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ZAD AL MUSTAQNI' - Imam Al Hajjawy

Commentaire par Salih ibn Fawzan al Fawzan

CHAPITRE – AL FIDYAH :

Fawzan : La Fidyah est une expiation sous forme de sacrifice animal (Voir Al Mutla’ p.177) qui
pourrait être dû à la réalisation du Hajj Tamattu’ ou Qiran ou cela peut être dû à une violation
durant le pèlerinage quand quelqu’un commet un acte ou oublie d’accomplir un acte obligatoire.
Fidyah est aussi offert si quelqu’un fait face à des restrictions dans l’exécution des rites du Hajj
complètement.

Hajjawy : Il y a trois options pour offrir la Fidyah pour la violation de se raser les cheveux,
se couper les ongles, se couvrir la tête, se mettre du parfum et porter des vêtements
cousus. Les options sont : jeûner trois jours ou nourrir six pauvres. Il est donné au pauvre
un Mudd (un quart d’un Sa’, environ 375 grammes) de blé ou la moitié d’un Sa’ de dattes ou
d’orge. Il peut aussi opter pour le sacrifice d’un mouton.

Fawzan: La Fidyah en tant qu’expiation se divise en deux catégories :

1) La Fidyah avec options. Elle se subdivise en deux. La première subdivision est la Fidyah de
soulagement du mal, quand quelqu’un fait un acte pour enlever quelque chose qui lui
cause du tort. Si quelqu’un se rase la tête, il est obligatoire pour lui d’offrir la Fidyah en
sacrifiant un mouton à la Mecque et en la distribuant aux gens pauvres ou en nourrissant
six pauvres parmi les habitants de la Mecque. Il doit nourrir chaque personne de la moitié
d’un Sa’ qui est équivalent à 1,5 kg. Il peut aussi offrir la Fidyah en jeunant pour trois jours.
(Pareil pour se couper les ongles, parfum etc)

Hajjawi : L’expiation pour la chasse est d’offrir un animal similaire comme sacrifice ou la
valeur (de l’animal) en espèces avec lequel la nourriture est achetée pour nourrir chaque
pauvre d’un Mudd de nourriture. Il peut opter de jeûner un jour pour chaque Mudd.
L’expiation pour la chasse d’un animal qui ne peut pas se trouver facilement, est de
choisir entre nourrir les pauvres ou jeûner.

Fawzan : Le second type de Fidyah avec options est la Fidyah pour la chasse d’un animal. Cela
peut être subdivisé en deux : Premièrement, la Fydiah qui a trois options et la seconde, la Fidyah
qui a seulement deux options.
Si le Muhrim tue un animal interdit de tuer en état d’ihram ou il a aidé à tuer ou a donné la
direction qui a conduit à sa mort. Il doit offrir la Fidya comme ordonné par Allah dans le verset :
« O les croyants! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état d'Ihram. Quiconque
parmi vous en tue délibérément, qu'il compense alors, soit par quelque bête de troupeau,
semblable à ce qu'il a tué, d'après le jugement de deux personnes intègres parmi vous, et
cela en offrande qu'il fera parvenir à (destination des pauvres de) la Ka'aba, ou bien par
une expiation, en nourrissant des pauvres, ou par l'équivalent en jeûne. Cela afin qu'il
goûte à la mauvaise conséquence de son acte. » (Sourate Al Ma’ida – V.95)

La Fidyah avec trois options : S’il tue un animal intentionnellement, il devient obligatoire pour lui
de sacrifier un animal similaire à celui qui l’a tué. Il peut aussi acheter de la nourriture avec du
liquide (argent liquide) d’une valeur équivalente à l’animal tué. Puis il distribue la nourriture aux
gens pauvres, en donnant à chacun un Mudd de blé, qui équivaut à un quart d’un Sa’. Il peut aussi
opter de jeûner à la place. Le nombre de jours jeûnés doit être équivalent au nombre de gens
pauvres qu’il aurait nourri s’il avait distribué la nourriture.

La Fidyah avec deux options : L’expiation pour la chasse d’un animal qu’il est difficile de se
procurer, il faut choisir alors entre nourrir le pauvre ou jeûner. Dans ce cas il peut acheter avec de
l’argent de la nourriture équivalent à la valeur de l’animal tué et il le distribuera aux pauvres dans
le Haram (Mosquée Sacrée), donnant à chaque personne un Mudd. Il peut aussi opter de jeûner
un nombre de jours équivalent au nombre de personnes pauvres qu’il aurait pu nourrir en
distribuant la nourriture.

Hajjawy : Il est obligatoire d’offrir la pénalité de « Dumm » pour le Hajj al-Tamattu’ ou


Qiran en sacrifiant un animal. S’il n’en est pas capable, alors, en jeûnant pendant trois
jours, de laisser tomber le dernier de ces jeûnes le jour de 'Arafa est le meilleur et sept
jours après le retour à sa famille.

