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Université du Monténégro

Faculté de philologie à Nikšić


Département de langue et littérature françaises

Mémoire de diplôme

Les mots français d’origine arabe

Nikšić, mars 2018

Etudiante: Professeur :
Valentina Popivoda doc.dr. Milan Barac
« Dès sa naissance, une langue se crée, s’enrichit et vit grâce
aux echanges entre les peuples»
Dictionnaire des mots d'origine étrangère, Larousse, 1998
1. Un peu d'histoire de la langue française

Le français est une langue d'origine romane, ce que veut dire que la plus grande partie de
ses mots vient du latin, premièrement du latin vulgaire, qui était la langue du peuple. Il est
nécessaire de rappeler que le latin, apporté en Gaule par les légions romaines, avait été adopté
par des populations qui parlaient d’autres idiomes:

a) pré-indo-européens: l’ibère, l’aquitain, le ligure; et


b) indo-européens: gaulois.

Jusqu'au XVIIe siècle, la France était un pays bilingue où la population d’un côté parlait
la langue française, dit françoys, qui se développait continuellement, issu du latin populaire
(de populus /peuple), et d’autre côté le latin classique, qui toujours restait la langue officielle
de l'Eglise et de l'enseignement.

Ce « latin populaire » a évolué un peu différement dans chaque région et a donné


naissance au divers dialectes: langue d’oïl (picard, poitevin, normand, etc.), langue d’oc ainsi
que le catalan (gascon, provençal etc.), et le franço-provençal.

Les emprunts que français a fait au latin sont donc les plus nombreux. Les mots sont
presque les mêmes comme leur racine latin, mais l’évolution phonétique est evidente et en
quelque sorte masque l’étymologie (écouter/ausculter).

Les emprunts au grec se font par l'intermédiaire du latin, et conçernent la poésie, la


philosophie et aussi les sciences, surtout la médecine. Beaucoup de mots sont connectés avec
la mythologie donc lui font des références.

C’est au Moyen Age que la commerce fleurit et que la langue française s’enrichit avec des
mots venus de plus loin grâce aux échanges commerciaux, par l’intermédiaire des marchands
et des savants. Il sont introduits surtout, entre autres, des mots néerlandais et des mots arabes.

1.2. La langue arabe

L’arabe est une langue chamito-sémitique1 qui, jusqu’au cinquième siècle, était parlé
uniquement dans la plus grande partie de la peninsule d’Arabie. Ce que va faire étendre
l’arabe à de nombreux pays c’est la diffusion de l’islam, ou mieux dire, du Coran, le livre
sacré de l’islam, ecrit dans une langue qui mêle plusieurs dialectes arabes avec des
particularités dialectales de La Mecque, ville natale du prophète Mahomet.

1
Les langues chamito-sémitiques sont les langues des peuples cités dans la Bible parmi les descendants de
Cham (d’où chamito-) et de Sem (d’où sémitique), tous deux fils de Noé.
L’arabe classique est composé de deux langues partiellement différents.

L’une est la langue ancienne de la littérature du Moyen Age et du Coran, et l’autre est la
langue moderne adaptée aux besoins contemporaines et aussi enrichie d’emprunts aux langues
européennes. La langue des intellectuels arabophoness et la langue de la population diffèrent
beaucoup. Les divergences régionales sont grandes aussi, tellement qu’un arabophone du
Maroc, par exemple, peut avoir des problèmes à comprendre un autre arabophone du Liban ou
d’Egypte.

Les mots venus de l’arabe méritent une attention toute particulière, parce que cette langue n’a
pas été seulement le point de départ pour ces mots-emprunts, mais aussi l’introducteur des
mots venus de plus loin, de plusieurs autres langues comme l'hebreu, le persan, le sanskrit,
après de l’imprimation de ses propres contraintes de prononciation sur ces mots.

1.3. Les deux couches d’emprunts


On peut distinguer deux couches d'emprunts du français à l'arabe, qui correspondent à
deux périodes de l'histoire:

À ce moment complètement intégrée, la première couche représente le vocabulaire savant qui


vient de l'arabe classique écrit, emprunté au Moyen Âge et souvent par l'intermédiaire d'autres
langues.

L' autre couche est beaucoup plus récente, celle d'un vocabulaire familier passé sans
intermédiaire, qui provient essentiellement de l'arabe parlé aux pays de Maghreb et date de
l'époque de la colonisation faite par les Français.

Au Moyen Âge, la médecine arabe dominait le monde occidentale, surtout l'alchimie,


qui était la plus développée. C'est justement de cette période-là que datent les emprunts les
plus nombreux. Par l'intermédiaire d'Adélard de Bath, fameux philosophe anglais, qui a
traduit les textes arabes en latin, nous avons pris connaissance de l'apport scientifique des
arabes.

Par ces traductions du grec à l'arabe et puis de l'arabe à l'espagnol, italien ou latin, la grande
majorité des textes scientifiques ont finalement été diffusés dans le monde occidentale.

Cette multitude des langues et voyages des mots naîssent la doute sur l'origine première d'un
mot savant au Moyen Âge. Il est souvent difficile de trouver l'étymologie d'un mot parce que
les langues ont échangé les termes comme les marchands échangeaient des produits.

Un moyen simple qui sert à reconnaître qu'un mot est d'origine arabe est la présence de la
syllabe « al » au début du mot, qui est en fait l’article défini arabe « le, la ». Par exemple,
“alezan” signifie “le renard” en arabe. Le glissement du sens s’explique par la couleur du
fourrure de cet animal. Cette désignation a été appliquée succesivement à la robe du cheval,
puis au cheval lui-même. On peut parfois chercher ce même article à la fin d’un mot français,
par exemple “amiral”, emir al bahr, qui traduit comme le prince de la mer.
2. Les emprunts
Pour commencer, il faut noter la différence entre les xénismes et les emprunts.

