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LIVE JOURNAL

Chroniques et Choix de Textes


(en français et en turc)
Par
Alex (Sacha) Kaptan
2018
MUSTAFA KEMAL ATATÜRK : GÉNIE
TURC DU XXe SIÈCLE (3)

ATATÜRK DANS LA PRESSE SUISSE


FRANCOPHONE
Un choix de textes montrant a quel point la Suisse accordait de
l'importance tant a la personnalité d'Atatürk qu'aux réformes
civilisatrices qu'Il a introduites en Turquie. J'ai également choisi
quelques articles avec des accents un brin "fantaisistes" et
postérieurs au décès du grand homme d’État, ainsi que des "entre-
filets" sur des faits relativement mineurs. Au lecteur d'en juger.
L´Express, jeudi, octobre 05, 1961

Et Atatürk créa la Turquie


Un reportage de la « Feuille d'avis de Neuchâtel »
Le chef de la Turquie est un monsieur au regard d'acier et à la mâchoire
carrée qui ne sourit jamais. Bien qu' il soit mort depuis vingt-trois ans, il est
omniprésent : habillé d'un éternel smoking, on le rencontre en portrait dans
tous les ministères et dans tous les ménages ; son nom fait s ' étrangler
d'émotion les orateurs politiques ; et les statues que l'on peut voir dans ce
pays islamique, si par hasard elles ne sont pas faites à son image, ne doivent
leur existence qu' à l'extraordinaire révolution religieuse et sociale dont il est
l'auteur. C'est de Mustapha Kémal, alias Ataturk, alias le Ghazi, que je veux
parler.

L'homme qui a créé la Turquie de toutes pièces est Turc, en quelque sorte,
par accident. Il est né à Salonique, au moment où l'Empire ottoman n'est plus
que « l'homme malade de l'Europe » . Pendant la première guerre, il
commande aux Dardanelles et il peut se piquer, dans cet empire épuisé par
deux guerres balkaniques, une campagne de Libye et une alliance militaire
malheureuse avec le kaiser, d'être le seul chef militaire invaincu. En 1918,
alors que l'Europe croit définitif l'écroulement de la Turquie, il est chargé de
démobiliser en Anatolie. Lui démobiliser ? Il déchire les ordres et mobilise au
contraire tout ce nu'il reste de soldats loqueteux et d'intellectuels mécontents.
D Angora, qui deviendra Ankara, sa capitale, il entreprend de faire sa
Turquie turque. La tâche ne fut pas facile dans ce pays islamique où les
populations levantines, arméniennes et kurdes sont nombreuses. Sollicité, le
paysan anatolien répondait: «Je ne suis pas Turc, je suis musulman ! »

Le sursaut national
Probablement, sans les diplomates occidentaux, Mustapha Kémal aurait eu sa
place dans l'histoire à côté des nombreux généraux fusillés à l'aube ; mais
l'implacable traité de Sèvres provoqua le sursaut national. La victoire de la
guerre de libération effaça dans la mémoire des Turcs le souvenir même des
guerres du désert et de leurs défaites. Les Grecs jetés à la mer, Mustapha
Kémal forme un gouvernement provisoire et désigne une assemblée nationale
— qui croit se débarrasser de lui en le nommant maréchal ! Tout cela
d'Ankara ; mais les Alliés occupent toujours Stamboul et soutiennent le
dernier des trente et un sultans ottomans.

En la personne d'Ismet Inönü, la révolution trouva son Talleyrand qui lui


ramena de Lausanne le traité du même nom et la réhabilitation de la Turquie.
Trois mois plus tard, la République est proclamée, et le symbole de « l'homme
malade », le sultan Mehmed VI, s'enfuit dans une ambulance britannique.
Ainsi donc, à 42 ans, Atatürk — le père des Turcs, tel est le patronyme qu' il
se choisit — avait déjà conduit son peuple de la décadence à la renaissance, de
l'empire à la république, de la mollesse _d'Istanbul aux rigueurs d'Ankara ; il
allait consacrer le reste de sa vie à atteindre le but qu'il s'était fixé, c 'est-à-
dire transformer en une démocratie laïque et occidentale la théocratie
orientale qu' était l'Empire ottoman. Il allait lancer une révolution si radicale,
des réformes sociales si audacieuses que Lénine, à côté de lui, fait figure
d'enfant de chœur ! (...)
La polygamie fut supprimée. A la sortie du harem, la femme reçut son bulletin
de vote, et onze ans avant que la France n'y songe — mes petits enfants feront
le compte pour la Suisse — la Turquie envoyait ses citoyennes à la Chambre
des députés.

On a dit d'Atatürk qu'il était militaire pair vocation, homme d'Etat par
nécessité et instituteur par tempérament. Sans doute emporté par son
tempérament, il remplaça l'alphabet arabe par un alphabet qui, à quelques
cédilles près, est notre ABC.

A l'occasion, il fit lui-même la leçon à son peuple, tableau noir et baguette à


portée de main. Pendant une année, pas un livre ne fut imprimé, mais la
révolution de l'écriture réussit.

Par la même occasion, la langue turque fut épurée de ce qu' elle avait de
persan et d'arabe. Un langage « fonétic » la compléta. C'est ainsi qu'en sortant
de mon « otel », je traverse le « bulvari » pour aller au « Café Pyer Loti », à
moins que je ne me décide pour le « konkuripik ».

Athée par raison d’État


Inévitablement, Atatürk devait se heurter à l'islam, religion certes, mais aussi
système juridique et social ; il devint, selon l'expression de Pierre et Renée
Gosset, « athée par raison d'Etat ». Paris vaut bien une messe ; pour le bien de
la Turquie moderne, le Coran devait être jeté aux orties.

D'un trait de plume le califat est supprimé, les imans sécularisés, la législation
coranique remplacée par le... code civil suisse, le code pénal italien et le code
commercial allemand, la construction de mosquées interdite et Sainte-Sophie
transformée en musée. Et dire qu'Atatürk avait été surnommé le Ghazi, le
conquérant des infidèles !

Étrange carrière que celle de cet homme qui fut le de Gaulle de Londres vingt
ans avant de Gaulle, qui donna le droit de vote à des femmes qui n ' étaient
pas encore des suffragettes, qui se débarrassa du colonialisme avant que le
mot ne soit connu et qui, farouchement nationaliste, ne brandit le glaive que
pour protéger les frontières de cette Turquie qu'il avait limitée au dur plateau
anatolien . Dictateur, oui. Mais un dictateur résolument tourné vers l'avenir,
toujours deux décennies en avance sur son temps. A sa mort, la Turquie qu'il
avait secouée si brutalement, le pleura et lui construisit, sur une colline
d'Ankara, un émouvant mausolée ouvert à tous les vents d'Anatolie.

L'héritage d'Atatürk

Que reste-t-il d'Atatürk ? Un pays neuf, fier d'être occidental, mais encore
tiraillé par son ascendance asiatique ; « l'héritage d'Atatürk » aussi, formule
dont se gargarisent les politiciens, si prestigieux et si sacré que personne ne va
voir de trop près ce qu'il est.

Le peuple turc est d'une passivité qui inquiète tous les observateurs
occidentaux. Il se plia à la volonté d'Atatürk, en murmurant, mais il se plia.
Aujourd'hui, par une sorte de mouvement d'inertie, la réaction islamique a
regagné du terrain : à la campagne, on rencontre encore des femmes voilées
— à cause de la poussière vous dira-t-on ; une polygamie camouflée a resurgi,
malgré le code civil suisse ; et l'écriture arabe sert à merveille de
sténographie. De beaux esprits vous diront qu'Atatürk ne fut que l'accident
heureux qui précipita l'évolution inéluctable de la Turquie et, pour plus d'un
musulman, Menderès restera à tout jamais l'homme qui a ouvert-les
mosquées qu'Atatürk avait fermées. Enfin, d'une manière générale, si la
Turquie vénère la personnalité d Atatürk, elle semble souvent oublier ce qu '
est le kémalisme.

Et pourtant demandez à un diplomate occidental ce qu'il pense de la politique


occidentale, il vous dira en conclusion: «Croyez-moi, ce qu' il leur faudrait, c '
est un nouvel Ataturk. »

Bernard PELLER.

******************

L´Impartial, mardi, mai 19, 1981

Symbole centenaire
UN ÉVÉNEMENT PAR JOUR

Si l'on ne s'est pas trompé sur sa véritable date de naissance, Mustafa Kemal
Pacha « Atatürk» aurait aujourd'hui cent ans.
Le père de la Turquie moderne est mort en 1938. Depuis lors, les régimes se
sont succédé à la tête du pays avec un inégal bonheur. Une seule constante,
tous se sont au moins une fois réclamé de la «doctrine Atatürk», de quelque
bord qu'ils soient.

Ainsi, le régime militaire actuel issu du coup d'Etat d'octobre dernier, a


proclamé l'année 1981, «année Atatürk», même si ses options politiques n'ont
qu'un rapport très lointain avec les théories du fondateur de la Turquie
moderne.

N'oublions pas qu'en 1920, le général Kemal Pacha, alors à la tête de la 7e


armée de Palestine, se lance dans un combat qui vise essentiellement à libérer
le pays de la tutelle monarchique et de l'islam. Ce premier objectif, lié à la
libération militaire n'a pas grand-chose à voir avec les problèmes auxquels
sont confrontées les autorités actuelles, le terrorisme en tête.

En 1923, après avoir aboli le sultanat, Atatürk se retrouve aux rênes du


pouvoir. C'est à partir de ce moment-là qu'il établit un vaste programme de
réformes sociales, politiques et économiques. Il n'aura pas le temps ni toujours
l'occasion de réaliser tous ses projets. Plongée une nouvelle fois dans la guerre
lors du deuxième conflit mondial, la Turquie laïque parvient tout de même,
sous la férule d'Inonû, successeur de Mustafa Kemal, à préserver sa
neutralité. C'est alors que le multipartisme est officiellement autorisé. Cette
mesure qui visait à développer la pratique démocratique — on commençait à
dénoncer le côté dictatorial de la politique d'Atatürk — n'aura pas que des
suites heureuses: par la suite, les principaux partis auront presque toujours
une peine énorme à s'assurer une majorité suffisamment importante pour
gouverner sans trop de problèmes.

Ces dix dernières années, avant que l'armée n'intervienne, le pouvoir a été
exercé à tour de rôle, au gré de la situation économique, par le Parti de la
justice de M. Demirel et par les sociaux-démocrates de M. Ecevit. Ces deux
fractions antagonistes se rejoignaient sur un seul point: l'héritage des idées
d'Atatürk. Aujourd'hui, le général Evren suit la même voie.

Adulé par les Turcs, Mustafa Kemal figure en bonne place sur les murs des
établissements publics et des habitations, d'Istanbul à Ankara en passant par
Izmir. Un symbole aujourd'hui centenaire et qui n'et pas encore près de
mourir.

Claude-André JOLY
L´Express, vendredi, novembre 11, 1938

Kemal Atatürk fondateur de la Turquie


nouvelle est décédé
Le président de la république turque, de son vrai nom Moustapha Kemal Pacha,
mais désigné maintenant de l'appellation officielle d’Atatürk, c'est-à-dire le père
du peuple, vient de s'éteindre à l'âge de 58 ans... S'il ne s'agissait que du chef
d’État éphémère d'une nation lointaine, on ne songerait guère à lui consacrer
ces lignes. Mais, à la vérité, chacun sait qu’Atatürk est le fondateur de la
Turquie moderne, chacun sait que des éléments moisis de l'empire ottoman en
décomposition, il a bâti, à la force de sa volonté, une patrie jeune et ardente,
moins vaste sans doute que l'ancienne mais combien plus unie, combien plus
vivante...

Des réformes du président Atatürk, on ne retient guère que les plus évidentes et
les plus pittoresques ; on parle par exemple de l'abolition du fez ou de
l'introduction de l'alphabet latin, toutes choses qui furent ardues à imposer aux
populations musulmanes. Mais Atatürk ne s'arrêtait jamais devant une difficulté
et il est stupéfiant de constater à quel point la transformation qu'il a fait subir au
peuple turc est radicale, sans qu'aucun mouvement d'importance ne se soit
jamais dressé contre lui.

Curieux mélange en vérité que ce régime! Atatürk avait impitoyablement éliminé


tout ce qui rappelait les traditions de l'époque des sultans et pourtant il avait
créé un nationalisme turc des plus ardents. Ce n'était ni du bolchevisme, ni du
fascisme comme l'ont dit quelques esprits trop hâtifs; c'était plutôt une façon, à
coup sûr singulière, d'adapter la civilisation occidentale à un peuple oriental,
sur le passé duquel on a fait préalablement table rase, mais à qui on entend
garder néanmoins, à un fort degré, son existence en tant que nation. a quoi
tenait l étonnant empire du président Atatürk sur ses concitoyens? A sa
puissante personnalité sans doute, aux circonstances aussi qui lui furent
toujours exceptionnellement favorables. Cet homme politique était issu de
l'armée — ce qui explique déjà bien des choses. Quand tout croula, quand tout
s'effondra en 1918 dans le monde ottoman, l’armée seule et même vaincue, avait
encore une signification. Le général Kemal Pacha eut cette chance alors (après
la grande guerre ou pourtant la Turquie avait connu la défaite) de chasser
d'Anatolie les forces helléniques qui s'y étaient incrustées. Il apparut aussitôt
comme le libérateur du territoire. Du pouvoir militaire, il passa au pouvoir civil.
Le reste est sous nos yeux.

On comprend que la Turquie rénovée pleure aujourd'hui celui à qui elle doit
presque tout. D'aucuns appréhendent une réaction ; elle est pourtant peu
probable. De toutes façons, il ne pourra s'agir d'une restauration du vieil état de
choses ottoman. Celui-ci est mort et bien mort (encore que le dernier sultan soit
toujours vivant !) et toute la jeunesse turque, façonnée par le chef d’État qui
vient de s'éteindre, n'est pas près de renier l'œuvre _d"Atatürk. Aussi, cette
œuvre a bien des chances de trouver maintenant des continuateurs.

*********************

L´Impartial, lundi, février 05, 1951

La fille adoptive de Kémal Ataturk, pilote de guerre


Sabiha Gökçen, fille adoptive de Kémal Ataturk, âgée de 36 ans, se rendra
prochainement en Corée en qualité de pilote de chasse. Elle est major dans
l'aviation turque et a été instructrice de l'aviation civile de son pays.

***********

L´Impartial, mercredi, novembre 25, 1959

KEMAL s'en va, la Turquie retourne à


l'Islam... et au café turc?
Les reportages de Jean BUHLER

L'Etat laïc créé par Kemal Atatürk a donné le change durant trente ans aux
observateurs occidentaux. Les réformes qu'il introduisit étaient évidentes. Sur
le plan politique , la Turquie resta neutre de 1939 à 1945, puis entra dans le
camp d e l'OTAN! Les compensations financières reçues pour la défense des
Détroits, la garde des frontières caucasiennes, l'octroi aux Occidentaux de la
base d'Izmir , de sept aérodromes et d'une rampe de lancement de fusées ont
servi à accélérer le processus d'industrialisation. Des milliers de jeunes gens
continuent d'étudier en Europe occidentale et en Amérique, à leurs frais ou à
ceux du budget d'Ankara. Enfin , les mœurs ont évolué. La jeunesse féminine
des villes ne porte plus le voile. Un nouveau code civil a remplacé la loi
coranique . L'alphabet vieux-turc fut remplacé par les caractères romains. Le
calendrier de l'Islam s'effaça devant le calendrier grégorien. L’État
théocratique d'avant 1923 vit la nationalisation des mosquées et des domaines
de l'Eglise, la suppression des charges civiles accordées aux ecclésiastiques , la
disparition des fraternités de derviches qui exerçaient une grande influence
dans les campagnes.

Cependant, le voyageur qui traverse la Turquie d'ouest en est, et de la mer


Noire à la frontière syrienne se rend compte que la sécularisation est
superficielle. Si les grandes mosquées d'Istanbul sont converties en musées
(pas toutes ) , celles des provinces orientales sont toujours le centre de la vie
régionale. Il s'en faut de beaucoup que toutes les femmes aient laissé tomber le
voile. Les campagnardes le portent souvent en mentonnière et s'en cachent le
visage lorsqu'un étranger s'approche. Dans le fond des consciences , on est
resté persuadé qu'être Turc c'est être aussi musulman et qu'on s'exclut de la
communauté nationale en pratiquant une autre religion que l'Islam ou en n'en
pratiquant point .

L'enseignement religieux à nouveau obligatoire

Le progrès des routes, le développement des échanges, les visites étrangères


ont fait reculer le fanatisme, tous les fanatismes. Les farouches mollahs que
combattit Kemal Pacha ne pourraient regagner leur ancienne emprise sur des
villageois qui sont moins souvent illettrés que jadis. D'autre part, les
fonctionnaires de la révolution laïque ont dû composer avec les survivances de
la religiosité.

L'appareil législatif a été peu à peu réajusté. En décembre 1946, le Parlement


débattait de l'introduction de l'enseignement religieux à l'école et l'autorisait à
titre facultatif en avril 1949. Il était toléré à raison de deux heures par
semaine. La faculté de théologie d'Istanbul, remplacée en 1933 par un institut
des études orientales, fut rétablie, mais attribuée cette fois à Ankara.

Un nouveau pas a ete franchi ces derniers temps. L'enseignement religieux est
devenu obligatoire. La rénovation des mosquées est portée au budget. On
revoit à la porte des cafés des banderoles portant des versets coraniques. Les
livres édifiants réapparaissent en masse. D'année en année, le nombre des
pèlerins à La Mecque s'accroît. Du haut des minarets, les muezzins appellent
à la prière en langue arabe. Les lectures du Coran figurent à nouveau dans les
émissions de la radio. Malgré une loi qui interdit aux ecclésiastiques de
s'occuper d'affaires politiques, la presse d'inspiration religieuse augmente son
influence.

Prudence de Menderes

Or, l'état de l'Islam dans son ensemble est tel aujourd'hui qu'une prise de
position face à la religion traditionnelle entraîne nécessairement le choix d'une
orientation politique. Les Turcs sont anti-Russes d'instinct, à cause d'un vieil
antagonisme de race, mais en matière de matérialisme moderne, ils sont aussi
loin de l'Occident capitaliste et de son évolution à moitié libre à moitié
contrôlée que du communisme et de son idéal révolutionnaire. En retournant
à l'Islam, le peuple turc rentre en lui-même. La question qui se pose est de
savoir dans quelle mesure l'Etat pourra diriger le mouvement et si son
autorité sur les masses en sortira enrichie. Les activistes de la Grande
Mosquée rêvent sans doute d'une revanche. Il ne manque pas d'éléments
solidement réactionnaires parmi eux.

Certains signes montrent que le gouvernement Menderes et le parti


démocratique, vainqueurs aux dernières élections grâce à l'appui des
campagnes flattées par la promesse (tenue) d'une renaissance religieuse,
manœuvrent avec beaucoup de prudence.

Les travaux gigantesques, pharaoniques, pour la modernisation d'Istanbul


subissent un coup de frein. La municipalité ne dispose plus de crédits illimités
et revend des terrains achetés naguère pour y faire passer de nouveaux
boulevards. Brusquement , des facilités ont été concédées aux touristes
étrangers qui peuvent, maintenant importer librement magnétophones,
disques, caméras , fusils de chasse, cartes à jouer, matériel de camping et de
cuisine. Le. Parlement prépare une loi qui supprimera d'autres restrictions à
la liberté du commerce. Pour lier plus étroitement la Turquie à l'Occident, le
Parlement songerait même à modifier dans la constitution les articles relatifs à
l'établissement des étrangers dans le pays.

Mais on regarde toujours vers l'Occident

Une sensation locale a été la réapparition du café, du vrai café qui ne


s'obtenait jusqu'à ces derniers temps qu'après une commande furtive et que
les garçons servaient dans des verres ou des tasses à thé. Le whisky est
également en vente libre. Symbole ? Oui, probablement l'un des signes que le
gouvernement joue sur les deux tableaux en rendant au peuple une plus
grande liberté religieuse pour mieux l'associer aux destins occidentaux.
Symbole encore que le projet d'un pont unissant par le Bosphore la rive
asiatique à la rive européenne et en démontrant mieux qu'Istanbul est la seule
ville du monde qui soit à cheval sur deux continents.

Les prochains mois confirmeront si le gouvernement turc répudie vraiment


les plans qui le conduisaient droit à l'inflation ou s'il entend prendre au milieu
de ses partenaires et alliés occidentaux la place qui revient à un peuple fort,
résistant, vif et doué d'étonnantes facultés d'adaptation. Si au lieu de
marchander les charges et devoirs de sa position stratégique, la Turquie gagne
sa vie assez largement pour financer sa modernisation, elle peut redevenir la
clé de voûte du Moyen-Orient. D'autant mieux que la voici de nouveau
musulmane, ouvertement.

Jean BUHLER
*****************
L´Impartial, samedi, janvier 31, 1987

Les fantômes du passé


Ankara est devenue, depuis quelques années, la tête de Turc des Occidentaux.

On lui reproche le génocide des Arméniens, son attitude à l'égard des Grecs, son
manque de démocratie, sa dureté envers les Kurdes, son ex-passé «colonialiste».

Les crimes de l'Empire ottoman sont un fait A-t-il été pire qu'un autre? Louis
XIV ou Napoléon furent-ils moins sanglants que les Grands Turcs?

Selon les latitudes et les longitudes, les appréciations varient

A nos yeux, une seule réalité compte: l'établissement de la République turque


par Kemal Atatürk en 1923 et sa volonté, comme celle de ses héritiers, de
transformer leur pays en un Etat moderne.

Qu'il y ait eu plusieurs bavures dans cette mutation, il serait absurde de le nier.
Mais, dans le siècle du progrès technologique éclair, ce n'est pas une petite tâche
que de modifier de fond en comble les structures d'une nation.

n est donc dans la nature des choses qu'on ait des critiques à formuler â leurs
propos. Doit-on les accabler pour autant de tous les péchés? Combien de
grandes puissances et même de petites n'en ont-elles pas commis de semblables,
dont on ne parle plus guère.

Au demeurant, si l'Empire ottoman a commis des injustices et dès-exactions?

on est Étrangement muet aujourd'hui sur le sort des Turcs en Bulgarie.

Etablis depuis des siècles dans cet Etat dont ils furent peut-être même à
l'origine, ils n'y sont plus qu'une minorité d'environ un demi-million. Le chiffre
est difficile à établir, car l'histoire des Turcs de Bulgarie n'est qu'une suite
interminable d'immigration et d'émigration.

En outre, les dirigeants communistes de Sofia ont interdit l'usage de la langue


turque et ils mbulgarisent» à qui mieux mieux, en changeant les noms, en fer
mant les mosquées, en multipliant les vexations, en contraignant à la fuite en
Turquie.

C'est ainsi, par exemple, qu'un membre du Parlement bulgare, M. Halil Ibisev,
d'origine ottomane, a cherché refuge au pays d’Atatürk.

Champion du monde d'haltérophilie, Naim Suleymanoglu en a fait de même.

Des centaines de simples citoyens ont agi de pare

Quand on blâme Ankara pour sa politique envers ses minorités, quand on la


vitupère, on oublie toujours que, elle aussi, est victime.

Le simple sens de la justice oblige à le rappeler.

Comme le simple désir de paix à affirmer que si l'on ressuscite le problème des
nationalités et les fantômes du passé dans les Balkans et dans le Proche-Orient
on réanimera les incendies que l'humanité a mille raison de laisser éteindre.
Willy BRANDT
MUSTAFA KEMAL ATATÜRK : GÉNIE TURC DU XXe
SIÈCLE (2)

RECUEIL DE TEXTES DE LA PRESSE FRANCOPHONE

ÉCHOS DE LA PRESSE MUSULMANE — ALGER 24 JANVIER 1936

SUR L’ÉMANCIPATION DE LA FEMME TURQUE


LA FEMME TURQUE SOUS LE RÉGIME DE KAMAL ATATÜRK

On peut dire que le mouvement de Kamâl Ataturk, qui fut un mouvement de


libération dans tous les sens, aussi bien sur le terrain de la politique intérieure
qu'extérieure, a été le véritable début d'émancipation de la femme turque.
Avec Atatürk , cette dernière allait connaître toutes les libertés légitimes,tous
les triomphes .

Sous le régime des Jeunes Turcs, après la restauration de la Constitution


turque, en juillet 1908, un mouvement d'indépendance et d'émancipation
avait commencé à se dessiner dans les milieux féminins turcs. Mais ce
mouvement était quelque peu hésitant, craintif. Les divers gouvernements
jeunes turcs, n'osaient pas trop l'encourager, le pays, quoique ayant une
Constitution restaurée, vivait encore sous le régime théocratique et coranien,
en ce qui concernait le régime personnel et le statut légal de la femme et de la
famille. D'autre part, la première guerre des Jeunes Turcs, dite de la
Tripolitaine (1912), la guerre balkanique ensuite (1912-1913), la guerre
générale enfin avaient apporté des préoccupations bien plus graves dans la
politique du pays. Il fallait toute l'ampleur du mouvement kamâliste pour
donner et garantir à la femme turque toute la liberté rêvée..

Atatürk avait déjà eu l'idée entière de la liberté à donner à la femme turque


lorsqu'il avait constaté durant le temps de la guerre de l'indépendance
anatolienne tout l'héroïsme et l'abnégation de la femme turque dans son aide
magnifique au soldat turc sur le front. Il en parle dans son célèbre discours-
mémoire qui relate toute l'historique du mouvement et de la guerre
d'indépendance. Il se devait pour ainsi dire à lui-même de récompenser cet
héroïsme et cette abnégation.
Il ne voulut pas cependant brusquer les choses pour la femme comme il l'a fait
pour l'homme. Ce fut chez lui, aussi bien sentiment de délicatesse infinie, si
l'on peut dire, à l'égard de la femme, -que de profond politique, pour ne pas
heurter trop de front les sentiments de certaines masses retardataires du pays.
Aussi quand l'Assemblée Nationale d'Ankara décréta la suppression du fez
pour les hommes, la loi ne toucha pas l'habillement de la femme et ne l'obligea
pas à ne plus porter le tcharchaf ou le féredjé. Celles qui voulaient le porter,
pouvaient continuer à le faire. Quant aux autres, elles étaient certainement
libres de porter le chapeau et de s'habiller à l'européenne, si elles le voulaient.

