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LOMBALGIES

I. Etiologies :

 Lésion structurelles :

- fractures

- cancer

- ostéomalacie (destruction du rachis)

- arthrose (affaissement discaux)

- hernie (conflit disco-radiculaire, douleur radiculaire)

- dérangement intervertébral mineur

 Douleurs projetées :
- foie
- intestin
- rein

 Troubles statiques :

- du rachis

- du train porteur

- du bassin

II. Bilan :

 Anamnèse : questions sur la douleur Où ? Quand ? Comment ?


Questionnaire de Oswestry, Dallas, Eiffel pour définir le taux d’incapacités
fonctionnelles.

 Bilan subjectif :

- patient en position debout statique, voir sa position antalgique

- exagération ou effacement de la courbure lombaire

- observation du train porteur, regarder s’il y a présence de varus ou valgus de


genou.
- on vérifie l’horizontalité du bassin

- angle Q

- on vérifie la longueur des MI s’il y a une inhorizontalité du bassin

 Bilan dynamique :

diminution de la mobilité due aux douleurs et limitation en fin de course

- Flexion : - distance doigt-sol

- schober-lassère

- double inclinométrie

(une limitation de flexion ne veut pas dire forcément qu’il y a une lombalgie )

- Extension : -schober-lassère inversé

- double inclinométrie

- Inclinaison : debout contre un mur, limité souvent du côté opposé à une


contracture du carré des lombes ou à une tension du ligament ilio-lombal

- Rotation : assis haut

 Bilan musculaire :

- Perte de force : quadriceps, abdominaux, spinaux

* quadriceps : - 10 accroupissements

ou - chaise

* abdominaux : - 10 redressements en décubitus hanche et genoux fléchis,


mains sur les cuisses et on demande d’atteindre les genoux

ou - maximum de redressements en 1 min

ou - test de Kendall

* spinaux : - test de Sorensen

ou - 10 redressements en procubitus

- Perte d’extensibilité : muscles sous-pelviens, psoas, droit fémoral, ischio-jambiers,


triceps sural
- Muscles contracturés : piriforme, paravertébraux, carré des lombes, moyen fessier

 Tests :

- Tests spécifiques de l’articulation sacro-iliaque :

- Test de Rothes- Querol : test en appui unipodal, MK derrière le patient, pose ses 2
mains sur les épaules du patient en réalisant une poussée vers
le bas pour interroger les articulations sacro-iliaques. Le test est positif s’il ya une
douleur, il y a un problème au niveau des sacro-iliaques.

- Test d’Ericksen : patient en décubitus, MK met ses mains croisées sur les EIAS et
réalise un écartement, si douleur, problème au niveau des sacro- iliaques

- Test de Volkman : patient en latérocubitus controlatéral, MK derrière le patient, mains


superposées sur la crête iliaque, fait une poussée vers la table, ce qui va crée un
rapprochement au niveau des crêtes iliaques et un écartement au niveau des sacro-
iliaque qui peut être douloureux.
- Tests spécifiques d’un conflit disco-radiculaire :

- Test de Lasègue : patient en décubitus, MK ramène la hanche en flexion, genoux


tendus, si douleur irradiante à la face post de la cuisse jusqu’au pied à un angle de
flexion de hanche inférieur à 60-75°, on suspecte une sciatalgie

- Flapping test : test du trigone : recherche également la sciatalgie, patient assis en


bord de table, on lui demande de tendre la jambe, si le patient a mal, son tronc va
aller vers l’arrière.
- Signe de Léri : patient en procubitus, MK réalise une extension de hanche avec une
flexion de genou minime, si douleur à la face ant de la cuisse, on suspecte une
cruralgie (conflit disco-radiculaire L4-L5)

- Tests neurologiques fonctionnels :

Conflit disco-radiculaire L4-L5 : impossibilité de marcher sur les talons

Conflit disco-radiculaire L5-S1 : impossibilité de marcher sur la pointe des pieds

 Bilan palpatoire : de la superficie à la profondeur

- Elasticité tégumentaire : on fait des traits tirés au niveau de la crête iliaque et 7- 8 cm


au dessus, si douleur, problème au niveau de la charnière dorso-lombaire.

- Infiltrats cellulalgiques : * fesse : T12-L1

* adducteurs : L1-L2

* face antéro-lat cuisse : L2-L3

* face int genou : L3-L4

* face lat jambe : L4-L5

* face post jambe : S1


- Muscles : contractures : spinaux, carré des lombes, moyen fessier, piriforme (on
palpe en arrière du grand trochanter et au milieu de la fesse), petit dentelé postéro-inf
(impalpable), psoas (3 points douloureux : intra-abdominale, arcade crurale et petit
trochanter)

- Ligaments : patient en procubitus


* interépineux : pouce entre les épineuses

* ilio-lombal : on part de EIPS, on longe la crête iliaque, on sent une


petite dépression en dehors des spinaux, on palpe au niveau de cette dépression

* sacro-iliaque : on part de l’EIPS, 3 travers de doigts en dessous, on a


l’EIPI, main entre le sacrum et EIPI. Pour un abord facilité on peut croiser les jambes
du sujet

- Os : * pression antéro-post sur les épineuses

* signe de la sonnette sur les articulaires post

* pressions latérales

Les transverses ne se palpent pas du à la masse musculaire.

III. Le traitement musculaire

Prise en charge des contractures et du coté antalgique : massage, TENS (électrothérapie),


chaleur, levées de tensions, étirements

 Massage

- Massage de détente des spinaux : patient en procubitus, MK en controlatéral.


