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Le loisir est l'activité que l'on effectue durant le temps libre dont on peut disposer.

Ce temps
libre s'oppose au temps prescrit, c'est-à-dire contraint par les occupations habituelles (emploi,
activités domestiques, éducation des enfants...) ou les servitudes qu’elles imposent (transports,
par exemple).

Le mot, dérivé du verbe latin licere (« être permis »), renvoie, au début du XIIe siècle, aux
notions positives de « liberté », et d'« oisiveté ». Puis, à partir du XVIIIe siècle, il évolue vers
le sens de « distraction ».

Sommaire
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 1 Historique
o 1.1 L'Âge d'or et la perte du Paradis terrestre
o 1.2 Antiquité et Moyen Âge
o 1.3 Temps modernes
 1.3.1 Loisir et loisirs : glissement sémantique
 2 Expressions
 3 Bibliographie
 4 Voir aussi
o 4.1 Articles connexes
 4.1.1 Professions liées aux loisirs
 4.1.2 Types de loisirs
o 4.2 Liens externes
 5 Notes et références

Historique[modifier | modifier le code]


L'Âge d'or et la perte du Paradis terrestre[modifier | modifier le code]

Les mythes fondateurs de la civilisation judéo-chrétienne1 décrivent un état originel de


l'humanité de type idyllique (Âge d'or), où les degrés de liberté et de loisir semblent
majoritaires. Puis, l'Homme est chassé de ce paradis suite à la consommation du fruit de
l'Arbre de la connaissance. Cet « usage de la connaissance » semble correspondre à ce qui
s'est produit au moment de la révolution néolithique lorsque, sous la pression démographique,
la conception hédoniste du chasseur-cueilleur (représentée par Abel) est supplantée par un
nouvel ordre (représenté par Cain) marqué par la raréfaction des biens et la nécessité du
travail. C'est l'injonction fameuse de la Bible (au chapitre de la Genèse) : « Désormais tu
travailleras à la sueur de ton front ». L'ère du loisir et la société de l'abondance et de la
gratuité sont rattrapées par une nouvelle formulation du principe de réalité.

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Consécutivement à cette vision primitive, le Loisir se définit dans l'Antiquité païenne par
deux mots :

 en grec « Skholè » (qui a donné le latin « schola » et le français «école» 2)


 en latin, « otium » (le mot qui désigne le temps de loisir, et qui a donné le français
oisif), qui est l'opposé du « negotium », ( nec-otium : le non-loisir ) qui a donné
naissance en français au terme de négoce (entendu comme l'activité d'affaires, ou
l'activité de commerce ).

Sénèque loue les mérites de l'otium et le considère comme la caractéristique de l’homme


vraiment libre – mais en ajoutant qu’il est bon de le consacrer à un rôle social ou politique
dans la cité. Cette vision est une dimension fondamentale qui trouve son prolongement dans la
conception aristocratique : L'Homme "noble" , l'aristocrate s'intéresse davantage à l'activité
libre qu'à l'activité contrainte : Le travail est considéré comme une servitude de l'être de
condition inférieure.

Les préceptes évangéliques aboutissent aux mêmes conclusions, sur la base d'une réflexion
différente : Ils sont en effet un appel à ne pas perdre sa vie dans les futilités terrestres mais à
la gagner en sachant discerner l'essentiel :

« Voyez les lis des champs : ils ne filent ni ne cousent et pourtant jamais Salomon n’a
été vêtu comme eux dans toute sa gloire.
Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à perdre son âme ? » (Matthieu,
16.26)
« Celui qui cherche à conserver sa vie la perdra, tandis que celui qui perd sa vie à
cause de moi, la retrouvera. » (Matthieu, 10.39)

Plus tard, Thomas d'Aquin ajoutera l'idée du loisir nécessaire en tant que moment réparateur.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La Conférence internationale du travail, Genève, en 1924, (p. 644) stipule dans ses
conclusions : « Considérant qu'en adoptant dès sa première session, à Washington, une
Convention sur la durée du travail, la Conférence générale a eu notamment pour objet de
garantir aux travailleurs, outre les heures de sommeil nécessaires, un temps suffisant pour
faire ce qui leur plaît, ainsi que l'indique exactement l'étymologie du mot "loisirs" […] »,

Mécanisation et informatisation libèrent progressivement l’homme de nombreux travaux


physiques pénibles, dans le même temps il est vrai qu’il charge son mental : transports
domicile-travail, complexité administrative souvent accrue, difficultés liées à une mauvaise
ergonomie en informatique, travaux nerveusement pénibles, etc. Ainsi, le temps de travail
« comptabilisé » diminue globalement et la réduction du temps de travail dégage pour chacun
plus de « temps libre ».

