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Certificat de conformité gaz

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Un certificat de conformité, c'est l'assurance que votre installation de gaz naturel,


propane ou butane est conforme aux normes en vigueur et qu'elle peut être utilisée
en toute sécurité. Le certificat de conformité est délivré en fin de chantier par
l'installateur au propriétaire du logement. Ce document atteste que les travaux ont
été réalisés conformément à la réglementation en vigueur. Il engage ainsi la
responsabilité de l'installateur.

Pour tous travaux sur une installation de gaz (sauf dispenses -


voir ci-dessous), l'installateur doit établir et remettre un certificat de
conformité dont il existe 4 modèles :
 modèle CC1 : pour les installation à usage collectif
 modèle CC2 : pour chacune des installations intérieures des logements (pour
une première installation au gaz ou une modification de l'installation existante)
 modèle CC3 : pour les canalisations et organes accessoires d'alimentation
des chaufferies et des mini-chaufferies situés entre l'organe de coupure
générale et les organes de commande des générateurs de chaleur
 modèle CC4 : lors du remplacement d'une chaudière dans l'axe et dans
l'emprise de l'appareil antérieur, il est tenu d'établir un certificat y compris pour
la tuyauterie gaz rendue strictement nécessaire pour ce remplacement.

Il faut conserver le certificat de conformité gaz sans limitation de durée. Le certificat


de conformité est validé par un organisme indépendant soumis à vérification par un
organisme indépendant (Qualigaz, Copraudit, Dekra), agréé par les pouvoirs publics.
Sa validation permet de contrôler la mise en place d'installations de gaz neuves ou
modifiées. Cet organisme peut être amené à vérifier votre installation. Cette visite
devient obligatoire si votre installateur n'a pas l'appellation Professionnel du Gaz
(PGN). Elle n'est pas systématique si votre installateur dispose de cette appellation.
Si une anomalie de type 2 est détectée, vous aurez obligation de mettre en
conformité votre installation gaz sous 3 mois sinon vous gestionnaire de réseau
pourra vous couper votre alimentation gaz sans préavis. En cas d'anomalie de type
DGI (Danger Grave Imminent), la distribution de gaz sera coupée immédiatement.
Le certificat de conformité peut vous être réclamé par votre gestionnaire de réseau
(GrDF, Propaniers, Gaz de Bordeaux...) lors de la mise en service ou remise en
service de votre installation de gaz.

Comment est établi le certificat de


conformité gaz
Sur les certificats de conformité, l'installateur doit déterminer la nature des travaux
qu'il a réalisés. Sur les modèles 1, 2, 3, il doit déterminer si l'installation est :
 neuve : est considéré comme installation neuve toute nouvelle installation de
gaz, ce qui implique qu'il n'y a jamais eu d'installation de gaz fixe avant les
travaux réalisés ;
 complétée : est considéré comme complément d'installation, tout
remplacement d'un appareil de même usage ou tout ajout à l'installation
existante d'un nouvel appareil, susceptible de modifier la conformité antérieure
de l'installation aux dispositions des articles 15 et 18 de l'arrêté du 2 aout 1977
modifié ; tout ajout sur l'installation existante d'au moins un appareil
d'utilisation du gaz nécessitant la pose de tuyauterie fixe. Cette définition ne
s'applique pas lorsque le remplacement d'une chaudière est réalisé dans l'axe
et dans l'emprise d'un appareil précédent (car elle a été écrite avant la mise en
application du certificat de conformité modèle 4) ;
 modifiée : est considéré comme modification d'installation toute adaptation de
celle-ci à son environnement technique ou aux prescriptions réglementaires.
Le changement de tout ou partie d'une tuyauterie fixe, dans la nature de son
matériau, ou dans son linéaire constitue une modification d'installation (cette
définition a été écrite avant la mise en application du certificat de conformité
modèle 4).
Il convient donc de retenir les principaux cas suivants :
 le remplacement de tout ou partie des tuyauteries fixes gaz constitue une
modification de l'installation, et doit quel que soit sa longueur faire l'objet
d'un certificat de conformité.
 le déplacement d'un appareil en dehors du local dans lequel il était installé
constitue une modification d'installation, car on modifie nécessairement les
conditions d'implantation et d'évacuation des produits de combustion, ainsi que
les tuyauteries.
 la conversion de gaz (passage du gaz propane au gaz naturel) est une
modification de l'installation et réclame donc un certificat de conformité.

