied between 0.30 m and 0.63 m, while the
clear liquid height ranged between 0.37 m and 1.12 m. For the venturi, the surface area of the four
orifices used for gas suction at the throat was varied between 2 cm2 and 4.5 cm2. The investigations
covered liquid flow rates between 4.0 10-4 and 8.0 10-3 m3/s, while the gas flow rate (imposed or
sucked) could vary between 10-4 and 2.5 10-3 m3 /s. In the experiments, the air/water system has
always been used at room temperature and atmospheric pressure. For each set of operating
conditions, three replicates were carried out to check the reproducibility of experimental data.

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Figure 2. Experimental set-up: 1- emulsion venturi, 2- tank, 3- immersed gas-liquid distributor, 4- oxygen
probe, 5- oxymeter, 6- recorder, 7- analog outpu/input terminal panel, 8- data acquisition system, 9-
drain,10- quarter-turn valves,11- centrifugal pump, 12- flow regulation valve, 13- heat exchanger, 14-
rotameter, 15-pressure sensor,16- gas flowmeter.

The overall gas hold-up εG in the Emulsair reactor was measured using the volume
expansion method (see, e.g., [3]). Oxygen mass transfer measurements were carried out using the
dynamic oxygenation method based on nitrogen desorption followed by reoxygenation by air, also
denoted the gassing-in and gassing-out method (see, e.g. [3]). The dissolved oxygen concentration
CL(t) in the liquid phase was measured using a dissolved oxygen electrode (WTW Cellox 325)
inserted horizontally in the conical section of the tank in the Emulsair reactor. The signal of the DO
electrode was transmitted to a computer using a DO-meter (WTW OXI 197-S) and an A/D
converter card type (RTI-815 A/D). The time constant of the oxygen electrode (kp) was measured
using the method described in the literature [35-36]. In this work, the effect of probe dynamics was
taken into account by assuming a first-order model for the probe response with tp≈7 s with kp=1/tp

dC p (t)
= k p ( C L (t) − C p (t) ) (1)
dt
in which Cp(t) is the oxygen concentration measured by the probe, while CL(t) is the oxygen
concentration in the reactor. For the analysis of experimental dynamic oxygen absorption curves in

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order to estimate KLaL values in the Emulsair reactor, a model was developed on the basis of the
following assumptions [17, 37-38]:
• The reactor was divided into two zones: the first zone of volume VL1 was considered active
for mass transfer, while the second zone (recirculation loop) of volume VL2 was inactive due
to the complete separation of the bubbles from the liquid stream at the exit of the tank;
• The first zone included three regions, namely the divergent of the venturi, the pipe
downstream from the venturi (corresponding to the distributor) and the recirculation tank,
while the second zone corresponded to the circulation loop.
The liquid phase was assumed to be perfectly mixed in the first zone, while the second zone could
be described using the assumption of plug flow [17, 37-38]. The resulting oxygen mass transfer
balance equation in the first zone was therefore:

dC p ( t )
VL1 = K L a L VL1 C * −C p ( t )  + Q L  C p ( t − τ2 ) − C p ( t )  (2)
dt

In Equation 2, C* was the oxygen solubility estimated using the data of Lühring and Schumpe [39],
while τ2=VL2/QL was the residence time of the liquid in the second zone. The initial conditions are:

t = 0, Cp = 0 (3)

The resulting system was solved numerically, along with Equation 1 for probe dynamics, using the
Runge-Kutta algorithm. The volumetric mass transfer coefficient KLaL was determined by
optimization using the golden number algorithm. By fitting the predictions of the model with
experimental probe response for Cp, KLaL values was obtained through the minimization of a
relative function error built on average of 1000 experimental values.
For the comparison of reactor performance, hydrodynamic and mass transfer parameters
were expressed as a function of specific power input E. For bubble columns, airlift reactors or
aerated stirred tanks, methods for estimating power consumption were described for a long time
(see, e.g., [3-4, 40]). For the Emulsair reactor, this estimation required the measurement or the
estimation of the pressures at the venturi throat PT and in the gas supply flow line PG. E was then
given by Equation 4:

QL  1  QG
E= ( − ) + ρ + ρ ∆  + V [ PG − P0 ]
2
P P U g z (4)
VL1 
C 0 L T L
2 L1

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where P0 was atmospheric pressure, UT was the liquid velocity at the venturi throat and ∆z was the
difference between the venturi throat height and the liquid level in the tank. This equation includes
the kinetic energy of the liquid phase and the effect of gravity, but also those of friction in the
divergent and gas compression power requirements.

3. Influence of design parameters and operating conditions in the Emulsair reactor


The influence of design parameters and operating conditions will be analyzed as follows.
First, their impact on the prevailing flow patterns in the venturi and the gas-induced flow rates will
be reported as a function of the liquid flow rate QL, the tank diameter D, the clear liquid height H
and the venturi orifice surface area. Then, their effect on mass transfer properties will be detailed as
a function of the same parameters. Finally, their influence on power consumption will be
summarized.

3.1. Influence of flow regimes on gas-induced flow rates


As already described by several authors [10,16], two flow regimes have been observed as a
function of the QG/QL flow rate ratio. The first one corresponds to the annular regime; in this case, a
gas core is formed just below the venturi throat with water flowing down through a peripherical
annulus along the wall of the divergent. Conversely, when the gas core is broken and dispersed in
small bubbles, the homogeneous bubbling regime prevails. At constant gas flow rate, the
homogeneous flow pattern appears when QL is high and the same stands for gas-induced operation.
When QL is increased, the size of the gas core is reduced and the dispersion rises progressively in
the divergent section, so as the gas core may completely vanish.
Experimental results show that QG rises steeply as a function of QL2 in the annular regime
(R2=0.994), while it increases only as a function of QL0.5 (R2=0.96) in the homogeneous bubbling
regime (Figure 3). The best way for determining transition points when visual observation is not
possible for gas-induced operation is to plot the QG/QL ratio as a function of QL. The transition
appears as a peak in Figure 4, as already observed in [17]. The QG/QL transition ratio for gas-
induced operation is between 0.39-0.59, which is in agreement with previous works [18,20-21].
Figure 4 shows also that the gas-induced flow rate decreases when the clear liquid height is
increased. This is due to the increase in static pressure, resulting from the increase in dispersion
level in the tank that reduces the driving force of gas suction. Additionally, experimental data shows
that the transition point and the gas-induced flow rates are both functions of tank diameter and clear
liquid height. This explains for example why the QG/QL transition ratio is higher than the 0.31 value
reported in [10]. Indeed, the QG/QL transition ratio increases when the clear liquid height decreases

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(Figure 4), but that it varies smoothly as H-0.15 (R2=0.997). For tank diameter, when the liquid
volume in the tank is kept constant, the gas flow rate increases obviously when tank diameter
decreases, due to the effect of liquid height described above (data not reported). When the liquid
height is kept constant, the gas-induced flow rate and the transition ratio remain nearly the same
when D is between 0.5 m and 0.63 m. However, the comparison between the results of Figure 3
(D=0.3 m) and Figure 4 (D=0.5 m) shows that transition occurs at a lower QG value when D=0.3 m,
but that the QG/QL transition ratio is higher for the lower diameter, as it passes from 0.59 when
D=0.3 m to 0.41 when D=0.5 m. As the influence of tank diameter at constant liquid height is
mainly linked to the bubble velocity and to the ability to achieve a complete gas-liquid separation in
the tank, one can guess that there is a critical value for which increasing tank diameter does not act
significantly on the venturi behaviour, whereas a strong influence should be observed at low tank
diameter. As a result, low tank diameters have to be preferred only when the gas demand is low, but
they exhibit the advantage to operate at higher QG/QL values. An analysis similar to the effect of
tank diameter can be drawn for the influence of the orifice surface area at the venturi throat.
Actually, no significant influence could be found in this work when this surface area was varied
between 2 and 4.5 cm2 (Figure 5). This result disagrees with those obtained with an ejector in [16].
This is however not surprising, as there may also be a critical value above which the influence of
orifice diameter fades out.

