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offenbach

colorature

Jodie devos

Münchner rundfunkorchester Laurent caMpeLLone

offenbach colorature Jodie devos Münchner rundfunkorchester Laurent caMpeLLone

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TRACKLIST fRAnçAIS engLISh deuTSCh Sung TexTS

jacques offenbach (1819-1880)

boule de neige

  • 1 couplet de la dompteuse « je suis du pays vermeil »

2’03

veRT-veRT

  • 2 air de la corilla « les plus beaux vers sont toujours fades »

4’04

oRPHÉe AuX enFeRs

  • 3 invocation d’eurydice « la mort m’apparaît souriante »

2’22

un MARi À lA PoRTe

  • 4 valse-tyrolienne de rosita « j’entends, ma belle »

4’02

FAnTAsio

  • 5 air d’elsbeth « cachons l’ennui de mon âme »

5’13

les bAvARds

  • 6 air d’inès « ce sont d’étranges personnages »

2’50

MesdAMes de lA HAlle

  • 7 rondo de ciboulette « Quel bruit et Quel tapage »

4’51

le Roi CARoTTe

  • 8 romance des fleurs « le voilà… c’est bien lui »

4’06

les beRgeRs

  • 9 ouverture

4’39

FAnTAsio

les ConTes d’HoFFMAnn

  • 11 couplets d’olympia « les oiseaux dans la charmille »

6’01

Robinson CRusoÉ

  • 12 valse d’edwige « conduisez-moi vers celui Que j’adore »

3’47

boule de neige

  • 13 romance d’olga « souvenance »

2’26

boule de neige

  • 14 chanson d’olga « allons ! couché »

3’59

les ConTes d’HoFFMAnn

  • 15 prélude & barcarolle « belle nuit, ô nuit d’amour »

4’03

le voYAge dAns lA lune

  • 16 ariette de fantasia « je suis nerveuse »

2’22

total time: 60’59

Jodie devos soprano

MünCHneR RundFunkoRCHesTeR lAuRenT CAMPellone direction

Adèle CHARveT mezzo-soprano (15)

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offenbach colorature

par alexandre dratwicki

(palazzetto bru zane)

Avec ce nouvel album consacré au répertoire romantique français, Alpha Classics et le Palazzetto Bru Zane poursuivent leur fidèle compagnonnage sur des sentiers peu fréquentés. C’est cette fois l’irrésistible et pimpante Jodie Devos qui met son talent au service d’un projet dans lequel elle s’est investie avec une curiosité et une exigence qui l’honorent. Suggéré par le Centre de musique romantique française, le répertoire exploré avait besoin de cette fraîcheur et de cette tendresse pour se révéler pleinement :

en écoutant cette guirlande d’airs ainsi interprétés, on réalise à quel point Offenbach maîtrise l’art de la demi-teinte au même niveau que celui du comique ou de la dérision. À côté de quelques extraits célèbres, c’est aussi un visage inconnu du compositeur qui se révèle à travers des ouvrages oubliés. Il a par ailleurs été nécessaire que le Palazzetto Bru Zane réalise l’édition de la plupart des partitions prévues pour cet enregistrement.

Avant de connaître les succès qui firent sa fortune, Jacques Offenbach fut un habitué des scènes secondaires modestes, sans argent ni personnel, où le minimum artistique était déjà considéré comme luxe. C’est là qu’il apprit à faire sonner un orchestre réduit comme s’il s’agissait d’une grande phalange symphonique, c’est là aussi qu’il développa sa connaissance de la voix afin de tirer le meilleur parti des chanteurs à sa disposition. Et, s’il faut en croire ses partitions, il eut au moins la chance de rencontrer des « premières chanteuses » à la technique vocale pyrotechnique, dont la virtuosité suffisait parfois à assurer le succès d’une pièce. Cet emploi lyrique – appelé tour à tour « chanteuse d’agilité », « chanteuse à roulade » ou « première chanteuse légère » – trace comme un fil conducteur entre la plupart des œuvres du compositeur, depuis les premières pièces anodines pour deux ou trois personnages aux

grandes fresques de la maturité que forment La Vie parisienne, Robinson Crusoé et Orphée aux Enfers.

La soprano colorature fait aussi l’ornement des opéras-comiques aux livrets moins bouffons (comme

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Fantasio) et de l’unique opéra sérieux d’Offenbach – Les Contes d’Hoffmann – dont le rôle de la poupée (réduit à un air, mais quel air !) est parmi les plus célèbres du répertoire français.

L’origine instrumentale de la virtuosité vocale se fait sentir dans les morceaux en forme de valse, pages typiques du Second Empire qui firent la gloire d’un Gounod à la même époque (Ariette de Juliette ou Air des bijoux de Marguerite). C’est l’influence du piano des salons mondains autant que le brio des violonistes de concerto qui modèlent les lignes distinguées imaginées par Offenbach : celles de « Conduisez-moi vers celui que j’adore » (Robinson Crusoé), « Quel bruit et quel tapage » (Mesdames de la Halle), « Allons ! Couché ! » (Boule de Neige) ou encore « J’entends, ma belle » (Un mari à la porte). On perçoit aisément l’imitation du « jeu perlé » pianistique – que promeut Saint-Saëns au même moment –, la variété des coups d’archet hérités de Paganini (« détaché large » ou « stacca to aérien ») et l’habitude générale d’orner par de libres cadences les retours réguliers du motif principal de la valse. La difficulté doit se cacher derrière une aisance et un aplomb fictifs, théorie essentielle de l’enseignement puis de l’héritage de Chopin, répandue alors dans toute l’Europe. Ce n’est plus exactement la même bravoure mécanique que dans les airs classiques de Grétry ou Boieldieu : le romantisme a jeté sur ces musiques son voile de poésie.

Ce qui fait la grande qualité des rôles « à colorature » d’Offenbach, c’est que leur virtuosité adopte des visages divers, complémentaires, parfois inattendus, qui donnent à cet emploi (purement technique chez d’autres compositeurs) une dimension lyrique bien plus complète. Lorsque les personnages sont dotés de plusieurs airs, l’un d’eux est forcément de nature moins ébouriffante et travaille le potentiel rêveur, suave et tendre de la voix. Ainsi « La Mort m’apparaît souriante » (Orphée aux Enfers), « Le voilà… c’est bien lui » (Le Roi Carotte) ou la romance de la princesse Elsbeth (« Voilà toute la ville en fête », Fantasio) sont des pages noblement recueillies paraissant destinées à des sopranos lyriques capable de morbidezza dans le médium de la voix.

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D’autres airs font d’abord mine de ne pas insister sur l’élément virtuose, mais créent la surprise par une explosion soudaine et localisée de notes rapides et suraiguës. L’ariette de la Princesse (« Je suis nerveuse », Le Voyage dans la lune) est un portrait-charge grotesque d’une jeune capricieuse écervelée. On dirait le pendant musical d’une statuette du caricaturiste Dantan. La cadence à roulade et contre- mi bémol se veut la traduction musicale d’un trépignement de colère. Dans le fameux air de la Poupée (« Les oiseaux dans la charmille », Les Contes d’Hoffmann), la virtuosité parodie aussi le mécanisme immuable – mais qui pourtant s’enraye – d’un jouet sans esprit. L’air de La Corilla (« Quels rôles dites- vous ? ») dans Vert-Vert pousse l’ironie à son apogée : le personnage se moque effrontément d’un public inculte qu’elle satisfait sans effort par des vocalises excessives :

« Les plus beaux airs sont toujours fades Et ne valent pas nos roulades. Des “ah !”, c’est tout ce qu’il me faut ! Des poètes les plus habiles Les paroles sont inutiles Car on n’en comprend pas un mot. »

Air de La Corilla (Vert-Vert, Acte II, n° 7)

Retrouvez plus d’informations sur Offenbach et les œuvres de ce récital sur bruzanemediabase.com

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jodie devos soprano

Après avoir étudié à l’Institut de Musique et de Pédagogie de Namur, Jodie Devos obtient un Master of Arts à la Royal Academy of Music de Londres. Lauréate de plusieurs concours, elle remporte en 2014 le Deuxième Prix et le Prix du public du prestigieux Concours Reine Elisabeth de Belgique, et intègre la même année l’Académie de l’Opéra-Comique à Paris. En 2015, elle est nommée Artiste Jeune Talent de l’année par les International Classical Music Awards (ICMA).