Les dispenses
Il n'est pas obligatoire à ce jour d'établir un certificat de conformité uniquement dans
les cas suivants :
 pour le remplacement d'appareils autres que les chaudières (ex. cuisinière) s'il
n'y a pas de modification de tuyauterie,
 pour le remplacement des organes accessoires (ex. Robinet gaz ROAI),
 pour les réparations d'appareil (ex. remplacement d'un brûleur gaz),
 pour les actions à l'initiative du distributeur ou sous sa maîtrise d'oeuvre pour
les installations dont il a la responsabilité,
 lors de la fourniture de gaz pour une période limité, en vue de procéder aux
essais des tuyauteries fixes ou des appareils d'utilisation du gaz et de leurs
équipements et accessoires.

Quand établir un certificat de conformité


Quelques exemples de la nécessité ou non d'établir un certificat de conformité gaz :
CC1 CC2 CC3 CC4 N/A
Remplacement de tuyau flexible à embout mécanique de cuisinière X
Déplacement chauffe-bain de la salle de bain à la buanderie X
Lors d'une transformation, les appareils restent en place mais
X
tuyauterie entièrement changée
Alimentation d'une cuisinière par une bouteille butane, pose d'une
X
tuyauterie de 50cm de cuivre
Pose d'une colonne montante gaz avant compteur à usage collectif X
Remplacement injecteurs de chaque appareil lors du passage du
X
propane au gaz naturel
Remplacement d'un brûleur gaz d'une chaudière sol par un brûleur
X
neuf
Raccordement gaz d'une table de cuisson sans modification de la
X
tuyauterie fixe
Création de ventilation pour le bon fonctionnement d'un appareil de
X
cuisson gaz
Reprise des tuyauteries pour passage du propane ou gaz naturel X
Remplacement chaudière mixte 23kW par chaudière chauffage seul
X
et accumulateur ecs au gaz
Pose de tuyauterie gaz fixe quelle qu'en soit la longueur X
Remplacement chaudière existante dans une cuisine par une
X
chaudière installée dans la buanderie
Remplacement chaudière à tirage naturel par une chaudière à circuit
X
étanche même emplacement
Installation d'une chaudière de 30kW dans un local spécifique et
X
alimentant 2 logements
Remplacement d'une chaudière par une chaudière de même marque
X
à la même place
Remplacement d'une partie de tuyauterie gaz sur son linéaire X
Déplacement d'un robinet de commande d'un appareil X
Remplacement d'un robinet de commande d'appareil X
Pose citerne propane alimentant 2 appartements à partir d'une
X XX
conduite montante et 2 dérivations
Remplacement d'un chauffe-eau gaz non raccordé par un autre
X
chauffe-eau non raccordé
Réalisation d'une installation intérieure de gaz neuve à usage
X
domestique
Remplacement à l'identique d'un chauffe-eau raccordé (chauffe-
X
bain) sur un conduit de fumées
Remplacement d'un chauffe-bain hors de son emprise initiale X
Changement appareil production eau chaude sanitaire même
X
emplacement que appareil précédant
Réalisation de l'alimentation en gaz d'une mini-chaufferie X
Remplacement chaudière par chaudière même puissance dans axe et
X
emprise ancien appareil
Remplacement d'un chauffe-eau électrique par une chaudière X
Remplacement du conduit de raccordement des fumées sur une
X
chaudière
Remplacement de 3m de canalisation en plomb par 3m de cuivre X
Remplacement d'un chauffe-bain par un autre chauffe-bain au même
X
emplacement
Remplacement citerne de propane par une autre citerne sans
X
modification des tuyauteries fixes
Remplacement citerne propane avec légère modification de
X
tuyauterie à l'initiative du distributeur
Remplacement chaudière <70kW dans mini-chaufferie avec
X
modification des tuyauteries fixes
Remplacement 3 chaudières murales 23kW par une chaudière sol
X
69kW dans maison individuelle
Remplacement sur installation intérieure gaz d'une partie de la
X
tuyauterie fixe par tuyau autre nature
N/A = Non Applicable
 SUIVANT

Exigences pour les canalisation gaz enterrée

 PRÉCÉDENT
Norme électrique NF C 15-100 salle de bains

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GUIDE DU RESPONSABLE HSE
Le Guide du Responsable HSE
Partie 4 -
Prévenir les risques professionnels
Thème 415 -
Gérer ses équipements de travail
415-10 Les équipements sous pression
L'essentiel à savoirLa réglementation sur les équipements sous pression est sans doute l'une des plus fournies
dans la législation française consacrée à une typologie spécifique de danger.