Placer la colonne du pouce au niveau des gouttières para vertébrales et récliner
les masses musculaires latéralement
- Massage détente du piriforme :

 patient en procubitus, MK en controlatéral. Crocheter la face


antérieure du grand trochanter (talon de la main face postérieure
du grand trochanter) et mobiliser en rotations.
 Patient en décubitus genoux en flexion, le MK est situé en
controlatéral et réalise des frictions (MTP) a la face postérieur du
grand trochanter.

- Massage mobilisation des spinaux (étirement) : patient en latérocubitus, MK situé


devant le patient. Placer les mains de part et d’autre de la colonne lombaire et
augmenter la flexion de hanche du sujet.
- Crochetage des spinaux : Patient en latérocubitus homolatéral, MK situé devant le
patient. Placer la colonne du pouce au niveau de la gouttière para vertébrale
homolatérale et récliner les masses latéralement (vers la table)

 Levées de tension

- Carré des lombes : muscle constitué de 3 faisceaux : faisceau ilio-costal (fibres


musculaires à orientation verticale), le faisceau ilio-transversaire (orientation :
haut et dedans), et le faisceau costo-transversaire (orientation : bas et dedans).
Pour ces trois faisceaux le patient est en latérocubitus controlatéral et le MK est
situé devant le patient.

 Ilio-costal : le MK effectue une prise au niveau de la crête iliaque


homolatérale et réalise une traction caudale et une contre prise au
niveau des dernières côtes en réalisant une poussée crâniale. A
l’inspiration le MK demande au sujet de remonter le bassin. Le
bras du patient est en abduction dans le prolongement du corps.
(pas sur la photo)
 Ilio transversaire : le MK effectue une contre prise au niveau des
dernières côtes en réalisant une rotation opposée du tronc et une
prise au niveau de la crête iliaque, on réalise une traction en avant
du bassin. A l’inspiration le MK demande au sujet de ramener son
bassin en arrière.

 Costo-transversaire : CP : au niveau de la crête iliaque en réalisant


une poussée postérieure du bassin, P : costale en réalisant une
rotation opposée du tronc du tronc. A l’inspiration le MK demande
au patient de venir regarder au dessus de son épaule afin
d’entrainer une rotation du tronc.
- Spinaux : patient en latérocubitus, MK situé devant le patient. Le MK va placer
ses mains et avant bras au niveau des spinaux lombaires et réalise une flexion de
hanche grâce a son bassin. A l’inspiration on demande au patient de réaliser un
auto grandissement.

- Piriforme : patient en décubitus, MK en homolatéral. Le MK réalise une flexion de


hanche et de genoux, il exerce une pression dans l’axe du fémur et réalise une
adduction de hanche. A l’inspiration il demande au patient de réaliser une
abduction.

- Psoas : patient en décubitus :


 Innervation réciproque de Sherrington : Contraction contre
résistance du grand fessier homolatéral, le MK place la résistance
à la face postérieure de la cuisse. Contraction contre résistance du
psoas controlatéral, résistance à la face antérieur de la cuisse. On
peut demander les deux en même temps.

 Spinaux controlatéraux : MK en homolatéral il repousse les


masses viscérales en controlatéral et demande au patient de
résister.

- Grand dorsal : Patient en décubitus, il se tient avec son bras homolatéral au bout
de la têtière. Le MK est en controlatéral il effectue une flexion de hanche, une
rotation homolatérale du bassin et réalise une inclinaison homolatérale. A
l’inspiration il demande au patient de remonter son bassin.
- Petit dentelé postéro inférieur : patient en procubitus, MK en controlatéral. Le MK
réalise une contre prise costale et une prise au niveau de l’EIAS en réalisant une
traction vers l’arrière.

IV. Traitement articulaire

Technique en 5 temps de Sohier :


(Pour libérer les processus articulaires postérieurs en cas de problème des DIV, canalaire,
facettaire…)

Position de départ : laterocubitus coté infradouloureux (laterocub D si mal à G)

- 1er temps : PASSIF


Ouvrir les espaces inter épineux : placer index-majeur-annulaire dans les espaces inter
épineux L2L3-L3L4-L4L5. Majorer ensuite la flexion de hanche en enroulant le sacrum avec
son avant bras.
- 2ème temps : PASSIF (ouverture segmentaire)
Pompage articulaire : crocheter la crête iliaque et l’abaisser en saccades (4 à 5 saccades),
ce qui permet d’ouvrir les espaces dans le plan frontal.

- 3ème temps : PASSIF


Rotation : Verrouiller l’étage vertébral supérieur par rapport à l’étage douloureux. Tracter,
petit à petit, le MS controlatéral pour mettre le tronc en rotation axiale. On arrête la traction
du MS lorsqu’on sent la vertèbre sus lésionnelle fuir vers le bas.
- 4ème temps : PASSIF
Pompage articulaire : Fixer l’épineuse de l’arthron supérieur vers le bas. Pomper sur l’aile
iliaque vers le bas et l’arrière (et vérifier que la vertèbre sus-lésionnelle ne se déplace pas).

- 5ème temps : ACTIF


Demander un abaissement de la fesse homolatérale et/ou de creuser son coté controlatéral
(càd de ramener ses côtes sur son bassin controlat.).
Technique structurelle :
Laterocubitus du côté de la vertèbre non postériorisée

Trust sur la vertèbre postériorisée en tenant l’épineuse sus jacente.

V. Traitement à moyen terme

- Renforcement musculaire

- Auto-étirement

- RNM

- Education posturale

- Ergonomie (6 positions élémentaires)