1000
105 QG (m3/s)

100

Homogeneous regime
10

Annular
regime

1
1 10 100
10 QL (m3/s)
4

Figure 3. Characterisation of flow patterns and gas-induced flow rates in the Emulsair reactor
for D=0.3 m and H=1 m.

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H=1.12 m
H=0.75 m
H=0.56 m
QG/QL

H=0.37 m

0.1
1 10
3 3
10 QL (m /s)
Figure 4. Characterisation of flow patterns and gas-induced flow rates in the Emulsair reactor
for D=0.5 m and various clear liquid heights.

2.5

2
103 QG (m3/s)

1.5

1
4.5 cm2
0.5 3.8 cm2
2.0 cm2
0
3 4 5 6 7 8
103 QL (m3/s)

Figure 5. Influence of the surface area of the orifices of the venturi on gas-induced values.

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3.2. Influence of gas-induced operation on mass transfer properties


Mass transfer experiments have shown that similar KLaL values could be obtained when gas-
imposed or gas-induced operations were carried out with QG<QL. This is clearly illustrated by
Figure 6 which exhibits similar KLaL values for gas-induced and gas-imposed operations as a
function of power input. This result is not really surprising. Indeed, one can retain first that the
second term of Equation 4 due to the gas phase presents usually a negligible effect on E. This means
also that the gas phase affects only power input as a function of the multiphase pressure drop in the
divergent. Additionally, the same flow patterns have been observed in both operation modes, which
means that it is not possible to improve significantly the reactor performance by using the gas-
imposed operation.

1
Gas-induced
Gas-imposed
KLaL (1/s)

0.1

0.01
100 1000 10000
E (W/m3)

Figure 6. Comparison of KLaL values between gas-induced and gas-imposed operations.

3.3. Influence of the clear liquid height on mass transfer properties


Experimental results presented in Figure 7 show that increasing the clear liquid height at
constant tank diameter leads to an increase in KLaL values. However, while KLaL is far lower when
H=0.37 m, the values measured for H>0.75 m are closer, especially when power input is higher
than 1000 W/m3, which corresponds to the established homogeneous regime. This means that the

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Gourich et al./ Chemical Engineering and Processing (2006)/Publication in press

influence of the clear liquid height on KLaL is reduced when H is high: in this case, H affects only
on mass transfer at low QL values because water is not saturated at the outlet of the venturi due to
low mass transfer. Otherwise, oxygen concentration is close to oxygen solubility at the outlet of the
venturi and the tank geometry plays only a little role on mass transfer when E is higher than 1000
W/m3. Although it could be interesting to increase H in order to improve mass transfer, one should
remember that increasing H reduces both the gas-induced flow rate and the transition ratio QG/QL,
as shown in section 3.1, which limits the potential mass transfer enhancement due to H increase.

0.1
H=1.12 m
H=0.75 m
H=0.37 m
KLaL (1/s)

0.01
100 1000 10000
E (W/m3)

Figure 7. Influence of the clear liquid height on mass transfer properties.

3.4. Influence of the tank diameter on mass transfer properties


It is clear that the influence of clear liquid height and tank diameter are linked, as shown in
section 3.1. When the liquid volume in the tank is kept constant, a decrease in D corresponds to an
increase in H, which has a positive effect on KLaL, as shown in section 3.3. Figure 8 shows that
KLaL values are similar when D varies from 0.5 m and 0.63 m. The smaller diameter seems to
weaken the positive effect of higher H values on mass transfer. When the liquid height is kept
constant, KLaL is nearly independent of the tank diameter in the homogeneous bubbling regime,
while a strong dependence on D is observed in the annular regime (Figure 9). In this case, KLaL
depends mainly on the size of the gas core and is therefore rather sensitive to a small change in

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operating conditions, which can explain the large variations observed between the three diameters
investigated at low QL values in Figure 9.

0.05
D=0.63 m
D=0.50 m
0.04

0.03
KLaL (1/s)

0.02

0.01

0
3 4 5 6 7 8
103 QL (m3/s)

Figure 8. Influence of the tank diameter at constant liquid volume in the tank on mass
transfer.

1
D=0.5 m - H=1 m
D=0.63 m - H=0.75 m
D=0.3 m - H=1 m homogeneous regime

0.1
KLaL (1/s)

annular regime

0.01

0.001
10 100 1000 10000
3
E (W/m )

Figure 9. Influence of tank diameter at fixed liquid height on mass transfer properties.

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3.5. Influence of orifice surface area at the venturi throat on mass transfer properties
Figure 10 confirms the results described for gas-induced flow rates as a function of the
orifice surface area for gas suction. The influence of this parameter has been shown to have a
negligible effect both on gas-induced QG values and on KLaL between 2 and 4.5 cm2.

5
4.5 cm2
3.8 cm2
4 2.0 cm2

3
10 KLaL (1/s)

2
2

0
3 4 5 6 7 8 9
3 3
10 QL (m /s)

Figure 10. Influence of the surface area of the orifices of the venturi throat on mass transfer properties.

3.6. Influence of liquid flow rate and flow patterns on mass transfer properties
Experimental data exhibits a power-law behaviour as a function of liquid flow rate for gas-
induced operation. For example, KLaL was reported to vary as QLα with 1.6<α<1.8 [17]. However,
the most remarkable result is that the change in flow pattern that affects significantly both QG and
the QG/QL ratio (see section 3.1) presents only a little effect on the evolution of KLaL. This appears
clearly in several figures (see from Fig.6 to Fig.10). The only change is that α is closer to 1.6-1.7
(R2=0.991) in the homogeneous regime, while it is closer to 1.7-1.8 (R2=0.996) for annular flow,
which is insignificant when one takes into account the experimental error. As KLaL values seem to
be less sensitive to the geometry when the homogeneous bubbling regime prevails (section 3.4), this
regime corresponds therefore to the optimal conditions to carry out chemical or biochemical
reactions in the Emulsair reactor. As this transition is usually observed for E around 1000 W/m3 in
this work, the Emulsair reactor should usually be operated for E>1000 W/m3 when oxygen demand
is high.

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3.7. Influence of venturi geometry on power consumption


Experimental results from this study and previous works on the same system in the literature
[20-21] show that the respective influences of tank diameter and clear liquid height on power
consumption remain low. This is illustrated in Figure 11 for D=0.5 m and D=0.63 m when the
volume of liquid in the tank remains constant. Conversely, there is a strong influence of the
dimensions of the throat of the venturi on power consumption as a function of QL. A homothetic
decrease in venturi dimensions leads to a rapid increase in E(QL), as this is illustrated by Figure 11,
although this strong effect does not affect the KLaL vs. E curves in both regimes, as illustrated by
Figure 6 that represents all the KLaL data, regardless of venturi dimension, tank diameter and clear
liquid height.