Les «xénismes» sont les mots qui peuvent être définis comme les termes étrangers qui restent
toujours étrangers. Ce sont les noms propres, noms géographiques: de villes, de fleuves etc.,
patronymes désignant les hommes appartenant à l'histoire du pays concerné ou à la société
contemporaine.

La situation d'emprunt commence quand la communauté linguistique accueille à la fois les


références et le terme qui les désigne, ce que veut dire qu'un terme étranger cesse d'être un
néologisme à partir du moment où il est entré dans le système linguistique de la langue
d'accueil. On appelle « emprunts » les élements qu’une langue a pris à d’autre langue au
cours de son histoire. Ce que l’on emprunt le plus facilement, ce sont des mots, spécialement
des noms, des verbes et des adjectifs.

2.1. L'intégration des emprunts


Il est possible de suivre cinq types d' adaptation d’un terme étranger dans le système
linguistique de la langue d’accueil, parce que la langue prêteuse (dans ce cas l’arabe classique
ou l’arabe dialectal) a beaucoup de différences par rapport au système français.

Ce sont: 1) l'intégration phonologique, 2) l’intégration graphique, 3) l’intégration


morphosyntaxique, 4) l’intégration morpholexicale et 5) l’intégration sémantique.

1) L'intégration phonologique est accompagnée par l’intégration graphique ; une


installation de la double prononciation est très souvent : l’une francisée, l’autre formée
selon le système phonétique d’origine. La consonne ‫ع‬, inconnu en français, simplement
disparaisse ou est remplacée par une voyelle. La longueur est en français indiquée par
les accents ;

2) L’intégration graphique: généralement, les emprunts à l’arabe sont peu intégrés.


Ce type d’intégration est renforcé par la présence d’accents français, par exemple
« médina ». Certaines caractéristiques arabes restent, une graphie conserve le
phénomène d’apostrophe propre à l’arabe, par exemple « k’hol ». On peut noter aussi
un e muet que l’arabe n’a pas. Il existent des remplacements: du ou par le u, du k par
le c qui est plus typique pour le système français, du q par le qu, aussi plus habituel
pour le français.

3) L’intégration morphosyntaxique: cette type d’intégration soulève les problèmes


d’adaptation des catégories comme le nombre ou le genre. Le mode de formation du
pluriel ne répond à aucune norme systématique, il est variable. Par exemple, le pluriel
peut-être arabe et ne pas être noté grammaticalement mais sémantiquement. Puis, le
pluriel peut-être formé selon le système français: s placé à la fin du mot; finalement, la
formation du pluriel peut-être une combinaison de deux systèmes, le français et l’arabe.
Le genre des emprunts correspond, dans la majorité des cas, à celui de la langue
d’emprunt. Il arrive que le genre soit fluctuant, tantôt féminin, tantôt masculin.

4) L’intégration morpholexicale: On peut dire que l’emprunt est tout à fait intégré dans
une langue quand il est utilisé pour la composition ou la dérivation du même qu’un mot
autochtone.

5) L’intégration sémantique: Un emprunt peut conserver son sens ou il peut prendre dans
la langue d’accueil des sens différents. Ainsi il peut : a) Conserver dans la langue
emprunteuse son sens original ; b) Se trouver transféré à des choses ou à des notions
qui ne sont pas complément identiques à celles qu’il indique dans sa langue ; c ) Perdre
sa polysémie au profit d’une monosémie dans sa langue d’accueil.2

2.2. Les mots


Il y a plus de 250 mots français qui ont l'origine arabe. J'ai ici présenté le siècle,
l’étymologie et la définition en français moderne de 132 d’eux.

Abricot, nom masculin, XVIe s.

étymologie: de l’arabe al-barqûq, le terme venant lui-même par le grec, du latin praecoquum,

« fruit précoce » ;

FM: gros fruit charnu de l'abricotier, sucré et savoureux, dont le noyau lisse contient une
amande comestible et dont la pulpe est utilisée en confiturerie et en pâtisserie.

Adobe, nom masculin, XIIe s.

Et: vient de l’espagnol adobe « brique d’argile », emprunté à l’arabe al-tûb ;

FM: Brique rudimentaire de terre mêlée de paille, séchée au soleil.

Alambic, nom masculin, XIIIe s.

Et: de l’arabe al-anbîq, « le vase », venant lui-même du grec ambix, « vase à distiller ».

FM: Appareil servant à la distillation, composé d'une chaudière soumise à chauffage et d'où
les vapeurs se dégagent par le chapiteau.

Albatros, nom masculin, XVIIe s.

2
29 BENZAKOUR, F. Le français au Maroc – Lexique et contacts de langues. Bruxelles : Edition
Duculot, 2000. ISBN 2-8011-1260-7. pp. 119 – 122
Et: de l’arabe al-gattas, « espèce d’aigle marin ». Il est parvenu ensuite en français par
l’anglais algatrass, devenu albatross « grand oiseau au plumage blanc », peut-être par
attraction du latin albus, « blanc » ;

FM: très gros oiseau marin, surtout du Pacifique et de l'hémisphère du Sud, nichant sur de
hautes falaises et pondant chaque année un seul œuf, qu'il couve pendant 2 à 3 mois.

Alcali, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe al-qilyi, « la soude » ;

FM: Hydroxyde d'un métal alcalin ou d'ammonium.

Alchimie, nom féminin, XIIIe s.