Les équipements sous pression étant des équipements de travail dangereux, la démarche est la suivante :
 – études à la conception ;
 – analyse des risques à la conception ;
 – établissement de la déclaration de conformité CE et application du marquage CE ;
 – installation de l'équipement ;
 – constitution du dossier technique de suivi ;
 – prescriptions d'exploitation avec contrôles réguliers en fonction de la nature de l'équipement.
La nouvelle réglementation est moins directive, mais les objectifs restent les mêmes et les fabricants sont
davantage responsabilisés.
La présente fiche décrit les nouvelles dispositions applicables en matière de construction des équipements sous
pression. Elle expose également les dispositions relatives à l'exploitation des anciens et nouveaux matériels issus
de l'arrêté du 20 novembre 2017 (NOR : TREP1723392A).
◗ Définitions et acronymes
Les définitions sont celles données par l'article L.557-2 et l'article R.557-9-1 du Code de l'environnement :
 – Equipements sous pression (ESP) : récipients, tuyauteries, accessoires de sécurité et accessoires sous
pression (y compris, le cas échéant, les éléments attachés aux parties sous pression, tels que les brides,
piquages, raccords, supports et pattes de levage) dont la pression maximale admissible PS est supérieure à 0,5
bar ;
 – Récipient : enveloppe conçue et construite pour contenir des fluides sous pression, y compris les éléments qui
y sont directement attachés jusqu'au dispositif prévu pour le raccordement avec d'autres équipements. Un
récipient peut comporter un ou plusieurs compartiments ;
 – Tuyauteries : composants de canalisation, destinés au transport des fluides, lorsqu'ils sont raccordés en vue
d'être intégrés dans un système sous pression. Les tuyauteries comprennent notamment un tuyau ou un
ensemble de tuyaux, le tubage, les accessoires de tuyauterie, les joints d'expansion, les flexibles ou, le cas
échéant, d'autres composants résistant à la pression. Les échangeurs thermiques constitués de tuyaux et
destinés au refroidissement ou au réchauffement de l'air sont assimilés aux tuyauteries ;
 – Pression : pression par rapport à la pression atmosphérique, c'est-à-dire la pression au manomètre. Par
conséquent, le vide est exprimé par une valeur négative ;
 – Pression maximale admissible (PS) : pression maximale pour laquelle l'équipement est conçu, spécifiée par
le fabricant ;
 – Volume (V) : volume interne de chaque compartiment, y compris le volume des raccordements jusqu'à la
première connexion et à l'exclusion du volume des éléments internes permanents ;
 – Dimension nominale (DN) : désignation numérique de la dimension commune à tous les éléments d'un
système de tuyauterie autres que les éléments indiqués par leur diamètre extérieur ou par la taille du filet. Il
s'agit d'un nombre arrondi à des fins de référence et qui n'a pas de relation stricte avec les cotes de fabrication.
La taille nominale est indiquée par DN suivi d'un nombre ;
 – Fluides : gaz, liquides et vapeurs en phase pure, ainsi que les mélanges de ceux-ci. Un fluide peut contenir
une suspension de solides ;
 – Mise sur le marché : exposition, mise en vente, vente, importation, location, mise à disposition ou cession à
quelque titre que ce soit ;
 – Mise en service : première utilisation d'un équipement sous pression par son utilisateur final ;
 – Fabricant : toute personne physique ou morale qui fabrique ou fait concevoir ou fabriquer un produit ou un
équipement et qui commercialise celui-ci sous son nom ou sa marque.
 – Spécifications techniques : un document fixant les exigences techniques devant être respectées par des
équipements sous pression ou des ensembles.
◗ Cadre réglementaire
Au niveau européen, le cadre règlementaire est fixé par la directive 2014/68/UE du 15 mai 2014 relative à
l'harmonisation des législations des États membres concernant la mise à disposition sur le marché des
équipements sous pression. Cette directive abroge la directive 97/23/CE du 29 mai 1997.
Au niveau national, la règlementation relative aux équipements sous pression a évolué ces dernières années.
De 2013 à 2017, les anciens textes datant de 1926, 1943 à 1999 et 2000 ont tous été abrogés et regroupés dans
les nouveaux textes suivants :
 - Articles L. 557-1 à L. 557-61 du Code de l'environnement. Dispositions concernant la mise sur le marché et
la surveillance de certains équipements à risque et notamment des équipements sous pression.
 - Articles R. 557-9-1 à R. 557-9-10 du Code de l'environnement. Dispositions règlementaires relatives aux
équipements sous pression. Ces articles sont en vigueur depuis le 19 juillet 2016.