4500
4000 small venturi - D=0.3 m
large venturi - D=0.63 m
3500
large venturi - D=0.5 m
3000
E (W/m3)

2500
2000
1500
1000
500
0
0 0.001 0.002 0.003 0.004 0.005 0.006 0.007 0.008
QL (m3/s)

Figure 11. Influence of venturi dimension and tank diameter at constant liquid volume
on power consumption.

4. Comparison of the Emulsair reactor with other gas-liquid contacting devices


In this section, the performance of the Emulsair reactor in terms of gas hold-up and mass
transfer will be compared to that of other conventional gas-liquid reactors. For gas-driven reactors,
data already published by the authors has been used to establish the comparison. This includes the
case of cylindrical bubbles columns [41-43] and of rectangular airlift reactors [44-45]. For aerated
stirred tanks, the comparison has been focussed on gas-inducing systems using data from the
literature [46].

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4.1. Gas hold-up


In the Emulsair reactor, one can distinguish the gas hold-up in the venturi from the overall
gas hold-up, as the tank volume is far higher than that of the venturi. In the venturi, the slip velocity
can be neglected due to the high liquid throughput. In this case, it can be estimated using the
following expression [15]:
QG
εG ≈ (5)
QG + Q L
These values are of course far higher than the overall gas hold-up, as illustrated by Figure 12.
Indeed, the overall gas-hold-up grows continuously with E and is never higher than 7%, while the
gas hold-up in the venturi lies between 15% and 35%. One can also notice that εG in the venturi
passes through a maximum that corresponds to the transition from the annular flow to the
homogeneous bubbling regime. This is due to the presence of a gas core in the annular flow that
disappears in the homogeneous flow pattern. Although the gas hold-up in the venturi and QG/QL
decrease both in the homogeneous bubbling regime, the overall gas hold-up in the Emulsair versus
E rises more rapidly at high E values. This behaviour stems mainly from the growth in interfacial
area due to the decrease in bubble size in the tank: as a result, the residence time of the bubbles
increases in the separation tank, which increases the gas hold-up.
The comparison with other kinds of gas liquid-reactors shows that the gas hold-up in the
venturi is higher than in other kinds of gas-liquid contactors, but that the overall gas hold-up in the
loop-venturi reactor is far lower. This is due to the high liquid flow rate that reduces the gas hold-
up, but also to the high ratio value between the liquid volume in the separation tank and the volume
of the venturi. For the comparison between the reactors, εG can be usually expressed as a function of
E using a power-law model based on Eβ. For bubble columns reactors, the exponent β stands
usually between 0.7 and 1.2 in the homogeneous flow pattern, while it remains mainly between 0.4-
0.7 in the churn turbulent regime in which large bubbles are formed by coalescence in the air/water
system [47-48]. The data on bubble columns in Figure 12 includes first the case of a uniform gas
distribution using a perforated plate [42-43], but also that of a non-uniform distribution using a
single-orifice nozzle [41]. This explains the large discrepancy between the εG values of these two
works, although these two bubble columns have the same diameter (10 cm) and the same height (2
m). For the perforated plate [42-43], β=1.18 (R2=0.997) in the homogeneous regime and β=0.41
(R2=0.984) in the churn-turbulent flow. Conversely, β=0.65 (R2=0.996) with the single-orifice
nozzle [41], as the column operates always in the churn-turbulent regime. For airlift reactors, the
same flow pattern transitions as in bubble columns can be observed. However, the transitions are

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less marked [49] and εG depends strongly both on the type of gas distributor and on the separation
section that govern the level of gas recirculation in the downcomer. β lies between 0.6 when gas
recirculation is poor and 1.0 when recirculation is high [4]. For example, β is equal to 1.06
(R2=0.996) in a 20cm×20cm rectangular internal-loop rectangular reactor using a single-orifice
nozzle [44-45]. Finally, for aerated stirred tanks equipped with a gas-inducing impeller (double disc
covering height straight radial flat blades), the analysis of the literature data [46] gives β≈0.55. This
differs widely from the case of aerated stirred tanks with imposed gas flow rates, for which εG
depends not only on the mechanical power E with β≈0.24 [40], but also on QG [40,46]. The higher β
values observed in gas-induced operation stems from the dependence between QG and E. One may
also however see that there may be a large dispersion around the values of εG presented in Figure 12
for aerated stirred tank as a function of impeller types, as mentioned in the literature [40]. Finally,
for the Emulsair reactor, it has been found that β=0.23 (R2=0.984) in annular flow and β=0.56
(R2=0.998) for the homogeneous flow regime. This confirms that the Emulsair reactor is more
effective when E>1000 W/m3, that is to say when the homogeneous regime prevails and fine
bubbles with a uniform size distribution are formed in the venturi.

0.1
εG

Bubble column – perforated plate [41]


0.01 Rectangular internal-loop airlift [44-45]
Emulsion venturi reactor D=0.3 m
Bubble column – single orifice [41]
Aerated stirred tank – gas-induced [46]
Venturi alone
0.001
10 100 1000 10000

E (W/m3)

Figure 12. Comparison of gas hold-up as a function of reactor type and power input.

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4.2. Mass transfer properties


Figure 13 represents the comparison of KLaL values for the different types of gas-liquid
reactors, while the KLaL/εG values are reported in Figure 14. For the bubble column [43] and the
airlift reactor [44-45], KLaL values have been determined using the gassing-in and gassing-out
method with the following expression
C p − C0
C * −C 0
[ ]
= 1 − exp − K L a L ⋅ (t − t 0 ) (6)

where C0 is the oxygen concentration when the assumption of perfect mixing can be applied (t>t0)
[43]. This corresponds to the truncation of the beginning of the oxygen response curve when t<t0.
This method has been shown for a long time to improve the accuracy of KLaL estimation [51]. For
the aerated stirred tank [46], KLaL values obtained using the sulphide oxidation and the assumption
of perfect mixing were retained.
The direct comparison of KLaL values shows clearly that the bubble column with a uniform
gas distribution presents the highest mass transfer properties at low power input. However, the
increase in KLaL as a function of E becomes less fast when churn-turbulent conditions prevail for
E>500 W/m3. Although there is no general correlation for mass transfer able to cover all the
situations in bubble columns, KLaL is usually assumed to vary as E0.7 [50]. However, large
discrepancies can be observed, as β is usually close to 1.0 in the homogeneous regime (β=0.95 with
R2=0.998 [43]), while it is closer to 0.5 in churn-turbulent flow (β=0.44 with R2=0.984 [43]).
Similarly, the rectangular internal-loop airlift reactor is very efficient in terms of mass transfer in
the range of E presented in Figure 13 (β=1.28 with R2=0.998 [45]). The main advantage of airlift
reactors is that homogeneous flow conditions can be maintained at higher gas flow rates than in
bubble columns. However, their effectiveness is limited at higher E values by the bubble
recirculation in the downcomer that reduces the driving force of the liquid recirculation and
therefore the increase in KLaL vs. E.
While Figure 13 shows that both bubble column and airlift reactors present the best
performance at low power input, the above considerations show that high power inputs can only be
achieved in favourable conditions when the aerated stirred tanks or the emulsion loop-venturi
reactor are used. For stirred tanks equipped with a gas-inducing impeller, KLaL has been shown to
vary as Eβ with β between 0.6-0.7 [46]. In Figure 13, the Emulsair reactor presents the lowest KLaL
when E is fixed. The poor performance of the emulsion loop-venturi system at low E values, and
similarly that of aerated stirred tanks in the same conditions, is mainly due to the need for a
mechanical system that increases power requirements both in order to promote mixing and to