Et: de l'arabe al-kīmiyā, « magie noire » , par le grec khumeya, désignant la pierre
philosophale et passé au XIIIe siècle à l’espagnol et au catalan ;

FM: Art de purifier l'impur en imitant et en accélérant les opérations de la nature afin de
parfaire la matière.

Alcool, nom masculin, XVIe s.

Et: de l'arabe al-kohl, al-kuhlowdothl, « l'antimoine pulvérisé » , par le latin médieval. Le


changement du sens est dû à l’alchimiste Paracelse ;

FM: Liquide contenant essentiellement de l'éthanol, obtenu par distillation des jus fermentés
renfermant du glucose.

Alcôve, nom féminin, XIIe s.

Et: de l’arabe al-qubba, « la petite chambre », par l’espagnol alcoba ;

FM: Renfoncement dans le mur d'une chambre, où l'on place un ou plusieurs lits.

Alezan, adjectif, XVIe s.

Et: de l’arabe al-hisan, « le renard », par l’espagnol alazan;

FM: Se dit d'un cheval, d'un mulet dont la robe est jaune rougeâtre et les crins de la même
couleur que le poil.

Alfa, nom masculin, XIXe s.

Et: de l’arabe halfa ;

FM: Textile vivace couvrant d'immenses étendues en Afrique du Nord et en Espagne,


croissant en touffes de 1m de hauteur. Les feuilles servent à la fabrication de cordes, de papier
ou sont rouies pour le tissage.

Algarade, nom féminin, XVIe s.


Et: de l’arabe al-ghâra, « l’attaque à main armée », par l’espagnol algarada, « razzia,
incursion et brouhaha » ;

FM: Altercation vive et inattendue avec quelqu'un.

Algèbre, nom féminin, XIVe s.

Et: de l’arabe al-djabr, « la réduction », de l’arithmétique à une forme plus simple, titre d’un
ouvrage du savant Al-Khawarîzmi, devenu algebra en latin médieval ;

FM: Branche des mathématiques qui, dans sa partie classique, se consacre à la résolution par
des formules explicites des équations algébriques.

Almanach, nom masculin, XIVe s.

Et: de l’arabe al-manakh, venu lui-même du grec almenikhiaca « calendrier », par le latin
médiéval almanachus ;

FM: Livre populaire publié chaque année et comportant, avec un calendrier, des
renseignements scientifiques ou pratiques.

Almée, nom féminin, XVIIIe s.

Et: de l’arabe âlme, « savante (dans l’art de la danse) », de ’alima, « savoir » ;

FM: Danseuse égyptienne de l'Antiquité.

Amalgame, nom masculin, XVe s.

Et: de l’arabe 'amal al-djamā, « fusion », attesté sous la forme amalgama en latin par les
alchimistes ;

FM: 1) Alliage de mercure avec un autre métal, 2) Mélange d'éléments hétérogènes.

Ambre, nom masculin, XIIIe s.

Et: de l’arabe ’anbar, « ambre gris », par le latin médiéval ambar, ambra ;

FM: D’une couleur jaune doré ou rougeâtre.

Amiral, nom masculin, XIe s.

Et: de l’ arabe amir al-(bahr), « prince de la (mer) », de amir « émir, prince », et de al-bahr, «
la mer » ;

FM: Grade des marines militaires française et étrangères, correspondant à celui d'officier
général dans les armées de terre, de l'air et de la gendarmerie.

Argousin, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe al-ghozz, nom d’une tribu turque dont les membres servaient de bourreaux,
«officier des galères » ;
FM: 1) Surveillant chargé, dans les bagnes, de la garde des forçats. 2) Agent de police (lit.)

Arsenal, nom masculin, XIIIe s.

Et: de l’arabe dâr as-sinâ’a, « maison où l’on construit », puis « chantier naval », par le grec
arsênales et le vénitien arzana;

FM: Établissement industriel d'un port, où les bâtiments de guerre sont construits, réparés,
ravitaillés et armés. 2) équipement, matériel important ou complexe (fam.)

Artichaut, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe al-karchoûf, « l’artichaut »;

FM: Plante cultivée de la famille des composées, dont l'inflorescence fournit, avant de
s'ouvrir, un réceptacle (fond) qui est comestible ainsi que la base des bractées (feuilles).

Assassin, nom masculin, XVIIe s.

Et: de l’arabe haschaschin, « fumeurs de haschisch », ou dérivé de l’arabe assass, «


fondement (de la foi) », par l’italien assassino;

FM: Personne qui commet un homicide avec préméditation.

Azerole, nom féminin, XVIe s.

Et: de l’arabe az-zu ’rûr, « le néflier », par l’espagnol acerola;

FM: Fruit d'azerolier (espèce d'aubépine).

Azimut, nom masculin, XVe s.

Et: de l’arabe as-samt, « le chemin » ;

FM: Angle que fait le plan vertical passant par un point donné avec le plan méridien du lieu,
compté dans le sens rétrograde à partir du sud en astronomie et à partir du nord en géodésie.

Baobab, nom masculin, XVIIIe s.

Et: de l’arabe bū hlowdotibab par l’égyptien ou d’une langue africaine;

FM: Gros arbre des régions chaudes d'Afrique et d'Asie (le tronc a parfois 8 m de diamètre),
aux branches très étalées, et dont les fruits ovoïdes (pains de singe) sont comestibles, à saveur
acidulée.

Baraka, nom féminin, XXe s.

Et: de l’arabe baraka, « bénédiction » ;

FM: Influence bénéfique qu'exercent certains personnages révérés de l'islam, ou certains


objets sacrés.
Bardeau, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe barda’a, « bât », par l’ancien français barde, « armure », la couverture en
bardeau étant comparée à une armure à lamelles;

FM: Couverture de toit en bois.