 - Arrêté du 20 novembre 2017 relatif au suivi en service des équipements sous pression et des récipients à
pression simples (NOR : TREP1723392A). Il abroge l'arrêté du 15 mars 2000 (NOR : ECOI0000147A) et l'arrêté
du 21 décembre 1999 (NOR : ECOI9900631A) .
◗ Quels sont les équipements sous pression assujettis ?
La règlementation relative aux équipements sous pression, concerne tous les équipements sous pression et les
ensembles dont la pression maximale admissible est supérieure à 0,5 bar.
Selon la nature des équipements ou des canalisations, la nature du fluide et ses propriétés de dangerosité, les
procédures de conception, de contrôle et de mise sur le marché sont différentes.
Une distinction s'opère tout d'abord entre les récipients et les canalisations.
Ensuite, les fluides sont répartis en 2 groupes suivant leur nature (article R. 557-9-3 du Code de
l'environnement) :
– le groupe 1 comprend les fluides aux caractéristiques suivantes :
 - explosibles instables ou explosibles des divisions 1.1, 1.2, 1.3, 1.4 et 1.5 ;
 - gaz inflammables, des catégories 1 et 2 ;
 - gaz comburants, de catégorie 1 ;
 - liquides inflammables, des catégories 1 et 2 ;
 - liquides inflammables, de catégorie 3 lorsque la température maximale admissible est supérieure au point
d'éclair ;
 - matières solides inflammables, des catégories 1 et 2 ;
 - substances et mélanges autoréactifs, des types A à F ;
 - liquides pyrophoriques, de catégorie 1 ;
 - matières solides pyrophoriques, de catégorie 1 ;
 - substances et mélanges qui, au contact de l'eau, dégagent des gaz inflammables, des catégories 1, 2 et 3 ;
 - liquides comburants, des catégories 1, 2 et 3 ;
 - matières solides comburantes, des catégories 1, 2 et 3 ;
 - peroxydes organiques des types A à F ;
 - toxicité aiguë par voie orale : catégories 1 et 2 ;
 - toxicité aiguë par voie cutanée : catégories 1 et 2 ;
 - toxicité aiguë par inhalation : catégories 1, 2 et 3 ;
 - toxicité spécifique pour certains organes cibles-exposition unique : catégorie 1 ;
Le groupe 1 comprend également des substances et des mélanges contenus dans des équipements sous
pression dont la température maximale admissible TS est supérieure au point d'éclair du fluide ; le groupe 2
comprend tous les autres fluides.
La classification des fluides du groupe I reprend celle des substances et préparations dangereuses définies dans
le règlement CLP. En cas de présence de fluide à la nature non établie, ce sont les règles applicables aux fluides
du groupe 1 qui s'appliquent.
Les équipements sous pression sont ensuite répartis en quatre groupes I à IV selon les paramètres ci-dessus et
le couple pression/volume pour les récipients, ou pression/diamètre pour les canalisations.
Les récipients et canalisations non affectés à un groupe mais dont la pression de service est supérieure à 0,5 bar
doivent être conçus et construits en application des règles de l'art. Ils ne doivent pas recevoir l'apposition de la
marque CE (C. env., art. R. 557-9-3, III).
◗ Quelle est la classification des équipements sous pression ?
La classification des équipements sous pression est fixée par l'annexe II de la directive 2014/68/UE du
15 mai 2014 à laquelle renvoie l'article R. 557-9-3 II du Code de l'environnement. Cette annexe détermine, en
fonction des paramètres décrits plus haut, l'affectation des équipements aux groupes I à IV et associe à ces
groupes les modalités d'évaluation de la conformité.
◗ Quelles sont les exigences essentielles de sécurité ?
Les exigences essentielles sont décrites à l'annexe I de la directive 2014/68/UE du 15 mai 2014.
Les objectifs sont les suivants :
 – supprimer ou réduire les risques autant que raisonnablement possible ;
 – appliquer les mesures de protection appropriées contre les risques qui ne peuvent être supprimés ;
 – informer, le cas échéant, les utilisateurs des risques résiduels et indiquer s'il est nécessaire de prendre des
mesures spéciales appropriées visant à atténuer les risques au moment de l'installation et/ou de l'utilisation.
Par ailleurs, en cas de risque avéré ou prévisible d'utilisation erronée, les équipements sous pression doivent être
conçus de manière à exclure le danger d'une telle utilisation. À défaut, il doit être indiqué de manière appropriée
que lesdits équipements sous pression ne doivent pas être utilisés de cette façon.