Jodie Devos mène une carrière internationale, elle se produit sous la baguette de chefs tels que Paolo Arrivabene, Laurent Campellone, Mikko Franck, Leonardo García Alarcón, Philippe Jordan, Dmitri Jurowski, Louis Langrée, Antonello Manacorda, Enrique Mazzola, Marc Minkowski, François-Xavier Roth, Christophe Rousset, Guy Van Waas et collabore avec des metteurs en scène de renom comme Romeo Castellucci, Denis Podalydès, Emilio Sagi, Bob Wilson…

Son timbre lumineux et sa virtuosité lui permettent d’aborder les rôles les plus emblématiques du répertoire de soprano colorature : Olympia des Contes d’Hoffmann, Eurydice dans Orphée aux Enfers, Lakmé, la Reine de la Nuit dans La Flûte enchantée, Blondchen de L’Enlèvement au sérail, Adèle du

Comte Ory, Marie dans La Fille du régiment, Philine dans Mignon, La Fée de Cendrillon, Le Feu, Le

Rossignol et La Princesse dans L’Enfant et les sortilèges, Adèle dans La Chauve-souris, Titania dans Le

Songe d’une nuit d’été

Particulièrement saluée pour ses qualités de diction et de comédienne, elle interprète également avec succès le répertoire d’opéra français et en particulier l’opéra-comique : Le Timbre dargent de Saint-Saëns,

La Nonne sanglante de Gounod, Les Mousquetaires au couvent de Varney, Le Chalet d’Adam, Le Domino

noir d’Auber… Jodie Devos enregistre en exclusivité pour Outhere Music France.

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laurent campellone

Laurent Campellone apprend la direction d’orchestre à Paris. Très jeune, il est assistant à l’Opéra de Toulon puis complète sa formation auprès de Christoph Eschenbach. À 29 ans, il remporte à l’unanimité

le premier prix du Concours international de Spoleto (Italie). Depuis lors, Laurent Campellone a été invité à diriger de très nombreux opéras et concerts symphoniques, au Deutsche Oper de Berlin, à l’Opéra de Manaus, à Sofia, au Bolchoï, à Marseille, Spoleto, Toulon, Nantes et Angers, Bordeaux,

Bogota

...

Longtemps Directeur musical de l’Opéra et de l’Orchestre symphonique de Saint-Etienne,

Laurent Campellone a relancé une politique de redécouverte du répertoire lyrique français du XIX e siècle

avec

Massenet (Sapho, Le Jongleur de Notre Dame, Ariane, Le

Gounod (La Reine de Saba,

Polyeucte), Lalo (Le Roi d’Ys)… Cette passion pour ces raretés françaises n’éclipse pas ses lectures très remarquées et saluées par la presse des partitions du grand répertoire italien ou autre. Laurent Campellone dirige au Novaya Opera Teatr de Moscou, à l’Opéra de Monte Carlo, en Avignon, à Oman et participe à la réouverture de l’Opéra Comique. Il se produit également à la tête de nombreux orchestres, le Münchner Rundfunkorchester, l’Orchestre national du Brésil, le New Russia State Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Dublin, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, la Philharmonie de Sofia, l’Orchestre National des Pays de la Loire, le Malaysian Philharmonic Orchestra, l’Orchestre de l’Opéra National de Nancy, l’Orchestre Philharmonique de Nice et est aussi invité de festivals comme celui de La Chaise-Dieu ou le Festival Berlioz. Parmi ses futurs projets : La Belle Hélène à Nancy, Madame Favart, toujours d’Offenbach, à l’Opéra Comique et des concerts avec l’Orchestre National de Lorraine et l’Orchestre de Padoue et Vénétie.

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münchner rundfunkorchester

Fondé en 1952, l’Orchestre de la radio de Munich est devenu un ensemble musical possédant un répertoire artistique extrêmement étendu. Parmi ses activités figurent des exécutions concertantes d’opéras dans le cadre des concerts du dimanche, la série « Paradisi gloria » d’œuvres de musique sacrée des xx e et xxi e siècles, des concerts pour enfants et adolescents accompagnés de programmes pédagogiques, des soirées thématiques divertissantes intitulées « Mercredi à sept heures et demie » ou l’exécution de musique de film. Depuis la saison 2017-2018, son nouveau chef d’orchestre principal est Ivan Repuši´c, qui s’est fait connaître notamment dans le domaine de l’opéra italien et a déjà dirigé l’Orchestre de la radio de Munich dans La rondine de Puccini et Luisa Miller de Verdi. Dans le cadre de projets de musique théâtrale, l’Orchestre de la radio de Munich coopère avec l’Académie de théâtre August Everding et avec le Palazzetto Bru Zane, qui se consacre à la musique romantique française. Son engagement dans la promotion de jeunes talents se traduit par la participation à différents concours, dont le Concours international de musique de l’ARD. Le travail avec les enfants et les jeunes occupe enfin une grande place, suivant un modèle à trois piliers : formation continue des enseignants, visites des musiciens dans les écoles et concerts associés à ces activités. L’Orchestre de la radio de Munich est régulièrement invité à donner des concerts dans de grandes salles et à jouer dans des festivals de renom comme le Festival de Salzbourg, le Kissinger Sommer et le Festival Richard Strauss. Il a travaillé avec des artistes exceptionnels comme Diana Damrau et Jonas Kaufmann ainsi qu’Anna Netrebko, El - na Garanc v a, Juan Diego Flórez, Rolando Villazón et Plácido Domingo. Grâce à ses nombreux enregistrements, l’Orchestre de la radio de Munich est très bien représenté sur le marché discographique.

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adèle charvet mezzo-soprano

Adèle Charvet est diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe d’Élène Golgevit.

Très attachée à l’art de la scène, elle connaît ses premières expériences musicales et scéniques dans Brundibár de Hans Krása, où elle incarne le rôle de Pepíc v ek. Elle interprète également le rôle de Hänsel

dans Hänsel und Gretel de Humperdinck, ainsi que Frau Reich dans Die lustigen Weiber von Windsor

d’Otto Nicolai. En 2017, elle fait ses débuts à l’Opéra d’Amsterdam dans le rôle de La Jeune Fille polovtsienne dans Le Prince Igor de Borodine, mis en scène par Dmitri Tcherniakov, et dirigé par Stanislav Kochanovsky. Elle incarne par la suite Filippievna dans Eugène Onéguine au Festival de Verbier, Il pirata (Adele) en concert à l’Opéra National de Bordeaux et fait ses débuts au Royal Opera House de Covent Garden dans Carmen (Mercédès) ... Passionnée par le répertoire de la mélodie et du Lied qu’elle a étudié avec David Selig et Anne Le Bozec,

elle forme en 2015 un duo avec le pianiste Florian Caroubi, avec qui elle remporte la même année le prix de Mélodie du Concours International Nadia et Lili Boulanger, et un an plus tard, le grand prix de Lied Duo du 51e Concours International de ‘s-Hertogenbosch ainsi que quatre prix spéciaux. Forts de ces succès, ils se produisent en récital au Concertgebouw d’Amsterdam, au Petit Palais à Paris, au Music Festival

de Schiermonnikoog aux Pays-Bas

Adèle Charvet est également lauréate du Prix d’Honneur « Yves

... Paternot » du festival de Verbier, honorant le musicien le plus prometteur de l’Académie du festival, et elle sera invitée à s’y produire en 2018. Thomas Hampson l’a également invitée à prendre part à son Académie du Lied à Heidelberg.

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offenbach colorature

by alexandre dratwicki

(palazzetto bru zane)

With this new album devoted to the French Romantic repertory, Alpha Classics and the Palazzetto Bru Zane continue their faithful companionship along unfamiliar paths. This time it is the irresistibly vivacious Jodie Devos who places her talent at the service of a project to which she has dedicated herself with a curiosity and high artistic standards that do her honour. The repertory explored in this programme, suggested by the Centre de musique romantique française, needed exactly her freshness and tenderness to reveal its full stature: listening to this anthology of airs performed in this way, one realises that Offenbach was no less skilled in the art of half-tones than in scenes of comedy or derision. Alongside some famous numbers, this recording reveals an unknown facet of the composer in long- forgotten works. In fact, the Palazzetto Bru Zane needed to produce the performing material for most of the music on this programme.

engLISh
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Before achieving the successes that made his fortune, Jacques Offenbach was accustomed to modest theatres of secondary importance, without funds or a large staff, where the minimum artistic requirements were already regarded as a luxury. It was there that he learned to make a small band sound like a big symphony orchestra, and developed his knowledge of the voice in order to make the most of the singers at his disposal. And, if his scores are to be believed, at least he was lucky enough to encounter female lead singers (premières chanteuses) possessing pyrotechnical vocal skills, whose virtuosity was sometimes enough to ensure the success of a piece. This voice type – called by turns ‘chanteuse d’agilité’, ‘chanteuse à roulade’ or ‘première chanteuse légère’ – runs like a constant thread through most of the composer’s works, from the lightweight early pieces for two or three characters to the large-

scale operettas of his maturity such as La Vie parisienne, Robinson Crusoé and Orphée aux Enfers. The

coloratura soprano also adorns opéras-comiques with librettos in a less buffo style (such as Fantasio)

and Offenbach’s only serious opera – Les Contes d’Hoffmann – in which the role of the doll Olympia (restricted to a single number, but what a number!) is among the most famous in the French repertory.