Dans son récent livre « Orient », Mr Edouard Herriot dit à la suite d'un long
entretien qu'il eut au palais de DolmaBahçe avec Atatürk, « qu'il a voulu la
suppression du fez comme un symbole ». Pour le voile des femmes, il a
compté sur la coquetterie féminine.

Il le laissa tomber sans en imposer de force la suppression.« Un réformateur


avisé, dit-il, doit savoir utiliser les différentes psychologies des sexes ».
Kamal Atatürk avait aussi son programme bien arrêté. Il allait procéder par
étapes pour habituer la mentalité féminine elle-même à la nouvelle situation et
aussi en général le peuple d'Anatolie.

Ce sont toutes ces diverses étapes qu'il convient de relever ici l'une après
l'autre jusqu'à la dernière, la loi du 5 décembre 1934, votée par l'Assemblée
Nationale d'Ankara, et modifiant dans ce sens l'article 10 de la Constitution
'turque. « Tout Turc, homme ou femme ayant 22 ans révolus, jouit du droit
de vote en Turquie », écrit l’article 11.

« Tout Turc, homme ou femme, ayant trente ans révolus, est éligible à la
députation, » La femme devenait ainsi électrice et éligible au Parlement du
pays, c’est à dire à l'Assemblée Nationale d'Ankara.

C'était le couronnement même de la politique d'émancipation de la femme


turque. Les suffragettes turques n'avaient plus leur raison d'être et le
mouvement féministe pouvait mettre fin à son existence en Turquie. C'est
ainsi d'ailleurs que le comprit l'Association Türk Kadin Birligi (Union des
femmes turques). Cette association, après un voyage de sa présidente à
Ankara, décida de se dissoudre en tant qu'association de revendications
politiques et de se transformer en une simple association de buts de
bienfaisance et culturels.
Une cérémonie significative eut lieu à ce sujet. Les membres du Bureau de
l'association et plusieurs membres de l'association se rendirent, leur drapeau
en tête, au monument de la Liberté, au rond point du Taksim. Après avoir
rendu hommage à Ataturk devant sa statue et avoir incliné leur drapeau
devant lui, elles déchirèrent ce drapeau, déclarant dans un discours de leur
présidente, que tout le programme de leurs revendications politiques avait été
réalisé.

La cérémonie fut très belle, le geste très heureux et l'hommage au grand


libérateur de la femme turque, très significatif.

LES ÉTAPES DE L’ÉMANCIPATION DE LA FEMME TURQUE LE


CODE CIVIL SUISSE

(6 Octobre 1926)

C'est le premier pas qui est fait vers l'émancipation réelle de la femme turque.
Cette loi dite du nouveau Code civil turc, basé sur le Code civil suisse
révolutionnait entièrement le statut personnel et la vie domestique de la
femme turque. De l'ancienne Loi du Chériat, dite Loi Coranique,il n'est plus
trace. Elle est entièrement écartée.

La femme turque obtient des droits civils entiers, exactement égaux à ceux de
l’homme, de son mari. L'esprit de la révolution kamâliste établit une égalité
absolue devant la loi entre l'homme et la femme.

La femme turque peut épouser n'importe qui, même un non musulman.

L'ancienne Loi coranique interdisait d'une façon absolue et sous peine de


mort même, tout mariage entre une femme musulmane et un non-musulman.
Les hommes musulmans pouvaient épouser des non-musulmanes.

Mais la réciproque n'était pas vraie.

Et cela fut ainsi à toutes les époques de l'Islam, et même encore dans les pays
islamiques, comme l’Égypte, l’Irak, la Perse où existe toujours le régime du
Chériat.

Dans l'ancien régime, les femmes musulmanes non seulement ne pouvaient


pas épouser des non-musulmans mais on allait encore jusqu'à condamner à la
lapidation celles que l'on soupçonnait d'avoir des relations avec des non-
musulmans.

Le nouveau Code civil permet à la femme musulmane de demander le divorce


contre son mari, alors que l'ancienne Loi Coranique ne lui donnait pas pas ce
droit de demander le divorce contre son mari, même polygame, même
infidèle. D'ailleurs, pour l'homme le mot infidélité n'existe pas en réalité dans
la Loi Coranique, puisque cette loi permet à l'homme d'avoir quatre femmes
légitimes et autant de concubines qu'il veut. C'est la loi du Harem. La femme
est considérée comme un meuble, un objet plus ou moins précieux et on peut
en avoir autant que l’on a les moyens financiers d'en posséder. Le despotisme
du mâle agit ainsi en plein.

Le nouveau Code civil turc a balayé tout ceci comme une chose néfaste du
passé. La femme turque a maintenant tout les droits de la femme européenne.

Anciennement le mari, pour répudier sa. femme, pouvait invoquer toutes les
raisons qu'il voulait. Il n'en est plus ainsi, et fort heureusement il est des juges.
à Ankara et dans toutes les villes de la nouvelle Turquie comme jadis à Berlin.

Le nouveau Code civil turc interdit le mariage de la femme turque avant l'âge
de 15 ans, alors que l'ancienne loi coranique établissait cet âge à douze ans. Il
permet. à la jeune fille devenue majeure, de se marier sans le consentement de
ses parents et après les sommations légales. Il interdit évidemment
entièrement la polygamie. Il règle les régime matrimoniaux et les droits de la
veuve d'une manière bien plus équitable et bien plus large que les anciennes
lois.

Il faut dire que les femmes turques ont largement bénéficié et profité des
droits que leur conférait le nouveau Code civil. S'il n'y a pas beaucoup de
musulmanes qui aient épousé des non-musulmans, cela tient à ce que la
question n'est pas encore entrée dans les mœurs. Cependant il y a de ces
mariages entre musulmanes et non-musulmans. On citait récemment dans «
Istanbul » le cas notamment de deux musulmanes qui ont épousé, la première
un Belge, et la seconde un Français, sans risquer, comme sous l'ancien régime,
d'être condamnées à mort, et elles n'en ont été nullement inquiétées.
Le nouveau Code civil permet à la jeune fille, à la femme turque de briguer
tous les emplois et de travailler en commun avec les hommes dans les maisons
de commerce privées, les banques et les Administrations publiques.

Aucune distinction n'est plus admise.

1929. L'INSTRUCTION DE LA JEUNE FILLE

En 1929, la première avocate plaida devant un tribunal turc. La même année,


une femme turque prit son diplôme de médecin. C'était là le couronnement de
tout un long effort depuis le jour où tous les degrés de l'instruction primaire,
moyenne et supérieure, avaient été ouverts à la jeune fille turque. Le
gouvernement avait pris comme toujours la tête du mouvement.

Il fonda dans le pays des lycées (écoles secondaires pour jeunes filles), ce qui
était totalement inconnu sous l'ancien régime théocratique. Sous cet ancien
régime, dès que la jeune fille musulmane atteignait l'âge nubile, c'est- à-dire
douze ans, elle était aussitôt enfermée dans le harem d'où elle ne devait plus
jamais sortir.

Le gouvernement multiplia dans le pays les écoles primaires pour jeunes filles.
Là où il ne put pas le faire pour des raisons budgétaires, il autorisa la
fréquentation des écoles communales ou primaires pour garçons par les
jeunes filles. Les écoles mixtes étaient ainsi créées, ce qui aurait été un
scandale intolérable sous l'ancien régime.

Enfin, le gouvernement fonda une école normale, à Tchapa, à Istanbul, pour


la formation de jeunes institutrices musulmanes. Ces institutrices, une fois
formées, sont envoyées à l'intérieur du pays pour prendre la direction d’
enseigner dans les écoles primaires ou lycées pour jeunes filles fondés par le
gouvernement.

Dans toutes les carrières privées, la jeune fille turque commença sérieusement
à se faire une place. Bureaux, banques, maisons de commerce virent de
nombreuses jeunes musulmanes tenir très honorablement leur rang. Elles
devinrent ainsi les meilleures auxiliaires de leurs collègues hommes et surent
rendre d'appréciables services surtout dans les administrations publiques,
comme dans les Postes et Télégraphes et dans les divers ministères comme
dactylos.

Ainsi tous les domaines de l'activité humaine sont ouverts avec chances égales
au départ aux Turcs et aux Turques. Toutes les chasses gardées, tons les
domaines privés leur sont maintenant ouverts. Grâce à Atatürk, la ligne de
départ est désormais la même pour tous et l'avantage n'est plus comme jadis
en faveur de l'homme. Mais la femme musulmane devait monter plus haut et
acquérir encore plus de droits dans la tâche assumée par le nouveau régime
turc de sa complète et totale émancipation.

1930. MAGISTRATURE ET CONSEILS MUNICIPAUX

L’année 1930 vit un nouveau pas dans l'œuvre de l'émancipation de la femme


turque. Le concours de la magistrature fut ouvert à la femme turque. Après
avoir eu des femmes avocates, nous eûmes des femmes magistrats.

Et celles qui ont été nommées à ces postes, y firent grandement honneur.

On vit à côté des hommes juges siéger des femmes, et cela non seulement dans
les procès concernant la femme ou l'enfant, mais même dans les tribunaux de
paix et les tribunaux pénaux. En beaucoup de cas, les femmes-juges, surtout
dans les procès d'ordre pénal, mues par leur sensibilité, furent plus humaines
que leurs collègues les hommes-juges.
Elles surent mieux comprendre la misère de la déchéance humaine. Il semble
bien que dans leurs jugements, elles voulaient surtout corriger, relever et non
point punir.

E la même année 1930, l'Assemblée Nationale d'Ankara votait une loi


accordant aux femmes turques le droit de vote et l'éligibilité aux conseils
municipaux. C'était la première accession aux fonctions publiques. Désormais
la femme turque pouvait tout espérer.

Avec la nouvelle loi, nous eûmes donc des femmes aux conseils municipaux e
notamment aux Conseils généraux des vilayets (départements). Celles qui
furent élues à ces postes, s'y montrèrent très actives et parfois bien plus
intéressées au bien public, surtout dans les questions d'hygiène et de propreté
publique que les hommes. Les journaux relevèrent cela nettement.

En beaucoup de pays, les femmes ne sont pas encore arrivées jusque-là, et cela
non point dans certains pays dits arriérés, mais en France notamment.

On peut donc dire que la politique de Kamâl Atatürk dans la voie de


l'émancipation de la femme, est beaucoup plus avancée que celle de ces pays,
considérés cependant comme pays très civilisés.
L'EMANCIPATION DE LA FEMME
TURQUE 1934
Droits politiques à la Femme Turque.
LA FEMME TURQUE SOUS L'ANCIEN RÉGIME
Pour se rendre compte, en effet, de l'œuvre magistrale réalisée sous
l'impulsion du grand Atatürk, il convient d'abord de se faire une idée de ce
qu'était. la femme turque sous l'ancien régime des sultans. Sous ce régime, la
femme turque n'avait pas le droit de se mêler à l'homme dans les endroits
publics. On se le rappelle certainement. Partout, des compartiments spéciaux
existaient pour elle. Dans les trams, les deux premières rangées de bancs
étaient réservées aux femmes, avec un rideau épais devant, pour séparer
entièrement cette partie de celle affectée aux hommes. Seuls, les garçons au-
dessous de sept ans, pouvaient rester avec leur maman, leurs sœurs ou leurs
parentes dans la partie réservée aux femmes.

Lorsque le receveur de billets ou le contrôleur de la Compagnie pénétrait


pour son service dans la partie réservée aux femmes, si, par hasard l'une de
ces dernières s'était quelque peu découverte le visage, elle le couvrait tout
aussitôt très rapidement., Car même dans la partie réservée aux femmes, elles
avaient toujours la figure couverte par le voile, à cause des fenêtres du tram
par lesquelles elles pouvaient être vues du public des rues.

Il en était de même dans les bateaux, les voitures de chemin de fer. Tous les
moyens de transports en commun. La femme restait complètement isolée de
l'homme. Personne ne pouvait l'accompagner dans la rue, fut-ce son père, son
frère ou son mari. Les femmes avaient seules en promenade entre elles et
toutes les fois qu'elles se trouvaient dans un jardin public, ou à la campagne,
le vide devait aussitôt se faire autour d'elles.

Elles ne pouvaient pas aller au théâtre, au concert ou au cinéma avec les


hommes. C'est pourquoi on devait organiser des représentations spéciales
pour elles. Partout elles devaient se trouver derrière des grilles. Elles
pouvaient voir, mais ne devaient jamais être vues par les hommes.
"Moucharabi" (Müşrefiye)

Les maisons musulmanes avaient aux fenêtres des grillages ou "moucharabis,


précisément pour permettre aux femmes de voir dans la rue sans être vues.

Il y en a encore dans certaines rues d'Istanbul. Dans les maisons même, il y


avait deux compartiments, le Sélamlik et le Haremlik, le premier pour les
hommes et le second entièrement réservé aux femmes. Dans le. Haremlik ne
pouvait pénétrer que le mari, le père, le frère, ou un proche parent.
Devant le visiteur-homme, la femme ne se présentait jamais ; et lorsque le
maître de la maison invitait quelqu'un à déjeuner ou à dîner, il. était seul à
table, et seuls les domestiques-hommes servaient. Les femmes se tenaient
rigoureusement à l'écart. Seule une femme, même étrangère, invitée à
déjeuner ou à dîner, pouvait pénétrer dans le Haremlik et manger avec toute
la famille; Il n'y avait aucune-exception à cela. La, loi était rigoureuse. -

La femme était strictement cloîtrée.

Hamdoullah Souphi, l'actuel ministre de Turquie à Bucarest, un des meilleurs


orateurs et écrivains de la nouvelle Turquie, qui s'était occupé de la question
dès 1912, a écrit des pages émouvantes sur cette claustration de la femme
turque, et la situation vraiment inférieure dans laquelle elle se trouvait.

« Nous avons eu cette situation jusqu'en 1925, car, même alors, rares étaient
les femmes qui osaient s'asseoir avec les hommes en public. Depuis la grande
guerre, cependant, elles ne se cachaient plus le visage. Leur voile était devenu
voilette et complétait un charmant turban (Bachlik) puis il avait disparu et
seul le bachlik marquait la différence entre la femme élégante d'Occident et
son amie turque.

Lui-même déplut à Atatiirk et disparut au cours de l'été 1928.

Un confrère que nous citons ici et qui donnait ces détails récemment dans «
Istanbul », ajoutait que « d'aucuns le regrettent parfois, car le bachlik était
infiniment seyant et convenait beaucoup à la femme turque. Mais 'il faut
ajouter que cette dernière porte aussi avec beaucoup d'élégance maintenant le
chapeau européen ». Et comment! C'est ici le lieu de dire que les anciens
vêtements féminins n'ont jamais été interdits en Turquie par une loi
quelconque. Ils ont été abandonnés par les femmes élégantes et les jeunes
générations, mais certaines femmes du peuple continuent à les porter en toute
liberté.

Les jeunes Turcs, en arrivant ait pouvoir en 1909, n'avaient pas cru de voir
s'occuper de l'émancipation de la femme turque. Le pays restait toujours sous
la théocratique du Coran, et il était difficile d'agir contre cette loi. Il
appartenait au créateur de la Turquie nouvelle, au sauveur de sa propre race,
de prendre en mains, directement, la grande cause de l'émancipation de la
femme turque, en supprimant d'abord le Califat et, par la même, le régime
théocratique musulman sur lequel s'appuyait toute la lamentable situation de
la femme turque sous l'ancien régime.
Car aussi bien le statut personnel que le régime matrimonial, de tutelle et de
curatelle pour les musulmans en Turquie, étaient régis par la loi religieuse
musulmane, sous l'ancien régime théocratique Si le Tanzimat avait modifié et
quelque peu modernisé le droit commercial, le droit pénal et le droit simple
privé applicable à tous les sujets turcs, sans distinction de race ou de religion,
il n'en était pas de même du statut personnel des Musulmans.

C'est pourquoi il était impossible de songer à l'émancipation de la femme


musulmane, avant la suppression même de ce régime théocratique. C'est
précisément ce qu'a compris Atatürk qui songea, avant toutes réformes, à
supprimer le Califat, puis à séparer la Religion et l’État. Il détruisit ainsi le
plus grand ennemi de l'œuvre de réformes-essentielles qu'il se proposait de
faire. Il put ensuite agir librement.
MUSTAFA KEMAL ATATÜRK: GÉNIE
TURC DU XXe SIÈCLE (1)

PAIX DANS LE PAYS PAIX DANS LE MONDE

RECUEIL DE TEXTES DE LA PRESSE FRANCOPHONE


Titre : L'Echo de la presse musulmane. Informations des pays d'Orient

Éditeur : (Alger)

Date d'édition : 24 Janvier 1936

Portrait d'un Chef :Kamal Atatürk


Lorsque nous lisons, dans l'Histoire, le récit de l'existence d'un grand
politique ou d'un célèbre capitaine, nous nous plaisons à imaginer sa figure, sa
parole, son regard et nous pensons tout bas : « Comme nous aurions aimé le
voir et le connaître ».

Ainsi feront, sans doute, nos descendants, lorsque les années auront passé et
qu'ils apprendront, émerveillés, la vie agitée du Grand Politique, du Grand
Soldat et du Grand Réformateur qui dirige aujourd'hui les destinées de la
Turquie : le Gazi Kamâl Ataturk.

Agitée, certes, elle le fut, la vie de Moustafa Kemal, tour à tour jeune pâtre
gardant les moutons dans la solitude des champs, révolutionnaire ardent
enfermé durant des semaines dans les prisons du Sultan, général rendant à
son pays l'indépendance par la victoire des armes, chef d’État proclamant et
organisant la République.

Mais à travers tant de vicissitudes, une passion domine l'existence du Gazi :


l'amour de la patrie turque. Il la servira grâce à ses dons naturels
incomparables - d'intelligence lumineuse et d'énergie indomptable.

----

Il est issu du peuple. Et il se rappellera toujours ses humbles et modestes


origines. Son père et sa mère vivaient à Salonique l'humble vie des turcs
ottomans. Sa mère devenue veuve de bonne heure, avait souhaité, dit-on, qu'il
fût prêtre. Mais le jeune garçon avait déjà sa vocation. Il voulait être soldat,
devenir officier et commander les autres hommes. Il entre de son plein gré à
l’École militaire des cadets de Salonique. Il se distingue par ses connaissances
particulières pour les mathématiques et l'art militaire. A 17 ans, il passe
brillamment l'examen de sortie et il est envoyé à l'école militaire de Monastir.
Il s'exerce à la parole ; il écrit des articles et des poésies. Le thème est toujours
le même. Il défend la liberté.

Et il veut délivrer la Turquie du joug des étrangers et du gouvernement


corrompu du Sultan.

Désigné pour l'école d'Etat-Major.. Il est breveté capitaine en 1905. Il y avait


alors une société révolutionnaire dénommée le Vatan c'est-à-dire la « Patrie ».
Les membres du « Vatan » s'engageaient par serment à renverser le Sultanat
et à le remplacer par un gouvernement constitutionnel fondé sur une
Assemblée populaire.Moustafa Kamâl s'affilie au Vatan. Il mène une vive
action révolutionnaire. Un jour, avec ses camarades, il est arrêté et enfermé à
la prison rouge d'Istanbul.

Déporté en Syrie, il s'occupe d'organiser une filiale du «Vatan ». Puis, en


passant par l’Égypte et la Grèce, il se rend secrètement à Salonique où il
fonda une deuxième association du même genre. Il participe de près aux
événements qui préparent la révolution de 1908 Il prend la tête des jeunes
armées révolutionnaires en qualité de commandant à l'état-major' et les
dirigea sur Istanbul. -

En 1910, il fut attaché à la mission du général Ali Rîza envoyée en France.


Après avoir passé quelques jours à Paris, il suivit les grandes manœuvres en
Picardie. Au cours de ces manœuvres, il témoigna d'une grande science
militaire. On conte, à ce sujet, une curieuse anecdote;

Un soir, les attachés militaires étrangers discutèrent entre eux l'endroit ou ils
devraient se trouver le lendemain pour-suivre l'évolution du combat
commencé entre les deux armées adversaires.

Un des officiers étrangers exprima son sentiment.

Il est seul de son avis. Mais le lendemain, on s'aperçoit qu'il est le seul à avoir
deviné l'endroit précis où s'engagerait la bataille. Ce jeune officier, c'était le
chef d'état-major Moustafa Kamâl.

Maintenant, Moustafa Kamâl était un chef. Il faisait partie du Grand Etat-


Major où son renom allait grandissant. De nombreux officiers de la garnison
commençaient à se grouper autour de lui. Mais la guerre italo-turque éclate
en octobre 1911. Moustafa Kamâl y prend une part brillante et revient à
Istanbul.
A cette époque, Enver, ministre de la Guerre, décide de réorganiser l'armée
turque et il confie ce soin au général prussien Liman Sanders. Moustafa
Kamâl proteste : « A nous, les Turcs, de gérer nos affaires. C'est insulter la
Nation, dit-il, que de mêler l'Allemagne à notre existence. »

Décidément Moustafa Kamâl devient gênant. Et on l'envoie à Sofia, comme


attaché militaire. C'est à ce poste que la guerre mondiale vient le surprendre.

Avec une rare clairvoyance, il souhaite que son pays garde la neutralité. Mais
la Turquie étant entrée en guerre aux côtés de l'Allemagne et des Empires
centraux, il servira son pays en lui consacrant toutes ses forces.

La victoire des Dardanelles remportée sur les Alliés est l'œuvre de Moustafa
Kamâl. C'est en Syrie où il fut envoyé ensuite, que l'armistice le surprit. Il
résigne aussitôt son commandement et il part pour Istanbul.

Lorsqu'il arriva à Istanbul, l'armistice était signé depuis un mois. Les ennemis
étaient maîtres de la Turquie ; la flotte anglaise tenait le Bosphore ; les
troupes alliées occupaient Istanbul, les forts des Dardanelles et tous les points
stratégiques. Il y avait des soldats français à Istanbul, des Sénégalais à Galata,
des Italiens à Beyoglou et tout le long des lignes de chemin de fer. Les officiers
alliés contrôlaient la police, la gendarmerie et surveillaient la démobilisation
de l'armée. L'Empire ottoman était détruit : la Syrie, la Palestine, l'Arabie
étaient perdues. Il n'y avait plus, à la vérité, de gouvernement à Istanbul.

Alors Moustafa Kamâl va écrire l'une des pages les plus magnifiques que
l'Histoire ait jamais enregistrées.

- Il se rend compte que le sultan est complètement dans la main des Alliés.

C'est ailleurs qu'à Istanbul qu'il faut chercher à organiser la résistance et à


ressusciter l'esprit national de la Turquie. Il part pour l'Anatolie et il entre, le
19 mai 1919 dans le port de Samsun sur la Mer Noire. Il porte son quartier
général à l'intérieur du pays et s'occupe aussitôt de soulever les foules. Il
parcourt les villages ; il rassemble les officiers sans emploi depuis la
démobilisation et laisse partout des représentants pour former un Comité de
résistance. Il envoie des convocations au Congrès et télégraphie dans tous les
districts : « Le Pays est menacé. Le gouvernement central n'est plus capable
d'exercer ses fonctions, l'Indépendance de la Turquie ne peut être sauvée que
par la volonté et l'énergie de la Nation ».
Après le Congrès préparatoire à Erzerum, les délégués arrivèrent de toute la
Turquie au Congrès de Sivas, secrètement, sous des déguisements, voyageant
pendant la nuit par des chemins détournés et par des passes de montagne. Ils
votèrent en bloc la résistance contre les étrangers ; ils élaborèrent et
arrêtèrent les conditions de paix pour lesquelles ils voulaient combattre. Ils
jurèrent de ne pas déposer les armes tant que l'ennemi n'aurait pas accepté le
« Pacte National ». Le Congrès envoya un ultimatum à Istanbul pour
demander l'élection immédiate d'un Parlement. Puis il se transporta à
Ankara.

L'élection du Parlement avait eu lien sous la pression du mouvement


national : l'assemblée se réunit à Istanbul.

Le pacte national y fut voté à une grande majorité en faveur de Moustafa


Kamâl. Celui-ci, cependant n'y était pas et cette clairvoyance lui a permis
d'échapper au sort réservé à la plupart des membres de ce Parlement.
L'assemblée fut, en effet, dissoute et les membres les plus militants (c'est-à-
dire les défenseurs du pacte national) exilés à l'île de Malte par les autorités
étrangères et ottomanes.

Le 23 avril 1920 se réunit la Grande Assemblée Nationale de la Turquie, à


Ankara, où siègent les députés nouvellement élus qui proclament Moustafa
Kamâl président de cette assemblée.

L'assemblée annulait tous les engagements pris entre le Sultanat et les


autorités étrangères.

Moustafa Kamâl reçoit un message du Président de la République Française


auquel il répond avec dignité

« La Grande Assemblée Nationale siégeant à Ankara présidera aux destinées


du pays tant que la capitale sera entre les mains des étrangers. La Nation
turque, tout en restant calme, est déterminée à maintenir ses prérogatives et
ses droits de puissance souveraine. »

Les événements qui marquent la période suivant la fondation de la Grande


Assemblée et la proclamation de la République sont déjà plus connus du
public .

