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C. Armana 1.

Présentation de l’interface
armana@math.jussieu.fr * La feuille blanche est appelée feuille de calcul. C’est là que vous donnez à Maple des
commandes, qu’il les exécute et vous affiche le résultat. C’est l’analogue de l’écran d’une
MK1 "Calcul formel" Maple calculatrice ordinaire (mais on peut y afficher bien plus de choses !)
* La feuille de calcul commence par une invite (symbole >) : cela signifie que Maple est pret à
recevoir des commandes de l’utilisateur.
TP1 : Premiers pas en Maple * Si on tape alors une commande comme 1+2 qu’on valide en appuyant sur la touche "Entrée" :
> 1+2
Warning, premature end of input

...on reçoit un message d’erreur.


Qu’est-ce que le "calcul formel" ? Règle importante n˚1: toute commande doit etre suivie d’un caractère terminateur, la
Maple est un logiciel de calcul formel : il est capable de manipuler des nombres, mais aussi des plupart du temps ; (point-virgule), parfois : (deux-points).
symboles représentant des nombres ou des objets mathématiques plus compliqués (fonctions, > 1+2;
équations,...). Il est beaucoup plus puissant qu’une calculatrice ordinaire, puisqu’il peut par 3
exemple dériver une fonction, résoudre une équation,... de façon "abstraite". Ouf !
Si on utilise deux-points à la place du point-virgule, Maple effectue la commande mais n’affiche
Le but des TP MK1 pas le résultat. Cela peut etre pratique quand le résultat donné par Maple prend trop de place à
Il s’agit d’apprendre à utiliser Maple en illustrant votre programme de mathématiques par des afficher, ou si la valeur exacte ne nous intéresse pas.
exemples et des exercices "à faire avec Maple". Bien entendu,cela suppose que vous connaissiez > 80!;
votre cours de maths ! N’hésitez pas à amener votre cours avec vous lors des séances de TP. 7156945704626380229481153372318653216558465734236575257710944505822703\
9255480148842668944867280814080000000000000000000
Déroulement des TP > 80!:
Le TP, d’une durée de deux heures, aura lieu en salle 207 (2ème étage, barre 24-34). Merci * On peut donner plusieurs commandes à Maple sur la meme ligne :
d’arriver à l’heure ! > 2^5;11*7;
En fin de séance, quand vous quittez la salle, merci de placer les claviers et les souris sur les 32
écrans ou les ordinateurs 77
. * Pour enregistrer sa feuille de calcul, on utilise le menu "File", "Save" ou "Save as". Le fichier a
Controle des connaissances une extension .mws.
Les séances de TP seront sur 12 semaines, de la semaine du 26 septembre à la semaine du 12 * Pour ouvrir une feuille enregistrée, on utilise le menu "File", "Open". Si on souhaite travailler à
décembre. nouveau dessus, il faut alors re-exécuter toutes les commandes de la feuille,soit en les validant
Pendant la session d’examens de janvier 2006, il y aura un examen individuel sur machine d’une une à une avec la touche "Entrée", soit en utilisant le menu Edit, Execute, Worksheet.
durée de deux heures (note E).
Avant l’examen, il y aura plusieurs évaluations : 2. L’affectation de variables
- un controle C1 la semaine du 17 octobre Il est très pratique de donner des noms à des résultats antérieurs, notamment pour pouvoir les
- un partiel P la semaine du 7 novembre réutiliser par la suite : c’est l’ affectation. En voici un exemple :
- un controle C2 la semaine du 28 novembre > produit:=6!;
La note finale tiendra compte de l’examen et du controle continu par la formule :
produit := 720
note finale = ( 2E + P + (C1+C2)/2 ) / 4
Rappel : l’année n’est pas validée lorsqu’il y a une absence injustifiée à un examen. A gauche du signe :=, on entre le nom de la variable et à droite la valeur affectée. On peut vérifier
l’affectation par :
> produit;
Bibliographie 720
Parmi les livres de tous niveaux qui existent sur Maple, je vous recommande "Maple sugar", de et l’utiliser pour faire de nouveaux calculs :
