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H2

Sécurité dans les Opérations

SÉCURITÉ DANS LES TRAVAUX -9/A


TRAVAUX EN HAUTEUR
Ingénieurs en
Sécurité Industrielle

I - TRAVAUX EN HAUTEUR - ÉQUIPEMENTS UTILISÉS........................................................... 1


1 - Travaux en hauteur ...................................................................................................................... 1
2 - Équipements utilisés .................................................................................................................... 1
3 - Risques des travaux en hauteur...................................................................................................3
4 - Critères de sélection.....................................................................................................................4
5 - Réglementation ............................................................................................................................ 4

II - ÉCHELLES - ESCABEAUX - MARCHEPIEDS ......................................................................... 5


1 - Limites d’utilisation .......................................................................................................................5
2 - Échelles........................................................................................................................................ 6

III - LES ÉCHAFAUDAGES ............................................................................................................. 8


1 - Différents types d’échafaudages .................................................................................................. 8
2 - Échafaudages de pied .................................................................................................................8
3 - Montage des échafaudages de pied .......................................................................................... 15

IV - PRÉVENTION DANS LA PRÉPARATION ET L’EXÉCUTION DES TRAVAUX


SUR ÉCHAFAUDAGES .......................................................................................................... 17
1 - Différentes phases .....................................................................................................................17
2 - Évaluation préalable ...................................................................................................................17
3 - Établissement du cahier des charges pour le montage d’échafaudages ................................... 18
4 - Notice du fabricant .....................................................................................................................18
5 - Réception des échafaudages .....................................................................................................18
6 - Utilisation des échafaudages et contrôle journalier ....................................................................21
7 - Modifications d’échafaudages .................................................................................................... 23

V - ÉCHAFAUDAGES ROULANTS .............................................................................................. 24


VI - ÉCHAFAUDAGES VOLANTS ................................................................................................. 25
VII - PLATES-FORMES ÉLÉVATRICES MOBILES DE PERSONNES (PEMP) ............................ 26
1 - Catégories de PEMP.................................................................................................................. 26
2 - Réglementation .......................................................................................................................... 27
3 - Vérification et utilisation des PEMP ...........................................................................................28

VIII - TRAVAUX SUPERPOSÉS - TRAVAUX SUR TOITURE ........................................................ 30


1 - Travaux superposés ...................................................................................................................30
2 - Travaux sur toitures ...................................................................................................................31

IX - ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE .............................................................. 32


1 - Harnais et système d’arrêt de chute...........................................................................................32
2 - Formation des travailleurs .......................................................................................................... 34
3 Vérification des EPI .................................................................................................................... 34

Ce document comporte 35 pages


SE TRA - 02608_A_F - Rév. 0 27/06/2005

 2005 ENSPM Formation Industrie - IFP Training


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H 2 -9/A

I- TRAVAUX EN HAUTEUR - ÉQUIPEMENTS UTILISÉS

1- TRAVAUX EN HAUTEUR
Les travaux en hauteur couvrent une large gamme d’opérations réalisées :

- dans diverses structures industrielles en cours d’exploitation ou à l’arrêt


- dans les capacités (colonnes, réservoirs, sphères, etc.)
- dans la construction de nouveaux projets
- dans la construction ou la réfection d’ouvrages ou de bâtiments

2- ÉQUIPEMENTS UTILISÉS
Les travaux en hauteur nécessitent l’utilisation :

- d’échelles, escabeaux, marchepieds


- d’échafaudages roulant, de pied ou volant
- de cordes et harnais
- de nacelles
- de plates-formes élévatrices mobiles de personnes (PEMP)
D SEC 3216 A

D SEC 3188 A

Échelles Escabeau
D SEC 3189 A

Corde et harnais
02608_A_F

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H 2 -9/A

D SEC 3191 A

D SEC 3190 A
Échafaudage volant

Échafaudage roulant
D SEC 3217 A

Échafaudage de pied
D SEC 3192 A

Plate-forme élévatrice mobile de personnes (PEMP)

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3- RISQUES DES TRAVAUX EN HAUTEUR


Les risques liés aux travaux en hauteur sont nombreux, ils comprennent entre autre :

- la chute de personnes
- la chute d’objets
- l’effondrement partiel ou complet de l’échafaudage
- le renversement de l’échafaudage
- l’exposition aux dangers environnants avant évacuation
- la manutention de matériel et de matériaux lourds et encombrants
- l’électrisation

D SEC 3193 A
Risque de chute de personnes
D SEC 3194 A

D SEC 3195 A

Risque de renversement de l’échafaudage

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4- CRITÈRES DE SÉLECTION
Le Code du Travail donne la priorité aux mesures de protection collective par rapport aux mesures
de protection individuelle.

C’est-à-dire qu’il faut privilégier :

- les échafaudages et les plates-formes pourvues de garde corps et de plinthe


- les plates-formes élévatrices mobiles de personnes (PEMP)

par rapport aux harnais et aux cordes.

Lors de la préparation de travaux en hauteur, il est obligatoire de choisir les protections les mieux
adaptées et de prendre en compte les critères suivants :

- durée et utilisation du poste de travail


- risques
- moyens d’accès :

• adapté à la fréquence d’utilisation, à la hauteur à atteindre, à l’ergonomie


• permettant de porter rapidement secours et d’évacuer rapidement en cas d’urgence

5- RÉGLEMENTATION
À la suite de la directive européenne n°2001/45/CE du 27 juin 2001, la réglementation française a
changé en 2004.

Les chapitres du décret n°65-48 du 8 janvier 1965 concernant les échelles et les échafaudages ont été
abrogés.