The instrumental origins of this vocal virtuosity can be detected in the airs in the form of waltz-songs, those tunes typical of the Second Empire that made Gounod’s reputation at the same period (Juliette’s Ariette, or Marguerite’s ‘Jewel Song’ in Faust). It is the influence of the piano in society salons as much as the brio of concert violinists that shapes the elegant lines conceived by Offenbach in such numbers as ‘Conduisez-moi vers celui que j’adore’ (Robinson Crusoé), ‘Quel bruit et quel tapage’ (Mesdames de la Halle), ‘Allons! Couché!’ (Boule de Neige) and ‘J’entends ma belle’ (Un mari à la porte). It is easy to perceive the imitation of the pianist’s jeu perlé (which Saint-Saëns was promoting at the same period), the variety of bowstrokes inherited from Paganini (‘détaché large’ or ‘staccato aérien’) and the general habit of decorating regular recurrences of the main motif of the waltz with free cadenzas. Difficulty must be concealed beneath a pretence of ease and composure, a key tenet of Chopin’s teaching and his posthumous legacy, which was then widely influential throughout Europe. This is no longer precisely the same mechanical bravura as in the Classical airs of Grétry or Boieldieu: Romanticism has cast its veil of poetry over this music.

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The great quality of Offenbach’s ‘coloratura’ roles is that their virtuosity takes in diverse facets, complementary and sometimes unexpected, which give this voice type (purely technical in other composers) a much more rounded lyrical dimension. When the characters are assigned several airs, one of them is necessarily less hair-raising in nature and explores the dreamy, sweet and tender potential of the voice. One might take as examples ‘La Mort m’apparaît souriante’ (Orphée aux Enfers), ‘Le voilà, c’est bien lui’ (Le Roi Carotte) or Princess Elsbeth’s romance (‘Voilà toute la ville en fête’, Fantasio), which are nobly pensive numbers intended for lyric sopranos capable of morbidezza in the medium of the voice.

Other airs initially pretend not to insist on the virtuoso element, but contrive a surprise effect with a sudden localised explosion of rapid notes in the top register. The Princess’s ariette (‘Je suis nerveuse’, Le Voyage dans la lune) is a grotesque, scathing portrait of a capricious, empty-headed young woman. It might be the musical counterpart of a statuette by the caricaturist Dantan. The cadenza with roulades and top E flat is intended to convey in music the impression that she is stamping her feet with anger. In the famous ‘Doll Song’ (‘Les oiseaux dans la charmille’, Les Contes d’Hoffmann), the virtuosity also parodies the immutable mechanism – which nevertheless can still jam – of a mindless toy. The air for La Corilla (‘Quels rôles, dites-vous?’) in Vert-Vert attains the height of irony – the character brazenly mocks an uncultivated audience that she effortlessly satisfies with extravagant vocalises:

The finest verse is always insipid, And isn’t a patch on our roulades. A few ‘Ah’s! That’s all I need! The lyrics of the cleverest poets Are quite useless, For no one understands a word of them.

Air of La Corilla (Vert-Vert, Act Two, no.7)

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For further information about Offenbach and the works on this programme, please go to bruzanemediabase.com

jodie devos soprano

Jodie Devos studied at the Institute of Music and Pedagogy in Namur, then obtained a Master of Arts at the Royal Academy of Music in London. Having won prizes at several competitions, in 2014 she was awarded the Second Prize and the Audience Prize at the prestigious Queen Elisabeth of Belgium Competition, and entered the Academy of the Opéra-Comique in Paris the same year. In 2015 she was voted Young Vocal Artist of the Year by the International Classical Music Awards (ICMA).

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Jodie Devos now pursues an international career, performing under the baton of such conductors as Paolo Arrivabene, Laurent Campellone, Mikko Franck, Leonardo García Alarcón, Philippe Jordan, Dmitri Jurowski, Louis Langrée, Antonello Manacorda, Enrique Mazzola, Marc Minkowski, François-Xavier Roth, Christophe Rousset and Guy Van Waas. Among the renowned directors she has worked with are Romeo Castellucci, Denis Podalydès, Emilio Sagi and Bob Wilson.

Her luminous timbre and virtuosity enable her to sing the most emblematic roles of the coloratura soprano repertory, including Olympia (Les Contes d’Hoffmann), Eurydice (Orphée aux Enfers), Lakmé,

Königin der Nacht (Die Zauberflöte), Blondchen (Die Entführung aus dem Serail), Adèle (Le Comte Ory),

Marie (La Fille du régiment), Philine (Mignon), La Fée (Cendrillon), Le Feu, Le Rossignol and La Princesse

(L’Enfant et les sortilèges), Adele (Die Fledermaus) and Tytania (A Midsummer Night’s Dream).

Particularly acclaimed for her diction and acting skills, she is also a successful interpreter of the French operatic repertory comique, in such works as Le Timbre d’argent (Saint-Saëns), La Nonne sanglante

(Gounod), Les Mousquetaires au couvent (Varney), Le Chalet (Adam) and Le Domino noir (Auber).

Jodie Devos records exclusively for Outhere Music France.

laurent campellone

Laurent Campellone studied conducting in Paris. He became assistant conductor at the Opéra de Toulon while still very young and then completed his training with Christoph Eschenbach. At the age of twenty- nine, he was awarded first prize at the Spoleto International Competition (Italy) by unanimous decision of the judges. Since then, Laurent Campellone has been invited to conduct numerous operatic performances and orchestral concerts at the Deutsche Oper Berlin, the Bolshoi Opera and the opera houses of Manaus, Sofia, Marseille, Spoleto, Toulon, Nantes-Angers, Bordeaux and Bogotá, among others. For many years, as Music Director of the Opéra and Orchestre Symphonique de Saint-Étienne, he pursued a policy of rediscovering the French operatic repertory of the nineteenth century, including works by Massenet

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(Sapho, Le Jongleur de Notre Dame, Ariane, Le Mage), Gounod (La Reine de Saba, Polyeucte), Lalo (Le

Roi dYs) and others. But this passion for French rarities has not overshadowed his interpretations of the mainstream repertory, notably Italian, which have been much commented on and highly acclaimed by the press. Laurent Campellone conducts at the Novaya Opera Teatr in Moscow and the Opéra de Monte Carlo, and in Avignon and Oman, and was invited to participate in the reopening of the Opéra Comique in Paris. He also appears with numerous orchestras, including the Münchner Rundfunkorchester, the Orquestra Sinfônica Brasileira, the New Russia State Symphony Orchestra, the Dublin Philharmonic Orchestra, the Orchestre National du Capitole de Toulouse, the Sofia Philharmonic Orchestra, the Orchestre National des Pays de la Loire, the Malaysian Philharmonic Orchestra, the Orchestre de l’Opéra National de Nancy and the Orchestre Philharmonique de Nice, and is invited to festivals such as La Chaise-Dieu and the Festival Berlioz. Among his future projects are Offenbach’s La Belle Hélène in Nancy and Madame Favart at the Opéra Comique, and concerts with the Orchestre National de Lorraine and the Orchestra di Padova e del Veneto.

münchner rundfunkorchester

Founded in 1952, the Munich Radio Orchestra has developed into an ensemble that covers an exceptionally wide artistic spectrum. Its assignments range from concert performances of opera in its Sunday concerts and the Paradisi Gloria series featuring sacred music of the twentieth and twenty-first centuries, to children’s and youth concerts with an accompanying educational programme, entertaining thematic evenings under the title ‘Wednesdays at half past seven’, and performances of film music. The new Principal Conductor from the 2017/18 season onwards is Ivan Repuši´c, who has made a name for himself not least in the field of Italian opera and has conducted the orchestra in Puccini’s La rondine and Verdi’s Luisa Miller, among others. For its operatic projects, the Munich Radio Orchestra cooperates with the Theaterakademie August Everding and the Palazzetto Bru Zane, which encourages performances of French music of the Romantic era. The orchestra’s commitment to the promotion of young talent includes participation in several competitions, including the ARD International Music Competition. Finally, work with children and young people plays a major role, in programmes based on a three-pronged model with training courses for teachers, school visits by the musicians, and subsequent concerts. The Munich Radio Orchestra regularly gives guest performances in other cities and at leading festivals such as the Salzburg Festival, the Kissinger Sommer and the Richard Strauss Festival. It has collaborated with such outstanding artists as Diana Damrau, Jonas Kaufmann, Anna Netrebko, El - na Garanc v a, Juan Diego Flórez, Rolando Villazón and Plácido Domingo. Thanks to its numerous CDs, the Munich Radio Orchestra enjoys a constant presence on the recording scene.

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adèle charvet mezzo-soprano

Adèle Charvet graduated from the Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, where she studied in Élène Golgevit’s class.

A keen singing actress, she gained her first musical experience on stage in Hans Krása’s Brundibár, playing the role of Pepíc v ek. She has also sung the role of Hänsel in Humperdinck’s Hänsel und Gretel and Frau Reich in Nicolai’s Die lustigen Weiber von Windsor. In 2017, she made her Amsterdam Opera debut as a Polovtsian Maiden in Borodin’s Prince Igor, directed by Dmitri Tcherniakov and conducted by Stanislav Kochanovsky. She then sang Filippievna in Eugene Onegin at the Verbier Festival and Adele (Il pirata) in concert at the Opéra National de Bordeaux, and made her debut at the Royal Opera House Covent Garden in Carmen (Mercédès).

