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Projet de thèse portant sur la microfinance et la lutte contre la pauvreté : Cas du Fouta Djallon

INTRODUCTION

Les institutions de microfinance sont des structures qui n’ont pas le statut de banque
mais qui pratiquent, à titre habituel, des opérations de crédit ou de collecte d’épargne
et offrent des services financiers spécifiques au profit des populations évoluant pour
l’essentiel en marge du circuit bancaire traditionnel (loi bancaire guinéenne, article 2)

Dans le cadre de sa politique de développement économique et social, le


gouvernement de la Guinée misé, entre autres priorités, sur la promotion de
l'initiative privée et le développement participatif. A ce titre, la micro finance a été
identifiée par les nouvelles autorités comme un des leviers essentiels en ce sens que
les effets d’entraînement sur le reste de l'économie en termes de création d'emplois,
de diversification de la production, d'utilisation des ressources productives locales
tout en lui apportant un soutien notable qui s’est matérialisé par :

- La création d’une Agence Nationale de la Microfinance (ANAMIF) rattachée à


la Présidence de la République et doté d’un fonds de GNF 130 Milliards destiné
aux Femmes et aux Jeunes porteurs des projets.
- L’élaboration d’un document de stratégie nationale pour la finance inclusive
(SNFI) validé par les Acteurs et en cours de validation par le Gouvernement.
- La mise en œuvre du Fonds National qui s’est traduit par le déblocage d’un
montant de 24 milliards en faveur des Femmes et des Jeunes.

Ces mesures visent d’une part à inciter le secteur de la Microfinance à apporter des
concours financiers à la création des PME en contribuant à réduire le risque de crédit
face à cette clientèle « particulière » qui ne remplit pas les conditions généralement
exigées par les banques (par exemple, absence de garanties réelles). D’autre part
elle consiste à faire un diagnostic approfondi du secteur de la Microfinance et
analyse des opportunités d’investissement et financement des micro-entreprises et
à ouvrir des « guichets » pouvant adresser directement les besoins de micro-
entreprises en tenant compte de ses faiblesses.

Malgré les efforts combinés des initiatives gouvernementales (projets, lignes de


crédit, fonds de garantie, etc.) et privées (à travers la Microfinance), la question de la

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création et du développement des micro-entreprises n’a pas encore été réglée pour
les deux principales raisons suivantes :

(i) d’une part, au niveau des activités mises en œuvre, on a plutôt assisté à un
certain manque d’imagination et d’entrepreneurship provoquant ainsi une diminution
de la rentabilité du secteur de la Microfinance et, surtout, à une insuffisance de
financement aussi bien pour la création que pour le développement ;

(ii) d’autre part, malgré sa forte croissance, le secteur de la microfinance regorge un


certain nombre de faiblesses qui constituent autant de contraintes à sa capacité à
appuyer les micro-entrepreneurs (difficulté d’accéder à des ressources financières
suffisantes et stables, faiblesses internes des micro-entreprises dont les principales
sont : manque d’expérience dans ce créneau, ressources humaines parfois
insuffisamment formées, manque de professionnalisme, etc.).

Mais il semble aujourd’hui, malgré ces faiblesses endogènes ainsi que les difficultés
d’identifier des projets dans des créneaux porteurs, que ce soit le secteur de la
microfinance, de par ses atouts (proximité, produits, conditions et modalités d’accès),
qui est le mieux approprié et en tout cas celui qui manifeste la plus grande volonté
pour apporter les concours financiers aux micro-entrepreneurs.

OBJECTIF PRINCIPAL :

La présente étude consiste à examiner les contraintes des clients dans l’exercice de
leurs activités.

De façon spécifique il s’agit :

 D’examiner l'impact des microcrédits octroyés par les Institutions de


Microfinance au niveau de la clientèle;
 Changements des pratiques associées à une meilleure rentabilité
(changements positifs d’ordre qualitatif) ;
 Augmentation des revenus ou des actifs des PME ;

HYPOTHESES

 La clientèle est confrontée à un problème de financement, et de


commercialisation

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 Les contraintes selon le genre sont identifiées ;

REVUE DE LA LITTERATURE :

Microfinanceoutil alternatif de lutte contre la pauvreté

La Microfinance est un terme générique désignant les offres de services financiers destinées
aux populations pauvres, exclues du système bancaire traditionnel. Elle concerne, au sens
large, les microcrédits, micro assurances, micro transferts. Au sens strict, elle se confond au
microcrédit définit comme étant des prêts de petites sommes destinées à financer tout ou
partie d’un projet générateur de revenus.