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induce gas flow rate. However, it is also due to the lower gas hold-up values observed in these
reactors (Figure 12). This is particularly true for the emulsion loop-venturi reactor in which an
important fraction of the reactor volume (VL2) is inactive in terms of mass transfer: this includes the
recirculation loop, in which there are no bubbles, but also the separation tank that plays only a little
role on mass transfer, especially in the homogeneous bubbling regime. Additionally, KLaL depends
also on the prevailing flow regime in the Emulsair reactor: the exponent β is around 0.95
(R2=0.991) in annular flows and around 0.65 (R2=0.983) in the homogeneous flow pattern that
corresponds to the optimum conditions. It is worthy of note that this last value is close to that
reported above for stirred tanks operated with a gas-inducing impeller.

1
Rectangular airlift [44-45]
Bubble column [42-43]
Emulsion venturi D=0.3 m
Stirred tank – gas-induced [46]

0.1
KLaL (s-1)

0.01

0.001
1 10 100 1000 10000
E (W/m3)

Figure 13. Comparison of mass transfer properties as a function of reactor type and power input.

When one considers the KLaL/εG ratio in Figure 14, the situation changes drastically. This
ratio can be used to characterize mass transfer requirements when the kinetics of chemical reactions
is not far slower than mass transfer, for example when oxygen demand is high in bioreactors or for
fast chemical reactions (see, e.g., [36]). Indeed, an increase in KLaL/εG denotes the growth of the
mass transfer coefficient KL or a decrease of the average bubble size, or both of them

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simultaneously [4,44]. For the bubble column reactor with a uniform gas distribution [42-43], the
KLaL/εG ratio decreases when E increases in the homogeneous regime and becomes constant in the
churn-turbulent flow, around 0.36. This is in agreement with the literature [36]. For the rectangular
airlift reactor, this ratio is nearly constant around 0.55, which is higher than for the bubble column.
This was expected due to the overall liquid circulation. For the aerated stirred tank equipped with a
gas inducing-device, the ratio increases slightly with E. One can consider that it remains roughly
equal to 1 when E is between 500 and 4000 W/m3. Conversely, the KLaL/εG exhibits two quite
different behaviours in the emulsion loop-venturi reactor as a function of the flow regime: in
annular flows, KLaL/εG is low, but increases steeply as a function of E; in homogeneous conditions,
KLaL/εG is high, but is nearly independent of E and presents the same trends as in the aerated stirred
tank equipped with a gas-inducing impeller. Finally, Figure 14 shows that KLaL/εG values higher
than 1 can be achieved only with the aerated stirred tank and the Emulsair reactor, but also that the
emulsion venturi device exhibits both the highest and the lowest KLaL/εG values. As a result, the
Emulsair reactor presents the advantage to be readily adaptable to a large variety of situations, as
the only operating parameter is the liquid flow rate when the geometry is fixed. This is particularly
suitable for fast chemical reactions, but also for biochemical reactions that require high oxygen
throughputs during micro-organism growth and for which high oxygen throughputs are not
necessary or even unfavourable in the other phases.

10
Bubble column [42-43]

Rectangular airlift [44-45]

Emulsion venturi D=0.3 m

Stirred tank – gas-induced [46]


K La L/ε G (1/s)

0.1
10 100 1000 10000
3
E (W/m )

Figure 14. Comparison of the KLaL/εG ratio as a function of reactor type and power input.

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5. Conclusions
The influence of design parameters of an emulsion loop-venturi reactor, the Emulsair, has
been described in detail. The main results can be summarized as follows:
• Power input is mainly governed by the geometrical dimensions of the venturi and the liquid
flow rates, while the gas flow rate and the tank design parameters (the clear liquid height
and the tank diameter) play only a secondary role.
• Gas-induced and gas-imposed operations provide similar KLaL values; gas-induced
operation is therefore preferable from an economical point of view.
• The total surface area of the four orifices at the venturi throat for gas suction does not act
significantly on the Emulsair performance when it is higher than 2 cm2.
• The flow regime transition from the annular flow to the homogeneous bubbling regime
depends on the clear liquid height, while both the gas-induced flow rate QG and the
maximum QG/QL ratio increase when H decreases.
• Increasing the clear liquid height in the separation tank enables higher mass transfer
properties, but this induces also a decrease in gas-induced flow rates, which limits the
potential improvement of mass transfer properties.
• The influence of tank diameter at constant liquid volume is mainly governed by the effect of
clear liquid height, while the impact of tank diameter at constant clear liquid level is nearly
insignificant on mass transfer in the homogeneous bubbling regime when D>0.3 m.
For mass transfer properties, the comparison has shown that the Emulsair reactor is less effective
than bubble columns or airlift reactors at low power input, but that it is a versatile tool that gives
high mass transfer performance at high energy input. The Emulsair reactor enables indeed to
operate at higher power input and is as efficient as an aerated stirred tank in this case, for example
when the reaction kinetics cannot be considered slow. Therefore, aeration and mass transfer can be
easily decreased by the reduction of liquid flow rates when gas demand declines, or increased
rapidly when oxygen demand rises. This is particularly suitable for biochemical reactions or waste
water treatments for which operating conditions have to be modified easily and quickly.
Additionally, the Emulsair reactor avoids the presence of mechanical moving parts and presents
lower shear levels than mechanically stirred tanks, which constitutes another advantage for carrying
out biochemical reactions.

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Notations
aL interfacial area based on the liquid volume (m2/m3)
C* saturation concentration of dissolved oxygen in the liquid phase (kg/m3)
CL concentration of dissolved oxygen in the liquid phase (kg/m3)
Cp concentration of dissolved oxygen in the liquid phase indicated by the electrode (kg/m3)
C0 concentration of dissolved oxygen in the liquid phase at time t0 (kg/m3)
D tank diameter (m)
DO dissolved oxygen
E specific power input (W/m3)
g gravitational acceleration (m/s2)
H clear liquid height in the tank (m)
KL mass transfer coefficient (m/s)
KLaL overall volumetric mass transfer coefficient per unit volume of liquid (s-1)
kp probe response constant (s-1)
PC pressure at the venturi throat (Pa)
PG pressure in the gas flow line (Pa)
P0 atmospheric pressure (Pa)
QG volumetric gas flow rate (m3/s)
QL volumetric liquid flow rate (m3/s)
R2 correlation coefficient
t time (s)
tp probe response time (s)
t0 minimum time for which the assumption of perfect mixing can be applied (s)
UT superficial liquid velocity at the venturi throat (m/s)
VL volume of liquid phase (m3)
VL1 volume of the active zone in the Emulsair reactor (m3)
VL2 volume of the inactive zone in the Emulsair reactor (m3)
Greek Symbol
α constant
β constant
εG gas hold-up
ρL density of the liquid-phase (kg/m3)
τ2 residence time of the liquid in the volume VL2 (τ2 = VL2/QL)

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Subscripts
G gas
L liquid
p probe

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1163.