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Adèle Charvet is equally passionate about the mélodie and lied repertory, which she studied with David Selig and Anne Le Bozec. In 2015 she formed a duo with the pianist Florian Caroubi, with whom she won the Mélodie Prize of the Nadia and Lili Boulanger International Competition the same year, and one year later, the Lied Duo Grand Prix and four special prizes at the 51st ’s-Hertogenbosch International Competition. On the strength of these successes, they have given recitals at the Amsterdam Concertgebouw, the Petit Palais in Paris and the Schiermonnikoog Music Festival (Netherlands), among other engagements. Adèle Charvet is also the winner of the Yves Paternot Prize at the Verbier Festival, honouring the most promising musician of the Festival Academy, and was invited to perform there in 2018. Thomas Hampson has also invited her to take part in his Lied Academy in Heidelberg.

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offenbach koloratur

von alexandre dratwicki

(palazzetto bru zane)

Mit diesem Album, das dem romantischen französischen Repertoire gewidmet ist, setzen Alpha Classics und Palazzetto Bru Zane ihre treue Zusammenarbeit auf wenig begangenen Pfaden fort. Diesmal stellt die großartige und bezaubernde Jodie Devos ihr Talent in den Dienst eines Projekts, für das sie sich neugierig und anspruchsvoll engagierte, wofür ihr Anerkennung gebührt. Für dieses vom Centre de musique romantique française vorgeschlagene und sondierte Repertoire waren ihre Frische und ihr Zartgefühl nötig, damit es voll zur Geltung komme: Hört man sich die Reihe der so interpretierten Arien an, so wird einem klar, wie sehr Offenbach die Kunst der Zwischentöne ebenso beherrscht wie die der Komik oder des Spotts. Neben einigen berühmten Auszügen sind dank vergessener Werke auch unbekannte Züge des Komponisten zu erkennen. Übrigens war es notwendig, dass Palazzetto Bru Zane die meisten für diese Aufnahme nötigen Partituren veröffentlicht.

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Bevor Jacques Offenbach den Erfolg errang, der ihn reich machte, war er an bescheidene, zweitrangige Bühnen gewohnt, die weder Mittel noch Personal besaßen und wo ein künstlerische Minimum bereits als Luxus betrachtet wurde. Dort lernte er, ein begrenztes Ensemble so klingen zu lassen, als würde es sich um ein großes Symphonieorchester handeln. Dort entwickelte er auch seine Kenntnisse der Stimmen, um aus den ihm zur Verfügung stehenden Sängern den besten Nutzen zu ziehen. Und wenn man seinen Werken Glauben schenken kann, so hatte er wenigstens das Glück „ersten Sängerinnen“ zu begegnen, die über eine feuerwerkartige Gesangstechnik verfügten und deren Virtuosität manchmal ausreichte, den Erfolg eines Stückes zu garantieren. Dieses Rollenfach – das abwechselnd als „chanteuse d’agilité“ [Sängerin mit Wendigkeit], „chanteuse à roulade“ [Koloratursängerin] oder „première chanteuse légère“ [erste Sängerin des leichten Fachs] bezeichnet wurde – bildet eine Art roten Faden entlang der meisten Werke des Komponisten seit seinen ersten unbedeutenden Stücken für zwei oder drei Darsteller bis zu

den großen Werken der Reifezeit, d.h. La Vie parisienne [Pariser Leben], Robinson Crusoé und Orphée aux Enfers [Orpheus in der Unterwelt]. Der Koloratursopran ist auch die Zierde der Opéras-comiques

mit ihren weniger possenhaften Libretti (z.B. Fantasio) und der einzigen ernsten Oper Offenbachs – Les Contes dHoffmann [Hoffmanns Erzählungen] – deren Rolle der Puppe (die nur eine einzige Arie hat, doch was für eine Arie!) zu den berühmtesten des französischen Repertoires zählt.

Der instrumentale Ursprung der stimmlichen Virtuosität ist in den Arien in Walzerform spürbar, die typisch für das Second Empire sind und in dieser Zeit den Ruhm Gounods begründeten (Ariette der Juliette oder Air des bijoux der Marguerite [Juwelenarie der Margarete]). Der Einfluss des Klaviers in den mondänen Salons sowie das Brio der Konzertgeiger gaben den von Offenbach erdachten, edlen Linien Form: z.B. in „Conduisez-moi vers celui que j’adore“ [„Führt mich zu dem, den ich liebe“] (Robinson Crusoé), „Quel bruit et quel tapage“ [„Welcher Lärm und welcher Wirbel“] (Mesdames de la Halle), „Allons! Couché!“ (Boule- de-Neige) [Schneeball] oder auch „J’entends ma belle“ [„Ich höre meine Schöne“] (Un mari à la porte) [Ein Ehemann an der Tür]. Die Imitation des pianistisch „perlenden Spiels“ – das zur gleichen Zeit von Saint- Saëns gefördert wurde – ist leicht herauszuhören, ebenso wie die Vielfalt der von Paganini übernommenen Bogenführungen („détaché large“ oder „staccato aérien“) und die allgemeine Gewohnheit, durch freie Kadenzen die regelmäßige Rückkehr zum Hauptthema des Walzers zu verzieren. Die Schwierigkeiten müssen sich hinter einer fiktiven Leichtigkeit und einer scheinbaren Selbstsicherheit verstecken, was auf eine wesentliche Theorie des Unterrichts und Erbes von Chopin zurückgeht und in ganz Europa verbreitet ist. Es handelt sich nicht mehr um genau dieselbe mechanische Bravour wie in den klassischen Arien von Grétry oder Boieldieu: Die Romantik warf über diese Musik ihren poetischen Schleier.

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Die große Qualität der „Koloratur-Rollen“ Offenbachs besteht darin, dass ihre Virtuosität verschiedene, komplementäre, manchmal unerwartete Formen annimmt, die diesem (bei anderen Komponisten rein technischen) Rollenfach eine lyrische, weit vollständigere Dimension verleihen. Haben die Figuren mehrere Arien, ist eine davon zwangsläufig weniger haarsträubend virtuos, sondern setzt das träumerische, zarte und zärtliche Potential der Stimme ein. So sind die Arien „La mort m’apparaît souriante“ [„Der Tod erscheint

mir lächelnd“] (Orphée aux Enfers), „Le voilà, c’est bien lui“ [„Hier ist er, er ist es wirklich“] (Le Roi Carotte) [König Karotte] oder die Romanze der Prinzessin Elsbeth („Voilà toute la ville en fête“) [„Nun feiert die ganze Stadt“] (Fantasio) edel besinnliche Momente, die für lyrische Soprane mit der Fähigkeit bestimmt zu sein scheinen, in der mittleren Stimmlage mit Morbidezza zu singen.

Andere Arien wirken zunächst so, als würden sie das virtuose Element nicht betonen, doch brechen sie überraschend in eine plötzliche, konzentrierte Explosion rascher, sehr hoher Noten aus. Die Ariette der Prinzessin („Je suis nerveuse“, Le Voyage dans la lune) [„Ich bin nervös“, Die Reise zum Mond] ist ein dick aufgetragenes Porträt einer jungen, launischen, unbesonnenen Person. Man könnte sie für ein musikalisches Pendant zu einer Statuette des Karikaturisten Dantan halten. Die Koloratur-Kadenz und das hohe es’’’ sollen die musikalische Übersetzung eines zornigen Getrampels sein. In der berühmten Arie der Puppe („Les oiseaux dans la charmille“, Les Contes d’Hoffmann) [„Die Vögel im Laubengang“] parodiert die Virtuosität auch den unabänderlichen Mechanismus eines geistlosen Spielzeugs – das dennoch zum Stocken kommt. Die Arie der Corilla („Quels rôles dites-vous?“) [„Von welchen Rollen sprechen Sie?“] in Vert-Vert treibt die Ironie auf den Gipfel: Die Figur macht sich frech über ein ungebildetes Publikum lustig, das sie mühelos durch übertriebene Vokalisen zufriedenstellen kann:

„Die schönsten Arien sind immer abgeschmackt Und kommen an unsere Koloraturen nicht heran. „Ahs!“ sind alles, was ich brauche! Die Texte der geschicktesten Dichter Sind unnütz, Denn man versteht davon kein Wort.“ Arie der Corilla (Vert-Vert, 2. Akt, Nr. 7)

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Weitere informationen über Offenbach und die Werke dieses Rezitals finden Sie unter bruzanemediabase.com

jodie devos soprano

Nach ihrem Studium am Institut de Musique et de Pédagogie in Namur machte Jodie Devos einen Master of Arts an der Royal Academy of Music in London. Sie wurde Preisträgerin mehrerer Wettbewerbe, bevor sie 2014 den zweiten Preis sowie den Publikumspreis beim renommierten Concours Reine Elisabeth in Belgien errang und im selben Jahr in die Akademie der Opéra Comique von Paris eintrat. Im Jahr 2015 wurde sie bei den International Classical Music Awards (ICMA) zur „Jungen Künstlerin des Jahres“ ernannt.