Ces principes généraux sont ensuite déclinés pour chaque point suivant :
 – conception :
o • méthode expérimentale et essais,
o • résistance appropriée en prenant notamment en compte :
 - les dispositifs de fermeture et d'ouverture,
 - les émissions dangereuses provenant des soupapes de sûreté,
 - les dispositifs d'interdiction d'accès physique tant que règne la pression ou le vide,
 - la température de surface, selon l'utilisation envisagée,
 – la décomposition des fluides instables ;
o • sécurité de la manutention et du fonctionnement,
o • moyens d'inspection,
o • purge et ventilation,
o • corrosion et autres attaques chimiques,
o • usure,
o • ensembles,
o • dispositions relatives au remplissage et à la vidange,
o • protection contre le dépassement des valeurs limites,
o • accessoires de sécurité,
o • dispositifs de limitation de la pression,
o • dispositifs de surveillance de la température,
o • feu extérieur ;
 – fabrication :
o • procédés de fabrication,
o • vérification finale dont épreuve,
o • marquage et étiquetage,
o • instructions de service ;
 – matériaux employés ;
 – exigences particulières pour certains équipements sous pression ;
 – tuyauterie.
◗ Quelles sont les procédures d'évaluation de la conformité des équipements ?
Les procédures sont décrites à l'annexe II de la directive 2014/68/UE du 15 mai 2014 à laquelle
renvoie l'article R. 557-9-3 II du Code de l'environnement. Elles seront différentes selon le niveau de
dangerosité des équipements sous pression. Elles sont regroupées par module :
Module A : Contrôle interne de la fabrication :
Le fabricant :
 – appose le marquage CE et établi la déclaration de conformité ;
 – établit la documentation technique tenue à disposition des autorités nationales pendant 10 ans après la
fabrication du dernier équipement sous pression.
Module A1 : Contrôle interne de la fabrication et contrôles supervisés de l'équipement sous pression à des
intervalles aléatoires.
Idem module A avec vérification finale par un organisme notifié sélectionné par le fabricant qui procède à des
contrôles inopinés.
Module B : examen UE de type.
Module C2 : conformité au type sur la base du contrôle interne de la fabrication et de contrôles supervisés de
l'équipement sous pression à des intervalles aléatoires.
Module D : assurance qualité production.
Module D1 : assurance qualité production.
Module E : assurance qualité produits.
Module E1 : assurance qualité produits.
Module F : vérification sur produits.
Module G : vérification à l'unité.
Module H : assurance complète de qualité.
Module H1 : assurance qualité complète avec contrôle de la conception et surveillance particulière de la
vérification finale.
La répartition des procédures d'évaluation de la conformité par groupe d'équipements est définie par l'annexe
II de la directive 2014/68/UE.
Elle est reprise dans le tableau suivant :
Groupe
Module
d'équipements
Groupe
Module
d'équipements
I Module A
II Module A2, D1, E1
Module B (type de conception) + D, B (type de conception) + F, B (type de fabrication) + E,
III
B (type de fabrication) + C2, H
IV Module B (type de fabrication) + D, B (type de fabrication) + F, G, H1
Remarque :les équipements sous pression conformes à des normes harmonisées ou à des parties de normes
harmonisées dont les références ont été publiées au Journal officiel de l'Union européenne sont présumés
conformes aux exigences essentielles de sécurité couvertes par ces normes ou parties de normes (C. env.,
art. R. 557-9-4).
La dernière publication des références normatives concernant les ESP date du 24 janvier 2014 (Communication
de la Commission, 24 janv. 2014, JOUE no C 022).
◗ Quelles sont les obligations en matière d'exploitation ?
Les obligations en matière d'exploitation des équipements sous pression sont fixées aux articles R.557-14-
1 à R.557-14-8 du Code de l'environnement ainsi que dans l'arrêté du 20 novembre 2017 (NOR :
TREP1723392A).
Ils prescrivent les opérations suivantes :
 – déclaration de mise en service ;
 – contrôle de mise en service ;
 – requalification périodique ;
 – contrôle après réparation ou modification.