La nouvelle réglementation comprend :

- le décret n°2004-924 du 1er septembre 2004 (nouveaux articles R 233-13-20 à R 233-13-37


ajoutés au Code du Travail)

- l’arrêté du 21 décembre 2004 fixant les conditions de vérification

- la recommandation n° R408 de la CNAMTS du 10 juin 2004 (voir H2-9/B)

Les nouvelles exigences réglementaires recouvrent les points suivants :

- les besoins de chacun des utilisateurs doivent être pris en compte dans la demande (cahier
de charges) d’un échafaudage

- la notice du fabricant, le plan de montage et la note de calculs doivent être disponibles sur
le chantier

- la formation et l’habilitation de tous les travailleurs affectés au montage, au démontage et à


la transformation par des travailleurs formés et habilités

- les procédures de réception, de vérification et d’entretien des échafaudages

- la formation des travailleurs ayant accès aux échafaudages

- le renforcement de certaines exigences techniques

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II - ÉCHELLES - ESCABEAUX - MARCHEPIEDS

1- LIMITES D’UTILISATION
En règle générale, les échelles, les escabeaux et les marchepieds ne doivent pas être utilisés
comme poste de travail, mais uniquement comme moyen d’accès.

Toutefois l’utilisation d’échelles, d’escabeaux et de marchepieds est tolérée :

- en cas d’impossibilité technique de recourir à un équipement assurant la protection


collective des travailleurs

- lorsque l’évaluation du risque établi que ce risque est faible et qu’il s’agit de travaux de
courte durée ne présentant pas de caractère répétitif

Les échelles, les escabeaux et les marchepieds doivent être :

- d’une solidité et d’une résistance adaptée à l’emploi


- utilisés dans des conditions adaptées du point de vue ergonomique
- assurés d’une bonne stabilité au cours des accès et de l’utilisation
- pourvus de marches ou d’échelons horizontaux

Un travailleur doit porter un harnais lorsqu’il utilise une échelle comme poste de travail en élévation. Il
doit être accompagné obligatoirement d’une personne pouvant lui porter secours.

D SEC 3196 A

Harnais si l’échelle est un poste de travail

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2- ÉCHELLES
a - Différents types

Il existe différents types d’échelles pour lesquels il est nécessaire de définir les conditions d’utilisation :

- les échelles fixes : il faut faire une évaluation du risque au regard de la hauteur
d’ascension et prévoir des paliers de repos convenablement aménagés. La CNAMTS
recommande de privilégier l’utilisation d’échelles inclinées

- les échelles portables, elles doivent être :

• appuyées et reposées sur des supports stables, résistants et de dimensions


adéquates, afin de demeurer immobile
• fixées dans la partie supérieure ou inférieure de leurs montants, soit être maintenues
en place au moyen de dispositif antidérapant

- les échelles suspendues : elles doivent être attachées de manière sûre et, à l’exception
de celles en corde, de façon à ne pas se déplacer et à éviter les mouvement de
balancement

- les échelles composées ou les échelles à coulisse

Leurs différents éléments doivent être immobilisés les uns par rapport aux autres. La
longueur de recouvrement des échelles à coulisse doit être suffisante pour assurer leur
rigidité (longueur recommandée 1 mètre minimum)

b - Règles d’utilisation

Les échelles d’accès doivent être d’une longueur telle qu’elles dépassent d’au moins 1 mètre le niveau
d’accès, à moins que d’autres mesures aient été prises pour garantir une prise sûre.

Elles doivent être utilisées de façon à permettre aux travailleurs de disposer à tout moment d’une prise
et d’un appui sûrs. En particulier le port de charges doit rester exceptionnel et limité à des charges
légères et peu encombrantes. Il ne doit pas empêcher le maintien d’une prise sûre.

Les échelles inclinées doivent former un angle 70° à 75° à l’horizontale. L’échelle doit donc être
placée de telle sorte que la distance de son pied à la paroi verticale est comprise entre 1/3 et 1/4 de sa
longueur.

1m

L L
Au moins
1m
75°5
70°5
D SEC 1148 A

L L
4 3

Dépassement
d'une échelle fixe Échelle à coulisse Inclinaison normale des échelles

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Il est interdit de monter plus haut que le 4ème échelon supérieur (équivalent à 1 m à partir du sommet
de l’échelle).

Il faut monter et descendre face à l’échelle en se tenant aux échelons et en portant l’outillage dans un
sac en bandoulière.

D SEC 3197 A

D SEC 3198 A

Portage des outils Utilisation des échelles

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III - LES ÉCHAFAUDAGES

1- DIFFÉRENTS TYPES D’ÉCHAFAUDAGES


Un échafaudage est un équipement de travail, composé d’éléments montés de manière temporaire
en vue de constituer des postes de travail en hauteur et permettant l’accès à ces postes ainsi que
l’acheminement des produits et matériaux nécessaires à la réalisation des travaux.

Il existe différents types d’échafaudages :

- les échafaudages de pied avec planchers métalliques ou planchers de planches en bois


- les échafaudages roulants
- les échafaudages volants

2- ÉCHAFAUDAGES DE PIED
a - Constitution

D SEC 3199 A

Échafaudage de pied

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Garde corps

Montant Nœuds
Traverse intermédiaire
(boulin)
Lisse

Sous-lisse Console
Contreventement
Plinthe
horizontal

Montant
Longerons (moises)

Bracon, jambe de force


ou contre-fiche Contreventement
latéral
Ancrage par
étrésillon

Amarrage Poutre de soutien

Contreventement
Traverses longitudinal
Travée
principales
Poteau D SEC 1152 B

Semelle réglable Semelle non réglable

Constitution d’un échafaudage de pied

Les échafaudages métalliques préfabriqués comportent 6 classes adaptés aux types de travaux :

- classe 1 : pour contrôles et travaux avec outils légers et sans stockage de matériaux sur les
planchers

- classes 2 à 5 : pour situations intermédiaires. En règle générale, les planchers de classe 4


sont prescrits dans les raffineries et les industries chimique et pétrochimique

- classe 6 : travaux lourds (par exemple la maçonnerie) et stockage de matériaux sur les
planchers

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Le tableau ci-dessous explicite ces 6 classes.

Charges de calcul pour les planchers de travail

Charge Charge concentrée Charge concentrée


Charge sur une surface
uniformément sur une surface sur une surface
partielle
Classe répartie 500 mm × 500 mm 200 mm × 200 mm
surface partielle A
kN/m2 kN kN kN/m2 m2

1 0,75 1,50 1,00 pas applicable

2 1,50 1,50 1,00 pas applicable

3 2,00 1,50 1,00 pas applicable

4 3,00 3,00 1,00 5,00 0,4 . A

5 4,50 3,00 1,00 7,50 0,4 . A

6 6,00 3,00 1,00 10,00 0,5 . A

Tableau extrait de la norme NF HD 1000

Classes d’échafaudages

b - Appuis et supports

– Il faut accorder une grande attention aux appuis qui doivent être de résistance suffisante.

– L’extrémité des montants reposant sur le sol est soutenue par une embase. Les embases reposent
sur une cale qui compensent les irrégularités de l’appui.

– Certains montants doivent être pourvus d’un vérin de réglage.

– Les montants (ou poteaux) doivent être parfaitement verticaux.

– Il faut utiliser des éléments compatibles de même origine et dans les conditions où ils ont été
testés.

c - Planchers

• Planchers métalliques

Il faut prescrire de préférence les plateaux métalliques préfabriqués.

Un choix judicieux permet :

- de réduire le temps de montage

- de s’assurer que la charge utile est indiquée de manière visible et inaltérable sur chaque
élément de plancher

- d’offrir des éléments de planchers avec adhérence maximale

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- les plateaux métalliques préfabriqués du plancher doivent être bien fixés aux cadres avec
un dispositif anti-soulèvement

Attention : certains monteurs omettent de placer ces dispositifs pour réduire le temps
de montage. Ils doivent être repérés et mis en demeure de se conformer à la
réglementation. La vie des utilisateurs d’échafaudages est en jeu.

- les planchers doivent être horizontaux. Il faut prévoir une largeur minimum de 0,90 m pour
la circulation sur plancher

• Planchers en planches de bois

– À défaut, l’utilisation ponctuelle de planchers en planches de bois est tolérée.

– Les planches jointives doivent avoir un écart inférieur à 2,5 mm entre planches immobilisées.

– L’épaisseur des planches doit être de 40 mm minimum, leur largeur de 20 cm minimum.

– Les extrémités des planches doivent être gaufrées (ferrage).

– Les planches doivent être en bon état et exemptes de nœuds.

Au moins
40 mm

Au m
oi
200 m ns
m
Dimensions
Nœud plat Nœud double

OUI

Nœud non adhérant Nœud avec amorce


de fissure
OUI
D SEC 1154 B

Planches à éliminer

Ferrage aux abouts

Caractéristiques des planches d’échafaudage

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– Pour les planches se recouvrant partiellement, il faut prévoir un recouvrement de 20 cm minimum,


soit 10 cm de part et d’autre du boulin support.

– Pour les planches installées bout-à-bout, il faut prévoir deux boulins à 20 cm l’un de l’autre et à 10
cm du bord de celles-ci.

– La portée maximum entre 2 boulins ne peut pas dépasser 1,50 m.

– Les boulins doivent être fixés à leurs extrémités.

Minimum
0,20 m

1,50 m
0,10 m 0,10 m

D SEC 1153 B
Plus d'1,50 m
0,10 m 0,10 m

Montage des planches d’échafaudage

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d - Accès

– Il faut prévoir une distance maximale de 20 m entre 2 accès.

– Il faut privilégier :

• les tours d’accès avec palier et portillon


• les escaliers
• les échelles inclinées, trappes auto-rabattables et garde-corps supplémentaire côté vide

1m

Montant en tube acier


maintenu par colliers sur
500 structure
500

Plinthe réglable
en hauteur
Portillon en profilé d'aluminium
D SEC 1155 B

monté sur axes inclinés et désaxés


pour assurer une fermeture automatique

Disposition des échelles (droites) pour accès sur échafaudage à paliers multiples

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Dispositif anti chute

Plancher de travail

Chicane

Palier intermédiaire

1 Mini 1 m

Palier intermédiaire
Mini 2 m

Nota : 1 • Les chicanes sont toujours parallèles aux échelles


2 • Si travaux sur palier intermédiaire montage
D SEC 1156 B

obligatoire de dispositif anti-chute

Disposition des échelles (inclinées) pour accès sur échafaudage à paliers multiples

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e - Protections collectives

La prévention des chutes est assurée par des garde-corps, placés à une hauteur comprise entre 1 et
1,10 m et comportant :

- une plinthe de butée de 10 à 15 cm


- une main courante
- une lisse intermédiaire à mi-hauteur

3- MONTAGE DES ÉCHAFAUDAGES DE PIED


• Formation des monteurs

Les échafaudages doivent être montés, démontés ou modifiés sous la direction d’un personne
compétente et par des travailleurs ayant reçu une formation adéquate et spécifique,
conformément à l’annexe 3 de la R408.

• EPI du personnel de montage

Le personnel de montage est équipé en permanence de ses EPI :

- un harnais de préférence avec deux longes (le personnel s’attache à partir de 1 m au-
dessus du sol)

- un casque avec mentonnière

- un gilet de sauvetage, si le travail a lieu au-dessus de l’eau

• Travail isolé interdit

Un monteur ne peut jamais travailler isolément sur un échafaudage.

• Proximité de lignes électriques aériennes

La distance réglementaire à respecter pour éviter l’électrisation est de :

- 3 m min si tension < 50 kV


- 5 m min si tension = ou > 50 kV

• Vérifications

Avant tout montage, l’entreprise de montage doit vérifier le bon état des éléments à la sortie du
magasin et à l’arrivée sur le site de montage. Le matériel endommagé et/ou rouillé ne doit pas être
réparé, mais mis au rebut et détruit.

Tous les éléments de l’échafaudage doivent être correctement fixés entre eux. Vérifier que toutes les
clavettes de fixation sont bien montées. Vérifier que les planchers et les plinthes sont bien
immobilisés.

Tous les éléments doivent être compatibles, de même origine et utilisés dans des conditions où ils ont
été testés.

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• Échafaudage installé contre un ouvrage

Lorsqu’un échafaudage est installé contre un ouvrage ou une façade, il est interdit de laisser un vide
supérieur à 20 cm entre le bord du plancher et l’ouvrage contre lequel il est établi. Si le vide est
supérieur à 20 cm, il faut installer un garde corps.

1 mètre
0,15 m
0,45 m
Moins de
0,20 m

D SEC 1153 C
Échafaudage sur ouvrage

• Signalisation

Au début du montage d’un échafaudage, une pancarte “accès interdit” doit être posée aux pieds de
ce dernier en attendant la vérification et la réception de conformité technique.

La zone de montage ou de démontage doit être balisée par le personnel de l’entreprise de montage.

Échafaudage non
conforme.
Accès interdit
D SEC 3200 A

Balisage lors du montage d’un échafaudage

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H 2 -9/A

IV - PRÉVENTION DANS LA PRÉPARATION ET L’EXÉCUTION DE TRAVAUX SUR


ÉCHAFAUDAGES

1- DIFFÉRENTES PHASES
Différentes phases dans la préparation et l’exécution de travaux sur échafaudages sont à prendre en
compte :

- évaluation préalable
- établissement du cahier des charges pour l’appel d’offres
- étude, notice du fabricant, plans et note de calcul
- montage
- vérification avant mise en service
- utilisation, vérification périodique, maintenance
- modification (à éviter, sauf si nécessaire) ; elle doit être suivie d’une vérification après
modification pour renouveler l’autorisation d’utilisation
- vérification avant remise en service
- démontage

2- ÉVALUATION PRÉALABLE
Aujourd’hui, la prévention concernant l’utilisation d’un échafaudage passe par une évaluation
préalable des techniques d’accès et des moyens les plus appropriés ; elle comprend :

- le choix du matériel en conformité avec les normes européennes de fabrication

- l’implication de tous les utilisateurs et une meilleure prise en compte de leurs besoins
spécifiques lors de la préparation des travaux lors de l’élaboration du cahier des charges

- une meilleure prise en compte des contraintes de site

- la disponibilité obligatoire sur chantier de :

• la notice du fabricant
• des notes de calcul
• des configurations types d’échafaudages ou des plans de montage, d’utilisation et
de démontage

- la formation adéquate et spécifique des travailleurs montant les échafaudages

- la formation adéquate et spécifique des travailleurs ayant accès aux postes de travail
sur échafaudages

- les procédures de réception

- la prise en compte de la co-activité

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3 - ÉTABLISSEMENT DU CAHIER DES CHARGES POUR LE MONTAGE


D’ÉCHAFAUDAGES
La recommandation R408 présente en annexe 8 un modèle de “Notice descriptive à compléter par les
prescripteurs” d’échafaudages. S’il est prévu plusieurs utilisateurs de l’échafaudage, chaque
entreprise concernée doit transmettre ses besoins spécifiques au donneur d’ordres.

4- NOTICE DU FABRICANT
L’annexe 1 de la R408 résume le contenu de la notice du fabricant. Il ne faut pas confondre les
fabricants d’échafaudages avec les monteurs d’échafaudages. Les fabricants vendent ou louent des
systèmes d’éléments d’échafaudage de leur conception aux entreprises de montage d’échafaudages.

La notice du fabricant doit être disponible sur le chantier pour consultation par toute personne désirant
vérifier de manière détaillée la conformité du matériel ou du montage d’un échafaudage lors de sa
vérification avant mise en service, lors de son utilisation, de sa modification ou à la suite d’un accident.
La notice du fabricant doit être imprimée sur papier plastifié pour augmenter sa longévité et sa facilité
d’utilisation.

5- RÉCEPTION DES ÉCHAFAUDAGES


a - Vérifications

L’arrêté du 21 décembre 2004 définit le contenu, les conditions d’exécution et la périodicité des
vérifications générales périodiques, des vérifications lors de la mise en service et de la remise en
service après toute opération de démontage et remontage ou modification d’un échafaudage.

La réglementation distingue :

- les vérifications avant mise ou remise en service. À faire par le donneur d’ordres et le
monteur. Elles comportent :

• un examen d’adéquation (échafaudage approprié aux travaux, risques évalués, …)


• un examen de montage (conforme à la notice de montage, plans de montage, …)
• un examen de l’état de conservation (vérification technique, ancrages, …)

- faire un PV de réception et consigner dans le registre de sécurité (voir annexes 6-7 R408)

- les vérifications journalières se résument à un examen d’état de conservation (consigner


sur le registre de sécurité si réparation)

- la vérification trimestrielle, qui se résume à un examen d’état de conservation avec


consignation sur le registre de sécurité

- la vérification par un organisme agréé sur demande de l’inspection du travail avec


consignation sur le registre de sécurité

• Examen d’adéquation

Cet examen consiste à vérifier que l’échafaudage est approprié aux :

- travaux que l’utilisateur prévoit d’effectuer


- risques auxquels les travailleurs sont exposés

Cet examen consiste également à vérifier que les opérations prévues sont compatibles avec les
conditions d’utilisation définies par le fabricant.

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• Examen de montage et d’installation

Cet examen consiste à vérifier que l’échafaudage est monté et installé de façon sûre :

- conformément à la notice d’instructions du fabricant

- conformément au plan de montage établi par une personne compétente, lorsque la


configuration de montage ne correspond pas à un montage prévu par la notice du fabricant

• Examen de l’état de conservation

Cet examen consiste à vérifier que les éléments constitutifs sont en bon état de conservation pendant
toute la durée de l’installation :

- présence et bonne installation des dispositifs de protection collective et des moyens d’accès
- absence de déformation permanente ou de corrosion
- présence des éléments de fixation ou de liaison, absence de jeu décelable
- bonne tenue des éléments d’amarrage (ancrage, vérinage), absence de désordre au niveau
des appuis et des surfaces portantes
- présence de tous les éléments de calage et de stabilisation
- bonne fixation des filets et des bâches, continuité du bâchage
- continuité, planéité, horizontalité et bonne tenue des planchers
- visibilité des indications relatives aux charges admissibles
- absence de charges dépassant ces limites admissibles
- absence d’encombrement des planchers

b - Pose des panneaux d’autorisation d’accès réglementé

Une fois l’échafaudage réceptionné, il faut enlever les panneaux “accès interdit” et les remplacer par
les panneaux d’autorisation “accès réglementé” à proximité de chaque accès à l’échafaudage. Les
modèles de panneaux adoptés par le GIES sont en annexe.

Les panneaux mentionnent :

- le numéro repère de l’échafaudage ou le numéro de procès verbal


- le nom de l’entreprise de montage
- le nom du donneur d’ordres
- la date de réception par le monteur et le donneur d’ordres
- les conditions d’utilisation (limites de charges autorisées)
- le nom des entreprises autorisées à utiliser l’échafaudage
- le nom du responsable à contacter en cas de constat d’anomalies
- le nom et la signature des vérificateurs du monteur et du donneur d’ordres

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AUTORISATION D'ACCES SUR UN ECHAFAUDAGE


N° de l'Echafaudage :........................... .................. ACCES UNIQUEMENT AUTORISE AUX
N° du Procès Verbal :............................................... UTILISATEURS DECLARES
IDENTIFICATION DU CONSTRUCTEUR Tout utilisateur de l'échafaudage doit avoir reçu une formation
et posséder une attestation de compétence de son employeur.
ENTREPRISE La vérification journalière est confiée aux entreprises utilisatrices.

Date de réception .................................................. ENTREPRISES UTILISATRICES


AUTORISEES
SIGNATURE ACCES REGLEMENTE

IDENTIFICATION DU DEMANDEUR

ENTREPRISE

Date de réception
.......................................................
SIGNATURE

CHARGE ADMISSIBLE
Uniformément répartie Kg/m2
sur planchers
Les utilisateurs doivent s'assurer avant d'utiliser un
ECHAFAUDAGE CONFORME échafaudage que la réception par le constructeur et le
au cahier des charges et adapté aux besoins donneur d'ordre a bien été effectuée.
des entreprises utilisatrices.
Modification interdite par du personnel non Nom du responsable échafaudeur

D SEC 3201 A
qualifié MONTEUR à joindre en cas de non conformité :

Vérification trimestrielle effectuée par le constructeur

Exemple de panneau d’autorisation d’accès

c - Réception des échafaudages par les entreprises qui les utilisent

Lorsqu’un échafaudage est utilisé par plusieurs entreprises, il n’est pas nécessaire que ces entreprises
réalisent les vérifications avant utilisation et les vérifications trimestrielles à condition que :

- les vérifications aient été réalisées en tenant compte de leurs besoins et de leurs conditions
d’utilisation
- ces conditions ne mettent pas en cause les résultats des vérifications

Le responsable de chaque entreprise utilisatrice doit s’en assurer. Il s’assure que l’échafaudage est
conforme pour répondre à son besoin et il s’engage à ne pas le modifier.

Dans le cas où une ou plusieurs entreprises n’ont pas communiqué leurs besoins spécifiques au
donneur d’ordres lors de l’élaboration du cahier des charges, le responsable de chacune de ces
entreprises doit réaliser les vérifications nécessaires telles que décrites ci-dessus et demander
l’autorisation d’utiliser l’échafaudage au maître d’œuvre.

Par ailleurs, chaque chef d’entreprise doit toujours être en mesure de présenter les documents faisant
état des conditions de réalisation des vérifications ainsi que de leurs résultats.

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H 2 -9/A

d - Formation du personnel travaillant sur échafaudage

Les travailleurs accédant à un échafaudage et l’utilisant comme poste de travail doivent être formés à
cet effet.

Par conséquent, les chefs d’entreprise devraient délivrer une attestation de formation à leurs
employés appelés à utiliser un échafaudage comme poste de travail.

Le référentiel de compétences des personnels travaillant sur échafaudages est défini à l’annexe 5 de
la recommandation R408.

6- UTILISATION DES ÉCHAFAUDAGES ET CONTRÔLE JOURNALIER


Tout utilisateur effectue un contrôle journalier de l’échafaudage. Les points suivants sont
examinés :

- s’assurer que les limites de charges ne sont pas dépassées


- maintenir l’échafaudage en sécurité et prendre les mesures compensatoires lorsque
certaines protections collectives ont été déposées pour les besoins d’une intervention
- tenir compte de la co-activité en ne créant pas de risque pour les travailleurs avoisinant
- signaler toutes les anomalies et les faire rectifier par le monteur

Pour toute anomalie constatée lors d’une utilisation d’un échafaudage, le vérificateur (qui peut être
l’utilisateur ou le donneur d’ordres) contacte le responsable désigné de l’entreprise de montage.

Ce responsable peut être représenté par du personnel spécialement mis à la disposition des
entreprises utilisatrices dans le but de modifier et de maintenir les échafaudages conformes.

Il est interdit de :

- déverser du matériel contre les poteaux


- laisser tomber du matériel sur le plancher
- courir et sauter sur le plancher
- encombrer les planchers
- laisser tomber du matériel du haut d’un plancher
- monter sur les garde-corps ou les plinthes
- grimper sur l’échafaudage pour accéder au plancher
- travailler à partir des moyens d’accès
- disposer des planches sur les lisses ou les sous-lisses pour rehausser le niveau du poste
de travail
- se pencher à l’extérieur des garde-corps
- utiliser l’échafaudage pour des travaux différents de ceux pour lequel il a été conçu
- accéder à l’échafaudage sans autorisation
- enlever ou changer de place les panneaux d’interdiction ou d’autorisation d’accès
- prolonger un échafaudage ou réunir 2 échafaudages par un plateau
- enlever les protections collectives sans compensation

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H 2 -9/A

80 kg 160 kg 400 kg

D SEC 3204 B

Quelques situations à risques

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H 2 -9/A

7- MODIFICATIONS D’ÉCHAFAUDAGES
Les échafaudages ne peuvent être montés, démontés ou sensiblement modifiés que sous la direction
d’une personne compétente et par des travailleurs qui ont reçu une formation adéquate et spécifiques
aux opérations envisagées (articles R231-36 et R231-37 du Code du Travail).

Il est interdit aux utilisateurs de rester sur un échafaudage en cours de modification.

Pour toute modification d’échafaudages, il faut :

- évacuer le personnel utilisant l’échafaudage


- remplacer le panneau “accès réglementé” par un panneau “accès interdit” apposé de
manière très visible
- bloquer les accès avec du ruban de balisage
- exécuter la modification par le personnel habilité de l’entreprise de montage

Après modification, il faut procéder à une nouvelle réception de l’échafaudage (vérification avant
remise en service).

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H 2 -9/A

V- ÉCHAFAUDAGES ROULANTS
La réglementation relative aux échafaudages de pied est applicable aux échafaudages roulants.

Le déplacement ou le basculement inopiné des échafaudages roulants lors du montage, du démontage et de


l’utilisation doivent être empêchés par des dispositifs appropriés.

En pratique, il faut :

- caler et fixer les échafaudages roulants pendant leur utilisation de manière à empêcher tout
déplacement

- déployer les dispositifs (telles que béquilles métalliques) empêchant leur basculement

- bloquer les roues pour éviter qu’elles tournent ou pivotent

- limiter la hauteur du plancher le plus élevé à 3 fois la largeur de la base développée


avec les béquilles

- avant tout déplacement, faire descendre les travailleurs avec leurs matériels et leurs outils.
Il est interdit de demeurer sur un échafaudage roulant lors de son déplacement

D SEC 3215 A

Échafaudage roulant avec béquilles et blocage des roues

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H 2 -9/A

VI - ÉCHAFAUDAGES VOLANTS
Assez rarement utilisés dans l’industrie hormis :

- sur les bacs de stockage (peinture)


- lors de travail de BTP

Ils doivent respecter certaines règles de construction et d’utilisation telles que :

Maximum 8 m
Côté extérieur

Maximum 3,50 m
Maximum 1,75 m
0,70 m
Maximum 0,50 m 1m

0,15 m
0,45 m
D SEC 1149 A

D SEC 1150 A
0,15 m Côté façade

Échafaudage volant

D SEC 3205 A

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H 2 -9/A

VII - PLATES-FORMES ÉLÉVATRICES MOBILES DE PERSONNES (PEMP)

1- CATÉGORIES DE PEMP
Il existe 6 catégories (3 types et 2 groupes) de PEMP :

Catégorie 1A Catégorie 1B

Catégorie 2A Catégorie 2B
D SEC 1543 A

Catégorie 3A D'après doc OPPBTP Catégorie 3B

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H 2 -9/A

- 3 types de PEMP en fonction de la position de la plate-forme de travail lors de la translation


(déplacement)

Type Position de la plate-forme lors du déplacement

Déplacement du châssis support est admis uniquement avec la plate-


1
forme en position de transport (position repliée)

Déplacement du véhicule support est admis avec plate-forme en


2 position élevée ; la commande de translation est localisée uniquement
en bas sur le chariot porteur (véhicule)

Déplacement du chariot est admis avec la nacelle en position élevée ;


3 la commande de translation du chariot est possible depuis la nacelle
et depuis le chariot porteur

Types de PEMP

- 2 groupes en fonction du type d’élévation

Groupe Type d’élévation

A Élévation uniquement suivant l’axe vertical

B Élévation multidirectionnelle

2- RÉGLEMENTATION
a - Textes et décrets

La réglementation comprend :

- le décret n°98-1084 du 2 septembre 1998 (les articles R 233-13-01 à R 233-13-19 et les


articles R 233-32 à R 233-41) ont été ajoutés au Code du Travail
- l’arrêté du 30 novembre 2001 fixe les conditions de vérification
- la recommandation R386 de la CNAMTS (décembre 1999) définit les conditions d’utilisation
et les habilitations requises pour les utilisateurs de PEMP

b - Levage de personnes

– Il n’est permis qu’avec les équipements de travail et les accessoires prévus à cette fin.

– Toutefois, des équipements de travail non prévus pour le levage de personnes peuvent être utilisés
lorsque :

- il y a impossibilité technique d’utiliser un équipement conçu pour le levage des personnes


- les opérations pour lesquelles l’emploi d’un équipement conçu pour le levage des
personnes exposeraient celles-ci à un risque plus important
- il faut porter secours en urgence et/ou évacuer des personnes

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H 2 -9/A

c - Autorisation de conduite et habilitation des opérateurs de PEMP

Chaque opérateur de PEMP doit être en possession d’une autorisation de conduite délivré par son
employeur.

Pour se faire, le chef d’entreprise doit s’assurer que l’opérateur :

- possède un CACES (Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité)


- et déclaré médicalement apte pour un travail en hauteur
- a reçu les instructions sur les conditions d’utilisation du PEMP

3- VÉRIFICATION ET UTILISATION DES PEMP


a - Vérification des PEMP

Les PEMP doivent être vérifiés lors de la mise ou remise en service.

Cette vérification comprend :

- un examen d’adéquation
- un examen de l’état de conservation
- une épreuve statique
- une épreuve dynamique

Une vérification doit également être effectuée dans les cas suivants :

- lors d’un changement du site d’exploitation


- lors d’un changement des conditions d’utilisation sur le même site
- après le démontage et le remontage de l’appareil de levage
- après un remplacement, une réparation ou une transformation importante

b - Utilisation des PEMP

En plus des risques liés aux travaux en hauteur, il faut prendre en compte les risques propres à
l’utilisation des PEMP :

- risques liés aux mouvements de la nacelle et du chariot porteur (lorsque l’appareil est
commandé depuis la nacelle)
- risques de basculement de l’appareil sur un sol non horizontal
- risques de coincement de l’opérateur en nacelle
- risques de chute de l’opérateur

C’est pourquoi il faut respecter les dispositions suivantes :

- pour une PEMP de types 1A, 1B, 3A et 3B, il faut prévoir une équipe de 2 personnes,
l’opérateur et le surveillant :

• l’opérateur, titulaire d’une autorisation de conduite, manœuvre la plate-forme


• le surveillant au sol, titulaire d’une autorisation de conduite, guide l’opérateur, alerte
les secours en cas de besoin et assure la surveillance de l’environnement
• le poste de commande de secours des PEMP de type 3A et 3B situé en bas sur le
chariot porteur doit être manœuvrable à tout moment

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H 2 -9/A

- pour une PEMP de types 2A et 2B, il faut prévoir une équipe de 3 personnes, l’opérateur,
le surveillant et le conducteur du véhicule porteur :

• l’opérateur en plate-forme, titulaire d’une autorisation de conduite


• le surveillant au sol, titulaire d’une autorisation de conduite, chargé d’aider en cas de
manœuvre délicate, ou en situation d’urgence (secours et dépannage)
• le conducteur du véhicule, titulaire d’une autorisation de conduite

De plus, les opérateurs travaillant en hauteur sur la plate-forme mobile doivent porter leurs
équipements de protection individuelle (EPI) et être munis d’un harnais et d’un casque avec jugulaire.

N
NTIO
ATTE ER Habilitation
N G
DA

Garder ses
distances

Chauffeur :
permis
poids–lourd

GIES
D SEC 3207 A

Chauffeur
en double
poste

Utilisation d’une PEMP de catégorie 2B

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H 2 -9/A

VIII - TRAVAUX SUPERPOSÉS - TRAVAUX SUR TOITURE

1- TRAVAUX SUPERPOSÉS
Ils peuvent être réalisés à l'extérieur ou à l'intérieur de capacités et nécessitent le respect des
dispositions suivantes :

- travaux à l'extérieur :

• protéger les niveaux par des filets ou des platelages étanches


• bien veiller au placement des groupes de soudages ou compresseurs d'air afin que
les gaz d'échappement n'incommodent pas les exécutants en hauteur
• attacher les outils et autres matériels de démontage ou de remontage
• en cas de soudage ou sablage en hauteur, protéger l'environnement par des bâches

D SEC 3208 A
Filets de protection Outils attachés

Dispositions prises lors de travaux superposés

- travaux dans les capacités :

• chaque niveau de travail sera séparé du supérieur et inférieur par des planches
étanches
• chaque niveau de travail aura sa ventilation propre

Si ces conditions ne peuvent être remplies, il faudra faire intervenir les exécutants, chacun à leur tour
afin d'éviter tout risque.

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H 2 -9/A

2- TRAVAUX SUR TOITURES


Le décret du 8 Janvier 1965 traite des problèmes posés par ces travaux (dangers de glissades, rupture
des matériaux peu résistants, chutes).

Lors d'opérations sur couvertures en matériaux peu résistants, "les travailleurs … doivent travailler sur
des échafaudages, plates-formes, planches ou échelles leur permettant de ne pas prendre directement
appui sur ces matériaux".

… "lorsque l'observation des prescriptions précédentes est reconnue impossible … il y a lieu soit de
mettre des ceintures ou baudriers de sécurité à la disposition des travailleurs soit d'installer au-dessus
de la toiture … des dispositifs destinés à retenir les travailleurs en cas de chute" (Art. 159).

La recommandation R 343 de la CNAM "travaux sur couvertures en matériaux peu résistants" apporte
des précisions techniques à ce sujet.

Enfin l'article R 232-1-5 du C.T. (applicable le 1 er Janvier 1996) impose : "l'accès et l'intervention sur
les toits en matériaux fragiles, n'offrant pas une résistance suffisante ne peuvent se faire que dans les
conditions définies par la réglementation en matière de protection et de salubrité applicable aux
travaux du bâtiment et des travaux publics, prévue par le décret du 8 Janvier 1965 modifié".

Les travaux sur toitures font très souvent, à l'heure actuelle, dans les grandes entreprises industrielles,
l'objet d'un permis de travail spécifique.

Eclissage

Filet D SEC 3209 A

Butée de
sécurité
Garde-corps

Exemples de protections collectives lors de travaux sur toiture

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H 2 -9/A

IX - ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE

1- HARNAIS ET SYSTÈME D’ARRÊT DE CHUTE


a - Limite d’utilisation

Lorsque des dispositifs de protection collective ne peuvent pas être mis en œuvre, la protection des
travailleurs doit être assurée au moyen d’EPI :

- harnais

- système d’arrêt de chute (système de liaison) ne permettant pas de chute de plus d’un
mètre ou limitant dans les mêmes conditions les effets d’une chute de plus grande hauteur

Lorsqu’un travailleur fait usage d’un équipement de protection individuelle pour un travail en hauteur,
ce travailleur ne doit jamais rester seul et il faut pouvoir lui porter secours dans un temps
compatible avec la préservation de sa santé.

b - Harnais

Seul le harnais est autorisé pour les travaux en hauteur. Les ceintures (sangle tour de taille) et les
baudriers (ceinture à bretelles) sont à proscrire compte tenu des efforts exercés sur le corps lors de la
chute.

Il comporte généralement une ou deux longes de 1 mètre. Les longes plus longues doivent être
pourvues d’un amortisseur de chute limitant les effets de la chute à 1 mètre.

Point
d'ancrage

Bretelles Système
de liaison

Ceinture

Harnais
D SEC 3210 A

Cuissards Sous-
fessières

Détail d’un harnais de sécurité


D SEC 3211 A
D SEC 3212 A

Harnais de sécurité Longe de 1 m avec boucles

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H 2 -9/A

c - Système amortisseur de chute

Les systèmes de liaison sont répertoriés en 3 classes :

- classe I : systèmes antichutes à dispositif de coulissement et blocage sur un support


d’assurance sensiblement vertical (corde, câble ou rail métallique)
- classe II : systèmes antichutes à dispositif tendeur automatique d’enroulage/déroulage et
blocage d’une loge (câble, corde ou sangle)
- classe III : systèmes à frein spécifique absorbeur d’énergie cinétique associé à une longe
souple (corde ou sangle)

Les systèmes antichutes (classes I et II) ne doivent être employés que si l’on dispose de points
d’ancrage au-dessus de l’utilisateur, sinon il faut utiliser les systèmes de classe III.

• Connecteur/antichute à rappel automatique/harnais • Ancrage/longe/absorbeur d'énergie/harnais

D SEC 1183 B
(maximum 20° avec la verticalité)
Système antichute à rappel automatique (EN 360) Système avec absorbeur d'énergie (EN 355)

• Support d'assurance-flexible/antichute • Support d'assurance-rigide/antichute


mobile/longe/harnais mobile/(longe)/harnais
D SEC 1183 C

Système avec antichute mobile sur support Système avec antichute mobile sur support
d'assurance flexible (EN 353-2) d'assurance rigide (EN 353-1)

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H 2 -9/A

Les points d’ancrage doivent être sûrs. S’il n’en existe pas au voisinage au poste de travail, un câble
d’assurance (ligne de vie) doit être mis en place. Les recommandations R166, R167 et R167 bis de la
CNAMTS précisent la détermination et l’utilisation de tels câbles.

D SEC 1183 D
Ligne de vie

2- FORMATION DES TRAVAILLEURS


L’employeur doit préciser dans une notice les points d’ancrage, les dispositifs d’amarrage prévus
pour la mise en œuvre de l’équipement de protection individuelle ainsi que les modalités de son
utilisation.

Les travailleurs, qui utilisent un équipement de protection individuelle (EPI) contre les risques de chute,
doivent donc être formés avec un entraînement au port de cet EPI. Ils doivent également être
informés :

- des risques contre lesquels ils sont protégés


- des consignes d’utilisation des EPI
- des instructions ou consignes concernant les EPI
- de leurs conditions de mise à disposition

3- VÉRIFICATION DES EPI


L’arrêté du 19 mars 1993 s’adresse aux EPI soumis à vérification périodique et notamment aux
systèmes de protection individuelle contre les chutes de hauteur (harnais et cordes). Il prescrit :

- une vérification de l’état général des coutures et des modes de fixation est requise
depuis moins de 12 mois au moment de leur utilisation

- le respect des instructions de stockage, élimination des équipements périmés

- la vérification doit être effectuée par des personnes qualifiées dont la liste est tenue à
disposition de l’inspecteur du travail

- le résultat des vérifications générales périodiques est consigné dans le registre de sécurité

- après une chute, il faut vérifier toutes les coutures du harnais et remplacer la longe. Une
longe qui a été sollicitée une seule fois est irrécupérable et doit être immédiatement
éliminée et détruite

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