Ce temps libre permet de participer à plusieurs activités autres que celles dédiées à la
« survie » ou à la « reproduction ». Ainsi s’investir dans des associations, développer ses
compétences ou exercer une activité différente ( culture, peinture, jardinage, sport...).

Il est difficile de déterminer si le phénomène a été accompagné ou non d’un développement


de l’activité intellectuelle. Difficile aussi de savoir si ne se développe pas une sorte
d’« activisme des loisirs » qui nous amène à neutraliser nous-mêmes en activités diverses ce
qui aurait pu constituer, avant mobilisation à d’autres fins, un temps le loisir. Le problème du
manque de temps semble ainsi en augmentation et non en diminution depuis les années 1960,
au moins dans les grandes villes.
Un auteur comme Jeremy Rifkin estime que nous nous acheminons à terme vers une société
sans travail. Avant qu’une telle situation n’émerge, si elle le fait un jour, il faudra améliorer
les points suivants :

 les conditions de travail ;


 la durée du travail, dans une année et en nombre d’années de la vie ;
 les conditions d’existence et de « fin de vie » des citoyens.

Ceci contribuera sans doute à ce que cette réduction de volume de travail se traduise plutôt
par une redistribution de l’activité, ce qui permettrait d’alléger le temps de travail, au lieu de
se traduire par une concentration de l’activité, qui produirait du chômage.

Le philosophe Bertrand Russell a abordé cette question dans deux de ses ouvrages : Essais
sceptiques et un ouvrage de jeunesse, Le monde qui pourrait être (avec lequel il prit quelque
distance par la suite).

Loisir et loisirs : glissement sémantique[modifier | modifier le code]

On qualifie également le loisir de « temps libre », soit un temps usuellement consacré à des
activités essentiellement non productives d’un point de vue macroéconomique, activités
souvent ludiques ou culturelles : bricolage, jardinage, sports, divertissements... Cela a entraîné
par la suite un glissement sémantique du terme « loisir » (temps libre) vers celui de « loisirs »
(divertissements et sports).

Le mot a commencé à accuser ce glissement de sens dans les années 1960-70, sans doute suite
à son usage répété dans l’expression « civilisation des loisirs » (expression que l'on doit à
Joffre Dumazedier dans un de ses ouvrages, publié en 1962, Vers une civilisation du loisir ?) .
Beaucoup usent du terme comme synonyme de « divertissement », ce qui constitue une
déviation importante de signification.

L'expression « industrie des loisirs » fait directement écho à cette notion de loisirs-
divertissements, en proposant une vision productiviste voire mercantile de la production de
biens et de services propres à satisfaire les besoins des ménages liés à leur temps de loisir : on
considère ici que ce temps est dédié à la consommation de masse, pour s’occuper.

Il est possible[réf. nécessaire] que les raisons ou valeurs profondes pour lesquelles nous vivons
peuvent, en ordre probable d'importance, être les suivantes : le travail, la consommation, les
communications, les sports, les jeux, la lecture, l'Internet, la télévision, les expositions et lieux
à visiter, les sorties au cinéma, les parcs d'attractions et divertissements à sensations, les
voyages, la sexualité, etc. Ces quelques éléments énumérés peuvent, s'ils ne font pas partie de
loisirs, être cependant des indices sur quoi effectuer une recherche en rapport avec ceux-ci.

Expressions[modifier | modifier le code]


 Un « violon d'Ingres » désigne un loisir, par analogie avec la carrière de Jean-
Auguste-Dominique Ingres comme deuxième violon à l’Orchestre du Capitole de
Toulouse.
 Passe-temps, nommé d'origine misbaha en arabe, comme étant un objet religieux, il
l'est toujours pour certains, mais aussi utilisé de nos jours comme article
accessoire[réf. nécessaire], sous le nom « passe-temps ».