Les envahisseurs grecs s'étaient, aventuraient dans les vastes plateaux de


l'Anatolie et s'avançaient lentement sur ce territoire sans rencontrer de
résistance sérieuse. Moustafa Kamâl et ses fidèles amis repliés au centre de ces
plateaux, se préparaient en silence pour la victoire finale. Les Grecs sont
battus une première fois, puis une deuxième fois à Inönü, leur dernière
attaque aboutit à un échec complet à Sakarya. La contre-attaque turque
commence le 20 août 1922 : six jours après l'armée grecque n’existe plus et
dix jours plus tard, Moustafa Kamâl entre victorieusement à Izmir, En
quelques jours, le grand chef avait vaincu et chassé l'ennemi. Dès lors
l'occupation d'Istanbul par les Alliés devait prendre fin. Le sultan s'enfuit
d'Istanbul qui passe, avec la Thrace, aux mains des forces nationales turques.

ENTREE VICTORIEUSE A IZMIR

A quelque temps de là. se réunit à Lausanne la Conférence de la Paix où Ismet


Inonü représente la Turquie avec ses dons de sagesse et d'énergie.

Le Traité de Sèvres est aboli. Un nouvel accord est signé entre les Turcs et les
Alliés. La Turquie nouvelle est née.

Moustafa Kamâl a bien mérité d'être appelé « Gazi », le victorieux.

Alors Moustafa Kamâl devient le chef incontesté de la Turquie. On étudie


d'ailleurs son œuvre d'organisation sociale et administrative. Il faut lire le
grand discours traduit en plusieurs langues qu'il prononça en 1927 et où il
explique comment l'instauration de la République avait été décidée par lui dès
le premier jour, mais qu'il fallait tout d'abord y préparer les sentiments et les
esprits de la Nation, en profitant des événements et tâcher d'atteindre le but
étape par étape.

Il y a quelques semaines à peine, la Grande Assemblée Nationale accordait au


Gazi Moustafa Kamâl, au plus grand fils de la Nation Turque, le nom
d'Atatürk, « ancêtre du Turc ».

Ismet İnonü a justifié le nom ainsi donné au Gazi : « C'est celui qui convient le
mieux à l'homme qui a donné à la Nation Turque son indépendance complète
et lui a montré la voie pour découvrir sa véritable histoire et sa traie langue. »

- C'est une joie incomparable pour un étranger d'être admis à voir l'homme
qui a rendu la vie et la confiance à une nation abattue par la défaite. L'été
dernier j'ai éprouvé cette joie, Kamâl Ataturk était à Yalova, ville d'eaux
située à quelques milles d'Istanbul, au bord du Golfe d'Izmit. Pendant de
longues heures, à sa table, j'ai pu goûter le charme de son intimité ; le
Président Ismet Inonü, l'ami fidèle des bons et des mauvais jours, le conseiller
sûr, était près de lui. Son ministre de l'Intérieur, Chukru Kaya., qui m'avait
accueilli à Yalova, également, et son ministre des Affaires Etrangères, Tevfik
Ruchtu Aras, dont j'avais connu et apprécié les admirables qualités dans les
Conférences de Londres et de Genève, traduisit pour moi les paroles du Gazi.

En vérité, je m'aperçus vite que le Gazi n'avait guère besoin d'un traducteur
et qu'il connaissait à la perfection les finesses et les subtilités de la langue
française.

Il faut avoir entendu cette parole claire et expressive : il faut avoir vu ces yeux
où brille tant de flamme pour comprendre le souvenir profond ineffaçable,
que laisse le Président de la République turque chez tous ceux qui ont eu
l'honneur de l'approcher.

Je le voyais. pour la première fois. J'ai trouvé un homme simple et familier.


J'étais presque tenté d'abuser d'une hospitalité charmante tant, de part et
d'autre la conversation se poursuivait avec un abandon confiant. Ainsi avons-
nous abordé tous les sujets : la politique extérieure, la crise, l'organisation de
la Turquie. Le Président de la République avait, de toutes les questions, une
connaissance complète. Il n'ignorait aucun des détails même de notre politique
intérieure. Je le vis m'interroger longuement sur le congrès du parti radical
qui devait s'ouvrir à Nantes quelques semaines plus tard.

A plusieurs reprises, sa parole devint plus ardente. Ce fut lorsqu'il parla de la


France qu'il aime et qu'il admire, et de certains hommes d’État français,
comme du Président Edouard Herriot à qui l'attache, il se plaît à le répéter,
une amitié profonde.

De cette longue et confiante conversation, je ne dirai rien, tant j'ai senti


profondément son intimité.

Mais je veux rappeler un trait qui m'a frappé parce qu'il révèle un des aspects
du Kamâl Ataturk. Il nous contait l'un de ces combats où il avait déployé ses
extraordinaires qualités.

Tout à coup, il s'arrêta : « J'ai remporté, voyez-vous, me dit-il, beaucoup de


victoires. Eh bien ! chaque soir, même après les plus grandes d'entre elles, je
sentais en moi une profonde tristesse. Je pensais à tous les soldats qui étaient
morts sur les champs de bataille ».

Comment s'étonner qu'un grand chef qui au courage et à l'intelligence, joint


une telle générosité de cœur, ait pu réaliser des miracles pour sa patrie ?
Saraybosna'da bira keyfi (2):
Pivnica Sarajevo

Adres:
Maršala Tita 7 Sarajevo
Telefon numarası : +387 62 318 624

Bira Sevenler için Saraybosna'nın ilk bölümünde de belirttiğim gibi,


sevdiğimiz yerler arasında. Kimi zaman eşimle birlikte kimi zaman
arkadaşlarımızla akşam yemeği yediğimiz bir mekan. Gün içinde de bir bira
içip bahçesinde serinlediğimiz oldu. Hava durumu uygun olduğunda elbet...
Kent merkezinde, Başkanlık Sarayı'na yakın bir konumda, Mareşal Tito
caddesi üzerinde ve Ali Paşina camiine neredeyse bitişik.

Coğrafi konumu

Saraybosna birası dışında farklı biraları, özellikle Sloven ve Hırvat ürünlerini


de tadabilirsiniz. Yemekler, çeşitli kızartmalardan, sosis ve salatalardan
oluşuyor. Benim tercihim şiş kebap oldu. Bira yanında sandviç türlerinden de
seçim yapabilirsiniz.
ŞİŞ

SOSİS
BAHÇE

KAPALI SALON

Mekanın bir özelliği de akşamları yerel müzik çalan orkestra.... Türkiye'den


gelen turist guruplarının düzenli ziyaret ettiği, vur patlasın, çal oynasın
eğlendikleri bir yer olduğunu da belirtirim.
Keyifli bir Saraybosna yolculuğu dileklerimle

BİRA SEVENLER İÇİN SARAYBOSNA


(Sarajevo for Beer Lovers)

Salih Bozok

Bosna, 1463 yılından 1878’de Avusturya-Macaristan tarafından işgaline kadar


Osmanlı egemenliğinde yaşadı. Saraybosna Bira Fabrikası 1864'te kuruldu ve
Bosna-Hersek'te ilk sanayi üretimi olarak görülüyor. Saraybosna'da üretilen
ilk bira, 1930'da bir Yugoslav Gazetesi'nde yer alan makaleye konu olmuş:
“1864'te Saraybosna'da Bira Nasıl İlk Üretildi?”

“… İlk biranın tanıtımı büyük bir şenlikti. Vadideki gölgeli bir erik bahçesi
içinde, geleneksel bir “sofra” (metinde türkçe) çevresine yayılan halılar,rahat
yastıklar ve kilimler yüksek dereceli misafirler için hazırlandı. Dere
kenarındaki erik bahçesinde semiz kuzular şişte çeviriliyordu. Uzun bir
araba yolculuğu sonrası,davetliler teşrif edecekti: Vali Şerif Osman Paşa,
askeri ve sivil eşraf,maiyeti, yabancı konsoloslar ve tüm inançların en seçkin
temsilcileri. Hepsi sofra çevresine çöktü,yayıldı, yedi, içti, sevinç ve coşkuyla
bardak tokuşturdu, askeri bandonun çaldığı müzikle eğlendi ve Gorica
Çingene'lerine hayran kaldı. (…) Sıradan insanlar birahaneye yakın bir
çayırda bira içtiler de içtiler ve ardından evlerine dönmeleri vukuatlı
oldu.Neşeli bir grup, Kovačići'yi Miljacka nehrinin sağ kıyısına bağlayan
köprünün yaklaşık otuz adım ötesinde görevliler tarafından durduruldu.
Saraybosna’lıların ellerindeki testi ve sürahilerle evlerine götürdüğü bira için
vergi ödemeleri gerekiyordu. Ancak Saraybosna’lılar baskın çıktı. Biraları
anında çabucak mideye indirip boş testi ve sürahilerle evlerinin yolunu
tutarak yerel yönetimin finans sorununu kendilerince çözmüş oldular.
Yetkililer olayı protestoyla yetinmek zorunda kaldı.”

Avusturya-Macaristan Dönemi (1878-1918) ve sonrası..... Saraybosna Bira


Fabrikası, üretiminin Osmanlı İmparatorluğu ve Avusturya-Macaristan
Monarşisi döneminde kesintiye uğramadığı tek Avrupa bira fabrikasıdır.
Saraybosna Bira Fabrikası binası, oryantal ve klasik bir Avrupa tasarımının
mimari tarzı ile şehrin en ilgi çeken binalarından biridir. Bira fabrikasının
güncel tarihi 1881 yılına kadar uzanmaktadır ve 300 metrelik derinlikten
pompalanan en nitelikli Saraybosna içme suyunun kaynağında inşa edilmiştir.
Halihazırda kendi su kaynağına sahip tek Bosna Hersek bira fabrikasıdır.
1907'de işletme, Avusturya-Macaristan İmparatorluğu'nun en büyük bira
fabrikası oldu ve 1898'de yıllık olaarak 45.000 hektolitre üretildi.

1885'te Avrupa'nın ilk tramvayı da Saraybosna’da hizmete girmiş.

Birinci Dünya Savaşı'nın sona ermesinden ve Sırplar, Hırvatlar ve Slovenler


Krallığı'nın kurmasından sonra, bira üretimi azaldı. 1923'te Saraybosna Bira
Fabrikası devletleştirildi. Bununla birlikte, bu koşullar altında bile Bira
Fabrikası kraliyet ailesinin özel tedarikçisi olmuştu ve Birinci ve İkinci Dünya
Savaşları arasında Saraybosna Bira Fabrikası Slavonski Brod (1925) ve
Petrovaradin (1927) 'deki imalathaneleri de satın aldı ve Üsküp’te (1927) bir
malta tesisi kurdu.Sonraki yıllarda da üretimini aralıksız sürdürdü. 1957’de
ilk olarak saatte 5.000 şişe doldurabilen otomatik tesisin hizmete girmesinden
sonraki 15 yıl içinde üretim kapasitesi yılda 400.000 hektolitreye ulaştı. 1992-
1995 Savaş dönemi Bira üretiminin neredeyse tamamen yok edildiği ve
uğranan maddi hasarın 20 milyon ABD Dolarını aştığı tahmin edilen Bosna-
Hersek'teki savaş nedeniyle Saraybosna Bira Fabrikası'nın gelişimi kesintiye
uğradı. Bununla birlikte, üretim, savaş öncesinin ancak yüzde 3'üne
ulaşabilen sembolik bir hacimde kalsa da, bu dönemde bile işletme
faaliyetlerini durdurmadı. Saraybosna’lılar için kuşatılmış kentteki tek içme
suyu kaynağı oldu.

1996 - 2003 Bu dönemde Saraybosna Bira Fabrikası başarılı bir şekilde


yeniden inşa edildi ve gelişmesi ve modern bir hale getirilmesi 43 milyon
avroluk yatırıma maloldu. 1998 yılında Coca-Cola ile üç yıllık bir sözleşme
imzalanmış ve 2002 yılında PepsiCo International ile alkolsüz içecek üretim
sözleşmesi imzalanmıştır. 2004 yılında Fabrika binası bünyesinde kısa
zamanda ün kazanan bir “Pivnica” (birahane- taverna) açıldı.
Bu mekân bir anlamda, Bosna-Hersek’in saldırıya uğradığı 1992-1995 savaş
yıllarına kadar faaliyet gösteren “Kod Sameka” (Samek’in yeri) adıyla
faaliyet gösteren ünlü tavernanın mirasçısı sayılabilir. Alfred Samek’in babası
20’inci yüzyıl başından Çekya’dan Bosna-Hersek’e göç etmişti. “Samek’in
yeri”, ünlü gazetecilerin, artistlerin, yazarların, şair ve aydınların buluşma
mekânı olarak bilinirdi. Şair Tin Ujević’in de en ünlü şiirlerinin çoğunu
burada yazdığını belirtelim.
Tin Ujevic, Samek'in yerinde.....

Savaş sırasında taverna faaliyetine son vermek zorunda kaldı. Şimdi,


tavernanın eskiden bulunduğu yerdeki plaket anısını hatırlatmaktadır.
Tin Ujevic'in anısına plaket - Samek'in yerinden arda kalan duvarda

Pivnica muhteşem bir dekora sahip. Sarajevska Pivara’da üretilen tüm


ürünleri burada tatmak mümkün. Filtreden geçmemiş fıçı birasını da
Saraybosna’da bulabileceğiniz tek yer burası. 400 müşteriyi aynı anda
ağarlıyacak bir kapasiteye sahip. Avusturya- Macaristan ve Bosna
mutfağından örnekleri tadacağınız yemeklerini seveceğinizi umuyorum.
Son gidişimde ısmarladığım örnek tabaktır
Daha fazla bilgi için internet sitelerine göz atabilirsiniz.

http://pivnicahs.com

http://sarajevska-pivara.com

Pivara (Bira imalathanesi) ve bitişiğinde aynı bina içindeki Pivnica (Bira


tüketilen mekân- Taverna- Birahane) kent merkezindedir. En turistik bölgeye
çok yakın bir konumda. Savaşta yanıp yıkılan “Şehir Kütüphanesi” ne yakın
mesafede. Küllerinden yeniden hayat bularak dirilen bu binalar birbirlerine
neredeyse el sallayan bir konumdalar.
İKİNCİ MEKANIMIZ : Aynı adı taşıyan " PİVNİCA SARAJEVO "Bahçe
içinde bir birahane. Sıcak havalarda serinlemek için ideal konumda.

Bu mekan ikinci bir yazımıza konu olacak.

Bira tadıyla yüklü keyifli günler ve geceler dileklerimle.


NOUVEAU! : "TURQUIE LIBRE, j'écris
ton nom" par Nedim Gürsel

Entretien publié dans "LE POINT" du 31 Octobre 2018

Nedim Gürsel : « La Turquie mérite mieux


qu'Erdogan »
L'écrivain turc, qui publie un recueil de ses chroniques,
commente l'actualité d'un président qui « crève l'écran tous
les jours ».
Propos recueillis par Valérie Marin La Meslée

« Turquie libre, j'écris ton nom » : l'écrivain turc Nedim Gürsel, qui vit entre Paris
et Istanbul, publie un recueil de ses chroniques et articles parus dans la presse
depuis le début des années 1980... Parallèlement à ses romans (Le Fils du
capitaine, Seuil, Étreintes dangereuses, Le Passeur) et ses essais (La Seconde Vie
de Mahomet, éditions du CNRS), l'écrivain n'a cessé de commenter la politique,
notamment dans Le Point, et réagit aujourd'hui aux faits et gestes de l'omniprésent
Recep Tayyip Erdogan, de l'inauguration du plus grand aéroport du monde à
Istanbul au sommet sur la Syrie, ou encore à l'affaire Khashoggi, ce journaliste
saoudien tué dans le consulat de l'Arabie saoudite à Istanbul. Dans le prologue de
son recueil paru aux éditions Bleu autour, il écrit à propos du président Recep
Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2002 dans son pays natal : « Force est de
constater que tout va de mal en pis. » Entretien.

Le Point : Cette semaine encore se tient devant les tribunaux turcs une série
d'audiences de journalistes accusés ou déjà emprisonnés. Pourtant, dans
l'affaire Khashoggi, Erdogan passerait presque pour un défenseur de la
liberté d'expression...

Nedim Gürsel : Depuis longtemps déjà, le président Erdogan opprime la presse,


qui est de toute façon sous son contrôle, hormis quelques quotidiens comme
Cumhuriyet et Sözcü. Quand il s'est exprimé sur l'affaire Khashoggi, ce n'était
point pour défendre la liberté d'expression, mais pour régler ses comptes avec
l'Arabie saoudite. Il a dit, à juste titre d'ailleurs, que tout devait être fait pour
éclaircir ce crime abominable. Mais il a laissé partir le commando des assassins et
le consul général alors qu'il a été informé après quelques heures seulement de
l'assassinat du journaliste saoudien. Pour Erdogan, il s'agit donc d'un acte criminel
et non de l'élimination d'un opposant politique.

Erdogan distille dans les médias turcs les informations qu'il détient sur
l'exécution de Khashoggi, à quel jeu joue-t-il ?

Je suis persuadé qu'il en sait beaucoup plus qu'il ne le dit. Il a qualifié les
arguments du régime saoudien d'« enfantins » sans toutefois dévoiler les preuves
qu'il détient. Avec cette affaire, il a une carte entre les mains qu'il exploitera, tel
que je le connais, comme il a exploité celle des réfugiés syriens.

« De mal en pis  », écrivez-vous à propos de votre pays natal. Mais si


l'économie turque est en crise, l'habileté politique d'Erdogan impressionne :
un jour il accueille à Istanbul Russes, Allemands et Français pour discuter de
la Syrie, le lendemain il envoie l'armée turque bombarder la milice kurde
dans le nord de la Syrie…

Comme je le dis dans mon livre, Erdogan veut être présent sur la scène
internationale et prend des initiatives, parfois importantes. Mais sa politique
syrienne est pleine de contradictions qui surprennent ses alliés. Ceux-ci changent
en fonction de ses prises de position tactiques.

Vous qui avez été victime du bâillonnement de la liberté d'expression très tôt
dans votre parcours, qu'espérez-vous pour votre pays ?

Je souhaite une Turquie libre et plus démocratique, débarrassée de son président


omniscient et omniprésent. Elle mérite mieux qu'Erdogan, dont le discours
nationaliste et conservateur m'irrite chaque fois qu'il prend la parole. Il crève
l'écran tous les jours et donne l'image d'un président autoritaire. S'il est une
continuité dans l'histoire de mon pays, depuis l'Empire ottoman jusqu'à la
fondation de la République dont nous célébrons aujourd'hui le 95e anniversaire,
c'est bien l'autoritarisme. Mais il ne va pas durer éternellement si la Turquie
adhère un jour, ce que je souhaite de tout mon cœur, à l'Union européenne. Cette
perspective semble quelque peu lointaine aujourd'hui, mais elle représente à mes
yeux le seul espoir des forces démocratiques. Écrire un livre politique pour le
romancier que je suis n'était pas évident, mais presque impératif. Le pouvoir
réussit à cacher sa politique autoritaire, voire despotique, que je dénonce à ma
manière dans Turquie libre, j'écris ton nom.

Nedim Gürsel, né le 5 avril 1951 à Gaziantep en Turquie, est un écrivain turc


vivant à Paris
(Wikipédia)

Né à Gaziantep dans le sud-est de l'Anatolie, il passe son enfance à Balıkesir, dans


la région de Marmara. Il est élevé par son grand-père – qu'il décrit comme « un
homme pieux, soucieux du droit, qui raconta à son petit-fils les divers épisodes de
la vie du Prophète » –, mais dit avoir oublié dans un premier temps cette enfance
islamique. Il part en effet faire ses études en tant qu’interne au lycée de
Galatasaray à Istanbul où il passe son baccalauréat en 1970. Il publie très jeune
des textes dans des revues littéraires. Il se rend ensuite à Paris, pour étudier les
lettres modernes à la Sorbonne, et soutient en 1979 sa thèse de littérature comparée
sur Louis Aragon et Nâzım Hikmet

Le coup d’État militaire de 1980 l’empêche de rentrer dans son pays pendant trois
ans. Depuis, il vit à Paris. Il partage son temps entre Paris, où il enseigne la
littérature turque à la Sorbonne et à l’Institut national des langues et civilisations
orientales, et Istanbul.

Il est l’auteur d’une vingtaine de romans, nouvelles, essais et récits de voyage,


pour la plupart traduits en français et dans de nombreuses autres langues. Son
écriture est multiple dans ses formes, mêlant lyrisme, romance, humour, épique,
érotisme, ou même fantastique.

Deux de ses premiers livres ont été censurés par le régime militaire turc. Son
premier récit, Un long été à Istanbul, a été traduit en plusieurs langues et a obtenu,
en 1976 le prix de l’Académie de la langue turque. En 1981, après le coup d’État
militaire, le livre a été accusé d’avoir diffamé l’armée turque. En 1983, son
premier roman La Première femme est également accusé d’avoir offensé la morale
publique et a été censuré par le régime militaire.

En 1986, il obtient avec La Première Femme le prix İpekçi pour sa contribution au


rapprochement des peuples grec et turc. Nedim Gürsel a également obtenu le prix
de la meilleure nouvelle décernée par Radio France internationale en 1990. Il
reçoit le 23 juin 2004 le prix littéraire « Fernand Rouillon » sous l’égide du
Comité France-Turquie à l’Office de tourisme de Turquie à Paris.

Nedim Gürsel s’inspire de ses exils successifs. Il élabore une topographie


symbolique qui sous-tend tous ses récits : le désert, dont l’avancée menace
périodiquement les terres fécondées par l’homme ; la steppe et son déroulement
infini ; Istanbul, point d’ancrage du désir et de la nostalgie ; Paris enfin, capitale
de la douleur, de la solitude et de l’exil, mais surtout lieu de l’écriture. Il aborde
aussi bien la Turquie contemporaine que la Turquie de l’époque ottomane,
mélange le passé et le présent. Un des thèmes récurrents de ses livres est la ville
d’Istanbul, capitale de deux grands empires : l’Empire byzantin et l’Empire
ottoman.

Pour Nedim Gürsel, les rives du Bosphore sont au carrefour de toutes les histoires,
comme de ses souvenirs. Il en a fait le creuset de son œuvre, marquée par la
nostalgie et par l'exil.

Son livre Les Filles d'Allah ayant été jugé blasphématoire, il fait l'objet d'un procès
en Turquie où il risque de six mois à un an de prison. Soutenu par de nombreuses
personnalités, il est acquitté en juin 2009.

OEUVRES DE NEDİM GÜRSEL

 Les Lapins du commandant, nouvelles, Seuil, 1985


 La Première femme, roman, Seuil, 1986
 Le Dernier tramway, nouvelles, Seuil, 1991
 Un Long été à Istanbul, récit, Gallimard, 1991
 Hôtel du désir, récit, Arcane, 1995
 Le Journal de Saint-Nazaire - Saint-Nazaire Günlüğü, Meet, 1995
 Le Roman du conquérant, roman, Seuil, 1996
 La Mort de la mouette, nouvelles, Fata Morgana, 1997
 Oiseaux aveugles (traduit par Timour Muhidine, illustration de Utku Varlik,
tiré à 700 exemplaires), Fata Morgana, 1997
 Un Turc en Amérique : Journal des deux rives, Publisud, 1997
 Le Derviche et la ville, récit, Fata Morgana, 2000
 Paysage littéraire de la Turquie contemporaine, L'Harmattan, 2000
 Nazim Hikmet et la littérature populaire turque, L'Harmattan, 2000
 Le Mouvement perpétuel d'Aragon - De la révolte dadaïste au monde réel,
L'Harmattan, 2000
 Extase à Konya (prix France Inter 2000), Fata Morgana
 Les Turbans de Venise, roman, Seuil, 2001
 Mirages du sud, récits, l’Esprit des péninsules, 2001
 Nâzim Hikmet (1903-1963) poète révolutionnaire, essai, Le Temps des
Cerises, 2002
 Yachar Kemal - Le Roman d'une transition, L'Harmattan, 2003
 Balcon sur la Méditerranée, nouvelles, Seuil, 2003
 Au pays des poissons captifs - Une enfance turque, Bleu autour, 2004,
traduction de Esther Heboyan
 Retour dans les Balkans, récit de voyages, Tribord, 2004 (réédité aux
éditions Empreinte temps présent en 2012)
 De ville en ville. Ombres et traces, Seuil, 2007, écrit avec Esther Heboyan
 Besançon, nature intime du temps, co-signé avec Damien Guillaume
Empreinte temps présent, 2007
 La Turquie, une idée neuve en Europe, Empreinte temps présent, 2009
 Les Filles d’Allah, Seuil, septembre 2009
 Nâzim Hikmet, le chant des hommes, essai, Le Temps des Cerises, 2010
 Belle et rebelle, ma France, récit de voyage, Empreinte temps présent, 2011
 L'ange rouge, Seuil , 2013, prix Méditerranée Étranger 2013
 Voyage au cœur de la Turquie, récit de voyage, co-signé avec Damien
Guillaume, Empreinte temps présent, 2013
 Les écrivains et leurs villes, Seuil, octobre 2014
 Le fils du capitaine, roman, Seuil, 2016
 En Italie, récit de voyages, Empreinte temps présent, 2017
 La seconde vie de Mahomet. Le prophète dans la littérature, CNRS éditions, 2018

Grand angle : Nedim Gürsel, sur les deux


rives du Bosphore
NEDİM GÜRSEL’İN LİSE
YILLARINDAN......