Basane, nom féminin, XIIe s.

Et: de l’arabe bitâna, « doublure », par le provençal bazana; XIIe s.

FM: Peau de mouton, préparée par tannage végétal, utilisée plus particulièrement

pour la doublure des chaussures.

Bédouin, adjectif et nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe bedoui, « habitant du désert » ;

FM: Se dit des Arabes nomades, vivant dans le désert.

Béni-oui-oui, nom masculin, XXe s.

Et: de l’arabe beni, « fils de »;

FM: Familier: personne toujours disposée à approuver les actes de ses supérieurs, les
initiatives du pouvoir en place.

Benjoin, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe luban djawi « encens de Java », par le latin des botanistes benzoe ;

FM: Baume d'odeur vanillée, fourni par un arbre du Sud-Est asiatique, le styrax.

Bezef ou bésef, adverbe, XIXe s.

Et: de l’arabe bezzâf ;

FM: Beaucoup (surtout en phrase négative).

Bled, nom masculin, XIXe s.

Et: de l’arabe maghrébin bled, « terrain, pays, ville » ;

FM: 1) En Afrique du Nord, l'intérieur des terres. 2) Lieu que l'on habite, où l'on est né.

Bourrache, nom féminin, XIIIe s.

Et: de l’arabe bu, « père » et rach « sueur », par le latin médiéval borrago ;

FM: Herbe des régions méditerranéennes, très velue, aux fleurs bleues, récoltée pour faire des
tisanes sudorifiques et diurétiques.
Boutargue, nom féminin, XVIe s.

Et: de l’arabe bitârikha, « œufs de poisson », par l’espagnol archaïque botagra et le provençal
boutargo;

FM: Œufs de mulet, salés et pressés en gâteaux longs.

Brik, nom féminin, XXe s.

Et: de l’arabe tunisien brik ;

FM: Crêpe frite en pâte fine, repliée sur un œuf (Tunisie) ou sur du mouton (Algérie).

Burnous, nom masculin, XVIIe s.

Et: de l’arabe bournous;

FM: Grand manteau de laine sans manches, à capuchon.

Caban, nom masculin, XVe s.

Et: de l’arabe qabâ, par le sicilien cabbanu;

FM: Longue veste croisée en tissu épais, à double boutonnage, avec col tailleur, manches
droites et poches plaquées.

Cadi, nom masculin, XIVe s.

Et: de l’arabe qâdi, « juge » ;

FM: Magistrat dans les pays musulmans.

Cafard, adjectif, XVe s.

Et: de l’arabe kafir, « mécréant, renégat », de kafara, « renier » ;

FM: Littéraire: Hypocrite, faux dévot; familier: mouchard, cafardeur.

Café, nom masculin, XVIIe s.

Et: de l’arabe qahwa, prononcé à la turc kahvé, par l’intermédiaire du venitien caffé ;

FM: 1) Graine ou fève du caféier; 2) établissement où l'on consomme des boissons.

Calfater, calfat, verbe et nom masculin XIVe s.

Et: de l’arabe qalafat, de qafr « asphalte », par l’italien calafato ;

FM: Remplir à force avec de l'étoupe les fentes de la coque d'un navire en bois pour la rendre
parfaitement étanche; ouvrier qui calfate les navires.

Calibre, nom masculin, XVe s.


Et: de l’arabe qâlib, « forme, moule », par l’italien calibro ;

FM: 1) Diamètre intérieur d'un cylindre creux; 2) Diamètre d'un fruit, d'un œuf, etc.,
permettant un classement par grosseur; 3) Revolver (argot).

Carat, nom masculin, XIVe s.

Et: de l’arabe qīrāt, « petit poids », (1/24 de denier), venu lui-même du grec keration « graine
de caroubier », par le latin médiéval carratus, les graines de caroubier servant d’unité de
mesure pour les très faibles masses ;

FM: Unité de mesure de masse de 2 dg, employée dans le commerce des diamants et pierres
précieuses.

Carrousel, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe kurradj, « jouets faits de petits chevaux », par l’italien carosello, « tournoi des
cavaliers » ;

FM: Parade au cours de laquelle des cavaliers se livrent à des exercices variés; manège;
succession rapide des choses.

Chamarrer, verbe, XVIe s.

Et: de l’arabe sammûr, « belette sibérienne », par l’espagnol zamarra, « vêtement de peau » ;

FM: Rehausser quelque chose, le surcharger d'ornements éclatants, de galons etc

. Charabia, nom masculin, XIXe s.

Et: de l’arabe al-’arabîya, « la langue arabe », par l’espagnol algarabia ;

FM: Familier: langage ou style bizarre, incorrect, ou qu'on ne comprend pas.

Cheikh, nom masculin, XVIIe s.

Et: de l’arabe cheikh, « vieillard, chef de tribu » ;

FM: Chez les musulmans, terme de respect qui s'applique aux savants, aux religieux et à
toutes les personnes respectables.

Chiffre, nom masculin, XVe s.

Et: de l’arabe sifr,« vide, zéro », par le latin médiéval cifra « zéro » et l’italien cifra « signe ».
La découverte du zéro a complètement transformé les méthodes de calcul. Le mot latin est
donc venu a désigner chaque signe de la numération. Pour exprimer une valeur nulle, on a
alors emprunté à l’italien le mot zéro, venu lui-même de l’arabe sifr. Les termes chiffre et
zéro sont donc issus du même mot arabe sifr.

FM: Chacun des symboles ou caractères servant à écrire les nombres dans un système de
numérationn (à ce moment les plus utilisés sont les chiffres arabes).
Civette, nom féminin, XVIe s.