Jodie Devos macht international Karriere und tritt unter der Leitung von Dirigenten wie Paolo Arrivabeni, Laurent Campellone, Mikko Franck, Leonardo García Alarcón, Philippe Jordan, Dmitri Jurowski, Louis Langrée, Antonello Manacorda, Enrique Mazzola, Marc Minkowski, François-Xavier Roth, Christophe Rousset und Guy van Waas auf. Sie arbeitet mit berühmten Regisseuren wie Romeo Castellucci, Denis Podalydès, Emilio Sagi, Bob Wilson usw.

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Ihr strahlendes Timbre und ihre Virtuosität ermöglichen es ihr, die emblematischsten Rollen des Repertoires für Koloratursopran zu interpretieren: Olympia in Hoffmanns Erzählungen, Eurydice in Orphée aux Enfers, Lakmé, die Königin der Nacht in der Zauberflöte, Blondchen in der Entführung aus

dem Serail, Adèle in Le comte Ory, Marie in La Fille du Régiment, Philine in Mignon, La Fée in Cendrillon,

Le Feu, le Rossignol und La Princesse in L’Enfant et les Sortilèges, Adele in der Fledermaus, Tytania in

Ein Sommernachtstraum usw.

Ganz besonders für ihre Diktion und ihr schauspielerisches Talent geschätzt, interpretiert sie auch erfolgreich das Repertoire der französichen Oper und vor alem das der Opéra comique: Le Timbre

d’Argent von Saint-Saëns, La Nonne sanglante von Gounod, Les Mousquetaires au couvent von Varney, Le Chalet von Adam, Le Domino noir von Auber usw.

Für ihre CD-Aufnahmen steht Jodie Devos ausschließlich bei Outhere Music France unter Vertrag.

laurent campellone

Laurent Campellone studierte in Paris Dirigieren. Noch sehr jung war er Assistent an der Oper von Toulon, wonach er seine Ausbildung bei Christoph Eschenbach vervollständigte. Im Jahr 2001 errang er mit 29 Jahren einstimmig den ersten Preis des internationalen Wettbewerbs von Spoleto (Italien). Seither wird Laurent Campellone eingeladen, sehr viele Opern und Symphoniekonzerte zu dirigieren, z.B. an der

Deutschen Oper Berlin, der Oper von Manaus, von Sofia, am Bolschoi, in Marseille, Spoleto, Toulon, Nantes und Angers, Bordeaux, Bogotá usw. Er war lange Chefdirigent der Oper und des Symphonieorchesters von Saint-Etienne und startete dort eine Politik zur Wiederentdeckung des französischen Opernrepertoires

des 19. Jh. mit Werken von Massenet (Sapho, Le Jongleur de Notre Dame, Ariane, Le Mage ....

),

Gounod

(Le Reine de Saba, Polyeucte), Lalo (Le Roi d’Ys) usw. Diese Leidenschaft für französische Seltenheiten

schließt seine von der Presse wahrgenommenen und hochgelobten Interpretationen des italienischen

Repertoires nicht aus

Laurent Campellone dirigiert an der Neuen Oper in Moskau, der Oper von

... Monte Carlo, in Avignon sowie in Oman und nahm an der Wiedereröffnung der Opéra Comique teil.

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Laurent Campellone leitet auch zahlreiche Orchester, wie das Münchner Rundfunkorchester, das Nationalorchester Brasiliens, das Neue russische Nationalorchester, das Philharmonische Orchester von Dublin, das Orchestre National du Capitole de Toulouse, das Philharmonische Orchester von Sofia, das Orchestre National des Pays de la Loire, das Malaysian Philharmonic Orchestra, das Orchester der Opéra National de Nancy, das Orchestre Philharmonique von Nizza und ist auch Gast von Festivals wie dem von La Chaise-Dieu oder dem Festival Berlioz. Unter seinen zukünftigen Projekten sind La Belle Hélène in Nancy, Madame Favart ebenfalls von Offenbach an der Opéra Comique zu nennen sowie Konzerte mit der Philharmonie de Lorraine und dem Orchestra di Padova e del Veneto.

münchner rundfunkorchester

1952 gegründet, hat sich das Münchner Rundfunkorchester zu einem Klangkörper mit enorm breitem künstlerischen Spektrum entwickelt. Konzertante Opernaufführungen im Rahmen der Sonntagskonzerte und die Reihe Paradisi gloria mit geistlicher Musik des 20./21. Jahrhunderts gehören ebenso zu seinen Aufgaben wie Kinder- und Jugendkonzerte mit pädagogischem Begleitprogramm, unterhaltsame Themenabende unter dem Motto „Mittwochs um halb acht“ oder die Aufführung von Filmmusik. Neuer Chefdirigent seit der Saison 2017/2018 ist Ivan Repuši´c, der sich nicht zuletzt auf dem Gebiet der italienischen Oper einen Namen gemacht und am Pult des Münchner Rundfunkorchesters u.a. schon Puccinis La rondine und Verdis Luisa Miller geleitet hat. Bei Musiktheaterprojekten pflegt das Münchner Rundfunkorchester Kooperationen mit der Theaterakademie August Everding und mit der Stiftung Palazzetto Bru Zane, die sich der Pflege der französischen Musik der Romantik widmet. Zum Engagement im Bereich der Nachwuchsförderung gehört die Mitwirkung bei verschiedenen Wettbewerben, darunter der Internationale Musikwettbewerb der ARD. Einen großen Raum nimmt schließlich die Kinder- und Jugendarbeit ein, die auf einem Drei-Säulen-Modell mit Lehrerfortbildungen, Schulbesuchen durch die Musiker und anschließenden Konzerten beruht. Regelmäßig tritt das Münchner Rundfunkorchester bei Gastspielen und bekannten Festivals wie den Salzburger Festspielen, dem Kissinger Sommer und dem Richard-Strauss-Festival auf. Dabei hat es mit herausragenden Künstlern wie Diana Damrau und Jonas Kaufmann sowie Anna Netrebko, El - na Garanc v a, Juan Diego Flórez, Rolando Villazón und Plácido Domingo zusammengearbeitet. Dank seiner zahlreichen CD-Einspielungen ist das Münchner Rundfunkorchester kontinuierlich auf dem Tonträgermarkt präsent.

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adèle charvet mezzosopran

Adèle Charvet erhielt ihr Diplom am Conservatoire National Supérieur de Musique von Paris in der Klasse von Élène Golgevit.

Sehr opernbegeistert, machte sie ihre ersten musikalischen und szenischen Erfahrungen in Brundibár von Hans Krása, wo sie die Rolle des Pepíc v ek verkörperte. Sie interpretierte auch den Hänsel in Hänsel und Gretel von Humperdinck sowie die Frau Reich in den Lustigen Weibern von Windsor von Otto Nicolai. Im Jahr 2017 debütierte sie an der Oper von Amsterdam in der Rolle des Polowetzer Mädchens in Fürst Igor von Borodin in einer Inszenierung von Dmitri Tschernjakow unter der musikalischen Leitung von Stanislav Kochanovsky. Sie verkörperte danach die Filipjewna in Eugen Onegin beim Festival von Verbier, Il Pirata (Adele) in einer konzertanten Aufführung an der Opéra National de Bordeaux und debütierte am Royal Opera House in Covent Garden in Carmen (Mercédès) ...

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Da sie sich auch für die Gattungen des Lieds und der französischen Mélodie begeistert, die sie bei David Selig und Anne Le Bozec studierte, begann sie 2015 eine Zusammenarbeit mit dem Pianisten Florian Caroubi, mit dem sie im selben Jahr den Prix de Mélodie des Internationalen Wettbewerbs Nadia und Lili Boulanger und ein Jahr danach den ersten Preis im Fach „Lied-Duo“ beim 51. Internationalen Gesangswettbewerb ’s-Hertogenbosch sowie vier Sonderpreise gewann. Diese Erfolge ermöglichten dem Duo Recitals am Concertgebouw in Amsterdam, im Petit Palais in Paris, beim Musikfestival von Schiermonnikoog in den Niederlanden usw. zu geben. Adèle Charvet ist außerdem Preisträgerin des Ehrenpreises „Yves Paternot“ des Festivals von Verbier, der die vielversprechendsten Künstler der Festival-Akademie ehrt. Im Jahr 2018 wurde sie eingeladen, dort aufzutreten. Thomas Hampson lud sie ebenfalls ein, an seiner Lied-Akademie in Heidelberg teilzunehmen.