“Sarı kırmızı yıllardan”


Sene 1966, Nedim Gürsel’le bugünlere değin süren arkadaşlığımızın başladığı
dönem. Aramızda üç yıl fark var. Lisede de yoğun entel etkinlikler. Başkanlığını
rahmetli adaşım Salih Neftçi’nin yaptığı “Galatasaray” dergisi çıkıyor,
öğretmenlerin, öğrencilerin, türkçe ve frenkçe yazılarıyla. Biz de, Tarık
Pabuççuoğlu, ben ve birbirine yakın dönemlerden arkadaşlar, “Fransızca
kulübü” yayını olarak tümü fransızca “Galatasaray vous parle!” (Galatasaray
size sesleniyor!) gazetesini çıkarmaya başlıyoruz. Ardından bize Mehmet Ali
İrtemçelik de katıldı. Daha o dönemden kavramışız reklam gelirlerinin bir gazete
için önemini. Semtteki tostçular yanı sıra, eski GS’li abilerimizi “yokluyoruz” ve
içlerine babam da dahil “seniorlar” bize elle tutulur yani yararlı adresler
veriyorlar. Mali sorunumuz olmuyor. En büyük bağışı da Rüçhan Atlı’nın
yaptığını hatırlarım. Ertesi yıl “Notre Dame De Sion” lu “kardeşlerimizi” de
ortak ettik yayına, ivme kazandı....bize de o liseye daha sık “dadanma” fırsatı
doğdu.

Eski sayılardan elimde kalanları karıştırırken Nedim’in “Galatasaray” Şubat


1966 sayısındaki şiirini buldum. Buraya taşıyorum. Kendisi hikaye ve roman
yazarlığıyla tanınır ama işe en başta şiirle girişti.... Aynı sayıda ben de Sartre
üstüne fransızca yazmışım. O zamanlarda benim bireyci onun toplumcu
yönlerimiz daha belirgindi . Nedim 15 ben 18.....

Bilir misin?
Nedim Gürsel (1966)

Bir köy vardır, Anadolu’da,

Bilmem bilir misin?

Kuş uşmaz, kervan geçmez,

Başını döndürüp de öbür yana,

Bakmadan geçersin.

Bilir misin bilmem?

Belirirken göğün o en tatlı mavisi,

Tüm yuvarlak güneş doğar.

Yola koyulur Halimem

Sırtında Emine’si

Halimem’in kapkaradır yazması.


Görüp de belki gülüp geçersin

Ayağındaki yarım çarığı.

Oysa karadır yazması gibi yazgısı,

Bilmem bilir misin?

Bir sıkıntıdır alır içimi

Oysa sen kimbilir nerdesin?

Üç yıl önce yitirdiği Memedini

düşünür de,

Cız eder yüreciği.

Bilmem bilir misin?

Öğleyin kavrulur harman yeri.

Sapsarıdır oralarda sıcak.

Esince uzaktan bir harman yeli,

Savrulur sarı saçları Halimemin.

Bilir misin bilmem?

Güneş kıpkızıl olur sonra,

Bir kat daha sıcaktır şimdi toprak.

Çarıklı ayaklarıyla damına döner

Halimem

Gün batarken yaslı dağlar ardında.

Çok karankık gece.


Sessiz..

Bir kandil yanar kerpiç odada,

Fersiz...

Basmış yavrusunu bağrına

Halimem uyur

Sayıklar durur

Tüm gece.

Böyledir işte Halimemin öyküsü,

Acı..

Kendi yazgısını yaşar,

Kara...

Sen bilmezsin tüm bunları,

Tek şey düşünürsün yalnız,

Para.....

Ve Bonüs.....Nedim Gürsel'in "mekteb-i sultani" ziyareti


Bir noktada üstat sürç-ü lisan etmiş ya da hafızada tarih kayması. De Gaulle
liseyi Ekim 1968'de ziyaret etti. Mayısta değil. O gün general bizim daha önce
gözümüzün önünde hiç açılmamış olan meşhur demir kapıdan açık limuzinle
lisemize teşrif ederken de kendisini ön bahçede birlikte karşılamıştık. Dillere
pelesenk olan İ. De Gaulle hikayesi değerli Ferhan'ın bir "atmasyon" fantezisi
elbet.... Farklı versiyonları olan bir kurgu. Nedim'in bahsettiği,
grand'cour'umuza nazır mekanlarda "iki müşteri arası" pencerede arz-ı endam
eden hatunların mekanı "Efes Otel" adını taşırdı. Tam da bizim, grand'cour'a
bakan 12 fen sınıfımızın karşısındaydı. Arka bahçe..ah "deniz kızı heykelli"
arka bahçemiz.....Aşağıda eski adıyla "Cezayir" sokağı, ve de en önemlisi tam
karşıda italyan kız lisesi..... Bunlar da benim notlarım (S.Bozok)
UNE ARTISTE EXCEPTIONNELLE :
Olena « Uutaï » Podluzhnaya

“UUTAÏ”
Née en 1986 dans la ville de Yakutsk, République de Sakha (Yakoutie) située
dans le Nord-Est de la Fédération de Russie, Olena « Uutai » Podluzhnaya est
internationalement reconnue comme une artiste d’inspiration “chamanique”,
virtuose de la guimbarde “khomus”. Sa conception du monde et sa musique
reposent sur l’idée de l’harmonie et de l’unité de la nature. Elle créé et elle
improvise, le plus souvent inspirée par la voix des oiseaux, des animaux, et les
bruits de la nature.
“Uutaï”, son “nom de scène” peut se traduire par “mystère de l’eau”.

Dès l’age de 6 ans, elle commença à jouer de “Khomus” et son talent étant
remarqué, elle fut admise à l’Ecole Supérieure de Musique de Sakha qu’elle
termina avec brio. Elle étudia également le piano et les langues étrangères
(anglais et italien).
Sa musique et ses chants, accompagnés de guimbarde dont elle est une
virtuose incontestable, s’inspirent du chamanisme, philosophie et pratique
plus que millénaire des peuples sibériens, dont les communautés turcophones
d’Asie Centrale. La fusion avec la nature, base de cette philosophie,
s’exprimant avec les bruits et sons de la “Mère-Nature”, des oiseaux et de
différents animaux, associés aux notes fabuleuses du “khomus”
accompagnant les “throat songs” constitue l’exceptionnelle dimension de son
œuvre.
N.B. La guimbarde est un instrument de musique utilisant une lamelle actionnée
par le doigt comme élément vibrant et la bouche du musicien comme cavité de
résonance (en turc “ağız kopusu”)

http://uutai.ru/
"Digression érotique"
“Digression érotique” - par Salih Bozok
Je me trouvai assis sur la bouche d'un volcan en irruption, A califourchon, sur
le cratère tapissé de velours. Ses effluves m'attirèrent dans ses entrailles, une
abîme sans fin..... Attiré, absorbé, englouti par la douceur de ces profondeurs
veloutées, mon corps se cabra tel un océan déchaîné, dans ses flux et reflux,
dans les va et viens incontrôlables de ses ondes. J'aurais tant voulu submerger
les flots étincelant des effluves, éteindre l'incendie avec les vagues surgissant
de mon corps, et déborder le cratère de mes propres flots muant en laves. Ces
laves qui inonderaient la bouche du volcan, dévaleraient de ses pentes pour
envahir ses vallées et ses plaines. Le réveil fut brutal. Le volcan prit une forme
humaine, mua en corps de femme. J'entendis de loin une musique, une
voix...... « Ne me quitte pas ! » disait-elle. Je sombrai dans les bras de
Morphée entre rêve et réalité. Son image se reflétait dans la glace, et
j'apercevais le lent mouvement de ses mains passant le peigne sur de longs
cheveux fins qui couvraient ses épaules dénudées. Elle se retourna pour me
jeter un regard furtif avec un sourire narquois au coin des lèvres, mais j'étais
trop absorbé par le mouvement de ses hanches qui déambulaient au son d'une
musique douce, pour capter ce regard. Soudain la porte se ferma brutalement.
La glace se brisa et l'image s'éparpilla dans le prisme de ses débris.

Picasso -Girl before a mirror


Salih Bozok - Gençlik çevirileri 2 : "Beat
Generation"

BEAT GENERATION
ALLEN GİNSBERG ÇEVİRİLERİ (1969)
ABD'li şair ve savaş karşıtı. 1926 yılında Newark, New Jersey'de, Yahudi bir
ailenin çocuğu olarak dünyaya gelmiş, çocukluğunu Paterson, New Jersey'de
geçirmiştir. Ergenlik yıllarında, Amerika'nın köklü gazetelerinden New York
Times'a II. Dünya Savaşı ve işçi hakları adına yazdığı metinleri vermiştir. Lise
yıllarında öğretmeninin tavsiyesi üzerine Walt Whitman'ın yazılarını okumaya
başlamıştır.

Babası Louis Ginsberg, bir şair ve lise öğretmeniydi. Annesi Naomi Livergant
Ginsberg ise uzun tedaviler sonucu teşhis edilemeyen bir psikolojik buhranın
içinde yaşamını idare ettiriyordu. Ayrıca Naomi, Komünist Parti'nin köklü
üyelerinden olup, çoğu zaman Allen ve kardeşi Eugene'i de parti toplantı ve
mitinglerine götürmüştür. Allen'ın annesinin bu garip buhranında, çoğunlukla
paranoyaklık belirtileri görülmekteydi. Örneğin; dönemin devlet başkanının,
evlerine gizlice dinleme cihazları yerleştirdiğini düşünüp, bir miting sırasında
devlet başkanını katletmeye kalkışmıştı. Allen, annesi Naomi'ye adadığı
otobiyografik türdeki Kaddish adlı şiir kitabını 1961 senesinde, annesinin
ölümünden 5 sene sonra yayınlamıştır.

Beat kuşağının en önemli şairi olarak tanınan Ginsberg, Columbia


Üniversitesi'nde geçirdiği öğrencilik yıllarında Jack Kerouac, William S.
Burroughs ve Neal Cassady ile tanışmıştır. Neal Cassady ile tanışmasını anlatan
Jack Kerouac'ın Yolda adlı romanında, Allen'ın kişiliğinden, Neal ve Jack ile olan
ilişkisinden ve yaşadığı yerlerden bahsedilir. Ayrıca Allen, The Clash grubunun
yaptığı Ghetto Defendant parçasında kendi yazdığı birtakım dizeleri şarkının
girişinde ve arkaplanında seslendirmiştir.
Allen'ın yazdığı Howl/Uluma şiiri, Beat kuşağı'nın manifestosu olarak bilinir.
Şiirinde birçok konuya değinen Allen, şiirin birkaç dizesini yazar Carl Solomon'a
adamıştır.
90'lı yılların başından itibaren, birçok ödül alan Allen, 5 Nisan 1997 günü, East
Village, Manhattan'da aramızdan ayrılmıştır. Ölüm sebebi, hepatit ve son yıllarda
başına bela olan tümördür. Ölümünden önce, 30 Mart 1997'de "Yapmayacağım
Şeyler (Nostalji) " adlı şiirini yazmıştır.
MANDALA

Kendi cesetleri üzerinde dansediyor Tanrılar

Yepyeni çiçekler açıyor ölümü unutarak

Göz çıkaran düşlerin ardında göğün gözleri

Tanrının sevinciyle

Marşlar söyleyerek ayağa kalkıyor ordular

Bayraklar, sancaklar dalgalanıyor boşlukta

Sonra bir görüntü milyonlarca gözüyle

Sonsuzda İşte Yapıt!

İşte Bilgi! İşte İnsanın sonu!

Not: Mandala, Tibet'de evrenin yaradılışını temsil eden bir resim. (ç.n.)

Yeni Dergi, Ağustos 1969, sayı: 59

Çeviri: Salih BOZOK


*************************

LSD 25

L.S.D. 25

Milyonlarca gözlü bir canavar bu


Tüm fillerinde ve kendi varlığında saklı
Elektrikli yazı makinesini titretiyor
Kendi üstüne takılı elektrik sanki, telleri de var
Geniş bir örümcek ağı
Ağın milyonlarca örgüsünden birinin üstündeyim ben bir kaygılı
Yitik, ayrılmış, bir solucan, bir düşünce, bir öz
Çin'in milyonlarca iskeletinden biri
Özel yanlışlardan biri
Ben Allen Ginsberg ayrı bir bilinç
Ben Tanrı olmak isteyen
Ben sonsuz uyumun en küçük titreşimini duymak isteyen ben
Ben ateşteki bu uçucu ezginin getireceği yıkımı bekleyen
Ben Tanrıyı lânetleyip adlandıran
Ben yazı makinesinde yanlışlar yapan
Ben bir hükümlü
Ama evrenin öbür ucunda, kendinden kaçan milyonlarca gözlü adsız
örümcek, o sonsuz vida
Canavar olmayan canavar yaklaşıyor elmalarla, kokular, demiryolları,
televizyon, kafataslarıyla yaklaşıyor
Kendini yutan bir evren
Kafatasımın kanı
Göğsü kıllı Tibet canavarı, mideme yıkılan Zodyak eğlenmekten yoksun bir
kurban sanki
Aynada ince saçlarımla yüzüm, gözlerimin altında pıhtılaşmış kan, ben kamış
emici, bir leş, konuşan bir süprüntü
Evrenin gözünde homurdanan bir iğrenç yaratık
Kendimden kaçmaya çabalarken kusuyorum, titremeler, ürpertiler
İçinde, sürünüyorum, ağzımda acısu,
Cehennem burası
Örümcek ağında çıplak mumyaların kurumuş kemikleri, gölgeler, gölgeyim
ben
Ezgideki yerimi haykırıyorum odaya, kim olursanız olun yaklaşın biraz, siz,
siz Tanrı mısınız?
Hayır, ama ister misiniz Tanrı olmamı?
Yanıtlamıyor musunuz?
Hep bir yanıt vermek mi gerek?
Yanıtlayın
Bana düşseydi Evet ya da Hayır demek -
Tanrıya şükür Tanrı değilim!
Tanrıya şükür Tanrı değilim
Ama istediğim evet demek yalnızca
Her köşesinde evrenin, her durumda kimlerolursa olsun
Bir Evet, var…… bir Evet varım…… bir Evet varsınız…..bir Biz
Biz
Herhangi bir şey,
Yanıtsız bir Nesne
Sürünen, bekleyen, kımıltısız, başlayan, savaş boruları, kireçlenme
Bu değil umudum
Bu değil sonsuzluğa doğru ölümüm
Sözüm değil bu, şiirim değil
Bir gölge tuzağı* belki,
Tibet'li bir rahibin ördüğü
İskeletinin renkli ipleriyle tılsımlı bir tenis raketi
Uzaydaki ışık dalgalarını görürüm bakınca
Milyarlarca yıl gibi akıp giden o enerji kıvılcımlarını
İpliklerin örgüsü renk değiştiriyor büyüyle sanki küçük bir evrenmiş gibi
Gölge tuzağı
En duyarlı parçasıdır makinenin
Zamanın dışına yayın yapar
Yansıtır kendi görüntüsünün minyatürünü
Birden büyüyor
Gerçek başlangıçtan beri O ya OM dan uzayın derinliklerinde çoğalan bu
görüntü enerji
Hızla dönerek uzaklaşıyor bir fil derisine işli Mandalaya
Ya da düşsel bir filin gülümsemesine doğru
Yıldızla Nebulalar arasında
Gereksiz bir şaka olsa bile bu fil görüntüsü
Ateşten şeytanın işaretini gösterir
Ya da bir Anlık Devdir
Gözüme yansımış
Boşlukta duran karnımın fotoğrafı da olabilir
Ya da işaret veren rahibin gözünde
Kendini görüp ölen bir göz
Biz göz ölse bile
Benim gözüm örneğin
Milyonlarca gözlü canavar, o Adsız, Yanıtsız
Sonsuz Varlık
O kendi kendinin yaratıcısı
En küçük ayrıntısına dek sarsıyor dünyaları
Hiç kaydırmadan başka yöne aynı anda bütün gözleriyle birden görüyor
Yetişemiyorum
Canavarın bir imgesini gösterdim size
Bir başkası da gizli organizmaların duygusu sanki
Denizin derinliklerinde dalgalanıyor
Kentleri ele geçiriyor birer birer
Bilinçleri sarıyor
Uzay kadar güzel
Kusturuyor beni
Gözden yitirmekten korkuyorum da belki ondan
Her biçimde gözüküyor
Aynada her biçimde
Deniz gibi yalıyor aynayı, çekilirken
Sonsuz bir dalga bu
Boğuyor dünyayı
Kendi özünde boğuluyor sonra da
Dışarılarda geziniyor, müzik dolu bir ceset gibi
Başında savaşın gürültüsü
Bir bebek gülüşü karnında
Karanlık dehlizlerde bir ölüm çığlığı
Kör bir yontunun dudaklarındaki gülümseme
Buradaydı şimdi
Benim değildi ama
Kendim için kullanmak isterdim onu
Kahraman olmak için
Oysa bilince satılık değil
Kendi yolunda yürür hep
Bir gün tamamlayacak bütün yaratıkları
Geleceğin radyosu olacak
Kendi kendini dinleyecek zamanın akışında
Şimdi yalnızca dinlenmek ister
Yorulmuştur kendini dinlemekten kendini göstermekten hep
Yeni bir şekil yeni bir kurban ister
Belki de beni
Bütün nedenleri araştırır
Bulur sonunda varoluşumun nedenini
Bana hiç bitmeyen yanıtlar verir
Örneğin bilincimi, ayrılmak ya da görmek için
Ya Biri ya Öteki olmam gerek
Oysa ikisi birdenim ben
Kendisiyle uğraşır bensiz
O Yanıtsız bir ikilemdir (bu adla çağrılınca yanıtlamaz)
Titretir elektrikli yazı makinesini
Yazar bir sözcük
Bir sözcük parçası

Sanatçının sözünü ettiği Gölge Tuzağı Tibet'te gölgeleri kovalamak ve


yakalamakta kullanılır. Om, kutsal OM MANİ PADME HUM formülünün ilk
hecesidir.
LSD 25 — halk arasında "asit" olarak bilinen ve 1938'de İsviçre'li kimyager
Hoffmann'ın çavdar mahmuzundan sentetikleştirerek geliştirdiği halüsinojen bir
maddedir. Kullananlarda gerçeğin algılanmasını farklılaştırarak onları olmayan
bir evrene sürükler. 1960'lar Beat generation yazarları ve gençliği arasında
yaygın bir kullanımnı bulmuştur (ç.n.)

Yeni Dergi, Ağustos 1969, sayı: 59

Çeviri: Salih BOZOK


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WALT WHİTMAN’IN BİR TEMASI ÜSTÜNE AŞK ŞİİRİ

ALLEN GİNSBERG

Türkçeye çeviren: Salih Bozok

(Yeni Dergi – İSTANBUL 1969)

Sessizce gireceğim odaya, evlilerin arasına süzüleceğim

Gökten inmiş gövdeler çevremde, uzanmış çıplak ve hırçın beklerken,

kollarıyla gözlerini kapatacaklar karanlıkta,


Kafamı sokacağım omuzlarının ve göğüslerinin arasına,enselerini, ağızlarını

öpeceğim,derilerinin kokusunu içime çekerek tanıyacağım sırtlarını, acılı

karanlıkta kamışın dikliğini karsılamaya hazır gergin bacakları

okşayacağım,

Delikten, kaşınan kafaya dek keyifle devinen kamışı da

Çıplak titreşen kilitli gövdeler, sıcak dudaklar,kalçalar birbirine vidalı

Ya gözler, parlak ve sevimli, bakışlarda ayrilıkta büyüyen gözler !

Devinimdeki burukluk, sesler, eller saçlarda kalçalarda gezinen,

Yaş dudakların yumuşaklığını tadan eller

Çarşafa düşene dek yoğun aklık, karınların uyumlu gelgiti…

Sonra kadın bağış diler

Erkekteyse tutku gözyaşları

Birden kalkıyorum yataktan ardımda içtenlikten son ayrılık öpücükleri

Bilincim uyanmadan oldu bütün bunlar pancurların, kapalı kapıların

gerisinde

İçindekilerin gece doyumsuz dolaştığı

Çıplak gölgelerin sessizce birbirini aramaya çıktığı ışıksız bir evde.


Poême d'Amour sur un thème de Walt Whitman
"Love Poem on a Theme by Whitman"

J'entrerai dans la chambre en silence et m'étendrai entre le


marié et la mariée,
ces corps tombés du ciel allongés nus et turbulents, en attente,
bras reposés sur leurs yeux dans le noir,
j'enfouirai ma tête dans leurs épaules et leurs seins, respirant
leur peau et caresserai et embrasserai nuque et bouche,
ferai ouvrir et connaitre dos, jambes relevées tordues
pour recevoir, queue pointée dans l'obscurité tourmentée
et assaillante,
éveillée du trou vers la tête qui démange,
corps cadenassés, frémissant nus, lèvres chaudes et fesses vissées
les unes dans les autres,
et les yeux, les yeux luisants et charmants, s'élargissant en regards
et en abandon
et les lamentations des mouvements, voix, mains dans les cheveux,
mains entre les cuisses
mains dans l'humidité sur des lèvres adoucies, contraction
palpitante des ventres
jusqu'à l'arrivée du blanc à flot dans les draps
et la mariée supplie qu'on lui pardonne, et le marié
soit couvert de larmes de passion et de compassion,
et je me lève du lit rempli des derniers gestes intimes et des baisers
d'adieu
tout ceci avant l'éveil de la pensée, derrière des volets et des portes
fermées dans une maison assombrie
où les habitants errent insatisfaits dans la nuit,
spectres nus partis à la recherche les uns des autres en silence

(Traduction en français de Jean-Jacques Lebel - 1966)


I‘ll go into the bedroom silently and lie down between

the bridegroom and the bride,

those bodies fallen from heaven stretched out watching


naked and restless,

arms resting over their eyes in the darkness,

bury my face in their shoulders and breasts, breathing

their skin

and the bride cry for forgiveness, and the groom

becovered with tears of passion and compassion,

and I rise form the bed replenished with last intimate

gestures and kisses of farewell

all before the mind wakes, behind shades and closed

doors in a darkened house

where the inhabitants roam unsatisfied in the night,

nude ghosts seeking each other out in the silence.

(Love Poem on a Theme by Whitman, 1954)

Salih BOZOK - Gençlik çevirileri 1


Gregory Corso şiirleri

ABD'li şair Beat hareketinin önde gelen adlarından Gregory Nunzio Corso 26
Mart 1930 tarihinde New York'ta doğdu, 17 Haziran 2001 tarihinde
Robbinsdale'de (Minnesota) yaşamını yitirdi, külleri Roma'da ünlü şair Percy
Bysshe Shelley’in gömüldüğü mezarlığa kondu.

On yedi yaşındayken soygun yapma suçundan üç yıl hapis cezası aldı ve New
York Eyaletindeki Dannemora'da Clinton Eyalet Hapishanesi'ne gönderildi.
Burada, edebiyatla ilgilenmeye başladı; Dostoevski, Stendahl, Thomas
Chatterton, Christopher Marlowe, Percy Bysshe Shelley ve Homeros okudu; şiir
yazmaya başladı. 1950'de New York kentindeki Greenwich Village'da şair Allen
Ginsberg ile tanıştı; onun yardımıyla bir yazar ve "kurum dışı bir insan" olarak
eğitimini sürdürdü. 1951-52'de Los Angeles Examiner'da çalıştı, 1957-58
arasında Paris'te bulundu. Güney Amerika ve Afrika'yı gezdi.

NOTRE DAME DE PARIS - Alfred Cortes

Paris
Çocukkent, Nisankent
Kapı aralıklarına çömelmiş melekler,
Şairler, saçları dizelerle kemirilmiş, büyük Baudelaire
Artaud, Rimbaud, Apollinaire,
Gecekente bakıyor -
Rehberler ve kapıcılar
Hüzün ve Montparnasse ölümü andıran Notre Dame
Gecenin çemberine bakıyor, aile kubbesi,
Hugo ve Zola birlikteler mezarda
Arlequin'in ölüm tuzağı
Seine'in uğursuz çamuru,
Eiffel aşağı bakıyor - görüyor Apokalipsin tırmanan karıncasını
New York'suz kent
Yitik ve ölü Almanlar kenti
Savaş Ananın bebek yuvası.

Yeni Dergi, Ağustos 1969, sayı: 59, s.127

Çeviri: Salih BOZOK

UCCELLO - SAN ROMANO SAVAŞI - PARİS - LOUVRES

Uccello
Hiçbir zaman bu savaş alanında ölmeyecek onlar
ne kurtların gölgesi içine alacak sürülerini ne de savaşı yitirmek
için bekleyen ufka değin uzlaşmış buğdaylar

Hiç ölen olmayacak alçak midelerine tıkılsın diye


ne de yığın yığın parıldayan
gözlerinde
Kimsenin bu alanda ölmediğine inanmaktansa
Açlıktan titreşelim diyecekler kuru dilleriyle

Hiçbir zaman ölmeyecek birbirine sarılı savaşanlar


Soluk soluğa birbirine bakarak ölünmez ki hiç
kımıltısız ışıksız hiçbir şey yok ellerinde
salt bir at soluk soluğa bir at kalkan kalkanın ardında
ışığın yaldızladığı bir miğferli göz
ah ne güç ölmek mızrakların örtüsü içinde

Ya bu sancaklar! işaretlerini öfkeyle sürüklemek istermişçesine


göğün karanlıklarına açılmış bu sancaklar
En soğuk ırmakların kenarına çizilmiş ordular
sanki demirden kafatasları sıralanmış -
kimse ölmeyecekmiş gibi sanki
her savaşçının ağzı bir şatodur türkülerle dolu
her demirden yumruk düşlerde bir çan

Altından çığlıklar
ne çok isterdim böyle bir savaşa katılmak!
elinde parlak mızrağıyla kırmızı bayrak kara atına
binmiş gümüşten bir savaşçı hiç ölmemek sonsuz olmak isterdim
savaş tablosunun o yaldızlı prensi

Yeni Dergi, Ağustos 1969, sayı: 59, s.126-127

Çeviri: Salih BOZOK

Çevirmenin notu: Paolo Uccello, 15’inci yüzyılın Floransa’lı ressamı.

Floransa ve Siena orduları arasındaki San Romano savaşını (1432) resmeden


bir tablosu Paris’te Louvres müzesinde sergilenmektedir.