Et: de l’arabe zabâd, « musc », produit par l’animal appelé gatt az-zabâd, « chat musqué »;

FM: Mammifère carnivore viverridé à longue queue, pattes courtes, fourrure tachetée ou
rayée.

Clebs, clébard, nom masculin, XIXe s.

Et: de l’arabe kelb ;

FM: Populaire: chien.

Coran, nom masculin, XVIIe s.

Et: de l’arabe al-qur’ân, « la lecture » ;

FM: Livre sacré de l’islam.

Coton, nom masculin, XIIe s.

Et: de l’arabe qutun, « coton », par l’italien cotone ;

FM: Fibre textile cellulosique naturelle constituant les poils séminaux qui poussent à la
surface des graines du cotonnier.

Couscous, nom masculin, XVIIIe s.

Et: de l’arabe kuskus, probablement d’origine berbère ;

FM: 1) Semoule de blé dur; 2) Plat traditionnel composé de cette semoule cuite à la vapeur,
accompagnée de viande et de légumes, le tout étant ensuite servi avec bouillon, harissa,
boulettes de viande, merguez etc.

Divan, nom masculin, XIXe s.

Et: de l’arabe égyptien divan ;

FM: Long siège sans bras ni dossier, généralement garni de coussins, placé contre un mur et
pouvant servir de lit (il apparaît en France vers la fin du XVIIIe s.)

Djellaba, nom féminin, XIXe s.

Et: de l’arabe marocain djellabia ;

FM: Sorte de robe ample, ornée de passementeries et munie d'un capuchon, portée par les
hommes dans le Maghreb.

Djinn, nom masculin, XIIe s.

Et: de l'arabe djinn;


FM: Dans les croyances musulmanes, génie ou démon, généralement hostile à l'homme. Les
djinns jouent un grand rôle dans le folklore.

Écarlate, adjectif, XIIe s.

Et: de l’arabe siqillat, « tissu décoré de sceaux », par le persan saqerlât et le latin médiéval
scarlatum. Il faut noter que l’étoffe persane était bleue, on ne sait pas quand la couleur rouge
est devenue prédominante.

FM: Autrefois, en teinturerie, série des sept teintes de rouge.

Élixir, nom masculin, XIVe s.

Et: de l’arabe al-iksîr, « la pierre philosophale » et « le médicament », venu du grec ksêron


«médicament » ;

FM: 1) Quintessence de quelque chose, principe le plus pur de quelque chose; 2) Mélange de
sirop de sucre ou de glycérine avec de l'alcool et renfermant des substances médicamenteuses
ou aromatiques.

Émir, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe amir, « celui qui ordonne » ;

FM: Prince, chef militaire, gouverneur d'un territoire dans les anciens empires musulmans.

Erg, nom masculin, XIXe s.

Et: de l’arabe ’irg, « dune de sable » ;

FM: Vaste région occupée par les dunes au Sahara.

Fakir, nom masculin, XVIIe s.

Et: de l’arabe faqir, « pauvre » ;

FM: Membre d'une confrérie mystique musulmane ou hindoue; artiste spécialisé dans des
démonstrations d'insensibilité physique (marcher sur des tessons de bouteilles, se coucher sur
des lits de clous dressés, etc.).

Fanfaron, adjectif, XVIe s.

Et: de l’arabe farfâr, « bavard, léger » ;

FM: Qui se vante d'être ce qu'il n'est pas ou qui exagère ce qu'il est réellement.

Fardeau, nom masculin, XIIe s.

Et: de l'arabe fard, « charge d’un chameau »;

FM: Charge pesante qu’il faut lever ou transporter.


Fellah, nom masculin, XXe s.

Et: de l’arabe fellag, « cultivateur » ;

FM: Paysan de l’Arabie.

Galère, nom féminin, XVe s.

Et: Peut-être de l’arabe qalija, par le grec byzantin galéa, par le catalan galera ;

FM: 1) Bâtiment de guerre ou de commerce à rames et à voiles en usage de l'Antiquité au


XVIIIe s; littéraire: lieu, état dans lequel on mène une vie très dure; 2) Situation difficile ou
précaire, travail pénible (fam.).

Gazelle, nom féminin, XIIIe s.

Et: de l’arabe ghazâl, ghazala ;

FM: Antilope (bovidé) légère et gracieuse, aux pattes fines, aux grands yeux, des régions
semi-désertiques d'Afrique et d'Asie, où elle vit en troupeaux.

Girafe, nom féminin, XIIIe s.

Et: de l’arabe zarâfa, par l’italien giraffa ;

FM: Grand mammifère ruminant des savanes africaines du sud du Sahara, remarquable par la
longueur de son cou et ses petites cornes recouvertes de velours.

Guitare, nom féminin, XIVe s.

Et: de l’arabe qîtâra, issu lui-même du grec kithara, en français cithare, par l’espagnol
guitarra;

FM: Instrument de musique à cordes pincées, à manche garni de frettes, et dont la caisse plate
est échancrée.

Harem, nom masculin, XVIIe s.

Et: de l’arabe haram, « ce qui est défendu », d’où le sens de « femme à qui un homme
étranger n’a pas le droit de rendre visite » ;

FM: 1) Chez les musulmans, partie d'une maison dont l'accès est interdit, en particulier
appartement réservé aux femmes ; 2) Ensemble des femmes qui y habitent; 3) Groupe de
femmes qui entourent ou fréquentent un homme (fam.).

Hasard, nom masculin, XIIe s.

