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Université Mohamed Chérif Messaâdia –Souk Ahras Enseignant : Feddaoui Omar

Faculté de sciences et Technologie Module : Electrotechnique fondamentale 2


Département des Enseignements de Base en ST 2eme année Licence électrotechnique

Chapitre 3 : Machine à courant continu

Le but essentiel des machines électriques est la transformation de l'énergie d'une forme dans une autre, l'une au moins
de ces formes étant électrique, l'autre pouvant être électrique ou mécanique. Les machines électriques font intervenir
comme éléments fondamentaux :
les courants électriques.
les champs magnétiques.
Le fonctionnement est donc basé sur les lois de l’électromagnétisme, qui ont été étudiées dans le rappel. Les
phénomènes électromagnétiques jouent un grand rôle en électrotechnique. On les retrouve dans les machines électriques,
les transformateurs, les capteurs inductifs, le chauffage inductif et la distribution d’énergie électrique …. ).
Les machines électriques sont généralement classées en cinq types :
a) la machine à courant continu.
b) le transformateur.
c) la machine asynchrone.
d) la machine synchrone.
e) la machine à collecteur à courant alternatif.
I. Constitution et principe de fonctionnement des MCC
I.1 Introduction :
Dans le domaine industriel, on trouve des moteurs à courant continu de puissance moyenne dans les applications à
vitesse variable. En ce qui concerne les fortes puissances, les limitations technologiques liées à l’alimentation en
puissance électrique du rotor font qu’ils sont maintenant supplantés par les moteurs synchrones autopilotés qui possèdent
globalement les mêmes caractéristiques mécaniques. La propriété essentielle des moteurs à courant continu est leur
remarquable gamme de variation de vitesse. Celle-ci peut, est bien supérieure à celle que l’on peut obtenir avec les
autres moteurs électriques, mêmes associés à des dispositifs électroniques.
I.2 Généralité :
La machine à courant continu est un convertisseur d'énergie, totalement réversible, elle peut fonctionner soit en moteur,
convertissant de l'énergie électrique en énergie mécanique, soit en génératrice, convertissant de l'énergie mécanique en
énergie électrique. Cette machine est donc un convertisseur électromécanique.
T. T.
I I
Mécanique Electrique

U U
Electrique Mécanique

Pméca= T. Pélec= U.I Pélec= U.I Pméca= T.

Fonctionnement en génératrice Fonctionnement en moteur


I.3 Constitution de la machine à courant continu :
Induit Pièce polaire Collecteur
Une machine à courant continu collecteur Balais
comprend quatre principales parties :
l’inducteur (porté par le stator), l’induit
(porté par le rotor), le collecteur
(redresseur électromécanique) et les
balais voir la figure Ci-contre. Porte
Figure I.1 parties principales d’une MCC balais
Bobine
excitatrice
Culasse

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Sources: 1- Cours docteur S.Meziane universté de Souk Ahras
2- Livre machines électriques par A.Inanov Smolenski.
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I.3.1 Inducteur (Porté par le stator) :

L’inducteur a pour but de produire le champ magnétique d’excitation dans la machine. Il est constitué généralement
d’un électro-aimant qui engendre la force magnétomotrice nécessaire à la production du flux (Figure I.2.a). On trouve
aussi dans certaine machine des inducteur à ou aimant permanent (Figure I.2.b), bobines excitatrices sont portées par
les pièces polaires montées à l’intérieur d’une culasse, Celle-ci est généralement en fonte d’acier, tandis que les pièces
polaires sont formées de tôles d’acier doux.
Les bobines excitatrices sont alimentées en courant continu, et le courant qui les traverse porte le nom de courant
d’excitation .elles sont composées de plusieurs centaines de spires et portent un courant relativement faible. Les bobines
sont bien isolées des pièces polaires afin de réduire les risques de court-circuit à la terre. Dans certaines génératrices
spéciales, les bobines et pièces polaires sont remplacées par des aimants permanents.

