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Olivier Cuisinier

ENSG

Évaluation

 Examen final
 Notes TP

 Stage : salon le 22 novembre 2018


http://www.geologia.fr/

2
Définition

 Mécanique des sols : application des lois de la


mécanique aux sols considérés comme matériau de
construction

Karl Terzaghi
Christian Otto Mohr 1883-1963
William J. M. Rankine 1835-1918
Charles-Augustin Coulomb
1820-1872
1736-1806

Quelques sources
 Lambe, T.W., Whitman, R.V. 1969. Soil mechanics.
 Cordary, D. 1994. Mécanique des sols. Lavoisier.
 Cours de J.-P. Tisot en ligne (ARCHE)

 Holtz R.D., Kovacs, W.D. 1991. Introduction à la


géotechnique.
 Gerveau 2016. Géotechnique : calcul des fondations et
ouvrages en terre : cours et exercices corrigés
 Desault. 2016. Géotechnique : exercices et problèmes
corrigés de mécanique des sols, avec rappels de cours

4
5

Le sol : support de fondations


 Exemples :

Sol mou
Sol mou

Sol raide

Sol raide

 Exemples de questions :
 À quelle profondeur doit-on ancrer les fondations ?
 Y-a-t-il un danger pour les immeubles voisins ?
 De combien le bâtiment va-t-il tasser ?
 Quel type de pieux ? D’inclusion?
 Combien de pieux, quelle longueur, quel diamètre ?
 Quel déplacement?
 …
6
Le sol : matériau de construction

Kansai Airport

 Exemples de questions :
 Comment compacter le sol pour quelles propriétés ?
 Quelle perméabilité du sol ?
 Quel débit de fuite à travers et sous le barrage ?
 Quelle épaisseur des couches d’un remblai, d’une structure de
chaussée ?
 Quelle compressibilité du sol mis en place ?
 …
7

La sol : stabilité des pentes / excavations

Glissement de terrain

 Exemples de questions : Déblai

 Quelle est la stabilité d’une pente ?


 Quel(s) mécanisme(s) peut déstabiliser la pente ?
 Comment remédier à une instabilité ?
 Comment réaliser un déblai stable ?
 …

8
Le sol : structures de soutènement

 Exemples de questions :
 Quelle est la distribution des contraintes sur le mur ?
 Quelle profondeur de fiche ?
 Comment assurer la stabilité de l’ouvrage ?
 Quels sont les déplacements induits par sa construction ?
9

Triangle de la géotechnique (Burland 1987)

Profil
du
sol Pratique

Ingénierie
géotechnique

Comportement Mécanique
du sol Appliquée

10
Organisation du module
 Introduction : 1CM
 Compactage : 1 CM + 1TD
 Contrainte dans les sols : 1 CM + 1 TD
 Eau dans les sols : 2 CM + 1 TD
 Consolidation : 2 CM + 1TD
 Critères de rupture : 1 CM
 Résistance au cisaillement : 1CM + 1 TD
 Poussée / butée : 1 CM + 1 TD
 Murs de soutènement : 1 CM + 1 TD
 Parois flexibles : 1 CM + 1 TD
 Stabilité des pentes : 1 CM + 1 TD + 4 TP

 Essais de laboratoires : 4 séances TP

 Durée d’une séance = 2 h (TD et TP en demi groupe)

11

Paramètres d’état
Paramètres d’identification
Classifications

12
Objectifs du cours

 Définition de la mécanique des sols


 Problématique
 Comment caractériser un sol : constituants,
paramètres intrinsèques et d’état ?
 Comment classer les sols ? Pourquoi ?
 Le compactage des sols

13

Cycle géologique
Altération Transport Sédimentation
Erosion

Deltas
Glaciers Estuaires Plate forme
continentale
Rivières
Volcans
Vent

Talus
Lac
Mer
profonde

Intrusions

Roches
Mélange avec sédimentaires
roches ignées
Roches
métamorphiques Enfouissement

Enfouissement
profond D’après Tisot 2010 14
Le sol = un milieu triphasique
 Phase solide
 Quartz : tectosilicate de formule SiO2

 Feldspath : tectosilicates de K, Na, Ca

 Carbonates : CaCO3, MgCO3

15

Le sol = un milieu triphasique

 Phase solide
 Argiles : phylosilicates : minéraux en feuillets
construits à partir de deux motifs de base T et O

Oxygène
Tétraèdre
Silicium

Hydroxyle
Aluminium ou Octaèdre
magnésium

16
Principales familles de minéraux argileux

17

Le sol = principaux constituants solides

 Kaolinite

 Smectite

18
Surface spécifique
E

L
L

2 L2  4L  E  2 4
S  
L E
2
E L
 Influence de tailles des grains: si E = L (un cube), S = 6/L. Cela
veut dire que la surface spécifique est inversement
proportionnelle à la dimension des grains.