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jacques offenbach (1819-1880)

BOULE DE NEIGE

  • 1 Couplets de la dompteuse OLGA Je suis du pays vermeil Qui voit courir la gazelle, Où l’oiseau-mouche étincelle Aux feux dorés du soleil ; Où sur les bords des ruisseaux On rencontre la panthère Mêlant son cri solitaire Au chant des plus beaux oiseaux ! Bengalis, si jolis ! Colibris, mes chéris ! Et vous perroquets Babillards indiscrets, Dites-moi bonjour, Fêtez tous mon retour ! Bengalis, si jolis ! Colibris, mes chéris ! Oui, troupe joyeuse, Chantez, me voilà ! Saluez la charmeuse, Saluez tous Olga ! J’ai vu souvent les ja guars Et les tigres dans les jungles Se coucher, rentrer leurs ongles Sous le feu de mes regards ;

    • I come from the radiant land

Where the gazelle bounds, Where the hummingbird glitters In the golden rays of the sun; Where on the banks of streams One meets the panther Mingling its lonely cry With the song of the most beautiful birds!

Pretty avadavats! My dear lancebills! And parrots, You indiscreet babblers, Say good day to me, Celebrate my return, all of you! Pretty avadavats! My dear lancebills! Yes, happy band, Sing, here I am! Greet the charmer, All of you, greet Olga!

  • I have often seen jaguars

And tigers in the jungle Lie down and draw in their claws Before my burning gaze;

À les faire m’obéir J’ai des émotions franches, Mais comme des fruits aux branches, J’aime mieux vous cueillir !

Bengalis, si jolis ! Etc.

vErt-vErt

2

Couplets

LA CORILLA Quels rôles dites-vous ? Ma foi, je n’en sais rien encore, Mais que m’importe à moi. Les plus beaux vers sont toujours fades, Et ne valent pas nos roulades. Des ah ! C’est tout ce qu’il me faut, Des poètes les plus habiles Les paroles sont inutiles, Car on n’en comprend pas un mot. Ah ! non, pas un mot !

J’ai parcouru toute la France, Depuis le nord jusqu’au Midi, Et je peux dire en conscience Que je crois avoir réussi. Cités, villages et bourgades, J’ai tout charmé par mes succès, Tout enchanté par mes roulades.

Making them obey me Gives me a real thrill, But like fruit on branches, I prefer picking you!

Pretty avadavats!

etc.

Which roles, do you say? To be honest, I don’t know yet, But what does it matter to me? The finest verse is always insipid, And isn’t a patch on our roulades. A few ‘Ah’s! That’s all I need! The lyrics of the cleverest poets Are quite useless, For no one understands a word of them. Ah! No, not a word!

I’ve been all over France, From north to south, And I can say in all conscience That I think I’ve done very well. Cities, villages and towns, I’ve charmed them all with my successes, Enchanted them all with my roulades.

Mais où surtout j’ai fait florès ? C’est dans les villes de garnison, Et la raison C’est que l’on sait rendre justice À la cantatrice Dans les villes de garnison. On a raison, Le goût est bon, Dans les villes de garnison.

J’ai rencontré dans bien des villes, De bons bourgeois s’y connaissant, Ils étaient là calmes, tranquilles, Du bout des doigts applaudissant. Mais je me plais à vous le dire :

L’intelligence et le bon goût, L’emportement et le délire, Où je les ai trouvés surtout ? C’est dans les villes de garnison, Et la raison C’est qu’on adore les actrices Et les cantatrices, Dans les villes de garnison, On a raison. Le goût est bon, Dans les villes de garnison.

But where have I flourished most of all? It’s in the garrison towns, And the reason is That they know how to do justice To a lady singer In the garrison towns. And they’re right:

They have good taste In the garrison towns.

In many a town I have met Decent bourgeois who were connoisseurs. There they were, calm and quiet, Applauding with their fingertips. But I’m delighted to tell you:

Intelligence and good taste, Enthusiasm and passion, Where have I found them most of all? It’s in the garrison towns, And the reason is That they love actresses And lady singers In the garrison towns. And they’re right:

They have good taste In the garrison towns.

OrphéE aUx ENfErs

  • 3 Invocation EURYDICE La Mort m’apparaît souriante, Qui vient me frapper près de toi… Elle m’attire, elle me tente… Mort, je t’appelle, emporte-moi ! Mort, ton ivresse me pénètre ! Ton froid ne me fait pas souffrir, Il semble que je vais renaître, Oui, renaître au lieu de mourir !

Dea th appears to me smiling When he comes to strike me beside you

He entices me, he tempts me

. Death, I call upon you, carry me off!

. .

. .

.

Death, your rapture permeates me! Your chill causes me no suffering:

It is as if I am to be reborn, Yes, to be reborn instead of dying!

UN marI à La pOrtE

  • 4 Valse-tyrolienne ROSITA J’entends, ma belle, La ritournelle Aux sons si doux. La valse est reine, Son rythme entraîne Sages et fous. Ah ! Cache bien la trace de tes larmes, Que ton bonheur brille dans tes beaux yeux ; De ton époux, en voyant tant de charmes, Qui n’envierait les droits si précieux ? Ah !

I hear, my pretty one, The refrain With its sweet strains. The waltz is queen, Its rhythm sweeps off Both the wise and the foolish. Ah!

Hide the signs of your tears with care:

Let your happiness shine in your lovely eyes; Who, seeing such charms, Would not envy your husband his precious rights? Ah!

J’entends, ma belle, Etc.

Valse chérie, ô mes amours ! Que ne puis-je valser toujours ! Vertu sévère, Faite pour plaire, Dix-huit printemps, Regards vifs et piquants, Grâce divine, Et taille fine, Sont un trésor Qui vaut mieux que de l’or ! Allons, voyons, sois raisonnable et sage, Tout te promet un amour éternel ; Il ne faut pas chère enfant qu’un nuage De ce beau jour vienne obscurcir le ciel !

Entends, ma belle, La ritournelle Ah ! La valse est reine, Son r ythme entraîne Sages et fous. Ah ! Cache bien vite tes larmes Que ton bonheur brille en tes yeux ; Ah !

I hear, my pretty one,

etc.

The dear waltz, how I love it! If only I could waltz for ever! Severe virtue, An appearance made to please, Just eighteen years old, Bright, vivacious eyes, Divine grace And a slender waist:

These are a treasure Worth more than gold! Come now, be reasonable and sensible:

Everything promises you eternal love; Dear child, no cloud must come To darken the sky on this fair day!

Hear, my pretty one, The refrain! Ah! The waltz is queen, Its rhythm sweeps off Both the wise and the foolish. Ah! Hide your tears quickly! Let your happiness shine in your eyes! Ah!

faNtasIO

5

Air

ELSBETH Cachons l’ennui de mon âme oppressée, Mes pleurs, séchez-vous dans mes yeux. Une royale fiancée Ne doit montrer qu’un front joyeux.

Ah ! Dans son cœur qui donc peut lire ? Quel est l’époux qu’hélas j’attends ? Pour commencer il faut en rire, De pleurer il est toujours temps ! Et puis au lendemain des noces Qui sait ? Peut-être, au lieu d’amour, Je prendrai goût à mes carrosses, À mes parures, à ma cour. Peut-être au fond de ma corbeille Sans y songer comme une fleur Qui le matin éclôt vermeille, Je m’en vais trouver le bonheur. Pour une princesse, à mon âge, J’en ferais bien le pari, Il est dans le mariage Autre chose qu’un mari.

Ah ! Dans son cœur, etc.

Let me conceal the anguish of my oppressed soul:

My tears, dry in my eyes! A royal fiancée Must show only a joyful countenance.

Ah, who can read her own heart? Who is the husband whom, alas, I await?

To begin with, one must laugh at it all; There will always be time to cry later! And then, the day after the wedding, Who knows? Who knows? Perhaps, instead of love,

  • I will acquire a taste for my carriages,

My finery, my court. Perhaps, at the bottom of my wedding basket,

Without even thinking, like a flower That blooms bright red in the morning,

  • I will find happiness.

For a princess, at my age, I’m prepared to wager, There is in marriage Something other than a husband. Ah, who can read her own heart? etc.

LEs BavarDs

6

Couplets

INÈS Ce sont d’étranges personnages. Ce serait un grand malheur, Si tous les ménages Ressemblaient au leur.

Le mari grogne Se fâchant pour un rien ; Et parfois même il cogne Pour finir l’entretien. Quand la fureur l’entraîne Aussi ferme qu’un roc, À l’instant il dégaine Et de taille et d’estoc. Vous voulez connaître Ce mari charmant, Et sans rien omettre, Ce portrait frappant Vous donne à la lettre Son signalement.

La femme cause, Et sans jamais céder, Ne fait nulle autre chose, Que toujours bavarder. C’est sa voix qui résonne Chez nous à tout moment, Je crois, Dieu me pardonne Qu’elle parle en dormant.

They’re odd characters. It would be a great misfortune If all households Were like theirs.

The husband grumbles, Getting angry over a trifle; And sometimes he even hits out To end the conversation. When rage gets the better of him, As solid as a rock, At once he unsheathes his sword And thrusts and slices. You want to know about This charming husband, And, without omitting anything, This striking portrait Describes him To a ‘T’.

The woman talks, And without ever stopping, Doesn’t do anything other Than gossip the whole time. It’s her voice that rings out In our house every single moment. I believe, God forgive me, She even talks in her sleep.