Bobine excitatrice Aimant permanent

Figure I.2a Inducteur à électro-aimant Figure I.2.b Inducteur à aimant permanent

I.3.2 Induit (Porté par le rotor) :

L’induit est composé d’un ensemble de bobines identiques réparties uniformément autour d’un noyau cylindrique. Il
est monté sur un arbre et tourne entre les pôles de l’inducteur. L’induit constitue donc un ensemble de conducteurs qui
coupent le flux magnétique. Pour réduire leur pertes fer de, il faudra le feuilleter. Pour cela il est constitué de tôles
circulaires isolées et empilées sur l’arbre de façon à obtenir le cylindre d’induit. Ces tôles sont en acier au silicium et
isolées par vernis.
Les bobines sont disposées de telle façon que leur deux cotés coupent respectivement le flux provenant d’un pôle nord
et d’un pôle sud de l’inducteur. Les conducteurs de l’induit sont parcourus par le courant débité par la machine. Ils sont
isolés du noyau par des couches de papier ou d’autres feuilles isolantes. Pour résister aux forces centrifuges, ils sont
maintenus solidement en place dans les encoches au moyen de cales en fibre. Si le courant est plutôt faible, on emploie
des conducteurs ronds, mais s’il dépasse une cinquantaine d’ampères, on se sert de conducteurs rectangulaires qui
permettent une meilleure utilisation du volume de l’encoche.

Figure I.3 Induit d’une machine à courant continu

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I.3.3 Collecteur :
Le collecteur est un ensemble cylindrique de lames de cuivre isolées les unes des autres par feuilles de mica. Le
collecteur est monté sur l’arbre de la machine, mais isolé de celui-ci. Les deux fils sortant de chaque bobine de l’induit
sont successivement et symétriquement soudés aux lames du collecteur ce qui est bien montré par la figure I.4. La
construction du collecteur demande un soin considérable, car, s’il arrivait qu’une des lames dépasse les autres d’une
fraction de millimètre seulement, des étincelles seraient produites par le rebondissement des balais quand la machine
serait en charge. De telles étincelles rongeraient et détérioreraient les balais, tout en surchauffant et en carbonisant le
collecteur, ce qui ne peut évidemment être toléré.

Collecteur

Figure I.4 Collecteur


I.3.4 Balais et porte balais :
Les balais assurent la liaison électrique (contact glissant) entre la partie fixe et la partie tournante. Pour des machines
de forte puissance, la mise en parallèle des balais est alors nécessaire. Les balais sont faits en carbone car ce matériau
possède une bonne conductivité électrique en plus il est assez doux pour ne pas détériorer le collecteur voir la figure
I.5.a. Pour améliorer leur conductivité, on ajoute parfois au carbone une petite quantité de cuivre. Pour les forts courants
de collecteur, on utilise deux et même plusieurs balais connectés en parallèle.
La pression des balais sur le collecteur peut être réglée à une valeur appropriée grâce à des ressorts ajustables situé au
porte ballais (figure II.5.b). Si la pression est trop grande, le frottement provoque un échauffement excessif du collecteur
et des balais ; par contre, si elle est trop faible, le contact imparfait peut produire des étincelles.

Figure I.5.a Un ballais d’une MCC Figure I.5.b Porte ballais d’une MCC

I.4 Principe de fonctionnement et Modèle équivalent d’une MCC :


I.4.1 Principe de fonctionnement :
La machine à courant continu (MCC) repose sur le phénomène physique de création d’une force électromotrice (f.e.m.)
aux extrémités d’un conducteur en mouvement dans un champ d’induction magnétique (par la loi de Faraday).
Réciproquement, la circulation d’un courant dans ce conducteur le soumis à une force qui tend à le mettre en mouvement
(loi de Laplace).

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I.4.2 Modèle équivalent des machines à courant continu :


I.4.2.1 modèle équivalent de l’inducteur : Lorsque l’inducteur n’est pas à aimants permanents, il est constitué de
bobines en série traversées par un courant continu Ie, appelé courant d’excitation.
On sait, de plus, qu’en courant continu, une bobine est équivalente à sa résistance

avec Re : résistance de l’inducteur [], Ue : tension d’alimentation de l’inducteur [V],


Ie : intensité du courant d’excitation [A]
Ue = Re . Ie
Remarque : Ces trois grandeurs sont liées par la loi d’Ohm
I.4.2.2 modèle équivalent de l’induit : l’induit, soumis à une tension U dite tension d’induit, est constitué de
conducteurs, de résistance R, traversés par un courant continu I dit courant d’induit. Il génère une f.é.m. ou une f.c.é.m.
suivant qu’il fonctionne en génératrice ou en moteur.
a) Cas d’une génératrice b) Cas d’un moteur

Loi des mailles : U + R. I – E = 0 donc U=E-RI Loi des mailles : U - R. I – E = 0 donc U=E+RI
Relation correspondante : U = E - R. I Bilan de puissance Relation correspondante : U = E + R . I
En multipliant par I, on obtient : En multipliant par I, on obtient :
U. I = E . I - R . I2 U. I = E . I + R . I2

Puissance Pertes par effet Joule Puissance Puissance Pertes par effet Joule dans
Puissance
utile électromagnétique dans l’induit Absorbée Électromagnétique l’induit
En résumé : En résumé :