Loisirs

“La culture du loisir n’existe pas encore en


Algérie, mais elle émerge doucement”
Par Maïna F. F | mai 7, 2013 4:36


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Pourquoi la culture du loisir est-elle peu présente au sein de la société algérienne ?


Ahcene Zerrouk, enseignant en sociologie de l’éducation à l’université de Béjaïa,
décrypte la situation actuelle à travers l’environnement social, économique et politique
dans lequel les algériens évoluent au quotidien.
Existe-t-il un environnement favorable à la culture du loisir en Algérie ?

La culture du loisir n’existe pas encore en Algérie, mais elle émerge doucement. D’un point
de vue quantitatif, on peut dire qu’il existe un environnement social favorable. La population
algérienne est, en effet, composée d’une grande proportion de jeunes et d’enfants qui sont
souvent les plus demandeurs d’activités de loisir. Il y a également beaucoup d’écoles et
d’institutions scolaires sur le territoire, or ce sont des acteurs clés du développement et de
l’enracinement de pratiques culturelles. Les nombreuses fêtes (religieuses, nationales,
internationales), les jours de congés, les vacances et les périodes de chômage créent beaucoup
de temps libre. Une notion qui est à la base de la recherche du loisir.

L’environnement économique, par contre, n’est pas vraiment favorable. Le pouvoir d’achat et
les salaires des Algériens sont peu élevés. Or qui dit loisir, dit généralement dépenses. Et
comme ici il n’y a pas d’industrie des loisirs, les gens cherchent juste à satisfaire le minimum
de leurs besoins.

Qu’en est-il des infrastructures et des lieux de loisir ?

Deux facteurs sont indispensables à l’émergence d’une culture de loisirs : le temps et l’espace.
Les Algériens disposent globalement du temps mais manquent malheureusement d’espaces de
loisir culturels, sportifs, divertissants…

Le problème est qu’il y a un manque de logements en Algérie et donc une très forte demande.
L’Etat construit des bâtiments uniquement pour répondre à cette demande et acheter ainsi la
paix sociale. Les immeubles forment des quartiers dortoirs dans lesquels on ne pense pas à
planifier des espaces de loisir.

Constatez-vous des déséquilibres entre les zones rurales et urbaines ?

Il existe, en effet, de grandes différences entre les grandes villes et les petites. Dans ces
dernières il y a une absence quasi-totale d’infrastructures de loisir. Néanmoins, bien que les
grandes villes disposent de plus d’infrastructures, leur nombre est encore insuffisant et elles
ne sont pas forcément entretenues. Dans ce pays on construit des choses et puis on les
abandonne, il n’y a pas de suivi. C’est par exemple ce qui s’est passé à Béjaïa, où j’enseigne.

Les déséquilibres ne se limitent pas uniquement à des différences entre les régions urbaines et
rurales, il existe également des disparités entre les quartiers d’une même ville. Ces disparités
peuvent même créer des conflits entre les jeunes de différents quartiers ou villes car ceux qui
n’ont pas d’infrastructures se déplacent dans le quartier des autres pour en profiter.

Les objectifs visés par nos activités de loisirs


Rappelons que l'Association des personnes handicapées de la Rive-Sud Ouest
(APHRSO) est un organisme sans but lucratif, dont un des principaux objectifs vise à
favoriser l'intégration sociale des personnes handicapées de notre territoire.

Pour atteindre cet objectif, l’APHRSO utilise différents moyens, dont le loisir. Bien
qu’il soit généralement perçu comme une simple activité de divertissement, pour
l’APHRSO, le loisir est d’abord et avant tout une façon de permettre à nos
participants de vivre leur citoyenneté au même titre que l’ensemble de la population.
C’est pourquoi, différents objectifs sont poursuivis à l’intérieur de chacune des
activités que nous proposons à nos membres.