UCCELLO - Ejderha
ADIEU SOPHIE

Elle était mon amie de FaceBook depuis plus de 8 années...et à mon grand
regret, je n’ai jamais eu l’occasion de la rencontrer de son vivant. Je projetais
un voyage à Salonique (Thessaloniki – Selanik), pays de mes ancêtres du côté
paternel. La ville que j’ai visitée dans les années 80, avec sa Tour Blanche
gravée dans les derniers souvenirs de mon père qui a relaté ses années
d’enfance saloniciennes dans un livre. Il n’y est jamais retourné, comme
beaucoup de turcs et de grecs qui ont fait le voyage d’exil en sens opposés
sans jamais revoir leurs terres natales…. J’ai connu Sophie de Salonique en
cherchant sur le net les traces de mon amie d’adolescence, Sophie d’Istanbul,
qui vit à Athènes depuis la fin des années 70, et donc au hasard d’une
homonymie. Nous nous sommes engagés dans des échanges fructueux, et j’ai
appris que son père était originaire de Foça (Focea) près d’Izmir. J’ignore
dans quelles circonstances, sa famille du côté paternel a quitté l’Asie
Mineure, l’Anatolie. Mon grand-père avait accompagné à Istanbul le Sultan
en captivité peu de temps avant la chute de la ville en 1912. Mon père, ma
tante,ma grand-mère et le reste de la famille, étaient partis peu de temps
après, en craignant surtout les exactions commises par les troupes bulgares
contre les turco-musulmanes. Avec Sophie, il nous est arrivé d’échanger de la
musique, des appréciations politiques selon l’actualité des deux pays voisins,
et aussi de nous demander réciproquement conseil sur le plan personnel, au
gré des problèmes nous tracassant un moment donné, un point de vue
extérieur pouvant être quelque fois plus pertinent qu’une vue subjective due
à la proximité. Sophie était très cultivée, intelligente, ouverte, et..belle. Boire
un « ouzo » ensemble, avec elle, avec son « homonyme » et pourquoi pas, avec
mon épouse, dans un de ces bistrots près de la Tour Blanche ..et discuter de
vive voix Le sort en a décidé autrement. Mercredi dernier, mon cœur pesait
lourd comme précurseur d’un malheur imminent, anxieux comme j’ai
toujours été. Vendredi, tard dans la nuit, alors que mon épouse Marie était en
route de son pays vers la France, pour me rejoindre, je suis allé sur le mur de
Sophie dont je n’avais pas de nouvelles depuis longtemps… Mon amie n’était
plus. Son cœur avait subitement et irrémédiablement flanché à ses 58 ans. Et
j’avais conversé, par un curieux concours de circonstances, une heure
auparavant avec Sophie d’Athènes, qui m’avait appris que toutes les deux
avaient eu un contact, et qu’elles avaient parlé l’une à l’autre. J’étais en effet
content d’avoir retrouvé l’amie de mon adolescence et en avait informé
Sophie…..qui était heureuse pour nous…. Je suis extrêmement triste. Une de
ses amies, issue de la Thrace orientale, a écrit en sa mémoire
« Do not cry on my grave,
I'm not there, I do not sleep.
I'm a thousand winds blowing.
I'm the diamonds that glitter in the snow.
I am the sunlight on ripe wheat
I'm the soft autumn rain.
When you wake up in the morning silence,
I am the swallow that rises fast
or the birds flying slowly around.
I am the little star shining in the night. Do not cry on my grave.
I'm not there, I do not sleep. »

Je reviendrai à Salonique Sophie. Dors en paix ! Requiescat in pace


Moustapha SAGUIR, un espion anglais à Ankara
pendant la « Guerre d’Indépendance »

1- Extraits du livre de Berthe-Georges Gaulis : « Angora, Constantinople,


Londres » (1922), concernant l’affaire « Moustapha Saguir », pp 242-249.

Le coup mortel porté au prestige britannique en Islam fut le procès de


Moustafa Saguir. J'eus l'occasion de le suivre de près, à Angora, en mai 1921.
Le nom de l'accusé était un nom de guerre ; il cachait celui d'une grande
famille musulmane de Bénarès. En échange des aveux complets qu'il fit
publiquement, avant d'être exécuté, Moustafa Saguir demanda que son nom
véritable ne fût pas dévoilé. Je suivis toutes les audiences publiques au
tribunal de l'indépendance. J'eus entre les mains le document écrit par
l'accusé lui-même dans le plus pur anglais d'Oxford. Il y exposait sa vie, ses
travaux, les services rendus à L’İndia Office. Jamais je ne fis lecture plus
suggestive. Cette autobiographie, sous forme de confession, si claire, si
élégamment rédigée,répandue par la suite dans tout l'Islam, dévoila l'intrigue
politique anglaise dans son vaste ensemble et dans ses détails. A haute et
intelligible voix, Moustafa Saguir exposa lui-même,devant une salle remplie à
craquer par les délégations musulmanes et par la foule d'Angora, ce que
l'Angleterre avait exigé de lui. Il raconta son éducation, le dressage subi, les
actes exigés en retour des « bienfaits » reçus. Cet homme devait être
certainement un agent de choix, car l'India Office ne livre pas si volontiers ses
listes les plus secrètes, ses idées les mieux cachées. Jeune encore, trente ou
trente-cinq ans, il avouait, avec dignité, ses torts envers ses coreligionnaires;
jusqu'ici, il ne les avait pas compris et croyait sincèrement agir pour le mieux.
Malgré sa situation désespérée, il parlait sans haine de ceux qui l'avaient
entraîné jusqu'alors et disait : « J'ai mangé le pain et le sel de l'Empire
britannique; je lui dois tout. Si je révèle ses secrets, c'est pour réparer le mal
qu'involontairement j'ai pu faire aux miens, mal que je ne pouvais réellement
apprécier avant d'avoir vu Angora. »

Tout enfant, il avait impressionné, par sa précoce intelligence, de hauts


fonctionnaires anglais de Bénarès. Emmené par eux en Angleterre, avec le
consentement de sa famille, il y avait reçu l'éducation la plus soignée, la plus
raffinée. Ses manières en témoignaient. Au sortir du Lincoln Collège
d'Oxford, où les égards dus aux fils de noble origine lui avaient été accordés, il
eut à prêter serment sur le Coran, devant le Chief Secretary de l'India Office,
assisté de deux officiers anglais, et promettre d'observer, en retour de
l'éducation reçue, le plus absolu loyalisme envers le trône d'Angleterre et le
vice-roi des Indes.

Il est alors envoyé au Caire, sous prétexte d'y apprendre l'arabe, en réalité
pour y suivre le mouvement nationaliste égyptien. Ensuite, ce sera la Perse,
source de précieux enseignements, et le rappel à Londres. Il y est attaché à la
section politique des questions asiatiques, et sa Spécialité va devenir la
politique étrangère de la Turquie, de la Perse, de l'Afghanistan et des Indes.
Vaste domaine. En août 1914, il est envoyé aux Indes, puis en Suisse, centre de
toutes les organisations asiatiques. Au moment de l'armistice, —je cite
Moustafa Saguir, — la situation de l'Angleterre au point de vue islamique
était en réalité déplorable ;elle avait failli à toutes ses promesses. Dirigée par
son parti militaire qui vers la fin de la guerre avait pris la haute main, elle
était en fait menée par Lord Curzon ; il gouvernait despotiquement sous les
apparences de Lloyd George. C'est ce parti militaire anglais qui dirigea toute
la manœuvre à Constantinople pour l'établissement du mandat anglais sur la
Turquie ; et, lorsque le Foreign Office demanda au « British High
Commissioner » appointé à Constantinople un rapport sur l'état politique de
l'Anatolie, celui-ci répondit : « La vie et la propriété n'étant pas assurées en
Anatolie, il serait plus que préjudiciable à l'honneur anglais de conclure un
accord avec ces « cut-throats »(bandits). Convaincue de l'exactitude de ces
paroles, ajoutait MoustafaSaguir, l'Angleterre joua d'abord le jeu d'attente,
ensuite le jeu grec. Le jeu d'attente consista à nier, jusqu'au dernier instant,
l'existence du nationalisme.« La propagande anglaise à Constantinople était
menée par le sultan, par les membres de l'ancien gouvernement Damad Férid,
par le parti militaire anglais installé dans la ville. Les membres principaux du
comité exécutif anglais étaient le colonel Nelson, le major D. Monford, le
capitaine Stone, le capitaine Bennett ». La propagande anglaise s'adjoignait
peu de vrais Turcs, n'ayant que médiocrement confiance en ceux qui venaient
à elle.

Moustafa Saguir donnait les noms du comité formé pour l'assassinat de


Moustafa Kémal pacha : colonel Nelson, major Monford,pasteur Frew,
capitaines Bennett, Stone. L'accusé avait été chargé de faire exécuter à
Angora même cet assassinat. « Si, ajoutait-il, l'Angleterre pouvait être
assurée que les nationalistes renonceraient à la lutte aux Indes, en
Afghanistan, en Mésopotamie et en Egypte, il y aurait accord immédiat ; mais,
aussi longtemps que cette persuasion ne lui viendra pas, la lutte continuera.
Le but est de placer l'Anatolie sous le mandat anglais ; ainsi seulement
l'Angleterre peut être certaine de contrôler effectivement la politique
islamique de la Turquie. »

Devant la foule frémissante, Moustafa Saguir livrait les noms des musulmans
gagnés par l'or anglais. Le Calife venait en tête, avec le chiffre de sa
mensualité. Encouragé à préciser, Moustafa Saguir livrait les autres noms, au
fur et à mesure ; et lorsque, pendant une suspension d'audience, je demandais
à Hikmet bey, directeur politique aux Affaires étrangères, — qui, après
l'arrestation, avait, le premier, interrogé le coupable, — comment l'on pouvait
ainsi se fier à la parole d'un espion, si haut coté fût-il, Hikmet bey me répondit
avec son fin sourire : « Nous avons nos moyens de contrôle, et, jusqu'ici, toutes
les vérifications ont confirmé les aveux du coupable ».

Le but du voyage si risqué de Moustafa Saguir à Angora était donc


l'assassinat du pacha ; devant cet aveu, l'assistance avait grondé sourdement.
« Pourquoi avez-vous paru particulièrement qualifié pour le mener à bien ?
demanda le juge. — Parce que, répondit Moustafa Saguir, j'ai moi-même
conduit avec succès, il y a quelques mois, en Afghanistan, une mission bien
autrement périlleuse : l'assassinat de l'émir. » Cette fois, le public avait grondé
plus fort. Il est difficile d'imaginer, en Occident, l'émoi profond d'une foule
musulmane mise soudain en face de telles réalités, entendant ces chiffres, ces
noms dits par un homme en pleine jeunesse, en pleine force physique et
intellectuelle, qui se savait condamné à mort et s'adressait déjà plutôt à son
Dieu qu'au tribunal terrestre.

Avant de l'envoyer à Angora, les Anglais l'avaient enfermé quelque temps


dans leur célèbre prison Agopian han, bien connue des militants turcs, de
façon à dissiper toute suspicion. Simulant une fuite, il s'était embarqué pour
Varna, avec un jeune officier de marine turc et un agent nationaliste de
troisième plan. Ils avaient ensuite gagné Inebolu; là, le trio avait dû subir
l'attente réglementaire, une quinzaine de jours environ. Moustafa Saguir ne se
doutait pas que, filé depuis Constantinople, les cochers mêmes qui le
conduisirent d'Inebolu à Angora étaient des gendarmes attentifs à ses
moindres gestes. Il fut fort bien accueilli, laissé libre de ses mouvements, et
organisa en toute tranquillité un réseau d'espionnage. « Que venez-vous faire
à Angora ? lui avait-on demandé. — Je voudrais publier un journal qui
amènerait un rapprochement entre les Turcs et les Anglais. — Qui connaissez-
vous, parmi les hauts personnages politiques anglais ? — A Constantinople, le
colonel Nelson et une foule d'officiers de moindre importance. — Vous ne
connaissez pas lord Curzon ? — Lorsque je suis allé à Londres , au Foreign
Office, pour obtenir un passeport, je l'ai rencontré une seule fois. — A-t-il été
informé de votre arrivée en Anatolie ? Vous a-t-il donné quelques
instructions ? — Oui, quelques-unes. — Pourquoi êtes-vous venu ici par la
voie de Bulgarie ? — Les Anglais étaient inquiets des organisations qui se
formaient en Anatolie. Pour renforcer ces organisations, les Turcs de Bulgarie
avaient, eux aussi, formé des groupements dont les Anglais voulaient connaître
le détail, ainsi que leurs rapports avec les organisations de Turquie. » Dans ses
premiers interrogatoires, Moustafa Saguir prétendait être le délégué du
Comité indien Khilafet et s'être introduit en Anatolie dans le but d'apporter
aux Turcs des chèques destinés à soutenir leur résistance. Il disait avoir pour
mission de renseigner 1' « Intelligence Department » de Constantinople sur
Angora, d'opérer une scission dans l'Assemblée nationale, idée fixe du Civil
Service. Saghir prétendait encore que le Comité indien Khilafet avait
rassemblé dix millions de livres sterling, dont un million et demi se trouvait à
Rome, prêt à être remis à Moustafa Kémal, s'il consentait à lier partie avec
l'Angleterre,« ce que celle-ci aurait de beaucoup préféré à l'assassinat «.

C'était bien l'habituelle manœuvre : corrompre, lorsque c'est possible ;


assassiner en dernier ressort ; et Moustafa Kémal, avisé de la somme qui lui
était destinée, souriait, disant : « Je ne me savais pas une telle valeur
marchande. » Il faut avoir vécu sur place cette longue série d'audiences, dans
une atmosphère chargée de fièrtė et de haine, avoir senti frémir le public, plus
terrible encore dans le silence que dans l'indignation ; il faut avoir suivi
l'oscillation des kalpaks et des turbans, tandis que, sur les visages crispés par
l'attention, les gouttes de sueur perlaient lentement,pour bien comprendre
l'impression profonde produite par ces révélations.

Les juges interrogeaient avec les formules de politesse les plus raffinées,
accompagnées d'un sourire. L'accusé répondait sur le même ton, avec un
même sourire, et cela ne faisait que mieux ressortir le tragique de cette
lutte.C'était le procès de toute la politique orientale anglaise qui se déroulait
ainsi devant la foule islamique. C'était le plan de l'Intelligence Service contre
les indépendances asiatiques, contre l’Égypte étalé sous ses yeux.

Quel formidable effort de désintégration dévoilait la claire parole de Saguir,


et, comme un refrain, ce nom : « Lord Curzon », au terme de chaque réponse.

Dans le long document que j'avais eu pendant quelques instants entre les
mains, j'avais vu des chiffres qui m'avaient fait admirer les ressources cachées
de nos alliés. Je retrouvais la ligne inflexible du plan de 1919, et je comprenais
mieux les paroles entendues à Londres en 1920 : « Nous n'avons besoin de
personne : nous savons agir seuls ; nous y mettrons le temps, les hommes et les
ressources nécessaires ». En effet, l'Angleterre "n'avait eu besoin de personne
pour ruiner à jamais sa situation politique en Orient.

Quelques jours après, j'étais à Paris, et c'est par mes articles que les Anglais
apprirent l'étendue de leur infortune. La capture de Saghir, ses révélations
complètes obligeaient le Civil Service à remanier de fond en comble son
immense organisation en Orient. Il fallait changer les chefs, remanier les
équipes, enfin, remédier le plus tôt possible à cette catastrophe formidable :
tout le plan de la grande bataille orientale livré à l'ennemi. Nul n'avait songé
que Saguir pourrait se laisser prendre, et que, étant pris, reconquis par la
grande solidarité musulmane, il parlerait. Cet événement, qui bouleversa
Londres et Constantinople, et qu'Angora avait été certainement heureux de
répandre par le canal de la France, parce qu'il pensait que Paris en serait
profondément ému, fut à peine remarqué chez nous. Moustafa Saguir, l'Inde,
Angora, que tout cela semblait alors lointain et difficile à comprendre !
L'Afghanistan, les Turcs nationalistes, leurs revendications, c'était vraiment
trop compliqué ! Quelques spécialistes en questions islamiques s'y
intéressèrent, mais ils ne pouvaient admettre que le Califat fût mis en
question. Leurs vues en restaient toujours au vieil Orient, à ses dogmes ; la
conception nationaliste ne pouvait les intéresser. Quant au public, même le
plus lettré, son ignorance le préservait de toute curiosité indiscrète. Nous
étions en mai 1921. Il faudra, pendant un an et plus encore, de nouvelles
erreurs anglaises, des attaques contre la France sur tous les points, pour faire
comprendre un peu le revirement del'Orient, et encore..

Nous sommes tous, plus ou moins, les inconscientes victimes de la propagande


anglaise, formidable entre toutes et si habilement dissimulée. Chez tous, elle
découvre le point faible. Aux curieux qui vont s'informer sur place et
s'indignent à voix haute, elle dit : « Prenez patience : je m’amenderai; laissez-
moi le temps d'y réfléchir, et, surtout, ne me troublez pas dans mon évolution,
vous la retarderiez. « Lloyd George, Curzon ? Mais oui, je sais : ce sont des
êtres insupportables, odieux, malfaisants. Chut ! ne les attaquez pas ; nous
n'aimons pas que l'on s'en prenne à nos hommes de gouvernement. Faites le
silence, et vous verrez : bientôt tout va changer. Vos paroles sont si justes, vos
efforts si méritoires ! Nous avons de grands projets, nous ne pouvons pas
encore les révéler. » A nos chefs de Gouvernement, l'Angleterre répond :
Allemagne, réparations, dettes interalliées, communisme et autres choses dont
je ne possède pas le secret. Et nos hommes d'État rongent leur frein, essayant
en vain de résoudre la quadrature du cercle. Tous d'ailleurs ignorent l'Orient.
Pas un ne voyage : pas un ne connaît le sens des nationalismes ou, plus
exactement, des indépendances. Tous croient encore à la vénalité de l'Asie et
de ses chefs, au mensonge asiatique ; aucun d'eux ne connaît encore vraiment
le mensonge anglais.

Oui, certes, il existe à Londres et par toute l'Angleterre des gens de bonne foi,
aux scrupules sincères, qui n'ont pas la moindre idée de ce qui se joue en
Orient; mais, avant que leurs yeux s'ouvrent et que leurs cerveaux conçoivent
ce qui, pour eux, est un monde inconnu, à l'égal de Mars ou de Sirius, que
d'années se passeront, que de catastrophes vont s'accomplir! Et ces braves
gens d'Angleterre, persuadés de la bonne foi anglaise, qui ne sauraient
admettre un instant que leur naïveté fût si habilement exploitée, sont,
justement, l'inappréciable force derrière laquelle s'abritent les dirigeants de la
politique britannique quand, vraiment, la situation se gâte.Sans cette armée
de l'innocence, le jeu deviendrait parfois par trop difficile. C'est elle qui
rétablit au moment opportun l'utile fiction de l'Angleterre libérale, aux vues
larges, capable d'entendre les opinions les plus opposées et d'en tenir compte.

2 - Extraits du livre de souvenirs de Cemil Bozok, “Hep Atatürk’ün yanında”


( İstanbul 1985), concernant l’affaire “Moustapha Saguir” (pp 40-41) et
l’arrivée à Ankara de Mme Berthe Georges-Gaulis, journaliste française (p
55). Traduction de S.Bozok

Nous traversions une période où l’on devait faire face à une situation fort
critique. Un jour, au moment où je m’apprêtais à partir à l’école, mon père
(Salih Bozok) m’appela: “je crois que je n’ai pas bien fait de te faire venir ici”,
me dit-il, avant de poursuivre: “On ne sait jamais! Peut-être, la situation sera
telle que tu ne pourras plus jamais revoir ta mère, tes frères et sœurs”. Devant
ses paroles, j’étais pétrifié. Comme il était pessimiste! Je ne pus lui en
demander la raison. Si je l’avais interrogé, m’aurait-il expliqué ce qui le
tracassait. Je me ressaisis et me demandai ce qui se tramait.

(....)

Lors de cette période, un musulman de l’İnde, du nom de Mustafa Sagir, était


venu à Ankara et il déclarait que les musulmans de l’İnde étaient disposés à
fournir une aide financière au gouvernement d' Ankara engagé dans la lutte
pour l’indépendance. Cet homme, suspecté dès qu’il avait mis pied à İnebolu,
était étroitement surveillé par les services de sécurité (M.A.H). İl a également
été reçu par Mustafa Kemal, alors que les S.R. étaient intrigués par le fait que
les lettres envoyées par ses soins à des adresses en İnde, et ouvertes et
contrôlées par l’Organisation, comportaient des pages laissées vides à plus de
moitié. La conviction étant faite que cela ne pouvait être fortuit, et sur avis
des chimistes, dont Mr Avni Refik, professeur de chimie de mon école, ces
pages remplies à moité furent traitées par des produits chimiques qui
permirent de mettre en évidence et de déchiffrer des textes manuscrits rédigés
à l’encre invisible et en caractères minuscules. Que des choses n’avait-il pas
écrit sur ces pages, cet espion anglais? J’écoutai avec une curiosité accrue ce
qu’en disait mon père à Mr. Muzaffer, aide de camp. Toute la correspondance
concernait le Pacha, lieu de résidence avec force détails, personnel à son
service et proche entourage, avec précision et noms, issues de sortie du QG,
mesures de protections prises, heures habituelles des allers et venues, marques
des voitures, leur état général et vitesses, puissance des phares, le tout
minutieusement décrit. Le but était de commettre un attentat contre le Pacha.

Lors du procès de Mustafa Sagir, le mode opératoire de l’attentat ne put être


mis en évidence. Je suivais le déroulement des audiences reportées par le
journal “Hakimiyet-i Milliye” (Souveraineté Nationale). Jugé devant le
“Tribunal d’indépendance”, l’espion anglais, avec un ton hautain et arrogant,
clamait : “Vous ne pouvez rien contre moi! J’ai l’Angleterre derrière moi!” İl
dut se rendre compte de son erreur, quand il fut pendu, deux jours plus tard,
au carrefour de l’avenue Karaoglan. Comme beaucoup, je vis ce jour-là, avant
d’aller à l’école, son corps inanimé qui se balançait au bout d’une corde.
C’était la première fois dans ma vie que je devenais témoin de ce genre de
chose pas très agréable à voir. J’étais hérissé. Plus tard, à Ankara, j’assisterai
non seulement au jugement des traitres à la cause nationale, opposants à la
Révolution, mais également à leur pendaison. İmpossible d’oublier cette nuit
en particulier : Plus d’une dizaine de condamnés furent pendus à la chaîne, les
uns après les autres, sur la place Ulus, à côté du Mémorial de la Victoire, pour
avoir fait de la propagande dans les villages en faveur du Califat, sous couvert
de commerce de “Distol”, un médicament destiné aux moutons......

J’étais heureux de reprendre ma vie à Çankaya et de continuer l’école. (...)


Une journaliste française, Madame Gaulis, arriva à Ankara pour s’entretenir
avec le Pacha et resta quelque temps ici. Durant son séjour, elle rencontra le
Pacha ainsi que d’autres personnalités.

Un soir, le Pacha nous rendit visite, accompagné de cette dame, et en


compagnie de Mr Mahmut (Soydan), officier de liaison, et d’Abdurrahim (fils
adoptif de Mustafa Kemal). Mon père en tête, nous les accuillimes en famille,
à l’entrée du jardin. C’était une dame sympathique. Avec Abdurrahim (mon
camarade de classe), sans nous attarder auprès des grandes personnes, nous
sommes allés dans ma chambre, vaquer à nos occupations d’enfants. Je me
demande à présent pour quelle raison le Pacha avait amené chez nous, Mme
Gaulis. Probablement, pour lui montrer une maison turque, en l’occurrence
celle d’un de ses proches, et lui présenter sa famille. Chaque décision de ce
grand homme devait avoir un but précis et une signification….
NOTES DE LECTURE A L'OCCASION DU
11 NOVEMBRE - "ORAGES D'ACIER"

COMMÉMORATIONS DE L’ARMISTICE
DU 11 NOVEMBRE 1918 - NOTES DE
LECTURE:
“ORAGES D’ACIER” par Ernst Jünger
(écrivain allemand 1895-1998)
L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 marque la fin des
combats de la Grande Guerre (1914-1918) qui coûté à l’Humanité
plus de 18 millions de victimes.

Ernst Jünger, jeune engagé de l’armée allemande fait part avec


talent de ces atrocités dont il fut témoin dans les tranchées. La
lecture laisse un goût amer dans la bouche....du sang et de la
poudre....des corps affreusement mutilés et des cadavres en
putréfaction.

Il rédigea le livre à partir de ses “cahiers” tenus pendant la Guerre.


Pendant les courts répits dans les combats contre les forces anglo-
françaises.