P : puissance absorbée par l’induit (électrique), Pe : puissance absorbée par l’inducteur (électrique) ,  : vitesse de rotation
Pa : puissance totale absorbée par le moteur, Pu : puissance utile fournie par le moteur (mécanique)
pje : pertes par effet Joule dans l’inducteur, pcoll : pertes collectives (pertes magnétiques + pertes mécaniques), pj : pertes par
effet Joule dans l’induit, PEM : puissance électromagnétique, TEM : couple électromagnétique, Tu : couple utile

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II. Types d’excitations des machines à courant continu

II.1. Fonctionnent génératrices


II.1. 1. Types des excitations des génératrices à courant continu :
Les génératrices à courant continu sont classées en fonction de leur mode d’excitation. On distingue quatre types
d’excitations de la génératrice à courant continu. Pour chaque type, on peut étudier la caractéristique à vide, la
caractéristique en charge et la caractéristique de réglage.
Il existe une relation entre ces grandeurs soit f (U, I, J, N)=0, Cette relation est appelée équation caractéristique de la
machine, les familles de courbes sont les suivantes :
 La caractéristique à vide E=f(J) à N=Cte avec I=0
 La caractéristique en charge vide U=f(I) à J=Cte et N=Cte
 La caractéristique de réglage I=f(J) à U=Cte et N=Cte.
a) La génératrice à excitation séparée (ou indépendante) :
On dit que la machine est à excitation séparée lorsque le circuit d’excitation n’a aucun point commun avec le circuit
induit.

Figure II.1 Génératrice à excitation séparée


a.1) La caractéristique à vide E=f(J) à N=Cte, avec I=0 :
On note i le courant d’excitation, U est la tension aux bornes de sortie de la machine. La machine tourne, on fait varier
le courant i (par un rhéostat intercalé dans le circuit inducteur), on mesure U. N : la vitesse de la machine constante.
La courbe comprend en fait deux parties :
 Une partie rectiligne qui rend compte du fait que E  k.N.  K.i (à N cte)
 Une partie à la pente moins accentuée qui traduit la saturation de la machine.

Figure II.2 Génératrice à vide E(J)

a.2) Caractéristique en charge U=f(I) à J=Cte et N=Cte :


On appelle caractéristique en charge d’une dynamo la courbe qui représente la tension aux bornes de l’induit en fonction
du courant débité (appelé aussi courant de charge). Voir le montage ci-contre. On obtient ainsi un premier point qui
correspond à un débit nul. Uo=E pour I=0. La tension aux bornes diminue (U=E-RI-hm) quand le courant de charge

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augmente. La résistance du bobinage provoque une légère chute de tension ohmique dans l’induit (R.I). Le courant qui
circule dans l’induit créé un flux indésirable de sorte que le flux total en charge Charge (J, I) < Vide(J). Ce qui provoque
une chute de tension supplémentaire : c’est la réaction magnétique d’induit (hm).

Figure II.3 Caractéristique essai en charge U=f(I)

a.3) Caractéristique de réglage I=f(J) à U=Cte et N=Cte

On maintient la vitesse N constante, ainsi que U. On veut


connaître la variation de Ia en fonction de I. On peut
d’ailleurs obtenir cette courbe dite de réglage par
construction graphique à partir des courbes à vide et en
charge.

b) La génératrice à excitation en dérivation (ou shunt) : Figure II.4 Caractéristique de réglage I=f(I)

Figuere.5. illustre le schéma de principe de la génératrice


à excitation shunt, où l'on constate que le circuit inducteur
est monté en parallèle sur l'induit, (Ie) le courant
d'excitation est directement développer par l'induit. C'est
pour cela que ces types de génératrices sont dites auto-
excités. Sous des conditions que nous nous allons étudier
par la suite.
Figure II.5 La génératrice à excitation shunt

b.1) La caractéristique à vide E=f(J) à N=Cte :


Elle se relève en réalisant un montage à excitation séparée. Elle n’a donc rien de particulier par rapport à la génératrice
à excitation séparée. Le point de fonctionnement à vide est déterminé par l'intersection de la droite des inducteurs
U= (Re + Rh).J et la caractéristique à vide E =f(J) à vitesse « N=Cte ». Ce point peut varier en agissant sur la vitesse « N » ou
sur le courant d'excitation «J».
L'amorçage du générateur shunt ne peut avoir lieu que si le flux «φ r0», (ce flux est dû à l'aimantation
rémanente), et s'ajoute au flux «φ e » crée par l'inducteur shunt, dans le cas contraire les deux flux vont s'annuler
et il n'y aura pas d'amorçage.
En effet, le flux «φ r» dans les pièces polaires de la machine avec la rotation de l'induit développera une f.e.m
rémanente « Er » qui produira le courant d'excitation « J », qui circulera dans le circuit inducteur et qui
produira à son tour le flux inducteur «φ e ».