Quant à la pauvreté, dans son sens absolu, elle représente une situation de privation des
moyens de couverture des besoins primaires des membres des ménages. Elle est mesurable
par un niveau de revenu ou de dépense individuelle.Elle désigne l’incapacité d’acquérir une
ration alimentaire équilibrée assortie d’une incapacité à couvrir correctement les autres
besoins non alimentaires. Dans son sens relatif, la pauvreté dans un pays est la situation des
ménages faisant partie des 20 % de la population effectuant les dépenses les moins élevées.

L’émergence de la Microfinance comme outil approprié de lutte contre la pauvreté est à


inscrire dans le contexte global de la coopération internationale et des débats sur l’efficacité
de l’aide au développement au cours des années 90 et la décennie 2000.

Face à la difficulté, voire l’échec, de l’aide au développement de contribuer significativement


à la réduction de la pauvreté dans le monde, on a reconnu à la Microfinance, notamment lors
du premier Sommet Mondial sur la micro crédit 3 en 1997, à Washington, une approche
fonctionnelle de financement du développement en faveur des micros entrepreneurs et des
femmes, à travers des crédits et d’autres services financiers.

Ce Sommet faisait suite à la création dès 1995, auprès de la Banque Mondiale, sous
l’initiative des bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux, le Groupe Consultatif
d’Assistance aux Pauvres (CGAP) avec la mission d’améliorer les capacités des institutions
de micro finance, afin qu’elles puissent offrir des services financiers durables.

Faisant écho à l’action de la Banque Mondiale et à diverses initiatives développées çà et là,


les Nations Unies, après la rencontre sur le micro crédit de NewYork en 2002, décident de
faire de l’année 2005, l’Année Internationale du microcrédit.

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De même, les Autorités françaises, à l’issue du sommet consacré au même sujet à


Paris(2005), expriment leur volonté de soutenir le développement de la micro finance à la
fois à travers des réformes institutionnelles (cadres légal, fiscal) et une mobilisation de
ressources privées.

Aussi, sur la même thématique, la Conférence des Nations Unies de juin 2006 à Dakar,
dresse le constat suivant : « la réalité reste que la plupart des populations les plus pauvres à
travers le monde, n’ont pas encore accès à des services financiers pérennes et viables, qu’il
s’agisse de l’épargne, du crédit ou de l’assurance. Notre défi majeur consistera donc à
éliminer les contraintes qui excluent les plus démunis d’une pleine participation au secteur
financier. Ensemble, nous devons construire des secteurs financiers inclusifs qui aident les
populations à améliorer leurs conditions de vie ».

Les objectifs qui sont assignés à la Microfinance et partagés par les Agences de
développement et les gouvernements, sont de plusieurs ordres : augmenter les revenus des
plus pauvres , favoriser, stabiliser et professionnaliser leurs activités économiques, mais aussi
et surtout, améliorer le statut des femmes en termes économique, d’éducation, de santé, et
plus généralement, renforcer leur autonomie et favoriser la naissance d’un ensemble de
sentiments de libertés réelles , d’accroissement des « capacités » de l’individu, au sens
d’Amartya Sen (1993),Prix Nobel d’Économie, 1998.

Pour Sen, être pauvre signifie avant tout, être privé de « capacités » de base plutôt que de
disposer en soi d’un maigre revenu, ce dernier étant considéré au sens instrumental
(générateur de capacités) plutôt qu’intrinsèque (empêchant la pauvreté).

Il faut souligner qu’à l’époque, cet engouement des Gouvernements, Institutions


internationales, Organisations Non Gouvernementales et populations en attente d’aide pour la
micro finance a été en grande influencée par l’expérience de Mohammed Yunus, Prix Nobel
de la Paix, reçu en 2006 au cours du second Sommet Mondial du microcrédit à Halifax
(Canada). En effet, on rapporte que ce chercheur et un grand praticien du microcrédit a réussi
dans la durée, à améliorer dans une certaine mesure et sous certains aspects, les conditions de
vie de des populations pauvres au Bengladesh, grâce à de petits crédits.