Fawzan : La pénalité du Dumm devient obligatoire dû à la combinaison du Hajj et de la ‘Umra


dans le Tamattu’ et le Qiran qui sont des formes de pèlerinage (comme l’on a vu précédemment).
Allah mentionne dans le verset suivant : « […] quiconque a joui d'une vie normale après avoir
fait l'Umra en attendant le pèlerinage, doit faire un sacrifice qui lui soit facile. S'il n'a pas
les moyens qu'il jeûne trois jours pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez
lui […] » (Sourate Al Baqara – V.196)

L'ordre de priorité doit être observé pour les fidyah des formes de pèlerinage de Tamattu’ et de
Qiran. S'il est capable de sacrifier un mouton ou partage équitablement avec sept autres pour
sacrifier un chameau ou une vache (c'est-à-dire un septième de l'un ou l'autre de ces deux), alors il
est obligé de le faire. Cependant, s'il est incapable de le faire en raison de la pauvreté ou de la perte
de provisions, il doit jeûner pendant trois jours pendant le Hajj.
« de laisser tomber le dernier de ces jeûnes le jour de ‘Arafa est le meilleur » Il est mustahabb de
jeûner trois jours avant le jour de ‘Arafa s’il a l’intention de rentrer dans l’état d’ihram pour la
‘Umra ou après, jusqu'au jour d'Arafa et c'est mustahabb. S'il est incapable de jeûner avant le jour
d'Arafa, il peut le faire les jours de tashriq, c'est-à-dire le onzième, douzième et treizième de Dhul
Hijjah. 'Aisha a rapporté qu'aucune femme n'avait reçu de concession pour jeûner les jours du
tashriq sauf ceux qui accomplissaient les formes de pèlerinage de Tamattu et de Qiran. [Hadith
rapporté par Al Bukhary (3/56)]

« et sept jours après le retour à sa famille. » Lorsqu’il retourne auprès de sa famille, c’est-à-dire,
après avoir accompli les rites du Hajj, il doit jeûner les sept jours restants. Allah a dit :
« quiconque a joui d'une vie normale après avoir fait l'Umra en attendant le pèlerinage,
doit faire un sacrifice qui lui soit facile. S'il n'a pas les moyens qu'il jeûne trois jours
pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez lui, soit en tout dix jours. »
(Sourate Al Baqara – V.196)

Hajjawi : Et si celui qui est confronté à des restrictions est incapable d'obtenir un animal
sacrificiel, alors il doit jeûner dix jours et ensuite faire le tahalul.

Fawzan : Ceci est le troisième type de Fidyah qui est obligatoire. Les restrictions (al-Ihsar) sont
celles qui empêchent un pèlerin d'accomplir les rites de pèlerinage. Si nous disons par exemple,
qu’une personne est entré en état d’ihram pour accomplir le Hajj et la ‘Umra puis est interdit de
visiter Masjid al Haram et est incapable de l'atteindre. Dans cette situation difficile, il est
obligatoire pour lui d’offrir la Fidyah. Il peut sacrifier un animal à l'endroit où il lui était interdit de
se déplacer. Il fait alors le Tahalul comme le Prophète ‫ صلى هللا عليه و سلم‬a fait lorsque les polythéistes
lui ont interdit l’accès au Haram durant l’année de Hudaybiyya. Il a sacrifié son animal et a
ordonné à ses Compagnons de faire pareil. Ils ont tous fait le Tahalul et quitter l’état d’ihram.
Celui qui n’en est pas capable de sacrifier un animal devra jeûner dix jours.

Hajjawi : Avoir des rapports sexuels complet durant le Hajj nécessitera un sacrifice d’un
chameau. Si cela est fait durant la ‘Umra alors un mouton sera sacrifié. Si elle a
volontairement participé avec son mari, elle doit aussi offrir l'expiation.

Fawzan : Quand un Muhrim a un rapport sexuel avant d’avoir fait le premier Tahalul, cela devient
obligatoire pour lui d’offrir la Fidyah, en offrant un animal comme sacrifice. C’est-à-dire, que le
couple doit sacrifier un chameau s’ils ont un rapport sexuel avant d’avoir fait le premier Tahalul.

S’ils ont eu un rapport sexuel en état tous deux en état d’ihram pour accomplir la ‘Umra et il (ce
rapport sexuel) a eu lieu avant qu’ils ont effectués le Tawaf et le Sa’i, alors il est obligatoire pour
chacun d’entre eux de sacrifier un mouton. Leur ‘Umra est annulé. Néanmoins, ils devront
procéder à l’achèvement des rites de la ‘Umra. Ils devront alors entrer à nouveau en état d’ihram
pour accomplir une autre ‘Umra à partir du même Miqat de leur ‘Umra précédente. Ils répéteront
leur ‘Umra pour rattraper celui qui a été annulé (par leur rapport sexuel).
Toutefois, s’ils ont un rapport sexuel après avoir accompli le Tawaf et le Sa’i mais avant de s’être
rasé ou raccourci les cheveux, alors il est obligatoire pour chacun des deux d’offrir un animal en
sacrifice mais leur ‘Umra est valide.

« Si elle a volontairement participé avec son mari, elle doit aussi offrir l’expiation. » C’est-à-dire,
elle a accepté sa demande d’avoir un rapport sexuel et n’était pas opposé à cela. Dans ce cas, il est
obligatoire pour elle de sacrifier un chameau si le rapport sexuel a eu lieu durant le Hajj et un
mouton durant la ‘Umra. Ceci car elle est aussi coupable car le rapport sexuel était voulu.
En revanche, si elle a été forcée à avoir un rapport sexuel contre son consentement, alors elle n’est
pas à blâmer et ne devra pas offrir de sacrifice. Le Prophète ‫ صلى هللا عليه و سلم‬a fait allusion à cela en
disant : « Ma nation est pardonnée pour leurs erreurs, oublis et ce qui leur est imposé. » [Hadith
rapporté par Ibn Hibban (7219), Ad-Daraqutni (4/170-171) et d’autres.]