Tout au long de la lecture, on ne peut s’empêcher de dire “Plus


jamais ça”! Et de s’interroger si un jour “l’Homme cessera enfin d’
être un prédateur pour l’Homme”
"YILMAZ ÖZDİL" İN "MUSTAFA
KEMAL" KİTABINDA "SALİH
BOZOK"LA İLGİLİ BÖLÜMLER ÜSTÜNE
KISA NOTLAR
YILMAZ ÖZDİL'İN "MUSTAFA KEMAL" KİTABINDA DEDEM SALİH
BOZOK'LA İLGİLİ BÖLÜMLER : Kitap elime yeni geçti, Türkiye'den
değerli bir arkadaşım yolladı. Dün elime geçti. Çok sağolsun. Şu ana dek
ancak belli bölümlere göz atabildim. İlk ve elbet yüzeysel izlenimimden
çıkardığım sonuçlar kiminize ters gelebilir. Yapıtın yazarı tarafından tanıtım
videoları bana doğrusu oldukça çekici gelmişti. Şu anki izlemimime göre,
elbet yararlı bir kitap, günün koşullarında, ve herkese, yani geniş bir kesime
seslenir nitelikte ama, bana kimi yönleriyle"hafif" gözüktü.Araştırmadan
çok, tipik bir gazeteci yapıtı. Anlatılan olaylar, aktarılan söylemler, kronolojik
bir sıra izlenmeden ardarda sıralanmış. Kitabın yapısını da yadırgadım.
Birbirinden ayırdedilmiş farklı bölümler yok. Aynı konu farklı yerlerde
işleniyor. Farklı öyküler “kopyala yapıştır” türünden birbirlerine eklenmiş
izlenimi edindim. En önemli bulduğum sorun ise, aktarılan olaylarla ve
söylemlerle ilgili doyurucu bir kaynak gösterilmemesi. Hatta çoğu zaman hiç
kaynak belirtilmiyor! Dipnot, sonnot, bibliyografya kullanılmamış. Yazarın
tercihi elbet. Ailemizin , dedem Salih Bozok ve büyük dayım Nuri Conker’in
birçok yerde sözü geçiyor. Dedemle ilgili bölümlerden bir kaç örnekle
açıklarsam daha somut olurum. Bu örneklerdeki olayların babamın
sağlığında 1985 yılında dedemin anılarıyla birlikte yayınladığı “Hep
Atatürk’ün yanında – Baba-Oğul Bozok’lardan anılarda” nasıl ele alındığıyla
da karşılaştıracağım.

1)(Zübeyde hanım) “Mustafa Kemal'in mahalleden arkadaşı, komşusunun oğlu

Salih Bozok'u çok severdi. Salih'in oğlunun sünnetine

adeta “torununun mürüvveti" gibi katılmıştı, Longines marka

pahalı bir kol saati takmıştı.

Mustafa Kemal, Trablus'a, Sofya'ya giderken annesini hep

Salih'e emanet ederdi. Zübeyde, oğlundan çok Salih'le vakit


geçirmişti, ailenin ikinci oğlu gibiydi.

Salih de böyle hissederdi.

“Zübeyde ana benim de öz anam sayılır, kendi anamı mı,

yoksa Zübeyde anamı mı daha çok sevdiğimi hakikaten

bilemem" diyordu.

Mustafa Kemal'in ömrü boyunca aklı annesindeydi.

İstanbul'dayken Salih'e yazdığı mektubunda, “mümkünse

annemi avut, benim geçen ayın aylığı kalmıştı, o aylığın

anneme verilmesine yol göster" diye yardım istiyordu.”(Özdil -s. 22)

Zübeyde hanımla yakınlığı ve “Longines marka” saat hediyesini doğrulayan


babam, anılarında o günü şöyle anlatıyor.

“Bana hazırlanmış küçük çadırda kendime gelir gelmez, Abdürrahim ve öbür


yakın arkadaşlarım etrafımı çevirdiler. Devam eden acımı unutmak için onlarla
şakalaşıyordum. Konuklar öğleden sonra gelmeye başladılar. Gelenler, benim
yattığım çadırın tam karşısındaki salon çadırına alınıyorlardı. Akşam üzerine
doğru Gazi Paşa, yanında Ali Fuat Paşa ile geldi ve törenle karşılandı. Benim
çadırıma uğrayıp hatırımı sormak suretiyle iltifatta bulundular. Hanım konuklar
ayrı bir çadıra alınıyorlardı. Bunları başında Gazi Paşa’nın anneleri Zübeyde
Hanım bulunuyordu. Küçüklüğümden beri beni tanıyan bu muhterem hanım,
bana kapakları desenli Longines marka bir cep saati verdi. Gazi kıymetli bir çay
takımı, Ali Fuat Paşa çok güzel ve büyük bir Buhara şalı hediye ettiler.
Azerbaycan Büyükelçisi İbrahim Abilof Bey’in verdiği köstekli altın cep saatinin
iç kapağında “Cemil Beye: İbrahim Abilof” yazısı işlenmişti. Bunlardan başka,
getirilen kordonlu birkaç saat, bir elmas yüzük, halılar, fotoğraf makinesi ve sair
armağanlarla çadırım bir dükkana dönmüştü.” (...) Uykuya dalmadan, birkaç
yıl önce Beylerbeyi Sarayı’nda yapılan Şehzade Abid Efendinin sünnet
düğününü düşünmekten kendimi alamadım. Onunla birlikte sünnet olamadım
diye ne kadar üzülmüştüm.Nereden bilirdim ki, talih bana bu günü ve Gazi
Mustafa Kemal gibi bir büyük insanın şereflendirdiği bir düğünü saklıyormuş.
Bunun verdiği büyük mutluluğu bu gün daha çok duyuyor ve öğünçle
anımsıyorum. Üç gün sonraki Hakimiyeti Milliye gazetesi bizim düğün haberini
şu başlıkla veriyordu:“Seryaver Salih Bey’in mesut günü.”(Bozok - s. 107)

Şehzade Abid Efendinin adı da Özdil’in kitabında şu şekilde geçer:

2) “ Abdülhamid, o günlerde tahttan indirilmiş padişah olarak

Beylerbeyi Sarayı'nda göz hapsinde yaşıyordu. Çanakkale

zaferinin ardından hatıra defterine şunları yazdı:

"Düşman tasını tarağını toplayıp, askerlerinin yarısını denize,

yarısını gemilerine dökerek çekip gitti. Bu büyük zaferi

Mustafa Kemal adında bir miralay kazanmış. Allah, devletine

hizmet edenlerden razı olsun.

Oğlum Abid efendi bu Mustafa Kemal beyle tanıştığını söyledi,

Beylerbeyi'nde görevli yüzbaşı Salih'in (Bozok) arkadaşıymış,

ara sıra arkadaşına yemeğe geliyormuş, Abid efendiyle bu

münasebetle dost olmuşlar. Hatta Mustafa Kemal kendisine

iki ceylan yavrusu hediye etmiş. Bundan memnun oldum.

Devletin yüzünü ağartmış bir paşanın oğlum Abid efendiye

yakınlık göstermesi, bir şahsiyeti olduğunu anlatıyordu.

Oğluma münasip bir mukabelede bulunmasını hatırlattım.

Biraz vakti halim olsa 'bir altın saat'

diyecektim ama, hem dedikodusundan çekindiğim hem

oldukça müzayaka (geçim darlığı) içinde olduğum için bir şey

söylemedim.”( Özdil - s. 77)


Burada Özdil kaynak göstermemiş. Abdülhamit’in yazdıklarını nerede
okumuş, nereden aktarmış belli değil.

O dönem Abid efendi, babamdan 3 yaş kadar büyük, on yaşlarında bir çocuk.
Beylerbeyi sarayında babamla (Cemil Bozok) arkadaşlık ediyor ve babam o
anılara kitabında oldukça geniş yer veriyor. Abid efendinin sünnetini de
ayrıntılı olarak anlatıyor (Bozok- s. 25-42)

Abdülhamit’in “Mustafa Kemal’in, 10 yaşlarında Şehzade ile dost olması”


bana abartılı gözüktü.

Babam şunu yazmakla yetinmiş: ...Yıllar sonra Paris’te buluştuğumuzda “”


( Bozok-s. 41)

Sünnet düğünüyle ilgili olarak yazdıklarını da aktarıyorum: “O günlerde,


babam bir akşam eve keyifli geldi, anneme saraydan benim de şehzade ile
birlikte sünnet olmam için çok nazik bir teklif aldığını söylemesi beni çok
sevindirdi. Benden başka benim yaşıma yakın birkaç muhafız subayının oğlu
daha vardı ve bunların başında Abit Efendinin hocası Mahmut (Soydan) Beyin
oğulları gelirdi. Hiç birisine böyle bir teklif yapılmıyor, sadece ben tercih
ediliyordum. Bu herhalde kendisine arkadaşlık ettiğim Şehzadenin şahsi arzusu
olacaktı. Tahttan düşürülmüş hükümdar da olsa, Osmanlı Devleti’ni otuz üç yıl
hükmü altında idare etmiş bir Padişah oğlu ile birlikte sünnet olmak, süslü bir
saray karyolasında bir gün bile olsa yatmak o günün düşünce ve şartlarına göre,
benim gibi bir çocuk için övünülecek bir olaydı. Fakat rahmetli babam, bir
padişah çocuğu ile de olsa , yanaşma vaziyetinde beni sünnet ettirmeyi gönlüne
sığdıramadı. Bir tümen komutanı olarak cephede bulunan dayım Nuri
Conker’in bu mutlu günümüzde bulunamayacağını bahane ederek kabul
etmedi.” (Bozok-s. 36)

Abdülhamit’in “geçim darlığı” konusunda yine babamın yazdıklarına


dönmek isterim. Devrik sultan böyle bir şey yazmışsa hayli abartmış olmalı :

“Bir süre sonra bu hanımlardan daha genci ki, bu Abit Efendi’nin annesiydi,
düşük padişaha bir çekmece getirdi ve kapağını açtı. Sultan Hamit bizleri tekrar
okşayarak, küçük avuçlarımıza içinde üçer altın bulunan birer tülbent çıkın
sıkıştırmaya başladı. İlk ve son defa bir Osmanlı Padişahı ile karşılaşıyor ve
onun elinden aldığım hediyenin mutluğunu yaşıyordum. Geldiğimiz gibi, Harem
ağasının rehberliğinde huzurundan çıktık.”
(...) “Babamın evrakı arasında bulduğum bir küçük kağıtta Sultan Hamit’e
düşürüldükten sonra verilen maaşın elli altın olduğu yazılıdır. İki hanımı
Müşfika ve Naciye hanımlara, oğlu Abit Efendiye de ellişer, kahvecibaşı Ali beye
otuz beş, Harem Ağaları ; Nurettin, Şöhrettin ve Cavit Ağalara yirmi beşer,
Zülfet kalfaya on yedi, Gülşen, Fulye, Dilbeste, Mahrenver kalfalara on ikişer,
personelden Veli, Raşit ve Mehmet’ e de on beşer altın maaş olarak verilmişti.
Sultan Hamit’in o gün bize vermiş olduğu altınlar hesaplanırsa, kasasından bir
hayli altın çıktığı görülür.”

3) (Latife hanım) : “Ve, 9 Eylül...

İzmir'in dağlarında çiçekler açıyordu.

Bugünkü Kültürpark alanında yer alan Ermeni mahallesinde

yangın başladı. İzmir'e bu son kötülüğü yapanlar, imbat'ın

etkisiyle Türk mahallesine doğru yayılacağını tahmin

ediyordu. Ters rüzgârla tam tersi yönde yayıldı. O zamanlar

Punta tabir edilen Levanten mahallesi Alsancak'ı yok ederek

Kordon'a dayandı.

Salih Bozok küçük bir süvari birliğiyle Güzelyalı'yı dolaşıyordu,

başkomutanlık karargâhı olarak kullanmak üzere yangından

uzak bina arıyordu.

Göztepe'deki köşkü buldu.

Latife'nin kalbi yerinden çıkacak gibi olmuştu.

Mustafa Kemal bizzat ona geliyordu.

Küllerinden yeniden doğacak olan güzel İzmir, akşamın

karanlığında meşale gibi yanıyordu.

Mustafa Kemal'in hayaliyle İzmir'e gelmişti.


Mustafa Kemal'i taşıyan otomobil, menekşe kokulu, mor

salkımlı köşkün bahçesine girdi.

Latife kapıda karşıladı.” (Özdil -s.235-236)

Romantizm ve şiir dolu bir sunum ama, olayın yakın tanığı dedemin
anlatımında nüanslar var.

“İzmir’in işgalinde bir gece Karşıyaka’da kaldık. Deniz çok fena koktuğu için
orada daha fazla kalamadık. M.Kemâl Paşa Hazretlerinin ikametleri için bazı
köşkler, konaklar gösterilmişti. Bu arada Uşakizade Muammer Beyin evi de
vardı. Hepsini birer birer gezerek gördükten sonra rıhtımda bir doktorun
binasında ikamet etmeyi tercih ettiler. Muammer Beyin evine gittiğimiz zaman
bizi Lâtife Hanım karşılamıştı. Pederi ile validesi ve kardeşleri Avrupa’da
bulunduklarından Lâtife Hanım büyük validesi ile yalnız olarak evde
oturuyormuş. Lâtife Hanım, aydın bir kız olduğu için ifadeleriyle ve her türlü
bilgi, görgü, tutum ve davranışlarıyla Paşa’yı memnun etmişlerdi. Fakat M.
Kemal Paşa her nedense orada kalmak istememişlerdi. Rıhtımda kalmak
istediğimiz binaya taşındıktan bir iki gün sonra İzmir’de büyük bir yangın çıktı.
Bizim kaldığımız binaya kadar yaklaşınca, oradan Muammer Beyi’in evine
geçmek mecburiyetinde kaldık.” (S.Bozok- s.205)

Yâni, Latife hanımın kaldığı konağı yangın öncesinde biliyorlar. Tavsiye


edilen yerler arasında yer alıyor, ama “her nedense”, Mustafa Kemal orada
kalmak istemiyor. Yangın sonrası mecburiyetten oraya taşınıyorlar.

Özdil, Bozok’ların anılarını okumuş olsa, yukarda “kaynağı belirsiz öyküyü


belki de kitabına taşımazdı demeden geçemiyeceğim....

4) (Fikriye) “Mezarının nerede olduğu bilinmiyor.

Çankaya'ya çıkan derenin kenarında bir söğüt ağacının dibine,

bugünkü Kuğulu Park civarında toprağa verilmişti.

Defin işlemini Mustafa Kemal'in karakutusu Salih Bozok

yapmıştı. Salih'in akrabalarına anlattığı detaylar, bu adresi

teyit ediyordu.
Latife de kulaktan kulağa duyduklarını kendi yakınlarına

anlatmıştı, Latife de "Çankaya'ya çıkan dere kenarı"nı

söylemişti.

Mustafa Kemal'in kız kardeşi Makbule'ye göre...

Latife Atatürk'ü, Fikriye Mustafa Kemal'i sevmişti.” (Özdil- s. 255)

Okuduğum bölümlerde en kuşkuyla karşıladığım konu bu....

Babam ve dedem bu konuda yazılı bir metin bırakmamışlar ama, araştırmacı


bir yazar (ki adını burada aktarmıyorum), bir gazetede, birkaç yıl önce, sözde
“babamdan duyduklarını” bir gazetede yayınlamış ve Fikriye hanımın
“kuğulu park” civarına defnedildiğini öne sürmüştü. Ailemiz içinde dedem ve
Atatürk ile ilgili bir çok öykü dinlemiştim ama babam bu konularda uzun
sohbetlerimiz olduğu halde bana bu olaydan hiç söz etmemişti. Oysa hiç bir
yerde yayınlanmamış olayları da bana anlattığı olmuştur. Bu, babamın
kızkardeşi Sabiha halam için de geçerlidir. Kendisi de bana önemli bilgiler
aktarmıştır. Bu yazı yayınlandığında babamı kaybedeli aradan çok yıl
geçmişti. Söylediği iddia edilen olayı babamın veya halamın doğrulaması
olanaksızdı elbet. Ve sansasyon peşindeki gazetecilerin, “komplo teorisi”
meraklılarının anlattıklarından kuşku duyan bir kişi olarak bunu da
kuşkuyla karşılamayı sürdürüyorum. Ciddi bir kaynak ya da kanıt
gösterilmedikçe yazılanlar bir “söylenti” niteliğinde kalacaktır. Özdil de
kaynak göstermiyor zaten. “Salih'in akrabalarına anlattığı detaylar, bu adresi
teyit ediyordu.” demiş. Hangi akrabalarına ne zaman demiş? Özdil bunu
nereden duymuş?

5) (Salih Bozok) “Henüz 57 yaşındaydı.

Matem halindeki Dolmabahçe Sarayı tek el silah sesiyle irkildi.

Sedef kabzalı Smith Wesson'un namlusundan çıkan mermi,

adeta çığlık gibi koridorları dolaştı. Hemen alt kata koştular.

Salih Bozok kanlar içinde yerde yatıyordu. Kalbine dayamış,

tetiğe basmıştı.
Selanik'ten mahalleden

arkadaştılar, akrandılar, tee en başından beri, Bandırma

Vapur'undan beri yaveriydi, ateşten gömleği gönüllü giymişti.

Birbirlerine öylesine yakındılar ki, Mustafa Kemal

evlendiğinde Latife'nin şahidiydi, Zübeyde hanım rahmetli

olduğunda, Mustafa Kemal yetişememiş, Salih toprağa

vermişti.

Saat 9'u beş geçe Mustafa Kemal'in başucundaydı.

Elini öpmüş, hiç konuşmadan odadan çıkmış, alt kata, kendi

odasına gitmiş, her daim belinde taşıdığı beylik tabancasını

çekmiş, soğuk namluyu iman tahtasına dayayıp, tetiğe

basmıştı.

Ölmedi Salih...

Mermi kalbini sıyırmıştı, iki-üç milim yanına saplanmıştı. Apar

topar Şişli Sıhhat Yurdu'na kaldırıldı, ameliyat edildi.Kurtarıldı.

Canlı cenaze gibi yaşamaya devam etti.

Canından çok sevdiği Mustafa Kemal'iyle gidememişti,

hayattan elini eteğini çekti. Evinden, odasından çıkmadan

anca iki yıl devam edebildi.

Mermiyle delemediği kalbi, kahrından kendi kendine durdu.”(Özdil – s.590-591)

Bir hata var bu güzel tümceler arasında. Salih (Bozok) “Bandırma


Vapur’undan” beri değil, daha öncesinden Mustafa Kemal’in başyaveriydi.
Cemil Bozok’un anılarından aktarıyorum : “ Birinci Dünya Savaşı’nın
sonlarına doğruydu. Bir gün babam, Ordu Kumandanı Mustafa Kemal Paşa ile
birlikte İstanbul’a döndü. Halep’ten geliyorlardı. Paşa, ordu komutanlığından
istifa etmiş, babama da askerlikten çekilmesi tavsiyesinde bulunduğu için,
babam da emekliliğini istemek zorunda kalmıştı. İşlemler uzun sürmemiş ve
birkaç gün içinde babam askerlikten ayrılmıştı. Artık üzerinde taşıdığı yaver
kordonlu elbisesinin yerini lacivert renkte, eskiden yaptırdığı bir elbise almıştı.
Onun bu kıyafetine günlerce alışamadık. Evimize hizmet eden, emir erlerimiz de
olmayacaktı bundan böyle.” (Bozok – s.43)

Salih Bozok’un anılarında da şu bölüm var: “Mustafa Kemâl Bey,


Çanakkale’deki vazifesini pek şanlı ve şerefli bir şekilde yerine getirdikten
sonra, önce kolordu ve bir müddet sonra da ordu kumandanı olarak doğuya
gönderilmişti. Ordu kumandanı olarak Diyarbakır’da bulundukları sırada bana
şu telgrafı çekmişlerdi:

Beylerbeyi Sarayı muhafız subaylarından Yüzbaşı Salih Bey, seni başyaverim


olarak yanıma almak istiyorum. Kabul ettiğin takdirde bana telgrafla bilgi
vermelisin.

Mirliva (Tuğgeneral) Mustafa Kemâl

Mustafa Kemâl Paşa’nın bu telgrafını alır almaz bir saniye beklemeden minnet
ve şükranla görevi kabul ettiğimi bildirdim. Aradan çok zaman geçmeden ordu
başyaverliğine atanmam hakkımda da Harbiye Nazırından emir alınca
Diyarbekir’e hareketle sevgili Paşama kavuşmuş oldum.” (S.Bozok – s.177-
178)

Sonuç : Özdil’in öne sürdüğünden farklı olarak, dedem 1918’den önce


başyaverliğe atanıyor.

6) “Salih Bozok'a yazdığı bir mektupta ise, Belçikalı şair Leon van

Montenaeken'in şiirini tercüme etmişti.

Hayat boştur biraz kin biraz ümit

ve sonra Allahaısmarladık

ve sonra Allahaısmarladık
Hayat kısadır biraz hayal biraz aşk

"Kardeşim Salih, bunları ezberle, hayatı nasıl anladınsa ona

göre bunlardan birini benimse" diye bitiriyordu.”( Özdil -s.227)

Dedemin kitabında yer alan, Mustafa Kemal tarafından Sofya’dan Salih


(Bozok)a 18 ekim 1914 tarihinde gönderilmiş mektupta, şiiri yazan “Fransız
şairi” olarak belirtilir.

“Bir Fransız şâiri hayatı şöyle tavsif ediyor :

La vie est brève

Un peu de rêve

Un peu d’amour

Et puis bonjour

La vie est vaine

Un peu de haine

Un peu d’espoir

Et puis bonsoir.

Salih, bunları ezberle. Ve sen hayatı nasıl anladınsa ona göre bunlardan birini
benimse.”(S.Bozok – s. 171)

“Belçikalı” şairden söz edilmiyor. Adı geçmiyor. Şiir doğrudan fransızca


olarak aktarılmış. Çeviri yok.

Merak edip araştırdım. Gerçekten de Belçikalı. Fransızca yazıyor. 1859


doğumlu. Fransızca şiiri “La vie est vaine” (Hayat Boş) Fransız E.Desportes
tarafından 1907’de bestelenmiş. Bu nedenle de Mustafa Kemal’in Şairi
“fransız” olarak nitelemesi bir olasılık.

7)Mustafa Sagir olayı ve Berthe Gaulis (Özdil - s.149-150)

“Berthe Gaulis en başından itibaren Milli Mücadele'nin


yanındaydı. Haberleriyle destek oluyordu.

Kitaplar yazıyor, Mustafa Kemal'i anlatıyordu.

Aslında 20 yıldır İstanbul'da yaşıyordu.

Eşi Georges da gazeteciydi. Bu toprakları öylesine

benimsemişlerdi ki, Georges 1912'de ölünce Feriköy

mezarlığında toprağa verilmişti.

Kızları İstanbul'da dünyaya gelmişti.

Ankara'da Mustafa Kemal tarafından özel olarak ağırlandı.

TBMM tarafından törenle teşekkür edildi.

İstanbul işgale uğrayınca, kızını Fransa'ya göndermiş,

Ankara'ya, Eskişehir'e, Sakarya'ya, Afyon'a, Kastamonu'ya,

Konya'ya giderek, cephelerden röportajlar yapmıştı”

Babamın kitabında Berthe Gaulis’ten kısaca söz edilir ve dedemin evini


Atatürk’le birlikte ziyarete geldiği anlatılır. Babam da o gün oradadır. Ama
yanlarında fazla kalmaz. (Bozok – s.105-106)

"PAIX DANS LE PAYS ET PAIX DANS LE MONDE" (Mustafa Kemal


ATATÜRK)
“11 Novembre- L’armistice et
Note de Salih Bozok :
les turcs- par mon ami Özcan Türk”
Une guerre atroce, dévastatrice, se solde par plus de 18 millions de morts. La
lecture récente du livre de l’écrivain allemand Ernst Jünger, jeune engagé
volontaire sur le front français me fait dire:Assez! Quand l’Homme cessera-il
un prédateur pour l’Homme? Les intérets des dirigeants avides de pouvoir, de
gloire, de conquêtes préparent des bains de sang, jonchés de corps mutilés, de
cadavres d’innocents en putréfaction, et l’Histoire, la sombre Histoire de
l’Humanité se répète hélas avec sa cohorte de désastre. Je livre ici pêle-mêle
mes sentiments et appréciation ce jour où cet Armistice est commémoré à
grandes pompes.

Toute une nation, celle des allemands, est humiliée dans un wagon. Lourde de
conséquences, car un peuple qui se sent humilié est acculé à de bons ou de
mauvais choix..et les allemands, en désespoir de cause ont choisi le mauvais
avec les conséquences désastreuses que l’on connais….

Génie et humanité d’Atatürk : İl a refusé, en s’abstenant de marcher sur le


drapeau grec étalé devant lui, sur les marches de l’Hôtel de Ville d’İzmir,
après l’entrée victorieuse des forces nationale dans cette ville martyrisée par
les forces ennemies, d’humilier la nation adverse. İl a consolé Trikopis,
commandant des forces grecques en Anatolie.

La diplomatie, même en temps de guerre, a ses règles, dictées par la sagesse.

Maréchal Foch, refusait le 11 Novembre, de serrer la main tendue du


signataire allemand de l’Armistice…. Un autre « héros » de Verdun sera
acculé tant d’années après à livrer aux forces d’occupation, les résistants et la
population juive de son pays.

Aux Dardanelles, la nation turque a perdu dans les combats acharnées qu’elle
a du livrer contre les agresseurs, une frange importante de sa jeunesse. Le
Lycée de Galatasaray n’a pas eu de promotion 1915-1916 par exemple.

J’ai vu de mes yeux, ces « grands cimetières » qui s’étalent à l’infini dans la
zone des combats de Gallipoli. J’ai visité le « pont de Solkan » en Slovénie
actuelle où les italiens et les autrichiens se sont entre-tués dans des conditions
atroces. Les cimetières militaires de Kosice, en Slovaquie, où les tombes
portent parfois des noms de « Aliev, Memedov.. » de l’Armée Rouge… Le
parc Treptow de Berlin..monument aux morts du soldat inconnu de l’armée
soviétique..

Je dis : « Toute guerre d’agression est un crime » ..contre son propre peuple et
contre l’Humanité. (SB)

« Paix dans le pays et paix dans le monde » (Atatürk)

11 NOVEMBRE, L’ARMISTICE & LES


TURCS (par Özcan Türk)

En ce jour d'armistice, une pensée émue pour toutes les victimes de la Grande
guerre qui a été dévastatrice en causant plus de 18 millions de morts dont
environ 1,4 millions de Français.