L’efficacité de laMicrofinance enquestion

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Dans la littérature, plusieurs études se sont intéressées à l’efficacité des Institutions de


Microfinance (IMF). On peut regrouper ces études en deux catégories :
 Dans la première catégorie, les études analysent la performance des institutions de
micro-finance en ne prenant en que le caractère d’intermédiation financière de celles-
ci, voir notamment; Qayyum et Ahmad, 2006 ; Bassem, 2008 et Haq et al., 2009. Ces
études s’inscrivent donc dans l’approche du CGAP, 2003 (Consultative Group to
Assistthe Poor), qui préconise de mesurer l’efficacité des Institutions de microfinance
à travers des ratios se rapportant à la soutenabilité/profitabilité, la gestion actif/passif,
la qualité du portefeuille et l’efficacité/productivité. Ainsi, ces études ne permettent
pas vraiment d’appréhender la performance des Institutions de microfinance en
termes de réduction de la pauvreté ;
 Dans la deuxième catégorie de ces études sur la performance des Institutions de
microfinance, en plus de la fonction d’intermédiation de ces institutions, on prend en
compte la dimension de pénétration (outreach) liée à la fonction sociale de ces
institutions. Ceci, par l’intégration de variables telles que le nombre de clients, le
pourcentage de femmes emprunteurs et, pour certaines études, un index de pauvreté
calculé à partir des données relatives aux états financiers de ces institutions. Celui-ci
est censé mesuré la propension de l’Institution de microfinance à prêter aux
populations les plus pauvres. On peut citer notamment Guittiérez-Nieto et al., 2007 et
2009 ; Soulama, 2008 ; Serano-Cinca et al., 2010 et Hermes et al., 2011. Kablan
(2012).
D’après ces auteurs, en permettant à des pauvres de bénéficier de services financiers
les Institutions de microfinance participent à la réduction de la pauvreté. Aussi, les
Institutions de microfinance qui prêtent le plus aux femmes sont celles qui sont le plus
axées sur la lutte contre la pauvreté.
Dans le cas guinéen, on peut citer l’étude de A. A. Bah(2012). Cette étude porte sur les
articulations entre finance formelle et informelle et lutte contre la pauvreté au Fouta-Djalon.

Une des limites fondamentales de ces études est qu’elles évacuent d’emblée la question de
savoir si le vrai problème des pauvres dans les pays en développement est celui du
financement.

La question de l’efficacité de la microfinance dans la lutte contre la pauvreté n’est pas sans
rappeler la fameuse controverse au cours des deux dernières décennies sur l’efficacité de

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l’aide au développement entre les tenants du « Big Push » ou « Grande impulsion » et les
partisans de la capacité d’absorption1. La théorie du « Big Push » repose sur l’hypothèse de
piège de sous-développement qui postule que les pays pauvres sont enfermés dans un
équilibre bas et qu’une « grande impulsion » associée à un afflux massif d’aide extérieure
serait nécessaire pour les sortir de la pauvreté ; Alors que la théorie de « capacité
d’absorption » met l’accent sur les contraintes de décaissement des pays pauvres.

A l’image de ce débat au niveau des pays, on se demande si le même type de questionnement


ne s’applique pas au niveau des individus pauvres. En effet, la focalisation actuelle sur les
institutions de microfinance comme instrument de lutte contre la pauvreté donne l’impression
que tout se passe comme si les pauvres n’attendent que leurs besoins de financement soient
satisfaits pour sortir de la pauvreté. Ils restent dans la pauvreté parce qu’ils n’ont pas reçu
suffisamment de financement, et comme ils n’ont pas accès, ou difficilement, au financement
bancaire, il ne reste que les institutions de microfinance pour les aider à sortir de la pauvreté ;
D’ailleurs, compte tenu de la dimension de leurs activités, leurs besoins de financement, dont
la satisfaction est considérée comme le principal obstacle à leur sortie de la pauvreté, est
faible. En ce sens, les microcrédits, par opposition au financement bancaire où les montants
peuvent être relativement importants, suffiraient.