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Deux possibilités peuvent se présenter :


 Si «φr et φe » sont de même sens, alors il y a amorçage. En effet, le flux total «φ t » augmente ce qui
implique que la f.e.m « E » croît entraînant ainsi une nouvelle augmentation de « J », impliquant alors
l'amorçage de la génératrice.
 Si «φr et φe» sont de sens opposés, ils vont alors se neutraliser donc il n'y aura pas d'amorçage. En ef fet,
le flux total «φ t » décroît entraînant l'annulation de « E » donc de « J », impliquant ainsi le non amorçage de
la machine.
b.2) Caractéristique en charge U = f(I) à : « N et J Ctes » :
Cette caractéristique peut être obtenue directement en fonctionnement de la charge, Fig.6. Qui montre que la chute est
plus grande que pour une génératrice à excitation séparé, c'est-à-dire que U décroît plus vite quand le courant débit
augmente. Toutefois il est facile de pallier cette chute de tension en agissant sur le rhéostat d’excitation.
 Au-delà d'un certain courant, la génératrice refuse la charge ; si l'on diminue encore la résistance de charge,
le courant décroît en même temps que la tension ; en effet, la chute de tension entraîne une diminution de
l'excitation, et par suite de la force électromotrice.
On peut atteindre la mise en court-circuit de la génératrice, ceci sans danger, puisque J est alors nul : le courant d'induit
Icc étant dû au seul flux rémanent, il est très inférieur au courant nominal.

Figure II.6 Caractéristique essai en charge U=f(I)

c) La génératrice à excitation série :


La Figure 7 ; illustre le schéma de principe de la génératrice série,
sur lequel on constate que cette machine ne peut fonctionner que
si elle est fermée sur une charge, car son excitation est en série
avec l’induit.

E
M0
E = f(J)
Rch I Figure II.7 La génératrice à excitation série

La Figure 8 montre sa caractéristique «U = f(J)» à: «n = Cte.»,


son point de fonctionnement «Pfch» est déterminé par
l’intersection de cette caractéristique avec la droite de charge
«U= Rch.I». Les limites de fonctionnement de cette machine
sont déterminées par la résistance de charge critique
Jex d’amorçage, qui est tangente à la caractéristique «U = f(Jex)»
et la vitesse critique pour une charge donnée.
Figure II.8 La génératrice à excitation série

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d) Génératrice à excitation composée (compound) :


Cette génératrice essaie en fait de combiner les
caractéristiques des génératrices à excitations shunt et série.
La Figure 9 illustre le schéma de principe de la génératrice
à excitation composée.
La f.e.m produite par l’enroulement série peut s’ajouter à
celle produite par l’enroulement shunt ou se retrancher de
cette dernière. La machine est en général calculée pour
obtenir la même tension à vide et en charge. Ou l’on
constate les deux possibilités de connexions :
 En courte dérivation l’inducteur shunt est branché
directement aux bornes de l’induit. Figure II.9 La génératrice à excitation composée

 En longue dérivation l’inducteur shunt est branché aux


Figure II.9 La génératrice à excitation composée
bornes de l’ensemble «induit + inducteur série».
Dans les deux cas de connexions on pourra obtenir : soit un compoundage additif, lorsque le flux l’inducteur shunt
«Фe» s’ajoute à celui de l’inducteur série «Фs», soit un compoundage soustractif, lorsque les deux flux sont de sens
opposé.
U
En effet, on constate que la tension aux bornes d’une Additif
génératrice à flux additif est presque constante quelle
que soit le courant de charge.
Ce type de génératrice est préféré pour les applications Soustractif
nécessitant une tension constante et une charge
variable.
Par contre, la tension aux bornes d’une génératrice Shunt
à flux soustractif est plus tombante que celle d’un
générateur shunt, mais elle est plus stable
spécialement aux forts courants de charge. Ce type de
I
génératrice trouve son application principalement dans
Figure II.10 Caractéristique d’essai en charge
les systèmes de soudure.