L’Empire ottoman et les Turcs ne sont pas concernés par la date du 11


novembre 1918. Leur armistice, qui a été signée 12 jours plus tôt dans le port
de Moudros, sur l’île grecque de Lemnos, est une reddition humiliante !
L’armistice de Moudros met non seulement fin à la dimension impériale de
l’Empire ottoman mais officialise l’occupation des Turcs par les Alliés !
Cet accord infâme signé, le 30 octobre 1918, prépare un document encore plus
infâme, l’effroyable traité de Sèvres.

C’est là, le début de la fin officielle des Turcs… validé par le sultan Vahdettin
Mehmet VI et son grand vizir Damat Ferit.

Mais très vite, les Alliés se heurtent à une résistance armée dirigée par
Mustafa Kemal Atatürk, qui va bientôt les chasser de la Turquie anatolienne
puis d’Istanbul.
On ne remerciera jamais assez Atatürk pour avoir sauvé les Turcs de cette
catastrophe abyssale !
Je vous propose ci-dessous le détail du texte de l’armistice de Moudros qui
montre à quel point les Turcs étaient soumis, occupés et humiliés. L’élément
turc aurait progressivement été effacé d’Anatolie avec le traité de Sèvres si
Atatürk n’avait pas existé.

Je le dis clairement en ce jour d’armistice. Ceux qui crachent sur Atatürk, y


compris en minimisant son rôle ou en le relativisant, sont soit des traîtres, soit
des traîtres.
Lisez l’accord signé à Moudros et lisez le traité de Sèvres. Peut-être
comprendrez-vous le danger ultime auquel nous avons échappé grâce à
Atatürk ?...

Vive la paix, vive Atatürk !


--------------------------

Armistice signé à Moudros, le 30 octobre 1918

Conditions de l'armistice conclu entre :


le Vice-Amiral Honorable Sir Somerset Arthur Gough Calthorpe,
Commandant en chef britannique, dûment autorisé par le Gouvernement
britannique en accord avec ses Alliés
Et
Son Excellence Raouf Bey, Ministre de la Marine de Turquie,
Son Excellence Rechad Hikmet Bey, Sous-Secrétaire d'État aux Affaires
étrangères de Turquie,
le Lieutenant-Colonel Saadullah Bey, de l'État-Major général turc,
dûment autorisés par le Gouvernement ottoman :

1. Ouverture des Dardanelles et du Bosphore et libre accès à la Mer Noire.


Occupation par les Alliés des forts des Dardanelles et du Bosphore.
2. L'emplacement de tous les champs de mines, tubes lance-torpilles et autres
obstacles dans les eaux turques devra être indiqué et toute l'aide, qui pourra
être exigée, sera prêtée pour le dragage ou l'enlèvement desdits obstacles.
3. Communication de tous les renseignements disponibles au sujet des mines
dans la Mer Noire.
4. Tous les prisonniers de guerre alliés et tous les internés et prisonniers
arméniens seront rassemblés à Constantinople et remis aux Alliés sans
condition.
5. Démobilisation immédiate de l'armée turque, excepté les troupes
nécessaires pour la surveillance des frontières et le maintien de l'ordre à
l'intérieur. (Les effectifs de ces troupes et leur utilisation seront déterminés
ultérieurement par les Alliés après que le Gouvernement turc aura été
consulté.)
6. Reddition de tous les bâtiments de guerre actuellement dans les eaux
turques ou dans les eaux occupées par les Turcs. Ces navires seront internés
dans le port ou les ports turcs qui seront déterminés, exception faite pour les
petits bâtiments qui sont nécessaires pour la police ou pour tout autre but
semblable dans les eaux territoriales ottomanes.
7. Les Alliés auront le droit d'occuper tous points stratégiques dans le cas où
un état de choses menaçant pour la sécurité des Alliés viendrait à se produire.
8. Libre usage pour les navires alliés de tous les ports et mouillages
actuellement occupés par les Turcs et interdiction pour l'ennemi de se servir
de ces ports et mouillages. Les mêmes conditions seront appliquées aux
navires marchands ottomans dans les eaux turques en vue du commerce et de
la démobilisation.
9. Utilisation de tous les moyens de réparation pour les navires dans tous les
ports et arsenaux turcs.
10. Occupation par les Alliés du système des tunnels du Taurus.
11. Le retrait immédiat des troupes turques du Nord-Ouest de la Perse sur
une ligne en arrière des frontières d'avant-guerre a déjà été ordonné et devra
s'opérer.
Les troupes turques ont déjà reçu l'ordre d'évacuer une partie de la
Transcaucasie ; le reste de ce pays sera évacué si les Alliés l'exigent, après
qu'ils auront étudié la situation dans ce pays.
12. Les postes de télégraphie sans fil et les stations de câbles seront placés sous
le contrôle des Alliés, sauf en ce qui concerne les messages du Gouvernement
ottoman.
13. Toute destruction de matériel naval, militaire ou commercial est interdite.
14. Des facilités devront être données en vue de l'achat de charbon, d'huile
combustible et de matériel naval provenant de sources turques, après qu'il
aura été pourvu au besoin de la consommation du pays.
Aucune des matières ci-dessus énumérées ne pourra être exportée.
15. Des agents de contrôle alliés seront placés sur tous les chemins de fer, y
compris les portions des chemins de fer transcaucasiens qui sont actuellement
sous le contrôle des Turcs, qui doivent être mis à la libre et entière disposition
des autorités alliées en tenant compte des besoins de la population.
L'article ci-dessus comporte l'occupation de Batoum par les Alliés. La
Turquie ne devra élever aucune protestation contre l'occupation de Bakou
par les Alliés.
16. Reddition de toutes les garnisons du Hedjaz, Assir, Yémen, de la Syrie et
de la Mésopotamie au Commandement allié le plus rapproché et retrait des
troupes de Cilicie, exception faite pour celles qui sont nécessaires au maintien
de l'ordre, ainsi que cela sera déterminé conformément à l'article 5.
17. Reddition de tous les officiers turcs en Tripolitaine et en Cyrénaïque à la
garnison italienne la plus rapprochée. La Turquie s'engage à faire cesser tout
envoi d'approvisionnements à ces officiers et à arrêter toute communication
avec eux, s'ils n'obéissent pas à l'ordre qui leur sera donné de se rendre.
18. Reddition de tous les ports occupés en Tripolitaine et en Cyrénaïque, y
compris Misurata, à la garnison alliée la plus rapprochée.
10. Tous les Allemands ou Autrichiens, marins, soldats ou civils, seront, dans
le délai d'un mois, évacués des possessions turques ; ceux qui résident dans
des districts éloignés seront évacués, aussitôt que cela sera possible, après
l'expiration du délai ci-dessus.
20. Exécution de tous les ordres qui pourront être donnés en ce qui concerne
la disposition de l'équipement, des armes et des munitions, y compris le
transport, de la partie de l'armée turque qui sera démobilisée conformément à
l'article 5.
21. Un représentant allié sera attaché au Ministère turc du ravitaillement à
l'effet de sauvegarder les intérêts des Alliés. Tous les renseignements
nécessaires à cet effet devront être communiqués à ce représentant.
22. Les prisonniers turcs seront gardés à la disposition des Puissances alliées.
La question de l'élargissement des internés civils turcs ayant dépassé l'âge de
porter les armes sera étudiée.
23. Obligation pour la Turquie de cesser toute relation avec les Puissances
centrales.
24. Dans le cas où des désordres se produiraient dans les six vilayets
arméniens, les Alliés se réservent le droit d'occuper toute portion desdits
vilayets.
25. Les hostilités entre les Alliés et la Turquie cesseront à compter du jeudi 31
octobre 1918, à midi, heure locale.

Signé en double exemplaire à bord du navire de Sa Majesté Britannique


Agamemnon dans le port de Moudros, Lemnos, le 30 octobre 1918.

Signé : Arthur CALTHORPE.


Signé : HUSSEIN RAOUF.
RECHAD HIKMET.
SAADULLAH.
Salih Bozok ile söyleşi
"Nesilden Vesile Salih Bozok" (Selim Delikara)

Bu söyleşi başlangıçta İstanbul'da yayınlanan bir günlük gazete için yapıldı.


Ardından Başakşehir Üniversitesi İletişim Fakültesi dergisinde yayınlandı

Selim Delikara

SALİH BOZOK İLE SÖYLEŞİ


Mustafa Kemal ile çocukluk arkadaşıydı, aynı mektebe gidip aynı mahallede
büyüdüler...

Salih Bozok, Atatürk’ün hem en yakın dostu hem de yaveri. Öylesine bir sevgi
ile bağlıydı ki ‘O’na, Ata hayata gözlerini yumduğu an silahını aldı, kalbine
doğrulttu ve hiç düşünmeden tetiği çekti.

Bugün Atatürk’ün yol arkadaşı ve son anına kadar yanıbaşında olan yaveri
Salih Bozok’un onunla aynı ismi paylaşan torunu Salih Bozok’u dinleyeceğiz.

-Öncelikle kendi hikayenizden bize kısaca bahsedebilir misiniz?


Ocak 1948 Ankara doğumluyum fakat doğduktan bir

kaç sene sonra babam ile annem İstanbul’a yerleşti ve

dolayısıyla benim çocukluğum İstanbul’da, genellikle

Kadıköy çevresinde geçti diyebilirim. Moda İlkokulunda

okudum ve ilkokuldan sonra Galatasaray lisesisini

kazandım.

Üniversite okumak için tek başıma Fransaya geldim.

Grenoble Üniversitesi’nde siyasal bilgiler okudum ve

iktisat doktorası yaptım. Tahsilim dolayısıyla uzun süren

bir dönem oldu. Doktora tezimi hazırlarken 2 sene

Cezayirde kaldıktan sonra Fransa’ya geri dönüp tezimi

savundum ve bir süre yabancı işçilerle ilgilenen bir

kuruluşta çalıştım. Ardından lise öğretmenliği sınavlarına

girdim ve lise öğretmeni oldum. Son 10 yıldır da emekli

hayatı yaşıyorum.

-Duyduğuma göre ara ara arşivleri gezip belge topluyormuşsunuz. Tarihe


oldukça

meraklısınız diyebiliriz herhalde?

Evet öyle diyebiliriz. Tarihçi değilim fakat amatör olarak oldukça ilgim
vardır. Tarihi romanlar ve tarihi kitapları okumayı çok severim. Zaten bütün
aile genel olarak okumayı çok severdi. Babam bir gün bana: ‘her görüşü oku
fakat kendin bir fikre ulaş’ demişti. Yani okuduğun her şeye inanma ama

herkesin görüşünü, karşı görüşleri ve farklı bakış açılarını dinle, oku ve sonra
kendi fikrini edin
diyordu.

Bu tarih merakım çoğu zaman beni çok ilginç konulara götürüyor. Örneğin
geçen günlerde İsviçre’de çıkan ‘Le Temps’ gazetesinin internet sitelerine
koydukları arşivi keşfettim. Bu arşivde Mustafa Kemal ve Türkiye ile alakalı
binlerce belge ve haber var. En ilginçlerinden biri Atatürk’le ilgili 1920’li
yıllarda yapılmış ‘Mustafa Kemal Paşa afgan kızıyla evleniyor’ haberi.
Halbuki o dönemde böyle bir şey söz konusu bile değil, tamamen asparagas.
Bir de bunun yanında 1953 yılında içinde pek çok farklı

konuya değinilmiş ve sadece Türkiye’ye özel 50 sayfalık bir sayı çıkarmışlar.

- İnsanlar Mustafa Kemali her şeyden önce ilk ailesinden öğrenir. Peki sizin
ailenizde

Atatürk’ün yeri tam olarak neydi?

Çok önemli bir yeri vardı ailenin içinde. Çok saygın bir kişi olması bir yana,
ailenin çok yakın bir dostu olarakta biliniyordu. Dedemle çocukluktan gelen
bir ahbaplığı vardı. Çoğu kişi bilmese de aslında kan bağı da vardır dedemle
Atatürk arasında. Atatürk’ün dedeleri olan Hacı İsam Ağa ile Hacı Salih Ağa,
aynı zamanda Salih Bozok’unda dedeleri. Atatürkün annesi Zübeyde hanıma
dedem hep hanım hala

dermiş. Yani büyük dedeleri aynı kişiler.

Dünyaya geldiğimden andan itibaren evde hep Mustafa Kemal vardı. Evin
içinde kocaman bir bronz Atatürk büstü bulunuyordu. Vitrin içinde ondan
kalan hatıralar, duvarlarda o ve dedemin resimleri, sürekli bahsedilen anılar
hikayeler..

Hep Atatürkle birlikte büyüdük.

-Çocukluğunuzdan itibaren Atatürk’ün anıları ve izleri ile çevrelenmiş bir


hayatınız vardı.

Peki siz Atatürk’ü nasıl algıladınız, sizin için neyi temsil ediyordu?

Her şeyden evvel aile içerisinde ailenin ve dedemin çok yakını olması itibariyle
sürekli saygınlığı olan bir kişi. Fakat bunun ötesinde, içerisinde dedem ve
büyük dayım Nuri Conker’inde olduğu ve Mustafa Kemal’in başını çektiği
kurucu kadro, ülkeyi binbir zorlukla işgalden kurtarıp yeni bir cumhuriyet
kuruyor. Bu asla hafife alınabilcek bir konu değil. Bu isimler bizim
hayatımızda çok fazla öneme sahip insanlar.

Özellikle Atatürk’ün aydınlanma felsefesine bağlılığı ve ondan esinlenmesi ve


bunların yanında

Türkiye’yi Osmanlı’nın enkazından ve yaşanan onca zorluktan yenıden


vucuda getiriken en öncelikli olarak benimsediği bir felsefe var, ki bu
felsefenin temeli her zaman çağdaşlık ve laiklik olmuştur.

-Mustafa Kemal’in ünlü bir sözü vardır: ‘’Eğer bir gün benim sözlerim bilimle
ters düşerse,

bilimi seçin." Herhalde siz de bu bağlamda Atatürk’ün en çok rasyonel tarafını

seviyorsunuz.

İnsanlar Mustafa Kemal’i duygudan çok bir mantık ve bilim ışığında


değerlendirdikleri zaman onun

büyüklüğü, yüceliği çok daha iyi anlaşılacaktır. Kendisi bilime bağlı bir insan.
Dogmaların ötesinde

olayların bilim ışığında değerlendirilmesini öneren bir insan. Dolayısıyla biz


de onu değerlendirirken bu açıdan değerlendirmeliyiz diye düşünüyorum.

-Türkiye’de 10 Kasım günü ile ilgili son yıllarda yeteri kadar önem
gösterilmediği

konusunda tartışmalar yaşanıyor. Sizin çocukluğunuzda günümüzden farklı


olarak 10 Kasım

nasıl geçerdi?

Ailemizde bir gelenek vardı. Babam her 10 Kasım’da Atatürk’ü öven ve


yücelten bir şiir yazıp bana

verirdi ve ben de onu okuldaki törende okurdum. Okuldaki herkes;


öğretmenler, arkadaşlarım
çalışanlar hepsi Atatürke çok büyük saygı ve bağlılık hissederdi. saat 9’u 5
geçe sirenler çalar ve saygı duruşunda bulunurduk. Öğretmenlerimiz
toplantıda bize Atatürk’ün yaptıklarını; zaferlerini

savaşlarını inkilaplarını ve cumhuriyetin nasıl kurulduğunu anlatırlardı.

-10 kasım günü saat sabah 09.05. Mustafa Kemal hayata gözlerini yumuyor. Ve
hemen bir kaç

dakika sonrasında Dolmabahçe Sarayı’nda koşuşturan bir adam, dedeniz Salih


Bozok. Boş bulduğu bir odaya girerek silahını kalbine doğrultuyor ve bir an bile
düşünmeden tetiği çekiyor...

‘’Kalbim iki değirmen taşı arasına düşmüş bir buğday tanesi olsa, ancak bu
kadar ezilirdi. Ne

ağlayabiliyor ne konuşabiliyor, ne de konuşulanları anlıyordum.’ Demiş dedeniz


anılarında. Sizce nasıl bir ruh halindeydi o an?

Kendisi çok deli dumrul denilebilecek bir karaktere sahip. Keza aynı
zamanda çok duygusal bir insanmış. Ata’nın hastalığının kötüleşmeye
başladığı zamanlardan itibaren zaten onun yanından hiç ayrılmamış ve hep
destek olmaya çalışmış. Fakat kendisi de günden güne kötüleşmeye başlamış.

Aslında bana anlatılanlara göre yakınları dedemin böyle bir intihar


girişiminde bulunabilceğini tahmin ediyormuş. Sürekli ailesine Ata’sız
yaşayamayacağından bahsedip dururmuş.

Birkaç kez doktorlara kalbin vücuttaki yeriyle ilgili sorular sormuş. Halamın
anlattıklarına göre 10 kasım sabahı banyoya traş olacağım diyerek girmiş ve
tendürdiyotla Atatürk öldüğünde ateş ediceği yeri işaretlemiş.

Fakat silahı ateşlediğinde kurşun yağ tabakasından hafif sıyrılıyor ve kalbi


ıskalıyor. Ağır yaralı bir

şekilde hemen hastaneye kaldırılmış ve bir şekilde hayatta kalmış. 1-2


ameliyat ve bir müddet

hastanede kaldıktan sonra Suadiye’de bir ev yaptırdı ve bir süre orda yaşadı.
Ata’nın ölümünden
yaklaşık 2.5 sene sonra 25 Nisan 1941 yılında kalp krizi geçirerek hayatını
kaybetti.

- Can Dündar’ın 2009’da yazdığı bir köşe yazısında Salih Bozok’un 10 kasım
günü intihar

girişiminde kullandığı silahı Yapı Kredi bankasının kasasında bulduğunu


söylemiş. O silahın

hikayesi tam olarak nedir?

Silahın yanında bir de kurşun hikayesi var aslında. Silahtan çıkan kurşun
uzun süre halamın boynunda bir zincirin ucunda babasından hatıra olarak
duruyordu. Fakat halam hastaneye kaldırıldığında ameliyata girerken kurşun
çıkarılıyor ve o esnada kurşun kayboluyor. Heralde hastane çalışanları o
kurşunu basit bir metal parçası olarak görüp bir kenara attılar.

Babamın güvenini kazanmış bir arkadaşı vardı. Bu kişi Atatürkle ilgili


araştırma yapan ve zaman zaman yazılar yazan bir araştırmacıydı. Babamın
bana o silahı verirken ‘’bunu hayatının sonuna kadar saklayacaksın’’ demişti.

Ölümünden sonra silahı koyduğu banka kasasını açtığımda silahın yanında 2


adet tabanca daha bulmuştum. Fakat benim ateşli silahlara merakım
olmadığından ve yurtdışında

yaşadığımdan mütevellit bu değerli silahın herkesin bizzat görebileceği ve


hikayesini okuyabilceği bir müzede olmasını isteyerek silahı hiçbir karşılık
istemeden bu bahsettiğim kişiye teslim ettim.

Fakat sonraki yıllarda Can Dündar’ın yazısıyla karşılaştım ve çok şaşırdım.


Çünkü yazıda -uzun

zamandır akıbetini merak ettiğim silahı sonunda bir koleksiyoncu tarafından


bankaya satılmış

şekilde buldum- yazıyordu..Bu yazıdan sonra Can Dündar’ı bizzat arayıp


telefonda bu konuyla alakalı konuştum. Olayı sorduğumda
koleksiyonuncunun ismini bilmediğini, sadece bankaya gittiğimde silahın
kendilerinde mevcut olduğunu söylediklerini belirtti.
Sonrasında Yapı ve Kredi bankasını arayıp durumla ilgili sorular
sorduğumda bankada bir tereddüt

yaşandı ve beni oyalamaya başladılar. Bir kaç gün sonra tekrar


konuştuğumuzda bir yanlışlık

olduğunu, Can Beyin kendilerini yanlış anladığını ve bu silahın bize


satılmadığını sadece verildiğini

belirttiler.

- Peki silahı verdiğinizde herhangi yasal bir işlem yapılmadı mı?

Ben silahı o koleksiyoncuya babamın ve ailemizin yakını olduğu içni


güvendim ve verdim. Teslim

ederken de herhangi bir çıkar amacım olmadığı için herhangi bir tutanak
tutmayı düşünmedim ve

direk elden teslim ettim. Açıkçası şu an düşününce bu konuda hem pişman


hemde babama ve

dedeme karşı kendimi mahçup hissediyorum. En azından teslim ederken


belgesini tutmalıydım. Fakat her şeye rağmen avrupalı bir
koleksiyonuncunun evinin duvarında durmasındansa dedemin bu yadigarının
Türkiye’de kalmış olması sevindirici.

-Son olarak dedeniz ve ailenizden size kalmış unutamadığınız bir anıyı bizimle
paylaşır

mısınız?

Kimse bilmez ama dedemin aslında ilk intihar vukuatı 10 kasım günü
değildir. İttihat ve terakki

döneminde II. Abdülhamid’in ortadan kaldırılma mevzusu tartışıldığı


zamanlarda bir suikast planı

ortaya atılmış. Bu plana göre yakın subaylar arasında bir kura çekilicek ve bu
kurada çıkacak olan kişi padişahı öldürdükten sonra kendisini vuracaktı. O
sırada kuraya katılan isimler arasında bir kişi çıkıp herkesin sözünü keserek
bir anda ‘‘kuraya gerek yok bu görevi ben yerine getireceğim’’ diye bağırmış.

Tahmin edebileceğiniz üzere o kişi bizzat dedem Salih Bozok.

Bir diğer hikaye ise yine II. Abdülhamit Beylerbeyi Sarayı’nda hapis hayatı
yaşarken dedem orada muhafızmış ve II. Abdülhamit kendisine iyi davrandığı
için en çok dedemi severmiş. Ayrıca Babam Cemil Bozok II. Abdülhamit’in en
küçük oğlu olan Mehmed Abid Efendi ile Beylerbeyi Sarayı’na sık sık gidip
geldiği sıralarda arkadaş olmaya başlıyor. Abid Efendi ile arkadaşlıkları
zamanla o kadar yakın hale gelmiş ki Osmanlı Hanedanı yurt dışına
gönderildikten sonra bile sık sık Abid Efendi’nin yanına gider, ona
Türkiye’den sigara lokum gibi şeyler götürürmüş.

Ayrıca Demokrat Parti yıllarında partideki arkadaşlarına ‘Ben Abid Efendi


ile görüşüyorum bu insanlar artık cumhuriyete zarar verecek konumda
değiller. Ayrıca memleket hasreti ile yanıp tutuşuyolar acaba bunların
affedilerek memlekete gelmeleri konusunda birşey yapabilirmisiniz’’ diyerek
yardım istemiş fakat çabaları sonuçsuz kalmış.

Sonradan öğrendiğine göre Abid Efendi Şam’da sefalet

içinde hayatını kaybetmiş.

ATATÜRK’ÜN BAŞYAVERİ SALİH


BOZOK KONULU SÖYLEŞİ - İLETİ
DERGİ – SAYI 2 - EKİM 2018
1- Dedeniz, aslında bu ülkenin çocukları olarak hepimizin dedesi, Salih
Bozok'un adını taşımak, yaşamınızı nasıl etkiledi? Gazi Mustafa Kemal'in
Yaver'i olarak şereflerin en büyüğüne nail olan böylesi kıymetli bir ismin
hayatınıza neler kattığını anlatır mısınız? Bu vesile ile de sizleri tanımış olalım

Ben dedemin 1941’de ölümünden yedi yıl sonra Ankara’da dünyaya geldim,
dolayısiyle kendisini tanımadım. Çocukluğumun erken devrelerinden itibaren
aile çevremde dedem Salih Bozok’un Atatürk’le yakınlığı bana anlatıldı.
Küçük yaşta ailemle birlikte İstanbul’a yerleştiğimiz için, Ankara’daki
çocukluğumu hatırlamıyorum. Belleğimdeki ilk anılar ana okulu sıralarına
uzanır. Moda semtinde eski bir evde oturuyorduk. Salonda bronzdan bir
Atatürk büstü vardı. Duvarlarda Atatürk’ün ve dedemin birlikte resimleri.
Atatürk’ün kendi el yazısıyla, dedeme Bozok soyadını verdiğini bildiren belge.
Bir vitrin içinde, Ata’dan ve dedemden yadigar kalan kimi anılar, örneğin
Atatürk’ün üzerinde M.K.A. (ad ve soyadının baş harfleri) yazılı sigarası,
dedemin değişik devrelerdeki milletvekili kimlik kartları,Atatürk’le
yazışmalarının kopyaları vs…. Bu anı ve belgelerin önemli bir bölümü 1980
yılında babam Cemil Bozok tarafından Harbiye’deki Askeri Müze’ye
verilecek, ve Müze Komutanlığı’ndan bu konuda bir teşekkür belgesi
alınacaktır. Babamın kızkardeşi Sabiha halamın ve küçük kardeşleri
Muzaffer amcamın salonlarında da böyle bir dekor vardı. Kısacası
çocukluğum ve gençliğim, Atatürk ve yakın arkadaşlarının mücadelelerini ve
fikirlerini kavramaya elverişli bir ortamda geçti. Okulda öğretilenler dışında,
yakın aile çevresini sorgulayarak, Atatürk ve dedem konusunda ek bilgiler
elde etme olanağım doğdu. İlkokul çağımda, ulusal yas günümüz olan 10
Kasım törenlerinde babam her yıl farklı bir şiir yazar, ben de o şiiri okuldaki
törende okurdum. Öğretmenlerim, ailemizin Ata’ya olan yakınlığını ve
bağlılığını biliyorlardı. Taşıdığım isim ve soyadına layık olma telkinleri beni
baştan beri iyi ve başarılı bir öğrenci olmaya azmettirdi. Babamın ve
dedemin anılarını bir araya getirerek 1985 yılında Çağdaş Yayınları
tarafından yayınlanan “Hep Atatürk’ün yanında” isimli kitapta babamın
anlattıklarının çoğunu kendisinden bizzat dinlemiştim. Selanik’in düşüşü
ertesinde yaşananlar, Abdülhamit’in İstanbul’a nakli, ailenin İstanbul
günleri, babamın Milli Mücadele sırasında dedemin yanına Ankara’ya gidişi,
Büyük Zafer’in ardından Cumhuriyet’in ilk yıllarından itibaren Ata’nın
ölümüne kadar yaşananlardan kesitler. Babamdan ve yakın aile çevremden
dinlediklerim ve onların deneyimleri, Kurtuluş Savaşı’nda kazanılan zaferin,
Cumhuriyet’in inşasının ve kazanımlarının hangi zorlukların üstesinden
gelinerek gerçekleştiğini, kitaplarda yazılan, okullarda öğretilenlerden daha
somut bir şekilde kavramama yardımcı olmuştur. Bu, özellikle Atatürk’ün
fikirleri ve bizlere devrettiği felsefesi için de geçerli. Ata ve yakın çevresi, ki
bu çevre içinde çocukluk arkadaşları, dedem Salih Bozok ve büyük dayımız
Nuri conker yer alıyor, Osmanlı’nın son döneminde Batı’dan gelen
Aydınlanma felsefesi ve Fransız Devrimi ilkeleri temelinde, yoğun fikir
hareketlerine, devletin ve ülkenin geleceğine yönelik hararetli tartışmalara
sahne olan ve farklı kökenlerden gelen toplulukları (Müslüman Türkler,
Yahudiler, Dönmeler, Rumlar….) bünyesinde barındıran Selanik’ten
geliyorlar. Ata ve yakın arkadaşlarında daha o dönemde Aydınlanma ışığında
filizlenen ve daha sonra Cumhuriyet’in temelini oluşturacak fikirleri şöyle
özetlemek mümkün: « Muasır medeniyet », yâni çağdaş uygarlık, batı
standartlarında batıyla eşitlik temelinde egemen bir yeni Türkiye yaratmak.
Diğer değişle modern bir “Ulus-Devlet”. Hepsinin paylaştığı idealler, tüm aile
içinde bize bugüne değin aktarılanlar. Bu felsefenin temel direği laiklik. Din
ve devlet işlerinin birbirinden ayrılması, ve farklılıklarda karşılıklı saygı. Aile
ortamında aldığım eğitim bu görüşleri daha iyi kavramamda ve
benimsememde etkin olmuştur. Orta öğrenimimi Galatasaray Lisesinde
yapmam da bu yönde önemli katkı sağlamıştır. Burada hemen belirteyim ki
dedem Salih Bozok, Galatasaray taraftarıymış. Onun etkisiyle olacak, babam
ve amcam gençliklerinden ölümlerine değin koyu taraftar olarak kaldılar.
Her ikisi de kulüpte Divan üyesiydi. Ben ve amcamın oğulları koyu
Galatasaray’lılıkta bu aile geleneğini sürdürdük.