Cependant, à l’observation au quotidien du phénomène de pauvreté, on peut se demander si le


principal problème des pauvres est l’accès au crédit. Or, si tel n’est pas le cas, beaucoup
d’énergie et de moyens financiers risquent d’être mis dans le secteur de microfinance sans que
cela ne réduise significativement la pauvreté ; Alors que ces ressources peuvent être utilisées
plus efficacement en identifiant et en s’attaquant aux véritables causes de la pauvreté. A cet
égard, notre intuition est que, sans négliger la contrainte d’accès au crédit pour les pauvres, il
faut appréhender la pauvreté davantage comme résultat de déséquilibre de marchés
microéconomiques de biens et services, d’une part, et de politiques de répartition des valeurs
ajoutées, au sein des entreprises, inadaptées à la promotion d’une croissance pro-pauvres au
niveau macroéconomique, d’autre part. Une réflexion dans ce sens devrait, à notre avis,
améliorer notre compréhension du phénomène de pauvreté et conduire à la mise en place des
outils pertinents de lutte contre la pauvreté.

1
A ce sujet, voir le n° spécial de la revue d’économie du développement 2006/2-3-septembre

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Dans tous les cas, la question de savoir qu’elle est la meilleure approche pour lutter contre la
pauvreté appelle, in fine, une réponse d’ordre empirique.

Dans l’ensemble on peut relever deux limites fondamentales de ces différentes études :
 Premièrement le rôle éventuel du coût de l’accès au crédit Microfinance dans
l’aggravation de la pauvreté à travers le poids du surendettement n’est pas examiné.
Cet aspect est pourtant fondamental. En effet, face à de sévères contraintes de
liquidité les agents économiques ont souvent tendance à accepter des crédits sans une
réelle appréciation des taux d’intérêts à payer;
 Deuxièmement, même dans le cas des études qui prennent en compte le rôle social
des Institutions de microfinance l’analyse est faite uniquement sur la base des
données de ces institutions et on ne met l’accent que sur la propension de prêt aux
pauvres et la part des prêts faits aux femmes comme mesure de l’efficacité des
Institutions de microfinance dans la lutte contre la pauvreté. Les données propres aux
bénéficiaires des crédits de la Microfinance ne sont pas, ou insuffisamment prises en
compte. Or, l’accès au crédit est une opportunité qui ne se traduit pas forcément par
une réduction de la pauvreté.
En somme pour une meilleure évaluation de l’impact de la Microfinance, il est essentiel de
mettre l’accent sur la capacité de la Microfinanceà renforcer l’autonomie des pauvres et
favoriser à leur niveau la naissance d’un ensemble de sentiments de libertés réelles,
d’accroissement de leurs « capacités », au sens d’Amartya Sen.
METHODOLOGIE

 l’analyse des besoins des clients et une identification des créneaux porteurs
susceptibles de favoriser l’implantation et le développement des micro-
entreprises rentables, ainsi que les conditions et exigences nécessaires pour
réussir dans ces créneaux ;
 l’inventaire et l’évaluation des principaux dispositifs d’appui au financement
des micro-entreprises en Guinée au cours des 5 dernières années ;
 l’identification et le diagnostic des IMF qui interviennent dans le financement
des micro-entreprises afin d’en identifier les forces et faiblesses et les facteurs
clés de succès.

Outils :

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Nous avons utilisé les moyens de collecte d’information suivants :

- une revue documentaire au niveau des décideurs (organismes concernés), des


principaux acteurs (institutions de microfinance), des bailleurs de fonds actifs dans le
financement des micro-entrprises et dans la microfinance, des différents organismes
intervenant dans le secteur ; - des interviews et entretiens avec des personnes clés
au niveau des micro-entrepreneurs et de la microfinance qu’à celui des partenaires et
acteurs principaux (y compris des structures d’encadrement) ; - une analyse des
informations ainsi recueillies.

RESULTATS ATTENDUS :

De cette étude, il est attendu :

- de recommander des mesures visant à desserrer les contraintes identifiées ;

- de proposer des mécanismes et dispositifs adaptés aux besoins des micro-


entreprises ;

- de mettre en perspective un partenariat entre les micro-entreprises (micro-


entreprises) et les IMF - d’indiquer les rôles des principaux acteurs dans la
microfinance)

La présente étude essayera de proposer, sous la forme d’un programme qui sera
discuté dans une perspective d’opérationnalisation, des axes d’amélioration
quantitative et qualitative des interventions du secteur de la microfinance sur le
segment de marché du secteur de l’entreprenariat, en recherchant les voies et
moyens de lever les contraintes actuelles. Pour ce faire, nous avons adopté la
méthodologie suivante :

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