II.2 fonctionnement moteur :


II.2.1 Moteur a excitation séparée ou shunt :

Figure II.11 Le moteur à excitation séparé Figure II.12 Le moteur à excitation shunt
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Les Figure II.11 et II.12 donnent les schémas de principe de ces deux moteurs. Ces deux moteurs présentent des
caractéristiques très voisines, pour cela nous les présenterons sur les mêmes graphes.
A) Caractéristique de vitesse N=f(J) à U=Cte constant et courant Jex variable :
 La relation entre la tension «U» et la force contre électromotrice (f.c.e. m) « E’», est: U=E’+ht= E’+RaIa-hm (1)
 La relation entre la vitesse « N » et «E’», est : E’=K.N . (2)  N=E’/K.  (3)
Remarque : Pour inverser le sens de rotation de la machine,
(i.e.) de la vitesse «N», il existe deux possibilités soit par
l’inversion de la tension «U», du courant dans l’induit «I».
Soit par l’inversion du courant d’excitation «J», (i.e.) du flux
« ».
Comme à vide on a: «I≈0», n’y a pas de charge accouplée
au moteur, cela entraîne que «E’≈U», alors on peut écrire :
N≈U/K . Puisque :  J, alors : N≈U/K’J
Figure II.13 Caractéristique de vitesse N=f(J)
B) Caractéristiques de vitesse en charge : N=f(I) à «U et J = Cte»
La tension aux bornes de l’induit est donnée par : U=E’+ht= E’+RaIa-hm (4)

 Si hm=0: (cas des machines compensées), alors on a: N=(U- RaIa) /K’ (5)
Dans le cas où: J=Cte. Cela implique que: K.  =K’=Cte
L’équation d’une droite de pente décroissante, qui est donnée
par la relation (5). La Figure.14, montre l’allure de ces droites.
On constate sur cette même figure que pour différentes valeurs
de «U» ou de «J», on obtient un réseau de caractéristiques
N=f(I).
 Si hm≠ 0: (cas des machines non compensées), alors on
obtient la relation (6) où l’on tient compte de la réaction
magnétique d’induit. Cet effet est illustré sur la Figure.14 ou
l’on remarque que la vitesse remonte légèrement avec
l’augmentation de la charge.
N= (U-RaIa+hm)/K’ (6) Figure II.14 Caractéristique de vitesse en charge
N=f(I)
C) Caractéristiques du couple pour des charges variables Ce=f (I) à «U = Cte»
Pe=CeΩ=E’Ia=KN  Ia  Ce=(KN  /2 N)Ia=K’Ia (7)
La relation (7) est l’équation d’une droite passant par l’origine pour un courant d’excitation donné : «J=Cte ». Cela est
illustré sur la Figure.15, où l’on remarque la zone de fonctionnement à : « J » variable, ainsi la caractéristique ;
«Cu=f(I)» qui est parallèle à ; « C=f(I) », l’écart entre les deux droites est dû au couple des pertes contentes.

D) Caractéristique mécanique : C=f (N). à : «U et J=Cte»


A partir des caractéristiques : N=f(I) et C=f(I), on peut déduire graphiquement les caractéristiques mécaniques : C=f(N),
voir figure Figure.16
On obtient le réseau des courbes : Ce(N) pour différentes valeurs de (J). On remarque que le couple diminue lorsque le
courant d’excitation décroît, car il lui est directement proportionnel. On remarque que la vitesse varie très peu avec le
couple, avec la charge.

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Figure II.15 Caractéristiques du couple Ce=f(I) Figure II.16 Caractéristique mécanique : C=f(N)

II.2.2. Moteur à excitation série :


Les bobines inductrices sont en série avec l’induit. Ainsi le courant
dans l‘inducteur et dans l’induit est le même ; de ce fait, les bobines
inductrices sont constituées d'un petit nombre de spires de gros fil
pouvant supporter le courant total d'alimentation du moteur. Le moteur
série est alimente par l’intermédiaire d'un rhéostat de démarrage
l'inversion du sens de rotation est obtenu en inversant les connexions,
soit de l’induit, soit de l'inducteur.
Loi des mailles U= E + R a.I + R e.I Donc U= E + R t.I (8)
Pour inverser le sens de rotation d’un moteur série, il suffit
d’inverser le sens du courant dans l’induit ou dans l’inducteur, Figure II.17 Moteur à excitation série
en permutant par exemple les bornes de l’inducteur. Le couple électromagnétique est donné par :
C em = (P EM /Ω) = E*I/Ω et E = K*ф*Ω Il en résulte que : C em = K*ф*I
De plus, lorsque la charge varie, l’intensité du courant I varie : le flux magnétique n’est donc plus constant. En
supposant le circuit magnétique non saturé (avant le coude de saturation), on peut toutefois écrire que ф = k’*I
(avec k’ = cste). En effet, avant le coude de saturation le flux est proportionnel au courant I D’où :
 le couple est alors proportionnel au carré de courant I : C em = k*I 2 (9)
On peut donc écrire : E = K*ф*Ω = K*k’*I*Ω = k*I*Ω (si le circuit n’est pas saturé) et : E=U-Rt*I. D’où :
Ω = (U-Rt*I)/k*I. Il en résulte que si moteur fonctionne à vide (pas de charge), le courant étant très faible, la
vitesse de rotation sera très grande : à vide, un moteur serie s’emballe.
2N U Rt .I Cem
  donc I et Ω = (U-Rt*I)/k*I
60 k Cem k k