Activités sportives: Quilles, hockey cosom, balle-molle

 Permettre aux membres de pratiquer une activité sportive au même endroit


que l’ensemble de la population
 Promouvoir des règles de vie et favoriser de bonnes attitudes sociales
 Permettre à la population en général de côtoyer nos membres et ainsi
favoriser leur intégration sociale
 Développer les habiletés requises pour pratiquer une activité sportive
 Développer l’esprit d’équipe
 Maintenir une bonne forme physique

Activités socioculturelles: La gang des pas pressés, vendredis


socioculturels, samedi-jeunes

 Permettre aux membres de pratiquer une activité sociale


 Favoriser la participation des membres lors de la planification et des choix
d’activités
 Faire découvrir aux membres de nouvelles activités à pratiquer socialement
 Faire découvrir aux membres des endroits ou lieux à fréquenter
 Favoriser les échanges sur des sujets qui les préoccupent
 Promouvoir des règles de vie et favoriser de bonnes attitudes sociales
 Permettre aux membres de développer un réseau social à l’intérieur et à
l’extérieur de nos activités
 Permettre à la population en général de côtoyer nos membres et ainsi
favoriser leur intégration sociale
Activités artistiques: Atelier d’expression artistique

 Permettre aux membres de pratiquer une activité sociale


 Favoriser l’expression de nos membres par le biais des arts
 Permettre aux membres et découvrir leur potentiel artistique
 Favoriser la participation des membres lors de la planification et des choix
d’activités
 Permettre aux membres de présenter devant public le fruit de leur effort
 Permettre à la population en générale de côtoyer nos membres et ainsi
favoriser leur intégration sociale

Exploitant d'équipements de loisirs

© Philophoto - Fotolia

L’exploitant d’équipements de loisirs et de sports est un gestionnaire et un animateur


d’organismes dont la vocation est de permettre à des publics de se distraire et se détendre :
bases de plein air, clubs de sports, bases nautiques, centres équestres…

Description métier

L’exploitant d’équipements de loisirs gère une structure tout public ou qui accueille des
publics spécifiques (enfants, adolescents…).

En tant que responsable, la gestion économique et financière de l’entreprise lui incombe, de


même que l’organisation du travail et la gestion des ressources humaines (recrutement et
encadrement).
Il a la haute main sur les équipements. Il commande les travaux d’installation des nouveaux et
la maintenance des anciens, choisis en fonction des activités ludiques ou sportives, en
intérieur ou en plein air : terrain de golf, piscine, plan d’eau, manèges, attractions…

Son travail principal consiste à adapter, améliorer et développer les services offerts en
fonction des goûts de la clientèle et de leur évolution. Il s’assure du bon fonctionnement des
équipements, de leur conformité aux normes légales et du respect des règles de sécurité.

Dans les grandes structures, l’exploitant d’équipements de loisirs n’est pas en contact direct
avec la clientèle.

Par ailleurs, certaines activités ont un caractère saisonnier et le rythme de travail n’est pas
régulier : les week-ends et les périodes de vacances scolaires, en particulier, peuvent être
chargés, et le travail en soirée ou de nuit n’est pas à exclure.

Études / Formation pour devenir Exploitant d'équipements de loisirs

Il n’existe pas de formation professionnelle strictement dédiée au métier d’exploitant


d’équipements de loisirs, mais des formations liées à la gestion des entreprises de tourisme ou
à l’animation constituent un bon point de départ :

- BTS tourisme,
- DUT carrières sociales option développement touristique,
- DUT techniques de commercialisation option marketing du tourisme,

L’université propose plusieurs licences professionnelles (bac + 3), dont :


- management option management administratif et commercial des organisations tourisme et
développement durable (Aix-Marseille 1),
- métiers de l’animation et de l’organisation des activités physiques et sportives (Poitiers),
- activités sportives, spécialité métiers du tourisme et des loisirs sportifs (Dijon),
- accueil professionnalisé des publics à besoins spécifiques (Amiens).

Les universités proposent des masters professionnels management/ingénierie des


organisations et services sportifs.

Pour s'informer sur les universités : www.orientation-pour-tous.fr

Dans le domaine de l’animation, les diplômes Jeunesse & Sports :


- DEJEPS (diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et du Sport)
- DESJEPS (diplôme d’État supérieur de la Jeunesse, de Éducation populaire et du Sport).

Évolutions

L’exploitant d’équipements de loisirs et de sports est souvent le salarié d’une collectivité


locale, d’une entreprise touristique et de loisirs ou d'une association possédant plusieurs sites.

Il peut progresser dans la hiérarchie de son entreprise ou bien créer sa propre structure de
loisirs. Une bonne connaissance de la gestion des entreprises est alors indispensable.
Salaires

Du Smic (1425 € brut mensuel). à 1 600 € brut par mois pour un exploitant débutant.
De 2 300 € à 2 600 € brut par mois pour un exploitant professionnel confirmé.

Centres d'intérêt liés