2-) Çocukluklarından beri birlikte geçen yaşamları, Gazi Paşa ile Salih
Bozok'un kaderdaşlığında küçük bir detay gibi görünse de bir davayı birlikte
yürütmek ve Cumhuriyet ile neticelendirmeleri açısından oldukça kıymetli.
Bize, onların dostluğuna ve mücadelelerine dair sizin anlatacağınız anılar var
mı?

Bilindiği gibi Atatürk’le dedemin dostlukları çok eskilere, Selanik’te birlikte


geçen çocukluklarına uzanır. Daha az bilinen bir nokta ise, aralarındaki
akrabalık ilişkisi. Babam Cemil Bozok anılarında bu bağlantıyı şöyle anlatır:
“Babamın, Atatürk ile esasen üçüncü kuşak akrabalıkları da vardır.
Atatürk’ün dedeleri olan Hacı İslam Ağa ile Hacı Salih Ağa, babamın da
dedeleri. Atatürk’ün annesi Zübeyde Hanım’a ailece Hanım Hala derdik.”
Aradaki arkadaşlık bağları, her ikisi ve Nuri Conker, Selanik Askeri
Rüştiyesi’ne girdikten sonra daha da pekişerek ömür boyu sürmüştür.
Atatürk kurmay olurken dedem jandarma sınıfına yazılmıştır. Askeri
Rüştiye’ye (Askeri Ortaokul) yazılmalarında etkin olan bir olay önce
Atatürk’ün, mahalle okulunda din dersleri hocası, sertliği ve acımasızlığıyla
nam salmış “Kaymak Hafız”dan şiddetli dayak yemesidir. Annesinin başta
karşı çıkmasına rağmen onu ikna ederek mahalle okulunu terkeder,
Rüştiye’ye girer. Ardından, dedem de aynı hocadan dayak yer ve ertesi sene
“Mustafa ağabey”inin yolunu tutar. Askeri okulun hemen sonrasındaki
dostluk ilişkilerini yine babamdan aktarmak isterim: “Babam Hürriyet’in
ilanından (İkinci Meşrutiyet 1908) kısa bir zaman sonra Selanik’teki Küçük
Zabit Mektebi’ne öğretmen subay olarak tayin edilmiş. Mektebin müdürü
dayım Nuri Conker. Mustafa Kemal’le birlikte Selanik’te. Hemen hemen her
akşam Beyazkule civarındaki meşhur gazinoların birinde (Olimpos)
buluşuyorlarmış. Atatürk’ün başka arkadaşları da oraya geliyorlarmış. Sofra,
Atatürk’ün sofrası ve başkanı da o. Bundan sonra gece yarılarına kadar,
memleket meseleleri konuşuluyormuş. Atatürk’ün ileriye yönelik parlak
fikirleri, onları her gece coşturuyormuş. Geleceğinden çok emin olan büyük
adam, bir şekilde bir gün Türkiye’nin başına geçeceğini adeta hisseder
gibiymiş. Masasındaki arkadaşlarına şimdiden mevkiler veriyormuş. Fakat
yarının Atatürk’ü, o günün kurmay subayı Mustafa Kemal, bu sofra
masraflarından dolayı zaman zaman parasız kalmakta ve babamdan borç
almaktadır. Bunu, babama yazdığı mektupların birisinden anlıyoruz. Hayatın
ne garip cilveleri oluyor!”

O dönemde dedem İttihat ve Terakki’ye yazılmıştır. Hatta “rehberlik” (yeni


üyeleri yönlendirme) görevi yapmaktadır. Hürriyet’in ilanını ve ardından,
Abdülhamit’in 31 Mart vakası ardından tahtan indirilmesini (1909) coşkuyla
karşılamıştır. Kısa bir süre sonra düşük padişahın Selanik’te Alatini
köşkünde tutuklu olduğu dönemde muhafız subaylığı görevi yapacaktır.
Selanik’in düşüşünden kısa bir süre önce yine İttihat ve Terakki’nin emriyle,
devrik sultanın düşman eline geçmesini engellemek amacıyla Abdülhamit’i
İstanbul’a nakleden ekibin içinde yer alacaktır. O sıralar Atatürk
Trablus’tadır ve iki arkadaş, olanaklar el verdiğince mektuplaşırlar. Salih
Bozok, Atatürk’ün Selanik’in düşman eline düşüşünü (1912) İskenderiye’de
vapur beklediği sırada bir rum kızından öğrendiğini ve bu haberle
kahrolduğunu aktarır. Kendisi Beylerbeyi sarayında ailesiyle birlikte tutuklu
Abdülhamit’in Muhafız Subaylığı görevini sürdürmektedir (yani devrik
sultanı saray hapsinde tutan askeri birlikte görevli). Selanik’te kalan aile
fertleri (çocuk yaştaki babam ve halam dahil), dedemin görevli olarak
İstanbul’da bulunması nedeniyle zor günler geçirir ve kendi sağladıkları
imkanlarla İstanbul’a gelmeyi başarırlar. Dedem, Suriye Cephesi’nde
Atatürk’ün başyaverliğine atanır. 1918 yazında tedavi amacıyla Karsbad’da
(şimdiki Karlovy Vary, Çek Cumhuriyeti ünlü termal kenti) bulunan Atatürk,
yurda dönüşünde oradan dedeme hediyeler getirmeyi ihmal etmez. İpek
dokuma duvar halısı halen benim salonumu süslemektedir. Küçük bir Kristal
vazoyu da amcamın vitrininde görmüştüm. İstanbul’un müttefik düşman
güçleri tarafından işgali ardından Atatürk’ün milli mücadeleyi başlatmak
amacıyla Anadolu’ya hareket ettiği sıralarda dedem ordudan istifa etmiş,
kömür ve odun ticaretine atılmıştır. Depo, Anadolu’daki güçlere destek veren
bir “hücre” konumundadır. Atatürk’le bağlantıda olan dedem işgalcilerle
işbirliği içindeki Padişah güçleri tarafından tutuklanarak bir süre ünlü
“Bekirağa” bölüğünde hapsedilir. Oradan çıkmayı başardıktan hemen sonra
Ankara’ya hareket eder, ardından babamı da yanına getirtir. Kurtuluş Savaşı
boyunca Atatürk’ün başyaverliğinde bulunur. Babamla birlikte ilk Ankara
günlerinde, Atatürk’le birlikte, istasyon yakınındaki bir evde kalırlar.
Babamın sünnet düğünü de Atatürk’ün huzurunda yapılır. İzmir’e Atatürk’le
birlikte girerler ve aynı evi paylaşırlar. Evin Büyük İzmir Yangını sırasında
alev alması nedeniyle, Latife hanımın Ata’ya tahsis ettiği eve yerleşirler.
Dedem, Atatürk’le Latife hanımın nikah şahitliğini yapar. Savaş boyunca
Ata’nın başyaverliğinde bulunan Salih Bozok Cumhuriyet’in ilanından sonra
da hep O’nun yanında olacak, önemli kararların alındığı sofralarında düzenli
bulunacak ve Türkiye İş Bankası’nın kurucuları arasında Atatürk’le birlikte
yer alacaktır. Tüm seçimlerde önce, eski ismi Bozok olan Yozgat’tan daha
sonra ise Bilecik’ten CHP milletvekili seçilecektir. Sabiha halamın nişan
yüzüğü de parmaklarına bizzat Atatürk tarafından İstanbul’da takılmıştır.

Büyük dayımız Nuri Conker ise, Gaziantep milletvekili olduğu sırada,


Ata’dan bir yıl once 1937’de vefat etmiştir.

3-) 10 Kasım'da ülkenin en güzel ışığı göğümüzü terk ettikten hemen sonra,
Ata'nın yoldaşı Salih Bozok'un kalbine sıktığı kurşun halen akıllardan
çıkmayan bir bağlılığın nişanı olarak yıllarca aileniz tarafından muhafaza
edildi diye biliyoruz, konu hakkında ailenizden neler duydunuz?

Dedem, Atatürk’ün hastalığı boyunca Dolmabahçe sarayında O’nun


yanıbaşındadır. Durum umutsuz bir seyir aldıkça, Ata’sız bir dünyada
yaşamanın kendisi için imkansız olduğu duygusu yüreğinde perçinlenir. Bir
süre önce başbakanlıktan ayrılmış olan İsmet paşa, dedem aracılığıyla
Atatürk’ün sağlığı hakkında bilgi almakta, aralarındaki yazışmaları kimi
zaman babam Cemil Bozok üstlenmektedir. Babam o günleri şöyle anlatıyor:

“Çocukluğundan beri bu büyük adamı adeta taparcasına sevmiş olan


babamın bütün neşesi kaçmış, bütün ruhunu ve benliğini ıstırap bürümüştü.
Günün bir çok saatlerini sarayda geçiriyor, Atatürk’ ün başında nöbet
tutuyordu. Zaman zaman arızi iyilikler olduğunda, ıstırabını unutur gibi
oluyor ve ümide kapılarak bizlere müjdeler bile veriyordu. Ne çare ki, bunlar
çabuk geçiyor, endişeler yeniden baş gösteriyordu.

Atatürk’ ün hastalığı boyunca ailesi efradı ve yakın arkadaşları ve


Başvekil’den başka kimseler yanına kabul edilmiyordu. Fakat sarayın misafir
salonlarını devlet adamları, bir kısım milletvekilleri dolduruyorlar ve
hastalık hakkında bilgiler alıyorlardı. Aynı zamanda siyasi kulisler de
yapılıyordu. Bir kaç defa babamla saraya ben de gittim ve bunları gördüm.
Babamın anlattığına göre, zaman zaman da Atatürk‘ün ölümü halinde bir
takım alternatifler düşünen insanlar bir araya gelip kumpaslar
kuruyorlarmış. Çok büyük üzüntünün verdiği ıstırap içinde kıvranan babam,
bütün bu olup bitenleri yüreği yanarak seyrediyormuş.”

10 Kasım 1938 sabahı Ata’nın hayata veda ettiği an yanıbaşında yakın


arkadaşı Kılıc Ali beyle birlikte bulunan dedem, derhal yarı şuursuz bir ruh
hali içinde Dolmabahçe sarayı merdivenlerinden aşağı iner ve giriş katında
bir odaya girerek yanında taşındığı sedef kabzalı tabancasıyla kalbine bir
kurşun sıkar. Ancak şişmanlığından ötürü yağ tabakasıyla kaplı göğsünde
kurşun sekerek kalbin tam yanından geçer. Doktorların anında müdahalesiyle
hastaneye kaldırılır, kurşun çıkarılır. Hayatının geri kalan bölümünü büyük
bir hüzün içinde, “yaşayan bir ölü” gibi geçirecek ve 26 Nisan 1941 gecesi
sabaha karşı dünyadan ayrılacaktır. Bunu hatırlatmamda yarar var. Yakın
zamanda okuduğum kimi yazılarda bu gerçek az yada çok çarpıtılmakta.
Nitekim kimi yazarlar dedemin anında öldüğünü iddia ederken kimileri
“şakağına kurşun sıktığını” söylüyor. Ata’nın sirozdan ölmediği, öldürüldüğü
veya yanlış tedavi edildiği yönünde fantezist komplo teorileri de cabası.

Şimdi sorunuza geleyim: Dedemin göğsünden çıkarılan kurşunu Sabiha


halamın ömrü boyunca boynunda bir zincirin ucunda kolye gibi taşıdığını
çocukluğumdan beri bilirim. Kendisini son gördüğüm 1993 yaz aylarında da
boynundaydı. Çok hastaydı. Durumu umutsuzdu. Ardından acil olarak
hastaneye kaldırıldığını ve ameliyata alındığı, birkaç gün sonra vefat ettiği
haberini aldım. Ameliyata alınırken çıkarılan kolyesinden sonra kimse haber
alamamış. Bana ailede söylenen bu.

4-) Neden Türkiye Cumhuriyeti'nde değil de yurt dışında yaşamayı tercih


ettiniz?

İnsanlar tercihlerini içinde o an bulundukları koşullara göre yapıyor.


Yaşamınızın belli bir evresinde yaptığınız tercih ilerde sizi önceden
hesaplamadığınız seçeneklerle başbaşa bırakıyor. Galatasaray lisesini fen
bölümünde bitirdikten sonra fizik tahsili için Fransa’ya gittim. Fen ve felsefe
derslerinin fransızca yapıldığı bir okulu bitirdikten sonra yüksek öğretimini
Fransa veya fransızca konuşulan başka bir ülkede (Belçika, İsviçre..)
sürdürmek birçok devre arkadaşım ve benim için de oldukça doğaldı.
Yüksek öğrenimim inişli çıkışlı oldu. Bir takım formalitelerin gecikmesi
nedeniyle üniversiteye iki ay geç yazıldım ve o yıl benim için başından
kayboldu. Arada Fen alanından çok sosyal bilimlere, felsefe ve edebiyata daha
fazla ilgi duyduğumu kavradım. GS lisesindeki öğretmenlerim de önceden
bunu farketmiş ama ben fizikte israrcı olmuştum. Bir gençlik hatası. Uzun
yıllar sürecek tahsil hayatım Fransa’da bir ekonomi doktorasıyla
noktalanacaktı. Arada Siyasal Bilimler diploması da aldım, iktisat
öğrenimime paralel olarak. Üniversitenin ilk yıllarında duygusal yaşamımda
da çalkantılar oldu. Türkiye’den ayrılırken birçok öğrenci gibi ben de tahsil
sonrası ülkeye dönmeyi tasarlıyordum. Kafamda, meslek yaşamımı
üniversitede ya da bir araştırma kurumunda sürdürmeyi tasarlıyordum, ama
tabiri caizse, evdeki hesaplar her zaman çarşıya uymuyor. Fransa’ya gelirken
İstanbul’daki kız arkadaşımdan ayrılmıştım. Benim yıllar sonra dönüşümü
beklemek istemiyordu. Benim de ileri dönük bir duygusal projem yoktu.
Gelip geçici birkaç ilişki ardından üniversitede bir fransız kız arkadaşımla
ciddi bir bağlantıya girdim, kısa zamanda evlendik, birlikte yaşamaya
başladık ve çocuğumuz oldu. Eşim tahsilini yarım bırakmak zorunda kaldı.
Geçim zorlukları nedeniyle ayrıca zaman zaman çalışmam gerekti. O
dönemde, 1980’e kadar Türkiye de, ve özellikle Üniversite ortamı çalkantı
içindeydi. Yaşım da ilerleyip Türkiye’ye dönerek bir kamu kuruluşunda
çalışma olanaklarımın hemen hemen ortadan kalktığını görmek eşimi ve beni
gerçekçi olmaya zorladı. “Türkiye tarımının yapısı” konulu doktora tezimi
hazırladığım yıllarda iki yıllık bir kontratla Cezayir Ulusal Tarım Enstitüsü
iktisat bölümünde yabancı öğretim görevlisi statüsünde çalıştım. O iki yıl
boyu Fransa ve Cezayir arasında mekik dokudum. 1979’da Fransa’da tezimi
başarıyla savundum. Hemen ardından, ikinci çocuğumuzun doğumundan iki
ay önce, oturduğum şehirden uzak bir yerde kalıcı bir iş buldum, Göçmen
işçilere hukuki ve sosyal alanda danışmanlık ve tercüme hizmeti veren bir
kuruluşta. 1980 sonunda, 12 Eylül darbesinden sonra, işyerimden izin alarak
Türkiye’ye, kısa dönem askerlik hizmetimi yerine getirmeye geldim. “Dövizli
askerlik” değildi. O dönem üniversite mezunlarına tanınan bir hak.Daha
sonra girdiğim sınavda başarılı olarak Fransa’daMilli Eğitim’de iktisat ve
işletme alanında dersler vermeye başladım. Emekliliğime kadar sürdü. İşte
başta yaptığım tercihlerin ardından oluşan şartlarla Fransa’da kalıcı
olmamın kısa öyküsü. Bu konuda kısa eklemeler yapmama izin verirseniz,
ailemizde, benim kuşağımdan önceki kuşaktan gelme diyebileceğim bir
yabancı dil öğrenme,yurtdışında tahsil yapma geleneği var. Cumhuriyet’in
ilk yıllarında büyük bir eğitim seferberliği var. Ama eğitim personeli yetersiz.
Devlet, yurtdışında eğitime destek oluyor. Eğitilenler ardından ülkeye
dönerek eğitim kurumlarının gelişmesine destek oluyorlar. Edindikleri
bilgileri yeni kurulan iktisadi, sınai yapıların gelişmesinde kullanıyorlar. O
dönemde çok önemli bir kadro eksikliği var. Babam da Cumhuriyet’in ilk
yıllarından itibaren yeni kurulan Türkiye İş Bankası bünyesinde meslek
hayatına atılıyor. Ardından, 2’inci Dünya savaşı yıllarında İsviçre’de Yüksek
Ticaret Enstitüsü’nde bankacılık tahsili yaptıktan sonr,a savaş sonunda yurda
geri dönüyor ve önceden tanıdığı annemle evleniyor. Annem bunca yıl onu
beklemiş demekki….

5-) Türkiye'nin içinde bulunduğu atmosferi nasıl ideğerlendiriyorsunuz?

Zor bir soru! Bunca zaman, yani benim durumumda, her ne kadar bu sürede
Türkiye ve Türklerle bağlarını sağlam tutsa da 50 yıldır yurtdışında yaşayan
birinin verdiği yanıt “hariçten gazel okuma” tarzında algılanabilir. Bütün
içtenliğimle yanıtlamaya çalışırsam, her insan, istisna durumlar hariç, doğup
yaşadığı yerden edindiklerini, kültürel kazanımlarını, değerlerini,
alışkanlıklarını, anılarını gittiği yerlere de birlikte götürüyor. Bu edinimler,
sonrada gelen yerden edinilenlerle giderek bir sentez oluşturuyor ve doğduğu
ülkeye bakışı istese de istemese de görece bir “dıştan bakış” oluyor. Bu elli yıl
boyunca kimi zaman çok sık kimi zaman da daha seyrek aralıklarla
Türkiye’de bulundum. Tatil, aile ziyareti, askerlik…. Türkiye’de 20 yaşıma
kadarki yaşamımda kendimi bildim bileli hep İstanbul’da, belli semtlerde
oturdum. Batı tarzı bir yaşam süren, Cumhuriyet’in kuruluş değerlerini
benimsemiş orta ve bir üstü sınıfın oturduğu semtlerde... Fransa’ya geldiğim
dönem aynı zamanda buraya Türkiye’den işgücü göçünün yükseldiği yıllar.
Bulunduğum bölgede genellikle fabrikalarda, inşaat sektöründe ve orman
işlerinde çalışmaya gelen yurttaşlar çoğunlukla kırsal alanlardan geliyorlar.
Kent yaşamına uyum sağlama güçlükleri, dil bilmeme yanısıra çoğu yalnız.
Aileleri ülkede. Türk öğrenci arkadaşların bazılarıyla örgütlendik,
işçilerimizin acil sorunlarına gönüllü yardımcı olmaya çalıştık. Fransızca
kursları, tercümanlık vs. Bu etkinlik ülkedeyken pek karşılaşma fırsatı
bulmadığım halk kesimlerimi tanımama yardımcı oldu. Yabancı işçi danışma
hizmetlerim sırasında bu kesimleri ve sorunlarını daha iyi kavradım. Doktora
tezimin konusu seçiminde de etken oldu bu deneyimler.
Buralarda yaşadığımdan beri Türkiye’de kısa süreli kalışlarımda gitgide
yadırgadığım durumların sayısının arttığını söyleyebilirim. Günlük hayattan,
tanıdığım mekanlardan söz edelim. Hızlı ve plansız kentleşme, kırsal göç
yanısıra kısmen komşu ülkelerden de değişik nedenlerle İstanbul gibi büyük
yerleşim merkezlerine akın edenlerin sayısının artmasıyla, kent yaşamı gitgide
zorlaşmış. Konut, ulaşım zorlukları yanısıra, kültürel bir değişim, hatta bir
çatışma ortamı doğmuş. Yeni gelenler, karşılaştıkları sorunların ve de
kentlilerce dışlanmanın, hatta hakir görünmenin etkisiyle , bir “kendini
koruma içgüdüsüyle” tutucu akımların etkisine kolayca girer duruma
gelmişler. Kendilerine daha yakın gördükleri siyasi akımlar da bu eğilime
kendi çıkarları açısından katkı yapınca, siyasi ve sosyal panorama, giderek
Cumhuriyet’in kuruluş yıllarına damgasını vuran Aydınlanma ülkülerinden,
laik ilkelerden uzaklaşmış. Kentlerin bu doğrultuda yeniden biçimlenmesiyle
çocukluğuma, gençliğime damga vuran aşina mekanlar, pastaneler, pasajlar,
sinema ve konser salonları yokolup gitmiş. Yatırımlar, üretici sektörler yerine
kısa vadede yüksek gelir sağlamaya yönelik AVM’lere, gösterişli prestij
yapılarına yönelmiş. Bu gelişme, aynı zamanda tüm dünyada etkisini
gösteren “küresel ekonomi”, ulusal pazarların küresel pazar ekonomisiyle
bütünleşmesiyle eş zamanlı. Gelişme, kalkınma, sadece “büyüme” olarak
algılanır duruma geliyor. Yalnız Türkiye’de değil tüm dünyada. Gelişmenin
sosyal boyutu azımsanınca, hatta unutulunca, insanların hayattaki baş kaygısı
“daha fazla tüketime” yönlendirilince, geçim zorlukları, gelir kutuplaşmaları,
günlük hayatta karşılaşılan sorunlar ülkelerde kalıcı bir şiddet ortamına yol
açıyor. Küresel alanda son 20 yıl içinde ivme kazanan terörün, şiddet
olaylarının da, çatışmaların göbeğideki bir coğrafyada yer alan ülkelerde,
içteki sorunlarla katmerleşerek daha yoğun etki yaptığı kesin. Bütün bu
faktörler bir araya gelerek, yönetimlerin daha sert yanıtlarına ortam
hazırlıyor ve demokrasi zarar görüyor. Sistemin olmazsa olmazlarından
“erkler ayrılığı” gitgide yerini erkin tek elde toplandığı bir yönetime
bırakırken kültürel ikilemler derinleşiyor. Kısa değerlendirmemde son söz
olarak diyebilirim ki, Türkiye’de aydınlanmadan esinlenen, Cumhuriyet’in
kuruluş değerlerine bağlı olanların önemli bir kesiminin, ki buna kendi ailemi
ve yakın çevremi de dahil ediyorum, Cumhuriyet kazanımlarını kalıcı olarak
gördüklerinden duruma yeterince “müdahil” olmadıkları kanısındayım. Evet,
gelişmenin sosyal ve demografik boyutunu yeterince önemsemedik ve
kurumların, yapısal güçlerin ters yönde bir gelişmeye set çekeceğini düşledik.
“Doğa boşluk sevmez” diye bir Fransız deyişi var. Bizim yokluğumuzda
boşluğu dolduran farklı güçler oluştu. Umut, Cumhuriyet’in kuruluş
değerlerini sahiplenecek aydınlanmacı yeni kuşak gençlerinde…..