Figure II.18 Les Caractéristiques Mécanique D’un Moteur Série

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III.3 Démarrage et freinage des moteurs à courant continu

1. Stabilité : Le point de fonctionnement d’un moteur (couple, vitesse) est donné par l’intersection de sa caractéristique
mécanique Cu() avec celle de la charge Cr(). Chaque charge mécanique est caractérisée par sa caractéristique
mécanique :

• Enrouleurs de câbles. • Montes charges. • Ventilateurs.


• Machines outil. • Engins de levage • Pompes centrifuges.

Le fonctionnement d’une association moteur charge est dit stable si tout écart accidentel de vitesse se trouve rattrapé.
La relation fondamentale de la dynamique de rotation s’écrit :

2. Quadrants de fonctionnement :
La machine à courant continu est fondamentalement
réversible. Ainsi en fonction du signe de la puissance
absorbée elle peut fonctionner en moteur ou en
générateur (frein). On définit ainsi quatre quadrants de
fonctionnement pour la machine.

Par exemple lors d’un déplacement horizontal


(cas d’un train), la machine fonctionne
• à l’aller, en moteur dans le quadrant 1
• puis au retour, toujours en moteur dans le quadrant 3
• et entre ces deux cas, le ralentissement forcé jusqu’a
l’arrêt s’effectue dans le deuxième quadrant pour
l’aller et dans le quatrième quadrant pour le retour.

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Le passage d’un quadrant à un autre sans changement


du signe de la vitesse sera imposé par la charge.
Tandis que les transitions horizontales entre quadrants
seront obtenues par une inversion de l’excitation.
3. Démarrage d’un moteur à courant continu :
On ne peut pas alimenter un moteur à courant continu en
excitation séparée ou shunt à pleine tension pendant
la phase de démarrage. En effet, la vitesse au démarrage
étant nulle, la force contre électromotrice E est aussi nul.
Le courant induit ne se trouve limité que par la résistance de l’induit. Id = U / R
Pour pallier à ce problème deux solutions sont possibles
• Si le moteur est alimenté par une source de tension variable on peut faire croître progressivement la tension de façon
à ce que le courant ne dépasse pas 2.5In (In courant
nominal).
• Si le réseau est fixe, on introduit en série avec le circuit
d’induit une résistance Rd variable que l’on élimine
progressivement.
a) Démarrage manuelle :
Utilisation du rhéostat de démarrage Rd
Manuellement on met la manette en contact avec
le premier plot actif du rhéostat. La manette est
maintenue grâce l’électroaimant mis en série avec
l’inducteur. Si pour une raison quelconque, le circuit
inducteur est coupé, la manette est relâchée et le moteur
est mis hors tension pour éviter son emballement.

b) Démarrage automatique d’un moteur shunt :

4. Freinage d’un moteur à courant continu


C’est l’opération qui consiste à immobiliser instantanément l’arbre du moteur en transformant l’énergie cinétique du
moteur et de la charge en énergie électrique. On utilise des fois des freins mécaniques (patins...)

a) freinage rhéostatique :
L’énergie de freinage est dissipée dans un rhéostat d’inducteur qui doit rester alimenté. On coupe l’alimentation de
l’induit et on le fait débiter dans le rhéostat. Le moteur fonctionne alors en génératrice.
L’énergie cinétique du moteur est dissipée par effet joule Wc=RfI2t.

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Sources: 1- Cours docteur S.Meziane universté de Souk Ahras
2- Livre machines électriques par A.Inanov Smolenski.
Université Mohamed Chérif Messaâdia –Souk Ahras Enseignant : Feddaoui Omar
Faculté de sciences et Technologie Module : Electrotechnique fondamentale 2
Département des Enseignements de Base en ST 2eme année Licence électrotechnique

Le couple de freinage Cf=KI=K’I et I= E/(R + Rf).