Page 195
Conclusion générale et perspectives

Conclusion générale et perspectives


Nous avons présenté dans ce travail une étude des caractéristiques hydrodynamiques et de
transfert de matière gaz-liquide de trois types de réacteurs: Colonne à bulles, Airlift rectangulaire et
Emulsair. Les principaux résultats obtenus concernent :
• L’identification des régimes d’écoulement et des transitions de régime par l’analyse d’un
signal de pression différentielle et l’amélioration de l’estimation du coefficient de transfert
d’oxygène dans une colonne à bulles ;
* L’étude hydrodynamique a montré qu’il est possible de distinguer les régimes
d’écoulement en colonne à bulles fermée à la phase liquide à partir de l’analyse des fluctuations
d’un signal de pression différentielle avec le système classique air-eau et un système inhibiteur de
coalescence modèle (air-solution aqueuse de propanol 0,05%v/v). La méthode statistique fondée sur
l’analyse de l’écart-type σ des fluctuations du signal de pression différentielle présente une très
bonne sensibilité pour les deux systèmes gaz-liquide utilisés. Cette méthode est très simple à mettre
en œuvre. Son seul inconvénient réside dans l’impossibilité de connaître le régime d’écoulement à
partir d’une valeur de σ sans disposer de sa courbe de variation en fonction de la vitesse
superficielle du gaz UG. Les inconvénients des méthodes de Hurst et de l’analyse par la dimension
de corrélation résident principalement dans le temps nécessaire aux calculs de H (coefficient de
Hurst) et de Dc (Dimension de corrélation). Si H permet de déterminer correctement la première
transition avec l’eau, ce n’est pas le cas pour la seconde. De même, la dimension de corrélation
obtenue à partir d’un signal de pression différentielle a montré une sensibilité bien plus faible aux
changements de régime que celle calculée à partir d’un signal absolu de pression à membrane
affleurant. Finalement, nos résultats ont montré que seule l’analyse de la fréquence moyenne fm de
la densité spectrale de puissance (DSP) sur la bande de fréquences 0-25 Hz semble susceptible de
déterminer à la fois les points de transition et de fournir une valeur qui permet d’identifier le régime
sans disposer de la courbe d’évolution de fm en fonction de UG :
- fm ≈ 12 Hz correspond au régime homogène,
- fm <1 Hz correspond au régime hétérogène établi.
Cette méthode qui est assez facile à mettre en œuvre semble donc constituer la meilleure
option parmi les techniques de traitements de signal étudiés.
* L’étude du transfert de matière gaz-liquide a mis en évidence les résultats erronés qui
peuvent être obtenus pour l’estimation du coefficient de transfert de matière gaz-liquide KLaL par la
méthode d’oxygénation dynamique lorsque l’on néglige la dynamique de la sonde (modèle M1) et
que l’on suppose la phase liquide parfaitement mélangée (modèle M1-kp) dans une colonne de

Page 196
Conclusion générale et perspectives

laboratoire, bien que cette hypothèse soit fréquente dans la littérature. Une démarche de
comparaison de six modèles d’écoulement et d’analyse du transfert de matière gaz-liquide a été
proposée. Elle a permis également de tester si la variation axiale de la pression due à la gravité et la
consommation d’oxygène liée au transfert de matière gaz-liquide peuvent être négligées (modèle
M5). Sur la colonne à bulles étudiée, la démarche adopté a montré que l’utilisation de séries
temporelles tronquées (t>t0) pouvait améliorer les prédictions (modèle M2). Toutefois cette
approche simpliste fondée sur un paramètre purement empirique peut être remplacée par le modèle
6 qui donne une description plus complète des temps caractéristiques du système (dynamique de la
sonde et des autres éléments du montage, temps de mélange dans les deux phases…). Le modèle
M6 permet donc de mieux mettre en évidence les limites d’applicabilité de la méthode
d’oxygénation dynamique. Son principal inconvénient résulte des temps de calcul plus élevés qu’il
implique. Ceux-ci sont dus à la nécessité d’une double optimisation sur ti qui tient compte de la
dynamique des éléments du montage autres que la sonde à oxygène et KLaL pour différentes
conditions opératoires (vitesse du gaz).
• Etude d’un réacteur airlift (ARL) rectangulaire à recirculation interne ;
Cette partie traite des aspects hydrodynamiques, de mélange et de transfert de matière gaz-
liquide pour ce type de réacteur. Les résultats expérimentaux ont montré que ce dernier présente une
meilleure performance de transfert de matière gaz-liquide que les autres types de réacteurs airlifts à
boucle interne ou à boucle externe. Nous avons également montré que les paramètres
hydrodynamiques sont peu dépendants du volume du réacteur, ce qui facilite son extrapolation.
Pour la phase gazeuse, la rétention globale dépend plus du choix du distributeur que des facteurs
d’échelle. Pour la phase liquide, aussi bien la vitesse de circulation que le temps de mélange sont
peu sensibles au volume utile du réacteur et à la hauteur de liquide clair. Enfin, nous avons montré
que l’utilisation d’un distributeur à orifice unique qui engendre une distribution des tailles de bulles
non uniforme, ne pénalise pas les performances du réacteur et ce grâce à une recirculation partielle
du gaz dans le downcomer qui augmente le transfert de matière dans cette section.
• Influence des paramètres géométriques et des conditions opératoires sur l’hydrodynamique
et le transfert de matière dans un réacteur Emulsair.
Les performances du réacteur Emulsair ont été étudiées et corrélées en fonction des
paramètres géométriques de la cuve et du débit de recirculation du liquide. Nous avons montré que
le fonctionnement en autoaspiration du gaz était préférable d’un point de vue économique. Les
transitions de régime hydrodynamiques ont été mises en évidence. Les performances du réacteur
Emulsair en terme de transfert de matière gaz-liquide ont montré qu’il est bien adapté aux réactions
biologiques pour lesquelles la demande en oxygène peut varier fortement. De plus, l’absence de

Page 197
Conclusion générale et perspectives

pièces mécaniques, ainsi que les niveaux de cisaillement plus faibles dans la cuve en font un
concurrent possible des bioréacteurs de type cuve agitée aérée. A côté de la méthode d’oxygénation
dynamique, ce travail a permis également le développement et la mise au point de la méthode
dynamique de traçage au gaz pour la détermination simultanée de la rétention gazeuse globale et du
coefficient volumique de transfert de matière gaz-liquide dans le réacteur Emulsair. Cette méthode
est préférable à des mesures séparées de ces deux grandeurs par des méthodes classiquement
utilisées qui présentent toutes les deux certains inconvénients. En effet, pour la rétention gazeuse
par mesure des niveaux de liquide en l’absence et en présence de l’écoulement du gaz soufre des
fluctuations dues à ce dernier. La détermination du coefficient de transfert de matière KLaL par
oxygénation dynamique de la phase liquide est influencée par la constante de temps de la sonde à
oxygène.
Les perspectives que nous envisageons à la suite de ce travail :
- Nous recommandons de vérifier si les modèles d’écoulement et d’analyse du transfert de matière
utilisés et développés pour l’estimation du coefficient de transfert de matière gaz-liquide dans une
colonne à bulles de laboratoire restent valables à l’échelle pilote. Il s’agit également de tester
l’emploi de plusieurs sondes à oxygène pour la détermination simultanée de la dispersion axiale et
du coefficient de transfert de matière en phase liquide,
- Nous préconisons de rechercher par ailleurs une amélioration des performances hydrodynamiques
et de transfert de matière dans la colonne à bulles en intégrant des dispositifs internes,
- Les investigations peuvent concerner aussi l’identification des régimes d’écoulement dans le
divergent du venturi du réacteur Emulsair à partir de l’analyse des fluctuations d’un signal de
pression absolue à membrane affleurant, la mesure de la dispersion axiale en phase liquide dans la
cuve et l’évaluation des parts du transfert de matière gaz-liquide dans le venturi et la cuve de
séparation,
- Enfin, nous envisageons la mise au point d’applications de ces trois types de réacteurs gaz-liquide
dans le domaine de traitement des eaux usées industrielles. Par exemple, l’élimination des métaux
lourds dans les eaux usées par précipitation des sulfures métalliques ainsi que l’élimination de
certains micropolluants par procédé d’électrocoagulation.