Ces obligations ne concernent pas l'ensemble des équipements sous pression. L'article R.557-14-1 du Code de
l'environnement précise les équipements concernés. Il s'agit des équipements suivants :
 – les récipients destinés à contenir un gaz du groupe 1 dont le produit PS.V est supérieur à 50 bar/l, à
l'exception de ceux dont le volume V est au plus égal à un litre et la pression maximale admissible PS au plus
égale à 200 bar ;
 – les récipients destinés à contenir un gaz du groupe 2 autre que la vapeur d'eau ou l'eau surchauffée, dont le
produit PS.V est supérieur à 200 bar/l, à l'exception de ceux dont le volume V est au plus égal à un litre et la
pression maximale admissible PS au plus égale à 1 000 bar, et de ceux dont la pression maximale admissible
est au plus égale à :
o • 2,5 bar s'il s'agit d'appareils à couvercle amovible à fermeture rapide,
o • 4 bar pour les autres récipients ;
 – les récipients de vapeur d'eau ou d'eau surchauffée dont le produit PS.V est supérieur à 200 bar/l, à
l'exception de ceux dont le volume est au plus égal à un litre ;
 – les générateurs de vapeur dont le volume V est supérieur à 25 l ;
 – les tuyauteries destinées à contenir un gaz du groupe 1, dont la dimension nominale est supérieure à DN 100
ou dont le produit PS.DN est supérieur à 1 000 bar, à l'exception de celles dont la dimension nominale est au
plus égale à DN 25 ;
 – les tuyauteries destinées à contenir un gaz du groupe 2, y compris la vapeur d'eau et l'eau surchauffée, dont la
dimension nominale est supérieure à DN 100 et le produit PS.DN est supérieur à 3 500 bar.
En matière d'exploitation, les obligations principales sont les suivantes :
 – l'exploitant s'assure que les conditions d'utilisation des équipements sont conformes à celles pour lesquelles ils
ont été conçus et fabriqués. En particulier, les conditions d'installation, de mise en service, d'utilisation et de
maintenance définies par le fabricant et figurant sur les équipements ou la notice d'instructions selon les cas des
équipements, de l'ensemble ou de l'ensemble nucléaire sont respectées ;
 – ils doivent être maintenus constamment en bon état et être vérifiés aussi souvent que nécessaire ;
 – l'exploitant doit disposer du personnel nécessaire à l'exploitation, à la surveillance et à la maintenance des
équipements sous pression. Il doit fournir à ce personnel tous les documents utiles à l'accomplissement de ces
tâches. Ce personnel doit être suffisamment compétent pour surveiller et prendre toute initiative nécessaire à
l'exploitation des équipements sans danger.
L'article 6 de l'arrêté du 20 novembre 2017 impose la tenue d'un dossier d'exploitation pour tous les ESP soumis
à déclaration de mise en service (voir chapitre dédié ci-dessous). Il doit contenir les informations suivantes :
 • les informations suivantes relatives à la fabrication :
o • si l'équipement est construit suivant les directives européennes applicables, le cas échéant, la notice
d'instructions, les documents techniques, plans et schémas nécessaires à une bonne compréhension de ces
instructions,
o • si l'équipement a été construit selon des réglementations françaises antérieures au marquage CE ou pour les
équipements néo-soumis, l'état descriptif initial ou reconstitué dans des conditions précisées par une décision du
ministre chargé de la sécurité industrielle,
o • l'identification des accessoires de sécurité et leurs paramètres de réglage ;
 • les informations suivantes relatives à l'exploitation :
o • pour tous les équipements :
 • la preuve de dépôt de la déclaration de mise en service pour les équipements qui y sont ou y ont été soumis,
 • un registre où sont consignées toutes les opérations ou interventions datées relatives aux contrôles, y compris
de mise en service le cas échéant, aux inspections et aux requalifications périodiques, aux incidents, aux
évènements, aux réparations et modifications,
 • les attestations correspondantes avec une durée de conservation minimale supérieure à la période maximale
entre 2 requalifications périodiques pour les comptes-rendus d'inspections et les attestations de requalifications
périodiques ou durée de vie de l'équipement pour les autres opérations ;
o • en outre, pour les équipements suivis en service avec un plan d'inspection, le plan d'inspection ;
o • pour les tuyauteries soumises à inspection périodique, le programme de contrôle lorsqu'il est requis.
◗ Qu'est-ce qu'un plan d'inspection ?
Les plans d'inspection établissent les actions de surveillance mises en place, afin de garantir le bon
fonctionnement d'un équipement sous pression.
Auparavant, les plans d'inspection devaient être rédigés par un service d'inspection interne reconnu par le préfet.
Dorénavant, toute personne compétente désignée par l'exploitant est autorisée à rédiger un plan d'inspection.
Celui-ci devra être néanmoins validé par un organisme habilité.
La rédaction des plans d'inspection est dictée suivant des guides professionnels ou cahiers techniques
professionnels approuvés.
Une liste de guides professionnels et cahiers techniques a été publiée dans l'arrêté du 20 novembre 2017.
◗ Quelles sont les obligations en matière d'inspections périodiques ?