 Influence de forme de grain: si L = 1, S = 4+(2/E). Cela veut dire


que la surface spécifique est aussi inversement proportionnelle à
l'épaisseur des grains.
19

Surface spécifique des argiles communes


Le sol = un milieu triphasique

 Phase liquide
 Eau + composés dissous
 Incompressible
 Poids volumique de l’eau (approximation)  10 kN / m3

 Phase gazeuse
 Air + vapeur d’eau

21

Caractériser un sol
 Problématique: pour les mêmes constituants, l’état du
matériau peut évoluer de manière importante

 Définitions
 Paramètres intrinsèques
 Paramètres d’état (ou d’identification)
22
Diagramme des phases
Diagramme des phases

Va

Vw

Vs

Volume total = Va + Vw + Vs

 Comment décrire la proportion relative des


différentes phases ? 23

Paramètres d’état

Hypothèse : ma = 0

Les paramètres d’état permettent de décrire la proportion des


différentes phases d’un sol : ce ne sont donc pas des « constantes » 24
Relation entre les paramètres d’état

25

Relations entre les différents paramètres

26
D’après Dysli (EPFL)
Compléter le tableau
Poids Poids Teneur en Poids
Indice des Degré de Volume Masse Masse
Sols volumique volumique Porosité eau volumique
vides saturation total humide sèche
humide sec massique des grains

Symbole

Unité

1 17,6 0,57 0 - - -

2 48 34,0 26,5 - - -

3 17,3 0,73 27,1 - - -

4 19,0 14,5 27,1 19,1 14,4

5 16 90 26

6 17,9 26,8 31,0 56,4 48,5

27

Détermination des paramètres

 Masse volumique des grains


 Pycnomètre à eau :
 Pycnomètre à gaz

 Teneur en eau massique


Sol humide  24h dans l’étuve (60 ou 105°C) 
masse sèche

28
Décrire les propriétés physiques d’un sol

 Introduction des paramètres / caractéristiques


intrinsèques, qui ne dépendent pas de l’état du sol

 Taille des grains : granulométrie


 emax et emin des sols grenus
 Plasticité
 Valeur de bleu

29

Granulométrie
 Détermination de la répartition des grains du sol
en fonction de leurs dimensions par tamisage.
100 %
Passant (%)

Diamètre de grains
𝐷 𝑑𝑖𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑚𝑚 60 % 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡
𝐷 𝑑𝑖𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑚𝑚 30 % 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡
Exemple

31

Granulométrie des fines


 Pour les particules fines (<80µm)  sédimentométrie
 Principe
 Mise en suspension des fines dans une éprouvette
 Sédimentation progressive des particules au cours du
temps
 Mesure de la densité apparente de la suspension au
cours du temps

32
Assemblage des sols grenus

 Arrangements stables de sphères :

Assemblage lâche Assemblage dense


𝑒 𝑒

Pour décrire l’état d’un sable, on introduit la compacité relative

33

Valeurs typiques des indices des vides et des poids volumique des
sols pulvérulents (tiré de Aubertin 2010)
Plasticité – limites de consistance

 Atterberg a défini différentes consistances d’un


sol en fonction de sa teneur en eau massique :

35

Détermination pratique des limites


 Limite de liquidité : coupelle de Casagrande
 Fraction inférieure à 400 µm
 Matériau à l’état liquide
 w= f (log (N coups))

Par convention, la limite de liquidité


wL
est la teneur en eau pour 25 coups

 Autre méthode : pénétromètre à cône 36


37

Pénétromètre à cône
 Principe: laisser pénétrer un cône normalisé dans le sol humide et
mesurer l’enfoncement en fonction de la teneur en eau
 La limite de liquidité est la teneur en eau pour laquelle
l’enfoncement est de 17 mm

Enfoncement

17 mm

w
38
Détermination pratique des limites
 Limite de plasticité : essai au rouleau
 Fraction inférieure à 400 µm
 Matériau à l’état plastique
 Fabrication d’un rouleau de 3 mm de diamètre
 Soulève en son centre
 Si état plastique  ductile
 Si état solide  fragile (fissures)

39

Exemple

 Déterminer les limites d’Atterberg de ce sol


Nombre de coups 15 20 26 28 31
Limite de liquidité
w (%) 47,3 44,0 40,0 38,8 37,1
w
Essai 1 17,5-18,8
Limite de plasticité
Essai 2 18,3-19,0

40
Valeur de bleu
 Mesure de la quantité et de l’activité de la
fraction argileuse contenue dans un sol
 Principe de l’essai : mesure de la quantité de bleu
de méthylène qui peut s’absorber à la surface des
particules du sol
 Modalité pratique : « essai à la tâche »

M Bi
VBS   100
m0

Unité : g de bleu / 100 g de fines

Wikipédia 41

Bilan
 Paramètres d’état
 Teneur en eau
 Poids volumique sec, humide
 Degré de saturation
… Comment exploiter
ces
 Paramètres d’identification informations ?
 Limites de consistance
 Granulométrie
 Valeur de bleu

42
Classifications des sols
 Principe : définir des catégories de sols dont le
comportement géotechnique est proche
Basées sur les caractéristiques d’état et / ou
intrinsèques
Les limites entre catégories sont basées sur l’expérience
(expertise)
 Différentes classifications existent en fonction de
l’application considérée
Ces catégories permettent d’apprécier a priori, avec
quelques essais seulement, le comportement
géotechnique d’un sol
Ne dispensent pas de réaliser les essais géotechniques

43

Représentation triangulaire
% argiles

Argiles

Exemple : sol comportant 55% 50% 50%


de sable, 25% de silt et 20 %
d'argile
est représenté par le point P

Sables Silts

% sables 50% % silts

44
Abaque de Casagrande

45

Utilisation  gonflement

Argiles très 
plastiques 

Argiles peu 
plastiques 

Limons très 
plastiques 
Ligne A: Ip = 0.73(WL‐20)
Limons peu plastiques

Dakshanamurthy et Raman (1973)

46
Classification dérivée de Casagrande
fig 4.7 Ip
ligne B
Ip = 0.9 (wl-8)

C = clay (argile)
CE
M = silt (limon)

CV
ME

CH
MV

CI MH

CL
MI
ML

10
35
50 70 90 wl
symbole NP L I H V E

non très extrêmement


qualificatif plastique
faible moyen élevé
élevé élevé 47

Classification GTR : terrassement

48
Récapitulatif
 Sol = milieu complexe composé de différentes
phases minérales, avec une certaine teneur en eau,
éléments qui conditionnent son comportement
géotechnique

 Quelques caractéristiques (état, intrinsèque)


permettent d’intégrer ces éléments afin d’apprécier
a priori son comportement géotechnique

 Aboutissement de la démarche : classification du sol

49

50
Problématique
 Les travaux de terrassement =
 l’ensemble des travaux :
 de fouille,  pour modifier le relief d'un terrain,
 de transport,  permettre de réaliser ou renforcer
 de mise en place de terre, certains ouvrages.

 Volume des terrassements : 90 millions de m3


de sols déplacés (situation en 2000)
51/41
51

Ouvrages en terre
 Ouvrages de grandes dimensions :
 aménagements hydrauliques ou hydro-
électriques ;
 aménagements portuaires ;
 infrastructures de transport;
 aménagements aéroportuaires.
 Ouvrages de dimensions moyennes :
 -retenues collinaires; bassins de rétention;
déviations routières….
 Ouvrages liés à l’environnement :
 -aménagements paysagers; remises en état de
sites; centres d’enfouissement technique.

52
Opérations unitaires
 Extraction ou excavation des matériaux
d’une fouille, d’un déblai, d’un emprunt ou
d’une carrière.
 Transport des matériaux à pied d’œuvre.
 Mise en œuvre des matériaux, soit mis en
dépôt, soit mis en remblai.

Problématique : comment assurer la mise en place de


manière à :
-

53

Comment compacter un sol ?


 L’aptitude au compactage d’un sol dépend d’un certain
nombre de facteurs :
 Nature
 Granulométrie
 La méthode de compactage
 L’énergie mise en œuvre

 Comment caractériser cette aptitude au compactage?


 Classification du sol  GTR
 Caractérisation de son état  GTR
 Détermination de ses caractéristiques de compactage

54
Essai de compactage au laboratoire
 Objectif : déterminer la teneur en eau qui permet une
densification maximale du sol pour une énergie et un mode de
compactage donné
 Principe


55

Essai de compactage au laboratoire

dmax d3
d4
d2

d5
d1

w1 w2 w3 w4 w5

woptimale
 Détermination de la teneur en eau optimale qui
permet d’atteindre le poids volumique sec maximal
56
Essai de compactage = essai Proctor

57

Essai de Proctor normal


Le procédé consiste à faire chuter un marteau de 2.459 kg
d'une hauteur de 304.88 mm

On dispose le sol en 3 couches dans un moule d'une capacité


d'environ 1 litre (0.94410-3 m3), chaque couche reçoit 25
coups.

L'énergie spécifique du compactage est calculée comme suit:

3couches 
25coups mv 2 / 2
75

m 2 Hg 2

E
 Énergie  couche coup
 2 
75mgH
V V V V
75  2.495kg  9.81m / s 2  0.3048m
 3 3
 592.7 103 J / m 3  592.7 kJ / m 3
0.944 10 m
Essai de Proctor modifié
Le procédé consiste à faire chuter un marteau de 4.536 kg
d'une hauteur de 457 mm

On dispose le sol en 5 couches dans un moule Proctor (soit, une


capacité de 0.94410-3 m3), chaque couche reçoit 25 coups

L'énergie spécifique du compactage devient:

5couches 
25coups mv 2 / 2
125
m 2 Hg  2

E
 Énergie  couche coup
 2 
125mgH
V V V V
125  4.536kg  9.81m / s 2  0.457 m
 3 3
 2692.8  103 J / m 3  2692.8kJ / m 3
0.944  10 m

Impact énergie de compactage


20
Poids volumique sec
Sr = 80% à saturation (Sr = 100%)

18
Poids volumique sec (kN/m3)

Sr = 60%

16

14

12
10 15 20 25 30 35
Teneur en eau de compactage (%)

Courbes de compactage des essais Proctor normalisé et modifié


pour le limon argileux de Xeuilley (Daoud, 1996).
60
Impact procédure de compactage
20
Poids volumique sec à saturation

Poids volumique sec (kN/m3) 18


Proctor normal
Statique
Pétrissage Vérin
16 Harvard

14

12
10 15 20 25 30 35 38
Teneur en eau de compactage (%)
Comparaison des différents types de compactage effectués
sur le limon argileux de Xeuilley. (Daoud, 1996)
61

Impact nature
 d
du sol
(kN/m3)

21

20

19

18

5 10 15 20

Teneur en eau de compactage (w %)

Influence de la fraction graveleuse (de 0 à 50 %) sur les valeurs


Proctor d'un sable limoneux
D’après Jean-Paul Tisot/2009 62
Compactage et portance
Est-ce que le sol compacté est apte à supporter un trafic?

63

Comment passer au chantier ?


classification GTR

64
Comment passer au chantier ?
 Utilisation de la classification GTR
Fig 5.9 A2 :sables fins argileux, limons, argiles et marnes peu plastiques, arènes, etc …

Paramètres de nature : Dmax < 50 mm / tamisat à 80 m > 35 %


12 < Ip < 25 ou 2.5 < VBS < 6

IPI 2 5 15

Ic 0,9 1,05 1,2 1,4


w nat
1,3 1,1 0,9 0,7
w opt
Sous
classes
A2th A2h A2m A2s A2ts

pluie forte NON NON NON

pluie faible NON possible possible


NON NON
sans pluie
possible possible possible
évaporation faible

évaporation importante possible possible possible


65

Indice de consistance des sols fins

 Définition :

Indice de consistance Ic Difficultés de compactage

66
Utilisation de la classification GTR
 Conditions d’utilisation des matériaux en remblai (codes)

67

Utilisation de la classification GTR


 Conditions d’utilisation des matériaux en remblai (exemple)

68
Structure type d’une chaussée

69

Les objectifs de compactage

 Gradient de densité au sein d’une couche compactée

D’après Boussafir 2018

70
Les objectifs de compactage
 objectif q5

 objectif q4

 objectif q3


71

Problématique : foisonnement

Terrain Foisonnement
Argile, limon, sable argileux 1.25
Grave et sable graveleux 1.10
Sols rocheux altérés 1.30
Sol meuble 1.35 72
Traitement des sols

 Que faire si le sol est inutilisable en l’état ?


  traitement des sols par un produit de
traitement comme la chaux

73

Action immédiate sur la teneur en eau


 Hydratation de la chaux
CaO + H2O  Ca(OH)2 + 64,8 kJ

 Réaction fortement exothermique  dégagement


de chaleur

 Apport de matière sèche

Baisse de la teneur en eau du matériau, passage de


l’état h vers l’état m (au sens du GTR)
1% de CaO pour 1 à 2 % d’eau (fonction du climat,
malaxage, etc.)
74
Action immédiate sur la teneur en eau

Aéroport CDG
75

Action immédiate sur la plasticité


 Modification du comportement

Augmentation de wp
Baisse de Ip
76
Action immédiate sur la
plasticité
 Exemples :
CaO (%) wP (%) wL (%) Ip (%)

0 35 61 26
0,5 39 68 29
English China Clay
1,0 40 74 34
kalonite pure cristallisée
1,5 41 72 31
2,5 39 71 32
0 19 52 33
1,0 26 66 40
London Clay
2,0 36 66 30
illite, kaolinite et smectite
3,0 38 67 29
7,0 39 65 26

77

Résultat des réactions immédiates

Après épandage de la chaux et scarification


78
Résultat des réactions immédiates

Après malaxage
79

Conséquences sur le compactage


 Augmentation de le teneur en eau optimale
 Baisse de la masse volumique sèche maximale

18,5 1,90
Teneur en eau optimale
Densité sèche (Mg.m )
-3

18,0 Densité sèche optimale 1,85


Teneur en eau (%)

17,5 1,80

17,0 1,75

16,5 1,70

16,0 1,65

15,5 1,60
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0
Dosage en chaux (%)

80
Traitement d’un sol humide
Sol seul
d
dmax Sol traité

dmax

wOPN wOPN w

81

Traitement d’un sol humide


Sol seul
d
Sol naturel
dmax

d

wOPN wnat w

Conséquences de la forte teneur en eau


 défaut important de compactage
82
 instabilité de la couche de sol compactée
Traitement d’un sol humide
Sol seul
d
Sol naturel
dmax
Sol traité

d

wOPN wtraité wnat w

Améliorations apportées par le traitement :


 baisse de la teneur en eau
83
 compactage proche de 100 % de dmax du sol traité !!!

Conséquences sur le compactage

84
Conséquences sur la traficabilité

85

Comment passer au chantier ?

 À partir de ces prescriptions le GTR permet


 Définition d’une hauteur de couche
 Définition du matériel à utiliser
 Hauteur d’ouvrage
 Correction de teneur en eau
 Protection
 Aptitude à supporter un trafic
…

86
Conclusion

 Compactage = opération fondamentale dans le


cadre de la construction des ouvrages en terre
 Ouvrage de références en France
 Guide des terrassements routiers fascicules I et II
 Guide du traitement des sols GTS

 Entreprises spécifiques de terrassement (métier)

87

Exercices
 Un échantillon de sol humide placé dans une coupelle a une masse totale de 462 g. L’ensemble a une masse de 364 g après passage à
l’étuve. Le récipient pèse 364 g. Quelle est la teneur en eau massique du sol?

 Un échantillon cylindrique d’argile saturée a un diamètre de 55 mm et une hauteur de 78 mm. Sa masse est de 331 g. La masse
volumique des particules est de 2,67 g/cm3. Déterminer l’indice des vides, la porosité, la teneur en eau et la masse volumique humide.

 Un sable saturée a un poids volumique sec de 15,9 kN/m3. Quel est son indice des vides si le poids volumique des grains est de
26,9 kN/m3 ?

 Trouver les équations qui donnent le poids volumique sec en fonction de la teneur en eau pour un Sr donné. (s = 27 kN/m3)

 Le poids volumique d’un sable est de 14,5 kN/m3. Quel est son poids volumique humide si Sr = 50 et 100 %. Le poids volumique des
grains est de 27 kN/m3.

 La méthode de la paraffine permet de déterminer les paramètres d’un sol. Le principe est d’enrober le sol d’une couche de paraffine.
Le sol humide est pesé avant et après application de la paraffine. Une fois enduit, le sol est pesé immergé dans l’eau (soumis à la
poussée d’Archimède), et ainsi en déduire son volume et ainsi déterminer la masse volumique de l’échantillon. Calculer la masse
volumique humide, sèche, l’indice des vides et la teneur en eau massique si :
 Masse humide = 181,8 g
 Masse échantillon humide + cire = 215,9 g
 Masse immergée échantillon humide + cire = 58,9 g
 Teneur en eau naturelle = 2,5 %
 Masse volumique des grains = 2,7 g/cm3 et de la paraffine = 0,94 g.cm3

 Des essais de laboratoire sur une argile sensible ont donner les résultats suivants. Une de ces valeurs est fausse : laquelle ? Corriger
sa valeur.
 Poids volumique humide = 12,8 kN/m3
 e=9
 Sr = 95 %
 Poids volumique des grains = 27,5 kN/m3
 w = 311 %

 La masse volumique d’un sol en place est de 1,9 tonne/m3 et sa teneur en eau massique de 10 %. La masse volumique des grains est de
2,66 g/cm3. L’indice des vides maximal est de 0,62 et l’indice des vides minimal est de 0,44. Quelle est la compacité relative du sol en
place?

88
Exercices
 Soit un sol qui est initialement dans les conditions suivantes : γd = 15,2 kN/m3, Sr = 40%. Par un compactage à teneur en eau constante, on augmente γd de 20%, si
γs = 27 kN/m3, calculer w et le Sr final. Quelle est la valeur maximale théorique de γd si w est constant ?

 On considère deux sols :


 - une argile grasse : wL = 70, wP = 30
 - un limon sableux : wL = 30, wP = 20
 En supposant que ces deux sols ont initialement un indice de consistance égal à 1, calculer la variation d'indice de consistance si leur teneur en eau augmente
de 2%. Que peut-on en conclure ?

 Un essai de compactage a été réalisé et a donné les résultats suivants:

Poids volumique sec kN/m3 16,3 17,6 18,8 18,9 18,0 17,0
Teneur en eau massique % 10,7 12,1 13,7 15,4 16,7 17,7

 Quelle est la teneur en eau optimale?


 À l’état naturel le sol a un poids volumique sec de 17 kN/m3, poids volumique des grains de 27 kN/m3 et un poids volumique humide de 18,7 kN/m3. Quell est
la quantité d’eau à ajouter par mètre cube de sol pour porter le sol à sa teneur en eau optimale ?
 Il faut atteindre 95 % du poids volumique sec maximal sur le chantier. Quelle est la plage de teneur en eau acceptable pour réaliser le compactage ?

 Un dépôt de sol non saturé doit être utilisé pour réaliser un remblai. Le poids volumique sec du dépôt est de 16 kN/m3. On désire réaliser un remblai de 50000 m3
compacté, le poids volumique sec du dépôt étant de 18,4 kN/m3. La teneur en eau du sol est de 11 % (elle est constante entre le dépôt et le chantier). Quel est le
volume de sol à excaver dans le dépôt? Déterminer la masse humide et sèche à excaver. Le poids volumique des grains est de 27 kN/m3.

 On souhaite réaliser un remblai par couches successives de 20 cm compactées jusqu’à un poids volumique sec de 20,9 kN/m3. La teneur en eau optimale de
compactage est de 10%. Un dépôt de sol est disponible à 15 km du chantier (indice des vides de 0,29, poids volumique sec de 27 kN/m3, teneur en eau de 13,5 %).
Lors du transport par camion de 30 tonnes, la teneur en eau passe à 8,5 %.
 Quel volume de sol peut on transporter du dépôt au chantier?
 À l’arrivée sur chantier, quelle est la quantité d’eau à ajouter pour atteindre la teneur en eau de compactage?
 Avec un chargement, quelle surface de remblai peut on réaliser (couche de 20 cm)?

 On cherche à construire un remblai de 15450 m3. Le poids volumique du sol change en fonction des étapes du chantier. Il y a foisonnement à l’extraction, transport,
puis compactage. On suppose que la teneur en eau est constante sur toutes les étapes. Quel est la volume de sol à excaver ?
 Masse volumique en place = 18,6 kN/m3
 Masse volumique dans le camion = 16,7 kN/m3

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