Pour maintenir le couple de freinage suffisant, on doit diminuer


progressivement la résistance du rhéostat. A la fin de la phase de freinage,
il faut prévoir un procédé de blocage mécanique si un couple à l’arrêt est
nécessaire.
b) freinage À contre-courant :
Ce mode de freinage est utilisé lorsqu’on exige un arrêt
brutal de déplacement de la charge (engins de levage...).
Il consiste à croiser les deux bornes de l’alimentation de
l’induit.

c) freinage par récupération :


Dans ce mode de freinage, le moteur qui devient une génératrice doit débiter dans la source ce qui offre la possibilité de
récupérer l’énergie de freinage. Ceci nécessite que la force électromotrice du moteur soit supérieure à celle de la source :
E>U.

• Si la source est à tension fixe, la condition E>U ne peut être


réalisée que si la vitesse du groupe augmente légèrement. Ce
procédé est aussi appelé freinage en survitesse et utilisé en traction
de montagne dans les descentes. Ce procédé permet seulement de
récupérer l’énergie sans réduire la vitesse de rotation de la
machine.
S’il s’agit d’une voiture électrique, elle fonctionne alors dans le
quadrant 4.
• Si la tension de la source est réglable, cela suppose l’utilisation
d’un convertisseur statique qui est un redresseur a thyristors par
exemple fonctionnant en régime d’onduleur assisté.

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Sources: 1- Cours docteur S.Meziane universté de Souk Ahras
2- Livre machines électriques par A.Inanov Smolenski.
Université Mohamed Chérif Messaâdia –Souk Ahras Enseignant : Feddaoui Omar
Faculté de sciences et Technologie Module : Electrotechnique fondamentale 2
Département des Enseignements de Base en ST 2eme année Licence électrotechnique

IV. Problèmes particuliers des machines à courant continu


IV.1 Phénomène de réaction magnétique de l'induit : que ce soit en fonctionnement moteur ou en fonctionnement
dynamo (génératrice), deux champs sont produits à l'intérieur de la machine à courant continu. Nous allons voir que ces
deux champs se superposent et produisent une réaction d'induit qui peut être nuisible pour le collecteur.
Ligne neutre Avant la réaction
magnétique de l’induit Linge neutre

+ =
.

Ligne neutre Après


la réaction magnétique de l’induit

Fig1.a. Lignes de champ inducteur Fig1.b Lignes de champ d’induit Fig1.c Lignes de champ Résultant

Lorsque la génératrice est en charge, par définition elle débite un courant I0; lorsque le moteur est en charge, il absorbe
un courant I0. Ce courant I qui traverse l'enroulement rotorique crée un champ magnétique (orthogonal au champ
inducteur). Le champ total produit dans l'entrefer dans une machine à courant continu est dû à la superposition de deux
champs distincts.
IV.1.1 Inconvénients de la réaction d'induit : Augmentera respectivement l’induction au niveau des cornes polaires,
cela entraînera une déformation de «Br» et une rotation de la ligne neutre qui était confondue avec l’axe interpolaire,
comme il a été illustré sur la figure. (1.c). Les deux effets de la réaction magnétique d'induit peuvent y être observés :
la ligne neutre magnétique est déplacée dans le sens inverse de la rotation. Il en résulte une diminution de la
force électromotrice développée par la machine, car les sections reliées aux balais n'embrassent plus le flux
maximal. Le déplacement de la ligne neutre a également une influence néfaste en ce qui concerne la commutation.
Les deux effets de la réaction d'induit (déplacement de la ligne neutre et réduction du flux par pôle) engendrent
une diminution du flux embrassé par le bobinage.
la valeur du champ magnétique est augmentée sous une partie du pôle (la corne polaire d'entrée) et diminuée
sous l'autre (la corne polaire de sortie). Dans un premier temps, on est tenté d'admettre que le flux d'induction total
est inchangé.
Existence d’un flux dans l’air
Existence d’une inductance de fuite d’induit
Inductance plutôt faible car l’entrefer transversal est important
1.2. Remède : Comme il a été souligné précédemment les effets de La R.M.I sont la diminution du flux et sa distorsion
entraînant par la même une réduction de la f.e.m induite aux bornes de la machine ainsi que l’apparition d’étincelles
entre les balais et les lames du collecteur, qui peuvent devenir très importantes, causant ainsi un échauffement et une
détérioration du système balais collecteur et de l’enroulement d’induit. Ce phénomène est beaucoup plus prononcé dans
les cas suivants : Machines de grande puissance-Machines fonctionnant avec des charges variables.-Machines rapides
et à courant d’induit important.
Pour cela, on utilise certaines solutions pour remédier à ces phénomènes par l’utilisation d’enroulements de
compensation ou d’autres artifices comme les enroulements de commutation, les entrefers variables et le décalage des
balais.