Page 198
Annexe A : Aspects énergétiques

ANNEXE A

ASPECTS ENERGETIQUES
Nous explicitons dans cette annexe les expressions qui nous ont permet l’évaluation de l’expansion
isotherme du gaz et la vitesse superficielle du liquide dans le riser (modèle de Chisti, 1989).

A- Expansion isotherme du gaz


Le travail W, effectué durant l’expansion isotherme de n moles de gaz d’un volume initial vi à un
volume final vf, est donné par :

vf
W = ∫ Pdv (1)
vi

En supposant un comportement idéal du gaz et en intégrant à T constante, on obtient :


v 
W = nRTLn f 
 (2)
 vi 
En divisant les deux membres de cette égalité par t, temps au cours duquel le travail est effectué, on
obtient :

W n v 
= RTLn f 
 (3)
t t  vi 
n W
Où correspond au débit molaire total du gaz (Qm) et correspond à la puissance introduite Pg :
t t

v 
Pg = Q m RTLn f 
 (4)
 vi 
Dans cette dernière équation vi et vf peuvent être remplacées par les pressions correspondantes Pb et Ph :
P 
Pg = Q m RTLn b 
 (5)
 Ph 
Où les indices b et h indiquent le bas et le haut de la colonne.
En régime établi, la pression en bas du réacteur est donnée par :

Pb = Ph + ρ L ε L gh D (6)

hD est la hauteur de disperstion gaz-liquide et εL est la rétention globale de la phase liquide

Page A.1
Annexe A : Aspects énergétiques

En remplaçant Pb par son expression dans l’équation (5) on obtient :

 P + ρ L ε L gh D   ρ ε gh 
Pg = Q m RTLn h  = Q RTLn1 + L L D 
 m   (7)
 Ph   Ph 
Pg
En terme d’énergie spécifique introduite on obtient :
VL

Pg Q m RT  ρ ε gh 
= Ln1 + L L D  (8)
VL VL  Ph 
La vitesse superficielle moyenne du gaz dans le réacteur est donnée par :
1 hD
Ug = ∫ U dz (9)
h D 0 g,loc

La vitesse superficielle locale Ug,loc est donnée par :

Q g,loc Q m RT
U g ,loc = = (10)
A A.P
Où Qg,loc est le débit volumique local et A la section droite de la colonne. A partir des équations (9) et
(10), et pour A, Qg,loc et T constants on obtient :

Q m RT h D 1
Ug = ∫ dz (11)
h DA 0 P

La substitution de P = Ph + ρLεLgz dans l’équation (11) donne :

Q m RT  ρ ε gh 
Ug = Ln1 + L L D  (12)
h D Aρ L ε L g  Ph 
Où VL = ε L h D A , on obtient :

Q m RT  ρ ε gh 
Ug = Ln1 + L L D  (13)
VL ρ L g  Ph 
La comparaison des équations (8) et (13) donne :
Pg
= ρ L gU g (14)
VL

Page A.2
Annexe A : Aspects énergétiques

Cette dernière équation est applicable aux colonnes à bulles ayant une section droite constante. Pour les
réacteurs airlifts la vitesse superficielle du gaz Ug est souvent basée sur la section droite de la montée
« riser » ,Ugr, dans ce cas l’équation (14) modifiée devient :

Pg ρ L gU gr
= (15)
VL Ad
1+
Am

B- Modèle Théorique de Chisti pour le calcul de la vitesse de liquide


Chisti (1989) a développé un modèle théorique donnant la vitesse superficielle du liquide dans le
riser pour les fluides newtoniens de faible viscosité. L’auteur a effectué un bilan énergétique dans tout le
volume du réacteur, soit :

Ei = Er + Ed + Eh + Eb + Efr + Efd (16)


énergie injectée = énergie dissipée
Où :
Ei : énergie introduite (expansion isotherme du gaz),
Er : énergie dissipée dans le riser par les traînés de bulles de gaz,
Ed : énergie dissipée dans le downcomer
Eh, Eb : énergies dissipées dans la jonction riser-downcomer et dans le séparateur gaz-liquide
respectivement,
Efr, Efd : énergies dissipées par frottement à la paroi dans le riser et le downcomer respectivement,
supposées négligeables pour les fluides newtoniens de faible viscosité.

L’énergie introduite dans le réacteur et qui est due à l’expansion du gaz peut être calculée par :
 ρ gh 
E i = Q ge Ph Ln1 + D D  (17)
 Ph 

Er peut être obtenu à partir d’un bilan énergétique utilisant le liquide dans le riser comme volume de
contrôle :

E i = E r − ρ L gh D (1 − ε r )U Lr A r + ρ L gh D U Lr A r (18)
Energie de pression Energie potentielle
D’où :
E r = E i − ρ L gh D U Lr A r ε r (19)

Page A.3
Annexe A : Aspects énergétiques

La perte d’énergie provoquée par l’entraînement du gaz dans le downcomer « descente » est obtenue en
effectuant un bilan énergétique sur ce dernier en utilisant son liquide comme volume de contrôle :

0 = E d + ρ L gh D (1 − ε d ) U Ld A d − ρ L gh D U Ld A d (20)
Energie de pression Energie potentielle
D’où :
E d = ρ L gh D U Ld A d ε d (21)

D’après Chisti (1989), les pertes énergétiques en haut et en bas du réacteur à gazosiphon peuvent être
calculées exactement de la même manière que dans un écoulement tubulaire :

Eb + Eh =
1
2
[
ρ L VLr K h A r (1 − ε r ) + VLd K b A d (1 − ε d )
3 3
] (22)

Où Kh et Kb sont les coefficients de perte énergétique par frottement, respectivement, en haut et en bas du
riser et du downcomer. VLd et VLr sont respectivement, les vitesses linéaires réelles ou les vitesses
interstitielles dans le riser et le downcomer et sont reliées aux vitesses superficielles correspondantes par
les expressions suivantes :
U Lr
VLr = (23)
1 − εr

U Ld
VLd = (24)
1 − εd

L’équation de continuité de l’écoulement entre le riser et le downcomer peut s’écrire :

VLr (1 − ε r )A r = VLd (1 − ε d )A d (25)

En combinant les équations précédentes, on trouve :

1  K  Ar 
2
1 
E h + E b = ρ L U Lr A r    
3 h
+ K A  (1 −ε ) 2  (26)
2  (1 − ε ) 2 b
 d 
 r d 
Finalement en substituant les équations (19), (21) et (22) dans l’équation (16), on obtient :