Les inspections périodiques se font sous la responsabilité de l'exploitant. Elles ont pour objectif de contrôler que
l'exploitation peut être assurée en toute sécurité dans les conditions prévisibles d'utilisation.
Les inspections périodiques comprennent :
 - Dans le cas d'un ESP suivi avec plan d'inspection :
o • Vérification extérieure (sans dépose systématique du calorifugeage),
o • Vérification des accessoires de sécurité,
o • Inspection des accessoires sous pression ;
 - Dans le cas d'un ESP suivi sans plan d'inspection :
o • Vérification extérieure,
o • Vérification intérieure pour les Générateurs de Vapeur (GV) + récipients sauf dispenses,
o • Vérification des accessoires de sécurité,
o • Investigations complémentaires,
o • Vérifications complémentaires pour GV et Appareil à couvercle amovible à fermeture rapide (ACAFR).
Elles sont réalisées par une personne compétente qui établit un compte rendu daté et signé.
 - Equipements sous pression disposant d'un plan d'inspection :
La mise en place d'un plan d'inspection a pour avantage d'allonger les délais d'inspection et de requalification
périodiques :
Equipements concernés Inspections périodiques Requalifications périodiques
Délai laissé à l'appréciation Délai défini par les guides
Tuyauterie
de l'exploitant et cahiers techniques professionnels
Autres équipements à pression 6 ans 12 ans
 - Equipements sous pression ne disposant pas d'un plan d'inspection :
Ancienne
périodicité Nouvelle périodicité
Equipements concernés
(arrêté du (arrêté du 20/11/2017)
15/03/2000)
Inspections périodiques
Récipients mobiles en matériaux autres que
40 mois (environ
métalliques faisant l'objet d'essais de contrôle du 4 ans soit 48 mois
3 ans et demi)
vieillissement
Générateurs de vapeur, appareils à couvercle 18 mois (1 an et
2 ans soit 24 mois
amovible à fermeture rapide demi)
4 ans soit 48 mois
3 ans, en cas de première inspection
40 mois (environ périodique suivant la mise en service ou
Autres équipements à pression
3 ans et demi) une modification notable d'un équipement
40 mois, pour les équipements déclarés
avant le 01/01/2018
Requalifications périodiques
Récipients ou tuyauteries contenant un fluide
5 ans 6 ans
toxique
Bouteilles pour appareils respiratoires utilisées 5 ans 6 ans
Ancienne
périodicité Nouvelle périodicité
Equipements concernés
(arrêté du (arrêté du 20/11/2017)
15/03/2000)
pour la plongée subaquatique dont l'inspection
périodique a été effectuée au moins annuellement
Récipients mobiles en matériaux autres que
métalliques ayant fait l'objet d'essais de contrôle du / 6 ans
vieillissement lors de leur fabrication
Sont exemptés de vérifications intérieures périodiques (article 16 de l'arrêté du 20 novembre 2017 et décision
BSEI no 14-080 du 20 août 2014) :
 – les équipements sous pression maintenus sous atmosphère, de butane et propane commercial ;
 – les réservoirs maintenus intérieurement de façon permanente sous pression de l'un des gaz suivants :
o • argon,
o • azote,
o • hélium,
o • hydrogène,
o • oxygène,
o • dioxyde de carbone,
o • ou de mélanges de ces gaz entre eux dans la mesure où ils sont chimiquement compatibles.
o • Air ultrasec (définit en annexe de la décision BSEI)
Cette exemption de vérification intérieure est accordée sous réserve du respect des conditions édictées dans
la décision BSEI >no 14-080 du 20 août 2014.
◗ Quels sont les équipements soumis à une déclaration et contrôle de mise en service ?
L'arrêté du 20 novembre 2017 aligne les ESP soumis à déclaration de mise en service et les ESP soumis à
contrôle de mise en service.
Les ESP concernés sont les suivants :
 – les récipients sous pression de gaz dont la pression maximale admissible PS est supérieure à 4 bar et dont le
produit pression maximale admissible par le volume est supérieur à 10 000 bar/l ;
 – les tuyauteries dont la pression maximale admissible PS est supérieure à 4 bar appartenant à l'une des
catégories suivantes :
o • tuyauteries de gaz du groupe 1 dont la dimension nominale est supérieure à DN 350 ou dont le produit PS.DN
est supérieur à 3 500 bar, à l'exception de celles dont la dimension nominale est au plus égale à DN 100,
o • tuyauteries de gaz du groupe 2 dont la dimension nominale est supérieure à DN 250, à l'exception de celles
dont le produit PS.DN est au plus égal à 5 000 bar ;
 – les générateurs de vapeur appartenant au moins à une des catégories suivantes :
o • générateurs de vapeur dont la pression maximale admissible PS est supérieure à 32 bar,
o • générateurs de vapeur dont le volume est supérieur à 2 400 l,
o • générateurs de vapeur dont le produit PS.V excède 6 000 bar/l ;
 – tous les appareils à couvercle amovible à fermeture rapide fixes soumis aux dispositions de l'arrêté du
20 novembre 2017.