Vous voulez connaître Ce couple charmant, Et sans rien omettre, Ce portrait frappant Vous donne à la lettre Leur signalement.

Voilà clairement Leur signalement En deux mots, oui le voilà. Ah !

mEsDamEs DE La haLLE

7

Rondo

CIBOULETTE Quel bruit et quel tapage ! Mais cet événement Ne doit pas m’empêcher De me mettre à l’ouvrage :

Il est tard Et c’est le moment Où va venir le chaland De toute part !

Je suis la petite fruitière Que jalousent tous les marchands. Ma boutique est cell’ qu’on préfère Dans le marché des Innocents !

You want to know about This charming couple, And, without omitting anything, This striking portrait Describes them To a ‘T’.

There, clearly, you have Their description In a nutshell: yes, that’s it. Ah!

What a din! What a racket! But this incident Must not prevent me From setting to work:

It is late, And now is the time When clients will come From all around!

I’m the little fruit-seller Whom all the stallholders envy. My stall is everyone’s favourite At the Place des Innocents market!

Je vois accourir à la ronde De tous les quartiers de Paris, Des bourgeois et des gens du monde Qui viennent admirer tous mes fruits ; Par-ci, par-là chacun m’adresse En passant quelque compliment Auquel aussitôt je m’empresse De répondre bien poliment, Ah !

Je suis la petite fruitière Etc.

Je compte dans ma clientèle Des abbés coquettement mis, Et plus d’un coureur de ruelle. Des financiers et des marquis ; Un seigneur que l’amour entraîne Me dit-il : « De grâce aime-moi ! » Moi, je me ris de votre peine ! « Toute ma fortune est à toi ! » Monseigneur, cessez ce langage :

Pour un mari je garde mon cœur, Car je suis une fille sage Et des plus sages, monseigneur ! Allez porter à vos Duchesses Vos hommages ! « Cède à mon ardeur ! » Ell’s répondront à vos tendresses ! « Quoi, tu refuserais mon cœur ? » Non, non, monseigneur !

  • I see rushing hither

From every district in Paris Bourgeois and society folk Who come to admire all my fruit;

On all sides, everyone pays me A few compliments on the way past, Which at once I hasten To answer politely, Ah!

I’m the little fruit-seller

etc.

  • I count among my customers

Smartly dressed abbés, More than one skirt-chaser, And financiers and marquis. One nobleman led here by love

Said to me: ‘I beg you, love me!’

  • I laugh at your sorrow!

‘All my fortune is yours!’

Milord, desist from such language:

  • I keep my heart for a husband,

Because I’m a good girl, The very best of girls, milord! Go and pay your respects To your duchesses! ‘Yield to my ardour! ’ They’ll respond to your tokens of affection! ‘What, would you refuse my heart?’ No, no, milord!

« Écoutez, mon enfant ! » Non ! Ah !

Je suis la petite fruitière Etc.

LE rOI carOttE

  • 8 Romance des fleurs ROSÉE DU SOIR Le voilà… C’est bien lui !… qu’il est beau. Il me sourit a vec tendresse… Il met à mon doigt son anneau !… Ô mon Prince !… à moi, à moi !… [quelle ivresse !… Hélas ! ce n’est qu’un rêve. Il s’enfuit, et me laisse seule [avec mon amour… Seule avec ma tristesse ! Petites fleurs que j’ai vu naître Et qui charmez mon triste ennui, Parfums de fleurs je voudrais être Pour m’envoler auprès de lui ! Ah ! oui ! Doux rossignol, Sous ma fenêtre Tu chantes quand le jour a fui !

‘Listen, my child!’ No! Ah! I’m the little fruit-seller

etc.

There he is

. Yes, that’s him! How handsome he is.

. .

He smiles tenderly at me

. He places his ring on my finger! Oh my Prince! My very own! What rapture!

. .

Alas! It’s only a dream. He flees away, and leaves me alone

[with my love

. . Alone with my sadness!

.

Little flowers whose birth I saw, Who beguile my sad grief, I would like to be scents of flowers To fly away to him! Ah! Yes!

Sweet nightingale, Under my window You sing when day has fled!

Petit oiseau je voudrais être Pour voltiger autour de lui !… Ah !

Petites fleurs que j’ai vues naître Etc.

  • I would like to be a little bird To flutter around him!

Ah! Little flowers whose birth I saw

etc.

faNtasIO

10 Romance

ELSBETH Voilà toute la ville en fête ... Que sera-t-il pour moi cet hymen [qui s’apprête ? Mon fiancé, demain, doit paraître à la cour. Hélas ! je tremble, hésitante, inquiète Devant ces mots si doux de tendresse [et d’amour. Pourquoi ne puis-je voir sans plaisir [et sans peine Les baisers du zéphyr trembler sur la fontaine, Et l’ombre des tilleuls passer sur mes bras [nus ? Hier j’étais une enfant et je ne le suis plus. Ah ! je ne le suis plus. L’eau, la terre et les vents, tout s’emplit [d’harmonie, Un jeune rossignol chante au fond de mon cœur. J’entends sous les roseaux murmurer [les génies !

Now the whole city is celebrating

. What will this approaching wedding mean [for me? Tomorrow my fiancé is to appear at court. Alas! I tremble, hesitant, worried By those sweet words, tenderness and love.

. .

Why can I not see without pleasure [and without pain The zephyr’s kisses trembling on the fountain And the shadow of the lime trees flitting [over my bare arms?

Yesterday I was a child; now I am a child no longer. Ah! No longer! Water, earth and air, everything fills [with harmony; A young nightingale sings in my heart.

  • I can hear the sprites murmuring beneath [the reeds!

Tout me parle d’amour, d’ivresse [et de bonheur ! Ah ! d’ivresse et de bonheur !

LEs cONtEs D’hOffmaNN

  • 11 Couplets de la poupée OLYMPIA Les oiseaux dans la charmille, Dans les cieux l’astre du jour, Tout parle à la jeune fille d’amour ! Voilà la chanson gentille, La chanson d’Olympia ! Tout ce qui chante et résonne, Et soupire tour à tour, Émeut son cœur qui frissonne d’amour ! Voilà la chanson mignonne, La chanson d’Olympia ! rOBINsON crUsOé

  • 12 Valse EDWIGE Conduisez-moi vers celui que j’adore, Il a ma foi, je sais qu’il m’aime encore. Donnez-moi mes bijoux, Il m’attend, il m’appelle et je veux être [belle Pour lui, pour mon époux. Ah !

Everything speaks to me of love, of rapture [and delight! Ah, of rapture and delight!

The birds in the bower, The daystar in the heavens, Everything speaks to the maiden of love! That is the pretty song, The song of Olympia!

Everything that sings and resounds, And sighs in turn, Moves her heart which shivers with love! That is the dainty song, The song of Olympia!

Take me to the man I love:

He has my trust; I know he still loves me. Give me my jewels, He awaits me, he calls me, and I wish to be [beautiful For him, for my husband. Ah!

Du bal je suis la reine,

Conduisez-moi vers celui que j’adore,

I

am the queen of the ball:

Chacun le dit tout bas Et la valse m’entraîne Dans ses bras. Ah !

Etc.

Everyone says it softly, And the waltz sweeps me Into his arms. Ah! Take me to the man I love,

etc.

BOULE DE NEIGE 13 Romance des souvenirs

OLGA Souvenance

Remembrance

De l’enfance

Of childhood

Quand tous deux Nous avions mêmes jeux ; Pauvre bête,

When we two Shared the same games; Poor beast,

Je répète

I

repeat

Son doux nom À qui nul ne répond !

His sweet name, And no one answers!

C’était la bonté même, Son entière blancheur Pour tous était l’emblème Des trésors de son cœur ! Ah !

Souvenance De l’enfance Quand tous deux

He was goodness itself:

His pure white coat Symbolised for everyone His kind and tender heart! Ah!

Remembrance Of childhood When we two

Nous avions mêmes jeux ; Pauvre bête, Je regrette Ces jours trop courts !

Il s’était fait connaître En ours bien élevé Qui jamais sur son maître Ne jeta de pavé. Ah !

Souvenance De l’enfance Quand tous deux Nous avions mêmes jeux ; Pauvre bête, Je regrette Ces jours trop courts !

BOULE DE NEIGE 14 Chanson

OLGA Allons, couché ! beau compa gnon ! Sois bien gentil, sois bien mignon ! Celui que mon cœur aime avec ardeur Va venir, pas de fureur ! Fais-moi le plaisir De bien l’accueillir Et le mieux est de dormir ! Ah !

Shared the same games; Poor beast, How I miss Those all too short days!

He had gained a reputation As a well-mannered bear Who never did anything To harm his master. Ah!

Remembrance Of childhood When we two Shared the same games; Poor beast, How I miss Those all too short days!

Come now, lie down, my handsome companion! Be good, be well-behaved! The man my heart loves ardently Is soon to come: don’t be fierce! Do me the pleasure Of welcoming him kindly – And the best thing is to sleep! Ah!

Voici le jour, bientôt l’amour À mes vitraux va frapper à son tour, Ferme les yeux, obéis-moi ! Gardien terrible à mes pieds endors-toi !

Allons, debout ! bel endormi ! Il va partir, mon doux ami ! Quand l’ombre du soir Descend, se fait voir, On se sépare, au revoir ! Il faut t’éveiller À toi de veiller, À mon tour de sommeiller. Ah !

Voici la nuit, l’heure où, sans bruit Le voleur cherche un appât qu’il poursuit ! Ouvre les yeux autour de toi, Gardien terrible, à présent garde-moi !

The day has come: soon love Will knock at my window in its turn. Close your eyes, obey me! Fearsome guardian, go to sleep at my feet!

Come now, rise, my handsome sleeper! My sweetheart is about to leave! When the evening shades Descend and are seen, We must part: farewell! You must awaken, For it is your turn to keep guard, And my turn to sleep. Ah!

The night has come: the hour when, noiselessly, The thief seeks some prey and pursues it! Open your eyes all around you! Fearsome guardian, now keep me safe!

LEs cONtEs D’hOffmaNN 15 Barcarolle

NIKLAUSSE Belle nuit, ô nuit d’amour, Souris à nos ivresses, Nuit plus douce que le jour, Ô belle nuit d’amour !

NIKLAUSSE Beauteous night, O night of love, Smile on our raptures! Night sweeter than the day, O beauteous night of love!

GIULIETTA & NIKLAUSSE Le temps fuit et sans retour Emporte nos tendresses ; Loin de cet heureux séjour Le temps fuit sans retour ! Zéphyrs embrasés, Versez-nous vos caresses, Zéphyrs embrasés, Donnez-nous vos baisers ! Ah !

Belle nuit, ô nuit d’amour, Souris à nos ivresses, Nuit plus douce que le jour, Ô belle nuit d’amour !

NIKLAUSSE Ô belle nuit d’amour !

GIULIETTA Ah ! souris à nos ivresses !

NIKLAUSSE Souris à nos ivresses !

GIULIETTA Nuit d’amour, ô nuit d’amour ! Ah !

NIKLAUSSE Ô belle nuit d’amour ! Ah !

GIULIETTA, NIKLAUSSE Time flies and, without hope of return, Steals away our tender caresses; Far from this happy place Time flies, without hope of return! Ardent Zephyrs, Pour your caresses over us; Ardent Zephyrs, Give us your kisses! Ah!

Beauteous night, O night of love, Smile on our raptures! Night sweeter than daylight, O beauteous night of love!

NIKLAUSSE O beauteous night of love!

GIULIETTA Ah, smile on our raptures!

NIKLAUSSE Smile on our raptures!

GIULIETTA Night of love, O night of love! Ah!

NIKLAUSSE O beauteous night of love! Ah!

LE vOyaGE DaNs La LUNE 16 Ariette

FANTASIA Je suis nerveuse,

I

am tense,

Je suis fiévreuse,

I

am feverish,

Ma tête bout, Un rien m’agace, Tout me tracasse, Me pousse à bout.

My head is boiling, The slightest thing irritates me, Everything makes me fret And tries my patience.

À la même heure,

At the same time,

Je ris, je pleure

I

laugh, I cry

Et je voudrais,

And I’d like

Battre quelqu’un. Si je pouvais

To hit someone. If only

Battre quelqu’un, Ah !

I

could hit someone, Ah!

Je suis ner veuse,

I

am tense,

Etc.

etc.

Pourtant j’aime ton doux supplice, Ô mal charmant nouveau pour moi.

And yet I love your gentle torment, O delightful pain quite new to me.

Je te partage avec Caprice

I

share you with Caprice

Et ne puis plus vivre sans toi. Ah !

And I can no longer live without you. Ah!

Je suis ner veuse,

I

am tense,

Etc.

etc.

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  • LE PALAZZETTO BRU ZANE – CENTRE DE MUSIQUE ROMANTIQUE FRANÇAISE
    Le Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française a pour vocation de favoriser la redécouverte du patrimoine musical français du grand XIX e siècle (1780-1920) en lui assurant le rayonnement qu’il mérite. Installé à Venise, dans un palais de 1695 restauré spécifiquement pour l’abriter, ce centre est une réalisation de la Fondation Bru. Il allie ambition artistique et exigence scientifique, reflétant l’esprit humaniste qui guide les actions de la fondation.

    • Les principales activités du Palazzetto Bru Zane, menées en collaboration étroite avec de
      d’enregistrements discographiques.

nombreux partenaires, sont la recherche, l’édition de partitions et de livres, la production et la

diffusion de concerts à l’international, le soutien à des projets pédagogiques et la publication

THE PALAZZETTO BRU ZANE – CENTRE DE MUSIQUE ROMANTIQUE FRANÇAISE

The vocation of the Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française is to favour the rediscovery of the French musical heritage of the years 1780-1920 and obtain international recognition for that repertory. Housed in Venice in a palazzo da ting from 1695, specially restored for the purpose, the Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française is an emanation of the Fondation Bru. Combining artistic ambition with high scientific standards, the Centre reflects the humanist spirit that guides the actions of that foundation. The Palazzetto Bru Zane’s main activities, carried out in close collaboration with numerous partners, are research, the publication of books and scores, the production and international distribution of concerts, support for teaching projects, and the production of recordings.

DER PALAZZETTO BRU ZANE – CENTRE DE MUSIQUE ROMANTIQUE FRANÇAISE

Der Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française – hat es sich zur Aufgabe gemacht, französischen Musikschätzen des 19. Jahrhunderts (1780-1920) wieder zu gebührender Ausstrahlung zu verhelfen. Sein Sitz ist in Venedig in einem von der Stiftung Bru für seine Zwecke restaurierten Palazzetto aus dem Jahr 1695. Er vereint künstlerischen Ehrgeiz mit wissenschaftlichem Anspruch im humanistischen Geist der Stiftung Bru. Im Zentrum seiner Arbeit stehen in Zusammenarbeit mit internationalen Institutionen Forschungsarbeit, Herausgabe von Partituren und Büchern, Organisation internationaler Konzerte sowie die Förderung pädagogischer Projekte und CD-Produktionen.

BRU-ZANE.COM

Bru Zane Classical Radio – the French Romantic music webradio: classicalradio.bru-zane.com Bru Zane Mediabase – digital data on nineteenth-century French repertory: bruzanemediabase.com

RECORDED IN JULY 2018 AT BAYERISCHER RUNDFUNK, STUDIO 1 (MUNICH)

TORSTEN SCHREIER RECORDING PRODUCER

MARCUS HUBER & WINFRIED MEßMER RECORDING ENGINEERS EDWIGE HERCHENRODER VOCAL COACH BAyeRISCheR RundfunK VERONIKA WEBER, ULRICH PLUTA EXECUTIVE PRODUCTION PALAzzeTTo BRu zAne

ALEXANDRE DRATWICKI MUSICOLOGICAL DIRECTOR SÉBASTIEN TROESTER HEAD OF MUSICAL EDITIONS ROSA GIGLIO ARTISTIC COORDINATOR CAMILLE MERLIN EDITORIAL COORDINATOR

ALPhA CLASSICS DIDIER MARTIN DIRECTOR LOUISE BUREL PRODUCTION

AMÉLIE BOCCON-GIBOD EDITORIAL COORDINATOR CHARLES JOHNSTON ENGLISH TRANSLATION

RECORDED IN JULY 2018 AT BAYERISCHER RUNDFUNK, STUDIO 1 (MUNICH) TORSTEN SCHREIER RECORDING PRODUCER MARCUS HUBER
RECORDED IN JULY 2018 AT BAYERISCHER RUNDFUNK, STUDIO 1 (MUNICH) TORSTEN SCHREIER RECORDING PRODUCER MARCUS HUBER
RECORDED IN JULY 2018 AT BAYERISCHER RUNDFUNK, STUDIO 1 (MUNICH) TORSTEN SCHREIER RECORDING PRODUCER MARCUS HUBER

SILVIA BERUTTI-RONELT GERMAN TRANSLATION VALÉRIE LAGARDE & ALINE LUGAND-GRIS SOURIS DESIGN & ARTWORK

MARCO BORGGREVE COVER & INSIDE PHOTO (P.3 ) CYRILLE SABATIER INSIDE PHOTO (LAURENT CAMPELLONE P.11) FELIX BROEDE INSIDE PHOTO (P.13) ALICE PACAUD INSIDE PHOTO (ADÈLE CHARVET P.15) PHILIPP WEISMANN INSIDE PHOTO (P.31)

ALPHA 437 P PALAZZETTO BRU ZANE & BR-KLASSIK & ALPHA CLASSICS / OUTHERE MUSIC FRANCE C ALPHA CLASSICS / OUTHERE MUSIC FRANCE 2018

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aLso aVaILaBLe ALPHA 244 ALPhA 437

ALPHA 244

ALPhA 437