Page A.4
Annexe A : Aspects énergétiques

0 ,5
 
 
 2gh D (ε r − ε d ) 
U Lr =  (27)
 K  Ar 
2
1 
 h
+ Kb   
 (1 − ε r )   
 A d  (1 − ε d )
2 2

C’est l’équation générale pour la prédiction de la vitesse de circulation du liquide dans un réacteur airlift à
boucle de recirculation externe. Pour les réacteurs à recirculation interne, souvent les connections en haut
et en bas de la colonne sont géométriquement identiques, ce qui implique l’égalité approximative de Kh et
Kb. Dans ce cas, l’équation générale devient :

0 ,5
 
 
 2gh D (ε r − ε d ) 
U Lr =  (28)
  2

K  1  A  1 
 +  r   
  (1 − ε )
b 2 2
  r  A d  (1 − ε d )  

En se basant sur des résultats de la littérature, Chisti (1989) a proposé d’évaluer le coefficient en bas du
réacteur Kb en utilisant la corrélation suivante :

0 ,79
A 
K b = 11,40 d  (29)
A 
 b 
Où Ab est la section de passage libre entre le riser et le downcomer en bas du réacteur.

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Page A.5
Annexe B : Traitement du signal

ANNEXE B
TRAITEMENT DU SIGNAL

Dans cette annexe, nous décrirons plus en détail les aspects théoriques des traitements que nous
avons développés et appliqués à des fluctuations du signal de pression différentielle pour
l’identification des régimes d’écoulement et des transitions de régime dans la colonne à bulles.
Nous aborderons successivement le traitement par : analyse spectrale, approche fractale et analyse
par le chaos déterministe.

- Rappel sur les fonctions d’autocorrélation et d’intercorrélation

Soit x(t) une fonction du temps qui correspond à la mesure d’une grandeur physique
caractéristique d’un système. Si x(t) a été mesurée sur N points avec la fréquence d’échantillonnage
fe (T=N×fe), il est possible de calculer sa fonction d’autocorrélation par l’expression suivante :

T
1
C xx (τ) = x ( t ) ⋅ x (t − τ ) ⋅ d τ
T ∫0
(8)

Cette fonction fournit une information intéressante sur la mémoire du processus. En effet, elle
relie la valeur de x à l’instant t avec sa valeur à t-τ et montre qualitativement comment la fonction
au temps t est influencée par ce qui s’est passé un instant τ auparavant. Elle permet par exemple de
mettre en évidence des périodicités cachées.

Soit y(t) la mesure d’un second processus obtenue en même temps que x(t). On définit la
fonction d’intercorrélation des deux processus par :
T
1
C xy (τ) = ∫ x (t ) ⋅ y(t − τ ) ⋅ dτ (9)
T0

Cette fonction permet de savoir si les deux processus sont indépendants ou s’il existe une
dépendance (on dit que les processus sont corrélés). Dans ce dernier cas, on peut également
déterminer le déphasage temporel entre les deux processus.

- Analyse spectrale

L'analyse spectrale consiste essentiellement à calculer la densité spectrale de puissance (DSP) du


signal. Ce calcul est devenu assez simple depuis que de nombreux codes de transformée de Fourier
rapide (Fast Fourier Transform : FFT) et de transformée inverse sont disponibles dans presque tous
les langages de programmation. Pour tout signal, il est possible de considérer sa représentation dans

Page B.1
Annexe B : Traitement du signal

l’espace des temps et celle dans l’espace des fréquences. Les deux représentations sont reliées par la
transformée de Fourier F.
1T -2 πift
F( x ) = ∫ x ( t )e dt (10)
T0

La densité spectrale de puissance de la fonction F(x) peut être calculée par la relation suivante :

2
DSPF( x ) = F( x ).F * ( x ) = F( x ) = F(C xx ) (11)

Où F* représente le nombre complexe conjugué de F. Il est alors possible de déterminer la


fréquence moyenne des fluctuations de la pression différentielle et sa variance spectrale :

∑ i f i DSP (f i )
f = (12)
∑i DSP (f i )

2
σf =
(
∑ fi − f )2 ⋅ DSP(f i ) (13)
∑ DSP f i ( )
Nous pouvons également définir, la densité de puissance d’interaction (Cross-Power Spectral
Density = CPSD) de deux signaux x(t) et y(t) par la relation suivante :

CPSDF(x,y) = F(x).F*(y) = F(Cxy) (14)

La fonction de cohérence pour déterminer les fréquences pour lesquelles les signaux sont cohérents
est donnée par :

2
CPSDF( x , y)
2
γ xy (f ) = (15)
DSPF( x ) ⋅ DSPF( y)

La fonction de cohérence présente l’avantage d’être comprise entre 0 et 1. Les signaux ne sont pas
corrélés lorsque γxy=0. Inversement, une forte corrélation est obtenue lorsque γxy=1.

- Analyse fractale : Méthode de Hurst (1951)

Il s’agit d’une méthode empirique fondée sur un très grand nombre d’observations sur des séries
temporelles. Elle permet de mettre en évidence les comportements cycliques non périodiques lents
ou rapides. Il est ainsi possible de détecter les phénomènes de longue dépendance et les effets
mémoire présents dans le signal, ce qui permet de déterminer le degré de corrélation entre le passé
du signal et son futur. Cette méthode, bien que très empirique, reste de loin la plus employée.

Le coefficient de Hurst (H) se calcule à partir des étapes suivantes :

Page B.2
Annexe B : Traitement du signal

1. Diviser le signal x(t) en N intervalles appelées «sous-intervalles».

2. Pour chaque sous-intervalle « k » du signal durant une observation τ :

(i) Calculer la moyenne du signal

1 t k +τ
xk = ∫ x ( t )dt (16)
τ tk

(ii) Calculer l’écart-type du signal


1/ 2
 1 t k +τ 2 
S k =  ∫ ( x ( t ) − x k ) dt  (17)
 τ tk 

(iii) Calculer l’écart cumulé par rapport à la moyenne pendant la durée t ≤ τ

t k +t
X k ( t ) = ∫ (x (u ) − x k )du (18)
tk

(iv) Calculer l’amplitude entre les écarts maximum et minimum

R k = max X k ( t ) − min X k ( t ) (19)


0≤ t ≤ τ 0≤ t ≤ τ

(v) Calculer le rapport (R/S)k

Rk
(R / S) k = (20)
Sk

3. Calculer sur la totalité du signal la valeur moyenne du rapport (R/S)k obtenu à partir de
chacune des N sous-intervalles

1 N
(R / S) τ = ∑ ( R / S) k (21)
N k =1

En répétant les étapes de 1 à 3 pour les différentes valeurs de k, on peut obtenir la variation de
(R/S)τ en fonction de τ. L’exposant de Hurst H peut être estimé à partir de l’équation suivante :

d(ln(R / S) τ )
H= (22)
d (ln(τ))

H est donc la pente de la droite. Il est relié à la dimension fractale d dans le cas des courbes auto-
affines par :

d=2-H

Page B.3
Annexe B : Traitement du signal

H est compris entre 0 et 1 et permet de mettre en évidence les phénomènes de longue dépendance
ou effets mémoire positifs. On parle également de phénomènes persistants. Ce comportement
correspond à H>0.5. Les phénomènes anti-persistants avec H<0.5 ont un effet mémoire négatif (le
processus à l’instant t tend à avoir un comportement qui s’oppose à son passé). Dans le cas où
H=0.5, il n’y a pas de corrélation entre le passé et le futur et le phénomène est purement aléatoire.