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Sources: 1- Cours docteur S.Meziane universté de Souk Ahras
2- Livre machines électriques par A.Inanov Smolenski.
Université Mohamed Chérif Messaâdia –Souk Ahras Enseignant : Feddaoui Omar
Faculté de sciences et Technologie Module : Electrotechnique fondamentale 2
Département des Enseignements de Base en ST 2eme année Licence électrotechnique

IV.2. Problèmes de commutation :


IV.2.1 Définition : On appelle commutation le changement de sens du courant induit dans les sections de l'induit : elle se
produit au passage sous un balai des lames de collecteur à cette section. L'induit est constitué d'un enroulement placé
autour d'un matériau magnétique, il se comporte comme une self inductance. Lorsque le bobinage passe sur la ligne
neutre le courant n'est pas nul, il faut attendre que la self ait libéré son énergie. Le courant est en retard par rapport aux
commutations des balais et des lames de collecteur situés sur la ligne neutre.
Ce problème se résout par un calage judicieux des balais (dans le sens de rotation de l'induit) en fonction du courant
débité, ou par la mise en place de pôles auxiliaires de commutation. Les pôles de commutation ont pour effet de décaler
automatiquement la ligne neutre, en fonction du courant de la machine.
IV.2.2. Mécanisme de la Commutation : Dans la section reliée aux lames a et b, le courant circule dans avant son
passage sous un balai (fîg.IV.1.a), puis en sens opposé immédiatement après, c-à-d lorsque la lame b a remplacé la lame
a sous le même balai fîg. 6c Pendant un court instant (fig. IV.1.b), la section se trouve court-circuitée par le balai qui
touche deux lames consécutives du collecteur et le courant se renverse dans la section.
La section L est reliée aux lames a et b et se déplace suivant le sens de la flèche en pointillé.
a) Avant passage de la section L sous un balai ; le courant I, provenant des courants I/2 des sections reliées à a, gagne
le circuit extérieur par cette lame.
b) La section est en court-circuit par le balai : Le balai porte à la fois sur les lames a et b ; le courant augmente dans
la lame b, diminue dans a dans la section L, passe de I/2 dans un sens à I/2 en sens inverse. Il en résulte une f. é. m.
d’auto-induction qui tend à s'opposer à l'inversion du courant.
c) Après passage de la section L sous le balai : la lame b remplace la lame a sous balai le courant I, provenant des
courants I/2 des sections voisines, gagne le circuit la lame b ; le courant s'est inversé dans la section L ; la variation
rapide du courant de I/2 dans un sens à I/2 dans le sens inverse provoque un effet d'auto-induction ; cet effet tend à
maintenir le courant dans son sens initial, d'où une étincelle qui prolonge le courant au moment où là le balai.

Fig IV.1.a Fig IV.1.b Fig IV.1.c

IV.2.3 Pôles auxiliaires de commutation : Les balais étant positionnés dans l'axe des pôles principaux, on peut
améliorer la commutation en plaçant, à l'endroit de la ligne neutre magnétique, des petits pôles auxiliaires fig.8 qui sont
chargés de créer un flux correct dans la section commutée. Ces pôles sont étroits Fig IV.2 , car ils ne doivent agir que
sur les qui sections sont en commutation. L'action conjointe des forces magnétomotrices
produites par les pôles de commutation et par la réaction
d'induit transversale doit produire dans la section en
commutation une force électromotrice égale (ou supérieure
pour atteindre le régime de sur commutation) à la tension
de réactance.

Fig IV.2 : Les pôles auxiliaires


de commutation

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Sources: 1- Cours docteur S.Meziane universté de Souk Ahras
2- Livre machines électriques par A.Inanov Smolenski.
Université Mohamed Chérif Messaâdia –Souk Ahras Enseignant : Feddaoui Omar
Faculté de sciences et Technologie Module : Electrotechnique fondamentale 2
Département des Enseignements de Base en ST 2eme année Licence électrotechnique

Pôles auxiliaires
Afin d'assurer la proportionnalité de la force
électromotrice E, avec le courant d'induit Ia, il est
impératif que le circuit magnétique comportant les
pôles de commutation ne soit pas saturé. C'est
pour cette raison que l'entrefer situé sous les pôles
de commutation est toujours nettement plus épais
que celui des pôles principaux. L'avantage décisif
des pôles de commutation vis-à-vis du décalage
des balais est qu'ils ne nécessitent aucun réglage Enroulement de
lors du changement de sens de rotation ou lors du
passage de moteur en génératrice. Compensation
Fig IV.2 : Machine bipolaire et tétra- polaire avec pôles de commutation et
enroulement de compensation

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Sources: 1- Cours docteur S.Meziane universté de Souk Ahras
2- Livre machines électriques par A.Inanov Smolenski.

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