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La rédaction d’un cahier de charge

(M2 IPFA – sept. 2018)

Le cahier des charges pose les bases qui permettront de lancer le montage et la mise en œuvre du dispositif de
formation. Il se construit dans le cadre d’un dialogue entre l’organisation commanditaire (client) et les maîtres d’œuvre
du projet (vous).
Le document va ainsi évoluer par incrémentation itérative dans le cadre d’un ou deux allers et retours avec le client,
et ce jusqu’à la validation définitive par celui-ci. La médiatisation du cahier des charges se fait souvent sous la forme
d’un diaporama.

Structure et contenu d’un cahier des charges :

Le contexte du projet

Description sommaire de l’organisation du commanditaire : les objectifs qu’il poursuit, ses activités, ses principaux
acteurs (prévoir éventuellement un organigramme en annexes).
Les enjeux et objectifs du dispositif de formation à mettre en œuvre : Quelle est la demande du commanditaire vis-
à-vis du prestataire ? quel but poursuit-il ? Quels en sont les enjeux ? (vérifier la réalité du besoin, l’opportunité de
répondre à ce besoin et la faisabilité du projet).
Les acteurs du projet :
- côté prestataire : présentation des maitres d’œuvre (vous). Comment le travail entre est-il réparti entre vous ? Qui
porte la fonction de chef de projet ?
- côté commanditaire : chez le client, qui est/sont le ou les interlocuteur/s des maitres d’œuvre ?
Inventorier les ressources et contraintes humaines, techniques et matérielles à prendre en compte dans le projet
concerné, et ce lors de la phase de conception/réalisation, mais également lors de la mise en œuvre de la formation.
Cerner le public. Quel est son effectif ? Quelles sont ses caractéristiques ? Quel est son degré d’équipement ? Quelles
sont, parmi ses dispositions particulières, celles qui sont à prendre en compte au regard du dispositif qui va lui être
proposé ?

La réponse du prestataire au regard de la demande du commanditaire

Il s’agit d’une optimisation sous contraintes : articuler au mieux le dispositif de formation aux dispositions
particulières des apprenants, et ce en prenant en compte les spécificités du contexte identifiées dans la phase
précédente (demande du commanditaire et contraintes diverses).

Cadre pédagogique (à argumenter) : le référentiel de connaissances, les objectifs pédagogiques, les modèles
pédagogiques de référence (en lien avec la/les approches envisagées : actif/transmissif, individuel/collaboratif,
activités de simulation), la définition des prérequis, la durée de la formation (et de ses principaux moments
constitutifs), les modalités d’évaluation.

Caractéristiques du dispositif : son architecture globale / organisation générale du projet.


▪ Tout numérique ou mixte ? Si mixte, quel degré de mixité ? Modèle de formation à dominante synchrone ou
à dominante asynchrone ? Tutorat ou non ? Estimation du temps d’apprentissage pour les apprenants…
▪ Les éléments constitutifs de l’environnement numérique doivent être définis de façon claire : son architecture
globale, la plateforme support (existante ? imposée ? à proposer ?), les conditions d’hébergement, le logiciel
permettant le développement d’un éventuel module e-learning, l’exigence en terme de norme (SCORM…),
etc.
▪ Origine des contenus/ressources qui seront utilisées (vidéos, photos, textes) ? Réalisation ? Attention aux
aspects liés au droit de la propriété intellectuelle…
Moyens à mettre en œuvre

Compétences nécessaires à l’élaboration et au fonctionnement du dispositif : concepteurs de contenus ?


Coordinateur de la formation ? Technicien ? Tuteurs ? (définir si ces compétences sont disponibles au sein de
l’organisation commanditaire ou s’il est nécessaire de faire appel à des ressources humaines extérieures),…
Dates clé du rétro-planning : planning des rencontres commanditaire/prestataire et des validations des principales
productions du projet.
Modalités d’évaluation du dispositif réalisé : comment le dispositif sera-t-il « bêtatesté » ?
Estimation de l’investissement en temps : on estimera en J/H chacune des grandes étapes du projet : conception,
développement, déploiement, évaluation
Conditions de mise à jour des contenus : à quelle échéance faudra-t-il faire évoluer les ressources déposées au sein
de l’environnement numérique ? Qui en sera chargé ?
Evaluation des coûts de fonctionnement du dispositif mis en place : technique, humain.