L’analyse de Hurst pose cependant un certain nombre de problèmes (Feder, 1988).

• Tout d’abord elle ne repose encore à ce jour sur aucun fondement théorique.
• Parfois, plusieurs pentes correspondant à des valeurs de H différentes sont obtenues. Cela peut
être causé par la présence de plusieurs phénomènes se manifestant à des échelles différentes.
• Enfin, la détermination de la persistance est délicate lorsque H est voisin de 0.5. En effet, même
pour des phénomènes purement aléatoires, la valeur H=0.5 n’est obtenue que pour des séries
exceptionnellement longues. Des valeurs de H proches de 0.5 ne permettent donc pas de
distinguer le présence éventuelle d’un effet mémoire.

- Analyse par les théories du Chaos déterministe


L’analyse par les chaos déterministe permet d’estimer la vitesse à laquelle des différences
infinitésimales entre deux états initiaux vont croître au cours du temps. Elle consiste à décrire un
signal dans un espace de dimension d dans lequel ses trajectoires convergent vers une région
appelée « attracteur ». La structure de l’attracteur est caractérisée par sa dimension de corrélation Dc
qui a permis d’identifier les régimes d’écoulement. Le principal inconvénient de cette analyse
provient des temps de calcul prohibitifs qu’elle réclame.
Un système chaotique est un système déterministe et non linéaire qui présente une grande
sensibilité à ses conditions initiales (Van den Bleek et Schouten, 1993). Deux conditions initiales
très proches peuvent au bout d’un certain temps conduire à des comportements très différents car
les différences initiales s’accroissent exponentiellement avec le temps. La vitesse à laquelle elles
s’accroissent est une caractéristique fondamentale du système. Les deux cas limites correspondent à
un système complètement ordonné pour lequel cette vitesse est nulle et à un système stochastique
pour lequel elle est infinie. Plusieurs grandeurs permettent de quantifier cette vitesse (Letzel et coll.,
1997) : la dimension de corrélation, l’entropie de Kolmogorov, les exposants de Lyapunov... Par la
suite, nous nous limiterons aux deux premières de ces grandeurs.

Pour un système donné, il est possible de représenter ses différents états dans un espace à d
dimensions où d est le nombre de degrés de liberté du système, chaque degré étant associé à une
variable d’état. Cependant, il a été démontré qu’il est possible de reconstituer un attracteur de

Page B.4
Annexe B : Traitement du signal

dimension d à partir de la série temporelle d’une seule variable en utilisant ses valeurs avec un délai
de temps τ de sorte que les coordonnées d’un état ξi dans l’espace à d dimensions sont de la forme

ξi= [x(ti), x(ti + τ), x(ti + 2τ), ... , x(ti + (d-1)τ)]T (20)

La répartition spatiale de l’attracteur dans cet espace et sa nature fractale sont caractérisées par la
dimension de corrélation DC qui peut être évaluée à partir de la somme ou intégrale de corrélation
CD définie par :

 1 N 
C D (r ) = lim  2 ∑ He(r − ξ i − ξ j ) (21)
N → ∞  N i , j =1 
 i≠ j 
Où He est la fonction de Heaviside (He(r)=0 si r<0 et sinon He(r)=1). Pour un système chaotique
déterministe, on a :

−Dr
CD ∝ r (22)

L’entropie de Kolmogorov K est en revanche un moyen de quantifier la vitesse d’accroissement des


différences de conditions initiales et donc la prédictibilité du système. Elle représente la vitesse à
laquelle les orbites de l’attracteur se séparent. Elle est nulle si le système est bien ordonné, infinie
s’il est stochastique et strictement positive s’il est chaotique déterministe. Elle peut être évaluée à
partir de la somme CK(r) :

 
 1 N
( [
C K (r ) = lim  2 ∑ He r − (ξ i − ξ j ) 2 + (ξ i +1 − ξ j +1 ) 2 + ... + (ξ i + d + ξ j + d ) 2
N →∞
]
1/ 2
)

 (23)
 N ii ,≠j j=1 
 

L’entropie de Kolmogorov peut être estimée à partir de la relation suivante :

−K
C K (r ) ∝ r (24)

Références :
- Feder, J., ”Fractals”, Plenum Press Publishing Corporation, New-York, USA (1989).
- Hurst, E.H., Methods of using long-term storage in reservoirs, Transactions of the American Society of
Civil Engineers, 116 (1951) 770-779.
- Letzel, H.M., J.C. Schouten, R. Krishna, C.M. van den Bleek, Characterisation of regimes and regime
transitions in bubble columns by chaos analysis of pressure signal, Chemical Engineering Science 52
(1997) 4447-4459.
- Van den Bleek, C.M., J.C. Schouten. Deterministic chaos: a new tool for fluidised bed design and
operation. Chemical Engineering Journal 53 (1993) 75-87.

Page B.5
RESUME

Ce travail a été consacré à l’étude des caractéristiques hydrodynamiques et de transfert de


matière gaz-liquide de trois types de réacteurs à savoir une colonne à bulles, un réacteur airlift
rectangulaire et un réacteur Emulsair. IL s’agissait également de comparer leurs performances en
fonction de l’énergie spécifique consommée. Cette étude a comporté trois parties :
Dans un premier temps, nous avons étudié l’identification des régimes d’écoulement et des
transitions de régime par l’analyse d’un signal de pression différentielle et l’amélioration de
l’estimation du coefficient de transfert d’oxygène dans une colonne à bulles. L’étude
hydrodynamique a montré qu’un signal de pression différentielle peut être utilisé pour déterminer
les transitions de régime d’écoulement à partir des traitements usuellement appliqués à une mesure
directe de la pression. Une comparaison des méthodes a montré que l’analyse de la fréquence
moyenne des DSPs entre 0-25 Hz représente la meilleure option parmi les traitements du signal
étudiés. Six modèles d’écoulement et d’analyse du transfert gaz-liquide ont été comparés. Les
résultats obtenus ont montré que les valeurs de KLaL dépendent du modèle choisi.
Ensuite, nous avons entrepris une étude sur l’hydrodynamique, la dispersion axiale en phase
liquide et le transfert de matière gaz-liquide dans un réacteur airlift rectangulaire à recirculation
interne. Des corrélations décrivant la rétention gazeuse globale, la vitesse de circulation du liquide
et le coefficient de transfert de matière gaz-liquide KLaL ont été comparées aux données de la
littérature obtenues sur des réacteurs gaz-liquide analogues.
Enfin, nous avons étudié l’influence des paramètres géométriques et des conditions opératoires
sur l’hydrodynamique et le transfert de matière gaz-liquide dans un réacteur Emulsair. Nous avons
montré que le fonctionnement en autoaspiration du gaz était préférable d’un point de vue
économique. Les performances du réacteur Emulsair en terme de transfert de matière gaz-liquide
ont montré qu’il est bien adapté aux réactions biologiques pour lesquelles la demande en oxygène
peut varier fortement.

MOTS CLES : Colonne à bulles, Airlift rectangulaire, Emulsair, Régime d’écoulement,


Hydrodynamiques, Transfert de matière.

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