Et: de l’arabe az-zahr, « dé, jeu de dés », par l’espagnol azar;

FM: Puissance considérée comme la cause d'événements apparemment fortuits ou


inexplicables.
Haschisch, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe hâchich, « herbe » ;

FM: Psychodysleptique constitué de la résine dorée gluante qui couvre les fleurs et les feuilles
du sommet du cannabis, consommé le plus souvent fumé.

Henné, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe al-hinna, « le henné » ;

FM: Poudre fournie par les feuilles de plante henné, pulvérisées,originaire d'Inde et d'Arabie,
que l'on utilise pour colorer et fortifier les cheveux.

Islam, nom masculin, XVIIIe s.

Et: de l’arabe islam, « soumission » ;

FM: Religion des musulmans, de ceux qui adhèrent au message de Mahomet.

Jaquette, nom féminin, XIVe s.

Et: de l’arabe schakk, « mailles d’une cotte », par le catalan jacques « sobriquet donné aux
paysans », par l’ancien français jaque, « vêtement court » ;

FM: Veste de l'habit masculin de cérémonie, ajustée à la taille et dont les pans, évasés par-
devant, se prolongent dans le dos jusqu'à mi-jambes.

Jarre, nom féminin, XVe s.

Et: de l’arabe djarra, « grand vase de terre », par le provençal jarra ;

FM: Grand vase pansu en terre cuite, à large ouverture, anses et fond plat qui servait autrefois
à conserver les aliments.

Jupe, nom féminin, XIIe s.

Et: de l’arabe djubba, « long sous-vêtement en laine », par le sicilien giubba « tunique » ;

FM: Vêtement féminin qui enserre la taille et descend jusqu'à la jambe.

Khôl, nom masculin, XVIIIe s.

Et: de l’arabe kohl, « poudre d’antimoine » (même mot que al-kohl, qui a donné « alcool ») ;

FM: Substance noire provenant de la carbonisation incomplète de différentes matières


grasses, utilisée pour le maquillage des yeux.

Kif, nom masculin, XIXe s.

Et: de l’arabe, « mélange de tabac et de chanvre indien » ;


FM: Poudre de haschisch mêlée de tabac, en Afrique du Nord.

Kif-kif, adjectif invariable, XIXe s.

Et: de l’arabe kîf-kîf, « identique », littéralement « comme-comme » ;

FM: familier: C'est kif-kif, c'est pareil, c'est la même chose.

Kief, nom masculin,

Et: de l’arabe kef « aise, état de béautitude » ;

FM: Le mot désigne le repos absolu au milieu du jour.

Loukoum, nom masculin, XXe s.

Et: de l’arabe rahat lokoum, « repos de la gorge » ;

FM: Confiserie orientale faite d'une pâte à base de miel, d'amidon de maïs, d'arômes et de
colorants, et parfois garnie de fruits secs.

Luth, nom masculin, XIIIe s.

Et: de l’arabe al-’oûd, par l’ancien provençal laüt ;

FM: Instrument de musique à cordes pincées, à caisse bombée, à manche court et à chevillier
perpendiculaire au manche, introduit en Espagne par les Maures au XIVe s.

Maboul, adjectif, XIXe s.

Et: de l’arabe algérien mahboûl ;

FM: Qui a perdu la raison, fou (fam.).

Mafia, nom féminin, XIXe s.

Et: peut-être de l’arabe mahjas, « vantardise », par le sicilien ;

FM: Bande de malfaiteurs, groupe occulte de personnes qui se soutiennent dans leurs intérêts
par toutes sortes de moyens.

Magasin, nom masculin, XIVe s.

Et: de l’arabe makhâzin, « dépots, bureaux », de khazan « rassembler, amasser », par le


provençal ou par l’italien magazzino ;

FM: Établissement de commerce plus ou moins important, où l'on vend des marchandises en
gros ou au détail.

Magazine, nom masculin, XVIIIe s.


Et: de l’arabe makhâzin, « dépots, bureaux », par le français magasin, « lieu de vente de
marchandises », et l’anglais magazine « revue périodique » ;

FM: 1) Publication périodique, le plus souvent illustrée; 2) L'émission de radio ou de


télévision, traitant régulièrement de sujets variés ou appartenant à un même domaine de
connaissances.

Mat, adjectif, XIIe s.

Et: de l’arabe mât, « mort »; la locution arabo-persane châh mât, « roi mort », puis arabe
cheik mat a donné l’expression française « échec et mat » ;

FM: Aux échecs, position du roi qui est en échec sans pouvoir se mettre hors de prise, ce qui
termine la partie.

Matelas, nom masculin, XVe s.

Et: de l'arabe matrah « chose jetée à terre », de tarah « jeter », par le sicilien matarazzo,
l’italien materasso et l’ancien français materas ;

FM: Pièce de la literie, sorte de long et large coussin piqué ou capitonné, rembourré de laine,
de mousse, ou à ressorts, et généralement posé sur un sommier.

Médina, nom féminin, XVIIIe s.

Et: de l’arabe madina, « ville » ;

FM: Dans les pays arabes, et surtout au Maroc, la vieille ville, par opposition aux quartiers
neufs.

Merguez, nom féminin, XXe s.

Et: de l’arabe merguez ;

FM: Saucisse fraîche fortement pimentée à base de bœuf ou de bœuf et de mouton et


consommée grillée ou frite. (Spécialité d'Afrique du Nord).

Mesquin, adjectif, XVIIe s.

Et: de l’arabe miskin, « pauvre », par l’italien meschino, « pauvre, malheureux », par l’ancien
provençal mesqui, « chétif » ;

FM: Celui qui manque de générosité, d'élévation, de largeur de vues.

