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Introduction :

Le nivellement en topographie est l'ensemble des opérations consistant à mesurer des différences de
niveaux, pour déterminer des altitudes. En d'autres termes, le nivellement permet de mesurer des
dénivelés puis de déduire l'altitude de repères ou de points caractéristiques du sol ou d'ouvrages. Les
altitudes peuvent être rapportées à une référence locale (qu'il est d'usage de choisir plus basse que
le point le plus bas de la zone étudiée pour ne pas avoir d'altitudes négatives, et suffisamment
différent du niveau de référence général pour éviter les confusions), ou à un système de référence
plus général. Généralement on apporte toutes les altitudes à celle du niveau moyen de la mer, qui est
l'altitude zéro, généralement dite "niveau de la mer".

Les difficultés du nivellement :

Les difficultés du nivellement sont de deux ordres : Le principal problème à résoudre par le
nivellement est celui des écoulements d'eaux. C'est donc un problème physique, et non géométrique.
La différence entre une forme théorique de la terre et la forme réelle des surfaces de niveaux est
parfois considérable. Les appareils utilisés jusqu'à une époque très récente étaient tous réglés par
une mesure physique (utilisation d'une nivelle ou d'un dispositif équivalent).

L'utilisation de mesures GPS oblige aujourd'hui à modéliser le géoïde en recherchant une formule
d'interpolation locale qui minimise les écarts constatés sur des repères connus à la fois dans un
système géométrique et dans le système physique.

Une autre difficulté tient à la propagation de la lumière dans l'atmosphère : l'air ayant un poids, sa
densité décroît avec l'altitude, et ce gradient de densité occasionne un gradient d'indice de
réfraction : les rayons lumineux, dans une atmosphère came et à l'équilibre, sont incurvés vers la
terre, d'une quantité qui dépend de la température et de l'altitude. Pour calculer les dénivelés, on va
devoir appliquer une correction aux mesures.

But du TP :

L’opération de nivellement a pour but de déterminer avec exactitude, par rapport à un plan horizontal
de référence, la hauteur (altitude) de chacun des points caractéristiques d’un terrain ou la différence
de hauteur entre ces points.
Les altitudes sont les hauteurs des points au-dessus du niveau de la mer. Afin que l’on ne soit pas
obligé de faire toutes les mesures en partant chaque fois du bord de la mer, des repères d’altitudes
préalablement calculés sont réparties sur tout le territoire.
On obtient les altitudes des points à déterminer en mesurant les différences de niveau entre ces
points.

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Ce TP a pour but l’utilisation du niveau pour calculer la distance et le nivellement direct.

Matériels utilisés :

Le niveau est un instrument à axe optique horizontal (il ne permet pas la mesure des angles
verticaux), et il est muni d’une lunette stadimétrique dont le réticule porte deux traits symétrique par
rapport au trait niveleur. Il existe plusieurs types :

 Le niveau de chantier : constitue le matériel le plus simple et le moins onéreux. Il offre


généralement une précision très moyenne et est d’une mise en œuvre simple. Le calage est
assuré par une nivelle torique.
 Le niveau automatique : constitue actuellement l’entrée de gamme de la plupart des
constructeurs (les niveaux de chantiers sont de plus en plus souvent automatiques). Il est
doté d’un système qui permet de compenser le défaut de calage de l’appareil à la mise en
station (prisme suspendu, réticule suspendu, systèmes pendulaires…). Le dispositif de calage
est alors une nivelle sphérique.
 Le niveau numérique : se répand toujours plus chez les professionnels. D’une grande
simplicité d’utilisation, il utilise des principes de compensation similaires au niveau
automatique, une caméra CCD et une mire à code barres. Il permet alors de s’abstenir
complètement de la mesure, et des erreurs qu’elle comporte.

Mais dans ce travail pratique deux types de niveau sont utilisés à savoir :

1- Le niveau d’ingénieur à nivelle réversible (NK2). Que nous avant utiliser au TP.
2- Le niveau automatique universel (NAK2).
3- une mire

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Niveau à lunette :

C'est le même principe que le niveau de maçon, mais au lieu d'associer la nivelle à une règle, on
l'associe à une lunette. Ainsi la matérialisation de l'horizontale peut se faire sur des portées plus
importantes.

- Utilisation:

Si la nivelle est bien réglée, le calage de la nivelle assure l'horizontalité de la visée.

Ls
Ln
Li

-Sens de rotation de la vis de fin -image de la visée


basculement indiqué sur la flèche

Viseur

Microscope de lecture des cercles

Mise en point à mouvement rapide et fin

Bouton de contrôle de fonctionnement Prisme d’observation de la nivelle

Fin mouvement horizontal

Bague maleteé pour le cercle


Vis calante

Niveau d’ingénieur à nivelle réversible (NK2)

Le niveau d’ingénieur à nivelle réversible (NK2) se compose :


 Plaque de base.
 Vis calante.
 Bague maltée pour le cercle
 Oculaire de la lunette.
 Vis de fin rotation (fin mouvement horizontal)
 Bouton de contrôle de fonctionnement
 Microscope de lecture du cercle

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 Prisme d’observation de la nivelle.
 Mise en point à mouvement rapide et fin
 Nivelle sphérique
 Objectif de la lunette.
 Viseur.

Le niveau automatique universel (NAK2) se compose :


 Plaque de base.
 Vis calante.
 Bague maltée pour le cercle
 Oculaire de la lunette.
 Vis de fin basculement de la nivelle à coïncidence.
 Vis de rappel de pivotement.
 Microscopes de lectures
 levier d’arrêt de la lunette
 Mise au point de la netteté de l’image.
 Nivelle sphérique
 Objectif de la lunette.
 Viseur.

Le niveau à lunette, lorsqu’il est en station, définit un plan horizontal de référence par rapport auquel
les différents points du terrain peuvent être positionnés et comparés.

Un niveau à lunette se compose :

a- d’une linette astronomique de grossissement plus ou moins fort permettant de faire des lectures
précises.
b- suivant les niveaux :
- d’une seule nivelle sphérique permettant un calage approximatif (niveaux automatiques)
- d’une nivelle sphérique et d’une nivelle de réglage fin (niveaux manuels)
c- d’un système de vis calantes permettant de rendre l’axe optique horizontal.
La nivelle sphérique du niveau à lunette permet de vérifier l’horizontalité de l’axe optique.
La lunette astronomique comporte :
a- Un oculaire par le réglage duquel on procède à la mise au point des traits du réticule.
b- Un dispositif de mise au point permettant d’obtenir la netteté de la mire dans la lunette.
Le réglage de l’oculaire permet la mise au point des traits du réticule.

La mise en station du niveau automatique s’effectue comme suit :


- Calage du trépied en donnant si possible une inclinaison identique aux pieds
- Fixation du niveau sur l’embase du trépied.
- Réglage de l’horizontalité de l’axe optique de la lunette par l’intermédiaire des vis calantes et
contrôle à l’aide de la nivelle sphérique.

La mise en station d’un niveau manuel s’effectue de manière identique mais avec réglage
supplémentaire :
- Réglage de la nivelle « fin ». Celle-ci est différente suivant les appareils.
Il est nécessaire de procéder à son réglage lors de chaque visée.
Lorsque les bulles des nivelles sphériques (et fine pour niveau manuel) se trouvent dans leur repère,
l’axe optique de al lunette est horizontal.

Mise en station :

Ouvrir le trépied et le mettre en station pour que l’oculaire de l’instrument soit ultérieurement
à hauteur d’œil que le plateau du trépied soit aussi horizontal que possible. Bien enfoncer

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Les pieds du trépied dans le sol (genou contre la jambe du trépied).
Tirer vers l’extérieur le levier du fermoir terminant la courroie de transport de l’étui et dégager le
crochet. Basculer le couvercle vers l’arrière et le déposer.
Retirer l’instrument, le placer sur le trépied, le maintenir d’une main et le fixer immédiatement de
l’autre main en ne serrant la vis du trépied que modérément. Refermer l’étui.

Mise au point de la lunette :

Diriger la lunette vers un fond clair et uniforme. Tourner l’oculaire de la lunette jusqu'à ce que les fils
du réticule apparaissent nets et bien et bien noirs.
Diriger la lunette à la lunette et viser la mire placée verticalement sur le point à relever à l’aide du
viseur sur la lunette. Tourner le bouton de mise au point de la lunette jusqu’à ce que l’image de la
mire apparaisse bien nette et sans parallaxe, quelle reste fixe par rapport le fil vertical du réticule sur
le milieu de la mire en agissent sur la vis de fin mouvement horizontal (vis de fine rotation).

La mire :

D’après le principe du nivellement géométrique, il est nécessaire que la mire soit sur les points à
niveler (donc que son assise soit stable) et qu’elle soit tenue verticalement.
Les mires parlantes ont généralement une longueur de 3 ou 4m.
La verticalité de la mire est vérifiée au moyen d’une nivelle sphérique.
La face avant de la mire dirigée vers l’opérateur est peint en blanc et porte en noir (ou en rouge) une
graduation. Les divisions sont alternativement peintes en noir et en blanc.
Les lectures consistent à déterminer lors de la vue sur la mire :
- Le mètre nominal : repéré par l’absence de point, un point ou le premier chiffre de la division
suivant le modèle de la mire.
- Le décimètre nominal : c’est le deuxième chiffre de la casse.
- Le centimètre nominal : en comptant le nombre de divisions entières situées dans le groupe
jusqu’avant la ligne horizontale du réticule.
- Le millimètre nominal estimé a vue de la fraction comprise entre le dernier trait des unités
situées.
On trouve le chiffre des mètres écrit à gauche de la mire et le chiffre des décimètres à droite de la
mire.

Lorsque l’on regarde au travers de la lunette du niveau l’image du réticule, on distingue :

1- Deux traits fins perpendiculaires, occupant tout le champ de la lunette, l’un vertical, l’autre
horizontal sur lequel se fait la lecture du niveau sur la mire.
Le trait vertical permet le centrage sur la mire, le trait horizontal est appelé fil niveleur (trait niveleur).
2- Deux traits fins de faible longueur perpendiculaires au trait vertical. Ces traits situés à égale
distance de l’intersection des traits verticaux et horizontaux sont appelés fils stadimétriques (traits
stadimétriques supérieur et inférieur).

Mesures des distances :

L’image d’une mire se projette sur réticule et forme un angle stadimétrique  (Fig.1).

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Les traits stadimétriques sont d’une grande utilité car ils permettent de mesurer, par simple lecture, la
distance de l’axe vertical du niveau au point de repos de la mire. Cette distance est mesurée
horizontalement.
Si on appelle « L » la distance lue sur la mire, entre les traits stadimétriques, la distance D entre l’axe
vertical du niveau et le point de repos de la mire est égal à 100 x L. La distance D donné par le
principe :

Principe :

c , b : traits du réticule C
C, B : images de c et b sur la mire.
L : différence de lecture sur la mire = Lc - LB
m : distance séparent les deux traits du réticule c
tel que : m
m / = 1/ 100 A L
 
Et en utilisant les triangles semblables on peut b
avoir la distance : D
L / D = m / = 1/ 100 => 100L = D B
(Fig.1).

Remarque :

Les lectures sont faites sur la mire au


millimètre par interpolation à vue. L = Ls - Li

Nivellement direct :

Principe :

Si on veut déterminer l’altitude HB d’un point B


connaissant l’altitude HA d’un point A :

On dispose :

1-D’une mire verticale en A et une autre en B


2-D’un niveau en station au milieu de AB ou à
égale distance de A et de B.
3-On effectue une lecture en A (lecture arrière)
AR, et une lecture sur la mire en B (lecture B)
AV.
4-les lectures se font avec le trait horizontal
médian (trait niveleur).
5-La dénivelée ΔH est égale en grandeur et en
signe à la différence des lectures AR et AV.

ΔH =lecture AR- lecture AV.

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Application numérique :

Les points LS : lecture supérieure LM : lecture moyenne LI : lecture inférieure


(m) (m) (m)
A 1.405 1.248 1.345
B 1.610 1.511 1.415

1) Calcule de distance :

OA :

OB :

D D D  6  19.5  25.5m
AB OA OB

Les
Lecture supérieure (m) Lecture inférieure (m) Distance (m)
points
A 1.405 1.345 6
B 1.610 1.415 19.5

2) Calcule de dénivelée :

LAR : lecture arrière le point A (LM)


LAV : lecture avant le point B.

H  L L  1.248  1.511  0.263m  26.3cm


AR AV

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