Déclaration de mise en service :
La déclaration de mise en service est requise avant la première mise en service de l'équipement.
La déclaration doit être réalisée en ligne sur le service de télédéclaration des équipements sous pression,
LUNE : https ://lune.application.developpement-durable.gouv.fr/externe/Accueil.do
Pour les équipements soumis à cette procédure de déclaration, l'exploitant doit, en outre, établir, conserver et
tenir à la disposition des agents de l'administration la documentation technique justifiant de la conformité des
équipements sous pression. Il doit notamment tenir à jour un dossier d'exploitation dans lequel sont consignées
toutes les opérations ou interventions relatives aux contrôles, inspections et requalifications périodiques, aux
incidents, aux réparations et aux modifications des équipements.
Contrôle de mise en service :
Le contrôle de mise en service est requis avant :
 - la première mise en service de l'équipement ou après une évaluation de conformité liée à une intervention
importante ;
 - la remise en service en cas de nouvelle installation en dehors de l'établissement dans lequel l'équipement était
précédemment utilisé.
Le contrôle de mise en service est réalisé :
 - Pour les générateurs de vapeur et les appareils à couvercle amovible à fermeture rapide, le contrôle de mise
en service est réalisé par un organisme habilité.
 - Pour les autres équipements, ce contrôle est réalisé par une personne compétente.
Remarque :Cette personne peut être récusée par l'autorité administrative compétente si cette dernière estime
qu'elle ne satisfait pas à cette condition. Dans ce cas, le contrôle de mise en service doit être refait.
L'organisme habilité ou la personne compétente réalisant le contrôle de mise en service doit s'assurer en
particulier :
 – de l'absence d'endommagement de l'équipement au cours de son transport ;
 – de la présence et de la capacité à fonctionner des accessoires de sécurité prévus par le fabricant, ainsi que
leur adéquation s'ils n'ont pas été évalués avec l'équipement par le fabricant ;
 – les dispositions prises pour protéger le personnel des émissions dangereuses susceptibles d'être rejetées par
les accessoires de sécurité ;
 – de l'existence du dossier d'exploitation ;
 – du respect des dispositions de la notice d'instructions.
À l'issue du contrôle de mise en service ou, le cas échéant, après la réalisation des actions correctives
nécessaires, l'organisme habilité ou la personne compétente remet à l'exploitant un document attestant de la
conformité du contrôle. L'exploitant doit transmettre la date de l'attestation par l'intermédiaire du
téléservice : https://lune.application.developpement-durable.gouv.fr
◗ En quoi consistent les requalifications périodiques ?
Les équipements sous pression qui font l'objet d'une surveillance doivent être régulièrement requalifiés, c'est-à-
dire subir des contrôles permettant de s'assurer que leur utilisation peut se poursuivre en toute sécurité.
L'arrêté du 20 novembre 2017 définie la requalification périodique comme une « opération de contrôle destinée à
montrer qu'un équipement est apte à fonctionner en sécurité en tenant compte des dégradations prévisibles
jusqu'à la prochaine échéance d'une opération de contrôle ou jusqu'à sa mise hors service, à condition que
l'équipement soit exploité conformément à la notice d'instructions ou à défaut au dossier d'exploitation ; dans le
cas du suivi en service avec plan d'inspection, la requalification périodique permet de s'assurer que les
opérations de contrôle prévues par le plan d'inspection ont été mises en œuvre. Elle intègre notamment l'analyse
des résultats de tous les contrôles et inspections effectués depuis la requalification périodique précédente, ou à
défaut depuis les contrôles effectués à la mise en service de l'équipement neuf ou après une modification
importante. Elle permet aussi de relever les erreurs manifestes d'application des guides professionnels et cahiers
techniques professionnels. »
Les opérations de requalification périodique font l'objet d'une attestation rédigée et signée par l'expert sous le
contrôle duquel ces opérations ont été effectuées.
Pour en savoir plusInspection des Installations Classées – Les équipements sous pression (ESP), consultable
sur http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/Les-equipements-sous-pression-
ESP,14623.html
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