Minaret, nom masculin, XVIIe s.

Et: de l’arabe manâra, « phare », par le turc menâret ;

FM: Tour d'une mosquée du haut de laquelle le muezzin appelle les musulmans à la prière.

Mohair, nom masculin, XIXe s.


Et: de l’arabe mukhayyar « étoffe de laine grossière », par l’anglais mohair, avec attraction de
l’anglais hair, « poil » ;

FM: L’étoffe de poils de chèvre d’angora.

Moka, nom masculin, XVIIIe s.

Et: de l’arabe Moka, port du Yémen où l’on embarquait le café d’Arabie ;

FM: Variété de café très estimée, riche en caféine, servie dans de très petites tasses.

Mosquée, nom féminin, XVIe s.

Et: de l’arabe masdjid, « lieu où l’on adore », par l’espagnol mezquita;

FM: Édifice cultuel de l'islam.

Mousson, nom féminin, XVIIe s.

Et: de l’arabe mausim, « époque fixée, saison », par le portugais monçao;

FM: Système de vents saisonniers alternés soufflant à des latitudes tropicales (essentiellement
en Asie méridionale), de la mer vers le continent en été (mousson d'été), du continent vers la
mer en hiver (mousson d'hiver).

Muezzin, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe mo’adhdhin « celui qui appelle à la prière », par le turc muezzin;

FM: Fonctionnaire religieux musulman chargé d'appeler, du haut des minarets des mosquées,
aux cinq prières quotidiennes.

Musulman, musulmane, adjectif et nom, XVIe s.

Et: de l'arabe muslim, « croyant » ;

FM: Se dit d'un fidèle de l'islam.

Nacre, nom féminin, XVIe s.

Et: de l'arabe naqqâra, par l'italien ancien naccaro, « coquille qui produit la nacre », par
l'ancien français nacle;

FM: Substance dure, blanche, à reflets irisés, qui tapisse la face interne de la coquille de
nombreuses espèces de mollusques et qui s'emploie en particulier en tabletterie.

Nadir, nom masculin, XIVe s.

Et: de l'arabe nadir ;

FM: Direction située selon la verticale et vers le centre de la Terre (à l'oppose du zénith):
Nouba, nom féminin, XIXe s.

Et: de l’arabe nûba « tour de rôle », la musique se faisant à tour de rôle devant les maisons
des dignitaires ;

FM: Musique de régiment des tirailleurs nord-africains, fête, noce.

Nuque, nom féminin, XIVe s.

Et: de l’arabe noukhâ, « moelle épinière », par le latin médiéval nucha ;

FM: Région postérieure du cou, courbée et souple, comprenant toutes les parties molles
situées en arrière du rachis cervical et limitée latéralement par les bords antérieurs des
muscles trapèzes.

Ogive, nom féminin, XIIIe s.

Et: peut-être de l’arabe dialectal al-jibb, « citerne voûtée» ;

FM : Arc diagonal, nervure saillante en général en plein cintre, dans la voûte gothique.

Ottoman, nom masculin, XVIIIe s.

Et: de l’arabe Othmân, nom du fondateur de la dynastie turque ;

FM : Étoffe de soie à grosses côtes, tramée coton, que l’on emploie dans la confection des
vêtements de dames.

Ottomane, nom féminin, XVIIIe s.

Et: de l’arabe Othmân, nom du fondateur de la dynastie turque ;

FM: Canapé de type corbeille, dont le dossier se prolonge par des joues enveloppantes.

Ouate, nom féminin, XVIIe s.

Et: peut-être de l’arabe bata’in, « fourrure de vêtement » ;

FM: Laine, soie, filasse ou coton, préparés soit pour être placés sous la doublure des objets de
literie ou de vêtements que l’on veut rendre plus chauds, soit pour servir à des pansements.

Oued, nom masculin, XIXe s.

Et: de l’arabe wadi, « cours de l’eau » ;

FM : Cours d’eau le plus souvent intermittent des régions sèches, où l’alimentation s’effectue
presque uniquement par ruissellement, et s’achevant généralement dans une dépression
fermée ou disparaissant par épuisement.

Pastèque, nom féminin, XVIIIe s.

Et: de l’arabe al-bâttikha, « pastèque », par le hindi et puis le portugais pateca ;


FM: Plante annuelle cultivée sous climat chaud, à tige couchée, produisant un gros fruit
comestible, à chair rose très aqueuse et rafraîchissante, aussi le nom de fruit lui-même.

Patache, nom féminin, XVIe s.

Et: probablement de l’arabe bâtas, « bateau à deux mâts », par l’espagnol patache « bateau de
guerre léger » ;

FM: Ancienne voiture hippomobile peu confortable; bâtiment faisant le transport des lettres et
des passagers sur certains cours d'eau.

Quintal, nom masculin, XIIIe s.

Et: de l’arabe qintâr, « poids de cent unités », venu du grec kentênarion, par le latin médiéval
quintale;

FM: Ancienne unité de mesure de masse (symbole q), équivalant à 100 kilogrammes.

Ramadan, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe ramadân, nom du neuvième mois de l’année musulmane ;

FM: Mois de jeûne pour les musulmans.

Ramdam, nom masculin, XXe s.

Et: altération de l’arabe ramadân, nom du neuvième mois de l’année musulmane.

FM: Vacarme, tapage (pop.).

Raquette, nom féminin, XIVe s.

Et: de l’arabe rahât, « paume de la main », par l’arabe populaire rahet, même sens, par le
latin médiéval rasceta et l’ancien français rachette;

FM: 1) Cadre ovale, garni d'un cordage en boyaux ou en fibre synthétique, terminé par un
manche et dont on se sert pour jouer au tennis, au squash, au badminton, etc.; 2) Joueur de
tennis.