> produit/5!;
Guy Le Bris (éd. Cassini) dont l’esprit correspond bien à ce que nous ferons en TP.
6
Et surtout, n’oubliez pas de vous (et de me) poser des questions ! Le nom de variable ne doit pas comporter de signes de ponctuation, d’espace ni de caractères
spéciaux (par ex. +,*,#,%,@). On peut utiliser des majuscules et des minuscules (attention !
Maple différencie les deux !) . La procédure d’affectation est très générale. Ici, on a donné un
Maple différencie les deux !)
nom de variable à un nombre entier (6!) mais on peut nommer également des nombres rationnels, > whattype(15!);
décimaux, complexes, des fonctions, des matrices,... integer
Pour réinitialiser (désaffecter) la variable produit et faire en sorte qu’elle ne contienne plus la 6. Calculs sur les nombres réels
valeur 6!, on effectue l’une ou l’autre des commandes suivantes:
> produit:=’produit’; La première façon d’approcher un nombre réel grâce à Maple est d’utiliser le point décimal (.).
(c’est l’équivalent de notre virgule décimale). Maple calcule alors des valeurs approchées, avec
produit := produit
un nombre de chiffres significatifs fixé (par défaut, dix).
> unassign(’produit’);
> 300/45;
> produit;
20
produit
Si on veut réinitialiser toutes les variables, on utilise la commande restart. 3
Pour Maple, le nombre précédent n’est pas un nombre réel, c’est un nombre rationnel (une
fraction de deux nombres entiers) : d’ailleurs, il nous a proposé spontanément une simplification.
3. L’ordre des commandes Pour le lui faire comprendre comme un nombre réel (approché), on peut faire :
Il est très important de comprendre que le comportement de Maple dépend de l’ordre > 300./45;
chronologique de validation des commandes, et non de l’ordre d’apparition sur la feuille de 6.666666667
calcul. ou bien :
Dans une feuille de calcul, rien ne vous empeche de modifier une commande entrée > evalf(300/45);
précédemment : il suffit pour cela de remonter à la ligne qui vous intéresse (au clavier ou à la
6.666666667
souris), de modifier la commande et de valider avec "Entrée" . Cependant, attention à cette
Le type d’un réel est float (nombre flottant).
manipulation : il vaut mieux valider les commandes dans l’ordre dans lequel elles apparaissent
> whattype(300./45);
dans la feuille de calcul, sous peine d’arriver à des choses bizarres... Par exemple :
> a:=3; float
a := 3 Maple connait certains réels comme e :
> b:=a/2; > exp(1); evalf(exp(1));
3 e
b := 2.718281828
2
Si en remontant, je décide de modifier a:=3 en a:=2, mais que j’oublie de valider avec "Entrée" et pi :
la ligne suivante, b vaudra toujours 3/2 et ne sera plus égal à a/2 ! > Pi;
Règle importante n˚2 : si vous modifiez une commande précédente dans la feuille, faites evalf(Pi);
re-exécuter les lignes suivantes à Maple avec la touche "Entrée". π
Règle importante n˚3 : il vaut mieux commencer une feuille de calcul par la commande : 3.141592654
> restart; (attention, P majuscule !)
afin d’etre certain que toutes les variables sont désaffectées. On peut choisir le nombre de chiffres significatifs par :
> evalf(Pi,20);
4. L’aide de Maple 3.1415926535897932385
Maple est un logiciel très riche et il n’est pas question d’en connaitre toutes les commandes et Voici quelques fonctions prédéfinies de Maple. Utilisez l’aide pour en savoir plus :
leurs syntaxes. L’aide de Maple est très utile pour retrouver ce genre d’informations, et il est exp
essentiel de savoir l’utiliser. ln ou log
* Si on veut des informations sur une commande dont on connait le nom, il suffit de taper à l’invite sqrt
? suivi du nom de la commande (inutile de faire suivre d’un ;) sin, cos, tan
> ?isprime abs
* Si on ne connait pas le nom de la commande, on utilise le menu Help, Topic search pour une trunc, floor, ceil
recherche thématique. max(x1,x2,...,xn), min(x1,...,xn)

5. Calculs sur les nombres entiers 7. Calculs sur les nombres complexes
Maple fait automatiquement des calculs exacts sur de très grands entiers. Les opérations usuelles Pour définir un nombre complexe, on utilise le nombre imaginaire i, que Maple représente par I(
sont +,-,*. attention, i majuscule !).
Dans Maple, les différents objets ont un type. On peut demander le type d’un objet par la > z:=3+4*I;
commande whattype. Par exemple, le type d’un entier est integer. z := 3 + 4 I
Pour obtenir ses parties réelles et imaginaires : > y:=sqrt(x^2);
> Re(z);Im(z); 2
y := x
3 > simplify(y);
4 csgn(x ) x
> z*(1+sqrt(2)*I);
Quelle est la fonction csgn ? Le résultat est-il correct ?
(3 + 4 I) (1 + 2 I) Par défaut, Maple ne sait rien de la variable non affectée x et la considère comme un nombre
Pour forcer Maple à écrire le nombre sous forme cartésienne (partie réelle + i * partie complexe. Si on suppose (assume en anglais) que x est positif, on peut encore simplifier
imaginaire), on utilise evalc : l’expression :
> evalc(%); > simplify(y,assume=positive);
3 − 4 2 + (4 + 3 2 ) I x
(la commande % sert à rappeler le résultat précédent - par ordre chronologique). La supposition est temporaire (le temps que la commande soit effectuée). Si on souhaite qu’elle
Les commandes pour obtenir le nombre complexe conjugué, le module et l’argument sont : soit permanente, c’est-à-dire jusqu’à la fin de la session ou jusqu’à ce que la variable soit
conjugate, abs, argument. Le module est un réel positif. L’argument (donné par Maple) est -pi < réinitialisée, on utilise assume avec une syntaxe différente :
theta <=pi. > assume(x,positive);
> conjugate(z);abs(z);argument(z); > simplify(y);
3−4I x~
5 Le ~ (tilde) rappelle qu’une hypothèse a été faite sur la variable x.
4 
arctan 
3 
Pour définir un nombre complexe sous forme trigonométrique r. exp(i theta), où r est le module
et theta l’argument, on utilise la commande polar (le premier argument est r, le deuxième theta) :
> polar(3, Pi/6);
 π
polar 3, 
 6
> evalc(%);
3 3 3
+ I
2 2
Pour passer de l’écriture cartésienne (a+b*I) à l’écriture polaire, on utilise encore polar mais la
syntaxe est différente :
> polar(1+I);
 π
polar 2 , 
 4
8. Les fonctions simplify et assume
Lorsqu’un résultat obtenu par calcul algébrique n’a pas la forme voulue, certaines fonctions de
Maple permettent d’y remédier. La fonction simplify est l’une d’entre elles. Elle est très riche,
aussi nous ne regarderons que des exemples.
> 4^(1/2)+4;
4 +4
> simplify(%);
6
> (sin(x))^4-(cos(x))^4;
sin(x ) − cos(x )
4 4

> simplify(%);
1 − 2 cos(x )2
Un exemple important :
Université Paris 7 Premier semestre 2005-2006
Licence 1ère année MK1 - Maple

Feuille d’exercices n˚1

Exercice 1. Une formule de Ramanujan. Soit :


√ √ √ √ √ √ √ √ √ √ √
k = ( 2 − 1)2 (2 − 3)( 7 − 6)2 ( 8 − 3 7)( 10 − 3)2 ( 15 − 14)(4 − 15)2 (6 − 35).

Calculer A = √−2 ln( k )


210 4
avec 30 chiffres significatifs. Que pensez-vous du résultat ?

 √ 20
3
Exercice 2. Soit le nombre complexe z = 1+i 1−i
. Calculer son module et son
argument. Donner une valeur approchée de son argument.


Exercice 3. Soit le nombre complexe z = 12 + i 23 . En utilisant Maple, démontrer que
les points du plan d’affixes z, z − 1 et z 2 sont alignés.

Exercice 4. Soient a,b,c les trois racines du polynôme en z à coefficients complexes :


z 3 − (6 + 3i)z 2 + (9 + 12i)z − 9(2 + 3i). Calculer ces racines à l’aide de la commande solve.
Montrer que les points du plan d’affixes respectives a,b,c forment un triangle équilateral.

Exercice 5. On se place dans le plan complexe√rapporté à un repère orthonormé


direct (0, i, j). Soit M0 le point d’affixe z0 = 1 + i 3. Pour n ≥ 1, soit Mn le point
d’affixe zn = an z0 où a = i/2. En utilisant la commande seq (consulter l’aide), construire
la séquence des dix premiers termes de la suite (zn )n∈N∗ mis sous forme cartésienne.
Construire la séquence des modules des dix premiers termes de la suite.

Exercice 6. On rappelle la formule de Moivre :

(cos(x) + i sin(x))n = cos(nx) + i sin(nx).

En utilisant cette formule, donner les formules exprimant cos(5x) et sin(5x) en fonction
de cos(x) et sin(x).