Récif, nom masculin, XVIIe s.

Et: de l’arabe ar-rasîf, « digue, chaussée », par l’espagnol arrecife ;

FM: Rocher ou groupe de rochers à fleur d'eau, généralement au voisinage des côtes.

Safran, nom masculin, XIIe s.

Et: de l’arabe za’farân, « crocus », par le persan et le latin médiéval safranum ;

FM: Poudre orangée, préparée à partir des stigmates desséchés de Crocus sativus, servant de
condiment.
Safran, nom masculin, XIVe s.

Et: peut-être de l’arabe safar, « voyager », par l’espagnol azafran;

FM: Surface du gouvernail sur laquelle agissent les filets d'eau.

Sequin, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe sikki, « pièce de monnaie », de sekka, « coin à frapper les monnaies », par
l’italien zecchino ;

FM: 1) Ducat d'or créé à Venise en 1284.; 2) Petit disque de métal doré ou argenté que l'on
coud sur un vêtement en guise d'ornement.

Sinus, nom masculin, XVIe s.

Et: traduit de l’arabe djiayb, « pli d’un vêtement », par le latin médiéval sinus ;

FM: 1) Fonction sinus en géométrie ; 2) Organe creux, canal veineux présentant un


renflement, une dilatation.

Sirop, nom masculin, XIIe s.

Et: de l’arabe charâb, « boisson », par le latin médiéval syrupus, sirupus ;

FM: Boisson concentrée à base de sucre et d'eau, aromatisée avec des extraits d'essences
végétales, servie étendue d'eau.

Sofa, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe suffa, « coussin », par le turc sofa ;

FM: Canapé à joues pleines, souvent placé dans une alcôve.

Sorbet, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe charbât, « boisson », de l’arabe populaire chourba, par le turc chorbet,
«boisson fraîche » ;

FM: Glace fondante, obtenue par congélation d'un mélange d'eau et de sucre aromatisé soit à
l'aide de fruits, soit à l'aide de vin, de liqueur ou d'alcool.

Sultan, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe soltân, par le turc, avec un variante soudan, conservée dans le nom du pays
Soudan.

FM: Titre des souverains de divers États musulmans.

Tabac, nom masculin, XVIe s.


Et: de l’arabe tabbâq ou tubbâq, par l’espagnol tabaco, et croisement probable avec de
nahuatl tzibatl, « tuyau de pipe » ou de l’arawak tobaco ;

FM: Plante herbacée dont l'espèce principale est cultivée pour ses feuilles riches en nicotine;
et puis les feuilles sont séchées et préparées pour fumer ou pour fabriquer des cigares, des
cigarettes.

Taboulé, nom masculin, XXe s.

Et: de l’arabe tabbûla, « mélange »;

FM: Mélange de blé concassé et d'un fin hachis de tomates, de persil, d'oignons et de feuilles
de menthe, arrosé d'huile d'olive et de jus de citron.

Talc, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe talq ;

FM: Silicate hydraté naturel de magnésium, très tendre, que l'on trouve dans les roches
métamorphiques et qui donne une poudre blanche, utilisée en dermatologie et en hygiène
infantile pour son action isolante et absorbante.

Talisman, nom masculin, XVIIe s.

Et: de l’arabe tilasm, par l’arabe populaire tilsam, pluriel tilsamam, lui-même du grec
byzantin telesma, « rite religieux » ;

FM: Objet qu'on croit doué d'un pouvoir magique, porteur de bonheur.

Tamarin, nom masculin, XVe s.

Et: de l’arabe tamâr hindi, « datte de l’Inde », par le latin médiéval tamarindus et l’ancien
français tamarinde ;

FM: Fruit laxatif du tamarinier.

Toubib, nom masculin, XIXe s.

Et: de l'arabe algérien tbib, « sorcier » ;

FM: Familier: médecin.

Valise, nom féminin, XVIe s.

Et: peut-être de l’arabe walîha, « sac de blé », par l’italien valigia ;

FM: Bagage de forme rectangulaire, fait pour être porté à la main.

Varan, nom masculin, XIXe s.

Et: de l’arabe waran, variante de waral, « lézard géant », par le latin des naturalistes varanus ;
FM: Grand lézard (1,8 à 3 m de long) de l'Ancien Monde tropical, agile et carnassier, à cou
long et mince, à langue bifide.

Zénith, nom masculin, XIVe s.

Et: de l’arabe samt ar-ras, « chemin au-dessus de la tête », de samt « chemin », qui a été lu
par erreur senit par les scribes du Moyen Âge.

FM: Point de la sphère céleste représentatif de la verticale ascendante, en un lieu donné.

Zéro, nom masculin, XVIe s.

Et: de l’arabe sifr, « vide », par l’italien zefiro, contracté en zéro; le latin médiéval cifra a
donné l’italien cifra, qui a pris le sens de « signe numérique » et est passé en français moderne
sous la forme chiffre ;

FM: Valeur, quantité, grandeur numérique nulle, le plus petit élément de l'ensemble N des
naturels et le seul à ne pas avoir de prédécesseur dans N ; chiffre qui représente ce nombre.
Bibliographie et sitographie

BENZAKOUR, F. Le français au Maroc – Lexique et contacts de langues. Bruxelles, 2000.

REY-DEBOVE, J., REY, A. Le Robert : dictionnaire de la langue française. Paris, 2007.

TRITTER, J.-L., Histoire de la langue française. Paris, 1999.

WALTER, H. Dictionnaire des mots d’origine étrangère. Paris : Larousse, 1998.

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais